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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Sélestat.
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Thèmes du document : Guerre en Ukraine, Armement, Histoire et mémoire,
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FOCUS
LA SECONDE
GUERRE MONDIALE
À SÉLESTAT
2 - LA LIBÉRATION
DE SÉLESTATSOMMAIRE
3 LA LIBÉRATION DE SÉLESTAT
4 ILS ARRIVENT
8 L'ARRIVÉE DES AMÉRICAINS À SÉLESTAT
12 TENIR LA VILLE
20 LE SACRIFICE DES CHAMBARAN
24 TROIS MOIS DANS LES CAVES
32 UN BOUQUET BLEU BLANC ROUGE
LA LIBÉRATION
DE SÉLESTAT,
JOUR APRÈS JOUR
Bien souvent, on considère l’année 1944 comme
celle de la Libération, d’autant que les villes
de Strasbourg et Mulhouse sont libérées en
novembre 1944. Cependant, il faudra autant de
temps aux Alliés pour repousser les Allemands
au-delà du Rhin, qu’il leur en avait fallu pour
arriver des côtes de Normandie aux crêtes des
Vosges.
Ainsi, le 19 novembre 1944, le premier village
alsacien libéré est Seppois-le-Bas (au sud du
Haut-Rhin, près de la frontière suisse) ; et le
dernier, le 19 mars 1945, est Scheibenhard (au
nord du Bas-Rhin).
Quatre mois d’un long combat, quatre mois
durant lesquels Sélestat ne sera pas épargnée.
En parallèle de la chronologie officielle, celle
présentée dans ces pages est la chronologie
propre à Sélestat, extraite de la publication
La bataille de Sélestat, de Jules Pfister. Il était
particulièrement difficile, pour les habitants de
Sélestat, d’avoir une information claire et sûre
de novembre 1944 à février 1945. Les faits relatés
peuvent donc parfois paraître en décalage avec la
chronologie officielle.
Crédits couverture
Cérémonie officielle de la Libération,
en présence du général Joseph de
Montsabert, le 7 mars 1945
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
Cérémonie commémorative
de la Libération, décembre 1945
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
3NSDAP
Kreisleitung Schlettstadt Schletrstadt, den Fornraf 318319
Der Kreisleiter
Einsatzverfügung für den Kriegsdienst
in der Gemeinschaftshilfe.
Sie werden für den Kricgedienst im Rabmen der Gemein
schaftshilfe einherufen
Damit sind Sie kriegsdienstyerpflichtet.
Diese Einsatzbefehl ist unbedingt Folge za leisten Alle
übrigen Dienstverpfichiungen, Notdienstverpiliditungen, Arbeit
ben. Dei Nidhtein vérpflichtungen sind in diesem Falle aufgel
baltuug dieser Kriegsdienstrerpflichtung vergehen Sie sich gegen
die Kriegsrechte und werden nach den Kriegsgesetsen bostraft
Dieser Einberufnngsbefehl derf nicht weitergegeben oder zuriick
gegchen werden
Das Deutsche Volk muss in dem Kampf auf Leben uni
Tod unter Führang der Partei cine verschworene Valksgemein
schaft bilden, in der einer für den andern steht.
F. d R:: Heii Hit]
Der Ortsgruppealeiter Der Kreiske
« 1929 (HCE &
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soût 192
Monsieur le Directeur 464
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3 TRA BOU SL
Me x
Au mois de novembre. 1944 Monsieur Loui
chirlen était pour des travaux de défense
allemande. Il s'est sous- ntichar par l'au
ait, a passé 4 jours dans la forêt, en rentrant
en ville 11 fût grièvement blessé par àn officier
iméricain. Les soïins médicaux lui furent donnes
ñ- taux militires et civils,en rente A0p dans
lernier lieu à Marseille. Le 7 juin 1945 11 regs-
gns son foyer, encore toujours incapable de tra-
vailler,
Pour lui permettre de reprendre ses forces,
11 demande l'attribution de cartes donnant dit à
16e aux rapatriés. double ration, comme elle est acc
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression
de nes sentiments distingués.
Le Maire:
vs
PELLE]
1 in € / pr /
ILS ARRIVENT
6 JUIN 1944
DÉBARQUEMENT DES ALLIÉS
EN NORMANDIE
Face à l’avancée alliée, l’occupant en Alsace
commence à montrer des signes de panique et
accentue la pression sur la population. En juillet
1944, le personnel administratif de la mairie est
incité à participer aux manifestations de fidélité
envers le Führer, sur la place de la mairie.
19 SEPTEMBRE 1944
HITLER ORDONNE DE TENIR L’ALSACE
À TOUT PRIX
En octobre, les Sélestadiens sont appelés à
rejoindre le Volkssturm, la milice populaire
allemande, censée épauler la Wehrmacht en cas
d’attaque du secteur. Cet appel concerne tous
les hommes valides de 16 à 60 ans, qui doivent
creuser des tranchées ou des fossés antichars un
peu partout aux abords de la ville. Dans le même
temps, les Ortsgruppenleiter (responsables
locaux du parti) rapatrient les familles
allemandes de l’autre côté de la frontière.
