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Arrêté - Préfecture - Mayotte - Pièce C.1 Dossier loi sur l'eau
Document publié le Vendredi 5 juin 2026
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Mayotte - Pièce C.1 Dossier loi sur l'eau)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes,
+ EPFAM ETABLISSEMENT
PUBLIC FONCIER
ET D'AMÉNAGEMENT
MAYOTTE
BAZAMA – BANDRAJOU
COMMUNE DE MAMOUDZOU
Pièce C.1 - Dossier loi sur l’eau
D o s s ie r d ’e n q u ê te p u bli q u e u ni q u e}
STRATEGIE
+ EPFAM e ( x PE { } + CTABUSSEMENT POI Ÿ TDAMEMRGEUENT -] + ET D'AM press De, +
Dossier Loi sur l’Eau / RHI
BAZAMA-BANDRAJOU
23/01/2023
Dossier rédigé par le bureau
d’étude Eco-stratégie RéunionDOSSIER LOI SUR L’EAU / RHI BAZAMA-BANDRAJOU ... 1
I. Préambule ..................................................................................................... 4
II. Pièce n°1 : Présentation du Demandeur....................................................... 6
A. Identification .................................................................................................................................... 6
B. Présentation ..................................................................................................................................... 7
III. Pièce n°2 : Localisation ................................................................................ 9
IV. Pièce n°3 : Nature, consistance, volume et objet des travaux et rubrique de la nomenclature associée ................................................................................. 11
A. Description du projet et des travaux ............................................................................................. 11
B. Description des ouvrages de gestion des eaux pluviales projetés ................................................. 33
C. Procédure réglementaire : rubriques de la nomenclature Eau et surfaces concernées ............... 57
V. Pièce n°4 : Document d’incidences ............................................................ 59
A. Résumé Non Technique du document d’incidence ....................................................................... 59
B. Etat initial de l’environnement ...................................................................................................... 76
C. Synthèse des enjeux ..................................................................................................................... 148
D. Incidences du projet et mesures correctives ............................................................................... 153
E. Compatibilité avec les documents de planification dans le domaine de l’eau ............................ 170
VI. Pièce n°5 : Surveillance et suivi ............................................................... 174
A. Principes généraux ....................................................................................................................... 174
B. En phase chantier ......................................................................................................................... 174
C. En phase exploitation ................................................................................................................... 174
VII. Pièce n°6 : Eléments graphiques ............................................................ 177
A. Liste des figures............................................................................................................................ 177
B. Liste des tableaux ......................................................................................................................... 179
VIII. Annexes ................................................................................................ 181A. Annexe 1 : Etude Hydraulique du projet de restructuration du campus scolaire de Kawéni...... 181
B. Annexe 2 : Etude Hydraulique du projet de RHI Bazama-Bandrajou ........................................... 182
C. Annexe 2 : Plan de gestion des eaux pluviales du projet de RHI Bazama-Bandrajou .................. 183FAOGAAMLE 3
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D'UN NU UNS 4 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
I. Préambule
Bazama-Bandrajou se situe dans le quartier de Kawéni, au Nord de Mamoudzou et s’intègre au
périmètre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain de Kawéni, co-signé par la
mairie de Mamoudzou, l’ANRU et ses partenaires (SHLMR, SIM, CADEMA).
Figure 1 - Localisation des secteurs opérationnels (source : Plan guide NPRU Kawéni -LA FABRIQUE URBAINE . REAM . JNC . ARTELIA .)
Une convention partenariale entre la Ville de Mamoudzou et l’Etablissement Public Foncier et
d'Aménagement de Mayotte (EPFAM) a été signée en juin 2021 afin de mettre en œuvre un
programme de résorption de l’habitat insalubre (RHI) sur le périmètre de Bazama-Bandrajou
(Bandrajou sur la carte ci-dessus).
Ce projet d’aménagement consiste principalement à sortir les habitants de logements indignes et à les
reloger mais permet également de répondre aux besoins de désenclavement du quartier, de proposer
un aménagement mixte en termes de fonctionnalité (équipements publics, logements, commerces)
mais également en termes d’habitats (habitats individuels, collectifs).
Au regard des aménagements envisagés, le présent projet est soumis à déclaration au titre des
articles L.214-1 à L.214-11 et R214-1 du code de l’environnement (ex-loi sur l’eau).
Le présent rapport constitue le dossier de déclaration au titre des IOTA (Installations, Ouvrages,
Travaux ou Activités) du projet.
Conformément à l’article R214-32 du code de l’environnement, le présent dossier de déclaration
comprend les pièces suivantes :
1) Pièce n°1 : Le nom et l'adresse du demandeur, ainsi que son numéro SIRET ou, à défaut, sa date
de naissance ;D'UN NU UNS 5 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2) Pièce n°2 : L'emplacement sur lequel l'installation, l'ouvrage, les travaux ou l'activité doivent être
réalisés ;
3) Pièce n°3 : La nature, la consistance, le volume et l'objet de l'ouvrage, de l'installation, des travaux
ou de l'activité envisagés, ainsi que la ou les rubriques de la nomenclature dans lesquelles ils
doivent être rangés ;
4) Pièce n°4 : Un document d’incidence du projet comprenant :
o Un Résumé Non Technique (RNT) ;
o L’état initial du site ;
o Les impacts et mesures correctives ou compensatoires envisagées ;
o Les raisons pour lesquelles le projet a été retenu parmi les alternatives ;
o La compatibilité du projet au SDAGE, et PGRI de Mayotte et de sa contribution à la
réalisation des objectifs visés à l'article L. 211-1 (non concerné par les objectifs de
qualité des eaux prévus par l’article D.211-10 relatif à la qualité des eaux abritant une
faune piscicole et conchylicole, destinée à la production d’eau potable et de baignade)
ce document est adapté à l'importance du projet et de ses incidences. Les
informations qu'il doit contenir peuvent être précisées par un arrêté du ministre
chargé de l'environnement. Lorsqu'une étude d'impact est exigée en application des
articles R. 122-2 et R. 122-3, elle est jointe à ce document, qu'elle remplace si elle
contient les informations demandées.
5) Pièce n°5 : Les moyens de surveillance ou d'évaluation des prélèvements et des déversements
prévus ;
6) Pièce n°6 : Les éléments graphiques, plans ou cartes utiles à la compréhension des pièces du
dossier, notamment de celles mentionnées aux 3° et 4°.+ EPFAM ETABLISSEMENT
& PUBLIC FONCIER {>
D'AMÉNAGEMENT
MAYOTTE
LA
y
9 DJ dd dd 1 6 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
II. Pièce n°1 : Présentation du Demandeur
A. Identification
Le projet de RHI Bazama-Bandrajou est sous maîtrise d’ouvrage de l’Etablissement Public Foncier et
d’Aménagement de Mayotte.
RAISON SOCIALE : ETABLISSEMENT PUBLIC FONCIER D’AMENAGEMENT
DE MAYOTTE
DIRECTEUR : YVES-MICHEL DAUNAR
ADRESSE : BOULEVARD MARCEL HENRY – CAVANI – BP 600 – KAWENI, ILE
DE MAYOTTE
TEL. : 02 69 63 39 60
FORME JURIDIQUE : ETABLISSEMENT PUBLIC LOCAL A CARACTERE
INDUSTRIEL OU COMMERCIAL
N° DE SIRET : 82995000500027D'UN NU UNS 7 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
B. Présentation
L’Etablissement Public Foncier et d’Aménagement de Mayotte (EPFAM), créé par la loi 2015-1268 du
14 octobre 2015 et conformément à son décret d’application n°2017-341 du 15 mars 2017, est un
établissement public de l'État à caractère industriel et commercial au qui intervient en compte propre
ou auprès des différentes collectivités.
Au service du développement des territoires et dans le respect de ses principes directeurs et de l'article
L. 300-1 du Code de l'urbanisme, l’EPFAM :
▪ Soutien le développement des agglomérations, en contribuant à la diversité de l’habitat, à la
maîtrise des développements urbains périphériques, à la reconversion des friches en
nouveaux quartiers de Commune, à l’accueil de grands pôles d’activité, d’équipements et de
recherche ;
▪ Favorise l’amélioration du maillage urbain régional, en contribuant au renforcement des
fonctions urbaines des Communes, petites ou moyennes, et des EPCI qui les regroupent, ainsi
qu’à la mise en œuvre de leurs politiques locales de l’habitat et de développement
économique ; dans ces domaines, l'EPFAM interviendra en appui des collectivités qui le
souhaitent ;
▪ Conforte la structuration des espaces ruraux, en contribuant notamment à la réalisation des
projets d'habitat et de développement portés par les collectivités et au maintien des
commerces et des services ; l'intervention foncière de l'EPFAM pourra débuter par la mise à
disposition du vice-rectorat de son ingénierie foncière pour l'aider, dans un contexte
réglementaire parfois complexe, à analyser sur le plan foncier ses projets et à bâtir une
stratégie foncière pour les mettre en œuvre ;
▪ Participe à la protection et à la valorisation des espaces agricoles, forestiers et des espaces
naturels remarquables, notamment des zones humides, à la protection de la ressource en eau,
ainsi qu’à la protection contre les risques naturels, technologiques ou liés aux changements
climatiques, en complémentarité avec les autres acteurs.
L'EPFAM est habilité à réaliser des acquisitions foncières et des opérations immobilières et foncières
de nature à faciliter d’une part, l'aménagement ultérieur des terrains par les collectivités ou les
opérateurs qu'elles auront désignés ou de l’autre procéder, en compte propre, à la réalisation des
études et travaux nécessaires à l’accomplissement de ces travaux d’aménagement.
Les interventions de l’EPFAM sont guidées par les objectifs généraux suivants :
▪ Favoriser l’accès au logement abordable, en particulier dans les centres bourgs, les centres-
Communes ;
▪ Renforcer la cohésion sociale des territoires en favorisant la mixité sociale, la mise en place
d’équipements structurants, le désenclavement social, le développement de l’emploi et de
l’activité économique (en proximité des centres bourg et des centres-Communes), la
reconversion de friches vers des projets poursuivant des objectifs d’habitat, de
développement agricole local (développement du maraîchage, par exemple) ou de création de
« zones de biodiversité » ;D'UN NU UNS 8 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
▪ Accroître la performance environnementale des territoires et contribuer à la transition
énergétique ;
▪ Maîtriser l’étalement urbain et la consommation d’espaces naturels et agricoles : les
éventuelles extensions de bourgs accompagnées d’interventions en centre bourg ancien
seront privilégiées au regard des critères d’intervention en matière de minoration foncière ;
favoriser les restructurations de cœur de bourg ou centre Commune ;
▪ Accompagner les collectivités confrontées aux risques technologiques ou naturels et tout
particulièrement aux risques de submersion marine.D'UN NU UNS 9 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
III. Pièce n°2 : Localisation
Le projet consiste en une opération de Résorption de l’Habitat Insalubre sur le quartier Bazama-
Bandrajou sur la commune de Mamoudzou, à Mayotte.
Les coordonnées UTM 38S du centre du projet sont les suivantes :
▪ X : 45°13’08
▪ Y : -12°46’06
Le plan de situation au 1/25000 présenté page suivante permet de localiser le projet.790130 7E8920 786500 785290 L
8562400
L
Plan de situation au 1/25 000 y
Kawéni
Mayotte
81300
1
8560200
L
“ EY T ln & L - 7
Majicavo Koropa ©
8559100
8558000
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Légende :
O9 aire d'étude
C1 Périmètre du projet de RHI
Eco-Stratégie Réunion © - JE - 28/03/2022 -
Reproduction interdite
Sources : Eco-Stratégie Réunion
Sources des jonds de carte : 8D ORTHO, OSM
Petite:Terre
1
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DLL III 10 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 2 - : Localisation du projet (Source : ESR 2022)9 DJ dd dd 1 11 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
IV. Pièce n°3 : Nature, consistance, volume et objet
des travaux et rubrique de la nomenclature
associée
A. Description du projet et des travaux
1. Raison du choix du projet
1.1. Contexte
Sources : convention ANRU ; convention EPFAM/ville de Mamoudzou
Comme rappelé en préambule, la Ville de Mamoudzou a signé avec l’ANRU et ses partenaires une
convention pour la mise en œuvre opérationnelle du NPRU Kawéni en date du 18/06/2020. Le secteur
Bazama doit ainsi faire émerger un nouveau morceau de ville par la résorption de bidonville. Il
constitue un potentiel de développement d’une offre d’habitat diversifiée.
Souhaitant poursuivre le projet dans sa phase opérationnelle, le conseil municipal de la Ville de
Mamoudzou a approuvé la signature d’une convention de partenariat avec l’Etablissement Public
Foncier d’Aménagement de Mayotte (EPFAM) le 4 juin 2021.
L’EPFAM est donc maître d’ouvrage sur cette opération dont l'objectif est de résorber l'habitat indigne
sur le secteur de Bazama-Bandrajou.
Le projet consiste en la démolition de bâtiments insalubres, la construction de nouveaux logements,
de services et commerces, d'espaces publics, voiries et réseaux.
L'aménagement de la ravine n'est pas compris dans le projet de RHI. Seules les démolitions de bangas
et le relogement des populations sont intégrés au projet. La renaturation des berges sera traitée dans
le cadre du projet de Zone Scolaire sous maîtrise d'ouvrage Ville de Mamoudzou.
1.2. Justification du projet
Dans ses orientations stratégiques, la convention pluriannuelle relative au NPRU de juin 2020 établit
un plan guide d'aménagement d'ensemble et reconnaît les enjeux suivants dans le secteur de Bazama-
Bandrajou :
• Résorption de plusieurs espaces fortement dégradés par l’urbanisation spontanée ;
• Réduction des dangers pour les populations exposées aux aléas naturels ;
• Désenclavement du quartier et inscription dans les futurs projets de trame viaire ;
• Aménagement d’ensemble et de valorisation des disponibilités foncières pour constituer une
unité de vie mixte et équipée.
La mise en œuvre du programme de la RHI Bazama-Bandrajou est indispensable à l'avancée des
opérations d'aménagements prioritaires dans les 3 autres secteurs contractualisés du NPRU de Kawéni
(Kawéni Village, Zone scolaire et SPPM cf. figure qui suit), du point de vue du potentiel de logements
à développer en réponse aux relogements à effectuer.ANNEXE 5 LES SECTEURS DE RENOUVELLEMENT URBAIN RETENUS COMME PRIORITAIRE
érimètre LA
ns
N N N N N NS NX 12 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 3 – Localisation des quartiers pré-cités
Ainsi, le plan d’aménagement repose sur la nécessité de créer de nouveaux logements, d’implanter
des espaces publics de différentes natures et de renforcer l’accessibilité au quartier.
Il est ainsi notable que l'impact foncier de cette proposition est important, mais la restructuration du
quartier passe par ces modifications afin de :
▪ Répondre à la demande de création de logements ;
▪ Boucler le quartier et donner la possibilité de le raccorder à un projet de voie inter-quartier ;
▪ Créer des espaces publics de nature diverse ;
▪ Une gestion optimale de l'hydrologie du site ;
▪ Considérer les propriétaires de parcelles, leurs projets ou attentes et tenter de concilier leurs
intérêts avec les exigences d’un projet global.
2. Description des travaux et programmation retenue
Sources : Avant-projet janvier 2023 (ETG/Arch’adapt)
Le plan d'aménagement proposé ci-dessous repose sur la nécessité de créer de nouveaux logements,
d'implanter des espaces publics de différentes natures et de renforcer l'accessibilité au quartier.
Il est ainsi notable que l'impact foncier de cette proposition est important, mais la restructuration du
quartier passe par ces modifications afin de :
1- Répondre à la demande de création de logement ;
2- Boucler le quartier et donner la possibilité de le raccorder à un projet de voie inter-quartier ;
3- Créer des espaces publics de nature diverses ;D'UN NU UNS 13 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
4- Une gestion optimale de l'hydrologie du site ;
5- Considérer les propriétaires de parcelles, leurs projets ou attentes et tenter de concilier leurs
intérêts avec les exigences d’un projet global.
Le projet d’aménagement s’appuie sur la connaissance des projets individuels (aspect
programmatique logement/services), peut tirer parti laisse la place à la démarche participative,
envisage des axes de négociations (cession partie foncière ; valorisation, dation.), sans écarter le
possible recours à une DUP.
Comprendre les attentes des habitants, des propriétaires et les accompagner dans leurs démarches de
développement, leur apporter une expertise et mener ainsi, l'espace à son plein potentiel.
La DUP avec mise à disposition de 2 parcelles de la famille MADI permettrait au projet de développer
une entrée de quartier, une gestion hydraulique performantes…et la possibilité d’implanter un
établissement scolaire et d’avantage de logements.
Une autre voie, à notre sens encore devant nous, malgré les oppositions logiquement formulées, serait
de travailler avec la famille, dans sa globalité en valorisant le patrimoine ainsi diminué mais indexé au
projet.
2.1. Démolition
Si l’intention première est de sauvegarder et de proposer un aménagement en fonction des habitations
viables et saines présentes sur site, il semble néanmoins nécessaire de proposer un certain nombre de
démolitions.
La raison principale de ces démolitions est l’insalubrité des maisons présentes sur le site. Ainsi, la
majorité des maisons de fortune en tôle seront démolies. Qu’elles soient situées dans la ravine, sur les
futurs espaces publics ou sur les propositions de remembrements, il semble évident que le projet doit
apporter une réponse à l’insalubrité du site.
Enfin, concernant les habitations en dur, seulement trois d’entre elles situées dans la zone inondable
de la ravine ne seront pas conservées."TT
Type de bâti Surface totale Nombre
Case en zone inondable 2564 m°? 61 Case impactée par la création de voiries 1548 m° 26
Case impacté par la création de logements 2501 m? 40
Case impactée par la création d'espaces publiques 611 m°? 10
Bati en dur conservé 6304 m? 19 Bati dur en zone inondable 424 m? 3
9 J'Y 1111 11 14 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 4 : Plan des impacts sur le bâti existant (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023)Voie hydraulique Feicel =.
Ps
D'UN NU UNS 15 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2.2. Circulation et mobilité
La circulation dans le quartier s’articulera autour de 3 axes routiers et deux voies secondaires qui
permettront d’accéder et de circuler convenablement dans le quartier.
Figure 5 : Circulation dans le quartier (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2022)
Voie Principale : Entrée et sortie du quartier
Cette voie principale à double sens de circulation permettra d’entrer et sortir facilement du quartier
depuis la zone scolaire au Nord-Est. Elle rejoint la voie appelée voie de bouclage à l’ouest. Cette
connexion a été pensée en prévision de la création future d’un boulevard inter quartier. L’emprise de
13,5m réservée pour cette voie permettra de répartir 27 places de stationnements longitudinaux sur
les côtés. La possibilité d’élargir par tronçon les trottoirs sera étudiée afin de favoriser les
déplacements doux tout en intégrant au mieux les espaces commerçants. Une attention particulière
sera portée sur la position des candélabres et des arbres le long de la voie pour garantir des niveaux
d’éclairement optimaux.
Caractéristiques voie :
- Largeur voie : 5,5m ;
- Stationnements : largeur 2m ;
- Trottoir : 2m de large, 0,15m de haut en béton ;
- La voie et les stationnements seront en enrobés.— 9.20 _—
9.00 = 1.70 = æ) 2.00 4 mn | CT
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+ 1 .ù h.
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EU EP ut Us to ets Ut ct * + * + | PVC CR-SN8 Longueur 2.40m : :
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Cadre 150x100 De DU Un | Fe: 20.52 Fe : 19.51 SR
D'UN NU UNS 16 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Voie de bouclage : Bouclage, stationnement et ouverture
Cette voie aura pour fonctions principales de boucler le quartier en reliant la voie principale avec la
voie hydraulique. Elle a une emprise suffisante pour intégrer un futur projet de la ville. Elle propose
des places de stationnements supplémentaires et permet un accès à la place publique proposée en
dehors du périmètre RHI, mais tellement importante pour la cohésion du quartier.
Caractéristiques voie :
- Largeur voie : 3,5m en enrobé ;
- Stationnements : largeur 5,5m en bataille en enrobé ;
- Trottoir : 3m de large, 0,15m de haut en béton.
Voie hydraulique : Gestion hydraulique de la ravine secondaire et fin de bouclage du quartier
Cette voie sera accompagnée d’un système de gestion des eaux pluviales permettant de canaliser la
ravine secondaire qui traverse le quartier.
Etant donné les contraintes topographiques du site et la largeur entre les constructions existantes,
cette voie sera à sens unique dans le sens de la descente. De plus elle permettra de terminer le
bouclage du quartier et de relier le nord du quartier au centre de celui-ci via des circulations piétonnes.
Voie du Lycée
Aujourd’hui, le quartier est accessible uniquement par un axe (l’axe principal). Le but de cette voie du lycée est d’amener un deuxième accès permettant de désenclaver le quartier. Sa réalisation implique
Figure 6 : Voie hydraulique - Profil en travers (Source : AVP)9 DJ dd dd 1 17 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
donc la création d’un ouvrage d’art qui sera sous responsabilité de la ville avec le projet d’aménagement de la ravine et de la zone scolaire.
Caractéristiques voie :
- Largeur voie : 6 m en enrobé,
- Trottoir : 2 m de large, 0,15m de haut en béton.
Voie secondaire partagée : Voie douce à l’intérieur des habitations
Cette voie conçue pour prioriser des déplacements piétons permettra tout de même le passage de
véhicules pour accéder à un parking privé (cas des logements individuels) ou de pouvoir stationner
temporairement devant un logement pour y déposer des biens (nourriture, meubles…). Sur cette voie,
la vitesse sera limitée à 10km/h pour garantir une priorité aux déplacements piétons.
Accès service, poubelle, etc.
Deux zones ont été identifiées pour accueillir des bornes de déchets enterrées. Ce système de bornes est préconisé par la CADEMA qui prévoit d’en installer dans ses communes. Chaque emplacement réservé permettra d’installer jusqu’à 4 bornes (3 pour le tri sélectif et 1 pour les ordures ménagères). Les emplacements sont définis sur le plan masse du projet.
Figure 7 : Borne de collecte de déchets enterrée
Au niveau des carrefours et du trafic routier de ce projet, les girations ont été vérifiées pour permettre l’accès des engins de services publics.= RS
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9 J'Y 1111 11 18 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2.3. Typologie des îlots d’habitations
Comme vu sur le plan d'aménagement et dans l'optique de diversifier les modes d'habiter dans le
quartier, nous présentons trois modes d'habitat :
- Six îlots seront composés d'habitations collectives. Il s'agira de logements faisant partie d'un
bâtiment composé de deux logements ou plus. Aussi, au rez-de-chaussée, des locaux seront
dédiés aux commerces ou aux services de proximité. Ces îlots pourront être bâtis sur 4 ou 5
niveaux conformément au PLU en vigueur. Nous présenterons des îlots d'habitations
collectives permettant d'accueillir un maximum de logement.
- Deux îlots d'habitations individuelles groupées seront implantés sur le quartier. Ces parcelles
seront composées de maisons individuelles dans lesquelles plusieurs logements seront
présents. Ainsi, ces logements pourront rassembler plusieurs générations d'une seule et
même famille sur plusieurs étages, conformément au PLU en vigueur. A l'initiative des
habitants occupants ces logements, nous pourrons aussi envisager l'implantation de
commerces combinés à un logement pour ce type d'habitation.
- Enfin, trois îlots de logements individuels seront proposés dans le quartier. Une maison
individuelle est le résultat d'une opération de construction ne comportant qu'un seul
logement. L'idée ici est de former des îlots ayant pour seule vocation l'habitat. Une place de
parking privé sera prévue pour chacun de ces logements. Ces maisons individuelles n'auront
pas pour vocation de dépasser un étage en plus de rez-de-chaussée.
Figure 8 : Localisation des différents îlots d'habitation créés ((Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023)Al 3527 0,80 | 2822 1975 9029 4 103 52
A2 1233 0,80 | 986 690 3156 4 36 18
A3 347 0,40 | 139 396 3 4 4
A4 1190 0,80 | 952 666 3046 4 35 18
A5 1788 0,60 | 1073 1716 2 20 20
A6 342 0,40 | 137 328 3 4 4
A7 433 0,80 | 346 242 1108 4 13 7
A8 712 0,80 | 570 399 2278 5 26 13
A9 358 0,40 | 143 544 4 6 6
À 10 995 0,80 | 796 557 3184 5 36 18
All 471 0,60 | 283 805 3 9 9
Total 10925 0,66 | 7964 3574 24787 291 169
9 J'Y 1111 11 19 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Ces ilots de logements pourront faire l’objet d’une acquisition groupée par un promoteur ou à
l’initiative d’acheteurs individuels en fonctions des besoins en logement social.
Le tableau ci-dessus permet d'appréhender le potentiel résidentiel et commercial du quartier. En effet, les surfaces foncières y sont représentées, elles permettent de définir les surfaces de plancher totales, de logement et commerciales. Celles-ci dépendent du coefficient bâti réglementé par le PLU. A partir de ces surfaces de plancher nous pouvons envisager un nombre de logement créé sur chacun des îlots. Il est notable que cette projection dépend aussi de la hauteur de chaque bâti.
Ce tableau n'a pas pour but de donner un chiffre arrêté, il propose simplement les possibilités qu'offre le quartier en termes de logement. Il pourra donc être modifié en fonction des prérogatives soutenues par les porteurs de projet.
Pour plus de lisibilité le tableau ci-dessous permet, îlot par îlot, de présenter la nature et l'occupation
projetées, les accès piétons et carrossables de chacun d'entre eux ainsi que les préconisations de
stationnement.
Tableau 2 : Tableau récapitulatif de la nature de chaque îlot d'habitation
Nature et occupation Accès et stationnement
A1
Zone urbaine composée d’habitats collectifs et de
commerces et de service de proximités. Nécessité
d’augmenter la capacité d’habitation et de
développer des activités économiques sur cette
zone proche du projet de groupement scolaire.
Une entrée piétonne est prévue par le premier
tronçon de la voie principale du quartier et par la
voie hydraulique. La voie allant vers le futur
groupement scolaire permettra une entrée
Tableau 1 : Tableau de potentialité de création de logement (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023)D'UN NU UNS 20 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
automobile. Stationnement au rdc partagé avec
des commerces.
A2
Zone urbaine composée d’habitats collectifs.
Nécessité d’augmenter la capacité d’habitation
sur cette zone proche du projet de groupement
scolaire.
Proximité directe avec la future voie de
contournement inter-urbain.
Entrée piétonne et carrossable prévues au niveau
de la voie hydraulique. Stationnement au rdc
A3
Îlot d'habitation individuelles renforçant la
pluralité des modes d'habiter et la mixité sociale.
Pas de commerce prévu, proximité directe avec la
voie de contournement inter-quartier
Entrée piétonne prévu par le coeur du quartier et
par la voie de bouclage. Entrée carrossable par la
voie de bouclage. Stationnement individuel sur la
parcelle.
A4
Zone urbaine composée de commerces et de
services de proximité au rez-de-chaussée et de
logement aux niveaux supérieurs. En son cœur les
circulations seront piétonnes et cyclables afin de
favoriser l’accès aux commerces et de renforcer la
dimension sociale de l’espace.
Entrées piétonnes et carrossables prévues par la
voie hydraulique et par la voie principale.
Stationnement prévu au rdc.
A5 Îlot d'habitation intermédiaires à destination résidentielle.
Accès carrossable via la voie principale et piéton
via le secteur ravine. Stationnement prévu
directement sur la parcelle.
A6 Îlot d'habitation individuel Accès via la petite voie derrière A5, stationnement sur la parcelle.
A7
Zone urbaine composée de commerces et de
services de proximités au rez-de-chaussée et de
logements aux niveaux supérieurs. En son cœur
les circulations seront piétonnes et cyclables afin
de favoriser l’accès aux commerces et de
renforcer la dimension sociale de l’espace.
L’accès principal sera piéton et s’effectuera par les
voies de circulations piétonnes et cyclables.
Un accès voiture sera prévu à partir du premier
tronçon 1 de la voie principale du quartier.
Stationnement le long des voiries ou au sous-sol.
A8 Zone urbaine composée de logements, sortie du pont traversant la ravine, zone privilégiée. Accès via la voie du pont, stationnement au rdc
A9
Îlot d'habitation individuelles renforçant la
pluralité des modes d'habiter et la mixité sociale.
Pas de commerce prévu, proximité directe avec la
voie de contournement inter-quartier
Accès via le tronçon 2 de la voie principale,
stationnement sur la parcelle.
A10 Zone urbaine composée de logements, sortie du pont traversant la ravine, zone privilégiée. Accès via la voie du pont, stationnement au rdc
A11 Îlot d'habitation intermédiaires à destination résidentielle. Accès via la rue de la mosquée, stationnement sur la parcelle.Espace de rencontre et
de passage
+ [_] Espace éducatif
= Espace refuge
È = EG ; ARCH ADART : : : ; ; : EPFAM LE ë Des d à He Ans ne dirt ÉRHI BAZAMA - BARDRAJOU SAVP. 5 PLAN MASSE io 112509 2022-12-07 : 5 T ce man cat = ! Sr085 Landes i î i Î l i
9 J'Y 1111 11 21 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2.4. Typologie des îlots des espaces publics
Des places publiques de diverses natures aux usages multiples
Le plan d'aménagement présente cinq espaces publics repartis sur le plan ci-dessous. L'objectif
premier de leur implantation est de proposer aux habitants des espaces dédiés aux rencontres et aux
échanges afin d'apporter une dynamique sociale au quartier. Le but, à travers ces espaces, est de
développer et renforcer les liens sociaux au sein du périmètre de la RHI.
De plus, si les îlots d’habitations présentés offriront aux habitants des espaces extérieurs, nous
imaginons qu’ils seront d’avantage dédiés aux stationnements et aux plantations.
P1 – Place publique proche de la ravine
Situé dans la partie basse du quartier, à proximité de la ravine, cet espace aura pour objectif de créer
un lieu de rencontre pour les habitants des îlots d'habitations individuels groupés et individuel. L'atout
principal étant que les habitants utilisent déjà cet espace pour se rencontrer. L'aménager en
concertation avec les habitants afin de le mener à son plein potentiel permettra le bon usage de celui-
ci. Les arbres présents sont autant d’atouts garantissant la qualité de l’aménagement.
Nature et occupation
Proposer, conforter et aménager ce lieu de
passage déjà investit par les habitants.
Accès Piéton uniquement
Figure 9 : Localisation des différents îlots d’espaces publics (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023)D'UN NU UNS 22 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Stationnement Aucun
Espaces libres et plantations
Mise en valeur des espèces présentes et
plantation de nouvelles essences pour assurer de
l’ombre à cet espace.
P2 – Place hybride
La proposition est ici de réaliser un parking permettant d'accueillir les utilisateurs de l'espace public
éducatif ainsi que ceux de la mosquée. Nous imaginons que ce parking puisse se transformer lors de
cérémonie temporaire.
Comme dit précédemment, les espaces publics que l'on désir implanter dans le quartier répondent à
un besoin, pour des habitants qui n'auront, pour des raisons évidentes de création de logements, que
peu d'espace extérieur au sein de leurs habitations.
Cette place est la parfaite illustration de ce que peut constituer un espace public pour ces habitants.
L'enjeux sera que chaque individu puisse s'approprier, de manière temporaire cet espace pour réaliser
un projet impossible à créer au sein de son habitation.
Située en face de la mosquée, au bout de l'impasse. Cet espace hors aléa inondation de plus de 300m2
permettrait la tenue de Madjilisse, Daïra mais aussi à des activités non liées à la religion (préparation
cuisine/mariage…).
Cette place, non négociée pour l’heure offrira des usages plus intimistes que la grande place ; son lien
avec l’espace voisin ouvert aux loisirs et à l’éducation devrait permettre des combinaisons d’usages ;
un sujet à soumettre à la population au démarrage des de la phase PRO. Sur la base des échanges à
venir encore, il conviendra de pousser la définition des matériaux, des éclairages, de la relation avec
les hauts de berge et les propositions Comptoir des Projets non connus précisément à ce jour sur ce
segment précis de la rivière.
Nature et occupation
Espace extérieur pour la population et qui reste à
définir.
Accès
Via la ruelle descendant vers la ravine et la future
place éducative et ludique (P3)
Stationnement
Espaces libres et plantations
De nombreuses espèces remarquables structures
l'espace, les valoriser tout en réfléchissant avec
les habitants aux infrastructures pouvant y être im
plantés (scène, kiosque…)
P3 – Un parc pour les enfants du quartier
Situé dans le périmètre de travaux cet emplacement est aujourd’hui non investi, empli de carcasses de voitures ; Une association (ACKB) est située à proximité immédiate dont l’activité est tournée vers le soutien scolaire.
Aussi, ce secteur, enveloppé par la future requalification de la ravine, est envisagé comme lieu de partage et d’échanges pour les enfants, les familles et les partenaires associatifs. A ce stade des9 J'Y 1111 11 23 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
échanges avec la population, nous envisageons des aménagements de type espaces de jeux, l’implantation d’une structure (algéco ou autres possibilité) pour la dispense des cours auprès des enfants, après destruction des cases en tôle utilisées à cet effet. La présence de cette association au cœur de cet espace permettrait la tenue, le respect, l’utilisation respectueuse du site.
Au lancement de la phase PRO, un travail de co-conception avec les habitants et les associations devra
être lancé pour définir le programme et orienter ainsi la définition.
Situé en impasse à priorité piétonne (mais accessible aux secours), contenu dans un méandre, un espace hors aléa inondation de près de 800m2 permettrait l’implantation d’une structure associative adossée à un cheminement, des réseaux.
Cette surface est entourée de 900m2 d’altimétrie assez comparable, en pente douce vers le lit de la rivière, séparée de celle-ci par de grands arbres (photo page précédente) apportant une belle qualité au site (visuelle et thermique).
Cet espace pourrait être prolongé par une placette en direction de la Mosquée.
Nature et occupation Espace ludique et associatif
Accès Ruelle allant vers la ravine et placette (P2)
Stationnement
Des stationnements le long des voiries principales du
quartier garantiront le stationnement des usagers de cet
espace
Espaces libres et plantations
Les arbres remarquables devront être un atout pour cette
place. Un travail de revalorisation de ces essences est
envisagé (à affiner en phase pro avec Comptoir des
Projets : élagage/ajout de terre/..)
Pour les infrastructures, la rencontre avec les habitants
permettra cibler les besoins. Des installations temporaires
pourront être installés à titre d’urbanisme transitoire.
Figure 10 : Détail de l'espace public (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023)D'UN NU UNS 24 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
P4 – Petite place devant la mosquée
Située en face de la mosquée, à une croisée des chemins, cette placette a pour vocation d'accueillir les
habitants entre les heures de prière. Aujourd'hui ces habitants occupent la rue de la mosquée pour se
retrouver. Créer un lieu spécifique à cet usage permettra de rendre à la rue sa fonction de circulation
tout en proposant un lieu de rencontre au cœur du quartier. La plantation d'arbre et l'installation d'un
kiosque permettra aux occupant de cette place de disposer de celle-ci le plus souvent possible.
Nature et occupation
Place centrale du quartier, elle vise à accueillir les
habitants qui aujourd’hui s’installent dans la rue en face de
la mosquée.
Accès
Rue principale du quartier (V1) et rue multi-usage
descendant vers la ravine
Stationnement Sur la rue (V1) adjacente à la place (4 places)
Espaces libres et plantations Plantation d’arbre et implantation d’un kiosque
P4 – Un trait d’union avec le reste du secteur
Situé en dehors du périmètre projet, le secteur pressenti pour implanter un espace public dans le quartier est stratégique, comme les fonctions qu’il pourrait supporter.
Cet emplacement accueille aujourd’hui quelques cases en tôle et une association (ABK ou ACKB) très présente et active dans le domaine de la cohésion sociale (sécurité, éducation…). Il semble opportun de chercher à maintenir la position de cette structure au sein du quartier…une proposition qui ne déplait pas aux intéressés d’ailleurs.
Nous pourrions envisager l’installation d’un conteneur aménagé, déjà à disposition de l’association mais non installé sur le quartier à ce jour faute d’emplacement
Par sa position « inter-secteurs » cette place devrait à notre sens accueillir également un kiosque «
espace refuge » à l’instar de la programmation en cours et les futurs travaux sur Mahabourini, quartier
voisin, situé plus au sud (Moe : Air Architecture / ETG / REAM…).
Cet équipement servira donc de point de rassemblement, non réservé aux hommes et ouvert aux jeunes, au soutien scolaire... offrant sécurité (cyclone, séisme) et services à la population du quartier prioritairement concerné par le projet mais aussi et surtout à la population non considérée et pourtant implantée en lisière de cet espace, sur des pentes fortes, le lit de la rivière…distante de la distribution d’eau (borne en entrée de quartier), des zones de collectes des ordures ménagères…Aussi des équipements pourront être implantés comme une seconde borne fontaine, un point de collecte, une borne wifi etc…
Une place à forte utilité sociale donc, à l’interface, capable d’accompagner les actions privées d’intérêt
général (mission éducative, d’apaisement), de recevoir des manifestations (religieuse, mariage,
sport…).
Situé en dehors du périmètre de travaux, ce secteur pourrait recevoir les aménagements minimums ; nul besoin de finaliser la place en termes de matériaux de sol, d’escalier…Il est en revanche nécessaire d’en asseoir les principes à plus long terme avec les utilisateurs élargis, négocier le foncier, réserver l’espace (matérialiser les limites) – Un urbanisme transitoire en attendant notamment que le projet de voirie inter-quartier soit défini. A ce sujet, une emprise de 20m au droit de cet aménagement estD'UN NU UNS 25 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
considérée en plan (présent AVP) et une bande verte, plantée, pourra être réalisée, en complément des beaux sujets présents le long de la ravine, au soleil couchant.
Nous y voyons là un sujet d’entrée sur le quartier, pour engager un travail commun entre la
population des différents secteurs, les associations, les Maitrise d’Ouvrage mobilisable (Ville, Cadema,
EPFAM) et notre équipe de Maitrise d’oeuvre intéressé à trouver sens et des premières réponses aux
attentes de mieux vivre de la population.
Nature et occupation Espace refuge pour les habitants du quartier voisins
Accès Via tronçon 2 de la voie de bouclage
Stationnement
Directement à proximité, le temps que le projet de voie
inter-quartier sorte de terre, des stationnements seront
implantés dans ce secteur du quartier
Espaces libres et plantations
L'idée d'implanter un kiosque refuge nous semble
primordiale. La place pourra se contenter de cet
aménagement pour répondre aux besoins immédiats de
ces habitants.D'UN NU UNS 26 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2.5. Gestion des eaux pluviales
Le projet va engendrer une augmentation importante des surfaces imperméabilisées ce qui a pour
effet d’augmenter le débit des eaux de ruissellement et les risques d’inondation à l’aval du projet, en
l’absence d’une gestion adéquate des eaux pluviales.
Le quartier est concerné par deux cours d‘eau qui interceptent deux bassins versants. Le plus gros qui sera dénommée « principal » constitue la limite sud et ouest du projet. Le deuxième traverse le quartier via les chemins de terre et aucun système de gestion des eaux pluviales n’est présent dans le quartier.
En matière de gestion des eaux pluviales, l’enjeu majeur de ce projet concerne un cours d’eau
secondaire traversant le quartier sur sa partie centrale via les chemins de terre. Ainsi, pour palier à ce
cours d’eau, un ouvrage en béton enterré avec une pente de 1% sera mis en place sous la voie afin
d’intercepter la ravine en amont et canaliser l’eau vers les bassins de rétention / régulation prévus par
le projet d’aménagement de la zone scolaire en aval du projet de la RHI.
A noter que l’ensemble des eaux de ruissellement du projet rejoindra les bassins de rétention /
régulation prévus dans le cadre du projet de zone scolaire dont une description plus précise est
proposée dans le chapitre B. Description des ouvrages de gestion des eaux pluviales projetés. En effet,
les eaux de la ravine longeant le périmètre au Sud rejoignent également ces bassins. L’exutoire final de
ces eaux sont les réseaux de collecte prévus dans le cadre du projet de la zone scolaire.
Les eaux de ruissellement de la voie hydraulique seront interceptées par des grilles avaloir reparti le
long du trottoir et renvoyé dans le dalot à l’aide de canalisations PVC Ø400.
Pour le reste du quartier, un réseau de canalisations enterrées et de caniveaux recouverts de grilles
permettra de canaliser les eaux de pluie pour les rejeter dans la ravine principale ou dans le dalot de
la ravine secondaire (au Sud).
Les eaux de la ravine seront également rejetées vers les bassins de rétention / régulation prévus par
le projet d’aménagement de la zone scolaire en aval du projet de la RHI.
Chaque parcelle sera équipée d’un regard de collecte de l’eau pluviale.
La description détaillée du dimensionnement hydraulique est proposée au chapitre B. Description des
ouvrages de gestion des eaux pluviales projetés.rx =, : a È
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DLL III 27 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 11 : Plan de gestion des eaux pluviales (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023)i 19/12/2022 J Dec 2022 } 171000
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N N N N N NS NX 28 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2.6. Gestion des eaux usées
Pour collecter les eaux usées de chaque parcelle du quartier, un réseau de canalisations gravitaire sera
mis en place pour rejoindre le réseau d’assainissement collectif de la ville. Des boîtes de branchements
seront placées au droit chaque parcelle pour permettre le raccordement des habitations actuelles et
futures.
Pour dimensionner ce réseau, il convient de prendre en compte les occupations de la zone projet.
Le programme de relogement de cette RHI prévoit dans sa version la plus ambitieuse la création de
172 logements de types T4. En considérant une occupation de 5 personnes par logement cela
correspond à 860 personnes vivant sur le quartier.
Ce nombre d’habitants permanents dans le quartier représente un débit journalier de 0.0092m3/s à
assainir.
Avec ces hypothèses le résultat du calcul du diamètre de canalisation nécessaire est de 130mm. Le
minimum réglementaire étant des canalisations de Ø200mm, c’est ce diamètre qui sera retenu.
Figure 12 : Plan du réseau de collecte des eaux usées (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023)
Pour aller plus loin cette canalisation de Ø200mm est capable de faire passer un débit de 0,29 m3/s,
ce qui équivaut à un bassin de collecte de 3 500 résidents permanents.
Le bassin de collecte du quartier qui correspond étant limité par la présence d’une zone naturelle à
l’amont du site, nous pouvons considérer que ces dimensionnement nous procure une marge de
sécurité suffisante par rapport aux éventuelles expansion urbaines alentours.5
A
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N N N N N NS NX 29 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2.7. Electricité et télécom
Actuellement le quartier est alimenté en électricité grâce à un réseau basse tension aérien. Une ligne
télécom aérienne traverse le quartier et utilise les supports de lignes basses tension EDM.
Les réseaux d’électricité et de télécommunications seront adaptés au nouveau découpage parcellaire
et enterrés sous les voiries pour limiter les coûts d’exploitation et protéger le réseau des intempéries.
Une fois que le plan parcellaire et le programme de logement seront validés, une étude devra être
lancée auprès d’EDM pour dimensionner précisément le réseau.
Figure 13 : Plan des réseaux secs (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023)è ARCH' ADAPT Fra ASIE
N N N N N NS NX 30 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2.8. Gestion de l’eau potable
Le quartier n’est pas couvert par le zonage de pression, puisque dépourvu de réseau. Cependant,
considérant la morphologie du secteur, la pression a été estimée entre 1 et 6 bars. Selon les projections
du maître d’œuvre, le projet ne devrait pas souffrir d’un manque de pression concernant l’eau potable.
Ainsi, un réseau de canalisations en fonte de diamètre 100mm sera installé sous les différentes voies
de circulations pour desservir les parcelles constructibles. Sur chacune d’elles, des attentes seront
posées (canalisation + coffret) en vue de la future pose des compteurs.
Figure 14 : Extrait des zones de pression
Figure 15 : Plan de réseau de distribution en eau potable (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023)N° Intitulé Montant
1 | TRAVAUX PREPARATOIRES 219 650 €
2 | DEMOLITION 205 001 €
3 | TERRASSEMENT 854 553 €
4 | VOIRIE ET BORDURES 821 339 €
5 | OUVRAGE EN MAÇONNERIE ET EN BETON 737 501 €
6 | GESTION DES EAUX PLUVIALES 760 958 €
7 | RESEAUX EAUX USEES 247 592 €
8 | RESEAU EAU POTABLE 243 500 €
9 | RESEAUX SECS 714 844 €
10 | AMENAGEMENTS EXTERIEURS 220 000 €
Montant de travaux 5 024 938 €
11 | Place avec kiosque refuge en option 131 319 €
9 DJ dd dd 1 31 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2.9. Eclairage
Etant donné la proposition d’enfouir le réseau d’électricité et donc de déposer les supports de lignes
qui comportent les éclairages actuels, ces derniers seront également déposés au profit de nouveaux
éclairages conformes au Schéma Directeur d’Aménagement Lumières (SDAL) de la commune de
Mamoudzou. Aussi, dans la continuité des travaux en cours dans le secteur SPPM, les mêmes
références d’éclairage seront utilisées.
▪ Voies carrossables
Pour un éclairage optimal de ces zones, le SDAL propose que les luminaires soient positionnés à une
hauteur d’au moins la largeur de la voie et espacées d’environ 4 à 5 fois leur hauteur.
Il est ainsi proposé d’installer sur les voies circulables des mats de 6m de hauteur espacée d’environ
20 à 25m. les éclairages seront de type LED.
▪ Voies piétonnes
Les zones piétonnes nécessitent un niveau d’éclairement satisfaisant pour permettre une
reconnaissance visuelle rapide et ainsi renforcer le sentiment de sécurité des usagers.
Il est proposé des éclairages circulaires LED de 4m de hauteur répartis tous les 15 à 20 m.
2.10. Estimation du montant des travaux
Le montant total des travaux est estimé au stade AVP à 5 024 938 euros (aout 2023) répartit comme
suit :\ NN. j ne - ” à lots cessibles 7 AS pi Bâti conservé
Voirie
Voirie partagée
Trottoirs et zones piétonnes
Parkings
Place en option
Espace vert
Arbre projet =.
Délimitation parcellaire NS
Jeux d'enfants *
Kiosque
Zone hors projet
Conteneur ordures enterré
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DLL III 32 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 16 : Plan de masse du projet (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM) 2023)——— Courbes de niveau (5m)
»“ Périmètre projet
RE 1 Sous bassin versant
_— fRavines
is LL LA 33 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
B. Description des ouvrages de gestion des eaux pluviales projetés
1. Analyse du fonctionnement hydraulique actuel et problématiques rencontrées
Sources : Note hydraulique du projet et AVP RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022
Le périmètre du projet est actuellement dépourvu de réseau d’assainissement d’eau pluvial. Les eaux
pluviales ruissellent sur les chemins existants et rejoignent un talweg et la ravine au Sud, qui constitue
la limite sud du projet.
Figure 17 : Ravines du projet (Source : AVP du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2023)PAT
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Deux sous bassins versants sont concernés par la zone du projet : le sous-bassin versant BV1 concerne
la ravine intermittente, tandis que le secteur sud de l’emprise projet correspond à un deuxième sous
bassin versant (BV2) dont les écoulements rejoignent la ravine principale au sud de la zone d’étude.
L’exutoire des eaux pluviales de la ravine principale et de la ravine secondaire sont la ravine canalisée
à l’aval du projet, située le long de la rue de la Geôle. Ce canal rejoint la mangrove de Kawéni à l’aval
(exutoire final des eaux pluviales).
Ce canal collecte également une partie des eaux du projet de zone scolaire, ainsi que les eaux
provenant de son bassin versant (intégrant en partie du projet de RHI Bazama-Bandrajou et les bassins
versants de projet 1 et 2 cf. Figure 19 à Figure 23).
En effet, les eaux provenant du BV 1 du projet de RHI Bazama-Bandrajou ainsi que la zone nord du
projet de RHI s’intègrent au bassin versant 2.1 du projet de zone scolaire et le bassin versant 2 ainsi
que la zone sud du projet de RHI s’intègrent au bassin versant 1.1 du projet de zone scolaire (cf. Figure
22).
Ce canal est sous-dimensionné, selon les résultats des études hydrauliques réalisées pour ce projet (cf.
Figure 24 et note hydraulique du projet de zone scolaire (OMEGA DC, 2020) en annexe), pour une pluie
de retour supérieure à 5 ans.
Figure 18 : Exemple d'écoulement pluvial sur une rue en terre (Source : AVP du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2023)RHI Bazama-Bandrajou
BV projet et écoulement
8559150
8559000
8558700
Légende :
— Aire d'Etude Immédiate (AET)
Périmètre du projet de RHI
Perimètre du projet zone scolaire
[18 projet
—+ Ecoulement
—— Cours d'eau intermittent
- CN_5m_Mamoudzou
Eco-Stratégite Réumion © - JE - Z8/03/2Z022
Reproduction interdite
Sources : Eco-Stratégle Réunion
Sources des fonds de carte : BD ORTHO, OSM
PE)
à À
STRAT EGIE DLL III 35 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 19 : Ravines du projet et sens d’écoulement des eaux (Source : Eco-stratégie Réunion d’après ETG 2022)
Ravine canalisée
rue de la Geôle
Ravine secondaire
Ravine principaleo 2 © LE Q. O LL D) 9 D 5. Le 2 D © n “© œ
DV LT INS EM se TT Ant” TE TE Te 4) 36 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Projet zone scolaire
Projet RHI Bazama-
Bandrajou
Ravine canalisée rue de la Geôle
collectant les eaux de la RHI Bazama-
Bandrajou et une partie du projet de
zone scolaire et leurs BV
Figure 20 : : Localisation du projet zone scolaire (source : ESR d’après note hydraulique du projet de la zone scolaire, OMEGA DC 2021)ne
DLL III 37 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 21 : Bassins versant de projet de la zone scolaire (Source : note hydraulique du projet de la zone scolaire, OMEGA DC 2021)Troncons hydrographiques principaux
(IGN) N Te
\
Persistance
\
- + + Intermittent
2
— Permanent
—— Courbes de niveau (5m)
MN emprise projet
Bassin versant du projet
C1 Bassins versants zone scolaire WANNL
P 1 ,
WS (1
\ “ Lt Cartographie des bassins versants Mètres
ACCO LCL NN NS STRATEGIE 38 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 22 : Superposition des bassins versants de la zone scolaire et de la RHI (Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)
BV 1.1
BV 2.1
BV 1
BV 2787500 787150
RHI Bazama-Bandrajou
Relief et Réseaux
Hydrograhique
Légende :
— Aire d'étude RHI
— Emprise projet
— Cours d'eau intermittent
—— Cours d'eau permanent
é — Courbes de niveau à 25 mètres
— Courbes de niveau à 5 mètres
ñ ©
œ
à F- D - ; © à @:! Le 3 LE
D j: +
8 L.
240 150 300 m
8
Éco-Stratégie Reunion © - JE - 28/03/2022
Reproduction interdite + Sources : Eco-Stratégie Reuwmon ES Ÿ Sources des fonds de carte : BD ORTHO, OSM \ ». NEA" 20 ét
il
DV LT INS 39 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 23 : Exutoire final des eaux pluviales des deux projets (source : ESR, 2022)DV LT INS 40 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 24 : dysfonctionnements observés (source : Note hydraulique du projet de la zone scolaire, OMEGA DC 2021)
29 DJ dd dd 1 41 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2. Gestion hydraulique proposée dans le projet
1.1. Gestion hydraulique du projet de zone scolaire
Source : note hydraulique du projet de la zone scolaire, OMEGA DC 2021
Afin de favoriser la compréhension de la gestion hydraulique des eaux pluviales proposées dans le
projet de RHI Bazama-Bandrajou, il semble important de rappeler les hypothèses retenues dans le cadre
du projet adjacent, le projet de la zone scolaire, étant donné qu’une mutualisation des ouvrages de
rétention/ régulation est prévue entre les deux projets.
Dans le cadre du projet scolaire, l’analyse des dysfonctionnements existants, fait apparaître :
o Pour les eaux de ruissellement provenant du bassin versant de projet n°1 , n°2 et n°3,
les ouvrages de collecte à l’aval ne sont pas dimensionnés pour une pluie de retour
supérieure à 5 ans (point 1 à 3 de la figure ci-avant – encadré rouge n°1);
o Les eaux de ruissellements provenant du bassin de versant n°4 rejoignent un réseau
dont l’exutoire passe sous le pont de la RN 1, saturé pour une pluie de retour 30 ans
(pont 1 de la figure ci-avant – encadré rouge n°2).
Ainsi, il est donc nécessaire pour les eaux de ruissellement du projet de concevoir des ouvrages de
rétention/temporisation capable d'obtenir un débit de fuite inférieur à une période de retour de 5 ans
afin de soulager le réseau à l'aval.5.1 LE BASSIN VERSANT 1
Il correspond au plus grand réseau hydrologique du secteur, caractérisé par une surface de quelques 100 ha.
Il se décompose d'un bassin versant BV 1.1 d'une surface de 98,5 ha, majoritairement naturel, avec d'une pente de 11% pour une longueur hydraulique de 2600 m, et d'un bassin versant BV1.2 urbanisé à terme constitué des jardins collectifs et du stade pour une surface de 2,7 ha, une longueur hydraulique de 350m et 2,3% de pente.
Les caractéristiques et débits de pointe engendrés par ces deux sous bassins versants pour les différentes périodes de retour sont les suivants:
BV1.1 Bv1.2
Surface 98,5 2,71ha
Longueur 2600 3501m
Pente 11,31% 2,29%
point haut 305 161m
point bas 11 8im
coef ruiss 76 100
Q2 6,8 0,41|m3/s
Q5 10,8 0,65|m3/s
Q10 13,16 0,8|m3/s
Q20 16,12 0,37 |m3/s
Q100 22,32 1,35|m3/s
L'exutoire direct de ce bassin versant est constitué d'un ouvrage type dalot qui passe en souterrain sous le collège K1. Il est d'une dimension de 2,50 m par 1,10 m avec une pente de 1%.
