Offres
API
Connexion
Documents similaires
unknown - AP Moustiques DD64 2019 signe
Arrêté - AP surveillance faune sauvage
Arrêté - AP surveillance faune sauvage
Arrêté - 7D3 Arrêté Moustiques 2019
unknown - CP Moustique Tigre 27 05 2019
unknown - CP Moustique Tigre 27 05 2019
Arrêté - ap relatif la lutte et la surveillance des m
Arrêté - ap relatif la lutte et la surveillance des m
Arrêté - ap relatif la lutte et la surveillance des m
Arrêté - AP de crise adour signe complet modifie numerote P
unknown - AP Moustiques DD64 2019 signe
Document publié le Mardi 1 janvier 2019 par la commune d'Arthez-de-Béarn.
Lien du pdf (unknown - AP Moustiques DD64 2019 signe)
Thèmes du document : Santé, Aménagement du territoire, Humanitaire,
Liberté » Liberté » Égalité + Fraternité ° Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET DES PYRÉNEES-ATLANTIQUES
Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine
Délégation Départementale des Pyrénées-Atlantiques
EN 2 TE ©S _ 02-C03 relatif aux modalités de mise en œuvre du plan anti-dissémination du
chikungunya de la dengue et du Zika dans le département des Pyrénées-Atlantiques
Le Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Chevalier de la Légion d'Honneur
Chevalier de l'Ordre National du Mérite
Vu le code de la santé publique, et notamment les articles L 1416-1, L1435-1, L3114-5, L3114-7,
L 3115-1 à L 3115-4, R 3115-6, D 3113-6, D 3113 -7,R3821-3 etR 3114-9;
Vu le code général des collectivités territoriales, et notamment les articles L 2212-2, L2213-29, L 2321-2,
L2542-3 L 2542-4 et L 2213-31 ;
Vu le Code de l'Environnement et notamment ses articles L 120-1 et suivants, L 414-4 et R 414-19-i ;
Vu la loi n°64-1246 du 16 décembre 1964 relative à la lutte contre les moustiques, modifiée notamment
par l'article 72 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales,
attribuant aux départements la responsabilité de la réalisation des opérations de lutte contre les
moustiques dans le département où ils constituent une menace pour la santé de la population ;
Vu la loi n° 74-1129 du 30 décembre 1974 de finances pour 1975 et notamment son article 64 ;
Vu le décret n°65-1046 du 1°” décembre 1965 pris pour l'application de la loi n°64-1246 du 16 décembre
1964 relative à la lutte contre les moustiques :
Vu le décret n°2004-374 du 29 avril 2004 relatifs aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action
des services de l'Etat dans les régions et départements ;
Vu le décret n° 2005-1763 du 30 décembre 2005 pris pour l'application des articles 71 et 72 de la loi n°
2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, et modifiant le code de la santé
publique (dispositions réglementaires) ;
Vu le décret n°2010-365 du 9 avril 2010 relatif à l'évaluation des incidences Natura 2000 ;
Vu le décret n° 2013-30 du 9 janvier 2013 relatif à la mise en œuvre du règlement sanitaire international
(2005) ;
Vu le décret n° 2016-745 du 2 juin 2016 complétant la liste des maladies faisant l'objet d'une transmission obligatoire de données individuelles à l'autorité sanitaire et instituant la notification obligatoire de l'infection à virus Zika ;
Vu le décret du 30 janvier 2019 nommant M. Eric SPITZ, préfet des Pyrénées-Atlantiques ;
Vu larrêté préfectoral en date du 17 janvier 1979 modifié fixant le règlement sanitaire départemental et
notamment son article 121 ;Vu l'arrêté du 23 avril 1987 du ministre des affaires sociales et de l'emploi concernant la lutte contre les
maladies humaines transmises par les insectes ;
Vu l'arrêté du 19 mai 2004 relatif au contrôle de la mise sur le marché des substances actives biocides et
à l'autorisation de mise sur le marché des produits biocides ;
Vu l'arrêté du 10 maï 2007 concernant la mise sur le marché et l'utilisation de certains produits biocides,
contenant des substances actives non notifiées au titre du règlement (CE) 2032/2003 de la Commission
du 4 novembre 2003 ;
Vu l'arrêté du 26 août 2008 modifié fixant la liste des départements où les moustiques constituent une
menace pour la santé de la population ;
Vu l'arrêté du 22 août 2011 modifié relatif à la notification obligatoire des maladies infectieuses et autres
maladies mentionnées à l’article D 3113-7 du code de la santé publique ;
Vu l'arrêté du 5 novembre 2013 fixant la liste des ports et aérodromes en application des articles R.
3115-6 et R. 3821-3 du code de la santé publique ;
Vu l'arrêté préfectoral du 25 février 2019 donnant délégation de signature à M. Eddie BOUTTERA,
secrétaire général de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques ;
Vu lPinstruction N° DGS/R11/2015/125 du 16 avril 2015 mettant à jour le guide relatif aux modalités de
mise en œuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole ;
Vu la note d'information n° DGS/VSS1/2017/128 du 13 avril 2017 relative à la prévention et à la
préparation de la réponse au risque de dissémination d'arboviroses pendant la période d'activité du
moustique vecteur Aedes albopictusdu 1° mai au 30 novembre 2017 dans les départements classés au
niveau a/bopictus1 du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole ;
Vu le protocole organisant les modalités de coopération entre la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et
l'ARS signé en date du 26 août 2010 et son avenant signé en date du 6 novembre 2011;
Vu le bilan de la surveillance entomologique mise en œuvre par l'EID Méditerranée entre le 1% mai 2018
et le 30 novembre 2018 :
Vu l'évaluation des incidences Natura 2000 simplifiée réalisée autour des établissements de santé sièges
d'une structure d'urgence et des points d'entrée du territoire pouvant faire l'objet de traitements
récurrents de démoustication ;
Vu l'avis favorable du conseil départemental de l'environnement, des risques sanitaires et technologiques
en date du 18 avril 2019;
Considérant que l'ensemble du territoire des Pyrénées-Atlantiques est classé par le ministre chargé de
la santé au niveau 1 « Aedes albopictus » du plan anti-dissémination de la dengue, du chikungunya et du
Zikaen métropole depuis le 20 novembre 2016;
Considérant que les populations d'Aedes albopictus implantées sur le territoire des Pyrénées-
Atlantiques peuvent être les vecteurs des virus du chikungunya, de la dengue et du Zika et constituent de
ce fait une menace pour la santé publique ;
Considérant qu'il convient d'anticiper une éventuelle progression du moustique Aedes albopictus et ses
conséquences possibles sur la santé humaine ;
Considérant que le maintien de gîtes larvaires dans les habitations et les lieux privés entrave les actions
menées par les collectivités publiques ;
Sur proposition du Directeur Général de l'Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine (ARS-NA);ARRETE
Article 1° : Zone de lutte contre les moustiques vecteurs
La totalité du département des Pyrénées-Atlantiques est définie en zone de lutte contre le moustique
Aedes albopictusvecteur potentiel du chikungunya, de la dengue et du Zika.