Témoignage de Michel Kieffer
16 ans au moment de la Libération, au sujet du
rapatriement des troupes allemandes de l’autre
côté du Rhin, à partir des premiers revers en
France.
« Ainsi, des nuits entières, passaient dans Sélestat,
des Roumains, Ukrainiens, Bulgares, et autres
ethnies qui retournaient au pays... ou en URSS.
Les signes de cette défaite me passionnaient
et je passais des nuits presqu’entières derrière
la fenêtre de ma chambre, comme témoin
anonyme de cette retraite silencieuse. »
L'arrivée des troupes et du matériel
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
Preuve de la désertion d'un soldat, appelé
à rejoindre la milice allemande
© AMS - PA241
Ordre de déploiement
pour le service militaire
© AMS - PA241
4en tstadt CREER
LAS POSER
14 NOVEMBRE 1944
LA 1 ère ARMÉE FRANÇAISE
DÉBUTE SON OFFENSIVE
Commandée par le général de Lattre de Tassigny,
la 1 ère armée française débute son offensive à
travers la trouée de Belfort et lance la « course
au Rhin ».
Elle se charge de la libération du sud de l’Alsace
tandis que la 7 e armée américaine du Général
Patch, composée notamment de la 2 e Division
Blindée du général Leclerc, se concentre sur le
nord, en attaquant par la trouée de Saverne.
23 NOVEMBRE 1944
LIBÉRATION DE STRASBOURG
Au fin fond de l'Afrique, à plusieurs milliers
de kilomètres de la France occupée et de
l'Allemagne ennemie, le colonel Leclerc enlève
aux Italiens l'oasis de Koufra, au sud de la Libye.
Avec ses hommes, qui ont rejoint comme lui
le général de Gaulle et la France Libre après
l'invasion de la France par la Wehrmacht, il fait
le serment de ne plus déposer les armes avant
que le drapeau français ne flotte sur Strasbourg.
Ce « serment de Koufra », qui marque le début
d'une longue marche glorieuse, est tenu avec la
libération de Strasbourg.
À Sélestat, les bombardements commencent à
partir du mois de novembre 1944.
Le 29 novembre, le feu de l’artillerie qui se
rapproche de plus en plus se fait entendre
toute la journée. Pour la première fois s'élève
le sifflement des projectiles, auquel les
Sélestadiens finiront par s’habituer.
30 NOVEMBRE 1944
AUX ABORDS DE SÉLESTAT
Après avoir libéré Châtenois, Scherwiller et
Dambach, les 36 e et 103 e divisions américaines
atteignent les environs de Sélestat.
Témoignage de Jules Pfister
« On se demande si notre libération sera pour
demain. On ne parle que de cela, le cœur plein
d’espoir. Tout le monde traîne les matelas dans
les caves, on s’installe comme on peut.
1 er décembre : « Dans la soirée, des rafales
de mitrailleuses provenant de la direction de
Scherwiller laissent supposer que des avant-
gardes américaines s’avancent vers la ville. Les
Allemands se retirent jusqu’aux défenses anti-char
à l’ouest de la ville. Vers 23 heures, les premiers
Américains arrivent jusqu’au Vieux Chemin de
Châtenois. Puis ils se retirent. Un autre groupe
arrive jusqu’au pont du Giessen. Et le lendemain,
les Allemands font sauter le pont du Giessen route
de Strasbourg. »
Témoignage de Tharsice Kuhn
durant le bombardement
du 26 novembre 1944
Il trouve refuge avec sa famille dans la
cave du couvent des Franciscains.
« Entassés entre les murs qui vibrent,
il faudrait cesser de penser. Les images
défilent dans toutes les têtes, tandis
que les moines nous donnent l’extrême
onction. La violence du fracas semble
tout raser au-dessus de nos têtes, il
ne nous laissera aucune chance, il est
humainement impossible de survivre à
un tel chaos, pensons-nous. »
Route de
Strasbourg
(aujourd'hui
rue d'Ebersheim)
© AMS - 44Fi42
Les Allemands détruisent les différents ponts pour
freiner l’avancée des Alliés. Ici le pont de la gare
(aujourd'hui la passerelle des Droits de l'Homme)
© AMS - 44Fi51
L'école des garçons éventrée
(aujourd'hui l'école du Centre)
© AMS - 44Fi51
7 67774
30 NOVEMBRE 1944
CRÉATION DE LA POCHE DE COLMAR
Le général de Lattre de Tassigny, à la tête de la
1ère armée française, stoppe l'avancée de celle-ci
pour adopter une attitude défensive, le temps de
préparer la prochaine attaque. Mais cela permet
aux troupes allemandes de se repositionner.
