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Document publié le Vendredi 22 avril 2022
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 13)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Environnement, Aménagement du territoire,
page 193
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
▪ La base de données Faune-Guyane (GEPOG).
La première fournit des informations générales tirées de la littérature scientifique sur toutes les
espèces d’oiseaux, mais ces informations ne sont pas toujours représentatives de la Guyane
française. Les deux suivantes présentent l’avantage de rassembler les observations effectuées par
des naturalistes professionnels ou amateurs en Guyane, mais les espèces rares sont évidemment
peu documentées, c’est le cas du Râle concolore (Amaurolimnas concolor). Nous indiquons dans le
tableau suivant les périodes de nidification observées ou supposées des espèces d’oiseau
représentant des enjeux de conservation forts et très fort. Les dates indiquent qu’effectuer les travaux
de défrichement en saison sèche (octobre -décembre) minimisera le risque de destruction de couvée
de ces espèces.
La date de démarrage des travaux sera définie par VOLTALIA, en tenant compte des préconisations
de BIOTOPE.page 194
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Tableau 22 : Période de nidification des espèces d'oiseaux représentant un enjeu de conservation fort et très fort
Nom
vernaculaire Nom scientifique Statut Enjeu Janv. Fev. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct. Nov. Dec
Milan à long
bec Helicolestes hamatus H Très fort
Grand Jacamar Jacamerops aureus P Fort
Râle concolore Amaurolimnas concolor - Fort ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
Tamatia à
collier Bucco capensis P Fort ? ? ?
Nombre d’espèces nicheuses 2 2 2 2 3 3 2 1 1 0 0 0
Période favorable au début des travaux × × ×page 195
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
6.1.4. Incidences des travaux sur le milieu humain, et mesures
6.1.4.1. Gêne de voisinage
Rappelons que les habitations les plus proches du site du projet de centrale électrique hybride sont localisées à environ 120 m au Nord de la limite de propriété, sur le côté Nord de la RN1. Aucun « voisinage immédiat » n’est identifié.
a Nuisances olfactives
Les sources potentielles de mauvaises odeurs en phase chantier très limitées pour ce projet sont liées
à :
▪ La circulation des engins et poids lourds (gaz de combustion du fuel et du gazole),
▪ Le stockage des déchets (mais ici essentiellement inertes),
▪ L’évacuation des eaux usées de la base de vie.
Mesures
Le Maître d’Ouvrage a néanmoins recherché des solutions permettant de limiter au maximum les
émanations :
▪ L’utilisation d’engins bien réglés et la limitation de vitesse des véhicules lourds et légers sur le site permettent de diminuer la production de gaz d’échappement issus de la combustion des hydrocarbures.
▪ De la même façon, les déchets seront évacués régulièrement. Dans tous les cas, l’élimination des déchets par brûlage est interdite.
▪ Les eaux usées seront traitées via un dispositif d’assainissement autonome, conforme (fosse étanche vidangeable par exemple).
b Nuisances sonores et vibrations
Impacts
Les circulations des engins et les opérations de construction sont susceptibles de générer des
nuisances sonores et des vibrations durant la phase travaux. Ces incidences sonores se
manifesteront à différentes étapes de l’opération :
▪ Travaux préparatoires : taille et coupe des arbres, dessouchage,
▪ Fonçage des pieux supports des tables,
▪ Construction et mise en place des éléments,
▪ Aménagements extérieurs.
En dehors de la phase « coupe et taille des arbres », les incidences sonores durant la phase travaux
seront essentiellement liées à l’installation des pieux supportant les tables, à la circulation et à
l’évolution des véhicules et engins, dans l’emprise du chantier et dans ses environs immédiats (bruit
des engins, avertisseurs sonores de recul), ainsi qu’éventuellement aux groupes électrogènes ou
compresseurs.
Le schéma ci-après figure une échelle de différents niveaux de bruit (en dB(A)), générés par des
engins ou opérations courantes sur le chantier, et les niveaux de gêne engendrés.page 196
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Rappelons ici que le site du projet est localisé à distance de toute habitation.
Mesures
L’entreprise en charge des travaux organisera son chantier de manière à respecter la quiétude des
lieux, conformément à la règlementation en vigueur.
Les dispositions suivantes permettront de minimiser l’impact acoustique, durant la phase de travaux :
▪ Accès aux chantiers par des itinéraires préalablement identifiés et jalonnés,
▪ Planification des tâches bruyantes (organisation des équipes et du matériel pour regrouper la réalisation des tâches bruyantes au même moment sur une durée plus courte),
▪ Limitation des horaires d'ouverture et de fermeture de chantier (hors intervention exceptionnelle).
Egalement, plusieurs dispositions et précautions seront prises pour réduire les bruits des
équipements et amener le personnel et tous les intervenants sur chantier à prendre le maximum de
précautions, telles que : le recours à l'utilisation d'équipements électriques ou hydrauliques en
remplacement des équipements pneumatiques nécessitant l'usage d'un compresseur, l’utilisation
préférentielle d'une grue dont le moteur est placé en position basse, l’utilisation d’engins équipés de
silencieux sur le chantier, l’application des seuils d’émission réglementaires des différents matériels
intervenant sur le site.
