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Arrêté - Préfecture - Guyane - Rapport ce Cpve Erosion du Littoral de Kourou compressed (1)
Document publié le Jeudi 26 février 2026
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - Rapport ce Cpve Erosion du Littoral de Kourou compressed (1))
Thèmes du document : Environnement, Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire,
SOMMAIRE
Partie | RAPPORT DU COMMISSAIRE ENQUETEUR
l Cadre règlementaire et finalités
Il. Contexte territorial et environnemental
a. Objectif du projet
Il. Composition et caractéristiques du dossier soumis à la consultation
Partie Il ORGANISATION ET DÉROULEMENT DE LA CONSULTATIONS PUBLIQUE
l Ouverture et modalités
b. Désignation de la Commissaire enquêtrice
Il. Déroulement de la consultation publique
Partie Ill SYNTHÈSE DES OBSERVATIONS PUBLIQUES
ANALYSE DES REPONSES (1) AUX OBSERVATIONS De la CE SUR LES RÉPONSES APPORTÉES À
L'AVIS DE LA MRAE 7
ANALYSE DES REPONSES (11) AUX OBSERVATIONS DE LA CE SUR LES RÉPONSES APPORTÉES À
L'AVIS DE L'OFB 31
ANALYSE DES REPONSES (111) MÉMOIRE EN RÉPONSE À L’AVIS DU CNPN
Partie IV CONCLUSIONS MOTIVÉES ET AVIS...
Partie V ANNEXES
3/56PARTIE | RAPPORT DU COMMISSAIRE ENQUETEUR
L Cadre règlementaire et finalités
Conformément aux dispositions des articles L.181-10-1 et suivants du Code de l’environnement,
une consultation du public par voie électronique (CPVE) a été prescrite, visant à recueillir les observations,
propositions et avis relatifs à la demande d'autorisation environnementale déposée par la Commune de Kourou pour la mise en œuvre d’un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral.
Le présent rapport rend compte du déroulé de la procédure, de l'analyse des contributions publiques, et inclut
les conclusions motivées du commissaire enquêteur.
lL. Contexte territorial et environnemental
a) Contexte territorial et environnemental
Le littoral de Kourou, étendu sur plusieurs kilomètres, est marqué par un recul significatif du trait de côte,
accentué par des événements de submersion marine et la montée du niveau de la mer, contexte aggravé par les phénomènes liés au changement climatique. Les habitants du quartier de l’Anse rendent compte de l'avancée du rivage sur des zones autrefois habitées, nécessitant des interventions d'urgence (dunes de
protection sur certaines voies). Ces phénomènes s'inscrivent dans une dynamique côtière particulièrement active en Guyane, influencée notamment par les apports sédimentaires du fleuve Amazone et des variations rapides du trait de côte.
b) Objectif du projet
Le projet vise à implanter un dispositif d'aménagement destiné à réduire l’érosion littorale, protéger
les zones urbaines et les infrastructures exposées et contribuer à la gestion adaptative du littoral face
aux effets climatiques sur un linéaire de côte d'environ 1300 m.
pr. a, | ,
DS LUE
k is LP FR, 6
Carr Ré PTE 71 É
Figure 1: Plan d'aménagement (source: étude d'impact)
1/56a. Présentation du porteur de projet
Le projet d'implantation d’un dispositif de lutte contre l’érosion du littoral est réalisé par la commune de Kourou.
b. Fondement réglementaire
La demande d'autorisation environnementale s'inscrit dans le cadre des installations classées pour la
protection de l’environnement (ICPE) et des procédures de consultation publique prévues par le Code
de l’environnement. Le projet est soumis à autorisation au titre de la loi sur l’eau.
i. Nomenclature Loi sur l’eau (IOTA)
ïü. Nomenclatures des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)
ii. Evaluation environnementale (Etude d'impact)
iv. Procédure relative à l’occupation du Domaine Maritime Naturel
in. Composition et caractéristiques du dossier soumis à la consultation
L'article L.181-10-1 du code de l’environnement précise que : « Le pétitionnaire fournit un dossier dont
les éléments, lorsqu'ils sont communs à toutes les demandes d'autorisation environnementale, sont
fixés par le décret en Conseil d'Etat prévu par l'article L. 181-32 et qui comprend notamment l'étude
d'impact prévue par le II! de l'article L. 122-1 ou une étude d'incidence environnementale lorsque le
projet n'est pas soumis à évaluation environnementale. Un décret précise les autres pièces et
informations spécifiques à joindre au dossier selon les législations auxquelles le projet est soumis, ainsi
que les modalités de son instruction. ».
Le dossier d'enquête publique est composé de la façon suivante :
A. Un avis de consultation du public par voie électronique indiquant les lieux, objet de la consultation, la durée, les heures de consultation et d'accès aux registres d'enquête, le nom du commissaire enquêteur titulaire ainsi que son suppléant, les heures et jours de présence du commissaire enquêteur en vue de recevoir le public, les noms et coordonnées des interlocuteurs auprès des structures demander de l’enquête (portée en annexe - Pièce n°1).
Cette enquête permettra de faciliter la prise de décision sur la nature et le contenu de l’enquête
ainsi que de simplifier l'information du public et de fluidifier les échanges entre le porteur de projet et le public.
B. L'étude d’impact datant de mai 2025 contenant 202 pages (sommaire portée en annexe —
Pièce n°2)
C. Le résumé non technique datant de mai 2025 composé de 66 pages, qui fait l’objet d’un
document autonome (sommaire est porté en annexe- Pièce n°3).
Remarque : Le dossier transmis comporte un résumé non technique reprenant de manière synthétique
les différentes parties de l'étude d'impact concernant la présentation du projet, l'analyse de l’état initial et les enjeux environnementaux présents sur le site, les impacts prévisibles du projet, les mesures associées des impacts prévus.
2/56D. L'avis délibéré n°MRAe 2025-APGUY8 de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale
datant du 03 décembre 2025 sur le projet d'implantation d’un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou. Cet avis a été transmis au cours de la consultation au porteur de projet ainsi qu’au commissaire enquêteur par mail le 04/12/2025 (Porté en annexe — Pièce n°4).
L'avis de la MRAe présente dans un document de 21 pages qui notifie un total de 22 recommandations.
En résumé, l'Autorité Environnementale recommande principalement au porteur de projet :
° De compléter l’étude d'impact en ce qui concerne le paysage, tant pour la description de l’état initial que de l’analyse des impacts du projet et des mesures de réduction de ces impacts,
+ De compléter les données de l’état initial de l’environnement concernant la biodiversité marine,
° De présenter les techniques alternatives de lutte contre l'érosion qui auraient pu être envisagées, et les raisons du choix opéré ;
+ De compléter la présentation des dynamiques côtières sur la base des connaissances existantes, et de développer les perspectives d'évolution du littoral et du devenir du front de mer à moyen et long terme,
+ De prévoir des mesures de suivi en fin de travaux, afin d'apprécier dans la durée les impacts
du projet sur l’environnement dans la zone du dispositif et celle du prélèvement de sable, et de capitaliser le retour d’expérience sur les avantages et inconvénients du dispositif.
Le dossier est complété par les avis des personnes publiques associées (portées en annexe -— Pièces 5) :
> Avis favorable de l’ARS n°AIOT 0100287084 datant du 13/10/2025 reçu au cours de la
consultation par mail le 16/10/2025
> Avis favorable avec réserve de la CNPN datant du 11/12/2025 reçu au cours de la consultation
par mail le 11/12/2025
> Avis de l’OFB n° en date du reçu au cours de la consultation par mail le 24/11/2025
> Avis du service Paysage Eau et Biodiversité de la DGTM datant du 19/11/2025 du reçu au cours de la consultation par mail le 11/12/2025
3/56PARTIE II ORGANISATION ET DÉROULEMENT DE LA
CONSULTATIONS PUBLIQUE
Ouverture et modalités
a) Désignation de la Commissaire enquêtrice
Par décision n° E25000017/97 en date du 24/04/2026, le Président du Tribunal Administratif de la
Guyane m'a désigné en qualité de Commissaire-Enquêteur pour cette enquête publique (porté en
annexe — Pièce n°). Publicité de la consultation publique.
b) Affichage sur le lieu de la consultation :
L’Avis de Consultation Publique était affiché pendant la durée de la consultation à la mairie de Kourou
sur le tableau public d'affichage (Portée en annexe -— Pièce n°1). J'ai pu constater que le pétitionnaire
avait procédé à l'affichage conformément aux prescriptions. Le certificat d'affichage a été transmis par
la Mairie (Portée en annexe — Pièce n°6)
c) Insertion dans les journaux d'annonces Légales
L'avis d'enquête publique a été publié dans deux journaux locaux d'annonces légales à savoir :
> GUYAWEB en date du 19/09/2025 et une le 10/10/2025 (Portés en annexe— Pièce n° 7) > L'APPOSTILLE en date du 19/09/2025 et une le 10/10/2025 (Portés en annexe — Pièce n°8)
Le projet était également mis en consultation sur le site internet dédié à la consultation en suivant le lien ci-dessous :
https://www.registre-numerique.fr/lutte-contre-erosion-littoral-kourou
Il. Déroulement de la consultation publique
d) Période de la consultation des dossiers
Conformément à l’article L.181-1-10-1 du Code de l’Environnement, le Préfet de la région Guyane, en
qualité d'autorité organisatrice, a lancé un avis de Consultation du public par voie électronique sur une
période de 3 mois (90 jours), du jeudi 9 octobre 2025 au vendredi 9 janvier 2026.
Le dossier de consultation a été mis à la disposition du public dès le début de la consultation sur le site
internet des services de l'Etat en Guyane en suivant le lien ci-dessous :
https://www.guyane.gouv.fr/Publications/Consultations-du-public-par-voie- electronique/2026/Demande-autorisation-environnementale-du-projet-de-dispositif-de-lutte-contre- l-erosion-du-littoral
La commissaire enquêtrice a procédé au test de téléchargement de l’ensemble des pièces
constitutives du dossier d'enquête publique sur le site internet.
Aussi, un accès gratuit au dossier était garanti par la mise à disposition d’un poste informatique à la
Direction Juridique et du Contentieux (DJC) pendant les horaires de réception (de 8h à 13h) à l'adresse
suivante :
4/56Bâtiment HEDER — RDC - rue Élisa ROBERTIN à Cayenne.
Un registre numérique permettait au public de déposer des observations directement sur la
plateforme dématérialisée : https://www.registre-numerique.fr/lutte-contre-erosion-littoral-kourou
Aussi, il était possible de formuler des observations par mail à dga-
dicenquestespubliques@guyane.gouv.fr ou par voie postale à l'attention de Madame Yann-Lise
RAYMOND à l'adresse suivante :
Services de l’État en Guyane - Direction générale de l'administration
Direction juridique et du contentieux (DJC) - CS 57008 - 97 307 Cayenne Cedex.
e) Permanences et réunion publiques
> Permanences commissaire enquêteur :
Durant la consultation, il y avait deux permanences qui se sont tenues au sein des Services Techniques
de la mairie de Kourou situés avenue Préfontaine, ZI Pariacabo — 97 310 Kourou aux dates et heures
suivantes :
+__22 octobre 2025 (9h-— 13h), Médiathèque municipale de Kourou.
+ 17 décembre 2025 (9h — 13h), Médiathèque municipale de Kourou.
> Réunions publiques :
Conformément à la règlementation, deux réunions publiques ont été organisées par le maitre
d'ouvrages afin de présenter le projet et éventuellement répondre aux interrogations du public. Elles
se sont tenues à la médiathèque de municipale située à l’avenue Thomas Guidiglo à Kourou. La réunion
publique d'ouverture a eu lieu le lundi 20 octobre 2025 de 18h à 20h et la réunion publique de clôture
le lundi 5 janvier 2026 de 18h à 20h.
+ __20 octobre 2025 — ouverture (18h — 20h), Médiathèque municipale de Kourou.
°__05 janvier 2026 — clôture (18h — 20h), Médiathèque municipale de Kourou.
Ces sessions ont permis au public et aux représentants du maître d'ouvrage d'échanger et de clarifier
les aspects techniques du projet.
f) Clôture de la consultation publique
La clôture de la consultation publique s’est effectuée comme prévu le vendredi 9 janvier 2026
5/56PARTIE Ill SYNTHÈSE DES OBSERVATIONS PUBLIQUES
La présente synthèse des observations publiques a pour objet de restituer les contributions recueillies
dans le cadre de la consultation du public et d'apprécier leur prise en compte au regard des enjeux du
projet.
Les observations exprimées, ainsi que l’absence de contribution sur certains supports, ont été
analysées en cohérence avec les conclusions motivées et l’avis formulé par la commissaire enquêtrice,
notamment en ce qui concerne le caractère évolutif du projet, les incertitudes environnementales
résiduelles et les conditions de suivi et d'adaptation du dispositif.
a) Le Registre Papier
Le registre mis à disposition à la mairie a reçu 2 (deux) observations.
