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Acte - FOCUS Selestat
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Sélestat.
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Thèmes du document : Culture et patrimoine, Histoire et mémoire, Aménagement du territoire,
FOCUS un territoire,
une histoire,
des patrimoines
SÉLESTAT3
SOMMAIRE
3 Un Site idéal aU CŒUr de l’alSaCe
Caractéristiques physiques du territoire sélestadien
Une nappe phréatique unique en Europe
Une mosaïque de paysages
6 HiStOire, deS OrigineS à nOS jOUrS
Aux origines de Sélestat
L’essor de Sélestat au Moyen Âge et à la Renaissance
De la guerre de Trente Ans à la guerre franco-prussienne
Du 19 e siècle à nos jours
12 évOlUtiOn Urbaine
et qUartierS de SéleStat
Le centre intra-muros
Le quartier allemand
Le couloir central
Le quartier ouest
Le quartier des maraîchers
Le front culturel et de loisirs de l’Ill
Le parc d’activités économiques nord
16 deS patrimOineS reCOnnUS et CaraCtériSéS
Le patrimoine architectural
Le patrimoine écrit
Le patrimoine naturel
Le patrimoine artistique
Le patrimoine industriel et technique
30 liste des mOnUmentS HiStOriqUeS
Cinquième ville du Bas-Rhin par sa
taille, sélestat bénéficie d’une situation
géographique qui lui est particulièrement
favorable. sur l’axe ouest-est, elle se trouve
à l’endroit le plus étroit entre le Piémont des
Vosges et la plaine d’Alsace, au débouché
de deux vallées vosgiennes : le Val de Villé
et le Val d’Argent. Cette situation a fait de la
ville un important lieu de passage et un site
stratégique. sur l’axe nord-sud, la ville joue le
rôle d’interface entre les deux départements
du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
À 50 km de strasbourg et 25 km de Colmar et à
proximité immédiate des villages de la Route
des Vins, sélestat a pu se structurer autour d’une
offre économique et d’équipements importants
grâce à son accessibilité et se placer comme un
carrefour alsacien et européen majeur.
CARACtéRistiques PHysiques
du teRRitoiRe sélestAdien
Le territoire, d’une superficie de 46 km2,
se trouve sur la plaine ello-rhénane qui est
composée d’un sol caillouteux, formé par des
dépôts de galets du Rhin et de l’Ill.
Sélestat est traversée par deux rivières : l’Ill au
sud-est et le Giessen, affluent de l’Ill, au nord. Le
territoire communal ne présente aucun accident
topographique exceptés les lits de l’Ill et ses
affluents qui rendent le territoire communal
inondable du côté rive droite. Sélestat s’est
donc développée sur la rive gauche de l’Ill, sur
les terrains du cône de déjection du Giessen. Le
reste est occupé par le Ried.
une nAPPe PHRéAtique
unique en euRoPe
Aux côtés des eaux superficielles, il faut
mentionner la nappe phréatique rhénane
qui représente l’une des ressources aquifères
les plus importantes d’Europe. À Sélestat, elle
est accessible à faible profondeur et affleure
localement au niveau de résurgences pour donner
naissance à des rivières phréatiques aux eaux
limpides. L’eau, omniprésente - sous terre et en
surface -, et l’homme façonnent les habitats et
paysages typiques du «Ried» (de l’alémanique
«rieth» qui signifie roseaux) : prairies humides de
fauche, forêts alluviales, milieux marécageux...
une mosAïque de PAysAges
Sélestat présente une pluralité de paysages
qui en font un condensé d’Alsace. On identifie
l’espace urbain et en particulier le centre
historique qui concentre à lui seul une trentaine
d’édifices classés ou inscrits. Depuis son centre
urbain, la ville offre des vues lointaines vers
des éléments forts du paysage : le Piémont des
Vosges et ses châteaux, le vignoble, la plaine
d’Alsace...
À l’ouest, Sélestat s’étend jusqu’au pied des
collines sous-vosgiennes, où s’épanouissent
bois, forêts et vignes. À l’est, les terres
maraîchères ont vu leur surface diminuer au
profit de quartiers résidentiels. Cette partie de la
ville se déploie dans la plaine d’Alsace, entrant
en contact avec le Grand Ried. Au sud et sud-est,
la ville s’ouvre sur les prairies et la forêt alluviale
de l’Ill*Wald, réserve naturelle régionale. Au
nord-est s’étendent les terres agricoles.
un site idéal
au cœur
de l’alsace
Vue sur la vieille ville
Au premier plan, les remparts Vauban
© Ville de Sélestat4 5
Carte topographique de sélestat
et ses environs
© IGN - SCAN 25 2009
N6 7
HISTOIRE,
des origines
à nos jours
Hohenstaufen, fait construire sur ses terres,
à l’emplacement de l’actuelle église Sainte-
Foy, une chapelle dont elle fait don aux
moines bénédictins de Conques-en-Rouergue.
Quelques moines viennent s’installer à Sélestat
dès 1094 et fondent ainsi le prieuré Sainte-
Foy, dépendance de leur abbaye bénédictine,
l’abbaye Sainte-Foy.
l ’essoR de sélestAt
Au moyen Âge
et À lA RenAissAnCe
l ’essoR de lA BouRgeoisie loCAle
La ville connaît un nouvel essor en 1217 lorsque
l’empereur du Saint Empire romain germanique,
Frédéric II de Hohenstaufen, élève Sélestat au
rang de ville impériale. Le prieuré bénédictin
perd ainsi progressivement ses privilèges au
profit de la bourgeoisie locale.
C’est au 13e siècle que la construction de l’église
Saint-Georges est entreprise à proximité de
l’église Sainte-Foy. C’est également à cette
époque que la ville s’entoure d’un premier mur
d’enceinte qui sera étendu fin 13 e siècle pour en-
glober de nouvelles communautés religieuses.
Le développement de la ville est très important au
Moyen Âge, les corporations sont nombreuses.
On en compte jusqu’à quatorze au 15e siècle. Les
foires et marchés se multiplient.
Les places de la ville ont d’ailleurs gardé le nom
des marchés qu’elles accueillaient autrefois
( places du Marché aux Poissons, du Marché aux
Pots, du Marché aux Choux, etc. )
AuX oRigines de sélestAt
des PeuPlAdes migRAntes
À l’emPiRe RomAin
Terre fertile aux possibilités d’exploitation
variées, le territoire sélestadien a connu très
tôt l’implantation de l’Homme. Si l’on peut
dire avec certitude qu’il s’y est sédentarisé
dès le Néolithique ( env. 8 000 à 3 000 av. J.-C. ),
on a néanmoins retrouvé des traces de son
passage remontant au Paléolithique supérieur
( env. 35 000 et 10 000 av. J.-C. ). Sélestat et ses
environs abritent ainsi une société humaine
sans discontinuité jusqu’à l’âge du fer ( env.
800 à 50 av. J.-C. ). Elle connaît également
l’occupation romaine, comme le prouvent les
monnaies impériales retrouvées lors de fouilles.
entRe légende et RéAlité
La légende veut que la ville ait été fondée par un
géant du nom de Sletto ( ou Schletto ) dont l’une
des côtes serait conservée à la Bibliothèque
Humaniste. Cela expliquerait le nom germanique
de Sélestat, « Schlettstadt » signifiant « ville de
Sletto ». En réalité, l’existence de Sélestat est
attestée dès le 8 e siècle avec la présence d’une
chapelle carolingienne et d’un domaine royal.
