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unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 100 1 Annexe 2023 Bilan PDN
Document publié le Dimanche 1 janvier 2023
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 100 1 Annexe 2023 Bilan PDN)
Thèmes du document : Télécommunications et internet, Numérique, Médias,
LES PROMENEURS DU NET
BILAN DE L’ANNEE 20232
Table des matières
I. Le réseau PDN ................................................................................................................................. 3
Les changements au sein du réseau .................................................................................................... 3
Nombre de répondants ....................................................................................................................... 4
Les jeunes en lien avec les PDN........................................................................................................... 5
Les interactions en lignes................................................................................................................. 5
Le retour des jeunes : ....................................................................................................................... 9
La communication et la promotion du dispositif ............................................................................. 9
Orientation des jeunes :................................................................................................................. 10
La place des parents dans le dispositif .............................................................................................. 12
La vie du réseau local : ...................................................................................................................... 16
Points positifs et points à améliorer du dispositif :........................................................................ 16
Les rencontres : .............................................................................................................................. 18
II. La coordination .............................................................................................................................. 21
Budget Global 2023 : ......................................................................................................................... 21
Rencontres et promotion du dispositif : ........................................................................................... 22
Travail partenarial PDN Nouvelle Aquitaine :.................................................................................... 22
Organisation CAF / AdoEnia : ............................................................................................................ 23
III. Développement envisageable. .................................................................................................. 23
Les forces du dispositif : .................................................................................................................... 23
Les axes d’amélioration : ................................................................................................................... 24
Le développement du réseau. ........................................................................................................... 26
La coordination et le pilotage............................................................................................................ 26
Budget prévisionnel 2024.................................................................................................................. 273
I. Le réseau PDN
Les changements au sein du réseau
L’année 2023 est une année particulière avec le renouvellement de convention pour la quasi- totalité des structures.
Certaines structures ont fait le choix de quitter le dispositif.
C’est le cas de :
- L’Association Prévention Spécialisée Pays des Gaves (APSPG) - Mourenx - La Mission Locale Tm2o – Mourenx/Orthez/Oloron
- Le lycée Frantsesenia – Saint Jean Pied de Port
- Le collège St Michel Garikoitz – Cambo les bains
- Insertion Emploi Béarn Adour (IEBA) - Morlaàs
- La ville Hendaye
D’autres structures ont, quant à elles, ont fait le choix de rester conventionné mais en diminuant le nombre de professionnels présents sur les réseaux.
Ainsi :
- Le centre socio culturel d’Orthez
- Association Addiction France
Enfin, de nouvelles structures ont intégré le dispositif :
- Azia - Tardets
- La ville de Artix
- La ville d’Anglet
En 2023, nous sommes passés de 50 PDN à 42.
La répartition n’est pas aussi équitable qu’en 2022. En effet, le renouvellement des conventions a recréé un déséquilibre entre la partie Est (16 PDN) et Ouest (26 PDN) du département. De plus, certains territoires se retrouvent sans professionnels faisant partie du réseau. C’est le cas de la commune d’Oloron Sainte Marie ou de Cambo les bains.
La Communauté de Communes Nord Est Béarn se retrouve sans PDN.4
Même si le réseau est composé d’une grande variété de métiers différents, il reste majoritairement composé d’animateurs(trices) socio-culturels(les) (64%).
Cela aura une importance en particulier lorsque nous aborderons les thématiques traitées dans le cadre du dispositif.
Nombre de répondants
Cette année, pour la première fois depuis le lancement du dispositif, 1/3 des PDN n’ont pas répondu
au questionnaire d’évaluation en dépit de nombreuses relances et de la mise à disposition d’un outil
facilitant le recueil d’information.
Les résultats présentés ci-après correspondent aux réponses de 28 professionnels sur les 42 du
dispositif.5
Les jeunes en lien avec les PDN
Les interactions en lignes
A première vue, le nombre de jeunes en lien avec au moins un PDN semble en net recul, mais si on fait le ratio avec le nombre de PDN ayant répondu au questionnaire, alors le nombre de jeunes en lien avec un professionnel via les réseaux sociaux semble en augmentation. Le nombre moyen de jeunes par PDN de 158/PDN en 2022 à 181/PDN cette année.
Au niveau des réseaux sociaux utilisés par les professionnels pour échanger avec les jeunes, Instagram reste le réseau le plus utilisé (59% +4% par rapport à 2022).
Facebook perd 15% au profit de Snapchat (+4%) de TikTok (+3%) et de Whatsapp qui a été très utilisé cette année.
TikTok est toujours de plus en plus investi par les professionnels passant de 28% des PDN inscrits en 2022 à 32% en 2023.
