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Procès Verbal - Proces verbal du Conseil municipal de 8 dec 2022 ville de Chevilly Larue
Document publié le Jeudi 8 décembre 2022 par la commune de Chevilly-Larue.
Lien du pdf (Procès Verbal - Proces verbal du Conseil municipal de 8 dec 2022 ville de Chevilly Larue)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Environnement, Investissement et développement économique,
- :- :- :- :-
C CO ON NS SE EI IL L M MU UN NI IC CI IP PA AL L
- :- :- :- :-
- - 8 8 D DE EC CE EM MB BR RE E 2 20 02 22 2 - -
- :- :- :- :-
Mme Corinne Imbertie
Sténotypiste de conférences
120 avenue Roger Salengro
92 290 – Châtenay Malabry
01 46 12 96 05/06 09 06 67 01
corinne.imbertie@gmail.comCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
SOMMAIRE
PREAMBULE .................................................................................................................................... 5
Désignation d'un secrétaire de séance ..............................................................................................5
Approbation du procès-verbal de la séance du 29 septembre 2022 .................................................5
0 - ADMINISTRATION GENERALE .................................................................................................... 8
1 - COMMISSION FINANCES, EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DEMOCRATIE LOCALE ............................................................................................................................................ 8
1.1 Décision modificative n°1 au budget prévisionnel de la commune pour l'année 2022 .............8
1.2 Approbation d'une convention pour le renouvellement d'une ligne de trésorerie pour l'année 2023 ................................................................................................................................................18
1.3 Demande d'autorisation d'engager des dépenses d'investissement avant le vote du budget primitif 2023 ...................................................................................................................................21
1.4 Attribution d'une dotation complémentaire de fonctionnement 2022 au théâtre-cinéma André Malraux ..........................................................................................................................................23
1.5 Fixation des tarifs municipaux pour l'année civile 2023 ..........................................................25
1.6 Fixation du montant de la redevance d'occupation du domaine public communal pour le réseau de chaleur géothermique sur le territoire de la ville de Chevilly-Larue .............................31
1.7 Attribution d'acomptes de subvention aux associations communales conventionnées - année 2023 ................................................................................................................................................35
1.8 Attribution d'un 1er acompte de subvention au Théâtre André Malraux - année 2023 ............35
1.9 Attribution d'acomptes de subvention à la Caisse des Ecoles (CDE) - année 2023.................35
1.10 Attribution d'acomptes de subvention au Centre communal d'action sociale (CCAS) - année 2023 ................................................................................................................................................35
1.11 Attribution d'acomptes de subvention à l'association ACSF - année 2023 ............................35
1.12 Approbation de la garantie d’emprunt concernant la réhabilitation thermique de 589 logements de la résidence Saussaie II ............................................................................................37
1.13 Modification du tableau des effectifs du personnel ...............................................................40
1.14 Présentation du rapport d’activité 2021 du Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne (SIFUREP)....................................................................................................................45
2 - COMMISSION ÉDUCATION ET EPANOUISSEMENT .................................................................... 49
2.1 Vœu présenté par la majorité municipale contre les orientations du projet de réforme du Lycée Professionnel .......................................................................................................................49CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
3 - COMMISSION ÉGALITE, PREVENTION ET SECURITE PUBLIQUE .............................................. 55
4 - COMMISSION TRANSITION ECOLOGIQUE ET AMENAGEMENT DURABLE DU TERRITOIRE ..... 55
4.1 Présentation du Rapport d’activité 2021 du Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Electricité en Ile-de-France (SIGEIF)..........................................................................................55
4.2 Présentation du rapport d'activité 2021 du Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Electricité et les Réseaux de Communication (SIPPEREC) ...............................................59
4.3 Adhésion de la commune de Chevilly-Larue au Club des Villes et Territoires Cyclables ......65
4.4 Demande de subvention au Conseil départemental du Val-de-Marne au titre du « Plan 50 000 arbres pour le Val-de-Marne » .......................................................................................................68
4.5 Débat sur l’avancement du Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) du futur Plan Local Urbanisme ......................................................................................................70
4.6 Approbation de l'avenant à la convention 2022 avec le CAUE 94 pour l'organisation d'ateliers pédagogiques ..................................................................................................................................85
4.7 Vœu présenté par la majorité municipale contre l’augmentation du Pass Navigo ...................87
5 - COMMISSION SOLIDARITE ET DIGNITE ................................................................................... 93
5.1 Autorisation pour le lancement d'un appel à partenariat relatif à la mise en place d'une mutuelle communale ......................................................................................................................93
QUESTIONS DIVERSES ..................................................................................................................... 2CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
C CO ON NS SE EI IL L M MU UN NI IC CI IP PA AL L
- - J JE EU UD DI I 8 8 D DE EC CE EM MB BR RE E 2 20 02 22 2 - -
(La séance est ouverte à 19 h 04, en salle Joséphine Baker, 4 rue du Stade à Chevilly- Larue, sous la présidence de Mme Stéphanie Daumin.)
Mme la MAIRE. - Bonsoir à tous.
Je déclare ouverte la séance.
Vous avez été convoqués, dans les formes légales, en séance ordinaire du Conseil municipal, le 2 décembre 2022.
Je vais procéder à l'appel nominatif, en m'excusant par avance de la température de la salle ; nous avons un dysfonctionnement du chauffage lié à une mise au point avec le syndicat propriétaire d’une partie des locaux.
(Mme la Maire procède à l’appel…)
Stéphanie DAUMIN, présente.
Barbara LORAND-PIERRE, présente (Arrivée à 19 h 35).
Laurent TAUPIN, présent.
Hermine RIGAUD, représentée par Laurent Taupin.
Patrick BLAS, présent.
Nora LAMRAOUI-BOUDON, représentée par Barbara Lorand-Pierre.
Philippe KOMOROWSKI, représenté par Brice Le Roux.
Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, représentée par Sylvain Mailler.
Renaud ROUX, présent.
Régine BOIVIN, présente.
Paule ABOUDARAM, présente.
Murielle DESMET, représentée par Patrick Blas.
Michel JOLIVET, présent.
Olivier LAVERDURE, représenté par Armelle Dapra.
Alain PETRISSANS, présent.
Armelle DAPRA, présente.
Jean-Roch COGNET, présent.
Nathalie CHARDAIRE, présente.
Matthias DESCHAMPS, présent.
Hadi ISSAHNANE, présent.
Brice LE ROUX, présent.
Amel MATOUK, présente.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Noélise ODONNAT, présente.
Sylvain MAILLER, présent.
Marie FRANCOIS, présente.
Boukouya FOFANA, représenté par Hadi Issahnane.
Safia RIZOUG, représentée par Renaud Roux.
Geneviève GLIOZZO, présente.
Alain FRYDMAN, présent.
Yacine LADJICI, présent.
Beverly ZEHIA, représentée par Yacine Ladjici.
Sylvie DUBY, présente.
Stéphane DA SILVA, présent. (Représenté par Sylvie Duby à partir de 20 h 38.)
(Conformément à l’article L.2121-17 du Code général des collectivités territoriales, le quorum est atteint.)
PREAMBULE
Désignation d'un secrétaire de séance
Mme la MAIRE. - Conformément aux dispositions de l'article L. 2121-15 du Code général des collectivités territoriales, nous devons désigner un secrétaire de séance.
Je vous propose de désigner notre collègue Hadi Issahnane, dont c’est le tour.
M. ISSAHNANE. - Il s’agit d’une grande première.
Mme la MAIRE. - Avez-vous des objections ?
(Aucune.)
Approbation du procès-verbal de la séance du 29 septembre 2022
Mme la MAIRE. - Vous avez reçu le procès-verbal du Conseil municipal du 29 septembre 2022.
Celui-ci appelle-t-il, de votre part, des remarques ou des questions ?
(Aucune.)
Je le mets aux voix.
VOTE : LE PROCES-VERBAL DU 29 SEPTEMBRE 2022 EST ARRETE A L’UNANIMITE.
Par 31 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA- GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
Mme la MAIRE. - Avant d'aborder l'ordre du jour, je souhaite vous faire part de quelques points.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Je vous informe avoir reçu une lettre de démission de la part de Matthias Deschamps, qui est appelé à prendre un tournant dans sa vie. Je lui laisserai la possibilité de s’expliquer s’il le souhaite. En tout cas, il déménage avec sa petite famille loin d'ici. Il s’agit donc de la dernière séance du conseil municipal à laquelle il assiste.
Souhaites-tu dire quelques mots ?
M. DESCHAMPS. - Oui, merci beaucoup.
Je tiens à vous remercier pour ces années passées en tant qu’élu conseiller municipal ; dans le même temps, je tiens à vous féliciter- je n’ai participé qu’à une maigre mission - car c'est surtout vous tous qui travaillez dur. J’ai pu découvrir ce que représentait la gestion d’une ville comme Chevilly-Larue, avec l'implication de chacun des élus ici présents. Cela nécessite un travail important et de l’implication personnelle. Des liens d'amitié se sont créés et ont permis de réussir ce défi que vous menez tous.
Merci à tous, je suis très fier d'avoir participé à cette aventure pendant ces quelques années, et je remercie Mme la Maire de m'avoir invité à y participer. Je serai encore à Chevilly-Larue jusqu'en juillet prochain, mais je préfère me libérer de ma fonction à la fin du mois de décembre.
(Applaudissements).
Mme LA MAIRE. - À notre tour - par ma voix - de te remercier de ton implication, parce que tu minimises ce que tu nous as apporté. Je reconnais bien là ton humilité.
Tu as apporté beaucoup au sein de l'équipe et au service des Chevillais. Les personnes n’imaginent pas toujours ce que cela représente comme implication, au détriment du temps personnel.
Nous cumulons souvent la fonction d’élu avec des fonctions professionnelles. Cela nécessite donc d'être très organisé et de pouvoir donner de sa personne. Tu as apporté beaucoup aux Chevillais et je tiens à t'en remercier, cher Matthias.
Il faut ensuite que je vous précise que, conformément à l'article L 2121-4 du Code général des collectivités territoriales, je dois informer immédiatement le représentant de l'État dans le département, ce que j'ai fait.
Au titre de l'article L 270 du Code électoral, c'est le candidat suivant sur la liste déposée en préfecture, dans le cadre des élections municipales de 2020, qui est appelé à le remplacer.
Je vous informe que M. Ibilen Ozbey aura l'honneur de rejoindre les rangs du Conseil municipal lors de la prochaine réunion, normalement prévue en février.
Je souhaite, par ailleurs, vous informer que s'est tenue, mardi, l’importante soirée de l'annonce publique du lauréat de l'appel d'offres de la Cité de la gastronomie Paris Rungis. Le syndicat de la Cité a rendu public le nom du lauréat qui se trouve être le groupement Pitch Immo /Gaïa Promotion/Ametis, mais a également dévoilé le projet. Un petit film, présentant la dimension spatiale de l’opération, a eu un petit effet auprès des personnes présentes.
Nous abordons ainsi une nouvelle phase. Je veux dire combien je suis vraiment fière et heureuse de voir cette première phase aboutir ; il s’agissait d’une phase de conception d'une grande complexité, qui se traduit aujourd'hui par la présentation du projet. J'y vois là l'aboutissement d'un travail enclenché par Christian Hervy, mon prédécesseur, en tant que précédent président de ce syndicat. Il avait accordé beaucoup d’énergie, de temps et de passion à ce projet. Il était capable de déplacer des montagnes lorsqu'il mettait de la passion dans les sujets.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
S'ouvre désormais une autre étape. Je vous informe - tout comme j'ai informé l'Assemblée mardi dernier - que, dans ces circonstances, j'estime que la mission, qui était la mienne, de voir aboutir cette étape de travail de conception avec la désignation du groupement, est terminée ; je vais donc désormais laisser la place de président du syndicat à M. Bruno Marcillaud, maire de Rungis, dans la mesure où nous débutons une phase plus opérationnelle avec l'analyse des permis de construire, etc. Je pense qu'il est normal que le maire de la commune de dépôt des autorisations soit à même de dialoguer avec le partenaire. Cela n'est pas encore officiellement entériné, puisqu'il faut prendre des délibérations au sein des instances décisionnelles du syndicat, mais sachez que cela fera sans doute l’objet d’un communiqué dans la presse, courant janvier ou février.
Cette étape est importante pour Chevilly-Larue. Je vous rappelle qu’il existe une partie chevillaise du projet, qui ne faisait pas partie de l'appel d'offres, mais qui dépend de la maîtrise d’ouvrage de la SEMMARIS, société gestionnaire du marché de Rungis.
Je continuerai, bien entendu, à m'impliquer fortement dans ce dossier, à la fois pour être à l'appui du nouveau président, mais également, plus largement dans le projet, et notamment sur la partie chevillaise qui nous concerne au plus haut point.
Je vous fais part, par ailleurs, d’un autre point d’information concernant la crise énergétique que nous traversons. Vous le savez, elle impacte considérablement le paysage français et, a fortiori, le paysage des collectivités. Le 12 décembre prochain, un rendez-vous à l'initiative de l'Association des maires du Val-de-Marne se tiendra devant l'Hôtel de Ville du Kremlin- Bicêtre. Nous sommes tous conviés à participer à ce rassemblement, en tant qu’élus locaux, pour protester contre la situation et solliciter du gouvernement un dispositif plus protecteur dans le cadre de la loi de finances, afin que le choc énergétique - même si chacun doit prendre sa part de responsabilité - soit mieux amorti par des dispositifs d'État, et que les questions financières se posent dans des termes moins difficiles pour nous.
M. JOLIVET. - Ce rendez-vous a lieu le 13 décembre.
Mme la MAIRE. - Je vérifie sur mon téléphone. Oui, c'est bien mardi 13 décembre.
Nous lançons, par ailleurs, une pétition dans le même sens. L'Association des maires du Val- de-Marne s'est mobilisée avec ce rassemblement, mais chaque ville peut décliner, à sa façon, d’autres actions.
Enfin, je souhaite vous apporter des précisions sur une réunion importante du Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), qui s'est tenue la semaine dernière, en présence de Mme la Préfète, de M. le Vice-procureur - qui représentait le procureur - et de Mme la Commissaire. Nous avons obtenu des félicitations chaleureuses de la part des représentants des deux instances de l'État, la sphère exécutive et la sphère judiciaire, puisque nous avons des chiffres de la délinquance qui baissent sur différents aspects, là où, ailleurs, dans le département, les chiffres ont tendance à augmenter. Je tenais à partager avec vous cette appréciation.
Je vous propose d’aborder l'ordre du jour avec la première délibération relative à la Décision modificative n° 1. La parole est à Régine Boivin.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
0 - ADMINISTRATION GENERALE
1 - COMMISSION FINANCES, EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DEMOCRATIE LOCALE
1.1 Décision modificative n° 1 au budget prévisionnel de la commune pour l'année 2022
La présente délibération a pour objet de présenter les ajustements budgétaires nécessaires au budget de l’exercice 2022.
En dépenses de fonctionnement, une augmentation d’un montant de 600 794€ : au chapitre 012 (charges de personnel), la somme de 200 000€ correspondant au solde de la couverture de la revalorisation du point d’indice (+3,5%) décidé dans le décret n°2022-994 du 7 juillet 2022. Une prise en charge partielle de cette revalorisation a été réalisée à l’occasion du budget supplémentaire adopté le 29 septembre dernier.
au chapitre 65 (autres charges de gestion courante), la somme de 201 429€ dont l’essentiel provient de la valorisation de la valeur locative du Théâtre (190 000€) intégrée à ce stade en tant que nouvelle composante de la dotation accordée à l’Epic et qui fait l’objet dans cette même décision d’une refacturation à dû concurrence. Une délibération en ce sens est proposée à l’occasion de ce conseil municipal. Le solde correspond à un complément pour le contingent incendie.
au chapitre 66 (charges financières), la somme de 65 000€ au titre des intérêts en augmentation suite à la hausse des taux d’intérêts.
au chapitre 042 (opérations d’ordre de transfert entre sections), la somme de 220 000€ représentant l’indemnité actuarielle de renégociation (autres charges financières – nature 6681), indemnité qui sera amortie sur la durée résiduelle du nouveau contrat de prêt.
L’AUGMENTATION DE CES DEPENSES EST FINANCEE PAR :
des dépenses de fonctionnement en diminution :
au chapitre 014 (atténuations de produits), la somme de 85 635€ qui correspond à un ajustement à la baisse de la prévision pour la contribution FPIC pour l’année 2022 notifiée le 20 octobre dernier.
des recettes de fonctionnement en augmentation :
au chapitre 70 (produits des services), la somme de 190 000€ représentant la valeur locative du Théâtre pour l’année 2022, contrepartie de la somme inscrite au chapitre 65. au chapitre 73 (impôts et taxes), la somme de 185 794€ correspondant à des rôles supplémentaires de au titre de la taxe foncière 2021.
au chapitre 78 (reprises sur provisions pour risques et charges), la somme de 5 000€ pour couvrir une partie des hausses de taux.
au chapitre 042 (opérations d’ordre de transfert entre sections), la somme de 220 000€ correspondant à la neutralisation de l’indemnité actuarielle à la section de fonctionnement et à son transfert à l’actif du bilan de la ville (« activation » de la dépense, transfert de charges financières – nature 796).CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
En dépense d’investissement, l’augmentation énoncée ci-dessous pour 2 368 829,70€ :
au chapitre 1068 (excédents capitalisés), la somme de 100 000€ pour apurement du compte 1069 avant passage de la M14 à la M57 qui doit intervenir au 1er janvier 2021 (cf. délibération n°2021DEL-FIN-61 adoptée le 7 octobre 2021). Une première partie des 239 793,29€ à passer sur l’année 2022 a été inscrite au budget supplémentaire adopté le 29 septembre dernier.
au chapitre 16 (emprunts et dettes assimilés), la somme de 2 148 829,70€ correspondant à un refinancement d’une ligne d’emprunt..
au chapitre 040 (opérations d’ordre de transfert entre sections), la somme de 220 000€ correspondant à l’activation de l’indemnité actuarielle au bilan de la ville (charges à étaler sur plusieurs exercices – nature 4817).
Ces mouvements en investissement sont financés par :
Des dépenses d’investissement en diminution (redéploiement de crédits pour 100 000€) :
au chapitre 23 (immobilisations en cours), la somme de 100 000€ qui correspond au redéploiement d’inscriptions pour des opérations décalées.
Des recettes nouvelles d’investissement
au chapitre 16 (emprunts et dettes assimilés), la somme de 2 148 829,70€ qui correspond à l’opération de refinancement évoquée supra dont l’indemnité actuarielle capitalisée. au chapitre 042 (opérations d’ordre de transfert entre sections), la somme de 220 000€ correspondant à la capitalisation de l’indemnité actuarielle (absence de flux réel, nature=1641).
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment l’article L.2121-29 ;
Vu les budgets primitif et supplémentaire de la ville pour l’année 2022 ;
Considérant la nécessité de réajuster certains crédits ;
Après avis de la commission municipale ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article unique :
CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Ajuste les crédits ci-dessous énoncés :
(en €) Dépenses
de fonctionnement :
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
012 24 138 837,00
64111 020 rémunération principale 200 000,00
total : 24 138 837,00 200 000,00 24 338 837,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
65 4 041 757,00
6553 113 contingents et participations obligatoires 11 429,00
657364 313 subv.fonc.aux organismes pub. 190 000,00
total : 4 041 757,00 201 429,00 4 243 186,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
66 677 686,00
661111 01 intérêts réglés à l'échéance 65 000,00
total : 677 686,00 65 000,00 742 686,00
TOTAL DEPENSES REELLES DE FONCTIONNEMENT EN AUGMENTATION 28 858 280,00 466 429,00 29 324 709,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
014 2 601 796,00
739223 01 Fonds péréquation ress.com et intercom -85 635,00
total : 2 601 796,00 -85 635,00 2 516 161,00
TOTAL DEPENSES REELLES DE FONCTIONNEMENT EN DIMINUTION 2 601 796,00 -85 635,00 2 516 161,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
042 2 286 715,00
6681 01 autres charges financières 220 000,00
total : 2 286 715,00 220 000,00 2 506 715,00
TOTAL DEPENSES D'ORDRE DE FONCTIONNEMENT EN AUGMENTATION 2 286 715,00 220 000,00 2 506 715,00CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
TOTAL DEPENSES DE FONCTIONNEMENT 33 746 791,00 600 794,00 34 347 585,00
Recettes
de fonctionnement :
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
70 2 328 118,00
7088 313 autres prod activités annexes 190 000,00
total : 2 328 118,00 190 000,00 2 518 118,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
73 36 474 169,00
731111 01 taxes foncières 185 794,00
total : 36 474 169,00 185 794,00 36 659 963,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
78 60 000,00
7815 01 rep.sur prov.pour risq.et ch. 5 000,00
total : 60 000,00 5 000,00 65 000,00
TOTAL RECETTES REELLES DE FONCTIONNEMENT EN AUGMENTATION 38 862 287,00 380 794,00 39 243 081,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
042 141 754,00
796 01 transfert de charges financières 220 000,00
total : 141 754,00 220 000,00 361 754,00
TOTAL RECETTES D'ORDRE DE FONCTIONNEMENT EN AUGMENTATION 141 754,00 220 000,00 361 754,00
TOTAL RECETTES DE FONCTIONNEMENT 39 004 041,00 600 794,00 39 604 835,00
Dépenses
d'investissement :CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
1068 264 531,89
1068 01 excédents capitalisés 100 000,00
total : 264 531,89 100 000,00 364 531,89
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
16 2 421 908,00
166 01 refinancement de dette 2 148 829,70
total : 2 421 908,00 2 148 829,70 4 570 737,70
TOTAL DEPENSES RELLES D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 2 686 439,89 2 248 829,70 4 935 269,59
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
23 12 185 128,75
2313 212 constructions -100 000,00
total : 17 293 476,64 -100 000,00 17 193 476,64
TOTAL DEPENSES RELLES D'INVESTISSEMENT EN DIMINUTION 17 293 476,64 -100 000,00 17 193 476,64
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
040 141 754,00
4817 01 Indemnités de renégociation de la dette 220 000,00
total : 141 754,00 220 000,00 361 754,00
TOTAL DEPENSES D'ORDRE D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 141 754,00 220 000,00 361 754,00
TOTAL DEPENSES D'INVESTISSEMENT 20 121 670,53 2 368 829,70 22 490 500,23
Recettes
d'investissement :
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
16 6 088 588,55
1641 01 emprunts et dettes assimilées
166 01 refinancement de dette 2 148 829,70CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
total : 6 088 588,55 2 148 829,70 8 237 418,25
TOTAL RECETTES RELLES D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 6 088 588,55 2 148 829,70 8 237 418,25
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
040 2 286 715,00
1641 01 emprunts et dettes assimilées 220 000,00
total : 2 286 715,00 220 000,00 2 506 715,00
TOTAL RECETTES D'ORDRE D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 2 286 715,00 220 000,00 2 506 715,00
TOTAL RECETTES REELLES D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 6 088 588,55 2 148 829,70 8 237 418,25
TOTAL RECETTES INVESTISSEMENT : 6 088 588,55 2 368 829,70 8 237 418,25
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment l’article L.2121-29 ;
Vu les budgets primitif et supplémentaire de la ville pour l’année 2022 ;
Considérant la nécessité de réajuster certains crédits ;
Après avis de la commission municipale ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article unique :
Ajuste les crédits ci-dessous énoncés :
(en €) Dépenses
de fonctionnement :
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
012 24 138 837,00
64111 020 rémunération principale 200 000,00CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
total : 24 138 837,00 200 000,00 24 338 837,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
65 4 041 757,00
6553 113 contingents et participations obligatoires 11 429,00
657364 313 subv.fonc.aux organismes pub. 190 000,00
total : 4 041 757,00 201 429,00 4 243 186,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
66 677 686,00
661111 01 intérêts réglés à l'échéance 65 000,00
total : 677 686,00 65 000,00 742 686,00
TOTAL DEPENSES REELLES DE FONCTIONNEMENT EN AUGMENTATION 28 858 280,00 466 429,00 29 324 709,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
014 2 601 796,00
739223 01 Fonds péréquation ress.com et intercom -85 635,00
total : 2 601 796,00 -85 635,00 2 516 161,00
TOTAL DEPENSES REELLES DE FONCTIONNEMENT EN DIMINUTION 2 601 796,00 -85 635,00 2 516 161,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
042 2 286 715,00
6681 01 autres charges financières 220 000,00
total : 2 286 715,00 220 000,00 2 506 715,00
TOTAL DEPENSES D'ORDRE DE FONCTIONNEMENT EN AUGMENTATION 2 286 715,00 220 000,00 2 506 715,00
TOTAL DEPENSES DE FONCTIONNEMENT 33 746 791,00 600 794,00 34 347 585,00
Recettes
de fonctionnement :
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit totalCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
l'augmentation
70 2 328 118,00
7088 313 autres prod activités annexes 190 000,00
total : 2 328 118,00 190 000,00 2 518 118,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
73 36 474 169,00
731111 01 taxes foncières 185 794,00
total : 36 474 169,00 185 794,00 36 659 963,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
78 60 000,00
7815 01 rep.sur prov.pour risq.et ch. 5 000,00
total : 60 000,00 5 000,00 65 000,00
TOTAL RECETTES REELLES DE FONCTIONNEMENT EN AUGMENTATION 38 862 287,00 380 794,00 39 243 081,00
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
042 141 754,00
796 01 transfert de charges financières 220 000,00
total : 141 754,00 220 000,00 361 754,00
TOTAL RECETTES D'ORDRE DE FONCTIONNEMENT EN AUGMENTATION 141 754,00 220 000,00 361 754,00
TOTAL RECETTES DE FONCTIONNEMENT 39 004 041,00 600 794,00 39 604 835,00
Dépenses
d'investissement :
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
1068 264 531,89
1068 01 excédents capitalisés 100 000,00
total : 264 531,89 100 000,00 364 531,89
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit totalCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
l'augmentation
16 2 421 908,00
166 01 refinancement de dette 2 148 829,70
total : 2 421 908,00 2 148 829,70 4 570 737,70
TOTAL DEPENSES RELLES D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 2 686 439,89 2 248 829,70 4 935 269,59
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
23 12 185 128,75
2313 212 constructions -100 000,00
total : 17 293 476,64 -100 000,00 17 193 476,64
TOTAL DEPENSES RELLES D'INVESTISSEMENT EN DIMINUTION 17 293 476,64 -100 000,00 17 193 476,64
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
040 141 754,00
4817 01 Indemnités de renégociation de la dette 220 000,00
total : 141 754,00 220 000,00 361 754,00
TOTAL DEPENSES D'ORDRE D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 141 754,00 220 000,00 361 754,00
TOTAL DEPENSES D'INVESTISSEMENT 20 121 670,53 2 368 829,70 22 490 500,23
Recettes
d'investissement :
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
16 6 088 588,55
1641 01 emprunts et dettes assimilées
166 01 refinancement de dette 2 148 829,70
total : 6 088 588,55 2 148 829,70 8 237 418,25
TOTAL RECETTES RELLES D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 6 088 588,55 2 148 829,70 8 237 418,25
Chapitre nature fonction libellé crédit ouvert montant de crédit total
l'augmentation
040 2 286 715,00CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
1641 01 emprunts et dettes assimilées 220 000,00
total : 2 286 715,00 220 000,00 2 506 715,00
TOTAL RECETTES D'ORDRE D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 2 286 715,00 220 000,00 2 506 715,00
TOTAL RECETTES REELLES D'INVESTISSEMENT EN AUGMENTATION 6 088 588,55 2 148 829,70 8 237 418,25
TOTAL RECETTES INVESTISSEMENT : 6 088 588,55 2 368 829,70 8 237 418,25
Mme BOIVIN. - Bonjour à toutes et à tous.