Enfin sera imposé et surveillé : l’arrêt des moteurs des véhicules et engins lors des pauses
d’intervention.
Compte tenu du déroulement diurne et séquentiel des travaux, les impacts resteront limités.
c Sécurité du personnel et du voisinage
Impactspage 197
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
La phase travaux pourra présenter des incidences sur la sécurité du personnel de chantier et du
voisinage, du fait de la nature même des travaux et de leur localisation en zone forestière.
Mesures
Assurer la sécurité pendant la phase travaux :
▪ La clôture préalable de la centrale accueillant les installations photovoltaïques et la mise en place des panneaux de chantier et d’interdiction au public, contribueront à assurer la sécurité des riverains. Cette clôture représentera un linéaire total d’environ 9 091 ml et sera de type maille souples ou rigides, avec fils anti-intrusion. Sa hauteur sera de 2 m,
▪ Un gardiennage sera assuré durant toute la phase chantier,
▪ Le stationnement sera interdit en dehors des zones identifiées sur le chantier, pour éviter toute gêne aux déplacements des véhicules du service d’incendie et de secours, des engins agricoles ou nécessaires à l’exploitation sylvicole, aux abords de la zone du chantier,
▪ Le coordinateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé) réalisera un Plan Général de Coordination (signalisation des dangers, règles à respecter, …). Sur cette base, les entreprises intervenant sur le chantier devront mettre en place un Plan de Prévention SPS, répondant aux enjeux de sécurité et de santé identifiés,
▪ Une sensibilisation du personnel ainsi qu’un rappel des exigences en matière de sécurité et santé sur le chantier seront effectués par le coordinateur SPS,
▪ Le Maître d’Ouvrage informera régulièrement la Commune de Mana et la population sur l’état d’avancement des opérations (visites de l’avancement des travaux, note pour le bulletin municipal et pour les élus),
Eviter tout risque d’incendie :
▪ Les itinéraires d’accès au chantier seront validés par les différents partenaires, privilégiant les routes existantes (la RN1 au Nord et la route St-Anne à l’Ouest),
▪ Sera prévue, en concertation avec le SDIS de Mana, l’installation de réserves d’eau souples. Ces réserves seront distribuées sur tout le site,
▪ Des moyens d’extinction seront présents dans chaque local technique susceptible de subir un incendie d’origine électrique. Les containers de batteries et le poste de livraison seront équipés de capteurs d’incendie multicritères,
▪ Des extincteurs manuels seront aussi disposés à l’extérieur de chaque local, facilement accessible et visible par le personnel et les services de secours,
▪ Un entretien (débroussaillage) sera effectué de façon régulière durant le chantier si nécessaire,
▪ Les consignes de sécurité incendie seront affichées dans les locaux de chantier et devront être respectées par toutes les personnes présentes sur le chantier.
6.1.4.2. Activités économiques
Impacts
En termes d’emploispage 198
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Les travaux devraient être favorables à l’emploi sur le secteur, et au chiffre d’affaires des entreprises
locales durant cette période. En effet, des emplois temporaires seront générés par les chantiers,
dans les domaines du génie civil, des réseaux, du gros œuvre, du second œuvre, du paysage, etc.
Tout ou une partie de ces travaux sera attribuable à des entreprises locales ou départementales.
Ce type de chantier représente jusqu’à 50 personnes présentes, en instantané, sur le site en pic de
chantier.
De plus, les activités locales devront répondre aux besoins du personnel du chantier en termes
d'approvisionnement domestique. Ces activités de chantier auront par conséquent un impact positif
sur la socio-économie locale en stimulant d’une part le commerce et la restauration, et d’autre part
en favorisant localement les locations de matériels de Travaux Publics et de véhicules (voire l’emploi
de personnels).
En termes de tourisme
En outre, les travaux ne sont pas susceptibles de perturber les activités touristiques. Le site est
en effet localisé en dehors de la zone « urbaine » de Mana et de St-Laurent du Maroni (bourg le plus
proche du chantier), éloigné des principales zones économiques et de loisirs, et il n’est intersecté par
aucun circuit de randonnée.
En termes d’activités agricoles et forestières
La centrale photovoltaïque est implantée sur des terrains à vocation forestière, occupées actuellement
par la forêt dense de la Guyane
A l’échelle de Mana, ce sont donc 47,2 ha (soit moins de 1% de la superficie communale) qui
perdront leur vocation forestière. Il s’agit toutefois ici d’un impact « temporaire » puisque les parcelles
concernées seront rendues à l’exploitation forestière en fin de fonctionnement de la centrale
électrique hybride (réversibilité complète).
