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Document publié le Samedi 31 décembre 2022
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Seignanx - 2023 03 03 annexe1 ROB 2023 1)
Thèmes du document : Économie et finances, Fiscalité, Investissement et développement économique,
Table des matières
Table des matières
1. Préambule..................................................................................................................................... 1 1.1. Le Contexte international et national : rétrospective de l’année 2022 .................................................. 1 1.1.1. Reprise de l’économie post-Covid....................................................................................................... 1 1.1.2. La guerre en Ukraine ........................................................................................................................... 1 1.1.3. Une hausse de l’inflation..................................................................................................................... 2 1.1.4. Normalisation monétaire initiée en conséquence .............................................................................. 3 1.2. Les perspectives de croissance revues à la baisse pour 2023 en France ............................................... 4 1.3. Une inflation élevée en 2023 qui tend à diminuer en 2024 .................................................................. 5 1.4. Nouvelle hausse des taux directeurs afin de lutter contre l’inflation .................................................... 6 1.5. Le déficit public en France...................................................................................................................... 6 2. Les grandes lignes de la Loi de Finances pour 2023 et des Lois de Finances Rectificatives pour 2022 concernant les EPCI .................................................................................................................... 7 2.1. Le dispositif, introduit puis supprimé, des contrats de confiance ......................................................... 7 2.2. Des dispositifs de soutien face à la hausse des prix de l’énergie ........................................................... 7 2.3. Retour sur la réforme des indicateurs financiers ................................................................................... 7 2.4. Le coefficient de revalorisation forfaitaire des bases de fiscalité pour 2023 ........................................ 8 2.5. Les autres mesures concernant la fiscalité locale .................................................................................. 8 2-5-1-Disparition de la CVAE ..................................................................................................... 8 2-5-2-Taxe d’habitation ............................................................................................................... 9 2-5-3-Taxe Foncière .................................................................................................................... 9 2-5-4-Taxe d’aménagement ....................................................................................................... 10 2.6. La Dotation Globale de Fonctionnement ............................................................................................. 10 2-6-1-La Dotation d’Intercommunalité ..................................................................................... 10 2-6-2-La Dotation de Compensation des Groupements ............................................................ 10 2.7. Le soutien à l’investissement local ....................................................................................................... 11 3. La prospective financière de la Communauté de communes du Seignanx (budget principal) ...... 12 3.1. Les données générales et le résultat.................................................................................................... 13 3.1.1. Les grandes masses financières........................................................................................ 13 3.1.2. Fonds de roulement et résultat des exercices ................................................................... 16 3.1.3. L'endettement ................................................................................................................... 16 3.2. Les soldes intermédiaires de gestion ................................................................................................... 18 3.2.1. Les épargnes ..................................................................................................................... 18 3.2.2. Effet ciseau ....................................................................................................................... 18 3.3. La fiscalité directe ................................................................................................................................ 20 4. Les budgets annexes....................................................................................................................... 21 5. Présentation consolidée du budget principal et des budgets annexes ............................................ 22 6. Les principaux projets (dont opérations pluriannuelles) en € ........................................................ 23 7. Les principales dépenses de fonctionnement et d’investissement en 2023 ................................... 24 7. Le déploiement des ressources humaines ...................................................................................... 25 6.1. L’état des effectifs au 31 décembre 2022 ............................................................................................ 25 6.2. L’absentéisme ...................................................................................................................................... 25 6.3. Répartition prévisionnelle des effectifs pour l’exercice 2023.............................................................. 26Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 1
1. Préambule
Depuis la loi ATR (Administration Territoriale de la République) du 6 février 1992, la tenue d’un Débat
d’Orientations Budgétaires (DOB) s’impose aux collectivités, dans un délai de deux mois précédant l’examen
du budget primitif.
Première étape du cycle budgétaire annuel des collectivités territoriales, le DOB est une étape essentielle qui
permet de rendre compte de la gestion de la Communauté de communes.
L’article 107 de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) du 7 août 2015 a voulu
accentuer l’information des conseillers municipaux et communautaires. Par conséquent le Débat
d’Orientations Budgétaires s’effectue dorénavant sur la base d’un rapport d’orientations budgétaires (ROB)
élaboré par la Présidente et ses collaborateurs sur les orientations budgétaires, les engagements pluriannuels
envisagés, l’évolution des taux de fiscalité locale ainsi que sur la structure et la gestion de la dette.
L’information est même renforcée dans les structures de plus de 10 000 habitants puisque le ROB doit, en
outre, comporter une présentation de la structure et de l’évolution des dépenses (analyse prospective), des
effectifs ainsi que préciser notamment l’évolution prévisionnelle et l’exécution des dépenses de personnel.
Le Rapport d’Orientations Budgétaires n’est donc pas qu’un document interne, il doit en effet être transmis
au préfet du département et faire l’objet d’une publication, conformément au décret n° 2016-841 du 24 juin
2016 relatif au contenu ainsi qu’aux modalités de publication et de transmission du ROB.
Le Débat d’Orientations Budgétaires doit permettre au Conseil communautaire de discuter des orientations
budgétaires qui préfigurent les priorités qui seront affectées dans le budget primitif, voire au-delà pour
certains programmes lourds. Mais ce doit être aussi l’occasion d’informer les conseillers sur l’évolution
financière de l’Etablissement Public de Coopération Intercommunale en tenant compte des projets du
mandat et des évolutions conjoncturelles et structurelles qui influent sur nos capacités de financement.
Le Budget Primitif 2023 devra donc répondre au mieux aux préoccupations de la population de notre
territoire, tout en intégrant le contexte économique national, les orientations définies par le gouvernement
dans le cadre de la loi de Finances 2023 ainsi que de la situation financière locale.
1.1. Le Contexte international et national : rétrospective de l’année 2022
1.1.1. Reprise de l’économie post-Covid
Après les nombreuses vagues de confinement et de plans sanitaires, les acteurs économiques ont pu reprendre le cours de leur vie et en particulier recommencer à consommer. De ce fait, l’activité économique s’est relancée de manière très rapide et des pénuries, notamment sur les semi-conducteurs, sont apparues mettant en tension de nombreux secteurs. Ces goulots d’étranglement ont été notamment responsables de l’augmentation du prix d’un certain nombre de matières premières et biens manufacturés dès les premiers mois de l’année 2022 se traduisant par une inflation déjà préoccupante.
La Chine a maintenu quant à elle une politique dite de « zéro Covid » très restrictive sur l’ensemble de l’année. De nombreux Chinois ont été confinés à la moindre suspicion de Covid et les entreprises sont restées à l’arrêt pendant des jours. L’ancienne usine du monde ne peut plus fournir ses clients et a renforcé les pénuries déjà constatées.
1.1.2. La guerre en Ukraine
Le 24 février 2022, la Russie décide d’envahir l’Ukraine, rappelant aux Européens que les guerres ne se déclenchent pas qu’en dehors du vieux continent. Depuis 2014, les tensions entre Moscou et Kiev n’ont fait qu’augmenter.Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 2
La guerre, dont beaucoup de personnes pensaient qu’elle allait être éclair, dure maintenant depuis plus de 10 mois. Les conséquences indirectes de cette guerre ont souligné la dépendance de beaucoup de pays européens à l’Ukraine et à la Russie. Les exportations russes d’énergies fossiles ont fortement diminué, entrainant certains pays dans une situation énergétique précaire, notamment l’Allemagne qui dépend de Moscou pour son approvisionnement en gaz.
L’offre de gaz naturel étant donc en baisse sur la scène internationale avec une demande toujours soutenue, le prix du gaz a mécaniquement augmenté entrainant une crise énergétique de grande ampleur. Cela viendra alimenter les tensions inflationnistes déjà constatées avec la reprise de l’activité économique post-COVID.