> L'avis de Monsieur Yannick LAURENT le 22/10/2025 (porté en annexe — Pièce n°9)
> L'avis de Monsieur Bernard BIRBERANT le 05/01/2026 (porté en annexe - Pièce n°10)
Toutes les observations qui ont été inscrites sur le registre papier ont été déposées par des personnes
qui ont été reçues par la commissaire enquêtrice lors de l’une des permanences et l’autre lors de la
réunion publique de clôture.
Les observations consignées sur le registre papier traduisent des préoccupations principalement
orientées vers la protection des biens et des personnes face à l’érosion du littoral, ainsi que vers les
modalités concrètes de mise en œuvre du projet. Ces contributions n’ont pas fait apparaître
d'opposition de principe au projet, mais soulignent l'importance d’un suivi attentif de ses effets dans
le temps.
b) Le Registre Numérique
Le registre numérique mis à disposition durant la consultation a reçu aucune (0) observation.
c) Contribution par mail
Il y a eu une contribution par mail de Mme Nicole SAZY parvenue sur la boite mail fonctionnelle de la
DIC le 10/10/2025 (porté en annexe — Pièce n°11).
6/56ANALYSE DES REPONSES (1) AUX OBSERVATIONS DE LA CE SUR LES RÉPONSES APPORTÉES À L'AVIS DE LA MRAE
L'analyse des recommandations formulées par la Mission Régionale de l'Autorité Environnementale
et des réponses apportées par le maître d'ouvrage (porté en annexe — Pièce 12) met en évidence un
projet techniquement étayé, mais dont l’acceptabilité repose sur la mise en œuvre effective des
mesures de suivi, d'adaptation et d’information du public. Ces éléments ont été pris en compte dans
l'élaboration des conclusions motivées et fondent l'avis favorable assorti de réserves substantielles.
Contribution n°1: La MRAe recommande au porteur de projet de« compléter la présentation du
projet par des illustrations de type photomontage ou vue d’artiste représentant l’aspect des épis et
brise-lames in situ en fin de travaux. »
Réponse du porteur de projet :
Les photomontages sont présents ci-dessous :
Figure 3: Photomontage de l'action des épis
7/56Figure 4: Photomontage des brise-lames
Remarque de la commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte les réponses attendues.
Contribution n°2: « la MRAe recommande de de compléter l'étude d’impact par une cartographie
représentant l'aire d'étude rapprochée, éventuellement en la juxtaposant avec l'aire d'étude
immédiate, ainsi que l’ensemble des zones de prélèvement ; »
Réponse du porteur de projet :
Légende
2 zone de prélèvement de sable 2 Are d'étude immédiate
| are d'étude écignée À | C3 Aire d'étude rapprochée
Figure 5: cartographie des différentes aires d'étude
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte les réponses attendues
8/56Contribution n°3 : La MRAe recommande « - de préciser l’origine du sable de rechargement : zones de
prélèvement y compris hors site, quantités par zone de prélèvement.
Réponse du porteur de projet :
La cartographie suivante localise la zone de l’origine du sable de rechargement envisagée dans le
cadre du présent projet. Il s’agit de réaliser des prélèvements dans la zone de cross-shore (17 mètres de large) sur un linéaire de littoral de 2 000 m.
Le dragage se réalisera en 2 phases, pour un volume total dragué de 35 000 m° :
Tranche 1 : 25 000 m° dragués ;
Tranche 2 : 10 000 m° dragués ;
Linéaire longshore zone de prélèvement = 2000 m
Figure 6: Localisation de la zone de dragage (Source Etude BW-CGc)
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte les réponses attendues
Contribution n°4: La MRAe recommande « de la compléter également par une carte localisant les
ZNIEFF concernées par le projet ; »
Réponse du porteur de projet :
9/56Figure 7: Localisation des ZNIEFF
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte les réponses attendues
Contribution n°5: La MRAe recommande « de justifier l’absence d’inventaires de la faune et la
restriction de l’analyse des données aux oiseaux, mammifères marins et tortues marines ; »
Réponse du porteur de projet: En début de projet, une réunion a eu lieu avec la DGTM. Il a été convenu que le recours à des inventaires en milieu marin serait inapproprié de par la faible représentativité de l’échantillonnage qui serait effectué et techniquement difficilement réalisable.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet pourrait compléter sa réponse par l'annexion du compte de la réunion, où un courrier de la préfecture notifiant cette décision.
Contribution n°6 : La MRAe recommande « de compléter l’état initial concernant la faune marine ; »
Réponse du porteur de projet :
Les cétacés
Selon le guide des cétacés en Guyane, vingt-deux espèces ont été identifiées avec certitude jusqu'ici en Guyane avec 4 mysticètes et 18 odontocètes.
Les 4 espèces de baleines appartiennent à la famille des rorquals (baleinoptéridés). II s’agit :
Du rorqual bleu,
Du rorqual commun,
Du rorqual de Bryde
De la baleine à bosse.
10/56Chez les odontocètes, il y a :
Le cachalot,
Le cachalot nain,
Une baleine à bec (la baleine à bec de Cuvier),
L’orque, 5 « grands » dauphins du large (le globicéphale, le pseudorque, le dauphin de Risso, le Sténo
et le grand dauphin),
8 petits dauphins du large (le dauphin tacheté pantropical, le dauphin tacheté de l'Atlantique, le
dauphin commun, le péponocéphale, l’orque pygmée, le dauphin à long bec, le dauphin de Fraser et le dauphin de Clymène) et un petit dauphin côtier (le sotalie).
Dans le milieu côtier (jusqu’à 20 m de profondeur) très turbide de Guyane, on observe quasiment
exclusivement le sotalie (Sotalia guianensis), bien adapté à cet habitat particulier. Certaines espèces caractéristiques du plateau peuvent y être observées mais cela est rare.
(Tursiops truncatus), le dauphin tacheté de l'Atlantique (Stenella frontalis) et le dauphin commun à
long-bec (Delphinus delphis/capensis).
A la frontière entre le plateau et le talus, sur les sondes des 100-200 m, il est possible, en saison sèche
d'observer la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae).
Les autres espèces ont une préférence pour les eaux profondes et en particulier celles du talus, qui
sont particulièrement riches. Les espèces les plus observées dans ce milieu sont : le grand dauphin, le dauphin à long bec (Stenella longirostris), le dauphin tacheté pantropical (Stenella atte - nuata) et le péponocéphale (Peponocephala electra).
La zone la plus profonde du talus est aussi l'habitat préférentiel des grands plongeurs comme le
cachalot (Physeter macroce - phalus) mais aussi le cachalot nain (Kogia sima) et la baleine à bec de
Cuvier (Ziphius cavirostris).
Les sil ns
Selon l'analyse stratégique regional Guyane, de l’Agence des aires marines protégées, une seule
espèce de sirénien est présente en Guyane, le lamantin antillais (Trichetus manatus).
Le lamantin est une espèce herbivore fréquentant en Guyane les mangroves côtières et estuariennes. Accessoirement, on l’observe également dans les eaux côtières rocheuses (dont la zone de l'îlet la Mère) (De Thoisy et al. 2003). Cependant, la capacité d'accueil de la Guyane étant limitée (faible surface en habitat) en comparaison à d’autres pays, la population est sans doute faible.
Thoisy et al. (2001 et 2003) fait état des observations récentes de l'espèce sur le territoire. Le
lamantin est observé en de nombreux points du littoral mais deux zones concentrent la plupart des
observations :
La région de Coswine sur le Maroni, qui peut potentiellement abriter une population importante et
où les individus sont sans doute résidents (Spiegelberger & Ganslosser, 2005),
L’estuaire de l’Oyapock.
Ces deux zones sont caractérisées par une très faible fréquentation humaine.
Les tortues
Selon, le Plan National d’Actions en faveur des tortues marines en Guyane, La tortue luth est connue
pour être la tortue marine ayant l'aire de répartition la plus grande. Les adultes sont observés du
11/56cercle polaire au Nord, à la Patagonie au Sud. Ils montrent donc une grande tolérance thermique liée
à la capacité de maintenir leur température corporelle supérieure à la température ambiante, probablement grâce à une combinaison d’adaptations morpho-fonctionnelles et comportementales (Frair et al. 1972, Greer et al. 1973), dont les mécanismes impliqués sont encore mal connus. Les immatures d’une longueur inférieure à 100 cm de longueur courbe de carapace se limiteraient aux eaux supérieures à 26 °C (Eckert 2002).
Les plages de Kourou ne sont plus propices aux tortues marines depuis quelques années en raison
d’un banc de vase qui s’est momentanément fixé en face des plages. Il est à prévoir dans les années à venir, dès lors que ce banc de vase aura migré vers l'Ouest, le retour de conditions favorables pour la nidification des tortues marines, et par conséquence, de la mise en place d’un suivi des pontes.
La tortue verte est la plus grande des tortues à écailles. Elle pèse entre 140 et 300kg. En Guyane, sa carapace mesure environ 115 cm pour un poids de 180 kg. De couleur beige verdâtre à grisâtre, sa carapace est bombée sur le devant avec des écailles qui ne se chevauchent jamais. Elle se caractérise
par la présence de 5 écailles centrales et 4 écailles latérales, dont les deux premières ne touchent pas la plaque nucale.
En Guyane, la tortue verte pond principalement dans l'Ouest de la Guyane (plages de Yalimapo et d’Aztèque) entre la mi-janvier et fin mai. Cette espèce est suivie dans l'Ouest (comptage des traces) depuis les années 2000 de manière discontinue. Elle est marquée (par injection de PIT) depuis 2010 et de façon plus intense depuis 2012 par l’équipe du CNRS IPHC.
Les tortues olivâtres présentent un cycle de vie complexe, qui nécessite une gamme de localités géographiquement séparées et plusieurs habitats (Mdrquez, 1990). Les femelles pondent leurs nids sur les plages de sable fin du littoral dont émergent les nouveau-nés qui pénètrent dans l'environnement marin pour poursuivre leur développement.
Les caïmans
D'après l'analyse stratégique regional Guyane, de l’Agence des aires marines protégées, en Guyane,
le caïman noir privilégie les habitats aux eaux calmes et les estuaires. En Guyane, il est présent uniquement sur les marais de Kaw du fait notamment de l'inaccessibilité des zones centrales de la réserve naturelle, au niveau de la rivière et de l’estuaire de l’'Approuague et sur la pointe Béhague (de Thoisy 2004). La présence de caïman sur la pointe Béhague laisse penser que des échanges de populations ont lieu entre ce secteur et celle du cap Orange au Brésil.
Le Caïman à lunettes et le Caïman rouge sont susceptibles d’être observées dans les habitats qu’elles
affectionnent, mais leur répartition ou leur distribution spécifique n’est pas connu.
Le caïman à lunettes se trouve dans divers milieux : rivières, criques, canaux, marais, lagunes,
estuaires, aires forestières, savanes, marécages ou mangroves (Richard Hansen 1998).
Le caïman rouge se répartit au niveau de différents milieux aquatiques, en zone côtière et le long des
grands fleuves et des criques forestières (Richard Hansen 1998).
Les poissons
12/56Selon l'analyse stratégique régional Guyane, de l'Agence des aires marines protégées, les
scientifiques distinguent 3 zones associées à des espèces :
Fonds de 0 à 30 m de la zone littorale : espèces adaptées à un milieu dessalé et turbide avec des
fonds très envasés, soit essentiellement des machoirans (Ariidae), des acoupas (Sciaenidae), des loubines (Centropomidae), des gobies (Gobiidae ), et des raies pastenagues (Dasyatidae et Gymnuridae) qui sont des espèces de poissons chondrichthyens, typiquement représentatives des eaux littorales et saumâtres des estuaires (Leopold, 2004).
Fonds de 30 à 50 m : espèces inféodées à un sédiment de nature vaseux-sableux, telles que les gorets
(Pomadasyldae), les carangues (Carangidae), les grondins ou les rascasses (Triglidae).
Fonds supérieurs à 50 m : espèces d’eaux claires vivant sur des sédiments sableux, des débris
coquillers et des zones à tendance rocheuse avec des récifs coralliens solides, tels que les vivaneaux (Lutjanidae), associés à une grande diversité de familles (Priacanthidae, Sparidae, Sciaenidae, Mullidae, Synodontidae, …).
Malgré une importante richesse spécifique de la faune démersale et pélagique, la majorité des
espèces sont peu représentées et seulement 12 espèces représentent 80 % du total des captures :
Dasyatis americana5, Orthopristis ruber, Macrodon ancylodon, Stellifer rastrifer, Upeneus parvus,
Arius grandicassis, Arius rugispinis, Lutjanus synagris, Chloroscombrus chrysurus, Cynoscion simileis,
Gymnura micrura et Xiphopenaeus kroyeri (Artigas et al. 2003).
Bien que les fonds marins guyanais du plateau continental soient principalement de la vase et du sable, on trouve aussi des zones à tendance rocheuse.
Les îles du Salut semblent être une zone tout particulièrement riche en espèces évoluant sur des fonds rocheux. Ont été observés : poisson perroquet, poisson ange français, gorette, poisson savon, poisson papillon, oursin crayon, antennaire, poisson chirurgien, croupia, demoiselle, ou encore platax (E.
Hansen com. pers.)
