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Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 5
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 23
Document publié le Vendredi 22 avril 2022
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 23)
Thèmes du document : Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire, Environnement,
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Appréciation de l’incidence du projet sur les espèces et les habitats
77
Etude de la faune, de la flore et
des habitats
Site photovoltaïque de la Piste
Sainte-Anne
Voltalia
février 2020
V.2.3 Incidence sur l’herpétofaune
Impact sur Cnemidophorus lemniscatus
Poste évalué Quantification ou nature de l'impact
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Permanent
Nature de l'impact
Création d’habitat favorable à l’espèce
Valeur patrimoniale et
statut juridique
Faible : C. lemniscatus est un lézard déterminant de
ZNIEFFdont les habitats naturels sont les savanes de
Guyane. Il trouve des habitats de substitution dans les
espaces ouverts artificiellement (pistes, abattis …). Les
populations de C. lemniscatus semblent en expansion en raison
de l’augmentation du défrichement des forêts.
Capacité de
régénération
Très forte : Cette espèce pourrait bénéficier de l’ouverture
du parc photovoltaïque
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme positif sur cette
espèce. La conversion de la forêt en parc photovoltaïque
créera des espaces ouverts qui, s’ils ne sont pas couvert
d’asphalte, pourront être colonisé par cette espèce.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Appréciation de l’incidence du projet sur les espèces et les habitats
78
Etude de la faune, de la flore et
des habitats
Site photovoltaïque de la Piste
Sainte-Anne
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février 2020
V.2.4 Incidence sur l’avifaune
V.2.4.1 Rapaces forestiers
Impact sur les rapaces forestiers (6 espèces)
Poste évalué Quantification ou nature de l'impact
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Permanent
Nature de l'impact
Destruction d’habitat exploitées six espèces de rapaces :
• Sarcoramphus papa
• Spizaetus tyrannus
• Leucopternis melanops
• Megascops watsonii
• Lophostrix cristata
• Micrastur mirandollei
Les espèces fréquentant préférentiellement le sous-bois (L.
melanops, M. watsonii, L. cristata, M. mirandollei) seront les plus
affectées car leur territoire est plus réduit.
Valeur patrimoniale et
statut juridique
Tous les rapaces sont protégés en Guyane. Aucune de ces
espèces est déterminnate de ZNIEFF.
Capacité de régénération
Modérée : ces espèces sont très sensibles à la perturbation
de leur habitat et abandonneront le périmètre du projet,
menant à leur disparition locale de la zone d’implantation
du projet. Les spécimens ayant fuit lors du défrichement
retourneront en compétition pour le territoire avec leurs
congénères installés.
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme faible. La conversion
de la forêt en parc photovoltaïque est incompatible avec le
maintien de ces espèces au sein de la zone d’étude. Il n’y
aura cependant pas d’atteinte aux individus qui pourront
fuir, en phase travaux, vers des habitats qui leur seront
favorables, ce qui ne remettra pas en cause le maintien de
ces espèces ni localement, encore moins en Guyane
française.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Appréciation de l’incidence du projet sur les espèces et les habitats
79
Etude de la faune, de la flore et
des habitats
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V.2.4.2 Oiseaux patrimoniaux des strates basses
Impact sur les oiseaux protégés des forêts de terre ferme (3 espèces)
Poste évalué Quantification ou nature de l'impact
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Permanent
Nature de l'impact
Destruction d’habitat exploitées par ces espèces
Valeur patrimoniale et
statut juridique
Trois espèces déterminantes de ZNIEFF sont concernées
dont une est également protégées :
• Notharchus macrorhynchos
• Psophia crepitans
• Amazona dufresniana
Ces espèces sont globalement rares dans le département
Capacité de régénération
Modérée : ces espèces sont très sensibles à la perturbation
de leur habitat et abandonneront le périmètre du projet,
menant à leur disparition locale de la zone d’implantation
du projet. Les spécimens ayant fuit lors du défrichement
retourneront en compétition pour le territoire avec leurs
congénères installés.