1.1.3. Une hausse de l’inflation
De nombreux facteurs ont eu un impact sur l’évolution des prix au cours de l’année 2022 : - La reprise de l’économie post-pandémie et les pénuries engendrées ;
- Le conflit qui s’est déclaré dans l’est et l’impact sur le prix des matières énergétiques et des
denrées alimentaires ;
- Et enfin, les récoltes de 2022 ont été lourdement impactées par les températures observées
pendant l’année. Selon les études de l’INSEE, les prix des produits agricoles à la production ont
augmenté encore de 13 % en novembre 2022.
Ces éléments ont eu un impact sur l’augmentation des prix avec une inflation, longtemps en dessous de 2%, qui va atteindre des sommets de plus de 10% en zone Euro.
Dans la zone Euro et en France, la hausse des prix à la consommation n’a cessé d’augmenter depuis début 2022, atteignant 10,1% pour la zone Euro et 6,2% pour la France en novembre 2022.
56,3
19,7
11,2
15,6
4,7 2,6
57,7
0
10
20
30
40
50
60
70
Allemagne Italie Pays-Bas Turquie Royaume-Uni France Autres pays d'Europe
En milliards de mètres cubes
Source : BP Energy
Importation de gaz naturel par gazoduc en provenance de Russie en 2020Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 3
1.1.4. Normalisation monétaire initiée en conséquence
La réponse des banques centrales face à ces niveaux d’inflation problématiques s’est traduite par l’entrée dans un cycle de normalisation monétaire. Un des objectifs principaux de ces établissements étant la stabilité des prix et donc un maintien de l’inflation sur un niveau proche de 2%.
La normalisation monétaire s’est traduite par un arrêt des programmes de rachat d’actifs (qui avaient été amplifiés pour faire face à la crise sanitaire) et par une hausse des taux directeurs des différentes banques centrales.
La FED (Banque centrale américaine) a relevé sept fois ses taux directeurs au cours de l’année 2022 pour passer ses taux directeurs de 0,00% à une fourchette de 4,25% - 4,50%. La FED a confirmé qu’elle continuerait d’augmenter ses taux directeurs en 2023 tant que ses objectifs ne seraient pas atteints, à savoir la stabilité des prix et le plein emploi. Cependant, Jérôme Powell, président de la FED, estime que les prochaines hausses seront moins importantes en vue d’un possible ralentissement de l’inflation.
La BCE (banque centrale européenne) a suivi la FED sur sa politique de normalisation monétaire et pour la première fois depuis 2011, a entamé une hausse de ses taux directeurs. Quatre hausses ont eu lieu dans l’année 2022, ce qui a fait une hausse cumulée de 2,50% :
➢ 2,00% pour la facilité de dépôt ;
➢ 2,50% pour les opérations principalement de refinancement ;
➢ 2,75% pour la facilité de prêt marginal.
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
janv.-22 juin-22 nov.-22 avr.-23 sept.-23 févr.-24 juil.-24 déc.-24
Source : Finance Active
Evolution des taux directeurs de la FEDRapport d’orientations budgétaires 2023
Page 4
1.2. Les perspectives de croissance revues à la baisse pour 2023 en France La croissance économique a été marquée par un ralentissement en 2022 avec 2,6% de croissance annuelle du PIB contre 6,8% en 2021. Ce ralentissement est principalement dû au contexte de hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. En effet, l’inflation engendrée a pesé sur la consommation des ménages et la production de biens et de services. La normalisation monétaire initiée par la banque centrale européenne va également jouer à la baisse sur la croissance compte tenu du renchérissement des crédits et donc de la baisse de la capacité à investir des acteurs économiques.
La Banque de France estime un deuxième ralentissement de la croissance en 2023 avec un taux compris entre -0,30% et 0,80% compte tenu des tensions inflationnistes sur le secteur de l’énergie et l’incertitude sur l’issue de la guerre en Ukraine. Une récession, c’est-à-dire un recul du PIB sur deux trimestres consécutifs, est envisagée mais avec un impact limité dans son amplitude et dans le temps.
Les marges des entreprises françaises pourraient continuer à se réduire notamment à cause de la hausse des salaires attendue et de la stagnation de la productivité des salariés. Le prix de l’énergie se répercutera également sur ces marges. Selon une enquête de la Banque de France, 20% des entreprises considèrent que le prix de l’énergie aura un impact sur leurs marges futures alors que la productivité du travail n’augmenterait que de 0,2%. L’investissement des entreprises diminuerait ainsi de facto en 2023 avec la baisse de leur rentabilité.
Les prévisions de croissance pour 2024 ont été revues à la baisse. En septembre 2022, les économistes de la Banque de France prévoyaient un taux de croissance de 1,80% pour 2024 contre 1,20% en décembre 2022. Cette baisse de 60 points de base est due à la remontée des taux d’intérêt plus élevée que prévue, une inflation plus prononcée et enfin à la baisse de la demande des acteurs économiques.
-1,00%
-0,50%
0,00%
0,50%
1,00%
1,50%
2,00%
2,50%
3,00%
Source : Finance Active
Evolution des taux directeurs de la BCE
Taux de facilité de dépôt Taux de refinancement Taux de facilité de prêt marginal
1,90%
-0,79%
6,80%
2,60%
-0,30%
1,20% 1,80% 0,80%
-2,00%
0,00%
2,00%
4,00%
6,00%
8,00%
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Source : Banque de France
Taux de croissance annuelle FranceRapport d’orientations budgétaires 2023
Page 5
1.3. Une inflation élevée en 2023 qui tend à diminuer en 2024
L’inflation en France, mesurée par l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), est estimée à 6% pour l’année 2022. Les prix de l’énergie y contribuent pour beaucoup. En effet, l’inflation sous-jacente (qui exclut les composantes les plus volatiles de l’indice des prix à la consommation dont les prix de l’énergie et l’alimentation et neutralise l’effet sur les prix des mesures fiscales indirectes) serait de 3,5% pour 2022.
Les économistes de la Banque de France prévoient en 2023 à nouveau 6% d’inflation. La hausse de l’IPCH reste stimulée par le prix de l’énergie et notamment la fin des aides de l’Etat sur le carburant, la diminution de la prise en charge liée au bouclier tarifaire et la renégociation des contrats d’énergie des entreprises. Le secteur des services continue de connaitre une augmentation de ses prix due au dynamisme du marché du travail entraînant des hausses de salaires. Pour faire face à une certaine pénurie de main d’œuvre, la France compte créer un titre de séjour pour les métiers en tension.
L’inflation serait amenée à ralentir en 2024 et en 2025 avec une détente sur les prix de l’énergie et l’impact
de la normalisation monétaire. Les économistes de l’OCDE prévoient, en effet, un pic à 7,6% d’inflation début
2023, puis une baisse pour finir par se stabiliser autour de 2,7% en 2024. Ainsi, le pouvoir d’achat des
ménages pourrait repartir à la hausse après des années de diminution. Les augmentations de salaire
combinées à la baisse des prix de l’énergie expliqueraient cette situation favorable pour les ménages.
A ce jour, l’inflation reste, cependant, la préoccupation première des ménages. En effet, 60% des ménages
citent le pouvoir d’achat comme principale préoccupation.
A noter que l’inflation reste toutefois contenue en France par rapport au reste de la zone Euro grâce au
bouclier tarifaire et à la moindre dépendance aux importations de gaz et pétrole Russe d’un point de vue
ressources énergétiques.
