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unknown - dossier PDA au 25 01 20243
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Sainte-Hélène.
Lien du pdf (unknown - dossier PDA au 25 01 20243)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Histoire et mémoire, Aménagement du territoire,
EH
à
MINISTERE
DE LA CULTURE
Liberté
Ega, lité
Fraternité
SAINTE-HÉLÈNE (MORBIHAN)
FONTAINE DU BOURG
Inscrite monument historique le 29 mars 1935
PÉRIMÈTRE DÉLIMITÉ DES ABORDS
Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne
Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine du Morbihan
1SOMMAIRE
1. Le cadre juridique
1.1 La protection au titre des monuments historiques
1.2 La protection au titre des abords
1.3 Procédure de création du périmètre délimité des abords
2. La commune de sainte-Hélène
2.1 Sa géographie
2.2 Son histoire
2.3 Son patrimoine
3. La fontaine du bourg
3.1 Localisation
3.2 Description
3.3 Histoire
3.4 Travaux
4. Le périmètre délimité des abords
4.1 Le périmètre de protection actuel de 500 mètres
4.2 Proposition de périmètre délimité des abords au regard du périmètre actuel 4.3 Rroposition du nouveau périmètre des abords
21. Le cadre juridique
1.1 La protection au titre des monuments historiques
Il existe deux niveaux de protection au titre des monuments historiques,
le classement et l’inscription, le classement étant le niveau le plus élevé.
Sont classés monuments historiques les immeubles dont la conservation
présente un intérêt public au point de vue de l’histoire ou de l’art. Les
immeubles qui ne justifient pas un classement mais qui présentent un
intérêt historique ou artistique suffisant pour être préservés peuvent être
inscrits monuments historiques.
Dans les deux cas la protection est fondée sur l’intérêt patrimonial du
bien culturel, mais sont également pris en compte sa rareté, son
exemplarité, son authenticité et son intégrité.
La procédure de classement est prévue par les articles L.621-1 à L.621-6 et R.621-1 à R.621-5 et R.621-7 du Code du patrimoine
La procédure d’inscription est prévue par les articles L.621-25, L.621-26 et R.621-53 à R.621-58 du Code du patrimoine.
1.2 La protection au titre des abords
La protection au titre des abords constitue une servitude d’utilité
publique. Elle s’applique aux immeubles ou ensembles d’immeubles qui
forment avec un monument historique un ensemble cohérent ou qui sont
susceptibles de contribuer à sa conservation ou sa mise en valeur.
Cette protection au titre des abords remonte à la loi du 25 février 1943
modifiant la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques.
Elle a instauré l’avis de l’architecte des bâtiments de France pour tous
travaux de construction, de transformation ou de modification réalisés
dans un périmètre de 500 mètres autour d’un monument historique
inscrit ou classé et dans son champ de visibilité (visibles depuis le
monument ou visible en même temps que celui-ci).
Le 13 décembre 2000, la loi solidarité et renouvellement urbain a
donné la possibilité de transformer la servitude automatique des 500
mètres générée par la protection des monuments historiques en un
périmètre de protection modifié (PPM) visant à limiter les abords des
monuments historiques aux espaces les plus intéressants sur le plan
patrimonial et qui participent réellement de l’environnement du
monument .
La loi relative à la Liberté de la Création, de l’Architecture et au
Patrimoine (LCAP) du 07 juillet 2016 fait évoluer cette disposition en
créant les périmètres délimités des abords (PDA), s’ensuit la
modification de l’article L.621-30 du code du patrimoine qui prévoit
dès lors que la protection au titre des abords s’applique aux
« immeubles ou ensembles d’immeubles qui forment avec un monument
un ensemble cohérent ou qui sont susceptibles de contribuer à sa
conservation ou sa mise en valeur ».
Le tracé du périmètre délimité des abords se justifie dès lors au regard
de cette définition. La délimitation du périmètre, qui tient compte du
contexte architectural, patrimonial, urbain et paysager, forme un
ensemble cohérent avec le monument historique concerné, sans notion
de covisibilité. Au sein de ces périmètres tous les avis de l’architecte
des bâtiments de France deviennent conformes.
Code du patrimoine, article L621-30
31.3 Procédure de création du périmètre délimité des abords
Le périmètre délimité des abords est créé par décision de l’autorité administrative, sur proposition de l’architecte des bâtiments de France ou de l’autorité compétente en matière de document d’urbanisme. Lorsque la proposition émane de l’architecte des bâtiments de France elle est soumise à l’accord de l’autorité compétente en matière de document d’urbanisme et vice-versa.