Le débit capable de cet ouvrage est de 11,5 mŸs.
ns = :
CTION HYDRAULIQUE
CALCULS PERMETRE MOLALLE
INTERMEDIAIRES RAYON HYDRAULIQUE
DEBNTANCE
D'UN NU UNS 42 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Extrait de la note hydraulique du projet de la zone scolaire, OMEGA DC 2021 p.21 à 23 (étude complète
en annexe)Or le débit de pointe du BV 1 dans son ensemble est le suivant:
BV1
Surface 101,2/ha
Longueur 2900|m
Pente 10,24%
point haut 305|m
point bas 8|m
coef ruiss 76,6403162
Q2 6,56|m3/s
Q5 10,44|m3/s
010 12,72|m3/s
Q20 15,56|m3/s
Q100 21,60|m3/s
L'ouvrage situé sous le collège K1 est donc en mesure d'évacuer les eaux issues du BV 1 mais uniquement jusqu'à une période de retour de 5 ans environ.
D'autre part, plus à l'aval, l'ouvrage de franchissement de la RN (Pont 2 sur le document suivant) est en charge pour une période de retour de 5 ans également, et le second ouvrage (Pont 3 sur le document suivant) dans la zone industrielle subit un débordement ainsi que la ravine pour une période de retour de 5 ans maximum.
Es d,. NT - ne
Figure 6: Etude SOGREAH/ET, G secteur Kawéni [6]
L'ouvrage Pont 3 de la zone industrielle concerné est l'OH8 dans le cadre du projet CARIBUS.
Ses caractéristiques sont issues du DCE de ce projet et l'ouvrage est élargi mais le gabarit n'est pas amélioré: Largeur utile 4,20 m, hauteur 0,60 m et pente 3% soit un débit capable de 9,045 m“/s.
520
1439)
ONE 6 |e4 58 47
Etunchète em 0118 :
LA prets Ps
CT d 1 Frs i | La —
| 1 Ë |
pa ra 20250
= #50 mi
_—— Maropieuns 10250 |
£ |
Il est donc nécessaire pour le BV1 de concevoir un ouvrage de rétention/temporisation capable d'obtenir un débit de fuite inférieur à une période de retour de 5 ans afin de soulager le réseau à l'aval.
L = 500 mi
nm | ï
D'UN NU UNS 43 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u5.2 LE BASSIN VERSANT 2
Le Bassin Versant 2 (BV 2), se dessine autour d'une ravine secondaire en amont du périmètre d'étude. Arrivées sur la zone scolaire, les eaux se dirigent via le caniveau le long de la rue de la Geôle pour être redirigées vers les bassins de rétention, via un fossé intercepteur. Une partie des eaux de ce bassin versant ne passent pas par ce dispositif d'acheminement des eaux et se dirigent naturellement vers les bassins de rétention. Sur les collèges K2 et K3 et le lycée les eaux sont acheminées via des fossés vers le même exutoire que les bassins de rétention. Les eaux des bassins de rétention se dirigent ensuite vers un caniveau en enrochement cimenté, puis vers une buse de diamètre 1000, qui amène à un dalot sous la RN1.
Dans le cadre du projet, ce bassin versant sera décomposé en 5 sous-bassins versants:
— ee = qu.
En x
Figure 7: Schéma de détail du BV2
e Le BV2.1 d'une surface de 35,7 ha, majoritairement naturel, avec d'une pente de 16% pour une
longueur hydraulique de 1310 m.
+ Le BV2.2 qui correspond au sous-bassin versant sous la rue de la Geôle après interception des
eaux amont. Il comprendra le mail à vocation de loisir et de sport, les bassins de rétention et le
parc paysager. Il s'étend sur une surface de 3,4 ha, avec une pente de 2,29% et une longueur
hydraulique de 350 m
+ Le BV2.3 comprenant le lycée et le mail Est ainsi que le parking. Il s'étend sur une surface de
2 ha, avec une pente de 2% et une longueur hydraulique de 265 m.
+ Le BV2.4 comprenant les collèges K2 et K3. Il s'étend sur une surface de 3 ha, avec une pente
de 1% et une longueur hydraulique de 290 m.
e Le BV 2.5 correspondant au mail en aval des bassins et à la future emprise du pôle internat. Il
s'étend sur une surface de 0,85 ha, avec une pente de 2,4% et une longueur hydraulique de
125 m
Les caractéristiques et débits de pointe engendrés par ces cinq sous bassins versants pour les différentes périodes de retour sont les suivants:
BV2.1 BV2.2 BV?2.3 BV24 BV2.5
Surface 25,7 3,4 2 3 0,85] ha
Longueur 1310 350 265 290 125|m
Pente 15,97% 2,29% 1,98% 1,02% 2,40%
point haut 225 15,8 12,75 3 10| m
point bas 15,8 7,8 8,5 6 71m
coëf ruiss 76 100 100 100 100
a2 3,93 0,53 0,32 0,34 0,18] m2/s
as 6,25 0,84 0,5 0,55 0,29| m2/s
Q10 7,62 1,03 0,61 0,67 0,35] m3/s
a20 9,33 1,26 0,75 0,81 0,43| m3/s
Q100 12,92 1,74 1,04 1,13 0,59] m3/s
L'exutoire direct de ce bassin versant est constitué d'un ouvrage type fossé au nord de K1 pour ensuite transiter dans un ouvrage sous la RN. Cet ouvrage est d'une dimension de 2,10 m par 0,80 m avec une pente de 2%. Cela lui confère un débit capable de 8,42 m‘s.
D'UN NU UNS 44 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a uOr le débit de pointe du BV 2 dans son ensemble est le suivant:
Bv2
44,95 |ha
1780|1m
12,30%
haut 225|m
6
80,94
if à. 3
f
4,21|m3/s
6,70|m3/s
8,16|m3/s
9,99|m3/s
13,85 |m3/s géeee
qu
Cet ouvrage est donc capable de gérer les eaux pluviales jusqu'à une occurrence 10 ans du BV2 mais pas plus.
L'ouvrage est donc saturé au-delà d'une occurrence de 10 ans et même d'avantage actuellement, car les eaux du BV1 sont déviées vers ce même exutoire du fait d'un non entretien du canal souterrain sous le collège K1.
En qui concerne l'ouvrage en aval dans la zone industrielle (pont 2 sur le document suivant), l'étude de SOGREAH/ETG confirme un débordement de l'ouvrage pour une période de retour inférieure à 5 ans.
D'UN NU UNS 45 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u1 ER) E
. Q5»7.1 (79)
Qm10A (11.5) Q30=15.6 16.8}
Q100=1%.4 (20.7)
rverse sir muret en rive gauche
Ut PF Détréaites du M reriate
À >
"+ne in,
re Q Jr
gratin
0307168 (17,8)
Figure 8: Etude SOGREAH/ETG secteur Kawéni [6]
L'ouvrage Pont 2 de la zone industrielle concerné est l'OH7 dans le cadre du projet CARIBUS.
Ses caractéristiques sont issues du DCE de ce projet et l'ouvrage est élargi mais le gabarit n'est pas amélioré: Largeur utile entre 4,10 et 4,50 m, hauteur variable mais minimale à environ 0,50 m et pente 4% soit un débit capable de 7,575 m‘s.
Elévation aval = LE net ess Elévation amont
ténes Prars Port EFA
Nes Poe POESIE
Il est donc nécessaire pour le BV2 comme pour le BV1 de concevoir un ouvrage de rétention/temporisation capable d'obtenir un débit de fuite inférieur à une période de retour de 5 ans afin de soulager le réseau à l'aval.
D'UN NU UNS 46 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a uD'UN NU UNS 47 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
La Figure 25 ci-après localise les ouvrages de rétention du projet scolaire.
Les bassins de rétention / régulation du BV 1.1 , 1.2, 2.1 et 2.2 seront mutualisés au projet de RHI
Bazama-Bandrajou (entouré en rouge dans la figure ci-après).
En effet, pour rappel les bassins versant 1 et 2 ainsi que le projet de RHI Bazama-Bandrajou sont
intégrés aux calculs hydrauliques ayant permis le dimensionnement de ces rétentions : les eaux
provenant du BV 1 du projet de RHI Bazama-Bandrajou ainsi que la zone nord du projet de RHI
s’intègrent au bassin versant 2.1 du projet de zone scolaire et le bassin versant 2 ainsi que la zone sud
du projet de RHI s’intègrent au bassin versant 1.1 (cf. Figure 22).DLL III 48 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 25 : Ouvrages de rétention proposés dans le cadre du projet de la zone scolaire (source : Note hydraulique du projet de la zone scolaire, OMEGA DC 20226.1 DIMENSIONNEMENT DE L'OUVRAGE DE RETENTION DES BV 1.1,1.2,2.1 ET 2.2.
De par la position des bassins de rétention principaux au sein du plan masse, qui reprend à quelque chose près la position des bassins de rétention actuels, il est nécessaire d'utiliser cette rétention pour un ensemble de bassins versants constitué des deux bassins versants naturels amont. les BVi 1et21,
ainsi que pour les bassins versants connectables à ces bassins, à savoir BV1.2 et 2.2.
Une analyse macroscopique à l'échelle de ces quatre bassins est donc réalisée ci-après avec application de la Méthode de pluies pour dimensionner le volume de rétention nécessaire en lien avec le débit de fuite autorisée du bassin.
6.1.1 Hypothèses générales
+ Surface en hectare du macro-bassin versant : 140,3 ha
e Coefficient de ruissèlement moyen du BV 1.1+1.2+2.1+2.2 =
(0.76*98.5+2.7*100+35.7*0.76+3.4* 100) /140.3 = 0,77
e Surface de bassin disponible : 15 000 m2
+ Perméabilité considérée comme nulle
+ Période de retour considérée pour le calcul : centennal
+ Débit de pointe équivalent à un épisode biennal= 9,22 m“/s. Ce débit sera considéré en débit
de fuite du bassin.
Note de calcul
Débits de pluie
Montana Corrig
Staton météo référence ZONE{ - PAMANDZI EN 125 Temps de rebur (as) (2 3, 5,10. 20, 30,50, 100) -0.6829 -0.6828
Surface du HV (ha! Coef d'atatiemen: des oluies Surface du 8V après Ksp (ha} Ksp
Coefhicent de ruissslement {€}
Pents moyenne (3%
Loncueur nycraslique (mk:
Caquot
Débit brut(m3/s): 10244
Debit corrige (mS/s): _9,224 | &
6.1.2 Calcul du volume de rétention nécessaire
Comme évoqué précédemment, la norme NF EN 752 préconise la prise en compte d'une période de retour de 20 ans pour les calculs en zone urbaine et péri-urbaine. Dans le cas de ces deux bassins versants surplombant le secteur urbanisé et objet de la requalification urbaine, nous préconisons la prise en compte d'une période de retour de 100 ans pour les ouvrages de transit et pour le calcul des bassins de rétention principaux en raison de la vulnérabilité de la zone aux inondations et aux sous- dimensionnements à l'aval des ouvrages d'évacuation des eaux pluviales (collège K1, OH 7 et 8 de la zone industrielle aval)
Calcul du volume de bassin de rétention nécessaire à obtenir sur la base d'un débit centennal en entrée un débit de fuite de niveau biennal par la Méthode des Pluies : 13 471 mi.
D'UN NU UNS 49 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Extrait de la note hydraulique du projet de la zone scolaire, OMEGA DC 2021 p.21 à 23 (étude complète
en annexe)Station météo référence: ZONE 1- MAYOTTE
Surface de l'aire {ho}:
Cosfficient de ruisselement (%}:
Permésbilté de ls zone (mnyh
Surtsce bass in (ne
Débt de fuite (m2
Durée pour à Débit de
ue léemen| mené | oueaeque [une] Von | sésnaeru | ours | voune ]veuned naueur max autorise {m2) (minutes) | (mm/h) (m3h) {m3) (m3) (m3) (m3) (m3) {m3} (m} 1080310 11 2,80 135890,89 19729,1 312,0 622,1 c258 1 050
15482
Un facteur de sécurité de 15% est appliqué et arrondi soit un volume de 15 500 m* à créer au sein des bassins principaux. Ceux ci seront interconnectés entre eux et équipés d'un ouvrage de vidange permettant d'éviter la stagnation d'eau et donc la prolifération des gites larvaires de moustiques. Cette vidange sera calculée sur la base d'une vidange complète du bassin en moins de deux jours soit un débit de 14 500 / (2x24) soit 302 m?/h soit 84 [/s. Cela correspond à une buse DN400 pentée à 1% (230 l/s capable) et permettant la prise en compte de l'encombrement éventuel (DN300 trop étroit et trop vite encombré malgré un débit capable compatible).
Un ouvrage de surverse sera aménagé sur deux points :
e Un ouvrage de surverse dont l'exutoire sera le réseau passant sous le collège Ki et ayant un débit capable de 11 m/s. Cette surverse sera calibrée à 5 m°/s.
e Un ouvrage de surverse au nord du collège K1 et donnant sur le canal de transfert des eaux vers la RN et recalibré dans le cadre du projet. Cette surverse sera calibrée à 5 m°/s.
Le total de surverse correspondra dans cette configuration au débit de fuite biennal de 9,22 m/s
calculée ci-avant.
Cette configuration permet de décharger les ouvrages en aval.
D'UN NU UNS 50 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a uHYDROLOGIE
—— Courbes de niveau (5m) Ls
Zonage pluviométrique
1
En 2
Reseau hydragraphique
C1 Bassin versant projet
Cartographie des zones pluviométriques
D'UN NU UNS 51 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
1.2. Gestion hydraulique du projet de RHI
Les principaux aménagements prévus sont décrits dans la Figure 11 ci-avant. Il est prévu :
• La réalisation d’un ouvrage d’interception des eaux de la ravine secondaire, en amont de la
voie de bouclage, et de canalisation des eaux de cette ravine par un ouvrage en béton enterré
sous la « voie hydraulique » ; cet ouvrage est prévu dans le cadre du projet de RHI Bazama-
Bandrajou ;
• La réalisation d’un réseau de canalisations enterrées et de caniveaux recouverts de grilles,
pour canaliser les eaux ruisselantes sur les voiries et surfaces imperméabilisées et un rejet vers
la ravine principale (au Sud) ou vers l’ouvrage de canalisation des eaux de la ravine secondaire ;
cet ouvrage est prévu dans le cadre du projet de RHI Bazama-Bandrajou ;
• Des ouvrages de rétention, des eaux canalisées et rejetées vers la ravine principale ; ces
ouvrages sont prévus dans le cadre du projet de zone scolaire ;
a. Ouvrage d’interception et de canalisation de la ravine secondaire et de collecte des
eaux pluviales
Source : note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG, 2022
Pour concevoir le système de gestion des eaux pluviales du quartier, la première étape a été d’étudier
les écoulements interceptés par la ravine secondaire afin de déterminer la section d’ouvrage
nécessaire pour les canaliser. Le bassin versant pris en compte pour cette étude est présenté ci-
dessous :
Figure 26 - Bassin versant des eaux collectées par la ravine secondaire (source : Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)Tableau 3 : caractéristiques du bassin versant
PAUL Te RATE) Altitude NGM Pente moyenne Longueur du Surface du
bassin thalweg principal du point haut du point bas du talweg (m/m)
(m) (m) (m)
6,5 990 130 12 0,21
versant(ha)
Tableau 4 : Répartition selon le zonage pluviométrique
% par zone pluviométrique Zones pluviométrique
Zone 1: Zone sud Mamoudzou et altitude<150m 40%
Zone 2; Zone nord Mamoudzou ou altitude>150m 60%
Zone 3: Altitude>300m 0%
Tableau 5 : temps de concentration estimés
mel 41e EN 0 (= Formule de VENTURA LR Lee l=
€], \)\1BeIEE
12,74
Formule de
KIRPICH
4.54
concentration tc (min)
1.30
améliorée par PASSINI
4,62
Tableau 6 : Valeurs des coefficients de ruissellement
Coefficient de ruissellement
Intensité pluviométrique pour une pluie de durée 1 h (mm/h)
el he <70 70<<95 | 95<<120 | 120<<150 | >150
Terrain imperméabilisé 1 1 1 1 1
Terrain nu ou peu végétalisé 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Terrain agricole 0,35 0,4 0,5 0,7 0,8
Terrain boisé 0,2 0,3 0,4 0,6 0,75
CNT NI: D'UN NU UNS 52 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Tableau 3– caractéristique du bassin versant (source : Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)
Le bassin versant est concerné par les zones pluviométriques 1 et 2. En fonction des zones
pluviométriques et des limites du bassin versant, les répartitions suivantes sont définies :
Tableau 4– répartition selon le zonage pluviométrique (source : Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)
Les temps de concentration estimés sont les suivants :
Tableau 5– temps de concentration estimés (source : Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)
Le tableau suivant indique les hypothèses retenues en termes de coefficients de ruissellement suivant
la méthodologie préconisée dans le guide de gestion durable des eaux pluviales élaboré en 2016, qui
propose des valeurs de coefficient en fonction de la typologie d’occupation du sol et de l’intensité
pluviométrique :
Tableau 6– Valeurs des coefficients de ruissellement (source : Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)Tableau 7 : répartition selon l'occupation du sol
Occupation du sol Superficie en m2 |1>=150mm/h
Terrain imperméabilisé 10675 1
Terrain nu ou peu végétalisé 8548 0.9
Terrain agricole 46603 0.8
Terrain boisé 0 0.75
Tableau 8. Débits pour une crue décennale et centennale
Q10 (m3/s) | Q100(m3/s) l
3.00 4,58
D'UN NU UNS 53 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Dans le cadre d’une crue centennale, et quelle que soit la zone pluviométrique considérée, l’intensité
pluviométrique est supérieure à 150 mm/h. On retiendra donc le jeu de coefficients pour chaque type
d’occupation du sol correspondant à une intensité pluviométrique >150 mm/h :
Tableau 7– répartition selon l’occupation du sol (source : Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)
Le coefficient de ruissellement calculé est de 0,85.
Le débit de pointe calculé à l’exutoire du sous-bassin versant est le suivant pour une crue de retour 10
ans et de retour 100 ans :
Tableau 8– Débits pour une crue décennale et centennale (source : Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama- Bandrajou, ETG 2022)
Le dimensionnement de l’ouvrage hydraulique sous voirie est établi selon la formule de Manning-
Strickler.
Cet ouvrage doit permettre l’atteinte d’un objectif de dimensionnement suffisant pour un évènement
pluvial de période de retour T=100ans. Il doit être dimensionné afin de limiter la vitesse d’écoulement
à 4m/s pour limiter les effets d’érosion et les dégradations du revêtement du réseau. Pour le reste du
réseau, il est proposé de de retenir un dimensionnement pour une période de retour T=30ans.
Le débit Q100 retenu dans le cadre de cette étude est de 4,58 m3/s.
Le dimensionnement préconisé pour l’ouvrage sous voirie est un dalot béton de dimensions 1.5m x
1m (Largeur x hauteur) et respectant une pente d’écoulement de 1%.
Ces caractéristiques permettent d’atteindre les objectifs fixés précédemment avec une marge de
sécurité, soit un débit capable de 5,97m3/s et une vitesse d’écoulement inférieure à 4m/s.FÈ Formule de Manning Strickler X
- Type de section ; Nature de l'ouvrage
( Circulaire Rectangulaire ( Terre { Métal (+ Béton
(" Trapézoïdale (* Quelconque © PVC (° Autre
- Caractéristiques Section — | Résultats
9 J'Y 1111 11 54 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Le dimensionnement préconisé pour canaliser la ravine est un ouvrage en béton enterré sous la voie
de dimensions 1.5m x 1m (Largeur x hauteur) et respectant une pente d’écoulement de 1%.
Figure 28 – Section Dalot
Figure 27 : Dimensionnement de l'ouvrage sous voirie9 J'Y 1111 11 55 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 29 – Exemple de dalot
Ces caractéristiques permettent d’atteindre les objectifs fixés précédemment, soit un débit capable de
5,97m3/s et une vitesse d’écoulement inférieure à 4m/s.
L’interception de la ravine sera faite en amont de la voie de bouclage. L’ouverture sera fermée par une
grille pour sécuriser retenir les macro-déchets et empêcher les intrusions dans l’ouvrage.
Les eaux de ruissellements de la voie hydraulique seront interceptées par des grilles avaloir reparties
le long du trottoir et renvoyées dans le dalot à l’aide de canalisations PVC Ø400. L’exutoire de dalot se
fera au nord-est du quartier vers les bassins d’infiltrations prévu par le projet d’aménagement de la
zone scolaire.
Pour le reste du quartier, un réseau de canalisations enterrées et de caniveaux recouverts de grilles
permettra de canaliser les eaux de pluies pour les rejeter dans la ravine principale ou dans le dalot de
la ravine secondaire.
Chaque parcelle sera équipée d’un regard de collecte de l’eau pluviale.
b. Ouvrages de rétention
Source : note hydraulique du projet de la zone scolaire, OMEGA DC 2021 ; note hydraulique du projet RHI Bazam-
Bandrajou, ETG, 2022
Les ouvrages de rétention dimensionnés dans le cadre du projet de zone scolaire tiennent compte du
projet de RHI Bazama-Bandrajou, et de l’imperméabilisation des sols attendue. En effet, les eaux de
ruissellement du projet de RHI Bazama-Bandrajou, ainsi que les eaux issues des bassins de versants
amonts ont été intégrés aux calculs hydrauliques nécessaires au dimensionnement des ouvrages de
rétention / régulation du projet scolaire de la zone aval.
Pour rappel, les eaux provenant du BV 1 du projet de RHI Bazama-Bandrajou ainsi que la zone nord du
projet de RHI s’intègrent au bassin versant 2.1 du projet de zone scolaire et le bassin versant 2 ainsi
que la zone sud du projet de RHI s’intègrent au bassin versant 1.1 (cf. Figure 22).
Détails du calcul des coefficients de ruissellement des bassins versants de la zone scolaire :
▪ BV1.1 :
o Surface totale : 98.5ha, C=0,76
o Surface perméable : 78.5ha avec C=0,7
o Surface imperméable : 20ha avec C=1D'UN NU UNS 56 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
▪ BV2.1 :
o Surface totale : 37.5ha, C=0,76
o Surface perméable : 30ha avec C=0,7
o Surface imperméable : 7.5ha avec C=1
Les surfaces imperméabilisées des bassins versants 1.1 et 2.1 (respectivement 20ha et 7,5 ha) intègrent
les surfaces imperméabilisées du projet de RHI de Bazama -Bandrajou. Un facteur de sécurité de 15%
a également été appliqué.
Ainsi, les calculs de débits de pointe ont pris en compte une surface imperméabilisée bien plus grande
que celle du projet de RHI Bazama-Bandrajou.D'UN NU UNS 57 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
C. Procédure réglementaire : rubriques de la nomenclature Eau et
surfaces concernées
Chaque aménagement doit être analysé au regard de la réglementation en vigueur et la procédure
auquel il est soumis, doit être renseigné (Régime de déclaration et d’autorisation : Article 10 de la Loi
sur l’eau).
Les articles L 214-1, L 214-2, L 214-3, L 214-4, L 214-5 et L 214-6 du code de l'environnement,
concernent la protection de la ressource et de l’environnement.
La nomenclature stipule à travers son article 10, que des Installations, Ouvrages, Travaux et Activités
(IOTA), soient soumises à autorisation ou à simple déclaration, suivant les dangers qu’ils présentent et
la gravité de leurs effets sur la ressource en eau et les écosystèmes aquatiques.
Les installations, ouvrages, travaux et activités concernés sont définis dans une nomenclature établie
par décret en Conseil d’État après avis du Comité National de l’eau.
3. Rubriques concernées
Rubrique 2.1.5.0 :
Les bassins versants interceptés par le périmètre de l’aménagement de la RHI à l’état projet ainsi que
la surface de projet présentent une surface totale de 8,1 ha.
Comme précisé ci-avant, les eaux pluviales du projet rejoindront le bassin de rétention régulation
prévu dans le cadre du projet scolaire.
Par conséquent, le présent Dossier Loi sur l’Eau est concerné par la rubrique 2.1.5.0 (Rejet d’eaux
pluviales dans les eaux douces superficielles ou sur le sol ou dans le sous-sol) au seuil de la déclaration
(cf. page suivante).
Rubrique 3.3.1.0 :
Selon l’Atlas de Zones Humides de Mayotte, le périmètre d’études ne se situe pas sur une zone humide,
mais trouve partiellement sur l’espace de potentialité des zones humides sur une superficie de 9290
m².
Ainsi, le présent Dossier Loi sur l’Eau n’est pas concerné par la rubrique 3.3.1.0 (Assèchement, mise en
eau, imperméabilisation, remblais de zones humides ou de marais).
4. Seuil des rubriques concernées
En application des articles L214_1 à L214_3 du code de l'environnement, la rubrique 2.1.5.0 et la
rubrique 3.2.2.0 sont ici concernées.9 J'Y 1111 11 58 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Tableau 9 - Rubriques de la nomenclature dont le projet relève
2.1.5.0
Rejet d'eaux pluviales dans les eaux douces superficielles ou sur le sol ou dans le sous- sol, la surface totale du projet, augmentée de la surface correspondant à la partie du bassin naturel dont les écoulements sont interceptés par le projet, étant :
1° Supérieure ou égale à 20 ha ; Autorisation
2° Supérieure à 1 ha, mais inférieure à 20 ha.
Surface des bassins versants interceptés + opération : 6,5 + 1,6
= 8,1 ha (cf.Figure 19) Déclaration
La surface totale du projet, augmentée de la surface correspondant aux bassins naturels dont les écoulements sont interceptés par le projet est de 8,1 ha soit une surface comprise entre 1 et 20 ha, ce qui correspond au seuil de la déclaration au titre de la rubrique 2.1.5.0.
Le présent dossier loi sur l’eau est donc soumis au seuil de la Déclaration.D'UN NU UNS 59 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
V. Pièce n°4 : Document d’incidences
A. Résumé Non Technique du document d’incidence
1. Etat initial de l’environnement
1.1. Climatologie
Situé dans le quartier de Kawéni sur la commune de Mamoudzou, le secteur d’étude présente un
climat comprenant une bi-saisonnalité, l’une chaude et pluvieuse, l’autre plus fraîche et sèche. La
pluviométrie maximale s’observe entre les mois de janvier et mars et s’élève à environ 256 mm de
pluie par mois en moyenne. Les pluies de forte intensité sont les plus problématiques en termes
d’érosion des sols ou de risques d’inondation.
En raison de son ensoleillement, la commune connaît par ailleurs des températures très élevées, de
l’ordre de 26,7°C en moyenne sur l’année.
Par ailleurs, les effets du changement climatique, risque d’influer sur l’augmentation de la vulnérabilité
aux risques naturels (notamment la submersion marine et le recul du trait de côte), et sur
l’augmentation des événements climatiques extrêmes en été.
1.2. Topographie
Le territoire communal de Mamoudzou est marqué par l’unité montagneuse de moyenne altitude
Mtsapéré – Combani - Maévadoani du Nord-Ouest au Sud-Ouest, les lignes de crêtes ayant servi à
fonder les limites communales.
L’altitude augmente globalement du littoral vers l’intérieur des terres, jusqu’à atteindre environ 600
m au niveau du Mont Mtsapéré. L’érosion a cependant adouci cette topographie et également modelé
les reliefs littoraux.
La topographie du site d’étude se caractérise par des pentes relativement marquées vers les ravines,
de l’ordre de 10% du Nord vers le Sud, et de l’ordre de 12 à 15% de l’Ouest vers l’Est. Le site se situe à
basse altitude entre 15 et 30m NGF.
1.3. Géologie
Du fait de son emplacement en pied de pente, le site d’étude repose majoritairement sur des
colluvions (C), des roches de formation superficielle de pentes. Des alluvions indifférenciées (Fz) sont
également présentes sur la bordure sud du site d’étude au niveau de la ravine.
1.4. Ressource du sous-sol
Aucune carrière en activité ne se situe à proximité du site d’étude. Cependant, les enjeux sur les
ressources du sous-sol restent relativement importants en termes de futurs besoins.
1.5. Masses d’eaux superficielles
Le territoire communal de Mamoudzou comporte de nombreuses ravines se constituant par l’érosion
du sol où l’écoulement se crée uniquement lors d’épisodes pluvieux. Ces ravines constituent souvent
le réseau secondaire de rivières aux écoulements pérennes et étiages uniquement alimenté par les
nappes alluviales et côtières (Doujani, Gouloué, Kwalé).D'UN NU UNS 60 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
On ne recense aucun cours d’eau permanent aux abords du projet. Cependant, le projet est traversé
sur sa partie centrale par un cours d’eau temporaire, et longe une ravine sur sa partie Sud.
Le cours d’eau inscrit au SDAGE le plus proche du site d’étude est la rivière Kawénilajoli qui est située
à plus de 600 mètres au Nord.
1.6. Masses d’eaux souterraines
Le site d’étude est majoritairement situé sur l’aquifère FRMG002 dit « Volcanisme du massif du
Mtsapéré » et en partie sur l’aquifère FRMG006 dit « Alluvions de Kawéni ».
L’aquifère FRMG002 est en bon état quantitatif et chimique, cependant l’aquifère FRMG006, bien que
classé en bon état en 2019, était classé en mauvais état quantitatif en 2013.
1.7. Exploitation de la ressource en eau potable
A Mayotte, la production de l'eau potable est assurée à partir de ressources superficielles, de
ressources profondes ainsi que de dessalement. L’eau est une ressource relativement fragile sur l’île.
Un plan d’urgence a, par ailleurs, été signé pour accompagner le SIEAM dans la mobilisation de
nouvelles ressources.
Deux forages sont présents à proximité directe du site d’étude, il s’agit des forages Kawéni F1 et F2. Le
site d’étude se situe à l’intérieur du Périmètre de Protection Rapproché (PPR) de ces forages.
1.8. Risques majeurs
Le périmètre d’étude est soumis au risque cyclonique et sismique (de niveau 3) au même titre que
l’ensemble de Mayotte.
Concernant l’aléa mouvement de terrain, la partie ouest du site d’étude est concernée par un aléa
faible de type glissement de terrain. De même, l’extrémité ouest du site d’étude est concernée par de
petites zones d’aléa moyen et fort mouvement de terrain de type glissement de terrain. L’extrémité
Sud du site d’étude est également concernée par un une zone petite zone d’aléa faible et une petite
zone d’aléa moyen de type glissement de terrain.
Par ailleurs, la partie nord-est du site d’étude est concernée par un aléa faible inondation de type
débordement de cours d’eau. Le site d’étude est également traversé par deux talwegs au centre et au
nord qui sont tous concernés par un aléa inondation fort par débordement de cours d’eau. De même,
l’extrémité sud et sud-est du site d’étude est concernée par de petites zones d’aléa fort inondation
également de type débordement de cours d’eau due à la proximité directe du périmètre d’étude à la
ravine.
Au niveau du PPRn, la zone de projet est majoritairement en aléa faible inondation et mouvement de
terrain et donc constructible, bien que certaines prescriptions s’y appliquent. Le site comporte tout de
même quelques zones d’aléas moyens qui présentent des possibilités de construction sous respect de
condition. Enfin, le site est traversé par deux bandes d’aléas forts en son centre et sur la partie Nord,
la majorité des aménagements sont interdits sur ces emplacements.
1.9. Milieu naturel
Le site d’étude est localisé à l’écart des corridors écologiques, des réservoirs de biodiversité, et des
ZNIEFF. Il se situe à 32% dans l’espace de potentialité de la zone humide de Kawéni, située à l’aval.D'UN NU UNS 61 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Cette zone humide constitue l’exutoire des eaux pluviales du projet et du projet de zone scolaire
limitrophe.
Le périmètre d’étude comporte principalement des habitats anthropiques qui occupent 92,6% de sa
surface. Le seul habitat qui présente des enjeux modérés est l’habitat « Forêts galeries des ripisylves »
qui occupe les berges de la ravine en limite ouest du quartier et abrite des espèces protégées. Ce
secteur se trouve essentiellement à l’extérieur du périmètre de la RHI.
Concernant, la flore le périmètre ne comporte aucune espèce protégée au titre de l’arrêté
n°362/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces végétales protégées et réglementant l’utilisation
d’espèces végétales menacées dans le Département de Mayotte.
Par contre au niveau de la faune, le périmètre d’étude comporte de nombreuses espèces protégées
au titre de l’arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 qui interdit notamment leur destruction, telles que :
Parmi les espèces protégées à enjeu modéré, les makis et les tadarides sont des espèces communes
dans les espaces anthropisés, y compris urbanisés.
Le petit duc de Mayotte est davantage lié aux habitats arborés qui sont peu présents dans le périmètre.
Le héron strié est inféodé au littoral et aux cours d’eau. Il fréquente uniquement la ravine en saison
des pluies.
Le gecko diurne à ligne dorsale rouge est assez commun dans les cultures (même en ville). Il lui faut un
minimum de végétation arbustive pour se maintenir sur un site.
Mammifères Nom scientifique Mondial Local
Makis Eulemur fulvus VU NE
Tadarides Mops pusillus / Chaerephon leucogaster VU NE
Roussette des C omores Pteropus seychellensis comorensis LC NE
Oiseaux Nom scientifique Mondial Local
Epervier de Frances Accipiter francesiae brutus LC LC
Héron strié Butorides striata rhizophorae LC NT
Souimanga de Mayotte Cinnyris coquerellii LC LC
C orbeau pie Corvus albus LC LC
Martin pêcheur Corythornis vintsioides LC DD
Martinet des palmes Cypsiurus parvus griveaudi LC LC
Bulbul Malgache Hypsipetes madagascariensis LC LC
Petit duc de Mayotte Otus mayottensis LC NT
Tourterelle du C ap Streptopelia capicola LC LC
C houette effraie Tyto alba LC LC
Oiseau-lunette de Mayotte Zosterops maderaspatanus mayottensis LC LC
Reptiles Nom scientifique Mondial Local
C améléon de Mayotte Furcifer polleni LC LC
Gecko diurne à ligne dorsale Phelsuma robertmertensi EN NT
Scinque des C omores Trachylepis comorensis LC LC
Statut UIC ND'UN NU UNS 62 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Ainsi en conclusion les enjeux sur la majeure partie du périmètre étudié sont faibles.
Les enjeux modérés concernant les habitats, avec la ripisylve secondarisée et la faune, avec le maki de
Mayotte, la roussette des Comores, le caméléon de Mayotte, le Petit Duc de Mayotte, le héron strié
et la rainette, se situent plutôt au niveau de la ravine à l’ouest et au sud de la zone d’étude. Ce secteur
se trouve essentiellement à l’extérieur du périmètre de la RHI.
Les tadarides qui chassent au-dessus des secteurs éclairés du quartier ne présentent pas d’enjeu élevé
sur le site. Le gecko diurne à ligne dorsale est surtout tributaire du maintien d’un minimum de
végétation, y compris agricole, sur le site.
Bien que des mesures d’évitement et réduction des impacts sur ces espèces soient prévues en phase
de chantier, il sera nécessaire de déposer une demande de dérogation au titre des espèces protégées.
1.10. Milieu humain
Située au Nord-Est de la Grande-Terre, la commune de Mamoudzou occupe une position stratégique
à Mayotte. Elle est la capitale administrative et pôle économique de Mayotte. D’une superficie totale
de 41,94 km², elle comporte 10 villages, dont Kawéni où se situe le site d’étude.
Avec près de 71 437 habitants, Mamoudzou se positionne largement en première place de l’île,
concentrant 28 % de la population de Mayotte en 2017. Le village de Kawéni compte 17 060 habitants,
soit 24% de la population communale. Il a enregistré une augmentation de 29% de la population entre
2012 et 2017. Kawéni est le deuxième village le plus peuplé de l’île et le premier au niveau communal.
Le site d’étude est situé à proximité du littoral, en bordure de l’urbanisation.
Kawéni a vu son nombre de logements fortement augmenté entre 2012 et 2017 avec une
augmentation de 31% accueillant aujourd’hui environ 4 241 logements. Hamaha et le projet de la ZAC
favorisent une dynamique de rattrapage de développement du territoire en enclenchant un processus
de développement économique et social dans un contexte de forte demande en logements et en
équipements.
Contrairement au Sud de l’île, le Nord-Est de Mayotte concentre la majorité de l’urbanisation et des
activités économiques et industrielles du territoire, notamment le long du littoral. Les villages se
succèdent le long de la RN1 qui passe non loin du site d’étude. L’occupation du sol au sein du périmètre
d’étude est majoritairement urbanisée.9 Sd 1 dd 1 63 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
1.11. Synthèse de l’état initial
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
CLIMAT
Modéré
L’île de Mayotte est soumise à un climat de type tropical chaud, humide et maritime, caractérisé par de faibles variations de température
journalières et annuelles et des précipitations importantes (plus de 1 500 mm par an en moyenne sur l'île). Deux principales saisons
caractérisent l'année : l'une chaude et pluvieuse, l'autre plus fraîche et sèche. Elles sont séparées par deux intersaisons plus brèves. Les secteurs
Nord-Ouest et Centre-Ouest de l’île reçoivent une pluviosité annuelle plus élevée que le Nord-Est et le Sud.
Le site d’étude est situé dans un secteur relativement pluvieux avec des précipitations moyennes s’élevant à 1 250 mm/an. Durant la saison
humide, les mois de janvier à mars restent les mois les plus arrosés avec environ 256 mm de pluie par mois en moyenne. La température
moyenne annuelle est de l’ordre de 26,7°C.
Fort
D'après le dernier rapport du GIEC, qui détaille les impacts d'un réchauffement climatique supérieur ou égal à 1,5°C, les conséquences dans les
petits états insulaires - comme l'Outre-mer et notamment Mayotte - sont particulièrement graves : augmentation de l'intensité des
phénomènes extrêmes comme les cyclones, montée du niveau de la mer, augmentation de la t° des océans, destruction des massifs coralliens
(blanchissement) due au réchauffement et à l'acidification des océans aggravant les risques de submersion et de salinisation notamment pour
les côtes récifales.
L’île de Mayotte est particulièrement sensible aux effets du changement climatique. Une hausse de température de 0,18°C par décennie a été
constatée sur l'île. De manière générale, l'ensemble des impacts du changement climatique ressentis à Mayotte concerneront le site d'étude.
TOPOGRAPHIE Modéré
La topographie du site d’étude se caractérise par des pentes relativement marquées, de l’ordre de 10%, vers les ravines. Le site se situe sur les
mi-hauteurs sur des altitudes comprises entre 15 et 30 NGF.
GEOLOGIE Modéré
Les formations géologiques sont de nature volcanique. Le climat tropical humide de Mayotte entraîne une altération prononcée de ces roches
à laquelle s’ajoutent la disparition du couvert végétal et l’urbanisation croissante qui accentuent ce phénomène. Les faciès en résultant sont
très friables, les roches sont alors propices à des instabilités.
Le site d’étude repose majoritairement sur des colluvions, des roches de formation superficielle de pentes. Des alluvions indifférenciées sont
également présentes sur la bordure sud du site d’étude au niveau de la ravine.64 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
RESSOURCE DU
SOUS-SOL
Fort
Aucune carrière en activité n’est présente à proximité du site d’étude.
Les enjeux sont relativement importants en termes de futurs besoins de ressources du sous-sol.
HYDROGRAPHIE Modéré
Le territoire communal de Mamoudzou comporte de nombreuses ravines se constituant par l’érosion du sol où l’écoulement se crée
uniquement lors d’épisodes pluvieux. Ces ravines constituent souvent le réseau secondaire de rivières aux écoulements pérennes et étiages
uniquement alimenté par les nappes alluviales et côtières (Doujani, Gouloué, Kwalé).
Cours d’eau
Aucun cours d’eau inscrit au SDAGE ne se situe à proximité du site d’étude. Le cours d’eau inscrit au SDAGE le plus proche est la rivière
Kawénilajoli qui est situé à plus de 600 mètres au nord du site d’étude.
Eaux côtières
La masse d’eau côtière FRMC10, située à 800 mètres à l’Est, est le milieu récepteur des eaux provenant des ravines aux alentours du site
d’étude. Elle est dans un état environnemental qualifié de médiocre. L’atteinte du bon état environnemental a été déclarée en 2027 et 2033
respectivement. De manière générale, une attention particulière devra être apportée à la gestion des eaux (eaux usées, eaux pluviales et de
ruissellement) afin de ne pas engendrer de pollutions supplémentaires pouvant dégrader l’état du lagon.
HYDROGEOLOGIE
Faible à
modéré
Le site d’étude est majoritairement situé sur l’aquifère FRMG002 dit « Volcanisme du massif du Mtsapéré » et en partie sur son extrémité Est
sur l’aquifère FRMG006 dit « Alluvions de Kawéni ».
L’aquifère FRMG002 est en bon état quantitatif et chimique, cependant l’aquifère FRMG006, bien que classé en bon état en 2019, était classé
en mauvais état quantitatif en 2013.
EXPLOITATION
DE LA
RESSOURCE EN
EAU POTABLE
Modéré
à fort
A Mayotte, la production de l'eau potable est assurée à partir de ressources superficielles, de ressources profondes ainsi que de dessalement.
L’eau est une ressource relativement fragile sur l’île ; un plan d’urgence a, par ailleurs, été signé pour accompagner le SIEAM dans la mobilisation
de nouvelles ressources.
Deux forages sont présents à proximité directe du site d’étude, il s’agit des forages Kawéni F1 et F2. Le site d’étude se situe à l’intérieur du
Périmètre de Protection Rapproché (PPR) de ces forages.9 Sd 1 dd 1 65 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
RISQUES
MAJEURS
Modéré
à fort
Les territoires ultramarins concentrent de nombreux risques naturels, qui se cumulent parfois sur des surfaces souvent extrêmement réduites.
Dans les contextes géologiques, morphologiques et climatiques particuliers de Mayotte, les différents projets d'aménagement de l’île sont
fortement exposés aux différents aléas naturels : glissements de terrain, effondrements, chutes de blocs, érosion, inondations, sismicité,
submersion marine, érosion côtière, etc. La croissance démographique soutenue et l’urbanisation non contrôlée placent l’île dans une position
de forte vulnérabilité, aggravant, de fait, ces risques. L’étendue d’un habitat informel à flanc de colline renforce l’érosion des sols, phénomène
naturel renforcé par une forte pression anthropique. Comme le reste de l’île, le site d’étude fait face à un cumul d’aléas :
- La menace cyclonique à Mayotte qui s’étend de décembre à avril, avec un maximum de risque sur les trois mois d’été austral, entre janvier et
mars. Les cyclones renforcent l’apparition d’autres aléas tels que la submersion marine, les inondations, l’érosion des sols, etc.
- Les inondations ; La partie Nord-Est du site d’étude est concernée par un aléa faible inondation de type débordement de cours d’eau. Le site
d’étude est également traversé par deux talwegs au centre et au nord qui sont tous concernés par un aléa inondation fort par débordement de
cours d’eau. De même, l’extrémité Sud et Sud-Est du site d’étude est concernée par de petites zones d’aléa fort inondation également de type
débordement de cours d’eau due à la proximité directe du périmètre d’étude à la ravine.
- Les mouvements de terrain ; La partie Ouest du site d’étude est concernée par un aléa faible mouvement de terrain de type glissement de
terrain. De même, l’extrémité Ouest du site d’étude est concernée par de petites zones d’aléa moyen et fort mouvement de terrain de type
glissement de terrain. L’extrémité Sud du site d’étude est également concernée par un une zone petite zone d’aléa faible et une petite zone
d’aléa moyen de type glissement de terrain.
- Les feux de forêt, se déclarant préférentiellement dans les zones agroforestières cultivées traditionnellement sur brûlis ainsi que les « padzas
». La destruction du couvert végétal par les incendies de forêt va accentuer le lessivage des sols par les eaux de ruissellement et ainsi accroître
l’alimentation du lagon en sédiments.
- Les séismes ; l’île est classée en catégorie 3, soit d’intensité modérée. La formation d’un volcan sous-marin à l’Est de Mayotte a généré une
multitude d’essaims de séismes depuis mai 2018. Le site d’étude est concerné par un aléa liquéfaction de susceptibilité moyen au niveau de
Mro Oua Longoni et à proximité de la mangrove et de niveau fort au plus proche du littoral.
- Les tsunamis en cas de séisme ou glissement de terrain important bien que Mayotte ne soit pas située directement sur une zone de forte
activité tectoniqueLUN CUREin
66 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
HABITATS
NATURELS
Modéré
Le périmètre comporte principalement des habitats anthropiques qui occupent 92,6% de sa surface.
Le seul habitat qui présente des enjeux modérés est l’habitat « Forêts galeries des ripisylves » qui occupe les berges de la ravine en limite ouest
du quartier.
ZONES HUMIDES Modéré
Le site d’étude se trouve à 32% dans l’espace de potentialité de la zone humide de Kawéni. La réalisation de sondages pour vérifier la présence
d’une nappe permettra de confirmer ou non le caractère humide de cette zone qui pénètre dans le quartier au-delà de la ravine.
ZNIEFF Faible Le périmètre de la zone d'étude se trouve à 450 mètres de la ZNIEFF la plus proche. Il s’agit de la ZNIEFF de type 1 des mangroves de Kawéni.
CONTINUITE
ECOLOGIQUE
Faible
Par rapport au projet de Trame Verte et Bleue, le périmètre se trouve à l’écart des corridors écologiques et réservoirs de biodiversité envisagés.
Le corridor le plus proche se trouve à 440 mètres au niveau de la rivière Kaouénilajoli.
FLORE Faible Aucune espèce protégée ou vulnérable n’est présente à proximité ou à l’intérieur du périmètre d’étude.
FAUNE Faible à
modéré
La faune présente sur le site d’étude est pauvre et commune des espaces anthropisés de l’île.
13 espèces de vertébrés présentes à proximité du site sont toutefois protégées par l’arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 qui interdit notamment
leur destruction.
Parmi les espèces protégées à enjeu modéré, les makis et les tadarides sont des espèces communes dans les espaces anthropisés, y compris
urbanisés. Le petit duc de Mayotte est davantage lié aux habitats arborés qui sont peu présents dans le périmètre.
ORGANISATION
TERRITORIALE
Modéré
Située au Nord-Est de la Grande-Terre, la commune de Mamoudzou occupe une position stratégique à Mayotte. Elle est la capitale
administrative et pôle économique de Mayotte.
D’une superficie totale de 41,94 km², elle comporte 10 villages, dont Kawéni où se situe le site d’étude.
DEMOGRAPHIE Fort
Avec près de 71 437 habitants, Mamoudzou se positionne largement en première place de l’île, concentrant 28 % de la population de Mayotte
en 2017. Le village de Kawéni compte 17 060 habitants, soit 24% de la population communale. Il a enregistré une augmentation de 29% de la
population entre 2012 et 2017. Kawéni est le deuxième village le plus peuplé de l’île et le premier au niveau communal. Le site d’étude est situé
à proximité du littoral, en bordure de l’urbanisation.9 Sd 1 dd 1 67 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
HABITAT Fort
A Mayotte, la croissance du nombre de logements est dynamique avec une moyenne de + 4,1% par an (contre +2,4% entre 2007 et 2012) qui
accompagne ainsi la forte hausse de la population.
Kawéni a vu son nombre de logements fortement augmenté entre 2012 et 2017 avec une augmentation de 31% accueillant aujourd’hui environ
4 241 logements. Hamaha et le projet de la ZAC favorisent une dynamique de rattrapage de développement du territoire en enclenchant un
processus de développement économique et social dans un contexte de forte demande en logements et en équipements.
OCCUPATION DU
SOL
Faible à
Modéré
L’occupation des sols sur le district de Mayotte est conditionnée par le relief, les conditions climatiques et le caractère insulaire du territoire.
Contrairement au Sud de l’île, le Nord-Est de Mayotte concentre la majorité de l’urbanisation et des activités économiques et industrielles du
territoire, notamment le long du littoral. Les villages se succèdent le long de la RN1 qui passe non loin du site d’étude. L’occupation du sol au
sein de du périmètre d’étude se divise entre zone bâtie et espace naturel.DV DITS 68 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2. Synthèse des mesures et impacts
Thématique
Impacts bruts Mesures Impacts
résiduels Type & Degré Description
CLIMAT
En phase travaux : Faible à
modéré vis-à-vis des
émissions de GES et des
envols de poussières
Mesures pour limiter les émissions de GES :
➢ Utilisation de matériaux proche ;
➢ Les engins de chantier respecteront les normes d’émission en matière de rejets atmosphériques ; ➢ Les accès et dessertes intérieurs du chantier feront l’objet d’un traitement approprié ; ➢ Les déplacements seront optimisés ;
Mesures pour limiter l’envol de poussière :
➢ Eviter l’envol de poussières en humidifiant les matériaux et voies de circulation par temps sec ;
Bâcher les bennes et camions pour éviter les envols.
Négligeable
En phase exploitation : Très
faible
Le projet n’a pas d’impact sur le climat en phase exploitation, et le risque d’envol de poussière seront limités et ponctuels.
De plus, le projet intègre des espaces végétalisés qui permettront de limiter les envols de poussières. Nul
TOPOGRAPHIE
En phase travaux : Faible Les impacts du projet sur la topographie en phase travaux se feront sur une emprise limitée et seront faible. Nul
En phase exploitation : Nul Les travaux permettront de retrouver une homogénéisation du niveau altimétrique du secteur. Nul
GEOLOGIE
En phase travaux : Modéré
sur la pollution des sols vis-à-
vis des terrassements
Les prescriptions formulées dans le cadre du règlement du PPRn de Mamoudzou seront respectées pour chaque zonage en phase Travaux. Les travaux de terrassement devront être réalisés dans les règles de l’art, permettant de garantir la stabilité des terrains remaniés. La saison des pluies devra être évitée.
L’impact du projet sur le risque de pollution des sols est analysé dans le chapitre portant sur les « Incidences et mesures sur les écoulements ».
Faible
En phase exploitation : Nul Le projet n’a pas d’impact sur la géologie en phase exploitation. Nul
RESSOURCES
DU SOUS-SOL
En phase travaux : Modéré
sur l’approvisionnement en
matériaux
Précisons que des solutions alternatives sont en cours de réflexion. En effet, la contribution de l’EPFAM à la relance de la
filière de la Brique de Terre Cuite (BTC) sur le territoire de Mayotte fait écho à une réflexion menée par l’EPFAM et la
CRESS sur le développement de l’économie circulaire. L’EPFAM souhaite ainsi valoriser les excédents de terre de chantier
en alimentant la filière. Les différents échanges EPFAM-CRESS-Arterre ont conduit à ce que les briquetiers se structurent
FaibleDV DITS 69 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
en coopérative (aujourd’hui, active et comptant 6 ou 7 artisans). Un partenariat est en cours d’élaboration entre l’EPFAM
et cette coopérative. Des échanges se poursuivent également avec divers interlocuteurs sur les questions réglementaires
et juridiques. De plus, la BTC, en plus d’être produite localement, assure une meilleure performance thermique.
En phase exploitation : Nul Le projet n’a pas d’impact sur les ressources du sous-sol en phase exploitation. Positif
ECOULEMENTS
–
INCIDENCES
QUANTITATIVES
En phase travaux : Faible à
modéré
Le calendrier d’opérations de travaux devra s’adapter aux saisonnalités locales.
Les travaux devront être réalisés préférentiellement hors saison des pluies, ce qui permettra d’éviter des inondations par
débordements lors de fortes pluies et la remontée de nappe.
Très faible
En phase exploitation : Fort
vis-à-vis de l’augmentation
des surfaces
imperméabilisées
Le projet prévoit la mise en place d’un réseau de canalisations enterrées et de caniveaux recouverts de grilles permettra
de canaliser les eaux de pluies pour les rejeter dans la ravine principale ou dans le dalot de la ravine secondaire. Chaque
parcelle sera équipée d’un regard de collecte de l’eau pluviale.
La ravine principale et la ravine secondaire canalisent ensuite les eaux pluviales du projet vers le bassin de rétention des
bassins versants BV1 (composé des BV1.1 et BV1.2) et BV2 (composé des BV2.1 et 2.2) du projet d’aménagement de la
zone scolaire située en aval qui inclut et prend en compte l’imperméabilisation du site du projet de la RHI Bazama-
Bandrajou.
Faible
ECOULEMENTS
–
INCIDENCES
QUALITATIVES
En phase travaux : Fort vis-à-
vis des pollutions chroniques
et accidentelles
En phase chantier, il est conseillé de mettre en place un Plan d’Assurance Environnement (P.A.E.) qui définira les modalités
de respect de l’Environnement ainsi qu’un Schéma Organisationnel de Suivi de l’Elimination des Déchets (S.O.S.E.D.)
précisant les modalités de gestion des déchets de chantier produits par l’entrepreneur lors de ces travaux.
Les mesures préventives concernent :
▪ Erosion / transport MES (Matières En Suspension) :
o Les principaux terrassements seront réalisés en dehors des périodes les plus propices aux fortes pluies
(à savoir décembre – mars) ;
o A l’occasion de fortes pluies et d’alertes cycloniques, les travaux seront stoppés et les engins de chantier
seront évacués ;
Faible9 Sd 1 dd 1 70 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
o Les déblais/gravats seront évacués du site régulièrement et protégés des intempéries ;
o Les eaux de ruissellement du chantier, dont celles provenant de l’arrosage des zones mises à nu, seront
récupérées et les MES éliminées au maximum (par décantation, filtre ou autre) avant rejet vers le milieu
naturel.
▪ Risques de pollutions accidentelles :
o Le stationnement, le ravitaillement et l’entretien des engins et du matériel de chantier seront effectués
hors des zones du chantier ;
o Les opérations de distribution, de livraison d'essence et d’hydrocarbures des engins de chantier devront
se faire avec des pompes à arrêt automatique ou hors du chantier ;
o Le stationnement des engins de chantier (régulièrement entretenus) se fera sur des aires étanches ;
o Des moyens de récupération de produits dangereux ou polluants seront disponibles sur le chantier
(huiles de carter, fluides flexibles, hydrocarbures, etc.) tel que des fûts de 200l, une cuve étanche, des
produits absorbants permettant un arrêt rapide de toute fuite constatée, la récupération et l'évacuation
des dits produits (« kit antipollution ») ;
o Les entreprises de travaux devront disposer d’une procédure d’urgence en cas de pollution accidentelle.
