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Déliberation - Annexes DES Deliberations Seance du 7 AVRIL 2026
Document publié le Mardi 7 avril 2026 par la commune de Brunoy.
Lien du pdf (Déliberation - Annexes DES Deliberations Seance du 7 AVRIL 2026)
Thèmes du document : Budget, Banque, Investissement et développement économique,
ANNEXES DES DELIBERATIONS
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 AVRIL 2026
CONSULTABLES A L'ACCUEIL DE LA MAIRIE
> N°26.015/K PROCES VERBAL DE PROCLAMATION DE 3 ADJOINTS AU MAIRE
> N°26.032/D REGLEMENT BUDGETAIRE ET FINANCIER
> N°26.033/D RAPPORT D'ORIENTATION BUDGETAIRE 2026 - BUDGET PARKING DU
HAMEAU LACHAMBAUDIE
> N°26.034 RAPPORT D'ORIENTATION BUDGETAIRE 2026 — BUDGET PRINCIPALDÉPARTEMENT
ESSONNE COMMUNE : BRUNOY ou tes communes
ÉLECTION DU MAIRE ET DES ADJOINTS
FEUILLE DE PROCLAMATION
annexée au procès-verbal de l'élection
NOM ET PRÉNOM DES ÉLUS (dans
l'ordre du tableau)
ité Suffrages obtenus par Qualité É
Date de e É NOM ET PRÉNOM : Fonction!
le candidat ou la liste (M. ou Mme) naissance (en chiffres)
Mme ROSSIGNOL Claudine 8/12/1951 Onzième Adjointe
le cuacls 28
M. PEYTAVIN Guillaume 19/07/1978 Douzième
Adjoint {| auertin28
Mme FALOU Elisabeth 18/114954 Treizième Adjointe,
Quart 28Direction des Finances 0
BRUNOY
RÈGLEMENT
BUDGÉTAIRE ET FINANCIER
VILLE DE BRUNOY
MANDATURE 2026 - 2032SOMMAIRE
INTRODUCTION
P 4
L- LE BUDGET
P6
1- LES PRINCIPES BUDGETAIRES
Pé 1-1 L'annualité
budgétaire Pé
1-2 L'universalité budgétaire Fa
1-3 La spécialité budgétaire F7
1-4 L'équilibre et la sincérité P8
1-5 L'unité budgétaire P9
2- LE CADRE BUDGETAIRE RY
2-1 Dispositions générales po)
2-2 Le vote du budget P 10
3- LE CYCLE BUDGETAIRE P10
3-1 Le rapport d'orientation budgétaire P11
3-2 Le budget primitif P 12
3-3 Les décisions modificatives P 18
3-4 Le budget supplémentaire
et l'affectation du résultat P 13
3-5 Le compte financier Unique P 14
4- LA GESTION PLURIANNUELLE DES CREDITS P15
4-1 Typologie des autorisations de programme P 16
4-2 Le vote des autorisations de programme
et d'engagement P 16
4-3 L'affectation et le suivi P lé
4-4 La durée de vie et la caducité P17
4-5 L'information de l'assemblée délibérante P 19
5- LA FONGIBILITE DES CREDITS P 20
5-1 Modalités d'autorisation P 20
5-2 Modalités de mise en œuvre P 21
5-3 Fongibilité asymétrique des dépenses P21
6- LES DEPENSES IMPREVUES P2111 - L'EXECUTION BUDGETAIRE ET COMPTABLE
1-L'ORGANISATION COMPTABLE ET LA RESPONSASBILITE
DES GESTIONNAIRES PUBLICS
1-1 Le principe de séparation ordonnateur
et comptable
1-2 La responsabilité des gestionnaires publics
1-3 Les délégations de signature
2- L'EXECUTION BUDGETAIRE
2-1 La comptabilité d'engagement
2-1-1 Les composants de l'engagement
2-1-2 Les procédures d'engagement
2-1-3 Les modalités de validation
2-2 L'enregistrement d'une facture
2-3 Le délai global de traitement
2-4 Le service fait et la liquidation
2-5 Mandatement, tirage et ordonnancement
2-6 Le paiement
3- LE RECOUVREMENT DES RECETTES ET LE TRAITEMENT
DES RECETTES IRRECOUVRABLES
3-1 La gestion des titres irécouvrés
3-2 Les provisions pour créances douteuses
3-3 les créances admises en non-valeur
et les créances éteintes
4- LES OPERATIONS DE FIN D'EXERCICE
4-1 Le rattachement des Charges et des produits
4-2 Les reports en dépenses et en recettes
4-3 La journée supplémentaire
111 = LES OPERATIONS FINANCIERES PARTICULIERES
1- LA GESTION DU PATRIMOINE
1-1 Le cycle comptable des immobilisations
1-2 Les opérations de suivi de l'inventaire
2- LES PROVISIONS
3- LES REGIES
IV- LA GESTION DE LA DETTE
1- LES GARANTIES D'EMPRUNT
2- LA GESTION DE LA DETTE ET DE LA TRESORERIE
2-1 La gestion de la dette
2-2 La gestion de la trésorerie
P 22
P 22
P 22
P 23
P 24
P 24
P 24
P 24
P 25
P 26
P27
P 27
P 28
P 29
P 29
P 30
P 30
P 30
P 30
P31
P 31
P 31
P 32
P 32
P 32
P 32
P-33
P 34
P 34
P 36
P 36
P 36
P 36
P 37INTRODUCTION
Le présent règlement budgétaire et financier (RBF)
de la ville de Brunoy formalise et précise les règles de gestion
budgétaire et Comptable applicables à la commune. Il définit
les Principes de gestion internes propres à la collectivité,
dans le respect du Code Général des Collectivités Territoriales
(CGCT), notamment ses articles L.1612- 1 et suivants relatifs
au cadre budgétaire des collectivités territoriales,
ainsi que les dispositions relatives à l'instruction budgétaire
et comptable M57,
Conformément à l'article L.521 7-10-8 du CGCT, le règlement
budgétaire et financier constitue Un document de référence
encadrant les modalités d'élaboration, de vote et d'exécution
du budget des collectivités appliquant la nomenclature
M57.
Il s'inscrit dans une démarche visant à améliorer
la lisibilité et la qualité de l'information financière, notamment
à travers l'utilisation d'outils et de procédures adaptés,
tels que la présentation budgétaire par segmentation,
la gestion pluriannuelle des crédits via les autorisations
de Programme et d'engagement (AP/CP), ainsi que la comptabilité
d'engagement.
Le présent règlement s'applique au budget principal
de la Ville ainsi qu'à ses éventuels budgets annexes, dans
le respect des règles spécifiques qui leur sont applicables.
|| couvre l'ensemble du cycle budgétaire et vise à :
+ Rappeler les Principes budgétaires et Comptables
applicables aux collectivités territoriales :
Préciser les modalités d'élaboration, de vote et d'exécution
du budget ; Définir un cadre de gestion commun
aux élus et aux services ; Harmoniser les
règles de fonctionnement et la terminologie utilisées
; Aniciper l'impact des actions de la commune
sur les exercices futurs : Réguler les flux financiers
en améliorant le processus de préparation budgétaire
et en facilitant le suivi de la consommation des crédits
; + Sécuriser juridiquement et financièrement
les Procédures budgétaires et comptables :
+ Garantir la sincérité, la fiabilité et la transparence
des comptes publics.
Le présent règlement ne constitue pas Un manuel
d'utilisation du logiciel financier ni Un document exhaustif
des procédures internes, lesquelles relèvent de l'organisation
Propre des services et peuvent évoluer en fonction
des besoins de la collectivité et des évolutions réglementaires.
11 a Pour ambition de servir de référence pour l'ensemble
des agents et des élus Municipaux dans l'exercice
de leurs missions respectives, ainsi que pour toute question
relative à l'exécution budgétaire et comptable.Dans ce cadre, il contribue à la diffusion des instructions
budgétaires et comptables applicables aux communes
et Participe à la sécurisation des pratiques.
Le présent règlement est adopté pour la durée de
la mandaiture municipale. || pourra être modifié par délibération
du Conseil municipal afin de tenir compte des évolutions
législatives et réglementaires ou des nécessités de gestion.l- LE BUDGET
Le budget est l'acte par lequel le Conseil Municipal
prévoit et autorise les recettes et les dépenses de la commune
Pour Un exercice.
Il est établi et exécuté conformément aux Principes budgétaires
définis par le Code Général des Collectivités Territoriales
et par la nomenclature budgétaire et comptable applicable.
Il s'exécute selon un calendrier précis et se compose
de différentes étapes budgétaires.
1 — LES PRINCIPES BUDGÉTAIRES :
1.1-l'annualité budgétaire :
Le principe d'annualité impose que le budget soit voté
Chaque année pour un an. L'autorisation donnée par le
Conseil Municipal est donc limitée dans le temps, pour
la durée d'un exercice qui commence le ler janvier
et se termine le 31 décembre.
