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unknown - Communauté d'agglomération - Provence Alpes agglomération - 01 Debat d orientations budgetaires
Document publié le Lundi 1 janvier 2024
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Provence Alpes agglomération - 01 Debat d orientations budgetaires)
Thèmes du document : Fiscalité, Environnement, Investissement et développement économique,
DEPARTEMENT
Alpes-de-Haute-Provence
Communauté d'Agglomération
PROVENCE ALPES
AGGLOMERATION
Année 2024
Séance du 21 février 2024
N° 01
Objet : Débat d’orientations
budgétaires
Etaient présents :
2024-710
DELIBERATION DU CONSEIL D'AGGLOMERATION
KKFKKKEFEKEKEKKEKEKE
L'an deux mille vingt-quatre et le vingt et un du mois de février à
dix-sept heures trente, le conseil d’agglomération Provence Alpes
Agglomération, régulièrement convoqué le treize du mois de février
2024, s'est réuni au Palais des Congrès de Digne-les- Bains, sous la
présidence de Madame Patricia GRANET BRUNELLO), Présidente
Est nommée secrétaire de séance : Sandrine COSSERAT
ACCIAI Bruno, ARBOUX-TROMEL Corinne, ARENA Antoine, AUDRAN Michel, BAILLE Denis, BARDIN Chantal,
BENOIT Gérard, BERTRAND Philippe, BLANC Michel, BONNAFOUX Jeanine, BONDIL Marc, BONZI Maryse,
BOGHOSSIAN Alex (jusqu’au rapport n° 9), BOURJAC Bruno, BOYER Christian, CAZERES Benoit, CHABALIER
Sandrine, CHALVET Gilles (à partir du rapport n°02), COMTE Jean Paul, COSSERAT Sandrine, DECROIX Hugo
DOMINICI Pascale, ESCLAPEZ Nathalie, ESTIENNE Claude, EYMARD Max (jusqu’au rapport n° 27), FIAERT Claude,
FONTAINE Sonia, GONCALVES Gilles, GRANET-BRUNELLO Patricia, GRAVIERE Remy, HONNORAT Michèle,
JOUVES Marc, KUHN Francis, MOLINARI Frédéric, MOULARD Damien, MULLER Emmanuel (jusqu’au rapport n° 24),
OBELISCO Francine, PAIRE Marie Claude, PAUL Gérard, PAUL Gilles, PEREIRA Georges, PIERI Bernard, REBOUL
Childéric, REINAUDO Gilbert, SANCHEZ Pierre Bernard, SAGNIEZ Simone, SEJOURNE Daniel, SEVENIER Jean,
SOLTANI Boulares, TEYSSIER Bernard, TEYSSIER Eliane, THIEBLEMONT Martine, TOUSSAINT Carole, TRABUC
Nicolas, VILLARD René, VIVOS Patrick, VOLLAIRE Nadine, ZANARTU HAYER Italo
Etaient suppléés :
AILLAUD Jean Pierre a donné pouvoir à MENS Jacques
COUTON Marie Rose a donné pouvoir à MANENT Michel
SA VORNIN Béatrice a donné pouvoir à GRANOUX Nellie
Etaient représentés :
BELMONTE Sylvie a donné pouvoir à VIVOS Patrick
COCHET Brigitte a donné pouvoir à TOUSSAINT Carole
DEORSOLA Jean Paul a donné pouvoir à GRANET-BRUNELLO Patricia
ISOARD Christian a donné pouvoir à CAZERES Benoit
MAGAUD Marie José a donné pouvoir à REINAUDO Gilbert
OGGERO BAKRI Céline a donné pouvoir à THIEBLEMONT Martine
PARIS Mireille a donné pouvoir à KUHN Francis
Etaient excuses :
AUZET Guy - BALIQUE François - BASSET Françoise - DE SOUZA Benoit - FIGUIERE Marie José - FLORES Sylvain -
LAQUET Laura - PELESTOR Michel - RICHAUD Véronique - RISSO Gilbert - UGHETTO Wendy - URQUIZAR Danièle
Le quorum est atteint.
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Monsieur Marc BONDIL, rapporteur, expose ce qui suit :
Depuis la loi « Administration Territoriale de la République » (ATR) du 6 février 1992,
la tenue d’un Débat d'Orientation Budgétaire (DOB) s’impose aux communes de plus de
3 500 habitants et plus généralement aux collectivités dans un délai de deux mois
précédent l’examen du budget primitif. Le Parlement, lors de l’adoption de la loi n° 2015-
991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, dit loi
« NOTRé », a voulu accentuer l’information des conseillers communautaires. Le Débat
d'Orientation Budgétaire doit permettre au Conseil communautaire de discuter des
orientations qui préfigurent les priorités qui seront affichées dans le budget primitif voire
au-delà pour certains programmes lourds. Ce doit être aussi l’occasion d’informer les
conseillers communautaires sur l’évolution financière de la Collectivité en tenant compte
des projets intercommunaux et des évolutions conjoncturelles et structurelles qui influent
sur nos capacités de financement.
La jurisprudence administrative rappelle que l’organisation de ce débat constitue une
formalité substantielle. Cela signifie qu’une délibération adoptant le budget primitif qui
ne serait pas précédée de ce débat est entachée de nullité. Ce débat doit intervenir dans
les deux mois qui précèdent l’examen du budget. Mais le juge administratif considère que
ce débat ne peut pas être organisé à une date trop proche du vote du budget. Ainsi, il a été
jugé qu’un débat intervenant le soir même du vote du budget était illégal.
Le rapport d’orientation budgétaire a pour but de fournir aux élus des informations
relatives à la situation financière de la collectivité. Il doit également permettre aux élus
de débattre sur les priorités qui seront reprises dans le budget primitif.
Le rapport d’orientation budgétaire tient compte d’éléments exogènes qui conditionnent
en grande partie la capacité financière de la collectivité :
Le contexte économique et social,
Les impacts de la loi de finances 2024 sur le budget des collectivités locales
Les décisions nationales relatives aux dépenses des collectivités (notamment pesant sur
les charges de personnel : augmentation de 5 points d’indice pour les fonctionnaires,
prime de pouvoir d’achat exceptionnelle, etc.)
Enfin, comme de nombreuses autres collectivités, Provence Alpes Agglomération a
adopté le plan comptable M57, ce qui entraîne notamment des changements de
classification des dépenses et des recettes entre chapitres. Ces changements rendent plus
difficile les comparaisons entres les exercices.