Le plan anti-dissémination du chikungunya,de la dengue et du Zika du Ministère de la Santé et des
Solidarités du 17 mars 2006, et son instruction annuelle d'application, s'appliquent à toutes les communes
du département des Pyrénées-Atlantiques.
Article 2 : Organismes habilités pour la surveillance entomologique et les traitements
Dans la zone de lutte définie à l'article 1” du présent arrêté, l'organisme de droit public habilité par le conseil
départemental à procéder aux opérations de lutte opérationnelle contre les moustiques est l'Entente
Interdépartementale de Démoustication Méditerranée (EID Med). Le siège de cet organisme est situé à
Montpellier.
L'organisme habilité par les gestionnaires des plateformes aéroportuaires de Pau et de Bayonne, point
d'entrée du territoire désigné en application du règlement Sanitaire International, met en œuvre le programme
de surveillance et de contrôle des vecteurs sur l'emprise des plateformes.
Les opérateurs publics et privés intervenants dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions des
articles 13, 14 et 15 du présent arrêté sont soumis aux obligations des articles 12 et 17 du présent arrêté.
Article 3 : Définition des opérations de lutte et dates de mise en œuvre
Le plan anti-dissémination de la dengue, du chikungunya et du Zikaen métropole est mis en œuvre dans le
département des Pyrénées-Atlantiques du 1° mai 2019 au 30 novembre 2019.
Les mesures de lutte antivectorielle comprennent :
+ la surveillance entomologique,la surveillance épidémiologiqueet la lutte opérationnelle autour des
cas.
+ les actions de communication, sensibilisation, formation qui peuvent avoir lieu toute l'année (cf.
article 4 du présent arrêté).
Ce plan ne préjuge en rien d'actions où de travaux spécifiques qui devraient s'appliquer à certaines
infrastructures, ouvrages, ou bâtis qui apparaïitraient nécessaires dans le courant de l'année.
Article 4 : Actions de communication, sensibilisation, formation
Afin d'inciter les personnes à lutter contre les gîtes larvaires pour diminuer la densité de moustiques, l'ARS, le département, l'EID Med et les communes qui le décident, réalisent des campagnes d'information et de sensibilisation. La diminution du nombre de gîtes étant le moyen le plus efficace contre la prolifération des
moustiques, la sensibilisation de la population est le moyen de lutte prioritaire.
Cette communication est effectuée auprès de différents publics cibles tels que les collectivités locales, le
grand public, les voyageurs, le milieu scolaire, les professionnels de santé, le secteur touristique, etc. dans le
cadre d'un plan dont la mise en œuvre est coordonnée par le Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Des campagnes de prospections entomologiques sont réalisées par l'EID Med pour évaluer l'impact de ces
actions.
LuArticle 5 : Elimination physique des gîtes
Les propriétaires publics ou privés, usufruitiers, locataires, exploitants ou occupants à quelque titre que ce soit, de terrains bâtis ou non bâtis, d'immeubles bâtis et de leurs dépendances, de décharges et de dépôts, sont tenus de supprimer physiquement les contenants susceptibles de constituer des gîtes à larves de moustiques ou rendre impossible, par tout moyen physique respectant la réglementation en vigueur, la ponte de moustiques au sein de ces contenants.
Plus généralement, ils ne doivent pas créer les conditions de formation de collections d'eau stagnante.
Les maitres d'ouvrages, les maitres d'œuvre, les entrepreneurs de travaux publics et privés, devront, pour la
conception des ouvrages, la conduite et la finition des chantiers, prendre toutes les mesures pour éviter la création de gîtes à larves de moustiques et pour les supprimer le cas échéant.
Article 6: Modalités pour l’opérateur de démoustication habilité à pénétrer dans les propriétés
privées
Les agents de l'organisme public chargé de la lutte contre les moustiques, sont autorisés à pénétrer avec leurs matériels dans les propriétés publiques et privées pour y entreprendre les actions de prospections et de traitements, les travaux et les contrôles nécessaires prévus à l'article 1° de la loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964 modifiée, durant la période mentionnée à l'article 3 du présent arrêté.
Ils peuvent le faire en ces lieux, même habités, après que les propriétaires, usufruitiers, locataires, exploitants ou occupants en aient été avisés à l'avance pour leur permettre de prendre toutes dispositions utiles pour la sauvegarde de leurs intérêts.
En cas d'opposition à cet accès ou si personne ne se présente pour permettre aux agents d'accéder dans les maisons d'habitation ou dans les terrains clos de murs après renouvellement de l'information des personnes concernées, le préfet met en demeure dans les conditions décrites à l'article 8 du présent arrêté.
L'accès peut avoir lieu dix jours francs après réception de la mise en demeure. En cas d'urgence lié à un risque pour la santé humaine, l'accès peut avoir lieu sans délai.
Article 7 : Autres obligations des propriétaires
Pour faciliter l'exécution des opérations de traitement, les propriétaires, usufruitiers, locataires, concessionnaires, exploitants ou occupants doivent se conformer aux prescriptions des agents chargés des missions de lutte. Celles-ci ont un effet limité dans le temps et consistent notamment, dans des déplacements d'animaux, de ruches ou de matériels nécessités par ces opérations, car susceptibles d'empêcher ou d'entraver les opérations de prospection, de traitement et de contrôle.
Le fait de ne pas se conformer aux prescriptions des agents chargés des opérations de traitement fait encourir au contrevenant une amende de 4°"* classe.
Article 8 : mise en demeure
La lettre de mise en demeure rappelle le délai et précise, pour chaque intéressé, ce qu'il doit faire dans cet intervalle.
La mise en demeure est remise en main propre ou est faite par lettre recommandée avec demande d'avis de réception au propriétaire ainsi que, le cas échéant, au concessionnaire, locataire, exploitant ou occupant dont les intérêts peuvent être atteints par les opérations envisagées.
Si certains des intéressés ne résident pas dans la commune et que leur adresse est inconnue, la mise en demeure peut être valablement faite, pour le propriétaire, à l'adresse figurant à la mairie sur la matrice cadastrale et pour les autres personnes, à l'adresse de l'immeuble
Une nouvelle mise en demeure rouvrant le délai de dix jours francs est faite si la première revient à l'expéditeur avec indication d'une autre adresse ou d’un changement de titulaire des droits de propriété ou de location.
Si l'adresse demeure inconnue, la mise en demeure est faite en mairie dans les mêmes formes.En cas de menace pour la santé humaine, la mise en demeure est faite en mairie et l'intervention des agents
du service de démoustication peut avoir lieu sans délai.
L'accès dans les lieux par un agent de direction ou d'encadrement du service du département où de l'opérateur public (EID) est permis avec assistance du maire et du commissaire de police ou du chef de
brigade de gendarmerie ou de leurs délégués. Procès-verbal sera dressé.