L'entreprise réalisant les travaux doit procéder immédiatement au décapage, à la récupération des sols
ou terrains souillés par les produits polluants (hydrocarbures, huiles solvants, produits explosifs, etc.)
et à leur évacuation. Tout engin présentant des fuites d’éléments polluants (huiles, hydrocarbures) sera
immédiatement sorti de la zone de chantier et fera l’objet de réparation sur les zones adaptées (aires
imperméables notamment). Les terres polluées seront évacuées et traitées.
▪ Risques de pollutions chroniques par les déchets :
o Il sera interdit de jeter des déchets mêmes organiques sur site. Les ordures ménagères seront évacuées
régulièrement. Les déchets pouvant s’envoler seront stockés dans des contenants fermés afin d’éviter
l’envol de déchets.
En cas de pollution avérée, l'Entrepreneur, sur sa propre initiative (ou sur celle des Maître d'œuvre et Maître d'ouvrage)
arrêtera immédiatement les travaux et informera les Maître d'œuvre et Maître d'ouvrage ;== 9 Sd 1 dd 1 71 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
o Les déchets de chantier devront être stockés dans des contenants hermétiques et évacués
régulièrement vers les filières agréées (procédure développée dans le SOSED à faire valider la maîtrise
d’œuvre et d’ouvrage) ;
o Les produits dangereux ou polluants seront stockés selon les normes en vigueur (dans un récipient
étanche disposant une capacité de rétention égale au volume stocké) sur les horaires du chantier
uniquement. Tout stockage de produit dangereux sur site hors période de chantier sera interdit.
o Les huiles usées de vidange sont récupérées, stockées dans les réservoirs étanches et évacués par un
professionnel agréé ;
o Respect des règles de l'art afin d’éviter tout déversement susceptible de polluer le sous-sol et les eaux
superficielles.
▪ Risques de pollutions chroniques :
o Les installations sanitaires pendant toute la durée du chantier seront prises en charge par une
entreprise spécialisée ;
o Les installations sanitaires seront localisées en dehors de toutes zones à risques pour l’environnement
(zone rouge du PPR, zones humides et zone d’écoulement préférentielle des eaux). La vidange régulière
de leurs eaux est assurée par une entreprise spécialisée ;
o La laitance de nettoyage et rinçage des camions à béton (et outil/machines en contact avec du béton)
est déversée dans des fosses étanches prévues à cet effet. Les produits ainsi accumulés sont transportés
vers un lieu de dépôt agréé.
En phase exploitation : Faible
à modéré vis-à-vis de la
qualité des eaux de
ruissellement
Afin d’assurer de façon pérenne la propreté, d’éviter l’encombrement des réseaux pluvial et d’éviter le retour à toutes
situations d’insalubrité, les filtres à déchets devront régulièrement être entretenus par les services techniques
communaux.
De même, le réseau d’assainissement collectif devra faire l’objet d’entretien régulier afin d’éviter tout problème de
pollution.
Faible72 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
De plus, des actions de sensibilisation et de communication auprès des habitants devront être organisées afin de favoriser
un changement effectif des comportements et une adhésion de la population.
EAUX
SOUTERRAINES
En phase travaux : Modéré
vis-à-vis de la pollution
accidentelle
Les mêmes mesures que celles citées concernant les incidences qualitatives des écoulements peuvent être appliquées. Faible
En phase exploitation :
Modéré à fort vis-à-vis des
eaux usées
A ce jour pour la phase exploitation, il a été validé que l’ensemble du quartier sera raccordé au réseau d’assainissement collectif des eaux usées de la ville, via la mise en place d’un réseau gravitaire. Une bonne coordination avec les gestionnaires de réseaux, et notamment le SMEAM, est une étape incontournable du projet afin de garantir la collecte et le traitement des toutes les eaux usées générées par le projet.
Faible
RESSOURCE EN
EAU POTABLE
En phase travaux : Modéré Les mêmes mesures que celles citées concernant les incidences qualitatives des écoulements peuvent être appliquées. Faible
En phase exploitation : Faible Les aménagements prévus par le projet de RHI sont autorisés à l’intérieur du PPR de ces captages. De plus, le projet prévoit le raccordement de l’ensemble des bâtiments au réseau d’assainissement des eaux usées de la ville. Très faible
RISQUES
NATURELS
En phase travaux : Fort vis-à-
vis du risque inondation
Faible vis-à-vis des autres
risques
Le calendrier d’opérations de travaux devra s’adapter aux saisonnalités locales.
Les travaux devront être réalisés préférentiellement hors saison des pluies, ce qui permettra d’éviter des inondations par débordements lors de fortes pluies et la remontée de nappe.
De plus, des mesures de gestion des eaux pluviales et de lutte contre le ruissellement en phase travaux (vu dans les chapitres précédents) permettront de réduire le risque inondation.
Par ailleurs, le projet respecte les prescriptions du PPRn, qui sont :
▪ Les terrains concernés par l’aléa fort inondation sont inconstructibles ; ▪ Le niveau des planchers et celui des aménagements sensibles à l’eau doivent être placés 0,5 mètre au-dessus du terrain naturel dans les cas d’aléa faible d’inondation.
Faible
En phase exploitation : Fort
vis-à-vis du risque inondation
Faible vis-à-vis des autres
risques
Une ravine classée en aléa fort inondation par débordement de cours d’eau traverse le périmètre du projet en son centre. Le projet prévoit l’installation d’un dalot béton enterré sous la voirie et dimensionné pour une crue centennale afin de récupérer les eaux de cette ravine et à les acheminer vers le bassin de rétention du projet de groupe scolaire situé en aval. Ainsi, la ravine sera canalisée ce qui permettra de limiter les inondations par débordements sur le secteur.
De plus, le projet prévoit la suppression de l’ensemble des bâtiments situés en aléa fort inondation.
Faible73 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
MILIEU
NATUREL
En phase travaux : Fort vis-à-
vis des pollutions
accidentelles
Faible à modéré vis-à-vis des
nuisances envers la faune
Les mêmes mesures que celles citées concernant les incidences qualitatives des écoulements peuvent être appliquées.
Afin de réduire les nuisances sur la faune, les travaux ne seront pas autorisés de nuit. De plus, l’implantation cohérente
des installations et accès de chantier sera nécessaire pour limiter ces emprises supplémentaires sur le milieu naturel liées
aux travaux. Les emprises devront donc se limiter à l’emprise définie actuellement par le projet.
La préservation du cours d’eau, des berges, de la ripisylve et des prairies humides et la réduction de la pollution des eaux
et berges) sont des mesures essentielles pour conserver la présence des espèces dépendant directement des milieux
humides.
Le personnel technique sera sensibilisé aux problématiques environnementales et de la faune de la zone, afin de moduler
ses interventions en fonction.
Très faible
et
temporaire
En phase exploitation : Faible
à modéré vis-à-vis des milieux
récepteurs des eaux de
ruissellement
Les mêmes mesures que celles citées concernant les incidences qualitatives des écoulements peuvent être appliquées. Très faible
MILIEU
HUMAIN
En phase travaux : Fort
▪ Nuisances sonores :
o Le chantier aura lieu uniquement en semaine : les horaires seront affichés et respectés, hors cas exceptionnel (conformément à l’arrêté n°0037/DRASS/SE du 7 janvier 2013 : « les travaux bruyants sur la voie publique ainsi que les chantiers proches des habitations doivent être interrompus entre 20 heures et 7 heures et toute la journée les dimanches et jours fériés, sauf en cas d’intervention urgente nécessaire pour le maintien et la sécurité des personnes et de biens. Des dérogations exceptionnelles peuvent être accordées par les maires ou le préfet. ») ;
o Les travaux ne seront pas autorisés de nuit ;
o Tous les engins et matériels utilisés sur le chantier répondront aux normes en vigueur et seront entretenus régulièrement.
▪ Circulation :
o Une signalisation adéquate du chantier devra être réalisée avant le début des travaux pour assurer la sécurité routière aux abords du chantier,
o Les voiries aux abords du chantier seront nettoyées régulièrement et entretenues.
▪ Envol de poussières :
Faible et
temporaire74 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
o Les émissions de poussières sont contrôlées : durant la période de travaux de terrassement et en cas de fort vent, l’entreprise doit arroser régulièrement les zones du chantier pouvant créer des émissions de poussières excessives susceptibles de gêner les riverains et usagers du site ;
o En cas d’impossibilité d’arrosage, des barrières anti-poussières seront mises en place à minima.
o Les eaux de ruissellement provenant de l’arrosage des zones mises à nu seront récupérées et traitées avant rejet vers le milieu naturel (→ mise en place d’une gestion transitoire des eaux pluviales lors de la phase Chantier).
▪ Cadre de vie
o Un tri et une évacuation régulière des déchets devront être réalisés ;
o Le pétitionnaire s’assurera qu’aucun abandon de déchets, y compris organiques, ne peut s’effectuer par les personnes sous sa responsabilité ;
o Tous les matériaux apportés et non utilisés doivent être retirés à la fin du chantier ;
o Les sites de stockages des matériaux et zones d’installation de chantier sont remis en l’état à la fin des travaux et stockés dans une zone hors d’accès du public.
▪ Déchets
o Les déchets de chantier devront être stockés dans des contenants hermétiques et évacués régulièrement vers les filières agréées ;
o Le site devra disposer de poubelles et les déchets évacués régulièrement via la collecte de déchets ménagers de la commune.
En phase exploitation :
Modérés vis-à-vis de la
production de déchets
Le site devra disposer de poubelles et les déchets évacués régulièrement via la collecte de déchets ménagers de la
commune. Très faibleD'UN NU UNS 75 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
3. Compatibilité du projet
Le projet prend en compte les risques naturels et prend toutes les mesures nécessaires visant à éviter
ou réduire la pollution, afin de préserver les milieux aquatiques et la biodiversité.
Le projet prévoit notamment le raccordement de l’ensemble des constructions au réseau
d’assainissement de la ville via l’installation d’un réseau gravitaire. Enfin, les eaux pluviales seront
recueillies avant de les acheminer correctement vers les aménagements de rétention prévus en aval
afin de limiter les risques de pollution par infiltration.
De plus, le projet n’implique pas une forte imperméabilisation du site, et la mise en place d’un système
de rétention d’eau aura pour effet de ne pas augmenter le ruissellement sur le secteur.
Le projet est donc compatible au SDAGE et au PGRI.
4. Surveillance et suivi
En phase travaux un coordinateur environnement qui s’assurera du suivi et du bon déroulement du
chantier.
L’entretien des réseaux, des ouvrages et de la voirie en phase d’exploitation permettra de garantir un
bon fonctionnement de l’ensemble des mesures mises en place pour limiter les impacts sur
l’environnement.D PRECIPITATIONS a ue CUMUL ANNUEL MOYEN
) À AT . (1981-2010)
M'Tzamboro
(25m)
e 2000
1900
1800
Pamandzi
e (7m) 1700
1600
1500
1400
1300
1200
E 1100
1000
Kani-Keli
Les cumuls de pluie sont en mm.
Les cumuls moyens sont calculés
METEO FRANCE sur la période 1981-2010 Toujours un temps d'avance (sur au moins 16 années de données)
D'UN NU UNS 76 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
B. Etat initial de l’environnement
1. Climat
1.1 Généralités sur le climat de Mayotte
L’île de Mayotte est soumise à un climat de type tropical chaud, humide et maritime, caractérisé par
de faibles variations de températures journalières et annuelles et des précipitations importantes (plus
de 1 500 mm par an en moyenne sur l'île).
Les deux principaux régimes de vents intéressant l'île sont le vent de mousson (chaud et humide, de
Nord à Nord-Ouest en été austral) et l'alizé engendré par l'anticyclone des Mascareignes (frais et sec,
de Sud-Est en hiver austral).
En liaison avec ces deux régimes de vents, deux principales saisons caractérisent l'année : l'une chaude
et pluvieuse, l'autre plus fraîche et sèche. Elles sont séparées par deux intersaisons plus brèves.
De plus, le relief montagneux du centre de l’île induit un gradient pluviométrique entre la région
Nord/Nord-Ouest, dites « au vent » dont le climat est plus humide et la région Sud/Sud-Est, dite « sous
le vent », au climat plus sec, car protégé du vent de mousson.
En effet, les massifs montagneux forment des barrières à l’écoulement des vents, créant des secteurs
climatiques distincts sur l’île.
Figure 30 : Cumul annuel moyen des précipitations (Source : Météo France Mayotte)10.0%
9 DJ dd dd 1 77 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Enfin, des disparités de pluviométrie s’observent également avec l’altitude, les zones les plus hautes
recevant le plus de précipitations.
À Mayotte, le régime des vents est très variable d’une saison à l’autre. Les vents dominants subissent
ainsi une inversion en fonction de la saison :
▪ Dominante Sud / Sud-Est de mai à octobre (160° à 200°) pendant la saison sèche et tempérée ;
▪ Alizés de secteur Nord-Ouest (320°) et Nord-Est (50°) de novembre à avril pendant la saison
des pluies (avec des risques de cyclones ou de dépressions tropicales plus importants).
1.2 Sur le site d’étude
La station météorologique la plus proche est la station automatique de Pamandzi (situé à 7 m d’altitude
à 7 km à l’Est).
La température moyenne annuelle est de l’ordre de 26,7°C. Sur le périmètre d’étude, les températures
moyennes les plus basses sont observées entre mai et octobre (≈ 22,6°C), les températures moyennes
les plus élevées entre novembre et mars (≈ 30,7°C).
Les secteurs Nord-Est et Sud de l’île reçoivent une pluviosité annuelle moins élevée que le Nord-Ouest
et Ouest. Durant la saison humide, les mois de janvier à Mars restent les mois les plus arrosés avec
environ 256 mm de pluie par mois en moyenne. Les précipitations moyennes enregistrées s’élèvent
entre 1 230 mm/an.
Mayotte dispose d’un climat tropical qui, allié au relief, accentue les inégalités pluviométriques du point de vue de leur répartition spatiale et saisonnière. Deux principales saisons caractérisent l'année : l'une chaude et pluvieuse, l'autre plus fraîche et sèche. Elles sont séparées par deux intersaisons plus brèves.
Figure 31 : Rose des vents du site de Pamandzi du 08/10/2007 au 31/07/2008 (source : Atlas éolien de Mayotte)9 DJ dd dd 1 78 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2. Effet du changement climatique
2.1 Contexte mahorais
Sources : Plan de gestion du PNMM, 2013 ; Jeanson M et al., 2010. Un réseau de surveillance des littoraux face
au changement climatique en milieu insulaire tropical : l’exemple de Mayotte ; Programme de développement
rural 2014-2020 ; Les Comores et l'aléa cyclonique dans le contexte des changements climatiques : la vulnérabilité
différenciée d'Anjouan et de Mayotte (Legoff, 2010).
A l’échelle mondiale, les résultats des observations des impacts du changement climatique sur les
océans font état d’une augmentation du niveau de la mer, d’une hausse des températures de surface
des océans induisant une modification de certains courants marins, et d’une acidification des océans.
A Mayotte, les impacts du changement climatique se précisent. Il faut notamment s’attendre à une
raréfaction des ressources en eau et à des extrêmes climatiques plus fréquents (dépressions tropicales
plus fréquentes). L’adaptation doit permettre à Mayotte d’évoluer de la gestion des risques
(climatiques) à une planification intégrée des enjeux sur le long terme.
Pour les îles de la côte Ouest de l’océan Indien, dont Mayotte fait partie, le Groupe d’Experts
Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) prédit des phénomènes extrêmes plus fréquents
(cyclones, inondations, sécheresses, etc.), une salinisation des terres et des réserves d’eau douce, déjà
limitées, une accélération de l’érosion des terres agricoles sur les côtes et dans les bassins versants,
des glissements de terrain et le blanchissement des coraux (GIEC, 2012).
L’exiguïté du territoire, l’accroissement régulier des pressions anthropiques sur les espaces littoraux
ainsi que la vulnérabilité des milieux côtiers aux changements climatiques, à la montée du niveau marin
et aux événements extrêmes constituent des contraintes spécifiques aux milieux insulaires notamment
tropicaux (Duvat, 2008, Mimura et al., 2007 ; Cazes-Duvat, 2005, Pelling et Uitto, 2001).
2.2 Aléas climatiques tendanciels passés
En raison de sa position géographique, Mayotte est exposée aux événements météo-marins extrêmes
(tempêtes tropicales, cyclones), qui peuvent provoquer des dégâts sociaux-économiques et
environnementaux et altérer durablement la vie dans l’archipel.
Température de l’air
Les travaux de McSweeney et al. sur l’archipel comorien ont mis en évidence une augmentation
moyenne annuelle des températures de l’air de l’ordre de 0,9°C depuis 1960, avec un taux moyen de
l’ordre de 0,19°C par décennie.
Température de l’eau
Une augmentation de la température de l’eau a été estimée par l’ONREC (2012) à 0,13°C par décennie
depuis 1950.
Précipitations
Les études de Météo-France (2015) entre 1961 et 2014 mettent en évidence une relative stabilité de
la pluviométrie. Aucune baisse ou hausse significative ne peuvent être constatées, mais des disparités
entre le nord et le sud de l’île sont bien visibles.d'intensité (en km) aximum Distance Equateur - Position m
STOZ vToz €TOz at0Z TT0Z OTOZ 6007 8007 4007 9007 S00z vooz c00Z
|
zo0z 1007 0007 66617 8667 1667 9667 S661T F66T £66T T661T 16617 0667 686t 8867 L86T 986T S86T #86T £86T T86T T86T 086T
Equateur
.
—,
Mayotte je Oo ue ne ne ne un un un un un un us} mms
Sd SN Ml dite: MES ES Cl mn it MD Et air Dit : ui MERE QU 68 | | | | | | | | | | 1
500
1000
2000
2500
N N N N N NS NX 79 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Cyclones
Protégé par la présence de Madagascar, le temps de retour des cyclones est assez faible à Mayotte, de
l’ordre de 15-20 ans.
Au cours du dernier siècle, Jeanson_et_al. (2010) ont recensé seulement 6 événements historiques en
1898, 1934, 1953, 1961, 1984. A noter cependant que ce rythme semble s’accélérer : en 2019, deux
cyclones sont passés entre 200 et 100km des côtes mahoraises.
Les travaux de Météo-France dans l’Océan Indien mettent en évidence sur les 30 dernières années une
migration vers le Sud des cyclones les plus intenses.
Vents
Les vents dominants varient à Mayotte en fonction des saisons. Durant l’été austral, un vent de
mousson, chaud et humide, souffle sur l’île. Les alizés, frais et secs, engendrés par l’anticyclone des
Mascareignes prennent le relais durant l’hiver austral (Météo-France, 2015).
Niveau de la mer
Sur la période 1993 – 2011, les mesures altimétriques de Jouzel_et al. ont mis en évidence une
augmentation du niveau marin à Mayotte de l’ordre de 3 à 5 mm/an, soit 30 à 50 cm par siècle. A
noter que depuis la naissance d’un volcan sous-marin au nord-est des côtes de Petite-Terre, en mai
2018, l’île s’est enfoncée (phénomène de subsidence) de 10 à 19cm selon les sites et s’est décalée vers
l’est de 21 à 25 cm. Les sites localisés les plus à l’Est s’étant le plus enfoncé, suite au vidage de la
chambre magmatique. Ainsi sur une période de 4 ans (2018-2022), l'enfoncement de l'île s'est effectué
à un rythme presque 10 fois plus rapide que celui de l'élévation du niveau marin, lié au changement
Figure 32 : Evolution de la migration des cyclones plus intenses au cours des 30 dernières années (2015)D'UN NU UNS 80 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
climatique. Le cumul des deux phénomènes ne peut qu'accentuer l'impact de la submersion marine
sur les côtes notamment ouest de Mayotte.
Cycles fondamentaux
L’Océan Indien est influencé par le phénomène El Niño/ la Niña (ENSO), mais possède aussi sa propre
oscillation à travers un système appelé le Dipôle Océan Indien (ou IOD pour Indian Ocean Dipole).
Ce dernier est une variabilité climatique liée aux interactions océan atmosphère et qui alterne
événements positifs et événements négatifs : l'IOD est dit positif quand la température de l'océan
Indien augmente à l'ouest et baisse à l'est, et négatif dans le cas contraire. Des études récentes
semblent montrer un lien fort entre ces deux systèmes qui permettraient à partir de l’IOD de prédire
pour l’année suivante le phénomène ENSO.
Trait de côte
A Mayotte, les caractéristiques du trait de côte diffèrent depuis les années 1950. Certaines, basses et
meubles ont dans le passé présenté des phases de reculs, mais également d’avancées. Les falaises,
elles, ne présentent logiquement que des phases de reculs.
D’après le porté à connaissance du PPRL (DEAL, 2018), l’évolution du trait de côte dépend des facteurs
météorologiques (vent, pluviométrie), des facteurs hydrodynamiques (marée, houle), des facteurs
continentaux (géologie) et des facteurs anthropiques (prélèvement, perméabilisation des sols, fixation
du trait de côte…).
L’accélération de la hausse de niveau marin ainsi que la modification de nombreux processus physiques
et biogéochimiques des environnements côtiers (acidification des océans, augmentation des
températures de surface, modification de la circulation océanique, du régime des houles, du taux de
salinité) sont maintenant clairement établies (Cazenave et Llovel, 2010 ; Mori et al., 2010 ; Doney et
al., 2009 ; Solomon et al., 2007 ; Church et White, 2006 ; Church et al., 2006).
L’augmentation régionale du niveau de la mer a été estimée à +4mm/an d’ici soit +20/22cm en 2050
(IPCC, 2001). Comme précisé ci-avant, D sur la période 1993-2011, l’élévation de la mer à Mayotte était
de l’ordre de 3 à 5 mm/an.
Cumulé au phénomène de subsidence (cf. supra), cette élévation du niveau marin provoquera sans
doute la submersion d’une partie des terres littorales à laquelle s’ajoutera une érosion côtière
importante. Ce phénomène devrait être plus marqué sur les côtes Ouest de Mayotte.
A terme, le recul du trait de côte pourrait entraîner la relocalisation d’une partie des populations et
des activités situées sur le littoral.période de référence 1971-2000
(moyenne respectivement de 13 et 24 modèles pour les scénarios rcp 6.0 et rcp 8.5)
OR 5 4 -3 -2 1 0 1 2 3 A 5
ANNUEL rcp 6.0 ANNUEL rcp 8.5
9 DJ dd dd 1 81 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
2.3 Aléas climatiques tendanciels passés
Température de l’air
Il est clairement établi que la température de l’air tend à augmenter. Si les valeurs divergent selon les
scénarios climatiques envisagés, on peut estimer autour de 3°C l’augmentation de température à
l’horizon 2080.
Température de l’eau
Une augmentation progressive de la température de l’eau est à envisager avec tous les impacts que
cela engendre (disparition des coraux, perturbation des courants, dilation de l’océan et élévation du
niveau marin etc.).
Précipitations
L’étude du passé ne met pas en évidence une tendance nette à un assèchement global. Un maintien
des taux annuels de pluviométrie est donc à envisager, avec un risque d’augmentation des contrastes
saisonniers qui pourrait s’avérer problématique. C’est ce que tendent à indiquer les simulations
réalisées avec les scénarios rcp 6.0 et rcp 8.5 du GIEC. Ainsi, les périodes de sécheresses tendraient à
augmenter avec une pluviométrie en saison humide plus importante (ce qui explique le maintien d’une
pluviométrie annuelle similaire).
Figure 33 : Anomalies de température pour l'horizon 2080 (Météo-France, 2015)période de référence 1971-2000
(moyenne respectivement de 13 et 24 maxièles pour les scénarios rcp 6.0 et rcp 8.5)
RE =: -60 -50 -40 -30 -20 -10 O 10 20 30 40 50 60
ANNUEL rcp 6.0 ANNUEL rcp 8.5
ER |: ‘ ‘ mix r
D'UN NU UNS 82 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Cyclones
La difficile prévisibilité des cyclones en termes de fréquence et de trajectoire engendre de nombreuses
incertitudes quant à l’évolution de cet aléa sur le long terme. Au vu des dernières observations à
l’échelle internationale, le GIEC juge toutefois probable que le nombre de cyclones n’augmente pas
voir diminue à la fin du XIXe siècle. Leur intensité devrait être en moyenne plus forte, avec des vents
de force plus importante et des pluies associées plus conséquentes. A noter cependant que l’impact
des cyclones sur les terres habitées dépend fortement des trajectoires, qui tendent à s’orienter vers le
Sud (cf. supra).
Figure 34 : Anomalies de précipitations pour l'horizon 2080 (Météo-France, 2015)période de référence 1971-2000
(moyenne respectivement de 13 et 22 modèles pour les scénarios rcp 6.0 et rcp 8.5)
Rs ONE: 5 4 -3 -2 -1] 0 1 2 3 4 95
HIVER rcp 6.0 HIVER rcp 8.5
Ge) 7/7, 83 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Vents
Le régime des alizés pendant l’hiver austral ne sera que peu impacté par le changement climatique.
Les anomalies de pression qui apparaîtront à l’horizon 2080 selon les scénarios du GIEC font toutefois
apparaître un renforcement des anticyclones au sud-est de Madagascar. Cela pourrait induire une
légère accélération des alizés, mais dans des proportions négligeables.
Niveau de la mer
Avec l’expansion thermique des océans et la fonte des glaciers (Jouzel, 2015), il est logique de supposer
une augmentation du niveau de la mer à l’avenir au moins au même taux d’accroissement que celui
observé jusqu’à présent.
• Cycles fondamentaux
Le changement climatique pourrait entraîner des conséquences importantes sur ces deux systèmes et
ainsi sur la multitude des phénomènes et des comportements qui leur sont liés sans pour autant qu’il
soit possible de les prévoir aujourd’hui (COI, 2011). Il s’agit d’un phénomène difficile à modéliser.
• Trait de côte
Le PPRL de Mayotte estime à l’horizon 2100 l’évolution du trait de côte, à partir des évolutions
mesurées passées. Le recul du trait de côte est plus ou moins important selon l’orientation et les
caractéristiques de la côte (urbanisation, géologie, etc.). Pour toutes les villes à proximité directes du
littoral, un rapprochement conséquent de la côte est à prévoir.
A noter que l’AFD a élaboré pour les Outre-Mer deux indicateurs :
▪ Un Indicateur de Vulnérabilité Economique (IVE) ;
▪ Un Indicateur de Vulnérabilité Physique au Changement Climatique (IVPCC).
L’IVE n’est pas pertinente pour Mayotte, car trop de données sont manquantes. En revanche, l’IVPCC
a été estimé à 34 pour Mayotte (Wallis & Futuna semblent être le moins exposés avec un indice de 26,
Figure 35 : Anomalies de pressions pour l'horizon 2080 (Météo-France, 2015)EM Outre-mer français
EN Autres territoires insulaires
20
10
SOC UE UE LE! Caurre Lalril doc mtgyre
9 J'Y 1111 11 84 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
et La Guadeloupe et Saint-Martin semblent les plus vulnérables avec un indice estimé respectivement
à 50 et 52).
Bien que Mayotte puisse compter sur la protection naturelle que représente sa barrière corallienne et
les mangroves, elle subira probablement des phénomènes singuliers issus du changement climatique.
Les petites îles tropicales sont en effet particulièrement sujettes à interrogation quant à leur devenir
d'autant plus que le degré de confiance dans les scénarii les plus négatifs est très élevé. L'articulation
des phénomènes attendus demeure inconnue, mais assurément il sera question d'inondations,
d'ondes de tempête, d'érosion des plages, de blanchissement des coraux, etc. (Legoff, 2010).
Enfin, dans le contexte de changements climatiques, Mayotte a surtout à craindre que les phénomènes
littoraux n'occupent une place de plus en plus prépondérante. Du fait de l'exposition des
établissements humains sur des littoraux peu propices à des situations d'abri et largement saturés, les
risques sont inévitables.
2.4 Sur le site d’étude
Comme le reste de l’île de Mayotte, le site d’étude sera particulièrement sensible aux effets du
changement climatique. Cependant, en raison de sa distance au littoral, il devrait être épargné par les
effets littoraux.
Ainsi, l'ensemble des effets du changement climatique ressentis à Mayotte concerneront le site
d'étude, hormis les risques littoraux.
Figure 36 : Indice de vulnérabilité physique au changement climatique (moyenne quadratique) (Source : AFD, 2015)D'UN NU UNS 85 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
ENJEUX DU PROJET D’AMENAGEMENT DE LA RHI BAZAMA-BANDRAJOU REGARDS DU CLIMAT ET DU CHANGEMENT
CLIMATIQUE
- Climat tropical allié au relief accentuant les inégalités pluviométriques du point de vue de leur
répartition spatiale et saisonnière
- Site bénéficiant d’un gisement solaire important
- Secteur pluvieux avec des précipitations moyennes 1 230 mm/an
- Régime des vents dominants inversé en fonction de la saison
- Ile particulièrement sensible aux effets du changement climatique
Prise en compte des contraintes climatiques (pluie, forte chaleur) et notamment des pluies liées aux
dépressions cycloniques (aléa naturel)
Non aggravation des risques naturels et prise en compte des effets du changement climatique dans
le projet d’aménagement
3. Géomorphologie
3.1. Topographie
À l’échelle de Mayotte
La morphologie de Mayotte est complexe : la côte est fortement découpée et comprend de
nombreuses baies, presqu’îles et pointes, et l’intérieur des terres ne présentent pas un relief élevé.
Cependant, la majorité des pentes sont très abruptes (supérieures à 15%).
D’une superficie totale de 374 km², Mayotte est formée d’une île principale, Grande-Terre (qui culmine
à 660m au mont Bénara), où réside l’essentiel de la population. Elle est entourée de nombreux îlots
dont le plus important est Petite-Terre (12 km²) qui accueille l’aéroport et qui culmine au lieu-dit « La
Vigie » à 203 d’altitude.
Grande-Terre est ceinturée à plusieurs kilomètres au large par une barrière corallienne de 160 km de
long, échancrée par plusieurs passes, isolant un vaste lagon d’environ 1 100 km².
D’origine volcanique, le relief de Mayotte est principalement un relief de pentes, mais qui a été adouci
par l’érosion, 63% de la surface de Grande Terre est constituée de pentes supérieures à 15% et se
situent à une altitude supérieure à 300 m.
Grande Terre est marquée par quatre grandes barrières montagneuses :
1. Les crêtes du Nord qui culminent avec le Mont Dziani Bolé ;
2. Le massif du centre depuis le Mont Mtsapéré jusqu’au Mont Combani ;
3. Le massif du Bénara et le Mont Choungui au Sud. Le plus haut sommet est le Mont Bénara (660
m d’altitude) ;
4. Le plus remarquable est le Mont Choungui (594 m), dont l’aiguille domine toute la presqu’île
Sud. Le relief Sud de l’île se distingue par des pentes moins marquées.Légende
@ Focus uiés
Cours d'eau te itents
— Cours d'eau permanents
C1 Basin verser de 1 mégressmn de Kawére
Altitude {en m NGN)
BE” . Om
D'UN NU UNS 86 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
A l’échelle de Mamoudzou
Le territoire communal de Mamoudzou est marqué par l’unité montagneuse de moyenne altitude
Mtsapéré – Combani - Maévadoani du Nord-Ouest au Sud-Ouest, les lignes de crêtes ayant servi à
fonder les limites communales.
L’altitude augmente globalement du littoral vers l’intérieur des terres, jusqu’à atteindre environ 600 m
au niveau du Mont Mtsapéré. L’érosion a cependant adouci cette topographie et également modelé
les reliefs littoraux.
A l’échelle du site d’étude
Sources : rapport du BRGM RP 53161 – modalité d’exploitation et de protection de l’aquifère de Kawéni, 2004,
rapport du BRGM RP 57620 – étude des bassins d’alimentation des forages de Kawéni – bassin versant du Mro
Oua Kaouénilajoli, 2009
La zone d’étude se trouve à l’Est du massif de mlima M’stapéré et à l’Ouest de l’agglomération de
Kawéni, et s’étend au pied d’un versant orienté vers l’Est, constituant la limite d’un ancien cratère
(Maar de Kawéni).
Figure 37 – Altitude du bassin versant de la dépression de Kawéni (source BRGM, 2004)
Périmètre
RHIA PROFIL ALTIMÉTRIQUE
&.
»-
27
26
= 25
E 24 D 23
£ 22
+? 21
20
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© 52 100 1590 299 250
Distance (m)
A
Distance totale : 267 m Dénivelé positif : 14,1 m FC a
Dénivelé négatif : -11,22 m Penté moyenne : 10 % ' 7
AR (
k. s il
c PROFI ALTIMÉTRIQUE
PROFIL ALTIMÉTRIQUE
mn — >
35
Altituce
(mm)
Altitude
(m)
59 100 150
Distance (m) D 50 109 150
Distance (m) «
Distance totale : 196 m Dénivelé positif : 3,38 m
Dénivelé négatif : -18,76 m Pente moyenne : 12 % Distance totale : 199 m Dénivelé positif : 3,845 m
Dénivelé négatif : -25,29 m Pente moyenne : 15 %
[ \ R DRE
D'UN NU UNS 87 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 38 – Modèle numérique de la dépression (ancien cratère) de Kawéni ( source BRGM, 2004)
Aux alentours du village, le site est composé de trois collines et de trois vallons dans lesquels
serpentent les ravines lors d’événements pluvieux. Les trois sommets des collines sont compris entre
90 et 150 NGF et se succèdent entre pentes fortes et plateaux.
Au droit du périmètre du projet, la topographie présente des pentes de l’ordre de 10% du Nord vers le
Sud, et de l’ordre de 12 à 15% de l’Ouest vers l’Est. Globalement le site se situe sur les mi-hauteurs de
la commune, à relativement basse altitude, allant de 15 NGF sur la limite Est à 30 NGF sur la limite
Ouest.
La topographie du site d’étude se caractérise par des pentes relativement marquées vers les ravines. Le site se situe à basse altitude entre 15 et 30 mNGM.
Figure 39 : Figure 8 : Profil altimétrique du site d’étude (Source : ESR, Géoportail, 2022)9 DJ dd dd 1 88 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
3.2. Géologie
Source : Etude de précision de l’aléa mouvements de terrain site 5 – Kawéni – Quartier Bazama, Géolithe 2020
À l’échelle de Mayotte
Deux éléments clés caractérisent la géologie de Mayotte : la quasi-ubiquité des formations
volcaniques, majoritairement constituées de laves de type basaltique et leur profonde altération,
jusqu’à plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur, qui se marque fortement dans le paysage. Les
formations sédimentaires sont limitées au récif et à quelques plaines côtières.
Deux interprétations majeures permettent d’expliquer la structure de l’île : un vaste volcan bouclier
dont le centre, maintenant effondré, se situerait à l’ouest de Mayotte ou bien une possible chaîne de
plus petits volcans coalescents. En tout état de cause, Mayotte semble être le résultat d’une évolution
volcanologique en 4 phases principales :
- Un bouclier primitif (ou des volcans coalescents), généralisé à l’ensemble de l’île, dont les
coulées de base subaériennes sont datées aux environs de 8 Ma. L’âge du volcanisme initial
(basanites et basaltes à néphéline, augite, olivine) est estimé entre 10 et 15 Ma. Les dernières
éruptions de cette phase consistent en des coulées plus différentiées éphélinites) mises en
place au sein de paléovallées (3,25 Ma),
- Depuis cette époque, des laves plus différenciées se sont épanchées. Ce sont essentiellement
des dômes et écoulements phonolitiques dans le centre et le sud de l’île, mis en place le long
de grands accidents convergeant probablement vers le centre du bouclier, entre 3,3 et 2,5 Ma,
avec une dernière récurrence vers 1,5 Ma,
- Le volcanisme basaltique et basanitique du nord -ouest est daté aux alentours de 2 Ma. Il est
relié à une zone de rift distensive de type « Hawaïen » de direction N175 (la seule de l’île). Ces
coulées nappent les reliefs de l’extrémité nord -ouest de l’île, à partir d’un centre d’émission
situé probablement en mer Suit la mise en place du massif du M’Tsapére qui, avec son cortège
de phonolites intrusives (1,5 à 1,8 Ma), puis de coulées tardives de vallées (1,4 à 1,5 Ma),
traverse et occupe la partie méridionale du rift,
- Une phase trachytique et basaltique très récente avec des structures de type maar bien
préservées, en particulier sur Petite Terre (lac Dziani) et au nord de Mamoudzou (cratères de
Cavani et Kawéni).
L’île a ensuite été soumise, depuis 1 à 1,5 Ma au moins, à une subsidence d’au moins 70 m qui explique
la présence du récif frangeant. Les plaines sédimentaires côtières actuelles correspondent
principalement au comblement récent de vallées entaillées lors des bas niveaux marins de l’Holocène
(postérieur à 100 Ka). Les vallées de la Kwalé et de Tsararano en sont des exemples.Forage ÿs
ZT Zone d'étude MS
PET ES ;
A RE hs 1 Nichie d'arrachament
- Seres dé glissement
Formations superficielles
Formations superficielles allochtones
Formations alluvionnaires
Fz Alluvions indifférenciées
Formations de pente
6 | Colluvions
| Dépôts d'écroulements
Isoltérites de laves bosiques et intermédiaires
Formations volcaniques
LE | Basalte si
Formations vokcanoclastiques
Eve] Isahérites de cônes de scories
Cl / NE
HN ALT Ver VF ——_
= 27 a NES = VIL., 373
ES
TD
* 2 7)
mr
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:
9 J'Y 1111 11 89 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
À l’échelle du site d’étude
Sources : étude géotechnique Géolithe Océan indien 2019 ; rapport du BRGM RP 53161 – modalité
d’exploitation et de protection de l’aquifère de Kawéni, 2004, rapport du BRGM RP 57620 – étude des
bassins d’alimentation des forages de Kawéni – bassin versant du Mro Oua Kaouénilajoli, 2009
D’après la carte géologique du BRGM de Mayotte, les terrains du site sont principalement constitués
de roches de formation superficielles de pentes, à savoir de colluvions (C), mais également d’alluvions
indifférenciées (Fz) au niveau de la ravine.
Les colluvions (C) sont des dépôts de versant, issus du fluage (ou déformation) plus ou moins lent de
matériaux (parfois altéritiques) sur une pente sous les effets combinés de la gravité et du climat
(précipitations notamment). Ces dernières drapent les flancs des reliefs. Leur puissance qui tend à
augmenter vers l’aval, est, cependant, très variable. Souvent riches en matière organique, incorporée
lors du fluage (ou déformation), ces dépôts sont rougeâtres à bruns et peuvent être riches en blocs.
En bas de pente, le système alluvionnaire évacue les dépôts de versants et crée un « appel au vide »,
responsable du fluage ( ou glissement) de la partie superficielle des terrains vers l’aval : le réseau
hydrographique est ainsi très souvent entouré de colluvions, voire totalement creusé dans des
colluvions (Source : notice géologique de Mayotte).
Selon les études réalisées par le BRGM (2004 ; 2009) sur le secteur de Kawéni, l’histoire géologique du
secteur se décompose en quatre phases principales. Par ordre chronologique (extrait du rapport du
BRGM, 2004 -p.25-26 ):
1 –Du Mio-Pliocène au Pléistocène (7-8 millions d’année à – 500 000 ans) : le volcanisme du M’stapéré
met en place une succession de coulées basaltiques massives intercalée avec des dépôts de type lahar
Figure 40 : Extrait de la carte géologique de Mayotte (édition 2013)D'UN NU UNS 90 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
(coulées boueuses à débris volcanique de toutes tailles ). Ces formations constituent le substratum
actuel de la zone d’étude ;
2 – Pendant la période Pléistocène à Holocène (500 000 ans à moins de 10 000 ans), après une période
de calme volcanique d’un million d’années environ, l’activité se réveille brutalement avec des
explosions phréato-magmatiques violentes qui pulvérisent des magmas trachy-basaltiques (basaltes
enrichis en silice) en colonnes de plusieurs milliers de mètres de hauteur. Les retombées de lapilli et
de cendres forment un anneau dont l’épaisseur et la granulométrie diminuent avec la distance au point
d’émission. Ainsi les ejecta retombent en partie dans le cratère et en partie à la périphérie, sous forme
d’un anneau ou d’un croissant selon la direction de l’explosion celles du vent et l’orientation de la
topographie. En l’occurrence, on observe une très forte dysmétrie des retombées pyroclastiques : elles
se sont essentiellement déposées au Nord-Est et à l’est du cratère d’émission. On retrouve donc à
l’affleurement des dépôts pyroclastiques dans la dépression circulaire, en place ou remaniés et
d’autres dépôts pyroclastiques en forme de croissant autour de la dépression, issus de retombées de
panaches éruptifs et de déferlantes qui dévalent les pentes du cratère ainsi formé.
3 – depuis moins de 10 000 ans, des intrusions magmatiques viennent recouper les formations
existantes autour du cratère. Ce sont les cônes de projections scoriacées de Majicavo-Lamir, de la
pointe Mahabo et du chemin de la Convalescence. Certains de ces dépôts (en particulier à Majicavo)
contiennent des niveaux à coquilles, témoignant de la jeunesse de ces formations. Néanmoins, sur la
postériorité de l’émergence de ces cônes, le cas échéant stromboliens, sur l’explosion du Maar de
Kawéni ne peut être affirmée systématiquement, notamment en ce qui concerne le chemin de la
Convalescence.
4 – Autrement, des formations sédimentaires de mangrove et de plage se déposent au gré des marées
au centre et à l’est de la dépression. Les cours d’eau et en particulier le Mro oua Kawenilajoli entaillent
l’ensemble des formations et déposent des alluvions plus ou moins hétérogènes. L’érosion,
essentiellement climatique, altère les dépôts et argilise les formations volcaniques.ee EE #
Legende
Formations sédimentaires
EN méngrore urnan sans
Foumalionc de rhidroe = allusion ot potloc aczumuations
LT Piaines atusies ou ttoraies Giaonstinest
F=] Cdlunons de versants
Formations volcaniques
Fibistocone (0,5 Ma = épisode dfféoncie explosé au Nord)
[M Anneaux de pyrociastiques tractytques tash-mmg) de Kawen
Anneaux: de pyrociastiques trachyliques (astral de Hawæn,
apootcilvokanique et pro tions
Héistocène (1,4 à 1,4 Ma = série différenciée au Moidh
[1 Lars intittérencèes de fond valiés du W'Sapéré
Es Phonolitss
Mio-Plibcène (4 à 8 Ma = boudier prunitifi
[__] Basanites essentielement (SN, atérèes
Age IMéTermIné
0.5
kilomélres
We
D'UN NU UNS 91 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 41 : Extrait de la carte géologique de Stieljes (1988 – cité par BRGM, 2004)
Les formations pyroclastiques et alluvionnaires ainsi formées sont favorables à l’infiltration de l’eau.
En effet, le cratère (ou Maar) composé d’alluvions présente des propriétés hydrodynamiques
permettant l’infiltration et la rétention de l’eau, suffisante à la création d’un aquifère exploitable pour
les ressources en eau potable (cf. chapitre qui suit).
A noter cependant que sous l’effet du climat chaud et humide de Mayotte ces formations géologiques
subissent un processus d’altération des roches conduisant à une argilisation de la masse des laves,
parfois sur plusieurs dizaines de mètres d'épaisseur.
Elle donne naissance à des "sols ferralitiques" qui peuvent devenir des « padzas » lorsque la végétation
en place est supprimée. Ces sols deviennent donc compacts et sensibles au ruissellement pluvial.
Le ruissellement des eaux pluviales sur ces sols mis a nu provoque une pollution terrigène à l’aval, suite
à l’entrainement de matières en suspension, vers le lagon.9 DJ dd dd 1 92 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Le site d’étude repose majoritairement sur des colluvions, des roches de formation superficielles de pentes. Des alluvions indifférenciées sont également présentes sur la bordure sud du site d’étude au niveau de la ravine. Les formations géologiques en place permettent la création d’aquifère exploitable pour les ressources en eau potable (cf chapitre qui suit).
Sous le climat tropical de Mayotte et en l’absence d’une couche végétale, ces formations géologiques peuvent conduire à la formation de sols imperméables, très sensibles au ruissellement et à l’érosion. Ils peuvent provoquer des pollutions terrigènes du lagon à l’aval en l’absence de mesure de gestion des particules fines.
3.3. Exploitation de la ressource du sous-sol
Sources : Rapport final du Schéma Départemental des Carrières, Octobre 2015, BRGM/RP-64991-FR, Avis délibéré
de l’Ae sur le SDC de Mayotte (976) n°2016-97 adopté lors de la séance du 21/12/16
Le Schéma Départemental des Carrières a été approuvé en 2016.
A Mayotte, l’extraction des matériaux était uniquement régie par l’arrêté de mai 1993 dit « de
Madagascar » où les carrières étaient soumises à un régime déclaratif. Devenue DROM (Département
et Région d’Outre-Mer) depuis le 31 mars 2011, Mayotte est soumise à ce titre à la réglementation
française, c'est-à-dire à la prescription d’un schéma des carrières et à l’application de la loi n° 93-3 du
4 janvier 1993.
Les carrières répondent uniquement aux besoins économiques des filières du Bâtiment et des
Travaux Publics (BTP), il n’y a pas de filières industrielles sur Mayotte. Les matériaux issus des carrières
de Mayotte constituent une matière première indispensable pour ce secteur.
Avec trois carrières (Koungou et M’Tsamoudou pour ETPC et Miangani pour IBS), les deux exploitants
de Mayotte disposent chacune d’une centrale d’enrobé et d’une centrale à béton proche de leur grosse
carrière (Koungou et Miangani), mais la majorité (80%) des granulats part directement de la carrière
chez le particulier.
L’approvisionnement de l’industrie du BTP est assuré par la production de roche massive concassée.
D’autres substances ont été exploitées par le passé, telles que les pouzzolanes ou les argiles. Il n’y a
pas d’extraction alluvionnaire. Il n’y a pas non plus de matériaux de substitution à Mayotte et de plate-
forme de retraitement des produits de démolition.
Les roches massives sont consommées à raison de :
▪ 80% pour la vente au particulier de granulats bruts ;
▪ 17% pour les centrales à béton ;
▪ 3% pour les centrales d’enrobés.
L'évolution de ces consommations apparaît difficile à appréhender, compte tenu des nombreuses
incertitudes concernant l'évolution de la démographie ou la réalisation de plusieurs projets
importants.
La notice de la carte géologique de Mayotte (BRGM, janvier 2013) fournit des éléments actualisés sur
les carrières.pe T ad
Aie hnrel LEE y! Cr
D'UN NU UNS 93 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Les carrières les plus proches du site d’étude sont :
- La carrière de Koungou : Basalte massif, concassé puis exploité dans des bétons et des routes ; - La carrière de Majicavo-Koropa et de Majicavo-Lamir : Roche dure qui se débite en dalles décimétriques, utilisées pour les pavages ;
- La carrière de Doujani : Phonolite dure utilisée comme matériel d’enrochement de la déviation de Mtsapéré.
Figure 42 : Localisation et production des carrières de Mayotte (Source : Avis de la MRAe sur le SDC de Mayotte, Décembre 2016)9 DJ dd dd 1 94 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Aucune carrière en activité ne se situe à proximité du site d’étude.
La production de granulats oscille ces dix dernières années entre 646 000 tonnes (en 2011) et 850 000 tonnes (en 2006) sur ces dix dernières années. La production est estimée à 750 000 tonnes pour 2016. A ce jour, elle provient principalement de trois carrières : Koungou, Miangani et M’Tsamoudou sur Grande Terre, la carrière qui était exploitée à Petite Terre est aujourd’hui arrêtée.
Comme les volumes importés et exportés sont nuls, la production égale la consommation. Elle est de l’ordre de 752 000 tonnes par an si l’on prend la moyenne annuelle sur les 10 dernières années pour 212 600 habitants (chiffre INSEE de 2012), la consommation moyenne mahoraise est de 3,5 tonnes/an/habitant (soit deux fois moins qu’en Métropole). Cependant, au regard de l’augmentation de la population et des besoins en logements, une augmentation de cette moyenne est possible.
Dans le SDC de Mayotte, les besoins futurs en matériaux ont été évalués. Au regard de la consommation de granulats enregistrée ces dix dernières années, si la population continue à augmenter (environ 2,7%/an), à consommation égale, Mayotte aura un besoin de 7 520 000 tonnes pour couvrir la durée du schéma des carrières (10 ans), soit un besoin estimé supplémentaire à 300 000 tonnes/an en 2025.
- Sur une tendance normale (sans besoin exceptionnel), 9,5 millions de tonnes (7 520 000 tonnes + 1 936 382 tonnes) de granulats devront être extraites à Mayotte pour couvrir les besoins sur la durée du schéma des carrières.
- Sur une tendance haute (avec tous les besoins exceptionnels), l’île devra compter sur un besoin de 13,7 millions de tonnes de granulats en plus sur les dix années du schéma soit 1 370 000 tonnes/an supplémentaires, rapportant à 8 tonnes/an/habitant la consommation mahoraise en 2025. Cela semble peu réaliste, c’est toutefois la consommation de La Réunion...
Partant d'un taux de croissance de la population de 2,7 %, le nombre de logements supplémentaires dépend largement de la faculté à les produire (entre 280/an pour la production actuelle et jusqu'à 3 500/an, tendance haute des besoins estimés par la Société Immobilière de Mayotte (SIM), reprise par le projet de Schéma d'Aménagement Régional (SAR) de 2013) et de la quantité de granulats nécessaires pour chaque logement.
Cependant, ces chiffres doivent être considérés avec attention. En effet, au regard de la dernière enquête de l’INSEE (2017), la population s’accroît de 3,8% par an en moyenne sur la période 2012- 2017. Le rythme s’accélère par rapport à la période 2007–2012 (+ 2,7%), rompant avec deux décennies au cours desquelles il avait progressivement ralenti.
Rappelons que le premier objectif du SDC est de compenser une partie des besoins supplémentaires liés à l’augmentation de la population et du nombre de logements en fixant un objectif de production d’un million de tonnes de briques de terre sur la durée du schéma (soit 100 000 tonnes/an) permettant d’économiser la ressource en granulats de roche massive. Au regard de ces éléments, les enjeux relatifs à l’utilisation de ressources du sous-sol sont importants au niveau du site d’étude.D'UN NU UNS 95 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
ENJEUX DU PROJET D’AMENAGEMENT DE LA RHI BAZAMA-BANDRAJOU REGARDS DE L’ETUDE DES SOLS
- Contexte volcanique ancien – Mayotte est l’île la plus ancienne de l’archipel des Comores – au relief
contrasté surtout sur Grande-Terre
- Site d’étude situé à basse altitude entre 15 et 30 NGF, présentant des pentes relativement marquées
vers le Sud et l’Est
- Le site est placé sur une zone de colluvions, et en bordure d’alluvions au niveau de la ravine. Les
formations géologiques en place disposent de propriétés hydrogéologiques ayant permis la création
d’aquifères, exploités pour l’eau potable ;
Ces formations géologiques, en l’absence de végétation et sous un climat chaud et humide peuvent
conduire à la formation de sols imperméables et sensibles à l’érosion par ruissellement pluvial ;
L’érosion des sols est une source de pollution terrigène ayant un fort impact sur les lagons mahorais ;
- Bien qu’aucune carrière ne soit à proximité du site, Il y a des enjeux relativement importants en
termes de futurs besoins de ressources du sous-sol
Prise en compte de la modification de la topographie par les travaux de terrassement
Prise en compte des caractéristiques géotechniques des matériaux dans la localisation et le type
d’implantation des bâtiments
Prévoir les besoins en termes de matériaux au vu de la raréfaction des ressources naturelles sur le
territoire (alternatives dans les matériaux de construction)9 DJ dd dd 1 96 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
4. Masse d’eau
4.1. Hydrographie
Sources : SDAGE de Mayotte - Dossier de demande d’autorisation au titre de la Loi sur l’Eau du projet de
Restructuration du campus scolaire de Kawéni, Cyathea 2021 – Note hydraulique du projet RHI Bazama-
Bandrajou, ETG 2022
À l’échelle de Mayotte
Le réseau hydrographique de Mayotte est composé de nombreux cours d’eau intermittents, qui marquent fortement le paysage mahorais, et d’une trentaine de rivière plus ou moins pérenne présentant une très grande variabilité des débits (débits très faibles en dehors des épisodes pluvieux) et inégalement répartis sur l’île.
Ces cours d’eau, essentiellement localisés au nord, connaissent naturellement des débits irréguliers liés à l’alternance de la saison des pluies et de la saison sèche. La dimension réduite des bassins versants accentue rapidement les variations des débits dès les épisodes pluvieux. Pour les rivières du sud, la diminution des apports est telle en période sèche qu’elle se traduit fréquemment par des assecs, les liaisons avec les eaux souterraines étant très réduites.
Les différences climatiques et la grandeur des bassins versants scindent nettement l’île en deux régions aux régimes hydrologiques bien différents :
▪ Le Nord, régulièrement arrosé et bénéficiant des châteaux d’eau du Mtsapéré et du massif de Dziani Bolé, est drainé par de généreuses vallées. Les cours d’eau, malgré la faible capacité de rétention des sols volcaniques très altérés, irriguent les versants et les villages par des rivières bordées de ripisylves très fréquentées par les laveuses ;
▪ Le Sud, moins favorisé par les précipitations, présente des ravines au régime plus capricieux. De plus, en dehors de quelques vallées privilégiées (Mroni Bé à Dapani et Mro Mouhou à Bandrélé), les cours d’eau empruntent un tracé direct et très court, du sommet des crêtes jusqu’au lagon.