Se crée ainsi la poche de Colmar, allant de
Mulhouse jusqu’aux abords de Sélestat. Dans
cette zone, les Alliés font face à une résistance
acharnée de la part des Allemands, conduits par
Himmler.
Sélestat se trouve sur la limite de ce front.
2 ET 3 DÉCEMBRE 1944
L'ARRIVÉE DES AMÉRICAINS
Les premiers Américains entrent à Sélestat, la
36 e division par l’ouest et la 103e par le nord, et
pénètrent jusqu’au centre-ville.
Au nord de Sélestat
Deux bataillons du 409 e régiment de la 103 e
Division d'infanterie américaine arrivent dans la
périphérie nord de la ville vers 23h.
Le 1 er bataillon arrive de Dambach-la-Ville et de
Scherwiller par le Steinweg (actuelle RD 422, au
niveau du cimetière israélite). Il s’implante dans
les premières maisons et franchit le Giessen,
mais se fait surprendre dans la nuit par une
contre-attaque allemande sur les premières
maisons de la rue d’Ebersheim abritant les Boys.
Lors de cette nuit du 1 er au 2 décembre 1944, 137
hommes sont faits prisonniers par les Allemands.
Deux soldats américains périssent dans l’action.
Le 2 e bataillon franchit le Giessen avec de l’eau
jusqu’à la taille à hauteur du gué à Scherwiller.
Les soldats arrivent aux premières maisons
de Sélestat au niveau de la ferme Baradel au
Grubfeld et vers les maisons Kobloth et Caspar,
mais sont obligés de rebrousser chemin à la suite
d'une riposte ennemie.
C’est le 2 décembre au petit matin que les
véhicules et les chars de la 14e Division Blindée
américaine et du 2 e bataillon du 409 e régiment
réussissent à franchir la rivière et lancer
l’offensive vers le quartier du Grubfeld et du
Sand.
L'ARRIVÉE
DES AMÉRICAINS
À SÉLESTAT
Convoi de prisonniers allemands
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
Quartier du Gartfeld,
maison André Émile
© AMS - 44Fi51 9 8(au centre)
© AMS /Ehm
À l'ouest de Sélestat
Le 2 e bataillon du 143 e rattaché au 142 e de la 36 e
Division d'infanterie américaine attaque par
l’ouest (RN 59) et arrive au Heyden en provenance
de Châtenois, malgré un terrain miné et des
attaques d’artillerie incessantes. L’offensive
s’arrête à proximité des voies de chemin de fer
de la gare SNCF.
Le 2 décembre 1944, le bataillon franchit les
voies de chemin de fer et occupe le quartier entre
l’église Saint-Antoine et le château d’eau, pour
arriver sur le boulevard Foch en soirée.
Au sud de Sélestat
Le 3e bataillon du 143e régiment de la 36 e Division
d'infanterie américaine, appuyé par des chars,
attaque par le sud au Neubruch. Il se dirige vers
l'entrée de la ville le long de la route de Colmar,
sous le feu de l'artillerie allemande et des soldats
de la Wehrmacht, équipés de mitrailleuses
et retranchés dans les premières maisons du
quartier des Aviateurs.
Les combats sont âpres. Les Américains luttent
de maison en maison pour atteindre la place de
la République.
Quartier
du Gartfeld,
maison Bauer
© M. Bauer
(photo de gauche)
Le chef d’escouade américain Delmer
(blessé par des tirs aux deux jambes)
© Prêt - A. Drury
Le soldat américain Georges Evans (au centre)
(tué le 2 décembre 1944 près
de la ferme du Neubruch)
© Prêt - A. Drury
Témoignage de Davis Georges,
soldat américain et citoyen d'honneur
de la Ville de Sélestat
« Tout de suite [le 2 décembre] la compagnie
commença une opération de nettoyage de
maison en maison. Dans certaines habitations,
les occupants se terraient au sous-sol, et
dans d’autres, nous avons fait sortir des
soldats ennemis tremblants. Le tir isolé d’un
canon allemand et la résistance obstinée de
quelques ennemis retranchés dans les maisons
ralentissaient beaucoup notre avance ».
Un de ses camarades de combat se fait tirer
dessus et meurt :
« Cela m’affligeait beaucoup car, à 36 ans, mon
camarade n’avait eu aucune obligation de partir
outre-Atlantique, mais il était juif et il ne cessait
de répéter qu’il voulait participer au combat
contre les Nazis. »
(ABHS, 1982, p.57)
Les Allemands battent en retraite jusqu'à
l'avenue de la Liberté et se retranchent au centre-
ville. L'artillerie américaine stoppe l'arrivée de
150 soldats allemands venus en renfort par la
route de Marckolsheim.
Le 3e bataillon dénombre 5 blessés et deux morts
dans l'attaque.