La Décision modificative n° 1 vient compléter le Budget primitif et le Budget supplémentaire ; cette décision autorise de nouvelles dépenses, prend en compte de nouvelles recettes et, éventuellement, modifie des répartitions de crédits entre différents chapitres.
Cette Décision modificative a pour objectif d'abonder le budget, en fonctionnement, de 595 794 € supplémentaires et, en investissement, de 2 368 829 €, qui viendront compléter le budget primitif et le budget supplémentaire
Dans le détail de cette décision modificative, nous avons, en section de fonctionnement, 200 000 € de dépenses supplémentaires, pour couvrir le solde de la revalorisation du point d'indice, sachant que nous avons déjà voté, en septembre dernier, 200 000 € pour cette revalorisation ; ce qui génère un total de 400 000 €.
Nous avons également 190 000 € de dépenses supplémentaires de valorisation de la mise à disposition des murs du théâtre. Je vous le préciserai plus en détail dans la délibération 1.4 : il s’agit d’une recommandation du Commissaire aux Comptes d'inclure dans le budget du Théâtre, tout comme la valorisation du personnel mis à disposition, la valorisation de la mise à disposition des locaux du théâtre. Cette somme de 190 000 € est compensée par une recette du même montant, en fonctionnement. Il s’agit juste d’un jeu d'écriture comptable.
Nous avons 10 000 € de dépenses supplémentaires pour le contingent incendie et 60 000 € de dépenses supplémentaires de frais financiers liés à la hausse des taux. Nous avons, actuellement, un taux de 3 %. Je vous rappelle que nous avions, il y a quelques mois, des taux négatifs. Ces 60 000 € sont compensés, en partie, par 5 000 € de reprise de provisions en recettes.
Nous avons 220 000 € de dépenses supplémentaires pour une indemnité actuarielle de renégociation d'un emprunt, neutralisée par une opération d'ordre du même montant, pour un transfert à l'actif du bilan de la ville.
Nous avons 85 635 € de dépenses en réduction qui correspondent à la baisse de la contribution au FPIC, et nous avons 185 794 € de recettes correspondant à des rôles supplémentaires au titre de la taxe foncière de 2021. Ces rôles, pour des raisons diverses, n'ont pas pu être perçus en 2021, mais l'ont été en 2022.
Pour la section d’investissement, nous avons 100 000 € de dépenses supplémentaires pour l'apurement du compte 1069, dans le cadre du passage de la M14 à la M57. Nous avonsCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
provisionné l'année dernière un tiers du montant de ce compte, et, au budget supplémentaire, 139 793 €. Nous rajoutons 100 000 € dans cette Décision modificative pour abonder le deuxième tiers. Il nous restera encore le troisième tiers à budgéter l'an prochain.
Nous avons 2 148 829 € de dépenses supplémentaires pour le refinancement d'une ligne d'emprunt. Nous avons 220 000 € de dépenses supplémentaires correspondant à l'activation de l'indemnité actuarielle au bilan de la ville. Je vous en parlais en fonctionnement, nous la retrouvons en investissement pour justement la passer au bilan de la ville.
Nous avons 100 000 € de dépenses en réduction : ce sont des travaux de la nouvelle école qui sont décalés.
Nous avons 2 148 829,70 € qui correspondent à l’opération de refinancement déjà évoquée, dont l’indemnité actuarielle capitalisée.
Mme la MAIRE. - Avez-vous des questions ou des interventions ?
(Aucune.)
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE.
Par 25 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA- GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG.
Et 6 abstentions : Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
1.2 Approbation d'une convention pour le renouvellement d'une ligne de trésorerie pour l'année 2023
La ville souhaite disposer d’un financement court terme pour faire face à ses besoins de trésorerie ponctuels. Pour ce faire, elle a organisé une consultation auprès des banques de la place qui proposent ce type de produit de bas de bilan (une ligne de trésorerie interactive - LTI), à savoir la Caisse d’Epargne Ile de France et la Banque Postale.
Une seule offre a été déposée, il s’agit de celle de la Caisse d’Epargne IDF (CEIDF). Il est proposé au Conseil municipal de la retenir, les termes de la convention étant les suivants :
Date de prise d’effet du contrat : 1ère semaine de janvier 2023.
Durée maximum : 364 jours.
Montant : 4 000 000€.
Taux d’intérêt : Euribor 1 semaine+0,35% (Euribor 1 semaine flooré à 0)
(Pour information, euribor 1 semaine du 4 novembre 2022 : 1,385%)
Base de calcul : exact/360
Process de traitement automatique :
- tirage : crédit d’office
- remboursement : débit d’officeCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Demande de tirage : aucun montant minimum
Créneau horaire de saisie : si date de réception de l’ordre entre 7h et 16h30 alors exécution J+1 sinon J+2 (entre 16h30 et 21h)
Demande de remboursement : aucun montant minimum
Créneau horaire de saisie : si date de réception de l’ordre entre 7h et 16h30 alors exécution J+1 sinon J+2 (entre 16h30 et 21h)
Paiement des intérêts : chaque mois civil par débit d’office
Frais de dossier : 0,05% du montant emprunté/prélevé en une seule fois.
Commission d’engagement : sans
Commission de mouvement : sans
Commission de non-utilisation : 0,05% de la différence entre le montant de la LTI et l’encours quotidien moyen (périodicité identique aux intérêts).
La ligne de trésorerie est une ressource de trésorerie court terme dont la durée ne doit pas excéder 1 an et dont la mobilisation peut aller d’une durée d’un jour à quelques semaines.
Ce n’est pas un financement permanent contrairement aux emprunts d’équilibre, aux subventions et à l’autofinancement.
Il est proposé au conseil municipal d’autoriser Madame la Maire, ou son représentant délégué, à signer la convention aux conditions ci-dessus exposées.
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment l’article L.2121-29 ;
Vu le budget communal 2022 de la ville ;
Vu les éléments prospectifs pour 2023 ;
Vu la proposition de LA CAISSE D’EPARGNE IDF en date du 2 novembre 2022 ;
Considérant la nécessité de procéder au renouvellement d’une ligne de trésorerie ;
Après avis de la commission Finances, évaluation des politiques publiques et démocratie locale ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : Décide de souscrire une ouverture de crédit court terme d’un montant de 4 000 000 € auprès de LA CAISSE D’EPARGNE IDF pour permettre à la ville de financer ses besoins ponctuels de trésorerie, selon les conditions suivantes :CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Date de prise d’effet du contrat : 1ère semaine de janvier 2023
Durée maximum : 364 jours.
Montant : 4 000 000€.
Taux d’intérêt : Euribor 1 semaine+0,35% (Euribor 1 semaine flooré à 0)
Base de calcul : exact/360
Process de traitement automatique :
- tirage : crédit d’office
- remboursement : débit d’office
Demande de tirage : aucun montant minimum
Créneau horaire de saisie : si date de réception de l’ordre entre 7h et 16h30 alors exécution J+1 sinon J+2 (entre 16h30 et 21h)
Demande de remboursement : aucun montant minimum
Créneau horaire de saisie : si date de réception de l’ordre entre 7h et 16h30 alors exécution J+1 sinon J+2 (entre 16h30 et 21h)
Paiement des intérêts : chaque moi civil par débit d’office
Frais de dossier : 0,05% du montant emprunté/prélevé en une seule fois.
Commission d’engagement : sans
Commission de mouvement : sans
Commission de non-utilisation : 0,05% de la différence entre le montant de la LTI et l’encours quotidien moyen (périodicité identique aux intérêts).
Article 2 : Autorise Madame la Maire, ou son représentant délégué, à signer le contrat d’ouverture de crédit avec LA CAISSE D’EPARGNE IDF aux conditions ci-dessus exposées.
Article 3 : Autorise Madame la Maire, ou son représentant délégué, à procéder aux demandes de versement de fonds et aux remboursements des sommes dues dans les conditions prévues au contrat d’ouverture de crédit de la Ligne de Trésorerie.
Mme BOIVIN. - Cette délibération est habituelle ; il s’agit du renouvellement de la ligne de trésorerie.
Je vous propose, cette année, de souscrire un financement à court terme, auprès de la Caisse d'Épargne, afin de pouvoir faire face aux besoins de trésorerie ponctuels qui pourraient intervenir au cours de l’année 2023. Ce crédit s’élève à 4 M€ sur un an, à un taux de 0,35 %.
Mme la MAIRE. - Avez-vous des questions ?CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
(Aucune.)
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 31 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA- GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
1.3 Demande d'autorisation d'engager des dépenses d'investissement avant le vote du budget primitif 2023
Si le budget primitif pour l’année N+1 n’a pas été voté au 1er janvier, le maire est en capacité néanmoins d’engager, de liquider et de mandater des dépenses de la section de fonctionnement dans la limite des crédits inscrits à la section de fonctionnement de l’année précédente (art.L.1612-1 du CGCT).
Ce souci de continuité du service public local se traduit également dans la capacité qu’à le maire à engager, liquider et mandater des dépenses d’investissement dans la limite du quart (25%) des crédits ouverts à la section d’investissement du budget de l’exercice précédent (dépenses totales, déduction faite de celles imputées au chapitre 16 (emprunts et dettes assimilées)), sous réserve d’y avoir été préalablement autorisé par le conseil municipal, qui doit également préciser le montant et l’affectation des crédits ainsi utilisés.
C’est l’objet de la présente délibération proposée au conseil municipal. Cette autorisation doit ainsi permettre à la commune de réaliser des opérations d’entretien, de travaux, d’achat de petit équipement, de maintenance et de préservation du patrimoine indispensables au bon fonctionnement quotidien ; il s’agit pour la ville de pouvoir mettre en œuvre des opérations par anticipation, dans le respect de la liste annexée au projet de délibération et qui seront ensuite reprises au budget 2023. Ces dépenses représentent 3,07% du budget d’investissement de l’exercice 2022 (comprendre bp+bs+rp+projet dm1 pour 2022).
Vu le Code général des collectivités territoriales, notamment les articles L.2121-29 et L.1612-1 ;
Vu le budget communal 2022 ;
Considérant la nécessité d’engager, de liquider et de mandater des dépenses d’investissement (dépenses d’entretien, de maintenance du patrimoine communal, de travaux et d’achat de petit équipement) dés le 1er janvier 2023 et avant que le budget primitif 2023 ne soit adopté ;CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Après avis de la commission Finances, évaluation des politiques publiques et démocratie locale ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : Autorise Madame la Maire à engager, liquider et mandater les dépenses d’investissement figurant sur la liste annexée à la présente délibération qui précise le montant et l’affectation des crédits.
Article 2 : Dit que ces crédits seront inscrits au budget de l’exercice 2023 lors de son adoption.
Mme BOIVIN. - Cette délibération, également habituelle, permet de fluidifier la gestion des investissements. Contrairement aux dépenses de fonctionnement qui peuvent être engagées avant le vote du budget, les dépenses d’investissement ne peuvent l’être sans une autorisation accordée par délibération du Conseil municipal.
Je vous propose de permettre à Mme la Maire d'engager les dépenses d'investissement du premier trimestre 2023, pour un montant de 496 000 €, ce qui représente 3,7 % du budget d'investissement de l'exercice 2022, ce qui est très en deçà des 25 % autorisés par la loi.
M. LADJICI. - Bonsoir à tous.
Nous n’avons pas, dans cette délibération, la liste des investissements en question. Vous citez uniquement le montant global ; j'aurais pu le signaler en commission, mais je ne m'en étais pas rendu compte.
Mme BOIVIN. - Je me suis aperçue de cette erreur ce soir. La liste des investissements est en annexe du rapport transmis lors du premier envoi.
Mme la MAIRE. - Il s’agit de travaux à la Maison bleue, des travaux de vidéoprotection, des travaux de maîtrise d'œuvre pour la toiture Marcel Paul, de travaux courants, de chauffage, etc. Vous avez également les éléments chiffrés, pour un montant total de 548 000 €.
M. LADJICI. - 496 000 €.
Mme la MAIRE. - Je n'ai pas le même montant que vous, je dois avoir une version antérieure du rapport. Il s’agit bien de 496 000 €.
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 31 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA- GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO,CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
1.4 Attribution d'une dotation complémentaire de fonctionnement 2022 au théâtre-cinéma André Malraux
Le Théâtre-Cinéma André Malraux, transformé en Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC), régie dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière, est en activité sous ce statut depuis le 1er janvier 2016.
Pour rappel, malgré ce changement de statut, la commune de Chevilly-Larue est propriétaire du bâtiment qui accueille les activités de Théâtre et Cinéma, exploitées par l’EPIC.
En 2021, afin de clarifier et de rendre transparente leur relation, une convention de mise à disposition des locaux a été signée entre la commune et le Théâtre-Cinéma André Malraux prévoyant le versement d’une redevance d’occupation par ce dernier d’un montant 189 283,46 € HC HT pour la première année d’exécution de la convention soit 167,11 € HC HT/m².
Pour mémoire, la méthode de calcul utilisée pour fixer la redevance est celle dite « de la jauge » pour la partie théâtre et de la recette billetterie pour la partie cinéma. Cette méthode consiste à appliquer à la recette journalière théorique (RJT), un coefficient multiplicateur de 4 fois la jauge, la RJT correspondant à la multiplication du nombre de places vendables par le prix moyen du fauteuil et du nombre de séances par jour pour la partie théâtre. Pour la partie cinéma, une quote-part de 5% des recettes de billetterie est retenue.
Il est donc proposé au conseil municipal d’attribuer à l’EPIC une dotation de 190 000 € servant à couvrir cette nouvelle dépense. Il convient de préciser que cette dotation est au final neutre sur les moyens financiers alloués au Théâtre puisqu’elle est d’un montant identique à la redevance d’occupation du site instaurée. Elle a donc vocation à identifier plus précisément les moyens mis à disposition de l’EPIC par la commune.
Conformément à la convention signée, cette redevance est réévaluée annuellement suivant l’indice INSEE du coût de la construction (ICC).
Il est proposé aux membres du Conseil municipal d’approuver la dotation complémentaire de fonctionnement 2022 au Théâtre Cinéma André Malraux.
Vu le Code général des collectivités territoriales et notamment ses articles L.2121-29 et 2221-10 ;
Vu la délibération n°2015DEL-DG-31 du 12 mai 2015, relative à la création de la régieCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière pour la gestion du Théâtre de Chevilly-Larue ;
Vu la délibération n°2021DEL-ASS-106 du 09 décembre 2021, relative à l’approbation de la convention de mise à disposition des biens entre la commune et le Théâtre Cinéma André Malraux ;
Vu la délibération n° 2021DEL-ASS-107 du 09 décembre 2021, relative à l’approbation de la convention de service public entre la commune et le Théâtre Cinéma André Malraux ;
Considérant la formalisation de la mise à disposition des locaux au moyen d’une convention signée entre la commune et le Théâtre-Cinéma André Malraux et fixant le montant de la redevance d’occupation ;
Considérant que cette redevance d’occupation des locaux mis à disposition augmente sensiblement les charges de fonctionnement du Théâtre-Cinéma André Malraux ;
Considérant la nécessité de soutenir financièrement le Théâtre-Cinéma André Malraux dans sa mission de service public de production et d’action culturelle, de la promotion des activités de création et des missions s’y rattachant ;
Après avis de la commission Finances, évaluation des politiques publiques et démocratie locale ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : Décide d’attribuer une dotation complémentaire de fonctionnement 2022 au Théâtre-Cinéma André Malraux d’un montant de 190 000€.
Article 2 : Dit que cette dépense sera imputée sur le budget de 2022.
Mme BOIVIN. - J’ai évoqué ce point précédemment ; le Théâtre nous a fait part d’une recommandation de son Commissaire aux Comptes, consistant à valoriser comptablement la mise à disposition des locaux du théâtre. Je vous fais grâce du détail du calcul un peu complexe et sans réel intérêt. Si vous souhaitez avoir plus d'informations, n’hésitez à vous rapprocher du service des finances de la ville. Cette valorisation, effectuée avec un certain nombre de critères, s’élève à 189 283,46 € HT pour une année.
Cette valorisation étant désormais inscrite dans le budget du Théâtre, la ville doit donc prendre une délibération pour l’inscrire également dans son budget, tant en dépense qu’en recette, il s’agit juste d’une écriture comptable.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Mme la MAIRE. - Avez-vous des questions ?
(Aucune.)
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 31 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA- GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
1.5 Fixation des tarifs municipaux pour l'année civile 2023
La révision des tarifs municipaux s’effectue selon deux périodes coïncidant avec le rythme des activités concernées. La présente délibération vise à mettre à jour les tarifs 2023 des activités calées sur l’année civile.
Elle propose de revoir ou valider les tarifs des activités des relations publiques, de l’action sociale, de la communication, de l’état civil, et de diverses activités comme les droits de voirie.
Chaque année, la tarification proposée aux membres du Conseil municipal était définie sur la base du taux de couverture constaté sur l’exercice précédent. Pour cette année 2023, à cause des circonstances exceptionnelles inédites de la Covid-19 en 2020 et 2021, le taux de couverture constaté sur l’exercice 2021 ne pourra pas servir de base à la définition d’une nouvelle tarification.
Plusieurs hypothèses d’évolution des tarifs ont été soumises aux commissions municipales :
- Hypothèse 1 : un maintien des tarifs de l’exercice précédent
- Hypothèse 2 : un impact de l’inflation de +6,2% (chiffre INSEE octobre 2022) - Hypothèse 3 : une augmentation fixe de +1%.
- Hypothèse 4 : une augmentation fixe de +2%.
Après les débats en commissions, il est proposé au Conseil municipal de faire évoluer les tarifs de
la façon suivante :
- + 6.2% pour les tarifs des salles familiales, des insertions publicitaires, des droits de voirie et de location des jardins familiaux
- + 2% pour les tarifs du service pédicure et des repas du foyer Gabriel Chauvet, des aides à domicile, des sorties des familles et des concessions au cimetière communal. - Maintien des tarifs actuels pour les consommations et prestations lors des manifestations municipales, les cours de langue française, la reproduction de document et les tarifs du marché forain.
- Vu le code général des collectivités territoriales, notamment son article L2121- 29 ;CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
- Considérant la nécessité de réviser les tarifs des activités calées sur l’année civile ;
- Après avis des commissions municipales des finances, de l’évaluation des politiques publiques et de la démocratie locale, de l’éducation et de l’épanouissement, de l’égalité, de la prévention et de la sécurité publique, de la transition écologique et de l’aménagement durable du territoire, de la solidarité et de la dignité,
- Ayant entendu son rapporteur, M. ;
- Après en avoir délibéré ;
- LE CONSEIL MUNICIPAL,
- A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
- Article 1er : Fixe, pour l’exercice 2023, les tarifs municipaux tels qu’ils figurent en annexe à la présente délibération.
- Article 2 : Dit que les recettes afférentes seront imputées au budget 2023.
Mme BOIVIN. - Je vous rappelle que nous avons deux types de tarifs : ceux liés à l'année scolaire et ceux liés à l'année civile.
Je vous propose d’examiner ce soir les tarifs de l'année civile, qui concernent, entre autres, les activités des relations publiques, de l'action sociale, de l'état-civil, l'insertion publicitaire, etc.
Je vous rappelle que nous essayons de tenir nos objectifs ; le premier est de ne pas dégrader le taux de couverture du prix de revient des services. Je souhaite vous préciser également que le taux d'inflation annuel était, en mai, de 5,2 %.
Vous savez que nous sommes actuellement dans une période de forte inflation, avec un taux annuel constaté, fin octobre, à 6,2 % ; nous étions à 2,4 % en octobre 2021. Selon les experts, cette tendance devrait ralentir, mais toujours est-il que nous devrions rester sur un niveau élevé ; la Banque de France tablerait sur un taux de 6 % en 2023.
Ce taux est un taux moyen. À travers nos achats alimentaires pour la restauration, nous constatons une inflation de 14, voire 16 % ou 20 % sur certains produits.
Les coûts de l'énergie, quant à eux, ont augmenté dans des proportions beaucoup plus importantes. Les prix du gaz et de l'électricité ont atteint des sommets stratosphériques. A priori, les prix sont en train de baisser, mais pas de manière spectaculaire.
Heureusement, la plupart de nos équipements sont chauffés par la géothermie, nous serons donc moins impactés par la hausse du prix du gaz, ce qui ne sera pas, malheureusement, le cas pour l'électricité.
Notre contrat d’électricité arrivant à échéance à la fin de l'année, nous avons renégocié un nouveau contrat cet été, évidemment au temps le plus fort de la crise. Notre facture d'électricité va ainsi passer de 600 000 € à 1,40 M€ au plus bas, ou 2,6 M€ au plus haut. Le montant final dépendra des décisions que prendra le gouvernement ; une décision devait être prise fin novembre, mais a été reportée.
Mme la MAIRE. - Cette décision a, semble-t-il, été prise, mais demeure confidentielle dans l’immédiat.
Mme BOIVIN. - La loi de finances a été votée, mais le décret lié à l’application de cette décision devrait paraître mi-décembre.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Dans ce contexte d’incertitudes très anxiogène, la ville a pris la décision de ne pas répercuter la totalité des hausses qu'elle subit et qu'elle subira, dans des proportions beaucoup plus importantes, l'année prochaine.
Nous avons ainsi travaillé quatre hypothèses :
- le maintien des tarifs de l'exercice précédent ;
- une augmentation au taux de l'inflation, soit 6,2 % ;
- une augmentation de 1 % ;
- une augmentation de 2 %.
Pour la première fois, nous proposons de déroger à notre objectif de ne pas dégrader le taux de couverture.
(Arrivée de Mme Lorand-Pierre à 19 h 35.)
Au vu des débats dans les différentes commissions - je remercie tous les commissaires des commissions où j'ai pu intervenir, pour les débats très intéressants sur ce sujet - je vous propose de faire évoluer les tarifs de la manière suivante :
- application d’une hausse de 6,2 % pour les tarifs des salles familiales et salles de quartier, des insertions publicitaires, de la location des jardins familiaux et des droits de voirie ;
- application d’une hausse de 2 % pour les tarifs du service pédicure et des repas du foyer Gabriel Chauvet, des aides à domicile, des sorties des familles et des concessions au cimetière communal ;
- maintien des tarifs actuels pour les consommations et prestations alimentaires lors des manifestations municipales, pour les cours de langue, la reproduction de documents et pour les tarifs du marché forain.
Mme LA MAIRE. - J'apporte une petite rectification : la loi de finances n'est pas définitivement adoptée ; elle sera, le 15 décembre, en troisième lecture à l'Assemblée nationale.
Avez-vous des interventions ou des questions ?
M. LADJICI. - Nous avons analysé cette proposition, sans réellement comprendre votre approche. C'est la première fois que vous proposez des augmentations différentes en fonction des prestations.
Vous prenez, comme point d'appui, la valeur de l'inflation prévisionnelle. Cela signifierait que l'État, une région, une municipalité, un département se contenteraient de répercuter des valeurs financières sur ses propres services offerts aux citoyens. Or, j'estime qu'une municipalité, comme Chevilly-Larue, doit être le maillon d'un ensemble contribuant à préserver le pouvoir d'achat et à maintenir un certain pacte républicain.
Nous avons, en France, l'un des taux d'inflation les plus bas en Europe et dans le monde, justement parce qu’il existe un effort volontariste des dirigeants de ce pays, pour contenir certains paramètres et éviter que tous les prix se répercutent sur les citoyens. Si nous devions adopter votre logique, l'Etat devrait augmenter les impôts. Il ne le fait pas.
Il ne faut pas uniquement prendre en compte le paramètre de l’inflation pour décider des augmentations de tarifs, sinon la municipalité se dédouanerait de cet effort de guerre qui doit concerner toutes les strates administratives de ce pays.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Je vais ensuite vous poser une question. Vous proposez d'augmenter de 2 ou 6 % la location des jardins familiaux, mais quel est le taux de couverture de ces jardins familiaux ?
Cet espace est déjà existant et vous ne dépensez quasiment pas d’énergie pour ces jardins. Comment espérez-vous améliorer le taux de couverture des jardins familiaux, sachant qu'ils n'engagent quasiment aucune dépense ou très peu ?
Vous y avez des dépenses de personnel pour l’entretien et pour la sécurité, qui sont complètement déconnectées de votre discours sur l’inflation.
Nous avons ensuite été interpellés par une augmentation des droits de voirie qui va concerner les commerçants. Je vous rappelle que les commerçants, tout comme nos concitoyens, subissent cette crise de plein fouet ; si vous les obligez à augmenter leurs prix, vous contribuez également à dégrader le pouvoir d'achat de nos concitoyens.
Ces 6 %, justifiés par l'inflation, ne sont pas liés aux services pour lesquels vous proposez des augmentations.
Pour les locations de salles, par exemple, vous décidez d’appliquer une augmentation de 6 %, qui ne concernera qu’un nombre de citoyens limité. L’augmentation peut représenter moins de 30 €, ce qui peut sembler anecdotique.
Je vais réitérer ce que j’ai dit en Commission des finances. Je ne comprends pas votre logique qui conduit à ces pourcentages. Je ne dis pas détenir la vérité en ce domaine, mais habituellement, dans un exercice budgétaire et comptable, il faut analyser la situation dans son ensemble : nous avons une augmentation des dépenses d'un certain niveau et nous décidons d'allouer les recettes associées à ces dépenses, à un certain périmètre.
Vous n'avez pas été en mesure de me dire, pendant la commission, le niveau de recettes que vous attendiez avec cette hypothèse d'augmentation. Nous avons donc la sensation que vous naviguez à vue sur ce sujet.
Je peux comprendre la position qui consiste à n’augmenter que de 2 % les repas des personnes âgées, mais je ne comprends pas le raisonnement théorique et technique qui consiste à proposer 6 % ou 2 %. Cela ressemble à une approche aléatoire.
Si notre groupe était à la tête de cette municipalité, il aurait tenté de contenir cette augmentation à 2 % maximum. Nous estimons qu'une municipalité n'est pas juste un maillon qui répercute une valeur d'inflation, mais qu’elle doit, au contraire, participer à la contenir. Le discours sur le taux de couverture n’est pas, selon moi, applicable dans notre contexte.