Article 9 : Surveillance entomologique
Les objectifs principaux de la surveillance entomologique consistent à surveiller la progression géographique
de l'implantation d'Aedes albopictus, évaluer sa dynamique saisonnière, surveiller l'apparition d'autres
espèces de moustiques vectrices ou potentiellement vectrice et évaluer ponctuellement le comportement de la
population vis-à-vis des moustiques.
Le responsable de la surveillance entomologique est l'EID Med.
Cette surveillance requiert la mise en œuvre des actions suivantes :
* mise en place d'un réseau de pièges pondoirs en limite de la zone colonisée pour surveiller la
progression du moustique-tigre. La mise en place de ce réseau tient compte des recommandations du
centre national d'expertise sur les vecteurs'. Ce réseau sera installé du 1” mai au 30 novembre 2019.
Les pièges seront relevés au minimum mensuellement, cette fréquence étant adaptée aux
observations de terrain. Les résultats des relevés des pièges sont enregistrés sans délais dans
l'application nationale SI-LAV:
+ La liste des communes où des pièges pondoirs sont à installer figure en annexe. Cette liste peut
évoluer en cours de saison en fonction de l’évolution de la situation entomologique du département.
Le nombre et la répartition des pièges pourront évoluer en cours de saison en fonction de la situation
entomologique du département.
+ traiter les signalements de particuliers effectués sur le site Internet signalement-moustique.fr ou
l'application mobile I-Moustique ou directement auprès de l’ARS ou de l'organisme public chargé de la
lutte contre les moustiques. Les résultats des investigations sont enregistrés sans délais dans
l'application nationale SI-LAV :
«+ effectuer des enquêtes en porte-à-porte chez des particuliers afin d'apprécier le comportement de la
population vis-à-vis des moustiques et évaluer le cas échéant les densités vectorielles des secteurs
visités ;
«+ effectuer une surveillance entomologique autour des établissements de santé sièges d’une structure
d'urgence.
Article 10 : Surveillance épidémiologique du chikungunya, de la dengue et du Zika
Les objectifs de la surveillance épidémiologique consistent à repérer précocement les cas des maladies
transmises par ce moustique (cas suspects ou confirmés) et d'éviter l'initiation d'une chaine locale de
transmission et la survenue de cas secondaires et de foyers épidémiques autochtones.
L'ARS Nouvelle-Aquitaine est responsable de cette surveillance.
Cette surveillance requiert la mise en œuvre des actions suivantes :
+ sensibiliser les médecins et biologistes responsables de laboratoires de biologie médicale à
l'obligation de signaler sans délai au point focal de l’ARS tous les cas suspects importés et tous les
cas probables ou confirmés (importés ou autochtones) d’arboviroses;
! Surveillance des moustiques invasifs au sein des départements en niveau 1 du plan anti-dissémination de la dengue et du
chikungunya en France métropolitaine (CNEV 31 mars 2017).e réceptionner et étudier les signalements de ces cas, ainsi que les notifications obligatoires (DO) des
cas probables ou confirmés (importés ou autochtones) d'arboviroses et déterminer la nécessité de
déclencher des investigations ;
e réaliser l'enquête épidémiologique pour connaître les lieux fréquentés par le malade en période de
virémie et orienter les mesures de LAV adaptées ;
+ signaler sans délai au Conseil Départemental ou à son opérateur public de démoustication, par
l'intermédiaire du SI-LAV, les cas suspects potentiellement virémiques importés ou les cas probables
où confirmés ayant fréquenté le département pendant la phase virémique pour mise en œuvre de la
prospection et des traitements éventuels autour des cas ;
# Si lARS a identifié que le cas a séjourné, pendant sa phase de virémie, dans une autre région où le
moustique-tigre est durablement implanté, le message généré par le SI-LAV doit être envoyé sans
délai aux boîtes alerte de (ou des) ARS concernée(s).
Article 11 : Lutte antivectorielle autour des cas : prospection et traitement
Les objectifs de la lutte antivectorielle consistent à prospecter autour des lieux fréquentés par les cas suspects
importés ou des cas confirmés pour évaluer la situation entomologique et agir pour limiter la population de
vecteurs potentiels.
Le responsable de cette lutte opérationnelle désigné à l’article 2 met en œuvre les actions suivantes :
+ réalisation des prospections entomologiques autour des lieux fréquentés par les cas signalés par
l’ARS, transmission d'un bilan d'enquête précisant les points de vigilance observés, à l'ARS via le Sl-
LAV et proposition, si nécessaire, de la mise en œuvre de traitements dans les lieux fréquentés. Le
tracé prévisionnel de traitement est réalisé dans le SI-LAV ;
+ si besoin, en présence avérée du moustique, mise en œuvre des opérations de lutte opérationnelle,
dans les lieux fréquentés par le malade : élimination physique des gîtes larvaires, traitement larvicides
des gîtes larvaires non suppressibles, traitement adulticides (cfarticle 12). La programmation de ces
interventions figure dans le SI-LAV et elle est validée par l'ARS;:
° avant chaque traitement, l'ARS° informe le maire des communes concernées, le préfet, la DDPP,
DDT/DDTM, l'union régionale des groupements de défense sanitaire apicole (URGDSA) ou le
Groupement de défense sanitaire (GDS) apicole, la DREAL, le CAPTV ;
+ après chaque traitement, l'opérateur de démoustication réalise un compte-rendu destiné à l’ARS et au
Conseil Départemental et l'intègre au SI-LAV après chaque intervention.
Article 12 : Modalités de traitement
Les substances actives utilisées pour la lutte opérationnelle doivent respecter la réglementation européenne et française et les Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) en cours pour les différents produits biocides.
Les produits de la lutte antivectorielle (larvicides, adulticides) sont des produits biocides, classés en types de produits « TP18 » sur la liste des usages des produits biocides du ministère chargé de l'environnement. Ils doivent être choisis et appliqués par des professionnels munis d'équipements de protection individuelle adaptée et titulaires d'un certificat individuel pour l'activité « utilisateur professionnel et distribution de certains types de produits biocides destinés exclusivement aux professionnels ». Les produits utilisés par l'opérateur désigné à l’article 2 sont saisis dans le SI-LAV selon les modalités décrites à l'article 17.
Les traitements sont adaptés aux observations de terrain. Les opérations de démoustication anti-larvaires et anti-adultes sont réalisées par voie terrestre, de façon manuelle ou par utilisation d'engins mécaniques de type 4x4 où quads.
? L'ARS, le Conseil départemental, l'Opérateur de démoustication peuvent être cités dans cet article comme signalant à un ou plusieurs organismes. La répartition des signalements est décidée en cellule départementale de gestion.