Ce principe implique que les crédits non utilisés au cours
de l'exercice sont annulés.
Des aménagements à ce Principe sont néanmoins prévus
:
+ _ La possibilité de voterle budget primitif jusqu'au 15
avril de l'année à laquelle il s'applique (ou jusqu'au
30 avril en année de renouvellement de l'assemblée
délibérante) ;
+ Les autorisations Pluriannuelles {autorisations
de programme en investissement et autorisations
d'engagement en fonctionnement) ainsi que
leur déclinaison en crédit de paiement :
+ _Les rattachements, dont le but est de réintégrer,
dans le compte de résultat (en section de fonctionnement),
toutes les charges Correspondantes à des services
faits et tous les Produits correspondants à des droits
acquis, nés au Cours d'un exercice, mais qui n'ont
pu être comptabilisés (factures non établies, échéance
qui intervient après la clôture de l'exercice, etc.) ;
+ __Les restes à réaliser (RAR), qui permettent de transférer
sur l'exercice suivant les engagements non soldés
de dépenses et les recettes certaines non
En* La «journée complémentaire » du 31 décembre,
se prolonge, fictivement, jusqu'au 31 janvier de l'année
suivante Pour permetire, en section de
exercice ;
+ _ Une décision modificative peut être prise jusqu'au
21 janvier N+1 pour ajuster les crédits nécessaires au
mMmandatement des dépenses de fonctionnement engagées
ou à la passation des opérations d'ordre.
En fonctionnement, à partir du ler janvier et jusqu'au
vote du budget, il est possible de mettre en recouvrement lès
recettes de fonctionnement et d'engager, liquider et mandater
les dépenses dans la limite de celles inscrites au
budget de l'année précédente, hors autorisations d'engagement.
Pour les dépenses de fonctionnement à Caractère
pluriannuel Comprises dans une autorisation d'engagement
votée sur des exercices antérieurs, l'exécutif peut
les liquider et les mandater dans la limite des crédits de paiement
ouverts.
En investissement, sur délibération adoptée avant le
vote du budget, il est possible d'engager, liquider et mandater
les dépenses d'investissement dans la limite du
1.2 -L'universalité budgétaire
L'ensemble des recettes et des dépenses doivent
figurer dans les documents budgétaires. De ce fait, il est
interdit de contracter des recettes et des dépenses, c'est-à-dire
de compenser Une écriture en recette par
Une dépense ou
1.3 - La spécialité budgétaire
Les crédits doivent être affectés à des dépenses ou
des catégories de dépenses définies dans l'autorisation
budgétaire.
Le principe de spécialité ne doit pas être confondu
avec la règle de non- affectation car si les recettes ne
doivent pas être affectées, les crédits doivent au contraire
être précis.Le budget est voté par nature et par chapitre globalisé
(ou par opération) et présenté par fonction. La répartition
par fonction permet Une présentation des actions
et des choix budgétaires par grandes politiques publiques.
Toutefois, afin de permettre une certaine fongibilité des crédits,
le Code Général des Collectivités Territoriales, renforcé
par la mise en place de la M57, prévoit Une atténuation
de ce Principe de spécialité comme suit :
+ L'exécutif peut procéder à des virements de crédits d'article
à article au sein d'un même chapitre :
+. Dans la limite fixée lors du vote du budget, et ne pouvant
excéder 7,5 7% des dépenses réelles de chaque
section, l'assemblée délibérante peut autoriser
l'exécutif à effectuer des mouvements de crédits de chapitre
à chapitre, à l'exclusion des crédits relatifs aux
dépenses de personnel.
1.4 - L'équilibre budgétaire et lo sincérité des prévisions
La loi du 22 juin 1994 portant sur les dispositions budgétaires et
comptables relatives aux collectivités locales, proclame
les Principes de sincérité et d'équilibre pour permettre
Une meilleure transparence dans la gestion financière des collectivités.
Il est défini par l'article L1612-4 du CGCT et est soumis aux conditions
suivantes :
*_Le budget de la collectivité territoriale est en équilibre réel
lorsque la section de fonctionnement et la
section d'investissement sont respectivement votées
en équilibre, les recettes et les dépenses ayant été évaluées
de façon sincère ;
+ Lorsque le prélèvement sur les recettes de la section de fonctionnement
au profit de la section d'investissement, ajouté
aux recettes propres de cette section, à l'exclusion
du produit des emprunts, et éventuellement aux
dotations des comptes d'amortissements et de provisions,
fournit des ressources suffisantes pour couvrir
le remboursement en capital des annuités d'emprunt
à échoir au cours de l'exercice.
Le principe de sincérité a un lien direct avec le principe d'équilibre
car le budget est en équilibre réel si les recettes et
les dépenses sont évaluées de façon sincère.
En effet, le budget doit être sincère dans sa prévision ce
qui signifie que la collectivité doit inscrire l'ensemble
des recettes et des dépenses qu'elle compte réaliser
selon Une estimation aussi fiable que possible.
L'exigence de sincérité relève du réalisme ainsi que du Principe
de transparence financière. || est lié à d'autres
Principes comme la prudence que traduisent
notamment les mécanismes de provisions et d'amortissement
qui contribuent à la moftrise du risque financier de
la commune.
]LS - L'unité budgétaire
Ce principe signifie que toutes les recettes et toutes les dépenses
sont retracées dans Un document Unique. Néanmoins,
le budget primitif, oU « BP », peut être modifié
en cours d'exercice par d'autres décisions budgétaires {ou
« Décisions Modificatives » dont le Budget Supplémentaire,
« BS », qui est la DM qui reprend les résultats de l'exercice
précédent) qui viennent modifier les inscriptions du budget
primitif.
2 - LE CADRE BUDGETAIRE
2.1 - Dispositions générales
Le budget est l'acte par lequel sont prévues et autorisées
les recettes et les dépenses annuelles de la collectivité
:
+ En dépenses, les crédits votés sont limitatifs : les engagements
ne peuvent être validés que s'il y a suffisamment
de crédits disponibles : + En recettes,
les crédits sont évaluatifs : les recettes réalisées peuvent être
supérieures aux crédits votés.
Le budget comporte deux sections : la section de fonctionnement
et la section d'investissement.
Dans chacune des sections, les dépenses et les recettes sont classées
par chapitre et article.
Les dépenses ont le caractère d'immobilisation si elles
ont pour effet une augmentation de la valeur d'un
élément d'actif OU Une augmentation notable de sa
durée d'utilisation.
Ainsi, les dépenses à inscrire en section d'investissement
comprennent essentiellement des opérations qui
se traduisent par une modification de la consistance
ou de la valeur du patrimoine de la collectivité : achat de matériels
durables aïnsi que construction ou aménagement de bâtiments
et d'espaces publics.
Inversement, sont imputées en fonctionnement les dépenses
qui concernent le quotidien de la gestion de
la collectivité : fournitures Courantes, prestations
récurrentes ou ponctuelles qui n'améliorent pas la valeur des investissements et des biens de la collectivité.
cr]2.2 - Vote du budget
Le vote du budget peut s'opérer par :
Nature où par fonction :
Chapitre où par article :
Arlicle spécialisé :
Opération d'équipement en investissement ou
par programme d'équipement.
La répartition par article, donnée à titre indicatif, et sa
modification ne font pas l'objet d'une notification spéciale
au comptable au niveau du budget principal et des
budgets annexes. Cette répartition est retracée dans les comptes
administratifs.
Le budget de la Ville et ses éventuels annexes sont votés
par chapitre avec une présentation par nature sur les
deux sections (investissement et fonctionnement).
3 — LE CYCLE BUDGETAIRE :
Le budget est prévu pour la durée d'un exercice, débutant
le ler janvier et prenant fin le 31 décembre.
Le cycle budgétaire est rythmé par différentes étapes
qui permettent de prévoir, autoriser et exécuter les recettes
et les dépenses de la collectivité.
I comprend notamment les étapes budgétaires suivantes
: le rapport d'orientation budgétaire, le budget primitif,
les décisions modificatives, le budget supplémentaire
et le Compte Financier Unique.
Son élaboration ainsi que les différentes décisions qui le
font évoluer au cours de l'année sont encadrées par les
échéances légales.Les principales étapes du Cycle budgétaire de la commune
de Brunoy se déroulent (dans la mesure du possible) selon
le calendrier prévisionnel suivant :
Etapes budgétaires
Orientations Budgétaires -ROB :
année N Janvier-février : N
re . à Mars-Avril : N (15 ou 30/04/N
dates Budget Primitif (BP) : année N limites légales)
Budget supplémentaire BS / Décision modificative
DM N°] Septembre-Octobre : N
Décision modificative N°2 Novembre-Décembre
: N
Compte Financier Unique : N Juin
: N+1
3.1 - Le Rapport d'orientation budgétaire
Conformément à l'article L2312-1 du CGCT, la commune
de Brunoy organise en Conseil Municipal un rapport sur
les orientations budgétaires générales de l'exercice et les
engagements pluriannuels ainsi qu'une présentation
de la structure et de l'évolution des dépenses et des
effectifs. Ce rapport précise notamment l'évolution Prévisionnelle
et l'exécution des dépenses de personnel, des rémunérations,
des avantages en nature et du temps de travail dans un
délai de deux mois précédant l'examen du budget.La commune structure notamment son rapport d'orientation
budgétaire autour d'un rappel du contexte dans lequel
se déroule l'élaboration budgétaire (conjoncture économique,
projet de loi de finances) et d'une présentation de
la situation spécifique de la commune.