Nous nous abstiendrons donc sur cette délibération.
Mme LA MAIRE. - Merci.
M. ISSAHNANE. - M. Ladjici a pris la parole pour dire qu'il ne comprenait pas ces augmentations, les explications ont pourtant été très claires : nous n’appliquons pas une augmentation de même niveau selon les services municipaux fournis à la population, car certains services sont considérés comme essentiels, alors que d’autres peuvent supporter des coûts d'exploitation de la mairie. Il faut bien dégager des recettes, pour faire fonctionner les services municipaux.
Vous dites que la France a le taux d'inflation le plus bas des pays de l'OCDE - je ne sais pas quelle référence vous avez prise - mais s’il était tenu compte de l'augmentation de l'inflation et de l'augmentation des salaires dans les autres pays, nous aurions en France le taux d'inflation le plus important. En Allemagne, en Angleterre et en Espagne, les salaires ont été augmentés ; et vous, quand il est question d’augmentation des salaires, vous vous étouffez. Quand je dis vous, vous comprenez ce que je veux dire.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Dans une commune, contrairement à l'État...
Mme GLIOZZO. - Je ne comprends pas...
Mme la MAIRE. - Laissez finir M. Issahnane, vous réinterviendrez ensuite.
M. ISSAHNANE. - Dans une commune, nous devons équilibrer le budget. C’est une obligation, sinon le préfet viendra dire à Mme la Maire : « je prends votre place et je gère ». Nous devons avoir un budget d’équilibré : un euro dépensé doit avoir un euro de recette, point final.
L’État fait ce qu'il veut et laisse filer les déficits. Vous disiez être les meilleurs gestionnaires, alors que la dette explose dans ce pays.
Il faut également mesurer l'impact des politiques précédentes, notamment relatives la baisse des dotations globales de fonctionnement. Vous souteniez également le gouvernement de M. Hollande, Monsieur Ladjici, quand Chevilly-Larue a ainsi perdu plusieurs millions d’euros par an.
J'ajouterai enfin - c'est une intervention de mon collègue Sylvain Mailler en commission - que l'augmentation des 2 % sur les services essentiels, comparée aux tarifs réels et aux augmentations de salaire, fait gagner du pouvoir d'achat à certaines catégories de citoyens.
L'augmentation de 2 % est inférieure aux augmentations des minima sociaux, du Smic, etc. Il faut le dire. Nous ne pouvons plus raisonner avec des tarifs absolus. Ce sont des tarifs relatifs et il faut savoir parler de la réalité.
M. LADJICI. - Je vous rappelle que nous ne représentons pas le patronat. Nous sommes des citoyens qui travaillent, nous avons des familles à nourrir et sommes des élus bénévoles. Je pense que vous vous trompez de cible.
Votre réaction sur la politique du précédent gouvernement reflète la faiblesse de votre travail de préparation de cette délibération. Je ne fais pas de politique politicienne en rappelant tous les soucis de votre famille politique. J'espérais avoir un débat de fond sur un sujet technique, mais vous me parlez de François Hollande. J’espérais un autre débat à la place de vos petites mesquineries politiciennes qui nous éloignent du sujet.
Mme LA MAIRE. - Si je peux me permettre, il ne faut pas effacer la dimension de fond des propos de M. Issahnane, car il n'y avait pas que des propos polémiques.
Mme BOIVIN. - Quand vous dites que vous n’augmenteriez les tarifs que de 2 %, puisque vous estimez que la ville doit fournir des efforts, vous oubliez que nous en réalisons déjà. Nous avons des tarifs extrêmement bas, que vous pouvez comparer à ceux des autres villes.
Je l'ai dit à maintes reprises, nous avons une politique tarifaire très basse comparée aux villes environnantes, ce qui explique notre taux de couverture également bas. Cette politique permet à nos concitoyens de bénéficier de services à des tarifs intéressants.
S’agissant la méthode utilisée pour déterminer les augmentations, je vous rappelle que nous avons une crise énergétique inédite où les prix de l'électricité et du gaz flambent ; quand vous réservez une salle, la salle est chauffée et l'électricité vous est fournie. Il est évident que nous n’allons pas répercuter la totalité de l'augmentation sur le tarif de la salle. Nous considérons, néanmoins, qu'il est normal que les personnes, qui vont louer cette salle subissent, une petite augmentation pour pouvoir participer à cet effort commun.
Une augmentation de 6 % n'est pas prohibitive, d’autant plus que nous allons avoir 300 ou 500 % d’augmentation pour l’électricité. Contrairement aux administrés, la ville ne bénéficie pas, pour l’instant, du bouclier tarifaire.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Nous proposons, cette fois-ci, d'adopter différents niveaux d'augmentation, car nous estimons que certains services sont essentiels, d’autres moins.
Ceux relevant de l’action sociale nous paraissant essentiels, nous avons souhaité fournir un effort supplémentaire, en appliquant une augmentation de 2 % seulement, et non de 6,2 %.
Globalement, pour tous ces services, l’augmentation des tarifs n’est pas prohibitive.
Mme la MAIRE. - Merci.
Avez-vous d'autres interventions ?
M. LADJICI. - Pouvez-vous nous préciser le montant potentiel de recettes attendues, avec l'hypothèse d'augmentation que vous proposez ce soir ?
Nous n’avons pas eu de réponse en commission.
Mme BOIVIN. - Le niveau de récupération de recettes n’a pas été calculé précisément, car cette analyse est longue et fastidieuse à produire.
Quoi qu'il en soit, je vous ai déjà précisé que, pour les salles familiales, cela ne représenterait pas des montants extraordinaires.
Votre raisonnement consiste à dire qu’il ne faut pas augmenter les tarifs. À un moment donné, avec ce type de raisonnement, la ville ne pourrait plus financer de services.
M. DA SILVA. - J'ai participé à deux commissions où le sujet a été en discussion.
Nous voterons « pour » cette délibération : l'inflation est effectivement élevée, l'énergie coûte plus cher ; à un moment donné, l’augmentation sera inévitable, et de manière importante.
La meilleure solution est d’appliquer des augmentations progressives ; l’augmentation de 6,2 % pour les locations de salle n’est pas une hausse importante : les administrés ne louent pas une salle toutes les semaines ou tous les mois.
Mme LA MAIRE. - Merci.
Avez-vous d'autres interventions ?
M. LADJICI. - Vous ne proposez aucune approche sur la réduction de certains coûts.
Vous pourriez peut-être envisager, par exemple, des règles d'économie d'énergie. Je pense que tel est déjà le cas sur certains périmètres, comme celui de l'éclairage.
Avant d'envisager une augmentation - c’est valable également à titre personnel - lorsque l’on a une baisse de revenu, il faut regarder ses dépenses, essayer de les réduire et les réorienter.
Vous n’avez pas mené cette analyse et vous nous demandez de voter une augmentation des tarifs, sans avoir une estimation du niveau de recettes supplémentaires.
C'est dommage.
Mme la MAIRE. - Je pense qu'il ne faut pas tout mélanger.
La loi nous impose de voter les tarifs annuellement ; nous y procédons en réalité deux fois par an, puisque nous avons des tarifs calés sur l'année civile, et d'autres, sur l'année scolaire.
Nous sommes, ce soir, à un moment du calendrier où il nous faut adopter une délibération dans laquelle nous décidons d'intégrer ou non l'inflation, en portant un raisonnement à partir de taux de couverture, de la façon dont la population va être impactée par ces hausses de tarifs et ce, indépendamment du contexte exceptionnel que nous traversons.
Il ne s'agit pas d'une mesure issue d'un plan global de solutions par rapport à la criseCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
énergétique, mais d'une simple délibération annuelle et classique, sollicitée par la loi, pour répercuter ou non l'impact de l'inflation sur les tarifs qui concernent l'année civile.
Je voulais, sur le plan technique, vous apporter une petite précision. Dans les raisonnements, il faut intégrer l'évolution de ce que l'on appelle les charges indirectes. Même s'il vous semble que, sur un certain nombre d'activités - vous aviez pris, Monsieur Ladjici, l'exemple des jardins familiaux - il n'y a pas de dépenses immédiates flagrantes, mis à part les fluides, il n'empêche que, parallèlement, il faut imputer un certain pourcentage lié à toutes les charges indirectes de la mairie.
En réalité, notre réponse ne peut pas être technique ; elle doit bien sûr s'adosser à des raisonnements financiers et techniques, mais cette réponse est avant tout politique, car cela relève de notre responsabilité, ici, au sein de cette assemblée délibérante.
Le choix, soumis au vote de ce soir, s'adosse davantage à un raisonnement sur la façon de trouver le bon et juste équilibre, entre le moyen de ne pas trop dégrader nos finances, de ne pas trop impacter les Chevillais d'une part, et d'autre part, de penser le long terme, car une approche court-termiste serait condamnable. Nous sommes contraints de regarder plus loin pour savoir comment la situation va évoluer ; or, nous manquons de visibilité.
Je partage complètement votre raisonnement, Monsieur Da Silva, lorsque vous nous dites : attention, en augmentant trop peu ou pas cette année, on se retrouverait l'année prochaine ou les années à venir, à augmenter beaucoup plus fortement les tarifs, en une seule fois, et donc de manière plus douloureuse pour le porte-monnaie des Chevillais.
Permettez-moi, ensuite, de souligner que chacun a le raisonnement qu'il souhaite, mais Mme la préfète du Val-de-Marne ne partage pas le vôtre. Elle nous a fait parvenir du gouvernement, une circulaire nous demandant de répercuter l'inflation sur tous les contrats qui nous lient à des partenaires et, justement, de revoir toutes les formules d'indexation de nos prix pour que ceux-ci soient impactés sur l'inflation ; cela signifie que nous aggravons nos dépenses, dans une logique où il ne faut pas mettre en difficulté le monde économique.
Dans un contexte d’inflation, on nous demande de nous adapter. Il nous faut donc adapter cette philosophie à l'échelle de l'ensemble des dépenses et des recettes.
Je note enfin, que, finalement, il y aurait eu un accord possible autour d’une augmentation de 2 %, alors qu’en juin dernier, vous aviez considéré qu'il ne fallait pas du tout impacter l'inflation sur les tarifs. Cette évolution, va me semble-t-il, dans le bon sens.
Nous aurons, peut-être, la prochaine fois un vote unanime. J'ose l'espérer.
Je vous propose de mettre aux voix cette délibération.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE.
Par 29 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
Et 4 abstentions : Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN.
1.6 Fixation du montant de la redevance d'occupation du domaine public communal pour leCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
réseau de chaleur géothermique sur le territoire de la ville de Chevilly-Larue
Le réseau de chaleur géothermique est implanté sur les domaines publics et privés des communes de Chevilly-Larue, l’Haÿ-les-Roses et Villejuif.
Au 31 décembre 2021, le réseau est constitué de 3 centrales géothermiques, de 2 centrales de cogénération, d’une pompe à chaleur, de 20 chaufferies d’appoint secours, de 247 sous-stations de livraison.
Ce réseau distribue la chaleur sur 36 320 équivalents logements avec un débit pouvant aller jusqu’à 800 m3/h d’eau à 103°C.
Il s’agit d’un réseau multitube en pleine terre composé d’un tube de liaison reliant les centrales de géothermie et les chaufferies d’appoint, et d’une cascade de tubes (haute température, moyenne température, basse température) en direction des abonnés.
Il est proposé de fixer une redevance d’occupation du domaine public communal adossée à ce réseau tel qu’il ressort au 31 décembre de l’année 2021 dans le respect du Code général de la propriété des personnes publiques.
Les articles L.2125-1 et suivants du Code général de la propriété des personnes publiques codifient la jurisprudence et indiquent que l’occupation ou l’utilisation du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance.
Ces redevances sont calculées et recouvrées en application des articles L.2125-3 à L.2125-5 et L.2321-1 à L.2323-14 dudit code.
A partir des informations en possession de la société délégataire SPL Semhach, il ressort que sur le domaine public de la ville de Chevilly-Larue, les métrés « tranchée » et les métrés « canalisation » ressortent respectivement à 8 525,00 m et 25 362,00 m pour des totaux (ensemble du réseau sur les 3 villes) correspondants de 27 852,50 m et 78 227,50 m.
Sur ces bases, une redevance d’occupation du domaine public communal peut être envisagée pour un tarif maximal de 10€ /m (r0).
Ce niveau de tarif s’inscrit dans l’esprit de l’article L.2125-3 puisqu’il « tient compte des avantages de toute nature procurés au titulaire de l’autorisation » ; il est compatible avec le modèle économique du réseau géothermique et notamment avec le niveau d’autofinancement que ce dernier est en capacité de délivrer.
Ce tarif r0 valeur 2023 devra ensuite faire l’objet d’une actualisation annuelle selon la formule suivante :
r = r0 *((valeur index national BT01 du mois de décembre année précédant celle de la facturation/valeur index national BT01 du mois de décembre 2022)) x 0,5 + 0,5)
L’index BT01 est défini par l’INSEE comme l’index du bâtiment – tous corps d’Etat assorti d’une base 100 en janvier 1974.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Sa dernière valeur publiée connue pour août 2022 est 127,9.
Une simulation de l’application de cette formule pour la redevance 2024 se présenterait comme suit :
Tarif r (Redevance de 2024)
Tarif r0 (Redevance de 2023) = 10,00€
Id (valeur index national BT01 du mois de décembre 2023) = 129,9
Id0 (valeur index national BT01 du mois de décembre 2022) = 127,9
o r = r0 x (( Id / Id0) x 0,5 + 0,5)
o r = 10€ x ((129,9/127,9) x 0,5 + 0,5) = 10,08€
La formule de l’actualisation présentée ci-dessus amortit à la baisse comme à la hausse, l’évolution de l’indice national BT01.
Le réseau se développe chaque année, le métré réel servant d’assiette au calcul fera donc également l’objet d’une actualisation annuelle.
Le métré retenu pour application au 1er janvier 2023 correspond au réseau existant au 31 décembre 2021.
Sur la base des 25 362,00 métrés de canalisation, la redevance valeur 2023 s’établirait à 253 620,00€ pour la ville de Chevilly-Larue.
Il est donc proposé au conseil municipal de fixer cette redevance à 10€ /m.
Vu le Code général des collectivités territoriales ;
Vu le Code de la voirie routière ;
Vu le Code général de la propriété des personnes publiques et notamment ses articles L.2125-1 à L.2125-6 et L.2321-1 à L.2323-14 ;
Vu l’instruction budgétaire M14 au 1er janvier 2022 ;
Vu la délibération N°2014DEL-FIN-174 du 16 décembre 2014 portant instauration d’une redevance d’occupation du domaine public communal pour le réseau de chaleur géothermique sur le territoire de la ville de CHEVILLY-LARUE ;
Considérant que la redevance tient compte des avantages de toute nature dont peuvent bénéficier les occupants du domaine public communal ;CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Après avis de la commission municipale ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : Décide d’abroger la délibération N°2014DEL-FIN-174 du 16 décembre 2014 à compter du 1er janvier 2023.
Article 2 : Fixe à compter du 1er janvier 2023, la redevance unitaire d’occupation du domaine public communal pour le réseau géothermique r0 à 10€ (dix euros) par mètre linéaire de canalisation.
Article 3 : Dit que la redevance est due par l’occupant des lieux au 1er janvier de chaque année.
Article 4 : Dit que toute nouvelle autorisation donne lieu à une redevance calculée au prorata temporis mensuel de l’année de la délivrance de l’autorisation.
Article 5 : Dit que cette redevance unitaire r0 est revalorisée au 1er janvier de chaque année en fonction de l’évolution de la valeur de l’index national BT01 (indice général tous corps d’état) comme suit :
r = r0 x (( Id / Id0) x 0,5 + 0,5)
Avec :
r : redevance unitaire actualisée pour l’année de facturation
r0 : redevance unitaire pour l’année 2023
Id : valeur de l’index national BT01 du mois de décembre de l’année précédant l’année de facturation
Id0 : valeur de l’index national BT01 du mois de décembre de l’année 2022
Article 6 : Dit que la redevance totale de l’année en cours qui correspond au produit mathématique de la redevance unitaire par le nombre de mètres linéaires de canalisation reprend le métré à jour au 31 décembre de l’année qui précède.
Article 7 : Dit que la redevance est recouvrée en une seule fois sur présentation du titre de recette correspondant.
Article 8 : Dit que la recette correspondante est enregistrée annuellement au compte 70323CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
« redevance d’occupation du domaine public communal ».
Mme BOIVIN. - Nous vous proposons de modifier le tarif d'occupation du domaine public pour le réseau de géothermie, sachant que, jusqu'à présent, la redevance était de 2 € le mètre linéaire. Au niveau du département et de l'EPT, le tarif a été fixé à 10 € le mètre linéaire.
Nous vous proposons, ce soir, de nous aligner sur ce tarif de 10 € du mètre linéaire pour le réseau de géothermie, étant précisé que cela nous rapportera une recette de 253 620 €, au lieu d'environ 50 000 € auparavant.
Mme la MAIRE. - Je vous précise qu'évidemment cette augmentation est absorbable par le syndicat de la géothermie, sans quoi elle ne vous serait pas proposée, et sans quoi nous aurions hurlé contre le Département d'avoir augmenté le montant de cette redevance.
Cette augmentation est absorbable par le syndicat, car dans le contexte exceptionnel que nous traversons, la géothermie est certes évidemment très fortement impactée par la hausse du prix du gaz, mais, en contrepartie, très impactée favorablement par l'électricité qu'elle produit. Nous avons des turbines fonctionnant à partir de l'énergie générée par la dimension mécanique de l'usine, ce qui permet, au vu du tarif de l’électricité, de générer suffisamment de recettes et, en plus, de contribuer à l'effort de production énergétique de notre pays.
Avez-vous des questions sur cette délibération ?
(Aucune.)
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN.
1.7 Attribution d'acomptes de subvention aux associations communales conventionnées - année 2023
1.8 Attribution d'un 1er acompte de subvention au Théâtre André Malraux - année 2023
1.9 Attribution d'acomptes de subvention à la Caisse des Écoles (CDE) - année 2023
1.10 Attribution d'acomptes de subvention au Centre communal d'action sociale (CCAS) - année 2023
1.11 Attribution d'acomptes de subvention à l'association ACSF - année 2023
Mme BOIVIN. - Pour l'ensemble de ces délibérations, de 1.7 à 1.11, nous votons, tous les ans à la même époque, des acomptes de subvention aux associations gérant du personnel, pour leur permettre d'avoir une trésorerie suffisante en début d'année, dans l’attente de recevoir la subvention au mois d'avril et d’avoir un fonctionnement quasiment normal jusqu'au versement de cette subvention.
Les acomptes sont les suivants :CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
- Maison du Conte 55 000€
- Maison pour tous 83 859€
- Comité des œuvres sociales 31 625€
- Elan de Chevilly-Larue 94 800€
- AEF 94 12 800€
- Ferme du Saut du Loup 25 809€
- Sol Epi 22 500€
- Jazz à Chevilly-Larue 3 250€.
Le Théâtre André Malraux n'est plus une association, mais nous lui verserons un acompte, s’il le demande, de 250 000 €.
Nous verserons un acompte de 74 605 € pour la Caisse des écoles, 250 000 € pour le CCAS et 20 800 € pour l'ACSF.
Je vous rappelle que ces montants d’acompte sont calculés à partir de la subvention versée en 2022 ; l'acompte est le montant maximum qui pourra être versé, et il le sera, à la demande des organismes.
Mme la MAIRE. - Je vous propose de voter la délibération 1.7.
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION 1.7 EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN.
Mme la MAIRE. - Pour la délibération 1.8 sur le Théâtre, Marie François a le droit de voter, car il ne s’agit pas d’une association, mais d’un EPIC ; il n’y a donc pas de problème d'incompatibilité.
Je mets aux voix.
VOTE : LES DELIBERATIONS 1.8, 1.9 ET 1.10 SONT ADOPTEES A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Mme la MAIRE. - La délibération 1.11 a également été présentée.
Avez-vous des observations ?
M. LADJICI. - Nous nous abstenons depuis quelques années sur ce sujet. Je rappelle que nous n’avons aucun grief à l’encontre de l’ACSF, ni de son président.
Nous proposons que cette association, qui bénéficie d'une subvention non négligeable, ouvre son conseil d'administration à des élus du conseil municipal de la majorité, mais également de l’opposition.
Cela existe dans différentes structures gravitant autour de la municipalité et cela se passe bien. Par exemple, je participe à la Maison Pour Tous et au Théâtre.
Le fait d'associer l'opposition est un gage de transparence et de sérieux ; cette proposition pourrait, si elle était acceptée, nous permettre de voter les subventions et toutes les délibérations liées à cette association.
Mme la MAIRE. - Cette proposition a été entendue.
La situation nous semble très apaisée pour ce qui nous concerne, et nous n'avons pas le sentiment qu'il y existe des sujets problématiques.
Je vous propose donc de mettre aux voix cette délibération.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE.
Par 28 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
Et 4 abstentions : Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN.
Ne prend pas part au vote : Patrick BLAS
1.12 Approbation de la garantie d’emprunt concernant la réhabilitation thermique de 589 logements de la résidence Saussaie II
Valophis Habitat, OPH du Val de Marne, a engagé la réhabilitation thermique de 589 logements de la résidence « Saussaie II ».
Ces logements bénéficient de financements particuliers et nécessitent auprès des organismes prêteurs des garanties financières.
Une collectivité peut apporter sa caution à une personne morale de droit public ou privé pour faciliter la réalisation des opérations d’intérêt public. Le fait de bénéficier d’une garantie d’emprunt facilite l’accès au crédit des bénéficiaires de la garantie ou leur permet de bénéficier d’un taux moindre.
A ce titre, la commune est sollicitée pour se porter garante du prêt contracté par Valophis Habitat auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations pour un montant de 8 614 237 euros.
En contrepartie, Valophis Habitat confirme et proroge, pendant la duréeCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
d’amortissement du prêt soit jusqu’au 30/06/2070, la réservation au bénéfice de la Commune de Chevilly-Larue de 20% des logements du groupe concerné, soit 117 logements.
Par ailleurs, Valophis Habitat confirme, pendant la durée de remboursement du prêt soit jusqu’au 30/01/2043, un contingent supplémentaire délocalisé sur le groupe Les Camelias, soit 7 logements.
Compte tenu de ces éléments, il est proposé au Conseil municipal d’approuver la garantie d’emprunt pour la réhabilitation thermique par Valophis de 589 logements de la résidence « Saussaie II » et d’autoriser Madame la Maire ou son représentant à signer tout document afférent et notamment la convention de garantie d’emprunt.
Vu les articles L.2252-1 et L.2252-2 du Code général des collectivités territoriales ;
Vu l’article 2305 du le Code civil ;
Vu le Contrat de Prêt N° 140056 en annexe signé entre : VALOPHIS HABITAT OFFICE PUBLIC DE L'HABITAT DU VAL DE MARNE ci-après l’emprunteur, et la Caisse des dépôts et consignations ;
Vu la convention de garantie d’emprunt ;
Considérant que Valophis Habitat a sollicité une garantie d’emprunt auprès de la Commune de Chevilly-Larue ;
Considérant qu’à ce titre, la Commune est sollicitée pour se porter garante du prêt contracté par Valophis Habitat auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations pour un montant de 8 614 237 euros ;
Considérant qu’en contrepartie, Valophis Habitat confirme et proroge, pendant la durée d’amortissement du prêt soit jusqu’au 30/06/2070, la réservation au bénéfice de la Commune de Chevilly-Larue de 20% des logements du groupe concerné, soit 117 logements ;
Considérant que par ailleurs, Valophis Habitat confirme, pendant la durée de remboursement du prêt soit jusqu’au 30/01/2043, un contingent supplémentaire délocalisé sur le groupe Les Camelias, soit 7 logements ;
Considérant l’intérêt social du projet ;
Après avis de la commission municipale ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : L’assemblée délibérante de la Commune de Chevilly-Larue accorde sa garantie à hauteur de 100,00 % pour le remboursement d’un Prêt d’un montant total de 8 614 237 euros souscrit par l’emprunteur auprès de la Caisse des dépôts et consignations, selon lesCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
caractéristiques financières et aux charges et conditions du Contrat de prêt N° 140056 constitué de 1 Ligne(s) du Prêt.
La garantie de la collectivité est accordée à hauteur de la somme en principal de 8 614 237 euros augmentée de l'ensemble des sommes pouvant être dues au titre du contrat de Prêt.
Ledit contrat est joint en annexe et fait partie intégrante de la présente délibération.
Article 2 : La garantie est apportée aux conditions suivantes :
La garantie de la collectivité est accordée pour la durée totale du Prêt et jusqu’au complet remboursement de celui-ci et porte sur l’ensemble des sommes contractuellement dues par l’Emprunteur dont il ne se serait pas acquitté à la date d’exigibilité.
Sur notification de l’impayé par lettre recommandée de la Caisse des dépôts et consignations, la collectivité s’engage dans les meilleurs délais à se substituer à l’Emprunteur pour son paiement, en renonçant au bénéfice de discussion et sans jamais opposer le défaut de ressources nécessaires à ce règlement.
Article 3 : Le Conseil s'engage pendant toute la durée du Prêt à libérer, en cas de besoin, des ressources suffisantes pour couvrir les charges du Prêt.
Article 4 : Le Conseil municipal autorise Madame la Maire ou son représentant à effectuer toute démarche et à signer tout document afférant à l’exécution de la présente délibération et notamment la convention de garantie d’emprunt.
Vu,
Mme LORAND PIERRE. - Cette délibération vise à garantir un emprunt que Valophis a sollicité auprès de la commune, pour un montant de 8 614 237 €, afin de réaliser des travaux de réhabilitation, notamment thermique. Vous avez certainement vu, dans le quartier des Sorbiers Saussaie, les travaux réalisés actuellement, qui, visiblement, apportent un véritable plus en termes de chauffage et de répartition de la chaleur dans les logements. Il s’agit d’une belle réalisation.
La présente garantie porte sur des travaux de réhabilitation, notamment thermique, dans 589 logements situés dans le quartier des Sorbiers Saussaie.
En contrepartie, Valophis confirme la réservation au bénéfice de la Commune de Chevilly- Larue de 20 % des logements du groupe concerné, soit 117 logements, ainsi qu’un contingent supplémentaire délocalisé sur le groupe Les Camélias de 7 logements.
Cette contrepartie nous assure que nous aurons, jusqu'en 2043, un petit contingent sur cesCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
groupes. Je vous demande donc d'accorder cette garantie d'emprunt.
Mme la MAIRE. - Avez-vous des questions ou des interventions ?
M. MAILLER. - Si je lis précisément le rapport, les 117 logements sont attribués au contingent de la mairie jusqu'en 2070 et, les 7 autres supplémentaires, jusqu’en 2043. Cela laisse le temps de voir venir.