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme faible. La conversion
de la forêt en parc photovoltaïque est incompatible avec le
maintien de ces espèces au sein de la zone d’étude. Il n’y
aura cependant pas d’atteinte aux individus qui pourront
fuir, en phase travaux, vers des habitats qui leur seront
favorables, ce qui ne remettra pas en cause le maintien de
ces espèces localament ou encore moins en Guyane
française.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Appréciation de l’incidence du projet sur les espèces et les habitats
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Etude de la faune, de la flore et
des habitats
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V.2.4.3 Espèces forestières représentant un fort enjeu de conservation
Impact sur les oiseaux protégés des forêts de terre ferme (3 espèces)
Poste évalué Quantification ou nature de l'impact
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Permanent
Nature de l'impact
Destruction d’habitat exploitées par ces espèces
probablement nicheuse sur la zone.
Valeur patrimoniale et
statut juridique
Deux espèces protégées sont concernées :
• Jacamerops aureus
• Bucco capensis
Une espèce dont la présence en Guyane n’est connue que
depuis quelques années, ne bénéficiant pas de statut :
• Amaurolimnas concolor
Capacité de régénération
Faible : ces espèces sont très sensibles à la perturbation de
leur habitat et abandonneront le périmètre du projet.
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme modéré. Il s’agit
d’espèces peu fréquentes. La conversion de la forêt en parc
photovoltaïque est incompatible avec le maintien de ces
espèces au sein de la zone d’étude. La phase de
défrichement du site est délicate car elle risque de détruire
des couvées si elle est programmée au cours des périodes de
reproductions connues de ces espèces. Il n’y aura cependant
pas d’atteinte aux individus qui pourront fuir, en phase
travaux, vers des habitats qui leur seront favorables, ce qui
ne remettra pas en cause le maintien de ces espèces à
l’échelle du département.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Appréciation de l’incidence du projet sur les espèces et les habitats
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des habitats
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V.2.4.4 Espèces forestières représentant un très fort enjeu de conservation
Impact sur une espèce d’oiseaux protégés avec son habitat (1 espèce)
Poste évalué Quantification ou nature de l'impact
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Permanent
Nature de l'impact
Dérangement d’une espèce protégée avec son habitat
Valeur patrimoniale et
statut juridique
Seul le Milan à long bec est concerné. Cette espèce est rare
dans le département et protégée avec ses habitats
Capacité de régénération
Forte : Helicolestes hamatus est une espèce inféodée aux forêts
marécageuse où elle trouve sa nourrirture. Cet habitat n’est
pas concerné par le projet photovoltaïque
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme négligeable. L’habitat
privilégié par cette espèce a été préservé dans le cadre de la
démarche ERC. Elle ne sera affectée qu’en phase de travaux
lors du dérichement des parcs photovoltaïques qui pourrait
faire fuir temporairement les individus.biotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Appréciation de l’incidence du projet sur les espèces et les habitats
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des habitats
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V.2.5 Incidence sur la mammalofaune
La présence d’aucune espèce de mammifère patrimoniale n’a pu être mise en évidence au sein de la zone d’étude. La proximité d’habitations, de zones cultivées et la facilité d’accès au massif forestier explique probablement que le cortège de ce groupe soit réduit à des espèces communes en Guyane française. L’impact du projet ne remettra pas en cause leur maintien avec la préservation de grande surface boisée au sein du projet.
V.3 Incidence en phase exploitation et incidence
cumulée
V.3.1 Incidence sur la flore et la faune
Ce type d’aménagement ne cause pas particulièrement d’impacts significatifs sur la biodiversité en phase exploitation puisque l’essentiel des impacts sont causés lors de la phase de défrichement.
V.3.2 Incidence cumulée avec d’autres projets
d’aménagement et corridor écologiques
Les impacts du projet de parc photovoltaïque de la Piste Sainte-Anne soutenu par la société Voltalia se cumuleront avec ceux du projet de Centrale Electrique de l’Ouest Guyanais (CEOG) ; un projet analogue soutenu dans les environs par la société Hydrogène De France (HDF). Le projet CEOG envisage la création de parcs photovoltaïques sur une surface d’environs 70 ha, au sein d’un type forestier similaire à celui étudié ici ; les deux projets ne sont distants que de quelques kilomètres. La mise en place de ces deux projets mènera à la destruction de 117 ha de forêt de terre ferme dégradée par l’exploitation forestière, mais permettront de répondre au besoin croissant d’énergie dans l’ouest du territoire guyanais de manière bien plus vertueuse que les moyens de production actuels.