Léopold (2004) rapporte une cinquantaine d'espèces inféodées aux fonds rocheux, les familles les plus représentées sont celles des Lutjanidae, des Serranidae, puis des Carangidae, des Haemulidae et des Holocentridae
Liste des espèces de poissons inféodées aux fonds durs d’après Leopold, 2004
Gymnothorax
Muraenidae funebris Murène verte Zones rocheuses jusqu'à 30 m Holocentrus
Holocentridae adscensionis Marignan coq Zones rocheuses entre 50 et 90 m Holocentrus
rufus Marignan soldat _ | Zones rocheuses entre 50 et 90 m Mynipristis Marignan
Ljacobus __[mombin Zones rocheuses entre 50 et 90 m Ostichthys
trachypoma Petit marignan Zones rocheuses entre 50 et 90 m Corniger
Spinosus Marignan __|Zones rocheuses entre 50 et 90 m Dactylopterus Eaux claires, fonds de débris de coquilles ou Dactyloptérodae | volitans Poule de mer sableux entre 30 et 100 m Megalops Palika (tarpon
Mégalopidae atlanticus argenté) Pélagiques, aux abords des iles Lepophidium Fonds sableux et débris coquilliers sur le Ophidiidae profundorum Brotule hserée bord du plateau et du talus au-delà de 30 m Fausse-carangue 56 Trachinotus (pompaneau Zones sableuses, îlets, estuaires, jusqu'à 10 Carangidae cayennensis _ cordonnier) mmChaetodon Affleurements rocheux surtout récifs fossiles ocellatus Poisson-papillon | entre 30 et 100 m à la limite Ouest Chaetodon Affleurements rocheux surtout récifs fossiles sedentarius Poisson-papillon | entre 30 et 100 m à la limite Ouest Chaetodon Affleurements rocheux surtout récifs fossiles guyanensis Poisson-papillon _| entre 30 et 100 m à la limite Ouest Fonds sableux et zones accidentées, eaux
Anisotremus Croupia (lippu | peu turbides, abords des îles et des pointes Haemulidae surinamensis croupia) jusqu'à 60 m
Haelmulon Proximité des pointes rocheuses entre 40 et plumieri Gorette blanche |70m
Haelmulon
striatum Gorette rayée Zones rocheuses entre 40 et 80 m Haelmulon
aurolineatum Gorette tomate __ | Zones rocheuses entre 40 et 80 m
Sparidae Calamus penna | Daubenet belier | Zones accidentées entre 30 et 90 mètres Calamus
pennatula Daubenet plume | Zones accidentées entre 30 et 90 mêtres
Rouget (vivaneau
Lutjanidae Lutjanus jocu chien) Fonds rocheux, eaux claires jusqu'à 40 m Vivaneau sarde
Lutjanus griseus | grise Fonds rocheux
Lutjanus analis _ | Vivaneau sobre __| Fonds rocheux
Vivaneau dent
Lutjanus apodus | chien Fonds rocheux
Lutjanus
_Purpureus Vivaneau rouge __| Fonds rocheux au large, de 40 m à 100 m Lutjanus Fonds rocheux au large, fonds sableux, de vivanus Vivaneau soie 40 m à 200 m
Lutjanus Vivaneau oreille
buccanella noire Fonds rocheux au large, de 40 m à 200 m Lutjanus
mahogoni Vivaneau voyeur_| Fonds grossiers de 40 m à 50 m Zones accidentées, fonds vaseux et
Lutjanus Vivaneau rayé | sableux, eaux claires et turbides, au-delà de Ssynagris {vivaneau gazou) | 30 m
Rhomboplites Fonds rocheux au large, dès 25 m jusqu'à aurorubens Vivaneau ti-yeux _| 300 m
Ocyurus Vivaneau queue
chrysurus jaune Fonds rocheux de 40 m à 180 m Pristipomoides
aquilonaris Colas vorace Fonds rocheux au large Pnistipomoides
macrophtalamus | Colas gros-yeux _ | Fonds rocheux au large Pristipomoides
freemani Colas élégant Fonds rocheux au large Pomacanthus Demoiselle Affleurements rocheux en eaux claires Pomacanthidae | arcuatus blanche jusqu'à 60 m Pomacanthus Demoiselle Affleurements rocheux en eaux claires paru chiririte jusqu'à 60 m
Priacanthus Eaux claires, zones rocheuses, à partir de Priacanthidae arenathus Beauclaire soleil _| 30 m Sparisoma Perroquet
Scaridae chrysopterum (perroquet vert) __ | Zones accidentées des 30 m Aquetus Eaux claires, zones accidentées au-delà de Sciaenidae acuminatus Évèque 50 m
Epinephelus Eaux saumâtres, eaux claires, fonds Serranidae itajara Mérou géant sableux, zones rocheuses Epinephelus Mérou ailes | Zones rocheuses profondes au-delà de 60 m
14/56Réponse du porteurde projet :
Pêche côtière
Selon l'analyse stratégique régional Guyane, de l’Agence des aires marines protégées, la pêche côtière se pratique sur des fonds allant de la côte aux fonds de 15 mètres où l’on trouve des peuplements estuariens, de mangroves et littoraux qui affectionnent les eaux turbides sur fonds de vase et de sables vaseux.
Tout le littoral de Guyane est exploité, majoritairement depuis Iracoubo jusqu'à la pointe Béhague, sauf la zone autour des îles du Grand Connétable classées en réserve naturelle.
Une quarantaine d'espèces sont régulièrement pêchées. Ces espèces sont des poissons répartis en deux catégories : les « poissons-limons » dépourvus d’écailles comme les machoirans et les « poissons-écailles ».
Huit points de débarquements ont été recensés (Rémire Montjoly, Cayenne, Kourou, Sinnamary,
Iracoubo, Saint Laurent du Maroni, Awala Yalimapo, Saint Georges)
15/56Cayenne concentre la plus forte activité avec une production de plus de 850 tonnes en 2008, la plus importante flottille et le plus de marins (Vendeville et al. 2008).
Figure 9: Localisation des différentes filières de pêches et des points de débarquement
Tourisme
Le site le plus visité en Guyane est celui des îles du Salut, avec une fréquentation annuelle
(croisiéristes inclus) de 50 000 personnes. Des opérateurs touristiques proposent la traversée vers les îles du Salut à diverse fréquence. Dans le cadre de l'opération d'aménagement touristique des Iles du Salut, des appontements sont envisagés pour la plaisance locale et la pêche sportive (SAR, 2009).
Des prestataires permettent aussi de se rendre et de débarquer à l’îlet la mère et de contourner l’île du Grand Connétable pour observer les oiseaux.
La Guyane est la région de France la moins bien équipée en termes d'infrastructures d'accueil touristiques. Le littoral du Guyane dénombre des infrastructures de type hébergements dont des
hôtels. Les autres infrastructures sont des auberges ou des gites où la capacité d'accueil est difficile à estimer.ANALYSE STRATEGIQUE REGIONALE "GUYANE
USAGES Me Pâche de loisir
“ae an er ED ‘sums ce phone au Dora Hs. ETS sax pécre emparnise
Figure 11: Localisation des sites de pêche de loisir et des Marinas
Le littoral guyanais n'offre que très peu de possibilités de sites de baignade. Seules quelques plages sont accessibles sur Awala-Yalimapo, à Kourou, à Cayenne et à Rémire-Montjoly.
Il y a 4 sites de baignades présents au sein de la commune de Kourou, faisant l’objet d’un suivi qualitatif. Le site d'étude est composé de la plage Castor et Pollux, classées en état insuffisant, en 2024. Les 4 sites de baïignades sont interdits.
Qualité des eaux de baignades
en Guyane en 2024
Retrouvez l'ensemble des résultats du contrèle sanitaire
http:/Jsignades.sante-gouv.f
On trouve des clubs nautiques sur le littoral, dont deux à Kourou: (Club nautique de Kourou et l’école du Flamboyant). Ces clubs réunissent des pratiquants de voile, de kite-surf et de kayak de mer.
Figure 12: Qualité des eaux de baignades en Guyane 2024
17/56Activités spatiales
Le Centre Spatial Guyanais, ou le Port spatial de l’Europe fait partie du Centre national d'études
spatiales. Les activités générées représentent le premier secteur à l’exportation de Guyane.
Entre Kourou et Sinnamary, les ensembles de lancement du Centre Spatial Guyanais couvrent environ 69 000 hectares. Le Centre Spatial Guyanais est propriétaire des iles du Salut.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Les porteurs de projet apporte des éléments de réponse.
Contribution n°8: La MRAe recommande « de compléter la présentation de l’occupation des sols et
du paysage au droit de plage dans sa partie urbaine ; »
Réponse du porteur de projet :
L'occupation du sol sur le littoral de Kourou se caractérise principalement par une zone urbaine
construite sur remblais, adjacente à des zones naturelles (marais, mangroves), le tout dans le
contexte de la présence du Centre Spatial Guyanais (CSG).
Kourou est l'une des communes les plus vulnérables de Guyane à l'érosion du trait de côte. Environ
321 logements situés en zone littorale devront être relocalisés d'ici les 30 prochaines années en raison de la montée des eaux.
Les résultats de l’enquête terrain, regroupés dans le rapport « Stratégie de gestion du littoral de Kourou — Enquête auprès des riverains et enjeux » (Audeg, 2018), ont permis de faire ressortir les perceptions du littoral et les différents types d'habitations (propriétaire, locataire, privatif...). Les enquêtes ont été réalisées entre mars et avril 2018, 253 questionnaires ont été remplis, soit 83% du panel attendu. Les principaux résultats sont les suivants :
Sur les 321 bâtiments présents sur la zone, la majorité est destinée au logement (80,4%) ;
Présence importante de locataires : 61% de locataires contre 39% de propriétaires
Pas d'ancienneté d'occupation ;
Une population attachée au littoral avec des pratiques régulières : 41% promenade / randonnée,
25% plage, 17% sport, 10% pêche ;
63%, déclarent ne pas connaître les causes des dynamiques côtières ;Figure 14: Big bags sur la plage de Kourou
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte des éléments de réponse.
Contribution n°9 : La MRAe recommande « de mentionner les perspectives d'évolution du risque de
submersion et d'érosion côtière au regard des différentes causes de ce phénomène, en particulier
celles liées aux déplacements des bancs de vase le long des côtes guyanaises. »
Réponse du porteur de projet : Les bancs de vase, migrant vers l’ouest et présents par cycles (d’une durée variable mais d'environ 7 ans), atténuent la houle, ralentissant ainsi les phénomènes d’érosion. Les submersions dans le cas de Kourou étant principalement de type paquet de mer, l’atténuation de la houle contribue également à la réduction du risque de submersion marine.
La montée du niveau des eaux liée au réchauffement climatique constitue en revanche un
phénomène non cyclique, qui viendra aggraver le risque de submersion marine sur le littoral de
Kourou.
19/56DT Fe
Aléa de la submersion marine
sur là commune de Kourou
dans le cadre de la stratégie de gestion du littoral de Kourou
Figure 15: Aléa submersion marine sur Kourou pour une période de retour centennale
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte des éléments de réponse.
Contribution n°10 : La MRAe recommande « d'exposer dans l'étude d'impact le bilan carbone du
projet »
Réponse du porteur de projet : La réponse se situe en annexe.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Ce réponse n’a pas été annexé au mémoire de réponse.
Contribution n°11 : La MRAe recommande « d'analyser les impacts potentiels du projet en phase de
travaux sur l’avifaune et ceux des aménagements sur l’ensemble de la faune fréquentant le site, »
Réponse du porteur de projet : Selon l'étude faune et flore du projet, réalisé par Biotope, les impacts sur la faune sont les suivants :
Phase de travaux
CIECAREE
Destruction ou dégradation physique des habitats naturels ou habitats d'espèces
Cet effet résulte de l'emprise sur les habitats naturels, les zones de reproduction, territoires.
de chasse, zones de transit, du développement des espèces exotiques envahissantes, des.
perturbations hydrauliques.
Impact direct Impact permanent (destruction),
temporaire (dégradation) Impact à court terme
Tous les habitats naturels et toutes les espèces situées dans l'emprise du projet
terrassement de l'emprise du projet, collision avec les engins de chantier, piétinement Impact à court terme
Destruction des individus Impact direct Toutes les espèces de fiore situées dans
Impact permanent (à l'échelle du l'emprise du projet Cet efñet résulte du défrichement et|projet)
Toutes les espèces de faune peu mobiles situées dans l'emprise du projet. en particulier
les oiseaux (œufs et poussins), les insectes (œufs et larves), les repbles, les amphibiens,
eties poissons (œufs)
Ii s'agit notamment des risques d'effets par pollution des milieux lors des travaux (et
secondairement, en phase d'entretien). Il peut
s'agir de pollutions accidentelles par polluants chimiques (huiles, produits d'entretien.) ou
par apports de matières en suspension
types de pollution et l'ampleur) Impact à court terme
{voire moyen terme)
Attération biochimique des milieux Impact direct Toutes les espèces végétales et
Impact temporaire particulièrement la flore aquatique (urée d'influence variable selonles |Toutes les espèces de faune et
particulérement les espèces aquatiques (poissons, et amphibiens)
Il s'agit d'un effet par dérangement de la faune lors des travaux (perturbations sonores où
visuelles). Le déplacement et l'acton des engins
entrainent des vibrations, du bruit ou des perturbations visuelles (mouvements, lumière
arificiele)_ pouvant présenter de fortes
Impact temporaire (durée des travaux)
Impact à court terme
{particules fines) lors des travaux de terrassement notamment.