Source : IPCH, indice des prix à la consommation harmonisé. Dernière donnée à octobre 2022 Sources: Eurostat
1,3%
0,1%
2,2%
4,2%
5,9%
7,6%
2,7%
0,0%
1,0%
2,0%
3,0%
4,0%
5,0%
6,0%
7,0%
8,0%
2019 2020 2021 2022 2023 2024
France : prévisions de l'inflationRapport d’orientations budgétaires 2023
Page 6
1.4. Nouvelle hausse des taux directeurs afin de lutter contre l’inflation
Une nouvelle hausse de 0,75% des taux directeurs de la BCE le 27 octobre, troisième hausse en 2022 (qui sont les premières depuis 2011) et une nouvelle hausse de 0,50% est anticipée en décembre 2022.
Les taux directeurs s’établissent aujourd’hui à 1,50% pour la facilité de dépôt, 2,00% pour les opérations principalement de refinancement, 2,25% pour la facilité de prêt marginal.
Ces hausses sont justifiées par le niveau d’inflation en hausse à 10,6% en octobre 2022 (contre 9,9% en septembre), avec notamment une hausse de l’inflation sous-jacente (hors prix énergétiques et des denrées alimentaires) en octobre de 5,0%, (contre 4,5% en septembre).
Cependant, le pic de l’inflation n’a pas encore été touché. D’après les estimations, le pic devrait être atteint d’ici la fin du premier semestre 2023. Aussi, la BCE continuera d’utiliser les taux d’intérêt, « principal outil de lutte contre l’inflation », pour lutter contre la hausse continue de celle-ci. Une décision qui divise au sein des économistes…
1.5. Le déficit public en France
La trajectoire des finances publiques 2023-2027 présentée par le gouvernement ambitionne de réduire le déficit public et maîtriser la dépense publique.
Le projet de loi de programmation prévoit ainsi de ramener le déficit public sous la barre des 3% d'ici 5 ans. Après une stabilisation à 5% en 2023, le déficit public serait ramené à 4,5% en 2024, à 4% en 2025 puis 3,4% en 2026 pour atteindre 2,9% en 2027.
Parallèlement, la dette publique qui avait fortement augmenté pendant la crise sanitaire se réduit progressivement. La dette publique regroupe l’ensemble des dettes des administrations publiques (Etats, administrations locales et de sécurité sociale). Elle résulte des emprunts contractés auprès des autres agents économiques et du reste du monde pour financer les déficits publics.
Cette dette publique représente en moyenne 94,2 % du PIB en zone euro contre 98% du PIB en 2021. La
Grèce, l’Italie et le Portugal ont les ratios les plus élevés (respectivement 182,1% ; 152,2% et 123,4%).
Cependant, la réduction de la dette et des déficits publics (certes nécessaire) ne se fera pas au même rythme
que le durcissement de la politique monétaire à cause du rôle de stabilisateurs automatiques des finances
publiques et des pressions démocratiques auxquelles peuvent être confrontés les gouvernements de la zone
euro.
En France, le poids de la dette publique serait relativement stable à 111,2% du PIB en 2023, 111,3% en 2024, 111,7% en 2025, 111,6% en 2026 avant de baisser à 110,9% en 2027 et les dépenses de l’État se réduiront de 2,6 % en volume par rapport à 2022.
-1,00%
-0,50%
0,00%
0,50%
1,00%
1,50%
2,00%
2,50%
juin-22 juil.-22 août-22 sept.-22 oct.-22 nov.-22
Evolution des taux directeurs de la BCE
BCE taux de facilité de dépôt
BCE taux de refinancement
BCE taux de facilité de prêt marginalRapport d’orientations budgétaires 2023
Page 7
2. Les grandes lignes de la Loi de Finances pour 2023 et des Lois de
Finances Rectificatives pour 2022 concernant les EPCI
2.1. Le dispositif, introduit puis supprimé, des contrats de confiance
Le gouvernement a présenté en septembre 2022, dans le cadre de son projet de loi de programmation des finances publiques, des mesures d’encadrement de l’évolution des dépenses de fonctionnement des plus grandes collectivités (notamment les EPCI dont les dépenses réelles de fonctionnement dépassent 40 millions d’euros), sur le modèle des contrats dits de Cahors de 2018. Ces mesures, retirées de la loi de Finances pour 2023 par le gouvernement, du fait notamment de l’opposition des associations d’élus et de l’AMF en particulier, montrent cependant que les collectivités restent dans le viseur du ministère de l’économie dans son objectif de réduction de la dépense publique.
2.2. Des dispositifs de soutien face à la hausse des prix de l’énergie
Le gouvernement débloquera en 2023 2,5 milliards d’euros pour soutenir les collectivités à travers deux mécanismes distincts :
- Un « filet de sécurité » qui concernait uniquement le bloc local en 2022 et est élargi à l’ensemble des collectivités en 2023. Il bénéficiera aux EPCI dont le potentiel fiscal par habitant est inférieur au double du potentiel par habitant moyen des établissements appartenant à la même catégorie, et dont l’épargne brute a baissé d’au moins 15%. Par conséquent, Il ne concernera pas notre Communauté de communes ;
- Un « amortisseur électricité » pour les collectivités non éligibles aux tarifs réglementés, qui consiste en une prise en charge par l’Etat de 50% du surcoût du prix annuel moyen par MWh hors acheminement et taxes (« part énergie ») au-delà de 180 €/MWh, avec un plafond à 500 €/MWh. La Communauté de communes bénéficiera de ce mécanisme et les montants mis au budget en tiendront compte.
2.3. Retour sur la réforme des indicateurs financiers
La Loi de finances 2022 avait introduit la réforme des indicateurs financiers et en particulier nous concernant l’intégration dans le calcul du potentiel fiscal de la moyenne des 3 dernières années des recettes de Droits de Mutation à Titre Onéreux du territoire. Cette réforme va entraîner, dès 2023, des conséquences sur le calcul du Fonds de Péréquation des ressources Intercommunales et Communales (FPIC) auquel nous sommes contributeurs. Ce nouveau mode de calcul va, en effet, conduire à une hausse du potentiel financier et donc à une hausse relative du prélèvement réalisé au titre du FPIC.Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 8
La loi de Finances 2022 avait également prévu la mise en place d’une fraction de correction qui a neutralisé en totalité les effets de cette réforme en 2022. En 2023, la fraction de correction ne jouera plus qu’à 90%, le lissage aboutissant à une intégration totale en 2028.
2.4. Le coefficient de revalorisation forfaitaire des bases de fiscalité pour 2023
Depuis 2018, et comme le prévoit l’article 1518 bis du Code Général des Impôts (CGI), les valeurs locatives
foncières sont revalorisées en fonction de l’inflation constatée (et non plus en fonction de l’inflation
prévisionnelle, comme c’était le cas jusqu’en 2017). Ce taux d’inflation est calculé en fonction de l’évolution
de l’indice des prix à la consommation harmonisé entre le mois de novembre N-1 et le mois de novembre N-
2 (pour application en année N). A noter qu’en cas de déflation, aucune dévalorisation des bases fiscales ne
sera appliquée (coefficient maintenu à 1).
L’IPCH constatée début décembre 2022 ayant été de 7,10 %, la revalorisation forfaitaire des bases fiscales
sera de ce niveau.
2.5. Les autres mesures concernant la fiscalité locale
2-5-1-Disparition de la CVAE
Conformément à une promesse de campagne du Président de la République, la loi de finances pour 2023
supprime la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) et prévoit une mise en œuvre en deuxRapport d’orientations budgétaires 2023
Page 9
ans. La CVAE payée par les entreprises (près de 9 milliards d’euro dont 5 pour les intercommunalités) sera
réduite de moitié en 2023 puis sera entièrement supprimée l’année suivante.