La commune de Mana est concernée en partie par les forêts de la bande littorale Atlantique et par
le Domaine Forestier Permanent de la Guyane. Sur le territoire communal de Mana (633 300 ha), la
part des « forêts aménagées et forêts de production » est estimée à 167 955 ha (source : PLU de
Mana). La surface de forêt perdue, temporairement, au profit de la centrale électrique hybride, peut
être considérée comme très faible (moins de 0,1 % sur 167 955 ha).
Mesures
Un ensemble de mesures étant pris pour prévenir tout risque de pollution des eaux, les travaux
ne devraient pas perturber l’activité forestière de la commune.
Les arbres coupés lors du défrichement, et si leur état le permet, seront vendus. Le propriétaire des
parcelles concernées par le projet photovoltaïque (ONF Guyane) touchera un loyer de la part de
VOLTALIA pour la location des terrains.
L’impact global du chantier sera positif sur l’économie locale.page 199
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
6.1.4.3. Infrastructures de déplacement
Impacts
L’accès au site se fera depuis la RN1 et depuis la route Sainte-Anne. Les équipements seront
acheminés par l’intermédiaire de poids-lourds qui effectueront leur demande de dérogation, ou de
transport exceptionnel le cas échéant, pour acheminer la marchandise depuis le port de commerce de
Cayenne (Dégrad des Cannes) vers le site d’implantation du projet.
La distance entre la route nationale et l’installation est d’au moins 75 mètres, conformément aux
exigences du PLU de Mana.
La réalisation des travaux occasionnera un trafic de poids lourds supplémentaire sur l’itinéraire
emprunté (RN1 et route St-Anne). Avec les moyens de déchargement et les espaces de stockage
envisagés il faudra prévoir une rotation quotidienne d’au maximum :
▪ 12 conteneurs/poids-lourds,
▪ 3 toupies,
▪ 35 véhicules légers.
Ce trafic additionnel pourrait conduire à des dégradations ou salissures de voiries, en raison de la
circulation des camions et des engins de chantier, ainsi que des difficultés de circulation (transports
« grand gabarit » ou « exceptionnel ») qui peuvent arriver exceptionnellement.
Mesures
Voiries :
Un état des lieux des voiries publiques (RN1 et route St-Anne) sera réalisé, avant le démarrage
des travaux, avec les services de la Commune de Mana et du Département. Toute dégradation de
ces voiries pouvant être attribuée à VOLTALIA fait l’objet de mesures compensatoires, le cas
échéant (nettoyage, réparation de la voirie…).
Le chantier et les voies d'accès seront jalonnés (« chantier photovoltaïque ») et régulièrement
nettoyés.
Trafic :
Le trafic poids-lourd généré n’est pas de nature à occasionner des problèmes de circulation sur la
RN1, accueillant déjà une circulation poids-lourds (il s’agit d’un des principaux axes routiers de la
Guyane, présentant un trafic de poids-lourds varié).
Tous les déchargements et chargements se font à l’intérieur du site. Le chantier disposera de places
de parking en nombre suffisant pour éviter un stationnement désordonné sur la voie publique, afin
de ne pas gêner le voisinage.
6.1.4.4. Réseaux divers
Impacts
Aucun réseau (alimentation en eau potable, assainissement, électricité, télécom) ne passe à proximité
immédiate ou dans l’emprise du chantier : ils ne sont donc pas susceptibles d’être impactés par les
travaux.
L'enfouissement des lignes électriques de raccordement au réseau constitue notamment une mesure
paysagère. Les travaux nécessaires à cet enfouissement, creusement d'une tranchée d'un mètre de
profondeur environ, peuvent générer des impacts.page 200
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Mesures spécifiques au « raccordement électrique »
Les précautions ci-après sont autant de mesures de réductions des impacts :
▪ Maintien de l'accessibilité aux chemins et routes le long desquels est creusée la tranchée d’enfouissement,
▪ Respect des contraintes lors des croisements avec d’éventuelles canalisations enterrées,
▪ Aucun cours d’eau ne sera traversé ou touché par les travaux de raccordement,
▪ Remise en état de la chaussée des chemins et routes empruntés.
6.1.4.5. Risques majeurs
Impacts
Le site est notamment concerné par le risque majeur de feu de végétation.