Perturbation Impact direct ou indirect Toutes les espèces de faune
20/56TE CEE ET CRETE
nuisances pour des (oiseaux, petits mammifères, reptiles). espèces faunistiques
faune avec des électriques par exemple ou des
piétinement des associés au projet.
1 s'agit d'un effet par collision d'individus de câbles
Cet effet résulte également de l'entretien et du milieux
Impact permanent (à l'échelle du
projet) Impact durant toute la vie du projet
Phase d'exploitation
Destruction ou dégradation physique des | Impact direct Tous les habitats naturels et toutes les habitats naturels ou habitats d'espèces Impact permanent a espèces situées dans l'emprise du projet
temporaire Cet effet résulte de l'entretien des miieux | Impact à court terme
associés au projet
Destruction des individus Impact direct Toutes les espèces de faune
Perturbation
1 s’agit d'un effet par
l'utilisation du site ou de l'infrastru
dérangement de la faune (perturbations sonores ou visuelles) du fait de
ture .
Impact direct ou indirect Impact temporaire (durée des
travaux)
Impact durant toute la vie du projet
Toutes les espèces de faune
Dégradation écologiques des
Cet effet conceme la
fonctionnalités
corridors écologiques et la fragmentation des habitats. Mist ent Ouis ln vie du profit
Toutes les espèces de faune KL rement les mammifères,
amphibiens et les reptiles
Altération biochimique des milieux
pollution des milieux. il peut s'agir de
produits d'entretien.) ou matières en suspension (Partieules fines).
ll s'agit notamment des risques d'effets par pollutions
accidentelles par polluants es Cages apports
Impact direct ou indirect Impact temporaire
(durée d'influence variable selon types de pollution et l'ampleur)
Impact à court terme (voire moyen
terme)
les
Habitats naturels Tous groupes de faune et de flore
Selon l'étude faune et flore du projet, réalisée par Biotope, les impacts résiduels (après mise en place des mesures) sur la faune sont les suivants
Avifaune
Destruction où + cm dégradation Les individus de ces espèces de vasières pourront vasières dont en Us LE facilement fuir le temps des travaux dans les zones nicheurs : [ouvertes alentour où dans le petit patch forestier à |Non notable l La zone ne pourra plus leur servir de source
ouvert du littoral
Cortège des oiseaux de mangroves Es
Cortège des oiseaux de | Destruction où T ones humides (marais, | dégradation des
rizières, savanes physique des “espèces pendant la humides) dont en habitats naturels |, phase de travaux et ‘Ces espèces ne sont pas inféodées aux habitats de la potentiel nicheurs ou habttats vaux | | destruction de sites de Nonnotate | zone des travaux (pages et océan) Eles pourront fuir Buse à queue barrée |d'espèces nidifications la zone pendant travaux.
Talève violacée Et dérangement Marouette plombée et perturbation
Carouge à capuchon
Figure 16: Impacts résiduels du projet sur la faune
21/56® Phase du Risque d'impact sur Impact ES 1070 CE 9 ENST CAPES enr) Mesure prie CSS LONG TS IT]
Faune marine protégée
MRO2: Limitation des
bruits impulsifs et favoriser Lamantin des Caraïbes la mise en marche ses sd di Se
s Réduction de Mnabitat_ | progressive des engins de ee pes PROS AU RD Dérangement et fax ibe pour le na Non notable [227€ du projet, qu'elles doivent utiliser en transit perturbation de celle espèce seulement. Avec les deux mesures de réduction, elles pen MRO3: Travaux sur la zone pourront fuir pendant les périodes de travaux.
Soialie de Guyane de plage et de vasières
réalisés à marée basse
Tortue verte
ne Le respect strict de la période préconisée (octobre à
Dérangement et Destruction de sites de n janvier) permettra d'éviter entièrement la période de Tortue luth peñubaton | Mau | one plage hors des période de| Non noble | ones des tortues et la période des écosions nids et reproduction des tortues desé pass émergences.
Tortue olvätre
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte les réponses attendues.
Contribution n°12: La MRAe recommande « d'analyser les impacts du projet sur les zones de
prélèvement de sable, »
Réponse du porteur de projet : Les impacts du projet sur les zones de prélèvement de sable sont :
La destruction partielle de la faune benthique, ainsi que leurs habitats. Cet impact sera faible à moyen sur la zone de prélèvement de sable, car le prélèvement sera réalisé en deux tranches afin de limiter le volume de sable.
La turbidité : beaucoup de matière en suspension sera dans la zone de prélèvement, durant une
courte durée. Cela entrainera une baisse de la photosynthèse, pouvant impacter la potentielle faune marine. L'impact sera faible.
Création de fossés : de légers fossés dus au prélèvement de sable seront présents. Cependant,
l'impact sera faible à moyen, car le prélèvement sera réalisé en deux phases, permettant le comblement naturel des fossés.
Mesures d’évitement, de réduction ou de compensation :
Dans le cadre du projet, des mesures ont été mise en place pour réduire l'impact du prélèvement de sable.
Le prélèvement se fera en deux tranches ; tranche 1 avec 25 000m3 et tranche 2 avec 10 000 m3.
La zone de prélèvement et les épaisseurs prélevées sont restreintes afin de limiter les incidences physiques, géologique et biologique
La zone de prélèvement appartient à la même cellule hydro-sédimentaire. Il s'agit en quelque sorte d’un « emprunt ». Aux temps longs, la dérive sédimentaire vers l’ouest ramènera le sable déposé au niveau de la plage de Kourou vers la pointe Charlotte.
Synchronisation des travaux avec le rechargement de plage pour éviter tout décalage ou perturbation du profil d'équilibre naturel du littoral.
Incidence résiduelle du projet
22/56L’incidence du projet est considérée comme faible, après la mise en place des mesures.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte des éléments de réponse qui pourraient être complétés par une analyse plus poussée.
Contribution n°13 : La MRAe recommande « d'évaluer la durabilité de l'impact du projet sur la lutte
contre l'érosion, d’expliciter les effets attendus sur le risque d'inondation ainsi que les impacts sur les activités et le cadre de vie pour les usagers et riverains de la plage, »
Réponse du porteur de projet : La durabilité de l'impact du projet sera liée au temps de présence des infrastructures. Il est difficile d'estimer leur durée de vie préciser maïs on peut estimer qu’au bout de 25 ans une partie des équipements demanderont un renouvellement. Sans entretien la durabilité de l'impact sur la lutte anti-érosion sera donc d’au moins 25 ans. Celui-ci pourra être beaucoup plus long si les ouvrages sont correctement entretenus / optimisé au fil du temps.
Effets attendus sur le risque inondation.
Pression à Vent # Niveau
CQCSebérqué #8 Niveau moyen
s de la mer avec la surcote
(eau « au repos ») des vagues
Surface :
. dela lé le ; : Niveau
balayée par les ue be de la mer KE 7 (eau «au repos »)
Une plage et arrière-plage « de qualité » permettent de mieux dissiper l’énergies liée aux vagues et ainsi de réduire la surcote liée à ces dernières. Le projet pourra donc apporter une légère réduction de l’aléa inondation lié à cette surcote. Notons toutefois que le projet est avant tout pensé pour protéger des risques d’érosion et non d’inondation/submersion. Il ne sera par exemple d'aucun
secours face à la montée des eaux.
Cadre de vie.
Sans le projet, la plage va se réduire puis atteindre les premières habitations rapidement, dégradant
ainsi le cadre de vie.
Avec le projet, la plage va être en grande partie préservée. Les aménagements viendront quelque
peu impacter le paysage sans être disgracieux pour autant. Un espace sera toujours disponible pour
permettre leur contournement.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte les réponses attendues.
Contribution n°14: La MRAe recommande « de détailler les impacts des aménagements sur le
paysage, en illustrant cette analyse depuis des points de vue proches et lointains. »
23/56Réponse du porteur de projet : La mise en place du projet entrainera des impacts sur le paysage.
Depuis les points de vue proches, la mise en place des épis et des brise-lames seront visibles. Il y aura
une artificialisation du littoral.
Une barrière visuelle sera présente et modifiera la perception du littoral de Kourou. Il y aura un effet de « fragmentation » du paysage.
Ces impacts seront faibles à moyen.
Figure 18 : Photomontages de l'action épis
24/56Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°15 : La MRAe recommande « de présenter les solutions de substitution envisagées pour
protéger le front de mer contre les phénomènes d’érosion du littoral et de submersion »
Réponse du porteur de projet :
Les principales solutions pour la lutte contre l'érosion sont présentées ci-dessous :
Brise-lames (Breakwaters)
Figure 20: Brise-lames
Elles permettent de réduire Réduit l'impact direct des vagues sur le rivage et sont Très utilisé dans
les ports et zones à forte houle. Elles peuvent être fixes (roc, béton) ou submergé.
Revêtements/ Enrochements (Riprap / Rock Armour)
25/56Ce sont des accroches de gros enrochements ou blocs de béton sur le fond ou en pied de plage pour
protéger le trait de côte.
Figure 21 : Enrochements
Elles dissipent l'énergie des vagues via la porosité du bloc. C’est une Solution robuste.
Les dolosses, grands blocs béton interconnectés qui absorbent l'énergie des vagues sans se déplacer facilement.
Les digues et murets littoraux (Seawalls / Dykes)
Ce sont des ouvrages permanents construits sur ou près du trait de côte pour empêcher l’avancée
des vagues et protéger l’arrière-pays.
Figure 22 : Digues et murets littoraux
Ils freinent ou arrête l'érosion en bloquant la mer Et Peut être associé à des chemins ou promenades.
Les épis côtiers
Ce sont des ouvrages perpendiculaires à la côte ou au littoral qui interrompent la dérive littorale et favorisent le dépôt de sédiments d’un côté. Il s’agit (dans sa version bois) de la principale technique utilisée dans le cadre du projet.
26/56
Figure 23: Les épis côtiersIls augmentent localement l'accumulation de sédiments et sont souvent utilisés en série le long d’une
plage.
Réensablement/Recharge de la plage (Beach Nourishment)
C’est une importation artificielle de sables ou galets pour élargir la plage et offrir une zone tampon face aux vagues. Utilisée uniquement en phase initiale dans le cadre de notre projet.
Figure 24 : Rechargement de sable
Il n’y a pas de structure rigide et offre un profil de plage plus stable qui dissipe l'énergie de la houle.
Solutions fondées sur la nature (Living Shorelines / Natures-based)
Il s’agit d’une combinaison de végétation (dunes, mangroves, herbiers marins) et de matériaux naturels pour créer une barrière vivante et résiliente. Cette solution est non applicable après le retrait
du banc de vase.
ae men sde mn.
Figure 25 : Living shorelines
Gabions et géotextiles marins
Ce sont des cages remplies de pierres ou structures textiles remplies de sédiments, souvent
renforcées par géosynthétiques, pour protéger dans un profil plus flexible.
27/56Figure 26 : Gabions et géotextiles marins
Cela permet une protection adaptable et parfois moins intrusive.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: Le porteur de projet présente exhaustivement toutes les
solutions alternatives envisageable sans justifier pourquoi la solution retenue était la meilleure. Cette
réponse pourrait être complétée.
Contribution n°16 : La MRAe recommande « de préciser quel est le projet à long terme de la commune concernant le devenir de son front de mer ; »
Réponse du porteur de projet : Le projet de lutte contre l'érosion du littoral de Kourou est un projet
à court-moyen terme, permettant de limiter l’érosion pour environ les deux décennies à venir. Avec le départ du banc de vase protégeant actuellement Kourou, l'érosion devrait fortement augmenter à partir de fin 2026-2027. Cette épisode inter-banc dure généralement de 7 à 10 ans. Sans les mesures
de protections, un recul de la plage conséquent, menaçant directement les implantations anthropiques, est donc à prévoir dès 2027.
Ce projet est par ailleurs constitué uniquement de matériaux naturels d’une durée de vie limitées à quelques dizaines d'années.
Enfin, il ne protège pas contre la montée des eaux, autre risque majeur concernant le littoral kouroucien.
Aussi, le but de ce projet est précisément de donner à la commune, le temps nécessaire afin de réaliser un repli stratégique de ses enjeux menacés.
A long terme, les habitations, commerciaux, présents dans les zones vulnérables aux abords du
littoral seront délocalisés, vers un lieu plus sûr.
La mise en place du projet permettra d’atténuer l'érosion du littoral, mais ne le supprimera pas. Cela
laissera un laps de temps aux habitants et la commune d’être relocalisé.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: Le porteur de projet apporte les éléments de réponse
attendus.
Contribution n°17 : La MRAe recommande « de justifier l’absence de mesure compensatoire liée au
projet; »
Réponse du porteur de projet : Le projet ne présente pas de mesures compensatoires car les mesures
d’évitement, de réduction et d'accompagnement sont efficaces et réduisent les impacts sur
l’environnement.