De nombreuses publications indiquent que
Sélestat est libérée à cette date. Cela peut donner
l’impression que la ville sort dès lors du conflit.
Il n'en est rien. En effet, les Allemands opposent
une résistance féroce. Ils tiennent leur position
les premiers jours de décembre à l’abattoir de la
Ville ainsi que dans la maison forestière du pont
de l’Ill. Puis, ils installent leur zone de défense au
Gartfeld, en y plaçant des îlots de mitrailleuses.
Le centre-ville se retrouve donc sous le tir croisé
des Américains à l’ouest et des Allemands à l’est.
Témoignage d'André Ehm
« 3 décembre : les soldats américains occupent
la ville. Ce sont de grands gaillards, de forte
carrure, le casque bien enfoncé, l’arme à
la main, cherchant dans chaque maison
d’éventuels Allemands. Difficile de se parler, les
habitants ignorant l’anglais et les Américains ne
comprenant que quelques bribes de français ou
d’allemand. »
André Ehm sur un char américain
devant sa maison © AMS / Ehm
10 11Crawford
These Krauts failed and liked it . . . Part of a thousand-
man force that tried to take Selestat on 12 December of last year, they soon found themselves being closed in upon and carted away by the truckload . .. Heinrid Himmiler later made a speech about “What the Americans did at Selestat ...” ..."The First Battalion, 142nd Infantry, holds a Presidential Citation for the action.
Arrestation de soldats allemands
Près de 240 soldats allemands auraient été
faits prisonniers le 12 décembre 1944
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
Sélestat est stratégique pour les deux camps, car
elle est au carrefour de routes importantes entre
Strasbourg et Colmar. Les Allemands tentent
de repousser le front sur le Giessen et vers les
Vosges. Ils forment alors le projet de mener une
contre-attaque sur Sélestat, pour reprendre la
ville.
12 DÉCEMBRE 1944
LA CONTRE-ATTAQUE ALLEMANDE
SUR SÉLESTAT REPOUSSÉE
Du côté de Rathsamhausen, les Allemands
concentrent des troupes pour passer à l’attaque.
Les Américains, bien informés, préparent la
riposte, qui sera la plus violente attaque vécue
depuis le début des opérations de libération.
Des obus touchent l’église Saint-Georges. Les
tirs s’intensifient avec de nombreuses bombes
tombées sur la place d’Armes ou l’avenue de la
Liberté. La Wehrmacht réussit à s'infiltrer dans le
quartier de la Filature et le long du Giessen, mais
est repoussée par les soldats américains dans la
nuit, ces derniers faisant un nombre important
de prisonniers.
Témoignage de Jules Pfister
« Le jour commence par la plus violente attaque
vécue depuis le début des opérations. Les tirs
viennent de la direction de Muttersholtz. [...] C’est
seulement dans la soirée qu’on apprend qu’on
l’a échappé belle. Deux bataillons allemands
devaient encercler la ville. L’un d’eux avait déjà
occupé la filature de la cité. »
TENIR
LA VILLE L'église Saint-Georges touchée par des obus © AMS - 44Fi422 / Schweitzer Le transport des troupes © AMS - 44Fi42 / Schweitzer
Extrait du T-Patch Newspaper
article vantant le succès de l'armée américaine lors du 12 décembre © Prêt - A. Drury
« Ces boches ont échoué et ont aimé ça... Faisant partie d'une force de mille hommes qui ont tenté de prendre Sélestat le 12 décembre de l'année dernière, ils se sont vite retrouvés enfermés et emportés par camions entiers... Heinrich Himmler prononça plus tard un discours sur « ce que les Américains ont fait à Sélestat... ». Le premier bataillon
du 142e régiment d'infanterie a reçu une citation présidentielle pour cette action. »
12AAA D 'mar----
se
16 DÉCEMBRE 1944
CONTRE-OFFENSIVE ALLEMANDE
DANS LES ARDENNES
Les Américains envisagent le repli de leurs forces
en Alsace pour se concentrer sur le nouveau
front des Ardennes, mais le général de Gaulle
et Churchill arrivent à changer la décision
d’Eisenhower. Cette dernière aurait eu pour
conséquence de laisser Strasbourg et les autres
villes comme Sélestat à nouveau aux mains des
Allemands.
Le 18 décembre, la 2 e Division Blindée française
du général Leclerc relève les 36e et 103e Divisions
d'Infanterie américaines et le 31 décembre, la 1ère
Division de Marche d’Infanterie, nom officiel de
la Division Française libre, remplace la 2e Division
Blindée autour de Sélestat.
Au total, 61 soldats américains sont morts pour la
libération de Sélestat entre 1er et le 18 décembre
1944.
13 & 14 JANVIER 1945
NOUVELLE ATTAQUE DES ALLEMANDS
Les combats continuent de faire rage, les
Allemands tentent, les 13 et 14 janvier, une
nouvelle attaque au sud de la ville. Ils essayent
de traverser la nationale pour encercler la ville
par l’Ouest. Des soldats marocains de la 1 ère
Division de Marche d'Infanterie repoussent
l’ennemi par de violents combats nocturne.