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Table des matières
1 Introduction... iiissecceeneerneeneennersnneesneeessnsseneeenecese 5
2 Cadre juridique du débat d’orientation budgétaire... 5
2.1 Organisation et publicité du débat... seen 5
2.2 Contenu du rapport sur les orientations budgétaires... 5
3 Contexte national... iiciseessncennenrerrneesnescreseesneeseeee 6
3.1 Un contexte économique national toujours incertain - Projections macro-économiques6
3.2 Projet de Loi de Finances — Conséquences pour les communautés d’agglomération….7
4 La situation financière des collectivités ui erereeernrrrnreerreereeenecennee 9
> La situation de Provence Alpes Agglomération ss ssseeeensesssrrrrrnnsessessernneeeesseeesseeeeeee 9
>.1 Evolution des dépenses et recettes réelles de fonctionnement du budget principal... 9
5.2 Projection de résultats 2023 et de clôture ns nrrrrrrrrrrereenneeeeernnnceseesnmenceerneeee 10
6 Evolution des dépenses et recettes et hypothèses d’évolution 2024... 10
6.1.1 Charges à caractère général (chapitre O1 1)... uensrerneererrerneeeereeccneeeceremeeee 10
6.1.2 Atténuation de produits (chapitre 014)... rsrreererrrrrererereennnesee 12
6.1.3 Autres charges de gestion courante (chapitre 65)... eeeeeeneserrerssreneenee 13
6.1. Charges exceptionnelles (chapitre 67) sssssssssssssrsrresrrennnenneeeeeereeeeeeeeemmmmmeeeeeree 13
6.1. Recettes fiscales …...ssesseaeesenessecncenesenanennennsenceseseeenescenesenceaeueseseseecerecneecacecre 14
6.1.6 Recettes domaniales..... ne errnrrrerrreennnnrceseeuuseeeeeseceeneneeeeseseeeeeeeeeeeemeneee 15
1.7 Autres produits de gestion courante... rennes 16
6.1. Dotations re ernnnreeesnnneresenunceccnnneecceneeecceneseeeseceeneeeeceeeeececemmeeecenmans 16
T Ressources humaines rer rrrrrrrrenrenereneeeeeeeceecceeeecnnnneee sec eceeesnemenceececeee 17
dsl Structure des effectifs nr rnnrrnenreeenrneeeeneeenneeesneeseneeesnneusse 17
7.2 Temps de travail nr rerrrrernnnececeeeececnencesesennnncceceeseneccceeesnccccee 17
17 Masse salariale... eee rreeeereeecnenceceeecnnenceeceesnnncececcsececee 18
8 La dette... in nrrnrnrnrrrnrenrneerrereneneeeneseeeeeeneesnneeeenceenncenneeseee 19
8.1 La capacité de désendettement ii eeerrrererreneeererneceerennnecesnmeceeeseee 20
9 Les investissements nn rrnrrrrrrressensnee sense senee semence enneesnmmeseneee 20
9.1 Principaux projets à caractère pluri annuel :...reennneeeeeseresesecnenneeeceeeenee 21
10 Les financements extérieurs... ie rrererreerererenneeeeeenneeceesnnnecesnnncceesseee 22
10.1 Politique de contractualisation avec divers acteurs publics : État (Préfecture. Agence de l’eau,
DRAC, ADEME), Région, Département et CAF... nn rrnrrrrnrreerreeeeneeernrerenreenne 22
10.2 Veille attentive et réponse aux appels à projet spécifique 22
10.3 Une forte implication dans des programmes européens rer 23
En 2023, Provence Alpes Agglomération a été sélectionnée pour porter un nouveau programme
LEADER doté de 1 627 702 € de FEADER pour la période 2023-2027. nn 23
11 Les budgets annexes re rrerrrerereeeereseresesesssesseeneseeee , REÇU EN PREFECTURE le 64/83/2824
ation agréée E-
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11.1 Les zones d'activités... sr sennnenssssssrenneseeeeeeeessessesenes 23
11.2 Les abattoirs... rss esnnnnrssssesnnnnssesscesennneececeeeeenseeeeeseeneeseeennes 24
11.3 Les transports urbains et scolaires rss sense 24
11.4 Le barrage de Vaulouve........ nr seneennnnnssssseeeeeeennnnsssssssnes 24
11.5 L’eau et l’assainissement ere 25
12 CoOnCIUSION nr rs nrr ss nrrr es nne rennes sense esnseessnseessnssescnnsecccessesccesceccceescsennecsesssesesssceesee 26
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1 Introduction
La situation financière de la collectivité en ce début d’année 2024 est connue avec
précision, notamment grâce à une projection des résultats au 31 décembre 2023. La
collectivité conserve une situation financière saine, un faible endettement et un niveau
d'investissement élevé.
En revanche, il est plus compliqué d’établir des prévisions fiables pour l’exercice 2024
compte-tenu de la forte instabilité du contexte économique général et de l’imprévisibilité
des recettes de la collectivité en lien avec le remplacement de la taxe d’habitation sur les
résidences principales et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises par une fraction
de TVA désormais calculée mois par mois.
Dans ce contexte, il est proposé que le budget 2024 soit placé sous le signe de la prudence
afin de tenir compte de ces fortes incertitudes sur les recettes, de maîtriser les dépenses
de fonctionnement et de préserver la capacité d’investissement. L’objectif sera donc de
préserver l’équilibre entre le maintien d’un service public de qualité et l’effort
d’investissements nécessaire pour répondre aux enjeux de la transition écologique
notamment dans le domaine des déchets et des bâtiments et accompagner le
développement du territoire, cela sans augmentation de la fiscalité.
2Cadre juridique du débat d’orientation budgétaire
2.1 Organisation et publicité du débat
Conformément aux dispositions du code général des collectivités territoriales, article
L.2312-1, Provence Alpes Agglomération doit organiser un débat d’orientation
budgétaire (DOB) dans un délai de deux mois avant l’examen du budget. La convocation
adressée aux conseillers communautaires pour la séance du 21 février 2024, au cours de
laquelle 1l est procédé au débat d’orientation budgétaire 2024, a été accompagnée du
présent rapport sur les orientations budgétaires 2024.
Ce rapport donne lieu à un débat au conseil communautaire dont il est pris acte par une
délibération spécifique. Il est transmis au représentant de l'Etat dans le département, il fait
l'objet d'une publication.
Conformément à l’article D.2312-3 résultant du décret n°2016-841 du 24 juin 2016 - art.
1, le rapport sera transmis aux maires des 46 communes membres dans un délai de quinze
Jours à compter de son examen par l'assemblée délibérante. Il sera mis à la disposition du
public au siège de l'établissement public de coopération, dans les quinze jours suivants la
tenue du débat d'orientation budgétaire. Le public est avisé de la mise à disposition de
ces documents par tout moyen.
2.2 Contenu du rapport sur les orientations budgétaires
Provence Alpes Agglomération est un EPCI de plus de 10.000 habitants et qui comprend
au moins une commune de plus de 3.500 habitants. Par conséquent, le présent rapport
doit obligatoirement comprendre les engagements pluriannuels envisagés, la structure et - ° * , , : allure listé ss 1. la gestion de la dette, ainsi qu'une présentation de la structure et q OUEN PRÉrECTURE 1
dépenses et des effectifs. Il doit préciser notamment l'évolution lé 04/63/2024
L Application agréée E-leqalte com F
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l'exécution des dépenses de personnel, des rémunérations, des avantages en nature et du
temps de travail.
Conformément à l’article D2312-3 du code général des collectivités territoriales, ce
rapport comporte plus spécifiquement notamment les informations suivantes :
- Les orientations budgétaires envisagées portant sur les évolutions prévisionnelles des
dépenses et des recettes, en fonctionnement comme en investissement. Sont notamment
précisées les hypothèses d'évolution retenues pour construire le projet de budget,
notamment en matière de concours financiers, de fiscalité, de tarification, de subventions
ainsi que les principales évolutions relatives aux relations financières avec les communes
membres,
- La présentation des engagements pluriannuels, notamment les orientations envisagées
en matière de programmation d'investissement comportant une prévision des dépenses et
des recettes. Le rapport présente, le cas échéant, les orientations en matière d'autorisation
de programme.
- Des informations relatives à la structure et la gestion de l'encours de dette contractée et
les perspectives pour le projet de budget. Elles présentent notamment le profil de l'encours
de dette que vise la collectivité pour la fin de l'exercice auquel se rapporte le projet de
budget. Les orientations précédentes devront permettre d'évaluer l'évolution
prévisionnelle du niveau d'épargne brute, d'épargne nette et de l'endettement à la fin de
l'exercice auquel se rapporte le projet de budget.
- Les informations relatives au titre de l'exercice en cours, ou, le cas échéant, du dernier
exercice connu, à la structure des effectifs ;
- Les informations relatives au titre de l'exercice en cours, ou, le cas échéant, du dernier
exercice connu, aux dépenses de personnel comportant notamment des éléments sur la
rémunération tels que les traitements indiciaires, les régimes indemnitaires, les nouvelles
bonifications indiciaires, les heures supplémentaires rémunérées et les avantages en
nature ;
- Les informations relatives au titre de l'exercice en cours, ou, le cas échéant, du dernier
exercice connu, à la durée effective du travail dans la commune ;
- L'évolution prévisionnelle de la structure des effectifs et des dépenses de personnel pour
l'exercice auquel se rapporte le projet de budget.