À noter que les deux projets ne créent pas de rupture de corridors écologiques puisqu’ils sont inclus dans de vastes zones forestières. Les animaux pourront donc très facilement contournés les parcs pour se déplacer sur de longues distances. Dans ce secteur, la seule véritable rupture de corridor écologique est constituée par la RN 1 qui ne bénéficie ici d’aucun aménagement spécifique (Ponts de singes, …) contrairement à la RN 2.VI
lkhkjhkj
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VI Mesures d’atténuationbiotope
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
VI Mesures d’atténuation
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des habitats
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VI.1 Mesures d’évitement
VI.1.1 Intégration de la démarche Éviter, Réduire,
Compenser (ERC) dans la conception du projet
Le maître d’ouvrage, dès le début des études, s’est positionné dans une démarche visant à éviter au maximum les impacts sur l’environnement. Le projet intitial, notamment l’implantation des parcs photovoltaïques et leurs voies d’accès ont fait l’objet d’importantes évolutions visant à prendre en compte les enjeux de conservation.
VI.1.1.1 Choix du positionnement des parcs
Le positionnement des parcs photovoltaïques a directement pris en compte les plus forts enjeux de conservation identifiés au sein de la zone. Ce sont notamment les forêts inondables de bas-fonds et les criques qui ont été soigneusement évitées, car :
● Elles sont en meilleur état de conservation comparativement aux forêts de terre ferme exploitées ;
● Elles accueillent une batrachofaune riche ainsi que plusieurs plantes déterminantes de ZNIEFF, ou protégée (Pachira dolichocarpus)
Ainsi, la partie centrale de la zone d’étude, où s’écoule une petite crique forestière, ainsi que les affluents de ce cours d’eau seront préservés du défrichement. Toute la forêt bordant la Crique Sainte Anne, qui s’écoule à l’est de la zone d’étude et qui abrite un specimen de Pachira dolichocalyx sera également préservée.
De même, les secteurs de forêts de terre ferme comparativement plus dégradés situés à l’ouest de la zone d’étude ont été privilégiés pour accueillir les parcs photovoltaïques.
VI.1.1.2 Double accès aux parcs photovoltaïque
Le projet initial prévoyait le seul accès aux parcs photovoltaïques par la RN1. Un pont au dessus de la crique s’écoulant au centre de la zone d’étude aurait alors été nécessaire pour relier les parcs situés au sud-ouest. Le maître d’ouvrage a saisi l’opportunité qu’offre la piste Sainte-Anne de créé une entrée au sud, ce qui évite toute voirie au sein des zones humides présentes au sein de la zone d’étude.:
Carte Topographique 1:50000 © IGN (2012) - Cartographie : Biotope, 2020-01-13T01:43:57
és - Sources
© Voltalia - Tous droits réserv
Projet
Le Zone d'étude
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À Comparaison des PNA)
54 projets initial
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Site photovoltaïque Ÿe
de la Piste Sainte-Anne
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Propriété de Biotope
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autorisation préalable de Biotope
VI Mesures d’atténuation
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Carte 9 : Comparaison des projets initial et finalbiotope
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VI Mesures d’atténuation
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VI.2 Mesures de réduction
VI.2.1 Gestion des particules fines (argiles, limons)
La mise en place des parcs photovoltaïques engendrera la mise à nue de vastes étendues. Les sols seront donc exposés aux précipitations qui engendreront de l’érosion par ravinement et donc le risque de relargage de particules fines dans les habitats situés en aval (forêts inondables, forêts de vallon, criques) entrainant un risque de dégradation et de colmatage. Il est donc indispensable de stabiliser rapidement les sols sous les panneaux et dans les pentes.
VI.2.1.1 Stabilisation des pentes
Deux techniques peuvent être mises en œuvre dès la phase de travaux pour stabiliser rapidement les pentes mises à nue :
● L’emploi de géotextiles (fibres de coco perméables) enrichis d’une couche de composte d’environ 10 cm qu’ils protègeraient, formeraient un substrat favorable à la reprise de la végétation
● Le mulchage, qui consisterait au broyage d’une partie de la masse végétale issue de la déforestation et l’épandage de ce broyat sur le sol dénudé sur une épaisseur de 30 cm
La seconde option sera sans doute la plus efficace, la moins onéreuse et la plus rapide à mettre en œuvre. Elle présente également l’intérêt de minimiser le risque d’apport d’espèces allochtones potentiellement envahissantes. Le mulchage devrait donc être effectué, a minima, sur les bas de pente sur une largeur de 5 m, dès que les travaux de terrassement seront achevés. De cette manière, la couche de broyat végétal pourra assurer un rôle de filtre à particules fines (argiles, limons) avant la reprise de la végétation qui stabilisera, à terme, les sols.