Ce débat de portée générale permet aux élus MUnicipaux
d'exprimer leur opinion sur le projet budgétaire d'ensemble
et permet au Maire de présenter les choix
envisagés.
Il a lieu au plus tôt deux mois avant le vote du budget
primitif.
3.2 - Le budget primitif
Maire au Conseil Municipal, qui le vote avant le 15
avril de l'année à laquelle il s'applique ou avant le 30 avril
pour les années de renouvellement de l'assemblée
délibérante.
Le projet de budget est Communiqué aux membres
du Conseil Municipal avec les rapports correspondant 12
jours au moins avant l'ouverture de la première réunion
consacrée à l'examen dudit budget.
Le budget doit être voté en équilibre des dépenses
et des recettes dans chacune des sections, selon les conditions
présentées ci-avant.
Les documents budgétaires comprennent :
+ Le document réglementaire, ou « maquette budgétaire
» ; + La délibération d'approbation du
budget; *__Le rapport
de présentation, présenté à titre informatif, qui expose
par section les principales Composantes du budget
en dépenses et en recettes, et leurs évolutions significatives
Par rapport au budget précédent :
-_ La délibération spécifique relative aux autorisations
de programme (AP) et aux autorisations d'engagement
(AË) en cas de mise en œuvre,
Le travail de préparation budgétaire sur la Ville s'effectue
comme suit :
l'investissement :
*__ Préparation parlesservices des propositions budgétaires
de l'exercice à venir. Dans ce cadre, les services
rédigent, en respectant un cadre fourni par la Direction
Générale, une note budgétaire de présentation détaillée
de leursPropositions. Ce support revêt une importance déterminante
: il sert de document de référence lors des conférences
budgétaires : Tenue des arbitrages
financiers {Direction Générale Puis les élus) :
Arbitrages finaux pour parvenir à l'équilibre du budget
; Tenue du Débat d'Orientation
Budgétaire en Conseil Municipal ; Vote du
budget primitif en Conseil municipal.
Conformément à l'exigence de présentation croisée
de l'article L2312-3 du CGCT, le budget primitif est présenté
par fonction et sous fonction. La nomenclature
apparaître, par domaine de Compétences, les dépenses
et les recettes de la collectivité.
3.3 - Les décisions modificatives 2.9 - Les décisions modificatives
AU cours de l'exercice budgétaire, les prévisions de
dépenses et de recettes formulées au sein du budget
primitif peuvent être amenées à évoluer et être revues
(à la hausse comme à la baisse) lors d'une étape
budgétaire spécifique
Cette décision, partie intégrante du budget de l'exercice,
doit respecter les mêmes règles de présentation et d'adoption
que le budget primitif.
Les décisions modificatives peuvent être votées à tout
moment après le vote du budget primitif jusqu'au 31
décembre de l'exercice. Elles peuvent même l'être en
janvier N+1, sans dépasser la date du 21 janvier N+1,
pour Gijuster la section de fonctionnement et les crédits
d'ordre (mouvements Purement comptables qui s'équilibrent
en dépenses et recettes entre les deux sections ou à
l'intérieur d'une même section).
3.4 - Le Budget Supplémentaire et l'affectation des résultats
Conformément à l'article L2311-5 du CGCT, les
résultats sont affectés par l'assemblée délibérante après
constatation des résultats définitifs lors du vote du Compte
Financier Unique, c'est-à-dire dès la Plus proche décision
budgétaire suivant son adoption. La reprise des résultats
de l'exercice précédent est obligatoire.
Le Conseil Municipal est amené, après le Vote du Compte
Financier Unique, à prendre Une délibération d'affectation
du résultat de l'exercice précédent à l'exercice en cours
selon la règle suivante : le résultat doit d'abord être affecté
à la Couverture de l'éventuel déficit de la section d'investissement
N-1, reports compris, PUIs, pour son montant résiduel,
au choix, à une inscription en recettes de fonctionnement
(002), à une affectation en section d'investissement
(1068) où à une combinaison des deux.Le « Budget Supplémentaire » constitue la
décision modificative ayant pour Particularité de reprendre
les résultats comptables de l'exercice précédent
Correspondant aux restes à réaliser de l'exercice
N-1 (engagements non soldés).
En cas de constatation d'un déficit global N-1,
ce déficit doit être couvert par des ressources nouvelles et/ou
des baisses de dépenses.
Le Budget Supplémentaire ne peut être adopté
par l'assemblée délibérante qu'après le vote du Compte Financier
Unique de l'exercice clos.
3.5 - Le Compte Financier Unique
Le Compte Financier Unique (CFU) est appelé
à remplacer le Compte Administratif etle Compte de Gestion
en un document unique retraçant l'exécution
budgétaire et la situation patrimoniale de la collectivité.
Sa généralisation interviendra à compter de l'exercice
2026. La ville de Brunoy sera en CFU sur les comptes 2025.
Le CFU poursuit un double objectif :
+ Simplifier la présentation des comptes publics
locaux : + Améliorer leur lisibilité
et leur transparence.
Sa mise en œuvre implique plusieurs évolutions :
+ _Le passage au référentiel comptable M57
: + _ L'adaptation des outils
financiers : * Le
renforcement de la Coordination entre les services
et avec le comptable public.
Le Compte Financier Unique retrace l'ensemble
des opérations budgétaires et Comptables réalisées par la
collectivité pour un exercice donné.
llest établi à partir des données de l'ordonnateur
et du comptable public et garantit la concordance des
informations financières.
Le Compte Financier Unique est soumis au vote
de l'assemblée délibérante dans les délais réglementaires {date
limite 30 juin année N+ 1.
Il permet notamment d'apprécier les résultats
de l'exercice, la situation patrimoniale de la collectivité
ainsi que sa capacité d'autofinancement.4- LA GESTION PLURIANNUELLE DES CRÉDITS
La nomenclature budgétaire et Comptable M57
prévoit la possibilité de recourir à la procédure de gestion
par autorisation de Programme pour les dépenses d'investissement.
Les autorisations de Programme (AP) représentent
la limite Supérieure des dépenses pouvant être engagées
pour le financement des investissements. Elles demeurent valables
sans limitation de durée jusqu'à ce qu'il soit procédé
à leur annulation. Elles peuvent être révisées tout au long
des étapes budgétaires.
être mandatées pendant l'année pour la couverture
des engagements contractés
Corespondantes,
Le programme constitue, dans la procédure de
Préparation budgétaire, le niveau d'arbitrage d'inscription
des crédits. Chaque programme peut être composé
de crédits de dépenses et de recettes, de crédits d'investissement
(AP) ou de fonctionnement (AË). Un programme est Composé
d'Une où plusieurs opérations.
Chaque AP/AE se caractérise par :
+ Un millésime et une enveloppe de financement
AP/AE-CP : + __ Un objet ;
+ _ Une durée de vie prévisionnelle :
+ Un échéancier prévisionnel de crédits de paiement.
L'égalité suivante est à ce titre toujours vérifiée :
le montant total de l'Autorisation de Programme (AP) est
égal à la somme de ses crédits de Paiement
(CP) échelonnés dans le temps.4.1 Typologie des autorisations de programme
La commune de Brunoy définit deux types d'autorisations
de programme, qui Comportent des règles de gestion
distinctes $
+ Les AP dites « récurrentes » financent Un ensemble cohérent
d'opérations Pluriannuelles rattachées à un Programme
récurrent (ex. : entretien courant des routes….], dont
la réalisation s'échelonne sur plusieurs exercices ;
+ __Les AP dites de « projet » financent des projets d'envergure
dont la réalisation peut s'échelonner sur Plusieurs
exercices, voire la durée d'un mandat Municipal.
Ces AP permettent de retracer le coût global du projet
financé (ex. : construction d'un groupe scolaire).
42 Le vote des autorisations de programme et des autorisations
d'engagement
Les autorisations de Programme ef les autorisations d'engagement
sont votées par le Conseil Municipal.
Leur vote peut intervenir lors de l'adoption du budget Primitif
ou à l'occasion d'une décision modificative.
Les crédits de paiement associés sont inscrits au budget de
chaque exercice.
Toute modification des autorisations de Programme
ou des autorisations d'engagement, ainsi que de leur
échéancier en crédit de paiement, fait l'objet d’une
délibération de l'assemblée délibérante.
