Offres
API
Connexion
Documents similaires
Déliberation - Deliberation motion Finances Locales
Déliberation - D2022 7 2 Motion sur les Finances Locales
Déliberation - motion sur les finances locales
Déliberation - D2022 9 4 Signature dune motion de lAMF sur les fi
Déliberation - 2022 25 Delib motion finances locales
Déliberation - Delib. 035 2022 Motion sur les Finances Locales
Convocation - Délibération n°2022 DE 60 Motion sur les finances
Séance - 2022.44 Motion sur les finances locales
Convocation - MOTION ALERTE FINANCES LOCALES
Déliberation - DELIB1108 MOTION FINANCES LOCALES
Déliberation - Deliberation motion Finances Locales
Document publié le Dimanche 1 janvier 2023 par la commune de Mainzac.
Lien du pdf (Déliberation - Deliberation motion Finances Locales)
Thèmes du document : Fiscalité, Économie et finances, Investissement et développement économique,
MAIRIE DE République française
MAINZAC FÉES DEPARTEMENT DE LA CHARENTE
EXTRAIT DU REGISTRE DES
DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL
DEPARTEMENT
DE
LA
CHARENTE
www.mainzacl6.fr
rar ®482000 N° Délibération: DE_2022_013 Séance du vendredi 25 novembre 2022
Membres en exercice : 8 Date de la convocation: 18/11/2022 L'an deux mille vingt-deux et le vingt-cinq novembre
l'assemblée régulièrement convoquée, s'est réunie sous la Présents : 8
présidence de Patrice DOMINICI,
Votants: 6 Présents : Annette DELAGE, Régine DELAGE, Patrice Secrétaire de sé . DOMINICI, Alexandre GERVAIS, Jean-Luc GERVAIS, Katarzyna
ecrétaire de séance: GREER, Eileen HAMMOND, Romain LABICHE Régine DELAGE
Représentation:
Excusés:
Absents:
Motion Finances Locales
Le Conseil municipal de MAINZAC exprime sa profonde préoccupation concernant
les conséquences de la crise économique et financière sur les comptes de la
commune, sur sa capacité à investir et sur le maintien d’une offre de services de
proximité adaptée aux besoins de la population.
Nos communes et intercommunalités doivent faire face à une situation sans précédent :
Estimée pour 2022 et 2023 à environ 5,5%, l'inflation, à son plus haut niveau depuis 1985, va faire augmenter les dépenses annuelles de fonctionnement de plus de 5 Md£. Les coûts de l'énergie, des produits alimentaires et des matériaux connaissent une hausse spectaculaire qui à elle seule compromet gravement l'équilibre des budgets de fonctionnement et les capacités d'investissement des communes et de leurs intercommunalités. Enfin, l'augmentation de 3,5% du point d'indice, mesure nécessaire pour les agents territoriaux, ajoute une charge supplémentaire de 2,3 Md£€ pour nos collectivités.
Après quatre ans de baisse des dotations de 2014 à 2017, la réduction des moyens s’est poursuivie depuis 2017 avec le gel de la DGF et la baisse chaque année des attributions individuelles pour plus de la moitié des collectivités du bloc communal.
Les projets de loi de finances et de brogrammation des finances publiques proposent de rajouter encore des contraintes aVée"la'suppression de la CVAE et une nouvelle restriction des interventions des Contrôle de légalité
1 Date de réception de l'AR: 26/11/2022
016-211602032-20221125-DE_2022_013-DEcollectivités locales, à hauteur de 15 Md£ d'ici 2027, par un dispositif d'encadrement des dépenses comparable à celui dit de Cahors et visant un plus grand nombre de communes et d'intercommunalités.
Ces mesures de restriction financières de nos communes ne se justifient pas : les collectivités ne sont pas en déficit et les soldes qu’elles dégagent contribuent au contraire à limiter le déficit public.
Les erreurs du passé ne doivent pas être reproduites : depuis 2014, la baisse cumulée des dotations, qui représente un montant de 46 Md£€ a conduit à l'effondrement des investissements alors que les comptes de l'Etat n'ont fait apparaître aucune réduction de déficit: celui de 2019, juste avant la crise sanitaire, est resté au même niveau qu’en 2014 (3,5% du PIB).
Face à l'impact de la crise économique, il est essentiel de garantir la stabilité en Euros constants
des ressources locales pour maintenir l'offre de services à la population, soutien indispensable au pouvoir d'achat des ménages.
Face à la faiblesse de la croissance annoncée à 1% en 2023, l'urgence est également de soutenir l'investissement public local qui représente 70% de l'investissement public et constitue une nécessité pour accompagner la transition écologique des transports, des logements et plus largement de notre économie.