28/56De plus, le projet est considéré d'intérêt Public Majeur, car il consiste à protéger la population et les
habitations situées en bordure du littoral de l'érosion qui ne cesse d'augmenter.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°18 : La MRAe recommande « de prévoir une mesure de suivi des impacts sur les milieux
naturels et la biodiversité en phase d'exploitation, sur le site de son implantation et sur celui où sera
prélevé le sable destiné au rechargement de la plage ; »
Réponse du porteur de projet : Le maître d'ouvrage mettra en place un suivi, et principalement en faveur du Gravelot de Wilson. Cela consistera à :
Un recensement détaillé de la population tout au long du projet
Un relevé mensuel permettra de déterminer les périodes de nidification, et de localiser le cantonnement d'éventuels couples reproducteurs
Un suivi plus détaillé sera alors demandé de la nidification afin de mieux connaître les contraintes
auxquelles peuvent faire face ces oiseaux
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet répond partiellement à la demande et
devrait compléter sa réponse en précisant les outils et moyens qui seront déployés.
Contribution n°19 : La MRAe recommande « d’adapter les jours et horaires de travaux afin de réduire
davantage les nuisances sonores et lumineuses pour les habitants et la faune ; »
Réponse du porteur de projet: Les travaux seront effectués uniquement en période diurne. Aucune
émission lumineuse n’est donc attendue. Les travaux n'auront pas lieux en weekend. De plus, les
engins de chantier minimiseront leurs rotations, une limitation de la vitesse sera présente, et l'arrêt
des moteurs sera recommandé lorsque les engins sont à l'arrêt ou en stationnement.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : le porteur de projet apporte les réponses attendues.
Contribution n°20 : La MRAe recommande « de prévoir une mesure de suivi de l’efficacité du projet
s'agissant de la réduction de l’érosion du littoral et des risques naturels. »
Réponse du porteur de projet: Un programme de suivi en partenariat avec le BRGM au travers de l'Observatoire de la dynamique sera réalisé. Un mât d'observation muni d’une caméra est en cours d'installation à cette fin.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet répond partiellement à cette demande,
en effet, le programme de suivi permettra d'observer le projet durant toutes les phases. Il n’y a rien
qui laisse sous-entendre une évaluation de l'efficacité du projet (indicateurs de performances,
d'avancemen
Contribution n° 21 : La MRAe recommande «de décrire les modalités d'entretien des aménagements
et les conditions de remise en état du site au cas où le dispositif serait démantelé. »
Réponse du porteur de projet : Les aménagements proposés sont quasiment entièrement en bois. Les
essences de bois ont été sélectionnées pour leurs bonne résistance tant mécanique qu’au contact
avec l’eau de mer.
29/56Il est difficile de d'établir une durée de vie précise pour les aménagements mais on peut estimer qu’au bout d'environ 25 ans une partie des aménagements seront à reprendre. Les éléments endommager seront à reprendre à l'identique.
Le retrait de pieux est une opération relativement courant pouvant être réalisée depuis une barge. Le savoir-faire est présent en Guyane, des pieux en bois ont par exemple été retiré récemment au niveau du port du Larivot. Notons de plus qu’au temps long les bois seront biodégradés.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur pourrait compléter sa réponse en mentionnant
le devenir des ouvrages une fois démantelés et s’il est prévu des fréquences et modalités d'entretien
de le préciser.
Contribution n°22 : La MRAe recommande « de compléter le résumé non technique après complément
de l’étude d'impact, de synthétiser davantage les informations présentées et de veiller à leur lisibilité »
Réponse du porteur de projet : L'étude d'impact ainsi que le résumé non-technique seront mis à jour.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte des éléments de réponse.
Contribution n°23 : La MRAe recommande « de développer l’analyse du projet quant aux alternatives
techniques envisageables, à l’évolution à moyen et long terme du littoral de la commune de Kourou et
prévoir des mesures de suivi des impacts du projet, positifs comme négatifs. »
Réponse du porteur de projet : Les solutions alternatives concernant les dispositifs anti-érosion ont été traitée au paragraphe 2.4.
Notons toutefois qu’à moyen/long terme la montée du niveau des océans augmentera les risques de submersions marines. Si des solutions d’endiguement / poldérisation sont techniquement envisageables elles se révèleraient extrêmement couteuses et avec un fort impact écologique. C'est donc plutôt un recul stratégique des enjeux présents dans les futurs zones inondable qui est envisagé à ce stade. Les aménagements ont notamment pour vocation de laisser aux autorités le temps nécessaire afin de mettre en place ce recul stratégique.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet n’apporte pas les éléments de réponses
attendus.
30/56ANALYSE DES REPONSES (11) AUX OBSERVATIONS DE LA CE SUR LES RÉPONSES APPORTÉES À L'AVIS DE L’OFB
L'analyse des recommandations formulées par l'Office Français de la Biodiversité et des réponses
apportées par le maître d'ouvrage (porté en annexe — Pièce 13) sont ci-dessous détaillés et ont été pris
en compte dans l'élaboration de l’avis motivé.
Contribution n°1 : L'OFB « Il est attendu des éléments scientifiques sur le déplacement des bancs de
vase afin de s'assurer du bon dimensionnement des dispositifs proposés ainsi que leur pérennité dans
la durée. »
Réponse du porteur de projet : Les bancs de vase sont actuellement suivis par l'Observatoire de la Dynamique Côtière de Guyane (ODYyC), et des modélisations ont été réalisé par Benoit Waeles Consulting, le sous-traitant du projet, pour modéliser l'impact des aménagements sur les vagues et en déduire les effets sur l'érosion.
d5m || 15m lavant
rechargement L'après rechargement)
L MNT 2022 (lation into) MERE RU Etes ang Ë vo #) s F w) ” %
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FO 4 È M0 MO MO M0 40 GO MO MO 40 100 50 Si) 50 50 00 60 20 MO M0 M0 40 40 4) 40 40 SO MO 0 M0 0 M0 60
La pérennité des ouvrages est difficile à déterminer, car il s’agit d’un projet expérimental. Cependant, des bois de classe 5 offrant une bonne résistance au milieu marin ont été sélectionnée pour permettre une durée de vie optimale. On peut estimer qu’au bout de 25 ans une partie des ouvrages demanderont à être remplacer.
Les ouvrages sont dimensionnés avec un niveau d'ancrage minimum, tenant compte du retrait
complet du banc de vase.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte les réponses attendues.
Contribution n°2 : « Aucune données scientifique n’est apportée dans le dossier concernant cette
élévation du niveau de la mer. Des éléments doivent être fournis pour garantir la pérennité et
l'efficacité du dispositif. »
Réponse du porteur de projet : Selon le 6e rapport d'évaluation du GIEC, l'élévation du niveau moyen
de la mer est désormais irréversible pour les siècles à venir, mais son ampleur dépendra directement
des émissions futures de gaz à effet de serre.
Le GIEC prévoit une hausse mondiale par rapport à la période 1995-2014 selon différents scénarios :
Scénario 1 : Une hausse de 28 à 55 cm d'ici 2100.
Scénario 2 : Une hausse de 63 cm à 1,01 m d'ici 2100.
Scénario 3 : Une élévation atteignant 2 mètres d'ici 2100 et jusqu'à 5 mètres d'ici 2150 ne peut être
exclue en cas de fonte rapide de l'Antarctique.
31/56Le rythme de montée des eaux s'est accéléré au cours des dernières décennies :
1,3 mm/an entre 1901 et 1971.
1,9 mm/an entre 1971 et 2006.
3,7 mm/an entre 2006 et 2018.
En 2024, une hausse record de 5,9 mm a été enregistrée sur une seule année en raison de la perte
accélérée des glaces terrestres et du réchauffement océanique.
Projected global mean sea level rise under different SSP scenarios
25 7 — Median (medium confidence) /
Lkely range (medum confidence) , 2 | soie errapoition (10e capton) J" Vas
Likely range of extrapolaton _ÉsP3-7.0
15F SSPS-8 5 Low confidence 83* parcentia ES € , SSP5-8 8 | ow confidence 95° percantie Le |
2150 medium d SSP1-19 SSP1-26
projechons
1950 2000 2050 2100 2150 {see caption)
Figure 17: Projection de l'élévation de la mer
Comme indiqué précédemment, la durabilité de l'impact du projet sera liée au temps de présence des infrastructures. Il est difficile d'estimer leur durée de vie précisée, mais on peut estimer qu’au bout de 25 ans une partie des équipements demanderont un renouvellement. Sans entretien, la durabilité de l'impact sur la lutte anti-érosion sera donc d’au moins 25 ans. Celui-ci pourra être beaucoup plus long si les ouvrages sont correctement entretenus / optimisés au fil du temps. Les dispositifs sont dimensionnés pour résister à minima à la montée des eaux sur cette durée.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte des éléments de réponse.
Contribution n°3 : « Quelle est l’épaisseur de sable disponible sur la zone d'emprunt (fig17 p43 de
l’étude d'impact) ? Le recul sera d'autant plus important (rapide) et à risque que le substratum est
proche. À contrario, une belle épaisseur de sable au-dessus du substratum permettra un «
amaïigrissement » de la plage plus lent et moins marqué. »
Réponse du porteur de projet :
La cartographie suivante localise la zone de l’origine du sable de rechargement envisagée dans le cadre du présent projet. II s’agit de réaliser des prélèvements dans la zone de cross-shore (17 mètres de large) sur un linéaire de littoral de 2 000 m. Une épaisseur d'environ 1 mètre sera prélevée.
32/56Linéaire longshore 1one de prélèvement = 2000 m
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice :
Contribution n°4 : « Quels effets peut-on attendre sur la réduction de l'érosion de la plage et pour
combien de temps ?
Réponse du porteur de projet :
L'effet principal du projet sur le littoral de Kourou est un net ralentissement de l'érosion de la plage,
et ceci, sur la durée de vie des ouvrages.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte des éléments de réponse.
Contribution n°5 : « Quels effets peut-on attendre du déchargement de sable (zone d'emprunt) sur
l'érosion dans ce secteur ? »
Réponse du porteur de projet : Les impacts du projet sur les zones de prélèvement de sable sont :
La destruction partielle de la faune benthique, ainsi que leurs habitats. Cet impact sera faible à moyen sur la zone de prélèvement de sable, car le prélèvement sera réalisé en deux tranches afin de limiter le volume de sable.
La turbidité : beaucoup de matière en suspension sera dans la zone de prélèvement, durant une
courte durée. Cela entraînera une baisse de la photosynthèse, pouvant impacter la potentielle faune
marine. L'impact sera faible.
Création de fossés : de légers fossés dus au prélèvement de sable seront présents. Cependant,
l'impact sera faible à moyen, car le prélèvement sera réalisé en deux phases, permettant le
comblement naturel des fossés.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet répond partiellement à la demande et
pourrait compléter sa réponse en quantifiant ces effets
33/56Contribution n°5 : « Il conviendra de vérifier que le sable mobilisé pour le rechargement de la plage de
Kourou est exempt de toute contamination, notamment en lien avec les activités de lancement spatial
susceptibles de générer des pollutions. En effet, une distribution à dominante fine(<631m) est
beaucoup plus susceptible d’être contaminé qu’un sable grossier. »
Réponse du porteur de projet :
La zone du projet, ainsi que la zone de prélèvement de sable représentent une seule cellule hydro- sédimentaire. Le type de sable est donc similaire.
De plus, suite aux analyses réalisées sur le sable de prélèvements, nous constatons que les différents paramètres sont inférieurs aux teneurs des niveaux de référence N1 et N2. (Voir tableau p7 mémoire en réponse joint à ce présent rapport, présentant un extrait de l’analyse des polluants sur sédiment
plage)
Des analyses spécifiques sur les sédiments spatiaux n’ont pas été réalisées.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: Le porteur de projet pourrait compléter sa réponse en
transmettant l'analyse des polluants qui aurait dû être joint à ce présent mémoire
Contribution n°6 : « Des analyses devront être réalisées juste avant le début des travaux en tenant des
potentiels polluants liés aux activités spatiales. »
Réponse du porteur de projet :
Des analyses seront réalisées en tenant compte des potentiels polluants liés aux activités spatiales.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet apporte des éléments de réponse en
présentant la liste exhaustive des polluants qui seront analysés et éventuellement d’un protocole
associé.
Contribution n°7 : « Les analyses granulométriques doivent confirmer la compatibilité des sédiments
extraits avec la granulométrie des sables en place sur a plage de Kourou sur la totalité de l’épaisseur
de sable prélevé pour le rechargement. Les analyses granulométriques et de la qualité des sédiments
devront être effectuées à plusieurs profondeurs pour s'assurer de l’homogénéité des sédiments qui
serviront au rechargement. »
Réponse du porteur de projet :
Des analyses granulométriques seront réalisées.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice
La réponse apportée par le porteur de projet est beaucoup trop vague, elle ne précise ni l'objectif des
analyses ni leur portée. Le porteur de projet pourrait compléter sa réponse avec des données
complémentaires (par exemple le périmètre des analyses et/ou une méthodologie).