Dès 2023 les collectivités ne toucheront plus de CVAE (affectation de la moitié restante au budget de l’état)
qui sera compensée par une fraction de TVA qui sera divisée chaque année en deux parts :
- une part fixe correspondant à la moyenne de leurs recettes de CVAE des années 2020, 2021, 2022 et 2023.
La CVAE étant variable d’une année sur l’autre, cela justifie de se fonder sur une telle période de référence.
- une part correspondant à la dynamique, si elle est positive, de la fraction de TVA calculée au niveau national.
Cette fraction sera affectée à un fonds national d’attractivité économique des territoires, dont les modalités
de répartition seront arrêtées à l’issue d’une concertation avec les collectivités. Ce mécanisme doit permettre
de maintenir l’incitation pour ces collectivités et groupements de communes à attirer de nouvelles activités
économiques sur leur territoire (prise en compte de la valeur locative foncière des établissements imposés à
la cotisation foncière de l’entreprise, etc.).
2-5-2-Taxe d’habitation
Pour rappel, la loi de finances pour 2020 a instauré la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences
principales. Cette suppression, amorcée par la loi de finances pour 2018, s'étale progressivement, avec une
suppression totale sur 2023. Cette perte de la TH est compensée par perception de TVA.
La loi de finances pour 2023 prévoit, par ailleurs, une extension du nombre des communes pouvant instaurer
la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ainsi que la taxe sur les logements
vacants. Ceci n’induit pas de changement pour le Seignanx puisque les communes concernées restent Saint-
André-de-Seignanx, Saint-Martin-de-Seignanx et Tarnos.
Pour ce qui est de la taxe sur les logements vacants, la Loi de Finances 2023 porte le taux applicable lors de
la première année d’imposition de 12,5 à 17% et le taux applicable à compter de la deuxième année de 25%
à 34%.
2-5-3-Taxe Foncière
Pour rappel, suite à la loi de finance pour 2022, l’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties dont
bénéficient les logements sociaux peut être prolongée de 15 à 20 ans lorsque leur construction remplit au
moins quatre des cinq critères de qualité environnementale. L’exonération est même allongée de 10 ans
pour les logements ayant fait l’objet d’une décision d’octroi de subvention ou de prêt aidé prise entre le 1er
juillet 2004 et le 31 décembre 2022.Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 10
2-5-4-Taxe d’aménagement
Le partage de la taxe d’aménagement entre Communes et EPCI a été rendu obligatoire par la loi de finances
pour 2022, puis à nouveau rendu facultatif par la loi de finances rectificative pour 2022 n°2.
La valeur forfaitaire des piscines pour le calcul de la taxe d’aménagement est augmentée de 50 € par mètre
carré au 1er janvier 2023 et passe ainsi de 200 à 250 €/m2 pour les autorisations délivrées à compter de cette
date.
2.6. La Dotation Globale de Fonctionnement
La DGF des EPCI est composée de deux parts : la dotation d’intercommunalité (dotation de base + dotation
de péréquation) et la dotation de compensation (ancienne compensation « part salaires » de la taxe
professionnelle).
2-6-1-La Dotation d’Intercommunalité
Depuis la loi de finance 2019, le calcul de la dotation est réalisé à partir des critères suivants : Population
DGF, coefficient d’intégration fiscal, potentiel fiscal, revenu par habitant et valeurs de points définies par
l’État et modulées en cas de baisse des enveloppes.
La Loi de Finances 2023 n’apporte aucune modification au calcul de la dotation d’intercommunalité des EPCI
qui progresse à nouveau de 30 millions d’euros comme chaque année depuis sa réforme en 2019.
Un système de « recharge » s’applique depuis 2019 au profit des intercommunalités qui remplissent les
conditions qui ont une dotation d’intercommunalité notifiée en n-1 inférieure à 5€ par habitant et un
potentiel fiscal inférieur à 2 fois le potentiel fiscal de sa catégorie.
La Communauté de communes bénéficie de ce mécanisme de recharge qui a pour conséquence une
revalorisation annuelle de 10% jusqu’à atteindre en 2027 un plafond d’un peu plus de 300 000€.
2-6-2-La Dotation de Compensation des Groupements
La dotation de compensation des groupements ne devrait pas être rabotée cette année puisque l’écrêtement
uniforme qui entraîne une diminution de la dotation chaque année depuis 2012, ne s’appliquera pas en 2023
à titre exceptionnel.Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 11
2.7. Le soutien à l’investissement local
Les mesures de soutien à l’investissement sont reconduites mais stabilisées, en 2023 à hauteur de 2 Milliards
d’euros (1,8 Milliards en crédits de paiement) et réparties en quatre enveloppes aux conditions d’éligibilité
distinctes (DSIL, DETR, DPV, DSID).
Récapitulatif des concours financiers au soutien de l’investissement local en 2022 et pour 2023 :
LF 2022 LF 2023
FCTVA
Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée 6,5 Mds€ 6,7 Mds€
DSIL
Dotation de soutien à l’investissement local
907 M€
Dont 337M€ d’enveloppe exceptionnelle 570 M€
DETR
Dotation d’équipement des territoires ruraux 1,046 Mds€ 1,046 Mds€
DPV
Dotation politique de la ville 150 M€ 150 M€
DSID
Dotation de soutien à l’investissement des Départements 212 M€ 212 M€
TOTAL 8,8 Mds€ 8,7 Mds €
Un fonds d’accélération de la transition écologique, aussi appelé « fonds vert » est créé en 2023 en soutien
des investissements de transition écologique des collectivités.
Ce fonds est doté de 2 milliards d’euros en autorisation d’engagement (500 millions de crédits de paiement)
et doit répondre à trois objectifs : le renforcement de la performance environnementale dans les territoires
(rénovation des bâtiments publics, ...), leur adaptation au changement climatique (notamment vis-à-vis des
risques naturels) et l’amélioration du cadre de vie (friches, mise en place des zones à faible émission…).
D’autre part, il est demandé aux préfets de tenir compte du caractère écologique des projets pour déterminer
le taux de financement accordé aux projets éligibles à la DETR ou à la DSIL.Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 12
3. La prospective financière de la Communauté de communes du
Seignanx (budget principal)
La prospective financière présentée dans cette partie est réalisée en fonction des éléments connus à ce jour.
L’année 2023 constituera la deuxième phase de mise en œuvre de la nouvelle stratégie fiscale de la
Communauté de communes.
Pour rappel, sur la base de la volonté des élus communautaires de travailler à la modification de la fiscalité
levée par la Communauté de communes afin de tendre vers un impôt plus juste, une étude a été réalisée en
2021 afin d’étudier les pistes d’actions permettant notamment de réduire le poids de la Taxe d’Enlèvement
des Ordures Ménagères (TEOM) qui pèse sur les habitants du territoire, tout en maintenant les capacités
financières nécessaires au financement des projets du territoire par abaissement des bases minis.
Ce travail a abouti à la définition de trois leviers :
• Une diminution par 2 du taux de Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) de 10% à 5% ; • La création d’une taxe sur le foncier bâti (TFB), à hauteur de 4,81% ;
• L’augmentation de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les grands groupes et le secteur industriel, tout en neutralisant l’impact de cette augmentation pour 75% des entreprises du territoire.
En 2022, le remplacement d’une partie de la TEOM (passage d’un taux de 10% à un taux de 5%) qui s’applique de la même façon à tous les habitants du territoire quelle que soit leur situation, par une part de taxe intercommunale sur le foncier bâti (vote d’un taux de 4,81%), a permis de retrouver des mécanismes d’exonération pour protéger certaines catégories de ménages (locataires, les ménages modestes et âgés ou handicapés exonérés de foncière bâtie).