Enfin, il est à noter que 901 jeunes qui n’étaient pas connus des professionnels ont ajouté au moins un PDN à leurs contacts. Ce ratio est un peu inférieur à l’an passé (39 jeunes pour 1 PDN en 2022 contre 32 jeunes en 2023).
Malgré un réseau très hétérogène, l’ensemble des professionnels est en contact avec des jeunes et tous ont eu des interactions en ligne.
La psychologue présente sur le réseau a changé en court d’année. Son profil est présenté aux jeunes et elle peut, maintenant, être interpelée par le public directement.
En revanche, l’ensemble des professionnels estime que le dispositif reste encore méconnu en particulier des partenaires.6
Cette année, le nombre d’interactions en ligne remonte au niveau de 2021 avec plus de 26 000 échanges entre jeunes et professionnels via les réseaux sociaux.
Le constat fait depuis maintenant deux ans est toujours d’actualité à savoir, une minorité de PDN utilisent les réseaux sociaux comme unique moyen de communication avec les jeunes et sont en lien avec eux toutes les semaines pour avancer sur les projets en cours, prendre les inscriptions pour les activités ou tout simplement maintenir le lien.
La majorité des PDN continue à privilégier l’accueil physique sur les structures au détriment du temps passé en ligne.
Snapchat et Instagram totalisent à eux deux 92% des interactions en ligne avec les jeunes. C’est équivalent à l’année précédente.
Snapchat confirme son statut de leader en tant qu’application la plus utilisée pour entrer en interaction avec les jeunes.
Si on retire les PDN qui utilisent fortement les réseaux sociaux, le total des e-interactions est d’environ 3 854 réparties de la manière suivante : Whatsapp avec près de la moitié des échanges, une utilisation d’Instagram à hauteur de 34%, de Snapchat à hauteur de 13%, les autres médias sociaux ne représentant que 5%.
Compte tenu du nombre de répondants, nous sommes à des niveaux supérieurs aux années précédentes.
Au vu du nombre d’interactions, il est difficile de rendre lisible l’ensemble des thématiques abordées lors des échanges en ligne.
Ainsi, 95% des échanges relèvent du maintien du lien, des loisirs ou du suivi de projet d’animation.7
Si on retire les PDN qui utilisent les réseaux sociaux au quotidien, nous avons la répartition suivante :
2/3 des interactions concernent 3 thématiques (maintien du lien, projets et loisirs). Cependant, 8% des échanges concerne des situations de mal-être. La scolarité et les relations entre pairs sont aussi des sujets de conversations importants (6%).
Nous pouvons aisément penser qu’il existe un lien de corrélation entre la nature du professionnel et la thématique abordée lors des échanges avec le jeune.8
Les réseaux sociaux sont toujours le moyen le plus rapide pour rester en lien avec le public adolescent.
Les professionnels ont multiplié la création de groupes (sur WhatsApp et Snapchat) pour échanger de manière collective avec les jeunes. C’est particulièrement vrai en 2023 avec une place de Whatsapp très importante pour être en lien avec le public.
En revanche, par manque de temps, les professionnels ont toujours du mal à publier du contenu.
Au niveau de la temporalité des prises de contact, près de 30% des répondants ont constaté que les messages relatifs au mal-être, aux difficultés relationnelles ou encore au harcèlement ont plus souvent lieu le soir, le week-end ou pendant les fêtes de fin d’années. Ce sont des moments un peu plus durs pour une partie de ces jeunes qui ont besoin de déposer leurs pensées sur les réseaux pour pouvoir avancer.
Un PDN a même constaté l’envoi de message durant les heures de cours.
Comme chaque année, il est donc primordial de rappeler aux structures partenaires ainsi qu’aux professionnels eux même, que ce dispositif n’est pas un service d’urgence et qu’il est préconisé d’éteindre les outils numériques en dehors du temps de travail du PDN, même si l’organisation plus libre mise en place depuis 2020 permet une certaine latitude aux professionnels et favorise une réponse plus rapide aux jeunes.
En revanche, les PDN n’ont pas identifié un lien entre le réseau social utilisé et la thématique abordée.
Cependant, certains professionnels rencontrent toujours des difficultés à assurer leur présence en ligne de manière régulière.9
En général, les PDN se servent très bien des réseaux sociaux pour communiquer. En revanche, certains expriment un manque de temps pour réaliser une réelle veille en ligne.
Le retour des jeunes :
Ce dispositif n’est toujours pas clairement identifié par le public. Toujours en 2023, la majorité des jeunes n’a jamais entendu parler des PDN.