Mme la MAIRE. - Avez-vous d'autres questions ?
(Aucune.)
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN.
1.13 Modification du tableau des effectifs du personnel
La présente délibération a pour objet l’ajustement du tableau des effectifs afin de
procéder aux nominations des agents promus au grade supérieur.
Elle a également pour objet d’ajuster les postes aux grades des agents recrutés
lorsque ceux-ci sont différents de ceux des agents à remplacer, de nommer les agents
promus ou ayant réussi un concours et de procéder à leur intégration sur la filière
correspondante à leur emploi. Elle ajuste également les postes d’enseignant artistique
au regard des départs et des besoins nécessaires à chaque rentrée scolaire.
Ces transformations sont les suivantes :
Au 1er octobre 2022CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Au 1er décembre 2022
Transformation de postes de :
Nbre
suppression
Nbre
création
grade grade
1 Assistant d’enseignement artistique pal 1ère classe (7h hebdo) 1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (7h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (16h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (9h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (7h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (7h hebdo) 1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (4h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (4h hebdo)CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
A noter également la création de deux postes d’adjoint d’animation permettant de nommer stagiaires les deux agents assurant les fonctions d’agent de médiation à la Médiathèque qui étaient jusqu’à présent rémunérés en vacations.
La rémunération s'effectuera sur le budget correspondant, section de fonctionnement, au
chapitre 012.
Il est proposé au Conseil municipal d’approuver la modification du tableau des effectifs du personnel communal.
Vu,
Vu le Code général des collectivités territoriales, et notamment l'article L.2121-29 ;
Vu le Code général de la fonction publique et notamment les articles L311-1, L313-1, L.327-
Transformation de postes de :
Nbre
suppression
Nbre
création
grade grade
1 Ingénieur 1 Ingénieur principal
2 Attaché principal 2 Rédacteur
1 Adjoint administratif 1 Rédacteur
1 Adjoint administratif 1ère classe 1 Rédacteur
2 Adjoint technique principal de 2
ème
classe 2 Adjoint technique
1 Adjoint administratif 1 Adjoint administratif principal 2ème classe
1 Adjoint d’animation principal 2
ème
classe 1 Adjoint technique principal 2ème classe
1 Assistant de conservation de 1
ère
classe 1 BibliothécaireCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
3 à L.327-9, L.332-8 à L.332-14, L.332-23, L.332-24 ;
Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et notamment des articles 3 à 3-5 ;
Vu le tableau des effectifs ;
Vu les statuts particuliers des cadres d'emplois ;
Vu les délibérations précédentes relatives aux modifications du tableau des effectifs, et notamment la délibération n° 2022DEL-RH-46 du Conseil municipal du 30 juin 2022 ;
Considérant qu'il est nécessaire, pour la bonne organisation des services municipaux, de procéder à une révision du tableau des effectifs ;
Après avis de la commission municipale Finances, évaluation des politiques publiques et démocratie locale ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : Modifie comme suit le tableau des effectifs du personnel communal à compter du :
Au 1er octobre 2022CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Au 1er décembre 2022
Transformation de postes de :
Nbre
suppression
Nbre
création
grade grade
1 Assistant d’enseignement artistique pal 1ère classe (7h hebdo) 1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (7h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (16h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (9h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (7h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (7h hebdo) 1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (4h hebdo)
1 Assistant d’enseignement artistique pal 2ème classe (4h hebdo)
Transformation de postes de :
Nbre
suppression
Nbre
création
grade grade
1 Ingénieur 1 Ingénieur principal
2 Attaché principal 2 Rédacteur
1 Adjoint administratif 1 Rédacteur
1 Adjoint administratif 1ère classe 1 Rédacteur
2 Adjoint technique principal de 2
ème
classe 2 Adjoint technique
1 Adjoint administratif 1 Adjoint administratif principal 2ème classe
1 Adjoint d’animation principal 2
ème
classe 1
Adjoint technique principal 2ème classe
(Goncalves)
1 Assistant de conservation de 1
ère
classe 1 BibliothécaireCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Article 2 : Dit qu’en cas de vacance de poste, ou de recrutement infructueux de fonctionnaire, les emplois de catégorie A, B et C y compris grade d’avancement, peuvent être pourvus par des agents contractuels, pour les besoins des services, sur le fondement notamment des articles L.332-8 à L.332-14 du code général de la fonction publique compte tenu de la nature des fonctions. Leur traitement sera calculé par référence à un échelon de l’échelle indiciaire du grade, au sein du cadre d’emplois.
Article 3 : Dit que les dépenses seront imputées sur l’exercice budgétaire en cours, section de fonctionnement, chapitre 012.
Mme la MAIRE. - Cette délibération ne concerne pas seulement des avancements de grade, mais également quelques créations de poste pour des agents de médiation de la médiathèque qui, jusqu'à présent, étaient des contractuels. Ils seront titularisés sur des postes que nous pérennisons.
Avez-vous des questions ?
(Aucune.)
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY, Stéphane DA SILVA.
1.14 Présentation du rapport d’activité 2021 du Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne (SIFUREP)
Le Syndicat Intercommunal de la Région Parisienne (SIFUREP) auquel la collectivité est adhérente a transmis à la commune son rapport d’activité 2021. L’article L. 5211- 39 du code général des collectivités territoriales, prévoit une communication de ce rapport au Conseil municipal, séance au cours de laquelle les délégués de la commune sont entendus.
Madame Hermine RIGAUD, déléguée titulaire et Madame Barbara LORAND-
Nbre
création
grade
2 Adjoint d’animationCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
PIERRE déléguée suppléante représentent la commune de Chevilly-Larue au sein du SIFUREP ;
La présente délibération a pour objet la présentation du rapport d’activité 2021 du SIFUREP au Conseil municipal.
Ce document détaille les différents aspects de l’activité du syndicat et des délégations de service public qu’il gère depuis 1905. Le SIFUREP a pour missions d’organiser, gérer et contrôler le service public funéraire pour le compte de 107 communes en île de France sur un territoire de plus de 4 millions d’habitants.
1. Les missions du SIFUREP :
Gère le service extérieur des pompes funèbres via un contrat de délégation de service public attribué au groupe OGF ;
Assure la gestion de 7 équipements funéraires par gestion déléguée dont 5 crématoriums (Mont –Valérien à Nanterre, Val de Bièvre à Arcueil, Parc à Clamart, Champigny-sur-Marne et Montfermeil) et 2 chambres funéraires à Nanterre et Montreuil ;
Assiste et conseille les collectivités en matière de législation funéraire et les représente devant les autorités concernées ;
Aide les collectivités dans la gestion de leur cimetière. Avec la centrale d’achat et son expertise, le SIFUREP a la compétence « cimetière » pour assurer à la demande des communes qui le souhaitent la gestion de leur cimetière ;
Mène une enquête annuelle sur les tarifs des cimetières diffusée à toutes les communes adhérentes.
2. Les chiffres clés de l’année 2021 :
En 2021, l’INSEE recense 643 200 décès en France contre 669 000 décès en 2020 ;
Sur le territoire du SIFUREP 4 923 obsèques sont organisées par OGF/PFG dont :
o 539 obsèques de personnes sans ressources
o 213 obsèques d’enfants de moins de 1 an ;
3. Le contrat de délégation du service extérieur des pompes funèbres : le maintien d’un service public funéraire.
La loi du 8 janvier 1993 a supprimé le monopole communal des pompes funèbres et a donné aux familles la liberté de choisir leur entreprise funéraire. A l’issue d’une procédure de délégation de service public, le SIFUREP a conclu une convention avecCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
le groupe OGF (marque commerciale PFG-Pompes Funèbres Générales) pour une durée de 6 ans. Le contrat actuel court du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2025.
La contribution de l’adhésion de la commune au SIFUREP en 2021 s’élève à 0.05291 € par habitant et par an, soit un total de 1 054 €.
Le contrat de délégation du service extérieur des pompes funèbres présente 4 avantages pour les familles :
L’engagement tarifaire forfaitaire permet de proposer aux familles un service complet d’obsèques à 1905 € TTC pour une inhumation et 1518 € pour une crémation ;
La prise en charge à hauteur de 50% des frais d’obsèques pour les décès des enfants de moins de 16 ans ;
La gratuité pour les enfants de moins d’un an ;
La prise en charge des frais d’obsèques par le délégataire pour les personnes dépourvues de ressources à la place des communes adhérentes.
4. Les crématoriums
Le SIFUREP a en charge le contrôle de l’activité des délégataires dans les crématoriums du Mont-Valérien à Nanterre, du Val de Bièvre à Arcueil, du Parc à Clamart, de Champigny-sur-Marne et de Montfermeil. Ces 5 crématoriums ont procédé à 8902 crémations en 2021.
5. Les chambres funéraires
Le SIFUREP a en charge le contrôle de l’activité auprès du délégataire dans les chambres funéraires de Montreuil et de Nanterre. Ces deux chambres funéraires ont enregistré 2589 admissions en 2021.
Il est demandé au Conseil municipal de prendre acte du rapport d’activité 2021 du SIFUREP.
Vu le Code général des collectivités territoriales, et notamment son article L.5211-39 ;
Vu la délibération 71-7-n°146 du conseil municipal de la commune de Chevilly-Larue en date du 17 septembre 1971 ;
Vu le rapport d’activité pour l’année 2021 transmis par le Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne ;
Vu le compte administratif arrêté par le Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne pour l’année 2021 ;CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Considérant que ce rapport doit faire l’objet d’une communication au conseil municipal en séance publique ;
Après avis de la commission municipale des finances, des investissements, du personnel et de la gestion du patrimoine ;
Ayant entendu son rapporteur,
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
Article unique : Prend acte du rapport d’activité du Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne pour l’année 2021.
Vu,
Mme LORAND PIERRE. - Il s'agit d'approuver le rapport d'activité du Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne, qui gère notamment tous les services extérieurs de pompes funèbres via un contrat de délégation de service public.
Je ne vais pas vous lire les chiffres, car ce serait trop long et très fastidieux.
Le syndicat nous permet d'avoir un service public funéraire. Je ne connais pas bien le sujet, car je ne siège pas au sein de ce syndicat.
Mme la MAIRE. - En l'absence d'Hermine Rigaud, Barbara Lorand-Pierre a proposé de présenter ce rapport, mais, dans la mesure où elle ne siège pas au sein de ce syndicat, l’exercice est un peu compliqué.
Mme LORAND-PIERRE. - Le SIFUREP a aussi en charge le contrôle de l'activité des délégataires dans les crématoriums et il a en charge le contrôle de l'activité auprès du délégataire dans les chambres funéraires de Montreuil et de Nanterre.
Je vous demande de bien vouloir approuver ce rapport d'activité.
Mme la MAIRE. - En réalité, il s’agit d’un « prend acte ». Il nous faut adopter une délibération qui mentionne que le rapport a été présenté.
Avez-vous des questions, dont les réponses ne seraient pas dans le rapport ?
(Aucune.)
Je mets aux voix.
VOTE : IL EST PRIS ACTE DE LA PRESENTATION DU RAPPORT 1.14 A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-RochCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY, Stéphane DA SILVA.
2 - COMMISSION ÉDUCATION ET EPANOUISSEMENT
2.1 Vœu présenté par la majorité municipale contre les orientations du projet de réforme du Lycée Professionnel
Considérant que la voie professionnelle accueille 650.000 élèves sur les 2.288.000 que compte le lycée soit presque un tiers de ses jeunes ;
Considérant que la hausse de 50% des périodes de stage, appelées PFMP (périodes de formation en milieu professionnel) qui comptent actuellement entre 18 et 22 semaines selon les filières pour passer à 33 semaines, va gravement amputer les heures dédiées aux enseignements généraux du lycée professionnel déjà mises à mal avec la réforme de 2019 ;
Considérant que les heures d'enseignement équipent les élèves de lycée professionnel d'un bagage de connaissances qui leur confère la possibilité de s'inscrire par la suite dans un cursus d'études (BTS, licence, etc) et de se réorienter s’ils ou elles le souhaitent. Or, le doublement des périodes de stage aura pour conséquence d'hyperspécialiser les élèves dans un contexte de sélectivité des études supérieures toujours plus accrue, en particulier du fait de la mise en place de Parcoursup. Ainsi, la possibilité pour les élèves de lycée professionnel de s'inscrire en BTS ou en licence s'en trouvera dès lors considérablement affectée ;
Considérant que la formation professionnelle n’est pas seulement une formation purement fonctionnelle. C’est également la formation de futurs citoyens avec une ambition émancipatrice en tant qu’individu comme en tant que citoyen, objectif fondamental de l’école ;
Considérant que le public accueilli dans les lycées professionnels est pour une part en grande difficulté sociale et/ou scolaire, peut être porteur de handicap, peut ne pas maitriser la langue française et qu’il est déjà difficile de trouver des terrains de stage pour les périodes actuelles ;
Considérant que, selon une étude parue en 2022, les apprentis se recrutent dans un milieu social plus favorisé que celui des élèves dans la mesure où la sélection opérée par les employeurs s’effectue pour beaucoup sur les dispositions sociales et culturelles des candidats, phénomène qui contribue à la mise à l’écart des jeunes les plus paupérisés ;
Considérant qu’il est déjà parfois difficile de faire remplir les évaluations aux tuteurs. Si les entreprises ont déjà du mal à assumer leur part, comment imaginer de leur en demander davantage ?
Considérant que la révision des filières proposées dans les lycées en fonction des besoins locaux des entreprises est une vision à court terme qui favorise l’employabilité immédiate des jeunes au détriment d’un projet qui s’inscrit comme réellement émancipateur ;CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Considérant que si les filières doivent évoluer, c’est au prisme de l'intérêt général, en répondant aux grands enjeux de demain tels que la transition écologique, la prise en charge du grand âge, la réindustrialisation de la France ;
Considérant que cette vision locale et court-termiste du Lycée Professionnel revient à verrouiller professionnellement et désormais géographiquement l’avenir de jeunes entre 15 et 18 ans ;
Considérant que la réforme repose sur le présupposé idéologique que les entreprises formeraient mieux que les lycées professionnels ;
Considérant que cette dernière réforme supprimerait 8 à 10 000 postes d’enseignants, soit un professeur de lycée professionnel (PLP) sur six ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré,
A l’unanimité / par… voix pour / voix contre / abstentions,
Le Conseil municipal alerte le Gouvernement afin :
- De remettre l’élève au cœur du projet et du système éducatif ;
- De réaliser une évaluation de la transformation de la voie professionnelle décidée
par l’ex-ministre de l’Education Nationale, M. Jean-Michel Blanquer ;
- Que les réformes ne soient pas réfléchies au prisme des besoins immédiats des
entreprises mais au regard des enjeux d’intérêt général auxquels notre pays doit
répondre ;
- Que si réforme il doit y avoir, qu’elle garantisse à tous les jeunes une formation
générale, humaine et citoyenne, qu’elle protège les plus jeunes et les plus fragiles ; -
- Que soient renforcées les chances de tous les jeunes d'accéder à des études
supérieures et à des réorientations, sans lesquelles leur possibilité de changer de
métier s’ils et elles le souhaitent un jour sera indéniablement limitée
Mme LORAND-PIERRE. - Avant de vous présenter ce vœu, il faut préciser, qu’actuellement, quatre ateliers de concertation visent à rédiger la réforme et, que, pour l'instant, les points qui apparaissent dans le vœu sont de simples lignes directrices.
Ce vœu constitue une alerte maximale sur ce qui semble être des invariants.
Le premier invariant, qui me pose question et m'interroge fortement, est l'augmentation des durées de stage. Pour rappel, un élève en Bac Pro a 22 semaines de stage sur les 3 ans, réparties en 6 semaines en seconde, 8 semaines en première et 8 semaines en terminale.
Le projet vise à augmenter de 11 semaines cette durée de stage : les élèves de seconde partiraient en stage 9 semaines, ceux de première et de terminale 12 semaines chaque année. Cela pose évidemment question pour plusieurs aspects : on ne peut pas écarter de l'école des jeunes aussi longtemps, quand bien même ils sont en situation d'apprentissage, car ils sont dans un lycée qui les destine à obtenir un diplôme, qui leur permet ensuite d'accéder à l'enseignement supérieur. Supprimer des heures de cours revient à supprimer des chances d’accéder et de réussir dans l'enseignement supérieur.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
L’augmentation des durées des stages pose également la difficulté à trouver des stages. Vous connaissez tous des jeunes qui ont peiné ou n’ont jamais trouvé de stage et qui se sont retrouvés dans des situations extrêmement compliquées. Nous serons donc dans la situation où seuls les jeunes, qui ont un réseau via leurs parents, vont pouvoir accéder aux stages, quand d’autres ne trouveront rien.
Un autre point a attiré notre attention : c'est la volonté de rendre très locale l'offre de formation. Je donne un exemple : je suis en Île-de-France et je souhaite être menuisier. Comme il n’existe pas de demande en menuiserie, je serai orienté vers le commerce.
Nous allons ainsi orienter des jeunes vers des formations pour lesquelles ils n'ont aucune appétence. Nous avons là le meilleur moyen pour faciliter le décrochage scolaire.
Tels sont les grands invariants contre lesquels il est important et indispensable de se dresser, car il y va de l'avenir de ces jeunes.
D’autres points me semblent importants : certains de ces jeunes, issus de dispositifs ULIS et en situation de handicap, seront en grande souffrance, étant précisé que nous sommes également dans une optique de suppression de 8 000 à 10 000 postes d'enseignants. Nous observons déjà que certains lycées ferment à Paris.
Je vous demande d'adopter ce vœu et de me suivre dans cette aventure, pour lutter contre ce projet de loi. Je ne pense pas qu’il soit utile de se positionner systématiquement contre toute réforme, mais pour les raisons que je viens d’évoquer, il faut se battre.
Mme la MAIRE. - Avez-vous des interventions ?
M. LADJICI. - Nous voterons en faveur de ce vœu, même si nous ne sommes pas d'accord avec sa rédaction et la présentation qu’en a faite Barbara Lorand-Pierre.
Je cite le vœu : vous alertez l’État pour « que les réformes ne soient pas réfléchies au prisme des besoins immédiats des entreprises, mais au regard des enjeux d’intérêt général auxquels notre pays doit répondre ».
Je rappelle que les lycées, universités ou organismes de formation ont pour objectif de mettre des jeunes dans le marché de l’emploi, pour leur permettre d’avoir un travail et de s’épanouir. Il est donc normal qu'il y ait une adaptation entre les besoins des entreprises et des différents organismes employeurs et la formation. À l’inverse, on formerait des jeunes sans attente particulière du marché de l’emploi. Il faut donc travailler en proximité avec les entreprises et avec les employeurs en général.
Ces périodes de stage pourraient être augmentées ; je parle au conditionnel, car rien n’est acté pour l’instant. Un groupe de travail examine ce sujet, mais n’a pas encore rendu ses conclusions.
La période de stage augmentée - je vous assure - est un gage d'insertion professionnelle. Je sais que vous la voyez sous le spectre de la réduction du nombre d’enseignants, car plus de périodes de stage entraînent moins de périodes d'école. Si l'inquiétude est celle-là, elle est légitime et je la comprends.
En revanche, je ne peux valider le rejet de cette potentielle réforme en mettant le tout dans un seul paquet. Un élève, qui passe plus de temps en entreprise, a plus de chance de trouver un emploi et de s'insérer par la suite, que celui qui en passe un peu moins.
Il existe certes des inégalités relevant du milieu social pour trouver un stage, il existe cependant des dispositifs comme le plan « 1 jeune, 1 solution », qui ne règlent pas tout, mais qui ont le mérite d’avoir été créés. Il faut se positionner dans une démarche de traçabilité pour permettre au plus grand nombre de jeunes d'accéder à ces offres de stage.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Aujourd'hui, les grandes entreprises s’obligent à créer des offres de stage ; dans mon précédent emploi, nous n’avions plus le droit de proposer un stagiaire, il fallait postuler par la voie officielle, via le site Internet. Cette mesure va dans le bon sens pour instaurer une égalité parmi les demandes.
En travaillant sur ces questions, il ne faut pas tout jeter en bloc, notamment ces périodes d'allongement des durées de stage. Nous soutenons néanmoins les enseignants, car nous estimons que l'éducation est un sujet majeur de ce pays.
M. ISSAHNANE. - J'ai bien fait de prendre la parole après M. Ladjici ; il changera peut-être d’avis après mon intervention.
Je voudrais d'abord remercier Barbara Lorand-Pierre pour avoir proposé ce vœu. La rédaction d’un vœu nécessite du travail et de la réflexion ; il ne s’agit pas simplement de poser des mots sur une feuille de papier. Il faut cerner tous les enjeux et se demander, en tant que municipalité, ce que nous souhaitons pour nos enfants.
Il ne faut pas se cacher que cette réforme vise une partie de la population : les quartiers populaires, les enfants des Gilets jaunes, des quartiers périphériques, etc. ; les classes populaires principalement sont visées par cette réforme.
Je voudrais dire également qu’il s’agit d’une énième réforme pour faire des économies sur le dos de l'éducation publique. Les enfants sont dans les entreprises, il n’est donc plus nécessaire d’avoir autant de bâtiments et autant d’enseignants. Les budgets sont réduits, ainsi que les impôts des plus riches.
Cette réforme prétend, en l'occurrence, que l'entreprise forme ou forme mieux que l'école ; mettre un jeune en entreprise serait bénéfique pour lui, pour son avenir, pour l'avenir de la nation, etc. Il faut savoir pourtant que les lycées professionnels ont été instaurés à la demande des patrons qui n'avaient pas la possibilité de former au sein de leur entreprise, parce qu’ils avaient d’autres impératifs de productivité, de production, etc. L’environnement de l'entreprise peut être très dur, voire dangereux. Un événement est récemment intervenu : en Loire-Atlantique, un gamin de 3e est mort, lors d'un stage, sur un chantier de BTP. Selon la Direction du travail, au niveau national, les stagiaires, les apprentis et toute cette population étudiante en entreprise, sont les plus impactés par les accidents du travail.
Je voudrais également évoquer les conditions de formation. En général, ces jeunes stagiaires ont un tuteur, mais ils ne sont pas pour autant suivis. Certains lycées suppriment de leur liste des entreprises, dans lesquelles les jeunes n’apprennent rien, si ce n’est à balayer.
Il est donc faux d’affirmer qu'augmenter le temps dans les entreprises est bénéfique pour les jeunes.
Dans les lycées professionnels, vous avez des personnes qui travaillent en entreprise et qui enseignent. Le monde de l'entreprise et le lycée professionnel sont déjà étroitement imbriqués. L’argument qui consiste à dire qu'il faut s'adapter et qu’il faut mettre les jeunes en entreprise pour qu’ils apprennent la vie, entre guillemets, est une réponse qui est à côté de la plaque. Il existe déjà des périodes de stage, et ils ont des professionnels qui les forment.
J’aurais d’autres points à évoquer, mais mon temps est largement dépassé.
Merci.
Mme LORAND-PIERRE. - Je reprendrai les propos d’Hadi Issahnane, parce qu’en préparant ce vœu, j'ai écouté une émission très intéressante sur France culture, qui rappelait un peu l'histoire du Bac Pro. Dans les années 1920, des patrons se sont dit qu’il était intéressant d’avoir de bons ouvriers, mais qu'un ouvrier était également un citoyen. VousCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
nous dites qu’avoir plus de stages est un gage d'insertion professionnelle, peut-être, mais cela signifie moins d’heures d'enseignement général, ce qui éloigne les jeunes de la citoyenneté.
Les enseignements généraux sont quand même nécessaires, car il s’agit d’un baccalauréat avec un niveau de savoirs et de compétences.
Vous dites également ne pas être d'accord avec l’idée qu'il ne faut pas rapprocher les besoins des entreprises, des programmes du lycée professionnel. Or, il n’est pas du tout question de programmes, mais d'offres de formation. Si vous êtes dans un bassin d'emploi qui a besoin de menuisiers, vous aurez des formations de menuisiers, mais si votre enfant a envie de travailler dans la logistique, il n'aura pas forcément l'offre de formation correspondante ; les entreprises implantées localement demanderont des formations qui leur serviront à elles.
Je voudrais rajouter un point : on n'apprend pas la même chose quand on apprend des techniques professionnelles à l'école et quand on est en stage. Je prends un exemple : à l’école, pour les jeunes qui sont en Bac Pro Services à la personne, on y apprend les gestes et postures pour manipuler des personnes sans se blesser et sans entraîner de conséquences sur sa santé, ce qui ne s’apprend pas en entreprise.
Les entreprises ont des rythmes de travail et des objectifs de rendement à respecter, ce que je ne remets pas en question, mais il s’agit d’une réalité.
Mme MATOUK. - Il faut rappeler que les enseignements théoriques n’existent pas forcément dans les entreprises. Il me paraît important de faciliter l'accès aux stages en mettant les écoles en lien avec les entreprises, et je regrette que toutes ces périodes de stages ne soient pas rémunérées.
M. JOLIVET. - Il me paraît essentiel d'insister sur ce que vient de dire Barbara Lorand- Pierre.
S'adapter au monde de l'entreprise pour demain, c'est former des jeunes qui auront des bases solides. Nous savons que, globalement, demain, les actifs changeront de métiers deux ou trois fois dans leur carrière. La base d'apprentissage des fondamentaux est capitale. Je pense qu'il faut surtout avoir des jeunes ayant des solidités éducatives et culturelles, qui pourront s'adapter aux entreprises et à la société.
M. FRYDMAN. - Je ne vais pas revenir sur tous les points évoqués ; je déplore que nous polémiquions et politisions le sujet, alors que finalement, nous sommes tous à peu près d'accord.
Je vais répondre sur deux points.
Il me semble important, ne serait-ce que par respect du stagiaire, que le stage soit rémunéré. J'ai souvent pris des stagiaires, à qui je n’ai jamais demandé d’être rentable. J'ai toujours essayé de les rémunérer, au mieux des possibilités de la société dans laquelle je travaille.
Dans la réforme en cours de réflexion, l'Etat s’engagerait, semble-t-il, à rémunérer tous les stagiaires.
Le dispositif de l'alternance n'a pas été évoqué, alors qu’il est, selon moi, une piste intéressante. La présence en entreprise est une période importante pour un élève qui doit apprendre. Il faut noter que l’alternance est un dispositif qui fonctionne plutôt bien.
Vous avez, par ailleurs, un taux de chômage important à la sortie du Bac Pro, qui concerne plus d'un élève sur deux. Cela signifie qu'il faut faire quelque chose et ne pas rejeter systématiquement toute réforme. Nous sommes d’accord sur ce point.
Il est question d’organiser les stages « en décalé », c’est-à-dire que tous les élèves d’uneCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
classe n’effectueraient pas leur stage en même temps. Cela répond à l'aspect polémique des économies de chauffage de locaux. Ces stages « en décalé », permettent de réduire le nombre d'élèves par classe, ce qui aura un impact extrêmement positif sur les apprentissages.