C’est à Sélestat que Charlemagne, alors en route
vers la Lombardie, vient passer Noël en l’an 775.
l ’ARRiVée des moines BénédiCtins
Il faut toutefois attendre la fin du 11e siècle
pour que Sélestat connaisse un nouveau
développement. À cette époque, la comtesse
Hildegarde de Buren, mère du premier des
Vue cavalière de sélestat,
Cosmographie de Sébastien Munster, 1550
© Ville de Sélestat
la côte du géant sletto,
ancêtre légendaire de Sélestat
(il s’agit en réalité d’une
vertèbre de baleine bleue)
© Ville de Sélestat
découverte d’une nécropole carolingienne
lors des fouilles archéologiques effectuées dans la halle aux blés en 2015
© P-Mod8 9
de lA gueRRe de tRente Ans
À lA gueRRe fRAnCo-PRussienne
17e et 18e s. : sous les fleuRs de lys
Lors de la guerre de Trente Ans ( 1618-1648 ),
Sélestat est occupée par les Suédois puis par les
Français. En 1648, elle est rattachée au Royaume
de France. Rapidement, les fortifications
médiévales sont démantelées pour finalement
être remplacées, à partir de 1675, par une
nouvelle enceinte dont les plans sont conçus
par Vauban. Jusqu’à la Révolution, Sélestat
connaît paix et prospérité. La présence d’une
garnison n’est pas étrangère à cette croissance
économique.
de lA RéVolution À l’emPiRe
Les troubles révolutionnaires affectent Sélestat
ainsi que le reste du Royaume. Toutefois, bien
qu’aucune résistance significative à l’avancée
de la République ne soit à noter, c’est avec une
certaine réticence que les habitants embrassent
ses idéaux, notamment en ce qui concerne
le clergé. La Terreur est tiède à Sélestat avec
seulement deux exécutions. Plus enthousiaste
est l’accueil réservé à l’Empire de Bonaparte :
Sélestat devient d’ailleurs sous-préfecture en
1806 à la place de Barr.
De même, l’industrie et l’économie sélesta-
diennes prospèrent. La gloire militaire du ré-
gime peut s’appuyer sur la résistance acharnée
de Sélestat, qui subit siège sur siège en 1814,
mais ne se rend jamais, malgré les bombes et les
épidémies, sous le commandement notamment
de Charles Schweisguth.
une Ville de lA déCAPole
En 1354, Sélestat fait partie des villes qui
constituent la Décapole, ligue rassemblant
dix villes libres alsaciennes au sein du Saint
Empire romain germanique, avec pour vocation
le conseil et l’entraide dans un but sécuritaire
et défensif. Sa position centrale fait d’elle le
siège des archives et des réunions de la ligue.
le RAyonnement
d’une Ville HumAniste (focus ci-contre)
Sélestat connaît un véritable âge d’or aux 15 e et
16e siècles. De la Renaissance, Sélestat a gardé
une très belle empreinte architecturale et le
souvenir de son école latine.
Cette école a été l’une des pionnières de
l’enseignement humaniste dans le monde
germanique et est devenue l’un de ses fers
de lance. Rejetant l’héritage scolastique de
l’enseignement classique, fait de gloses et de
règles absconses, l’enseignement humaniste
délivré à l’école de Sélestat privilégiait un
usage clair de la langue et une compréhension
profonde des textes étudiés, tant sacrés
que profanes. Les jeunes élèves, riches ou
pauvres, venaient de tout l’Empire pour suivre
l’enseignement novateur des maîtres et espérer
ainsi intégrer les plus grandes universités.
Le nombre des humanistes célèbres passés
par l’école latine est impressionnant. L’âge d’or
de l’école latine correspond à celui de la ville
de Sélestat et fit l’admiration de nombreux
visiteurs, dont le plus célèbre est Érasme de
Rotterdam, qui célébra la grandeur de la ville
dans son Éloge de Sélestat.
Plan cavalier de sélestat, 1851
où l’on aperçoit les remparts
Vauban aujourd’hui disparus
© Ville de Sélestat
Beatus Rhenanus ( 1485-1547 )
Fils d’un boucher aisé originaire de Rhinau,
Beat Bild a fait ses études dans la prestigieuse
école latine de Sélestat. Élève brillant, il est
reçu bachelier, licencié puis maître ès arts
de l’Université de Paris, ville dans laquelle
il découvre les métiers de l’imprimerie, en
pleine expansion. Installé à Bâle, il devient très
vite l’un des philologues les plus renommés
de son temps sous le nom latinisé de Beatus
Rhenanus, à travers ses éditions soignées de
Suétone ou de Sénèque. Il publie Érasme de
Rotterdam, qui devient l’un de ses amis les plus
fidèles. à la mort de celui-ci en 1536, il en écrira
d’ailleurs la première biographie posthume.
Toujours entre Bâle et Sélestat, Beatus, anobli
par Charles Quint en 1523, publie entre autres
les œuvres de Pline l’Ancien, Tacite et Tite-Live,
ainsi qu’une réputée Histoire de l’Allemagne.
Malade, il meurt à Strasbourg, sur le chemin du
retour vers sa ville natale.
Conformément à sa volonté, Sélestat a hérité
de son impressionnante collection d’ouvrages,
conservée à la Bibliothèque Humaniste et
inscrite au registre de la Mémoire du Monde de
l’UNESCO depuis 2011.
Jean mentel ( v. 1410-1478 )
Imprimeur de renom, originaire de
Sélestat mais installé à Strasbourg, il
est surtout connu pour avoir publié la
première Bible en langue allemande
en 1466.
Jacques Wimpfeling ( 1450-1528 )
Ancien élève de l’école latine, pro-
fesseur à l’Université de Heidelberg
puis prédicateur à la cathédrale de
Spire, il publia une série de traités
de pédagogie ainsi qu’une histoire
de la Germanie, dont le but était de
prouver l’égale richesse du passé ger-
manique comparée à celles, établies,
des cultures italienne et française. Il
fut également un poète reconnu.
Ces acteurs importants de l’humanisme rhénan et européen sont aussi nés à sélestat :
martin Bucer ( 1491-1551 )
Fils d’un tonnelier sélestadien, il
devint par la suite l’un des plus
fameux théologiens et réformateurs
protestants du Saint Empire romain
germanique.
mathias schurer ( 1470-1519 )
Imprimeur de son état, il a été,
comme Beatus Rhenanus, très lié à
Érasme, dont il a publié les œuvres.
< Marque typographique de Mathias Schurer10 11
entraîner son déclin et précipiter l’exode rural
dans la deuxième moitié du siècle. Ce n’est qu’à
partir de 1874 que commence le démantèlement
des remparts qui permet l’extension de la ville.
20e sièCle : gueRRes et PAiX
Malgré un retard démographique par rapport
aux grandes villes d’Alsace, les aménagements
dont elle bénéficie ( lignes ferroviaires,
renforcement du service public ) lui permettent
de tenir une place importante de carrefour dans
le département.
La guerre de 1914-1918 lui coûte un millier
d’habitants ; en contrepartie, le retour à la
France lui est profitable : la population s’accroît
significativement et la ville s’étend, tandis que
les industries s’installent en nombre et que les
voies d’accès se multiplient : lignes ferroviaires
Strasbourg / Bâle et Sélestat / Nancy ( via le
tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines ).