43 - l'affectation et le suivi des autorisations de programme
et des autorisations d'engagement
Les autorisations de Programme (AP) et les autorisations
d'engagement (AË) constituent des enveloppes
de crédit permettant de gérer des opérations pluriannuelles.
Les crédits de paiement (CP) associés sont inscrits au budget
de chaque exercice et permettent de couvrir les dépenses
engagées dans le cadre des AP et AE.
L'affectation des autorisations de programme et des autorisations
d'engagement s'effectue par opération ou Par programme.
Elle permet de rattacher les dépenses à Un projet identifié
et d'en assurer le suivi dans le temps.
L'affectation doit, par Principe, être identifiée par un objet,
une localisation, un coût et les conditions de sa réalisation.
Le montant affecté ne peut être supérieur au
montant voté.Les engagements juridiques (marchés, Conventions, décisions
atiributives) doivent s'inscrire dans la limite des autorisations
de programme ou des autorisations d'engagement
votées.
Les crédits d’une AP « récurrente » doivent être affectés
au cours de l'année budgétaire correspondant à son
vote.
Les crédits d'Une AP « projet » peuvent faire l'objet de plusieurs
affectations tout au long de sa durée de vie.
Pendant la période d'affectation autorisée, l'affectation
initiale peut être complétée. Ce complément, sous réserve
de disponibilité des crédits, doit être à nouveau autorisé
par un vote de l'assemblée délibérante.
Toute affectation d'AP Peut donner lieu à une annulation
pour :
+ _ Sa partie non encore engagée ;
+ Son montant engagé non encore mandaté (dans ce
cas, il faut au préalable annuler l'engagement
non Utilisé).
L'annulation d'une affectation a Pour conséquences
: + D'abonder le montant
disponible à l'affectation lorsque cette annulation a
lieu l'année du vote de l'AP :
+ Si l'annulation intervient postérieurement à ce délai,
le montant annulé ne peut être utilisé à nouveau
et se verra appliquer les règles de caducité.
Le suivi des AP et AE est assuré tout AU long de leur durée
de vie, notamment au travers :
+ DU suivi de la consommation des crédits de paiement
: + De la mise à jour des échéanciers
prévisionnels ; + Des révisions
éventuelles décidées par l'assemblée délibérante.
Les autorisations de Programme et les autorisations d'engagement
peuvent être révisées, ajustées ou annulées par délibération.
Un état de suivi des AP et AE est présenté dans les documents
budgétaires afin de garantir l'information de l'assemblée
délibérante et la transparence de la gestion pluriannuelle,
44 - Durée de vie et caducité des autorisations de programme
et des autorisations d'engagement
Les autorisations de Programme (AP) et les autorisations
d'engagement (AE) sont créées pour Une durée de vie
Correspondant à la nature des opérations qu'elles
financent.
17Les AP «récurrentes » sont créées Pour une durée limitée, généralement
de deux exercices budgétaires.
Une autorisation de Programme créée au titre d'un exercice, que
ce soit lors du budget primitif, du budget supplémentaire
où d'une décision modificative, prend fin au terme
de la période prévue lors de son vote.
Les AP « projet » ont Une durée de vie adaptée à la réalisation
du projet financé, pouvant s'étendre sur plusieurs exercices,
voir sur la durée d'un mandat municipal (entre
2 à 6 ans).
Pour les AP récurrentes, l'affectation ne peut être effectuée
au-delà du 31 décembre de l'année suivant celle
au cours de laquelle l'AP a été votée.
Pour les AP projet, l'affectation est possible, sous réserve de la
disponibilité des crédits, tout au long de leur durée
de vie.
Pour les AP dont la date de caducité d'affectation est dépassée,
tout reliquat est gelé entre le Ter janvier de l'année
suivante et le vote du Compte Financier Unique
de l'exercice achevé. Au moment du vote du Compte
Financier Unique, l'annulation de la totalité des
AP non affectées est proposée à l'assemblée
délibérante.
Les échéanciers de crédit de paiement sont ajustés lors du budget
supplémentaire suivant le Compte Financier Unique,
afin de tenir compte des AP non affectées et de
garantir l'égalité entre le montant des AP et l'échéancier de
leurs crédits de paiement.
Engagement comptable :
+ _ Pour les AP récurrentes, l'engagement comptable d'une
AP affectée doit être effectué avant le 31 décembre
de l'année suivant celle de l'affectation
+ Pour les AP projet, la caducité de l'engagement intervient
au terme de la durée de vie du projet, telle
que prévue lors de l'ouverture de l'AP.
Tout reliquat affecté non engagé à la date de caducité est gelé
entre le Ter janvier de l'année suivante et le vote
du Compte Financier Unique de l'exercice achevé.
AU moment du vote du Compte Financier Unique, l'annulation
des AP affectées non engagées est proposée
à l'assemblée délibérante.
liquidation des engagements :
La liquidation des engagements doit intervenir avant la date
de caducité de l'engagement :
| | 18 nl
—+ Pour les AP récurrentes, une Prorogation peut être
accordée à litre exceptionnel lorsque des factures
relatives à un service fait n'ont pu être mandatées
dans les délais :
+ Pourles AP projet, lorsque l'ensemble des montants engagés
n'est pas liquidé à la fin de la durée de vie de
l'AP, celle-ci peut être prolongée afin de permettre
la liquidation des dépenses correspondantes.
Les autorisations de Programme et les autorisations d'engagement
deviennent caduques lorsque :
* Elles arrivent à leur terme sans avoir été intégralement consommées
; + Elles n'ont fait l'objet d'aucune affectation
ou engagement dans les délais prévus ;
* Elles sont expressément annulées Par délibération
de l'assemblée délibérante.
En cas de caducité, les crédits non Consommés ne peuvent
plus être utilisés et doivent être annulés.
Toutefois, Une autorisation de programme où Une autorisation
d'engagement peut faire l'objet d'une révision ou
d'une prorogation par délibération, notamment en
Cas de modification du calendrier de réalisation de l'opération.
Un suivi spécifique est assuré afin d'identifier les autorisations
arrivant à échéance et d'anticiper, le cas échéant,
leur clôture, leur révision ou leur renouvellement.
4.5 - Information de l'assemblée délibérante sur la_gestion
pluriannuelle
La nomenclature budgétaire et Comptable applicable à la
commune prévoit que le Règlement Budgétaire et
Financier précise les modalités d'information de
l'assemblée délibérante Concernant les engagements pluriannuels
au cours de l'exercice.
Un état reprenant le montant des autorisations de programme
votées, engagées et mandatées, par programme et
enveloppe de financement, est communiqué à l'ensemble
des conseillers Municipaux dans les annexes budgétaires.
budgétaire relatifs au Compte Financier Unique, un bilan de
la gestion pluriannuelle de la collectivité est présenté.
Ce bilan s'appuie notamment sur la présentation de
l'annexe budgétaire permettant d'apprécier :
24+ Le ratio de couverture (autorisations
de Programme affectées non mandatées / crédits
de paiement mandatés) ; + Le
taux d'individualisation des autorisations de
Programme Votées au cours de l'exercice :
+ Le montant des autorisations de Programme
votées non affectées : + Le montant des autorisations
de Programme affectées non mandatées : + La situation
des autorisations de Programme « vivantes
» au 31 décembre de l'exercice précédent.
$ - LA FONGIBILITÉ DES CRÉDITS
Conformément à l'article L:2322-1 du Code
Général des Collectivités Territoriales (CGCT), l'assemblée délibérante peut autoriser l'exécutif à procéder à des Virements de
crédits de chapitre à chapitre, au sein d'une
même section.
Cette faculté, dite de fongibilité des crédits,
s'exerce dans la limite d’un plafond fixé lors du vote du budget
et ne pouvant excéder 7,5 % des dépenses réelles
de chaque section. Les plafonds applicables aux sections
de fonctionnement et d'investissement peuvent être distincts.
Sont exclus du calcul de ce plafond les crédits
relatifs aux :
*__ Dépenses de personnel :
+ Opérations d'ordre :
+ __Restes à réaliser.
La mise en œuvre de la fongibilité des crédits
vise à Assurer Une gestion budgétaire plus souple, tout en respectant
les autorisations votées Par l'assemblée délibérante.
5.1 - Modalités d'autorisation 2-1- Modalités d'autorisation
L'autorisation de fongibilité est formalisée
lors du vote du budget, par le renseignement de l'état
« Informations générales - Modalités de vote
du budget » du document budgétaire.
Elle ne fait pas l'objet d'une délibération distincte
et doit être renouvelée à chaque exercice si l'assemblée délibérante
souhaite en maintenir le bénéfice.
À défaut d'autorisation expresse, le taux de
fongibilité est réputé nul, impliquant le recours à Une décision
modificative pour tout Virement de crédit entre
chapitres.
[=]5.2 - Modalité de mise en œuvre : 24 Mogaté de mise en œuvre :
Les virements de crédits opérés dans ce cadre
:
+ Ne doivent pas porter atteinte à l'équilibre
budgétaire ni conduire à une insuffisance de crédit
nécessaire au règlement des dépenses obligatoires
: + _ Doivent respecter les règles d'imputation budgétaire
et les autorisations votées ;
+__Fonf l'objet d'un suivi par la direction
des finances.