Mme DUBY. - Ce sujet m'intéresse particulièrement, j’ai été, pendant des années, conseillère en insertion professionnelle. J’aurais des tas de points à développer.
S’agissant de la recherche de stages, beaucoup de jeunes sont en difficulté par rapport à cette problématique. En effet, il faudrait que ces jeunes soient accompagnés dans les établissements scolaires. La plupart du temps, ils se débrouillent seuls ou avec leurs parents, qui ne savent pas, non plus, comment trouver un stage. Il manque un réel accompagnement dans les établissements scolaires pour cette problématique de recherche de stage.
Comme le disait Hadi Issahnane, les jeunes en stage dans les entreprises sont parfois un peu utilisés pour tout et n'importe quoi. En principe, le système de tutorat permet aux jeunes d’être pleinement accompagnés.
Il existe peut-être un dysfonctionnement au niveau des établissements scolaires, ainsi qu’un manque d'adaptation des entreprises pour favoriser l’intégration des stagiaires et le choix des métiers.
S’agissant du socle de connaissances théoriques, certains jeunes s'ennuient terriblement lors des cours théoriques, et lorsqu’ils découvrent un métier, sous son aspect pratique lors d’un stage, ils s'épanouissent. C'est complètement différent selon les jeunes, les secteurs et leur milieu social.
Je pense que le dosage nécessaire, entre cours théoriques et stages, est très variable selon les situations. Il n'empêche, en effet, qu’un minimum de socle théorique est indispensable pour tous, car, justement, tout le monde changera de métier plusieurs fois dans sa vie.
Les périodes de stage sont essentielles pour que les jeunes puissent choisir, en toute connaissance de cause, leur voie, tout simplement.
Nous n’aurions peut-être pas rédigé ainsi ce vœu, mais s’agissant de la suppression de postes d'enseignants, nous approuvons votre alerte, nous avons déjà de nombreux endroits où des postes sont manquants.
Mme la MAIRE. - Merci à tous pour ce débat très intéressant et constructif, qui démontre que cette future réforme sera très impactante pour de nombreux Chevillais, concernés par ce type d'enseignement.
Je me permets une petite mise au point : nos débats sont profondément politiques, Monsieur Frydman ; c’est normal car cette instance est politique. Cela ne signifie pas qu’elle soit dogmatique, ni polémique.
Nos échanges sont profondément alimentés et nourris de certaines visions de la société qui ne sont pas les mêmes. Nous pouvons néanmoins nous mettre d'accord sur certains sujets. Ce soir, certains d’entre vous n’auraient pas rédigé le vœu de cette manière, mais j’entends, en réalité, que nous nous retrouvons sur l’essentiel, ce qui est plutôt la preuve que nous convergeons parfois vers un point de vue commun sur un sujet important pour les Chevillais. Il ne faut pas laisser enfermer nos débats dans l’idée qu'il n’y aurait pas de politique entre nous ; ce serait mentir à nos administrés et faire bien peu de cas de tous les engagements de campagne des uns et des autres et des points d'appui que nous avons pu trouver à travers des étiquettes politiques ou des soutiens personnalisés incarnés.
Nous sommes une instance politique, et je pense que, vouloir la dépolitiser, conduirait à considérer la commune comme une entité gestionnaire déconcentrée, là où, au contraire, nousCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
devons être visionnaires et porter un projet politique. Il est même plutôt sain que nous n'ayons pas le même projet. Il ne faut pas éviter que les débats deviennent politiques ; bien au contraire, j'y tiens.
Je propose de mettre aux voix ce vœu.
VOTE : LE VŒU EST ADOPTE A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA
3 - COMMISSION ÉGALITE, PREVENTION ET SECURITE PUBLIQUE
4 - COMMISSION TRANSITION ECOLOGIQUE ET AMENAGEMENT DURABLE DU TERRITOIRE
4.1 Présentation du Rapport d’activité 2021 du Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Électricité en Île-de-France (SIGEIF)
Le Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Electricité en Ile-de-France (SIGEIF) vient de transmettre à Madame la Maire son rapport d’activité 2021.
Cette publication, adressée chaque année à chacune des collectivités adhérentes, est l’occasion pour le syndicat de rendre compte de ses missions et actions.
L’article L.5211-39 du Code général des collectivités territoriales prévoit une communication de ce rapport au Conseil municipal, séance au cours de laquelle les délégués de la commune à l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale sont entendus.
La présente délibération a donc pour objet de présenter le rapport annuel d’activité du SIGEIF.
Le SIGEIF accompagne les collectivités franciliennes et les aide à respecter les obligations en matière d'achat de gaz naturel et de performance énergétique des bâtiments. Il exerce le rôle d’autorité concédante de la distribution publique du gaz pour le compte de 188 collectivités d’Île-de-France propriétaires du réseau, représentant environ 5,7 millions d'habitants.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
I - Faits marquants de l’année 2021
Les éléments de consommation
En 2021, le territoire de la concession gaz totalisait 1 177 016 clients contre 1 182 657 en 2020.
Le SIGEIF effectue aussi la distribution, entre autre, de l’électricité pour le compte de 66 collectivités.
Zoom sur Chevilly-Larue
L’EPT Grand Orly Seine Bièvre est adhérent au SIGEIF pour la compétence gaz, sur les territoires de plusieurs communes, dont Chevilly-Larue fait partie.
Pour les clients de notre ville, qui s’élèvent à 3 498, on observe une baisse depuis 2020 de 62 clients. La consommation totale des clients de la ville se monte à 62 996 MWh en 2021 contre 52 833 en 2020 qui s’explique par une augmentation du nombre de client industriel.
II – Le réseau du SIGEIF
Les matériaux du réseau du Sigeif sur le territoire de Chevilly-Larue se composent d’acier pour 22.8%, de polyéthylène pour 57.7%, et de 19.4% de fonte ductile. Les réseaux ne comportent plus de fonte grise. Cela représente 32 121 mètres en 2021 contre 32 043 mètres en 2020. L’âge moyen du réseau du Sigeif en 2021 sur la commune est de 29 années contre 30,7 sur la concession.
A ce titre, la ville de Chevilly-Larue perçoit tous les ans les redevances relatives à l’occupation du domaine public par les canalisations de gaz (RODP) et les chantiers de gaz (RODPP) qui s’élèvent à un montant 1549,29 € TTC.
De plus, la commune adhère à l’association Syncom depuis plusieurs années et bénéficie ainsi d’un service d’aide à la gestion de l’espace public sur son territoire. Trois plateformes sont proposées permettant par exemple de visualiser des chantiers en temps réel et sont utilisées par le service voirie.
III – Les énergies vertes
Le Sigeif a créé la Sem Sigeif Mobilités pour construire un réseau d’une dizaine de stations GNV/bio-GNV.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Depuis 2020, quatre stations sont déjà en service et trois autres sont en constructions et seront mises en œuvre en 2022 et 2023.
Concernant la mobilité électrique, fin 2021, le réseau d’IRVE du SIGEIF comptait 537 points de recharge, et près de 1000 sont attendus en 2023.
Le Sigeif et le Syctom créent en 2020 une unité de « Biométhanisation » dans le port de Gennevilliers qui devrait être en exploitation industrielle en 2025. L’objectif est de traiter 37 000 à 50 000 tonnes de déchets issus, notamment des ménages et collectivités.
IV – Les dommages aux ouvrages sur le réseau gaz
En 2021, GRDF a enregistré sur le territoire de la concession gaz du SIGEIF 290 dommages aux ouvrages avec fuites enterrées. Bien que ces dommages ne représentent que 5 % des incidents, ils sont à l’origine de 16.6% de clients coupés.
V-Calendrier des principales évolutions réglementaires dans le bâtiment
Décret fin du fioul (neuf et rénovation) à partir du 1er juillet 2022. Le SIGEIF et GRDF participent au financement des projets de conversion au fioul.
Décret tertiaire dans le cadre de la loi Elan impose des réductions de consommations d’énergie finale aux bâtiments à usage tertiaire. Il fixe plusieurs échéances de réduction de consommation avec pour objectif d’atteindre une baisse de 60 % en 2050 par rapport à une consommation de référence.
Réglementation Environnementale RE2020
La RE2020 s’impose depuis le 1er janvier 2022 aux bâtiments neufs par la mise en place d’objectifs de consommations d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre très bas.
Il est demandé au conseil municipal de bien vouloir prendre acte du rapport d’activité du SIGEIF pour l’année 2021.
Vu,
Vu le code général des collectivités territoriales, et notamment les articles L5211-39, L2224-5, L1411-3, L1411-13 et 1411-14 ;
Vu le rapport d’activité pour l’année 2021, présenté par le Syndicat Intercommunal pourCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
le Gaz et l’Electricité en Ile-de-France (SIGEIF), auquel la commune est adhérente ;
Après avis de la commission transition écologique et aménagement durable du territoire ;
Ayant entendu son rapporteur, M… ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par... voix pour / ... voix contre / … abstentions ;
Article unique : Prend acte du rapport d’activité 2021 du SIGEIF.
M. TAUPIN. - Il s'agit de la présentation du rapport d'activité 2021 du SIGEIF.
Ce syndicat accompagne les collectivités franciliennes et les aide à respecter les obligations en matière d'achat de gaz naturel.
L’EPT Grand-Orly Seine Bièvre est adhérent au SIGEIF pour la compétence gaz, sur les territoires de plusieurs communes, dont Chevilly-Larue fait partie.
Pour les clients de notre ville, qui s’élèvent à 3 498, nous observons une baisse depuis 2020 de 62 clients. La consommation totale des clients de la ville se monte à 62 996 MWh en 2021, contre 52 833 en 2020 ; cela s’explique par une augmentation du nombre de clients industriels.
Notre commune adhère à l’association Syncom depuis plusieurs années et bénéficie ainsi d’un service d’aide à la gestion de l’espace public sur son territoire. Trois plateformes sont proposées permettant, par exemple, de visualiser des chantiers en temps réel et sont utilisées par le service voirie.
Le SIGEIF a créé la SEM SIGEIF Mobilités, pour construire un réseau d’une dizaine de stations GNV/bio-GNV.
Depuis 2020, quatre stations sont déjà en service, et trois autres sont en construction.
Le SIGEIF développe également un réseau de bornes électriques, mais nous ne sommes pas adhérents à ce service. Nous sommes adhérents via le SIPPEREC.
Le SIGEIF et le Syctom ont créé en 2020 une unité de « Biométhanisation » dans le port de Gennevilliers, qui devrait être en exploitation industrielle en 2025. L’objectif est de traiter 37 000 à 50 000 tonnes de déchets issus, notamment, des ménages et collectivités.
Il existe tout un débat actuellement sur la gestion des déchets ménagers, sur la méthanisation et également sur l'option de compostage, y compris groupé.
(Départ de M. Da Silva à 20 h 38.)
En 2021, GRDF a enregistré, sur le territoire de la concession gaz du SIGEIF, 290 dommages aux ouvrages avec fuites enterrées. Bien que ces dommages ne représentent que 5 % desCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
incidents, ils sont à l’origine de 16,6 % de clients coupés.
Plusieurs décrets ont été publiés :
- le décret « fin du fioul » (neuf et rénovations) à partir du 1er juillet 2022, étant précisé que le SIGEIF et GRDF participent au financement des projets de conversion ;
- le décret tertiaire, dans le cadre de la loi Elan, impose des réductions de consommation d’énergie aux bâtiments à usage tertiaire et fixe plusieurs échéances de réduction de consommation, avec pour objectif d’atteindre une baisse de 60 %, en 2050, par rapport à une consommation de référence.
Enfin, la RE2020 s’impose, depuis le 1er janvier 2022, aux bâtiments neufs par la mise en place d’objectifs de consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre très bas.
Mme la MAIRE. - Avez-vous des questions ?
(Aucune.)
Je mets aux voix.
VOTE : IL EST PRIS ACTE DE LA PRESENTATION DU RAPPORT 4.1 A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
4.2 Présentation du rapport d'activité 2021 du Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Électricité et les Réseaux de Communication (SIPPEREC)
Le Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Electricité et les Réseaux de Communication (SIPPEREC) vient de transmettre son rapport d’activité 2021.
Le SIPPEREC est le partenaire public des collectivités territoriales pour les énergies et le numérique. Il regroupe 117 adhérents et possède 4 domaines de compétence : - l’électricité
- le développement des énergies renouvelables
- les réseaux et services numériques.
- les infrastructures de charge pour véhicules électriques.
-
La commune de Chevilly-Larue est adhérente aux 4 compétences.
LES TEMPS FORTS DE L’ANNEE 2021
La hausse des prix de l’énergie
Le marché de l’électricité subit une hausse ininterrompue du prix depuis le début de l’année 2021. Cette hausse sans précédent s’est amplifiée sous l’effet conjugué de diversCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
événements tels que l’augmentation de la tonne de CO2 (le marché du carbone a pour but de limiter les émissions de gaz à effet de serre via des quotas d’émissions qui peuvent être échangés), un déséquilibre offre/demande, un taux de stockage du gaz faible ou encore un contexte géopolitique incertain.
En 2021, pour limiter la hausse des prix de l’énergie, le Gouvernement a mis en œuvre un bouclier tarifaire qui comprend trois mesures principales :
- Une réduction de la Taxe Intérieure sur la consommation finale d’Electricité ; - Une augmentation de 20 TWh du plafond de l’ARENH(Accès Régulé de l’électricité Nucléaire Historique) pour l’année 2022 à un prix de 46,2 euros/MWh. Pour mémoire le plafond ARENH était limité à 100 TWh lors de son instauration en 2010.
- Un chèque énergie d’un montant de 100 euros distribué aux ménages les plus précaires.
Enfouissement
L’enfouissement des câbles de réseaux aériens recouvre un enjeu de sécurité et de renouvellement des réseaux vétustes.
Il améliore la qualité de distribution et permet d’améliorer le cadre de vie des habitants en libérant la place au sol sur les trottoirs et en réduisant la pollution visuelle. Le SIPPEREC accompagne les collectivités dans leurs projets d’enfouissement. Durant l’année 2021, le SIPPEREC a lancé 40 km d’enfouissement en étude et 30 km en travaux. Il a également finalisé 29.5 km de travaux d’enfouissement.
Le SIPPEREC et les villes travaillent conjointement pour tendre vers la réalisation de l’enfouissement de l’ensemble des réseaux d’ici 2029.
Chaleur renouvelable
L’Ile-de-France a besoin d’accroître sa production d’énergies renouvelables et bénéficie pour cela d’un important potentiel de géothermie profonde. Un contexte très favorable sur lequel s’appuie le SIPPEREC pour proposer son expertise aux collectivités.
Cinq réseaux de chaleur à base de géothermie profonde sont actuellement répartis sur 11 communes, six nouveaux projets à base de chaleur renouvelable sont programmés.
En 2021, le budget du Fonds chaleur reste stabilisé à 350 millions d’euros, après une progression moyenne de 50 millions d’euros par an depuis 2017.
Besoins numériques et transition écologique
En 2021, les effets prolongés de la crise sanitaire du Covid ont contribué à accélérer la diffusion des usages numériques avec la généralisation du télétravail dans de nombreuses collectivités. Plus de quatre millions de foyers supplémentaires ont ainsi souscrit à un abonnement à la fibre optique en 2021. Le SIPPEREC s’emploie à moderniser les réseaux et à faire évoluer l’offre de services afin de pouvoir répondre aux besoins nouveaux qui se font jour sur le territoire des adhérents.
Au 31 décembre 2021, sur un total de 31.5 millions d’accès internet fixe en France, 14.5 millions d’accès sont à très haut débit (soit 58% de progression en un an).CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
En 2021 : 65% des démarches administratives ont été dématérialisées ; le trafic internet a connu une hausse de 20 à 30% et les usages de téléphones mobiles ont été multipliés par 3.
Le secteur du numérique était responsable de 2.5% des émissions de gaz à effet de serre en France en 2019. Son impact environnemental augmente et pourrait atteindre 7% d’ici 2040 si une véritable politique de sobriété numérique n’est pas mise en place.
La loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique (REEN) du 15 novembre 2021 a pour objectif de faire converger transition numérique et transition écologique. Elle vise pour cela à responsabiliser l’ensemble des acteurs du numérique : consommateurs, professionnels du secteur et acteurs publics.
Les communes de plus de 50 000 habitants devront notamment définir, au plus tard le 1er janvier 2025, une stratégie numérique responsable qui indique les objectifs de réduction de l’empreinte environnementale du numérique et les mesures mises en place pour les atteindre.
Mobilité propre
Fin 2021, 153 000 kg de CO2 étaient économisés avec les centaines de bornes bleues déjà déployées. Au cours de l’année 2021, plus de 800 points de recharge ont été déployés.
A Chevilly-Larue, les 4 bornes implantées ont permis de recharger 722 véhicules entre juin 2021 et mars 2022. Les emplacements les plus utilisés sont la croix du sud et la place de Lattre de Tassigny.
Ces chargements ont représenté 12 348 kg de CO2 évité.
Actuellement une réflexion pour un nouveau déploiement en 2023 est à l’étude.
Les ressources financières
Les ressources financières du Syndicat se sont élevées, en 2020, à 236 millions d’euros. Elles proviennent essentiellement de flux financiers perçus et contrôlés par le SIPPEREC, avant de les reverser à ses adhérents, en particulier :
• la taxe communale sur la consommation finale d’électricité ;
• les redevances d’occupation du domaine public pour les réseaux de distribution publique d’électricité, les réseaux de communication très haut débit et les réseaux de chaleur à base de géothermie ;
• la valorisation des certificats d’économie d’énergie des travaux réalisés sur le patrimoine des adhérents ;
Par ailleurs, le SIPPEREC perçoit les recettes associées à ses nombreux contrats de délégation de service public qui lui permettent de :
• financer ses frais internes ;
• verser à ses collectivités adhérentes des participations pour leurs actions en faveur deCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
la maîtrise de l’énergie et de la transition énergétique ;
Enfin, les cotisations des adhérents aux services d’achat du SIPPEREC permettent de financer la passation de plusieurs centaines de marchés, afin de faire bénéficier les adhérents de la qualité d’une expertise de haut niveau et de la force d’un grand compte.
Il est demandé au conseil municipal de bien vouloir prendre acte du rapport d’activité du SIPPEREC pour l’année 2021.
Vu,
Vu le code général des collectivités territoriales, et notamment les articles L5211-39, L2224-5, L1411-3, L1411-13 et 1411-14 ;
Vu le rapport d’activité pour l’année 2021, présenté par le Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour les Energies et les Réseaux de Communication (SIPPEREC)
Après avis de la commission transition écologique et aménagement durable du territoire ;
Ayant entendu son rapporteur, M… ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par... voix pour / ... voix contre / … abstentions ;
Article unique : Prend acte du rapport d’activité 2021 du SIPPEREC.
M. TAUPIN. - Le SIPPEREC regroupe 117 adhérents et possède quatre domaines de compétence :
- l’électricité ;
- le développement des énergies renouvelables ;
- les réseaux et services numériques ;
- les infrastructures de charge pour véhicules électriques.
Le marché de l’électricité subit une hausse ininterrompue du prix depuis le début de l’année 2021. Cette hausse sans précédent s’est amplifiée sous l’effet conjugué de divers événements, tels que l’augmentation de la tonne de CO2, un déséquilibre offre/demande, un taux de stockage du gaz faible ou encore un contexte géopolitique incertain.
La guerre en Ukraine n'avait pas encore commencé.
En 2021, pour limiter la hausse du prix de l'énergie, le gouvernement a mis en œuvre unCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
bouclier tarifaire qui comprend trois mesures principales :
- une réduction de la Taxe Intérieure sur la consommation finale d’Électricité ;
- une augmentation de 20 TWh du plafond de l’ARENH (Accès Régulé de l’électricité Nucléaire Historique) pour l’année 2022, à un prix de 46,2 €/MWh ;
- un chèque énergie d’un montant de 100 € distribué aux ménages les plus précaires.
Dans le cadre du SIPPEREC, 5 réseaux de chaleur à base de géothermie profonde sont actuellement répartis sur 11 communes ; 6 nouveaux projets à base de chaleur renouvelable sont programmés.
En 2021, le budget du fond de chaleur reste stabilisé à 350 M€. Ce que nous faisons dans le cadre de la SEMHACH, le SIPPEREC l'organise avec un groupement de communes engagé sur le réseau de chaleur à base de géothermie.
En 2021, les effets prolongés de la crise sanitaire ont contribué à accélérer la diffusion des usages numériques, avec la généralisation du télétravail. Plus de quatre millions de foyers supplémentaires ont souscrit à un abonnement à la fibre optique en 2021. Le SIPPEREC participe à la modernisation des réseaux et à l’évolution de l'offre de service, afin de répondre aux besoins nouveaux. Nous savons tous à quel point le télétravail s'est développé depuis la crise sanitaire.
En 2021, 65 % des démarches administratives ont été dématérialisées. Le trafic Internet a connu une hausse de 20 à 30 % et les usages de téléphones mobiles ont été multipliés par trois.
Le secteur du numérique a été responsable de 2,5 % des émissions de gaz à effet de serre. Son impact environnemental augmente et pourrait atteindre 7 % d'ici 2040, si une véritable politique de sobriété numérique n’était pas mise en place.
La loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique (loi REEN), du 15 novembre 2021, a pour objectif de faire converger transition numérique et transition écologique. Elle vise pour cela à responsabiliser l’ensemble des acteurs du numérique : consommateurs, professionnels du secteur et acteurs publics.
Les communes de plus de 50 000 habitants devront notamment définir, au plus tard le 1er janvier 2025, une stratégie numérique responsable mentionnant des objectifs de réduction de l’empreinte environnementale du numérique et les mesures mises en place pour les atteindre.
Nous sommes à Chevilly-Larue une ville de moins de 50 000 habitants, mais l’EPT pourrait y réfléchir dans la mesure où l'usage du numérique est très important dans notre territoire.
À la fin 2021, 153 tonnes de CO2 étaient économisées avec les centaines de bornes bleues, les bornes électriques du SIPPEREC. Au cours de l'année 2021, plus de 800 points de recharge ont été déployés.
À Chevilly-Larue, les 4 bornes implantées ont permis de recharger 722 véhicules, entre juin 2021 et mars 2022. Les emplacements les plus utilisés sont La croix du sud et la place de Lattre de Tassigny Ces chargements ont représenté 12 348 kilos de CO2 évités.
Une réflexion pour un nouveau déploiement en 2023 est à l'étude.
Pour conclure, les ressources financières du SIPPEREC se sont élevées en 2020 à 236 M€. Elles proviennent de flux financiers perçus et contrôlés par le syndicat.
Mme la MAIRE. - Avez-vous des questions ou des interventions ?
M. LADJICI. - J’ai une remarque concernant les bornes de recharge.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Nous notons un réel besoin à Chevilly-Larue, comme dans les autres communes, avec le développement des véhicules électriques, qui va se poursuivre dans les années à venir.
Je suis étonné des statistiques, car je pensais que la borne de la rue de Provence, dans le centre-ville, était plus sollicitée.
Existe-t-il un projet d’augmentation de bornes à Chevilly-Larue, pour répondre à ce besoin grandissant ?
Un mécanisme d’alerte est-il mis en place lorsqu'une borne est défectueuse ?
La municipalité a-t-elle la possibilité de contacter le gestionnaire en vue des réparations ?
Concernant la disponibilité des bornes, un travail de civisme doit être mené. Certains citoyens n'ont pas de véhicules électriques, mais se garent sur les emplacements avec borne.
Sans être dans la verbalisation, comment agir pour sensibiliser les citoyens et leur rappeler que ces emplacements sont dédiés aux véhicules électriques ?
M. TAUPIN. - Je partage également cette question du nécessaire redéploiement pour installer des bornes dans d’autres lieux, au vu de l’augmentation des propriétaires de véhicules électriques.
Il faut que nous échangions avec le SIPPEREC pour mesurer quels sont les lieux les plus propices pour redéployer ces bornes.
Sur les dysfonctionnements techniques des bornes, il faut en effet que les agents du SIPPEREC puissent intervenir rapidement ; le réseau devenant plus conséquent, il faudra y réfléchir.
Enfin, il faut effectivement informer et alerter pour éviter que des véhicules thermiques se garent sur ces emplacements.
Mme la MAIRE. - Il existe un problème d'acculturation qui est normal, puisque ce sont des pratiques nouvelles, même si, progressivement, elles prennent plus de place. Il est certain qu'il faut régulièrement faire des piqûres de rappel pour que les habitudes se mettent en place. Souvenez-vous que, lors de la mise en place du tri, il avait fallu beaucoup communiquer pour que les gens comprennent le dispositif.
Le journal pourra régulièrement et utilement faire des rappels sur le sujet.
Pour le plan de déploiement, il est un peu difficile de programmer les installations de manière pluriannuelle, parce qu’il n’est pas aisé d’anticiper le taux d'équipements en véhicules électriques de la population. Il faut trouver un juste équilibre entre l'offre de stationnement avec borne et l’offre de stationnement classique, car nous avons une pression réelle sur le stationnement de manière générale sur l'espace public.
J'espère que la stratégie de résidentialisation, que nous sommes en train de mettre en place à l'échelle des quartiers, va nous aider à libérer de la pression sur l'espace public et à avoir plus de latitude pour y consacrer des places. Il est certain également que, plus nous installerons de bornes, plus nous inviterons la population à avoir des véhicules électriques. Il peut y avoir un effet boule de neige potentiel avec la démultiplication de places.
Il faut trouver le bon rythme, de manière à ne pas amputer par ailleurs la capacité de stationnement de la ville pour les autres types de véhicule.
Avez-vous d’autres questions sur ce sujet ?
(Aucune.)CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Je mets aux voix.
VOTE : IL EST PRIS ACTE DE LA PRESENTATION DU RAPPORT 4.2 A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG,Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
4.3 Adhésion de la commune de Chevilly-Larue au Club des Villes et Territoires Cyclables
Afin de participer pleinement à la lutte contre le changement climatique, dans le cadre de la politique de transition écologique locale, et pour tenir compte de l’évolution des mobilités individuelles – avec notamment l’arrivée du métro 14 à l’horizon 2024 – la Commune a décidé de se doter d’un Schéma Directeur des Liaisons Douces (SDLD).
Parmi les actions préconisées dans le SDLD, figure l’adhésion à une association de territoires engagée dans une politique en faveur des liaisons douces.
Le Club des Villes et Territoires Cyclables regroupe 225 collectivités adhérentes sous la forme d’une association loi de 1901.
Il propose :
- Un réseau technique permettant de soulever des questions pour obtenir des solutions de la part des techniciens d’autres collectivités ;
- La création de groupes de travail thématiques ;
- L’organisation d’un congrès et de journées d’études ;
- L’Abonnement à un magazine : Ville et Vélo et à une e-lettre hebdomadaire ;
- La possibilité de faire remonter des thématiques pour les explorer avec les autres collectivités ;
- Un relais de communication sur les liaisons douces, notamment pour Mai à Vélo, ainsi que l’organisation des Talents de la marche et du vélo qui récompensent des initiatives en rapport avec ces deux domaines.