Mesures spécifiques au « risque incendie »
Conformément aux prescriptions du SDIS de Mana :
▪ Des réserves artificielles (type bâche souple) d’un volume de 120m3 seront installées à l’entrée de l’emprise clôturée de la centrale, facilement accessibles depuis la piste. Ces réserves respecteront les prescriptions du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) concernant les caractéristiques techniques de raccordement et d’utilisation du matériel,
▪ L’accès aux services de secours sera assuré par des portails au niveau de la RN1 et de la route Ste-Anne. Les serrures de ces portails seront équipées d'un dispositif de manœuvre utilisable par les sapeurs-pompiers,
▪ Les pistes internes, ainsi qu’une bande de 5 m de largeur autour du site, seront réalisées parallèlement à la pose des clôtures, assurant une desserte immédiate de l’ensemble des installations et des chantiers,
▪ Le raccordement électrique au réseau sera réalisé en technique souterraine et empruntera, si possible, des emprises existantes (chemins, pistes ou routes) pour éviter la création d’une nouvelle trouée et servitude en forêt. Ces travaux de création et d’enfouissement se feront suivant les principes techniques arrêtés avec Enedis et RTE, par
exemple :
• Enfouissement du ou des câbles avec 1 m de recouvrement minimum,
• Tranchée à l’axe de l’emprise dans le cas d’une piste en sol naturel et tranchée accolée à la chaussée empierrée (ou goudronnée) en cas de revêtement existant,
• Dans le cas d’une piste empierrée, les 30 derniers centimètres de la tranchée seront « rebouchés » avec un apport de 30 cm de grave naturelle 0/80,
• Les passages seront faits en fond de fossé.page 201
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
6.1.5. Incidences des travaux sur le paysage et le patrimoine, et mesures
Impacts
Les incidences paysagères liées aux différentes phases de construction du parc photovoltaïque
correspondent essentiellement à des impacts temporaires, aux effets limités dans le temps.
Cependant, s'ils ne sont pas correctement corrigés, par des mesures compensatrices appropriées,
certains impacts du chantier peuvent conduire à des effets permanents et irréversibles. Entre les
différents impacts on peut citer :
▪ Les terrains sont modifiés progressivement : ils sont défrichés, occupés successivement par des zones en cours de terrassements (déblais/remblais), puis la mise en place des fondations, l’imperméabilisation des voiries et du parking, la construction des infrastructures, la mise en place des panneaux photovoltaïques…,
▪ Des engins de chantier (grues, pelles mécaniques…) sont présents régulièrement et en mouvement,
▪ Des locaux de chantier temporaires peuvent être mis en place pour les employés des sociétés de chantier,
▪ Des envols de particules pourraient être observés lors des manipulations de terres,
▪ Des envols de plastiques, ou de matériaux légers utiles au chantier, pourraient se produire.
Comme présenté précédemment, le projet est suffisamment éloigné des éléments du patrimoine des
communes de Mana et de St-Laurent du Maroni (communes les plus proches du site de projet) pour
n’avoir aucune covisibilité.
Des habitations, ainsi que des axes routiers sont présents à proximité immédiate du projet, cependant
les vues directes sont bloquées par des écrans naturels, correspondant à des arbres de grande taille
et une végétation luxuriante. Le chantier n’aura donc aucun impact paysager notable sur le cadre de
vie et le patrimoine.
Le chantier n’affecte également aucun site archéologique inventorié. Il convient toutefois de rester
prudent, quant à la découverte de sites archéologiques non inventoriés, intervenant de manière
fortuite au cours des travaux autorisés
Mesures
Toutes les phases du chantier devront être exécutées dans le respect des abords immédiats du site et
assurer notamment la protection de la forêt limitrophe au projet.
Pendant tout le déroulement des travaux, le chantier devra être organisé et maintenu propre de façon
à ne pas constituer une nuisance pour les chemins et les exploitations riveraines. Les déchets seront
régulièrement enlevés et acheminés vers des installations habilitées. Les matériaux stockés devront
être isolés sur des aires réservées à cet effet, à l’intérieur du périmètre de projet.
Pour la création des chemins d’accès lourd (pistes au niveau des locaux techniques de maintenance,
de la zone de stockage et de la centrale thermique), les matériaux de revêtement de surface
employés devront provenir de carrières locales et privilégier une couleur concordante avec les teintes
naturelles du paysage. Les pistes et plates-formes, créées pour la circulation des engins de chantier,
devront autant que possible être réalisées sur l’emprise des voies de desserte définitives. Les
revêtements de sols utilisés pour d’éventuelles pistes et plates-formes provisoires devront être
perméables afin de permettre une infiltration des eaux ; une remise en état du sol des éventuelles
pistes provisoires sera effectuée après travaux, avec une revégétalisation de celui-ci.page 202
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Le dossier du projet sera transmis au Service Régional de l’Archéologie, conformément à la
procédure. Il décidera si des investigations archéologiques particulières sont nécessaires, préalables
au commencement des travaux. En cas de découverte archéologique fortuite, intervenant au cours
des travaux autorisés, le Service Régional de l’Archéologie (DAC de la Guyane) devra être
immédiatement contacté et les travaux suspendus. Toutefois aucune sensibilité particulière du site n’a
été identifiée à priori.
6.2. Impacts et mesures en phase exploitation
6.2.1. Incidences sur le climat, et mesures
a Parc photovoltaïque
Impacts
L’aménagement d’un tel projet est susceptible de générer des modifications très locales des
températures (limitées aux abords immédiats des modules) :
▪ Une légère baisse de la température au sol sous les modules, du fait de l’ombre induite. La technologie retenue pour ce projet étant « mobile » (l’ombre portée évoluera tout au long de la journée (et de l’année), en fonction de la course du soleil, limitant d’autant ce phénomène) ?