6Dans tous les cas, les interventions seront respectueuses des espaces naturels protégés et sensibles. En particulier, les dispositions suivantes seront prises concernant les produits anti-adultes :
+ en cas de proximité avec une zone humide et afin de limiter au maximum tout impact au niveau du compartiment aquatique, une zone d'exclusion de 50 mètres doit être respectée pour les itinéraires des véhicules utilisés pour l'application à ultra bas volume (UBV) et une zone de 25 mètres pour les traitements effectués par les équipes à pied ;
en cas de proximité immédiate d'une zone Natura 2000, l'ARS prend contact, au sein de la DDTM ou de la DREAL, avec le service chargé de Natura 2000 et/ou de l'animateur du site Natura 2000 pour adapter l'intervention, afin de minimiser les impacts environnementaux éventuels ; + avant toute intervention, l'ARS prévient, dans les meilleurs délais, les syndicats d’apiculteurs, à charge pour ces derniers d'informer ses adhérents. Pour rappel, entre l'information sur la présence d'un cas potentiellement virémique et le traitement éventuel, le délai est généralement extrêmement court. + en cas de proximité immédiate de parcelles en agriculture biologique, l'ARS contactera la DDTM pour juger de la pertinence de la mise en place d’un traitement LAV.
Article 13 : Surveillance des établissements de santé siège d’une structure d'urgence
Responsables de cette action: les responsables des établissements de santé, le Département où son
opérateur de démoustication.
Liste des établissements de santé concernés :
Etablissement Adresse Commune
à LL 13 Avenue de l'interne Jacques Loeb BP8 ni CH Côte Basque 64109 BAYONNE CEDEX Bayonne
+ 2 Allée Docteur Robert Lafon Clinique BELHARRA 64100 BAYONNE Bayonne
Polyclinique AGUILERA 21 rue de l’Estagnas BP 179 - 64204 Biarritz BIARRITZ CEDEX
Avenue du Dr Fleming - BP 160 64404 CH OLORON = OLORON STE MARIE CEDEX SJeren sainte Marie
CH ORTHEZ Rue du Moulin - BP 118-64300 ORTHEZ |Orthez
4 Boulevard Hauterive - BP 1156
CERES 64046 PAU CEDEX FI
29 Avenue du général Leclerc - BP 1504
CRLRURENCES 64039 PAU CEDEX ( FA
Clinique MARZET 40 Boulevard Alsace Lorraine - 64000 PAU | Pau
Polyciinique Côte Basque SUD 7 Rue Léonce Goyetche 64501 SAINT JEAN DE LUZ CEDEX Saint Jean de Luz
Centre Hospitalier de Saint Palais
Contenu de l’action :
Chaque établissement de santé siège d'une structure d'urgence met en œuvre des mesures de prévention et
notamment :
+ Un programme de surveillance et de lutte anti-vectorielle (repérage et élimination mécanique des
gîtes larvaires) ;
SOKORRY - Avenue Frédéric de Saint
Jayme - 64120 SAINT PALAIS
Saint Palais
—)e Un plan de protection des usagers et des personnels contre les piqûres de moustiques :
utilisation de moustiquaires aux fenêtres, climatisation de certaines zones, moustiquaires de lit,
etc. ;
° Un plan d'information et de formation des personnels de l'établissement, avec au besoin l'appui
de l’'ARS, à l'attention des personnels de maintenance notamment pour la lutte anti-vectorielle et
des personnels de santé susceptibles d'intervenir dans le domaine de l'éducation à la santé
(maternité, médecine néonatale et réanimation infantile, urgences, etc.) :
+ Le renforcement des mesures de précautions standard lors des soins afin d'éviter tout accident
d'exposition au sang ou transmission nosocomiale.
Article 14 : Surveillance des points d’entrée au sens du Règlement Sanitaire International (RSI)
Responsables de cette action : les gestionnaires des points d'entrée, le Département ou son opérateur de
démoustication.
Les points d'entrée concernés dans le département sont les aéroports de Biarritz-Pays Basque et de Pau-
Pyrénées.
Contenu de l'action :
a) Le gestionnaire du point d'entrée :
+ Met en place un programme de surveillance entomologique et de lutte contre les vecteurs à l'intérieur
des limites administratives du point d'entrée concerné dans un périmètre d'au moins 400 mètres
autour des installations utilisées pour les opérations concernant les voyageurs, moyens de transport,
conteneurs, cargaison et colis postaux. Ce programme comprend l'identification et l'élimination des
gîtes potentiels, la surveillance par pièges pondoirs et des prospections de gîtes larvaires avec une
fréquence minimale de relevé mensuelle et des traitements anti-larvaires des gîtes identifiés ne
pouvant être éliminés ;
+ Signale sans délai au Préfet et à l'ARS la détection nouvelle du moustique Aedes albopictus.
+ Transmet à l'ARS NA, au plus tard le 1* mai, le programme de surveillance contenant une
cartographie du site où sont représentés à minima les bâtiments surveillés, la position des gîtes
permanents, la position des pièges pondoirs et la position des pièges à femelles gravides
accompagné du calendrier prévisionnel des passages de l'opérateur de démoustication.
b) Le Département et son opérateur de démoustication :
+ Met en place un programme de surveillance entomologique et de lutte contre les vecteurs en dehors
des limites administratives du point d'entrée lorsque le périmètre de 400 mètres le nécessite.
Dans ces points d'entrée, en cas de passage ou de présence d'un malade d’arbovirose pendant sa période
de virémie, la luîte antivectorielle est réalisée selon les modalités de l'article 11.
Article 15 : Gestionnaires de bâtiments publics
Les gestionnaires de bâtiments publics (écoles, collèges, lycées, bibliothèques, administrations, etc.)
veillent à l'absence de gîtes au sein des espaces et bâtiments qu'ils gèrent (gouttières, chéneaux, jardins,
terrasses, vides sanitaires, etc.).
Lorsque des problèmes à l'origine de prolifération de moustiques sont repérés, le gestionnaire met en
œuvre dans les plus brefs délais les actions nécessaires à sa résorptionArticle 16 : Cellule départementale de gestion
Une cellule départementale de gestion animée par le préfet est mise en place sur le département. Le
secrétariat de cette cellule de gestion est assuré par l'ARS qui la réunit au moins une fois dans l'année et
autant de fois que nécessaire en cas de crise sanitaire ou de difficultés pour la mise en application des
disposition du présent arrêté.
Article 17: Renseignement de l'application nationale SI-LAV et traçabilité des opérations et
traitements réalisés
Pour répondre à la demande du ministère de la santé de tenir à jour le recensement des moyens de la lutte antivectorielle, l'opérateur désigné à l'article 2, le conseil départemental et l'ARS remplissent les fiches les concernant dans l'application nationale SI-LAV.
L'ensemble des opérations de mobilisation sociale, de surveillance entomologique du territoire, de surveillance des sites sensibles, de surveillance des points d'entrée, d'intervention autour des domiciles et lieux de passage des malades pendant leur période de virémie et des traitements chimiques et mécaniques réalisés au cours de ces opérations, font l'objet d'une traçabilité par inscription dans l'application nationale SI- LAV.
Pour les traitements chimiques, cette traçabilité porte sur les noms et doses des produits utilisés, les coordonnées géographiques des lieux traités, les tracés de traitement et les dates de traitement.