- Une assemblée générale annuelle.
La présente délibération a pour objet d’autoriser l’adhésion au Club des Villes et Territoires Cyclables.
Le Conseil Municipal est invité à délibérer pour :
- Autoriser la ville à adhérer au Club des Villes et Territoires Cyclables.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
- Autoriser le paiement de la cotisation annuelle d’un montant de 446,57 euros.
- Vu le Code général des collectivités territoriales, notamment l’article L2122- 22 et L2122-23 ;
-
- Vu la délibération du Conseil Municipal n°2020DEL-DG-74 en date du 16 juin 2020, donnant au Maire l’ensemble des délégations d’attributions prévues par l’article L2122-22 du Code général des collectivités territoriales ;
-
- Vu la délibération du Conseil Municipal n°2021DEL-TE-74 du 7 octobre 2021, validant la première étape du Schéma Directeur des Liaisons Douces ;
-
- Vu le budget prévisionnel 2022 de la commune ;
-
- Vu les statuts de l’association du « Club des Villes et Territoires Cyclables » et la plaquette de présentation ;
-
- Considérant l’adoption de l’étape 1 du Schéma Directeur des Liaisons Douces, notamment sa partie plan d’action communication ;
-
- Considérant l’importance d’une approche supra communale des déplacements cyclistes et piétons, notamment dans le domaine de la conduite des aménagements ;
-
- Considérant le Club des villes et Territoires Cyclables, fort d’un réseau de 225 collectivités et existant depuis 30 ans pour fédérer les villes désireuses d’intégrer les mobilités douces ;
-
- Considérant son action d’interface avec l’Etat, de centre de ressources et de propositions, ainsi que sa dimension partenariale ;
-
- Après avis de la commission municipale ;
- Ayant entendu son rapporteur, M. ;
- Après en avoir délibéré ;
- LE CONSEIL MUNICIPAL,
- A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
-
- Article 1 : Approuve l'adhésion de la Commune de Chevilly-Larue pour l'année 2023, au « Club des Villes et Territoires Cyclables », dont le siège est situé au 33 rue du Faubourg Montmartre, 75009 PARIS et note que cetteCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
adhésion est renouvelée par décision pour la durée du mandat ;
-
- Article 2 : Approuve les statuts de l’association « Club des Villes et Territoires Cyclables » ;
-
- Article 3 : Approuve le versement d’un montant de 446,57 € au titre de la cotisation pour l’année 2023 ;
-
- Article 4 : Désigne, Madame la Maire, Stéphanie DAUMIN, pour participer aux assemblées générales de l’association et son suppléant Monsieur Laurent Taupin ;
-
- Article 5 : Autorise Madame la Maire, ou son représentant délégué, à effectuer toutes les démarches et à signer tout document afférant à l’exécution de la présente délibération ;
-
- Article 6 : Dit que la dépense sera imputée sur le budget communal de l’exercice à venir ;
-
- Article 7 : Dit que la présente délibération sera transmise à Madame la Préfète du Val-de-Marne, aux intéressés et publié.
M. TAUPIN. - Vous savez que nous avons adopté le Schéma directeur des liaisons douces. Les travaux ont commencé rue Petit Leroy pour un premier aménagement.
Dans le cadre de cet aménagement, nous avons souhaité nous associer à d'autres communes et à d'autres territoires qui réfléchissent à leur réseau cyclable. Ces territoires sont très différents avec des villes moyennes, des zones rurales et des villes denses comme la nôtre. Ce Club des villes et territoires cyclables est un bel outil pour échanger avec d'autres élus sur les problématiques liés à l'aménagement cyclable des villes.
Il vous est proposé d'adhérer à ce Club des villes et des territoires cyclables, pour une somme relativement modeste de 446,57 €.
Mme la MAIRE. - Avez-vous des questions ou remarques ?
(Aucune.)
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, YacineCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
4.4 Demande de subvention au Conseil départemental du Val-de-Marne au titre du « Plan 50 000 arbres pour le Val-de-Marne »
La municipalité souhaite agir concrètement pour que la ville s’adapte au changement climatique et lutte contre ses causes, notamment en luttant contre les îlots de chaleur par la désartificialisation des sols et la plantation d’arbres. Ainsi, elle s’est engagée à ce que 200 arbres soient plantés sur la commune au cours de la mandature.
En parallèle, le Département a adopté en 2022 son « plan 50000 arbres pour le Val-de- Marne », dont l’un des axes est l’aide financière aux collectivités territoriales pour leurs propres plantations, concourant ainsi à un même objectif général de stratégie de résilience face au changement climatique.
Pour la saison de plantation automne-hiver 2022-2023, la ville prévoit de planter 14 nouveaux arbres isolés sur divers sites communaux, ainsi qu’un projet de désimperméabilisation du rond-point du 19 mars 1962 avec la plantation de 9 sujets en son centre.
Ces travaux sont estimés à 45 996,95 € HT (55 196,34 € TTC) et peuvent être subventionnés par le Conseil départemental au maximum à hauteur de 19 025 €, soit environ 41%.
Le conseil municipal est ainsi invité à délibérer pour :
Autoriser Madame la Maire à demander les subventions au Conseil départemental du Val-de- Marne au titre du « plan 50000 arbres pour le Val-de-Marne » ;
Autoriser Madame la Maire, ou son représentant délégué, à effectuer toutes les démarches et à signer tout document afférant à l’exécution de la présente délibération, notamment la convention de financement.
Vu le Code général des collectivités territoriales, notamment l’article L2122-22 et L2122-23 ;
Vu la délibération du conseil municipal n°2020DEL-DG-74 en date du 16 juin 2020, donnant au Maire l’ensemble des délégations d’attributions prévues par l’article L2122-22 du Code général des collectivités territoriales ;
Vu le budget prévisionnel 2023 de la commune ;
Considérant que la ville porte des projets de désimperméabilisation des sols et de plantations de 23 arbres sur divers sites communaux pour la saison automne-hiver 2022-2023 ;CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Considérant la possibilité de bénéficier de subventions du Conseil départemental du Val-de- Marne au titre du « plan 50000 arbres pour le Val-de-Marne » et de l’intérêt que représente, pour la ville, l’obtention de ces subventions pour le financement du projet ;
Après avis de la commission municipale Commission Transition écologique et aménagement durable du territoire
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : Autorise Madame la Maire à demander les subventions au Conseil départemental du Val-de-Marne au titre du « plan 50000 arbres pour le Val-de-Marne ».
Article 2 : Autorise Madame la Maire, ou son représentant délégué, à effectuer toutes les démarches et à signer tout document afférant à l’exécution de la présente délibération, notamment la convention de financement.
Article 3 : Dit que la présente délibération sera transmise à Madame la Préfète du Val-de- Marne, aux intéressés et affichée en mairie.
M. TAUPIN. - Il s'agit d'une demande de subvention au Conseil départemental du Val-de- Marne, au titre du « Plan 50 000 arbres pour le Val-de-Marne ».
Pour la saison de plantation automne-hiver 2022-2023, la ville prévoit de planter 14 nouveaux arbres isolés sur divers sites communaux, ainsi qu’un projet de désimperméabilisation du rond-point du 19 mars 1962, avec la plantation de neuf sujets en son centre.
Ces travaux sont estimés à 45 996,95 € HT (55 196,34 € TTC) et peuvent être subventionnés par le Conseil départemental au maximum à hauteur de 19 025 €, soit environ 41 %.
Mme la MAIRE. - Y a-t-il des questions ou des remarques ?
Mme DUBY. - J’ai une question s’agissant du montant.
Comment est calculé le montant maximum de la subvention versée par le Conseil départemental ? Comment est fixé ce taux de 41 % ?
M. TAUPIN. - Il doit y avoir un montant par arbre. Je ne sais pas exactement, mais cela doit être issu d’une négociation avec le Département.
Mme la MAIRE. - De toute façon, nous essaierons d'obtenir les 41 %.
Je mets aux voix cette délibération.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
4.5 Débat sur l’avancement du Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) du futur Plan Local Urbanisme
La compétence relative au Plan local d’urbanisme a été transférée des communes aux Etablissements Publics Territoriaux (EPT) dès leur création par la loi portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République du 7 août 2015 (dite loi NOTRe).
En 2021, le Conseil Territorial du Grand-Orly Seine Bièvre prescrivait l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) à l’échelle de ses 24 communes membres, dont Chevilly-Larue. Au terme de la procédure prévue en 2025, le PLUI se substituera au Plan Local d’Urbanisme de la commune. La délivrance des autorisations d’urbanisme restera une compétence propre du maire.
L’EPT Grand Orly Seine Bièvre souhaite, à travers l’élaboration du PLUi, répondre aux objectifs suivants :
répondre aux besoins des communes, certaines disposant de PLU anciens ou dont le projet urbain (PADD) ne correspondait plus au contexte local ;
traduire le projet de territoire du Grand-Orly Seine Bièvre, élaboré sous la précédente mandature et confirmé par les nouveaux élus territoriaux. Ce projet de territoire, à dimension plus large qu’un PLU et visant à structurer les politiques publiques portées par les communes membres de l’EPT, se structure autour de 4 exigences : combattre les dérèglements climatiques et les nuisances (transition énergétique, sobriété, réparation des nuisances, nature en ville), garantir la ville et la qualité de vie pour tous (logements abordables, emplois et insertion, cohésion territoriale, accès aux services publics), anticiper les évolutions de vi(ll)e (mobilité, transformation des quartiers de gare, équipements et espaces publics, ville intelligente et inclusive), s’affirmer comme un territoire métropolitain incontournable (territoire productif et innovant, franchissements et coupures urbaines, tourisme urbain) ;
traduire les politiques publiques sectorielles portées par l’EPT au travers du futur Plan Climat Energie Territoriale (PCAET), le Programme Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA), les futurs schémas directeurs territoriaux d’assainissement ou de logistique, etc. ;
permettre la réalisation des opérations d’urbanisme et d’aménagement portées par les communes et les partenaires, quel que soit le mode de réalisation (Zone d’Aménagement Concerté, urbanisme négocié, etc.). Plus de 70 projets urbains et 11 Nouveaux Projets de Rénovation Urbaine, de plus en plus intercommunauxCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
(Campus Grand Parc, SENIA, etc.), sont à l’œuvre sur le territoire du Grand-Orly Seine Bièvre.
Conformément au principe de coopérative de villes, le Grand-Orly Seine Bièvre co-construit ce document avec les communes qui sont associées à chaque étape avec des temps de travail collectifs ou bilatéraux. La conduite du projet comprend également la concertation institutionnelle avec les grands partenaires du territoire (Etat, Région, Départements, chambres consulaires, aménageurs, grands opérateurs comme l’AP-HP, le MIN de Rungis, ADP, Haropa Port, etc.). Elle intègre enfin une concertation avec la population à deux échelles : à l’échelle du territoire sur de grandes thématiques transversales (nature, eau, habitat, mobilités, santé, commerces, Seine, etc.) et à l’échelle des communes en fonction de leurs souhaits, leurs besoins et leurs pratiques.
L’élaboration du PLUi est prévue sur une période de 4 ans, rythmée par la réalisation des différents documents, puis une phase de consultation des personnes publiques et de la population au travers d’une enquête publique.
La procédure arrive à un moment clef avec l’élaboration du Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD), document pivot du futur PLUi sur lequel sera construite la nouvelle réglementation de l’urbanisme. Le PADD définit les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques. Il arrête les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de la commune. Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain. Il est donc l’expression du projet politique que les élus souhaitent donner au projet urbain porté par le Grand-Orly Seine Bièvre et qui sera traduit par le PLUi dans son règlement d’urbanisme.
L’EPT a fait le choix de travailler ce PADD au premier semestre en associant toutes les communes dans un travail itératif qui a consisté :
- en un travail d’analyse de chaque PADD communal afin de dégager les lignes de convergence des divers projets urbains ;
- en une rencontre avec chaque Maire des communes pour identifier les grands enjeux de développement urbain actuels et futurs, les particularismes locaux fondant l’identité de la commune, les éléments d’attention à prendre en compte ;
- en plusieurs ateliers de travail réunissant les Maires et leurs équipes pour identifier et hiérarchiser les enjeux puis les orientations, positionner le cadre global et décliner les objectifs. Un atelier spécifique à l’habitat a été organisé et l’esquisse puis l’avant-projet ont été présentés aux élus.
En parallèle de ce travail, l’EPT a intégré les éléments de la concertation :
- concertation institutionnelle avec les personnes publiques ou partenairesCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
ayant porté à la connaissance du Grand-Orly Seine Bièvre des éléments d’enjeux. L’EPT regrette d’ailleurs que l’Etat n’ait pas encore transmis la note d’enjeux prévue au code de l’urbanisme ;
- concertation avec la population en déploiement du socle territorial (site internet, lettre, temps de concertation) ou en accompagnement de la concertation des communes en fonction de leurs besoins. A la demande de la Municipalité, une réunion publique a été organisée le 14 septembre dernier, à la salle Joséphine Baker.
Le code de l’urbanisme dans son article L153-12 prévoit qu’un débat a lieu au sein du Conseil Territorial et au sein des Conseils Municipaux sur les orientations générales du PADD. Grand-Orly Seine Bièvre a fait le choix de proposer aux communes de délibérer avant le Conseil Territorial sur l’avant- projet afin de consolider un projet qui sera soumis à son débat en février 2023. Chaque commune est donc invitée à prendre connaissance de l’avant-projet, à positionner les enjeux et les objectifs communaux dans ce dernier et à apporter des éléments de territorialisation nécessaires.
L’avant-projet de PADD comporte deux fils directeurs transversaux qui portent le parti général du document :
- un fil directeur sur le combat et l’adaptation au dérèglement climatique, qui réinterroge la façon dont la ville se fabrique et se renouvelle sur elle- même avec des impératifs de nature, de désimperméabilisation / désartificialisation, de sobriété foncière et énergétique, de réversibilité et d’adaptabilité ;
- un fil directeur sur la solidarité et le vivre ensemble quelle que soit l’échelle : un logement digne, une société plus inclusive pour chacune et chacun, l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité sociale, intergénérationnelle, territoriale, etc.
Ces valeurs devront se retrouver dans les différentes thématiques du futur PADD que ce soit le logement et l’habitat, le développement économique et l’emploi, les mobilités et les déplacements, la nature et l’énergie.
L’avant-projet de PADD se structure ainsi autour deux orientations générales déclinées en 6 objectifs stratégiques :
Améliorer et apaiser les conditions de vies des habitantes et des habitants :
1. Penser la ville par ses « vides » : des lieux et des espaces vivants, naturels, agréables et pacifiés
2. Permettre de se loger dignement : des logements de qualité pour toutes et tous 3. Favoriser la ville des proximités : le vivre ensemble et la réponse à la diversité des besoins
La première orientation est centrée autour des habitants (mais aussi des salariés et usagers du territoire) et vise à améliorer leurs conditions de vie au quotidien. Cela passe par le logement et l’exigence affirmée de permettre à toutes et à tousCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
de se loger dignement partout et à chaque étape de sa vie, par ce qui fait la proximité et permet de vivre la ville (centre-ville, commerces de proximité, équipements publics, etc.), mais également par les « vides » - sujet qui n’est souvent pas traité dans les PLU - c’est-à-dire les espaces ouverts et en particulier les espaces publics et les jardins, pour en faire des lieux apaisés et de respiration, mais également des lieux vivants, accessibles à tous, ouverts aux pratiques culturelles, sportives et récréatives.
Anticiper et adapter le territoire de demain :
1. Soutenir un développement urbain équilibré : un urbanisme maîtrisé et des projets vertueux
2. Porter une programmation économique productive, attractive et durable : des savoir-faire locaux aux filières économiques stratégiques
3. Faciliter et renforcer les mobilités : un maillage de transports en commun en développement et des coupures urbaines à résorber
La deuxième orientation traite des enjeux environnementaux, climatiques et énergétiques auxquels notre territoire se doit de répondre – et à des atouts à faire valoir en la matière – et des besoins de développement à accompagner à travers le PLUI : aménagement, développement économique, formation, mobilité, entre autres. Elle pose les conditions de soutenabilité du développement urbain (localisation privilégiée, insertion urbaine, prise en compte des risques et nuisances, performance du bâti…), de renforcement de la mixité urbaine au profit d’une politique de développement économique ambitieuse, intégrée dans le tissu urbain et identifie les améliorations à apporter aux conditions de mobilité pour accompagner ces dynamiques et dépasser les contraintes héritées de sa géographie et de son histoire (coupures urbaines liées à la Seine, aux infrastructures et grandes emprises foncières notamment).
En ce qui concerne la Commune de Chevilly-Larue les grands enjeux pour les prochaines années se recoupent avec ceux du PADD. Il convient néanmoins de préciser les spécificités de la commune et notamment les enjeux liés à la mise en service en 2024 de 2 stations de la ligne 14 du métro. Si l’arrivée du métro constitue une opportunité pour les Chevillais il n’en demeure pas moins nécessaire de maîtriser ses potentiels effets négatifs et d’adapter la politique communale en matière d’aménagement urbain à ce contexte nouveau.
C’est pourquoi la commune de Chevilly-Larue réaffirme l’importance d’intégrer dans le PADD les enjeux suivants :
En l’absence de régulation sur le prix des ventes immobilières, l’attractivité du territoire métropolitain entraîne des dynamiques spéculatives sur le prix du foncier et donc sur le coût de l’immobilier, à l’origine d’une crise du logement sans précédent.
Cette même attractivité dans un territoire déjà très urbanisé engendre une densification des espaces et ne saurait se poursuivre indéfiniment sans nuire à la qualité de vie de ses habitants.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Cette dynamique de densification entre en conflit avec l’objectif de préservation des espaces naturels, des espaces de pleine terre et de désimperméabilisation des sols.
La forte attractivité de la ville pour les projets de promotion immobilière entraine une mise en tension du secteur pavillonnaire, que la commune s’est évertuée à contenir notamment par un dialogue soutenu avec les promoteurs et l’élaboration en cours d’une charte qualité construction
Le principal outil de maîtrise l’évolution des prix de l’immobilier à disposition des communes, est la production de logements diversifiés permettant de répondre aux besoins de l’ensemble des Chevillais et d’assurer la possibilité de réaliser des parcours résidentiels complets sur la commune. La commune s’évertue également à maîtriser les prix de commercialisation des logements au sein des ZAC (logements à prix maîtrisés). La charte qualité construction dont l’élaboration est en cours constituera également un outil qui permettra de mieux maîtriser les prix de vente dans le diffus
Il est nécessaire de repenser les déplacements en mode doux et automobiles à l’aune de l’arrivée de ces transports structurants. La commune a à cet effet engagé l’élaboration d’un schéma des liaisons douces à l’échelle de la ville et une réflexion sur la mise en sens unique de certaines voies.
La réponse aux besoins en commerces des Chevillais doit être renforcée à travers le développement de polarités commerciales en opposition à leur dispersion sur le territoire communal. La complémentarité de ces commerces de proximité avec l’offre proposée par les grandes polarités situées à proximité telles que Belle Epine est travaillée.
La protection et mise en valeur du patrimoine historique architectural et paysager de la commune est essentiel. A Chevilly-Larue, cet objectif se traduira par la création d’un square en cœur de ville, la création de plusieurs squares et d’espaces piétonniers végétalisés au sein de l’ecoquartier des Portes d’Orly, de l’ouverture au public du parc du monastère Notre-Dame de la Charité.
L’avant-projet de PADD permet de répondre aux enjeux de la commune notamment sur les points suivants :
- Promouvoir des espaces publics partagés et vécus – création de places, squares, marché
- Faciliter les déplacements de courte distance
- Mettre en valeur les grands paysages/ développer la présence de la nature en ville et de la biodiversité
- Construire pour répondre aux besoins de logement de tous et toutes
- Développer un urbanisme équilibré et respectueux et œuvrer pour la qualité de tous les logements
- Favoriser le vivre ensemble
- Ville mixte vivante et dynamique
- Maintenir un tissu économique productifCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
- Accueillir des emplois et de la formation
Les points nécessitant d’être développés :
- Contenir les effets de densification urbaine et de renchérissement des prix de l’immobilier aux abords des stations de métro, et veiller à renforcer les effets de transition douce entre les nouvelles constructions et les constructions environnantes, notamment dans les secteurs pavillonnaires.
- Consolider la préservation des quartiers pavillonnaires comme un impératif absolu. La valeur patrimoniale et environnementale du tissu pavillonnaire doit être intégrée aux documents d’urbanisme, celui-ci constituant un îlot de fraîcheur et d’infiltration des eaux de pluie à renforcer.
- Réduire les volumétries et les emprises au sol des futures constructions le long des grands axes, afin d’en adoucir les effets de transition urbaines avec les constructions alentours et de participer à un urbanisme apaisé.
- Renforcer le maillage vert et piéton entre les îlots de fraîcheur existants à ouvrir au public (ex. parc de la congrégation) ou à créer (ex. jardin public du cœur de ville, déminéralisation de certains espaces publics), afin de conforter l’appropriation de ces espaces par la population, notamment lors d’épisodes climatiques extrêmes.
Les points nécessitant d’être territorialisés :
- Domaine du monastère Notre-Dame de la Charité : l’ouverture du parc aux Chevillais-es et l’installation de la mairie dans une aile de bâtiment appellent à réfléchir les perspectives visuelles vers la place de l’église et le parvis du théâtre ainsi que les cheminements piétons, ouvrant une réflexion sur la transition entre le quartier historique, le secteur Chevilly et le secteur Larue, en prolongeant l’esprit village existant autour de l’église vers le secteur administratif et culturel.
- Carrefour De-Gaulle Mermoz : la dimension aujourd’hui essentiellement routière doit évoluer pour laisser davantage d’espace aux usages piétons, cycles, et espaces verts, et renforcer sa capacité à y structurer une polarité commerciale.
- Cœur de ville : dans la poursuite du travail engagé, offrir une profondeur au cœur de ville en se réappropriant des espaces aujourd’hui pensés comme des arrière- cours (ex. rue de Béarn) ou actuellement fermés au public (ex. Domaine de la CCAS), pour offrir aux Chevillais de nouveaux itinéraires de ballade au sein de nouveaux espaces publics arborés et végétalisés.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Sur cette base, le Conseil Municipal est invité à débattre des orientations générales et objectifs de l’avant-projet d’aménagement et de développement durables, à prendre acte de ce débat et à préciser les éléments précédents.
Vu le Code Général des Collectivités Territoriales et notamment ses articles L5211-9 et L5211-10 et L5219-2 et suivants ;
Vu le décret n°2015-1665 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l’établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre dont le siège est à Vitry-sur-Seine ;
Vu le code de l’urbanisme et notamment ses articles L101-1 à L101-3, L134-2, L151-5, L153-12 à L153-13, R153-2 ;
Vu le schéma directeur de la Région Ile-de-France approuvé par le décret no 2013-1241 du 27 décembre 2013 ;
Vu le plan de déplacement urbain de la Région Ile-de-France approuvé par délibération du Conseil Régional d’Ile-de-France le 19 juin 2014 ;
Vu le schéma régional de cohérence écologique d’Ile-de-France approuvé par arrêté préfectoral en date du 21 octobre 2013 ;
Vu le projet de schéma de cohérence territorial métropolitain arrêté par délibération du conseil métropolitain du Gand Paris en date du 24 janvier 2022 ;
Vu le plan de prévention des risques d’inondation de la Seine et de la Marne dans le département du Val-de-Marne approuvé par arrêté préfectoral en date du 12 novembre 2007 ;
Vu le plan de prévention des risques de mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols dans le département du Val-de-Marne approuvé par arrêté préfectoral en date du 21 novembre 2018 ;
Vu l’arrêté préfectoral du 9 juillet 2001 prescrivant l’établissement d’un plan de prévention des risques prévisibles d’inondations et coulées de boue par ruissellement en secteur urbain dans le département du Val-de-Marne ;
Vu le plan climat air énergie métropolitain approuvé par délibération du Conseil Métropolitain du Grand Paris en date du 12 novembre 2018 ;
Vu le plan de prévention du bruit dans l’environnement approuvé par du Conseil Métropolitain du Grand Paris en date du 4 décembre 2019 ;
Vu le projet partenarial d’aménagement du Grand Orly signé le 28 janvier 2020 ;
Vu la délibération du Conseil territorial du Grand-Orly Seine Bièvre en date du 26 janvier 2021 portant prescription de l’élaboration du plan local d’urbanisme intercommunal ;CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Vu le plan local d’urbanisme de la commune de CHEVILLY-LARUE, approuvé le 30/01/2007, modifié le 20/09/2011 et révisé le 27/03/2012, actuellement en vigueur et notamment le projet d’aménagement et de développement durables ;
Considérant que le projet d’aménagement et développement durables (PADD) définit au titre de l’article L151-5 du code de l’urbanisme, les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques, et les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l’Etablissement Public Territorial du Grand-Orly Seine Bièvre et ses vingt- quatre communes membres ;
Considérant que l’avant-projet d’aménagement et de développement durables tel qu’il est joint à la présente délibération, se structure autour de deux orientations générales déclinées en 6 objectifs :
Améliorer et apaiser les conditions de vies des habitantes et des habitants :
4. Penser la ville par ses « vides » : des lieux et des espaces vivants, naturels, agréables et pacifiés ;
5. Permettre de se loger dignement : des logements de qualité pour toutes et tous ; 6. Favoriser la ville des proximités : le vivre ensemble et la réponse à la diversité des besoins ;
Anticiper et adapter le territoire de demain
4. Soutenir un développement urbain équilibré : un urbanisme maîtrisé et des projets vertueux ;
5. Porter une programmation économique productive, attractive et durable : des savoir- faire locaux aux filières économiques stratégiques ;
6. Faciliter et renforcer les mobilités : un maillage de transports en commun en développement et des coupures urbaines à résorber ;
Considérant que l’avant-projet d’aménagement et de développement durables a été bâti autour de deux fils directeurs :
Combattre et s’adapter au dérèglement climatique ;
Garantir un territoire pour toutes et pour tous ;
Considérant qu’au titre de l’article L153-12 du code de l’urbanisme, un débat a lieu au sein de du Conseil territorial et des Conseils municipaux sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables ;
Considérant les orientations du projet de ville actuellement poursuivis :
En l’absence de régulation sur le prix des ventes immobilières, l’attractivité du territoire métropolitain entraîne des dynamiques spéculatives sur le prix du foncier et donc sur le coût de l’immobilier, à l’origine d’une crise du logement sans précédent.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Cette même attractivité dans un territoire déjà très urbanisé engendre une densification des espaces et ne saurait se poursuivre indéfiniment sans nuire à la qualité de vie de ses habitants.