De plus, la loi de programmation des finances publiques (LPFP) n° 2018-32 du 22 janvier
2018 précise de nouvelles règles concernant le Débat d’orientations budgétaires
notamment de présenter des objectifs concernant l’évolution des dépenses réelles de
fonctionnement, et l’évolution du besoin de financement annuel calculé comme les
emprunts minorés des remboursements de la dette.
3Contexte national
3.1 Un contexte économique national toujours incertain - Projections macro-
économiques
(Source : Caisse d'Epargne — Banque des Territoires)
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Un pic de l’indice prix à la consommation harmonisé (IPCH) global calculé sur les 12 derniers mois avait été atteint en février 23 : +7,3%. Il clôture à 4,1% en fin d’année 2023.
Le ralentissement de l’inflation constaté en 2023 devrait se poursuivre en 2024. Cependant, le contexte géopolitique de tensions notamment au Moyen-Orient pourrait contrarier ce ralentissement de l’inflation.
En 2023, le déficit public s’est établi à -4,9%.
En concordance avec les objectifs de la Loi de Finances, la fin des mesures liées aux crises sanitaire et énergétique devrait contribuer à la réduction du déficit public avec un objectif de -4,4% du PIB en 2024. Par exemple, la fin du bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité contribuera à une baisse des dépenses publiques de 14,8 milliards d’€ en 2024.
Le taux de croissance 2023 est estimé à +1 %. La note de présentation du projet de Loi de Finances table sur une croissance 2024 à +1,4 %.
Les taux d’intérêt devraient également baisser en lien avec le ralentissement de l’inflation après une période de surchauffe. De nombreux analystes financiers estiment cependant que la hausse récente était logique et structurelle après une période de taux anormalement bas et que la baisse atteindrait au mieux un plancher d’environ 2,5 % sur durée longue.
3.2 Projet de Loi de Finances — Conséquences pour les communautés
d’agglomération
La Loi de finances 2024 affiche un objectif d'économies de l’ordre de 16 Md € : 10 Md € issus de la fin des dispositifs de soutien face à la hausse du coût de l’énergie, 5,5 Md € issus de la réduction des aides aux entreprises accordées dans le cadre des politiques de l’emploi,
des économies issues d’un nouveau dispositif de lutte contre les fraudes fiscales, fraudes aux aides sociales, fraudes aux aides publiques,
des économies issues de la suppression de l’avantage fiscal accordé sur le gazole non routier des secteurs du BTP et de l’agriculture.
Pour les entreprises, la suppression de la CVAE est échelonnée jusqu’ en 2027. Pour les collectivités, cette recette a cependant d’ores et déjà disparu et est remplacée par une fraction de TVA. Cette dernière est garantie par un plancher pour les Départements, mais pas pour les collectivités qui seront donc soumises aux variations parfois importantes de ce produit en lien avec les variations de niveaux de consommation des ménages.
Dotation Globale de Fonctionnement (DGF)
L’enveloppe de la DGF atteint 27,24 milliards d'euros avec un abondement des dotations
à hauteur de 220 ME nets (contre 320 ME en LF 2023) dont 90 ME pour la Dotation
d’Intercommunalité des EPCI (avec 30 ME d’abondement nets et 60 ME prélevés sur la
Dotation de Compensation).
Cette évolution est très en deçà des besoins des intercommunalités dont les dépenses
augmentent beaucoup plus en proportion.
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Soutien à l’investissement local
Les différentes dotations de soutien à l’investissement de l’Etat sont maintenues au niveau
2023 pour un total de 2 Md € avec une priorité mise sur les projets ayant un impact positif
environnemental.
Le Fonds Vert passe à 2,5 MdE€.
Zonage des territoires ruraux
I est prévu de fusionner le 1° juillet 2024 les trois dispositifs de zonages des territoires
ruraux : Zones de revitalisation rurale (ZRR), bassins d’emploi à redynamiser (BER) et
zones de revitalisation des commerces en milieu rural (ZORCoMiR) en un zonage unique
: « France Ruralités Revitalisation » comprenant des allègements fiscaux.
Fiscalité Locale
La revalorisation annuelle des valeurs locatives sera de 3.9%.
La loi de finances accorde plus de souplesse aux communes pour les taux de taxe
d'habitation pour les résidences secondaires, qui ne sont plus liés à la variation du taux
de taxe foncière sur les propriétés bâties.
Un dispositif de télédéclaration de la taxe de séjour par les plateformes de réservation
d'hébergement sera mis en place.
Présentation des budgets
Il est prévu de généraliser les budgets verts pour les collectivités de plus de 3 500
habitants, budget qui devra présenter "les dépenses d’investissement qui, au sein du
budget, contribuent négativement ou positivement, à tout ou partie des objectifs de
transition écologique de la France ». La première étape sera une application de cette
nouvelle annexe aux comptes administratifs 2024. Les collectivités de plus de 3.500
habitants ont aussi désormais la possibilité "d’identifier et isoler" la part de leur
endettement consacrée à financer des investissements concourant à des objectifs
environnementaux (art. 192), ce que l'on appelle couramment la "dette verte".
Enfin, la loi de finances pour 2024 prévoit la généralisation progressive, d'ici 2027, à
l'ensemble du secteur public local du compte financier unique (CFU), qui fait l'objet cette
année d'une expérimentation par près de 1.800 collectivités. En se substituant au compte
administratif de l’ordonnateur et au compte de gestion du comptable public, le CFU
permet de regrouper en un document unique l’exécution budgétaire et comptable d’une
collectivité sur un exercice.
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L Q'y ELLE dpréne E koqabtre Cconrrr
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4 La situation financière des collectivités
Comme le déplore le Sénat dans son rapport général relatif au projet de Loi de Finances 2024, les récentes réformes de la fiscalité locale ont détérioré l'autonomie fiscale des collectivités territoriales, cette dernière s'établissant désormais, après le remplacement de la CVAE, par une part d'impôt national partagé (TVA), à 40,7 % pour le bloc communal, 24,8 % pour les départements et 31,8 % pour les régions. Les collectivités, notamment les intercommunalités à fiscalité propre, dépendent de plus en plus de ressources qu’elles ne maitrisent pas.
Les collectivités du bloc local sont confrontées aujourd’hui à un double défi : d’une part, faire face à un affaiblissement de leurs marges de manœuvre et une stagnation de leur épargne brute (relèvement du point d’indice de la FPT, effets persistants de l’inflation...) et d’autre part, s'engager dans la transition énergétique et écologie ce qui nécessite de doubler le montant actuel de leurs investissements. Plu de la moitié des ressources de fonctionnement des intercommunalités proviennent des ressources fiscales. Au gré des réformes imposant des bouleversements importants (suppression de la taxe professionnelle, puis de la taxe d’habitation), la fiscalité est devenue illisible, imprévisible et en perte de lien avec les territoires. (Source : Intercommunalités de France)
S La situation de Provence Alpes Agglomération
Après des premiers exercices marqués par la construction de la collectivité par fusion de
cinq communautés de communes en 2017, l’harmonisation des statuts et d’importants
transferts de compétences dont l’eau et l’assainissement, la collectivité est en phase de
stabilisation. Aucun nouveau transfert de compétence n’est prévu en 2024.