En revanche, lors des interventions, ils comprennent qu’ils peuvent échanger avec un professionnel en utilisant les outils numériques.
Les jeunes trouvent donc ce dispositif intéressant car il permet d’avoir des professionnels mobilisables en cas de besoin.
Les jeunes ont toujours besoin de rencontrer physiquement les professionnels avant de les suivre sur Internet.
Depuis 2022, de plus en plus de professionnels interviennent directement en dehors de leur structure pour rendre visible le dispositif auprès des jeunes mais également auprès des parents et des professionnels.
La communication et la promotion du dispositif
La communication et la promotion des PDN jouent donc un rôle important dans le développement du dispositif. Comme nous venons de le voir, la majorité des jeunes n’ont jamais entendu parler de cette modalité d’accompagnement des jeunes. Il faut donc faire connaître les PDN pour que les jeunes s’en saisissent.
La promotion du dispositif passe toujours quasi exclusivement par des séances de sensibilisation sur la thématique des écrans auprès du public adolescent.
Ainsi en 2023, ce sont 3343 jeunes de collèges, lycées, CFA ou encore MECS et Centres sociaux du département qui ont pu bénéficier d’un temps d’échange autour du dispositif. Ce chiffre est sensiblement équivalent à 2022 mais ne porte que sur les 28 répondants.
61% des répondants ont réalisé au moins une action qui a permis de mettre en lumière le dispositif :
- 65% d’entre eux ont animé une séance de sensibilisation en classe,
- 35% ont réalisé une présentation simple du dispositif,
- 24% sont intervenus au cours d’une conférence ou d’un évènement tout public, - Et enfin 65% ont réalisé une action à destination de son propre public.
L’intérêt pour les PDN d’intervenir auprès des différents publics est multiple : - Faire connaitre le dispositif,
- Consolider le partenariat avec les structures environnantes (établissements scolaires par exemple),
- Initier un échange avec les jeunes.
En 2023, 242 jeunes se sont mis en lien avec des PDN suite à ces temps d’intervention.10
Pour rappel, jusqu’en 2021 la quasi-totalité des interventions étaient réalisées par le coordinateur.
Les professionnels sont en demande d’accompagnement pour la mise en place d’un outil commun et certains d’entre eux ont impulsé la création d’un groupe de travail qui doit aboutir courant 2024 à la création d’une séance d’animation sur cette thématique.
Seulement, il n’est pas toujours possible de proposer à un professionnel du réseau d’assurer ces interventions.
En 2023, 5 structures n’ont pu bénéficier de cette sensibilisation soit environ 350 élèves qui n’ont pas eu connaissance du dispositif PDN. Ces interventions ont été repoussées à 2024. Les principales raisons sont toujours les mêmes :
- Les structures ne souhaitent pas forcément libérer les PDN.
- Certains territoires ne sont pas encore couverts par le dispositif.
- Le manque de disponibilité du coordinateur
Orientation des jeunes :
Les interactions en ligne peuvent déboucher sur des rencontres sur la structure. L’idée du dispositif n’est pas de régler la problématique directement en ligne mais de maintenir le lien le temps qu’une orientation se mette en place
Plus de 60% des répondants ont proposé une rencontre sur leur structure suite à des interactions en ligne.
Cela correspond à près de 700 jeunes, dont une centaine d’entre eux sont effectivement venus sur la structure.
Il s’agit soit de problématiques personnelles (orientation scolaire, problématique de consommation, projet personnel…), soit de proposition de travailler le projet du groupe de jeunes en présentiel.11
Dans certains cas, Les professionnels posent des rendez-vous directement en ligne.C’est le cas pour près de 60% d’entre eux qui définissent un temps avec le public afin de prendre le temps d’échanger. Cette modalité est encore un exemple de la « numérisation des missions » qui offre davantage de souplesse aux jeunes.
Les sujets abordés en ligne sont très divers. Cela va du détail du fonctionnement de la structure à des problématiques de harcèlement ou des questions sur la sexualité.
1100 jeunes ont reçu cette proposition de la part d’un PDN, seulement 150 se sont réellement saisis de cette opportunité.
Encore une fois, nous n’avons qu’une vision parcélaire de la situation.12
Près de 60% des professionnels orientent les jeunes directement sur d’autres structures en fonction des problématiques repérées.
Ce repérage peut se faire soit directement en ligne, soit après un passage en présentiel sur la structure.
En 2023 cela concerne environ une cinquantaine de jeunes.
Les motifs d’orientation sont très divers cette année :
- Mal-être
- Contexte familial
- Logement
- Orientation scolaire
- Sexualité
- …
La place des parents dans le dispositif
Les Promeneurs du Net s’adressent avant tout aux jeunes de 11 à 25 ans.