Cette dynamique de densification entre en conflit avec l’objectif de préservation des espaces naturels, des espaces de pleine terre et de désimperméabilisation des sols.
La forte attractivité de la ville pour les projets de promotion immobilière entraine une mise en tension du secteur pavillonnaire, que la commune s’est évertuée à contenir notamment par un dialogue soutenu avec les promoteurs et l’élaboration en cours d’une charte qualité construction
Le principal outil de maîtrise l’évolution des prix de l’immobilier à disposition des communes, est la production de logements diversifiés permettant de répondre aux besoins de l’ensemble des Chevillais et d’assurer la possibilité de réaliser des parcours résidentiels complets sur la commune. La commune s’évertue également à maîtriser les prix de commercialisation des logements au sein des ZAC (logements à prix maîtrisés). La charte qualité construction dont l’élaboration est en cours constituera également un outil qui permettra de mieux maîtriser les prix de vente dans le diffus
Il est nécessaire de repenser les déplacements en mode doux et automobiles à l’aune de l’arrivée de ces transports structurants. La commune a à cet effet engagé l’élaboration d’un schéma des liaisons douces à l’échelle de la ville et une réflexion sur la mise en sens unique de certaines voies.
La réponse aux besoins en commerces des Chevillais doit être renforcée à travers le développement de polarités commerciales en opposition à leur dispersion sur le territoire communal. La complémentarité de ces commerces de proximité avec l’offre proposée par les grandes polarités situées à proximité telles que Belle Epine est travaillée.
La protection et mise en valeur du patrimoine historique architectural et paysager de la commune est essentiel. A Chevilly-Larue, cet objectif se traduira par la création d’un square en cœur de ville, la création de plusieurs squares et d’espaces piétonniers végétalisés au sein de l’ecoquartier des Portes d’Orly, de l’ouverture au public du parc du monastère Notre-Dame de la Charité.
Entendu l’exposé de Madame la Maire;
Après avis de la commission municipale ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : prend acte du débat qui s’est tenu en son sein relatif aux orientations générales de l’avant-projet d’aménagement et de développement durables sous la présidence de Madame la Maire.
Article 2 : souhaite à l’issue de ce débat attirer l’attention du Grand-Orly Seine Bièvre sur :
Les points de convergence suivants :
- Promouvoir des espaces publics partagés et à vivre – création de places, squares, marchés - Faciliter les déplacements de courte distance
- Mettre en valeur les grands paysages/ développer la présence de la nature en ville et de la biodiversité
- Répondre aux besoins de logement de tous et toutes
- Développer un urbanisme équilibré et respectueux, et œuvrer pour la qualité de tous les logements
- Favoriser le vivre ensemble
- Ville mixte vivante et dynamique
- Maintenir un tissu économique productif
- Accueillir des emplois et de la formation.
Les points nécessitant d’être développés :
- Contenir les effets de densification urbaine et de renchérissement des prix de l’immobilier aux abords des stations de métro, et veiller à renforcer les effets de transition douce entre les nouvelles constructions et les constructions environnantes, notamment dans les secteurs pavillonnaires.
- Consolider la préservation des quartiers pavillonnaires comme un impératif absolu. La valeur patrimoniale et environnementale du tissu pavillonnaire doit être intégrée aux documents d’urbanisme, celui-ci constituant un îlot de fraîcheur et d’infiltration des eaux de pluie à renforcer.
- Réduire les volumétries et les emprises au sol des futures constructions le long des grands axes, afin d’en adoucir les effets de transition urbaines avec les constructions alentours et de participer à un urbanisme apaisé.
- Renforcer le maillage vert et piéton entre les îlots de fraîcheur existants à ouvrir au public (ex. parc de la congrégation) ou à créer (ex. jardin public du cœur de ville, déminéralisation de certains espaces publics), afin de conforter l’appropriation de ces espaces par la population, notamment lors d’épisodes climatiques extrêmes.
Les points nécessitant d’être territorialisés :CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
- Domaine du monastère Notre-Dame de la Charité : l’ouverture du parc aux Chevillais-es et l’installation de la mairie dans une aile de bâtiment appellent à réfléchir les perspectives visuelles vers la place de l’église et le parvis du théâtre ainsi que les cheminements piétons, ouvrant une réflexion sur la transition entre le quartier historique, le secteur Chevilly et le secteur Larue, en prolongeant l’esprit village existant autour de l’église vers le secteur administratif et culturel.
- Carrefour De-Gaulle Mermoz : la dimension aujourd’hui essentiellement routière doit évoluer pour laisser davantage d’espace aux usages piétons, cycles, et espaces verts, et renforcer sa capacité à y structurer une polarité commerciale.
- Cœur de ville : dans la poursuite du travail engagé, offrir une profondeur au cœur de ville en se réappropriant des espaces aujourd’hui pensés comme des arrière-cours (ex. rue de Béarn) ou actuellement fermés au public (ex. Domaine de la CCAS), pour offrir aux Chevillais de nouveaux itinéraires de ballade au sein de nouveaux espaces publics arborés et végétalisés.
M. COGNET. - Nous sommes entrés, depuis plus d’un an, dans la période d'élaboration d'un Plan Local d'Urbanisme Intercommunal à l'échelle de l'ensemble du Territoire du Grand-Orly Seine Bièvre.
Un Comité consultatif a été créé, afin d'associer la population à cette élaboration, dès le début de la mandature.
Le Projet d'Aménagement et de Développement Durables, que l'on appelle PADD, est le volet politique du PLUI. Il retranscrit les grands enjeux à l'échelle de notre territoire.
Il présente des objectifs et les orientations générales en ce qui concerne le développement urbanistique, mais aussi économique, social et environnemental. De ce PADD, découleront plusieurs documents : les orientations d'aménagement et de programmation, les zonages et le règlement.
Une première présentation du projet de PADD a été faite à la population, le 14 septembre dernier, sous forme d'une réunion publique. Le constat partagé, à la suite de la réunion, était le suivant : nous sommes d'accord avec les grandes intentions et orientations qui visent à promouvoir un territoire offrant du logement, des espaces verts, des espaces publics partagés, des trames vertes, de la mixité, du maintien d'un tissu économique fort et des offres de transports adaptées.
Il en est également ressorti que ces grandes orientations et intentions sont souvent en contradiction. Comment, par exemple, favoriser la nature en ville, tout en créant du logement pourtant nécessaire au vu de la pénurie dans le territoire ?
Rappelons qu’il manque 300 000 logements à l’échelle de la France.
Un débat public doit être organisé dans chacune des 24 communes de notre territoire. C'est l'objet de cette présentation de ce soir.
Au-delà des points de convergences du PADD, nous estimons aujourd’hui que certains points nécessitent d’être développés, notamment :
- la nécessaire maîtrise des effets de densification urbaine et de renchérissement des prix deCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
l’immobilier aux abords des stations de métro, tout en veillant à renforcer les effets de transition douce entre les nouvelles constructions et les constructions environnantes, notamment dans les secteurs pavillonnaires ;
- la préservation des quartiers pavillonnaires comme un impératif absolu ; la valeur patrimoniale et environnementale du tissu pavillonnaire doit être intégrée aux documents d’urbanisme, celui-ci constituant un îlot de fraîcheur et d’infiltration des eaux de pluie à renforcer.
Nous le voyons au quotidien, les promoteurs sont à l'affût de nos zones pavillonnaires et achètent pour remembrer et construire des immeubles collectifs, en lieu et place de ces pavillons.
C’est la raison pour laquelle, en concertation, dans le cadre du Comité consultatif du PLUI, nous avons engagé un travail sur une Charte des promoteurs, qui nous permettra de contenir la spéculation sur les zones pavillonnaires, en attendant l’adoption du PLUI à l’échelle du territoire.
Un autre point doit être développé : la réduction des volumétries et des emprises au sol des futures constructions le long des grands axes, afin d’en adoucir les effets de transition urbaine avec les constructions alentour et de participer à un urbanisme apaisé.
Enfin, il faut noter l’essentiel renforcement du maillage vert et piéton entre les îlots de fraîcheur existants à ouvrir au public, comme le parc de la Congrégation, ou à créer comme le futur jardin public du cœur de ville, ou la déminéralisation de certains espaces publics, afin de conforter l’appropriation de ces espaces par la population, notamment lors d’épisodes climatiques extrêmes.
Il nous apparaît, en outre, nécessaire, que trois points soient territorialisés :
- le Domaine du monastère Notre-Dame de la Charité : l’ouverture du parc aux Chevillais et l’installation de la mairie dans une aile de bâtiment appellent à réfléchir les perspectives visuelles vers la place de l’église et le parvis du théâtre, ainsi que les cheminements piétons, ouvrant une réflexion sur la transition entre le quartier historique, le secteur Chevilly et le secteur Larue, en prolongeant l’esprit village existant autour de l’église, vers le secteur administratif et culturel ;
- le carrefour de Gaulle-Mermoz : la dimension aujourd’hui essentiellement routière doit évoluer pour laisser davantage d’espace aux usages piétons, cycles, et espaces verts, et renforcer sa capacité à y structurer une polarité commerciale ;
- le Cœur de ville : dans la poursuite du travail engagé, il faut donner une profondeur au cœur de ville en se réappropriant des espaces aujourd’hui pensés comme des arrière-cours (comme la rue de Béarn) ou actuellement fermés au public (comme le Domaine de la CCAS), pour offrir aux Chevillais de nouveaux itinéraires de balade au sein de nouveaux espaces publics arborés et végétalisés.
Nous vous invitons donc à débattre de ce PADD, avec nos remarques sur les points impératifs qui doivent être développés et territorialisés.
Mme la MAIRE. - Y a-t-il des questions ou des interventions ?
M. FRYDMAN. - Ce document nous a, en effet, été présenté à plusieurs reprises lors des dernières semaines ou mois, comme l'a souligné Jean-Roch Cognet, en particulier à l'occasion de la réunion publique du 14 septembre.
Je tiens à souligner les efforts pédagogiques mis en œuvre, tant par les services de la municipalité, que du Territoire, pour nous présenter ce document technique et complexe.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Malheureusement, même si nous ne doutons pas qu’un travail important a été mené par le Territoire sur ce document, nous avons quelques préoccupations.
Il nous parait, tout comme vous, difficile de concilier des objectifs aussi différents que de fournir des logements dignes pour tout le monde, tout en préservant les espaces, les zones pavillonnaires et en assurant une attractivité économique.
Nous avons l'impression que ce document est très, voire trop, consensuel. Nous ne pouvons qu'être d'accord. Le document évite tous les sujets qui fâchent ; un sujet en particulier n'est pas du tout abordé, qui pourtant nous paraît très important ; il s’agit du nécessaire équilibrage, au sein du Territoire, entre des villes comme Chevilly-Larue, fortement urbanisées, qui ont développé un tissu économique et qui ont largement contribué à l'offre de logement social, et d'autres villes qui n'ont pas fourni les mêmes efforts.
Sans ce volet, et considérant que la compétence d'urbanisme restera en dernier ressort de la compétence des maires qui signent les permis de construire, nous avons des doutes quant à l'application réelle de ce document, dont le cadre juridique me paraît encore assez flou.
Par ailleurs, nous n'avons eu que peu, voire pas d'information, sur les projets que votre majorité souhaite mettre en œuvre ou inscrire dans le volet territorial de ce PADD, concernant le devenir du domaine du CCAS qui, me semble-t-il, a été acquis par la commune ou la requalification du carrefour de Gaulle-Mermoz. Ces points n’ont jamais été abordés.
Par conséquent, même si nous saluons les efforts de la commune pour territorialiser ce document et l'amender, ce qui nous paraît nécessaire, nous nous abstiendrons sur cette délibération qui, pour notre groupe, ne va pas assez loin quant à la nécessité d'avoir un document protégeant notre ville de l'urbanisme à outrance, un document plus contraignant et plus transverse au niveau des villes, en abordant le volet délicat du rééquilibrage entre les villes du Territoire.
Je vous remercie de votre attention.
Mme La MAIRE. - Y a-t-il d'autres interventions ?
(Aucune.)
Je vais répondre à la préoccupation, que je partage sur le fond, du nécessaire rééquilibrage entre les communes du Territoire ; en réalité, nous sommes à l'échelle de l'ensemble de la métropole Francilienne.
Le document est d'une grande qualité : nous observons que les rédacteurs ont de réelles compétences professionnelles, mais nous ressentons également la volonté d’établir un document consensuel.
Je pense, qu'au sein de l'EPT, lors de la prochaine séance, le document sera adopté à une majorité importante, puisque tout le monde se reconnaîtra à peu près dans les grands objectifs qui y sont évoqués.
Cette intention relève d'une volonté de respecter les choix démocratiques formulés par les habitants, à l'échelle de chaque commune.
Le raisonnement de l'exécutif territorial est le suivant : il considère que l'EPT, même s'il en a la compétence juridique, n'a pas la légitimité démocratique pour s'imposer à une commune, contre la volonté de son maire ou de son conseil municipal. Nous avons intégré, au sein du Règlement intérieur, une charte de fonctionnement, selon laquelle, une décision importante et structurante, comme un PADD, un PLU ou une création de ZAC en matière d'aménagement, ne peut être soumise à l'ordre du jour du Conseil de l'Assemblée territoriale, sans avoir été préalablement examinée en conseil municipal, pour s'assurer ainsi, qu'au sein de chaqueCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
commune, l'ensemble des forces vives démocratiques participe aux échanges.
Nous avons ainsi souhaité organiser à Chevilly-Larue une réunion publique sur le PADD, dans le cadre de notre atelier consultatif, permettant aux agents de l’EPT de venir le présenter. La présentation de cette délibération, au sein de cette instance, permet également à l'ensemble des sensibilités politiques de la ville de s’approprier le document.
Nous sommes face à une grande contradiction, dans laquelle il existe un enjeu majeur de rééquilibrage et de construction de logements. Jean-Roch Cognet l’a rappelé, nous avons une pénurie de logements, notamment de logements sociaux. Pour résoudre ce problème, une seule autorité - l'Etat - a la légitimité pour s'imposer aux communes.
La légitimité d'une équipe municipale provient de son élection locale. Il n’appartient donc pas à un exécutif territorial, issu de tailles de villes différentes, biaisé par la dominante majoritaire d'un scrutin, de s'imposer à une commune, dont le maire a été élu sur un programme. L’État, en revanche, bénéficie de cette légitimité, et détient des outils.
Certains préfets se sont saisis de ces questions de logement sur des directives de la précédente ministre du Logement, en essayant d'inciter certains maires à construire, mais cela reste très exploratoire et marginal. Une seule commune a été concernée, me semble-t-il, dans le Val- de-Marne.
Il est vrai que les mécanismes institutionnels proposés par les lois MAPTAM et NOTRe ne donnent pas aux intercommunalités la possibilité de s'affirmer sur des enjeux comme le logement.
Par ailleurs, sur le point de la territorialisation que vous soulevez, j'entends bien que vous valorisez - je vous en remercie - le fait que nous avons fait l'effort de chercher à positionner un certain nombre d'enjeux territorialisés, justement parce que nous estimons être à l’étape de contribution de notre Conseil municipal au PADD de l'EPT.
En réalité, nous ne nous faisons pas d'illusion. L’objectif, aujourd’hui, n’est pas d’ajouter ces mentions au PADD de l'EPT, mais plutôt de nous positionner en préfiguration du futur PLUI, défini par zonage, qui sera un document moins politique, mais plus réglementaire ; cela nous permet d'ores et déjà d'acter de manière extrêmement officielle des secteurs, sur lesquels nous appelons leur attention, leur vigilance et commençons à positionner un certain nombre d'orientations.
Ce ne sont que de premières orientations. Il n’existe pas d'autres projets que ceux d'ores et déjà présentés dans les autres réunions, que ce soit le Comité consultatif du PLUI ou l’atelier sur la Congrégation par exemple.
Pour la CCAS, votre information n'est pas exacte ; nous n'avons pas encore acquis le domaine de la CCAS. Nous avons fait une offre, car nous nous sommes rendu compte que le site est un peu déserté aujourd’hui. Ce site présente un intérêt stratégique majeur pour notre ville ; il nous offre une opportunité de reconstituer une profondeur au cœur de ville, en trait d'union entre le quartier Sorbiers Saussaie, le quartier La Guinet et le cœur de ville.
Nous avons actuellement deux enjeux historiques à Chevilly-Larue du point de vue de notre vision et de notre projet pour la ville. Nous l’avons dit à maintes reprises, nous souhaitons nous appuyer sur l'ouverture d'un parc dans le domaine de la Congrégation et transférer la mairie en son sein, pour organiser ce petit trait fin entre les deux parties de la ville et lui donner une nouvelle profondeur.
L'autre enjeu historique est l’opportunité magnifique de pouvoir récupérer un foncier avec un équipement bâti, qui pourrait accueillir d'autres types de service administratif ou associatif etCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
nous permettrait d'organiser des parcours de balade en profondeur sur le cœur de ville. Nous avons réussi pour l'instant à organiser une transversale depuis la promenade Maurice Chevalier en direction du quartier des Sorbiers.
Ce nouveau projet offrirait une profondeur, qui passerait par le nouveau jardin public et permettrait de fermer le cercle avec la partie arrière, qui, demain pourrait devenir une nouvelle façade.
Nous n’avons pas encore vraiment évoqué publiquement ces enjeux, car ils ne sont pas finalisés ; il est toujours un peu difficile de commencer à annoncer des projets, si nous ne sommes pas sûrs de pouvoir acquérir les biens en question. Je vous demande donc de prendre tout cela avec beaucoup de prudence pour l'instant ; je ne connais pas aujourd'hui la rapidité avec laquelle cette transaction va pouvoir s'opérer, ni si elle aboutira. Nous sommes face à un partenaire ayant des réflexions sur son propre devenir, avec des instances décisionnelles soumises à un certain rythme d'élections internes. Il faut respecter les propres rythmes de chacun.
Pour nous, la territorialisation est également un moyen de renforcer le véhicule juridique à partir duquel nous pourrons exercer le sursis à statuer. Je rentre un peu dans des aspects techniques.
Lors de la procédure d'élaboration d'un Plan local d'urbanisme, nous avons différentes phases, dont l'adoption d'un Projet d'aménagement et de développement durables. Lorsque l'instance délibérante a adopté ce PADD, s'ouvre une phase dans laquelle on peut s'appuyer sur la mise en chantier du PLU et les orientations du PADD pour, non pas refuser des permis de construire qui contreviendraient, mais pour surseoir à statuer ; cela nous laisse la possibilité d’attendre que les nouvelles règles s’appliquent pour examiner les permis de construire. Il s’agit d’un point d’appui très important pour gérer cette période de transition entre aujourd'hui et l'effectivité du PLU, justement afin de lutter contre le phénomène de densification urbaine, que vous dénoncez également.
Je pense que nous sommes allés assez loin dans les énoncés, étant entendu que notre volonté n'est pas de bloquer toute construction dans la ville ; il faut bien mesurer les impacts des mentions que nous insérons dans ce PADD, pour ne pas bloquer une extension de pavillon ou une création de véranda.
J'entends un peu la posture de certains de vos écrits que je lis dans la ville. Je ne peux pas vous reprocher de chercher à faire de la politique avec ces sujets, je vous alerte simplement sur les conséquences pour la ville, si nous nous inscrivions dans une logique jusqu’au- boutiste comme cela.
Je crois, qu'au contraire, nous sommes plutôt très volontaristes et innovants. Je ne pense pas que beaucoup de villes prendront une délibération allant aussi loin dans l'énoncé sur la lutte contre la densification, au-delà d'un effet de manche, car toutes pourront écrire qu’elles veulent engager cette lutte.
Je pense que nous ferons partie - nous le verrons plus tard - des villes qui auront pris une délibération, en ayant le mieux pensé la façon de s'appuyer sur cet outil, pour réellement lutter intelligemment contre les phénomènes de densification, là où c'est nécessaire. Nous sommes pleinement dans une approche volontariste.
Je mets aux voix cette délibération.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE.
Par 27 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN,CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG.
Et 6 abstentions : Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
4.6 Approbation de l'avenant à la convention 2022 avec le CAUE 94 pour l'organisation d'ateliers pédagogiques
Depuis 2018, l’ADEME a supprimé le financement des petites structures d’Espace Info Energie au profit d’une seule par territoire. C’est à ce titre que l’Agence de l’Energie du CAUE94, est devenue l’unique interlocutrice des 24 communes et des 700 000 habitants de l’Etablissement Public Territorial Grand-Orly Seine Bièvre.
L’Agence de l’Energie du Val-de-Marne a ainsi accompagné, depuis 3 ans, le relais- énergie dans son travail de communication et de sensibilisation du grand public, portant sur toutes les questions d’économie d’énergie, de lutte contre la précarité énergétique et d’introduction aux énergies renouvelables.
Afin de poursuivre les activités de sensibilisation au relais-énergie pour le public Chevillais, un nouveau projet de convention d’un an (janvier à décembre 2022) a été travaillé avec le CAUE94 et sa signature autorisée le 31 mars 2022.
Cette convention prévoit que les ateliers n’entrant pas dans la convention initiale, soient fixés par avenant. Dans ce cadre un atelier en direction des seniors et des ateliers en direction des enfants des ALSH primaires seront organisés :
Il est proposé au Conseil Municipal de poursuivre le travail du relais-énergie avec l’Agence locale de l’Energie du CAUE94, et d’autoriser Madame la Maire ou son représentant à signer l’avenant à cette convention pour l’organisation des ateliers pédagogiques en direction des seniors et des enfants des ALSH primaires
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment l’article L2121-29 ;
Vu la délibération n°20011/497 du Conseil municipal adoptant au 1er février 2011, l’Agenda 21 de Chevilly-Larue ;
Vu la délibération n°2017DEL-DAD-123 du Conseil municipal adoptant au 14 décembre 2017, le second Agenda 21 de Chevilly-Larue ;
Vu le projet de convention 2022 entre l’Agence locale de l’Energie CAUE94 et la commune Chevilly-Larue ;CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Vu l’avenant à cette convention pour l’organisation d’ateliers pédagogiques en direction des seniors et des enfants fréquentant les ALSH primaires ;
Considérant les ambitions communales en matière de transition écologique, ses deux Agenda 21 et son Relais-énergie ;
Considérant la politique de lutte contre la précarité énergétique opérée à Chevilly-Larue depuis plusieurs années ;
Considérant le rôle de proximité apporté par le relais-énergie et ses missions d’accueil, d’écoute et de conseil sur toutes les questions liées aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables ;
Après avis de la commission municipale ;
Ayant entendu son rapporteur,
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : Approuve l’organisation d’ateliers pédagogiques dans le cadre d’un avenant à la convention entre la commune de Chevilly-Larue et l’Agence locale de l’Energie/CAUE94, dont la signature a été autorisée en conseil municipal du 31 mars 2022
Article 2 : Autorise Madame la Maire ou son représentant à signer ledit avenant et tous documents afférents.
Article 3 : Autorise Madame la Maire à solliciter des subventions pour mettre en œuvre les actions proposées dans la convention de partenariat avec le CAUE94.
Article 4 : Dit que la présente délibération sera transmise à Madame la Préfète du Val-de- Marne, aux intéressés et affichée en mairie.
M. TAUPIN. - L'Agence de l'Energie du Val-de-Marne a accompagné depuis 3 ans le Relais- énergie dans son travail de communication et de sensibilisation du grand public, portant sur toutes les questions d'économie d'énergie, de lutte contre la précarité énergétique et d'introduction aux énergies renouvelables. Ce relais assure des permanences tous les mois, avec un succès croissant depuis la crise de l’énergie.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Afin de poursuivre les activités de sensibilisation au Relais-énergie pour le public chevillais, un nouveau projet de convention d’un an (janvier à décembre 2022) a été travaillé avec le CAUE 94 et sa signature a été autorisée le 31 mars 2022.
Cette convention prévoit que les ateliers n’entrant pas dans la convention initiale sont fixés par avenant. Dans ce cadre, des ateliers en direction des seniors et des enfants des ALSH primaires seront organisés.
Il est proposé au Conseil municipal de poursuivre le travail du Relais énergie avec l'Agence locale de l'énergie du CAUE 94 et d'autoriser, Mme la Maire ou son représentant, à signer l'avenant à cette convention, pour l'organisation des ateliers pédagogiques en direction des seniors et des enfants.
Mme la MAIRE. - Je suppose que cela n'appelle pas d'opposition de votre part.
Je mets aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
4.7 Vœu présenté par la majorité municipale contre l’augmentation du Pass Navigo
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment l’article L2121-29 ;
Vu la délibération n°20011/497 du Conseil municipal adoptant au 1er février 2011, l’Agenda 21 de Chevilly-Larue ;
Vu la délibération n°2017DEL-DAD-123 du Conseil municipal adoptant au 14 décembre 2017, le second Agenda 21 de Chevilly-Larue ;
Vu le projet de convention 2022 entre l’Agence locale de l’Energie CAUE94 et la commune Chevilly-Larue ;
Vu l’avenant à cette convention pour l’organisation d’ateliers pédagogiques en direction des seniors et des enfants fréquentant les ALSH primaires ;
Considérant les ambitions communales en matière de transition écologique, ses deux Agenda 21 et son Relais-énergie ;
Considérant la politique de lutte contre la précarité énergétique opérée à Chevilly-Larue depuis plusieurs années ;CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Considérant le rôle de proximité apporté par le relais-énergie et ses missions d’accueil, d’écoute et de conseil sur toutes les questions liées aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables ;
Après avis de la commission municipale ;
Ayant entendu son rapporteur,
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : Approuve l’organisation d’ateliers pédagogiques dans le cadre d’un avenant à la convention entre la commune de Chevilly-Larue et l’Agence locale de l’Energie/CAUE94, dont la signature a été autorisée en conseil municipal du 31 mars 2022
Article 2 : Autorise Madame la Maire ou son représentant à signer ledit avenant et tous documents afférents.
Article 3 : Autorise Madame la Maire à solliciter des subventions pour mettre en œuvre les actions proposées dans la convention de partenariat avec le CAUE94.
Article 4 : Dit que la présente délibération sera transmise à Madame la Préfète du Val-de- Marne, aux intéressés et affichée en mairie.
M. TAUPIN. - Ce vœu a pour objectif d’alerter le Conseil régional et sa présidente contre l'augmentation du Pass Navigo prévue au 1er janvier 2023.
À la suite de la crise du Covid et, pour une durée indéterminée, l'offre de transport en commun a été réduite, entraînant une baisse de la qualité de service et des recrutements nécessaires.
Le Conseil régional d'Île-de-France souhaite néanmoins augmenter le prix du Pass Navigo de 75 € à 84,10 € mensuel. Au départ, il était prévu de passer à 100 €, ensuite à 90 €.