S.1 Evolution des dépenses et recettes réelles de fonctionnement du budget principal
Si le compte administratif 2023 n’est pas encore voté, il est cependant possible d’établir
une prévision de résultat 2023, ce qui permet de connaître la situation financière de la
collectivité à la date du Débat d'Orientation Budgétaire.
salisé salisé Projection Variation
DEPENSES REELLES | Réalisé 2019 | 2650 Son | Réalisé2022 | 2023 QE
011 charges à 0 887 110 12 430 13 36 14 +5.6 caractère général 18 3 108 %
012 charges de 115 12 05 12 +6.9 personnel ES 46 LAON 7 885 % , . -0.3% 014 | atténuations de 8 317 8 39 8 508 8 049 8 026 2
produits 3
+0.2
do. | ares, ChATRES 5 264 487 4871 5 031 5 043 de gestion 3 0
| +10.7 66 charges financières 258 246 209 195 216 74
67 charges -61% exception 593 389 419 731 287 nelles
36 4 39 40 +2,89 TOTAL 36 143 65 38 278 425 sci 4
1 REÇU EN PREFECTURE !
Tableau présenté en milliers d’euros le 64/83/2824 “ Application aqréte E-legalte com
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RECETTES aie che Le je, Projection Variation REELLES Réalisé 2019 Réalisé 2020 Réalisé 2021 Réalisé 2022 | 2023 2023/2022
013 atténuations 245 384 356 369 340 0.08% de charges
RS 2.20 1 780 2 204 2 817 3 132 +11 18% services 3
73 impôts et 25 5 26 843 26 216 29 689 31605 | +645% taxes 86
D. 00m, À Dee 9 538 10 468 10 465 11 093 +6% participations 0
75 autres 223 388 379 233 294 126,18% produits de gestion
76 produits financiers Ï 1 1
ln. PROS 187 145 311 264 364 +37.88% exceptionnels
374 TOTAL da 39 078 39 935 43 838 46830 | +6.83%
5.2 Projection de résultats 2023 et de clôture
Fonctionnement :
Résultat 2023 : + 4 929 381 €
Résultat cumulé : +10 002 320 €
Investissement :
Résultat 2023 : -2 205 817 €
Résultat de clôture : - 2 599 082 €
Résultat général: 7 403 238 €. Ce résultat comptable doit être corrigé des restes à
réaliser qui sont déficitaires, vu les opérations d’envergure engagées (centre culturel
Simone Signoret, mise à niveau servie déchets et le solde positif des restes à réaliser) Les
restes à réaliser présentent un « déficit » de 2 312 913,10 €.
Le résultat net à reprendre en fonctionnement sera de 5 090 324 € soit un niveau
positif et similaire à 2022.
La situation financière en 2023 a permis de lancer de vastes opérations d’investissement,
ce qui occasionne ce déficit prévisionnel des restes à réaliser correspondant à la différence
entre les marchés notifiés et les arrêtés de subvention reçus.
6 Evolution des dépenses et recettes et hypothèses d’évolution 2024
6.1.1 Charges à caractère général (chapitre 011) l TRE — REÇU EN U
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L’augmentation du chapitre 011 charges à caractère général entre 2022 et 2023 (+ 5,6 %)
s’explique par divers facteurs liés au contexte économique d’inflation inédite depuis de
nombreuses années :
L’augmentation des charges liées à la gestion des déchets : hausse de la Taxe Générale
sur les Activités Polluantes, hausse substantielle des coûts de traitement des différents
matériaux dans les déchetteries, hausse du coût de traitement des déchets ménagers via le
SYDEVOM. Ainsi les charges à caractère général du service « déchets » (collecte OM,
déchetteries...) ont de nouveau progressé de 10,25%. Cela se traduit notamment sur
l’article « prestations de services ». A noter que cette augmentation est en partie expliquée
par le rattrapage d’un mois de prestations pour le Sydevom. En effet, en 2023, il a été
payé 13 mois de collecte/traitement.
La hausse du coût des assurances : +3,9 %. A ce jour, cependant, le contrat de dommage
aux biens est résilié à compter du 01/01/2024. Un nouveau contrat en 2024 accentuera
probablement le coût de cotisation.
La hausse des prestations transport régulier et scolaire suit l’inflation des coûts de
carburant sur l’exercice 2023.
Certaines prestations devraient être moins onéreuses en 2024 :
baisse de 100 000 € du budget d’entretien du réseau d’éclairage public suite aux travaux
d’amélioration du réseau et à la résolution de pannes en 2023,
Frais de traitement des ordures ménagères en lien avec les efforts en faveur du tri et le
déploiement des colonnes. On note une baisse d’environ 15% en janvier pour la part
ordures ménagères hors tri.
Zoom sur les dépenses d’énergie
En 2023, PAA a subi une hausse continue du coût de l’électricité et une hausse plus
modérée du carburant :
Energie- Electricité : + 23,13%
Carburants + 2,31 %
Comme toutes les collectivités, Provence Alpes Agglomération est frappée par
l’explosion des coûts de l’énergie pour ses bâtiments, mais également pour l’exploitation
de ses installations techniques (par exemple stations de pompage eau et stations
d’épuration des eaux usées). Fort heureusement, cette hausse est fortement atténuée par
les efforts d’amélioration des performances énergétiques des bâtiments et des moyens de
chauffage. La collectivité réalise d’importants efforts pour décarboner ses modes de
chauffage (notamment suppression des chaudières fuel). La consommation en kWh a
baissé, mais la facture a continué d’augmenter. La dépense aurait été bien plus élevée
sans cet effort de sobriété et d’amélioration des installations.
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Conso Batiment PAA
mm Electrique me GAZ EmmmFioul HE Urbain —@— Coût Total TTC
2500 000 kWh | - 500 000 €
| | 450 000 €
2000 000 kWh |! | 400 000 €
-_ 350 000 €
| 1500 000 kWh 300 000 €
= 250 000 €
1000 000 kWh _ 200 000€ :
150 000 € :
500 000 kWh 100 000 € |
- 50000€
O kWh 0€ 2020 2021 2022 2023
La consommation énergie 2024 en kWh devrait continuer de baisser en lien avec le
fonctionnement en année pleine des nouvelles chaudières plus performantes installées en
2023 et de l’optimisation consécutive à l’installation de dispositifs de télégestion.
Concernant l’éclairage public, on constate le même effet vertueux: les améliorations
techniques et d’usage ont permis d’éviter une explosion des coûts et plus généralement
un gaspillage d’énergie. Cette tendance devrait s’accentuer en 2024 en lien avec la
continuation des efforts sur les passages en LED, la modernisation des horloges/tableaux
électriques et la généralisation de l’extinction nocturne.
Consommation Coût annuel
Eclairage Public TTC
2021 2 833 378 kWh 417 371€
2022 2 614 912 kWh 492 423 €
2023 2 373 818 kWh 612 448 €
A noter : la prestation de service versée au Théâtre Durance (540 k€) ne sera plus inscrite
dans ce chapitre, mais à celui des autres charges de gestion courante (voir plus bas).
Pour l’année 2024, il est proposé de bâtir les prévisions budgétaires sur une prévision de
hausse de 6 % des charges à caractère général (hors effet « Théâtre Durance »).
6.1.2 Atténuation de produits (chapitre 014)
Pour l’année 2024, les montants des attributions de compensation (après intégration du
transfert des eaux pluviales urbaines) devraient être stables, aucun changement de
périmètre de compétence avec transfert de charges n’étant envisagé. Les autres charges
de ce chapitre sont relatives aux dégrèvements d’impôts, aux rever ® TT RECU EN PRÉFECTURE 1
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séjour (à Moustiers et au Conseil Départemental 04) et au prélèvement FPIC : fonds de
péréquation des ressources communales et intercommunales qui est en légère baisse (en
parallèle de la baisse de la recette FPIC). Pour mémoire, la collectivité est à la fois
contributrice et bénéficiaire du fonds de péréquation, le solde étant positif et progressant
(voir plus bas/recettes de fonctionnement).
6.1.3 Autres charges de gestion courante (chapitre 65)
Ce chapitre, du fait du passage à la M57, va connaitre une forte hausse. En effet, outre la
hausse des contributions aux organismes de regroupement (SDIS- SYDEVOM-
SMAB...), seront également comptabilisées dans ce chapitre les subventions versées aux
budgets annexes (abattoir Digne- Abattoir Seyne- Zone la Cassine- Barrage Vaulouve)
pour un total probable de 315 000 € (200 000 € Abattoir Digne, 15 000€ Abattoir Seyne,
100 000€ Barrage Vaulouve), alors que cette dépense était auparavant enregistrée dans le
chapitre des dépenses exceptionnelles.