Contribution n°8 : « Il serait nécessaire d’en avoir une cartographie afin de s'assurer d'absence d’EEE
sur les zones de circulation des engins notamment. »
Réponse du porteur de projet :
34/561 2ore de crassten des enr © zone de prétivement de subie
C2 zone d'étude rmemécate
Les engins de chantiers circuleront sur la plage. Cette zone sera balisée.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: Le porteur de projet pourrait compléter sa réponse en
superposant la zone de circulation à la zone où sont localisées les EEE afin d’en justifier leur absence.
Contribution n°9 : « Des inventaires ont été réalisés sur les zones de circulation des engins entre la
zone de récupération du sable et le rechargement ? Le cas échéant des inventaires doivent être réalisés
afin de connaitre les espèces présentes sur le périmètre. »
Réponse du porteur de projet :
En début de projet, une réunion a eu lieu avec la DGTM. Il a été convenu que le recours à des inventaires ne serait pas utile du fait de la faible représentativité de l’échantillonnage qui serait effectué et techniquement difficilement réalisable.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice :
Contribution n°10 : « Aucun plan de circulation n’est fourni dans le dossier. »
Réponse du porteur de projet :
35/56Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Le porteur de projet pourrait compléter sa réponse en
précisant le sens de circulation de l’ensemble des usagers et des engins de chantiers sur la zone.
Contribution n°11 : « Une cartographie superposée aux habitats est attendue, notamment pour localiser le Gravelot de Wilson.
Réponse du porteur de projet :
Un suivi sur le Gravelot sera mis en place en phase d'exploitation. Cela permettra la réalisation d’une
cartographie sur le Gravelot de Wilson.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°12 : « Au regard de l'impact de ces bancs de vase sur le littoral et du projet envisagé,
ce niveau d’impact semble sous-estimé. || serait opportun de s'assurer que la bathymétrie ne mettra
pas en péril le dispositif.
Réponse du porteur de projet :
L’ancrage des pieux se base sur l'analyse de la bathymétrie de ces dernières années. Elle inclut des épisodes sans bancs de vase. Ces données ont été utilisées pour calculer l’ancrage des pieux, après retrait du banc de vase.
36/56Merion stabilisé par es bg Ho
Inter-banc
Banc
mNOM
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : aucune remarque.
Contribution n°13 : « Une modélisation de l'impact de ces prélèvements est attendue afin de mieux
comprendre les conséquences sur le trait de côte à proximité (érosion).»
Réponse du porteur de projet :
Figure 28 : Localisation de la zone de dragage (Source : Etude Bw-CGc)
La cartographie suivante localise la zone de l’origine du sable de rechargement envisagée dans le cadre du présent projet. Il s’agit de réaliser des prélèvements dans la zone de cross-shore (17 mètres
de large) sur un linéaire de littoral de 2 000 m.
[oo | Lscon|
Figure 28: Localisation de la zone de dragage (Source : Etude Bw-CGc)
Le dragage se réalisera en 2 phases, pour un volume total dragué de 35 000 m° :
Tranche 1 : 25 000 m° dragués ;
37/56Tranche 2 : 10 000 m° dragués ;
Les impacts du projet sur les zones de prélèvement de sable sont :
La destruction partielle de la faune benthique, ainsi que leurs habitats. Cet impact sera faible à moyen sur la zone de prélèvement de sable, car le prélèvement sera réalisé en deux tranches afin de limiter le volume de sable.
La turbidité : beaucoup de matière en suspension sera dans la zone de prélèvement, durant une
courte durée. Cela entrainera une baisse de la photosynthèse, pouvant impacter la potentielle faune
marine. L'impact sera faible.
Création de fossés : de légers fossés dus au prélèvement de sable seront présents. Cependant, l'impact sera faible à moyen, car le prélèvement sera réalisé en deux phases, permettant le comblement naturel des fossés.
Mesures d’évitement, de réduction ou de compensation :
Dans le cadre du projet, des mesures ont été mise en place pour réduire l'impact du prélèvement de sable.
Le prélèvement se fera en deux tranches ; tranche 1 avec 25 000m3 et tranche 2 avec 10 000 m3.
La zone de prélèvement et les épaisseurs prélevées sont restreintes afin de limiter les incidences
physiques, géologique et biologique
La zone de prélèvement appartient à la même cellule hydro-sédimentaire. Il s’agit en quelque sorte d’un « emprunt ». Aux temps longs, la dérive sédimentaire vers l’ouest ramènera le sable déposé au
niveau de la plage de Kourou vers la pointe Charlotte.
Synchronisation des travaux avec le rechargement de plage pour éviter tout décalage ou perturbation du profil d'équilibre naturel du littoral
Incidence résiduelle du projet :
L’incidence du projet est considérée comme faible, après la mise en place des mesures.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°13 : « Il est indiqué que les terrassements nécessaires pour l’ensouillage des planches
dans le terrain naturel (profondeur non communiquée) pourraient recouper la nappe (p24 du résumé
non technique). Il est également indiqué (p40 de l’étude d'impact) que « des dispositifs d’épuisement
d’eau devront être mis en œuvre (épis, rigoles, drainage périphérique, épuisement par pompage et/ou
pointe filtrante) dans le cas de la réalisation d’excavations ou de travaux nécessitant la mise hors d’eau. »
Le dossier prévoit un impact faible pour les eaux souterraines (p47 de l’étude d’impact) alors que les
risques de pollution par remontée du biseau salin sont conséquents, car irréversibles en cas de
pollution de la nappe phréatique. Les impacts doivent être réévaluées et les dispositifs décrits ci-dessus
retranscrits dans les mesures de réduction.
Réponse du porteur de projet :
38/56Dans les zones littorales, la nappe phréatique est le plus souvent déjà naturellement influencée par l’eau de mer. Elle est généralement saumâtre à saline à proximité immédiate du rivage, en raison des échanges permanents entre l’eau douce continentale et l’eau salée marine (biseau salé). L'introduction de pieux ne modifie donc pas fondamentalement la salinité d'un milieu déjà soumis à ces dynamiques.
D'autre part, les pieux sont des éléments pleins et étanches (en bois, béton ou acier) qui, dans le cas
des sols sableux, déplacent le sol sans créer de conduits hydrauliques verticaux. Ils ne constituent pas des chemins préférentiels pour la circulation de l’eau salée vers la nappe profonde, contrairement à un forage ou à un ouvrage drainant. Le substratum rocheux, dans les cas où il sera rencontré, ne sera foré que sur de très faible profondeur pour fichier les pieux et les risques de le transpercer pour atteindre une autre formation aquifère sont donc extrêmement faibles.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°14 : « Le dossier ne présente aucun plan de chantier ni de carte de circulation des
engins. Les plans doivent être fournis et les impacts évalués. »
Figure 29: Localisation de la zone de circulation des engins de chantier
Réponse du porteur de projet :
Légende
A Zone de crcuiaon des eng
C2 2one de prétévement de sable
C2 zone détuce mmédare
C2 20e d'étase rapprochée Figure 29:
Localisation de la zone de circulation des engins de chantier
Les impacts seront :
Des poussières générées par la circulation des engins de chantier et certains travaux
39/56Les sols peuvent également être atteints par le déversement de substances toxiques, notamment en cas de fuite sur un véhicule ou lors du stockage des produits et déchets.
Les mesures seront :
L'arrêt des moteurs sera demandé lors des stationnements des engins de chantier ;
Limitation de la vitesse de circulation des engins sur le site et à proximité
Arrêt des moteurs (si possible) lorsque les engins sont à l'arrêt ou en stationnement
Interdiction de stockage d'hydrocarbures et d'opérations d’entretien sur site, ou stockage sur bac de rétention
Interdiction de rejets des eaux de chantier, hydrocarbures ou tout autre produit polluant dans le
milieu naturel,
Présence de kits anti-pollution.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°15 « Quels sont les impacts du projet au niveau du relargage des sédiments ? »
Réponse du porteur de projet :
Les impacts sont les suivants :
L’eutrophisation, avec le potentiel relargage de phosphore et d'azote
Des perturbations sur la photosynthèse aux vues de l’augmentation de la turbidité
Le colmatage, avec la redescente des sédiments sur les potentiels habitats des poissons et des poissons eux même
Des mesures sont mises en place afin de réduire cet impact.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°16 : « Un nouveau planning détaillé de toutes les étapes du chantier doit être réalisé.
»
Réponse du porteur de projet :
40/56qu
sup
m je e planning est disponible en annexe au format PDF.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : aucune remarque
Contribution n°17 : « Le planning du chantier prévoit une période d'observation entre les phases 2 et 3 afin de récolter des informations sur le comportement du transport sédimentaire vis-à-vis des
ouvrages réalisés lors de la première phase (p46 de l'étude d'impact) et, si besoin, de réaliser des
ajustements sur le linéaire et/ou l'emplacement des ouvrages de la troisième tranche.
Comment ce linéaire va-t-il être choisi ? D’autres études géotechniques sont-elles prévues afin de
s'assurer de la possibilité de mise en œuvre du dispositif ? les impacts sur la faune seront-ils réévalués
?
Réponse du porteur de projet :
Le linéaire observé sera le linéaire protégé et des bandes de 50m de longueur de part et d'autre des
linéaires protégés.
D’autres études géotechniques ne sont pas prévues étant donné que l'étude géotechnique déjà
réalisée englobe déjà l’ensemble de la zone de travaux. Des techniques de foration sont déjà considérées au cas où la roche soit rencontrée. Il n’y aura pas nécessité de réévaluer l'impact des travaux car l'étude d'impact réalisée intègre déjà l’ensemble de la zone.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°18 « La MR15 prévoit la mise en place d’un barrage anti-MES sur la zone de stockage
des engins de chantier. Qu'est-il prévu précisément ? Il serait opportun de rappeler les bonnes
pratiques en phase de chantier [...] »
Réponse du porteur de projet :
Il s’agit d’un barrage filtrant flottant pour prévenir et lutter contre les pollutions maritimes, fluviales, en eaux calmes, etc. Le barrage filtrant MES et anti-turbidités : il préserve l'eau des matières en suspension causées par les travaux maritimes, fluviaux et en rivières.
41/56Pour rappel, les bonnes pratiques en phase chantier sont les suivantes :
La mise en place de documents de planification environnementale des travaux
La réalisation d’un schéma d'installation environnementale du chantier
Le phasage chantier et planning
La mise en place de zone de stockage, confinement, entretien et ravitaillement des produits ou matériaux potentiellement polluants
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°19 « La MR17 et MR20 prévoit de délimiter les aires de travaux et l’évitement des zones
de formation psammophiles herbacées. Ces zones doivent être visuellement délimitées (système de
barrières quel qu'il soit en limitant l'usage du plastique qui se dégrade rapidement) et une
communication claire à destination de l’ensemble du personnel travaillant sur site doit être installée
(panneaux, etc..).
Réponse du porteur de projet :
Ces zones seront signalisées durant la phase chantier et les conducteurs d’engins seront sensibiliser
par rapport à ces délimitations.
42/56Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°20 « Les travaux ne devront pas débuter avant la fin des émergences des tortillons soit
fin octobre. »
Réponse du porteur de projet :
Les travaux débuteront, hors de la période la période de nidification des tortues.
| Objectif(s) Eviter le dérangement voire la destruction d'individus d'espèces protégées et de leurs sites de pontes
Communautés Tortues verte, luth, et olivätre
biologiques visées | Cortèges des oiseaux de vasières, du littoral, de mangrove et de zones humides
[Localisation Ensemble de la zone d'étude
[Acteurs Maitrise d'ouvrage
Modalités de mise |La phase de travaux sur la zone de plage sera décalée en dehors des périodes d'activités enœuwre reproductrices que ce soit pour l'avifaune ou les tortues marines. Les travaux nécessitant un creusage ou forage sur la plage ne débuteront pas avant octobre afin d'éviter la destruction de tortues juvéniles ou de sites de pontes.
Les travaux d'aménagement ne se situant pas sur la zone de sable pourront démarrer à partir de septembre.
|Suivis de la mesure |MOA
[Mesures associées |-
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Aucune remarque à apporter.
Contribution n°21 « Il est indiqué que la période de nidification des oiseaux s'étend de mi-avril à fin
juillet (p29 RNT). Des mesures doivent être proposées pour l’avifaune (absence de travaux en période
de nidification, mis en défens des nids, etc.)
Réponse du porteur de projet :
Les travaux débuteront, hors de la période la période de nidification des oiseaux.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°22 « Aucun plan de circulation n’est fourni dans le dossier et aucune mesure
d'’évitement ou de réduction n’est proposée.