Lors de fortes pluies, la faible perméabilité du sol conduit à un important ruissellement des eaux qui entraîne les matières en suspension et les déchets de toutes natures vers le lagon aggravant ainsi l’envasement du lagon et la coloration de ses eaux en rouge brique. Ce phénomène est encore plus important en zone urbaine où les sols sont totalement imperméabilisés par des matériaux durs (béton, bitume…).
Par conséquent, Mayotte conserve peu ses eaux d’écoulement, et pour lutter contre les déficits hydriques récurrents, des retenues collinaires ont été mises en place pour stocker les eaux à Combani et à Dzoumogné.
De plus, les principales ressources en eau potable sont exploitées à partir de ressources superficielles, en raison de la faible taille des nappes profondes. Ainsi, la disponibilité en eau dépend directement des évènements pluviométriques.
De plus, en raison d’une démographie galopante, la pression sur cette ressource est de plus en plus forte. En effet, 85 % de la ressources en eau est exploitée pour des usages domestiques. L’agriculture représente le second secteur consommateur en eau. Les activités touristiques et industrielles représentant qu’une faible part (moins de 5%).
Enfin, l’augmentation des habitations non réglementées perturbe la résolution des problèmes de
qualité et de ressource liés aux facteurs biogéographiques et anthropiques. Les cours d’eau restent
une zone stratégique dans la vie sociale mahoraise : lessive, lavage de voitures, etc., mais aussi
irrigation de parcelles défrichées, rejets domestiques, dépôts de déchets, etc.9 DJ dd dd 1 97 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
La gestion de la ressource en eau est délicate à Mayotte. La majorité des ressources en eau potable provient de ressources superficielles, dont la recharge est conditionnée par les aléas climatiques. De plus elle subit une pression de plus en plus forte, étant donné que 85% des usages de l’eau sont à caractère domestique, et la croissance démographique, bien que ralentie, augmente annuellement. Enfin, cette ressource subit également une pression en termes de qualité.
La ressource en eau de Mayotte constitue donc un enjeu majeur à prendre en compte dans le cadre de nouveaux projets d’aménagement.
À l’échelle de Mamoudzou
Le territoire communal de Mamoudzou comporte de nombreuses ravines se constituant par l’érosion du sol où l’écoulement se crée uniquement lors d’épisodes pluvieux. Ces ravines constituent souvent le réseau secondaire de rivières aux écoulements pérennes et étiages uniquement alimenté par les nappes alluviales et côtières (Doujani, Gouloué, Kwalé).
Les principaux cours d’eau de la commune de Mamoudzou se caractérisent par une occupation à dominante agro-forestière dans la partie amont des bassins versants : des espaces boisés entrecoupés de cultures principalement maraîchères, et qui sont directement liées à l’approvisionnement de la ville.
En opposition, la partie aval des bassins versants est urbanisée, les habitations se rapprochant parfois au plus près des cours d’eau au détriment des ripisylves, celles-ci jouant pourtant un rôle dans la stabilité des berges et abritant une faune et flore riche.
À l’échelle du site d’étude
Le site d’étude se situe au niveau du quartier Bandrajou à Kawéni. Ce secteur est traversé par deux ravines : une ravine principale bordant le périmètre d’étude et dont l’exutoire est la mangrove de Kawéni et une seconde aux écoulements intermittents et trouvant son exutoire dans la ravine principale.
Cette ravine ne rejoint aucun cours d’eau, mais directement la mangrove de Kawéni.
On ne recense aucun cours d’eau permanent aux abords du projet. Cependant, le projet est traversé sur sa partie centrale par un cours d’eau temporaire, et longe une ravine sur sa partie Sud.8559300
8559000
8558700
8553400
8553100
8550600
787500 787150
RHI Bazama-Bandrajou
Relief et Réseaux
Hydrograhique
L
À
Légende :
— Aire d'étude RHI
—— Emprise projet
—— Cours d'eau intermittent
—— Cours d'eau permanent
— Courbes de niveau à 25 mètres
—— Courbes de niveau à 5 mêtres
76100
we,
Eco-Stratégie Réuwdon © - JE - 28/03/2022
Reproduction mterdite
Sources : Eco-Stratégie Réunion
Sources des fois de corte ; 80 ORTHO, USM
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DV DITS 98 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 43 : Réseau hydrographique et exutoire (Source : ESR 2022)| ! [ L L 0
D'UN NU UNS 99 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
4.2. Etat des masses d’eau
Selon l’actualisation de l’état des lieux des masses d’eau réalisé en 2019, Mayotte compte 26 masses d’eau de surfaces, un lac naturel d’eau douce (Dziani Karihani), 2 retenues collinaires destinées à la production d’eau potable situées à Dzoumogné et Combani, 17 masses d’eau côtière et 6 masses d’eau souterraine.
Les rivières pérennes sont essentiellement localisées dans le Nord et le Nord-Ouest de l’île où se concentrent les précipitations. En moyenne, 80,0 % des pluies sont enregistrées entre décembre et avril.
Cours d’eau
Il n’y a pas de rivière pérenne faisant partie du SDAGE au sein de l’aire d’étude immédiate.
Cependant, située à un peu plus de 600 mètres au nord du site d’étude, la rivière Mro Oua Kawénilajolie est le seul cours d’eau du secteur identifié au titre de la Directive Cadre comme masse d’eau superficielle de type Masse d’Eau Naturelle. Son bassin versant est parmi les 10 plus grand de l’île avec un développement linéaire estimé à 31 km et 90 canaux présents sur le bassin.
Tableau 10 : Objectifs de la rivière Kawénilajolie (Source : SDAGE 2022-2027)
Code Nom
Etat 2019 Objectif d’état 2027
Chimique Ecologique Global Ecologique Chimique Environnemental
FRMR17
Rivière
Kawénilajoli
Bon Mauvais Mauvais Bon
Report de délai
2033
Report de délai
2033
Par ailleurs, selon le projet de SDAGE 2022-2027, les pressions les plus importantes s’exerçant sur le cours d’eau Kawénilajoli sont les surfaces imperméabilisées, les déchets et les prélèvements.
A noter que l’état écologique des masses d’eau de surface est de manière générale assez dégradé surtout pour les cours d’eau. Du fait de l’attribution d'un état biologique « à dire d’expert », l’état écologique de l’ensemble des cours d’eau bénéficie de plus d’un indice de confiance faible. Un quart des cours d’eau est en bon état écologique, la grande majorité étant qualifiée d’un mauvais état écologique. Les principales pressions s’exerçant sur les cours d’eau en mauvais état écologique sont des pressions anthropiques (assainissement, et prélèvements pour l’AEP).
Aucun cours d’eau inscrit au SDAGE ne se situe à proximité du site d’étude. Le cours d’eau inscrit au SDAGE le plus proche est la rivière Kawénilajoli qui est située à plus de 600 mètres au nord du site d’étude.
Eaux côtières
La masse d’eau côtière la plus proche du site d’étude est la masse d’eau FMRC10 situé à plus de 300 mètres à l’Est. Les ravines situées aux alentours du site d’étude ainsi que la rivière Kawénilajoli au Nord, se rejettent dans cette masse d’eau côtière.
Le SDAGE 2022-2027 indique que les masses d’eau côtières les plus proches du littoral ont un état écologique moyen. Les masses d’eau littorales des zones les plus densément peuplées (notamment Mamoudzou et Petite Terre) ont un état écologique médiocre (état biologique et physico-chimique).
L’état des lieux de 2019 indique que la masse d’eau côtière la plus proche du littoral a un état écologique médiocre. Bien que l’origine précise des pressions les plus impactantes soit difficile à déterminer, le déficit ou l’absence de traitement des eaux usées ainsi que l'envasement du lagon par les apports terrigènes issus de l'érosion terrestre sont, selon les experts, les pressions les plus délétères pour l’environnement.| | L ‘
D'UN NU UNS 100 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Tableau 11 : Objectifs de la masse d’eau côtière (Source : SDAGE 2022-2027)
Code Nom
Etat 2019 Objectif d’état 2027
Chimique Ecologique Global Ecologique Chimique Environnemental
FRMC10
Mamoudzou-
Dzaoudzi côtière
Bon Médiocre Médiocre
Report de
délai 2033
Bon
Report de délai
2033
L’objectif d’atteinte du bon état écologique de la masse d’eau côtière FRMC010 est reporté à 2033.
Selon le SDAGE 2022-2027, la quasi-totalité des pressions anthropiques est présente sur la masse d’eau
côtière FRMC10.
Largement identifiée dans les phases de diagnostic des premiers Schémas Directeurs Communaux de
Gestion des Eaux Pluviales, l’insalubrité du réseau est directement liée à une concentration dans le
réseau pluvial d’eaux usées domestiques et de détritus jonchant la voie publique charriés par les eaux
de ruissellement. Les déchets de chantier constituent également une source de pollution importante.
Les eaux pluviales n’étant pas traitées en aval, il devient impératif de prévenir en amont la pollution
de ces eaux pour préserver les exutoires naturels, et développer les techniques alternatives favorisant
la gestion à la parcelle, l’infiltration, la rétention, etc. pour limiter au maximum le ruissellement.
La contamination des milieux aquatiques d’eaux douce et marine par les macrodéchets, en majorité
d’origine plastique, est particulièrement préoccupante et serait l’une des plus importantes de France.
La masse d’eau côtière FRMC10, située à 800 mètres à l’Est, est le milieu récepteur des eaux provenant des ravines aux alentours du site d’étude. Elle est dans un état environnemental qualifié de médiocre. L’atteinte du bon état environnemental a été déclarée en 2033.
De manière générale, une attention particulière devra être apportée à la gestion des eaux (eaux usées, eaux pluviales et de ruissellement) afin de ne pas engendrer de pollutions supplémentaires pouvant dégrader l’état du lagon.
Plans d’eau
Trois masses d’eau avaient été définies en 2008 :
▪ Plan d’eau naturel : le lac Dziani FRML01 (bien que sa surface soit plus faible : 17,5 ha) que les
limites officielles DCE,
▪ Plans d’eau classés en Masses d’Eau Fortement Modifiés (MEFM) : la retenue de Combani
FRML02 et la retenue de Dzoumogné FRML03.
Cependant, du fait de la taille de ces plans d’eau et compte-tenu qu’aucun suivi n’a pu être réalisé au
cours du cycle de gestion 2010-2015, il a été arrêté par le Comité de Bassin en décembre 2013 que ces
masses d’eau plan d’eau ne seront plus dans le référentiel masse d’eau du district hydrographique de
Mayotte et que les plans d’eau seront intégrés dans les masses d’eau cours d’eau amont qui les
alimentent.
5. Hydrogéologie
Le site d’étude est majoritairement situé sur l’aquifère FRMG002 dit « Volcanisme du massif du
Mtsapéré » et en partie sur l’aquifère FRMG006 dit « Alluvions de Kawéni » dont les objectifs d’atteinte
de bon état quantitatif et chimique pour 2021 sont les suivantes :mm
CE
9 J'Y 1111 11 101 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Tableau 12 : Objectif de l'aquifère (Source : SDAGE 2022-2027)
Code Nom
Etat 2019 Objectif d’état 2027
Chimique Ecologique Global Ecologique Chimique Environnemental
FRMG002
Volcanisme
du massif du
Mtsapere
Bon Bon Bon Bon Bon Bon
FRMG006
Alluvions de
Kawéni
Bon Bon Bon Bon Bon Bon
Deux forages, exploités à des fins d’eau potables sont présents sur ces masses d’eau :
− Le forage F2, sur la masse d’eau FRMG002
− Le forage F1 sur la masse d’eau FRMG006
La Directive cadre sur l’Eau décompose l’état environnemental des masses d’eau souterraine entre
l’état quantitatif et l’état chimique. Le bon état quantitatif d’une eau souterraine est atteint lorsque
les prélèvements ne dépassent pas la capacité de renouvellement de la ressource disponible, compte
tenu de la nécessaire alimentation des écosystèmes aquatiques. L’état chimique est bon lorsque les
concentrations en polluants dues aux activités humaines ne dépassent pas les normes et valeurs seuils,
lorsqu’elles n’entravent pas l’atteinte des objectifs fixés pour les masses d’eaux de surface alimentées
par les eaux souterraines considérées et lorsqu’il n’est constaté aucune intrusion d’eau salée due aux
activités humaines.
L’état GLOBAL d’une masse d’eau souterraine est défini comme le paramètre le plus déclassant entre
l’état quantitatif et l’état chimique.
Les masses d’eaux souterraines sur lesquelles se situent les projets (FRMG002 et FRMG006) se
caractérisent par un bon état général quantitatif et chimique en 2019.
Selon le projet de SDAGE 2022-2027, « En 2019, l’ensemble des masses d’eau souterraine est en bon
état quantitatif et chimique, donc en bon état global. En 2013, une masse d’eau était en déséquilibre
quantitatif ; son état s’est donc amélioré. L’état des lieux conduit en 2019 révèle qu’effectivement,
100% des masses d’eau ont atteint le bon état. »
L’état de la masse d’eau s’est donc amélioré entre 2013 et 2019.
Le site d’étude est majoritairement situé sur l’aquifère FRMG002 dit « Volcanisme du massif du Mtsapéré » et en partie sur son extrémité Est sur l’aquifère FRMG006 dit « Alluvions de Kawéni ».
Les deux aquifères sont en bon état quantitatif et chimique.RHI Bazama-Bandrajou
Masse d'eau
8552600
L
E558400
1
Légende :
— Aire d'étude RHI
— Emprise projet
Rivière Kawénilajoli - Mauvais
— Cours d'eau intermittent
_ FRMCI0 :
MAMOUDZOU DZAOUDZT COTIERE
Médiocre
MasseDEauSouterraine_MYT
FRMGOO2 :
Volcanisme du massif du Mtsapere
Bon
nn FRMGO06 :
Alluvions de Kawéni
Bon
Eco-Stratégie Réunion © - JE - 28/03/2072
Reproduction interdite
Sources : Eco-Stratégie Réunion
Sources des fonds de carte : BD ORTHO. OSM
DV DITS 102 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 44 : Localisation et identification des masses d'eau au droit du projet (Source : ESR 2022)D'UN NU UNS 103 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
6. Exploitation de la ressource en Eau Potable
A Mayotte, la production de l'eau potable est assurée à partir de ressources superficielles, de
ressources profondes ainsi que de dessalement.
Les ressources superficielles proviennent des eaux de surface des rivières et des retenues collinaires
de Combani (1,5 Mm3) et de Dzoumogné (2 Mm3). Elles représentent 80 % des ressources de la
production et sont prélevées par 14 captages répartis sur Grande-Terre. Les ressources profondes
proviennent de forages et représentent 18% des ressources de la production. Elles sont également
situées sur Grande-Terre.
Le SDAGE 2022-2027 fait état de la définition des protections des captages d’eau dont Longoni fait
partie.
6.1. Généralités
Mayotte connaît des sécheresses récurrentes entre les mois de décembre et de juillet se traduisant
par des réserves en eau potable parfois très faibles à la fin de la période et qui ont motivé des tours
d’eau entre décembre 2017 et février 2017. Ce phénomène est accentué par :
- La prévision que la population double d’ici 2050 (Insee – scénario central) ;
- Le changement climatique et la prévision d’importants contrastes saisonniers à l’horizon 2080
avec un signal d’assèchement assez marqué entre juillet et décembre (Météo France) ;
- La déforestation et les mauvaises pratiques agricoles (notamment la réduction du couvert
arboré et le prélèvement illégal d’eau).
La mise à jour du Schéma Directeur d’Eau Potable fin 2019 a mis en évidence la nécessité d’entamer
une réflexion sur la recherche et la mobilisation de nouvelles sources d’eau. Il apparaît que la ressource
est exploitée à saturation durant la saison sèche et que la mise en place des débits réservés constitue
ainsi une contrainte supplémentaire pour la production d’eau brute.
D’après cette mise à jour, le besoin supplémentaire en eau à l’horizon 2050 est estimé à 16 millions
de m3, soit une augmentation de 125% par rapport aux 13 millions de m3 consommés actuellement
(SIEAM, 2020).
La Note stratégique pour le reboisement des bassins versants de Mayotte avec un enjeu de maintien
de l’eau potable, ONF Mayotte, mai 2020 met en exergue les services écosystémiques rendus par les
forêts notamment en apport d’eau dans les rivières. En effet, une étude réalisée en 2017 estime le
gain en eau en rivière durant la saison sèche à environ 400 000 m3 pour 100 hectares de forêt
reconstituée (Thongo, 2017). Ceci met en lumière l’opportunité d’engager des reboisements
d’ampleur sur le territoire avec des frais d’investissement similaires à ceux des infrastructures de
captage d’eau potable tout en déclenchant une série d’externalités positives.
D’autre part, il semble important de rappeler que le boisement ou le maintien du couvert boisé sur les
secteurs affectés par un enjeu de protection contre les risques naturels est connu pour diminuer la
probabilité que la catastrophe naturelle ne survienne. L’amélioration de l’infiltration de l’eau dans le
sol et le ralentissement de l’écoulement de l’eau à la surface du sol permettent de limite les
inondations-éclair en aval. D’autre part, les arbres stabilisent les sols et limitent les glissements de
terrain.Sous boss in F2
D'UN NU UNS 104 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Dans la situation actuelle, aucune retenue collinaire ne se situe sur le territoire communal. Les vallées
de la Kwalé et de la Gouloué furent un moment pressenti pour la réalisation d’un barrage
supplémentaire. Le projet est dorénavant délaissé.
Les équipements exploités pour l’alimentation en eau potable sont concentrés sur les rivières de
Kawénilajolie, Gouloué et Kwalé. Des captages sont en place sur les 2 rivières où le débit d’étiage le
permet, et où un suivi hydrométrique est existant : Gouloué et Kwalé.
Par ailleurs, les équipements sur la commune de Mamoudzou participent à la distribution de l’eau sur
Petite Terre (à hauteur de 1500 m3/j), en complément de l’usine de dessalement de Pamandzi qui
devrait cesser de fonctionner à moyen terme.
6.2. Sur le site d’étude
Sources : rapport du BRGM RP 53161 – modalité d’exploitation et de protection de l’aquifère de Kawéni, 2004,
rapport du BRGM RP 57620 – étude des bassins d’alimentation des forages de Kawéni – bassin versant du Mro
Oua Kaouénilajoli, 2009
La dépression de Kawéni peut-être découpée en cinq sous-bassins versants principaux drainés en
surface par des cours d’eau intermittents. Trois d’entre eux présentent à leur exutoire des forages
d’exploitation d’eau potable. Il s’agit des bassins versants :
− De la Mro Oua Kaouénilajoli, avec pour limite inférieure le site du forage Kawéni 3 10 ‘ ;
− Dont l’exutoire se situe au niveau du forage Kawéni F1, appelé sur la figure ci-dessous sous-
bassin F1 ;
− Dont l’exutoire se situe au niveau du forage Kawéni F2, appelé sur la figure ci-dessous sous-
bassin F2 ;
Figure 45 – délimitation des sous-bassins versants de forage d’AEP (source : BRGM, 2004)Légende
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D'UN NU UNS 105 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Sur l’ensemble des deux bassins versants d’alimentation des captages, une analyse croisée de la
vulnérabilité de la ressource et des pressions a été établie. Selon cette analyse, le bassin versant
présente une vulnérabilité modérée, liée à la présence de formations géologiques pyroclastiques de
perméabilité modérée. Cependant la présence de déchets notamment de Véhicules Hors d’Usage et
les rejets directs d’eaux usées vers les ravines du secteur constituent une source de pollution non
négligeable.
Figure 46 – Croisement de la vulnérabilité et des pressions inventoriées sur le bassin d’alimentation des captages de Kawéni F1 et F2 (source : BRGM, 2009)
Le forage de Kawéni F1 pompe l’eau de la nappe alluviale de la masse d’eau souterraine FRMG 006
(nappe alluviale de Kawéni), qui subit des pressions tant en termes de qualité que de quantité. Le
forage F2, pompe l’eau souterraine de la masse d’eau FRMG 002 (volcanisme du M’tsapéré), de bonne
qualité mais qui subit également des pressions liées aux usages (cf. ci-avant).
Ces deux forages disposent de périmètres de protection (arrêté préfectoral n°1111-ARS-2017), au titre
de la préservation de l’eau destinée à la consommation humaine.
Le périmètre d’étude se situe à l’intérieur de périmètre de protection rapproché des deux forages.
Selon le règlement, le périmètre d’études, ainsi que les bassins versant amont de projet sont soumis
à la réglementation suivante :A l'intérieur de ce périmètre, outre les réglementations générales, au titre de la réglementation spécifique liée à la protection de la ressource en eau, sont interdits et réglementés toutes activités, installations et dépôts susceptibles d'entraîner une pollution de nature à rendre l’eau impropre à la consommation humaine et en particulier :
Article VI B 1. Interdictions dans les périmètres de protection rapprochée
1. la création de tout nouvel ouvrage de recherche et de prélèvement d'eau souterraine ou superficielle, à l'exception par dérogation d'ouvrages au bénéfice de la collectivité ;
2. les défrichements en vue d'une modification de l'occupation du sol autres que ceux prévus dans le nouveau projet de renouvellement urbain (NPRU) de Kaweni sous réserve de la prise en compte des risques de pollution des captages et de la nappe les alimentant ;
3. la création d'excavation, à l'exception des tranchées nécessaires à l'entretien des réseaux d'eau destinée à la consommation humaine, des réseaux d'assainissement et des réseaux prévus dans le cadre du nouveau projet de renouvellement urbain (NPRU) de Kaweni sous réserve de la prise en compte des risques de pollution des captages et de la nappe les alimentant ;
4. la création et l'exploitation de carrières au sens de la rubrique des installations classées pour la protection de l'environnement (rubrique 2510) ;
5. toute construction en dehors des zones constructibles du plan local d'urbanisme de la commune, en vigueur à la date de publication du présent arrêté et des zones constructibles prévues dans le cadre du nouveau projet de renouvellement urbain (NPRU) de Kaweni sous réserve de la prise en compte des risques de pollution des captages et de la nappe les alimentant ;
6. toute construction dans la zone identifiée comme non constructible (hors aménagements de type paysagers ou équipements sportifs prévus dans le cadre du nouveau projet de renouvellement urbain et sous réserve de la prise en compte des risques de pollution des captages et de la nappe les alimentant) sur le plan parcellaire en annexe 3 :
- parcelles entières : section AO n°211, 212, 216, 217,218 et 219;
- parcelles pour partie : section AO n°213, 101, 215.
toute habitation dépourvue de dispositif d'assainissement conforme ;
tout épandage d'eaux usées non traitées ;
9. toute activité artisanale et industrielle sauf celles prévues dans le cadre du nouveau projet de renouvellement urbain (NPRU) de Kawéni sous réserve que ces activités respectent la réglementation en vigueur et à l'exception des activités relevant du négoce et de l'utilisation artisanale et industrielle d'hydrocarbures, de solvants et de produits chimiques tels que les pesticides ou présentant des risques de pollution des captages de la nappe les alimentant ;
10. l'établissement, même temporaire, de dépôts, de stockages ou de réservoirs de toute substance susceptible de polluer le sol ou les eaux souterraines, notamment les hydrocarbures et les produits phytosanitaires. Les installations existantes sont soumises à la réglementation reprise au chapitre des réglementations ; à
11. l'intensification agricole, sauf dérogation obtenue après avis des services compétents en matière de production agricoles, de protection de l'environnement et de protection des captages ;
12. les brülis (et la culture sur brülis) ;
13. la création de voies de circulation et d'aires de stationnement à l'exception des situations suivantes:
- celles destinées à desservir les installations de captage ;
- celles destinées à rétablir les liaisons existantes ou visant à réduire des risque vis-à-vis du
captage,
- celles prévues dans le cadre du nouveau projet de renouvellement urbain (NPRU) de Kaweni sous réserve de la prise en compte des risques de pollution des captages et de la nappe les alimentant ;
Ces exceptions sont soumises à la réglementation reprise au chapitre des réglementations.
14. la création de cimetières, l'inhumation sur fonds privés ou l'enfouissement de cadavres d'animaux.
15. l'utilisation de produits phytosanitaires pour l'entretien des accotements des voies de circulation et des fossés ;
16. toute pratique sportive d'engins à moteur (quad, moto, 4x4) ;
D'UN NU UNS 106 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a uArticle VI B 2. Réglementations dans les périmètres de _ protection rapprochée
e l'utilisation d'intrants et l'évpandage d'’effluents organiques d’origine animal (solides comme liquides) et d'eaux usées traitées sont autorisés sous réserve de l'établissement d'un bilan de fertilisation validé par les services de l'Etat compétents en matière de production agricole et de protection de l'environnement et par l'autorité sanitaire ;
e l'utilisation agricole de produits phytosanitaires est autorisée sous réserve de l'élaboration et de la mise en œuvre d'un code des bonnes pratiques agricoles à l'initiative du bénéficiaire et avec les parties prenantes au projet. La souscription et la mise en œuvre effective du code des bonnes pratiques agricoles sont accompagnées d'un récépissé délivré à l'exploitant qui atteste de son engagement dans la démarche. La liste et le volume des molécules autorisées sont fournis annuellement à l'autorité sanitaire ;
+ les dépôts ou stockages existant de tous produits et matières susceptibles d'altérer la qualité des eaux par ruissellement ou infiltration se font sur rétention totale étanche, en cuve double-paroi, ou sur zone étanche avec récupération des effluents et à l'abri des intempéries ;
e les zones de dépôts sauvages de déchets de toute nature et de toute origine sont nettoyées ;
e toute construction en zone constructible du plan local d'urbanisme en vigueur à la date de publication du présent arrêté selon les règles fixées par le PLU et dans le cadre du nouveau projet de renouvellement urbain (NPRU) de Kaweni sous réserve de la prise en compte des risques de pollution des captages et de la nappe les alimentant ;
e les dispositifs d'assainissement des habitations doivent être conformes à la réglementation ;
+ la création de voies de circulation et d’aires de stationnement destinées à :
o desservir les installations de captage, ou destinées ou rétablir les liaisons existantes,
o desservir les aménagements et équipements du NPRU de Kaweni
o ou visant à réduire des risques vis-à-vis des captages
+ les eaux de ruissellement des chemins existants ou ceux qui seront créés dans le cadre du nouveau projet de renouvellement urbain (NPRU) de Kaweni sont collectées par des fossés et rejetées à l'aval des périmètres, si possible hors du bassin versant des captages ;
+ le talweg canalisé à proximité du captage « Forage de Kawéni F2 » est nettoyé autant que de besoin pour éviter tout débordement lors des crues.
Article VI C. PRESCRIPTIONS PARTICULIERES PERMETTANT D’AMELIORER LA PROTECTION
DES OUVRAGES
Article VI C 1. Forages de Kawéni F1 et F2
La rangée d'habitations située à moins de 10 mètres du captage « Forage de Kawéni F1 » est supprimée.
Le puits particulier situé à l’aval des captages est soit aménagé conformément à la réglementation en vigueur, soit neutralisé dans les règles de l'art en vue d'empêcher toute contamination de la nappe exploitée par les captages.
Une surveillance de la conductivité est mise en œuvre afin de contrôler l'absence d'intrusion saline
dans la ressource exploitée.
Article VI C 2. Forage de Kawéni3 La Jolie
Les terrains en périphérie du périmètre de protection immédiate sont reprofilés et drainés pour éviter le ruissellement et la stagnation d'eau.
Une surveillance de la conductivité est mise en œuvre afin de contrôler l'absence d'intrusion saline dans la ressource exploitée.
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D'UN NU UNS 107 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a uArticle VI D. DISPOSITIONS COMMUNES DANS LES PERIMETRES
Postérieurement à la date de publication du présent arrêté, tout propriétaire ou gestionnaire d'un terrain, d'une installation, d'une activité, d'un ouvrage ou d'une occupation du sol réglementée qui voudrait y apporter une modification, doit faire connaître son intention au préfet en précisant les caractéristiques de son projet et notamment celles qui risquent de porter atteinte directement ou indirectement à la qualité de l'eau ainsi que les dispositions prévues pour parer aux risques précités.
Il fournit tous les renseignements susceptibles de lui être demandés, en particulier l'avis d'un hydrogéologue agréé en matière d'hygiène publique à ses frais.
Article VI E. RECENSEMENT DE L’EXISTANT
Les installations, activités, dépôts soumis à déclaration ou autorisation administrative, existant dans les périmètres de protection rapprochée à la date du présent arrêté, sont recensées par le bénéficiaire et la liste qui en est faite doit être transmise au préfet dans un délai maximal de six mois suivant la date du présent arrêté.
Article VI F. MISE EN CONFORMITE AVEC LES PRESCRIPTIONS DE L’ARRETE
Pour les activités, dépôts et installations existants à la date de publication du présent arrêté, sur les terrains compris dans les périmètres de protection prévus à l'article VI, il doit être satisfait aux obligations résultant de l'institution des dits périmètres :
e à compter de la notification du présent arrêté en ce qui concerne le périmètre de protection immédiate et les prescriptions du périmètre de protection rapprochée ne nécessitant pas la réalisation de travaux ;
e dans un délai de deux ans maximum à compter de la notification du présent arrêté en ce qui concerne les prescriptions du périmètre de protection rapprochée nécessitant la réalisation de travaux, excepté la prescription particulière concernant la suppression de la rangée d'habitations située à moins de 10 mètres du captage « Forage de Kawéni F1 » nécessitant au préalable une enquête sociale auprès des populations concernées et d’une étude des solutions de relogement et de leur mise en œuvre ;
e dans un délai de 2 ans maximum à compter de la notification du présent arrêté en ce qui concerne la mise en place d'une première tranche d'assainissement collectif au niveau de la voie de circulation située entre les 2 forages de Kaweni F1 et Kaweni F2. Une programmation de travaux de la mise en œuvre de l'assainissement collectif sur les zones constructibles du périmètre rapprochée sera également à communiquer dans ce délai de 2 ans;
+ dans les délais compatibles avec le nouveau projet de renouvellement urbain de Kawéni pour les prescriptions du périmètre de protection rapprochée nécessitant la réalisation de travaux en lien avec ce projet.
Chaque étape du nouveau projet de renouvellement urbain de Kaweni ainsi que les projets de constructions et d'activités seront soumises pour information aux services de l'état concernés.
D'UN NU UNS 108 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
A Mayotte, la production de l'eau potable est assurée à partir de ressources superficielles, de
ressources profondes ainsi que de dessalement. L’eau est une ressource relativement fragile sur l’île.
Un plan d’urgence a, par ailleurs, été signé pour accompagner le SIEAM dans la mobilisation de
nouvelles ressources.
Deux forages sont présents à proximité directe du site d’étude, il s’agit des forages Kawéni F1 et F2. Le site d’étude se situe à l’intérieur du Périmètre de Protection Rapproché (PPR) de ces forages.
Les activités sont strictement règlementées au sein de ces périmètres afin de ne pas détériorer la qualité de l’eau potable. Le projet de RHI Bazama-Bandrajou, devra être conforme à ces prescriptions.D'UN NU UNS 109 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
ENJEUX DU PROJET D’AMENAGEMENT DE LA RHI BAZAMA-BANDRAJOU REGARDS DE L’HYDROLOGIE ET DE
L’HYDROGEOLOGIE
- Sur le territoire de Mayotte, réseau hydrographique composé de nombreux cours d’eau intermittents
et d’une trentaine de rivières plus ou moins pérennes présentant une très grande variabilité des débits
- Secteur d’étude situé à plus de 600 mètres d’une rivière pérenne – le Mro Oua Kawénilajoli – au Nord
ainsi que des cours d’eau intermittents non nommés à proximité directe
- Site d’étude situé sur l’aquifère FRMG002 dit « Volcanisme du massif de M’tsapéré classé en bon état
global, et en partie sur son extrémité Est sur l’aquifère FRMG006 « Alluvions de Kawéni » classé en bon
état d’après l’état des lieux de 2019.
- Site d’étude située à proximité immédiate de la masse d’eau côtière FRMC08 – Récif du Nord-Est
côtière – en état global moyen bénéficiant d’un report de délais en 2027
- AEP : Le site d’étude se situe à proximité directe de deux forages (Kawéni F1 et F2) et est à l’intérieur
du Périmètre de Protection Rapproché de ces forages
- le projet devra se conformer à la règlementation de ce PPR, notamment en termes de gestion des
eaux pluviales, des eaux usées et activités règlementées (interdiction d’utilisation de produits
phytosanitaires, d’infiltration des eaux pluviales, dépôts sauvages et produits hydrocarbures)
Préservation de la qualité des différentes masses d’eau (superficielles, souterraines et côtières)
Attention particulière à mener concernant la gestion des eaux (eaux usées, eaux pluviales, etc.) vis-
à-vis notamment de la rivière Longoni et des écosystèmes marins (mangrove et lagon), principaux
exutoires du bassin versant
7. Risques naturels
Source : DDRM de Mayotte (mis à jour en 2010), PPRN de Koungou 2018
L’information sur les risques majeurs que présente le territoire de Mayotte est décrite dans le Dossier
Départemental des Risques Majeurs (DDRM), élaboré par la Préfecture de Mayotte en 2004 et remis
à jour en 2010.
Sur les huit aléas naturels recensés, six risques naturels majeurs sont présents à Mayotte et couvrent
92 % du territoire.
D’après le DDRM, la commune de Mamoudzou (constitué des villages de Kawéni, Cavani, M’tsapéré,
Passamainti, Tsoundzou I, Tsoundzou II, Vahibé) est principalement exposée aux risques naturels
majeurs suivants :
1. Les inondations,
2. Les mouvements de terrain,
3. Les séismes,
4. Les cyclones,
5. Les tsunamis,
6. Les feux de forêt.
Le DDRM retrace les principaux événements historiques survenus sur la commune de Mamoudzou. La
commune est majoritairement concernée par des risques d’inondation et de mouvement de terrain.9 DJ dd dd 1 110 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRn) prévisibles multi-aléas (inondations, mouvement
de terrain, sismicité) de la commune de Mamoudzou est prescrit, la phase publique s’est déroulée en
2019 et il est en cours de modification.
7.1. Le risque tsunami
L’île de Mayotte, si elle n’est pas directement située sur une zone de forte activité tectonique, n’en
demeure pas moins exposée aux raz de marée. Trois causes sont généralement considérées :
1. Un séisme se produisant sur la frange indonésienne ou dans la région du Makran et qui
engendrerait de forts mouvements verticaux sous-marins.
2. Un glissement de terrain sous-marin important d’origine régionale ou locale (affectant
Mayotte, les Comores ou Madagascar.
3. Un glissement de terrain (déclenché ou non par une éruption volcanique ou un séisme)
atteignant le rivage dans une des îles avoisinant Mayotte (Comores principalement).
En arrivant sur Mayotte, un raz de marée affecterait différemment :
▪ Les zones de faible altitude et les plaines côtières où il envahirait les terres sur des distances
importantes.
▪ Les baies et estuaires étroits et/ou à pente régulière où par un phénomène d’amplification,
la submersion pourrait être plus importante.
▪ Le reste du littoral en cas de phénomène de forte amplitude, où les trains de vagues
atteindraient une altitude relativement constante.
La présence d’un lagon et d’un récif-barrière ne sont pas des obstacles aux raz de marée. Ils peuvent
certes limiter les effets de tsunamis de faible intensité, mais peuvent alimenter les tsunamis de
moyenne et forte intensité en débris, augmentant ainsi leurs effets dévastateurs à la côte.
Bien qu’elle ne soit pas située directement sur une zone de forte activité tectonique, l’île de Mayotte peut être touchée par un tsunami. Le raz de marée induit affecterait prioritairement le littoral et les zones de faible altitude.
Le site d’étude, se trouve à 1 km du littoral, n’est pas concerné par le risque de tsunami.
7.2. Le risque cyclonique
Les cyclones sont des perturbations atmosphériques tourbillonnaires, de grandes échelles, associées à
une zone de basses pressions. Ils se forment dans les régions tropicales.
Ils sont caractérisés par des pluies intenses et des vents très violents (supérieurs à 118 km/h et jusqu'à
350 km/h) tournant dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud. Les vents les plus
violents se rencontrent autour de l'œil, qui est une zone de calme.
Les dépressions se forment durant l’été dans la Zone de Convergence Intertropicale (ZCIT), siège de
conflit entre l’alizé austral de sud-est et l’alizé boréal de nord-est, généralement entre le 10e et le 20e
parallèle (la faiblesse de la force de CORIOLIS à proximité de l’équateur empêchant la formation de
tourbillon dépressionnaire).9 DJ dd dd 1 111 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
A Mayotte, la menace cyclonique s’étend de décembre à avril, avec un maximum de risque sur les trois
mois d’été austral, entre janvier et mars. Néanmoins, dans le bassin cyclonique du Sud-Ouest de
l’océan Indien, des cyclones matures ont déjà été observés dès le mois d’octobre et jusqu’en mai.
Le risque cyclonique accentue l’intensité des autres aléas que subit l’île. En effet, il peut amplifier le
phénomène de submersion marine, d’inondation ainsi que de mouvement de terrain. Les cyclones
peuvent également engendrer des conséquences humaines, environnementales et matérielles.
La menace cyclonique à Mayotte s’étend de décembre à avril, avec un maximum de risque sur les trois mois d’été austral, entre janvier et mars.
Le site d’étude, comme le reste de Mayotte, est concerné par le risque cyclonique.
Le risque cyclonique recoupant différents types de phénomènes (vent, inondations, submersion marine, etc.), sa prise en compte doit s’articuler autour de plusieurs règles et principes de construction et d’aménagement.
7.3. Le risque feux de forêt
Le terme feu de forêt concerne la combustion d’une surface minimale d'un hectare d'un seul tenant
et qu'une partie au moins des étages arbustifs et/ou arborés (parties hautes) est détruite.
A Mayotte, deux saisons ponctuent l’année :
▪ L’hiver austral ou saison sèche, d’avril à novembre, dominé par les Alizés venants du Sud ;
▪ L’été austral ou saison humide, de décembre à mars où de fortes précipitations apportées par
les vents de la mousson provenant du Nord.
La typologie forestière dépend directement de ce contraste saisonnier : le Nord de l’île est recouvert
de forêts denses et humides (précipitations de 1 800 à 2 000 mm/an) alors que le Sud présente un
paysage beaucoup plus aride composé d’une végétation basse, arbustive et sèche (précipitations de 1
200 à 1 500 mm/an). Le changement de végétation explique en partie le fort contraste qui existe entre
le Nord et le Sud de l’île vis-à-vis de l’exposition aux incendies forestiers (voir carte des communes
concernées).
La saison sèche constitue une période particulièrement propice pour le déclenchement des incendies
de forêt. En cette saison, le manque d’eau asséchant le couvert végétal et les Alizés venant du Sud
favorisent leur déclenchement.
Les espaces les plus vulnérables vis-à-vis de ce risque ne sont pas les forêts denses, mais les zones
agroforestières cultivées traditionnellement sur brûlis et les « padzas » (ou badlands). La culture
traditionnelle sur brûlis est encore largement employée par les exploitants locaux pour aménager une
parcelle. Celle-ci est pratiquée durant l’hiver austral (saison sèche) pour préparer les terrains à être
cultivés durant la mousson. Malgré un arrêté préfectoral interdisant cette pratique et les contrôles
régaliens réalisés par la DARTM (Direction des services Agricoles et des Ressources Terrestres et
Maritimes) dans les réserves forestières et par la DAF (Direction de l’Agriculture et de la Forêt), ces
feux, mal contrôlés, sont à l’origine de la quasi-totalité des incendies forestiers sur l’île.
Les incendies de forêt concernent principalement les communes de Mamoudzou et de Koungou : ces
communes, densément peuplées, ont une activité agricole plus dense (propagation des feux) et des
réseaux d’alerte plus développés facilitant l’intervention des secours.9 DJ dd dd 1 112 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Traditionnellement, la périphérie des zones urbaines mahoraises (villages ou villes) est occupée par
une agriculture vivrière. La friche se développant sur ces parcelles morcelées qui jouxtent les zones
d’habitation est difficile d’accès pour les secours.
La destruction du couvert végétal par les incendies de forêt va accentuer le lessivage des sols par les
eaux de ruissellement et ainsi accroître l’alimentation du lagon en sédiments, limiter la recolonisation
des espaces détruits par les écosystèmes forestiers et accroître ainsi l’extension des « padzas ».
La saison sèche constitue une période particulièrement propice pour le déclenchement des incendies de forêt. Le brûlis est à l’origine de la quasi-totalité des incendies forestiers sur l’île. La destruction du couvert végétal favorise les risques de mouvements de terrain étant donné qu’à l’origine la végétation contribue à stabiliser le sol et limiter le ravinement.
7.4. Le risque sismique
Sources : BRGM, Aléa sismique régional de l’île de Mayotte ; détermination des mouvements sismiques de
référence, 2000/ Mayotte.gouv/ planseisme.fr
Le paramètre retenu pour décrire l’aléa sismique au niveau national est une accélération du sol « au
rocher » (le sol rocheux est pris comme référence). Le zonage réglementaire définit cinq zones de
sismicité croissante basées sur un découpage communal. La zone 5, regroupant les îles antillaises,
correspond au niveau d’aléa le plus élevé du territoire national. La métropole et les autres DOM
présentent quatre zones sismiques, de la zone 1 de très faible sismicité (Guyane, bassins
sédimentaires) à la zone 4 de sismicité moyenne (fossé rhénan, massifs alpin et pyrénéen). Mayotte
est classée en zone sismique 3 c’est-à-dire modérée.
Mayotte est classée en zone sismique 3 c’est-à-dire modérée. La sismicité du département est liée à la plaque tectonique de l’Afrique de l’Est ; vis-à-vis de la plaque indo-australienne.
A noter que plusieurs centaines de séismes se sont produits à Mayotte depuis mai 2018. L’activité
sismique à Mayotte correspond à un épisode dit « essaim de séismes », qui correspond à de multiples
séismes survenant dans une zone délimitée sur une période de plusieurs jours ou plusieurs semaines.
Cet épisode se différencie nettement des phénomènes de type « secousse principale suivie de
répliques plus petites » ressentis antérieurement à Mayotte.
Le premier séisme a été détecté le jeudi 10 mai 2018 vers 8h14 heure locale. Mardi 15 mai à 18h48
heure locale, la plus forte secousse jamais enregistrée dans la zone des Comores a été détectée. Elle a
atteint une magnitude 5.8 et a été très largement ressentie sur toute l’île de Mayotte ainsi que dans
d’autres îles des Comores.
L’épicentre des séismes actuels est situé en mer, dans une zone de l’ordre de 20 km de diamètre située
à environ 50 km à l’Est de Mamoudzou. Ils ne produisent pas de dégâts importants et bien qu’en mer,
sont trop faibles pour générer des tsunamis. Compte tenu de la distance, seuls les séismes de
magnitude supérieure à 4 sont ressentis par la population (la magnitude représente l’énergie libérée
par une source sismique sous forme d’onde pendant un séisme). D’autres séismes sont susceptibles
d’être ressentis par la population de Mayotte. En toute rigueur et étant données les connaissances
limitées dans la région, une secousse de magnitude supérieure à celles déjà observées ne peut être
exclue.ru —.
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Le séisme de référence pour Mayotte était jusqu’à présent le séisme de 1993, de magnitude 5,2. Il a
été largement dépassé dans la séquence en cours. C’est ce séisme qui était utilisé dans les études
d’aléa, et pour la zone de sismicité réglementaire.
Le département de Mayotte est ainsi entièrement situé en zone de sismicité définie comme modérée
(zone de sismicité 3 du zonage sismique de la France). Dans ce contexte, et comme cela se fait dans les
autres régions qui relèvent de la même zone de sismicité en France (Oléron, Vendée, Massif central),
seule une observation sismique modérée a été mise en place, ce qui explique aussi le fait que la
connaissance de la sismicité locale est limitée.
Aujourd’hui, il n’existe plus de référence locale pour définir une limite de magnitude possible. Il n’est
donc pas possible d’exclure qu’un séisme de magnitude supérieure à celles déjà observées se produise,
lors de cet essaim ou plus tard.
L’île est classée en zone sismique 3, c’est-à-dire modérée. Les essaims de séismes ressentis sur l'ensemble de l'île depuis mai 2018 sont liés à l'émergence d'un volcan sous-marin à l'Est de Mayotte. La vidange d'une ou plusieurs poches magmatiques vers le volcan a provoqué l'affaissement de l'île de 130 mm en un an (150 mm à début 2020) contre 0,19 mm/an d'habitude ainsi que son déplacement vers l'Est par basculement. A noter que cet affaissement s’est stabilisé depuis 2020.
7.5. Le risque mouvement de terrain
Un mouvement de terrain est un déplacement gravitaire plus ou moins brutal de masses de terrain
déstabilisées sous l’effet de sollicitations naturelles ou artificielles. Les volumes en jeu sont compris
entre quelques mètres cubes et plusieurs millions de mètres cubes de terrain. Il est principalement lié
Figure 47 : Morpho-bathymétrie à l'est de Mayotte. On voit l'emplacement de l'essaim de séismes et du nouveau volcan (Source : © Mayobs3 | Ifremer — CNRS — IPGP — BRGM)ALEAS
Nature
Mouvements de terrain
Faible
Intensité
Glissements dominants Chutes de blocs dominantes
114 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
à des phénomènes lents de dissolution ou d’érosion, favorisés par l’action de l’eau, du vent et de
l’homme.
Il existe différents types de mouvements de terrain :
▪ Les mouvements de terrain plutôt lents et continus : tassements et affaissements de sols et
glissements de terrain le long d’une pente ;
▪ Les mouvements de terrain plutôt rapides et discontinus : effondrements de terrain,
écroulements et chutes de blocs, coulées boueuses et coulées torrentielles ;
▪ L’érosion littorale.
Les zones littorales de Mayotte sont soumises à un recul quasi généralisé : glissements ou
effondrements dans le cas de côtes en falaises (Mamoudzou, Dzaoudzi), érosion dans le cas de côtes
basses sableuses (Sohoa, Soulou), etc.
La commune de Mamoudzou est soumise à de fréquents phénomènes naturels d’origine hydraulique
(inondation) et/ou de type mouvements de terrain (glissements de terrain et chute de blocs). Mayotte
est également confrontée à un aléa sismique de niveau 3 (zone de sismicité modérée) sur une échelle
allant de 1 à 5.
L’intensité des aléas selon leur typologie, tels qu’ils apparaissent sur la cartographie des aléas, peut
être synthétisée de la manière suivante :
Ainsi selon le PPRn de Mamoudzou, le site d’étude est en partie concerné par une zone d’aléa faible
de type glissement de terrain (G1) sur le secteur Ouest. De manière plus minoritaire, le site d’étude
est également concerné par une zone d’aléa moyen (G2) et une zone d’aléa fort (G3) de type
glissement de terrain, sur son extrémité Ouest. L’extrémité Sud du site d’étude est également
concernée par une zone petite zone d’aléa faible et une petite zone d’aléa moyen de type glissement
de terrain.
La partie Ouest du site d’étude est concernée par un aléa faible mouvement de terrain de type glissement de terrain. De même, l’extrémité Ouest du site d’étude est concernée par de petites zones d’aléa moyen et fort mouvement de terrain de type glissement de terrain. L’extrémité Sud du site d’étude est également concernée par un une zone petite zone d’aléa faible et une petite zone d’aléa moyen de type glissement de terrain.
Figure 48 : Classification et symbologie de l'aléa mouvement de terrain786900 786500
RHI Bazama-Bandrajou
Mouvement de terrain
Légende :
— Aire d'étude RHI
— Emprise projet 8559250
Aléa mouvement de terrain
Faible
Moyen
EM Fort
Eco-Stratégie Réunion D - JE - 28/03/2022
Reproduction interdite EA
Sources : Eco-Stratégie Réunion >. " Sources des fonds de carte : BD ORTHO, SM SERRE Béunic
qu
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CAL RATEGIE DV DITS 115 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 49 : Aléa mouvement de terrain sur la commune de Mamoudzou (Source : ESR 2022)Nature
Hydraulique
Par débordement Ruissellement urbain
Bs
p'écouiement
somerrai
n -
ALEAS
Fort
£
L Moyen
© —
£ Faible
Nul
D'UN NU UNS 116 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
7.6. Le risque inondation
L'inondation désigne une submersion (recouvrement d’eau) temporaire naturelle ou artificielle d’un
espace terrestre.
L'inondation désigne une submersion (recouvrement d’eau) temporaire naturelle ou artificielle d’un
espace terrestre.
Il existe différents types d’inondations qui peuvent se produire indépendamment l’une de l’autre, ou
bien simultanément, en particulier pendant la saison cyclonique. Il s’agit d’inondations générées par :
▪ Débordement de cours d’eau, en différenciant les crues « de plaines » et les crues «
torrentielles » ;
▪ Débordements des réseaux pluviaux (ou ruissellement urbain) ;
▪ Submersion marine d’origine cyclonique (cet aléa sera traité lors de la réalisation du Plan de
Prévention des Risques Littoraux)
▪ Inondations par remontées de nappes.
Les zones généralement touchées sont ainsi les zones voisines des cours d’eau pérennes ou non
pérennes, les dépressions, les agglomérations et les plaines littorales.
A noter que seuls les aléas d’inondation par débordements de cours d’eau d’une part et –
débordements des réseaux pluviaux (ou ruissellement urbain) ont été pris en compte dans le PPRn de
Mamoudzou.
L’intensité des aléas selon leur typologie, tels qu’ils apparaissent sur la cartographie des aléas, peut
être synthétisée de la manière suivante :
Ainsi selon le PPRn de Mamoudzou, la partie Nord-Est du site d’étude est en partie concernée par un
aléa inondation faible par débordement de cours d’eau (I1). Le talweg central traversant le site
d’étude d’Ouest en Est, et le talweg situé au Nord du site sont tous deux classés en aléa fort inondation
par débordement de cours d’eau (I3). De même, l’extrémité Sud et Sud-Est du site d’étude comporte
quelques zones d’aléa inondation fort par débordement de cours d’eau dû à la ravine qui longe le
périmètre d’étude à ces endroits.
La partie Nord-Est du site d’étude est concernée par un aléa faible inondation de type débordement de cours d’eau. Le site d’étude est également traversé par deux talwegs au centre et au nord qui sont tous concernés par un aléa inondation fort par débordement de cours d’eau. De même, l’extrémité Sud et Sud-Est du site d’étude est concernée par de petites zones d’aléa fort inondation également de type débordement de cours d’eau due à la proximité directe du périmètre d’étude à la ravine.
Figure 50 : Classification et symbologie de l'aléa inondation8558750
787500 787200 786% ?866X)
RHI Bazama-Bandrajou
Aléa Inondation
8559250
8559000
8553500
Légende :
— Aire d'étude RHI
— Emprise projet
Aléa inondation par débordement
_ Faible
En Moyen
En Fort
Aléa inondation par ruissellement
EI Moyen
EM Fort
6 150 300 m
Eco-Strotégle Réumion © - JE - 28/03/2022
Reproduction interdite
Sources : Éco-Stratégie Reunion
Sources des fonds de carte : BD GRTHO, OSM
he
DV DITS 117 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 51 : Aléa inondation sur la commune de Mamouszou (Souce : ESR 2022)D'UN NU UNS 118 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
7.7. Le PPRN
Le PPRN de Mamoudzou est en cours d’élaboration, l’analyse ci-dessous se base sur le document
soumis à enquête publique et datant de mai 2019.
Les risques naturels étudiés et cartographiés sont ceux induits par les phénomènes naturels suivants :
▪ Les mouvements de terrain (glissements et chutes de blocs) ;
▪ Les inondations (par débordement de cours d’eau et ravines, et par ruissellement urbain) ;
▪ La sismicité.
Le périmètre immédiat est soumis à plusieurs risques desquels résultent plusieurs zonages
réglementaires issus du PPRn.
Le tableau ci-dessous détaille la légende :
ZONES CONSTRUITES POSSIBILITE DE CONSTRUCTION
Zones construites en aléa fort Inconstructible
Zones construites en aléa moyen Constructible avec prescriptions
Zones construites en aléa faible Constructible avec prescriptions
Zones construites en aléa nul Constructible
ZONES NON CONSTRUITES POSSIBILITE DE CONSTRUCTION
Zones non construites en aléa fort Inconstructible
Zones non construites en aléa moyen Constructible avec prescriptions
Zones non construites en aléa faible Constructible avec prescriptions
Zones construites en aléa nul Constructible
En effet, le territoire couvert par le PPRN a été divisé en plusieurs zones en fonction du degré
d’exposition aux phénomènes d’inondation et de mouvement de terrain (aléas) et de la vulnérabilité
liée aux dommages prévisibles en fonction de l'occupation des sols (enjeux). Ces zones sont les
suivantes :
▪ Les zones « rouges » correspondant aux secteurs urbanisés et non urbanisés soumis à un aléa
fort. Elles sont par nature inconstructibles.
▪ Les zones « bleues » correspondant aux secteurs urbanisés ou à urbaniser à court terme
soumis à des aléas moyens (bleu foncé) et faibles (bleu clair).
▪ Les zones « jaunes » correspondant aux secteurs non urbanisés soumis à des aléas moyens
(jaune foncé) et faibles (jaune clair). Il s'agit de zones naturelles ou agricoles à préserver de
l'urbanisation. Elles sont par nature sous un régime d'interdiction.
La carte réglementaire indique la couleur de l'aléa le plus élevé sur une zone donnée comme indiqué
dans le tableau ci-dessous :D'UN NU UNS 119 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Tableau 13 : Tableau de correspondance entre le niveau de l'aléa et la constructibilité de la zone (Source : PPRn de Mamoudzou)
Niveau de l’aléa
le plus intense
Zones construites ou à
urbaniser à court terme
Zones non construites à préserver de
l’urbanisation et/ou champs d’expansion de
crues
Nul – 0
Faible – 1
Moyen – 2
Fort - 3
Les différentes zones seront différenciées par un code de quatre caractères (une lettre et trois chiffres).