La Seconde Guerre mondiale marque un coup
d’arrêt à cette progression, mais, une fois
encore, Sélestat rebondit et observe, lors des
quinze années suivant la fin du conflit, sa plus
grande croissance depuis le début du 19e siècle.
dePuis 1980 : un nouVeAu déPARt
Une nouvelle phase s’amorce pendant les
années 1980. Diverses structures sont créées :
l’Association pour le Développement de
l’Alsace Centrale ( ADAC ) et la Communauté de
Communes qui accompagnent le développement
de Sélestat. L’accroissement constant de la
population depuis le début des années 1990
témoigne de la pertinence de cette politique.
de l’emPiRe À lA gueRRe
fRAnCo-PRussienne
Après la chute de l’Empire, Sélestat voit d’assez
loin les régimes se succéder. Les révolutions de
1830 et 1848 ont relativement peu d’influence
sur la cité, bienveillante envers la patrie, mais
réservée envers ses dirigeants. Le plébiscite
de 1851, qui installe en quelque sorte Louis-
Napoléon Bonaparte sur le siège d’Empereur,
est toutefois un grand succès, comme un peu
partout en province. Plus surprenant est le
résultat du dernier plébiscite du Second Empire,
en 1870, quelques mois avant la guerre qui
bouleversera la face de l’Alsace et de l’Europe :
à rebours de l’Alsace, pour le « oui » à 81 %,
Sélestat se prononce pour le « non ».
du 19e sièCle À nos JouRs
19e sièCle : BRiseR les muRs
En 1815, Sélestat joue un rôle important dans le
sud du département en se positionnant comme
chef-lieu d’arrondissement et pôle de services.
La ville se spécialise, dans un premier temps,
dans le tissage de toiles métalliques pour la
papeterie, une invention sélestadienne.
Cette activité prend ensuite un caractère
industriel avec la construction de deux
grandes usines hors les murs. La croissance
démographique générale au cours de la
première moitié du 19 e siècle est bonne. Celle-ci
est alimentée par une excellente natalité et des
migrations régulières. Néanmoins, cette ville de
garnison manque d’air car elle est prise dans
le carcan de ses remparts, ce qui va peu à peu
Abri devant l’église saint-georges
durant le siège de 1870
© Ville de Sélestat
siège de sélestat durant la guerre
franco-prussienne, 1870
© Collection privée
démantèlement
de la porte de Brisach, 1874
© Ville de Sélestat12 13
ÉVOLUTION
URBAINE ET
QUARTIERS
DE SÉLESTAT
fonctionnelle et une densité au sol importante.
Les grandes constructions qui y sont érigées
sont typiques de l’architecture allemande
dite wilhelmienne : la caserne Schweisguth,
le tribunal, le château d’eau ou encore le
lycée Koeberlé en constituent des exemples
représentatifs.
le CouloiR CentRAl
Avec le développement d’une première ligne de
chemin de fer en 1840 et de liaisons ultérieures
tout au long du 19 e siècle, Sélestat devient un
important centre ferroviaire. Cela profite aux
industries qui viennent s’installer en nombre à
l’est de la voie ferrée, bénéficiant ainsi des grands
espaces libres de construction à proximité.
On peut noter, entre autres, l’établissement de
l’industrie Martel-Catala ( 1877 ) ou de la Filature
( 1907 ). L’accroissement progressif des industries
à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle,
entraîne une augmentation démographique
importante.
La population passe de 9 943 habitants en 1921
à 11 363 en 1936 et le besoin en logements se fait
sentir. Au nord du couloir central, autour de la
Filature, sont bâtis des maisons ouvrières et, plus
tard, des immeubles sociaux. Entre la voie ferrée
et le quartier allemand sont construites, dans
les années 1930, les premières habitations à bon
le CentRe intRA-muRos
C’est à partir du centre intra-muros, cœur
originel de la ville, que se sont progressivement
développés les quartiers périphériques. Les
premiers foyers de peuplement s’établissent sur
la rive gauche de l’Ill au 8 e siècle. La première
enceinte est construite au 13e siècle.
Quatre agrandissements suivront entre le 13e
et le 17 e siècle. Peu de vestiges des différentes
enceintes ont été conservés : Tour des Sorcières,
Ladhof, Tour Neuve, Porte de Strasbourg,
Bastions des Capucins et du Manège. On peut
aisément se figurer les limites de la dernière
enceinte du 17 e siècle en suivant la ceinture
des boulevards Joffre, Foch, Leclerc, Castelnau,
Thiers et le quai de l’Ill. Le centre intra-muros
présente un tissu urbain dense avec des rues
plutôt étroites. La majorité des édifices inscrits
ou classés au titre des Monuments Historiques
se trouve concentrée dans cette partie de la ville
qui est d’ailleurs elle-même classée site inscrit.
le quARtieR AllemAnd
Après l’annexion de l’Alsace à l’Empire
allemand en 1871, les Allemands opèrent le
démantèlement des remparts en 1874. Cette
mesure permet à la ville de s’étendre au nord
et à l’ouest, donnant naissance à un quartier
allemand répondant à un plan d’urbanisation
ordonné avec de grandes percées rectilignes.
Maisons individuelles, ensembles collectifs ainsi
que services administratifs sortent de terre,
donnant ainsi au quartier une grande mixité
maisons début 20e siècle
dans le quartier allemand,
rue du général gouraud
© Ville de Sélestat
maisons ouvrières
début 20 e siècle
quartier de la filature,
bd Paul Cuny
© Ville de Sélestat
Centre intra-muros
Au premier plan,
l’église sainte-foy
© Ville de Sélestat
Parc d’activités
économiques nord
Quartier ouest
Couloir
central
Quartier
allemand
Centre historique
Front culturel
et de loisirs
Quartier
des maraîchers14 15
le quartier qui se veut quasi-exclusivement
résidentiel. C’est dans ce quartier de la ville que
se poursuit toujours aujourd’hui l’urbanisation et
plus particulièrement dans le secteur du Schlunck
qui a vu croître de nombreux lotissements et rues
depuis le début des années 2000.
le fRont CultuRel
et de loisiRs de l’ill
Au sud de Sélestat, au-delà des vestiges des
remparts, une vaste zone de loisirs est aménagée
entre 1950 et 1960. De cet ensemble subsistent
aujourd’hui le stade, le terrain de camping et le
lac de canotage.
Depuis 2009, une nouvelle piscine a pris place
face au lac et un centre sportif intercommunal
a été bâti. Récemment, en 2013, le parc des
remparts a fait l’objet d’une restructuration et
d’un réaménagement paysager.
Plus au nord, de part et d’autre de la route de
Marckolsheim, des équipements culturels ont
émergé le long de l’Ill, à la fin des années 1990,
avec la construction de l’Agence Culturelle
d’Alsace en 1996, puis de la Médiathèque
en 1997, du complexe culturel et festif des
Tanzmatten en 2001 et enfin d’Archéologie
Alsace en 2016.
le PARC d’ACtiVités
éConomiques noRd
Le parc d’activités économiques nord est avant
tout un secteur économique où se côtoient
activités industrielles et commerciales.
Son développement a débuté dans les années
1980 et se poursuit encore aujourd’hui.
marché. C’est la naissance du quartier du Sand.
À l’instar du Sand, est érigée plus au sud
une majorité de logements individuels
pavillonnaires, avec des parcelles et un habitat
relativement homogène.
le quARtieR ouest
Le développement de la ville continue de se
poursuivre vers l’ouest avec le franchissement
de la voie ferrée. Le quartier ouest se caractérise
par la diversité des modes d’habitat ( collectif,
individuel, cité jardin... ), mais aussi par une
certaine diversité de fonctions ( zone d’activité,
commerces, grands équipements... ). Au sein de
ce vaste quartier on peut clairement identifier :
• le quartier Cambours, anciennement appelé
« Quartier des gardes mobiles », dont la caserne
voit le jour en 1936 suite au souhait de la Ville
d’accueillir une force de gendarmerie spécialisée
dans le maintien de l’ordre. Elle abrite aujourd’hui
l’escadron 23/7 de gendarmerie mobile.