5.3-Fongibilité asymétrique des dépenses de
personnel
Les dépenses de Personnel (chapitre 012) sont
Prises en compte dans le calcul du plafond de fongibilité applicable
à la section de fonctionnement,
6 - LES DEPENSES IMPREVUES
L'instruction budgétaire et comptable M57 permet
à l'assemblée délibérante de voter des chapitres de dépenses
Comportant Uniquement des autorisations de Programme
(AP) en section d investissement et des autorisations
d'engagement [AË) en section de fonctionnement, destinées
à faire face à des dépenses imprévues, dans la limite de
2% des dépenses réelles de chacune des sections.
Ces autorisations sont inscrites respectivement
aux chapitres 020 « Dépenses imprévues » en investissement
et 022 « Dépenses imprévues » en fonctionnement.
Par décision de l'exécutif, ces autorisations peuvent
être mobilisées afin d'abonder des opérations ou engagements,
à caractère Pluriannuel. Les mouvements Correspondant
ne donnent Pas lieu à émission de mandat sur
les chapitres 020 ou 022, les crédits étant transférés vers les chapitres
SUpportant la dépense effective.
Ces dispositifs permettent de faire face à des
dépenses non prévues lors du vote du budget, dans un cadre
strictement encadré.
À ce litre, les autorisations non engagées en
fin d'exercice deviennent caduques. g Les dépenses imprévues
inscrites en section d'investissement ne peuvent
pas être financées par l'emprunt. Les crédits doivent être affectés
à un Chapitre supportanteffectivement la dépense et l'utilisation doit rester exceptionnelle
et justifiée par un caractère imprévu.
Il L'EXÉCUTION BUDGÉTAIRE ET COMPTABLE
Le budget voté s'exécute du ler janvier au 31 décembre
de l'année.
Le cycle de l'exécution budgétaire comporte
différentes étapes, depuis la réservation des crédits lorsque
la décision de financer une action où un projet est Prise par
la collectivité, jusqu'à la prise en charge des mandats
et des titres par le comptable public.
Chacune de ces étapes peut comporter des spécificités
de gestion mises en place Par la commune, dans le respect
des règles de la comptabilité publique et, plus Particulièrement,
des modalités précisées par la nomenclature budgétaire
et comptable applicable.
1 - L'ORGANISATION COMPTABLE ET LA RESPONSABILITE
DES GESTIONNAIRES PUBLICS
1.1 -Le principe de séparation ordonnateur / comptable
Le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif
à la gestion budgétaire et Comptable publique (dit «
décret GBCP »} rappelle le Principe fondamental
de séparation entre l'ordonnateur et le comptable, qui constitue
un Principe cardinal de l'organisation des finances publiques
en France,
Ce principe garantit la régularité, la sécurité et la
transparence de la gestion des fonds publics.
Les fonctions d'ordonnateur et de comptable public
sont incompatibles.
AU sein de la commune de Brunoy, le Maire est l'ordonnateur
des dépenses et des recettes. À ce fitre, il est Chargé d'engager,
de liquider et d'ordonnancer les dépenses et les recettes.
Le comptable public est un agent de l'État. Il est
Chargé du recouvrement des recettes et du paiement des
dépenses, après en avoir exercé le contrôle.
[+] ÎL'ordonnateur :
Constate les droits et les obligations :
Liquide les recettes et émet les titres de recettes :
Engage, liquide et mandate les dépenses :
Transmet au comptable public compétent les ordres
de payer et de recouvrer, assortis des pièces justificatives
requises.
Le comptable public :
+ Prend en charge les ordres de payer et de
recouvrer transmis par l'ordonnateur ;
+ Assure le recouvrement des recettes ;
+ Assure le paiement des dépenses ;
- _ Exerce les contrôles réglementaires prévus par les textes
en vigueur.
Le Département des finances Ossure le suivi des relations
avec le comptable public, qui relève du service de gestion
comptable (SGC) de Yerres.
1.2 - La responsabilité des gestionnaires publics
Un nouveau régime juridictionnel Unifié de responsabilité
des gestionnaires publics, qU'ils exercent des fonctions
d’'ordonnateur où de comptable, est entré en vigueur le
Ter janvier 2023.
Cette réforme met fin à la responsabilité personnelle
et pécuniaire (RPP) des Comptables publics. Elle a pour
objectif de moderniser et de simplifier le régime de responsabilité
en réservant l'intervention du juge aux fautes les plus graves.
Désormais, peuvent être poursuivies devant le iuge
financier, notamment la Cour des comptes, les
infractions aux règles relatives à l'exécution des recettes
et des dépenses ou à la gestion des biens publics, dès
lors qu'elles constituent une faute grave ayant causé un
préjudice financier significatif.
Peuvent également donner lieu à des poursuites :
+ _L'octroi d'un avantage injustifié à autrui, à soi-même
où à une personne Morale, par intérêt personnel
direct ou indirect ; *__Les
situations de gestion de fait ;
+ L'inexécution d'Une décision de justice entraînant
le prononcé d'une astreinte ;
+ _ Tout agissement ayant pour effet de faire échec
à une procédure de mandatement d'office.Ce nouveau cadre de responsabilité implique une
Vigilance accrue des gestionnaires publics, qu'ils soient
élus ou agents, et conduit à renforcer la sécurisation
des procédures budgétaires et comptables.
1.3 - Les délégations de signature
Le Maire, en sa qualité d'ordonnateur, peut déléguer
sa signature et se faire suppléer en cas d'absence ou
d'empêchement, dans les conditions prévues par les textes
en vigueur. Les délégations de signature sont formalisées
par arrêté et précisent leur champ d'application ainsi que
les personnes habilitées à signer.
Les ordonnateurs, leurs Suppléants ainsi que les personnes
bénéficiant d'une délégation de signature sont accrédités
auprès du comptable public assignataire, selon les modalités
fixées par l'arrêté du 25 juilet 2012 relatif aux modalités
d'accréditation des ordonnateurs auprès des comptables
publics.
En application des délégations de signature accordées
par le Maire, la personne signataire engage sa responsabilité
et exerce cette délégation sous son contrôle.
2- L'EXECUTION BUDGETAIRE
2.1-La comptabilité d'engagement
L'engagement est défini comme l'acte juridique par lequel
Une personne morale crée ou constate à son
encontre Une obligation de laquelle il résultera une
dépense. || respecte l'objet et les limites de l'autorisation
budgétaire (Art.30 du décret n°2012-1246 du 7
novembre 2012).
L'article 51 de la loi n°92-125 du 6 février 1992 relative
à l'administration territoriale de la République, codifié
aux articles L.2342-2, L.3341-1 etL.4341-1 du Code Général
des Collectivités Territoriales impose à l'ordonnateur à
tenir une comptabilité des dépenses engagées.
2.1 1- Les composantes de l'engagement :
l'est composé par :
+ L'engagement juridique
L'engagement juridique est l'acte par la Ville crée ou constate
à son encontre Une obligation de laquelle résultera
une charge financière. Cette obligation résulte
notamment d'un bon de commande, d'un contrat,
d'un marché, d’Une convention, d'un acte
de vente, d'une délibération, d'un arrêté etc.+ L'engagement comptable
La tenue d'une comptabilité d'engagement comptable est obligatoire et relève de la responsabilité de
l'ordonnateur. Il est effectué au préalable ou
concomitant à l'engagement juridique, en dépenses et en recettes, quelle
que soit la section (fonctionnement ou investissement). Elle permet
de garantir qu'aucune décision de
naïure financière n'est autorisée en l'absence de
crédits budgétaires et assure le respect des engagements de la collectivité
envers les fiers
Cette comptabilité d'engagement doit permettre à tout moment de
connaître :
*__Les crédits ouverts en dépenses et en recettes :
+ __Les crédits disponibles à l'engagement :
+ _Les crédits disponibles au mandatement;
+ Les dépenses etrecettes réalisées.
Dans le cadre des crédits gérés en autorisation de programme, l'engagement
porte sur les autorisations de programme et donne
lieu à une consommation des crédits pluriannuels.
Concernant les crédits non gérés en autorisation de programme, l'engagement porte sur les crédits de paiement inscrits au titre de l'exercice.
Un engagement est constitué des trois éléments suivants :
+ Un montant prévisionnel de dépenses,
+ Un fiers concerné par la prestation
+_ Une imputation budgétaire (chapitre et article, fonction).
2.1.2 - Procédures d'engagement
Tout engagement se matérialise dans l'outil de gestion financière par le choix
d'une Procédure d'engagement, portant chacune
des règles de gestion spécifiques.