Mais une grande partie des professionnels font remonter l’intérêt que portent les parents pour ce dispositif.13
Près de 65% des PDN communiquent avec les parents en utilisant les réseaux sociaux. Ce taux est en très forte hausse par rapport à 2022 (+49%).
Le ratio nombre de parent par PDN reste strictement identique en 2023 par rapport à 2022.
Dans le détail, Instagram devient, pour la première année, le réseau social le plus utilisé par les parents. Facebook reste assez présent mais perd du terrain au profit de WhatsApp et des mails.14
Le nombre d’interaction en ligne augmente cette année encore très fortement par rapport à 2022 passant de moins de 1000 à près de 1500.
Les échanges avec les parents passent majoritairement par WhatsApp mais les textos et les traditionnels emails fonctionnent très bien. Facebook, Instagram et Snapchat n’ont pas été très utilisés par les parents cette année.
Au niveau des thématiques abordées :
Les projets en cours (thématique majoritaire l’an passé) ne représentent plus que 5% des échanges cette année.
En 2023, la thématique de la relation entre jeunes, le maintien d’un lien avec le professionnel et la problématique des addictions se retrouvent dans plus de 75% des échanges.15
A la différence des jeunes, il n’y a pas de régularité d’une année sur l’autre quant aux thématiques abordées entre les parents et les PDN.
Le taux reste identique à l’an passé..
Il semblerait que les parents utilisent les outils numériques pour interpeler les professionnels.
Les professionnels se saisissent aussi de plus en plus de ces mêmes outils pour échanger avec les parents des jeunes qu’ils suivent.
Ces tendances ont l’air de s’inscrire dans la durée et prend même de plus en plus d’importance au fil des années.16
Comme les années précédentes, un tiers des PDN ont proposé aux parents une orientation en particulier en cas de conflits avec les jeunes ou pour des problématiques d’orientation scolaire.
Il semble toujours pertinent de lancer un dispositif « Promeneurs du net Parentalité » sur le département avec des acteurs identifiés par les parents pour accompagner ce public.
La vie du réseau local :
Points positifs et points à améliorer du dispositif :
Cette année, les professionnels ont mis en avant la force du réseau, la qualité des rencontres et le
programme de formation comme véritables points positifs du dispositif.
Une partie des PDN ayant répondu à l’évaluation a mis en avant le côté pratique du dispositif avec la possibilité de maintenir le lien avec les publics.
En revanche, une partie des PDN ont fait part du manque de visibilité du dispositif encore 5 ans après le lancement de celui-ci sur le département. C’est d’ailleurs le principal point à améliorer qui est avancé par les professionnels.
2 professionnels ont fait remonter le besoin de plus de rencontres et de formation, un autre PDN souhaite une animation du réseau plus présente et un dernier promeneur regrette le manque de financement.17
Enfin un dernier mentionne que l’évaluation est très compliquée à remplir.
Malgré ces points à améliorer, les PDN trouvent de nombreux avantages à utiliser ce dispositif :
En effet, grâce à ce dispositif, le lien avec le public et la continuité dans l’accompagnement sont plus facile à maintenir.
Plusieurs PDN ont également mis en avant la possibilité d’élargir son réseau professionnel directement corrélé à la labélisation PDN.
54% des PDN affirment avoir été en lien avec au moins un autre professionnel du réseau en 2023. C’est 10% de plus qu’en 2022.
Cette pratique semble se généraliser.
Les professionnels commencent à ressentir l’importance de faire réseau.
Ils ont collaboré pour :
- Orienter une situation problématique,18
- Préparer une action commune (permanence, intervention, projet, …),
- Echanger au sujet d’un support d’intervention.
Dans ce dernier cas, les professionnels travaillent surtout à l’échelle du territoire d’intervention (commune ou communauté de communes par exemple).
Les rencontres entre PDN initiées en 2021 sur les différents bassins de vie des jeunes ainsi que la mise en place progressive de la Prestation Service Jeunes semblent avoir favorisé la mise en place de projets entre professionnels du réseau.
Même si plus la moitié des PDN affirment échanger entre eux pour une situation ou pour une action commune, nous pouvons constater que cela reste à la marge.
En effet, sur une année, il n’y a que peu d’échanges.
La moitié de ceux-ci passe par des outils « formels » à savoir le téléphone et le mail. Whatsapp occupe également une place importante.
Les rencontres :
En 2023, nous avons continué les rencontres à différentes échelles afin de favoriser la vie du réseau, véritable plus-value du dispositif.