• le secteur du Heyden, qui s’est surtout étendu
dans les années 1952 à 1961 avec l’édification de
nombreux lotissements et constructions collec-
tives, l’aménagement d’un centre hospitalier et
l’édification de l’église Notre-Dame de-la-Paix.
le quARtieR des mARAîCHeRs
La croissance de la ville vers l’ouest est ensuite
stoppée dans les années 1960 en raison du
projet de construction de l’autoroute A35. C’est
donc vers l’est que l’extension se poursuit, et
ceci sur d’anciennes terres maraîchères.
Peu d’exploitations subsistent aujourd’hui dans
le clocher de l’église nd de-la-Paix
au cœur du quartier ouest
© Ville de Sélestat
le quartier des maraîchers
© Ville de Sélestat
médiathèque
intercommunale
© C.Dumoulin / ADAC
le parc d’activités
économiques nord
© 4vents16 17
SÉLESTAT , 3E vILLE d’ALSACE
POUR LA RICHESSE dE SON
PATRIMOINE ARCHITECTURAL
Sélestat peut s’enorgueillir d’un riche patri-
moine bâti la plaçant au troisième rang des
villes alsaciennes après Strasbourg et Colmar.
Elle compte en effet cinq édifices classés et
trente édifices inscrits au titre des Monuments
Historiques. de plus, le centre historique fait
l’objet d’un classement en site inscrit. En 1994,
le Service de l’Inventaire général a entrepris
un recensement du patrimoine qui a donné
lieu à la publication d’un livre présentant le
patrimoine du canton de Sélestat.
l’église saint-georges
© Ville de Sélestat
l’église sainte-foy
vue depuis l’église Saint-Georges
© V. Duseigne
le PAtRimoine ARCHiteCtuRAl
Par sa densité et la valeur architecturale de ses
édifices, le patrimoine bâti sélestadien peut
être considéré, à juste titre, comme l’un des
représentants les plus complets du patrimoine
alsacien et rhénan, et ce autant du point de vue
des époques qu’il couvre que de sa nature.
PAtRimoine ReligieuX
Sélestat, comme la plupart des villes ayant
connu un fort développement au Moyen Âge,
a longtemps été régentée par des ordres
religieux dont l’importance dans la vie de la
cité est encore visible dans l’architecture. Cette
influence des communautés est principalement
palpable à travers l’église Sainte-Foy, fondée par
les Bénédictins et flanquée alors d’un prieuré,
mais également à travers l’ancienne église des
Franciscains remaniée et dédiée aujourd’hui au
culte protestant, la commanderie Saint-Jean, le
collège des Jésuites ou encore l’ancien couvent
des Dominicaines de Sylo.
Mais le patrimoine religieux ne doit pas tout
à la présence des ordres, du moins pas direc-
tement : ainsi, l’église Saint-Georges, dont la
construction fut commanditée par la bour-
geoisie sélestadienne à partir du 13e siècle, est
érigée dans une optique de défi à l’emprise du
prieuré bénédictin : cela explique la proximité si
frappante des deux églises.
Beaucoup plus récemment, de nombreux édi-
fices sont construits afin de faciliter la pratique
des cultes dans une ville de plus en plus éten-
due : dans les années 1930, les Franciscains
reviennent vivre à Sélestat et entreprennent
l’édification de l’église Saint-Antoine dans le
quartier du Sand. Mais la benjamine des églises
sélestadiennes n’est autre que Notre-Dame-de-
la-Paix érigée en 1960 dans le quartier du Hey-
den, alors nouvellement aménagé.
Deux chapelles remarquables composent éga-
lement le paysage religieux de la ville : les cha-
pelles Notre-Dame-des-Neiges et Notre-Dame-
du-Chêne.
Citée dès le 15 e siècle, la chapelle Notre-Dame-
des-Neiges a été un important lieu de pèlerinage
remanié au fil des siècles ( agrandissements,
destructions... ). La chapelle, telle que nous la
connaissons aujourd’hui, est édifiée en 1953-54
par l’architecte Paul Kieffer.
Quant à la chapelle Notre-Dame-du-Chêne, elle
est à l’origine un modeste sanctuaire avec une
statuette de la Vierge placée dans le tronc d’un
vieux chêne. En 1925, elle est entièrement dé-
truite par les flammes. Sa reconstruction selon
l’ancienne forme a été réalisée en béton armé.
Enfin, la communauté israélite, présente depuis
le Moyen Âge en Alsace et à Sélestat, voit sa
synagogue construite après la guerre franco-
prussienne de 1870. Malgré les dommages de
la Seconde guerre mondiale, elle est toujours le
lieu de culte de la communauté. Au sous-sol est
visible un bain rituel ( mikvé ).
Il faut également citer le cimetière juif, classé au
titre des Monuments Historiques pour ses stèles
funéraires des 17 e et 18e siècles.
DES PATRIMOINES
RECONNUS ET
CARACTÉRISÉS
la chapelle nd des-neiges
D 424, direction Marckolsheim
© Ville de Sélestat18 19
établissements scolaires ( actuels école du
centre, lycée Koeberlé, ancienne école normale )
sont érigés.
À partir de 1996, sur les berges de l’Ill, Sélestat se
dote d’équipements culturels dont l’architecture
contemporaine forme un contraste harmonieux
avec les édifices situés de l’autre côté de l’Ill,
dans la vieille ville.
C’est ainsi que l’Agence culturelle d’Alsace,
remarquable par la longue façade vitrée du
Frac, voit le jour en 1996, puis la Médiathèque
intercommunale en 1997, la salle de spectacles
les Tanzmatten en 2001, puis Archéologie Alsace
en 2016.
PAtRimoine militAiRe
La situation de Sélestat est stratégique : posi-
tion centrale en Alsace et lieu de passage le plus
étroit entre le Piémont et le Ried, il a toujours
été important de contrôler ce secteur. La ville
bénéficia de ce fait de plusieurs infrastructures
militaires. Dès le Moyen Âge, la ville s’entoure
d’une enceinte, plusieurs fois agrandie jusqu’au
17e siècle.
La Tour des Sorcières et la Tour Neuve sont aussi
les témoins respectifs des première et deuxième
enceintes ( 1216-1230 et 1280 ). De la dernière
enceinte conçue par Vauban ( 1675-1691 ), sont
conservés deux bastions et une courtine ainsi
que la Porte de Strasbourg.
L’arsenal Saint-Hilaire, construit au 16e siècle
à proximité de la Tour Neuve, et la caserne
Schweisguth, érigée en 1876 après le rattache-
ment de l’Alsace à l’Empire allemand, sont éga-
lement des vestiges de ce passé militaire.
PAtRimoine CiVil
Les périodes historiquement fastes de Sélestat
ont laissé leurs empreintes dans une architecture
civile les illustrant de façon riche et éclectique.
Dans le vieux quartier ( quai des Tanneurs, rue
Bornert, rue des Veaux ou encore rue des Oies ),
certaines maisons à pans de bois présentent encore
des spécificités médiévales, avec leurs planchers
apparents et leurs assemblages à mi-bois.
La ville atteint son apogée à la Renaissance,
comme en attestent les très belles demeures
privées : la maison Ziegler ou encore la maison
Billex. Oriels, fenêtres à meneaux, pilastres,
coquilles, candélabres, médaillons sont autant
d’éléments caractéristiques de cette période.
Les maisons plus modestes en bois ne sont
pas en reste et présentent également de beaux
ornements : chambranles saillants sculptés,
motifs de chaise curule, de crête de coq...