▪ La lettre détermine si la zone est considérée comme urbanisée ou non :
o N pour zone Non construite ou Naturelle à préserver de l'urbanisation et/ou champs
d'expansion de crue
o C pour zone Construite ou à urbaniser à court terme
▪ Le premier chiffre détermine le niveau d'aléa mouvement de terrain (glissements et les chutes
de blocs) : 0 – nul, 1 – faible, 2 – moyen, 3 – fort
▪ Le deuxième chiffre détermine le niveau d'aléa inondation par débordement de cours d'eau : 0
– nul, 1 – faible, 2 – moyen, 3 – fort
▪ Le troisième chiffre détermine le niveau d'aléa ruissellement urbain : 0 – nul, 2 – moyen, 3 –
fort.
Ainsi, au sein du site d’étude, 6 zones réglementaires distinctes sont présentes :
- C010 caractériser par l’aléa faible inondation au Nord-Est du site d’étude ;
- C030 caractérisée par les aléas fort inondation au niveau des talwegs et le long de la ravine au
Sud du site d’étude ;
- C100 caractérisée par l’aléa faible mouvement de terrain sur la partie Ouest du site d’étude ;
- C200 caractérisée par l’aléa moyen mouvement de terrain en aux extrémités Ouest et Sud du
site d’étude ;
- C300 caractérisée par l’aléa fort mouvement de terrain à l’extrémité Ouest du site d’étude ;
- C130 caractérisée par l’aléa faible mouvement de terrain et les aléas fort inondation au niveau
des talwegs au centre et au Nord du site d’étude ;
- C230 caractérisée par un aléa moyen mouvement de terrain et un aléa fort inondation au
niveau du talweg central à l’Ouest du site d’étude ;
- C330 caractérisée par un aléa fort mouvement de terrain et un aléa fort inondation au niveau
du talweg central sur l’extrémité Ouest du site d’étude.
Le site d’étude présente plusieurs zonages réglementaires identifiés dans le cadre du PPRn délimitant des surfaces constructibles.
La zone de projet est majoritairement en aléa faible et donc constructible, bien que certaines prescriptions s’y appliquent. Le site comporte tout de même quelques zones d’aléa moyen qui présente des possibilités de construction sous respect de condition. Enfin, le site est traversé par deux bandes d’aléas forts en son centre et sur la partie Nord, la majorité des aménagements sont interdits sur ces emplacements2556750
8559250
L
8559000
L
8558509
L
RHI Bazama-Bandrajou
PPRN
Légende :
— Aire d'étude RHI
—— Emprise projet
Zonage reglementaire du PPRn
BEM Zones construites en aléa fort
Inconstructible
EM Zones construites en aléa moyen
Constructible avec prescriptions
EM Zones construites en aléa faible
Constructible avec prescriptions
EM Zones non construites en aléa fort
Inconstructible
En] Zones non construites en aléa moyen
Constructible avec prescriptions
[1 Zones non construites en aléa faible
Constructible avec prescriptions
Eco-Stratégie Réunion © -
Reproduction interdite
Sources : £ca-Stratégie Réunlon
Sources des fonds de carte : 8D ORTHO, USM
JE - 2803/2027
DV DITS 120 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 52 : Zonage réglementaire du PPRn de Mamoudzou (Source : ESR 2022, PPRn)D'UN NU UNS 121 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
ENJEUX DU PROJET D’AMENAGEMENT DE LA RHI BAZAMA-BANDRAJOU REGARDS DES RISQUES NATURELS
- Les territoires ultramarins concentrent de nombreux risques naturels, qui se cumulent parfois sur des
surfaces souvent extrêmement réduites.
- Dans les contextes géologiques, morphologiques et climatiques particuliers de Mayotte, les
différents projets d'aménagement de l’île sont fortement exposés aux différents aléas naturels :
glissements de terrain, effondrements, chutes de blocs, érosion, inondations, sismicité, submersion
marine, érosion côtière, etc.
- La croissance démographique soutenue et l’urbanisation non contrôlée placent l’île dans une
position de forte vulnérabilité, aggravant, de fait, ces risques. L’étendue d’un habitat informel à flanc
de colline renforce l’érosion des sols, phénomène naturel renforcé par une forte pression anthropique.
- Comme le reste de l’île, le site d’étude fait face à un cumul d’aléas :
- Les cyclones renforçant l’apparition d’autres aléas tels que la submersion marine, les
inondations, l’érosion des sols, etc.
- Les inondations par débordement le long des rivières et cours d’eau. Le site d’étude est
concerné par un aléa inondation faible, et par deux bandes d’aléas fort inondation au niveau de deux
talwegs.
- Les mouvements de terrain indifférenciés et de niveau faible sur une bonne partie du secteur.
- Les feux de forêt, se déclarant préférentiellement dans les zones agroforestières cultivées
traditionnellement sur brûlis ainsi que les « padzas ». La destruction du couvert végétal par les
incendies de forêt va accentuer le lessivage des sols par les eaux de ruissellement et ainsi accroître
l’alimentation du lagon en sédiments.
- Les séismes : l’île est classée en catégorie 3 soit d’intensité modérée. La formation d’un volcan
sous-marin à l’Est de Mayotte a généré une multitude d’essaims de séismes depuis mai 2018. La
liquéfaction, effet induit par l’aléa sismique concerne le site d’étude selon un aléa de niveau modéré
et fort.
Préservation de la qualité des différentes masses d’eau (superficielles, souterraines et côtières).
Attention particulière à mener concernant la gestion des eaux (eaux usées, eaux pluviales, etc.)7% 0%
Surface projet
B F4.2 Forêts galeries des
ripisylves
» G1.22 Cultures mélangées
8 H1.1 Villages, villes et sites
industriels
# H3.2 Pistes forestières et
agricoles
D'UN NU UNS 122 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
8. Milieu Naturel
La géomorphologie et le climat du site permettent l’implantation d’un certain nombre d’écosystèmes
présents autour du périmètre étudié. Ces écosystèmes sont à la base de la biodiversité et des paysages
qui définissent la valeur patrimoniale du site.
L’état initial du milieu naturel a été réalisé par le cabinet ESPACES en charge de cette thématique pour
sur le projet de la RHI. Les inventaires en saison sèche ont été réalisés en novembre 2021 et les
inventaires en saison humide en avril 2022.
8.1. Identification des unités écologiques
a. Carte des habitats
Selon la typologie des habitats de Mayotte (Boullet V., 2005. Typologie des milieux naturels et des
habitats terrestres et littoraux (supralittoral, médiolittoral pro parte) de Mayotte, p. : 44-67. In Rolland
R. & Boullet V. (coords), 2005. Mayotte Biodiversité et évaluation patrimoniale. Contribution à la mise
en œuvre de l'inventaire ZNIEFF. DAF de Mayotte et CBN de Mascarin, 328 p. Mise à jour du
22/05/2017. ») nous sommes en présence de quatre habitats, dont trois anthropiques, dans le
périmètre d’étude.
Figure 53 : Répartition des surfaces par habitats (Source : ESAPCES)
Habitats Surface zone d’étude en m² % zone d’étude
Surface
périmètre
RHI en m²
% RHI
F4.2 Forêts galeries des ripisylves 3 729,00 6.90% 206,00 0,5%
G1.22 Cultures mélangées 11 216,00 20.75% 9 635,00 24,05%
H1.1 Villages, villes et sites industriels 36 300,00 67.2% 27 570,00 68,80%
H3.2 Pistes forestières et agricoles 2 795,00 5.15% 2 659,00 6,65%
54 040,00 100% 40 070,00 100%
Figure 54 : Répartition des surfaces par habitats (Source : ESPACES)LEGENDE
LC] Pénmètre d'étude
| Pénmêtre du projet
Le, | F4? Forêts galeries des ripisyhes
6122 Cultures mélangées
[TI H1.1 Cultures mélangées
| H3.2 Pistes forestières et agricolas
A DL dll NY 123 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
b. Forêts galeries des ripisylves (Habitat F4.2)
Il s’agit d’une ripisylve secondarisée à dominante de manguiers, bois caca et badamiers.
Cet habitat subsiste à l’état de reliques fragmentées en raison de la forte pression de l’urbanisation
jusqu’aux berges de la ravine.
Figure 55 : Carte des habitats (Source : ESPACES)
Figure 56 : Reliques de ripisylve sur les berges de la ravine (Source : ESAPCES)
c. Les cultures mélangées (Habitat G1.22)
Il s’agit de cultures vivrières traditionnelles à Mayotte avec une dominante de bananiers, ambrevades
et manioc. Quelques arbres fruitiers sont également présents : manguier, arbre à pain, jacquier,
cocotiers…D'UN NU UNS 124 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
d. Les villages, villes et sites industriels (Habitat H1.1)
Il s’agit des constructions qui occupent le quartier.
Figure 57 : Habitations en dur et habitations en tôles dans le quartier (Source : ESAPCES)
e. Piste non revêtue (Habitat H3.2)
Il s’agit de la piste non revêtue qui permet d’accéder au quartier.
Figure 58 : Piste en terre (Source : ESPACES)
Le périmètre comporte principalement des habitats anthropiques qui occupent 92.6% de sa surface.
Le seul habitat qui présente des enjeux modérés est l’habitat « Forêts galeries des ripisylves » qui occupe les berges de la ravine en limite ouest du quartier.
8.2. La flore
a. Inventaire de la flore
La flore est caractérisée par une très grande pauvreté en raison de l'occupation ancienne du site pour
les activités agricoles puis les constructions qui ont éliminé la plupart des espèces indigènes et en
raison de la dynamique des espèces exotiques pantropicales qui colonisent rapidement les milieux
ouverts.
La liste des principales espèces inventoriées dans la zone d’étude et leur distribution sont données
dans le tableau ci-après :D'UN NU UNS 125 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Tableau 14 : Liste des principales espèces végétales inventoriées
FAMILLE Genre Espèce Distribution* Type biologique
MALVACEAE Abelmoschus moschatus subsp moschatus 6 herbacée
PAPILIONACEAE Abrus precatorius L. ssp africanus 6 liane
MIMOSACEAE Acacia farnesiana 6 arbuste
EUPHORBIACEAE Acalypha indica 6 herbacée
AMARANTHACEAE Achyranthes aspera var velutina 6 herbacée
POACEAE Acroceras hubbardii 3 herbacée
ASTERACEAE Ageratum conizoides 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Alchornea alnifolia 3 arbuste
AMARANTHACEAE Amaranthus hybridus 6 herbacée
BROMELIACEA Ananas comosus 6 herbacée
ANNONACEAE Annona muricata 6 arbuste
ANNONACEAE Annona senegalensis 6 arbuste
MORACEAE Artocarpus altilis 6 arbre
MORACEAE Artocarpus heterophyllus 6 arbre
ACANTHACEAE Asystasia gangetica 6 herbacée
OXALIDACEAE Averrhoa bilimbi 6 arbre
PAPILIONACEAE Cajanus cajan 5 herbacée
SAPINDACEAE Cardiospermum halicacabum 6 liane
CARICACEAE Carica papaya 6 arbre non ligneux
APOCYNACEAE Cascabela thevetia 6 arbuste
BOMBACACEAE Ceiba pentandra 6 arbre
PAPILIONACEAE Centrosema pubescens 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Chamaesyce hirta 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Chamaesyce indica 6 herbacée
VITACEAE Cissus microdonta 3 liane
RUTACEAE Citrus limon 6 arbuste
ARECACEAE Cocos nucifera 6 palmier
RHAMNACEAE Colubrina asiatica 6 arbuste
COMMELINACEAE Commelina africana 5 herbacée
COMMELINIDAE Commelina benghalensis 6 herbacée
BORAGINACEAE Cordia myxa 6 arbre
CUCURBITACEAE Cucumis anguria 6 liane
MORACEAE Ficus lutea 5 arbre
MORACEAE Ficus sycomorus 5 arbre
EUPHORBIACEAE Flueggea virosa 6 arbuste
PAPILIONACEAE Gliricidia sepium 6 arbre
MALVACEAE Hibiscus surratensis 6 arbuste
POACEAE Hyparrhenia rufa 6 herbacée
PAPILIONACEAE Indigofera tinctoria 5 herbacée
CONVOLVULACEAE Ipomoea alba 6 lianeD'UN NU UNS 126 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
FAMILLE Genre Espèce Distribution* Type biologique
CONVOLVULACEAE Ipomoea fistulosa 6 arbuste
OLEACEAE Jasminum nummulariaefolium 6 liane
EUPHORBIACEAE Jatropha curcas 6 arbuste
ACANTHACEAE Justicia gendarussa 6 arbrisseau
ASTERACEAE Laggera aurita 6 herbacée
VERBENACEAE Lantana camara 6 arbuste-liane
ASCLEPIADACEAE Leptadenia madagascariensis 3 liane
MIMOSACEAE Leucaena leucocephala 6 arbuste
ANACARDIACEAE Mangifera indica 6 arbre
EUPHORBIACEAE Manihot esculenta 6 herbacée ligneuse
MIMOSACEAE Mimosa pudica 6 herbacée
MORINGACEAE Moringa oleifera 6 arbre
MUSACEAE Musa paradisiaca 6 herbacée
LAMIACEAE Ocimum gratissimum 6 arbrisseau
CONVOLVULACEAE Operculina turpethum 6 liane
RUBIACEAE Paederia bojeriana 3 liane
POACEAE Panicum maximum 6 herbacée
PASSIFLORACEAE Passiflora foetida 6 liane
SAPINDACEAE Paullinia pinnata 6 arbuste
ARECACEAE Phoenix reclinata 5 palmier
EUPHORBIACEAE Phyllanthus amarus 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Phyllanthus urinaria 6 herbacée
PORTULACCACEAE Portulacca quadrifida 6 herbacée
PAPILLONACEAE Pterocarpus indicus 6 arbre
EUPHORBIACEAE Ricinus communis 6 herbacée
POACEAE Saccharum officinarum 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna obtusifolia 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna occidentalis 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna singueana 6 arbre
POACEAE Setaria barbata 6 herbacée
MALVACEAE Sida cordifolia 6 herbacée
MALVACEAE Sida stipulata 6 herbacée
STERCULIACEAE Sterculia foetida 6 arbre
FABACEAE Tamarindus indica 6 arbre
COMBRETACEAE Terminalia catappa 5 arbre
ASTERACEAE Vernonia cinerea 6 herbacée
* ces chiffres renvoient à la répartition de l'espèce concernée :
1 : endémique de Mayotte 5 : Afrique - Océan Indien
2 : endémique des Comores 6 : Pantropical
3 : endémique des Comores et de Madagascar en rouge = espèces protégées
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes)Nombre d'espèces
0% 0% ou 7
# 1 : endémique de Mayotte
# 2 : endémique des Comores
» 3 : endémique des Comores et de Madagascar
= 4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles,
Mascareignes)
# 5 : Afrique - Océan Indien
# 6 : Pantropical
D'UN NU UNS 127 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Tableau 15 : répartition des espèces inventoriées en fonction de leur statut d'endémicité
Statut Nombre d'espèces
1 : endémique de Mayotte 0
2 : endémique des Comores 0
3 : endémique des Comores et de Madagascar 5
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes) 0
5 : Afrique - Océan Indien 7
6 : Pantropical 64
Total 76
Figure 59 : répartition des espèces inventoriées en fonction de leur statut d'endémicité
b. Détermination des enjeux en matière de flore
La flore étant dominée spatialement et numériquement par les espèces exotiques pantropicales
communes de l’île dans le périmètre, les enjeux floristiques sont très faibles.
Parmi les 76 espèces inventoriées sur le site on trouve 5 espèces endémiques des Comores et de
Madagascar dont :
1 herbacée commune, Acroceras hubbardii
3 lianes, assez commune à très commune, qui arrivent à se maintenir dans les milieux ouverts
et à leur périphérie : Cissus microdonta.Leptadenia madagascariensis et Paederia bojeriana
1 arbuste assez commun du littoral, Alchornea alnifolia.9 DJ dd dd 1 128 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 60 : Liste des espèces endémiques de niveaux 1 à 3 (Source : ESAPCES)
FAMILLE Genre Espèce Distribution*
Type
biologique
Rareté Statut de
conservation
POACEAE Acroceras hubbardii 3 herbacée C LC
EUPHORBIACEAE Alchornea alnifolia 3 arbuste AC LC
VITACEAE Cissus microdonta 3 liane AC LC
ASCLEPIADACEAE Leptadenia madagascariensis 3 liane CC LC
RUBIACEAE Paederia bojeriana 3 liane AC LC
Le périmètre ne comporte aucune espèce protégée au titre de l’arrêté n°362/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces végétales protégées et réglementant l’utilisation d’espèces végétales menacées dans le Département de Mayotte.
Toutes les espèces endémiques de niveaux 1 à 3 ont un statut de conservation favorable de préoccupation mineure (LC).
8.3. La faune
a. Les mammifères
L’inventaire a été réalisé en parcourant la zone d’étude, le 11 octobre (matinée) et le 2 décembre 2021
(fin d’après-midi et début de nuit) en période diurne et nocturne (voir la carte des transects réalisés
ci-après) pour la saison sèche.
L’inventaire a été réalisé en parcourant la zone d’étude, le 19 janvier 2022 (début d’après-midi) et le
11 février 2022 (après-midi) en période diurne et le 21 février 2022 en période nocturne (voir la carte
des transects réalisés ci-après) pour la saison humide.
Les microchiroptères ont été recherché sur 3 emplacements à l’aide d’un détecteur de chauve-souris
Echo Meter Touch 2 (repérage des emplacements sur la carte ci-après) en début de nuit le 2/12/2021
et le 21/02/2022.
Des enregistrements ont été réalisés durant 10 minutes sur chaque point. Des tadarides ont été
détectés (Mops pusillus/Chaerephon leucogaster) :
Date 02/12/2021 21/02/2022
Emplacement Nbre contacts / 10 min Nbre contacts / 10 min
Point n°1 0 6
Point n°2 16 13
Point n°3 10 12
Un rat a été observé lors du transect nocturne de saison sèche et 2 ont été observés lors du transect
de saison humide.9 DJ dd dd 1 129 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Tableau 16 : Liste des principales espèces inventoriées en saison sèche
Tableau 17 : Liste des principales espèces inventoriées en saison humide
Mammifères Saison humide
Statut
UICN
Nom commun Nom scientifique Mondial Local
Nombre
le
11/02/22
(Diurne)
Nombre
le
14/02/22
(Diurne)
Nombre le
21/02/22
(Nocturne)
Makis Eulemur fulvus VU NE 6
Tadarides
Mops pusillus /
Chaerephon leucogaster
VU NE
31 contacts
/ 30
minutes
Roussette des
Comores
Pteropus seychellensis
comorensis
LC NE 3 4
Rat noir Rattus rattus LC NE 2
Mammifères Saison sèche
Statut
UICN
Nom commun Nom scientifique Mondial Local
Nombre le
11/10/21
(Diurne)
Nombre le
02/12/21
(Nocturne)
Makis Eulemur fulvus VU NE 8 6
Tadarides
Mops pusillus / Chaerephon
leucogaster
VU NE
26 contacts /
30 minutes
Roussette des
Comores
Pteropus seychellensis
comorensis
LC NE 1+3 en vol
Rat noir Rattus rattus LC NE 1CARTE DES POINTS D'INVENTAIRE DES MAMMIFERES PROTEGES
RER ET RENE TR
LEGENDE
l'E) Points da détection das 13daridas
M WMakis de Mayotte
D re) : 2e NUE VA 14 "à MM Roussettes des Comores
A 2222224 130 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Les makis ont été observés uniquement hors du périmètre d’étude, mais il est probable qu’ils se
déplacent au sein de la ripisylve qui jouxte le quartier.
Figure 62 : Carte de repérage des mammifères inventoriés et des points de recherche des microchiroptères- saison sèche (Source : ESPACES)
Figure 61 : Makis de Mayotte et Roussette des Comores dans la ripisylves (Source : ESPACESLEGENDE
Es Points de datection des tadarides
B ‘akis de Mayotte
MM FRousseites des Comores
D'UN NU UNS 131 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 63 : Carte de repérage des mammifères inventoriés et des points de recherche des microchiroptères- saison humide (Source : ESPACES)
b. L’avifaune
L’inventaire de saison sèche a été réalisé sur des points d’observation et d’écoute (plan de repérage
ci-après) répartis dans la zone d’étude et sur lesquels le comptage a été réalisé le 11 octobre (matinée)
et le 2 décembre 2021 (fin d’après-midi et début de nuit) en période diurne et nocturne.
Les espèces suivantes ont été observées ou entendues sur les points de comptage :D'UN NU UNS 132 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 64 : Résultats des inventaires diurnes la matinée du 11/10/2021 (Source : ESPACES)
Date : 11/10/2021
Méteo :
Beau
temps
Beau
temps
Beau
temps
Beau
temps
Heure : 8h52 9h36 10h17 10h49
Nom commun Nom scientifique PT 1 PT2 PT3 PT4
Epervier de Frances Accipiter francesiae brutus 2
Martin triste Acridotheres tristis 4 2 6
Souimanga de Mayotte Cinnyris coquerellii 2
Martin pêcheur Corythornis vintsioides 1
Bulbul Malgache Hypsipetes madagascariensis 4 4
Moineau domestique Passer domesticus 6 8
Tourterelle du Cap Streptopelia capicola 2 1
Figure 65 : Résultats des inventaires diurnes l'après-midi du 02/12/2021 (Source : ESPACES)
Date : 02/12/2021
Méteo :
Beau
temps
Beau
temps
Beau
temps
Heure : 17h00 17h23 17h39
Nom commun Nom scientifique PT5 PT6 PT7
Martin triste Acridotheres tristis 2
Martinet des palmes Cypsiurus parvus griveaudi 8
Corbeau pie Corvus albus 2
Bulbul Malgache Hypsipetes madagascariensis 4CARTE DES POINTS ET TRANSECTS D'INVENTAIRE DE LA FAUNE
d , = # FF FE 23 x ee C
} n 4 pa . CA
[S + * J / 1
LEGENDE
Zone d'étude
Ponts du 11/10/2021
Transect diume du 11/10/2021
Points du 02/12;2021
Transect diume du 02/12/2021
Transect nocturne du 0212/2771
D'UN NU UNS 133 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 66 : Carte des transects de prospection et des points d’inventaire de la faune (Source : ESPACES)
L’inventaire de saison humide a été réalisé sur des points d’observation et d’écoute (plan de repérage
ci-après) répartis dans la zone d’étude et sur lesquels le comptage a été réalisé le 11 février 2022
(début d’après-midi), le 14 février 2022 (fin d’après-midi) et le 21 février 2022 (début de nuit) en
période diurne et nocturne.LEGENDE
Zone d'étude
Points du 1102/2022
Transect diume du 1142/4122
Points du 14/02/2022
Transect diurne du 1412/2072
Transect nocturne du 21/02/2022
D'UN NU UNS 134 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Date : 11/02/2022
Méteo : Variable Variable Variable Variable
Heure : 12h03 12h28 13h19 13h46
Nom commun Nom scientifique PT 1 PT2 PT3 PT4
Martin triste Acridotheres tristis 1 2 2
Corbeau pie Corvus albus 1 2
Martinet des palmes Cypsiurus parvus griveaudi 6
Bulbul Malgache Hypsipetes madagascariensis 4
Moineau domestique Passer domesticus 9
Oiseau-lunette de Mayotte Zosterops maderaspatanus 3
Tableau 18 : Résultats des inventaires diurnes l’après-midi du 11/02/2022
Date : 14/02/2022
Méteo : Beau Beau Beau Beau
Heure : 15h28 15h43 16h00 16h19
Nom commun Nom scientifique PT 5 PT6 PT7 PT8
Martin triste Acridotheres tristis 2 1
Héron strié Butorides striata rhizophorae 1
Souimanga de Mayotte Cinnyris coquerellii 1
Martinet des palmes Cypsiurus parvus griveaudi 6 3
Moineau domestique Passer domesticus 2
Tableau 19 : Résultats des inventaires diurnes l’après-midi du 14/02/2022
Figure 67 : Carte des transects de prospection et des points d’inventaire de la faune en saison humideD'UN NU UNS 135 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Aucun nid n’a été observé lors des inventaires de saison sèche et de saison humide. 2 espèces d’oiseaux
supplémentaires ont été entendues lors de l’inventaire nocturne : la chouette effraie et le petit duc de
Mayotte. La liste de toutes les espèces observées dans la zone d’étude et leur statut est donnée ci-
dessous.
Les espèces suivantes ont été observées ou entendues sur les points de comptage diurnes ou lors des
prospections nocturnes :
Tableau 20 : Statut des espèces inventoriées (en bleu les espèces protégées)
Nom commun Nom scientifique Statut UICN
Mondial Local
Nombre
inventorié
saison
sèche
Nombre
inventorié
saison
humide
Epervier de Frances Accipiter francesiae brutus LC LC 2 -
Martin triste Acridotheres tristis LC NA 14 8
Héron strié Butorides striata rhizophorae LC NT - 1
Souimanga de Mayotte Cinnyris coquerellii LC LC 2 1
Corbeau pie Corvus albus LC LC 2 3
Martin pêcheur Corythornis vintsioides LC DD 1 -
Martinet des palmes Cypsiurus parvus griveaudi LC LC 8 15
Bulbul Malgache Hypsipetes madagascariensis LC LC 12 4
Petit duc de Mayotte Otus mayottensis LC NT 1 -
Moineau domestique Passer domesticus LC NA 14 11
Tourterelle du Cap Streptopelia capicola LC LC 3 -
Chouette effraie Tyto alba LC LC 1 -
Oiseau-lunette de
Mayotte
Zosterops maderaspatanus
mayottensis
LC LC - 3
Les 13 espèces présentes ont un statut de préoccupation mineure (LC) sur la liste rouge mondiale selon
l’UICN.
8 espèces ont un statut de préoccupation mineure sur la liste rouge locale. 2 espèces introduites, le
martin triste et le moineau domestique, ne sont pas évaluées (NA). Le martin pêcheur n’est pas évalué
faute de données suffisantes. Le Petit duc de Mayotte, espèce plutôt inféodée aux forêts et aux grands
arbres a un statut d’espèce quasi-menacée (NT). Le héron strié qui fréquente le littoral et les cours
d’eau a également ce statut d’espèce quasi-menacée.
11 des 13 espèces présentes sont protégées au titre de l’arrêté préfectoral n°361/DEAL/SEPR/2018 qui
interdit notamment leur destruction. Aucune de ces espèces ne semble se reproduire sur le site
(Absence de nids).
c. Les reptiles
L’inventaire de saison sèche a été réalisé en parcourant la zone d’étude, le 11 octobre (matinée) et le
2 décembre 2021 (fin d’après-midi et début de nuit) en période diurne et nocturne (voir carte des
transects réalisés ci-avant). Les espèces suivantes ont été observées lors des prospections sur le site :136 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Tableau 21 : Résultats des inventaires diurnes et nocturne en saison sèche
Reptiles Saison sèche
Nom commun Nom scientifique
Transects
diurnes du
11/10/21 et
du 02/12/21
Transect
nocturne du
02/12/21
Nombre total
Caméléon de Mayotte Furcifer polleni 3 3
Margouillat Hemidactylus frenatus 3 3
Hémidactyle des palmiers Hemidactylus mercatorius 3 5 8
Hémidactyle à tête plate Hemidactylus platycephalus 1 1 2
Gecko diurne poussière d’or Phelsuma laticauda 6 6
L’inventaire de saison humide a été réalisé en parcourant la zone d’étude, le 11 février 2022 (début
d’après-midi), le 14 février 2022 (fin d’après-midi) et le 21 février 2022 (début de nuit) en période
diurne et nocturne. Les espèces suivantes ont été observées lors des prospections sur le site :
Tableau 22 : Résultats des inventaires diurnes et nocturne en saison humide
Reptiles Saison humide
Nom commun Nom scientifique
Transects
diurnes du
11/02/22 et
du 14/02/22
Transect
nocturne du
21/02/2022
Nombre
total
Caméléon de Mayotte Furcifer polleni 1 1
Hémidactyle des palmiers Hemidactylus mercatorius 1 2 3
Hémidactyle à tête plate Hemidactylus platycephalus 5 10 15
Gecko diurne sombre Phelsuma dubia 3 3
Gecko diurne poussière d’or Phelsuma laticauda 12 4 16
Gecko diurne à ligne dorsale Phelsuma robertmertensi 6 6
Scinque des Comores Trachylepis comorensis 2 2 4
Tableau 23 : Répartition et statut des espèces inventoriées (en bleu les espèces protégées)
Reptiles
Nom commun Nom scientifique Statut UICN Mayotte Statut UICN Mondial Nombre total
Caméléon de Mayotte Furcifer polleni LC LC 4
Margouillat Hemidactylus frenatus NA LC 3
Hémidactyle des palmiers Hemidactylus mercatorius NA LC 3
Hémidactyle à tête plate Hemidactylus platycephalus NA LC 23
Gecko diurne sombre Phelsuma dubia NA LC 3
Gecko diurne poussière d’or Phelsuma laticauda NA LC 22
Gecko diurne à ligne dorsale Phelsuma robertmertensi NT EN 6
Scinque des Comores Trachylepis comorensis LC LC 4CARTE DES POINTS D'INVENTAIRE DES REPTILES PROTEGES
[A SA un FA :
"
LEGENDE
[M Scnque des Comores
M Gecko diume à ligne dorsale
M Caméléon de Mayotte
D'UN NU UNS 137 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Les espèces les plus abondantes sur le site sont des espèces introduites qui affectionnent les habitats
anthropiques. Au niveau mondial, selon l’UICN, 7 des 8 espèces présentes ont un statut de
préoccupation mineure (LC). Le Gecko diurne à ligne dorsale a un statut d’espèce en gagner (EN).
Au niveau local 2 des 3 espèces indigènes ont un statut de préoccupation mineure (LC) et une espèce
a un statut d’espèce quasi menacée (NT). Les 5 espèces introduites ne sont pas évaluées (NA).
Les trois espèces indigènes, bien que communes, sont protégées au titre de l’arrêté préfectoral
n°361/DEAL/SEPR/2018 qui interdit notamment leur destruction.
La carte de repérage des espèces protégées inventoriées est fournie ci-après.
Figure 68 : Carte des espèces protégées de reptiles inventoriées en saison sèche et en saison humide
d. Les amphibiens
Nous avons détecté (chants) une des trois espèces d’amphibiens de Mayotte lors des inventaires
nocturnes de saison sèche et de saison humide. Il s’agit de la rainette de Mayotte (Boophis nauticus)
qui est présente principalement sur le tronçon de ravine à l’ouest et au sud du périmètre. Cette espèce
n’est pas protégée.
e. Invertébrés terrestres
Le site peut être considéré comme banal car il est couvert d’habitats très anthropisés qui sont
communs sur toute l’île.
Les 2 espèces d’araignées ubiquistes de Mayotte Nephila comorana et Gasteracantha rhomboidae
comorensis ont été observées dans les espaces inventoriés.9 DJ dd dd 1 138 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Il ne s’agit pas d’espèces protégées au titre de l’arrêté préfectoral n°361/DEAL/SEPR/2018.
La faune présente sur l’emprise des travaux est assez pauvre et commune des espaces anthropisés de l’île.
17 espèces de vertébrés présentes sur le site sont toutefois protégées par l’arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 qui interdit notamment leur destruction.
Parmi les espèces protégées à enjeu modéré, les makis et les tadarides sont des espèces communes dans les espaces anthropisés, y compris urbanisés.
Le petit duc de Mayotte est davantage lié aux habitats arborés qui sont peu présents dans le périmètre.
Le héron strié est inféodé au littoral et aux cours d’eau. Il fréquente uniquement la ravine en saison des pluies.
Le gecko diurne à ligne dorsale rouge est assez commun dans les cultures (même en ville). Il lui faut un minimum de végétation arbustive pour se maintenir sur un site.
8.4. Situation du projet par rapport aux périmètres à enjeu environnementaux
a. Situation du projet par rapport aux zones humides
Selon l’Atlas des zones humides de Mayotte (V GUIOT 2010 – Les Zones Humides de Mayotte, Volume
1 : rapport & annexes, CBNM, Ministère de l’Ecologie et du Développement durable et de la Mer, 514
p (35 p + fiches descriptives), le périmètre se trouve à 32% dans l’espace de potentialité de la zone
Mammifères Nom scientifique Mondial Local
Makis Eulemur fulvus VU NE
Tadarides Mops pusillus / Chaerephon leucogaster VU NE
Roussette des C omores Pteropus seychellensis comorensis LC NE
Oiseaux Nom scientifique Mondial Local
Epervier de Frances Accipiter francesiae brutus LC LC
Héron strié Butorides striata rhizophorae LC NT
Souimanga de Mayotte Cinnyris coquerellii LC LC
C orbeau pie Corvus albus LC LC
Martin pêcheur Corythornis vintsioides LC DD
Martinet des palmes Cypsiurus parvus griveaudi LC LC
Bulbul Malgache Hypsipetes madagascariensis LC LC
Petit duc de Mayotte Otus mayottensis LC NT
Tourterelle du C ap Streptopelia capicola LC LC
C houette effraie Tyto alba LC LC
Oiseau-lunette de Mayotte Zosterops maderaspatanus mayottensis LC LC
Reptiles Nom scientifique Mondial Local
C améléon de Mayotte Furcifer polleni LC LC
Gecko diurne à ligne dorsale Phelsuma robertmertensi EN NT
Scinque des C omores Trachylepis comorensis LC LC
Statut UIC NCARTE DE REPERAGE DU PERIMETRE PAR RAPPORT AUX ZONES HUMIDES
MERE
LEGENDE
zone humide
= —
| lEspare de potentialité
D'UN NU UNS 139 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
humide de Kawéni. La réalisation de sondages pour vérifier la présence d’une nappe permettra de
confirmer ou non le caractère humide de cette zone qui pénètre dans le quartier au-delà de la ravine.
Voir la carte ci-après.
Figure 69 : Carte des zones humides (Source : ESPACES)
b. Situation du site par rapport au projet de Trame Verte et Bleue (TVB)
Par rapport au projet de Trame Verte et Bleue, le périmètre se trouve à l’écart des corridors
écologiques et réservoirs de biodiversité envisagés. Le corridor le plus proche se trouve à 440 mètres
au niveau de la rivière Kaouénilajoli.
Voir la carte ci-après.
c. Situation du site par rapport aux ZNIEFF
Le projet se trouve à 450 mètres de la ZNIEFF la plus proche. Il s’agit de la ZNIEFF de type 1 des
mangroves de Kawéni.
Voir la carte ci-après.Carte de repérage du perimetre par rapport au projet de TVB
LEGENDE
Réservoir de biodi-æersité
Comdor écologique
Echalle : 1/10 000 ce TYB du SRCE 02-2017
Carte de repérage du périmétre par rapport aux ZNIEFF
Ve & PET
LEGENDE
ZNIEFF de Type 1
D'UN NU UNS 140 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 70 : Carte du projet de TVB (Source : ESPACES)
Figure 71 : Carte des ZNIEFF (Source : ESPACES)9 DJ dd dd 1 141 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Les enjeux sur la majeure partie du périmètre étudié sont faibles.
Les enjeux modérés concernant les habitats, avec la ripisylve secondarisée et la faune, avec le maki
de Mayotte, la roussette des Comores, le caméléon de Mayotte, le Petit Duc de Mayotte, le héron
strié et la rainette, se situent plutôt au niveau de la ravine à l’ouest et au sud de la zone d’étude. Ce
secteur se trouve essentiellement à l’extérieur du périmètre de la RHI.
Les tadarides qui chassent au-dessus des secteurs éclairés du quartier ne présentent pas d’enjeu
élevé sur le site. Le gecko diurne à ligne dorsale est surtout tributaire du maintien d’un minimum de
végétation, y compris agricole, sur le site.
Bien que des mesures d’évitement et réduction des impacts sur ces espèces soient prévues en phase
de chantier, il sera nécessaire de déposer une demande de dérogation au titre des espèces
protégées.
9. Milieu Humain
9.1 Organisation Territoriale
Source : IEDOM, Rapport d’activité Mayotte 2017
La marche vers la départementalisation et l’accession au statut de RUP
En 2001, Mayotte devient une collectivité départementale. A la suite du référendum local du 29 mars
2009 et de la loi organique du 3 août 2009 qui placent Mayotte sur la voie de la départementalisation,
la loi organique du 7 décembre 2010, validée par la décision du Conseil constitutionnel du 2 décembre
2010 et complétée par la loi ordinaire du 7 décembre 2010 également, ont légiféré sur la mutation de
l’île de Mayotte en Département français.
Ce nouveau statut a pris définitivement forme lors du renouvellement du Conseil Général le jeudi 31
mars 2011, qui a vu la création officielle du « Département de Mayotte ». La collectivité
départementale de Mayotte devient le 101e département français (5e département d’Outre-mer), fait
partie des Pays et territoires d’Outre-mer (PTOM) et exerce désormais les compétences dévolues aux
DROM.
À la suite de la demande formulée par la France à l’Union européenne, le Conseil européen s’est
exprimé le 11 juillet 2012 en faveur de l’accession de Mayotte au statut de Région ultrapériphérique
(RUP) qui est effective depuis le 1er janvier 2014.
L’organisation administrative de Mayotte
Depuis le redécoupage électoral de février 2014 établi sur la base du recensement de 2012, le
département de Mayotte est désormais composé de 13 cantons contre 19 auparavant. Chaque canton
est représenté par un binôme paritaire, ce qui porte à 26 le nombre de conseillers départementaux.
Mayotte dispose de deux circonscriptions législatives depuis la loi n° 2010-165 du 23 février 2010
portant sur la répartition des sièges et la délimitation des circonscriptions pour l’élection des députés
(contre une seule circonscription auparavant). L’une regroupe les cantons du Nord (Bandraboua,
Dzaoudzi, Koungou, Mamoudzou I, II et III, M’tsamboro et Pamandzi) et l’autre les cantons du Sud
(Bouéni, Dembéni, Ouangani, Sada et Tsingoni). A noter que depuis 2015, la commune de Koungou est9 DJ dd dd 1 142 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
partagée entre deux cantons : celui de Bandraboua et celui de Koungou, qui ne concerne plus que l'Est
de la commune.
Enfin, en matière d’organisation administrative, Mayotte est constituée de 17 communes qui se sont
progressivement structurées en intercommunalités depuis fin 2014.
L’île est ainsi dotée de quatre communautés de communes (regroupant les communes de Dzaoudzi-
Labattoir et Pamandzi, celles du Nord, du Sud et du Centre-ouest). Une communauté d’agglomérations
rassemble Mamoudzou et Dembéni. Les intercommunalités reprennent une partie des compétences
des communes (aménagement de l’espace, développement économique et gestion des déchets entre
autres) et disposent d’une fiscalité propre (fiscalité locale et dotations de l’État).
La commune de Mamoudzou
La Collectivité Départementale se divise en 19 cantons et 17 communes. Seule celle de Mamoudzou,
chef-lieu de Mayotte, détient 3 cantons (Mamoudzou 1, 2 & 3). A noter que l’îlot Mbouzi au large de
Passamainty appartient également à la commune de Mamoudzou, mais n’est rattaché à aucun canton.
La commune est délimitée au Nord par celle de Koungou, à l’ouest par Tsingoni et au sud par Dembéni.
Capitale administrative située au Nord-Est de Grande Terre, unique porte maritime vers Petite Terre
grâce au trafic régulier des barges reliant son centre-ville au rocher de Dzaoudzi, Mamoudzou
concentre administrations, commerces et industries (hormis la zone portuaire de Longoni et la ZI Vallée
3 situées sur la commune de Koungou) qui en font le pôle incontournable de Mayotte.
D’une superficie totale de 41,94 km2, la commune comporte 10 villages (eux-mêmes divisés en
quartiers) :
Kawéni, Cavani, Mamoudzou, Cavani, Mtsapéré, Vahibé, Doujani, Passamainty, Tsoundzou 1 &
Tsoundzou 2, ainsi que quelques îlots d’habitation : des lieux-dits Kwalé et Kwalé Légion à la zone
d’Hamaha expansion de Kawéni vers le Nord et rattachée au village de Majicavo Lamir sur la commune
de Koungou. Hormis Vahibé implanté dans les terres, ces entités urbaines se sont constituées sur la
frange littorale.
Située au Nord-Est de la Grande-Terre, la commune de Mamoudzou occupe une position stratégique à Mayotte. Elle est la capitale administrative et pôle économique de Mayotte.
D’une superficie totale de 41,94 km², elle comporte 10 villages, dont Kawéni où se situe le site d’étude.
9.2 Démographie
Les dynamiques démographiques de Mayotte sont portées par plusieurs facteurs :
▪ Une natalité forte / une mortalité relativement faible / un solde naturel excédentaire
▪ Un solde migratoire important provenant pour l’essentiel des îles voisines
En septembre 2017, 256 500 personnes habitent à Mayotte. De 2012 à 2017, la population s’accroît
de 3,8 % par an en moyenne. Le rythme s’accélère par rapport à la période 2007–2012, rompant avec
deux décennies au cours desquelles il avait progressivement ralenti. En 20 ans, la population
mahoraise a ainsi doublé Mayotte reste ainsi le département français ayant la plus forte croissance
démographique, devant la Guyane.D'UN NU UNS 143 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Mamoudzou, Koungou et la Petite-Terre concentrent la moitié des habitants. Capitale économique du
département, Mamoudzou est la commune la plus peuplée (71 400 habitants), suivie par la commune
voisine de Koungou (32 752 habitants).
La croissance démographique des communes du secteur Nord‐Est est nettement supérieure à celle de
l’île, portée :
▪ D’une part, par la proximité aux pôles d’emploi et d’activité de Mamoudzou et Koungou et aux
dynamiques de rapprochement de ce bassin d’emploi et de limitation des temps de transport
entre le domicile et le lieu de travail.
▪ Et d’autre part, par le manque de terrain à bâtir sur Mamoudzou conduisant les populations
s’installer en périphérie.
Les augmentations de population les plus importantes concernent les communes de Dembéni,
Bandraboua, Tsingoni et Bandrélé, suivit ensuite par les communes de Mamoudzou, Koungou et
Dzaoudzi.
La densité de population est particulièrement élevée à Mayotte. En 2017, avec 690 habitants au km²,
le département n’est devancé que par Paris et cinq autres départements d’Île-de-France. Le Rhône,
département de province le plus dense, compte 555 habitants au km².
À Mamoudzou, le rythme de croissance s’accélère nettement : il est multiplié par trois par rapport aux
cinq années précédant 2012. De 2012 à 2017, la commune concentre ainsi un tiers de la croissance
démographique : sur 8 800 personnes supplémentaires qui habitent Mayotte chaque année, 2 800
vivent dans la commune de Mamoudzou.2012-2017 2007-2012
Taux de variation annuel moyen Taux de variation annuel moyen de la population (en %) de la population (en %)
EM 14-00 EM 7-00
EM 00-20 0.0-29
EM 20-34 En 20-34 ER 2: 54
ES 3-54
ER 5: 54 (Sp ER 54 54
© ON - muse 2017 © ON - rass 2017
D'UN NU UNS 144 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Kawéni, où se situe le site d’étude, est le second village le plus peuplé de l’île (17 060 habitants en
2017) derrière Labattoir située à Dzaoudzi (17 733 habitants).
Avec près de 71 437 habitants, Mamoudzou se positionne largement en première place de l’île, concentrant 28 % de la population de Mayotte en 2017. Le village de Kawéni compte 17 060 habitants, soit 24% de la population communale. Il a enregistré une augmentation de 29% de la population entre 2012 et 2017. Kawéni est le deuxième village le plus peuplé de l’île et le premier au niveau communal. Le site d’étude est situé à proximité du littoral, en bordure de l’urbanisation.
9.3 Habitat
En 2017, Mayotte compte 63 130 résidences principales. La croissance du nombre de logements est
dynamique entre 2012 et 2017 : +4,1 % en moyenne par an, après +2,4 % entre 2007 et 2012. Elle
accompagne ainsi la forte hausse de la population sur la période récente.
A Mayotte, les conditions de logement sont difficiles. Ainsi, l’accès à l’eau reste préoccupant : 29 % des
logements n'ont toujours pas d’eau courante, c’est donc 81 000 habitants concernés. L’eau manque
ainsi dans 29 % des résidences principales cependant l’accès à l’eau s’est considérablement amélioré
en vingt ans : en 1997, 80 % des logements n’avaient pas encore l’eau courante. Ce qui n’ont pas du
tout accès à l’eau soit dans leur logement, dans leur cour ou via des tiers voisins ou parents
(essentiellement des habitants de maisons en tôle) s’approvisionnent à une borne fontaine, dans un
puits ou directement à une rivière ou un ruisseau. Ainsi, 3 000 ménages, dont la moitié habitent
Figure 72 : Taux de variation annuel moyen de la population (%) (Source : Insee, 2017)mu Bois, végétal ou terre == Tôle == DUr -— Population (échelle de droite)
70 000 , "OMbre de logements nombre d'habitants 580 000
60 000 240 000
50 000 200 000
40 000 160 000
30 000 120 000
20 000 66,000
10 000 40 000
1997 2002 2007 2012 2017
9 DJ dd dd 1 145 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Mamoudzou, se ravitaillent à l’une des bornes fontaines de l’île. Ces bornes permettent au total à 14
000 habitants de consommer de l’eau potable.
A Mayotte, 40% des logements possèdent un confort sanitaire de base (eau courante, toilettes, ou
douche). Pour le cas de Koungou, 32% des habitations sont concernés par ce confort.
Par ailleurs, l’électricité n’est pas généralisée, absente dans un logement sur dix. Les conditions de vie
sont cependant un peu moins difficiles pour les habitants des logements en dur. Elles se sont même
améliorées depuis le début des années 2000, mais elles restent loin des standards métropolitains.
Figure 73 : Evolution de la population et du nombre de résidences principales selon l’aspect du bâti de 1997 à 2017 (Source :
INSEE 2017)
Kawéni a vu son nombre de logements augmenté fortement entre 2012 et 2017 avec une
augmentation de 31% accueillant actuellement environ 4 241 logements. Derrière le centre
commercial se trouvent deux lotissements très récents : Trois Vallées et Hauts Vallons.
Le lotissement Val Fleuri constitue le prolongement des Hauts Vallons sur la commune de Koungou.
Ces lotissements sont le résultat d’opérations privées de promotion immobilière dont l’objectif était
de créer du foncier viabilisé ouvert à la vente, dans un contexte de non-maîtrise foncière.
Contrairement au quartier des Trois Vallées destiné plutôt à la construction de maisons individuelles,
le tout récent quartier des Hauts Vallons s’inscrit plutôt dans une logique de densification. Les
constructions sont des immeubles en R+4 ou R+5, avec des commerces et des services en rez-de-
chaussée. La configuration actuelle laisse se dessiner une centralité autour des voies d’accès
principales.
C’est la première opération d’urbanisation dense, de taille, à Mayotte. On peut regretter le manque
de cohérence dans le style du bâti, d’alignement par rapport à la rue, la rareté des espaces verts, des
espaces et équipements publics, le manque de mixité sociale.
Dans le prolongement du quartier Hauts Vallons, la Ville de Mamoudzou a initié le projet de la ZAC de
Hamaha dit ZAC du « Soleil levant ». La ville s’est en effet engagée sur une vaste opération
d’aménagement du secteur Hamaha, dans le cadre d’une concession d’aménagement. Elle débute
ainsi la réalisation de la 1re Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du département. L’objectif est de9 DJ dd dd 1 146 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
bâtir un quartier mixte avec une grande diversité de l’offre de logements. Ce quartier proposera
également 85 locaux commerciaux ou d’activité divers et des équipements publics (groupe scolaire,
plateau sportif, mosquée, MJC, etc.). Un traité de concession a été signé avec la SIM qui réalise le
programme : 412 logements, dont 171 en locatif social, 77 en accession sociale et 164 en libre
accession. La livraison des premiers logements a eu lieu en février 2019 (opération Mwezi).
Kawéni a vu son nombre de logements fortement augmenté entre 2012 et 2017 avec une augmentation de 31% accueillant aujourd’hui environ 4 241 logements. Hamaha et le projet de la ZAC favorisent une dynamique de rattrapage de développement du territoire en enclenchant un processus de développement économique et social dans un contexte de forte demande en logements et en équipements.
9.4 Occupation du sol
L’occupation des sols sur le district de Mayotte est conditionnée par le relief, les conditions climatiques
et le caractère insulaire du territoire.
Le relief de Mayotte, en particulier en périphérie de Mamoudzou est très accidenté : 63,0% de la
surface de Grande-Terre se caractérisent par des pentes d’inclinaison supérieure à 15% et/ou se
situent à plus de 300m d’altitude. La présence de nombreuses ravines et d’importants dénivelés à
Mamoudzou a fortement influencé son urbanisation et son organisation. La population se concentre
dans les rares espaces plats.
La bande littorale du Nord-Est de Mayotte est ainsi devenue un territoire urbain sous l’influence du
développement de Mamoudzou.
Ainsi à Mamoudzou, les zones urbanisées sont implantées dans les rares zones à faibles pentes, à
proximité du littoral. Les zones planes sont pratiquement saturées et l’urbanisation a commencé à se
développer dans les zones à fortes pentes.
La commune connaît une tendance à la progression de l’urbanisation, phénomène qui tend à
s’accentuer. Ce phénomène entre en conflit avec les autres vocations et usages possibles du sol :
tourisme, agriculture, protection de la biodiversité (mangrove par exemple).
Le site d’étude se localise majoritairement au sein d’espaces bâtis existants sur une zone
d’urbanisation future à court et moyen terme.
Selon la carte d’occupation des sols, la majeure partie du site d’étude se situe sur un « Tissu urbain
discontinu ». La partie Nord-Ouest du site se situe sur une « Surfaces essentiellement agricoles,
interrompues par des espaces naturels importants ».
Contrairement au Sud de l’île, le Nord-Est de Mayotte concentre la majorité de l’urbanisation et des activités économiques et industrielles du territoire, notamment le long du littoral. Les villages se succèdent le long de la RN1 qui passe non loin du site d’étude. L’occupation du sol au sein de du périmètre d’étude se divise entre zone bâtie et espace naturel.788150 787600 787050 786500 785950
RHI Bazama-Bandrajou
Occupation du Sol
Légende :
— Aire d'étude RHI
- Emprise projet
8560000
Corine Land Cover
UM 1110 - Tissu urbain continu
1120 - Tissu urbain discontinu
1210 - Zones industrielles où
commerciales et installations publiques
1230 - Zones portuaires
2223 - Palmeraies
2430 - Surfaces essentiellement agricoles,
interrompues par des espaces naturels
importants
"3111 - Forêts de feuillus
EM 3112 - Mangroves
8559500
855200
8552500
8558000
Eca-Stratégie Réunion © - JE - 28/03/2022
Reproduction interdite
Sources : Eco-Stratégie Réunion
Sources des fonds de carte : 8D ORTHO. OSM
PTE)
LAS STRATEGIE DV DITS 147 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Figure 74 : Carte de l'occupation du sol (Source : ESR 2022, Corine Land Cover)9 Sd 1 dd 1 148 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
C. Synthèse des enjeux
L’analyse de l’état initial a pour objectif la définition des enjeux au droit du site du projet.
Echelle de valeurs de l’enjeu utilisée dans cette étude :
ENJEU
Nul Très faible Faible Modéré Fort Très fort
Figure 75 : Tableau de synthèse des enjeux de l’état initial
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
CLIMAT
Modéré
L’île de Mayotte est soumise à un climat de type tropical chaud, humide et maritime, caractérisé par de faibles variations de température
journalières et annuelles et des précipitations importantes (plus de 1 500 mm par an en moyenne sur l'île). Deux principales saisons
caractérisent l'année : l'une chaude et pluvieuse, l'autre plus fraîche et sèche. Elles sont séparées par deux intersaisons plus brèves. Les secteurs
Nord-Ouest et Centre-Ouest de l’île reçoivent une pluviosité annuelle plus élevée que le Nord-Est et le Sud.
Le site d’étude est situé dans un secteur relativement pluvieux avec des précipitations moyennes s’élevant à 1 250 mm/an. Durant la saison
humide, les mois de janvier à mars restent les mois les plus arrosés avec environ 256 mm de pluie par mois en moyenne. La température
moyenne annuelle est de l’ordre de 26,7°C.
Fort
D'après le dernier rapport du GIEC, qui détaille les impacts d'un réchauffement climatique supérieur ou égal à 1,5°C, les conséquences dans les
petits états insulaires - comme l'Outre-mer et notamment Mayotte - sont particulièrement graves : augmentation de l'intensité des
phénomènes extrêmes comme les cyclones, montée du niveau de la mer, augmentation de la t° des océans, destruction des massifs coralliens
(blanchissement) due au réchauffement et à l'acidification des océans aggravant les risques de submersion et de salinisation notamment pour
les côtes récifales.
L’île de Mayotte est particulièrement sensible aux effets du changement climatique. Une hausse de température de 0,18°C par décennie a été
constatée sur l'île. De manière générale, l'ensemble des impacts du changement climatique ressentis à Mayotte concerneront le site d'étude,
hormis les risques littoraux.149 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
TOPOGRAPHIE Modéré
La topographie du site d’étude se caractérise par des pentes relativement marquées, de l’ordre de 10%, vers les ravines. Le site se situe sur les
mi-hauteurs sur des altitudes comprises entre 15 et 30 NGF.
GEOLOGIE Modéré
Les formations géologiques sont de nature volcanique. Le climat tropical humide de Mayotte entraîne une altération prononcée de ces roches
à laquelle s’ajoutent la disparition du couvert végétal et l’urbanisation croissante qui accentuent ce phénomène. Les faciès en résultant sont
très friables, les roches sont alors propices à des instabilités.
Le site d’étude repose majoritairement sur des colluvions, des roches de formation superficielle de pentes. Des alluvions indifférenciées sont
également présentes sur la bordure sud du site d’étude au niveau de la ravine. Les formations géologiques ont permis la création d’aquifères
propices à l’exploitation en eau potable.