Nous avons pu au cours de l’année passée, réunir à plusieurs reprises les professionnels afin de : - S’identifier et se rencontrer
- Comprendre le champ d’intervention de chacun
- Monter en compétence
- Imaginer de nouvelles collaborations
- …
Un groupe de travail a été constitué pour travailler la création d’un outil (tableau) qui a pour objectif de faciliter le remplissage de l’évaluation annuelle.
Ce groupe, qui s’est réuni une seule fois, n’a pas réuni beaucoup de professionnels puisque seulement 3 membres du réseau ont accepté l’invitation.19
Malgré tout, il a permis de prendre en considération les besoins en matière d’évaluation afin de créer deux préversions proposées à l’ensemble des PDN lors d’un temps de rencontre sur chacun des territoires en juin 2023.
Ce tableau a été finalisé en septembre 2023 pour être présenté dans sa version définitive en octobre 2023 lors du temps de rencontre départemental.
Depuis 2021, nous essayons de créer un outil d’intervention afin d’harmoniser les actions de prévention réalisées par les membres du réseau.
Après de multiples tentatives infructueuses impulsées par le coordinateur, une professionnelle a pu exprimer son besoin d’un tel outil lors de la rencontre départementale d’octobre 2023. Dès lors, un calendrier de réunion a été proposé et un groupe de travail s’est créé avec une réunion mensuelle.
Composé de 7 PDN, ce groupe a pu commencer à élaborer une intervention qui sera utilisable en 2024 par l’ensemble des PDN qui le souhaite.
En janvier 2023, nous avons eu l’occasion de faire intervenir Thomas Rohmer, directeur et fondateur de l’Observatoire de la Parentalité et de l’Education Numérique afin d’explorer le sujet de l’accès à la pornographie chez les mineurs.
Ce temps organisé dans les locaux du lycée St Joseph à Hasparren a permis aux professionnels de mesurer l’ampleur du phénomène en France et de découvrir des outils afin d’aborder cette thématique avec un public adolescent.
En octobre 2023, Grégoire Borst, neuropsychologue et directeur du laboratoire de recherches LaPsydé nous a rendu visite au Centre social La pépinière à Pau.
Cette fois-ci, il était question de comprendre le développement du cerveau à l’adolescence et de mesurer l’impact des écrans lors de cette phase particulière du neurodéveloppement.
Ces temps sont toujours autant appréciés par les PDN.
Depuis maintenant plusieurs années, nous couplons ces rencontres avec des conférences tout public qui ont réuni cette année entre 80 et 100 personnes.20
A l’image de 2022, les PDN estiment en majorité ne pas avoir rencontré de difficultés particulières pour assurer leurs missions en ligne au quotidien.
Les 36% des PDN qui n’arrivent pas à investir les réseaux sociaux correctement invoquent : - Un manque de temps,
- Une structure qui recentre les missions sur l’accueil en présentiel,
- Une difficulté pour aborder certains sujets en ligne (ex les nudes),
- Une difficulté pour arriver à toucher les jeunes.
Enfin, un PDN explique que sur son territoire les parents limitent fortement les jeunes dans leurs usages numériques rendant difficile le lien avec le professionnel.
Si la question de la maîtrise de l’outil peut être réglée par des apports en formation, le problème le plus récurrent reste toujours le manque de temps dédié à la veille en ligne.21
II. La coordination
Budget Global 2023 :
BUDGET PDN 2023
Charges Produits
Budget
Prévisionnel Dépenses engagées
Montant Commentaires
Charges de
personnel
30050 30050 Subventions 27000
Montant poste
de coordination
chargé 25200 25200 CAF 20000
Mise à dispo
temps psycho
et cadre
AdoEnia
0,1 ETP 4850 4850 MSA 5000
Formations
PDN 6000 4631.24
CAPB 2000
Soutien à la
démarche 0,1
ETP cadre et
psycho
Formations
4000 3415.94
Financement
direct CAF 2183.10
Repas
formation
2000 1215.30 CAF 2183.10 Temps de formation
Achat 500 500 Fonds Propres CHCB 8181.24
Achat matériel
smartphone,
ordinateur
portable, 500 500
Déplacements 3080 2183.10
Déplacements
(Base de 4800
km/an) 1875 1442.20
Péage et autres
frais 400 233.40
Frais de repas
déplacement
(Base de 46
repas à
15,25€)
805 507.50
Total 39630 37364.34 Total 37364.3422
Rencontres et promotion du dispositif :
En 2023, le coordinateur s’est rendu sur l’ensemble des territoires afin de rencontrer les PDN qui le souhaitaient. Ces temps ont pris deux formes :
- En grand groupe pour les temps de formation
- Au niveau de la communauté de commune ou du pôle territorial pour renforcer la coopération.