▪ Une très légère hausse des températures, quelques centimètres au-dessus des modules, du fait de l’échauffement des cellules. La couche d’air qui se trouve au-dessus des panneaux se réchauffe en raison de cette hausse des températures.
A l’échelle du site, cet impact reste toutefois négligeable : il ne faut pas s’attendre à des effets
d’envergure sur le climat dus à ces contrastes microclimatiques, bien que ces modifications de
température puissent, localement au niveau du sol, influencer positivement ou négativement (à petite
échelle) l’aptitude des surfaces à devenir des habitats pour la faune et la flore.
Par ailleurs, le développement de l’énergie solaire à la place des installations classiques à
sources fossiles, permet de diminuer les rejets de CO2, principal gaz à effet de serre, dans
l’atmosphère.
Une fois le parc photovoltaïque en exploitation, aucun acheminement régulier de matériel n'est prévu,
et les structures solaires n‘émettent pas de pollution atmosphérique : la qualité de l‘air retrouvera
donc son indice usuel.
L’incidence de la sous-station d’élévation de la tension sur le climat peut être qualifié de nulle
car son exploitation ne peut entrainer que des échauffements très localisés 44 , sans incidence à
l’extérieur du périmètre de la sous-station.
Mesures
Les modules se situeront dans leur partie inférieure à une hauteur d’environ 1,2 m par rapport au sol.
Les tables de panneaux seront espacées d’environ 2,5 m (dans le sens Est/Ouest).
Ces dispositions permettront de limiter le recouvrement du sol, favoriseront la pousse de la
strate herbacée (photosynthèse et capture de CO2) et limiteront ainsi les variations locales de
températures.
44 Le transport et la transformation électrique s’accompagnent de pertes électriques se traduisant essentiellement par la
production de chaleur.page 203
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
b Locaux techniques et centrale thermique
Impacts
Par le fonctionnement de ses installations de combustion, le projet de centrale électrique hybride
participe à l’émission globale de GES (Gaz à Effet de Serre), et secondairement par la combustion de
gasoil au niveau des véhicules lourds et légers amenés à se déplacer sur le site.
Une estimation approximative des émissions de GES est donnée ci-après. Elle est réalisée sur la
base de la consommation maximale de combustible estimée pour le projet et à partir de l’outil ADEME
Bilan Carbone→, uniquement sur les onglets « énergie » et « autres émissions directes ». Elle ne
prend pas en compte le fret amont/aval et le déplacement de personnels, les intrants et les déchets.
Consommation d’énergie prévue Facteur d’émission(1) Bilan des émissions GES (teqCO2/an)
Gasoil 424 - 848 t/an(2) 3,750 teCO2/t 1 590 - 3 180 teqCO2/an
TOTAL 1 590 -3 169 teqCO2/an
(1) Données ADEME Bilan GES,
(2) La consommation annuelle de combustible peut varier entre 424 t et 848 t.
On estime qu’un habitant en France émet en moyenne 2,8 tonnes eq.CO2/an soit 10,3 tonnes
eq.CO2/an (source : Bilan Carbone→ personnel). Les émissions carbone des installations sont donc
équivalentes, au maximum, à celle de près de 308 habitants (pour une consommation maximale de
combustible égale à 848 t/an).
A noter que la combustion du gazole dans les véhicules est également à l’origine d’émissions de
GES, essentiellement du CO2. Ce paramètre présente un PRG (Pouvoir de Réchauffement Global) de
1, très nettement inférieur aux PRG des 5 autres principaux gaz à effet de serre responsables du
changement climatique (CH4, N2O, HFC, PFC, SF6, NF3).
La consommation d’électricité au niveau des locaux techniques et des différents postes
consommateurs n’est pas prise en compte pour l’évaluation de l’impact, car l’électricité employée
provient principalement des panneaux solaires du site.
Il est important de remarquer que le calcul présenté ci-avant correspond à une estimation maximaliste
de l’impact, car l’exploitant envisage également d’utiliser du biocarburant dans les groupes
électrogènes. Cela représenterait une diminution des émissions de CO2 présentées précédemment.
Mesures
Des contrôles réguliers des groupes électrogènes sont prévus, afin de maintenir la performance et le
bon fonctionnement des équipements.
VOLTALIA s’engage à respecter les valeurs limites d’émission fixées dans l’arrêté ministériel du
03/08/18 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection
de l'environnement soumises à déclaration au titre de la rubrique 2910.
Des mesures seront réalisées régulièrement sur le rejet des groupes électrogènes, afin de vérifier le
respect des valeurs limites d’émission. Si des dépassements sont constatés, des mesures
additionnelles seront mises en place afin de corriger toute dérive.page 204
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
6.2.2. Incidences sur le sol et le sous-sol, et mesures
Impacts
Les impacts de la centrale électrique hybride sur le sol et le sous-sol, en phase exploitation, seront
limités et concerneront :
▪ La modification du sous-sol (compacité, capacité d’infiltration), liée à la présence des fondations des postes de livraison, des onduleurs, des pistes d’accès, des câbles électriques enterrés, des pieux des lignes de cellules photovoltaïques.