Au 18 e siècle, Sélestat, alors française depuis
1648 adopte le goût classique français. Les
maisons à pans de bois sont crépies, les
toits se brisent à la Mansart, les linteaux
de fenêtres se courbent et les chambranles
de porte s’ornent de crossettes. Quelques
édifices publics significatifs sont construits,
comme l’hôpital bourgeois et l’hôtel de ville.
Après l’annexion de l’Alsace à l’Empire allemand
et jusqu’à la Grande Guerre, de nouvelles
constructions voient le jour et donnent à
la ville une identité germanique forte. C’est
à cette époque que la poste, le château
d’eau, le tribunal, la gare ou encore certains
A gauche
Les maisons à pans
de bois du quai
des Tanneurs
© Ville de Sélestat
Ci-contre
L’hôtel de ville
© Ville de Sélestat
la tour neuve
Au premier plan, la poste
construite au temps de l’annexion
(1871-1918)
© C. Dumoulin / ADAC
le château d’eau
En arrière plan, Kintzheim
et le château du Haut-Kœnigsbourg
© C. Dumoulin / ADAC20 21
ARCHiVes muniCiPAles :
lA mémoiRe de sélestAt ConseRVée
Les fonds anciens des archives ( du Moyen Âge à
la Révolution française ) recèlent de nombreuses
chartes royales, dont la plus ancienne date de
1257. Ils contiennent des documents relatifs à
l’alliance de villes alsaciennes, notamment à
la Décapole, ainsi que les archives du prieuré
Sainte-Foy et d’autres établissements religieux.
Ils comportent également des documents régle-
mentaires tels que les délibérations, les statuts
et coutumes des corporations... On y trouve par
ailleurs des documents relatifs à la justice civile
et militaire, dont des procès en sorcellerie du 17e
siècle, ainsi qu’un fonds se rapportant aux forti-
fications.
Il est à noter que parmi les fonds d’archives
anciennes se trouve le très renommé registre
de 1521 qui renferme la première mention
connue de la tradition de l’arbre de Noël.
Les fonds des archives modernes ( 1789-1945 )
comprennent un ensemble de documents de
l’époque révolutionnaire (registres de corres-
pondance, recensement, état-civil, actes régle-
mentaires, plans...), ainsi que de la période dite
« française » jusqu’à l’annexion de 1870 et de la
période du Reichsland ( 1871 à 1918 ).
Les archives contemporaines (1945 à nos jours)
s’inscrivent dans le prolongement des archives
modernes, avec une proportion plus importante
de collections iconographiques ( cartes, plans et
dessins ). La part des archives sur supports nu-
mériques augmente régulièrement.
le PAtRimoine éCRit
BiBliotHèque HumAniste :
tRésoR de lA RenAissAnCe
La Bibliothèque Humaniste conserve la
bibliothèque de l’humaniste Beatus Rhenanus et
celle de la prestigieuse école latine de Sélestat.
Elle abrite près de 70 000 documents, dont 460
manuscrits, 550 incunables, et 6 400 ouvrages
imprimés entre le 16e et le 18e siècle.
Parmi ces ouvrages d’une valeur inestimable
se trouve le livre le plus ancien conservé en
Alsace : un lectionnaire mérovingien du 7 e
siècle et les premiers livres imprimés en Alsace
par Jean Mentel, premier imprimeur alsacien
contemporain de Gutenberg. Autre ouvrage
phare des collections : la Cosmographiae
Introductio, imprimée en 1507 à Saint-Dié, qui
contient « l’acte de baptême de l’Amérique ».
Imaginé par l’architecte de renommée
international Rudy Ricciotti, le projet de
restructuration de la Bibliothèque Humaniste
( 2014 -2018 ) aspire à renforcer l’enracinement
de ce précieux équipement patrimonial dans le
centre-ville de Sélestat.
Au cœur d’une Halle aux blés totalement
réaménagée et complétée par une extension
contemporaine habillée de colonnes de grès
rose, l’exposition permanente permet aux
visiteurs de comprendre toute la richesse de
l’humanisme rhénan, en terminant la visite par le
trésor des collections, cube de verre magnifiant
les ouvrages les plus précieux.
un nouvel écrin
pour le patrimoine écrit
La Bibliothèque Humaniste
restructurée par l’architecte
Rudy Ricciotti
© P-Mod (juin 2017)
lA BiBliotHèque
de BeAtus RHenAnus,
ReConnue PAR l’unesCo
Le 26 mai 2011, la collection de Beatus
Rhenanus est officiellement inscrite au
registre de la « Mémoire du Monde » de
l’UNESCO.
Ce programme vise à sensibiliser la com-
munauté internationale à la richesse du
patrimoine documentaire, à la nécessité
d’assurer sa conservation pour les géné-
rations futures et à le rendre accessible
au plus grand nombre.
La bibliothèque de Beatus Rhenanus
se compose de 1686 documents, parmi
lesquels des ouvrages manuscrits, im-
primés ou encore des lettres, ainsi que
ses cahiers d’écolier et d’étudiant.
Cf. photo ci-contre
© Bibliothèque Humaniste
Charte de l’empereur Richard datée de 1257
confirmant toutes les libertés et tous les privilèges
accordés à la ville de Schlestadt
© Archives municipales22 23
gnée par la Région comme gestionnaire de ce
site protégé. Elle est également épaulée, dans
cette mission, par un comité consultatif chargé
de donner son avis sur le fonctionnement de la
réserve, sur sa gestion et sur les conditions d’ap-
plication des mesures prévues dans la délibéra-
tion constituant la réserve.
un milieu nAtuRel ReConnu
À difféRents niVeAuX
La richesse biologique ( paysagère, faunistique
et floristique ) de l’Ill*Wald et la raréfaction
des zones humides en font un site reconnu
au niveau local, national et même européen,
comme en témoigne son intégration au réseau
« Natura 2000 ».
Cette réserve naturelle vit au rythme de
l’eau. Les inondations annuelles ( en hiver
principalement ), conséquences des remontées
de la nappe phréatique et des crues de l’Ill,
en sont le témoignage le plus spectaculaire,
offrant alors un autre visage au Ried de Sélestat
submergé par les eaux. De ce fonctionnement
alluvial naturel découlent de nombreux
bienfaits et richesses :
• il permet aux nombreuses rivières en crue de
dissiper leur énergie en débordant sur ce vaste
champ d’inondation ( préservation des villes si-
tuées en aval ),
• il contribue à l’épuration des eaux de surface,
• il façonne des habitats spécifiques et variés qui
accueillent une flore et une faune remarquables
tant par leur diversité que par leur rareté.
le PAtRimoine nAtuRel
l ’ill*WAld
Toute proche de Sélestat, au cœur de la zone
inondable de la rivière Ill qui la traverse, la ré-
serve naturelle de l’Ill*Wald se classe parmi les
cinq plus grandes réserves naturelles régionales
de France avec près de 2 000 ha.
C’est le 13 mars 1995 que l’Ill*Wald, alors
Réserve Naturelle Volontaire Agréée du Ried
de Sélestat ( « ried » du mot « rieth » signifiant
« roseaux » en vieil alémanique ), voit le jour
par arrêté préfectoral, afin de protéger le cœur
humide de l’Alsace Centrale, inondé chaque
année. L’Ill*Wald tire son nom de la « forêt de
l’Ill » ( Illwald en alsacien ).
L’astérisque est destiné à symboliser la diversité
des écosystèmes et des acteurs du Ried de
Sélestat, mais aussi la position centrale et le
rayonnement de ce territoire, le réseau de
rivières et les interactions milieux - milieux
( forêt, prairies, marais, eau ) et milieux - espèces.