Il a réalisé 10 interventions auprès du public adolescent ce qui équivaut à 336 jeunes rencontrés et 5 structures différentes.
Cette baisse par rapport à l’année passée s’explique en partie par le fait que les professionnels du réseau font de plus en plus d’interventions directement auprès des jeunes sans nécessité de la présence du coordinateur.
Il est également intervenu auprès du grand public. Au total, ce sont 705 personnes qui ont été sensibilisés au cours de différentes manifestations (conférences, rencontres partenaires...) sur l’année 2023.
Cette hausse de 231% par rapport à 2022, est lié à une hausse des conférences sur lesquelles le coordinateur est intervenu pour présenter le dispositif.
Un des enjeux du réseau reste le maillage du territoire.
La rencontre de nouveaux partenaires reste essentielle afin d’investir des territoires dépourvus de PDN afin que les jeunes puissent avoir accès à ce dispositif.
Cela passe nécessairement par des temps d’échanges et de rencontres en présentiel.
Au total, entre les interventions, les temps de préparation, les rencontres PDN, les formations et les actions de promotions du dispositif, le coordonnateur a réalisé 42 déplacements en 2023.
Cette baisse s’explique par le fait que les missions de la personne assurant la coordination ont évoluées en cours d’année. AdoEnia était en attente du recrutement d’un nouveau coordinateur depuis juillet 2023.
Pour l’année 2023, la CAF avait octroyé 3080€ pour les frais de déplacements du coordonnateur dans le cadre du dispositif PDN.
Les dépenses engagées s’élèvent à un peu moins de 2200€.
Cette année, il n’y a pas eu de rencontre entre les coordinateurs de Nouvelle Aquitaine. Un séminaire régional a été mis en place par le département de la Corrèze. Cependant, le coordinateur n’a pu s’y rendre car il donnait au même moment, une conférence pour présenter le dispositif PDN à Pau.
Travail partenarial PDN Nouvelle Aquitaine :
Le partenariat initié en 2019 avec l’ensemble des coordonnateurs de Nouvelle Aquitaine continue son action.
Malgré tout, cette année, il n’y a eu que des rencontres en visio conférence pour maintenir le lien. Le temps de rencontre en présentiel était fixé pendant le séminaire de Corrèze.23
Organisation CAF / AdoEnia :
Depuis fin 2019, 2 conseillères techniques de la CAF ont pris part au dispositif PDN afin d’en assurer le pilotage.
L’année 2023 correspond au renouvellement de la convention qui lie la CAF au CHCB pour la coordination du dispositif. A cette occasion, nous avons repensé les différentes missions qui incombent au coordinateur.
En moyenne, une rencontre par mois est organisée afin de définir les orientations à prendre Ces temps servent à :
- Faire le point sur le réseau (difficultés rencontrées par les PDN, nouvelles demandes
d’adhésion, …)
- Préparer les temps de formation
- Articulation avec les demandes de la CNAF et l’échelon régional
Ce fonctionnement semble toujours parfaitement adapté.
III. Développement envisageable.
Comme indiqué ci-dessus, Gilles RIBA ayant évolué vers de nouvelles missions au sein du service AdoEnia, un recrutement était nécessaire afin d’assurer la coordination du dispositif Promeneurs du net sur le département.
Alice LASSERRE a été recrutée début février en tant que coordinatrice du dispositif PDN (50%) et des actions de prévention du service AdoEnia (30%).
A sa prise de poste, une phase d’état des lieux était nécessaire pour sa compréhension du contexte actuel et des besoins des professionnels du réseau. Cela s’est fait dans un premier temps via la passation avec Gilles RIBA, la prise de connaissance des bilans des années passées et l’organisation d’une rencontre Béarn (12 PDN) et Pays basque (8 PDN) en mars 2024.
En nous appuyant sur ce bilan 2023 et l’état des lieux, nous pouvons ressortir les forces, faiblesses et perspectives pour le dispositif.
Une partie des perspectives consiste à poursuivre les actions mises en places, d’autres ont pour
enjeu de développer de nouveaux axes pour renforcer le dispositif PDN sur le département (notés
en bleu dans les slide suivantes).
La mise en place de ces nouveaux axes nécessiterait donc une augmentation du temps de travail,
qui est actuellement financé à hauteur de 0.5 ETP.
Les forces du dispositif :
a) Le lien avec les jeunes.