Toutefois, l’utilisation de pieux pour les supports limite à la fois l’emprise au sol du projet (par
rapport à l’utilisation de longrines béton) et le volume de sous-sol modifié. Les pieux seront
enfoncés ou vissés à même le sol.
Des études géotechniques détermineront la profondeur d’ancrage et la dimension des pieux à retenir, en fonction notamment de la vitesse du vent dans le secteur et des caractéristiques du sol.
▪ La modification du sol
L’imperméabilisation du sol se fera principalement au niveau : du poste de livraison (340 m2),
des 24 postes électriques (transformateurs et onduleurs, environ 34 m2 par poste, répartis sur
les 47,2 ha), des locaux techniques de maintenance et des bureaux (330 m²), des containers de
la centrale thermique (1 742,5 m²), des containers de la zone de stockage (6 444 m²), du
parking (62,5 m²).
La voirie lourde au Nord du projet sera en matériaux locaux : graves latéritiques et graviers,
donc faiblement perméable.
Les pieux des panneaux photovoltaïques créeront une imperméabiliseront « de fait », mais sur
de petites surfaces régulièrement réparties sur le site.
Les accès seront également en graviers, donc faiblement perméables.
L’imperméabilisation résultant du projet solaire reste donc fortement limitée, en regard
de la superficie du site : au total, moins de 16 000 m2 seront imperméabilisés, pour une
superficie du terrain d’assiette de près de 134 ha (environ 1,2 %).
▪ La modification de la structure du sol : au niveau des tranchées, autour du poste de livraison et des onduleurs, des bacs de rétention des transformateurs.
▪ La pollution des sols en cas de déversement accidentel d’un produit dangereux (huile des transformateurs ou onduleurs, combustible des groupes électrogènes).
Mesures
Les mesures suivantes sont destinées à limiter, voire supprimer, les impacts identifiés ci-avant :
▪ Léger terrassement (uniquement un surfaçage pour les voiries lourdes) et aucun nivellement n’est prévu pour ce projet,
▪ Avec une hypothèse de pieux foncés ou vissés comme moyen de fondation des structures portantes photovoltaïques, l’imperméabilisation du sol (pour le projet solaire) sera limitée à celle décrite précédemment, ce qui correspond à environ 1,2 % de la surface totale du terrain d’implantation du projet,
▪ Les accès à la centrale seront en graviers, préservant une bonne perméabilité,page 205
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
▪ Les câbles électriques CC chemineront dans des chemins de câbles solidaires des structures support des panneaux, ou alors dans des chemins de câble capotés pour passer d’une rangée de table à l’autre. Mais globalement les enfouissements de câbles solaires seront évités pour éviter toute usure prématurée et faciliter les éventuelles opérations de maintenance,
▪ Les tranchées créées éventuellement pour l’enfouissement des câbles seront comblées avec des matériaux adaptés (réemploi des matériaux de déblais, si leurs caractéristiques le permettent). Ceci permettra de retrouver une compacité et une capacité d’infiltration similaires à celles en place,
▪ Afin d’éviter un déversement accidentel de produit polluant sur les sols :
• Les produits polluants sont placés en contenant étanche, fermé et sur rétention,
• Les transformateurs, les onduleurs et les groupes électrogènes sont placés dans des containers étanches équipés d’une rétention interne,
• Des rondes de surveillance sont effectuées, afin de s’assurer de l’absence d’une fuite au niveau des équipements.
▪ Si toutefois une pollution se produisait, pour réduire les conséquences, les mesures suivantes sont mises en place :
• Une procédure d’intervention est respectée : utilisation d’un système de type feuilles absorbantes ou épandage de sable, récupération des absorbants souillés, évacuation et
prise en charge des matériaux impactés par une entreprise agréée, qui en assurera le stockage et le traitement conformément à la réglementation,
• En cas de pollution avérée du sous-sol, des études sont menées,
• Les employés du site suivent de formations afin de réduire le risque de pollution lié à une erreur de manipulation.
▪ Concernant le ravitaillement de la cuve de stockage de gazole, il est réalisé sur une zone dédiée étanche par une citerne mobile avec pistolet à arrêt automatique et anti-goutte.
6.2.3. Incidences sur le ruissellement, et mesures
Impacts
Ils concernent la modification des écoulements des eaux de ruissellement et des zones
d’infiltration au sol, au niveau :
▪ Des panneaux photovoltaïques : en cas de pluie, les eaux météoriques ruisselleront sur les panneaux et s’écouleront sur le côté incliné, jusqu’à l’extrémité du pan incliné. L’eau s’écoulera en partie basse du module et rejoindra le sol, en s’écoulant le long de la lèvre inférieure de celui-ci. Une grande partie des eaux ruisselant sur les panneaux se concentrera sur le point bas
des panneaux, susceptible de générer :
• Une légère accentuation de l’érosion, localisée à la zone d’impact sur le sol,
• Une alimentation en eau un peu moins homogène du sol.