A défaut d’accord de l’un ou de l’autre la décision est prise, soit par l'autorité administrative après avis de la Commission régionale du patrimoine et de l'architecture lorsque le périmètre ne dépasse pas la distance de cinq cents mètres à partir d'un monument historique, soit par décret en Conseil d’État après avis de la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture lorsque le périmètre dépasse la distance de cinq cents mètres à partir d’un monument historique.
Lorsque le projet de périmètre délimité des abords est instruit concomitamment à l'élaboration, à la révision ou à la modification du plan local d'urbanisme, du document d'urbanisme en tenant lieu ou de la carte communale, l'autorité compétente diligente une enquête publique conjointe sur le projet de document d'urbanisme et sur le projet de périmètre délimité des abords. Les enquêtes publiques sont réalisées dans les formes prévues au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement.
Le périmètre délimité des abords constitue une protection se traduisant par une servitude d’utilité publique (AC1 : servitude de protection de monument historique), son tracé est annexé au PLU dans les conditions prévues à l’article L.126-1 du Code de l’urbanisme.
4Cabdan ISA DE) p.34 | ° ( Hennebont 1
Coët Crann
+ Trésuraÿ
Kervignace
Ÿ _|Plouhinec GS,
è
ale Magouéro
Plo Stlaurent
2. La commune de Sainte-Hélène
géoportail Atlas du patrimoine
2.1 Sa géographie
Sainte-Hélène est une commune du Sud du Morbihan située à 12 km de
Lorient et à 34 km de Vannes à vol d’oiseau, elle appartient au canton
de Pluvigner et à l’intercommunalité Blavet Bellevue Océan
Communauté. Située sur la rive droite de la ria d’Etel, elle a des
frontières terrestres et maritimes avec les communes de Plouhinec,
Merlevenez, Nostang et Locoal Mendon.
La commune qui s’étend sur une superficie de 800 hectares se compose
au 2/3 de terres agricoles et bocagères et 1/3 de forêts, les zones
urbanisées ne représentant guère plus de 5,5 % de son territoire. Le
relief est presque absent de la commune, l’altitude maximale de la
commune n’étant que de 20 mètres.
Son littoral qui borde la ria d’Etel s’étend sur 13 km, alternant petites
criques sablonneuses et pointes rocheuses, il est formé principalement
de vasières utilisées par les ostréiculteurs pour y implanter leurs parcs à
huîtres. L’ostréiculture représente la première activité économique de
la commune.
Cette petite commune de 1262 habitants (recensement 2019) présente
un habitat dispersé sous forme de hameaux et de fermes isolées
implantés à proximité de la ria mais repoussé du littoral à cause des
nombreuses vasières qui le bordent. Son bourg, excentré à l’Ouest de
son territoire, s’est étendu depuis quelques décennies avec la création
de quelques lotissements, principalement situés au Nord de son axe
routier principal Est-Ouest.
5Le bourg, reconstruit après les ravages de la seconde guerre mondiale, s’organise autour d’une rue principale, de façon relativement compacte. Les nouvelles constructions se font sous forme de lotissement à proximité immédiate du centre-bourg.
Cadastre napoléonien Géoportail 1950-1965
Géoportail 2006/2010 Géoportail 22/08/2019
62.2 Son histoire
Les ruines d’un fortin d’époque romaine et d’une villa gallo-romaine à
proximité du château de Kerfrezec au Nord-Est de la commune
attestent de la présence humaine sur le territoire de la future commune
dès l’Antiquité.
Au Moyen-Age, en 1037, le normand converti Gurki fait don à
l’abbaye bénédictine Saint-Sauveur de Redon d’un groupement de 7
villages (Kerentreh, Kerguiscoiarn, Kerguellan, Kervigné, Le Moustoir,
Kerven et Kercadec) pour former le territoire « Kaer-en-Moustoir » (le
« village du monastère) qui prendra plus tard la dénomination de
« Locoal-Hennebont ».
Au temps moderne, la future paroisse de Sainte-Hélène qui portait le
nom de frairie d’Hennebont était l’une des 4 frairies de la paroisse de
Locoal. Une ordonnance épiscopale en date du 6 nov 1786 érige en
trève (succursale de la paroisse) la frairie de Sainte-Hélène.
C’est en 1790 après la révolution que la commune de Sainte-Hélène est
créée en regroupant une partie du territoire de la paroisse de Locoal
avec la paroisse de Sainte-Hélène. Elle prend le nom de l’église
paroissiale dédiée à Sainte-Hélène (Santez-Elen), sainte patronne des
teinturiers, des marchands de clous et d’aiguilles. La première mention
d’une chapelle Sainte-Hélène remonte seulement à 1588, une tour
porche lui est ajoutée en 1738.