En complément des mesures de baisse de la TEOM et de création de la TFB, les taux de cotisation foncière des entreprises (CFE) ont été revus à la hausse (de 33,17 % à 35,01 %) tout en épargnant la majeure partie du tissu économique local, et notamment les petites entreprises (artisans, commerçants, professions libérales…), grâce à la diminution des bases minimum de CFE votée en conseil communautaire le 29 septembre 2021.
Le conseil communautaire d’avril consacré au budget aura à se prononcer sur une deuxième et dernière hausse du taux de CFE, d’ores et déjà compensée pour les petites entreprises par le vote du 14 septembre 2022 de la deuxième baisse consécutive des montants de bases servant à l’établissement de la cotisation minimum.
Taux 2021 2022 2023
Foncier non bâti 3.11% 3.11% 3.11%
Foncier bâti 0 4.81% 4.81%
TEOM 10% 5% 5%
CFE 33.17% 35.01% 38.81%*
*taux maximal à confirmer par les services de l’EtatRapport d’orientations budgétaires 2023
Page 13
3.1. Les données générales et le résultat
3.1.1. Les grandes masses financières
2021 2022* 2023 2024 2025 2026
Recettes de
fonctionnement 22 839 699 23 589 613 24 823 210 25 594 026 26 257 865 26 982 875
Dépenses de
fonctionnement 18 426 970 19 367 030 20 763 251 21 505 844 22 369 809 23 664 292
dont intérêts de la
dette 160 571 138 448 116 288 94 408 196 208 355 386
Recettes
d'investissement 1 667 404 1 546 877 2 286 523 4 933 842 7 560 826 1 232 746
dont emprunts
souscrits 0 0 0 4 000 000 6 000 000 0
Dépenses
d'investissement 5 155 950 4 358 397 8 292 817 5 784 529 10 203 535 8 406 758
dont capital de la
dette 902 790 651 127 660 828 611 190 685 835 889 058
dont P.P.I 4 250 074 3 658 270 7 631 989 5 173 339 9 517 700 7 517 700
*Compte administratif 2022 estimatif
Pour 2022 :
• En 2022, le résultat d’exercice prévisionnel est très positif compte tenu notamment de la non-
mobilisation de l’enveloppe consacrée aux acquisitions foncières et d’un décalage dans la réalisation
de certaines dépenses d’équipement pour lesquelles la Communauté est maître d’ouvrage (RIE,
Hébergements temporaires, Pôle de Solidarité et de Santé) ou partenaire au projet (voie de
contournement du port).
• Les recettes de fonctionnement progressent de 3.3 % malgré une baisse de CVAE qui retrouve un
niveau cohérent en 2022 (1 721 254 €). Elle s’explique par la hausse du taux de CFE (1ère phase de
mise en œuvre de la stratégie fiscale), par le dynamisme des bases fiscales (progression des bases
physiques + revalorisation forfaitaire), et par la hausse de 9,6 % de la fraction de TVA qui remplace
la TH par rapport à 2021 (dynamisme des recettes de TVA en 2022).
• Concernant les dépenses de fonctionnement, celles-ci progressent en 2022 de 5.1 % du fait du retour
d’une pleine saison culturelle (+ 177 000 €), de l’augmentation de la contribution au SITCOM (+
135 000 €), de l’augmentation du prélèvement au titre du FPIC (+107 000 €) et plus généralement
des conséquences des recrutements sur la masse salariale et les charges (+ 220 000 €) ainsi que de
l’inflation, exceptionnelle en 2022.
Les dépenses de fonctionnement au titre de l’année 2022 intègrent également la subvention
d’équilibre versée par la Communauté de communes au CIAS. Celle-ci connait une augmentation en
2022 (955 000 € contre 825 000 € en 2021).
- Les recettes d’investissement paraissent en légère diminution. Cependant, une partie des recettes
2021 (439 632 €) correspondaient à des écritures comptables de réimputation sur le budget annexeRapport d’orientations budgétaires 2023
Page 14
« location immobilières ». Elles sont en réalité en progression de 319 105 €. Cette hausse est liée
principalement à des recettes de subventions d’investissement liées à des projets terminés ou en
passe de l’être en 2022 :
- 251 006 € pour la réalisation de pistes cyclables ;
- 181 700 € pour le réaménagement de l’Office du tourisme ;
- 143 922 € pour les travaux d’aménagement du chemin de Grand Jean à Saint-Martin-de-Seignanx ;
- 192 081 € d’aide aux maires bâtisseurs, montants reversés aux communes de Saint-Martin-de-
Seignanx et de Tarnos.
La recette de FCTVA de 498 454 € est également étroitement liée au niveau de réalisation des
investissements.
• Enfin, les dépenses d’investissement liées au plan pluriannuel d’investissement sont en légère baisse
de 2021 à 2022 (4 250 074 € et 3 658 270 €). Le niveau des dépenses sous maîtrise d’ouvrage
communautaire (voirie, pistes cyclables, bâti) est pourtant stable, mais le niveau des subventions
d’équipement versées diminue (dernière échéance de la subvention au SYDEC pour le
développement de la fibre optique versée en 2021 pour 362 000 €).
Pour 2023 :
• Les recettes de fonctionnement sont de nouveau prévues à la hausse de manière prudente (+5.2%).
En effet, cette hausse pour 2023 sera due pour l’essentiel au dynamisme des bases fiscales et à la
revalorisation du taux de CFE (phase 2 de la stratégie fiscale).
Cependant, il faut rappeler que la division par deux des bases d’impositions foncières (CFE et Taxe
foncière) des établissements industriels consentie par l’état depuis 2021 limite considérablement le
montant des recettes liées à ces deux taxes. En effet, les dotations destinées à compenser ces
réductions étant calculées sur la base des taux votés en 2020, les gains liés à la hausse de la CFE et à
la mise en place de la TFB en sont considérablement réduits.
Par ailleurs, la suppression de la CVAE présentée au 2-5-1 devrait avoir pour conséquence une perte
d’environ 111 250 € entre 2022 et 2023 (1 721 254 € de CVAE en 2022, 1 610 000 € de compensation
en 2023).
Enfin, la Dotation Globale de Fonctionnement, en constante diminution depuis plusieurs années (-
22 705 € en 2022), connaîtra une légère progression en 2023 (2 204 263 € en 2023 contre 2 184 396
€ en 2022) du fait de l’interruption ponctuelle en 2023 de l’écrêtement de la dotation de
compensation (Cf. 2-6-2).
- Concernant les dépenses de fonctionnement, elles progresseront à nouveau (+7.2%) du fait
notamment :
- De la hausse considérable de la contribution au SITCOM Côte sud des Landes (+ 716 000 €, soit 18%
d’augmentation) ;
- De l’augmentation des frais de personnel (+ 223 000 €, cf. point 6.) ;
- De l’augmentation du prélèvement au titre du FPIC (+ 68 000 €) ;
- De l’explosion du coût de l’énergie et de l’électricité en particulier (+ 50 000 €) ;
- D’un effort porté sur la saison culturelle 2023 (+ 32 000 €) ;
- Des frais de gestion de l’aire des gens du voyage qui sera confiée à un prestataire (+ 30 000 €) ;
- Des effets de l’inflation (cf. première partie) ;Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 15
- Plus généralement, de la hausse des dépenses d’entretien du patrimoine communautaire qui s’étend
(pistes cyclables, de la voirie et de leurs dépendances, du développement des interventions des
services techniques sur le bâti ou sur les aires des gens du voyage).