La 1 ère armée Française, dont fait partie la 1 ère
Division de Marche d'Infanterie, est composée
à 50% de Maghrébins musulmans, à 32%
de citoyens français de l’Empire, à 10% de
Subsahariens et à 8% de Français de métropole.
Entre les deux guerres, des mouvements
anticolonialistes ont émergé, mais ils ont été
mis de côté lors de l’entrée en guerre de la
France contre l’Allemagne, la priorité étant alors
donnée à la victoire contre le totalitarisme. Par
ailleurs, des mesures sont prises pour tendre
vers l’égalité : en août 1943 par exemple, les
soldats maghrébins et subsahariens ont une
solde équivalente à celle versée aux combattants
citoyens français.
Il y aura une très faible désertion dans les
rangs de cette armée, malgré les rigueurs du
froid alsacien et l’âpreté des combats. Quant à
l’accueil de la population à ces combattants, il
est plus que favorable.
Témoignage de Jules Pfister
« Ils [les goumiers marocains] impressionnent
avec leurs allures bibliques, leurs turbans et
vêtements amples, leurs barbes accrochées
à leurs visages basanés, leurs gestes et leur
parler incompréhensible. Ils doivent d’ailleurs
également être impressionnés par nous, nos
traditions, et se sentir étrangers. »
Ces combats sont immortalisés par Emile Schweitzer,
photographe de la Ville de Sélestat. Il n’hésite pas à
s’approcher au plus près des combats pour réaliser un
reportage photographique d’une grande importance
historique, accompagné de son fils Claude Schweitzer,
âgé de 10 ans.
Les soldats dans les rues de Sélestat
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
Les Sélestadiens accueillent leurs libérateurs
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer 14 15Les Alliés à Sélestat
Reportage de guerre
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Les Alliés à Sélestat
Reportage de guerre
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
19 1820 JANVIER 1945
REPRISE DE L’OFFENSIVE ALLIÉE
POUR RÉDUIRE LA POCHE DE COLMAR
Composée d’anciens résistants du maquis de
Chambaran dans le Vercors, intégrés au batail-
lon de marche n°4 de la 1 ère Division Française
Libre, la compagnie Chambaran affronte, près du
lieu-dit Schnellenbuhl, à 6 km de Sélestat, des
troupes ennemies. Le 25 janvier 1945, elle lutte
dans un froid terrible pour tenir sa position.
Menée par le lieutenant Morel, la compagnie
perd alors 33 soldats dont les corps gelés ne sont
récupérés que quatre jours plus tard. En plus de
ces morts, 25 soldats sont blessés et 25 autres
sont faits prisonniers.
Témoignage de Marcel Beyron, ancien de l’unité
« Vers 18 heures, par une nuit très noire, l’ennemi
donna l’assaut de cinquante mètres tout au plus.
Tirant de toutes leurs armes automatiques,
hurlant comme des fauves, utilisant grenades,
armes antichars, lance-flammes, un bataillon
complet tout équipé de blanc nous avait
encerclés. Dans cette ambiance d’apocalypse, la
4e section, le 1er groupe de la 3e, qui avaient reçu le
choc frontal, furent tout de suite complètement
anéantis. »
LE SACRIFICE
DES CHAMBARAN
Combats au cœur de l'hiver et de l'Illwald
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
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33 JEUNES FRANÇAIS
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SONT MORTS POUR LA FRANCE
ET POUR LA LIBERTE
Enterrement militaire
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
Stèle des Chambaran
En 1975, une stèle est érigée au cœur de
la forêt de l’Illwald, dédiée à la mémoire
de la compagnie Chambaran, à l’endroit
des violents combats, en janvier 1945.
Cependant, l’emplacement de la stèle est
peu pratique, de par sa situation isolée et
son accès difficile. En 1999, la stèle est alors
déplacée au bord de la route de Marckolsheim,
à l’embranchement de l’allée des Chambaran
© Ville de Sélestat
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Ces longs mois de combat marquent
profondément la population sélestadienne. Une
partie des habitants quitte la ville et se réfugie
dans les communes libérées aux alentours.
D’autres restent et se mettent à l’abri dans des
caves glaciales, manquant parfois d’eau et
d’électricité. Les rez-de-chaussée et les premiers
étages sont souvent réquisitionnés par les
troupes allemandes ou américaines.
Les caves publiques se retrouvent surchargées,
comme celles de la sous-préfecture (actuellement
école Froebel), de la Porte de Strasbourg et de
l’école des filles (école Sainte-Foy). En l’absence
de radio et d’électricité, plusieurs jours passent
sans avoir de nouvelles de l’avancée du front.
Lors de brèves accalmies, les Sélestadiens
s’approvisionnent en nourriture et en eau dans
les puits.