RESSOURCE DU
SOUS-SOL
Modéré
Aucune carrière en activité n’est présente à proximité du site d’étude. Mayotte souffre globalement d’un manque en matériaux de construction,
le projet de RHI devra tenir compte de cette problématique.
HYDROGRAPHIE Modéré
Le territoire communal de Mamoudzou comporte de nombreuses ravines se constituant par l’érosion du sol où l’écoulement se crée
uniquement lors d’épisodes pluvieux. Ces ravines constituent souvent le réseau secondaire de rivières aux écoulements pérennes et étiages
uniquement alimenté par les nappes alluviales et côtières (Doujani, Gouloué, Kwalé).
Cours d’eau
Aucun cours d’eau inscrit au SDAGE ne se situe à proximité du site d’étude. Le cours d’eau inscrit au SDAGE le plus proche est la rivière
Kawénilajoli qui est située à plus de 600 mètres au Nord du site d’étude.
Eaux côtières
La masse d’eau côtière FRMC10, située à 800 mètres à l’Est, est le milieu récepteur des eaux provenant des ravines aux alentours du site
d’étude. Elle est dans un état environnemental qualifié de médiocre. L’atteinte du bon état environnemental a été déclarée en 2027 et 2033
respectivement. De manière générale, une attention particulière devra être apportée à la gestion des eaux (eaux usées, eaux pluviales et de
ruissellement) afin de ne pas engendrer de pollutions supplémentaires pouvant dégrader l’état du lagon.
HYDROGEOLOGIE
Faible à
modéré
Le site d’étude est majoritairement situé sur l’aquifère FRMG002 dit « Volcanisme du massif du Mtsapéré » et en partie sur son extrémité Est
sur l’aquifère FRMG006 dit « Alluvions de Kawéni ».DV DITS 150 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
L’aquifère FRMG002 est en bon état quantitatif et chimique, cependant l’aquifère FRMG006, bien que classé en bon état en 2019, était classé
en mauvais état quantitatif en 2013.
Deux forages exploités à des fins d’eau potable sont présents sur ces aquifères.
EXPLOITATION
DE LA
RESSOURCE EN
EAU POTABLE
Modéré
à fort
A Mayotte, la production de l'eau potable est assurée à partir de ressources superficielles, de ressources profondes ainsi que de dessalement.
L’eau est une ressource relativement fragile sur l’île ; un plan d’urgence a, par ailleurs, été signé pour accompagner le SIEAM dans la mobilisation
de nouvelles ressources.
Deux forages sont présents à proximité directe du site d’étude, il s’agit des forages Kawéni F1 et F2. Le site d’étude se situe à l’intérieur du
Périmètre de Protection Rapproché (PPR) de ces forages. Le projet doit être compatible au règlement de ces PPR.
RISQUES
MAJEURS
Modéré
à fort
Les territoires ultramarins concentrent de nombreux risques naturels, qui se cumulent parfois sur des surfaces souvent extrêmement réduites.
Dans les contextes géologiques, morphologiques et climatiques particuliers de Mayotte, les différents projets d'aménagement de l’île sont
fortement exposés aux différents aléas naturels : glissements de terrain, effondrements, chutes de blocs, érosion, inondations, sismicité,
submersion marine, érosion côtière, etc. La croissance démographique soutenue et l’urbanisation non contrôlée placent l’île dans une position
de forte vulnérabilité, aggravant, de fait, ces risques. L’étendue d’un habitat informel à flanc de colline renforce l’érosion des sols, phénomène
naturel renforcé par une forte pression anthropique. Comme le reste de l’île, le site d’étude fait face à un cumul d’aléas :
- La menace cyclonique à Mayotte qui s’étend de décembre à avril, avec un maximum de risque sur les trois mois d’été austral, entre janvier
et mars. Les cyclones renforcent l’apparition d’autres aléas tels que la submersion marine, les inondations, l’érosion des sols, etc.
- Les inondations ; La partie Nord-Est du site d’étude est concernée par un aléa faible inondation de type débordement de cours d’eau. Le site
d’étude est également traversé par deux talwegs au centre et au nord qui sont tous concernés par un aléa inondation fort par débordement
de cours d’eau. De même, l’extrémité Sud et Sud-Est du site d’étude est concernée par de petites zones d’aléa fort inondation également de
type débordement de cours d’eau due à la proximité directe du périmètre d’étude à la ravine.
- Les mouvements de terrain ; La partie Ouest du site d’étude est concernée par un aléa faible mouvement de terrain de type glissement de
terrain. De même, l’extrémité Ouest du site d’étude est concernée par de petites zones d’aléa moyen et fort mouvement de terrain de type
glissement de terrain. L’extrémité Sud du site d’étude est également concernée par un une zone petite zone d’aléa faible et une petite zone
d’aléa moyen de type glissement de terrain.DV DITS
ont
151 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
- Les feux de forêt, se déclarant préférentiellement dans les zones agroforestières cultivées traditionnellement sur brûlis ainsi que les « padzas
». La destruction du couvert végétal par les incendies de forêt va accentuer le lessivage des sols par les eaux de ruissellement et ainsi accroître
l’alimentation du lagon en sédiments.
- Les séismes ; l’île est classée en catégorie 3, soit d’intensité modérée. La formation d’un volcan sous-marin à l’Est de Mayotte a généré une
multitude d’essaims de séismes depuis mai 2018. Le site d’étude est concerné par un aléa liquéfaction de susceptibilité moyen au niveau de
Mro Oua Longoni et à proximité de la mangrove et de niveau fort au plus proche du littoral.
- Les tsunamis en cas de séisme ou glissement de terrain important bien que Mayotte ne soit pas située directement sur une zone de forte
activité tectonique
- Le site n'est cependant pas concerné par l'aléa recul du trait de côte.
HABITATS
NATURELS
Modéré
Le périmètre comporte principalement des habitats anthropiques qui occupent 92,6% de sa surface.
Le seul habitat qui présente des enjeux modérés est l’habitat « Forêts galeries des ripisylves » qui occupe les berges de la ravine en limite ouest
du quartier.
ZONES HUMIDES Modéré
Le site d’étude se trouve à 32% dans l’espace de potentialité de la zone humide de Kawéni. La réalisation de sondages pour vérifier la présence
d’une nappe permettra de confirmer ou non le caractère humide de cette zone qui pénètre dans le quartier au-delà de la ravine.
ZNIEFF Faible Le périmètre de la zone d'étude se trouve à 450 mètres de la ZNIEFF la plus proche. Il s’agit de la ZNIEFF de type 1 des mangroves de Kawéni.
CONTINUITE
ECOLOGIQUE
Faible
Par rapport au projet de Trame Verte et Bleue, le périmètre se trouve à l’écart des corridors écologiques et réservoirs de biodiversité envisagés.
Le corridor le plus proche se trouve à 440 mètres au niveau de la rivière Kaouénilajoli.
FLORE Faible Aucune espèce protégée ou vulnérable n’est présente à proximité ou à l’intérieur du périmètre d’étude.
FAUNE Fort
La faune présente sur le site d’étude est pauvre et commune des espaces anthropisés de l’île.
13 espèces de vertébrés présentes à proximité du site sont toutefois protégées par l’arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 qui interdit notamment
leur destruction.9 Sd 1 dd 1 152 R H I B A Z A M A - B A N D R A J O U – D o s s i e r L o i s u r l ’ E a u
Thème Niveau d’enjeu Enjeux vis-à-vis du projet
Parmi les espèces protégées à enjeu modéré, les makis et les tadarides sont des espèces communes dans les espaces anthropisés, y compris
urbanisés. Le petit duc de Mayotte est davantage lié aux habitats arborés qui sont peu présents dans le périmètre.
Un dossier de dérogation à l’interdiction de destruction des espèces protégées devra être réalisé.
ORGANISATION
TERRITORIALE
Modéré
Située au Nord-Est de la Grande-Terre, la commune de Mamoudzou occupe une position stratégique à Mayotte. Elle est la capitale
administrative et pôle économique de Mayotte.
D’une superficie totale de 41,94 km², elle comporte 10 villages, dont Kawéni où se situe le site d’étude.
DEMOGRAPHIE Fort
Avec près de 71 437 habitants, Mamoudzou se positionne largement en première place de l’île, concentrant 28 % de la population de Mayotte
en 2017. Le village de Kawéni compte 17 060 habitants, soit 24% de la population communale. Il a enregistré une augmentation de 29% de la
population entre 2012 et 2017. Kawéni est le deuxième village le plus peuplé de l’île et le premier au niveau communal. Le site d’étude est situé
à proximité du littoral, en bordure de l’urbanisation.
HABITAT Fort
A Mayotte, la croissance du nombre de logements est dynamique avec une moyenne de + 4,1% par an (contre +2,4% entre 2007 et 2012) qui
accompagne ainsi la forte hausse de la population.
Kawéni a vu son nombre de logements fortement augmenté entre 2012 et 2017 avec une augmentation de 31% accueillant aujourd’hui environ
4 241 logements. Hamaha et le projet de la ZAC favorisent une dynamique de rattrapage de développement du territoire en enclenchant un
processus de développement économique et social dans un contexte de forte demande en logements et en équipements.
OCCUPATION DU
SOL
Faible à
Modéré
L’occupation des sols sur le district de Mayotte est conditionnée par le relief, les conditions climatiques et le caractère insulaire du territoire.
Contrairement au Sud de l’île, le Nord-Est de Mayotte concentre la majorité de l’urbanisation et des activités économiques et industrielles du
territoire, notamment le long du littoral. Les villages se succèdent le long de la RN1 qui passe non loin du site d’étude. L’occupation du sol au
sein de du périmètre d’étude se divise entre zone bâtie et espace naturel.D. Incidences du projet et mesures correctives
Pour chaque thème abordé, sont présentées successivement les modifications permanentes
occasionnées directement ou indirectement par le projet, les impacts temporaires souvent liés à la
phase des travaux, ainsi que des mesures visant à éviter, réduire ou compenser ces impacts.
Les incidences sont à la fois évaluées en phase Travaux et en phase Exploitation.
1. Incidences et mesures sur le milieu physique
1.1. Incidences et mesures sur le climat et l’air
a. Incidences
En phase travaux :
Les impacts négatifs de la phase chantier sur le climat local sont essentiellement dus au déplacement
du personnel et à la circulation de différents engins de chantier. Ces pressions sont source de pollution
atmosphérique au niveau local et d’émissions de Gaz à Effets de Serre (GES) à une échelle plus globale.
Cet impact sera limité dans l’espace et le temps : en effet, il se concentrera sur le périmètre du projet
pendant le temps des travaux.
De même, la présence et la circulation d’engins est une source potentielle d’envol de poussière en
phase de travaux. Cette nuisance sera subie sur toute la durée du chantier, mais limitée aux habitations
riveraines. Le périmètre d’étude se situe dans une zone présentant des écrans végétaux, ce qui limitera
ponctuellement les effets.
L’émission de GES et de poussière sera limitée aux phases de travaux d’aménagement et entraînera des incidences brutes faibles à modérées sur les éléments climatiques.
En phase exploitation :
En phase exploitation, le projet ne générera aucune émission spécifique de gaz à effet de serre.
En phase aménagée, l’envol de poussières est possible du fait de la fréquentation du secteur et des
déplacements normaux de la population et des différents véhicules qui vont circuler. Cependant, ces
risques seront limités et ponctuels. De plus, le projet intègre des espaces végétalisés qui permettront
de limiter l’envol de poussières.
Les émissions de GES en phase exploitation sont considérées comme très faibles.
b. Mesures
Durant la phase de travaux, les mesures suivantes permettront de limiter les émissions de gaz
d’échappement et donc l’impact du chantier sur le climat :
Utilisation de matériaux proche ;
Les engins de chantier respecteront les normes d’émission en matière de rejets atmosphériques ;
Les accès et dessertes intérieurs du chantier feront l’objet d’un traitement approprié ; Les déplacements seront optimisés.
Par ailleurs, les mesures suivantes permettront de limiter l’envol de poussière :
Eviter l’envol de poussières en humidifiant (quand c’est possible) les matériaux et voies de circulation par temps sec ; Bâcher les bennes et camions pour éviter les envols.
Ainsi, en phase travaux et en phase exploitation, le projet aura des incidences négligeables sur le climat.
1.2. Incidences et mesures sur la topographie
a. Incidence
En phase travaux :
Le site d’étude possède des pentes assez marquées vers l’Est et vers le Sud. Il est ainsi prévu des
terrassements sur certaines zones afin d’obtenir une homogénéisation du niveau altimétrique.
Cependant, à ce stade de définition du projet, et en l’absence de données plus précises, il s’avère
complexe de préciser les terrassements envisagés et leur(s) impact(s) sur la topographie du site
(volumes de déblais / remblais inconnus). Cependant, l’aménageur essaie de tendre vers un principe
général d’équilibre entre déblais et remblais.
Ainsi, bien que permanents, ces impacts se feront sur une emprise limitée, car restreinte aux zones
aménagées.
En phase travaux, l’incidence sur la topographie est considérée comme faible.
En phase exploitation :
En phase d’exploitation, le projet n’a pas vocation à modifier la topographie locale.
En phase exploitation, l’incidence sur le relief est considérée comme nulle.
b. Mesure
Au regard du niveau des incidences générées par le projet sur la topographie en phase travaux et en phase exploitation, aucune mesure n’est proposée.
1.3. Incidences et mesures sur la géologie
a. Incidence
En phase travaux :
Les terrassements et mouvements de sols en phase chantier produiront des effets temporaires et
permanents sur la géologie et la pédologie du site. Le site est situé sur colluvions et des alluvions.
Des engins courants de terrassement suffiront pour les chantiers. En revanche, une attention
particulière sera attendue sur la pollution possible des sols. Du fait de leur perméabilité, les sols
alluvionnaires sont sensibles aux pollutions.
L’incidence sur les sols et les sous-sols en phase travaux est considérée comme modéré.
En phase exploitation :
La réalisation du projet ne va entraîner aucune modification des sols et sous-sols en phase aménagée.
L’incidence sur les sols et les sous-sols en phase exploitation est considérée comme nulle.
b. Mesure
Les prescriptions formulées dans le cadre du règlement du PPRn de Mamoudzou seront respectées
pour chaque zonage en phase Travaux. Les travaux de terrassement devront être réalisés dans lesrègles de l’art, permettant de garantir la stabilité des terrains remaniés. La saison des pluies devra être
évitée.
L’impact du projet sur le risque de pollution des sols est analysé dans le chapitre portant sur les
« Incidences et mesures sur les écoulements »
Les incidences résiduelles sur la géologie et la pédologie seront faibles en phase travaux et en phase exploitation.
1.4. Incidences et mesures sur les ressources du sous-sol
a. Incidence
En phase travaux :
Bien qu’à ce stade du projet, la provenance, la nature et l’importance des matériaux de construction
ne soient pas explicitement connues, l’incidence peut être considérée comme modérée, notamment
au regard des enjeux qui se dessinent en matière d’approvisionnement en matériaux de construction
sur l’île de Mayotte.
En phase travaux, l’incidence sur les ressources du sous-sol peut être considérée comme modérée.
En phase exploitation :
L’incidence du projet sur les ressources du sous-sol se concentre essentiellement lors des travaux.
En phase Exploitation, il n’y a pas d’incidence attendue. L’incidence est nulle.
b. Mesure
Précisons que des solutions alternatives sont en cours de réflexion. En effet, la contribution de l’EPFAM
à la relance de la filière de la Brique de Terre Cuite (BTC) sur le territoire de Mayotte fait écho à une
réflexion menée par l’EPFAM et la CRESS sur le développement de l’économie circulaire.
L’EPFAM souhaite ainsi valoriser les excédents de terre de chantier en alimentant la filière. Les
différents échanges EPFAM-CRESS-Arterre ont conduit à ce que les briquetiers se structurent en
coopérative (aujourd’hui, active et comptant 6 ou 7 artisans). Un partenariat est en cours d’élaboration
entre l’EPFAM et cette coopérative. Des échanges se poursuivent également avec divers interlocuteurs
sur les questions réglementaires et juridiques. De plus, la BTC, en plus d’être produite localement,
assure une meilleure performance thermique.
Le projet a donc une incidence résiduelle faible sur les ressources du sous-sol en phase chantier, et une incidence nulle en phase exploitation.
1.5. Incidences et mesures sur les écoulements – incidence quantitative
a. Incidence
En phase travaux :
D'un point de vue quantitatif, l'organisation du chantier en général (baraquement, aire de
stationnement des véhicules et engins) engendre une modification des conditions d'écoulement de
l'eau liée notamment au compactage ou à l'imperméabilisation, même temporaire, des sols et, au
nouveau cheminement de l'eau ou encore à la concentration du rejet.En effet, lors des phases de débroussaillage et de terrassement, de grandes surfaces peuvent être
mises à nu, réduisant ainsi la capacité des sols à infiltrer les eaux de pluie, favorisant de fait, des
phénomènes de ruissellement (et donc d’augmentation des vitesses d’écoulement, mais également
d’érosion des sols). Enfin, cette mise à nu peut s’accompagner d’une instabilité des talus ainsi créés.
Les travaux peuvent ainsi aggraver les risques inondation et mouvement de terrain sur le site. La
maîtrise des eaux de ruissellement est importante lors des travaux de terrassement.
L’incidence en phase travaux est considérée comme faible à modéré vis-à-vis de l’augmentation des débits ruisselés.
En phase exploitation :
L’effet sur le volume des eaux pluviales est lié à l’augmentation de la surface imperméabilisée
conduisant à une augmentation des apports d’eau de ruissellement.
L’imperméabilisation des sols est une problématique environnementale préoccupante, en raison d’une
part de son caractère irréversible à l’échelle de plusieurs générations, et d’autre part de la perte de
fonctions qui en découle.
La méthodologie utilisée dans l’étude hydraulique présente en annexe, provient des propositions
méthodologiques établies par le BRGM dans le rapport BRGM/RP-56881-FR.
Plusieurs formules permettent d’estimer le temps de concentration. Selon la méthode préconisée par
le BRGM, il convient de faire la moyenne des valeurs obtenues par les formules de Kirpich, Passini et
Giandotti afin d’obtenir une valeur représentative de la réalité.
Le tableau ci-dessous présente les temps de concentration pour le BV1 calculés suivants les trois
formules citées ci-dessus :
Tableau 24 : Temps de concentration estimés (Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)
Formule de KIRPICH Formule de GIADOTTI Formule de VENTURA
amélioré par PASSINI
Temps de
concentration tc (min)
4,54 12,74 4,62 7,30
A partir de donnée d’occupation du sol telle que l’OCSGE (référentiel IGN), agrégée afin d’obtenir une
classification conforme aux 4 catégories de la méthodologie du guide de gestion durable des eaux
pluviales, les surfaces pour chaque typologie d’occupation du sol ont été calculées pour le bassin
versant de la ravine passant (BV1).
Dans le cadre d’une crue centennale, et, quelle que soit la zone pluviométrique considérée, l’intensité
pluviométrique est supérieure à 150 mm/h. Ainsi, conformément au « Guide de gestion durable des
eaux pluviales de Mayotte », les hypothèses suivantes ont été prises afin de calculer le coefficient de
ruissellement :Tableau 25 : Répartition selon l’occupation du sol (Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)
Occupation du sol Superficie en m² I>=150 mm/h
Terrain imperméabilisé 10 675 1
Terrain nu ou peu végétalisé 8 548 0,9
Terrain agricole 46 603 0,8
Terrain boisé 0 0,75
Le coefficient de ruissellement calculé est de 0,85.
On obtient ainsi les débits de pointe suivants :
Tableau 26 : Débits pour une crue décennale et centennale (Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022)
Q10 (m3/s) Q100 (m3/s)
3,00 4,58
Ainsi pour une crue centennale, la ravine traversant la zone de projet en son centre est de 4,58 m3/s.
La partie sud du périmètre d’étude qui est impacté par le BV2 voit également son débit de
ruissellement augmenter dû aux surfaces imperméabilisées engendré par le projet. Cependant, cette
imperméabilisation a été prise en compte dans le cadre de l’étude hydraulique pour l’aménagement
de la zone scolaire située en aval du projet de RHI.
L’incidence en phase exploitation est considérée comme fort vis-à-vis de l’augmentation des
débits ruisselés.
b. Mesure
En phase travaux :
Le calendrier d’opérations de travaux devra s’adapter aux saisonnalités locales.
Les travaux devront être réalisés préférentiellement hors saison des pluies, ce qui permettra d’éviter
des inondations par débordements lors de fortes pluies et la remontée de nappe.
Lors de la phase de travaux, les mesures consistent essentiellement en une surveillance et une
organisation des différents chantiers décrites au chapitre ci-après.
En phase exploitation :
Comme vu dans le chapitre « B. Description des ouvrages de gestion des eaux pluviales projetés », un
dalot sera mis en place afin de récupérer les eaux de la ravine secondaire au centre du périmètre du
projet.
Le dimensionnement de l’ouvrage hydraulique est établi selon la formule de Manning-Strickler.Les ouvrages hydrauliques doivent permettre l’atteinte d’un objectif de dimensionnement suffisant
pour un évènement pluvial de période de retour T=100ans. Ils doivent être dimensionnés afin de
limiter la vitesse d’écoulement à 4 m/s pour limiter les effets d’érosion et les dégradations du
revêtement du réseau.
Comme vu plus haut, le débit Q100 retenu dans le cadre de cette étude est de 4,58 m3/s.
Le dimensionnement préconisé pour l’ouvrage sous voirie est un dalot béton de dimensions 1.5m x
1m (Largeur x hauteur) et respectant une pente d’écoulement de 1%.
Ces caractéristiques permettent d’atteindre les objectifs fixés précédemment avec une marge de
sécurité, soit un débit capable de 5,97 m3/s et une vitesse d’écoulement inférieure à 4m/s.
L’interception de la ravine sera faite en amont de la voie de bouclage. L’ouverture sera fermée par une
grille pour sécuriser retenir les macro-déchets et empêcher les intrusions dans l’ouvrage.
Les eaux de ruissellement de la voie hydraulique seront interceptées par des grilles avaloir reparti le
long du trottoir et renvoyé dans le dalot à l’aide de canalisations PVC Ø400.
L’exutoire de dalot se fera au Nord-Est du quartier vers les bassins d’infiltrations prévu par le projet
d’aménagement de la zone scolaire.
Pour le reste du quartier, un réseau de canalisations enterrées et de caniveaux recouverts de grilles
permettra de canaliser les eaux de pluie pour les rejeter dans la ravine principale ou dans le dalot de
la ravine secondaire. Chaque parcelle sera équipée d’un regard de collecte de l’eau pluviale.
La ravine principale et la ravine secondaire canalisent ensuite les eaux pluviales du projet vers le bassin
de rétention des bassins versants BV1 (composé des BV1.1 et BV1.2) et BV2 (composé des BV2.1 et
2.2) du projet d’aménagement de la zone scolaire située en aval qui inclut et prend en compte
l’imperméabilisation du site du projet de la RHI Bazama-Bandrajou.
Les incidences résiduelles quantitative du projet sur les écoulements en phase exploitation sont considérées comme faibles.1.6. Incidences et mesures sur les écoulements – incidence qualitative
a. Incidences
En phase travaux :
Lors des opérations de terrassement, les engins mécanisés suppriment la couche superficielle
maintenue par les racines des végétaux. Le rôle de protection, joué par les parties aériennes des
végétaux, et le rôle de stabilisateur, joué par les racines des végétaux, ne sont plus assurés. Ainsi, la
mise à nu des sols augmente le risque d’érosion par ruissellement et la pollution associée des eaux
ruisselé en MES vers le milieu récepteur. Les travaux de terrassement seront néanmoins limités, et
aucun travail lourd n’est prévu au droit de la rivière.
La mise en place d’un chantier induit également des risques de pollution (par exemple fuites
d’hydrocarbures) liée la circulation d’engins de chantier. La pollution peut provenir :
▪ D’une pollution chronique aux hydrocarbures en cas de défaillance mécanique répétée des
engins de chantier ou à un mauvais stockage des produits dangereux ou polluants sur le site ;
▪ D’une pollution accidentelle aux produits toxiques ou polluants : la pollution peut s’infiltrer en
profondeur si elle n’est pas traitée rapidement ;
Il existe également un risque que les travaux entraînent une pollution temporaire localisée en cas de
mauvaise manipulation sur le chantier induisant une pollution des sols en surface puis de la rivière et
des milieux marins par ruissellement.
Figure 76 : Plan de gestion des eaux pluviales (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023) L’incidence potentielle de la pollution des eaux de ruissellement aux MES est modéré.
Cependant, l’incidence directe des pollutions chroniques et accidentelles durant la phase de
chantier est considérée comme forte.
En phase exploitation :
Concernant la qualité des eaux pluviales ruisselant sur les voiries, les pollutions chroniques des eaux
superficielles ont essentiellement pour origine la circulation routière et notamment :
▪ Les résidus de combustion des carburants (hydrocarbures essentiellement) ;
▪ Les résidus issus de l’usure des pneumatiques et du revêtement de la route ;
▪ Les résidus métalliques issus de l’usure et de la corrosion des véhicules ou des équipements
de l’infrastructure (fer, zinc) ;
▪ Les huiles et graisses minérales.
Ces eaux peuvent également être dégradées par la présence de déchets.
Le futur réseau de voirie de Bazama-Bandrajou, ayant principalement pour fonction la desserte
riveraine, les émissions de polluants seront donc limitées d’une part par le trafic qui sera
essentiellement résidentiel et, d’autre part par la réduction possible de la circulation routière liée à la
mise en place de circulations douces (piétonne, cyclable).
Les pollutions saisonnières sont dues aux produits utilisés pour l’entretien des bords de voirie et
alignements (engrais, pesticides).
De plus, la limitation des vitesses de circulation en zone urbaine, renforcée par certains aménagements
(comme la mise en place d’espaces partagés), limitera les émissions de polluants.
Enfin, concernant les pollutions accidentelles, la vocation essentiellement d’habitat ou d’infrastructure
publique du parti d’aménagement retenu pour le projet rend le risque de pollution des eaux par
déversement d’hydrocarbures très improbable.
Précisons que dans le cadre du projet, les points de rejet, à proximité de la voie communale, seront
équipés de dégrilleurs afin de retenir la macro-pollution.
Les eaux usées seront collectées par le réseau de canalisations gravitaire qui sera mis en place, et
rejoindront le réseau d’assainissement collectif de la ville. Des boîtes de branchements seront placées
au droit chaque parcelle pour permettre le raccordement des habitations actuelles et futures.
L’incidence sur la qualité des eaux de ruissellement en phase exploitation sur les exutoires
naturels superficiels est considérée comme fort.
b. Mesure
En phase travaux :
En phase chantier, il est conseillé de mettre en place un Plan d’Assurance Environnement (P.A.E.) qui
définira les modalités de respect de l’Environnement ainsi qu’un Schéma Organisationnel de Suivi de
l’Elimination des Déchets (S.O.S.E.D.) précisant les modalités de gestion des déchets de chantier
produits par l’entrepreneur lors de ces travaux. Les déchets prévus pour ces travaux seront définis par
leurs caractéristiques et leurs provenances.Les mesures préventives concernent :
• Mesures de suppression des risques de pollution
▪ Erosion / transport MES (Matières En Suspension) :
o Les principaux terrassements seront réalisés en dehors des périodes les plus propices
aux fortes pluies (à savoir décembre – mars) ;
o A l’occasion de fortes pluies et d’alertes cycloniques, les travaux seront stoppés et les
engins de chantier seront évacués.
▪ Risques de pollutions accidentelles :
o Le stationnement, le ravitaillement et l’entretien des engins et du matériel de chantier
seront effectués hors des zones du chantier ;
o Les opérations de distribution, de livraison d'essence et d’hydrocarbures des engins
de chantier devront se faire avec des pompes à arrêt automatique ou hors du
chantier et hors des périmètres de protection des forages ;
o Le stationnement des engins de chantier (régulièrement entretenus) se fera sur des
aires étanches.
▪ Risques de pollutions chroniques par les déchets :
o Il sera interdit de jeter des déchets mêmes organiques sur site. Les ordures ménagères
seront évacuées régulièrement. Les déchets pouvant s’envoler seront stockés dans
des contenants fermés afin d’éviter l’envol de déchets.
• Mesures de réduction des risques de pollution
▪ Erosion / transport MES :
o Les déblais/gravats seront évacués du site régulièrement et protégés des intempéries ;
o Les eaux de ruissellement du chantier, dont celles provenant de l’arrosage des zones
mises à nu, seront récupérées et les MES éliminées au maximum (par décantation,
filtre ou autre) avant rejet vers le milieu naturel.
▪ Risques de pollutions accidentelles :
o Des moyens de récupération de produits dangereux ou polluants seront disponibles
sur le chantier (huiles de carter, fluides flexibles, hydrocarbures, etc.) tels que des fûts
de 200l, une cuve étanche, des produits absorbants permettant un arrêt rapide de
toute fuite constatée, la récupération et l'évacuation des dits produits (« kit
antipollution ») ;
o Les entreprises de travaux devront disposer d’une procédure d’urgence en cas de
pollution accidentelle. L'entreprise réalisant les travaux doit procéder immédiatement
au décapage, à la récupération des sols ou terrains souillés par les produits polluants
(hydrocarbures, huiles solvants, produits explosifs, etc.) et à leur évacuation. Tout
engin présentant des fuites d’éléments polluants (huiles, hydrocarbures) sera
immédiatement sorti de la zone de chantier et fera l’objet de réparation sur les zonesadaptées (aires imperméables notamment). Les terres polluées seront évacuées et
traitées.
En cas de pollution avérée, l'Entrepreneur, sur sa propre initiative (ou sur celle des Maître d'œuvre et
Maître d'ouvrage) arrêtera immédiatement les travaux et informera les Maître d'œuvre et Maître
d'ouvrage ;
o Les déchets de chantier devront être stockés dans des contenants hermétiques et
évacués régulièrement vers les filières agréées (procédure développée dans le SOSED
à faire valider la maîtrise d’œuvre et d’ouvrage) ;
o Les produits dangereux ou polluants seront stockés selon les normes en vigueur (dans
un récipient étanche disposant une capacité de rétention égale au volume stocké) sur
les horaires du chantier uniquement. Tout stockage de produit dangereux sur site hors
période de chantier sera interdit.
o Les huiles usées de vidange sont récupérées, stockées dans les réservoirs étanches et
évacués par un professionnel agréé ;
o Respect des règles de l'art afin d’éviter tout déversement susceptible de polluer le
sous-sol et les eaux superficielles.
▪ Risques de pollutions chroniques :
o Les installations sanitaires pendant toute la durée du chantier seront prises en charge
par une entreprise spécialisée ;
o Les installations sanitaires seront localisées en dehors de toutes zones à risques pour
l’environnement (aléas forts inondation et zone d’écoulement préférentielle des eaux
ainsi qu’au sein du PPR des forages). La vidange régulière de leurs eaux est assurée par
une entreprise spécialisée ;
o La laitance de nettoyage et rinçage des camions à béton (et outil/machines en contact
avec du béton) est déversée dans des fosses étanches prévues à cet effet. Les produits
ainsi accumulés sont transportés vers un lieu de dépôt agréé.
Les incidences résiduelles qualitatives du projet sur les écoulements en phase travaux sont considérées comme faibles.
En phase exploitation :
Afin d’assurer de façon pérenne la propreté, d’éviter l’encombrement des réseaux pluvial et d’éviter
le retour à toutes situations d’insalubrité, les filtres à déchets devront régulièrement être entretenus
par les services techniques communaux.
De même, le réseau d’assainissement collectif devra faire l’objet d’entretien régulier afin d’éviter tout
problème de pollution.
De plus, des actions de sensibilisation et de communication auprès des habitants devront être
organisées afin de favoriser un changement effectif des comportements et une adhésion de la
population.Ces mesures sont décrites au chapitre qui suit.
Les incidences résiduelles qualitatives du projet sur les écoulements en phase exploitation sont considérées comme faibles.
1.7. Incidences et mesures sur les eaux souterraines
a. Incidence
En phase travaux :
Comme vu dans le chapitre « 0
Incidences et mesures sur les écoulements – incidence qualitative », en phase travaux la pollution
accidentelle liée au déversement de produits toxiques contaminant peut être impactante pour les eaux
de ruissellement, mais également pour les eaux souterraines.
L’incidence directe liée à la pollution accidentelle durant la phase de chantier est considérée
comme modérée.
En phase exploitation :
Le présent projet d’aménagement est susceptible d’avoir des effets sur les aspects quantitatifs et
qualitatifs des masses d’eau souterraine FRMG002 et FRMG006.
D’un point de vue quantitatif, la création de nouveaux logements et activités peut générer de nouvelles
pressions sur ces masses d’eau.
Concernant les rejets d’eaux usées, une attention particulière devra être apportée aux raccordements
(des débits d’eaux parasites pouvant perturber le bon fonctionnement des eaux souterraines).
L’incidence sur les eaux souterraines durant la phase d’exploitation est considérée comme
modérée à fort.
b. Mesure
Concernant les pollutions, les mêmes mesures que celles vues dans le chapitre «
Incidences et mesures sur les écoulements – incidence qualitative » peuvent être appliquées.
A ce jour pour la phase exploitation, il a été validé que l’ensemble du quartier sera raccordé au réseau
d’assainissement collectif des eaux usées de la ville, via la mise en place d’un réseau gravitaire. Une
bonne coordination avec les gestionnaires de réseaux, et notamment le SMEAM, est une étape
incontournable du projet afin de garantir la collecte et le traitement des toutes les eaux usées générées
par le projet. Aucun système d’assainissement autonome ne sera autorisé au sein des PPR des forages.
Un contrôle régulier de l’étanchéité du réseau d’assainissement sera réalisé.Les incidences résiduelles du projet sur les eaux souterraines en phase travaux et en phase exploitation sont considérées comme faibles.
1.8. Incidences et mesures sur la ressource en eau (eau potable)
a. Incidence
En phase travaux :
Pour rappel, le projet de RHI se situe sur le périmètre de protection rapproché (PPR) des deux forages
Kaweni F1 et Kaweni F2. Ces captages, sont défini par l’arrêté préfectoral n°1111-ARS-2017 portant
déclarations d’utilité publique l’instauration du PPR.
Comme vu dans le chapitre « 0
Incidences et mesures sur les écoulements – incidence qualitative », en phase travaux la pollution
accidentelle liée au déversement de produits toxiques contaminant peut être impactante pour les eaux
de ruissellement, mais également pour les eaux souterraines et ainsi pour la qualité des eaux de ces
forages.
L’incidence directe liée à la pollution accidentelle durant la phase de chantier est considérée
comme modérée.
En phase exploitation :
Les aménagements réalisés dans le périmètre de protection rapprochée (PPR) des forages Kawéni F1
et F2 devront respecter les prescriptions de l’arrêté n°1111-ARS-2017 porte déclarations d’utilité
publique la dérivation des eaux souterraines et l’instauration des périmètres de protection autour des
captages exploités par le SIEAM et portant autorisation d’utiliser les eaux des captages pour produire
et distribuer de l’eau destinée à la consommation humaine et autorisation de traitement de l’eau avant
sa mise en distribution.
Les aménagements respecteront le règlement du PPR :
- Aucune infiltration des eaux pluviales ne sera réalisée au sein des PPR. Les eaux collectées dans
les bassins de rétention du projet de zone scolaire seront rejetées hors des PPR ;
- L’entretien des espaces verts se fera sans produits phytosanitaires ;
- Les eaux usées rejoindront le système de collecte des eaux usées communales et une
vérification régulière des réseaux sera réalisée.
L’incidence directe sur la ressource en eau en phase exploitation est considérée comme faible.
b. Mesures
Concernant les pollutions, les mêmes mesures que celles vues dans le chapitre «Incidences et mesures sur les écoulements – incidence qualitative » peuvent être appliquées.
Les incidences résiduelles du projet sur la ressource en eau potable en phase travaux sont considérées comme faibles et très faibles en phase exploitation. L’arrêté n°1111-ARS-2017 sera respecté.
1.9. Incidences et mesures sur les risques naturels
a. Incidences
En phase travaux :
L’emprise du projet se situe majoritairement à proximité d’une ravine, et peut de fait, être sujette aux
inondations en cas de crue. De plus, le site d’étude est traversé par un talweg sur sa partie en son
centre pouvant également entraîner des inondations par débordement de cours d’eau lors
d’événement pluvieux.
L’incidence sur le risque inondation en phase travaux est considérée comme fort. L’incidence sur les autres risques naturels en phase travaux est considéré comme faible.
En phase exploitation :
En phase exploitation, le projet est soumis au risque inondation par ruissellement au niveau de la
ravine sur la partie centrale.
L’ensemble des constructions et aménagements prévus respecteront les règles parasismiques et
anticycloniques en vigueur à Mayotte, destinées à améliorer la résistance générale du bâti contre les
séismes et les cyclones.
L’incidence sur le risque inondation en phase exploitation est considérée comme fort. Au regard du niveau d’enjeux définis pour les risques naturels dans l’état initial de l’environnement l’impact est considéré comme faible pour les autres risques naturels.
b. Mesures
En phase travaux :
Le calendrier d’opérations de travaux devra s’adapter aux saisonnalités locales.
Les travaux devront être réalisés préférentiellement hors saison des pluies, ce qui permettra d’éviter
des inondations par débordements lors de fortes pluies et la remontée de nappe.
De plus, des mesures de gestion des eaux pluviales et de lutte contre le ruissellement en phase travaux
(vu dans les chapitres précédents) permettront de réduire le risque inondation.
Par ailleurs, le projet respecte les prescriptions du PPRn, qui sont :
▪ Les terrains concernés par l’aléa fort inondation sont inconstructibles ;
▪ Le niveau des planchers et celui des aménagements sensibles à l’eau doivent être placés 0,5 mètre au-dessus du terrain naturel dans les cas d’aléa faible d’inondation.
Les incidences résiduelles du projet sur les risques naturels en phase travaux sont considérées comme faibles.
En phase exploitation :Le projet prévoit la suppression des bâtiments situés en zone d’aléa fort inondation.
De plus, comme vu dans le chapitre « Incidences et mesures sur les écoulements – incidence
quantitative », le projet prévoit également l’installation d’un dalot sous voirie dimensionné pour une
crue centennale afin de récupérer les eaux de la ravine secondaire au centre du périmètre projet. Ce
dalot permettra de réduire le risque lié aux inondations par débordement de cours d’eau.
Les incidences résiduelles du projet sur les risques naturels en phase exploitations sont considérées comme faibles.
2. Incidences et mesures sur le milieu naturel
2.1. Incidences
Pour rappel, le projet s’installe sur des habitats anthropiques composés en majeur parti d’un espace
urbanisé de type « Villages, villes et sites industriels ». Le site d’étude se situe toutefois à proximité
directe d’une ravine classée en zone de « Forêts galeries des ripisylves ».
Concernant la flore, aucune espèce protégée ou vulnérable n’a été identifiée à proximité ou à
l’intérieur du périmètre d’étude. La faune présente sur l’emprise des travaux est pauvre et commune
des espaces anthropisés de l’île.
En phase travaux :
Comme vu dans le chapitre «
Incidences et mesures sur les écoulements – incidence qualitative », les travaux peuvent être source
de pollution accidentelle. Cette pollution peut se répandre au travers de la zone humide via les
ruissellements et finir par impacter également la ZNIEFF en aval au niveau du littoral.
De plus, les travaux peuvent être source de nuisances pour la faune présente sur site ou à proximité.
L’incidence directe de pollution accidentelle durant la phase de chantier est considérée
comme forte.
L’incidence concernant les nuisances sur la faune peut être considérée comme faible à
modérée.
En phase exploitation :
En phase d’exploitation, le risque de pollution chronique des eaux superficielles ayant essentiellement
pour origine la circulation routière, il peut impacter les milieux naturels par ruissellement.
➢ L’incidence sur la pollution chronique et sur la qualité des eaux de ruissellement en phase
exploitation, et donc sur les milieux naturels récepteurs, est considérée comme faible à
modérée.
2.2. Mesures
Concernant les pollutions, les mesures définies dans le chapitre «Incidences et mesures sur les écoulements – incidence qualitative » s’appliquent.
Afin de réduire les nuisances sur la faune, les travaux ne seront pas autorisés de nuit. De plus,
l’implantation cohérente des installations et accès de chantier sera nécessaire pour limiter ces
emprises supplémentaires sur le milieu naturel liées aux travaux. Les emprises devront donc se limiter
à l’emprise définie actuellement par le projet.
La préservation du cours d’eau, des berges, de la ripisylve et des prairies humides et la réduction de la
pollution des eaux et berges) sont des mesures essentielles pour conserver la présence des espèces
dépendant directement des milieux humides.
Le personnel technique sera sensibilisé aux problématiques environnementales et de la faune de la
zone, afin de moduler ses interventions en fonction.
Les incidences résiduelles du projet sur le milieu naturel en phase travaux et en phase exploitation sont considérées comme très faibles. Cependant en présence d’espèces protégées au sein du périmètre, un dossier de dérogation à l’interdiction de destruction des espèces protégées devra être réalisé.
3. Incidences et mesures sur le milieu humain
3.1. Incidences
En phase travaux :
L’environnement immédiat du chantier est résidentiel. Les phases de terrassement et de démolition
seront les plus impactantes en termes de nuisances sonores et d’envol de poussières. De plus, sur
toute la durée du chantier, la circulation autour du site en travaux pourra être perturbée.
A Mayotte, les entreprises du BTP produisent plus de 800 000 tonnes de déchets par an (12 fois plus
que le volume entrant à l’ISDND De Dzoumogné) qui se retrouvent donc la plupart du temps, dans des
dépôts sauvages. Seulement 10% des déchets sont traités dans des filières formelles.
Pour rappel, les pratiques suivantes sont interdites :
- Le brûlage des déchets (Le seul cas autorisé de brûlage des déchets sur chantier est celui des
matériaux contaminés par des termites ou d’autres insectes xylophages (article L.133-5 du
Code de la Construction et de l’Habitation) ;
- L’abandon ou le dépôt sauvage des déchets, quels qu’ils soient, même inertes ;
- Le déversement de déchets dangereux liquides sur le sol ou dans les réseaux d’assainissement
ou d’eau pluviale. Le non-respect de ces interdictions est passible de sanctions (amendes et
possibles responsabilités pénales).
Les impacts identifiés sont :▪ L’envol de poussières, d’autant plus important si un volume de déblais non utilisé est stocké
sur site ou à proximité ;
▪ La dégradation paysagère du site, liée à l’abandon de déchets ou le stockage inapproprié de
matériel/matériaux sur le site ;
▪ Le bruit, lié à la circulation d’engins sur le site, aux différents travaux (terrassements,
enfouissement des réseaux…) ;
▪ La gêne occasionnée par la circulation routière pour l’accès au site ;
▪ Les impacts bruts du chantier pour le voisinage sont donc :
o Forts vis-à-vis de la dégradation paysagère, le chantier étant localisé en bordure
littorale dans un site d’exception,
o Forts pour l’émission de bruit ;
o Fort pour la gêne du voisinage par rapport à la circulation d’engins de chantier ;
o Faibles à modérés pour l’envol de poussière, car limité à la phase des travaux de
terrassement.
En phase exploitation :
Le schéma général d’aménagement de la voirie a été réalisé de façon à préserver l’agrément et la
sécurité des usagers en privilégiant la circulation des modes de transports doux.
▪ Les impacts bruts sur les nuisances liées à la circulation routière aux riverains seront donc
faibles.
L’augmentation de la fréquentation du site peut un avoir un effet négatif en termes de production de
déchets comme précisés ci-avant.
Les dépôts sauvages de déchets et leur envol vers la rivière ou l’océan en aval peuvent avoir un impact
négatif sur le cadre de vie et les milieux naturels.
▪ Les impacts bruts sont donc modérés pour la production de déchets.
3.2. Mesures
• Mesures de réduction des nuisances à la population
▪ Nuisances sonores :
o Le chantier aura lieu uniquement en semaine : les horaires seront affichés et
respectés, hors cas exceptionnel (conformément à l’arrêté n°0037/DRASS/SE du 7
janvier 2013 : « les travaux bruyants sur la voie publique ainsi que les chantiers proches
des habitations doivent être interrompus entre 20 heures et 7 heures et toute la
journée les dimanches et jours fériés, sauf en cas d’intervention urgente nécessaire
pour le maintien et la sécurité des personnes et de biens. Des dérogations
exceptionnelles peuvent être accordées par les maires ou le préfet. ») ;
o Les travaux ne seront pas autorisés de nuit ;o Tous les engins et matériels utilisés sur le chantier répondront aux normes en vigueur
et seront entretenus régulièrement.
▪ Circulation :
o Une signalisation adéquate du chantier devra être réalisée avant le début des travaux
pour assurer la sécurité routière aux abords du chantier,
o Les voiries aux abords du chantier seront nettoyées régulièrement et entretenues.
▪ Envol de poussières :
o Les émissions de poussières sont contrôlées : durant la période de travaux de
terrassement et en cas de fort vent, l’entreprise doit arroser régulièrement les zones
du chantier pouvant créer des émissions de poussières excessives susceptibles de
gêner les riverains et usagers du site ;
o En cas d’impossibilité d’arrosage, des barrières anti-poussières seront mises en place
à minima.
o Les eaux de ruissellement provenant de l’arrosage des zones mises à nu seront
récupérées et traitées avant rejet vers le milieu naturel (→ mise en place d’une gestion
transitoire des eaux pluviales lors de la phase Chantier).
▪ Cadre de vie
o Un tri et une évacuation régulière des déchets devront être réalisés ;
o Le pétitionnaire s’assurera qu’aucun abandon de déchets, y compris organiques, ne
peut s’effectuer par les personnes sous sa responsabilité ;
o Tous les matériaux apportés et non utilisés doivent être retirés à la fin du chantier ;
o Les sites de stockages des matériaux et zones d’installation de chantier sont remis en
l’état à la fin des travaux et stockés dans une zone hors d’accès du public.
▪ Déchets
o Les déchets de chantier devront être stockés dans des contenants hermétiques et
évacués régulièrement vers les filières agréées ;
o Le site devra disposer de poubelles et les déchets évacués régulièrement via la collecte
de déchets ménagers de la commune.
L’impact résiduel est considéré comme faible vis-à-vis des nuisances possibles à la population durant la période de chantier et en phase exploitation.E. Compatibilité avec les documents de planification dans le
domaine de l’eau
1. Le SDAGE 2022-2027
Il convient de s’assurer de la compatibilité du projet vis-à-vis du SDAGE (Schéma Directeur
d’Aménagement et de Gestion des Eaux). L’article 5 de la Loi sur l’Eau du 3 janvier 1992 stipule que :
« … dans un groupement de sous-bassin ou un sous-bassin correspondant à une unité hydrographique
ou à un système aquifère, un schéma d’aménagement et de gestion des eaux fixe les objectifs généraux
d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau
superficielle et souterraine ».
Le SDAGE Mayotte 2022-2027 a été approuvé par arrêté le 30/03/2022. Il constitue la suite du SDAGE 2016-2021. La Directive Européenne « calendrier » 2013/64/UE du 17 décembre 2013, fixe pour Mayotte un décalage de 6 ans par rapport aux autres districts hydrographiques français et européens. Ainsi, le cycle de gestion 2022-2027 est le second cycle de gestion officiel de Mayotte.
Conformément au texte de la directive cadre européenne sur l'eau, quatre objectifs principaux sont visés par le SDAGE :
▪ La non-détérioration de la qualité des eaux,
▪ L’atteinte du « bon état » sur la base de critères écologiques et chimiques pour les eaux superficielles, et quantitatifs et chimiques pour les eaux souterraines ;
▪ La réduction des rejets de substances prioritaires et la suppression des rejets de substances dangereuses prioritaires ;
▪ Le respect des objectifs propres aux zones protégées.
Les orientations du SDAGE affirment le besoin essentiel de préserver la qualité de la ressource en eau superficielle pour assurer l’alimentation des populations dans le cadre d’un équilibre quantitatif apte à préserver l’écologie des milieux.
Ces priorités d’actions s’inscrivent dans un contexte économique et financier très contraint. De ce fait, 7 orientations fondamentales sont proposées :
1. Protéger et sécuriser la ressource pour satisfaire tous les besoins et prévenir les crises de l’eau,
2. Réduire la pollution de l’eau et des milieux aquatiques,
3. Protéger et restaurer les milieux aquatiques et la biodiversité,
4. Conditionner le développement du territoire à la préservation de la ressource en eau et des milieux aquatiques,
5. Renforcer la gouvernance et les synergies dans le domaine de l’eau et de la biodiversité.
Le projet prend en compte les risques naturels et prend toutes les mesures nécessaires visant à éviter ou réduire la pollution, afin de préserver les milieux aquatiques et la biodiversité.
Le projet prévoit notamment le raccordement de l’ensemble des constructions au réseau d’assainissement de la ville via l’installation d’un réseau gravitaire. Enfin, les eaux pluviales seront recueillies avant de les acheminer correctement vers les aménagements de rétention prévus en aval afin de limiter les risques de pollution.
Le projet est donc compatible au SDAGE 2022-2027.2. Le SAGE
Etant donné la taille du district hydrographique, le SDAGE de Mayotte ne recommande pas la mise en
œuvre de SAGE ni la mise en place de Commissions Locales de l’Eau.
3. Le PGRI 2022-2027
Le Plan de Gestion des Risques d’Inondations de Mayotte (2022-2027) devant faire suite à son prédécesseur est actuellement en cours d’approbation, la consultation publique a eu lieu en 2021.
Dans cette nouvelle version du PGRI, la délimitation des Territoires à Risques Inondation (TRI), ainsi que les grands objectifs restent identiques. Cependant, les sous-objectifs et les dispositions associés ont partiellement évolué ou ont été redistribué. Les nouveaux objectifs du PGRI 2022-2027 de Mayotte sont les suivants :
GO 1 : Mieux prendre en compte le risque dans l’aménagement et maîtriser le coût des dommages liés
➔ Objectif 1 : Planifier l’organisation du territoire en tenant compte des risques d’inondation
Disposition 0 : Appliquer aux programmes d’aménagements les principes du décret n°2019-715 relatif aux Plans de Prévention des Risques (PPR) concernant les aléas débordement de cours d’eau et submersion marine.
Disposition 1 : Renforcer la réglementation concernant l’installation des enjeux en zone inondable (prise en compte des règlements PPR).
Disposition 2 : Renforcer la prise en compte des risques d’inondation dans les politiques d’aménagement du territoire.
Disposition 3 : Actualiser le SDPRN afin de s’assurer que ses priorités répondent aux objectifs du PGRI.
➔ Objectif 2 : Réduire la vulnérabilité des territoires et maîtriser le coût des dommages
Disposition 4 : Renforcer la réalisation de diagnostics de vulnérabilité des biens.
Disposition 5 : Favoriser les Analyses Multicritères (AMC) et les Analyses Coûts Bénéfices (ACB) pour les nouvelles opérations d’aménagement.
Disposition 6 : Continuer d’encourager les politiques de Résorption de l’Habitat Insalubre (RHI) dans les zones inondables.
GO 2 : Augmenter la sécurité des populations exposées aux inondations en tenant compte du fonctionnement naturel des milieux aquatiques
➔ Objectif 3 : Favoriser le ralentissement des écoulements en cohérence avec la préservation des milieux aquatiques
Disposition 7 : Préserver et restaurer les zones humides pour pérenniser leur rôle dans la réduction des risques inondations.
Disposition 8 : Préserver et restaurer les mangroves pour pérenniser leur rôle dans la réduction des risques submersion marine et recul du trait de côte.
Disposition 9 : Préserver et restaurer les forêts pour pérenniser leur rôle dans la régulation du cycle de l’eau.
Disposition 10 : Préserver et restaurer les continuités écologiques dans les rivières.
Disposition 11 : Poursuivre les études visant à limiter les érosions terrestre et côtière et leurs impacts sur le lagon.
Disposition 12 : Réduire l’érosion en milieu urbain et dû à l’auto-construction
Disposition 13 : Assurer la performance et l’entretien des ouvrages hydrauliques.GO 3 : Améliorer la résilience des territoires exposés
➔ Objectif 4 : Réduire l’exposition des zones d’habitats face au risque inondation
Disposition 14 : Poursuivre la mise en œuvre de la mission prévision des inondations.
Disposition 15 : Améliorer l'anticipation de la gestion de crise au niveau communal en mettant à jour les PCS et en les rendant opérationnels.
Disposition 16 : Améliorer l'anticipation de la gestion de crise en mettant à jour les ORSEC cyclone, tsunami, évènements météorologiques dangereux et en s'assurant de leur déclinaison opérationnelle.
Disposition 17 : Améliorer la phase opérationnelle de la gestion de crise en organisant un exercice d'alerte communal par an.
GO 4 : Organiser les acteurs et les compétences
➔ Objectif 5 : Développer la gouvernance autour des risques naturels
Disposition 18 : Assurer le pilotage, l’animation et le suivi de la mise en œuvre du PGRI second cycle.
Disposition 19 : Améliorer la gouvernance en mettant en œuvre des Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) en déclinaison de la Stratégie Locale de Gestion des Risques Inondations (SLGRI) au niveau intercommunal.
Disposition 20 : Améliorer la gouvernance en mettant en réseau les acteurs de la gestion des risques naturels.
➔ Objectif 6 : Développer la culture du risque
Disposition 21 : Améliorer l’information préventive.
Disposition 22 : Améliorer la conscience et la culture du risque en élaborant un plan de communication à destination de différents publics cibles (enfants, scolaires, grand public) incluant l'identification des meilleurs vecteurs locaux de communication (outils, supports, relais humains).
Disposition 23 : Améliorer la conscience et la culture du risque en élaborant un plan de formation à destination des techniciens (phénomènes physiques).