Via les réseaux sociaux, le PDN communiquent autrement avec les jeunes. Cela leur permet de garder un lien (p 8 et 16), d’aborder plus facilement des sujets que les jeunes n’abordent pas en présentiel (mal être, harcèlement, …), de faire de la veille et de rester vigilants aux pratiques numériques.
b) Le réseau24
Intégrer un réseau est pour eux la plus-value du dispositif, via les rencontres et échanges entre
professionnels jeunesse d’autres territoires, les formations avec des intervenants spécialisés (p.16) et
les groupes de travail afin de créer des outils communs.
c) La légitimité
Utiliser les réseaux sociaux pourrait se faire sans le dispositif, cependant cette labellisation (p.17) apporte une légitimité auprès des jeunes, des parents et aussi des employeurs à utiliser ces outils de manières officielles dans leurs pratiques professionnelles.
Perspectives 2024 :
- Poursuivre les rencontres départementales, locales et individuelles.
- Proposer des formations répondant aux besoins des professionnels.
Les axes d’amélioration :
a) Les moyens des PDN : temporel, matériel et financier.
Certains PDN n’arrivent pas toujours à se dégager le temps qu’ils souhaiteraient pour être présents en tant que PDN (p 8 et 20). Cela s’accentue lorsque l’employeur/élu ne soutient pas la mise en place du dispositif.
La question matérielle afin de réaliser au mieux leur mission se pose, notamment l’accès à un téléphone par professionnel.
Enfin, les PDN alertent sur les difficultés financières de certaines structures et le besoin de se recentrer sur certaines missions.
Perspectives 2024 :
- Présenter et/ou rappeler les missions des Promeneurs du net aux structures ayant intégrées
le dispositif, afin de soutenir les professionnels dans leurs pratiques.
- Rappeler les financements investissements possibles auprès de la Caf.
- Faire remonter les difficultés des structures auprès des partenaires financeurs.
b) La communication, à destination des jeunes et des partenaires.
Comme cela a pu être dit précédemment, le dispositif est encore peu ou pas connu du public jeunes et des partenaires (p 5, 9 et 16).
Les jeunes ajoutent des PDN plus facilement s’ils ont déjà rencontré les professionnels, les PDN ont donc des difficultés à être en lien avec des jeunes qui ne sont pas déjà dans leur structure. Partant de ce constat, comment toucher des nouveaux jeunes hors structure ?25
Perspectives 2024 :
- Travailler collectivement à une stratégie de communication et de nouveaux supports
(numérique, affiche, flyer, QR code donnant accès aux contacts PDN, …).
- Proposer l’intervention « Les écrans, les réseaux et nous ! » dans les collèges.
L’outil d’intervention commun a pour enjeux d’aller vers les nouveaux jeunes, de faire connaître le dispositif et de favoriser les échanges sur les pratiques numériques des jeunes. Cela nécessite l’implication et la mobilisation des professionnels. Intéressés par cette intervention, les PDN du groupe de travail (p.19) questionnent la valorisation du temps de travail des PDN dans un contexte de difficultés financières des structures.
Cette intervention pourrait-elle entrer dans le cadre du PAEC porté par le conseil départemental, dans l’axe citoyenneté numérique par exemple ?
La coordinatrice ne réalise pas d’intervention sur son 0.5 ETP (ou exceptionnellement en soutien aux PDN), est-ce une perspective souhaitée par le COPIL ?
- Faciliter les publications et favoriser la présence en ligne : proposer des contenus, avoir un
compte Promeneurs du net 64 sur les réseaux sociaux animé par la coordinatrice. Les PDN disent ne pas avoir assez de temps pour publier régulièrement et souhaiteraient publier des informations jeunesse autres que l’actualité de leur structure. Ce compte PDN64 permettrait de publier des informations relayer communément par les PDN sur leurs comptes. Le partage de ces contenus peut aussi se faire sans compte coordination.
- Rencontrer et créer des partenariats avec les autres réseaux départementaux: Fibre 64,
Information Jeunesse, Cités éducatives, CLAS, Fédération des centre sociaux … - Renforcer les partenariats avec les établissements scolaires afin de communiquer auprès des élèves et parents (Pronote, affiches, présentation…).
- Communiquer auprès des parents via les partenaires financeurs notamment.
- Favoriser la diffusion de l’information aux partenaires en lien avec le public jeunes via les
partenaires institutionnels (SDSF).
c) La dynamique de réseau.
Certains PDN évoquent une recherche de sens à faire partie du dispositif, mais trouvent une plus- value à travers les formations et rencontres entre professionnels (p.16 et 22). La rencontre départementale annuelle et les deux rencontres Béarn et Pays basque sont donc importantes pour ce réseau.