Son titre de « volontaire » ( aujourd’hui rem-
placé par « régionale » suite à un changement
de statut lié à la loi relative à la Démocratie de
Proximité du 27 février 2002 ) n’est pas usurpé
puisque la réserve est née d’une initiative de la
Ville de Sélestat avec l’adhésion de plus de 80
propriétaires, fait remarquable, tout comme sa
taille d’ailleurs. Propriétaire d’environ 92 % des
terrains ( soit 1 700 ha ), la Ville de Sélestat est de
fait l’organisme ressource du site au quotidien
en termes de contact, connaissance de terrain...
C’est pour cela qu’elle a été officiellement dési-
Cigognes blanches
© SHKT
en haut
la roselière des Rohrmatten
© Bannwarth balloïde
Ci-contre
les prairies de l’ill*Wald
En arrière-plan, le massif
du Haut-Kœnigsbourg
© Ville de Sélestat24 25
les dAims, PoPulAtion
emBlémAtique de l’ill*WAld
Les daims occupent une place importante dans
le cœur des Sélestadiens. Introduits au milieu
du 19 e siècle, ces animaux constituent, avec près
de 400 individus, la plus grande population sau-
vage de France.
lA RoselièRe des RoHRmAtten,
un HAVRe de PAiX PouR les oiseAuX
S’agissant des oiseaux, leur diversité fait le
bonheur des ornithologues. Classé en réserve
intégrale dirigée, le site des « Rohrmatten » ( une
roselière de 14 hectares ) constitue un havre de
paix pour plus de 130 espèces observées chaque
année : Busard des roseaux, Balbuzard pêcheur,
Butor étoilé, Héron pourpré, Grande aigrette,
Cigogne noire, Râle d’eau, Bécassine des marais,
chevaliers, Canard souchet, Canard siffleur,
Fuligule morillon, Sarcelles d’hiver et d’été,
Petit Gravelot, Bruant des roseaux, Rousserolle
effarvate, Martin-pêcheur...
floRe
De la diversité de milieux naturels que compte
l’Ill*Wald découle une grande variété d’espèces
végétales, certaines étant inscrites sur les listes
nationale ou régionale des espèces menacées
( 28 plantes patrimoniales ont été recensées ).
Parmi les joyaux inventoriés, on peut citer :
la Gratiole officinale, la Fougère des marais,
la Gesse des marais, la Stellaire des marais,
l’Œnanthe fistuleuse, la Véronique à longues
feuilles, l’Œillet superbe, l’Orge faux-seigle...
Les paysages de l’Ill*Wald, agrémentés par les
montagnes vosgiennes en toile de fond, chan-
geants au fil des saisons et spectaculaires le
temps des inondations, sont le fait d’une mo-
saïque d’habitats variés (plus de 30 habitats in-
ventoriés) :
• une vaste forêt alluviale ( 1 500 ha ) aux arbres
imposants et à la végétation luxuriante en été,
• des prairies humides entrecoupées de haies
lâches, typiques du paysage riedien,
• un dense chevelu de rivières aux multiples
facettes :
- des rivières de surface, l’Ill et ses diffluences,
alimentées essentiellement par les eaux de ruis-
sellement,
- des rivières phréatiques d’origine souterraine,
- des fossés créés par l’homme il y a plusieurs
siècles pour ressuyer les prairies ( et la forêt ) en
période d’inondation ou, au contraire, mainte-
nir l’humidité des sols en été.
fAune
Les milieux naturels de l’Ill*Wald abritent une
multitude d’espèces animales, dont 78 d’intérêt
patrimonial parmi lesquelles le Sonneur à ventre
jaune, le Busard des roseaux, le Martin-pêcheur,
le Cuivré des marais, l’Azuré de la sanguisorbe,
la Leucorrhine à gros thorax, le Castor d’Europe,
le Chabot, la Lamproie de Planer...
méritent d’être présentées : les collections d’art
antique, d’art religieux, d’art asiatique et d’art
contemporain.
ColleCtion d’ARt Antique
Les objets d’art antique proviennent du legs du
Colonel Fackler, grand féru d’art et bienfaiteur
de la Bibliothèque Humaniste. 142 pièces com-
posent la collection. Il s’agit principalement de :
- tanagras, statuettes votives de terre cuite ap-
parues aux 4e et 3e siècles av. J.-C.,
- statuettes égyptiennes,
- lampes à huile,
- vases : lécythes, amphores, alabastre, aryballe.
ColleCtion d’ARt AsiAtique
Le legs Fackler comprend également une
importante collection d’objets asiatiques, soit
435 pièces. Cet ensemble remarquable d’objets,
principalement japonais, traduit l’engouement
pour l’art asiatique caractéristique de la
seconde moitié du 19e siècle et du premier tiers
du 20e siècle. Les principaux types de pièces
constituant le fonds sont des :
- boîtes diverses : suzuribako, inrõ,
- peignes,
- récipients divers : vases, flacons,
- pièces de vaisselle : coupes à sake, assiettes,
- objets religieux : coupes libatoires,
- sabres et pièces isolées : wakizashi, katana,
tsuba, fuchi, kashira, etc.,
- objets vestimentaires : kagamibuta, fibules.
le PAtRimoine ARtistique
Le fonds d’œuvres d’art est relativement
important puisqu’il comprend quelques 1 642
œuvres qui proviennent d’édifices sélestadiens
ou qui ont été acquises par achats, dons ou
legs. Il couvre des domaines aussi variés que
les arts plastiques ( peintures, sculptures,
arts graphiques, installations... ), ou les arts
décoratifs ( mobilier, faïence... ).
Le fonds est représentatif des grandes périodes
de l’histoire de l’art, depuis la Préhistoire à nos
jours. Un chantier de récolement, en cours
depuis 2011, permet à la collectivité de mettre
à jour l’ensemble de ce patrimoine. La majorité
des pièces est conservée à la Bibliothèque
Humaniste.
des œuVRes de HAute
quAlité ARtistique
Sur les 1 642 œuvres recensées propriété de
la Ville de Sélestat, 20 objets d’art des 15 e -16e
siècles, dont 19 conservés à la Bibliothèque
Humaniste, ont fait l’objet en 2012 d’un clas-
sement au titre des Monuments Historiques.
En plus de ces 20 œuvres, une cinquantaine de
pièces autrefois conservées dans des édifices
protégés au titre des Monuments Historiques
( églises Sainte-Foy et Saint-Georges, église pro-
testante... ) bénéficient également d’une protec-
tion, étant considérées comme immeubles par
destination.
Parmi l’ensemble des collections conservées,
quatre, de par leur importance ou leur valeur,
Photos à gauche
Martin-pêcheur
© Vincent Florian
Daim
© C. Dumoulin / ADAC
Photos ci-contre
Statuette d’Osiris
issue des collections de la
Bibliothèque Humaniste
© Ville de Sélestat
Chantier-école de stabilisation des
couches picturales des statues en
bois polychrome en 2014
© Ville de Sélestat26 27
• Point de rencontre : le rêve de sarkis, réalisée
en 1993, est la première des commandes
publiques de Sélestat. Sur l’ancien rempart
Vauban, quelques trois cents plaques de rue
évoquent l’art, le voyage ou la nature. Certaines,
restées vierges, annoncent l’évolution future de
la ville.
• La Lame de marc Couturier, sur le parvis de
l’église Saint-Georges, deuxième commande
publique réalisée en 1998, entretient un
dialogue spirituel avec les ouvrages de la
Bibliothèque Humaniste, à la verticale d’un mur
pignon, vestige de l’ancienne école latine.