Témoignage de Jules Pfister
« Entre 9 heures et 11 heures, c’est plus calme
et les gens en profitent pour s’approvisionner
chez les boulangers et bouchers, qui, il faut le
reconnaitre, sont presque tous à leur poste.»
Le 6 décembre, le lieutenant Roland Dissler
(1917-2014) s’installe dans la cave de la sous-
préfecture, afin d’y prendre ses fonctions de
premier administrateur de la ville. Parmi ses
premières mesures, il rétablit les maires des
cantons de Sélestat d’avant 1940. Ainsi, Jean
Meyer (1882-1950) reprend ses fonctions à la
mairie de Sélestat, assisté par les adjoints Joseph
Klein (futur maire, 1900-1978) et Nestor Schoepff.
Les 18 et 19 décembre, le maire met à l’abri un
certain nombre d’enfants sélestadiens en les
envoyant dans des familles de Barr et Epfig. La
ville connait une accalmie pour Noël et la messe
de minuit est célébrée le 24 décembre à 17h en
l’église Sainte-Foy.
« Malgré tout on pense à Noël. On a commandé
des sapins. Il y en aura tout de même dans les
caves, des tout simples, presque sans ornements.
Mais Noël sans arbre, ce ne serait pas Noël ».
Durant cette longue période d’affrontements, les
bombardements entraînent d’importants dégâts.
De nombreux bâtiments sont endommagés
(hôpital, école des filles, salle Sainte-Barbe, hôtel
de ville, églises,...) ou détruits. Les vestiges de ces
attaques et destructions ont été documentés
grâce au reportage photographique réalisé par
Emile Schweitzer.
TROIS MOIS
DANS LES CAVES
Boulevard Thiers
© AMS - 44Fi51 / Schweitzer
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ET
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4. Pont de l'Ill
© AMS - 44Fi51 / Schweitzer
2. Quai de l'Ill
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
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1. Rue Poincaré
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
3. Rue Poincaré, vers le quai de l'Ill
© AMS - 44Fi51 / Schweitzer 27 267,
uses
k _ L’hôpital civil (actuel cloître Saint-Quirin)
est bombardé par les Allemands le 4
décembre, malgré le signe de la Croix Rouge
peint sur le toit. Les malades et blessés
sont évacués dans les caves de la Porte
de Strasbourg et des bains municipaux,
aménagées en hôpital temporaire.
Témoignage de Jules Pfister
le 27 décembre 1944
« Dans la cave de la Porte de Strasbourg,
on me montre les 12 nouveau-nés couchés
l’un à côté de l’autre dans un grand lit. Les
mères qui ont accouché se trouvent dans
la même cave. »
Photos de l'hôpital civil bombardé
(actuel cloître Saint-Quirin)
© AMS - 44Fi51 / Schweitzer
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(extrait)
Témoignage d'Alice Frantz
« Lors des alertes, nous allions nous
réfugier dans l’un des passages qui avaient
été aménagés sous les remparts. Notre sac
était toujours prêt et à chaque fois que
la sirène retentissait, nous le prenions et
nous nous dépêchions de rejoindre cet
abri.[...] Pour dormir dans les caves, nos
parents avaient répandu de la paille et
apporté toutes les couvertures et coussins
disponibles et nous dormions ainsi.
Sous les remparts, le confort était plus
rudimentaire. »
Témoignage d'André Ehm
« Dans le quartier du Sand, 12 soldats
américains occupaient le 1er étage de notre
maison. Un jour, ils me demandèrent s’ils
[pouvaient] installer un mortier dans notre
cour. Grâce à mon accord, ils me laissèrent
de temps à autre glisser les obus dans le
canon ! [...] En raison des tirs de plus en
plus nourris des deux camps, les sorties
en ville devinrent de plus en plus difficiles
et dangereuses. Ainsi, un jour, au moment
de me ravitailler en eau dans le puits à
200 mètres de notre maison, je dus rester
allongé pendant un quart d’heure au puits,
car les Allemands avaient pris le quartier
pour cible. »
À Sélestat, les combats durent trois mois,
avec une succession de quartiers libérés
puis repris. Durant cette période, 64 civils
sont tués, victimes d’attaques aériennes,
d’obus et de mines meurtrières.
Maison bombardée dans
le quartier du Sand
© AMS / Ehm
Liste des personnes civiles
mortes par fait de guerre (extrait)
© AMS - 104W163
Trou d'obus dans le toit de l'église Saint-Georges
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
Les décors de la salle
Sainte-Barbe détruits
© AMS - 44Fi51 / Schweitzer
31 30Témoignage de Jules Pfister
« Les 1 er et 2 février, le dégel transforme les
routes et les chemins en un véritable bourbier.