VI.2.1.2 Choix des espèces pour la revégétalisation
La méthode la plus respectueuse pour l’environnement serait la revégétalisation des terrains décapés. Nous préconisons l’emploi d’un mélange de graines, de préférence locale, ou à défaut, dont les espèces ne soient pas considérées comme des espèces végétales envahissantes. Le « Rapport DEAL sur les Espèces Exotiques Envahissantes en Guyane. » (Léotard G. & Chaline O. 2013) mentionne à ce sujet : « Urochloa humidicola et U. brizantha sont utilisées en revégétalisation des zones décapées en bord de route. Il serait utile de proscrire cette pratique [en raison de leurs caractères exotique et envahissant] et de trouver des espèces alternatives dans la flore locale. Dans le cas présent l’utilisation d’Homolepis aturensis, une espèce certes probablement exotique mais d’origine néotropicale serait préférable. Son écologie et sa croissance rapide nous semble à première vue adaptés à cette utilisation. Certaines fougères de la famille des Glecheniaceae colonisent naturellement les talus latéritiques et mériterait d’être également étudiés. »
Cette réflexion peut se transposer à Urochloa decumbens et Urochloa ruziziensis, deux espèces également utilisées par les éleveurs et possédant à peu près les mêmes traits écologiques que Urochloa humidicola. Ainsi, malgré les possibilités d’approvisionnement relativementbiotope
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faciles pour ces espèces, d’autres alternatives vis-à-vis du choix des espèces sont intéressantes à mener.
Homolepis aturensis est une Poaceae des groupements secondaires et des abattis en zone côtière, est appelée localement « herbe à vache ». Son indigénat en Guyane fait débat, originaire du Venezuela avec une aire de répartition actuelle s'étendant du Mexique à la Bolivie, ainsi qu'au Brésil. Elle est, a priori, non indigène, introduite relativement récemment. Elle est extrêmement fréquente en Guyane et colonise abondamment les lisières forestières semi‐ombragées notamment sur sol latéritique (en partie pionnière). Espèce très stolonifère, son pouvoir couvrant est très élevé. Son expansion en Guyane est probablement achevée. Menace sur la flore indigène plutôt modérée, elle ne semble pas avoir de comportement envahissant fort.
Les possibilités d’approvisionnement demeurent complexes en Guyane pour cette espèce. Des prélèvements sur les bords de routes semblent toutefois possibles. Cette espèce est notamment présente dans les secteurs en fiche jouxtant le projet.
Une alternative à l’emploi de mélange de graines vendu dans le commerce pourrait-être l’utilisation de fauche effectuée dans des habitats ouverts situés à proximité. Le cortège floristique des graines ainsi récoltées, présenterait l’intérêt d’être adapté aux conditions pédologiques et climatiques du site et d’être constitué d’un plus grand nombre d’espèces autochtones. Les secteurs en friches situés au sud du périmètre du projet pourraient être une source de matériel, notamment ceux situés en deçà de la ligne électrique à haute tension. Le risque d’un apport d’espèces arbustives est certes plus important qu’avec l’emploi d’un mélange purement herbacée, mais remarquons que ces espèces arbustives ne manqueront pas de coloniser un jour ou l’autre les secteurs ouverts étant donné leur abondance autour du site.
On pourrait également avoir recours des espèces lianescentes (eg. Merremia umbellata, Passiflora coccinea). Ces espèces possèdent un fort pouvoir couvrant et colonisent rapidement les bas-côtés et les remblais. Elles présentent cependant le désavantage de chercher un support pour s’y développer et risqueraient de coloniser rapidement les grillages protégeant les panneaux photovoltaïques. Leur utilisation serait donc à restreindre aux bas de pentes des zones défrichées.