Comment, en plus de ces 3 temps de rencontre réseau, favoriser la mobilisation des PDN et renforcer l’intérêt qu’ils portent au réseau ?
La mobilisation des 44 professionnels n’étant pas toujours au rendez-vous, l’enjeu est donc de leur proposer des formations, rencontres et temps qui fassent sens pour eux, sur des formats adaptés à leur réalité temporelle.
Perspectives 2024 :
- Augmenter les temps d’accompagnement au niveau départemental, local et/ou individuel, - Accueillir différemment les nouveaux PDN (nouveau conventionnement et/ou remplacement) afin de les intégrer au réseau départemental : un module de formation ? - Assurer une veille afin de les informer régulièrement d’évènements, recherches, formations, outils…
- Créer un espace collaboratif en ligne afin de stocker ces informations et celles qu’ils souhaitent partager ensemble.
- Organiser des « Rendez-vous PDN » en visio-conférence adaptés à leurs besoins : des temps de partage, des formations courtes avec intervenants, un tour d’actualité des structures… - Fédérer le réseau autour d’un évènement commun.26
- Créer un nouveau groupe de travail qui s’appuie sur un besoin du réseau et permet de concrétiser des outils (Communication ?).
Le développement du réseau.
Au-delà de renforcer la dynamique du réseau actuel, il y a un enjeu de développement du dispositif
dans une logique de maillage du territoire.
En effet, quatre Communautés des communes du département sont dépourvues de PDN : CC Haut
Béarn, CC Vallée d’Ossau, CC Béarn des gaves et CC Nord Est Béarn.
Des rencontres locales seront organisées afin de présenter le dispositif aux structures et acteurs
jeunesse des territoires.
Comme cité précédemment, la majorité des promeneurs du net sont des professionnels de
l’animation. Cela peut notamment s’expliquer par l’obligation d’intégrer le dispositif pour les
structures bénéficiant de la PS jeunes de la Caf.
Il semblerait intéressant et riche de pouvoir diversifier les professions présentes dans le réseau,
pour les jeunes et pour le réseau en lui-même.
Perspectives 2024 :
- Informer et mobiliser de nouveaux acteurs, tant au niveau territorial qu’en termes de mixité
de professionnels.
La coordination et le pilotage
Afin de favoriser la coordination, la dynamique et le développement du dispositif comme proposé ci-
dessus, son pilotage à différentes échelles territoriales semblerait pertinent.
Perspectives 2024 :
- Intégrer le dispositif PDN au Schéma Départemental des Services aux Familles afin
d’intégrer la stratégie départementale sur la thématique de la jeunesse, travailler en
partenariat avec les différentes institutions et financeurs, participer aux groupes de travail.
- Participer au réseau des coordinateurs PDN Nouvelle Aquitaine pour échanger sur nos
pratiques, connaître les stratégies de coordination et développement territoriales,
mutualiser les outils, les rencontres et formations…
- Bénéficier d’un accompagnement des coordinateurs PDN par des actions nationales :
formations, rencontres, retours et bilans des différents territoires, …
Ces différentes perspectives ont pour enjeux de faire connaître le dispositif, renforcer et
développer le de réseau, créer de nouveaux partenariats.
Certaines propositions s’ajoutant aux missions actuellement assurée par de poste de coordination, la
mise en place de ces axes nécessiterait donc une augmentation du temps de travail qui est
actuellement financé à hauteur de 0.5 ETP.27
Budget prévisionnel 2024
Charges de
personnel
Mise à dispo
temps
psycho et
cadre
AdoEnia
0,1 ETP
Temps de
formation
CAF
Achat
Achat
matériel
smartphone,
ordinateur
portable,
Déplacemen
ts
Déplacement
s
(Base de
4800 km/an) 1875
400
Frais de
repas
déplacement
(Base de 46
repas à
15,25€)
Total 39 630 56 470 Total 39 630 56 470
805
Péage et
autres frais
3080 4 800
9 817
dépacements
, achats,
charges de
personnel
500 500
500 500
Fonds
Propres
CHCB
6 630
6 000 6 000
Repas
formation 2 000 2 000 6 000 6 000
Formations 4 000 4 000 Financemen t direct CAF
7 678,90
Formations
PDN 6000 6 000 CAPB 2 000 3 161,90
Soutien à la
démarche
0,1 ETP
cadre et
psycho
4850 4850 MSA 5 000
40 653,00
Montant
poste de
coordination
chargé
25200 40 320 CAF 20 000 29 812,20
30050 45 170 Subvention s 27 000
BUDGET PREVISIONNEL 2024
Document de travail
Charges Produits
0,5ETP 0,8 ETP 0,5 ETP 0,8 ETP Commentaire s