Les trous et les fossés se remplissent d’eau. On
apprend que les communes près de Colmar, en
direction du Rhin, ont été reprises. Colmar même
est encerclé. [...] Le 2 février, les troupes de la 1 ère
armée française font leur entrée à Colmar. Nous
sommes enfin tous libres. Quel bonheur ! »
Le 11 février 1945, tout danger allemand est
écarté. Ce dimanche-là, une cérémonie militaire
a lieu place d’Armes. Pour l’occasion, la doyenne
de la ville, Mme Loos (grand-mère maternelle du
futur préfet Paul Demange, 1906-1970) remet un
bouquet bleu blanc rouge à l’officier qui préside.
La cérémonie officielle de la Libération se tient
le 7 mars, en présence du général Joseph de
Montsabert, commandant du 2 e corps d’armée
français dont fait partie la 1 ère Division de Marche
d’Infanterie. Une cérémonie religieuse se déroule
à l'église Saint-Georges, puis la foule se rend
place de la République pour assister à la revue
militaire.
UN BOUQUET
BLEU BLANC ROUGE
Cérémonie officielle de la Libération, en présence du
général Joseph de Montsabert, le 7 mars 1945
© AMS - 44Fi42 / Schweitzer
32Témoignage de Monique Hihn (13 ans)
sur sa participation au défilé
« Nos costumes [d’alsaciennes] étaient prêts. On
les brodait en cachette bien sûr, mais comme
on était à l’intérieur, tout était fermé, on n’avait
pas de radio ni de télé, alors on tricotait et on
brodait. »
Témoignage de Simone Beuglot (20 ans)
au sujet de son costume d’alsacienne
« Figurez-vous que ma mère, elle avait fait ma
jupe à partir d’un drapeau allemand, parce qu’il
fallait acheter du tissu, et puis on n’en trouvait
pas, alors on a coupé dans un drapeau allemand
pour me faire une jupe. Et puis ma mère est allée
exprès à Strasbourg pour m’acheter un grand
nœud. »
Témoignage d'André Ehm
« Quelle chance d’avoir pu assister à la libération
de cette ville, étant donné que tous mes
camarades de la classe 28 étaient quasiment
incorporés chez les Lufftewaffenhelfer, puis par
la suite dans les Arbeitsdienst, à partir de mars
1944. J’ai été ici à Sélestat parce que le football
m’a sauvé. » [Une blessure l’a obligé à être
hospitalisé en avril durant 6 semaines, et il a pu
bénéficier de plusieurs sursis].
La fête de la Libération, en mars 1945, marque
officiellement la fin de la guerre. Pour autant,
Sélestat va mettre du temps pour panser ses
blessures. La ville est marquée physiquement par
ces combats et des mines continuent d’exploser,
fauchant encore des vies. Le moment de la
Libération et de la délivrance est arrivé, mais il
s’accompagne du deuil des victimes militaires et
civiles, de l’attente de ceux qui ne sont toujours
pas rentrés... Il faut, malgré tout, relever la tête et
reconstruire la ville pour un avenir serein.
8 MAI 1945 : LE GÉNÉRAL DE LATTRE DE
TASSIGNY SIGNE À BERLIN L’ACTE DE
CAPITULATION DE L’ALLEMAGNE AU NOM DE
LA FRANCE.
Photos de la cérémonie officielle de la Libération, en
présence du général Joseph de Montsabert,
le 7 mars 1945 © AMS - 44Fi42 / Schweitzer
35 34a
DÉCISION Ne
78
Le 3ecrétairs d'Etat
aux Forces Armées nguerre"
Max LEJEUNE, cite
À L'ORDRE I CORPS D'ARNÉE
SELESTAT (Bas-Rhin). DURE
n pité au ps586 glorieux
qui & supporté valllansent
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" nombreux bombardements
ennemis au cours de la
Libération da
“ l'Alsace,
" La population à payé un
larg tribut de deuil et de
n souffrance, tout en gradant
fidèlement l'snour de La patris
."
cette citation comporte L'étrioution
de la croix de
Guerre avec Étoile de Vernail.
ait à PARIS, le I Novembre 1948
gigné : Max LEJEUNE
POUR AMPLIATION
L'admintstrateur dé
lère Classe
EAU LET
Chef du Bureau nDECORA TIONS"
É Z
Sélestat fait partie des 26 communes du Bas-
Rhin à être décorées de la croix de guerre 1939-
1945, en raison de leur "noble attitude sous
l’occupation ennemie", c’est-à-dire les villes et
villages qui ont particulièrement souffert lors
des combats de la Libération.
Depuis 80 ans, la Ville de Sélestat rappelle ces
évènements qui ont durablement marqué sa
population, et rend hommage aux Alliés qui ont
délivré le territoire occupé par l’ennemi, faisant
triompher l’humanisme sur la barbarie.