• Volanti VI & VII de fabrizio Corneli, réalisée en
1999, est visible dans le chœur de l’église Sainte-
Foy. Fasciné depuis toujours par le thème de
la lumière, l’artiste en a fait le média favori de
sa recherche. Il découpe des feuilles de papier
sur lesquelles il dirige ensuite des faisceaux
lumineux.
• La Vie du Christ de Camille Claus est un don
fait en 2001 par l’artiste à la Ville de Sélestat.
Présentée au sein de l’église Notre-Dame-de-
la-Paix, cette œuvre traduit la fascination de
l’artiste pour les thèmes religieux et bibliques.
Au total, cinq tableaux illustrent les étapes de la
vie du Christ et de l’homme.
• Érasme de Rotterdam de gaël davrinche fait
partie d’une série de portraits de contemporains
de l’humaniste Beatus Rhenanus, peints en 2009
par l’artiste à l’occasion de la biennale d’art
contemporain Sélest’art.
ColleCtion d’ARt ReligieuX
La nature des œuvres composant la collec-
tion d’art religieux est variée : statuaire, porte-
cierges, peintures, vitraux, retables, etc. Parmi
les œuvres les plus notables, on peut citer :
• une tête de Christ, attribuée à Veit Wagner ou
à Nicolas de Haguenau datée des environs de
1500 et restaurée en 1991.
• la tête d’un gardien du saint-sépulcre
probablement réalisée dans l’atelier de Conrad
Siefer vers 1490.
Ces deux œuvres, de grande valeur, ont été prê-
tées en 1991 au Musée du Louvre pour l’exposi-
tion : Sculptures allemandes de la fin du Moyen
Âge dans les collections publiques françaises,
1400-1530.
• le retable de la nativité de Rodern à la manière
de Hans Baldung Grien daté du début du 16e
siècle. Cette œuvre a la particularité d’avoir été la
première acquisition des collections mobilières
muséales de la Bibliothèque Humaniste.
• un volet de retable peint recto-verso daté du
début du 15 e siècle. Découvert en 2005 lors de
la restauration de l’hôtel d’Ebersmunster, il est
actuellement en dépôt au musée Unterlinden
de Colmar.
ColleCtion d’ARt ContemPoRAin
Les œuvres d’art contemporain sont dissémi-
nées dans l’espace public ou dans des lieux
patrimoniaux. Certaines ont vu le jour grâce au
soutien de l’État et représentent aujourd’hui
l’une des richesses patrimoniales de la cité :
tête d’un gardien du saint-sépulcre
probablement réalisée dans l’atelier
de Conrad Siefer vers 1490.
© P-Mod
en haut
Point de rencontre : le rêve
de Sarkis sur les remparts
© Ville de Sélestat
Ci-contre
La Lame
de Marc Couturier
© Ville de Sélestat28 29
était spécialisée dans la fabrication de meubles
et de brosses. Les bâtiments occupés par l’usine
ont été complètement détruits durant la
Seconde Guerre mondiale. L’usine se réimplante
à Sélestat en 1949 puis ferme ses portes le 29
mai 2008.
L’entreprise Menzer Frères, spécialisée dans
la maroquinerie et la transformation des
plastiques, était encore, dans le courant du 20e
siècle, le premier producteur européen d’articles
de maroquinerie. L’usine ferme le 31 juillet 1982.
Autre grande usine qui a marqué la ville par
son emprise physique, l’usine Dromson est
spécialisée dans la construction de machines
agricoles. Fermée depuis 2007, le site a laissé
place à un projet immobilier d’environ 80
logements. Une partie de l’ancienne usine est
toujours visible sur la Route de Colmar.
des Hommes Au seRViCe
de lA teCHnique
Quelques hommes, nés ou ayant vécu à Sélestat,
ont laissé à la ville le souvenir de leur savoir-faire.
• Jean mentel : De la Renaissance, Sélestat garde
en mémoire Jean Mentel. Né à Sélestat vers
1410, il travailla comme imprimeur. La paternité
de l’imprimerie lui fut attribuée jusqu’au 18e s.
Il fut le premier à imprimer en Alsace et le
deuxième en Europe après Jean Gutenberg. Il est
connu pour avoir publié, en 1466 à Strasbourg, la
première Bible imprimée en allemand.
• Jean-Baptiste schwilgué : Connu pour avoir
travaillé sur le chef-d’œuvre que représente
le PAtRimoine industRiel
et teCHnique
de gRAndes industRies qui ont fAit
lA Renommée de sélestAt
La principale industrie à laquelle Sélestat doit
sa renommée est celle du tissage de toiles
métalliques utilisées pour la fabrication du papier.
La présence de cette industrie à Sélestat
remonte au 18 e siècle avec le fabricant
sélestadien Roswag qui met en place en 1778 le
premier métier à tisser adapté à ce type de toiles.
D’autres fabricants ont marqué l’histoire de
cette industrie comme les établissements Lang,
Hatterer ou Franck, mais le nom qui résonne
encore aujourd’hui à l’oreille des Sélestadiens
est celui de la famille Martel-Catala qui reprend
les établissements Hatterer à partir 1868 et ce
jusqu’en 1984, date à laquelle la firme multi-
nationale d’origine américaine Albany, leader
mondial en matière de fourniture d’habillage de
machines à papier, achète l’entreprise.
Construite en 1907 par deux industriels vosgiens,
la filature de coton de Sélestat a été l’une des
plus importantes en Alsace. Elle emploie, à la
fin des années 1950, quelques 700 salariés. La
filature ferme ses portes le 31 décembre 1978.
La Société Alsacienne d’Aluminium est créée en
1932 par Frédéric Meyer. Cette usine fabrique
essentiellement des feuilles d’aluminium desti-
nées à l’emballage. L’usine a été plusieurs fois
rachetée et appartient aujourd’hui au groupe
Amcor Ltd.
Installée à Sélestat en 1932, l’industrie Celluloïd
À gauche
Le site de l’ancienne
usine Martel Catala
© Ville de Sélestat
Ci-contre
Jean-Baptiste Schwilgué,
maitre d’oeuvre de l’horloge
astronomique de la cathédrale
de Strasbourg et natif de
Sélestat
© DR
le PAtRimoine tRAditionnel
tRAditions liées AuX CoRPoRAtions
Sélestat est une ville festive et ses principales
fêtes sont liées aux corporations sélestadiennes.
Ces dernières ont joué autrefois un rôle important
dans l’organisation et la gestion de la ville.
Ainsi, l’origine du Corso Fleuri ou de la confrérie
des Zewwelatreppler ( piétineurs d’oignons ) est
à rechercher dans la forte tradition maraîchère
et horticole sélestadienne. Le dahlia et l’oignon
sont devenus leurs symboles respectifs.
Quant au carnaval des Machores, ce sont les
bouchers de la ville qui en sont les fondateurs.
À cette occasion, sont confectionnées les
saucisses de carnaval appelées narreklepfer. La
tradition est encore aujourd’hui perpétuée.
Quant à la corporation des boulangers de
l’arrondissement de Sélestat-Benfeld, elle est
encore très active puisqu’elle est à l’origine de
la création de la Maison du Pain d’Alsace en
2001, à l’endroit même de l’ancien siège de leur
corporation sélestadienne.
Depuis lors, la Maison du Pain d’Alsace œuvre
à la transmission des connaissances et savoir-
faire de la boulangerie.
l’horloge astronomique de la cathédrale de
Strasbourg, Jean-Baptiste Schwilgué a vécu
quarante ans à Sélestat, de 1785 à 1825.
Il put également perfectionner son savoir-faire
en matière d’horlogerie en réalisant le méca-
nisme de l’horloge de l’église Saint-Georges ( au-
jourd’hui exposée aux archives municipales ) ou
celui de l’horloge de la Tour Neuve qui n’existe
plus aujourd’hui.