▪ Des postes de livraison et des onduleurs,
▪ Des pistes d’accès au parc photovoltaïque,
▪ Des locaux techniques de maintenance,
▪ Des containers de la zone de stockage et de la centrale thermique,
▪ Du parking au Nord du site.page 206
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
La superficie imperméabilisée prévue pour le projet est de moins de 16 000 m². Cette surface apparaît
limitée (1,2% du site) et sans incidence notable sur l’hydrologie du site.
La présence des pieux, régulièrement répartis sur le site, à distance les uns des autres (pas d’effet de
barrière), et celle des câbles électriques dans le sous-sol, ne seront pas de nature à modifier de façon
notable les écoulements et l’infiltration des eaux dans le sol : ces modifications resteront notables et
ponctuelles et, compte-tenu de l’importante superficie du site, seront limitées au sein de celui-ci.
Mesures – Gestion des eaux de ruissellement du parc photovoltaïque et des pistes de
circulation
Les rangées de tables de modules seront espacées de 2,5 m les unes des autres (l’eau pourra
s’écouler entre chaque élément) et il y aura peu d’accélération de l’eau de pluie.
Les terrains possèdent des pentes naturelles qui facilitent l’écoulement des eaux vers les cours
d’eaux situés en bas des zones d’implantation des installations. A noter que le projet a été conçu de
telle façon que l’écoulement d’aucun des cours d’eau traversant le site ne soit perturbé.
De la même manière, le positionnement des équipements a été choisit de sorte que les surfaces
des zone humides et des zones à forts enjeux écologiques soient conservées au maximum.
Les travaux d’installation des lignes de panneaux préserveront les espaces enherbés aux abords,
protégeant ainsi le sol de toute érosion due aux eaux de ruissellement des panneaux.
Comme présenté précédemment (cf. 6.1.5.1.a Stabilisation des pentes), une opération de mulchage
sera effectuée au début d’exploitation, à l’endroit où l’érosion peut être très importante. Cela
permettrait au sol de s’affirmer et de résister au ruissellement pendant la période d’exploitation
de la centrale.
Les eaux pluviales des voiries desservant le parc photovoltaïque ruissellent sur les bordures de
ces pistes, dont la conception comprend un système de drainage intégré (soit au droit de la voirie,
soit en bordure), pour limiter tout ravinement.
A noter que les pistes de circulation interne ne sont employées que de manière très limitée
(gardiennage, entretien du parc photovoltaïque).
Mesures – Gestion des eaux de ruissellement locaux techniques et eaux polluées
Les eaux de ruissellement de la zone Nord (centrale thermique, zone de stockage, locaux
techniques, voirie lourde), susceptibles d’être polluées, seront collectées et évacuées vers un bassin
d’orage, puis vers un séparateur d’hydrocarbures (à débit régulé) avant rejet vers le milieu naturel
(crique située au Sud-Ouest de la zone Nord du site).
Le bassin sera dimensionné conformément à la réglementation en vigueur, de façon à ce que le rejet
respecte les contraintes quantitatives (débit de fuite) et qualitatives (valeurs limites de rejet)
applicables.
Les eaux de toiture, non susceptibles d’être polluées, seront acheminées dans la réserve incendie à
proximité de la centrale thermique. Une fois la réserve remplie, le surplus pourra être dirigé en aval
du séparateur d’hydrocarbure, afin d’être rejeté dans le milieu naturel.
Concernant les eaux vannes, provenant des toilettes et douches, elles sont envoyées vers une
fosse septique puis vers un dispositif de traitement, avant d’être envoyées vers le milieu naturel.page 207
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6.2.4. Incidences sur les eaux souterraines et superficielles, et
mesures
Impacts généraux
La pollution des eaux de ruissellement et donc, par infiltration, du sol et des eaux souterraines
(due à une fuite d’huile des transformateurs, du poste de livraison ou des postes onduleurs, ainsi qu’à
une fuite de carburant au niveau des équipements de la centrale thermique ou des véhicules visitant
le site) constitue une incidence potentielle en phase d’exploitation. La présence des panneaux n’est,
en revanche, pas de nature à engendrer une telle pollution (mécanisme sans graissage).
Un risque de pollution chimique est lié à la nature des produits utilisés (huile pour les
transformateurs, gazole pour les groupes électrogènes), à la nature des matériaux utilisés pour les
pieux, ainsi qu’à la nature de la technologie de panneaux photovoltaïques.
Le besoin en eau des terrains après défrichement est plus faible que celui de la forêt présente
actuellement. L’existence d’une strate herbacée aura donc pour conséquence d’augmenter la pluie
efficace 45 (eau infiltrée et eau ruisselée) et entraînera une remontée de la nappe phréatique.