Certains organismes de regroupement prévoient une hausse des participations :
- Le SDIS a voté une hausse de 4% de la contribution de ses membres (soit + 86 k€ pour PAA),
- La contribution au SICTIAM (11 K€) reste stable,
- La contribution au Syndicat Mixte Conservatoire à Rayonnement Départemental
augmentera de 15 000 €,
- Le Syndicat Mixte Asse Bléone prévoit de passer de 228 k€ de cotisation à 247 k€
auxquels s’ajoutent les remboursements d’emprunt pour 44 k€ et le programme des travaux.
D’autres organismes n’ont pas tenu leur DOB ou adopté leur budget, tels que par exemple
le Sydevom, le Syndicat Mixte d’ Aménagement de la Vallée de la Durance et le Parc
Naturel du Verdon.
Quant à l’enveloppe destinée aux subventions aux associations, une convention
d’objectifs et de moyens ayant été conclue avec le Théâtre Durance, suite à sa labellisation
« scène nationale », la contribution 2024 de 540 600 € (+ 4,5 k€) sera versée comme une
subvention (chapitre 65) et non plus comme une prestation de services (chapitre 011).
La subvention versée à l’Office de Tourisme augmente de 30 000 € pour s’établir à
1 million d’euros.
6.1.4 Charges exceptionnelles (chapitre 67)
Ce chapitre, avec le passage en M57, a vocation à n’enregistrer que les régularisations de
titres émis sur les exercices antérieurs ce qui explique son faible montant de 30 000 €.
Les subventions versées aux budgets annexes sont prévues dorénavant au chapitre 65.
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6.1.5 Recettes fiscales
Les prévisions budgétaires 2024 sont construites sans hausse des taux de fiscalité ni du
produit de la taxe GEMAPI.
Les principales recettes fiscales de l’agglomération sont :
2020 2021 2022 2023
faxe 5 338 944 1 144 892* 1 598270 | 1 291 960 d’habitation
Taxe foncière 1 741 891 1 821 871 3 095 480 3 318 727
Cotisation
foncière des 5 508 333 4 297 587 4 310 322 4 534 086
entreprises
Cotisation sur
la valeur 1 959 865 1 933 642 1773 317 0
ajoutée
*Rappel : à partir de 2021, réforme de la TH/PAA ne perçoit que la TH résidences
secondaires ; la taxe d’habitation sur les résidences principales a été remplacée par une
fraction de TVA à hauteur de 5 102 895 € en 2023.
A compter de 2023, le produit de CVAE a été remplacé par une fraction de la TVA à
hauteur de 2 052 152 €.
Fiscalité :
La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales (compensée par l’Etat
sur la base du taux voté en 2017) limite les choix en matière de politique fiscale de PAA.
Les impôts sur lesquels l’agglomération conserve un pouvoir de taux sont la taxe foncière
sur les propriétés non bâties (faible rendement), la taxe foncière sur les propriétés bâties,
la cotisation foncière des entreprises, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et la
taxe GEMAPT.
Le Conseil communautaire a délibéré en 2017 sur une harmonisation des taux avec un
lissage sur 12 ans. Depuis, ces taux n’avaient plus été modifiés. Le Conseil
communautaire a décidé en avril 2022 afin de faire face à la hausse des coûts et
notamment des charges contraintes et d’améliorer sa capacité d’autofinancement
d’augmenter les taux de la taxe foncière bâtie (de 2,68% à 4,68%), de TEOM (de 12% à
14%) et du produit de la GEMAPT (de 500 000€ à 800 000€).
Ces recettes supplémentaires ont effectivement permis d’améliorer la capacité
d’autofinancement de notre collectivité.
Les bases fiscales « ménages » ont été revalorisées de 7,1% en 2023 ce qui a permis
d’obtenir une recette supplémentaire de 567 000 €. La TEOM (taxe d’enlèvement des
ordures ménagères) a elle progressé de plus de 660 000 €, sans hausse des taux.
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La capacité d’autofinancement nette (après remboursement du capital des emprunts) qui
était de 6,94% des recettes réelles de fonctionnement s’établit pour l’année 2023 à 10,75%
des recettes réelles de fonctionnement due à la hausse importante en 2023 des bases
fiscales. Elle représente 5 036 000 €.
La compensation de CVAE encaissée en 2023, moyenne des CVAE 2020 à 2022 +
produit encaissé par l’Etat au titre de 2022, a progressé de 278 000 € soit 15% par rapport
à 2022 ; néanmoins cette hausse n’est pas surprenante l’année 2022 correspondant à la
CVAE collectée en 2021 année post covid (-8% par rapport à 2021).
Quant à la fraction de TVA perçue en compensation de la suppression de la taxe
d’habitation sur les résidences principales, elle n’a progressé que de 126 000 euros, soit
2,53%, très en deçà de la revalorisation des bases qui aurait prévalu si la collectivité avait
continué à percevoir la taxe d’habitation sur les résidences principales. Cette hausse
modérée est liée à une croissance du produit de TVA ralentie au niveau national. La
collectivité a ainsi « perdu » environ 250 000 € de recettes en comparaison de l’ancienne
taxe d’habitation.
De plus, à compter de 2024, le versement de la TVA aux collectivités se fera désormais
sur le même rythme que la perception de la TVA par les services de l’État, dans le cadre
des 12èmes de TVA versés « au fil de l’eau ».
Les bases fiscales « ménages » sont revalorisées de 3,9% en 2024.
Il est rappelé que la TEOM doit financer la gestion des « déchets ». Pour l’année 2023,
les dépenses des services « OM- déchetteries et décharges » s’élève à 10 102 554 € en
fonctionnement et 3 609 512 € en investissement. Les recettes de fonctionnement
s’élèvent quant à elles à 11 232 634€ dont 9 540 542 € de TEOM (taux de 14%). La
hausse du taux de TEOM a permis d’équilibrer le budget ; pour faire face aux besoins en
investissement pour exercer la compétence et respecter les obligations réglementaires à
court terme (couverture en colonnes OMR + tri de tout le territoire, gestion des bio
déchets, mise aux normes des déchetteries...) un emprunt d’un million a été réalisé en
2023. Le passage à ia taxe incitative continuera de se préparer en 2024. Le conseil
communautaire sera amené à se prononcer sur la part fixe et la part variable. L’impact
financier pour la collectivité et les contribuables ne se répercutera qu’en 2026 au plus tôt,
après une année « à blanc » de test.
La taxe de séjour augmente suite à la revalorisation des tarifs au 1° janvier 2023. Elle
devrait représenter environ 550 000 €, déduction faite du reversement de la part de taxe
de séjour départementale.
GEMAPI : le produit de la taxe GEMAPT a été porté à 800 000 € en 2022 ce qui a permis
d’équilibrer la recette et la dépense. Ainsi, les dépenses payées en 2023 au titre de cette
compétence se sont élevées à 765 544 € (y compris cotisations aux syndicats de gestion
et remboursement des annuités d’emprunt). Il est envisagé en 2024 une stabilité de ce
produit qui permettra, outre les travaux d’entretien, de terminer le paiement des
importants travaux du torrent des eaux chaudes (projet ayant bénéficié du fonds vert).
6.1.6 Recettes domaniales
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Les recettes domaniales (loyers) et de services (musée, médiathèques, abonnement
transport, crèches...) représentent une faible part des recettes de fonctionnement de PAA
(inférieur à 7%).
Néanmoins, ces produits des services ont encore progressé en 2023. Il est proposé de
retenir une hypothèse de hausse de 1% par rapport aux réalisations 2023, tout en restant
prudent car certaines recettes proviennent de régularisations des factures 2023 par le
Sydevom en fonction du tonnage réellement collecté, ce qui est difficilement évaluable.
Une mise à jour des tarifs des service est prévue, notamment pour les accueils de loisirs.
6.1.7 Autres produits de gestion courante
Le chapitre 75 va enregistrer à compter de 2024 des recettes supplémentaires liées
notamment aux indemnités de sinistre (jusqu'alors comptabilisées au chapitre 77:
recettes exceptionnelles), cependant ces dernières sont par définition peu prévisibles.