Ce choix de procédure dépend notamment du Support juridique. Les
modalités seront en effet différentes selon que
l'engagement concerne un accord cadre à
bons de commande, des travaux de Construction, une subvention à verser
à un partenaire extérieur, où encore le règlement
des intérêts de la dette. Ces types d'engagement
sont sélectionné lors de la création de l'engagement comptable
par le service gestionnaire, en fonction des Caractéristiques de la dépense
ou de la recette concernée.+ _ L'engagement par le biais d'un bon de commande
Cette procédure d'engagement, la plus couramment Utilisée,
s'applique aux dépenses de la collectivité réalisée
hors marché formalisé au moyen d'un bon de
Commande Unique, ainsi qu'à celles exécutées dans le cadre
de marchés à bons de commande. Elle permet
d'assurer Un suivi financier rigoureux en garantissant une
Correspondance précise entre chaque bon de commande,
l'engagement de la dépense et son règlement.
Un bon de commande matérialise la validation de l'engagement
juridique.
+ _ L'engagement sans bon de commande
Cette procédure permet la création d'un engagement qui
ne nécessite pas la Production d'un bon de commande
en parallèle pour permettre l'exécution des prestations.
L'engagement est créé et validé par le département des Finances,
à la demande des services gestionnaires. || peut ensuite
faire l'objet de liquidation sans émission d'un bon de
commande.
Cette procédure s'applique notamment:
+ AUX subventions versées par la collectivité.
+ AUX dépenses présentant un caractère récurrent ou obligatoire,
telles que les dépenses de fluides (électricité,
eau, go), les loyers et charges locatives, ainsi
que les taxes et impôts,
+ Plus généralement à toute dépense présentant un caractère
régulier ou contractuel.
2.1.3 - Modalité de validation des engagements
Les engagements sont initiés Par le service gestionnaire. Ils font
l'objet d'un circuit de validation comprenant :
‘Un visa du service en charge des marchés publics pour les
engagements liés à Un marché
‘Un visa du département des finances :
‘Un visa du responsable du service gestionnaire
Ils sont ensuite signés par la Direction générale lorsque leur montant
est inférieur à 4 000 € HT, dans le cadre de la délégation
de signature consentie par le Maire.
Au-delà de ce seuil, le bon de Commande est signé par le Maire
ou, le cas échéant, par toute personne disposant d'une
délégation de signature régulièrement établie.2.2-L'enregistrement d'une facture
plateforme Chorus Pro, conformément aux
dispositions réglementaires en vigueur relatives à la facturation
électronique dans le secteur public.
Le dépôt ne peut être substitué par un envoi
au format papier ou par courriel, ce qui ne permettrait Pas
au fournisseur d'en assurer le suivi sur la plateforme
Chorus Pro.
Les factures doivent Comporter l'ensemble
des Mentions obligatoires prévues par la réglementation, notamment
:
+ _ L'identification du fournisseur (raison
sociale, adresse, numéro SIRET) *__Le numéro
et la date de Ja facture :
+ La désignation précise des prestations
ou fournitures ; ° Le montant hors
taxes, le taux et le montant de la TVA, ainsi
que le montant toutes taxes comprises :
+ La date d'exécution de la prestation ou
de livraison : es références du
bon de commande où du marché ou
le numéro
L
d'engagement ou toute référence
permettant le rattachement à la dépense.
2.3-Le délai global de paiement
Le délai global de Paiement (DGP) est la
durée dont dispose une collectivité POUT payer une
facture émise par le titulaire d'une Commande
publique. |] s'impose à la fois à l'ordonnateur et au
comptable publie.
Le délai global de paiement est fixé réglementairement
à 30 jours à compter de la date de réception de la facture par
la collectivité. || se décompose entre :
+ Le délai de mandatement, fixé à 20
jours pour la collectivité intégrant l'ensemble du circuit
et du processus de validation.
+ _Le délai de paiement effectif sur le Compte
du fournisseur, fixé à 10 jours pour le comptable public,
peut être suspendu dans les cas prévus Par
la réglementation. La facture est alors rejetée et retournée au
fournisseur via la Plateforme Chorus Pro.
Tout dépassement de ce délai ouvre droit,
de plein droit et sans formalité, au bénéfice d'intérêts moratoires
au profit du créancier, ainsi qu'à une indemnité2.4-Le service fait et la liquidation
La liquidation a pour objet de vérifier la réalité
de la dette de la collectivité et d'arrêter le montant de la
dépense. Elle Comporte deux opérations étroitement
liées :
*_ La constatation du service fait :
Elle consiste à vérifier la réalité de la dette. Il s'agit
de s'assurer que le prestataire retenu par la collectivité
a bien accompli les obligations lui incombant. Le
service fait doit ainsi être certifié.
La constatation et la certification du service fait
sont effectuées par les services gestionnaires au sein de l'outil
de gestion financière.
La certification du service fait est justifiée par la Production
d'un bon de livraison ou d'intervention, d'un procès-verbal
de réception où de toute autre pièce justificative attestant
de la réalisation de la prestation.
+ La liquidation :
Elle consiste, avant l'ordonnancement de la dépense,
à contrôler tous les éléments conduisant au paiement. Elle
est effectuée par le service gestionnaire des crédits et conduit
à proposer le Mandat ou le titre de recette après
certification du service fait.
Le contrôle du service consiste à effectuer les vérifications
suivantes :
+ Vérifier que la facture Comporte l'ensemble
des mentions obligatoires permettant la liquidation
de la dépense : + Vérifier
la conformité des quantités facturées avec
les quantités effectivement livrées ou réalisées :
+ Vérifier la conformité des prix unitaires avec
les stipulations du contrat, de la Convention, du bordereau
des prix du marché ou du bon de commande
; + Vérifier l'exactitude des Calculs figurant sur la facture
; + Procéder au rapprochement
de la facture avec l'engagement dans l'application
comptable.
Sauf exceptions prévues par la réglementation,
notamment en matière d'avances Sur les marchés publics,
aucun Paiement ne peut être effectué tant que
le service2.5-Le mandatement, le tirage ou l'ordonnancement
:
Le département des finances est Chargé de
la Validation des propositions de mandaïs et de titres de
recettes après la liquidation effectuée par les services.
|| procède à ce titre à la vérification de la cohérence et de
l'exhaustivité des pièces justificatives requises.
au comptable public de Payer la dette de la collectivité
{mandat} où de recouvrer les Sommes qui lui sont dues (titre
de recette).
Chaque mandat ou titre est accompagné des
pièces justificatives requises pour :
+ Les dépenses, Conformément au décret n°
2022-505 du 23 mars 2022 fixant la liste des pièces justificatives
des collectivités territoriales : + Les recettes,
conformément à la nomenclature nationale
des pièces iustificatives publiée par la DGFIP
Les mandats, titres et bordereaux sont numérotés
par ordre Chronologique et signé par le Maire où, le cas échéant,
par toute Personne disposant d'une délégation
de Signature régulièrement établie.
2.6-Le paiement
Une fois l'ordonnancement validé, il est transmis
au Comptable public pour prise en charge.
Le paiement est ensuite effectué par le comptable
public, généralement par virement,
À cette Occasion, le comptable public exerce
les contrôles de régularité suivants :
+ la qualité de l'ordonnateur :
*_ la disponibilité des créaits :
+ _ l'imputation comptable :
+ la Validité de la dépense :
+ _ le caractère libératoire du règlement.
293 — LE RECOUVREMENT DES RECETTES ET LE TRAITEMENT
DES RECETTES IRRECOUVRABLES
3.1- La gestion des titres irécouvrés
Le comptable public est le seul Chargé du recouvrement
des titres qui n'ont pas fait l'objet d'un règlement préalable.
En l'absence de règlement spontané par le débiteur,
le comptable public met en œuvre des procédures de
recouvrement amiables puis, le cas échéant et sur
autorisation de l'ordonnateur, des mesures d'exécution
forcée. (Un avis à tiers détenteur : saisie sur salaire ou saisie
sur compte bancaire)
3.2- Les provisions pour créances douteuses
Dans un souci de sincérité budgétaire, de transparence
des comptes et de fiabilité des résultats de fonctionnement
des collectivités, le Code général des collectivités
Une créance devient douteuse dès lors qu'apparaissent
des indices certains de difficulté de recouvrement, notamment
compte tenu de la situation financière du débiteur, ou
dès lors qu'elle à fait l'objet d'une Contestation sérieuse.
Il est alors nécessaire de constater une provision, la valeur
des titres Pris en charge dans la comptabilité pouvant
s'avérer inférieure à celle attendue.
Conformément aux Pratiques de la collectivité,
la provision pour créances douteuses est constituée
sur la base d'un taux appliqué aux restes à recouvrer
présentant un risque d'irécouvrabilité, notamment les
créances anciennes. À titre indicatif, la ville de Brunoy applique
un taux de 15% sur les restes à recouvrer de plus de deux ans.
Les modalités de Constitution, d'ajustement et de reprise
des provisions sont fixées par délibération du Conseil municipal.