Les dépenses de fonctionnement au titre de l’année 2023 intègrent également la subvention
d’équilibre versée par la Communauté de communes au CIAS. Celle-ci connait une légère
augmentation en 2023 (969 325 € contre 955 000 € en 2022) soit + 1.5 %. Ce montant de subvention
au CIAS qui reste élevé reflète l’ambition sociale forte portée par la Communauté de communes.
• Concernant les recettes d’investissement pour 2023, elles seront en progression et liées
principalement au montant de FCTVA et de subventions d’investissement attendues qui seront
respectivement de 825 326 € et de 1 461 197 €. Toutefois, ces recettes restent très dépendantes de
l’avancement en phase opérationnelle des différents projets.
• Enfin, les dépenses d’investissement pour 2023 liées au plan pluriannuel d’investissement sont
prévues en très forte hausse (7 631 989 €), soit + 90%. Ces montants sont détaillés dans la partie 7.
de ce rapport dédié aux opérations d’investissement. Nous pouvons toutefois relever les montants
importants consacrés à la voirie (2 250 000 €) qui incluent notamment la rénovation de la route du
Marais à Saint André pour 503 320 €, aux pistes cyclables (526 126 €), au pôle de solidarité et de
santé de Sait André (784 326 €), aux hébergements temporaires sur Tarnos pour 707 826 € et au
démarrage des travaux du Restaurant Inter-Entreprise à Tarnos.
€650 000,00
€650 000,00
€650 000,00
€970 000,00
€836 000,00
€825 000,00
€969 325,00 €1 272 741,00 €1 088 500,00
€876 000,00
€1 101 039,00
€955 000,00
€-
€200 000,00
€400 000,00
€600 000,00
€800 000,00
€1 000 000,00
€1 200 000,00
€1 400 000,00
CA 2015 CA 2016 CA 2017 CA 2018 CA 2019 CA 2020 CA 2021 CA 2022 BP 2023
Evolution de la subvention d'équilibre au CIAS
Crédits consommés au Compte administratif Crédits votés au budget primitifRapport d’orientations budgétaires 2023
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3.1.2. Fonds de roulement et résultat des exercices
2021 2022* 2023 2024 2025 2026
Fonds de roulement en début
d'exercice 2 301 336 3 225 518 4 636 582 2 690 246 5 927 740 7 173 086
Résultat de l'exercice 924 183 1 411 063 -1 946 335 3 237 494 1 245 346 -3 855 429
Fonds de roulement en fin
d'exercice 3 225 518 4 636 582 2 690 246 5 927 740 7 173 086 3 317 657
*Compte administratif 2022 estimatif
Le fonds de roulement, ou excédent global de clôture, est le résultat cumulé des opérations budgétaires de
l’exercice. C’est une photographie au 31 décembre fréquemment utilisée par les collectivités comme
indicateur de leur niveau de trésorerie. Il permet donc d’analyser la capacité de la Communauté à faire face
à son besoin de trésorerie (décalage éventuel entre les encaissements et les décaissements).
Il est couramment retenu qu’une collectivité doit par sécurité s’assurer un niveau de trésorerie lui permettant
de couvrir un mois de dépenses courantes ou encore 2 mois de salaires (salaires + attributions de
compensations dans le cas particulier de notre Communauté du Seignanx). Pour un EPCI, c’est un niveau de
10% des dépenses réelles de fonctionnement qui est conseillé. D’où l’importance de maintenir le fonds de
roulement à un niveau supérieur à 2 000 000 €.
Ce fonds de roulement continue d’augmenter en 2022 mais est à relativiser puisqu’il n’intègre pas les
dépenses des budgets annexes (notamment celles liées à la construction du Restaurant Inter Entreprise, cf.
partie 4). Le fonds de roulement consolidé est présenté en partie 5.
3.1.3. L'endettement
2021 2022 2023 2024 2025 2026
Encours au 31
décembre (en €) 5 087 526 4 436 398 3 775 570 7 164 379 12 478 544 11 589 486
Ratio de
désendettement 1,2 ans 1,1 ans 0,9 ans 1,8 ans 3,2 ans 3,5 ans
Emprunt (en €) 0 0 0 4 000 000 6 000 000 0
La Communauté n’a pas souscrit de nouvel emprunt en 2022 et ne devrait pas le faire en 2023, malgré un
programme d’investissements très ambitieux. La réalisation concomitante de l’équipement aquatique, du
Restaurant Inter-Entreprises et/ou d’un autre investissement d’ampleur nécessitera d’y avoir recours sur la
deuxième partie du mandat, à hauteur de 10 millions d’euros dans le scénario de prospective présenté ici.
En tout état de cause, cette augmentation du stock de dette ne produira qu’une hausse limitée du ratio de
désendettement (de 1,1 ans aujourd’hui à 3,5 ans en fin de mandat). Pour rappel, la limite critique en la
matière s’établit traditionnellement à 12 ans, la ligne rouge se situant à 15 ans.
Le ratio de désendettement détermine le nombre d'années nécessaires à la Communauté pour éteindre
totalement sa dette par mobilisation et affectation en totalité de son épargne brute annuelle. Il se calcule
selon la règle suivante : encours de dette au 31 décembre de l'année budgétaire en cours / épargne brute de
l'année en cours.Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 17
2021 2022 2023 2024 2025 2026
Annuités 1 063 361 789 575 777 116 705 598 882 043 1 244 444
Evolution n-1 (en %) 17,34 % -25,75 % -1,58 % -9,2 % 25,01 % 41,09 %
Capital en euro 902 790 651 127 660 828 611 190 685 835 889 058
Intérêts en euro 160 571 138 448 116 288 94 408 196 208 355 386
Le graphique ci-dessous permet de lire directement l'évolution du remboursement du capital et des intérêts
de la dette sur toute la période. Les chiffres ici présentés tiennent compte de la mobilisation de 10 millions
d’euros de dette nouvelle d’ici à la fin du mandat.Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 18
3.2. Les soldes intermédiaires de gestion
3.2.1. Les épargnes
2021 2022* 2023 2024 2025 2026
Recettes de fonctionnement
(en €) 22 839 699 23 589 613 24 823 210 25 594 026 26 257 865 26 982 875
Epargne de gestion (en €) 4 573 300 4 314 674 4 169 964 4 182 590 4 084 264 3 673 969
Epargne brute (en €) 4 412 729 4 176 226 4 053 676 4 088 182 3 888 056 3 318 583
Taux d'épargne brute (en %) 19,32 % 17,74 % 16,33 % 15,97 % 14,81 % 12,3 %
Epargne nette (en €) 3 509 939 3 525 099 3 392 848 3 476 992 3 202 221 2 429 525
* Compte administratif 2022 estimatif
Il est généralement admis qu’un taux d’épargne brute situé entre 8 et 15% est satisfaisant. On peut constater
que même s’il se réduit légèrement à partir de 2022, ce taux reste supérieur à 12% en fin de mandat, sur la
base de projections prudentes et dans la limite des éléments connus à date.
La Communauté s’assure de sa capacité à supporter la totalité du remboursement de sa dette (dépense
obligatoire). Les dépenses seront inscrites au budget 2023 puis engagées au cours de l’exercice en fonction
de la mobilisation des recettes et dans le souci du maintien de cette capacité.