Concernant l’augmentation des débits infiltrés, du fait du défrichement sur près de 47,2 ha, cet impact
est plutôt positif en termes de recharge de la réserve utile.
Impacts concernant le forage d’eau souterraine
En phase d’exploitation, l’impact se traduit aussi via la création d’un forage d’eau souterraine.
L’eau pompée dans le forage est employée pour les besoins en eau sanitaire des employés présents
sur site, ainsi que pour le nettoyage des panneaux solaires. Cette installation sera redondante et les
installations de pompage seront secourues.
Le débit prélevé dépendra fortement de la solution retenue pour le nettoyage des panneaux solaire,
dans tous les cas le débit sera inférieur à 10 000 m3/an.
Aucun rejet vers les eaux souterraines n’est réalisé sur le site.
Mesures générales
Les pieux employés pour les modules sont composées de matériaux en composites, acier galvanisé
à chaud, acier inoxydable, polymères, aluminium. Par temps de pluie, le contact de ces éléments
avec l’eau peut entraîner un lessivage des ions aluminium dans la nappe phréatique. Ce risque de
transfert est cependant minime et non quantifiable.
Le trafic en phase d’exploitation ne sera pas supérieur à la fréquentation actuelle du site
(interventions ponctuelles).
Les produits dangereux présents sur site sont disposés dans des rétentions adaptées et sur des
zones étanches qui permettent leur récupération en cas d’épandage accidentel.
L’entretien des espaces enherbés se fera mécaniquement sans aucun produit phytosanitaire.
Enfin, l’ensemble des cours d’eau présents sur site est préservé. De la même façon, la surface
des zones humides est maintenue au maximum.
Pour rappel, les transformateurs présents sur site sont placés sur des dispositifs de rétention, qui
permettent la collecte des huiles en cas de fuite.
De manière additionnelle, les mêmes mesures proposées concernant les incidences sur le sol et le
sous-sol seront appliquées (cf. section 6.2.2. Incidences sur le sol et le sous-sol, et mesures).
45 Les précipitations efficaces représentent la quantité d'eau fournie par les précipitations qui reste disponible, à la surface du
sol, après soustraction des pertes par évapotranspiration réelle.page 208
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Mesures concernant le forage d’eau souterraine
Le forage (cf. 5.4.6 Forage sur site) ne sera réalisé qu’en période de chantier, du fait des
contraintes d’accessibilité et de malveillance avant la création du site.
Vis à vis de la Loi sur l’Eau, compte tenu du volume consommé (inférieur à 10 000 m3/an), le forage
n’est pas concerné par la rubrique 1.1.2.0 réglementant les prélèvements dans les eaux
souterraines. Néanmoins, il est soumit à Déclaration sous la rubrique Loi sur l’Eau 1.1.1.0 pour
informer les services de l’Etat de la création d’un forage.
La validation de la disponibilité quantitative du forage sera validée lors de la période de chantier.
En terme qualitatif, un système de filtration sera installé à l’aspiration des pompes du forage. Le
forage alimente deux cuves de stockage tampon, une pour l’eau incendie, et une pour l’eau sanitaire
et nettoyage des panneaux. Les deux réservoirs seront munis d’une unité de chloration, d’unité de
prélèvement et d’un analyseur en ligne.
Des compteurs seront également installés au niveau de l’alimentation, afin de suivre le débit d’eau
prélevé.
6.2.5. Effet de lisière et de clairière
Impacts
Les effets de la structure de la végétation sur l’impact du vent sont bien connus. Une canopée intacte
réduit significativement la vitesse du vent près du sol. La fragmentation du massif boisé expose les
ensembles forestiers au vent, et localement avec des accélérations de vitesse (goulots
d’étranglement). Cela se traduit par la chute d’arbres fragilisés, car s’étant développés à l’abri des
vents violents.
Cependant, du fait de la présence de la RN1 au Nord, l’effet de clairière est déjà présent au
niveau du site retenu.
La durée d’exploitation de la centrale étant de 25 ans, une « clairière » perdurera durant cette période.
Néanmoins, la superficie concernée par le site (47,2 ha – superficie défrichée) est relativement
modeste, en comparaison de l’importance du massif forestier alentour.
Mesures
Sans objet.
Nous soulignerons toutefois que le maintien d’une végétation herbacée évitera tout phénomène
d’érosion du sol (opération de mulchage à mettre en place, cf. 6.1.3.3. a Stabilisation des pentes),
durant la durée d’exploitation du parc photovoltaïque.
Il faut remarquer aussi que sur les 134 ha, seules 47,2 ha seront défrichées, ce qui permet d’atténuer
l’effet de clairière sur les terrains d’implantation du projet.
6.2.6. Incidences sur le milieu naturel, et mesures
Les informations présentées ci-après proviennent du rapport d’expertise écologique réalisé par
BIOTOPE, dénommé :
« Biotope, 2020, Site photovoltaïque de la Piste Sainte-Anne, Etude de la faune, de la flore et des
habitats, Voltalia. 125 pp. + Cartes + Annexes ».