3.3-Les créances admises en non-valeur et les créances
éteintes
mené à son terme par le comptable public, ce dernier
propose à la commune de constater l'irécouvrabilité de
ces créances.Cette irrécouvrabilité peut être :
+ Temporaire dans le cas des créances admises en non-valeur
; + Définitive dans le cas de créances
éteintes.
AU VU des éléments fournis Par le comptable public, le Conseil
Municipal détermine la liste des créances irrécouvrables
en distinguant :
+ Les créances admises en non-Valeur, en cas d'échec
du recouvrement malgré les diligences effectuées
par le comptable public : * Les créances
éteintes, en cas de décision juridique extérieure définitive
s'imposant à la collectivité et rendant impossible
toute action de recouvrement
4 - LES OPERATIONS DE FIN D'EXERCICE
Les instructions budgétaires et comptables imposent le
respect de la règle de l'annualité budgétaire et du principe
d'indépendance des exercices. Pour
mettre en œvuvre ces dispositions, la bonne tenue de
la comptabilité d'engagement est indispensable Puisque
les opérations de fin d'exercice, à savoir celles de rattachement
et de reports, se réalisent à partir des engagements.
4.1 - Le rattachement des Charges et des produits
4.2 - Les reports en dépenses et recettes
Les reports Correspondent aux dépenses d'investissement
engagées non mandatées au 31 décembre de
l'exercice N et aux recettes d'investissement Certaines
n'ayant pas donné lieu à l'émission d'un titre : ils sont proposés
par les services opérationnels à la Direction des finances
avec les pièces justificatives disponibles. Seuls les engagements
annuels sont concernés.
Le calendrier des opérations de fin d'exercice (dates de
fin d'engagement, de fin de mandatement, de réalisation
des rattachements et de transmission de l'état des reports
au comptable public) est déterminé chaque année par
la Direction des finances en concertation avec le comptable
public.
E4.3 - La journée complémentaire
La journée complémentaire autorise jusqu'au 31 janvier de l'année
n+1 l'émission en section de fonctionnement des
titres et mandats correspondant aux services faits et
aux droits acquis au 31 décembre de l'année N.
La période de la journée complémentaire est une dérogation
au principe de l'annualité budgétaire, La commune
de Brunoy limite au strict minimum l'utilisation de
cette souplesse
III. LES OPERATIONS FINANCIERES
PARTICULIERES
1 - LA GESTION DU PATRIMOINE
Le patrimoine de la collectivité regroupe l'ensemble des biens
meubles, immeubles, matériels, immatériels et financiers,
en cours de production où achevés, qui appartiennent
à la commune. Ces biens ont été acquis en section d'investissement
(comptes de classe 2 du bilan).
Ils font l'objet d'une valorisation comptable et sont inscrits à l'inventaire
comptable de la collectivité.
Ce suivi des immobilisations constituant le patrimoine de la Commune
incombe aussi bien à l'ordonnateur {chargé
du recensement des biens et de leur identification par
un numéro d'inventaire) qu'au Comptable Public (chargé de la
bonne tenue de l'état de l'actif de la collectivité).
1.1-Le cycle comptable des immobilisations :
Chaque immobilisation suit un cycle comptable en trois étapes :
1.1.1 - L'entrée dans le patrimoine
L'entrée de l'immobilisation est constatée lors de la liquidation de
la dépense correspondante.
EChaque bien est identifié Par Un numéro d'inventaire Unique,
transmis au comptable public.
Le rattachement de la dépense à un numéro d'inventaire est
obligatoire.
1.1.2 - l'amortissement
L'amortissement permet de constater la baisse de la valeur comptable
(dépréciation) d'un bien liée à l'usage, au temps, à l'obsolescence
ou à toute autre cause dont les effets sont jugés
irréversibles
Les durées d'amortissement sont fixées par délibération du Conseil
municipal et annexées aux documents budgétaires.
Chaque immobilisation fait l'objet d'un plan d'amortissement.
Les règles applicables sont les suivantes :
+ La durée d'amortissement est définie par compte, à
l'exception des subventions d'équipement perçues,
amorties sur la durée des biens financés + Conformément
à la nomenclature M57, les amortissements sont calculés au
prorata temporis, à Compter de la mise en service du bien (et
non plus au ler janvier N+1) ;
+ En M4 et M49, ils débutent au ler janvier de l'année suivant
l'acquisition ; + _Les biens de faible valeur inférieure
à 1 000€) sont amortis en un an ; + L'amortissement
des subventions d'équipement versées en M57 débute à la
date du mandat (compte 204).
L'amortissement donne lieu à une écriture d'ordre en dépense
de fonctionnement (6811) et en recette d'investissement
(28) Ces deux mouvements sont de même montant
permettant d'assurer l'équilibre budgétaire. La dotation
aux amortissements constitue une dépense obligatoire.
1.1.3 - La sortie du patrimoine
La sortie d'une immobilisation intervient en cas de cession (à titre
gratuit ou onéreux) où de destruction.
Elle donne lieu à des opérations Comptables, incluant la constatation
d'une plus ou Moins-Value correspondant à l'écart
entre la Valeur nette comptable et la valeur de cession.
1.2-Les opérations de suivi de l'inventaire :
La bonne tenue du patrimoine de la collectivité suppose la
passation chaque
L»]année d'un certain nombre d'opérations d'inventaire
et d'écritures comptables, notamment :
L'attribution d'un numéro d'inventaire à chaque acquisition
d'immobilisation, le cas échéant par lot ou par
composant :
Le transfert au compte d'immobilisation (compte
21 ou 23] des frais d'étude imputés sur
lé Compte 2031 au lancement des travaux
ou procéder à leurs Amorlissements
si elles ne sont pas suivies de travaux
(par opération d'ordre budgétaire) ;
- L'apurement des comptes 23 (travaux en Cours)
sur les comptes d'immobilisation définitifs
(comptes 21 en Principe) à l'achèvement des
travaux {opération non budgétaire, par certificat administratif)
; La sortie des biens de l'inventaire
en cas de réforme où de cession, pour
leur valeur nette comptable :
- La constatation des PIUS ou moins-values lors des
cessions immobilières {par opérations d'ordre
avec ouverture automatique des crédits),
- l'amortissement des biens amorlissables, des
subventions transférables reçues et des subventions
d'équipement versées.
2 - LES PROVISIONS
fonctionnement (dotation) dès l'apparition d'un
risque probable. Elles sont rédjustées chaque année
selon l'évolution du risque. Lorsque le risque se réalise
ou disparaît, une reprise sur provision est effectuée
afin d'annuler la provision constituée.
En cas de réalisation du lisque, la dépense
réelle est alors constatée. La reprise permet ainsi de
neutraliser l'impact budgétaire de cette dépense
au Moment de son enregistrement.
3 — LES REGIES
Seuls les comptables publics de la Direction générale
des Finances publiques, notamment les trésoriers, sont habilités
à exécuter les opérations de dépenses et de recettes des
collectivités territoriales et de leurs établissements
publics, Conformément au décret du 7 novembre
2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Toutefois, ce Principe connaît une exception avec
le recours aux régies d'avances et de recettes, Ce dispositif
permet, pour des raisons de commodité et d'efficacité,
de confier à des agents placés sous l'autorité de l'ordonnateur
et sous le contrôle
[+] _——du comptable publie, l'exécution d'un nombre limité
d'opérations. Les régies facilitent ainsi l'encaissement de
certaines recettes et le Paiement de dépenses de faible
montant.
Le comptable public exerce, Pour sa part, Un rôle de
contrôle. || vise les actes relatifs à la création et au fonctionnement
des régies, assure le suivi comptable et administratif de
celles-ci et procède à leur contrêle.
S'agissant de la responsabilité des régisseurs et des
mandataires suppléants, celle- ci peut être engagée sous
plusieurs formes.
En second lieu, la responsabilité pénale du régisseur
peut être engagée en cas d'infraction à la loi, notamment
en cas de détournement de fonds publics, de maniement
irrégulier de fonds où de falsification de documents.
France. La responsabilité Personnelle et pécuniaire des
régisseurs a été supprimée. Désormais, leur responsabilité
ne peut être engagée qu'en cas de faute grave ayant
causé un préjudice financier significatif. Ils sont, dans
ce cadre, justiciables des juridictions financières, notamment
de la Cour des comptes.
Toutefois, en cas de gestion de fait, le régisseur ou toute
autre personne manipulant des fonds publics sans habilitation
peut être déclaré comptable de fait par le juge des comptes,
ce qui entraîne l'application d'un régime spécifique
de responsabilité.
Ainsi, les régies constituent un dispositif dérogatoire encadré,
permettant d'assouplir la gestion des opérations Courantes
tout en maintenant un haut niveau de contrôle et de responsabilité
dans la gestion des deniers publics.IV. LA GESTION DE LA DETTE
1 - Les garanties d'emprunt
Une garantie d'emprunt est un engagement par lequel
la commune accorde Sa Caution à un organisme dont
elle veut faciliter les opérations d'emprunt en Yarantissant
aux prêteurs le remboursement de l'emprunt
en cas de défaillance du débiteur.