3.2.2. Effet ciseau
2021 2022 2023 2024 2025 2026
Recettes de fonctionnement
(hors cessions) (en €) 22 839 699 23 543 256 24 816 927 25 594 026 26 257 865 26 982 875
Evolution n-1 10,72 % 3,08 % 5,41 % 3,13 % 2,59 % 2,76 %
Dépenses de fonctionnement
(en €) 18 426 970 19 367 030 20 763 251 21 505 844 22 369 809 23 664 292
Evolution n-1 2,96 % 5,1 % 7,21 % 3,58 % 4,02 % 5,79 %Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 19
* Compte administratif 2021 estimatif
Le graphique ci-dessous présente l'évolution des dépenses et des recettes.
L’évolution régulière des dépenses de fonctionnement est liée à la montée en charge des services et s’opère
dans la limite de l’évolution des recettes de fonctionnement. La mise en œuvre de la stratégie fiscale doit
permettre de maintenir le dynamisme des recettes de fonctionnement et ainsi d’éviter le risque d’effet
ciseau.
Nous devons toutefois rester vigilant avec la considérable augmentation de la dotation au SITCOM qui
représentera près de 25% de nos dépenses réelles de fonctionnement en 2023 (20 % en 2022), et aux
subventions d’équilibre que la Communauté de communes sera amenée à prévoir pour l’équipement
aquatique (déficit de fonctionnement estimé à 500 000 €) et pour le restaurant Inter-Entreprises (déficit de
fonctionnement estimé à 130 000 €).Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 20
3.3. La fiscalité directe
Évolution des taux et des produits en fonction des décisions de l’exécutif
*2ème phase de la stratégie fiscale
Les autres produits issus de la fiscalité
2021 2022 2023 2024 2025 2026
CVAE 2 221 871 1 721 254 1 610 000 1 651 500 1 701 045 1 752 076
IFER 99 559 111 299 114 081 116 933 119 856 122 853
TASCOM 324 033 326 991 326 991 326 991 326 991 326 991
A noter que l’EPCI ne mobilisera pas la taxe GEMAPI que les autres EPCI environnants ont rajouté à leur
fiscalité directe.
2021 2022 2023 2024 2025 2026
Cotisation Foncière des Entreprises
Taux 33,17% 35,01% 38,81%* 38,81% 38,81% 38,81%
Produit 3 743 495 € 4 284 864 € 5 041 845 € 5 243 518 € 5 453 259 € 5 671 389 €
Allocations
compensatrices 2 366 820 € 2 460 954 € 2 682 440 € 2 820 211 € 2 999 370 € 3 089 351 €
Taxe d’Habitation
Taux 9,00% 9,00% 9,00% 9,00% 9,00% 9,00%
Produit 228 346 € 231 630 € 243 211 € 252 940 € 257 998 € 261 868 €
Fraction de
TVA 3 444 678 € 3 774 691 € 3 887 932 € 4 004 570 € 4 124 707 € 4 248 448 €
Taxe Foncière sur les Propriétés bâties
Taux 0,00% 4,81% 4,81% 4,81% 4,81% 4,81%
Produit - € 1 559 964 € 1 700 361 € 1 819 386 € 1 901 258 € 1 958 296 €
Taxe Foncière sur les propriétés non bâties
Taux 3,11% 3,11% 3,11% 3,11% 3,11% 3,11%
Produit 13 226 € 13 529 € 13 799 € 14 075 € 14 357 € 14 644 €
Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères
Taux 10% 5% 5% 5% 5% 5%
Produit 2 832 999 € 1 492 889 € 1 627 249 € 1 741 156 € 1 819 508 € 1 874 094 €Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 21
4. Les budgets annexes
La Communauté de communes possède 4 budgets annexes. Deux sont des budgets annexes de zones
d’activités économiques : le budget de la ZAE Labranère (1) et le budget de la ZAE Las Nazas (2).
Aucune dépense ne sera prévue sur Las Nazas en 2023, le devenir de cette zone étant en réflexion.
Les travaux d’extension de la zone d’activités de Labranère étant achevés, les terrains sont en cours de
commercialisation (613 625 € HT de produits de cession à prévoir pour 2023).
A ces deux budgets s’ajoutent depuis 2021 :
• le budget annexe du service public industriel et commercial « Energies renouvelables » destiné à
retracer les dépenses et recettes générées par l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit
du bâtiment d’immobilier d’entreprise situé dans la zone de Souspesse à Saint-Martin-de-
Seignanx (3);
• le budget annexe « locations immobilières » destiné à individualiser les dépenses et recettes du
bâtiment d’immobilier d’entreprise situé dans la zone de Souspesse ainsi que celles liées au projet
de Restaurant Inter-Entreprises à Tarnos (4).
Les dépenses et recettes (en € hors taxes) de ces 4 budgets sont ainsi programmées :
2022 2023 2024 2025 2026 2026
1 Dépenses ZA
Labranère
49 988 € 20 891 € - € - € - € - €
Recettes ZA
Labranère
- € *613 625 € 1 386 375 € - € - € - €
2 Dépenses ZA Las
Nazas
- € € € € € €
Recettes ZA Las
Nazas
- € € € € € €
3 Dépenses Energies
renouvelables
395 € 50 € 50 € 50 € 50 € 50 €
Recettes Energies
renouvelables
4 917 € 5 000 € 5 000 € 5 000 € 5 000 € 5 000 €
4 Dépenses
Bâtiment
Souspesse
5 374 € € € € € €
Recettes Bâtiment
Souspesse
36 780 € 37 082 € 37 082 € 37 082 € 37 082 € 37 082 €
Dépenses
Restaurant Inter
Entreprises
334 799 € 1 969 935 € 3 211 338 € 3 490 000 € 250 000 € 250 000 €
Recettes
Restaurant Inter
Entreprises
2 760 000 € € 1 010 000 € 1 735 500 € 1 534 500 € 120 000 €
*A partir de 2023, le budget annexe de Labranère sera en positif grâce à des débuts de sessions sur la zone
d’activités.Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 22
5. Présentation consolidée du budget principal et des budgets annexes
2021 2022 2023 2024 2025 2026
Total des recettes
réelles de
fonctionnement
22 909 817 23 746 277 25 476 696 27 020 262 26 417 726 27 142 736
Total des
dépenses réelles
de
fonctionnement
18 891 989 19 420 453 20 784 192 21 505 894 22 619 859 23 914 342
Epargne de
gestion
4 178 399 4 417 915 4 802 509 5 608 776 3 994 075 3 583 780
Intérêts de la
dette
160 571 138 448 116 288 94 408 196 208 355 386
Epargne brute 4 017 828 4 279 467 4 686 221 5 514 368 3 797 867 3 228 394
Remboursement
capital de la dette
902 790 651 127 660 828 611 190 685 835 889 058
Epargne nette 3 115 038 3 628 340 4 025 393 4 903 178 3 112 032 2 339 336
Total des recettes
réelles
d'investissement
1 667 404 4 371 586 2 674 301 6 575 987 9 814 113 2 647 246
Dont emprunt 0 0 0 4 000 000 6 000 000 0
Total des
dépenses réelles
d'investissement
5 673 296 4 758 942 10 656 739 9 638 134 14 091 535 8 406 758
Fonds de
roulement en
début d'exercice
2 083 978 2 095 914 6 034 383 2 744 448 5 196 668 4 717 113
Résultat de
l'exercice
11 937 3 938 469 - 3 289 935 2 452 220 - 479 555 - 2 531 118
Fonds de
roulement en fin
d'exercice
2 095 914 6 034 383 2 744 448 5 196 668 4 717 113 2 185 995Rapport d’orientations budgétaires 2023
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6. Les principaux projets (dont opérations pluriannuelles) en €
Libellé
Total
2021-
2026
2021 2022 2023 2024 2025 2026
Equipement
aquatique 14 032 472 864 31 608 250 000 1 750 000 7 000 000 5 000 000
Restaurant Inter
Entreprises (HT) 8 750 000 0 328 728 1 969 935 3 211 338 3 240 000 0
Programme de
voirie 8 392 374 1 065 600 1 326 774 2 250 000 1 250 000 1 250 000 1 250 000
Acquisitions