Par contre, du fait des travaux au Centre Culturel Simone Signoret, des exonérations de
loyers pendant la période de fermeture imposée vont être appliquées pour le restaurant
«le Stendhal » ainsi que pour la redevance versée par « le Cinématographe ».
Pour l’année 2024, il est proposé de retenir une hypothèse de stabilité par rapport aux
réalisations 2023.
6.1.8 Dotations
La dotation d’intercommunalité devrait progresser de 13% (+ 158 000€) cf Loi de
Finances pour 2024.
La dotation de compensation devrait baisser de presque 2% pour l’année 2024 soit
environ 47 000 € et le flux net du FPIC devrait rester stable (diminution du reversement
et du prélèvement dans des proportions semblables) soit environ + 555 000 € (+35 000€
par rapport à 2023).
La participation de la CAF au fonctionnement dans le cadre de la convention territoriale
globale devrait progresser d’environ 3% dans le cadre du « bonus territoire ».
Certaines recettes restent stables bien que les coûts d’exploitation évoluent. C’est le cas
de la participation transports de la Région.
Par ailleurs, les financements européens liés aux projets PROSOL sont terminés.
En conclusion, malgré le dynamisme des recettes, des efforts de rationalisation doivent
se poursuivre, notamment à travers la mise en œuvre d’un plan de sobriété énergétique.
Tous les efforts seront faits afin de contenir la hausse des dépenses de fonctionnement.
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393_DE-004-200067437-20240221-01 210220247 Ressources humaines
7.1 Structure des effectifs
(emplois permanents)
2024-726
Agents titulaires Agents non
titulaires
Emplois fonctionnels 2 0 Filière administrative 38 15 Filière technique 131
Filière social, médico- 35
sociale et animation
Filière sportive 1 0 Filière culturelle 30 5 Contrats de droit privé 3 apprentis
14 emplois abattoirs
29 emplois eau et
assainissement
Total 326 agents
7.2Temps de travail
Le temps de travail est conforme aux éléments présentés lors de la délibération en date
du 30 juin 2021 et aux obligations légales.
Il s’organise comme suit selon les contraintes de service :
Durée Durée Durée Durée
hebdomad hebdomad hebdomad hebdomad
aire de 35 aire 36h aire 38h aire 38h30
heures
Nombre 365 jours 365 365 365 total de
Jours sur
l’année
Repos 2x52 = 2x52 = 2X52 = 2x52 =
hebdomad 104 jours 104 jours 104 jours 104 jours aire
Jours 8 8 8 8
fériés
Nombre 25 30 25 30
de jours de
congés
Nombre 0 0 18 15
de jours de
RTT , REÇU EN PREFECTURE
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Nombre 228 223 210 208
de jours
travaillés
Nombre 228x7 = 223 x 7.2 210 x 7.6 208 x 7.7
d’heures 1596 — 1605.6 — 1596 — 1601.,6
travaillés arrondi à arrondi à arrondi à arrondi à
1600 h 1607 1600 1607
heures heures heures
Journée de +7 heures inclus + 7 heures inclus
solidarité
Total en 1607 1607 1607 1607
heures heures heures heures heures
7.3 Masse salariale
Il est prévu en 2024 une augmentation de la masse salariale d’environ 8 %.
Cette hausse a plusieurs causes :
- année pleine d’application de la nouvelle grille de régime indemnitaire adopté en avril
2023,
- revalorisation nationale des grilles indiciaires le 1° janvier 2024,
- hausses classiques liées au glissement vieillesse technicité,
- projet de prime exceptionnelle pouvoir achat (sur la base de 50% du barème), coût
estimé à 90 Kk€/an,.
- remplacement d’agents absents (longue maladie et maternité notamment),
- revalorisation du SMIC (+1,13%) et des barèmes des conventions collectives
(notamment pour les agents de droit privé des abattoirs et de l’eau/assainissement),
- impact en année pleine des créations d’emplois 2023, notamment pour la réorganisation
de la collecte des déchets (3 postes permanents et 6 postes à durée limitée) et les projets
Village Avenir, Cœur de Ville et Geoparc,
- postes vacants en 2023 pourvus en 2024,
- l’application de la Loi Norma qui entraîne un renfort des équipes Petite Enfance.
Il convient de préciser que cette hausse est partiellement compensée par les recettes de
cofinancement de certains postes (à hauteur d’environ 500 k€).
C’est le cas par exemple pour les contrats de projets à durée limitée suivants :
- chargé de mission Village Avenir cofinancé à hauteur de 70%,
- chef de projet Cœur de Ville financée à hauteur de 80%,
RECU EN PREFECTURE 1
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k Q'y ELLE dpréve E koqabtre Cor :
- volontaire territorial d’administration financé à hauteur de 15 000 €"
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- postes Leader financés à 100%.
mais également pour les postes de l’Espace France Service ou de la Petite Enfance (CAF).
En ce qui concerne l’évolution du régime indemnitaire, un important travail avait été
réalisé pendant l’année 2022 et 2023 avec les représentants du personnel de la collectivité
aboutissant à un projet de revalorisation et d’harmonisation des rémunérations. Le
nouveau régime indemnitaire a été mis en place en mai 2023. Le travail d’amélioration
de la grille de régime indemnitaire se poursuivra en 2024, notamment le projet
d’harmonisation selon les grades à fonctions égales et de création de groupes
supplémentaires pour prendre en compte les différents niveaux de responsabilité.
8 La dette
Depuis 2009 et la signature d’une charte de bonne conduite, dite charte Gissler, entre les
établissements bancaires et les collectivités locales, il a été mis fin à la commercialisation
des produits structurés à risque. Ainsi les prêts font l’objet d’une classification de A à F
en termes de risque de structure et de 1 à 6 en termes de complexité de la formule de
calcul des intérêts. Notre dette ne présente pas de risque puisque 99,48 % de l’encours est
classé 1 A soit absence de risque et 0,52 % 1B soit un risque très très faible.
En 2023, 1l a été réalisé l’emprunt souscrit en 2022 de 2 000 000 euros afin de financer
les investissements annuels (dont 1 000 000 euros destiné au financement des
investissements liés au changement du mode de collecte des déchets : colonnes, bennes à
OM...).
Au 31/12/2023, l’encours de la dette totale de Provence Alpes Agglomération s’élève à
19 801 832,32€ et celle du budget principal s’élève à 10 937 799,65€ euros. Le tableau
suivant retrace l’évolution de l’encours de dette du budget principal sur les prochaines
années.
Extinction de l'encours
20M
10M
2024 2026 2028 2030 2032 2034 2036 2038 2040 2042 2044 2046 2048 2050 2052
@ Fixe © Variable © Structuré
Le profil d’extinction de la dette est linéaire et progressif. La collectivité a un endettement
raisonnable et majoritairement en taux fixe ce qui lui permet d’emprunter pour ses projets
structurants.
Voici la répartition de la dette entre les différents budgets de l’agglomération : REÇU EN PREFECTURE !
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28.5 %
Budget Y Montant
10 937 pas BUDGET PRINCIPAL 55,24 DE
BUDGET ASSAINISSEMENT 28,48 5 639 pas 619,81
2 804 yen BUDGET EAU 14,16 oo
BE BUDGET ZA LA CASSINE 1,14 224 916,41
FE Autres 0,98 194 765,54
19 801
TOTAL 932,32
8.1 La capacité de désendettement
La capacité de désendettement est un ratio d’analyse financière des collectivités locales
qui mesure le rapport entre l’épargne brute et la dette. Le ratio en 2022 se situait dans une
zone très favorable, du fait du report de la comptabilisation de l’emprunt signé fin
décembre 2022 à 2023.
L’encours de la dette est resté stable de ce fait en 2023 tandis que l’épargne brute
s’améliore encore en 2023. Le ratio de désendettement de PAA s’établit donc à 1,75 ans
pour 2023.