Disposition 24 : Améliorer la conscience et la culture du risque en élaborant un plan de formation/sensibilisation à destination des élus (responsabilités juridiques en gestion de crise).
Disposition 25 : Améliorer la culture du risque en créant une formation et un diplôme universitaires en matière de gestion des risques côtiers.
Disposition 26 : Procéder à l’installation de repères de crues ou laisses de mer.
GO 5 : Développer la connaissance sur les phénomènes et les risques d’inondation
➔ Objectif 7 : Renforcer la connaissance des évènements historiques
Disposition 27 : Renforcer la connaissance des évènements historiques.
Disposition 28 : Développer une gestion durable du littoral en favorisant les solutions d'adaptation au changement climatique fondées sur la nature.
Disposition 29 : Développer une gestion durable du littoral en élaborant des stratégies de gestion durable du littoral (SGDL) à l’échelle intercommunale.
Disposition 30 : Développer une gestion durable du littoral en pérennisant l'Observatoire du Littoral tel un outil de capitalisation et de développement des connaissances côtières.La mise en place de système de rétention d’eau et de gestion adaptée des eaux pluviales aura pour effet de ne pas augmenter le ruissellement sur le secteur.
En effet, les eaux en excès seront stockées temporairement et la surverse rejoindra le réseau créé par le projet de la zone scolaire. Le projet est compatible avec le PGRI.
A Mayotte, la stratégie locale de gestion du risque inondation pour l’unique TRI du district a été
approuvée en 2018.
Les objectifs de la SLGRI sont :
▪ Mettre en sécurité des populations exposées aux inondations en respectant le
fonctionnement naturel (et services rendus) des milieux aquatiques ;
▪ Améliorer la conscience du risque et la sensibilisation, continuer à améliorer la connaissance
sur les phénomènes d’inondation ;
▪ Mieux prendre en compte le risque dans l’aménagement et maîtriser le coût des dommages
liés ;
▪ Améliorer la résilience des territoires exposés en priorité sur les bâtiments sensibles et
vulnérables pour les évènements les plus fréquents ;
▪ Organiser les acteurs et les compétences en s’appuyant sur la SLGRI.
Les objectifs principalement concernés dans le cadre du présent projet sont donc « Mettre en sécurité
des populations exposées aux inondations en respectant le fonctionnement naturel (et services
rendus) des milieux aquatiques ; » « Améliorer la résilience des territoires exposés en priorité sur les
bâtiments sensibles et vulnérables pour les évènements les plus fréquents » ;
Le projet s’inscrit dans plusieurs actions en découlant :
- Réaliser des travaux pour limiter le ruissellement en zones urbaines et rurales pour réduire
les risques d’inondation (priorité 1)
- Assurer l’entretien des réseaux d’évacuation d’eau pluviale (priorité 1)
A noter que la probabilité de crue de forte probabilité au PGRI 2022-2027 s’étend sur tous le secteur
sud de notre périmètre d’étude.VI. Pièce n°5 : Surveillance et suivi
A. Principes généraux
Les moyens d’intervention en cas d’accidents ou d’incidents sont les moyens classiques (pompiers,
DEAL, etc.).
La commune de Mamoudzou dispose de dispositifs de sécurité adaptés aux différents risques naturels
identifiés plus haut consignés dans :
▪ Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS), en préparation. Les communes inscrites dans le périmètre d’un plan de prévision des risques (PPR) approuvé doivent disposer d’un PCS ;
▪ Le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS). Pour les établissements recevant du public, le gestionnaire doit veiller à la sécurité des personnes en attendant l’arrivée des secours. Il a été demandé aux directeurs d’école et aux chefs d’établissements scolaires d’élaborer un plan particulier de mise en sûreté (PPMS) afin d’assurer la sûreté des enfants et du personnel et d’éviter que les parents viennent chercher leurs enfants ;
▪ Le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRn), en préparation, vise à réglementer l’urbanisation pour diminuer, ou tout du moins ne pas aggraver, le risque. Il complète les mesures réglementaires du PLU concernant l’interdiction de construire dans les zones à risques ou la possibilité de construire assortie de prescriptions techniques selon le risque estimé.
B. En phase chantier
Afin de faciliter le suivi des mesures en phase chantier, il est proposé de mettre en place une
coordination environnementale de chantier.
Le maître d’ouvrage pourra avoir recours à un prestataire extérieur de type bureau
d’études ou consultant, indépendant de la maîtrise d’œuvre et de l’entreprise de travaux
afin d’assurer un contrôle externe.
Le coordinateur environnement devra :
▪ Apporter son expertise pour l’actualisation de l’analyse environnementale (mise à jour le cas échéant de l’état initial et des mesures de réduction et de suppression en phase chantier)
▪ Rédaction de la charte de bonne conduite à destination des entreprises de travaux (veiller à la prise en compte de toutes les exigences réglementaires environnementales) ;
▪ Assurer un suivi environnemental en phase chantier ;
▪ Participer à la sensibilisation environnementale des intervenants ;
▪ Animer la concertation environnementale avec les entreprises, les administrations (police de l’eau notamment) et les personnes concernées (riverains, associations).
▪ Le suivi du chantier doit permettre de vérifier la bonne application des mesures environnementales retenues et d’anticiper des problèmes potentiels.
C. En phase exploitation
L’entretien de la voirie, du parking, du réseau d’eau pluviale (dont collecte des déchets) et des espaces
verts est à la charge de la commune (en charge de l’entretien et la maintenance du site). Les matériaux
inertes extraits dans le cadre de l'entretien des réseaux et voiries doivent être évacués en ISDND ou
plateforme de traitement des déchets verts selon les déchets collectés. Entretien des réseaux
Le curage régulier de l’ensemble des fossés jusqu’à leur l’exutoire (talweg) est indispensable à leur bon
fonctionnement. En effet, les divers matériaux qui encombrent les ouvrages hydrauliques de traversée
des routes limitent la capacité hydraulique de transit de ces ouvrages.
A minima, les opérations d’entretien suivantes devront être réalisées par les services de la commune
à une fréquence variable selon les conditions d’enherbement et d’encombrement des ouvrages de
collecte :
▪ Débroussaillage des fossés et alentour et évacuation de l’herbe (pour éviter tout colmatage des têtes d’aqueducs et buses),
▪ Curage/Nettoyage des ouvrages de franchissement (buses, dalots…) afin de leur redonner leur section utile,
▪ Inspection visuelle de l’état du réseau d’eaux pluviales,
▪ Nettoyage des grilles et avaloirs après chaque pluie significative,
▪ Curage du réseau une fois tous les deux ans.
L’entretien des bassins de rétention
Sources : Guide de gestion des eaux pluviales à La Réunion, DEAL 2012 ; SDEP de Mamoudzou
A noter, que l’entretien des bassins de rétention est présenté pour information. Ces bassins s’intègrent
au projet de la zone scolaire.
A l’heure actuelle, le type de bassin n’est pas défini. L’entretien par type de bassin est détaillé ci-
dessous.
Bassins secs : Les ouvrages secs n’exigent pas d’être étanchés et peuvent être laissés en herbe,
d’autant que l’infiltration potentielle réduit le temps de vidange de l’ouvrage. Toutefois, cela
peut occasionner des zones boueuses en fond de bassin, généralement inconciliables avec un
usage public de l’espace. Il convient alors, soit de disposer un réseau de drainage, soit de
revêtir l’ouvrage d’un ciment, de bitume ou de graves (voir bassin en eau). La capacité
d’infiltration de ces ouvrages est proportionnelle aux surfaces végétalisées « offertes » à
l’infiltration.
Bassins en eau : Les principaux matériaux participant à la réalisation d’un ouvrage sont ceux
liés à l’étanchéité de l’ouvrage, et par là même à son revêtement. Plusieurs méthodes
d’étanchement peuvent être employées : argile compactée, géomembrane, ciment, béton
bitumineux. Il est conseillé, pour les bassins accessibles au public, de prévoir des pentes
inférieures à une hauteur pour six largeurs (1/6).
Les bassins secs, en herbe, sont entretenus comme des espaces verts.
Une tonte régulière ainsi qu’un fauchage sont à prévoir pour les bassins enherbés.
Un nettoyage (type balayage ou hydraulique) pour racler la surface des bassins revêtus est
recommandéA noter cependant qu’après un remplissage, la portance en fond de bassin peut être faible et nécessite
donc d’attendre son assèchement partiel pour être accessible par les véhicules lourds. Un entretien
particulier sera nécessaire après la pluie pour enlever les matériaux de charriage.
Bassins en eau : Leur fonctionnement dépend autant de leur conception que de leur entretien. Les
deux domaines sont liés puisque, dès la conception, doivent être prises en compte les contraintes
inhérentes à l’entretien :
- Des accès permettant aisément l’entretien et le curage des équipements, le ramassage des
dépôts échoués sur les rives au vent, le débroussaillage des végétaux, etc..
- Des équipements de constitution simple et robuste ;
- Des protections contre le vandalisme sur les organes sensibles ; un ombrage conséquent
destiné à ralentir le développement des végétaux et l’échauffement ;
- Le colmatage systématique des flaques et autres petites cuvettes périphériques. Elles sont un
lieu de concentration d’insectes ; un mobilier urbain adéquat (poubelle) ; des obstacles
empêchant les détritus d’atteindre l’ouvrage (grillages, haies arbustives) ;
- Des mesures de communication visant à la sensibilisation de la population.
Ce type de bassin nécessite un entretien plus fréquent (un passage par semaine) pour le ramassage
des flottants, contrôle de la végétation, entretien des dégrilleurs et manœuvre des vannes) :
- Racler régulièrement les flottants et en entretenir les berges ;
- Surveiller régulière de la qualité de l’eau, de la faune et de la flore ;
- Contrôler la végétation :
o Favoriser l’ombrage,
o Réaliser chaque année un faucardage avec enlèvement des végétaux,
o Vider périodiquement le bassin (tous les dix ans environ) pour éventuellement curer
le bassin et pour le renouvellement de la masse d’eau.
Les organes de contrôle doivent être entretenus régulièrement, les digues surveillées et auscultées.
La gestion écologique des plans d’eau utilisés comme bassins de retenue requiert, dans la durée, des
compétences spécifiques et une surveillance régulière de la qualité de l’eau, de la faune et de la flore.VII. Pièce n°6 : Eléments graphiques
L’ensemble des éléments graphiques, plan ou cartes utiles à la compréhension des pièces du dossier a été intégré tout au long de l’argumentation pour faciliter la compréhension globale du dossier aux lecteurs.
A. Liste des figures
Figure 1 - Localisation des secteurs opérationnels (source : Plan guide NPRU Kawéni -LA FABRIQUE
URBAINE . REAM . JNC . ARTELIA .) ......................................................................................................... 4
Figure 2 - : Localisation du projet (Source : ESR 2022) .......................................................................... 10
Figure 3 – Localisation des quartiers pré-cités ...................................................................................... 12
Figure 4 : Plan des impacts sur le bâti existant (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG
Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023) .................................................................................... 14
Figure 5 : Circulation dans le quartier (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt
pour le compte de l’EPFAM, 2022)........................................................................................................ 15
Figure 6 : Voie hydraulique - Profil en travers (Source : AVP)............................................................... 16
Figure 7 : Borne de collecte de déchets enterrée ................................................................................. 17
Figure 8 : Localisation des différents îlots d'habitation créés ((Source : AVP du projet de RHI,
Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023) ....................................................... 18
Figure 9 : Localisation des différents îlots d’espaces publics (Source : AVP du projet de RHI, Groupement
ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023) ............................................................................. 21
Figure 10 : Détail de l'espace public (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour
le compte de l’EPFAM, 2023) ................................................................................................................ 23
Figure 11 : Plan de gestion des eaux pluviales (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG
Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023) .................................................................................... 27
Figure 12 : Plan du réseau de collecte des eaux usées (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG
Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023) .................................................................................... 28
Figure 13 : Plan des réseaux secs (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour le
compte de l’EPFAM, 2023) .................................................................................................................... 29
Figure 14 : Extrait des zones de pression .............................................................................................. 30
Figure 15 : Plan de réseau de distribution en eau potable (Source : AVP du projet de RHI, Groupement
ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023) ............................................................................. 30
Figure 16 : Plan de masse du projet (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG Arch’Adapt pour
le compte de l’EPFAM) 2023) ................................................................................................................ 32
Figure 17 : Ravines du projet (Source : AVP du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2023).................. 33
Figure 18 : Exemple d'écoulement pluvial sur une rue en terre (Source : AVP du projet RHI Bazama-
Bandrajou, ETG 2023)............................................................................................................................ 34
Figure 19 : Ravines du projet et sens d’écoulement des eaux (Source : Eco-stratégie Réunion d’après
ETG 2022) .............................................................................................................................................. 35
Figure 20 : : Localisation du projet zone scolaire (source : ESR d’après note hydraulique du projet de la
zone scolaire, OMEGA DC 2021) ........................................................................................................... 36
Figure 21 : Bassins versant de projet de la zone scolaire (Source : note hydraulique du projet de la zone
scolaire, OMEGA DC 2021) .................................................................................................................... 37Figure 22 : Superposition des bassins versants de la zone scolaire et de la RHI (Source : Note
hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022) ................................................................... 38
Figure 23 : Exutoire final des eaux pluviales des deux projets (source : ESR, 2022)............................. 39
Figure 24 : dysfonctionnements observés (source : Note hydraulique du projet de la zone scolaire,
OMEGA DC 2021) .................................................................................................................................. 40
Figure 25 : Ouvrages de rétention proposés dans le cadre du projet de la zone scolaire (source : Note
hydraulique du projet de la zone scolaire, OMEGA DC 2022 ................................................................ 48
Figure 26 - Bassin versant des eaux collectées par la ravine secondaire (source : Source : Note
hydraulique du projet RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022) ................................................................... 51
Figure 27 : Dimensionnement de l'ouvrage sous voirie ........................................................................ 54
Figure 28 – Section Dalot ...................................................................................................................... 54
Figure 29 – Exemple de dalot ................................................................................................................ 55
Figure 30 : Cumul annuel moyen des précipitations (Source : Météo France Mayotte) ...................... 76
Figure 31 : Rose des vents du site de Pamandzi du 08/10/2007 au 31/07/2008 (source : Atlas éolien de
Mayotte) ................................................................................................................................................ 77
Figure 32 : Evolution de la migration des cyclones plus intenses au cours des 30 dernières années (2015)
............................................................................................................................................................... 79
Figure 33 : Anomalies de température pour l'horizon 2080 (Météo-France, 2015) ............................. 81
Figure 34 : Anomalies de précipitations pour l'horizon 2080 (Météo-France, 2015) ........................... 82
Figure 35 : Anomalies de pressions pour l'horizon 2080 (Météo-France, 2015) .................................. 83
Figure 36 : Indice de vulnérabilité physique au changement climatique (moyenne quadratique) (Source
: AFD, 2015) ........................................................................................................................................... 84
Figure 37 – Altitude du bassin versant de la dépression de Kawéni (source BRGM, 2004).................. 86
Figure 38 – Modèle numérique de la dépression (ancien cratère) de Kawéni ( source BRGM, 2004) . 87
Figure 39 : Figure 8 : Profil altimétrique du site d’étude (Source : ESR, Géoportail, 2022) .................. 87
Figure 40 : Extrait de la carte géologique de Mayotte (édition 2013) .................................................. 89
Figure 41 : Extrait de la carte géologique de Stieljes (1988 – cité par BRGM, 2004) ............................ 91
Figure 42 : Localisation et production des carrières de Mayotte (Source : Avis de la MRAe sur le SDC de
Mayotte, Décembre 2016) .................................................................................................................... 93
Figure 43 : Réseau hydrographique et exutoire (Source : ESR 2022).................................................... 98
Figure 47 : Localisation et identification des masses d'eau au droit du projet (Source : ESR 2022) .. 102
Figure 48 – délimitation des sous-bassins versants de forage d’AEP (source : BRGM, 2004) ............ 104
Figure 49 – Croisement de la vulnérabilité et des pressions inventoriées sur le bassin d’alimentation
des captages de Kawéni F1 et F2 (source : BRGM, 2009) ................................................................... 105
Figure 50 : Morpho-bathymétrie à l'est de Mayotte. On voit l'emplacement de l'essaim de séismes et
du nouveau volcan (Source : © Mayobs3 | Ifremer — CNRS — IPGP — BRGM) ............................... 113
Figure 51 : Classification et symbologie de l'aléa mouvement de terrain .......................................... 114
Figure 52 : Aléa mouvement de terrain sur la commune de Mamoudzou (Source : ESR 2022) ......... 115
Figure 53 : Classification et symbologie de l'aléa inondation ............................................................. 116
Figure 54 : Aléa inondation sur la commune de Mamouszou (Souce : ESR 2022) .............................. 117
Figure 56 : Zonage réglementaire du PPRn de Mamoudzou (Source : ESR 2022, PPRn) .................... 120
Figure 57 : Répartition des surfaces par habitats (Source : ESAPCES) ................................................ 122
Figure 58 : Répartition des surfaces par habitats (Source : ESPACES) ................................................ 122Figure 59 : Carte des habitats (Source : ESPACES) .............................................................................. 123
Figure 60 : Reliques de ripisylve sur les berges de la ravine (Source : ESAPCES) ................................ 123
Figure 61 : Habitations en dur et habitations en tôles dans le quartier (Source : ESAPCES) .............. 124
Figure 62 : Piste en terre (Source : ESPACES) ...................................................................................... 124
Figure 63 : répartition des espèces inventoriées en fonction de leur statut d'endémicité ................ 127
Figure 64 : Liste des espèces endémiques de niveaux 1 à 3 (Source : ESAPCES) ................................ 128
Figure 65 : Makis de Mayotte et Roussette des Comores dans la ripisylves (Source : ESPACES ........ 130
Figure 66 : Carte de repérage des mammifères inventoriés et des points de recherche des
microchiroptères- saison sèche (Source : ESPACES) ........................................................................... 130
Figure 67 : Carte de repérage des mammifères inventoriés et des points de recherche des
microchiroptères- saison humide (Source : ESPACES) ........................................................................ 131
Figure 68 : Résultats des inventaires diurnes la matinée du 11/10/2021 (Source : ESPACES) ........... 132
Figure 69 : Résultats des inventaires diurnes l'après-midi du 02/12/2021 (Source : ESPACES) ......... 132
Figure 70 : Carte des transects de prospection et des points d’inventaire de la faune (Source : ESPACES)
............................................................................................................................................................. 133
Figure 71 : Carte des transects de prospection et des points d’inventaire de la faune en saison humide
............................................................................................................................................................. 134
Figure 72 : Carte des espèces protégées de reptiles inventoriées en saison sèche et en saison humide
............................................................................................................................................................. 137
Figure 73 : Carte des zones humides (Source : ESPACES) ................................................................... 139
Figure 74 : Carte du projet de TVB (Source : ESPACES) ....................................................................... 140
Figure 75 : Carte des ZNIEFF (Source : ESPACES) ................................................................................ 140
Figure 76 : Taux de variation annuel moyen de la population (%) (Source : Insee, 2017) .................. 144
Figure 77 : Evolution de la population et du nombre de résidences principales selon l’aspect du bâti de
1997 à 2017 (Source : INSEE 2017) ..................................................................................................... 145
Figure 78 : Carte de l'occupation du sol (Source : ESR 2022, Corine Land Cover) .............................. 147
Figure 79 : Tableau de synthèse des enjeux de l’état initial ............................................................... 148
Figure 76 : Plan de gestion des eaux pluviales (Source : AVP du projet de RHI, Groupement ETG
Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023) .................................................................................. 159
B. Liste des tableaux
Tableau 1 : Tableau de potentialité de création de logement (Source : AVP du projet de RHI,
Groupement ETG Arch’Adapt pour le compte de l’EPFAM, 2023) ....................................................... 19
Tableau 2 : Tableau récapitulatif de la nature de chaque îlot d'habitation .......................................... 19
Tableau 3– caractéristique du bassin versant (source : Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-
Bandrajou, ETG 2022)............................................................................................................................ 52
Tableau 4– répartition selon le zonage pluviométrique (source : Source : Note hydraulique du projet
RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022) ....................................................................................................... 52
Tableau 5– temps de concentration estimés (source : Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-
Bandrajou, ETG 2022)............................................................................................................................ 52
Tableau 6– Valeurs des coefficients de ruissellement (source : Source : Note hydraulique du projet RHI
Bazama-Bandrajou, ETG 2022) .............................................................................................................. 52
Tableau 7– répartition selon l’occupation du sol (source : Source : Note hydraulique du projet RHI
Bazama-Bandrajou, ETG 2022) .............................................................................................................. 53Tableau 8– Débits pour une crue décennale et centennale (source : Source : Note hydraulique du projet
RHI Bazama-Bandrajou, ETG 2022) ....................................................................................................... 53
Tableau 9 - Rubriques de la nomenclature dont le projet relève ......................................................... 58
Tableau 10 : Objectifs de la rivière Kawénilajolie (Source : SDAGE 2022-2027) ................................... 99
Tableau 11 : Objectifs de la masse d’eau côtière (Source : SDAGE 2022-2027) ................................. 100
Tableau 12 : Objectif de l'aquifère (Source : SDAGE 2022-2027) ....................................................... 101
Tableau 13 : Tableau de correspondance entre le niveau de l'aléa et la constructibilité de la zone
(Source : PPRn de Mamoudzou) .......................................................................................................... 119
Tableau 14 : Liste des principales espèces végétales inventoriées ..................................................... 125
Tableau 15 : répartition des espèces inventoriées en fonction de leur statut d'endémicité ............. 127
Tableau 16 : Liste des principales espèces inventoriées en saison sèche ........................................... 129
Tableau 17 : Liste des principales espèces inventoriées en saison humide........................................ 129
Tableau 18 : Résultats des inventaires diurnes l’après-midi du 11/02/2022...................................... 134
Tableau 19 : Résultats des inventaires diurnes l’après-midi du 14/02/2022...................................... 134
Tableau 20 : Statut des espèces inventoriées (en bleu les espèces protégées) ................................. 135
Tableau 21 : Résultats des inventaires diurnes et nocturne en saison sèche ..................................... 136
Tableau 22 : Résultats des inventaires diurnes et nocturne en saison humide .................................. 136
Tableau 23 : Répartition et statut des espèces inventoriées (en bleu les espèces protégées) .......... 136
Tableau 24 : Temps de concentration estimés (Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-
Bandrajou, ETG 2022).......................................................................................................................... 156
Tableau 25 : Répartition selon l’occupation du sol (Source : Note hydraulique du projet RHI Bazama-
Bandrajou, ETG 2022).......................................................................................................................... 157
Tableau 26 : Débits pour une crue décennale et centennale (Source : Note hydraulique du projet RHI
Bazama-Bandrajou, ETG 2022) ............................................................................................................ 157VIII. Annexes
A. Annexe 1 : Etude Hydraulique du projet de restructuration du
campus scolaire de KawéniB. Annexe 2 : Etude Hydraulique du projet de RHI Bazama-
BandrajouC. Annexe 2 : Plan de gestion des eaux pluviales du projet de RHI
Bazama-BandrajouANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
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ANRU KAWENI
Phase AVP
NOTE DE CALCUL HYDRAULIQUE
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1A 1ère diffusion
Rédigé par :
Lydia Begue - OMEGA DC
Maître d'ouvrage
Commune de Mamoudzou
Adresse : BP 01, Boulevard Halidi Selemani - 97 600 MamoudzouANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
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TABLE DES MATIERES
1 GÉNÉRALITÉS _______________________________________________________________ 5
2 REFERENCES _______________________________________________________________ 5
2.1 Principe de dimensionnement et études antérieures ______________________________ 5
3 CONTEXTE ET FONCTIONNEMENT HYDRAULIQUE DU PERIMETRE D'ETUDE _________ 6
3.1 Le contexte hydrologique ___________________________________________________ 6
3.2 Les dysfonctionnements hydrauliques du périmètre _______________________________ 7
4 HYPOTHESES DE DIMENSIONNEMENT DU RESEAU D’ASSAINISSEMENT ____________ 9
4.1 Méthode de dimensionnement _______________________________________________ 9
4.2 Pluviométrie ______________________________________________________________ 9
4.2.1 Période de retour à prendre en compte ____________________________________ 9
4.2.2 Définition de l’intensité de pluie ___________________________________________ 9
4.3 Caractéristiques du bassin versant ____________________________________________ 9
4.4 Calcul des débits _________________________________________________________ 10
4.5 Dimensionnement des réseaux ______________________________________________ 11
5 LES BASSINS VERSANTS ET LES DEBITS DE POINTE EN ETAT PROJET _____________ 12
5.1 Le Bassin versant 1 _______________________________________________________ 13
5.2 Le Bassin versant 2 _______________________________________________________ 15
5.3 Le Bassin versant 3 ______________________________________________________ 18
5.4 Le Bassin versant 4 _______________________________________________________ 19
6 DIMENSIONEMENT DES OUVRAGES DE RETENTION/TEMPORISATION ______________ 21
6.1 Dimensionnement de l'ouvrage de rétention des BV 1.1,1.2,2.1 et 2.2. _______________ 22
6.1.1 Hypothèses générales _________________________________________________ 22
6.1.2 Calcul du volume de rétention nécessaire _________________________________ 22
6.1 Dimensionnement de l'ouvrage de rétention du BV 2.3 ___________________________ 24
6.1.1 Hypothèses générales _________________________________________________ 24
6.1.2 Calcul du volume de rétention nécessaire _________________________________ 24
6.2 Dimensionnement de l'ouvrage de rétention du BV 2.4 ___________________________ 25
6.2.1 Hypothèses générales _________________________________________________ 25
6.2.2 Calcul du volume de rétention nécessaire _________________________________ 25
6.3 Dimensionnement de l'ouvrage de rétention du BV 2.5 ___________________________ 26
6.3.1 Hypothèses générales _________________________________________________ 26
6.3.2 Calcul du volume de rétention nécessaire _________________________________ 26
6.4 Dimensionnement de l'ouvrage de rétention du BV 3 _____________________________ 28
6.4.1 Hypothèses générales _________________________________________________ 28
6.4.2 Calcul du volume de rétention nécessaire _________________________________ 28ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
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6.5 Dimensionnement de l'ouvrage de rétention du BV 4 _____________________________ 30
6.5.1 Hypothèses générales _________________________________________________ 30
6.5.2 Calcul du volume de rétention nécessaire _________________________________ 30
6.6 Schéma de fonctionnement des rétentions _____________________________________ 31
6.7 Bilan des débits induits par le projet après rétention _____________________________ 32
7 IMPLANTATION ET DIMENSIONNEMENT DES PRINCIPAUX OUVRAGES DE COLLECTE ET
DE TRANSFERT _________________________________________________________________ 33
7.1 L'ouvrage de canalisation de la ravine du BV1.1 ________________________________ 33
7.2 L'ouvrage de canalisation de la ravine du BV2.1 ________________________________ 35
7.3 Le fossé de transfert vers les bassins de rétention _______________________________ 36
7.4 Les ouvrages de fuite du bassin de rétention principal ____________________________ 37
7.5 L'ouvrage de fuite du BV 2.3 ________________________________________________ 38
7.6 L'ouvrage de fuite du BV 2.4 ________________________________________________ 38
7.1 L'ouvrage de fuite du BR principal au Nord de K1 + Fuite BV2.3 + Fuite BV 2.5 ________ 39
7.2 L'ouvrage de fuite du BV 3 _________________________________________________ 40
7.3 L'ouvrage de transfert du BV 4 ______________________________________________ 40ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
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Table des illustrations
Figure 1 : Photo aérienne du site actuellement ................................................................................................ 6
Figure 2 : Carte des aléas Inondation sur la zone scolaire de Kawéni – PPRN .................................................. 7
Figure 3 : Carte de l'état des lieux et diagnostic mené par SOGREAH et ETG [6] ............................................. 8
Figure 4 : Détermination des Rayons hydrauliques ........................................................................................ 11
Figure 5 : Schéma des bassins versants niveau projet .................................................................................... 12
Figure 6 : Etude SOGREAH/ETG secteur Kawéni [6] ........................................................................................ 14
Figure 7 : Schéma de détail du BV2................................................................................................................. 15
Figure 8 : Etude SOGREAH/ETG secteur Kawéni [6] ........................................................................................ 17
Figure 9 : Schéma de détail du BV3................................................................................................................. 18
Figure 10 : Schéma de détail du BV4................................................................................................................. 19
Figure 11 : Etude SOGREAH/ETG secteur Kawéni [6] ........................................................................................ 20
Figure 12 : Exemple de noue de rétention ........................................................................................................ 25
Figure 13 : Exemple de stockage enterré .......................................................................................................... 29
Figure 14 : Schéma de fonctionnement des rétentions sur le périmètre d'étude ............................................ 31
Figure 15 : Schéma du bilan des débits induits par le projet ............................................................................ 32ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
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1 GÉNÉRALITÉS
Cette note a pour objet :
de rappeler le contexte hydrologique du projet et d'identifier les bassins versants impactant le projet
de décrire les principes de récupération des eaux de ruissellement sur les emprises du projet l'aménagement des espaces publics, des espaces de loisirs à vocation sportive et la régénération des espaces naturels de la zone scolaire de Kawéni dans le cadre du Nouveau Programme de Rénovation Urbaine de Kawéni à Mamoudzou
de définir l’implantation du réseaux collectant les eaux,
de dimensionner le réseau collectant les eaux et les dispositif de rétention/temporisation associés,
2 REFERENCES
2.1 PRINCIPE DE DIMENSIONNEMENT ET ETUDES ANTERIEURES
[1] Le fascicule 70 Ouvrages d’assainissement,
[2] L’INT 77-284 instruction technique relative aux réseaux d’assainissement des agglomérations,
[3] La norme NF EN 752 sur le dimensionnement des réseaux d’évacuation,
[4] Guide sur la gestion durable des eaux pluviales à Mayotte 2016
[5] SDGEP de 2016
[6] Diagnostic hydraulique détaillé SOGREAH/ETG 2010CR LL 6 ‘f
RL | + Se , D
oO +“, £
LÉGENDE
mm Réseau Hydrographique
Échelle 1 : 4 264
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
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3 CONTEXTE ET FONCTIONNEMENT HYDRAULIQUE DU PERIMETRE D'ETUDE
3.1 LE CONTEXTE HYDROLOGIQUE
Le village de Kawéni présente de fortes pentes sur ses hauteurs et de faibles pentes en partie basse, les eaux pluviales vont alors avoir une vitesse d’écoulement élevée, engendrant des risques d’érosion, et une arrivée rapide au niveau de la zone scolaire, qui elle présente de faibles pentes, d’où des difficultés d’évacuation des eaux pluviales et des phénomènes d’inondation par stagnation ou débordement.
Le réseau hydrographique sur la zone d’étude, montre la présence de Ravines qui marquent la zone scolaire de Kawéni. Une ravine principale qui se dessine au Sud des Bassins de rétention et une deuxième ravine qui longe la rue de la Geôle.
Figure 1 : Photo aérienne du site actuellementZone d'aléas inondation - PPRN 976 |
11 Débordement cours d'eau faible
12 Débordement cours d'eau moyen
13 Débordement cours d'eau fort
Bs Ecoulement souterrain modéré
R2 Ruissellement urbain Moyen
R3 Ruissellement urbain Fort
100 200.m
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3.2 LES DYSFONCTIONNEMENTS HYDRAULIQUES DU PERIMETRE
La zone scolaire de Kawéni, est également concernée par des aléas de débordement de cours d’eau faible et fort aux emplacements des ravines et à de l’aléa ruissellement urbain Moyen au niveau du Lycée.
Figure 2 : Carte des aléas Inondation sur la zone scolaire de Kawéni – PPRN
De manière générale, concernant la zone scolaire de Kawéni, le SDGEP préconise d’entretenir les réseaux existants sur le périmètre d’étude, de la conforter en y rajoutant du linéaire et de correctement dimensionner les futurs réseaux : utiliser une période de retour de 20 ans pour les réseaux et de 100 ans pour les ravines.
Actuellement, sur le périmètre d’étude, il est à noter la présence de deux bassins de rétention, d’une capacité de stockage de 23 645 m³ (Etude hydraulique 2 du Lycée de Mamoudzou 2 - 2014). Ces bassins ne fonctionnent pas de manière optimale et semblent sous-dimensionnés ou mal-connectés par rapport aux besoins rendant alors difficile la gestion des eaux pluviales. Dans le cadre des travaux d’extension du Lycée de Mamoudzou 2, une étude hydraulique a été menée, permettant alors de mettre en avant ce dysfonctionnement, par enquête de terrain et calculs hydrauliques. Il s’avère que les bassins de rétention ne collectent qu’une infime partie des eaux d’un bassin versant de la zone scolaire, alors qu’il pourrait fonctionner de manière optimale, sans nouveaux travaux, en récupérant les eaux des deux bassins versants se trouvant sur le périmètre.1
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D'autre part le diagnostic hydraulique mené par SOGREAH et ETG fait état des dysfonctionnements dans le périmètre d'étude.
Figure 3 : Carte de l'état des lieux et diagnostic mené par SOGREAH et ETG [6]
Cette carte montre que l'ouvrage situé sous le collège K1 ainsi que les ouvrages situés en aval dans la zone industrielle sont sous dimensionnés pour des périodes de retour de 5 à 10 ans.
En définitive, la gestion hydraulique du périmètre d'étude concerné par le projet ANRU à Kaweni doit prendre en considération le sous-dimensionnement des principaux ouvrages de transfert des eaux à l'aval de manière à proposer une solution durable de réduction des débits de pointe à l'amont par le biais d'ouvrages de rétention/temporisation correctement dimensionnés pour une épisode de retour de 20 ans au sein du périmètre et 100 ans pour les deux bassins versants amont.Période de retour T a b
2 3.25
5 4.72
REGION 1 10 5.53
MAMOUDZOU 50 51 0.6828
50 7.65
100 8.46
5 C. A, EC,A,
EZ A
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4 HYPOTHESES DE DIMENSIONNEMENT DU RESEAU D’ASSAINISSEMENT
4.1 METHODE DE DIMENSIONNEMENT
La méthode utilisée pour la détermination des débits de pointe sera la méthode superficielle (Méthode de Caquot). Les bassins versants calculés sont des bassins versants urbanisés, équipés d’un réseau de collecte, de surface inférieure à 200 ha et une pente moyenne comprise entre 0,2 et 5 %. Cette méthode de calcul est donc applicable malgré des pentes un plu simportantes à noter sur les BV amont (entre 11 et 15%).
4.2 PLUVIOMETRIE
4.2.1 Période de retour à prendre en compte
Le réseau est calculé pour un épisode d'une période de retour de 20 ans conformément aux préconisations de la norme NF EN 752 pour une zone urbaine ou péri-urbaine.
4.2.2 Définition de l’intensité de pluie
L’intensité de pluie est calculée en utilisant l’expression de Montana qui s’écrit comme suit :
I (t) =I(t,T)=a(T) x t b(T) Formule (1)
Avec : t Temps de concentration en [mn]
I Intensité en mm/mn
a,b Paramètres de montana
T période de retour
4.2.2.1 Définition des coefficients de Montana
Le projet se situe en Zone 1 d'après le guide pour la gestion durable des eaux pluviales de 2016.
Les coefficients MONTANA pour cette zone d'après le document du BRGM de 2008 sont :
4.3 CARACTERISTIQUES DU BASSIN VERSANT
4.3.1.1 Coefficient de ruissellement
Le coefficient de ruissellement d’un bassin versant se calcule comme suit :
= Formule (4)
Avec Ceq = Coefficient de ruissellement du bassin versant
Ai = Surface du sous bassin i,Occupation du Intensité pluviométrique pour une pluie de durée 1h (mm/h) sol < 70 70 — 95 95 — 120 120 — 150 > 150
Terrain
imperméable 1 1 1 1 1
Terrain 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 perméable
1 V 1 W
ü brut = K°x ou X Cr x S
a(T) BE K=0,50x——
Bu=1+0,287 x b(T);
M v=-0,41 x b(T);
M w = 0,95 + 0,507 X b(T).
Q, — o, un Que = M X Qbrut
0,7 x b(t)
| 2
L Ê = mp
___100X VS
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Ci = Coefficient de ruissellement du sous bassin.
Une pluie de fréquence vingtennale atteint une intensité de 115 mm/h pour une pluie de durée 1h, permettant alors de calculer les coefficients de perméabilité suivants :
4.4 CALCUL DES DEBITS
Méthode de Caquot :
L’estimation des débits est faite par la méthode de Caquot qui s’énonce comme suit :
Formule (6)
avec :
• Q (débit) en m3/s
• K, u, v et w sont des coefficients dépendants des coefficients de Montana (a et b) • i: pente en m/m
• C: coefficient de ruissellement sans unité
• S: surface du bassin versant en hectares
Le débit corrigé est défini comme suit :
avec :ne \ ee pe: / PIS
= TNT 1e ME Si — à gi Per , h=R(I- cos 8)
© S=mh? S=bh+mh? = ? Surface S F s=Bh-(B-t} =D (5-sinôcos5) s=Dh+D{#-1)
4m 4 8 2
Périmètre P=2h#i+m [P=b+2hVi+mt |P=2h+b+ P=D8 p=zn+ 5)
mouillé P B=-b){f 7 1) 2. m
Rayon Rh =" rh --0h+mh" | Rh => rh = [1 -Snêcost) Rh =>
2V1+m° b+2hV1+m Hydrauliqu sisi | * " d
e Rj
Largeur B B=2mh B=b+2mh B B=Dsiné B=D
Profondeur Dh=" ph-thtmht |[n-S ph=Pl-sinôcoss) |5,_S
hydraulique ? Dean è iso .
D;
S.yG mh” C me hr Bh°_h(B-b} sin” à D{, D) . Sye = —— SyYa =|=+— 7 | sinô— _ =—| h-— Ya 3 Ya 3°3 Ya E 2 Ye = sin à :; Sÿo=9{" )+
,(8-b) cos ë rD°{, _D), D’
24m 8 (2/12
e
e
e
e
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4.5 DIMENSIONNEMENT DES RESEAUX
Les débits d’eau seront pris sur une base de précipitations décennale.
La modèle d’écoulement utilisé pour le dimensionnement des ouvrages est celui de Manning-Strickler :
Q=S x (Rh2/3 x I1/2 x K) Formule (7)
Avec : Q Débit liquide à évacuer en [m3/s]
S Surface mouillée [m2]
Rh Rayon hydraulique (voir tableau 1)
i Gradient hydraulique (pente du fil d’eau)
K Coefficient de Strickler
Un tableur de calcul et de dimensionnement de section hydraulique est utilisé.
Figure 4 : Détermination des Rayons hydrauliques
Le coefficient de Manning Strickler est défini comme suit :
• PVC ou PEHD = 85
• Béton neuf= 60
• Béton usé= 55
• Maçonnerie = 45
• Enrochements liés = 35”orroorcèté
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5
LES BASSINS VERSANTS ET LES DEBITS DE POINTE EN ETAT PROJET
Dans le cadre du projet au stade AVP, les bassins versants impactant le projet ont été définis et sont décrits dans le schéma ci-après:
Figure 5 :
Schéma des bassins versants niveau projetSurface
Longueur
Pente
point haut
point bas
coef ruiss
Q2
a5
Q10
Q20
Q100
BV1.1 Bv1.2
98,5 2,7
2600 350
11,31% 2,29%
305 16
11 8
76 100
6,8 0,41
10,8 0,65
13,16 0,8
16,12 0,97
22,32 1,35
m3/s
m3/s
m3/s
m3/s
m3/s
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Les bassins versants constituant l'environnement hydrologique du projet se décomposent en
quatre bassins versants principaux.
5.1 LE BASSIN VERSANT 1
Il correspond au plus grand réseau hydrologique du secteur, caractérisé par une surface de quelques 100 ha.
Il se décompose d'un bassin versant BV 1.1 d'une surface de 98,5 ha, majoritairement naturel, avec d'une pente de 11% pour une longueur hydraulique de 2600 m, et d'un bassin versant BV1.2 urbanisé à terme constitué des jardins collectifs et du stade pour une surface de 2,7 ha, une longueur hydraulique de 350m et 2,3% de pente.
Les caractéristiques et débits de pointe engendrés par ces deux sous bassins versants pour les différentes périodes de retour sont les suivants:
L'exutoire direct de ce bassin versant est constitué d'un ouvrage type dalot qui passe en souterrain sous le collège K1. Il est d'une dimension de 2,50 m par 1,10 m avec une pente de 1%.
Le débit capable de cet ouvrage est de 11,5 m3/s.
m
m
m/m
SECTION HYDRAULIQUE: 2 , 750 0
P E N T E 0,010
! VITESSE < 4 m/s P OUR LE B ETON
C O E F F IC IE N T D E S T R IC KLE R D E S B A J O Y E R S 60
Talo ché: 5 0 - M aço nnerie: 45 - Enrochements liés: 35 - Terre: 3 0
1,10
4,197 m/s
60
C O E F F IC IE N T D E S T R IC KLE R D U R A D IE R 60
B anché: 60 - Usé o u mal coffré: 5 0 - M aço nnerie: 4 5 - A ppareillage: 4 0 S T R IC KLE R M OY E N :
CALCULS PERIM ETRE M OUILLE: 4 , 70 0 0
INTERMEDIAIRES RAYON HYDRAULIQUE: 0 , 58 51
DEBITANCE: 115, 4 2 6 9
LA R GE UR ! NE PAS INTERVERTIR LES DONNEES LARGEUR ET HAUTEUR
2,50
DEBIT CAPABLE
11,543 m3/s
H A UT E UR VITESSE D'ECOULEMENTBV1
Surface 101,2/ha
Longueur 2900 |m
Pente 10,24%
point haut 305|m
point bas 8m
coef ruiss 76,6403162
Q2 6,56|m3/s
Q5 10,44|m3/s
Q10 12,72|m3/s
Q20 15,56|m3/s
Q100 21,60 |m3/s
{!} 1 ÿ ll
F1) (4
É TR
2] " ] —
- / Many
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Re ? Suiverse sur =
voire pour T<5ans \
f Ÿ Füurverse sur muret on rive gauche \
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ST Le SR A
D asrr es PS GO 13 12 RU
Q30=16,8 (17.9) Q100=20.7
+4 39
3 E— +247 3 & Le -—8] ar 78 | | [mr]
ll Micropieux 30250 | Micropieux 30250
L = 15 00 mi L= 1500 mi
CALCULS
24e OT LE Axe
Pro)
ER
FX
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Or le débit de pointe du BV 1 dans son ensemble est le suivant:
L'ouvrage situé sous le collège K1 est donc en mesure d'évacuer les eaux issues du BV 1 mais uniquement jusqu'à une période de retour de 5 ans environ.
D'autre part, plus à l'aval, l'ouvrage de franchissement de la RN (Pont 2 sur le document suivant) est en charge pour une période de retour de 5 ans également, et le second ouvrage (Pont 3 sur le document suivant) dans la zone industrielle subit un débordement ainsi que la ravine pour une période de retour de 5 ans maximum.
Figure 6 : Etude SOGREAH/ETG secteur Kawéni [6]
L'ouvrage Pont 3 de la zone industrielle concerné est l'OH8 dans le cadre du projet CARIBUS.
Ses caractéristiques sont issues du DCE de ce projet et l'ouvrage est élargi mais le gabarit n'est pas amélioré: Largeur utile 4,20 m, hauteur 0,60 m et pente 3% soit un débit capable de 9,045 m3/s.
Il est donc nécessaire pour le BV1 de concevoir un ouvrage de rétention/temporisation capable d'obtenir un débit de fuite inférieur à une période de retour de 5 ans afin de soulager le réseau à l'aval.Surface
Longueur
Pente
point haut
point bas
coef ruiss
BV2.1 BV2.2 BV2.3 BV2.4 BV2.5
35,7 3,4 2 3 0,85
1310 350 265 290 125
15,97% 2,29% 1,98% 1,03% 2,40%
225 15,8 13,75 9 10
15,8 7,8 8,5 6 7
76 100 100 100 100
3,93 0,53 0,32 0,34 0,18
6,25 0,84 0,5 0,55 0,29
7,62 1,03 0,61 0,67 0,35
9,33 1,26 0,75 0,81 0,43
12,92 1,74 1,04 1,13 0,59
3
3
m3/s
m3/s
m3/s
m3/s
m3/s
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5.2 LE BASSIN VERSANT 2
Le Bassin Versant 2 (BV 2), se dessine autour d’une ravine secondaire en amont du périmètre d’étude. Arrivées sur la zone scolaire, les eaux se dirigent via le caniveau le long de la rue de la Geôle pour être redirigées vers les bassins de rétention, via un fossé intercepteur. Une partie des eaux de ce bassin versant ne passent pas par ce dispositif d’acheminement des eaux et se dirigent naturellement vers les bassins de rétention. Sur les collèges K2 et K3 et le lycée les eaux sont acheminées via des fossés vers le même exutoire que les bassins de rétention. Les eaux des bassins de rétention se dirigent ensuite vers un caniveau en enrochement cimenté, puis vers une buse de diamètre 1000, qui amène à un dalot sous la RN1.
Dans le cadre du projet, ce bassin versant sera décomposé en 5 sous-bassins versants:
Figure 7 : Schéma de détail du BV2
• Le BV2.1 d'une surface de 35,7 ha, majoritairement naturel, avec d'une pente de 16% pour une
longueur hydraulique de 1310 m .
• Le BV2.2 qui correspond au sous-bassin versant sous la rue de la Geôle après interception des
eaux amont. Il comprendra le mail à vocation de loisir et de sport, les bassins de rétention et le
parc paysager. Il s'étend sur une surface de 3,4 ha, avec une pente de 2,29% et une longueur
hydraulique de 350 m
• Le BV2.3 comprenant le lycée et le mail Est ainsi que le parking. Il s'étend sur une surface de
2 ha, avec une pente de 2% et une longueur hydraulique de 265 m.
• Le BV2.4 comprenant les collèges K2 et K3. Il s'étend sur une surface de 3 ha, avec une pente
de 1% et une longueur hydraulique de 290 m.
• Le BV 2.5 correspondant au mail en aval des bassins et à la future emprise du pôle internat. Il
s'étend sur une surface de 0,85 ha, avec une pente de 2,4% et une longueur hydraulique de
125 m
Les caractéristiques et débits de pointe engendrés par ces cinq sous bassins versants pour les différentes périodes de retour sont les suivants:
.
L'exutoire direct de ce bassin versant est constitué d'un ouvrage type fossé au nord de K1 pour ensuite transiter dans un ouvrage sous la RN. Cet ouvrage est d'une dimension de 2,10 m par 0,80 m avec une pente de 2%. Cela lui confère un débit capable de 8,42 m3/s.Longueur
Pente
point haut
point bas
coef ruiss
Q100
CALCULS
INTERMEDIAIRE S
BV2
44,95 ha
1780
12,30%
225 3
3
80,94
4,21 m3/s
6,70 m3/s
8,16 m3/s
9,99 m3/s
13,85 m3/s
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Or le débit de pointe du BV 2 dans son ensemble est le suivant:
Cet ouvrage est donc capable de gérer les eaux pluviales jusqu’à une occurrence 10 ans du BV2 mais pas plus.
L’ouvrage est donc saturé au-delà d’une occurrence de 10 ans et même d’avantage actuellement, car les eaux du BV1 sont déviées vers ce même exutoire du fait d’un non entretien du canal souterrain sous le collège K1.
En qui concerne l'ouvrage en aval dans la zone industrielle (pont 2 sur le document suivant), l'étude de SOGREAH/ETG confirme un débordement de l'ouvrage pour une période de retour inférieure à 5 ans.] 4 RE PR ER |
Débordements possibles sur voirie
Le
Q527,1 (79 / Ÿ docs f° ès T=10ans en cas d'embâcles ;
Q30=15.6 (16.8) { 4 3r> / } EE: Q100=19.4 (20.7) n SJ 1) F7]
} TE { Î
de De / MUS 4e
D TR, ’ NR
/} >> Rd x : DA
| Surverse sur =
/ voirie pour T<5ans
/ À | urverse Sur muret en rive gauche K À
pour 5ans
DO be cather du ue
Y a
} , ns fe | j | EI LES SR i-
{L 1Q5=7.7 (8.5) |
Q10=11.3 (12.3)
Q30=16.8 (17.9)
Q100=20.7 (22)
Elévation aval Er - RP Elévation amont
2 Se LC ler tr td TT
En i SN
| CALCULS re
o DRE e) PTE srl
Fm 5
2Z-00c
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
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Figure 8 : Etude SOGREAH/ETG secteur Kawéni [6]
L'ouvrage Pont 2 de la zone industrielle concerné est l'OH7 dans le cadre du projet CARIBUS.
Ses caractéristiques sont issues du DCE de ce projet et l'ouvrage est élargi mais le gabarit n'est pas amélioré: Largeur utile entre 4,10 et 4,50 m, hauteur variable mais minimale à environ 0,50 m et pente 4% soit un débit capable de 7,575 m3/s.
Il est donc nécessaire pour le BV2 comme pour le BV1 de concevoir un ouvrage de rétention/temporisation capable d'obtenir un débit de fuite inférieur à une période de retour de 5 ans afin de soulager le réseau à l'aval.BV3
Surface 5,83/ha
Longueur 480|m
Pente 2,19%
point haut 17,5|m
point bas 71m
coef ruiss 100
Q2 0,75|m3/s
Q5 1,18|m3/s
Q10 1,44|m3/s
Q20 1,76|m3/s
Q100 2,44|m3/s
CALCULS
INTERMEDIAIRE S
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5.3 LE BASSIN VERSANT 3
Le bassin Versant 3 (BV 3), quant à lui, concerne une partie au Sud du périmètre d’étude, les eaux via des dispositifs divers (fossés, caniveau, collecteur, grille) sont dirigées vers le caniveau présent sur la rue du stade puis rejoignent le caniveau, par une traversée sous RN1, le caniveau présent le long de la RN1 jusqu’à son point de rejet vers la rivière de Kaouénilajolie.
Figure 9 : Schéma de détail du BV3
Les caractéristiques et débits de pointe engendrés par ce bassin versant pour les différentes périodes de retour sont les suivants:
L’analyse du MNT (5m) associée au levé topographique sur le périmètre d’étude, permet de définir l’exutoire du BV3 dans le caniveau présent le long de la rue du stade, de dimension H90 et L180, et d’une pente de 1% moyen selon les levés topographiques.9,6/ha
580|m
40|m
8m
m3/s
m3/s
2,88|m3/s
m3/s
m3/s
BReR
BEEBZS
FO
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Ces caractéristiques confèrent à cet ouvrage un débit capable de 6.18 m³/s. Cet ouvrage est alors correctement dimensionné pour récupérer les eaux du bassin versant 3 jusqu’à une occurrence 100 ans (2,44 m³/s).
L’ouvrage semble correctement dimensionné pour récupérer les eaux pluviales au droit de son bassin versant. Ces eaux sont ensuite acheminées vers le caniveau le long de la RN1, qui présente des dimensionnements plus importants que le caniveau présent sur notre périmètre d’étude et qui devrait alors supporter le débit généré par le BV3 de la zone scolaire de Kawéni.
Le BV 3 est moins contraint que les BV1 et 2 quant à la réduction des débits à l'aval de par le dimensionnement des ouvrages actuels. Cependant, son exutoire final étant le même que pour le BV1, une réduction des débits de pointe par la mise en place de rétention/temporisation permet d'avoir un effet positif sur le fonctionnement hydrologique aval à la zone d'étude. La mise en place de ce type de dispositif s'avèrera tout de même plus complexe que pour les deux BV précédents en raison de la densité de bâti actuel et de la pression foncière.
5.4 LE BASSIN VERSANT 4
Figure 10 : Schéma de détail du BV4
Le bassin versant 4 est situé au Nord de la zone d'étude, il est d'ailleurs situé quasi intégralement en dehors du périmètre d'étude. Cependant, la rue des Orchidées qui est la frange Nord du projet sert d'exutoire à ce bassin versant avant rejet vers la ravine en amont du point de franchissement de la RN. Il est donc nécessaire de redimensionner les ouvrages, très encombrés à ce jour.
Les caractéristiques et débits de pointe engendrés par ce bassin versant pour les différentes périodes de retour sont les suivants:2 & | tt RNTY ll j ÿ LT
rene
à ia \ Débordements possibles sür voirie FF
“ès T=3Qans.…. Î yes à J' es —
£ ES
} Ze | — ——— f E
/
Dioreunse en rive gauche
entre 10 < T < 30ans.
(coupure du méand'e).…_…
D \ D7 ES
uvrage tres nr =.
a5=41.7(426)
Q10-65.3 (66.4)
/ Q30=98 3 (99.7)
i —— DT (RMS
D 16 Ecrosion Porno des berges | fl 1] 1 /
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La rue des Orchidées étant requalifiée dans le cadre du projet et sa connexion à la RN modifiée géographiquement. Il est nécessaire de réorganiser la collecte des eaux et de profiter du projet ANRU pour créer une rétention/ temporisation pour ce BV étant donné la saturation hydraulique de l'ouvrage de traversée par la ravine de la RN pour une période de retour de 30 ans.
Figure 11 : Etude SOGREAH/ETG secteur Kawéni [6]Ce choix, qui conditionne les dimensions des ouvrages de collecte et de gestion des eaux
pluviales, s'effectue au cas par cas et dépend :
+ De la zone dans laquelle s'inscrit le projet. A titre d'exemple, en zone urbaine ou péri-
urbaine, un réseau devra être dimensionné a minima pour une période de retour de 20 ans
pour limiter l'inondation des biens et des personnes. Bien que n'ayant pas de portée
juridique, la norme NF EN 752, évoquée précédemment, peut servir de guide ;
+ De la capacité d'absorption du milieu récepteur et donc du risque d'inondation et de la
vulnérabilité des zones implantées en aval.