• docteur eugène Koeberlé : Né à Sélestat en
1828, le docteur sauva de nombreux malades
lors de la deuxième épidémie de choléra à
Strasbourg en 1854.
Il entama, dès 1862, une brillante carrière de
chirurgien qui lui vaut encore aujourd’hui une
renommée mondiale et lors de laquelle il mit au
point deux méthodes remarquables : l’asepsie
et l’hémostase.
• lazare Weiller : Homme politique et industriel
né à Sélestat en 1858, il peut être considéré
comme un pionnier dans de nombreux
domaines. Dès le début des années 1880,
il entreprit la recherche d’un alliage qui
permettrait de réaliser des fils de métal fins et
solides, mais aussi conducteurs que le cuivre,
qui s’étire difficilement. Il déposa les brevets du
bronze siliceux et du cuivre phosphoreux, qui
furent à la base de sa fortune.
Il participa, en outre, à l’introduction du
téléphone en France et marqua l’histoire de la
télévision. S’il s’illustra dans la communication, il
en fit de même dans les transports. En 1909, il fut
l’un des fondateurs de la Compagnie Générale
de Navigation Aérienne, ancêtre d’Air France.
lazare Weiller
Propriétaire de la Lieutenance,
il participa notamment à
l’introduction du téléphone
en France et marqua l’histoire
de la télévision.
© DR
la maison du Pain d’Alsace
ancien «poêle» de la
corporation des boulangers.
© Ville de Sélestat30 31
LISTE DES monuments
historiques
1. Cimetière juif
Rue du Cimetière Israélite
7e siècle ; 18e siècle
1995/05/10 : classé MH
2. ancien Hôtel d’ebersmunster
Place du Dr Maurice Kubler
16e siècle ; 18e siècle
1965/09/09 : classé MH
3. Hôtel de Chanlas
1 rue des Franciscains
18e siècle
1983/03/21 : classé et
inscrit MH
4. église Sainte-Foy
Place du Marché Vert
2emoitié 11e siècle ; 19e siècle
1862 : classé MH
5. église Saint-georges
Place Saint-Georges
13e siècle ; 14e siècle ; 15e siècle ;
18e siècle ; 19e siècle
1848/03/16 : classé MH
6. maison à la licorne
6 place d’Armes
16e siècle ; 3e quart 18e siècle
1934/04/21 : inscrit MH
7. Hôtel de ville
9 place d’Armes
4e quart 18e siècle ; 19e siècle
1937/07/28 : inscrit MH
8. ancien Hôtel d’andlau
4 rue du Babil
3e quart 18esiècle
1931/04/29 : inscrit MH
9. maison natale présumée
de beatus rhenanus
8 rue Bornert
15e siècle, 16e siècle
1984/12/06 : inscrit MH
10. banc-reposoir dit banc
du roi de rome
RD 21
1er quart 19e siècle
1982/10/20 : inscrit MH
11. ancien arsenal
Saint-Hilaire
2 A rue des Chevaliers
16 e siècle ; 1er quart 17e siècle
20 e siècle
1984/05/30 : inscrit MH
12. maison, auberge des alliés
39 rue des Chevaliers
2e quart 16e siècle
1934/04/21 : inscrit MH
13. maison
42 rue des Chevaliers
18e siècle
1937/09/10 : inscrit MH
14. maison
46 rue des Chevaliers
16e siècle
1931/04/29 : inscrit MH
15. ancien Hôtel Cetty
4 rue du Docteur-Oberkirch
1770
1930/01/06 : inscrit MH
16. maison
6 rue de la Grande Boucherie
2e quart 18e siècle
1934/04/21 : inscrit MH
17. Château d’eau
Place du Général de Gaulle
1er quart 20e siècle
1992/07/02 : inscrit MH
18. ancien couvent
des dominicaines de Sylo
9 rue de l’Hôpital
2 e moitié 13e siècle ;
18e siècle
2009/02/06 : inscrit MH
19. ancienne commanderie
de Saint-jean
10 boulevard Leclerc
3e quart 16e siècle
1931/04/29 : inscrit MH
20. maison
2 rue des Marchands
4e quart 16e siècle
1931/04/29 : inscrit MH
21. maison
6 place du Marché aux Choux
16e siècle ; 1er quart 17e siècle
1929/10/03 : inscrit MH
22. maison
7 place du Marché aux Choux
1 ère moitié 17e siècle
1929/06/18 : inscrit MH
23. ancienne église
des Franciscains
ou église protestante
Place du Marché aux Pots
4e quart 13e siècle ; 2e quart
14 e siècle ; 15e siècle ; 19e siècle
1983/03/21 : inscrit MH
24. porte de Strasbourg
Place de la Porte de Strasbourg
2e moitié 17e siècle
1934/04/21 : inscrit MH
25. tribunal d’instance
17 rue de la Première Armée
1er quart 20e siècle
1992/07/02 : inscrit MH
26. ancien Hôtel
du prêteur royal
6 rue Sainte-Barbe
17 e siècle ; 3e quart 18esiècle
1929/10/25 : inscrit MH
27. ancien grenier du prieuré
des bénédictins
Rue Sainte-Foy
1er quart 17e siècle
1931/04/29 : inscrit MH
28. maison
1 rue des Serruriers
2 e moitié 18e siècle
1930/01/06 : inscrit MH
29. maison Ziegler
18 rue de Verdun
1ère moitié 16e siècle ; 18e siècle
1930/04/05 : inscrit MH
30. maison
7 place de la Victoire
1 ère moitié 18e siècle
1930/01/06 : inscrit MH
31. ancien hôpital bourgeois
Place du Vieux-Port
3e quart 18e siècle
1995/04/21 : inscrit MH
32. tour des Sorcières
Place de la porte de Strasbourg
14e siècle ; 15e siècle
1929/06/18 : inscrit MH
33. tour dite tour neuve
ou tour de l’Horloge
Rue des Chevaliers
4e quart 13e siècle ;
2e quart 15e siècle ; 17e siècle ;
4 e quart 19e siècle
1929/06/18 : inscrit MH
34. restes de l’ensemble
des remparts
Avenue Adrien Zeller
17e siècle
1947/03/07 : inscrits MH
classés ou inscrits32
« Illustre Sélestat, quel
héros, traçant le premier
dessin de ton enceinte, fut
ton fondateur d’heureux
présage ? » Érasme, extrait de L’Éloge de Sélestat, 1515
laissez-vous conter Sélestat,
ville d’art et d’histoire…
...en compagnie d’un guide-
conférencier agréé par le
Ministère de la Culture. Le
guide vous accueille. Il connaît
toutes les facettes de Sélestat
et vous donne les clefs de
lecture pour comprendre
l’histoire, l’architecture, les
paysages et plus généralement
comment les hommes ont
construit leur cadre de vie.
Le guide est à votre écoute.
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Le service Ville d’art et
d’histoire coordonne les
initiatives de Sélestat, Ville
d’art et d’histoire. Il propose
des visites et des ateliers toute
l’année pour les Sélestadiens,
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Sélestat appartient
au réseau national des villes
et pays d’art et d’histoire
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Direction Générale des
Patrimoines, attribue ce label
aux collectivités locales qui
animent leur patrimoine.
Il garantit la compétence des
guides-conférenciers et des
animateurs de l’architecture
et du patrimoine, et la
qualité de leurs actions.
Des vestiges antiques à
l’architecture du 21e siècle, les
Villes et Pays mettent en scène
le patrimoine dans sa diversité.
Aujourd’hui, un réseau de
186 Villes et Pays offre son
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et Strasbourg bénéficient de
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