0 Les investissements
Un effort très important continuera d’être porté sur les investissements avec toujours un
effort important en faveur de la transition écologique (rénovation bâtiments, amélioration
gestion des déchets, programme éclairage public, mobilité douce, etc.), de la protection
des populations (eaux pluviales et prévention des inondations), de l’amélioration du service aux habitants et de l’attractivité du territoire (établissemepé-thesmallMuade 1 REÇU EN PREFECTURE
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Promenade, amélioration des sentiers de randonnée, etc.). Une grande partie des
investissements réalisés permettront en outre de faire des économies de frais de
fonctionnement.
9.1 Principaux projets à caractère pluri annuel :
Il est proposé d’axer le budget 2024 autour des opérations pluri annuelles structurantes
suivantes :
- Plan d'investissement déchets : acquisition des colonnes de tri et OMR, mise à niveau des
déchetteries, plates- forme de compostage,
- Rénovation de l’éclairage public : estimation 1,9 ME sur 3 ans (en 2024, environ 460 000
€) avec taux de subvention de 50% (fonds vert) et possibilité de financement bonifié de
la Banque des Territoires,
- GEMAPI: prise en charge financière des travaux de sécurisation du torrent des eaux
chaudes à Digne (programme SMAB bénéficiant du fonds vert),
- Eaux pluviales : 372 K€ de travaux sont prévus conformément aux charges transférées par
les communes lors du transfert de compétence. Il convient de noter que ce budget ne
permet pas de couvrir l’intégralité des besoins,
- Bâtiment/culture : Poursuite de la restructuration du site culturel des Lauzières/rénovation
énergétique et agrandissement,
- Bâtiments dont notamment amélioration/sécurisation toiture IDBL, façade médiathèque
des Mées (pb surchauffe estivale),
- Restructuration/agrandissement de la crèche de Moustiers : estimation 950 000 TTC.
Cofinancement CAF et Etat. À noter: importants frais de relocalisation provisoire de
l’établissement : 250 000 €,
- Bâtiments : restructuration espace « bassin » des Thermes. Phase maitrise d’œuvre. Un
budget d’environ 500 K€ est envisagé.
- Participation aux travaux d'aménagement de l’aire permanente des gens du voyage de
Soleilhet à Sisteron pour un budget d’environ 350 k€ dans le cadre des obligations du
plan départemental,
- Etude pour l’amélioration de l'irrigation agricole du barrage de Vaulouve (budget
annexe),
- Divers travaux de voirie notamment pour les parcs d’activités (dont La Cassine),
l’amélioration des arrêts de bus et la construction d’une piste cyclable voie Pompidou à
Digne (avec un financement Etat) et enfin la participation financière au projet de
restructuration de la RN 85.
S’ajoutent les crédits nécessaires au renouvellement du matériel des services et aux
grosses réparations des équipements.
Les études préalables aux opérations de rénovations des espaces bassin de l’établissement
thermal et du Musée Promenade/Maison du Géoparc seront lancées : concours de maitrise
d’œuvre pour le Musée et conception du projet pour l’établissement thermal (démarrage
des travaux en 2025).
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Un important programme d’investissement dans le domaine de l’eau et de
l’assainissement sera réalisé afin de poursuivre la mise aux normes et l’amélioration des
performances des réseaux avec par exemple les projets suivants :
e Traitement de l’eau distribuée présentant des non-conformités régulières (dont Prads-
Haute-Bléone, Le Vernet),
e Amélioration des réseaux, notamment Allée des Fontainiers (Digne-les-Baïns),
e Amélioration des réseaux assainissement Les Granges (Malijai)
e Poste relevage du stade (Peyruis)
Ainsi que le déploiement de la télégestion, permettant une optimisation des équipements
existants et une protection de la ressource en eau.
Il est à noter que la réalisation des projets d’investissement se heurte comme en 2023 au
renchérissement des coûts de construction.
10 Les financements extérieurs
Provence Alpes Agglomération mène une politique de recherche active de
cofinancements pour ses projets qu’ils relèvent de dépenses de fonctionnement ou
d'investissement.
Cette démarche prend trois formes :
10.1 Politique de contractualisation avec divers acteurs publics : État (Préfecture, Agence
de l’eau, DRAC, ADEME), Région, Département et CAF
Cette politique de contractualisation permet d’affirmer les objectifs stratégiques que PAA
partage avec ces autres acteurs publics : développement économique et durable du
territoire, attractivité touristique, accès à la culture, maintien d’une offre de services en
milieu rural, connaissance, protection et valorisation des ressources en eaux et de la
biodiversité. Par ailleurs, ces contrats permettent également de sécuriser et d’avoir une
vision pluriannuelle des subventions auxquelles PAA peut prétendre.
Une convention territoriale globale (CTG) a été signée le 29 novembre 2023, entre la
Caisse d’Allocations Familiales (CAF), Provence Alpes Agglomération et 10 communes
du territoire (Digne-les-Bains, Château-Arnoux-Saint-Auban, Aiïglun, Malijai, l’Escale,
le Brusquet, les Mées, Peyruis, Seyne, Volonne). Cette Convention territoriale Globale
remplace les Contrats Enfance Jeunesse. Véritable démarche stratégique partenariale, elle
a pour objectif de mener un projet de territoire pour le maintien, le développement et
l’amélioration des services aux familles. Elle détermine l’ensemble des financements
accordés par la CAF sur la période 2022-2025, au travers des « bonus territoire ».
10.2 Veille attentive et réponse aux appels à projet spécifique
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À côté des contrats, de plus en plus de financeurs fonctionnent par Appel à projets
thématiques. Si ce mode de fonctionnement était à l’origine privilégié par les Fonds
européens, la Région et l’État ont aussi adopté cette pratique. Provence Alpes
Agglomération essaie de se positionner sur chaque Appel à projet en lien avec ses
compétences et ses projets prioritaires. Ainsi l’agglomération a par exemple été retenue
en 2023 sur l’appel à projet du FEDER rural pour la revitalisation des petites villes de la
Région et particulièrement des centralités locales et de proximités. Cela se traduit par une
aide européenne de 945 843,96 € destinée au financement des travaux de réhabilitation
du centre culturel Simone Signoret à Château-Arnoux-Saint-Auban.
Afin que les communes du territoire puissent également bénéficier de ce travail de veille
sur les financements, l’agglomération s’attache à relayer, via ses outils de
communication, les appels à projet ou nouveaux dispositifs financiers pouvant intéresser
ses communes membres. De plus Provence Alpes Agglomération a recruté fin 2023 une
chargée de mission « Villages d’Avenir » qui, en lien direct avec les services de l’État, a
pour rôle d’aider les neuf communes lauréates du label sur le territoire (Aïglun,
Estoublon, L’Escale, Le Chauffaut-Saint-Jurson, Malijai, Montclar, Moustiers-Sainte-
Marie, Peyruis et Volonne) à trouver des financements pour leurs projets communaux.
10.3 Une forte implication dans des programmes européens
Provence Alpes Agglomération a, dès sa création, été fortement impliquée dans la gestion
de programmes européens. Ainsi elle anime deux programmes LEADER et un
programme Espace Valléen et a été chef de file de projets transfrontaliers ALCOTRA.
Ces programmes lui permettent de bénéficier de dotations financières importantes (plus
de 5,5 millions d’euros de fonds européens rien que sur les programmes LEADER) afin
de mener à bien ses politiques (attractivité économique, développement touristique,
territoire de pleine santé, mobilité durable, transition écologique...) d’une part en
finançant ses propres projets mais aussi et d’autre part en faisant bénéficier de cette aide
financières les acteurs du territoire concourant à ces objectifs communs : communes,
associations, entreprises et organismes de formation.
En 2023, Provence Alpes Agglomération a été sélectionnée pour porter un nouveau
programme LEADER doté de 1 627 702 € de FEADER pour la période 2023-2027.
11 Les budgets annexes
11.1 Les zones d’activités
La commercialisation sur « La Cassine » se poursuit mais est ralentie faute de foncier
aménagé disponible. Les autorisations environnementales demandées par les services de
l'Etat pour poursuivre l’aménagement sont en cours.