VI.2.1.3 Entretien des parcs photovoltaïques
Une alternative à l’entretien mécanique de la hauteur de la végétation au sein des parcs photovoltaïques (rotofil) pourrait-être considérée pour une bonne intégration du projet dans l’environnement et le contexte économique et social local. La revégétalisation par des espèces herbacées créera une sorte de pâturage qui pourrait être utilisé pour nourrir du bétail. Cette méthode est testée actuellement en Europe, mais ne semble pas avoir été déclinée dans les Régions d’Outre-Mer. Elle constitue cependant une piste intéressante pour une gestion plus respectueuse de l’environnement.biotope
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insectes xylophages pourrait en effet être promue si l’on maintenait les plus grosses billes toute la masse pour une valorisation commerciale et anthropocentrée. La communauté des Remarquons qu’il pourrait être intéressant du point de vue écologique de ne pas employer
mais l’énergie libérée pourra être récupérée pour la production d’électricité.
de centrale de biomasse. Cette action accélèrera la libération de carbone dans l’atmosphère, La seconde valorisation envisagée est l’utilisation de la masse végétale pour l’alimentation
valorisation.
d’ores et déjà du bois dans ces forêts, il serait judicieux de les associer à ce plande avec précision les essences d’intérêt pour la filière bois. Les populations locales prélevant de la ressource forestière pourrait être mené afin d’identifier, de quantifier et de localiser il ne peut être utilisé pour quantifier les volumes et les essences exploitables. Un inventaire (Latreille et al., 2004). Notre inventaire visant à étudier la richesse en espèce du peuplement, michelii, V. kwatae), pouvant être valorisés par l’industrie forestière ou l’artisanat local quelques beaux Mahot cigar (Couratari guianensis), de beaux Yayamadou montagne (Virola (Chrysophyllum sanguinolentum notamment). On notera le maintien dans le peuplement de populations locales. Le peuplement comporte également beaucoup de Sapotaceae (Dicorynia guianensis) et Gonfolos (Qualea, Ruitzeria), qui sont parfois prélevées par les Le peuplement est encore riche en espèce commerciales, notamment en Angélique La première est la valorisation des essences forestières encore présentes dans la parcelle.
voies devalorisation peuvent être proposées.
afin quece défrichement ne constitue pas une perte pour l’environnement. Deux fine, àun déstockage de carbone. Il conviendrait que cette masse végétale soit valorisée, deforêt, ce qui se traduira par une perte notable de masse végétale de ces forêts et, in L’implantation des parcs photovoltaïques entrainera le défrichement de plus de 47.2 ha
VI.2.2 Valorisation de la masse végétale
riveraine, des milieux humides et de toute zone inondable, entre chaque utilisation. nettoyage du rideau des sédiments accumulés devra être réalisé à distance de la bande vérifier le comportement du rideau durant les travaux et remédier à toute anomalie. Le doivent correspondre à la nature du sédiment remis en suspension. Il sera nécessaire de sédiments mis en suspension par les activités de construction. Les vides de maille du rideau de 48 heures suite à la fin des travaux dans l’eau, de manière à permettre le dépôt des s’assurer que le rideau ne bougera pas. Il devra être laissé en place pour une durée minimale profondeur d’eau d’au moins 450 mm ; son ancrage doit être suffisamment résistant pour Le rideau à sédiments devra être installé à au moins 5 m du lieu des travaux et dans une
Sainte-Anne.
limiter le transport de particules fines (limons et argiles) dans le bassin versant de la Crique cours d’eau, l’installation de rideaux à sédiment en aval des travaux permettra également revégétalisation constitue une première réponse pour réduire cet impact. Au niveau des mise en place de mulch au niveau des bas de pente des terrains mis à nu, puis leur augmentation ; leur turbidité pouvant avoir des conséquences nocives pour la faune. La place de voie d’accès traversant des cours d’eau est susceptible d’entrainer une La mise à nu des terrains devant accueillir les parcs photovoltaïques ainsi que la mise en
VI.2.1.4 Protection des cours d’eau en phase travauxbiotope
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de bois sur le site. Aussi préconisons nous d’effectuer un tri des billes de bois lors du défrichement afin de conserver les troncs de diamètre >80 cm sur site, s’ils ne sont pas des essences commerciales. Une partie de la masse végétale pourrait également être employée pour la stabilisation des sol mis à nu par mulchage.
VI.2.3 Organisation des travaux
VI.2.3.1 Phasage en saison sèche
Nous préconisons l’initiation des travaux en saison sèche (octobre à décembre) pour deux motifs. Le premier étant la protection des habitats humides, qui s’avèrerait délicate en saison des pluies. La mise à nu de terrains en cette saison entraine un risque plus important d’érosion par ravinement, et donc de pollution des cours d’eau situés en aval (particules fines).