Article 18 : Bilan annuel de la campagne de surveillance entomologique
Au plus tard deux mois après la fin de la période de mise en œuvre du plan fixée à l’article 2, le département
ou son opérateur de démoustication adresse au Préfet et au directeur général de l'ARS, le bilan de la
campagne de surveillance entomologique conduite pendant l'année. Ce bilan devra comporter les éléments
suivants :
Résultats de la surveillance entomologique renforcée et présentation de la cartographie des zones
de présence du moustique vecteur dans le département ;
Bilan des produits insecticides utilisés : nom commercial, composition en substances actives, doses
de traitement, quantités utilisées sur le département ;
Liste et cartographie des zones traitées, nombre de traitements par zone ;
Résultats des études sur la résistance des moustiques vecteurs locaux aux insecticides, le cas
échéant;
Difficultés rencontrées pour la mise en application de l'arrêté ;
Bilan de l'incidence des opérations de traitement sur la faune, la flore et les milieux naturels
notamment sur les sites Natura 2000, détaillant si nécessaire les axes d'amélioration à faire figurer
dans le cahier des charges des opérations de lutte anti-vectorielle annexé à l'arrêté préfectoral.
Article 19 : Bilan de la mise en œuvre de la surveillance entomologique par les points d'entrées au
sens du RSI
Les responsables de l'aéroport de Biarritz-Pays Basque et de l'aéroport de Pau-Pyrénées rendent compte
de leurs actions au Préfet et à l’'ARS, au minimum une fois par an, et au plus tard au 31 décembre 2019.
L'ARS informera le département et son opérateur de démoustication habilité du bilan de ces actions.
Article 20 : Publication de l'arrêtéLe présent arrêté sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Pyrénées Atlantiques,
affiché dans l'ensemble des mairies des communes du département et inséré dans 2 journaux d'annonces
légales.
Compte tenu de la menace pour la santé humaine que représente ce moustique, les actions prévues
peuvent être entreprises dans une commune dès l'affichage du présent arrêté en mairie,
Article 21 : Délais et voies de recours.
Le présent arrêté peut faire l'objet soit d'un recours gracieux auprès du préfet des Pyrénées Atlantiques, soit d'un recours hiérarchique auprès du ministre chargé de la santé, direction générale de la santé - 14 av Duquesne, 75350 Paris 07 SP, dans un délai de deux mois à compter de sa notification.
L'absence de réponse dans un délai de deux mois vaut décision implicite de rejet.
Un recours contentieux peut être déposé auprès du tribunal administratif de Pau, également dans le délai de deux mois à compter de la notification, de sa publication au recueil des actes administratifs ou de son affichage en mairie ou dans le délai de deux mois à partir de la réponse de l'administration si un recours administratif a été déposé.
Article 22 : Exécution de l’arrêté
Le Directeur de Cabinet de la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques, le Président du Conseil Départemental
des Pyrénées-Atlantiques, l'opérateur de démoustication mandaté par le département, le Directeur général
de l'Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine, les Sous-préfets, le Directeur Départemental des
Territoires et de la mer, le Directeur Régional de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, le
Directeur Départemental de la Protection des Populations, les Directeurs des Services Communaux
d'Hygiène et de Santé, les Maires, le gestionnaire de l'aéroport de Biarritz-Pays Basque, le gestionnaire de
l'aéroport de Pau-Pyrénées, les Directeurs des Etablissements de santé, sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au recueil des actes administratifs du
département.
Fait à Paule - ? MA} 2019
Le Préfet,
EC “Eric SPITZ
10Annexes
1. LES NIVEAUX de RISQUE DEFINIS dans le PLAN NATIONAL
Le risque principalement constitué par la présence du moustique est classé en 6 niveaux de 0 à 5. Ces
niveaux sont issus de :
Données entomologiques
Pour les niveaux 0 et 1, la détection de l'espèce est réalisée par l'observation d'œufs d’Aedes albopictus sur
un piège pondoir.
Niveau albopictus 0
0.a absence d'Aedes albopictus
0.b présence contrôlée : observation d'œufs sur un piège pondoir suivi d'une intensification
du piégeage les semaines suivantes et d'un traitement visant à l'élimination ou à une non-
prolifération du moustique. Le ou les moyens de traitements choisis et mis en place
dépendent de l'expertise entomologique (éradication possible ou seulement réduction de
l'infestation), des conditions environnementales ainsi que de la faisabilité (espace public ou
privé).
Critères de surveillance humaine
Pour les niveaux 1 à 5, dès lors que le moustique est implanté et actif (niveau 1 : signalements accélérés).
Niveau albopictus 1 (Aedes albopictus implanté et actif) : Observation d'œufs sur plusieurs pièges
pondoirs à plusieurs reprises (relevés au moins 3 fois positifs selon un programme de relevés
spécifiquement adapté à la situation) suite à une intensification du piégeage (découlant de
l'observation d’un premier piège positif) et observation de larves et/ou d'adultes aux alentours des
pièges.
Niveau albopictus 2 : Aedes albopictus implanté et actif et présence d’un cas humain autochtone
confirmé de transmission vectorielle de chikungunya ou de dengue.
Niveau albopictus 3 Aedes albopictus implanté et actif et présence d’un foyer de cas humains
autochtones (définition de foyer : au moins 2 cas groupés dans le temps et l'espace).
Niveau albopictus 4 Aedes albopictus implanté et actif et présence de plusieurs foyers de cas
humains autochtones (foyers distincts sans lien épidémiologique ni géographique entre eux).
Niveau a/bopictus 5 Aedes albopictus implanté et actif et épidémie :
5 a répartition diffuse de cas humains autochtones sans foyers individualisés
5 b épidémie sur une zone élargie avec un taux d'attaque élevé qui dépasse les capacités
de surveillance épidémiologique et entomologique mises en place pour les niveaux
antérieurs et nécessite une adaptation des modalités de surveillance et d'action.W. LES ACTEURS DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN
Le Préfet du département des Pyrénées-Atlantiques coordonne le dispositif et préside la cellule
départementale de gestion qui réunit les différents acteurs concernés.
L'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine exerce les missions de veille sanitaire, de surveillance
épidémiologique en lien avec la Cellule en région de Santé Publique France. Elle déclenche, si besoin, des
actions de lutte autour des cas de chikungunya de dengue et de zika.
Le Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques a en charge la surveillance entomologique et la mise en
œuvre ses actions de lutte contre la prolifération du moustique Aedes albopictussur le territoire départemental.
Le Conseil départemental peut confier ces actions à un organisme de démoustication.
Le Préfet, le Département et l'ARS avec l'appui des maires sont en charge, chacun en ce qui le concerne, des
actions d’information, d'éducation sanitaire et de communication.
Les communes et les services communaux d'hygiène et de santé des villes de Bayonne, de Biarritz et de Pau
sont chargés, sur leur territoire respectif, des opérations entrant dans le cadre de la lutte contre la prolifération
du moustique Aedes albopictus, dont la mobilisation de leurs administrés. || peut être fait appel aux
communes pour assurer un relais dans les opérations de communication et/ou prendre part aux actions de
prospection et de lutte sur le terrain.
La Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) des Pyrénées-Atlantiques intervient pour
ses compétences en matière de protection de l’environnement et de police de l'eau.
La Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) des Pyrénées-Atlantiques intervient
pour ses compétences dans le domaine apicole.
Les autorités aéroportuaires des aéroports de Biarritz-Pays Basque et de Pau-Uzein mettent en œuvre le
programme défini dans le plan sur l'emprise de la plateforme. Elles peuvent confier ces actions à un
organisme de droit public.
Les propriétaires publics et privés, locataires ou occupants à quelque titre que ce soit des propriétés publiques
et privées, bâties ou non, sont tenus de prendre toutes les mesures pour supprimer les gîtes larvaires d'Aedes
albopictus.
Les maîtres d'ouvrages, les maîtres d'œuvre, les entrepreneurs de travaux publics et privés devront, pour la
conception des ouvrages, la conduite et la finition des chantiers, prendre toutes les mesures pour éviter la
création de gîtes larvaires d'Aedes albopictus et pour les supprimer le cas échéant.
[LLE LISTE DES COMMUNES OÙ DES PIÈGES PONDOIRS SONT À INSTALLER
Agnos, Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart, Bidos, Cambo-les-bains, Ciboure, Ger, Hasparren, Idron, Morlaas, Nay, Oloron-Sainte-Marie, Orthez, Pau, Pontacq, Saint-Pierre-d'irube, Saint-Jean-De-Luz, Saint-Palais, Saint- Pee-sur-Nivelle, Sauvagnon, Sauveterre-de-Bearn, Ustaritz, Uzein,IV. PROTOCOLE D’INTERVENTION DE LUTTE ANTIVECTORIELLE
AUTOUR D'UN CAS SUSPECT OÙ CONFIRME DE DENGUE OÙ DE CHIKUNGUNYA
DEROULE D’UNE INTERVENTION
Idéalement, les différentes actions présentées ci-dessous doivent être menées sur tous les sites que le patient a
fréquentés, identifiés par l'ARS lors de l'enquête épidémiologique. Lorsque le nombre de sites est trop élevé et
qu'il est impossible de tous les investiguer, ceux-ci peuvent être priorisés par l'opérateur de démoustication en
fonction de la durée de présence, de l'heure d'exposition, et de l'abondance en vecteurs dans les différents
secteurs visités. Les actions à mener sont résumées au sein du Tableau A.
1. Préparation de l'intervention
La préparation de l'intervention commence dès la réception par l'opérateur de démoustication du signalement
d'un cas par mail d'alerte provenant de dgs-silav.gouv.fr
La première étape consiste à définir le périmètre de l'intervention en fonction du scénario (cas isolé, cas groupés
en foyer simple ou multiple). Il est conseillé de prendre contact avec le patient afin de confirmer l'exactitude des
adresses reçues. Une fois le périmètre défini, une cartographie prévisionnelle est réalisée, en intégrant les
données environnementales à disposition de l'opérateur de démoustication (occupation du sol, sites
sensibles...). Si des données entomologiques sont disponibles sur la zone concernée (relevés de pièges
pondoirs par exemple), elles pourront être mises à profit pour initier le diagnostic de présence de vecteurs. Si le
cas signalé se trouve à l'intérieur d'un foyer de transmission actif, les données sur les actions de lutte
précédentes pourront être intégrées à la cartographie.
2. Prospections et définition de l'intervention
Les agents se rendent sur les différents lieux identifiés. La première étape est celle de l'enquête entomologique,
qui vise à évaluer la présence du vecteur dans le périmètre concerné et donc statuer sur la nécessité ou non d'un
traitement insecticide. Cette enquête consiste à rechercher toute preuve de la présence du vecteur (larves ou
adultes).
Si la présence du vecteur est avérée, les prospections entomologiques sont poursuivies à l'intérieur du périmètre
pour éliminer physiquement un maximum de gîtes productifs, sur les domaines public et privé. Des traitements
antilarvaires peuvent également être conduits pour contrôler les gîtes non suppressibles.
Si aucune présence du vecteur n'est observée, l'opérateur de démoustication complète l'opération entomo-
épidémiologique du SI-LAV et signale la fin de l'intervention à l'ARS et au département (en fonction des
spécificités/arrêtés/conventions régionales et départementales).
Si un traitement adulticide s'avère nécessaire et que des contraintes de traitement visibles ont été préalablement
identifiées lors de l'enquête entomologique (présence de ruchers, de cultures biologiques, de captage d'eau...)
les agents doivent entrer en contact avec les différents acteurs, par le biais des administrations concernées et le
Conseil Départemental. || appartient ensuite aux gestionnaires dûment informés de mettre en place les mesures
de protection adéquates (ex. couverture des cultures ou déplacements des ruches). Dans certains cas, il pourra
être nécessaire pour l'opérateur de démoustication de mettre en place une zone d'exclusion (ex. autour de points
d’eau), tout en veillant à ne pas nuire à l'efficacité du traitement à venir. Les prospections entomologiques
peuvent également révéler la présence de sites sensibles autres que ceux préalablement identifiés et qu'il
convient également de prendre en compte. Ces contraintes de traitements sont considérées dans la cartographie
du périmètre d'intervention qui est transmise à l’'ARS, au département et à la DREAL concernés pour information
de l'intervention à suivre et d'éventuelles recherches de sites sensibles par les ARS et DREAL. Cette étape doit
également permettre de récupérer les accès (codes, clés) aux parties fermées au public nécessaires à la bonne
réalisation du traitement.
Enfin, les agents réalisent une campagne d'information dans la zone qui fera l’objet du traitement par la diffusion
de dépliants et d'affiches qui préciseront les date et heure du traitement ainsi que des consignes visant à limiter
l'exposition aux produits insecticidesNB : ces différentes actions (enquête, suppression des gîtes, information des résidents, affichage) peuvent être
menées concomitamment au fur et à mesure de l'avancée des prospections dans le périmètre.
3. Traitement adulticide
Il s'agit dans un premier temps de définir les modalités de traitement à mettre en œuvre en fonction de la
configuration de la zone.
Une intervention consiste généralement en une pulvérisation spatiale ULV (Ultra Bas Volume) par nébulisation à
froid réalisée depuis la voie publique sur l'ensemble du périmètre, répétée ou non selon les contextes (voir
tableau B). Si certaines zones du périmètre immédiat ne sont pas accessibles par cette voie, un traitement péri-
domiciliaire par voie pédestre au moyen d'un nébulisateur portable est réalisé. L'espace péridomiciliaire
comprend le jardin autour de l’habitation ou du lieu de résidence du cas et les jardins des maisons directement
contiguës (à adapter selon la configuration du terrain). Un exemple de plan d'intervention est présenté dans la
figure n°1.
Les traitements adulticides seront réalisés préférentiellement de nuit pour protéger la population et les insectes
pollinisateurs de l'exposition aux produits insecticides.
Le passage d’un véhicule de tête, juste avant le traitement, peut permettre de limiter l'exposition des résidents.