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11.2 Les abattoirs
Malgré la conjoncture nationale défavorable, l’abattoir de Digne garde son cap : circuits
courts à 100 %, et, a retrouvé une stabilité sur les tonnages abattage à l’identique de 2022, juste en dessous des 400 T,, la salle de découpe accuse une nouvelle baisse de 9%, celle-
c1 est due à l’ouverture de 3 nouveaux ateliers de découpe sur Digne et alentours. Dans le
même temps, les charges à caractère général ont augmenté (ex : factures EDF X 3) de 2000 à 6000 € mensuel.
Le résultat d’exploitation de 2023 est déficitaire comme en 2022 malgré une augmentation des tarifs au 1° janvier.
Un important sinistre électrique début juillet est venu alourdir de façon conséquente les
charges d’environ 60 000 €. L’indemnisation par l’assurance n’est pas encore intervenue
La rénovation ou le renouvellement de certains équipements s’achève, subventionné dans le cadre du plan de relance.
Concernant l’abattoir de Seyne une procédure de Délégation de Service public a été
lancée en janvier 2024 pour une prise d’exploitation prévue en Août 2024.
11.3 Les transports urbains et scolaires
Le budget 2024 sera sensiblement équivalent à celui de 2023 avec comme chaque année
une incertitude sur le coût des carburants. L’impact éventuel en sera cependant limité
grâce à l’acquisition de deux bus hybrides bio carburant/électricité mis en service fin
2023. La collectivité envisage l’acquisition de deux bus supplémentaires en 2024.
Le marché de transports scolaires renouvelé en 2023 a permis de conserver un niveau de
dépense équivalent aux années précédentes. A noter : un surcoût (4 000 €/mois) lié à la
mise en place d’une navette scolaire faisant un détour important afin de continuer de
desservir Barles, suite à la coupure de la route départementale consécutive aux
intempéries et dont la date de réouverture n’est pas connue.
11.4 Le barrage de Vaulouve
En 2024, l’étude de faisabilité de la mise en conformité (notamment face au risque de
crue) engagée en 2023 sera finalisée.
Cette étude permettra à l’agglomération de se positionner sur un scénario de mise en
conformité (suite à la mise en demeure de l’Etat) et de s’engager auprès de l’Etat sur la
programmation et l’inscription budgétaire des travaux à réaliser.
La maîtrise d’œuvre, les procédures réglementaires d’autorisation puis les travaux seront
engagés sur 2024/2025.
Par ailleurs, 1l est prévu une réhabilitation complète de la station de pompage (192 000€
TTC), ce qui permettra de réduire de 50% le coût énergétique lié au pompage, d’améliorer
le service rendu et de soutenir l’activité agricole dans la vallée des Duyes face aux changements climatiques. REÇUEN PREFECTURE ! le 64/03/2824
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11.5 L’eau et l’assainissement
Les années 2020 et 2021 ont été consacrées aux opérations de démarrage du service
intercommunal de l’eau et de l’assainissement : installation du service, appropriation du
territoire et du patrimoine avec renforcement des effectifs d’agents d’exploitation, et
poursuite des actions d’investissement en cours. En 2022 et 2023, le service a terminé les
embauches prévues à l’effectif cible pour que les missions d’accueil des usagers (contrats,
facturation, etc...), d’exploitation (maintenance préventive, curative, réglementaire,
etc...) et de travaux neufs (renouvellement et réhabilitation de réseaux et ouvrages) soient
pleinement assurées.
En 2024, le service va terminer sa structuration pour atteindre un fonctionnement
nominal, notamment en matière de suivi d’activités, afin d’évaluer et d’ajuster ses
opérations de maintenances préventives et curatives. Ceci comprend la finalisation des
tournées d’exploitation, la poursuite de l’installation de la télétransmission (par
l’équipement et le suivi des débits d’eau potable et usée), et le déploiement d’outils
informatiques de centralisation et traitement (logiciel de gestion patrimoniale, gestion
SIG - en interne, etc...).
L’équipe de techniciens travaux neufs — au complet — permet d’accélérer la réalisation
des investissements inscrits au programme pluriannuel. Les objectifs restent inchangés :
sécurité et continuité du service (télésurveillance des ouvrages, traitement de l’eau
distribuée présentant des non-conformités régulières (dont Prads-Haute-Bléone, Le
Vernet), sécurité du personnel), ainsi que pérennité du service
(renouvellement/renforcement de réservoirs et stations d’épuration vétustes ou non
conformes, gestion patrimoniale des réseaux, branchements et compteurs) et notamment
Allée des Fontainiers (Digne-les-Bains), assainissement Les Granges (Malijai), Poste
relevage du stade (Peyruis).
Des schémas directeurs d’eau et d’assainissement vont être lancés pour accroître la
connaissance et définir des solutions sur les infrastructures les plus problématiques (dont
fuites d’eau et eaux claires parasites qui grèvent les coûts et l’efficacité de nos ouvrages),
et affiner ainsi notre prochain programme de travaux. En parallèle, une veille poussée va
être menée pour réfléchir à des alimentations renouvelables de nos usines les plus
énergivores. Les financements seront systématiquement recherchés pour toutes ces études et travaux.
Le tarif de l’eau et de l’assainissement a été ajusté au 1° janvier 2024 pour poursuivre le
lissage tarifaire, afin d’atteindre les ambitions de qualité de service aux usagers et de
durabilité (technique et financière) du service de l’eau. Ce lissage a été aggravé par
l'inflation, mais le tarif cible initialement envisagé a été respecté. L’application de ces
nouveaux tarifs fait peser des obligations plus fortes sur le service pour mettre en place
dès cette année des mesures d’aides sociales au paiement de la facture d’eau, et une
communication plus forte avec les usagers (concertation, sensibilisation à la sobriété,
notamment via un nouveau portail Internet).
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12 Conclusion
Les bons résultats 2023 ainsi qu’un faible niveau d’endettement permettent à la
collectivité de conserver les marges de manœuvre nécessaires pour financer l’ambitieux
programme d’investissements qui connaitra un « pic » en 2024, en raison notamment de
la principale tranche de travaux du Centre Culturel Simone Signoret, de la réorganisation
de la collecte des déchets et bio-déchets et des importants travaux de lutte contre les
inondations.
Comme en 2023, la collectivité sera confrontée aux fortes incertitudes du contexte
économique et à la forte volatilité des prix et des taux d’intérêt qui doivent inciter à une
grande prudence dans les prévisions.
A cette incertitude des dépenses, s’ajoute une incertitude qui se renforce sur les recettes.
En effet, une part de TVA désormais révisable mois par mois sera substituée aux
anciennes recettes beaucoup plus stables issues de la cotisation sur la valeur ajoutée des
entreprises et surtout de la taxe d’habitation. Cette part de TVA représente environ 4
millions d’euros pour Provence Alpes Agglomération.
C’est un changement profond pour les communautés d’agglomération et particulièrement
pour Provence Alpes Agglomération : la majeure partie des recettes sont désormais
décorrélées des décisions locales et évolutions de la richesse du territoire. La collectivité
est plus que jamais tributaire de dotations ou compensations nationales sur lesquelles elle
n’a aucune prise et dont les variations sont totalement imprévisibles dans un contexte
économique instable.
Malgré ces difficultés, grâce à une situation financière saine et une gestion rigoureuse,
Provence Alpes Agglomération sera en capacité d’offrir des services à la population de
qualité et une politique d’investissement ambitieuse sans avoir recours à une hausse de la
fiscalité des entreprises et des ménages.
Je vous propose à présent, de débattre sur ces orientations budgétaires.
LE CONSEIL D’AGGLOMERATION
Après avoir entendu l'exposé qui précède
Après en avoir débattu
Donne acte au Président de la tenue du débat d'orientations budgétaires
À l’unanimité
Pour extrait conforme
La Présidente,
TE Patricia GRANET-BRUNELLO
PUBLIE LE : 05 MARS 2024 r RECU EN PREFECTURE 1
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