En 1802 la paroisse de Sainte-Hélène est créée, elle devient un lieu de
pélérinage fréquenté à partir de 1817 après qu’elle ai reçu du pape
Clément XI des reliques de Sainte-Hélène et de Saint-Etienne.
En 1842, sur ordonnace du roi, les villages de Kerfrézec, Magouerec,
Kergourio, Lizourdenn, Kerandrun et Kergoff sont détachés de
Plouhinec pour former la nouvelle commune de Sainte-Hélène dans son
territoire actuel.
Lors de la 2ème guerre mondiale, la commune qui fait partie de la
poche de Lorient en 1944-1945 a été ravagée à 90 % par les combats.
Son église est en grande partie détruite, elle sera restaurée entre
1950/1951, l’ancienne charpente en bois sera alors remplacée par une
charpente en béton.
Avec la reconstruction, le béton et le bitume s’imposent au détriment de
l’église et de la fontaine qui ont vu leur environnement terni au fil des
années.
2.3 Son patrimoine
Un inventaire du patrimoine de la commune a été réalisé en 2009 par les
services de l’inventaire, il a porté sur l’ensemble des éléments bâtis
jusqu’en 1950.
De l’époque mégalithique on dénombre trois vestiges signalés par
Zachrie Le Rouzic ; le dolmen « Roch en Diault », un tertre tumulaire et
un dolmen ruinés. De l’âge de fer six stèles ont été répertoriées.
De son architecture religieuse il ne subsiste aujourd’hui que l’église
paroissiale et la chapelle de Kerdavid construite en 1856.
Huit croix ont été recensées sur la commune dont trois situées au centre
du village : la croix du Lannic (déplacée dans le bourg), la croix de
l’ancien cimetière de 1858 et la croix de mission de 1861 adossée à
l’église dont ne reste que le soubassement en forme d’autel galbé.
En plus de la fontaine du bourg, cinq autres fontaines non sacrées ont
été recensées.
7Croix du Lannic
Croix de l’ancien
cimetière
81
2
3
4
6
7
8
9
5
91 1 2 3
4 5 6
7 8 9 103. La fontaine du bourg
3.1 Localisation
La fontaine est située sur le domaine public au centre du bourg de Sainte- Hélène à l’Est de l’église.
Erigée au XVIIIème siècle, la fontaine actuelle a remplacé une autre plus ancienne dont il ne reste pas de trace.
Située à proximité immédiate d’un carrefour très emprunté, le passage des véhicules au ras de l’enclos de la fontaine avait entraîné une dégradation notable de l’édifice. Afin de garantir sa préservation, la commune qui entreprend à partir de 1999 des travaux d’envergure d’aménagement du centre-bourg met en place une déviation de la circulation permettant la suppression de toute circulation automobile devant la fontaine qui s’inscrit désormais dans un espace piétonnier. A cette occasion, la place de la mairie qui jouxte l’édifice est également réaménagée.
3.2 Description
De plan carré, elle est constituée d’un mur de pierre de taille
accueillant une niche à Saint avec console, de deux piles carrées
supportant un entablement avec baldaquin composé de quatre arcs
de pierre et surmonté d’un motif terminal sous forme de boule.
11 Photos anciennes – non datéesCiviles ou de dévotion, accompagnées de lavoir ou non,
les fontaines sont nombreuses dans le Sud Morbihan. Dans
les communes situées autour de la Ria d’Etel, les plans
cadastraux du 19ème siècle mettent en évidence la
présence presque systhématique d’une fontaine à
proximité de chaque village. Beaucoup d’entre elles,
souvant les plus simples, constituées d’un simple trou
maçonné, ont disparues dans la végétation faute
d’entretien.
On distingue deux principaux types de fontaines sur le
secteur.
Les fontaines de type dit à pignon, traditionnelles dans
l’Ouest de la Bretagne. La chapelle saint-Méen à Ploëmel
datant du 16ème siècle qui accompagne la chapelle du
même nom est la plus importante par son décor et ses
dimensions. Un autre exemple plus modeste est celle
rattachée à la chapelle Sainte-Marguerite de Locoal-
Mendon datant du 17ème siècle.
Le type le plus présent est la fontaine à piliers. Elles se
composent d’un bassin carré à recouvrement pyramidal en
pierre de taille porté par un mur du fond et de deux piliers
en façade.Plus particulières encore au territoire puisqu’on
ne les trouve presque qu’ici sont celles à dôme glabé,
comme la fontaine Saint-Cornely à Plouhinec ou encore la
fontaine de kergornet de Merlevenez toutes deux du 18ème
siècle.