Nous avons appris récemment que le gouvernement a accordé une subvention de 200 M€ à Île-de-France Mobilité, ce qui a entraîné une nouvelle baisse de l'augmentation, si je peux m'exprimer ainsi. Cette augmentation, néanmoins conséquente, va concerner des populations déjà en situation de précarité face à la hausse du coût de l'énergie et des produits alimentaires.
Les Franciliens paient au quotidien ces décisions lourdes de conséquences, subissant des retards réguliers et des suppressions de train, de métro et de bus. Il n'est pas possible qu'ils soient encore davantage soumis à une augmentation injustifiée du prix du Pass Navigo.
La privatisation programmée du réseau de transports franciliens entraîne ces hausses de coût et ces dégradations, alors même que l'ouverture à la concurrence n'a permis dans aucun pays d'améliorer l'offre aux usagers.
Face à l'urgence écologique que nous connaissons, l'énergie collective doit au contraire seCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
concentrer sur l'amélioration du fonctionnement des transports publics et de leur accessibilité ; les transports publics permettent de réduire la place de la voiture dans la ville et de réduire la pollution de l'air de façon drastique.
Il est proposé au Conseil municipal de Chevilly-Larue de demander à la présidente du Conseil régional d’Île-de-France de renoncer à l'augmentation du Pass Navigo, de renoncer à l'ouverture à la concurrence des transports franciliens, de procéder à un investissement massif dans les transports en commun et à une révision à la hausse du versement mobilité pour les entreprises d'Île-de-France, afin que la charge ne repose pas sur les salariés et les usagers en perte de pouvoir d'achat.
Mme la MAIRE. - J'imagine que vous avez des remarques sur ce projet de vœu.
Mme DUBY. - Sur le fond, nous sommes évidemment d'accord sur cette demande de ne pas augmenter le Pass Navigo, surtout dans le contexte que tout le monde connaît actuellement : baisse du pouvoir d'achat, hausse des prix du gaz et de l’électricité, hausse du ticket de caisse des courses, etc.
Nous sommes également d’accord sur le nécessaire développement des transports en commun, pour lutter contre le dérèglement climatique.
Nous nous abstiendrons néanmoins lors du vote de ce vœu. Selon nous, vous vous trompez de destinataire. L’État a en effet aidé IDFM en 2020 et 2021, pour compenser les effets de la crise sous forme d’avances remboursables. L'État s'était également engagé à maintenir un soutien financier sur les années suivantes.
Cet engagement n'a pas été tenu ; la Région Île-de-France a fait une demande auprès de l'État sur des points bien précis, notamment la transformation de ces avances remboursables en subvention, au moins en partie, un investissement plus durable auprès de IDFM et le passage de la TVA à 5,5 % pour le transport en commun de personnes.
Nous soutenons donc la demande de la Région Île-de-France auprès de l'État, ce qui permettrait à l'Etat d'être cohérent avec son discours de préservation du pouvoir d'achat des Français et de valorisation des transports en commun pour limiter les effets de serre.
M. ISSAHNANE. - Je voulais faire deux ou trois petits commentaires.
Le secteur des transports rencontre des difficultés de recrutement ; comme à l'hôpital et à l’école, le travail de chauffeur est dénaturé, de plus en plus difficile, intense et peu rémunéré.
Plus personne ne veut devenir chauffeur. Autrefois, les conducteurs étaient considérés comme des privilégiés, détenant des acquis, à qui nous pouvions rogner sur leur droit à la retraite ; aujourd’hui, ils sont tellement bien dans leur métier qu'ils souhaitent en partir.
La mariée se prépare ainsi : en vue de la privatisation de certaines lignes de la RATP, comme l'annonce l'Union Européenne, et que la France veut suivre, des lignes vont être privatisées. Du coup, la RATP annonce à ses chauffeurs : il faut être compétitif pour répondre à l'appel d'offres, à défaut, nous perdrons cette ligne.
Nous intégrons ainsi une surenchère de moins-disant qui tire les coûts vers le bas ; les coûts, ce sont les salariés, les conditions de travail et la détérioration du service public. Nous avons le résultat.
Je voudrais éclaircir un point sur le renvoi de balles entre la minorité présidentielle et le groupe LR, notamment Valérie Pécresse, sur les sommes à investir dans les transports. Nous avons noté, lors d’un vote à l'Assemblée nationale, que deux propositions pourraient éviter l'augmentation du Pass Navigo :CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
- l'augmentation de la cotisation mobilité, notamment de la part des entreprises, les fameux 50 % qui prennent en charge le Pass Navigo, en visant un certain nombre d’entreprises en fonction de leur taille, notamment les fameuses entreprises du CAC 40 du quartier la Défense ;
- la baisse de la TVA dont vous avez parlé : ce sont les charges d'exploitation pour faire rouler les trains sur lesquelles s’imputent l'électricité et l'essence.
L'Etat pourrait décider de baisser la TVA et les taxes ; cela permettrait de baisser les coûts d'exploitation et permettrait donc d'éviter cette hausse du Pass Navigo. Nous nous sommes aperçus que la minorité présidentielle et le groupe LR ont voté contre cette proposition.
Il s’agit d’un jeu de dupe que les Français doivent connaître ; ils se renvoient la balle en public, mais votent pour l’augmentation du Pass Navigo lorsqu’ils sont au Parlement.
M. ROUX. - Je ne sais pas si vous avez l'occasion, à titre individuel, de prendre les transports en commun ; nous percevons, ces derniers temps, une dégradation très forte de ces services. Nous sommes régulièrement interpellés - bien que nous n’ayons pas la compétence transport - sur les questions d’horaires des lignes, du manque de chauffeurs, etc. La situation devient vraiment invivable. Nous assistons à une dégradation de toutes parts, c'est-à-dire une dégradation du service et une augmentation de tarif pour les usagers.
Je pense que les torts sont partagés, et je vais vous proposer un rajout à ce vœu.
Nous avons en effet un élément conjoncturel lié à la crise, mais il existe également des choix politiques forts pris par Valérie Pécresse, cela a été rappelé tout à l'heure. Nous assistons à un démantèlement et à une privatisation ligne par ligne, qui permettent, de manière générale, de s'attaquer au service public. Cela s’est produit pour La Poste, pour le rail et pour l'énergie.
Nous sommes en train de détricoter un superbe réseau de transports, parmi les plus performants en Europe, et peut-être dans le monde.
Je suis d'accord avec vous sur la question de la TVA à 5,5. Notre vœu, si vous en êtes d'accord chers collègues, pourrait intégrer cette demande et être adressé à des interlocuteurs différents. Je serais favorable à une TVA à 5,5 pour les transports publics.
Mme la MAIRE. - Avez-vous des oppositions sur cette proposition d'ajout ?
Nous pourrions mentionner, après les quatre articles, la phrase suivante : le Conseil municipal de Chevilly-Larue demande au gouvernement d'appliquer une TVA à 5,5 % pour ce secteur.
Cette formulation répondrait-elle à votre demande, Madame Duby ?
Je sais que vous avez également émis d’autres remarques.
Mme DUBY. - Oui, c'est une prise en compte importante.
S’agissant des difficultés de recrutement, elles existent certes dans le service public, mais nous les retrouvons actuellement dans de nombreux secteurs privés : l'hôtellerie, la restauration, les métiers de bouche, les coiffeurs, etc.
Mme la MAIRE. - Ce point renvoie à l'attractivité des emplois et à la façon qualitative de les traiter.
M. LADJICI. - L'enveloppe des 200 M€ va permettre d’atténuer le problème de gestion lié à Valérie Pécresse.
Nous, nous ne sommes pas d'accord avec la TVA à 5,5 %, car nous ne connaissons pas les impacts sur Île-de-France Mobilité et sur la Région. Les entreprises ou les organismes, qui ont pour mission de gérer ce réseau, ne font que collecter la TVA, que l'Etat perçoit in fine.CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Je ne vois pas comment cela résoudra les problèmes économiques d’Île-de-France Mobilité.
Nous étions prêts à voter ce vœu destiné à Valérie Pécresse, en tant que présidente de Région, et nous étions favorables à cette formulation. Là, nous sommes sur un autre débat de portée nationale. Honnêtement, en toute humilité, je n'ai pas travaillé sur l'impact des 5,5 %. Je n'ai pas donc pas envie de le voter sans savoir ce que cela apportera.
Si vous rajoutez cette mention de la TVA 5,5 %, nous nous abstiendrons.
Mme LA MAIRE. - Vous nous compliquez la tâche.
M. MAILLER. - Pour essayer d'argumenter sur cette question de TVA, introduite à juste titre par Renaud Roux, baisser la TVA ne va pas, ni augmenter, ni baisser les ressources d'Île- de-France mobilité. En revanche, cela permettrait d'avoir une hausse moins sensible ou pas de hausse du tout, pour les usagers. Cela pourrait permettre d'éponger « le trou » d'Île-de- France Mobilité en l'équilibrant, non pas par un choc pour les usagers, mais par une perte de ressources pour l'État avec une baisse de TVA.
L'État tient de grands discours, donne des leçons au monde entier, promet que nous n’aurons plus de voitures thermiques en 2030 ou 2035, etc. Ce sont de bonnes orientations à prendre, mais encore faut-il mettre les moyens en face.
Si nous laissons les réseaux de transport se dégrader, nous en détournerons les usagers qui peuvent faire autrement, ou nous martyriserons un peu plus ceux qui n’ont pas d’autres solutions.
Cette baisse de TVA, dans un secteur d'intérêt général, pourrait être une action concrète de la part de l'État, pour inciter les personnes à prendre les transports en commun. Il ne s’agit pas de dédouaner les erreurs qui ont pu être commises par le passé par la présidente du Conseil régional. Elle a choisi la privatisation, dont nous mesurons les conséquences aujourd’hui. Sur le plateau de Saclay où je travaille, l’organisation des transports en bus est catastrophique du fait de changements de prestataires, etc.
L’État doit apporter une contribution : l’aide de 200 M€ permet d'éponger une partie du problème, mais il peut décider de mettre en place d’autres actions, en cohérence avec ses beaux discours.
Mme la MAIRE. - Il va falloir trancher sur ce point.
Je propose de procéder de la manière suivante : je vais d'abord mettre aux voix l'amendement. Nous ne sommes pas dans une logique de discipline de groupe, nous réfléchissons ensemble aux enjeux qui sont soulevés. Je suis sensible à l'argument développé par Sylvain Mailler, puisque la question de la TVA vise à impacter le porte-monnaie de l'usager et permettrait d'absorber une partie de la hausse, dans un paysage bien complexe et qu'il n’existe pas de baguette magique pour trouver des solutions.
M. LADJICI. - Il n'y a rien de magique dans tout cela.
Mme la MAIRE. - Je vous le confirme.
M. LADJICI. - Si vous réduisez la TVA, l'État reportera sur l'impôt des ménages...
Mme la MAIRE. - Il s’agit d’un choix politique.
M. LADJICI. - L'État n'a pas vocation à corriger en permanence les défauts de gestion de certains élus qui, nous rappellent en permanence qu'ils sont souverains et maîtres de la situation. Valérie Pécresse est en difficulté, car elle a mal géré ce secteur.
Mme la MAIRE. - Je ne vais pas prôner la politique de Valérie Pécresse, mais les argumentsCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
qu'elle invoque, sur la situation financière dans laquelle se trouve Île-de-France Mobilité, sont réels. La politique d'austérité appliquée aux collectivités locales depuis quelques années, mais également les réformes successives, nous ont mis dans cette situation, sous le dogme de sa famille politique. Elle est, pour le coup, face à ses propres contradictions. En tout cas, elle considère que c'est un problème lorsqu’elle se trouve de ce côté-là de la paroi.
Elle est confrontée à la crise énergétique autant que nous. Elle détient donc de réels arguments qui la conduisent à devoir interpeller l'État. Le gouvernement précédent les avait d'ailleurs reconnus à travers un écrit qu'il lui avait adressé. Nous avons lu ces différents arguments circuler sur les réseaux sociaux ou dans la presse. Je crois qu’Édouard Philippe avait lui-même écrit explicitement qu’il existait bien une problématique légitime et qu'il fallait que l'État se penche sur la question.
En revanche, j'ajouterai un argument à notre raisonnement général : en parallèle, Valérie Pécresse a fait des choix à la tête d'Île-de-France Mobilité et a, notamment, mis en avant un investissement - le CDG express - contestable en tant que priorité. Cette voie ultrarapide, entre l'aéroport et le centre de Paris, va satisfaire certains businessmen qui veulent aller plus vite de l'aéroport à la Défense. Nous sommes est en train de dépenser des milliards d’euros dans ce projet, là où, peut-être, il aurait été plus avisé de les utiliser pour la rénovation du réseau existant.
La question de la position politique, au sein de l'Assemblée nationale, des différents groupes invoqués, est également un vrai argument. À un moment donné, il faut savoir être cohérent : ne pas s’opposer, à l’Assemblée nationale, à la contribution de l’État - en l'occurrence la hausse du versement transport impacte les entreprises, mais il ne faut toucher aux entreprises - et dire ensuite en tant que présidente de Région que la situation est scandaleuse.
Personne n'a de baguette magique pour trouver des solutions, et nous sommes bien placés pour le savoir. Nous avons une situation très compliquée à gérer avec la crise énergétique et nous n’avons pas de baguette magique pour y faire face. Vous prêchez des convaincus.
En l’occurrence, un choix contestable a été pris par la Région de consacrer un budget gigantesque à ce projet de CDG express ; même s’il présente un intérêt, il aurait pu ne pas être priorisé dans le contexte actuel.
Il faut que nous restions sur des points essentiels, car nous n’arriverons pas à régler tous ces problèmes très complexes.
J'invite la majorité municipale, si elle en est d'accord, à accepter l'amendement proposé sur la TVA à 5,5 %.
Je mets donc aux voix l'amendement qui consiste à ajouter la phrase suivante : demande au gouvernement une TVA à 5,5 % sur ce secteur.
VOTE : L’AMENDEMENT EST ADOPTE.
Par 29 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
Et 4 abstentions : Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, AlainCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
FRYDMAN.
Mme la MAIRE. - Je vais mettre aux voix le vœu ainsi amendé.
VOTE : LE VŒU EST ADOPTE.
Par 27 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG.
Et 6 abstentions : Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
5 - COMMISSION SOLIDARITE ET DIGNITE
5.1 Autorisation pour le lancement d'un appel à partenariat relatif à la mise en place d'une mutuelle communale
La Municipalité de Chevilly Larue, consciente de l’enjeu majeur de l’accès aux soins pour tous dans un contexte économique et sanitaire difficile, souhaite soutenir les ménages dans la mise en place d’une complémentaire santé afin de réduire leur reste à charge pour leurs frais de soins et diminuer le renoncement aux soins de nombreux chevillais.
Les contrats collectifs en entreprises donnent aujourd’hui, une réponse destinée uniquement aux salariés. L’offre de complémentaire santé repose sur l’idée de se regrouper afin d’obtenir des meilleurs tarifs pour une complémentaire santé de qualité.
Les enjeux de la mise en place d’une mutuelle communale sont de :
- veiller à ce que chacun puisse accéder aux soins,
- offrir une offre de soins de qualité et de proximité,
- améliorer le pouvoir d’achat des bénéficiaires et diminuer le renoncement aux soins.
Elle cible donc prioritairement des populations non éligibles à une complémentaire par contrat collectif : retraités, indépendants, étudiants, personnes sans emploi ne relevant pas de la CMU et tout actif qui ne peut bénéficier d’une couverture d’une mutuelle en raison de tarifs de contrats individuels élevés. Les personnes concernées devront justifier de leur résidence ou d’une activité professionnelle à Chevilly Larue. Le dispositif devra également être ouvert aux agents travaillant à la mairie de Chevilly Larue.
Aussi, la commune de Chevilly Larue souhaite faire appel à un organisme pourCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
permettre à cette population ciblée, conformément au cadre défini dans le cahier des charges ci-joint, de souscrire un contrat individuel de complémentaire santé adapté financièrement à leurs besoins dans le cadre de tarifs négociés par la commune dans le cadre d’une convention de partenariat jointe en annexe de cette délibération.
Le candidat retenu contractualisera directement avec les chevillais.
Il est proposé au conseil municipal d’autoriser le lancement de cette consultation.
Vu le code général des collectivités territoriales ;
Vu le code de la santé publique ;
Considérant que de plus en plus de personnes renoncent à des soins, notamment pour des raisons financières ;
Considérant la volonté de la ville de proposer à ses administrés une complémentaire santé de qualité, à un coût compétitif ;
Considérant la nécessité d’organiser une mise en concurrence pour sélectionner l’offre la plus avantageuse dans le cadre d’un appel à partenariat ;
Considérant l’avis favorable de la commission de la Solidarité et dignité en date du ….
Après avis de la commission municipale Solidarité et Dignité ;
Ayant entendu son rapporteur, M. ;
Après en avoir délibéré ;
LE CONSEIL MUNICIPAL,
A l'unanimité / par voix pour / voix contre / abstentions ;
Article 1 : Décide de lancer un appel à partenariat afin de sélectionner un organisme qui répondra au mieux aux attentes de la ville et aux besoins des administrés pour la mise en place d’une mutuelle communale.
Article 2 : Approuve les termes de l’appel à partenariat.
Article 3 : Autorise Madame la maire, ou son représentant délégué, à signer les documents relatifs à cet appel à partenariat et cette convention de partenariat ainsi que tous lesCONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
documents y afférents.1
CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
M. JOLIVET. - Le rapport de présentation mentionne précisément le sens que nous souhaitons donner à cet appel à partenariat.
Je reprendrai deux ou trois points.
Le premier considérant est très important : de plus en plus de personnes renoncent à des soins, notamment pour des raisons financières ; je ne vais pas revenir sur les questions de mutuelles, qui n'ont parfois que le nom.
Certaines personnes ont accès aux mutuelles par leur entreprise, puisqu'il s’agit d’une obligation légale d’offrir une mutuelle aux salariés. D’autres citoyens ont la capacité financière d'avoir une mutuelle à titre privé et d'avoir souvent de très bonnes prestations. Nous avons ensuite les citoyens vivant sous le seuil de pauvreté et qui ont accès à la mutuelle solidaire de la Sécurité Sociale, mais nous avons également un no man's land avec des citoyens à faible revenus qui n'ont pas la capacité d'avoir une mutuelle.
Parmi ces derniers citoyens, nous y avons des retraités, des étudiants, des personnes sans emploi, et puis, une catégorie de plus en plus importante, très peu protégée, comme les travailleurs indépendants et les auto-entrepreneurs.
Nous vous proposons, par la présente délibération, de lancer un appel partenariat pour permettre à cette population ciblée, de souscrire un contrat individuel de complémentaire santé, adapté financièrement à leurs besoins dans le cadre de tarifs négociés par la commune.
Ce projet n'aura aucun impact sur les finances de la ville, puisque la ville ne sera qu’un tiers entre les citoyens et la future ou les futures mutuelles.
Nous savons aujourd'hui que la Région Île-de-France met en place une mutuelle, accessible à tous, qui devrait être effective au 1er février 2023. Nous ne savons pas, pour l’instant, quelles sont les caractéristiques des trois mutuelles ayant signé avec la Région.
Quand nous aurons des réponses à cet appel à partenariat, nous pourrons les mettre en miroir avec les mutuelles proposées par la Région, et voir si nous poursuivrons le chemin vers une mutuelle locale.
Mme la MAIRE. - Y a-t-il des questions ou des interventions ?
Mme DUBY. - Nous sommes très favorables à cet appel à partenariat.
Lors des dernières élections municipales, ce point faisait partie de notre programme et il nous tient à cœur.
Mme la MAIRE. - Merci.
Je peux mettre aux voix.
VOTE : LA DELIBERATION EST ADOPTEE A L’UNANIMITE.
Par 33 voix pour : Stéphanie DAUMIN, Barbara LORAND-PIERRE, Laurent TAUPIN, Hermine RIGAUD, Patrick BLAS, Nora LAMRAOUI-BOUDON, Hadi ISSAHNANE, Philippe KOMOROWSKI, Nathalie TCHENQUELA-GRYMONPREZ, Renaud ROUX, Régine BOIVIN, Murielle DESMET, Michel JOLIVET, Olivier LAVERDURE, Jean-Roch COGNET, Marie FRANCOIS, Armelle DAPRA, Alain PETRISSANS, Amel MATOUK, Boukouya FOFANA, Noélise ODONNAT, Brice LE ROUX, Matthias DESCHAMPS, Nathalie CHARDAIRE, Sylvain MAILLER, Paule ABOUDARAM, Safia RIZOUG, Yacine LADJICI, Beverly ZEHIA, Geneviève2
CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
GLIOZZO, Alain FRYDMAN, Sylvie DUBY et Stéphane DA SILVA.
QUESTIONS DIVERSES
Mme la MAIRE. - Nous avons épuisé l'ordre du jour.
Avez-vous des questions diverses ?
Mme CHARDAIRE. - Je voudrais faire un peu écho au vœu que nous avons voté pour les lycées et vous alerter sur une situation particulière dans les écoles.
En tant qu’enseignante, je remercie la municipalité de Chevilly-Larue pour tout ce qui est fait pour l’école et, notamment dans les écoles maternelles, avec la mise à disposition d'ATSEM qui permet à l’école de survivre ; je pèse mes mots.
Je sais que la municipalité ne peut pas tout faire, mais je souhaite vous lire le courrier d'une maman parce que j'ai envie de donner la parole à un parent d'élève chevillais.
« Je suis parent d'élève d'un élève scolarisé en grande section dans une école de la commune de Chevilly.
J'ai récemment participé à une sortie scolaire dans le cadre d'un accompagnement au cinéma de la ville, et, ce qui était censé être un bon moment de détente avec les enfants, dans l'ambiance calme que l'on connaît dans des endroits tels que le cinéma, où le silence, l'attention et le calme sont de rigueur, nous avons constaté, accompagnatrices présentes, ainsi que moi-même, de grandes difficultés rencontrées par l'équipe enseignante, notamment la maîtresse pour s'occuper d'enfants en situation de handicap sévère, ainsi que d’enfants présentant des troubles importants de l’attention et du comportement.
J'ai vu la maîtresse de la classe passer une bonne partie du film, assise à même le sol, tentant par tous les moyens de gérer au mieux un élève qui n'arrivait visiblement pas à rester en place, qui voulait s'amuser avec un petit jouet et s’enfuir. Heureusement que ce jour-là, les enfants se sont bien comportés, sinon il aurait été impossible pour l'équipe de gérer l'ensemble des enfants présents.
Sans le recrutement d'AESH dans les classes, la qualité de prise en charge de ces enfants, présentant de nombreuses difficultés et retards, ne pourra se faire qu'au détriment de tous les restes des enfants, et ceci n'est pas acceptable. Ces enfants qui sont souvent imprévisibles nécessitent une prise en charge particulière, et malgré la grande bienveillance et le travail exceptionnel fait par l'équipe enseignante, cela reste trop compliqué pour tous.
Je n'ose imaginer cette difficulté au quotidien et dans toutes les classes, dans tous les niveaux, et ce, à l'échelle nationale. Cela représente un trop grand nombre d'enfants lésés, de parents et d'enseignants démunis. En espérant que ce courrier fera réfléchir ou même permettra aux enseignants d'être accompagnés dans leur lourde mission, par du personnel supplémentaire, pour que chaque enfant puisse s’épanouir, handicapé ou non, à son rythme. »
Je trouve cette lettre très touchante. Les parents mesurent ce que nous vivons, enseignants et enfants handicapés ou non, au quotidien.
Je pense qu’il s’agit d’un gros travail auquel il va falloir s'atteler ; l'inclusion est une action louable, mais il faut vraiment y mettre les moyens. Pour le moment, cela n'est pas le cas.
Les AESH, qui accompagnent des enfants en situation de handicap, ne suffisent pas ; ils aident certes à tenir la classe, mais cela ne suffit pas. Il faut vraiment se pencher sur la situation de l'inclusion avec des moyens matériels associés. Lorsque l'on accueille un enfant autiste ou avec un handicap physique, il faut du matériel adapté.3
CONSEIL MUNICIPAL DE CHEVILLY-LARUE - 8 DECEMBRE 2022
Il faudrait également du personnel : des psychologues scolaires, des psychothérapeutes, des psychomotriciens, des orthophonistes, etc. Aujourd’hui, nous insérons des enfants dans des classes, sans aucune aide.
Nous ne pourrons bientôt plus enseigner.
Mme la MAIRE. - L'État a fixé des objectifs extrêmement ambitieux dans une loi, mais comme dans d'autres domaines, le logement par exemple, il n'a pas assorti les moyens aux objectifs. Nous nous retrouvons dans l’obligation d'intégrer dans les effectifs des élèves atteints de grandes difficultés, sans avoir les moyens pour le faire avec dignité, tant pour les enfants concernés que pour les autres enfants ; cela se traduit par de grandes difficultés pour les adultes.
Mme CHARDAIRE. - Nous ne trouvons plus d'AESH qui sont pourtant indispensables. J'ai fait le tour des écoles de Chevilly-Larue, il manque des assistants dans toutes les écoles.
Mme la MAIRE. - Nous avons adopté un vœu il y a quelque temps sur le sujet.
Merci de ce témoignage.
Mme CHARDAIRE. - Nous avons rédigé des courriers et des vœux, qui restent sans réponse.
Mme MATOUK. - J’ai juste une petite suggestion : nous pourrions peut-être demander l’accord à cette maman, pour adresser ce courrier au ministère de l'Éducation Nationale.
Mme DUBY. - Ce manque de moyens financiers et humains pose vraiment des difficultés, que nous retrouvons également au niveau des EHPAD.
Je suis, dans un cadre professionnel, en lien avec la MDPH, qui n'arrive pas à recruter de personnels. La situation est catastrophique dans les métiers du secteur social, éducatif, hospitalier, etc.
Mme la MAIRE. - Cela renvoie, une fois de plus, au statut souvent précaire de ces personnes et aux faibles rémunérations. Il n'est pas facile, dans des métiers aussi difficiles et pénibles, d'attirer du monde en les rémunérant si peu.
Mme DUBY. - Ils ne sont pas suffisamment formés.
Mme LA MAIRE. - Absolument.
M. MAILLER. - M. Ladjici nous suggérait de ne pas hésiter à interpeller notre députée de la circonscription ; je voulais le rassurer et lui préciser qu’elle est particulièrement au courant de ce problème. Elle a participé à une réunion de rentrée, en septembre, avec des représentants syndicaux de diverses professions, dont des AESH, qui nous ont présenté leurs difficultés, leurs conditions de travail, etc.
Le manque d'AESH n’est pas spécifique à Chevilly-Larue, il se retrouve dans les autres communes de la circonscription.
Tout comme Mme la Maire, Mme la députée a écrit au recteur pour l'alerter de ces difficultés.
Mme la MAIRE. - Je vous propose que nous nous arrêtions sur ce point.
Je vous remercie d’émettre une ovation pour Matthias Deschamps.
(Applaudissements).
(La séance est levée à 21 h 59.)