Le second motif justifiant le phasage des travaux en saison sèche vise à limiter le risque de destruction de couvée des espèces d’oiseau identifiées comme de forts enjeux de conservation. Les périodes de nidifications des différentes espèces sont peu renseignés en ce qui concerne la Guyane française ; trois sources d’information peuvent cependant être exploitées pour les estimer :
● La série des “Handbook of the birds of the World” (Del Hoyo et al. 1992-2013)
● Le guide des oiseaux de Guyane (Tostain et al. 1992)
● La base de données Faune-Guyane (GEPOG)
La première fournit des informations générales tirées de la littérature scientifique sur toutes les espèces d’oiseaux, mais ces informations ne sont pas toujours représentatives de la Guyane française. Les deux suivantes présentent l’avantage de rassembler les observations effectuées par des naturalistes professionnels ou amateurs en Guyane, mais les espèces rares sont évidemment peu documentées, c’est le cas du Râle concolore (Amaurolimnas concolor). Nous indiquons dans le tableau suivant les périodes de nidification observées ou supposées des espèces d’oiseau représentant des enjeux de conservation forts et très fort. Les dates indiquent qu’effectuer les travaux de défrichement en saison sèche (octobre - décembre) minimisera le risque de destruction de couvée de ces espèces.| | | -
biotope
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Tableau 15 : Période de nidification des espèces d'oiseaux représentant un enjeu de conservation fort et très fort
Nom vernaculaire Nom scientifique Statut Enjeu Janv. Fev. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct. Nov. Dec Milan à long bec Helicolestes hamatus H Très fort Grand Jacamar Jacamerops aureus P Fort
Râle concolore Amaurolimnas concolor - Fort ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? Tamatia à collier Bucco capensis P Fort ? ? ? Nombre d’espèces nicheuses 2 2 2 2 3 3 2 1 1 0 0 0 Période favorable au début des travaux × × ×biotope 4
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VI.3 Impacts résiduels
L’étude des habitats, de la faune et de la flore a été menée de concert avec l’élaboration du projet et surtout le positionnement des infrastructures. Le maître d’ouvrage a suivi les préconisations que nous avons émises afin d’éviter d’affecter les plus forts enjeux de conservation présent au sein de la zone d’étude. Les impacts présentés au chapitre V (p.67) peuvent être considérés comme les impacts résiduels du projet. Ils sont synthétisés dans le tableau suivant :
Tableau 16 : Synthèse des enjeux de conservation et des impacts résiduels
Nom (surface détruite) / Nom scientifique Enjeux Sensibilité Incidence
Habitats
Forêts dégradées denses et hautes de basse altitude
42,68 ha
(55,3%) Faible Très forte
Modéré
Forêts denses sur pentes à Spatanthus lateralis
0,01 ha
(0,1%) Modérée Très forte
Négligeable
Forêts denses sur sols meubles et profonds
0,07 ha
(0,5%) Modéré Très forte
Négligeable
Forêts des vallons et des bas de pentes
0,01 ha
(0,4%) Fort Très forte
Négligeable
Forêts marécageuses sur argiles à Symphonia globulifera
0,01 ha
(0,1%) Fort Très forte
Négligeable
Abattis Bushi Nenge
0,06 ha
(1,6%) Très faible Faible
Négligeable
Friche arbustive
3,8 ha
(65 %) Négligeable Faible
Négligeable
Zones humides Forte Très forte Négligeable
Flore
<0.04 habiotope
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Pachira dolichocalyx Très fort Forte Nulle
Laplacea fruticosa Fort Forte Nulle
Recordoxylon speciosum Modérée Forte Négligeable
Palmorchis prospectorum Modéré Forte Très faible
Bollea cf hemixantha Modéré Forte Faible
Disteganthus lateralis Faible Forte Très faible
Qualea rosea Faible Forte Négligeable
Dicorynia guianensis Faible Forte Négligeable
Ichtyofaune
Pas d’enjeu de conservation identifié
Batrachofaune
Atelopus flavescens Fort Forte Négligeable
Dendropsophus sp. 1 Faible Modérée Négligeable
Boana dentei Fort Forte Négligeable
Otophryne pyburni Fort Forte Négligeable
Cochranella geijskesi Fort Modérée Négligeable
Boana xerophylla Faible Modérée Négligeable
Herpétofaune
Cnemidophorus lemniscatus Faible Positive Positive
Avifaune
Helicolestes hamatus Très fort Négligeable Négligeable
Jacamerops aureus Fort Forte Modérée