Dans un contexte de crise mondiale, le Parlement doit prendre la mesure de cette réalité et permettre aux communes et intercommunalités de disposer des moyens d'assurer leurs missions d'amortisseurs des crises.
La commune de MAINZAC soutient les positions de l'Association de Maires de
France qui propose à l’Executif :
- d'indexer la DGF sur l'inflation 2023, afin d'éviter une nouvelle réduction des moyens financiers du bloc communal de près de 800 millions d'euros. La revalorisation de la DGF est également indispensable pour engager une réforme globale de la DGF, visant notamment à réduire les écarts injustifiés de dotations.
- de maintenir l’indexation des bases fiscales sur l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de novembre 2022 (+6,8% estimés).
- soit de renoncer à la suppression de la CVAE, soit de revoir les modalités de sa suppression. Adossée à la valeur ajoutée et déductible du bénéfice imposable à l'IS, la CVAE n'est pas déconnectée des performances de l'entreprise, elle n’est pas un impôt de production mais constitue un lien fiscal essentiel entre les entreprises et leur territoire d'implantation.
Les collectivités ne sont pas responsables du niveau élevé des prélèvements obligatoires, la fiscalité locale ne représentant que 6,5% du PIB sur un total de 44,3%.
ait aboutir, il serait alors indispensable de la remplacer par une collectivités garderaient le pouvoir de taux et/ou d'assiette. Dans
Si la su i la-CVAE-de:
ion locale, sûr laquelle les
Contrôle de légalité
2 Date de réception de l'AR: 26/11/2022
016-211602032-20221125-DE_2022_013-DEl'attente d'un dispositif élaboré avec les associations d'élus, la commune de MAINZAC demande un dégrèvement permettant une compensation intégrale.
- de renoncer à tout dispositif punitif d'encadrement de l’action locale. Les 15 Md£ de restrictions de dépenses imposés aux collectivités locales d'ici 2027 sont en réalité des restrictions imposées à la population car c'est autant de moins pour financer l'offre de services.
- de réintégrer les opérations d'aménagement, d’agencement et d’acquisition de terrains dans
l'assiette du FCTVA. Cette réintégration doit être opérée en urgence pour permettre notamment aux collectivités locales frappées par les incendies d’avoir de nouveau accès au FCTVA pour l'aménagement des terrains concernés.
- de rénover les procédures d'attribution de la DETR et de la DSIL pour permettre une consommation des crédits votés en lois de finances. En particulier, la commune de MAINZAC demande la suppression des appels à projets, et, pour l'attribution de la DSIL, l'instauration d’une commission d'élus et la transmission des pouvoirs du préfet de région au préfet de département. Cette même logique doit prévaloir pour l'attribution du « fonds vert ».
La commune de MAINZAC demande que la date limite de candidature pour la DETR et pour la DSIL intervienne après le vote du budget primitif concerné. Cette évolution permettrait de donner plus de temps aux échanges avec les services de l'État et d'appréhender l’ensemble des projets éligibles.
Enfin, dans un souci de simplification, lorsque le cumul des deux dotations est possible, il faut que le même dossier puisse servir à l'instruction de l'attribution des deux dotations.
Concernant la crise énergétique, la Commune MAINZAC soutient les propositions
faites auprès de la Première ministre par l’ensemble des associations d’élus de :
— Créer un bouclier énergétique d'urgence plafonnant le prix d'achat de l'électricité pour toutes les collectivités locales, éventuellement assorti d'avances remboursables.
— Permettre aux collectivités de sortir sans pénalités financières des nouveaux contrats de fourniture d'énergie, lorsqu'elles ont dû signer à des conditions tarifaires très défavorables.
— Donner aux collectivités qui le souhaitent la possibilité de revenir aux tarifs réglementés
de vente (TRV) — c'est-à-dire aux tarifs régulés avant l'ouverture à la concurrence - quels que soient leur taille ou leur budget.
mise au Préfet et aux parlementaires du département.
ANGOULEME
Contrôle de légalité
3 Date de réception de l'AR: 26/11/2022
016-211602032-20221125-DE_2022_013-DEVote exprimé à bulletin secret: 8 Vote "Pour": 8 Vote "Contre": O0 Vote "Abstention": 0
Après en avoir délibéré et à l'unanimité des membres votant, le Conseil municipal, accepte
cette délibération telle que décrite.
Fait et délibéré les jour, mois et an que dessus, au registre sont les signatures, pour extrait conforme,
Le Maire, DOMINICI Patrice
RF
ANGOULEME
Contrôle de légalité
Date de réception de l'AR: 26/11/2022
016-211602032-20221125-DE_2022_013-DE