Le choix de l'insecticide va dépendre des contraintes rencontrées. Les pyréthrinoïdes de synthèse sont à
privilégier, mais des pyréthrines naturelles synergisées peuvent être utilisés en cas de présence de cultures
biologiques dans le périmètre.
2 mm Trajoi véticule (1437 mi}
DE Trajet pieton (706 m)
4. Rattrapage de la phase de prospection
Pour les cas autochtones, il peut être nécessaire d'effectuer une recherche de résidents absents si l'impossibilité
d'accès à leur propriété met en péril l'efficacité du traitement. Pour les cas importés, cette recherche d’absents
peut être conduite dans le périmètre immédiat du cas, si cela est nécessaire pour la bonne tenue du traitement.
5. Bilan de l’enquête
Le résultat des prospections, les actions de communication et les actions de luttes sont saisies quotidiennement
dans le SI-LAV, afin que l'ARS et Santé Publique France aient en permanence une connaissance de l'avancée
du dossier. Le rapport de synthèse de l'opération est téléchargé dans le SI-LAV à la clôture du dossier.21141190
UOS
9p
U01991044
D]
ANOG
2]G1SU0S
2IS
NP
241DUUOISIS
hp
Sa41dnD
SUOHDPUDWUWOI9Y
S2QUUOP
S9P
UOIJDUSISUOT)
auUuOs49d
D]
294D
U21J8HU9
12
J9D]UOD
2pP
2
UOTjUSAIOQUI,|
2p
S[euuoTjuUI-UOU
sJ9ediur
Sa]
ISJLUUT
sanuuo9
SHQUUOP
S9P
2[Q-NUOI
9
JUSU9TETIUI
SNUUO9
UOU
(S2[qISS3998
IS
SIA
9p)
‘99
ne9,p
s8edes
‘onbiSojoiq
oinpuorse
‘a[o919sId
uIsseq
‘Ioyoni
NS
UIBJHI9]
9[ NS
SUONBULIOJUI
S9]
199099Y
SOQUUOP
S9P
UOIJDUSISUOT)
S21DU9JAUA
S97
224D
S8UDY97 ( sfusod
$2821d)
UO1$199pP
Dj
D
Sa41DSS9U
SUOUDULMAOfUI
S2p
2100244
31921107
ePIOHINPE
JUOUISE
ep
SeJUIEHUO2
SOp
°94219U90Y
UOISSIUISURI]
9p
nbsII
9]
JUIJ9Pp
Mod
MmajssA
np
soussaid
e] Jon[eA9
UO139D,p
S140ddvi
Sep
uoubibds14
AFT
2P
SeauuOp
Sp
UOLJDASHIU]
saqiuodsip
Sejpuoueauuosiaue
SODUUOpP
S9P
UOLJDABSIIU]
1$10ÿ9
DAJeW1484
37
UOJ2S
aU0Z
Dj
3p
US$
SOQUau
efop
suon9e
sa[ ins
saauuop
sap
uoreIduo
So[qiuodsIp
IS au0Z
ej ns
sonuuo9
SO[BJUSUIQUUOIIAUS
SOQUUOP
SOP
OUSIOUISY
UOHUDAIQIUI,P
SUOZ
8] 9P UOHIPA
onbiBojouojue
sjenbuz
UOlUS8AISJUI,]
8D
uomiuyap
39
uonsedsold
“TZ
soeuuop
sep
AIS
J9
aiydeiboue)
SYV.1
9240
UOIJDIA9DU09
U2
24J8U1484
NP
XI0ÿT)
s4940f
3p
Sb9
ua
soousul
Dl2p
AT
2P
SUOu9D
Sep
2s\jpuy
sojqluodsip
Sa24n0SS94
Sap
asdjpuy
açdanu
no
ojduus
1940}
U®
‘SO[OSI
SB9
: S9JXOJUO9
XNE
a91depe
uONUSAIQIUI,p
aU0Z
aun,p
UOHIULEC]
UORUSAIJUI,P
SHOW
UORUSAIOJUI,] op uoneiedaig4
‘L
HAANTD
NA
SASIN
SNOILOV
SALLOA4T4O
SAdVLA
NOILNAAXALNIST
44
ASVHd
:SHUNALVHAdO
SAT
A
Vd
AANAN
V
SNOILOV
SAQ
ASAHHLNAS
:V
AVATAVL(Sauoiy20imp
Sbpo)
Sjuap2221d
Sa10.4u09
S8p
SAO]
S2JU2SQD
SaUUOSIOd
2
Ans
au0Zz
sJuosqe
Sp
24219204
uonsodsoid
sp
sseyd
221g10
sano[
sanoisnjd
ns
uorpoyfiuv]J
EL
8P
IQ
HUO9
np
SJATSNEUXS,]
IAUSUENY
e;
ep
oBedemey
‘ÿ
S29UUOP
S2P
UODUSISUOT)
JUOUOYIDAT
(A4N)
AUMIOA
SE4
21H][]
U9
AUOZ
E]
9P
2[1099,]
apromnpe.p
ejeneds
uoyesusAINg
SUISIOA
Sap
18
sojuaspad
|
R
SplotjiNpe
2pI9T99suI
ynpoid
sp
s8epuedo
souuos4sd
Sep
210244
uorowiofuy
Jed
saynpe
sonbisnout
sep
Hurunj4
UOHUDAADIUL,
] 2P
UOUDADdILX
S2QUUOP
S2P
UOHPUBISUOT)
JUOWOIDAT
aU0Z
2]
9P
UOIEINSIJUOS
]
SUISIOA
S9p
J9
Sojuasa1d
uoJos
‘(San$u09
SUOSIEU
]9
SE
NP
2SS21pE)
O1IeI[I2IWOp
LH9d
juoweyez]
eploninpe
Juewegiei]
‘€
sauuosiod
S2p
21q0]p214
uorpwiofuy
UOHUSAADIUL,
]
2P
UOUDADAIA4Y
2NBI[ORUOp-Hpd
29edS9,]
SUP
uonesIINqEN
S2/q19
SAN91984
$9j
ARS
21900]
21082
aun,p
150d$s21
2j
supp
pnpoid
np
snuuo
PH9D91ÎJe
‘Seju1DAJUO9
uojas
XOYT) jPybds
IUDW9JIDA]
2]
NO
UIDA442}
NP
So9jJUOtu24
12
SonUUOD
SeJUUOp
Sp
2S{jpuyF
SJUOUIOIIRI
SOP
9HOBOLIO,]
JUESSNUCIES
US
S[oUUOIJUSIUI-UOU
SJ9dUuT
Sa]
JAI]
SO[PJUSUIQUUOIAUS
SAJUIBIUO9
UO[9S
XIOU9
9P
JHIIQISSOd
8PI9RINPE,I
8P
XI
TFAAG
10
AD
SAF
XRD
JUOUDHDAI
2
SH]DPOU
SD
12
8jJeUU0ISIA2Ad
21402
Dj
8p
UOISSIMSUD.1]
S2P19109$U1
SyInpoid
S2P
SIa-D-S14
UO99J044
9p
28DSSAIN
(UOHDINSNOWEP
2p
An91D49d0,
j
10
SUP.