Réponse du porteur de projet :
43/56I Zone de circulation des engins
C2 Zone de préèvement de sable
C2 zone d'étude immédiate C2 Zone d'étude rapprochée
Les mesures seront :
Interdiction de stockage d'hydrocarbures et d'opérations d'entretien sur site ou
stockage sur bac de rétention
Interdiction de laver les camions (en particulier bétonnière), le matériel sur le site à
moins de prévoir une aire spécifique aménagée à cet effet (collecte des eaux de lavage
et décantation avant rejet)
Interdiction de rejets dans le milieu naturel
Minimisation ou optimisation des rotations de camions
Limitation de la vitesse de circulation des engins sur le site et à proximité
Réduction maximale de la durée des travaux
Phasage des travaux hors période de reproduction des tortues
Sensibilisation du personnel de chantier aux risques de pollution et de nuisances liés
au chantier, aux moyens de prévention et aux consignes à tenir en cas d’accident,
d'incendie et de pollution
Evitement des zones de formations psammophiles herbacées
Arrêt des moteurs (si possible) lorsque les engins sont à l’arrêt ou en stationnement
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°23 « Une attention particulière devra être portées lors des études géotechniques afin,
de s’assurer du bon ancrage des dispositifs dans le substrat.
44/56Réponse du porteur de projet :
Les études géotechniques seront bien traitées, afin de s’assurer le bon ancrage des dispositifs dans le
substrat.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Aucune remarque à apporter
Contribution n°24 « Comment les big-bags seront-ils recyclés ?
Réponse du porteur de projet :
Les bigs-bags seront découpés, triés et évacués en décharge.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°25 « La ME2 (Interdiction de laver les camions (en particulier bétonnière), le matériel
sur me site à moins de prévoir une aire spécifique aménagée à cet effet (collecte des eaux de lavage
et de décantation avant rejet)) et la ME3 (Opérations de ravitaillement interdites sur sites à moins de
se faire sur des aires spécifiquement conçues (étanchéification) pour retenir tout déversement
accidentel) sont des mesure de réduction si jamais une spécifique aménagées devait être crée et non
une mesure d’évitement. Ces mesures doivent être reclassées.
Réponse du porteur de projet :
Ces mesures seront reclassées dans l’étude d'impact et le résumé non technique, en mesures de
réduction.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Aucune remarque à apporter.
Contribution n°26 « Il est par ailleurs indiqué (p39 de l’étude d'impact) que « la présence de formations
anthropiques reste toujours possible en raison des précédents aménagements du site et des vestiges
d'anciens aménagements, qui pourraient subsister sur le secteur d'étude (bâtiments, réseaux,
voiries...). » Quel retraitement est-il prévu le cas échéant ?
Réponse du porteur de projet :
Seuls les exutoires des réseaux pluvieux seront présents sur le site. L’allongement de ces derniers est
prévu. Les éventuels déchets seront évacués en décharge.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°27 « L'impact de la récupération du sable n’est pas évalué (risques d’érosion notamment) »
Réponse du porteur de projet :
° Les impacts du projet sur les zones de prélèvement de sable sont:
45/56+ La destruction partielle de la faune benthique, ainsi que leurs habitats. Cet impact sera faible
à moyen sur la zone de prélèvement de sable, car le prélèvement sera réalisé en deux tranches
afin de limiter le volume de sable.
+ La turbidité : beaucoup de matière en suspension sera dans la zone de prélèvement, durant
une courte durée. Cela entrainera une baisse de la photosynthèse, pouvant impacter la
potentielle faune marine. L'impact sera faible.
+ Création de fossés : de légers fossés dus au prélèvement de sable seront présents. Cependant,
l'impact sera faible à moyen, car le prélèvement sera réalisé en deux phases, permettant le comblement naturel des fossés.
Mesures d’évitement, de réduction ou de compensation :
Dans le cadre du projet, des mesures ont été mise en place pour réduire l'impact du prélèvement de sable.
+ _Le prélèvement se fera en deux tranches ; tranche 1 avec 25 000m3 et tranche 2 avec 10 000
m3.
+ La zone de prélèvement et les épaisseurs prélevées sont restreintes afin de limiter les
incidences physiques, géologique et biologique
+ La zone de prélèvement appartient à la même cellule hydro-sédimentaire. Il s’agit en quelque
sorte d’un « emprunt ». Aux temps longs, la dérive sédimentaire vers l’ouest ramènera le sable
déposé au niveau de la plage de Kourou vers la pointe Charlotte.
+ Synchronisation des travaux avec le rechargement de plage pour éviter tout décalage ou
perturbation du profil d'équilibre naturel du littoral
Incidence résiduelle du projet
L'incidence du projet est considérée comme faible, après la mise en place des mesures
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice :_La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières où observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°28 « Il n’est pas évalué l'impact des épis sur les tortues marines ainsi que sur les
émergences. Quels seront les risques en cas de montaison ? En cas de ponte, les émergences
parviendront-elles à sortir des épis ?
Réponse du porteur de projet :
L'impact des épis sur le tortues marines seront très faibles. Les tortues adultes pourront aisément les
éviter avec un léger détour et les tortues juvéniles pourront même passer directement entre les pieux
de la barre des « T » en raison de leur espacement.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice :_ La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d'une réponse plus complète et détaillée.
46/56Contribution n°29 “Des précisions sont attendues sur certaines espèces telles que le Gravelot de
Wilson nicheur à proximité. En l’absence de plan de circulation ou de cartographie de la localisation
de certaines espèces, il est difficile de savoir si la dérogation ne nuit pas.”
Réponse du porteur de projet :
Un suivi sur le Gravelot sera mis en place en phase d'exploitation. Cela permettra la réalisation d’une
cartographie sur le Gravelot de Wilson.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d'une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°30 : “Un suivi sur les potentiels phénomènes d’érosion en aval-transit des dispositifs ainsi que sur la zone de récupération du sable serait pertinent.”
Réponse du porteur de projet
Dans le cadre du programme l'Observatoire de la Dynamique Côtière de Guyane (ODYC), un suivi du trait de côte à grande échelle au niveau du littoral guyanais.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice: La réponse du porteur de projet ne suscite pas de
remarques particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
Contribution n°31 : “ Le dossier aborde la compatibilité du projet avec le zonage du SAR. Le projet est situé en espace naturel de conservation durable. Il conviendra de s'assurer que ce type de projet est compatible avec ce zonage.”
Réponse du porteur de projet
Les espaces naturels de conservation durable doivent être préservés et maintenus dans leur vocation
naturelle.
En conséquence, ils doivent recevoir dans les documents d’urbanisme locaux un classement approprié,
faisant obstacle à tout changement d'affectation non compatible avec le maintien de leur vocation
naturelle et de leur qualité écologique et paysagère.
L'ouverture à l'urbanisation y est interdite. Il est donc nécessaire d'éviter la dégradation et
l'occupation progressive, qui conduisent à leur urbanisation.
L'affectation à usage agricole y est également interdite, à l'exclusion de l'agriculture vivrière dans les conditions mentionnées ci-dessous.
Toutefois les espaces naturels de conservation durable peuvent être valorisés, par des projets et
pratiques mesurés qui répondent aux objectifs de développement durable de la Guyane.
47/56Le projet est compatible avec le SAR.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Aucune remarque à apporter
Contribution n°32 : “Il conviendra de s’assurer que ce type de projet est compatible avec ce zonage”
Réponse du porteur de projet
Le projet est compatible au PLU, car le projet n’est pas présent dans la liste des aménagements
interdits.
Sont interdites les destinations et sous destinations suivantes :
+ Exploitation agricole
+ L’artisanat et le commerce de détail, la restauration, le commerce de gros, les activités de services
où s'effectue l’accueil de la clientèle, l'hébergement hôtelier et touristique et les cinémas.
+ L'industrie, les entrepôts, les bureaux et les centres de congrès et d'exposition
Sont de plus interdits les activités, les usages et affectations du sols suivants :
* Les installations classées incompatibles avec la vocation naturelle dominante de la zone
+ Le stationnement des caravanes sur des terrains non bâtis,
+ Les habitations légères de loisirs
+ La création de terrains de caravanes ou de camping, et de parcs résidentiels de loisirs,
+ Les dépôts de véhicules usagers, de déchets de toute nature, le stockage de ferrailles et matériaux
de démolition ou de récupération ;
+ En zone Nm, les carrières et les exploitations minières.
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice : Aucune remarque à apporter
Contribution n° 33 : “Il n’est évoqué dans le dossier la stratégie nationale de gestion intégrée du trait
de côte (2012).”
Réponse du porteur de projet
La Stratégie Nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC) vise à guider les acteurs du littoral
vers une gestion plus durable afin de renforcer la résilience des espaces littoraux face aux effets du
changement climatique.
Cette stratégie nationale favorise ainsi l'adaptation des territoires littoraux au changement climatique
en accompagnant les recompositions spatiales, en développant les outils nécessaires, en renforçant la
connaissance, en promouvant les solutions fondées sur la nature, et en facilitant l’information et la
mobilisation de tous.
48/56Les principes communs sont :
+ L’anticipation et l’adaptation sur le long terme aux évolutions naturelles du littoral ;
+ La prise en compte simultanée des défis socio-économiques et environnementaux posés par le recul
du trait de côte ;
+ L'élaboration de projets de territoire et de documents de planification cohérents et concertés, aux
échelles spatiales et temporelles pertinentes ;
+ L'intégration des écosystèmes côtiers dans la définition de solutions adaptées ;
+ L'amélioration et le partage des connaissances sur les écosystèmes côtiers et leurs perspectives
d'évolution.
Le projet est compatible avec la Stratégie Nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC), avec
la mise en place d’épis et de brise
49/56ANALYSE DES REPONSES (Il!) MÉMOIRE EN RÉPONSE À L’AVIS DU CNPN
Contribution de la CNPN
“l'est demandé :
Un besoin d'accompagnement non décrit perdure en faveur du Gravelot de Wilson : il conviendra
d'apporter un suivi précis des individus potentiellement nicheurs présents sur l’entièreté de la plage
concernée, y compris les secteurs d'emprunts de sable. Il sera conduit un recensement détaillé de la
population tout au long du projet, et un relevé mensuel permettra de déterminer les périodes de
nidification, et de localiser le cantonnement d'éventuels couples reproducteurs. En cas de nidification
avérée, on prendra toutes les dispositions nécessaires pour protéger le nid des mouvements de
camion, ou même de prélèvements de matériaux le cas échéant. Un suivi plus détaillé sera alors
demandé de la nidification afin de mieux connaître les contraintes auxquelles peuvent faire face ces
oiseaux. La circulation des chiens, même tenus en laisse, sera alors interdite.”
Réponse du porteur de projet
La ville de Kourou mettra en place :
- Un recensement détaillé de la population tout au long du projet
- Un relevé mensuel permettra de déterminer les périodes de nidification, et de localiser le
cantonnement d'éventuels couples reproducteurs
- Un suivi plus détaillé sera alors demandé de la nidification afin de mieux connaître les contraintes
auxquelles peuvent faire face ces oiseaux
Remarque de la Commissaire-Enquêtrice La réponse du porteur de projet ne suscite pas de remarques
particulières ou observations à défaut d’une réponse plus complète et détaillée.
50/56PARTIE IV CONCLUSIONS MOTIVÉES ET AVIS
La consultation du public par voie électronique relative au projet d'implantation d’un dispositif de lutte
contre l’érosion du littoral sur la commune de Kourou s’est déroulée conformément aux dispositions
des articles L.181-10-1 et suivants du code de l’environnement. Les modalités de publicité,
d'accessibilité du dossier, de recueil des observations et de participation du public ont été respectées.
Le dossier soumis à la consultation comprenait l’ensemble des pièces réglementaires requises,
notamment l’étude d'impact et son résumé non technique, ainsi que les avis des autorités et services
consultés et les mémoires en réponse du maître d'ouvrage.
Compte tenu de la technicité du projet et des dynamiques littorales guyanaises, le dossier présente un
niveau de complexité élevé. Il permet néanmoins au public de comprendre les objectifs poursuivis, la
nature des ouvrages envisagés, les impacts identifiés ainsi que les incertitudes reconnues par le
porteur de projet. Il apparaît toutefois que l’acceptabilité du projet repose également sur la poursuite
d’une information claire et régulière du public au-delà de la phase de consultation, au regard du
caractère évolutif du dispositif envisagé. Aucune insuffisance de nature à entacher la régularité de la
procédure n’a été relevée.
Par ailleurs, le littoral de Kourou est soumis à une érosion avérée, documentée et évolutive, exposant
directement des quartiers urbanisés, des infrastructures publiques et des populations à des risques
croissants de submersion marine, dans un contexte de changement climatique reconnu. Le projet vise
à réduire ces risques par la mise en œuvre d’un dispositif combinant des ouvrages en bois implantés
sur le secteur urbanisé, des opérations de rechargement de plage et un phasage des travaux intégrant
des périodes d'observation et d'ajustement. Il poursuit ainsi un objectif de protection des personnes
et des biens, constitutif d’un intérêt public majeur. L'absence d'intervention présenterait, à court ou
moyen terme, des conséquences environnementales, humaines et économiques significatives.
Toutefois, l'analyse environnementale met en évidence que l’état initial repose sur des inventaires
ciblés et des analyses bibliographiques jugés globalement suffisants, mais présentant certaines limites,
notamment en ce qui concerne la biodiversité marine, les effets indirects liés aux zones de
prélèvement de sable ainsi que la perception paysagère et les usages à moyen terme. Les impacts
identifiés concernent principalement les habitats littoraux, certaines espèces d'oiseaux de rivage, le
fonctionnement sédimentaire local et les usages du littoral en phase de chantier.