Conformément à l'article L.2313-1 du CGCT, la Commune
communique, en annexe des documents budgétaires,
les informations Concernant les garanties d'emprunt:
+ _ La liste des organismes au bénéfice desquels la
Commune a garanti un emprunt ;
*__Le tableau retraçant l'encours des emprunts garantis.
La commune est informée annuellement par les établissements
de crédit du montant principal et des intérêts restant
à courir sur les emprunts qu'elle garantit.
La redéfinition de conditions financières d'un contrat
initial garanti entraîne la nécessité d'une nouvelle
garantie et son Gpprobation par une nouvelle
délibération.
2 - La gestion de la dette et de la trésorerie
2.1 - La gestion de la dette
AUX termes de l'article L.2337-3 du Code Général des
Collectivités Territoriales, les communes peuvent recourir
à l'emprunt.
Le recours à l'emprunt est destiné exclusivement
au financement des investissements, qu
Les emprunts peuvent être globalisés et Correspondre
à l'ensemble du besoin de financement de la section
d'investissement.
28En aucun cas l'emprunt ne doit combler Un déficit
de la section de fonctionnement ou une insuffisance
des ressources propres pour financer le remboursement
en Capital de la dette.
Le recours à l'emprunt relève de la compétence de l'assemblée
délibérante. Cette compétence peut toutefois être
déléguée au Maïre, dans les conditions fixées par l'article
L.2122-22 du Code général des collectivités territoriales.
Le Maire de la commune de Brunoy peut ainsi :
+ _ Lancer des consultations auprès de plusieurs établissements
financiers dont la compétence est reconnue
pour ce type d'opérations " + __ Retenir
les meileures offres QU regard des possibilités que
présente le marché à un instant donné,
du gain espéré et des primes et commissions
à verser ;
-_ Passer les ordres pour effectuer l'opération arrêtée
; + Rédliser l'opération
arrêtée :
+ _ Signerles contrats répondant aux conditions posées
: + Définirles contrats répondant
aux conditions posées : +
Recourir, pour les réaménagements de dette, à la faculté
de passer du taux variable au taux fixe ou du
taux fixe au taux variable, de modifier une
où plusieurs fois l'index relatif au coût des taux d'intérêt,
d'allonger la durée du prêt, de modifier la
périodicité et le profil de remboursement
+ Conciure tout avenant destiné à introduire dans le contrat
initial une où plusieurs des caractéristiques
ci-dessus.
Le Conseil Municipal est tenu informé des emprunts
contractés dans le cadre de cette délégation.
Un rapport annuel est rédigé et présenté au Conseil
Municipal. Il retrace l'évolution de l'encours de dette
et les opérations réalisées au cours de l'année passée.
Ce rapport est présenté au moment de la présentation
du compte financier de l'année écoulée.
2.2 - La gestion de la trésorerie
Chaque collectivité territoriale dispose d'un compte ouvert
au Trésor public, Sur lequel ses fonds sont obligatoirement
déposés. Ce compte ne pouvant être débiteur,
la collectivité doit Assurer Un suivi rigoureux de sa trésorerie
afin de garantir, à tout moment, la disponibilité des
fonds nécessaires au règlement des dépenses.
Des excédents ponctuels de trésorerie peuvent apparaître.
Ceux-ci ne peuvent faire l'objet d'aucun placement,
y compris auprès de la Caisse des dépôis et Consignations.
À l'inverse, des besoins de trésorerie peuvent survenir
27du fait de décalage entre l'encaissement
des recettes et le paiement des dépenses.
38RÉGIE DE GESTION
DU PARC DE STATIONNEMENT REGIONAL
PARKING DU HAMEAU LACHAMBAUDIE
Débat d'Orientations Budgétaires 2026
Le DOB constitue une étape impérative avant l'adoption du budget primitif dans toutes les collectivités de 3 500 habitants et plus ainsi que les EPCI qui comprennent au moins une commune de 3 500 habitants et plus.
Dans quel délai le DOB doit-il avoir lieu ?
+ Latenue du DOB doit avoir lieu dans les deux mois précédant le vote du budget primitif.
Quelles évolutions ont impacté le DOB ?
+ Le décret n°2016-841 du 24 juin 2016 apporte des informations quant au contenu, aux modalités de publication et de transmission du rapport d'orientation budgétaire.
* Le débat d'orientation budgétaire doit faire l'objet d'un rapport conformément aux articles L.2312-1, L3312-1 et L.5211-36 du CGCT.
Ce rapport doit comporter :
*__ Les orientations budgétaires envisagées portant sur les évolutions prévisionnelles des dépenses et des recettes en fonctionnement et investissement. Sont notamment précisées les hypothèses d'évolution retenues pour construire le projet de budget ;
+ La structure des effectifs et des dépenses de personnel.
Le DOB est acté par une délibération de l'assemblée délibérante qui doit faire l'objet d'un vote. Par son vote, l'assemblée délibérante prend acte de la tenue du débat et de l'existence du rapport sur la base duquel se tient le DOB.
Transmission : Le rapport et la délibération doivent être transmis au Préfet,
Publication : Le rapport fait l'objet d'une publication.1 - La situation financière à fin 2025 :
e Evolution de la section de fonctionnement : les dépenses
2024 2025
011- Charges à caractère général 58 027 € 43 780 €
012- Charges du personnel 0€ 0€
Total dépenses réelles de fonctionnement 58 027 € 43 780€
Dépenses réelles de fonctionnement par chapitre
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O11- Charges à caractère 012- Charges du personnel Total dépenses réelles de
général fonctionnement
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Les charges à caractère général (chapitre 011 : 43780 €) ont subi une légère diminution par rapport à 2024, qui s'explique plus précisément par la baisse :
+ L'acquisition de petit matériel (-7 705 € en 2025)
+ L'entretien et réparation sur biens immobiliers (-5 622 en 2025)
Par ailleurs, il y a une augmentation:
+ Des abonnements et consommations des fluides (+4 533 € en 2025)+ Evolution de la section de fonctionnement : les recettes
2024 2025
75- Autres produits de gestion courante 120 608 € 156 888 €
17- Produits exceptionnels 368 € 2432€
Total recettes réelles de fonctionnement 120 976€ 159 320 €
Recettes réelles de fonctionnement par chapitre
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€20 000
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€156 888 €159 320
€368 €2432
75- Autres produits de 77- Produits exceptionnels Total recettes réelles de
gestion courante fonctionnement
m2024 ®2025
On peut constater une augmentation des recettes dans leur globalité. Cette évolution s'explique par la hausse des tarifs de la participation des usagers au stationnement, tandis que le taux de fréquentation se maintient (chapitre 75 : 156 888 €).+ Evolution des dépenses de la section d'investissement :
2024 2025
21- Immo Corporelles 37 636 € 126 059 €
23- Immo en cours 168€ 275€
Total Immos 37 804 € 126 334€
Dépenses réelles d'investissement par chapitre
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€120 000 Eu!
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€60 000
<€37 636 37804
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<€20 000
€168 €275
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21- Immo Corporelles 23- Immo en cours Total Immos
m2024 m2025
En 2025, le parking a pu réaliser plusieurs opérations d'amélioration, de modernisation et de sécurisation de l'exploitation :
+ Travaux de ravalement de façade : décapage, lavage et mise en peinture des murs. + Travaux de mise en sécurité, comprenant:
o La fourniture et la pose de dalles podotactiles adhésives pour faciliter la circulation piétonne, © L'acquisition et l'installation de nouvelles caméras de surveillance.
+ Travaux de menuiserie
+ Mise à niveau des équipements et systèmes :
© Passage du logiciel en version 15,
© Mise en conformité en CB 5.5 des équipements (bornes d'entrée et de sortie, caisses automatiques, lecteur piéton et caisse manuelle).
+ Acquisition de matériels et d'outils électroportatifs divers.2- Les équilibres budgétaires pour 2026 :
+ Section d'investissement prévisionnelle :286 179 €
Recettes Dépenses
Excédent de fonctionnement
capitalisé :52 759 €
Section de fonctionnement prévisionnelle : 273 100 €
Recettes Dépenses
Pour l'année 2026, les actions engagées en matière d'entretien, de sécurisation et de valorisation du parking se poursuivent.
À ce titre, les travaux d'embellissement et de mise en sécurité seront maintenus, notamment au niveau de la passerelle d'accès SNCF ainsi que du marquage au sol du parking extérieur.
Des travaux de mise en conformité au niveau de l'accessibilité seront également initiés afin d'améliorer durablement les conditions d'accueil et de circulation des usagers.
Par ailleurs, des travaux d'étanchéité sont programmés dans le but de renforcer la pérennité de l'ouvrage, en prévenant les risques d'imperméabilité du bâtiment et de dégradation liés aux infiltrations.
L'ensemble de ces interventions s'inscrit dans une démarche continue de modernisation des équipements et d'optimisation du niveau de service.9C0C
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