Avec son dais constitué de quatre arcs de pierre, la
fontaine de Sainte-Hélène est unique sur le secteur. Elle
rappelle la fontaine du presbytère de Questembert bien
plus à l’Est du département qui est composée d’un simple
baldaquin à trois arcs de granit posé sur un bassin.
Fontaine Saint-Méen à Ploëmel
Fontaine du presbytère à Questembert
Fontaine Sainte-Marguerite à locoal-Mendon
Fontaine Saint-Cornely à Plouhinec
Fontaine de Kergornet à Merlevenez
3.3 Histoire
125
MINISTÈRE
Ne
ET 1) PAU
Le A
o Abe BEAUX-ARTS.
INVENTAIRE SUPPLÉMENTAIRE
DE»
MONUMENTS HISTORIQUES.
22-484-J, 4244-29.
(10718).
. RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE.
ARRÊTÉ.
Le Ministre de l'Éducation Nationale
L e-Maixrerre DETINSTRECTION—R eo + naRaise done
RES,
Vu la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques et
notamment l'article 2, modifié et complété par la loi du 23 juillet 1927;
La Commission des monuments historiques entendue;
ARRÊTE :
ARTICLE PREMIER.
La fontaine du bourg de Ste-K£lène (Morhihan)
appartenant
est inscrit _€ sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. *
ART. 2.
Le présent sus” _. SOUS à au Préfet du département, pouf, ee
archives de la préfééeure fan maire de la commune d
qui seront respousables, chacun en ce qui le concerne, de son exécution,
2 OMARS:23
PAR DÉLÉSET'ON Cf PÉCIALE :
£e Birecieur ns Pass Benux-Crts
EE EP
La fontaine de Sainte-Hélène fait l’objet de plusieurs légendes. Lorsqu’un marin disparaissait, sa femme s’enquérait du sort du marin disparu en déposant un morceau de pain sur l’eau du bassin; s’il flottait la personne était en vie, s’il coulait c’est qu’il était mort.
Une autre vertue est rapportée en 1898 par Amédée le Guillotin de Corson « Les pélerins se rendent à Sainte-Hélène pour obtenir de Dieu de trouver ce qu’ils désirent (…), la découverte des choses utiles à la vie : un banc de sardines, s’ils sont pêcheurs. On dit même que nombre de jeunes filles viennent au pardon pour trouver de bons maris.
13
Puiseurs d’eau donnant à boire aux pélerins lors du pardon (18 août)3.4 Travaux
Dans le cadre des travaux d’aménagement du centre-bourg, la
commune entreprend en 2001 des travaux de restauration de
la fontaine et de son enclos ainsi que l’aménagement des
abords de l’édifice.
Elle aménage ses abords immédiats en décaissent la chaussée
autour de l’enclos afin de réaliser des gradins en granit. Des
pavés anciens sont alors posés entre ces gradins et les murs
d’enclos.
Quant à l’édifice lui-même les travaux ont consisté en :
- le démontage et remontage du mur d’enclos permettant
l’élimination de toutes les parties en béton et enduits
inadaptés,
- la réfection du dallage au sol et mise en place d’un drainage
en dessous,
- la surélévation du mur entre la fontaine et la mairie de 50 cm
et son prolongement jusqu’aux gradins, son couronnement en
pierres plates en remplacement du couronnement en béton,
- la réfection de l’ensemble des joints des murs, du dallage et
de la fontaine.
Avant travaux d’aménagment et de restauration - 2001
Avant travaux d’aménagement et de restauration - 2001
1415
4. Le périmètre délimité
des abords
4.1 Le périmètre de protection
actuel de 500 mètres
Fond de plan : Atlas du patrimoine
Monument historique
fontaine du bourg
Rayon actuel de 500 mètres
de protection des abords1”
Lo»
16
4.2 Proposition de périmètre
délimité des abords
au regard du périmètre actuel
Fond de plan : Atlas du patrimoine
Proposition de périmètre
délimité des abords
Rayon actuel de 500 mètres
de protection des abords
Monument historique
fontaine du bourgSG
SS
5
17
4-3 proposition du nouveau périmètre des abords
Monument historique
fontaine du bourg
Proposition de périmètre
délimité des abords
Le projet de périmètre délimité des
abords de la fontaine tient compte de
son implantation en coeur de bourg.
Quelques bâtiments d’intérêt
achitectural permettent de déterminer
les limites d’un écrin à l’édifice.
L’urbanisation tardive sous forme de
lotissements péri-urbains ne présente
pas d’intérêt et se trouve donc exclue
du nouveau périmètre.18
Étude de périmètre délimité des abords – commune de Sainte-Hélène (56) – fontaine du bourg – IMH le 29 mars 1935 réalisation DRAC Bretagne / Unité départementale de l’architecture et du patrimoine du Morbihan – janvier 2023