Devoir de mémoire aujourd'hui
Témoignage de Marcel Bauer, maire de Sélestat
« Né en 1949 dans une famille durement
éprouvée par la guerre, j’ai entendu toute mon
enfance les témoignages de mes proches, amis,
voisins, évoquant encore très régulièrement
ce qu’ils avaient vécu, vu et subi durant cette
sombre période de notre Histoire.
C’est pour moi une évidence, en tant que maire,
mais également en tant que citoyen, de rendre
inlassablement hommage à ceux qui se sont
battus pour que nous puissions vivre libres.
C’est un moyen de ne jamais oublier ceux qui
ont sacrifié leur vie pour notre liberté, mais
également de le signifier à leurs familles et leurs
descendants. »
Cérémonie
commémorative
du 10 mai 1953
© AMS
Cérémonie
commémorative
du 8 mai 1958
© AMS
Cérémonie
commémorative
du 13 mai 1961
© AMS
70e anniversaire
de la Libération,
1er février 2015
© Ville de Sélestat
Diplôme de la croix de guerre
décernée à Sélestat, 1948
© AMS - 102W86
37En 1947, la Ville décide d’ériger un monument
aux morts, portant la liste des Sélestadiens
morts lors des dernières guerres (1870-1871,
1914-1918, 1939-1945). La commission de travail,
présidée par le chanoine Walter, souhaite que le
monument représente « le sacrifice des enfants de
Sélestat morts à la guerre ou de faits de guerre, la
libération de la Ville et la fidélité indéfectible à la
mère-patrie ». Le projet est long à se concrétiser,
surtout en raison du choix de l’emplacement.
Différentes propositions sont rejetées : place
d’Armes (en raison du marché) ; devant la
Banque de France ou à côté du château d’eau
(trop proche de la route nationale) ; place du
Général de Gaulle, là où se trouve le cénotaphe
construit juste après-guerre...
L'emplacement finalement retenu est celui de
la place de la République. Le monument est
inauguré le 27 juin 1954. Réalisé par Henri Albert
Lagriffoul, il représente à droite un ange portant
dans ses mains une colombe et un rameau
d’olivier, tandis qu’à gauche, un homme hurlant
est entouré de serpents : la paix et la guerre. Au
milieu, la mère patrie est sculptée portant ses
enfants, protégeant l’un de la guerre, tandis que
l’autre se tourne vers la paix.
Cénotaphe temporaire
place du Général de Gaulle,
11 novembre 1945 © AMS
Inauguration du monument aux morts
place de la République, 27 juin 1954
© AMS - 44Fi21
Cérémonie devant le monument
aux morts, 14 juillet 2024
© Ville de Sélestat
38Léon Sélestat Ô
Al Alsace Centrale
« RENDRE INLASSABLEMENT
HOMMAGE À CEUX QUI SE
SONT BATTUS POUR QUE NOUS
PUISSIONS VIVRE LIBRES. »
Extrait du témoignage de Marcel Bauer, maire de Sélestat, 2025
Sélestat appartient
au réseau national des Villes
et Pays d'art et d'histoire
Le label « Ville d'art et d'histoire » est
attribué par le préfet de région, après
avis de la commission régionale du
patrimoine et de l'architecture, aux
collectivités territoriales qui mettent
en œuvre des actions d'animation
et de valorisation de l'architecture
et du patrimoine. Il garantit la
compétence des guides-conférenciers,
des animateurs de l'architecture et
du patrimoine et la qualité de leurs
actions. Des vestiges antiques à
l'architecture du XXIe siècle, les Villes
et Pays mettent en scène l'architecture
et le patrimoine dans sa diversité.
Aujourd'hui, un réseau de 201 Villes
et Pays d'art et histoire vous offre son
savoir-faire dans toute la France.
À proximité
Le Pays du Val d’Argent, le Pays de
Guebwiller, Mulhouse et Strasbourg
bénéficient de l’appellation Villes
ou Pays d’art et d’histoire.
Le service Ville d’art et d’histoire
coordonne les initiatives de Sélestat,
Ville d'art et d'histoire en collaboration
avec la DRAC Grand Est.
Conception / Réalisation graphique
Carole Menzer, Ville de Sélestat
Textes
Anne-Laure Fabre, Archives
municipales de Sélestat
Maquette
D'après Des signes studio
Muchir Desclouds
Photographies
Archives municipales de Sélestat
(AMS) notamment le fonds
Schweitzer, Ville de Sélestat,
Annuaire des Amis de la Bibliothèque
Humaniste de Sélestat (ABHS)
Contributions
Nadège Cardot, service
Ville d'art et d'histoire
Bibliographie
La Bataille de Sélestat et Sélestat, ville
de front. Douze semaines d'angoisse
vécues dans les caves - novembre
1944 - février 1945, Jules Pfister, 1946.
Entièrement consultables en ligne sur
selestat.fr et aux Archives municipales
de Sélestat.
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Service Ville d'art et d'histoire
place du Docteur Maurice Kubler
67600 Sélestat - 03 88 58 07 20
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