foncières 2 954 332 33 306 43 416 1 266 800 1 010 810 300 000 300 000
Pistes cyclables
RD26 - Claous 2 395 907 1 265 630 1 041 737 88 540 0 0 0
Subventions
d’équipement et
études
1 729 695 636 829 153 994 413 872 175 000 175 000 175 000
Autres pistes
cyclables (dont av
du 1er mai)
1 426 136 0 0 526 136 300 000 300 000 300 000
Subventions
logements sociaux
PLH
1 338 281 206 800 192 081 250 000 229 800 229 800 229 800
Pôle médical
Saint-André-de-
Seignanx
871 473 0 0 784 326 87 147 0 0
Hébergements
temporaires
Tarnos
800 000 10 548 18 784 707 826 62 842 0 0
Office de tourisme
communautaire 707 073 246 696 439 348 21 029 0 0 0
Gens du voyage
Ondres 527 405 44 450 52 415 400 000 30 540 0 0Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 24
7. Les principales dépenses de fonctionnement et d’investissement en
2023
ENVIRONNEMENT
Collecte et traitement des déchets 4 693 605,00 €
Compétences GEMAPI et EAU 239 764,00 €
Implantation de conteneurs semi-enterrés 160 537,00 €
Convention annuelle Nature et Loisirs 125 000,00 €
CULTURE Saison culturelle 2023 278 000,00 €
VOIRIE Études et travaux (dont voie de contournement) 2 400 000,00 €
PISTES CYCLABLES Études et travaux 614 676,00 €
LOGEMENT ET SERVICES
À LA POPULATION
Soutien à la création de logement social 250 000,00 €
Opération d’amélioration de l’habitat 66 700,00 €
Accueil des gens du voyage 510 108,00 €
Création d’hébergements temporaires à Tarnos 707 826,00 €
Création d’un pôle médical à Saint-André-de-
Seignanx 784 326,00 €
Etude de programmation pour la création d’un
centre aquatique 250 000,00 €
DEVELOPPEMENT
ECONOMIQUE ET
TOURISTIQUE
Convention annuelle Office de tourisme 201 500,00 €
Convention annuelle Comité de Bassin d’Emploi 159 000,00 €
Création d’un restaurant inter-entreprises* 1 969 935,00 €
ACTION SOCIALE Subvention au CIAS du Seignanx 969 325,00 €
ACQUISITIONS Acquisitions foncières 1 266 800,00 €
*budget annexe.Rapport d’orientations budgétaires 2023
Page 25
7. Le déploiement des ressources humaines
La Communauté de communes du Seignanx compte au 31 décembre 2022, 37 agents, soit 35,70 équivalents temps plein, pour une masse salariale au titre de l’année 2022 de 1 528 945 €, à laquelle se rajoute 29 891€ de remboursement aux communes membres pour les agents mis à disposition et 38 925 € de prestations extérieures via le service remplacement du Centre de Gestion des Landes et l’ESAT de Saint Martin de Seignanx.
6.1. L’état des effectifs au 31 décembre 2022
Répartition des effectifs au titre de l’exercice 2022
Catégorie C 16 agents
Masse salariale ETP
Administratif 359 794 € 9.8 Technique 235 082 € 6
Catégorie B 9 agents
Masse salariale ETP
Administratif 187 100 € 5.6 Technique 82 705 € 3.0
Catégorie A 11 agents Masse salariale ETP
Administratif 488 404 € 7.9 Social 42 761 € 0.9 Technique 121 757 € 2 4 agents
Masse salariale ETP
Stagiaires et alternance
Stagiaires 7 426 € 3 Alternance 3 916 € 0.5
En 2022, les services de la Communauté de communes ont continué de se structurer et de se développer. Un service de la commande publique a vu le jour. Un des agents recrutés pour renforcer les équipes des services techniques et notamment la gestion des aires des gens du voyage en 2021 est passé à temps plein afin d’appréhender l’entretien des bâtiments communautaires dans leur globalité. De plus, des agents ont été recrutés afin de remplacer un congé maternité et un congé parental. Enfin, un agent a été promu technicien à la suite de sa réussite au concours.
6.2. L’absentéisme
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Taux d'absentéisme 4,62 2,75 4,76 11,42 18,32 11,02 4,21 1,69 6 0,46 6.08
Effectifs 18 19 21 22 23 26 25 26 27 31 37Rapport d’orientations budgétaires 2023
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L’absentéisme de la Communauté de communes a fortement augmenté en 2022. Cette augmentation s’explique notamment par un congé maternité, une reconnaissance de maladie professionnelle et des arrêts de maladie ordinaire liés à la Covid 19.
6.3. Répartition prévisionnelle des effectifs pour l’exercice 2023
Sur l’année 2023, les services continuent de se développer, ce qui nécessite le recrutement d’un assistant administratif en communication et démocratie participative.
De plus, la Communauté de communes, les communes du territoire du Seignanx, la Caisse d’Allocations Familiales et le Département ont signé une Convention Territoriale Globale (CTG) fin 2022. Cette convention a pour objectif la mise en œuvre d’un projet de territoire décliné en axes prioritaires et fiches actions dans les domaines de la Petite Enfance, l’Enfance, la Jeunesse, le soutien à la Parentalité, l’inclusion, l’animation de la vie sociale et l’accès aux droits. Ainsi pour piloter, suivre et coordonner la CTG à l’échelle de la Communauté de communes il a été nécessaire de faire un recrutement, financé en partie par la CAF (24 000 € par an pour 1 ETP).
Sur le fonctionnement de l’établissement et des compétences déjà acquises, la collectivité n’a pas prévu de nouveau recrutement à court terme. Ainsi, seuls les remplacements pour maladie, maternité ou absences prolongées seront mobilisés.
Il est aussi important de souligner, qu’en termes d’avantages sociaux pour les agents, la collectivité met en place les titres restaurants en 2023.
La masse salariale prévisionnelle au titre de l’année 2023 est donc de 1 825 868 € pour 38.70 ETP en augmentation de 9.7% par rapport au BP 2022 (1 663 209 €).
Cette augmentation est liée pour partie aux recrutements 2023, mais aussi aux mesures nationales telles que :
- La hausse au 1er janvier 2023 du minimum de traitement au niveau du SMIC - L’augmentation en année pleine de 3.5% du point d’indice (effectif au 1er juillet 2022)
Mais également en tenant compte du glissement vieillesse-technicité de nos effectifs.
2,10
1,86
0,00
2,00
4,00
6,00
8,00
10,00
12,00
14,00
16,00
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Evolution de l'absentéisme par type d'arrêt
Maladie ordinaire Accidents de travail Maladie Professionnelles
CLM/CLD et grave maladie Maternité / paternitéRapport d’orientations budgétaires 2023
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Répartition prévisionnelle des effectifs au titre de l’exercice 2023
Catégorie C 17 agents
Masse salariale ETP
Administratif 428 714 € 10.8 Technique 251 062 € 6
Catégorie B 11 agents Masse salariale ETP
Administratif 249 608 € 7.6 Technique 88 953 € 3.0
Catégorie A 11 agents Masse salariale ETP
Administratif 542 846 € 7.9 Social 45 533 € 0.9 Technique 129 251 € 2 4 agents
Masse salariale ETP
Stagiaires et alternance
Alternance 11 767 € 0.5
Mise à disposition et personnel extérieur 74 984 €
Médecine préventive 3 150 €