404
Sp4a9p)
seanbid
$9]
241409
U01J981044
9p
28DSS9IN
19DJU09
9p
9$l4d
2S0JLAOQIE
oun
e
sapsodxo
Juatuaponuajod
no
sajuioye
souuosiod
XNB
UOTU9A9IA
9p
988SSOUI
9]
21OUISULIL.
reneds
JUSTE
9]
ANS
JOULIOJU}
UOTJUSAISJUI,P
9U0Z
E]
op
uorendod
e] je
(sajeso]
S9IAT)99]09)
soureusyied
So]
ISULIOJU]
agissod
is
Juewajurofuoa
o9$s1[291
‘uoreu1oqui,p
oubeduwe
SeUlU1]9
9419
juvanod
ou
Sons
Sa
Anod
fypziod
y1a1nddb
UN
D24D
2P1914
40]
2p
UOIOSUIAINd
SOAIDAAD]
SOUS
S2]
AOULUA]T
2180[0d4}
oun
Juenqliye
Moi
u9
s2/d0qjb
‘2p
U9
SHJONPOId
SAJIBAIE]
SOUS
Sa]
IOSUSIOY
sou
Soj
9nu02
oz]
38
onbibojouojus
uon2odsoiSA[OSI
SB9
Sap
nOJNe
oNUSqUIEUU
9inp200id
-
se9
sop
S[[O0PIAIPUI
UOTS98
EI
9p
1918
489
o[quorrdde
UOU
:SISÂO]J
S9]
SUEP
S
NB9JAIU
ULH}EUeH0
ULOUEH2C
auHUoUeJ0
(joimeu
siqaiAd
:xo)
|
9ANPUIOHE,]
SP
SHOPOLO
J9
SO[BJUSWIQUUOITAUS
SAJUIBIJUOO
UO[OS
SB9
S9p
P
À
JAnb
que}
suorse
sop
aynsmod
- I9407
onbeus
suep
smof
ÿ-£
9p
so99edso
suoresHioapnd
7
sauojy90ne
$9
Sop
& À [1nb
UE}
SUON9E
s9p
aymsmod
- 1407
onbeuyo
suep
smof
ÿ-£
9p
So99edso
suoresiigAnd
7
souojuy90ne
$29
Sop
sInOJNe
S[[BAISJUI,P
SANOf
p-€
8
SuorjesLiIsAgNd
7
uorestisaqnd
I
2PIDIHINPE,L 8P XIOU9
2191194
np
jeneds
juour9yIe4)
sInof
€-7
ms
‘NO
sinof
€-5
Jns
‘NO
"HOS
o[ un
‘ooumof
us
96essed
uf}
‘2919PISU09
298JINS
E]
9p
98eju99.nmod
un
JnS
[EHIUI
SE9
NP
JUOUIATEE
np
9119891JJ0,]
Inod
n[osqe
JISS00QU
IS SU
np
aJerpeuur
uxo1d
8 ‘MO
SJU3SqE
S2P
2491949914
(se9
np
moe
wc)
ayoordder
2nauHod
suep
juowonbiun
- SI94OJ
SOP
9[[IEJ
12
SJUSUIS]EUSIS
Sap
ouuy}Âi
UOJ9S
Ino
(ses
np
moe
OS)
oy901dder
snautiod
suep
juotuenbrun
- 12407
NP
III]
39
SJUSUIS[EUSIS
S9P
SUIUJAI
UOJOS
INO
Imomne
‘smof
€-7
ins
‘MO
|
(so
np
none
WOç--)
sysoddez
anauod
SUEP
MO
(uIe119)
np
uoleMSIJUO9
8]
UOJOS
‘SR
np
none
WQÇ-)
syos01ddei
anauLod
sup
MO
Soyonoy
siorrenb
sa
suepl
SIR[91
9P
UONESIIQON
‘Soinbid
sp
19
SJ
Sop
uoruoAgid
e]
Inod
mo
Sou9n0J
SISIHenD
So[
SUP
SIRJSI
2p
UOTBSITIQOM
‘soinbid
sop
Je
SoJ$
sop
uonuoaA9uïd
8j inod
no
sambid
sop
je
sous
Sap
uoruoaAgid
8j
nod
mo
sainbrd
sap
39
sois
sap
uoqusaAgid
ej inod
no
91IBIFOIMOP H9d
juowoJie41}
UONUULIOJUI,p
ou3edue9
|
uoTusA9Id
9p
saimsoul
sop
Jonbridde,p
uie
soxreoridoird
Se]
IOULIOJUI
Inod
mo
uorquaAgid
ap
sainsou
sop
1onbrdde,p
uiye
sarejouidoid
so]
Jouuojur
inod
mo
uOTU9A9IA
9p
sansou
sop
Jonbrrdde,p
ue
soneyoidoid
SO]
JOULIOJUI
Inod
no
uOTJUaADId
op
soInsout
sop
Jonbirdde,p
uIye
sarieJotidoid
SO
JOULIOJU
Inod
Ino
2PDUIMPE
JUSW9NEI}
|
3Pp
SaJUIB1FUOD
S3P
2491949941
("amenuaque
ajgnbus
‘usod
nopuod
98s1d)
9IIGAIU]
UE
W9PI
‘In
ÿ
7
9jn]
3°
onbiSo[owoqus
pr
mo
HePr
MO
Mer
us
sojqe[eaid
saourssreuuos
pal
Toboadsou
d
;
ap
aou9$q
IS
INO
‘
SI9AOJ
Jed
suon9e
Sap
ue]Iq
- [JONPIAIPUI
J9
JSUPIAIPUI
[PNPIAIPUI
uOTJBULIOJUI
SI940J
Jed
suorse
sep
zioddei
aureqin
s1$0[oudIou
eJ
8
osjdepe
sarnauuuiod
sep
uolisny
onbnewaisfs
yroddez
:sjuourereusrs
9P
21QuIOU
J9
SUIUJÂI
UOF9S
39
enbaeuwasAs
iodder
auIeqin
arsopoydiou
ej
e
ag1depe
1040]
np
SE9
S9P
Saad
Sep
UOISN}
UIB.LI9]
NP
SIN091
sa]
19
SanbL10]SIU
soouuop
S9[
JUBISQJUI
U9
LOI
je
onbreua3sés
Hoddei
01391
19
o1yde1$07189
UIRLI9J
NP
SINOJOI
Sa]
19
Sonbl103sI4
Soouuop
S9
JULISQIUI
US
LOS]
2191194
p neoaIu
£ NU9AIU
Z NB9AIU
L nESAIU
S311078.19d0
sapou
*NV'Id
NA
XNA
VAHAIN
XNA
V
SHDDOSSV
SHHIOLVAHAHdO
SHAON
SA
ALLdIHISAC
:ENVAHIAVL