En première approche, il peut être fixé les hypothèses suivantes :
Rejet dans le milieu marin ou la mangrove : aucune réduction des débits a priori nécessaire
sauf en cas de projet de grande ampleur du fait du risque de dessalure ;
Rejet en ravine avec risque d'inondation identifié en aval du projet (cf. PPRi ou étude
hydraulique spécifique) : période de retour du débit rejeté de 2 ans (à affiner cependant en
fonction de la fréquence des inondations sur les zones aval et de la nature des enjeux) ;
Rejet en ravine sans risque d'inondation identifié en aval du projet : période de retour du
débit rejeté de 10 ans ;
Rejet dans un réseau pluvial correctement dimensionné : période de retour du débit rejeté
de 10 ans ;
Rejet dans un réseau pluvial sous-dimensionné : période de retour du débit rejeté de 2 ans
(à affiner en fonction de la fréquence des débordements du réseau et de la nature des
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6 DIMENSIONEMENT DES OUVRAGES DE RETENTION/TEMPORISATION
La mise en place d'un ouvrage de rétention/temporisation permet d'abaisser fortement en sortie le débit de pointe sur le bassin versant. Dans le cas du projet de l'ANRU KAWENI, et en raison des dysfonctionnements actuels de la zone industrielle située en aval du projet cités dans le chapitre précédent, cette technique est nécessaire afin de palier à l'imperméabilisation supplémentaire que va subir le périmètre d'étude en lien avec le projet d'aménagement et de soulager les exutoires à l'aval du périmètre.
Au regard de la capacité des ouvrages situés à l'aval, il a été décider de mener les calculs des ouvrages de rétention sur la base d'un débit de fuite calibré à :
• Une période de retour de 100 ans pour le calcul du bassin versant principal (BV1.1+1.2+2.1+2.2)
• Une période de retour de 20 ans pour les autres bassins versants du projet.
• Un débit de fuite égal au débit de pointe d'une pluie de période de retour 2 ans pour les BV1 et BV2 afin de soulager les exutoires actuels ;
• Un débit de fuite égal au débit de pointe d'une pluie de période de retour 5 ans pour les BV3 et BV4, moins soumis à des problématiques d'exutoire et plus contraints en termes de surface disponible pour la rétention.
Ces hypothèses sont conformes aux préconisations du Guide pour la gestion durable des eaux pluviales de Mayotte :Note de calcul
Débits de pluie
Station météo référence: ZONE 1 - PAMANDZI
Temps de retour (ans):
Surface du BV (ha):
Surface du BV après Ksp (ha):
Coefficient de ruissele ment (%):
Pente moyenne (%):
Longueur hydraulique (m):
(2,3, 5, 10,20, 30, 50, 100)
Montana Corrigé
A 3,25 11,91
B -0,6828 -0,6828
Coef d'abattement des pluies
Ksp:
Caquot
Débit brut (m3/s): 10,244
Débit corrigé (m3/s): 9,224
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6.1 DIMENSIONNEMENT DE L'OUVRAGE DE RETENTION DES BV 1.1,1.2,2.1 ET 2.2.
De par la position des bassins de rétention principaux au sein du plan masse, qui reprend à quelque chose près la position des bassins de rétention actuels, il est nécessaire d'utiliser cette rétention pour un ensemble de bassins versants constitué des deux bassins versants naturels amont, les BV1.1 et 2.1, ainsi que pour les bassins versants connectables à ces bassins, à savoir BV1.2 et 2.2.
Une analyse macroscopique à l'échelle de ces quatre bassins est donc réalisée ci-après avec application de la Méthode de pluies pour dimensionner le volume de rétention nécessaire en lien avec le débit de fuite autorisée du bassin.
6.1.1 Hypothèses générales
• Surface en hectare du macro-bassin versant : 140,3 ha
• Coefficient de ruissèlement moyen du BV 1.1+1.2+2.1+2.2 =
(0.76*98.5+2.7*100+35.7*0.76+3.4*100) /140.3 = 0,77
• Surface de bassin disponible : 15 000 m²
• Perméabilité considérée comme nulle
• Période de retour considérée pour le calcul : centennal
• Débit de pointe équivalent à un épisode biennal= 9,22 m3/s. Ce débit sera considéré en débit
de fuite du bassin.
6.1.2 Calcul du volume de rétention nécessaire
Comme évoqué précédemment, la norme NF EN 752 préconise la prise en compte d'une période de retour de 20 ans pour les calculs en zone urbaine et péri-urbaine. Dans le cas de ces deux bassins versants surplombant le secteur urbanisé et objet de la requalification urbaine, nous préconisons la prise en compte d'une période de retour de 100 ans pour les ouvrages de transit et pour le calcul des bassins de rétention principaux en raison de la vulnérabilité de la zone aux inondations et aux sous- dimensionnements à l'aval des ouvrages d'évacuation des eaux pluviales (collège K1, OH 7 et 8 de la zone industrielle aval)
Calcul du volume de bassin de rétention nécessaire à obtenir sur la base d'un débit centennal en entrée un débit de fuite de niveau biennal par la Méthode des Pluies : 13 471 m3.Station météo référence: ZONE 1- MAYOTTE
Surface de l'aire (ha):
Coefficient de ruisselement {%):
Permésbilité de ls zone (mnvh}
Surface bsss in (nr)
Débit de fuite (m234)
Soit Q2 initial
Temps de retour:
Coefficients Montana:
A= 8,4
B= -0,€68
Durée pour us Débit de Surface 7 « ae Débit de pluie one se sortie Débit de fuite nt Volume Vatme eu faste
max P P autorisé raott moyen (m2) (minutes) {(mm/h) (m3) (m3) (m3) {(m3/n) (m3) (m3) (m3) (m) 1080310 11 26,88 135896,89 19729,1 331220 6258,1 6258,1 0,30
Maijorstion 15%) 15422
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Un facteur de sécurité de 15% est appliqué et arrondi soit un volume de 15 500 m3 à créer au sein des bassins principaux. Ceux ci seront interconnectés entre eux et équipés d'un ouvrage de vidange permettant d'éviter la stagnation d'eau et donc la prolifération des gites larvaires de moustiques. Cette vidange sera calculée sur la base d'une vidange complète du bassin en moins de deux jours soit un débit de 14 500 / (2x24) soit 302 m3/h soit 84 l/s. Cela correspond à une buse DN400 pentée à 1% (230 l/s capable) et permettant la prise en compte de l'encombrement éventuel (DN300 trop étroit et trop vite encombré malgré un débit capable compatible).
Un ouvrage de surverse sera aménagé sur deux points :
• Un ouvrage de surverse dont l'exutoire sera le réseau passant sous le collège K1 et ayant un débit capable de 11 m3/s. Cette surverse sera calibrée à 5 m3/s.
• Un ouvrage de surverse au nord du collège K1 et donnant sur le canal de transfert des eaux vers la RN et recalibré dans le cadre du projet. Cette surverse sera calibrée à 5 m3/s.
Le total de surverse correspondra dans cette configuration au débit de fuite biennal de 9,22 m3/s calculée ci-avant.
Cette configuration permet de décharger les ouvrages en aval.Note de calcul
Débits de pluie
Montana Corrigé
Station météo référence: ZONE 1 - PAMANDZI A 3,25 11,91 Temps de retour (ans) SO (2, 3, 5, 10, 20, 30, 50, 100) B -0,6828 -0,6828
Surface du BV (ha): Coef d'abattement des pluies Surface du BV après Ksp (ha) Ksp: Coefficient de ruisselement (%):
Pente moyenne (%):
Longueur hydraulique (m):
Caquot
Débit brut (m3/s): 0,322
Débit corrigé (m3/s): 0,322
Station météo référence: ZONE 1- MAYOTTE
Surface de l'aire (hs):
Coefficient de ruisselement (%):
Permésbilité de ls zone (mnvh}
Surface bassin (né)
Débit de fuite (m3)
Soit Q2 initial
Temps de retour:
Coefficients Montana:
A= 6,51
B = -0,68
Durée pour us Débit de Surface 7: « nt de olue Débit de pluie une de sortie Débit de fuite Ve Volume voue au fase
max P autorisé sus moyen (m2) (minutes) | (mm/h) {(m3h) (m3) (m3) (m3/n) (m3) (m3) (m3) (m) 20000 3 181,59 3631,78 1858 11520 58,9 58,9 042
| Maijorstion 15%] 148 |
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6.1 DIMENSIONNEMENT DE L'OUVRAGE DE RETENTION DU BV 2.3
6.1.1 Hypothèses générales
• Surface BV2.3: 2ha
• Coefficient de ruissèlement 100%.
• Perméabilité considérée comme nulle
• Période de retour considérée pour le calcul : vingtennal
• Le débit de fuite est pris comme l'équivalent d'une pluie de retour biennale sur le BV 2.3 à l'état projet. Ce débit est de 0,32 m3/s.
6.1.2 Calcul du volume de rétention nécessaire
Conformément à la norme NF EN 752, la période de retour considérée dans le cadre de la requalification urbaine est vingtennale, s'agissant d'une zone urbaine ou péri-urbaine.
Calcul du volume de bassin de rétention nécessaire à obtenir sur la base d'une période de retour vingtennale en entrée un débit de fuite de niveau biennal par la Méthode des Pluies : 126,9 m3.TE ONE RE ATON - PROPE ONE TRAVERS T'UPE
Camvseu à gris
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Note de calcul
Débits de pluie
Station météo référence: ZONE 1 - PAMANDZI
Temps de retour (ans):
Surface du BV (ha):
Surface du BV après Ksp (ha):
Coefficient de ruisselement (%):
Pente moyenne (%):
Longueur hydraulique (m):
Montana Corrigé
A 3,25 1191
(2. 3, 5, 10,20, 30, 50, 100) B -0,6828 -0,6828
Coef d'abattement des pluies
Ksp:
Caquot
Débit brut (m3/s): 0,343
Débit corrigé (m3/s): 0,343
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Un facteur de sécurité de 15% est appliqué et
arrondi soit un volume de 150 m3 à créer. Une
surface de l'ordre de 200 m² est donc nécessaire
à l'implantation de ce bassin. Il est proposé que
ce bassin soit vu comme une noue en escalier
créée le long de la rue longeant le Lycée à l'Est.
La faible pente de l'ordre de 0,5% se prête
particulièrement bien à cette configuration de
fossé servant en rétention. Sa longueur est de
125 m. Il faut donc un ouvrage capable d'avoir un
gabarit de stockage moyen de 1 m3/m.
Figure 12 : Exemple de noue de rétention
6.2 DIMENSIONNEMENT DE L'OUVRAGE DE RETENTION DU BV 2.4
6.2.1 Hypothèses générales
• Surface du BV 2.4: 3 ha
• Coefficient de ruissèlement 100%.
• Perméabilité considérée comme nulle
• Période de retour considérée pour le calcul : vingtennal
• Le débit de fuite est pris comme l'équivalent d'une pluie de retour biennale sur le BV 2.4 à l'état projet. Ce débit est de 0,34 m3/s.
6.2.2 Calcul du volume de rétention nécessaire
Conformément à la norme NF EN 752, la période de retour considérée dans le cadre de la requalification urbaine est vingtennale, s'agissant d'une zone urbaine ou péri-urbaine.
Calcul du volume de bassin de rétention nécessaire à obtenir sur la base d'une période de retour vingtennale en entrée un débit de fuite de niveau biennal par la Méthode des Pluies : 223,4 m3.Station météo référence: ZONE 1- MAYOTTE
Surface de l'aire (ha):
Coefficient de ruisselement (%):
Permésbilité de ls zone (mnvh}
Surface bass in (nr)
Débit de fuite (m3% )
Soit Q2 initisl
Temps de retour:
Coefficients Montana:
A= 6,51
B = -0,68
Surface | . . pour Intensité . . Volume de Di de . . Volume Volume |Volume du} Hauteur active evenement de pluie Débit de pluie lie sortie Débit de fuite infiltré er bassin ne
max P autorisé : ;
(m2) (minutes) {(mm/h) (m3h}) (m3) {(m3h) {(m3/h) (m3) (m3) (m3) {m)
30000 5 12863 3858,76 3272 12240 1038 1038 0,74
Msjorstion 15%] 257
e
e
e
e
e
Note de calcul
Débits de pluie
Ï Montana Corrigé
Station météo référence: ZONE 1 - PAMANDZI 3,25 1191 Temps de retour (ans) NN (2, 3, 5, 10, 20, 30, 50, 100) | | -0,6828 | -0,6828
6 du apr KP Surface du BV après Ksp (ha): Ksp: Coefficient de ruisselement (%):
Pente moyenne (%):
Longueur hydraulique (m):
Caquot
Débit brut (m3/s): 0,180
Débit corrigé (m3/s): 0,180
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Un facteur de sécurité de 15% est appliqué et arrondi soit un volume de 260 m3 à créer. Une surface de l'ordre de 150 à 200 m² est donc nécessaire à l'implantation de ce bassin. Il est proposé de positionner un fossé de rétention entre la RN et le groupe scolaire pour temporiser les eaux avant rejet vers l'ouvrage de traversée de la RN.
6.3 DIMENSIONNEMENT DE L'OUVRAGE DE RETENTION DU BV 2.5
6.3.1 Hypothèses générales
• Surface du BV 2.5: 0.85 ha
• Coefficient de ruissèlement : 100%
• Perméabilité considérée comme nulle
• Période de retour considérée pour le calcul : vingtennal
• Le débit de fuite est pris comme l'équivalent d'une pluie de retour biennale sur le BV 2.5 à l'état projet. Ce débit est de 0,18 m3/s.
6.3.2 Calcul du volume de rétention nécessaire
Conformément à la norme NF EN 752, la période de retour considérée dans le cadre de la requalification urbaine est vingtennale, s'agissant d'une zone urbaine ou péri-urbaine.
Calcul du volume de bassin de rétention nécessaire à obtenir sur la base d'une période de retour vingtennale en entrée un débit de fuite de niveau biennal par la Méthode des Pluies : 47.3 m3.Station météo référence: ZONE 1- MAYOTTE
Surface de l'are (ha):
Coefficient de ruissellement (%):
Permésbilité de ls zone (mnvh}
Surface bsss in (né)
Débit de fuite (m34}
Soit Q2 initial
Temps de retour:
Coefficients Montana:
A= 6,51
B= -0,68
Durée pour ns Débit de
Surface | & inement de gite Débit de pluie ie de sortie | Débit de uite Ve ee] atme au moyenne max autorise
(m2) {minutes)_ | _(mm/h) ({m3h) (m3) (m3h) {m3/h) (m3) (m3) (m3) {m)
8500 2 240,34 204288 æ,3 648,0 220 20 047
Masjorstion 15 %| 5
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Un facteur de sécurité de 15% est appliqué et arrondi soit un volume de 55 m3 à créer. Une surface de l'ordre de 100 m² est donc nécessaire à l'implantation de ce bassin. Il est proposé de positionner un fossé de rétention le long du mail ainsi qu'un fossé de rétention ou un bassin entre le pôle internat et le collège K1. Il est proposé que cet ouvrage soit vu comme une noue en escalier dont une partie serait créée entre le collège K1 et le futur internat, et une seconde le long de la voie longeant l'internat au Nord. Une longueur de 200 m est disponible.
La faible pente de l'ordre de 1% se prête particulièrement bien à cette configuration de fossé servant en rétention. Sa longueur est de 200 m en cumulant les deux secteurs. Il faut donc un ouvrage capable d'avoir un gabarit de stockage moyen de 0,25 à 0,3 m3/m.Note de calcul
Débits de pluie
Station météo référence: ZONE 1 - PAMANDZI
Temps de retour (ans):
Surface du BV (ha):
Surface du BV après Ksp (ha):
Coefficient de ruisselement (%):
Pente moyenne (%):
Longueur hydraulique (m):
(2, 3, 5, 10, 20, 30, 50, 100)
Coef d'abattement des pluies
Ksp:
Caquot
Débit brut (m3/s): 1,181
Débit corrigé (m3/s): 1,181
Montana Corrigé
A 4,72 17,30
B -0,6828 -0,6828
Station météo référence: ZONE 1- MAYOTTE
Surface de l'aire (ha):
Cosfficient de ruisselement (%):
Permésbilité de ls zone (mnvh}
Surface bass in (né)
Débit de fuite (m3)
Soit Q5 initial
Temps de retour:
Coefficients Montana:
A= 6,51
B = -0,68
Durée pour ns Débit de Surface 7 de gite bit de pluie one se sortie Débit de fuite Te Volume Vatme au dater
max P autorisé sauté moyen (m2) (minutes) | (mm/h) {(m3h) (m3) (m3h) {(m3/h) (m3) (m3) (m3) {m) 58300 2 229,71 1339218 485,7 4248 0 154,1 154,1 111
Msjorstion 15 %| 282 |
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6.4 DIMENSIONNEMENT DE L'OUVRAGE DE RETENTION DU BV 3
6.4.1 Hypothèses générales
• Surface du BV3: 5,83 ha
• Coefficient de ruissèlement: 100%
• Perméabilité considérée comme nulle
• Période de retour considérée pour le calcul : vingtennal
• Le débit de fuite est pris comme l'équivalent d'une pluie de retour 5 ans sur le BV 3 à l'état projet. Ce débit est de 1,18 m3/s.
6.4.2 Calcul du volume de rétention nécessaire
Conformément à la norme NF EN 752, la période de retour considérée dans le cadre de la requalification urbaine est vingtennale, s'agissant d'une zone urbaine ou péri-urbaine.
Calcul du volume de bassin de rétention nécessaire à obtenir sur la base d'une période de retour vingtennale en entrée un débit de fuite de niveau 5 ans par la Méthode des Pluies : 331,6 m3.
Un facteur de sécurité de 15% est appliqué et arrondi soit un volume de 380 m3 à créer. Une surface de l'ordre de 400 m² est donc nécessaire à l'implantation de ce bassin.
Un ouvrage de vidange sera implanté pour éviter le développement de gites larvaires. Il s'agira d’un ouvrage dimensionné comme pour le débit de fuite en période de retour 5 ans soit 1180 l/s. Une buse de diamètre 600 à 3% sera donc positionnée pour réaliser l'ouvrage de fuite.ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
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En raison de la pression foncière sur ce bassin versant il est proposé de réaliser une rétention sous voirie, réaliser à l'aide de canalisations de gros diamètre posées à plat, dans les secteurs à faible pente. Un ouvrage de fuite doit être calibrée en sortie de dispositif. D'autre part, il faudra veiller à dégriller les eaux en entrée afin d'éviter tout colmatage du dispositif de rétention. Nous préconisons la mise en place de tuyaux PEHD1200 mm minimum pour réaliser la fonction de rétention.
Figure 13 : Exemple de stockage enterréNote de calcul
Débits de pluie
Montana Corrigé
Station météo référence: ZONE 1 - PAMANDZI A 4,72 17,30 Temps de retour (ans) NE (2, 3, 5, 10, 20, 30, 50, 100) B -0,6828 -0,6828
Coef d'abattement des pluies
Ksp :
Surface du BV (ha):
Surface du BV après Ksp (ha)
Coefficient de ruisselement (%):
Pente moyenne (%):
Longueur hydraulique (m):
Caquot
Débit brut (m3/s): 2,364
Débit corrigé (m3/s): 2,364
Station météo référence: ZONE 1- MAYOTTE
Surface de l'are (ha):
Coefficient de ruisselement (%):
Permésbilité de le zone (mnvh)
Surface bass in (né)
Débit de fuite (m3)
Soit Q5 initial
Temps de retour:
Coefficients Montana:
A= 6,51
B = -0,68
Durée pour us Débit de Surf 7 = Intensite . . Volu de . . . Volume Volume |Volume d Hauteur
aie [evenement] Lie | Débit de pluie = _ | te | rejeté tn moye ane max P P autorisé
(m2) (minutes) | (mm/h) (m3h}) (m3) (m3h) {(m3/n) (m3) (m3) (m3) (m)
36000 2 27900 26784,38 720,7 84%,0 2318 2318 125
[ Msjorstion 15%] 574 |
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 30 sur 42
6.5 DIMENSIONNEMENT DE L'OUVRAGE DE RETENTION DU BV 4
6.5.1 Hypothèses générales
• Surface du BV4: 9,6 ha
• Coefficient de ruissèlement : 100%
• Perméabilité considérée comme nulle
• Période de retour considérée pour le calcul : vingtennal
• Le débit de fuite est pris comme l'équivalent d'une pluie de retour 5 ans sur le BV 2.5 à l'état projet. Ce débit est de 2,36 m3/s.
6.5.2 Calcul du volume de rétention nécessaire
Conformément à la norme NF EN 752, la période de retour considérée dans le cadre de la requalification urbaine est vingtennale, s'agissant d'une zone urbaine ou péri-urbaine.
Calcul du volume de bassin de rétention nécessaire à obtenir sur la base d'une période de retour vingtennale en entrée un débit de fuite de niveau 5 ans par la Méthode des Pluies : 498.9 m3.
Un facteur de sécurité de 15% est appliqué et arrondi soit un volume de 575 m3 à créer. Une surface de l'ordre de 400 à 500 m² est donc nécessaire à l'implantation de ce bassin. Il est proposé de positionner un bassin de rétention au droit de l'espace vert central devant l'entrée puis le long de la ravine en lieu et place du bâti démoli, avant rejet vers la ravine Mro Oua Kawenilajoli, en amont du pont de franchissement du la RN, comme à l'heure actuelle.ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP OMEGA Darwin Concept
Page
31
sur
42
6.6
S CHEMA DE FONCTIONNEMENT DES RETENTIONS
Figure 14 : Schéma de fonctionnement des rétentions sur le périmètre d'étudev
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mYs
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP OMEGA Darwin Concept
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32
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42
6.7
B ILAN DES DEBITS INDUITS PAR LE PROJET APRES RETENTION
Figure 15 : Schéma du bilan des débits induits par le projetANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 33 sur 42
7 IMPLANTATION ET DIMENSIONNEMENT DES PRINCIPAUX OUVRAGES DE COLLECTE ET DE TRANSFERT
7.1 L'OUVRAGE DE CANALISATION DE LA RAVINE DU BV1.1
Cet ouvrage doit permettra de transférer une pluie de période de retour centennal pour les eaux du BV1.1.
Il s'agit donc d'un ouvrage dimensionné pour un débit capable minimal de 22,32 m3/s.
Il s'agit de créer un fossé en maçonnerie pour les bajoyers et en enrochement liés pour le fil d'eau afin de limiter les vitesses d'écoulement, conformément aux préconisations du Guide pour la gestion durable des eaux pluviales à Mayotte.LARGEUR AU PLAFOND
m FRUIT DES BERGES L#H
COEFFICIENT DE STRICKLER DES BERGES
Maçonnerie: 45- Sppyellsge: 40- Errccherments fées. 95- Terre: 20 } STPICKLER MOYEN. 40,1
COEFFICIENT DE STHICKLER DU RADNER
Takcké: 50 -Magcnnene: 45. Enrochements lès 45. Terre: 30
PEME 0.015 mm
CALCULS
QE: ee COLIN (EL 1 21e 4
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 34 sur 42
Il s'agira d'un ouvrage de largeur utile de 4,00 m en tête par
1,50 m de haut avec une pente de 1,5 %, pour un débit capable
de 23,19 m3/s.VITESSE D'ECOULEMENT
4,147 ms CAN IEEN =: 2 Le
DR 111-8711
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 35 sur 42
7.2 L'OUVRAGE DE CANALISATION DE LA RAVINE DU BV2.1
Cet ouvrage doit permettra de transférer une pluie de période de retour centennal pour les eaux du BV2.1.
Il s'agit donc d'un ouvrage dimensionné pour un débit capable minimal de 12,92 m3/s.
Il s'agira d'un dalot en traversée de la rue de la Geôle dont le gabarit sera de 2,80 m de large par 1,20 m de haut.
Un ouvrage d'entonnement large devra être créé afin de collecter les eaux de l 'amont. Il sera complété par un fossé ou caniveau à ciel ouvert de part et d'autre de l'ouvrage pour rabattre les eaux résiduels vers cet ouvrage. Un caniveau à grille sera également implanté à proximité de ce dalot pour collecter les eaux de chaussée venant du nord.
Un système de dégrillage sera installé en amont du dalot pour piéger les déchets et les blocs éventuels.LARGEUR AU PLAFOND
m FAUIT DES BERGES LH
J
HAUTEUR
m
COEFFICIENT DE STRICKLER BERGES
Maçonnerie. 45. Appzreilios 48- Enochoments léz: 35. Toirs: 30 } STRICKLER MOYEN: 20
COEFFICIENT DE STRICKLER DU RADIER
Taloché 50- Maçonnerie: 49-Errochements Rés 35: Terre: 30
PENTE 0,030 mim
CALCULS Das Ta (A2 ITR Tr
INTERMEDIAIRES RAYON HYDRAULIQUE: URLS
DEFITANCE: #3.3168
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 36 sur 42
7.3 LE FOSSE DE TRANSFERT VERS LES BASSINS DE RETENTION
Pour la ravine artificielle, dimensionnée pour du centennal, il est préconisé les dimensions suivantes :
• Largeur au miroir :4 m
• Largeur au plafond :1 m
• Hauteur : 1,5 m
• Avec un talus de 1 pour 1
• Et une pente à 3%
Ce fossé débutera immédiatement en aval du dalot posé en traversée de la rue de la Geôle.
Il est largement dimensionné pour récupérer les eaux résiduelles entre la rue de la Geôle et le fossé.:
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HALL)
22621
0,5235
51,0531
CALCULS
INTERMEDIAIRES
0,9340
LATE]
0,2813
36.2696
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 37 sur 42
7.4 LES OUVRAGES DE FUITE DU BASSIN DE RETENTION PRINCIPAL
Deux ouvrages de fuite seront implantés à l'aval des bassins, et dimensionnés pour maintenir un débit biennal après la rétention.
Comme évoqué précédemment, il seront dimensionnés pour évacuer 5 m3/s chacun. ils auront chacun les caractéristiques suivantes:
• Largeur au miroir :3,60 m
• Largeur au plafond :2 m
• Hauteur: 0,80 m
• Avec un talus de 1 pour 1
• Et une pente à 1%
Ils seront réalisés en enrochement liés.
En cas de transfert vers un ouvrage souterrain, il s'agira d'un type d'ouvrage suivant:
• Dalot de 1,5m par 1 m à 2% de pente
• Buse PVC ou PEHD diamètre intérieur 1125 mm à 2 %ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 38 sur 42
7.5 L'OUVRAGE DE FUITE DU BV 2.3
Cet ouvrage doit permettra de transférer le débit de fuite des noues de rétention pour les eaux du BV2.3.
Il s'agit donc d'un ouvrage dimensionné pour un débit capable minimal de 0,32 m3/s.
Il s'agira d'une conduite PVC ou PEHD de diamètre 400 mm à 2 % de pente.
7.6 L'OUVRAGE DE FUITE DU BV 2.4
Cet ouvrage doit permettra de transférer le débit de fuite du bassin rétention pour les eaux du BV2.4.
Il s'agit donc d'un ouvrage dimensionné pour un débit capable minimal de 0,34 m3/s.
Il s'agira d'une conduite PVC ou PEHD de diamètre 400 mm à 2,2 % de pente.ER
Lier
Rotenitarens
US vtr
CHABLUNT
re
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LARGEUR AU PLAFOND
m FRUIT DES BERGES LH
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COEFFICIENT DE STRICKLER DES BERGES
Maçonnerie: 45 - Appareillage: #0- Enrochements liés: 35- Terre: 30
COEFFICIENT DE STRICKLER DU RADIER
Taloché: 50- Maçonnerie: 45- Enrochements liés: 35- Terre: 30
PENTE 0,008 m/m
} STRICKLER MOYEN: 41,1
SECTION HYORAULIQUE: 2,5000
CALCULS a : 5 PRIS
EURE PV E SS Me NE 0,5428
DEEBIT ANCE: 68,3496
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 39 sur 42
7.1 L'OUVRAGE DE FUITE DU BR PRINCIPAL AU NORD DE K1 + FUITE BV2.3 + FUITE BV 2.5
Cet ouvrage doit permettra de transférer le débit de fuite du bassin rétention principal (5 m3/s) auquels se rajoutent les débit de fuite des BV 2.3 et 2.5.
Il s'agit donc d'un ouvrage dimensionné pour un débit capable minimal de 6 m3/s.
Il s'agira d'un fossé avec les caractéristiques suivantes.
• 4 mètres de large en tête
• 1mètres de large en pied
• 1 m de profondeur
• pente de 0,8% (pente moyenne actuelle)
Ce gabarit pourra être adapté en fonction de la pente du projet et des fils d'eau d'arrivées des connexions.ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 40 sur 42
7.2 L'OUVRAGE DE FUITE DU BV 3
Cet ouvrage doit permettra de transférer le débit de fuite pour les eaux du BV3 pour une période de retour de 5 ans.
Il s'agit donc d'un ouvrage dimensionné pour un débit capable minimal de 1,18 m3/s.
Il s'agira d'une conduite PVC ou PEHD de diamètre minimum 600 mm à 3 % de pente.
7.3 L'OUVRAGE DE TRANSFERT DU BV 4
Cet ouvrage doit permettra de transférer le débit de fuite pour les eaux du BV4 pour une période de retour de 20 ans.
Il s'agit donc d'un ouvrage dimensionné pour un débit capable minimal de 3,53 m3/s.
Il s'agira d'une caniveau à ciel ouvert à réaliser le long de la rue des Orchidées coté Collège avec les caractéristiques suivantes:
• 2 mètres de large en têteCOEFFICIENT DE STRICKLER
PYC: 85 - Béton neuf: 60 - Béton usé: 55
U 0,7854
CALCULS À 3.1416
INTERMEDIAIRES A YO PATATE CELTTI
DEBIT ANCE: 26,4933
ANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 41 sur 42
• 1,35 mètres de large en pied
• 1,1 m de profondeur
• pente de 0,5% (pente de la rue des Orchidées actuellement)
Il sera maçonné et le fond sera en enrochement lié. Un système de dégrillage sera mis en œuvre à plusieurs reprises sur la longueur.
En cas de passage en souterrain à l'aval du caniveau à ciel ouvert, un ouvrage
avec les caractéristiques suivantes sera nécessaire:
• Buse DN1000 à 2% de penteANRU Kawéni - Note hydraulique stade AVP
OMEGA Darwin Concept Page 42 sur 42
Document établi par OMEGA DARWIN CONCEPT le 14/05/2020+ EPFAM ETABLISSEMENT
* PUBLIC FONCIER
D'AMÉNAGEMENT
$ MAYOTTE
Dossier -
Contrat n°
Rendu le 11 mars 2022
BP58, Route Nationale Tél. 0269 61 11 62
Place de la Mairie Fax. 0269 61 46 88
97 660 Dembéni contact@etg976.fr
RHI Bazama Bandrajou
ETABLISSEMENT PUBLIC FONCIER DE MAYOTTE
NOTE HYDRAULIQUE
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique+ EPFAM © ETABLISSEMENT
+ PUBLIC FONCIER
D'AMÉNAGEMENT
+
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 2/18
Identification & Visa du document
723
INTITULÉ DE L’OPÉRATION
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou OBJET DE L’ÉLÉMENT DE MISSION (exigences fonctionnelles)
Définir le contexte hydrologique et le dimensionnement de l’ouvrage hydraulique MAÎTRE D’OUVRAGE
EPFAM
IDENTIFICATION DU LIVRABLE 753 Type [Résumé]
Référence Rendu le Nombre de pages [Objet ] – [État ] 11/03/2022 18 Chef de Projet - Référent Julien PHILIPPE 734-735 824
Rédacteur Divers-
Version document Finale Visa Antoine TOMASI
DESTINATAIRES
Entité Destinataire
EPFAM M. Le Chargé d’opération
EPFAM
CADRE RÉGLEMENTAIRE & LEGAL APPLICABLE 722
Textes Domaine d’application
Code de la voirie routière Législation et réglementation de la voirie française
PLU Planification de l’urbanisme communal
SDAGE Mise en œuvre locale de la Loi sur l’Eau
PADD Exprimer les objectifs et projet de la collectivité locale en matière de développement économique et social, d'environnement et d'urbanisme
Loi MOP Maitrise d’œuvre publique
Schéma Directeur de Gestion des Eaux Pluviales Planification de la mise en œuvre des réseaux d’eaux pluviales
CORPUS DOCUMENTAIRE 732
Référence de la commande initiale (Numéro de contrat Moe/ de convention)
Compléments, modifications, avenants éventuels 737
Document Impact sur la mission Sans objet
Documents, études et données de référence fournis par les parties prenantes 754
Document Émetteur
CONTRIBUTEUR(S) EXTERNE(S)
Entité Contribution
RÉVISION(S) 753 Révision Date Rédacteur Visa+ EPFAM © ETABLISSEMENT
PUBLIC FONCIER L.
D'AMÉNAGEMENT
+
1.1.
1.2.
1.3.
4.1.
4.2.
4.3.
4.4.
5.1.
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 3/18
Sommaire
1. INTRODUCTION ............................................................................................................. 5
CONTEXTE DE LA MISSION................................................................................................. 5 LOCALISATION DU PROJET................................................................................................. 5 PROJET CONNEXE ........................................................................................................... 7
2. CONTEXTE HYDROLOGIQUE ......................................................................................... 10
METHODOLOGIE EMPLOYEE ............................................................................................ 10 LE BASSIN VERSANT BV1 ................................................................................................ 11 2.2.1. CARACTERISTIQUES DU BASSIN VERSANT .................................................................................... 11 2.2.2. REPARTITION SELON LE ZONAGE PLUVIOMETRIQUE ...................................................................... 12 2.2.3. ESTIMATION DU TEMPS DE CONCENTRATION............................................................................... 13 2.2.4. DETERMINATION DU COEFFICIENT DE RUISSELLEMENT .................................................................. 13 2.2.5. DEBITS DE POINTE .................................................................................................................. 14
3. DIMENSIONNEMENT DES RESEAUX .............................................................................. 16
4. LISTE DES PLANS .......................................................................................................... 17
PLAN 1 - PLAN DE MASSE DU PROJET ................................................................................. 17 PLAN 2 - CARTOGRAPHIE DES BASSINS VERSANTS DU PROJET................................................... 17 PLAN 3 – CARTOGRAPHIE DES BASSINS VERSANT DU PROJET ANRU KAWENI (ZONE SCOLAIRE) ....... 17 PLAN 4 - CARTOGRAPHIE DES ZONES PLUVIOMETRIQUES ........................................................ 17
5. ANNEXE....................................................................................................................... 18
ANNEXE 1 - NOTE HYDRAULIQUE – AVP STADE ................................................................... 18+ EPFAM © ETABLISSEMENT + PUBLIC FONCI
D'AMENAGEMENT
+
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 4/18
Liste des tableaux
Tableau 1 : Valeurs fréquentielles des pluies journalières estimées pour les trois zones
pluviométriques ....................................................................................................................10
Tableau 2 : Valeurs des coefficients de la relation entre pluie journalière et pluie de durée
t ............................................................................................................................................11
Tableau 3 : caractéristiques du bassin versant ...............................................................12
Tableau 4 : Répartition selon le zonage pluviométrique ..................................................12
Tableau 5 : temps de concentration estimés...................................................................13
Tableau 6 : Valeurs des coefficients de ruissellement.....................................................14
Tableau 7 : répartition selon l’occupation du sol .............................................................14
Tableau 8. Débits pour une crue décennale et centennale .............................................15
Liste des figures
Figure 1 : plan des voiries du projet ................................................................................. 5
Figure 2 : Localisation de la zone d’étude ........................................................................ 6
Figure 3 : cartographie des sous bassins versants .......................................................... 7
Figure 4 : Bassins versants considérés dans le projet zone scolaire de Kawéni (ANRU) . 8
Figure 5 : Superposition des bassin versants de la zone scolaire et de la RHI................. 9
Figure 6 : cartographie des zones pluviométriques .........................................................13
Figure 7 : dimensionnement de l’ouvrage sous voirie .....................................................16+ EPFAM ETABLISSEMENT
+ PUBLIC FONCIER L-
D'AMÉNAGEMENT
+
1.1.
Eh
A: :,
ES, réseau existant
à
1.2.
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 5/18
1. Introduction
Contexte de la mission
La présente note a pour objet le dimensionnement de l’ouvrage hydraulique sous voirie
prévue dans le cadre du projet de RHI Bazama Bandrajou à Kawéni. Les dimensions de
l’ouvrage seront également utilisées pour dimensionner le réseau de gestion des eaux
pluviales de la voirie jusqu’au raccordement avec la zone scolaire en aval.
Figure 1 : plan des voiries du projet
Cf Plan 1 - Plan de masse du projet
Localisation du projet
La zone d’étude est localisée sur la commune de Mamoudzou et concerne le quartier
Bandrajou à Kawéni. Ce secteur est traversé par deux ravines : une ravine principale dont
l’exutoire est la mangrove de Kawéni et une seconde aux écoulements intermittents et trouvant
son exutoire dans la ravine principale. C’est cette seconde ravine intermittente qui est l’objet
de cette étude.
Localisation de l’ouvrage hydraulique+ EPFAM ETABLISSEMENT
+ PUBLIC FONCIER L-
D'AMÉ IENAGEMENT
&
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 6/18
Figure 2 : Localisation de la zone d’étude
Deux sous bassins versants sont concernés par la zone du projet : le sous bassin versant
BV1 concerne la ravine intermittente objet de cette note, tandis que le secteur sud de l’emprise
projet correspond à un deuxième sous bassin versant (BV2) dont les écoulements rejoindront
la ravine principale au sud de la zone d’étude. Ceux-ci seront gérés dans le cadre du projet
ANRU de Kawéni (voir paragraphe suivant).
Seul le contexte hydrologique du BV1 sera traité dans la présente note.
Ravine concernée par l’étude+ EPFAM ETABLISSEMENT
+ PUBLIC FONCIER É.
D'AMÉNAGEMENT
&
Troncons hydrographiques principaux (IGN)
Persistance
- = + Intermittent
— Permanent
—— Courbes de niveau (5m)
EMI emprise projet
C2 Bassin versant du projet
N
À ere ——— © His Cartographie des bassins versants du projet
1.3.
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 7/18
Figure 3 : cartographie des sous bassins versants
Cf. Plan 2 - Cartographie des bassins versants du projet
Projet connexe
Dans le cadre du NPRU (Nouveau Programme de Rénovation Urbaine) de Kawéni, une
note hydraulique a été réalisée par le bureau d’étude OMEGA DC pour l’aménagement
Hydraulique de la zone scolaire, en aval du projet RHI Bazama Bandrajou. Elle prévoit des
ouvrages de rétention afin de réduire les débits de pointe à l’amont.
Cette note prend en compte l’intégralité du bassin versant du site de la RHI Bazama Bandrajou
au travers des bassins BV1.1 et BV2.1 présentés dans leur étude (voir Figure 4 et Figure 5).
Pour leurs calculs de débits de pointes, les coefficients de ruissellement considérés prennent
en compte une surface imperméabilisée bien plus grande que celle de notre projet.
Nous pouvons donc garantir que l’imperméabilisation liée à l’aménagement du quartier de la
RHI à bien été prise en compte dans le dimensionnement des bassins de rétention de la zone
scolaire.Fiqure 5 : Schéma des bassins versants niveau projet
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 8/18
Détails du calcul des coefficient de ruissellement des bassins versants de la zone scolaire :
• BV1.1 :
o Surface totale : 98.5ha, C=0.76
o Surface perméable : 78.5ha avec C=0.7
o Surface imperméable : 20ha avec C=1
• BV2.1:
o Surface totale : 37.5ha, C=0.76
o Surface perméable : 30ha avec C=0.7
o Surface imperméable : 7.5ha avec C=1
Figure 4 : Bassins versants considérés dans le projet zone scolaire de Kawéni (ANRU)+ EPFAM
D'AMÉNAGEMENT
AYOTTE $: M
Troncons hydrographiques principaux (IGN)
Persistance
- = - Intermittent
—— Permanent
——— Courbes de niveau (5m)
EM emprise projet
|! Bassin versant du projet
C1] Bassins versants zone scolaire
||Hètres Cartographie des bassins versants
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 9/18
Figure 5 : Superposition des bassin versants de la zone scolaire et de la RHI
Les enjeux hydrauliques à l’aval de notre zone d’étude étant pris en compte dans le
cadre du projet ANRU de Kawéni, la présente note aura pour seul objet le
dimensionnement de l’ouvrage hydraulique de la voirie en projet de la RHI Bazama
Bandrajou.
Cf Annexe 1 - Note hydraulique – AVP stade
Cf Plan 3 – Cartographie des bassins versant du projet ANRU Kawéni (zone scolaire)+ EPFAM
D'AMENAGEMENT
+
2.1.
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 10/18
2. Contexte hydrologique
Méthodologie employée
Le BRGM a établi dans le rapport BRGM/RP-56881-FR des propositions
méthodologiques pour les études hydrologiques et hydrauliques menées à Mayotte. Cette
étude proposait des valeurs fréquentielles de hauteurs pluviométriques de référence pour la
pluie journalière, ainsi qu’une relation simple permettant d’estimer les pluies de durée
quelconque à partir des valeurs journalières.
Cette étude a fait l’objet d’une actualisation en 2008, basée sur l’analyse statistique de
séries pluviométriques plus longues. Elle établit les valeurs de pluviométrie journalière selon
les trois zones suivantes :
✓ Zone 1 : littoral et intérieur à une altitude inférieure à 150 m
✓ Zone 2 : région du nord de Mamoudzou et intérieur à une altitude supérieure à 150 m
✓ Zone 3 : altitude supérieure à 300 m
Le tableau ci-dessous rassemble les valeurs de pluies journalières estimées pour ces trois
zones.
Tableau 1 : Valeurs fréquentielles des pluies journalières estimées pour les trois zones pluviométriques
Période de retour T (année) 2 5 10 20 50 100 Région 1 100 145 170 200 235 260
Région 2 125 175 210 245 290 320
Région 3 150 210 250 290 340 380
La définition des pluies de durée quelconque résulte ensuite de la formule suivante :
' '. ). ( ) , ( b
j t a T P T t P =
Avec :
✓ Pj(T) : pluie journalière de période de retour T en mm ;
✓ P(t,T) : pluie de durée t et de période de retour T en mm ;
✓ a’ et b’ : coefficients.
Les valeurs obtenues des coefficients a’ et b’ pour une durée exprimée en heure figurent
dans le tableau suivant :@ MTAREMENT + IBLIC FONCIER D'AMÉ
MAYOTTE
2.2.
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 11/18
Tableau 2 : Valeurs des coefficients de la relation entre pluie journalière et pluie de durée t
Durée a’ b’
T < 1 H 0,52 0,682
T > 1 H 0,54 0,257
L’obtention de la pluie de durée t et de période de retour T nous permet ensuite de calculer
l’intensité pluviométrique puis le débit de pointe du bassin versant considéré correspondant à
la période de retour T selon la méthode rationnelle. Celle-ci suppose :
• Que l’intensité de l’averse est uniforme dans le temps et sur toute la superficie du
bassin ;
• Que le débit est maximum lorsque la superficie totale du bassin contribue à
l’écoulement.
Cette méthode permet de calculer le débit maximum Q à l'exutoire du bassin versant de
surface S et de coefficient de ruissellement C, soumis à une précipitation donnée d'intensité
moyenne I sur la durée t du temps de concentration du bassin versant étudié par la formule
suivante :
𝑄𝑇 = 𝑆 . 𝐶 . 𝐼(𝑡, 𝑇) et 𝐼(𝑡, 𝑇) = 𝑃(𝑡, 𝑇). 60 𝑡
Avec :
S : surface du bassin versant en ha
C : coefficient de ruissellement
I (t,T) : intensité de la précipitation de temps t en mm/h
t = tc : temps de concentration, temps nécessaire pour permettre à l’eau de
ruisseler du point le plus reculé du bassin jusqu’à l’exutoire
Le bassin versant BV1
2.2.1. Caractéristiques du bassin versant
Le tracé du bassin versant a été réalisé par le logiciel de SIG ArcGIS, dans lequel nous
avons superposé les photographies ortho numériques, le réseau hydrographique et la
topographie.
La surface, la longueur du thalweg principal, les altitudes maximum et minimum et la
pente ont été déterminés et sont résumés dans le tableau suivant :V®* * EPFAM © ETABLISSEMENT |
+ PUBLIC FONCIER !,
D'AMÉNAGEMENT
AYOTTE + M
- -
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Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 12/18
Tableau 3 : caractéristiques du bassin versant
Surface du
bassin
versant(ha)
Longueur du
thalweg principal
(m)
Altitude NGM
du point haut
(m)
Altitude NGM
du point bas
(m)
Pente moyenne
du talweg (m/m)
6,5 550 130 12 0,21
Cf Plan 2 - Cartographie des bassins versant
2.2.2. Répartition selon le zonage pluviométrique
La répartition pluviométrique est déterminée à partir de la cartographie des zones
pluviométriques de Mayotte.
Le bassin versant est concerné par les zones pluviométriques 1 et 2. En fonction des zones
pluviométriques et des limites du bassin versant, les répartitions suivantes sont définies :
Tableau 4 : Répartition selon le zonage pluviométrique
Zones pluviométrique % par zone pluviométrique
Zone 1: Zone sud Mamoudzou et altitude<150m 40%
Zone 2: Zone nord Mamoudzou ou altitude>150m 60%
Zone 3: Altitude>300m 0%+ EPFAM ETABLISSEMENT
+ PUBLIC FONCIER L.
D'AMÉNAGEMENT
&
—— Courbes de niveau (5m)
C2 Bassin versant du projet
N
"liée Cartographie des zones pluviométriques
- -
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Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 13/18
Figure 6 : cartographie des zones pluviométriques
Cf Plan 4 - Cartographie des zones pluviométriquesPlan 4 - Cartographie des zones
pluviométriques
2.2.3. Estimation du temps de concentration
Plusieurs formules permettent d’estimer le temps de concentration. Selon la méthode
préconisée par le BRGM, il convient de faire la moyenne des valeurs obtenues par les formules
de Kirpich, Passini et Giandotti afin d’obtenir une valeur représentative de la réalité.
Le tableau ci-dessous présente les temps de concentration calculés suivants les trois
formules citées ci-dessus :
Tableau 5 : temps de concentration estimés
Formule de
KIRPICH
Formule de
GIANDOTTI
Formule de VENTURA
améliorée par PASSINI
Temps de
concentration tc (min)
4.54 12,74 4,62 7.30
2.2.4. Détermination du coefficient de ruissellement
Le tableau suivant indique les hypothèses retenues en termes de coefficients de
ruissellement suivant la méthodologie préconisée dans le guide de gestion durable des eaux+ EPFAM © ETABLISSEMENT
+ PUBLIC FONCIER },
D'AMENAGEMENT
+
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 14/18
pluviales élaboré en 2016, qui propose des valeurs de coefficient en fonction de la typologie
d’occupation du sol et de l’intensité pluviométrique :
Tableau 6 : Valeurs des coefficients de ruissellement
Coefficient de ruissellement
Occupation du sol
Intensité pluviométrique pour une pluie de durée 1 h (mm/h)
<70 70≤<95 95≤<120 120≤<150 ≥150
Terrain imperméabilisé 1 1 1 1 1
Terrain nu ou peu végétalisé 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Terrain agricole 0,35 0,4 0,5 0,7 0,8
Terrain boisé 0,2 0,3 0,4 0,6 0,75
A partir de donnée d’occupation du sol telle que l’OCSGE (référentiel IGN), agrégée
afin d’obtenir une classification conforme aux 4 catégories de la méthodologie du guide de
gestion durable des eaux pluviales, nous avons calculé pour le bassin versant de la ravine les
surfaces pour chaque typologie d’occupation du sol.
Dans le cadre d’une crue centennale, et quelle que soit la zone pluviométrique
considérée, l’intensité pluviométrique est supérieure à 150 mm/h. On retiendra donc le jeu de
coefficients pour chaque type d’occupation du sol correspondant à une intensité
pluviométrique >150 mm/h :
Tableau 7 : répartition selon l’occupation du sol
Occupation du sol Superficie en m2 I>=150mm/h
Terrain imperméabilisé 10675 1
Terrain nu ou peu végétalisé 8548 0.9
Terrain agricole 46603 0.8
Terrain boisé 0 0.75
Le coefficient de ruissellement calculé est de 0.85.
2.2.5. Débits de pointe
Le raisonnement suivi pour déterminer le débit à l’exutoire de chaque sous bassin versant est
illustré par la formule suivante :@ MTAREMENT + IBLIC FONCIER D'AMÉ
MAYOTTE
- -
©ETG - mars 22
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 15/18
Q10 (m3/s) = Szone 1.Q10, zone 1 + Szone 2.Q10, zone 2 + Szone 3.Q10, zone 3 S
total
Avec :
✓ Q10, zone i : Débit à l’exutoire du sous bassin versant en considérant l’ensemble du
sous bassin en zone pluviométrique i
✓ Szone i : Surface du sous bassin versant située en zone pluviométrique i
✓ Stotal : Surface totale du sous bassin versant
Tableau 8. Débits pour une crue décennale et centennale
Q10 (m3/s) Q100(m3/s)
3.00 4,58I
- -
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Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 16/18
3. Dimensionnement des réseaux
Le dimensionnement de l’ouvrage hydraulique est établi selon la formule de Manning-
Strickler.
Les ouvrages hydrauliques doivent permettre l’atteinte d’un objectif de dimensionnement
suffisant pour un évènement pluvial de période de retour T=100ans. Ils doivent être
dimensionnés afin de limiter la vitesse d’écoulement à 4m/s pour limiter les effets d’érosion et
les dégradations du revêtement du réseau.
Le débit Q100 retenu dans le cadre de cette étude est de 4,58 m3/s.
Le dimensionnement préconisé pour l’ouvrage sous voirie est un dalot béton de
dimensions 1.5m x 1m (Largeur x hauteur) et respectant une pente d’écoulement de 1%.
Ces caractéristiques permettent d’atteindre les objectifs fixés précédemment avec une marge
de sécurité, soit un débit capable de 5,97m3/s et une vitesse d’écoulement inférieure à 4m/s.
Figure 7 : dimensionnement de l’ouvrage sous voirie4.1.
4.2.
4.3.
4.4,
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 17/18
- -
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4. Liste des plans
Plan 1 - Plan de masse du projet
Plan 2 - Cartographie des bassins versants du projet
Plan 3 – Cartographie des bassins versant du projet
ANRU Kawéni (zone scolaire)
Plan 4 - Cartographie des zones pluviométriques5.1.
Dimensionnement d’un ouvrage hydraulique dans le cadre du projet RHI Bazama Bandrajou 18/18
- -
©ETG - mars 22
5. Annexe
Annexe 1 - Note hydraulique – AVP stadeETG
ARCH'
ADAPT
Place
de la Mairie
ARC
BP
1127
BP 58
.
AD
APT
2754
Mamoudzou
CEDEX
97660
Dembéni
Tr
PLAN DE GESTION DES EAUX PLUVIALES
28/01/2022
Bassin d'infiltration eaux pluviales
EP
EP
EP
EP
EP
EP
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EP
EP
EP
Cadre 150x100 1.0%-->
Cadre 150x100 1.3%-->
Cadre 150x100 0.8%-->
Cadre 150x100 4.7%-->
Cadre 150x100 1.3%-->
Cadre 150x100 3.5%-->
Cadre 150x100 3.8%-->
Cadre 150x100 5.6%-->
Cadre 150x100 5.0%-->
Cadre 150x100 4.1%-->
Ø400 1.5%-->
Ø400 1.5%-->
Ø400 4.4%-->
Ø400 5.1%-->
Ø400 6.7%-->
Ø400 9.1%-->
Ø400 9.8%-->
Ø400 10.4%-->
Ø400 9.7%-->
Ø400
Ø400 32.3%
Ø400 6.0%-->
Ø400 19.3%
Ø400
Ø400 1.0%-->
Ø400 3.7%-->
Ø400 12.3%-->
Ø400 20.8%
Ø400 18.6%-->
Ø400 10.6%<--
Ø400 26.8%<--
Ø400 24.1%
Ø400 1.5%-->
Ø400 1.3%-->
Ø400 0.8%-->
Ø400 0.7%-->
Ø400 8.7%
Caniveau à grille 50x50 4.8%<--
Caniveau à grille 50x50
Ø400 1.0%-->
Ø400 4.1%-->
Cadre 150x100 2.0%-->
Cadre 150x100 2.0%-->
Caniveau à grille 50x50 17.8%-->
Caniveau à grille 50x50
Caniveau à grille 50x50 5.9%-->
Ø400
Ø400 23.4%
Ø400 13.7%-->
Ø400
Ø400 14.0%
Ø400 8.8%-->
Ø400
Ø400
Cadre 150x100 3.6%-->
Cadre 150x100 1.8%-->
Ø400 14.4%-->
Ø400 9.3%-->
Ø400 4.1%<--
Ø400
Ø400 45.3%-->
Ø400
Ø400 1.2%-->
Ø400 19.4%-->
Ø400
Ø400 7.2%-->
Ø400 20.7%-->
Caniveau à grille 50x50 5.0%<--
Caniveau à grille 50x50 5.4%<--
Ø400 9.3%-->
Ø400 17.1%
Ø400
Ø400 21.2%
Ø400 12.5%<--
Ø400 9.5%-->
Ø400 13.8%-->
Ø400 20.3%-->
Ø400
Ø400 4.1%-->
Ø400 1.3%-->
Ø400
Ø400 2.4%<--
Ø400
Ø400
Rejet sur ravine
Rejet sur ravine
Raccordement sur réseau existant
Rejet sur ravine
Rejet sur ravine
MAÎTRE D'OUVRAGE
PROJET
ECHELLE :
PHASE
DOCUMENT
DATE
GROUPEMENT DE MAÎTRISE D'OEUVRE
INDICE
EPFAM
RHI BAZAMA - BANDRAJOU
AVP
RESEAUX DE GEP
28/01/2022
1/1000
jan 2022
EP
Légende
Noeud Avaloir + Grille Tampon béton Ø1000 Tampon béton Grille 60x60 TA 1200 Piquage / branchement EP