Les mesures d’évitement et de réduction proposées sont réelles et opérationnelles, notamment grâce
au phasage des travaux, à l'interruption durant les périodes biologiquement sensibles et à l’adaptation
de l’organisation du chantier. En revanche, la maîtrise des impacts à moyen et longs termes repose de
manière déterminante sur la qualité, la durée et l’effectivité des suivis environnementaux, ainsi que
sur la capacité à adapter le projet en fonction des résultats observés.
Dans ces conditions, si le projet répond à un besoin réel et documenté, s'inscrit dans une démarche
progressive et adaptative et évite le recours à des solutions lourdes et irréversibles, il demeure marqué
par des incertitudes environnementales résiduelles et par un caractère évolutif nécessitant un
encadrement strict.
Il en résulte que j'émets un AVIS FAVORABLE AVEC RÉSERVES.
Ces réserves constituent des conditions déterminantes de l’acceptabilité du projet et conditionnent
directement la soutenabilité environnementale ainsi que la sécurité juridique de l'autorisation
susceptible d’être délivrée.
51/56(Réserve n°1) En conséquence, il est impératif qu’un dispositif de suivi environnemental pluriannuel
soit mis en œuvre au-delà de la phase de chantier, portant notamment sur l’évolution du trait de côte,
le fonctionnement sédimentaire, l’état des habitats et des espèces sensibles ainsi que les effets des
prélèvements de sable. Les résultats de ces suivis devront être analysés périodiquement afin de
permettre, le cas échéant, l’adaptation des modalités de mise en œuvre du projet.
(Réserve n°2) Par ailleurs, les zones de prélèvement de sable devront être précisément définies,
cartographiées et plafonnées en volume par tranche. Toute modification substantielle devra faire
l’objet d’une validation préalable de l'autorité administrative.
(Réserve n°3) De plus, une évaluation post-travaux devra être réalisée afin d’apprécier les effets du
dispositif sur le paysage littoral et les usages. Les principaux résultats des suivis et évaluations devront
faire l’objet d’une information régulière du public.
(Réserve n°4) Enfin, compte tenu du caractère évolutif du projet, des modalités explicites d'adaptation,
de modification ou de retrait partiel des ouvrages devront être prévues lorsque les résultats du suivi
mettent en évidence des impacts environnementaux significatifs non anticipés ou une efficacité
insuffisante du dispositif.
SOUS RÉSERVE DU RESPECT STRICT ET INTÉGRAL DE L'ENSEMBLE DE CES CONDITIONS, LE PRÉSENT
AVIS FAVORABLE AVEC RÉSERVES EST CONFIRMÉ.
52/56PARTIE V ANNEXES
53/56PIECE N°1 : AVIS DE CONSULTATION
PUBLIQUE PAR VOIE ELECTRONIQUEAVIS DE CONSULTATION DU PUBLIC PAR VOIE ÉLECTRONIQUE
(L181-10-1 du Code de l’environnement)
Relatif à la demande d'autorisation environnementale portant sur le projet d'implantation d’un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral, sur le territoire de la commune de Kourou
Le préfet de la Guyane lance un avis de consultation du public
par voie électronique (CPVE), relatif au projet d'implantation
d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral, sur le territoire de la commune de Kourou, et sur le fondement des articles L:181-10-1 et suivants du Code de l’environnement.
Cette consultation du public est prescrite du jeudi 9 octobre 2025 au vendredi 9 janvier 2026 inclus
Le maître d'ouvrage est la commune de Kourou, courriel: jp-malaganne@gmail.com
L'adresse de correspondance est la suivante :
Mairie de Kourou
30, avenue des roches
97310 KOUROU
Le Président du tribunal administratif de la Guyane a désigné, par
décision n° E25000017/97 du 23 avril 2025, Mme Yanr-Lise RAYMOND en qualité de commissaire enquétrice titulaire, et M.
Meryll MARTIN en qualité de commissaire enquêteur suppléant.
Durant toute la période de consultation du public, le dossier
comprenant notamment le résumé non technique du projet, sera
accessible:
* à l'adresse du site internet dédié à la consultation:
: ntr ion-li
F * sur le site internet des services de l'État en Guyane:
https:/{www.guyane.gouv.fr/Publications/Consultations-du-public-
Un accès gratuit au dossier est garanti par la mise à disposition
d'un poste informatique :
À la Direction Juridique et du Contentieux (DJC) Bâtiment HEDER - RDC - rue Élisa ROBERTIN à Cayenne, de 8h à 18h.
Tout renseignement pertinent concernant la demande peut être
obtenu auprès :
+ des Services de l'État en Guyane (SEG)
à la DGTM - DEAAF -— Rue Carlos Fineley, Pointe Buzaré - 97306 Cayenne Cedex, sur RDV en écrivant à
camille. gerard@guyane.gouv.fr ou en appelant le 0594 21 42 51.
Durant toute la période de consultation du public, le public pourra consigner ses observations et propositions :
e par courriel, aux adresses spas
littoral: ni rique.fr
da rene
*_ sur le site internet des ee de l'État en Guyane :
ronique via Poe « Déposer une observation » (en
précisant en objet: CPVE-érosion littoral Kourou)
+ par voie postale, à l'attention de Mme Yanr-Lise RAYMOND à l'adresse suivante: Services de l'État en Guyane -
DGA/DJC - CS 57008 - 97307 Cayenne Cedex
* sur le registre papier mis à disposition du public à ‘hôtel
de ville de Kourou — 30 avenue des roches, 97310 Kourou
Tout au long de la procédure de consultation du public, les
observations let les propositions du public, les éventuelles
informations complémentaires produites par le pétitionnaire, les
avis recueillis par l'autorité administrative ou l'indication d'une
absence d'avis ainsi que les réponses éventuelles du maître d'ouvrage à ces avis, seront rendus publics sur les sites internet ci-dessus mentionnés, au fur et à mesure de leur émission.
Toutes les observations relatives à la consultation du public,
devront être déposées sur le registre dématérialisé au plus tard le
vendredi 9 janvier 2026 avant minuit.
Les observations adressées par voie postale devront être reçues par la DJC au plus tard le vendredi 9 janvier 2026.
Des réunions publiques d'ouverture et de clôture seront organisées à la médiathèque municipale située au pôle culturel,
avenue Thomas Guidiglo — 97310 Kourou :
Réunion publique d'ouverture
Lundi 20 octobre 2025 de 18h à 20h
ie
Lundi 5 janvier 2026 de 18h à 20h
Par ailleurs, la commissaire enquêtrice recevra le public au sein
des services techniques de la mairie de Kourou, situés avenue
Préfontaine, Zone industrielle Pariacabo, 97310 Kourou, lors des
permanences suivantes :
* mercredi 22 octobre 2025 de 9h à 13h;
* mercredi 17 décembre 2025 de 9h à 13h.
La commissaire enquêtrice Mme Yann-Lise RAYMOND, rendra son rapport et ses conclusions motivées au préfet de la Guyane dans Un délai de trois semaines à compter de la clôture de la consultation du public.
Pendant un an, à compter de la date de clôture de la consultation, ce rapport et ces conclusions seront rendus publics par la commissaire enquêtrice, sur les sites internet suivants :
. ftes F
littoral-kour
° https:/www,
public-par-voie-electronique
À l'issue de la procédure, le préfet de la Guyane est l'autorité
compétente pour statuer, par arrêté, sur la demande
d'autorisation environnementale qui peut être un arrêté
d'autorisation assorti de prescriptions ou un arrêté de refus.
Cayenne, le 12/09/2025PIECE N° 2 : SOMMAIRE DE L’ETUDE
D'IMPACTTable des matières
1... Préambule
1.1 Présentation du porteur de projet
1.2 Objet du projet
2. Contexte reglementaire et procédure applicables au projet 11 2.1 Situation règlementaire projetée
2.1.1 Nomenclature Loi sur l'eau (IOTA)
2.1.2 Nomenclatures des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) 13 2.1.3 Evaluation environnementale (étude d'impact) …
2.1.4 Procédure relative à l'occupation du Domaine Maritime Naturel .
2.1.5 Bilan de classement du projet ….
3... Description du projet
3.1 Localisation du projet s 3.2 Descriptions des solutions de protection du littoral . 28 3.2.1 Choix de matériaux...
3.2.2 Coupe et vues en plan des solutions
3.2.3 Spécification (contraintes) « logistiques »
3.2.4 Principe et disposition des ouvrages de confortement (bois) le long de la plag 3.2.5 Méthode de travaux et matériaux
3.2.6 Contraintes techniques et environnementales
3.2.7 Stockage, manutention et inspection du bois
3.2.8 Equipements, matériel et main d'oeuvre.
3.2.9 Construction des éléments de l'épi en bois
3.2.10 Travaux de rechargement .
3.3 Planning des travaux .
3.3.1 Planning global
3.3.2 Planning des travaux en deux tranche:
. Solutions de substitution envisagées et raisons du choix du projet
41 Choix du site : une situation géographique idéale
4.2 Choix du projet : analyse comparative des solutions .
4.2.1 Prédimensionnement du projet
4.2.2 Estimations financières
5... Analyse de l'etat inititial de l'environnement : scénario de reference 48
5.1 Définition des aires d’étude pour la réalisation de l'étude d'impact 5.1.1 Aire d'étude immédiate .
5.1.2 Aire d'étude rapprochée
5.1.3 Aire d'étude éloignée
5.2 Milieu physique
5.2.1 Climat .…
5.2.2 Relief et topographie .
5.2.3 Bathymétrie ….
5.2.4 Géologie et pédologie
5.2.5 Eaux souterraines.
5.2.6 Eaux superficielle:
5.2.7 Eaux littorales
5.2.8 Synthèse des enjeux liés au milieu physique
485.3 Milieu naturel
5.3.1 Périmètres d'inventaire de protection
5.3.2 Contexte in situ …..
5.3.3 Continuités écologiques
5.3.4 Synthèse des enjeux liés au milieu naturel
5.4 Milieu humain …
5.4.1 Occupation du sol
5.4.2 Population, démographie et habita
5.4.3 Tourisme et loisirs ….
5.4.4 Réseaux et servitudes ..
5.4.5 Activités agricoles et économique:
5.4.6 Usage de l'eau.
5.4.7 Synthèse des enjeux liés au milieu humain
5.5 Cadre de vie et santé ….
5.5.1 Energie et autres ressources .
5.5.2 Qualité de l'air
5.5.3 Gaz à effet de serre et vulnérabilité du climat
5.5.4 Environnement sonore et vibrations .
5.5.5 Emissions lumineuses
5.5.6 Synthèse des enjeux liés au cadre de vie et à la santé .
5.6 Paysage et patrimoine bâti
5.6.1 Unités paysagères .
5.6.2 Contexte paysager in situ
5.6.3 Monuments historiques
5.6.4 Sites classés et inscrits …
5.6.5 Site Patrimonial Remarquable (SPR)
5.6.6 Espaces littoraux remarquables au titre du code de l'urbanisme
Archéologie …
5.6.8 Synthèse des enjeux liés au ‘paysage et patrimoine bâti
5.7 Risques naturels .…
5.7.1 Risque sismique .
5.7.2 Risques naturels majeurs et arrêtés de catastrophe naturelles 5.7.3 Situation vis-à-vis du PPRN …
5.7.4 Synthèse des enjeux liés aux risques naturels .
5.8 Risques industriels et technologiques ….
5.8.1 Activités industrielles, ICPE et site SEVESO
5.8.2 Sites et sols pollués 128 5.8.3 Orpaillage
5.8.4 Transport de marchandises dangereuses
5.8.5 Plan de prévention des risques technologiques
5.8.6 Synthèse des enjeux les aux risques industriels et technologiques 5.9 Synthèse de l’état initial et définition des enjeux .
5.9.1 Définition des enjeux .
5.9.2 Synthèse des enjeux
… 114 5.6.7
114
. 116
17
. 118
182
. 124
6... Analys
6.1 Définitions préalables...
6.1.1 Définitions préalables concernant les effets
6.1.2 Définitions préalables concernant les mesures
6.2 Les effets et les mesures en phase chantier
6.2.1 Les effets sur le milieu physique et les mesures associées . 6.2.2 Les effets sur le milieu naturel et les mesures associées . 6.2.3 Les effets sur le milieu humain et les mesures associées
6.2.4 Les effets sur le cadre de vie et la santé et les mesures associées . 6.2.5 Les effets sur le paysage et patrimoine et mesures associées
6.2.6 Les effets du projet sur les risques naturels et mesures associée: 6.2.7 Les effets sur les risques industriels et technologiques et mesures associées . 6.3 Les effets et les mesures en phase d’exploitation
e des impacts du projet et des mesures associées 1436.3.1 Les effets et les mesures sur le milieu physique .
6.3.2 Les effets et les mesures sur les milieux naturels
6.3.3 Les effets et les mesures sur le milieu humain …
6.3.4 Les effets et les mesures sur le cadre de vie et la santé
6.3.5 Les effets et les mesures sur le paysage et e patrimoine
6.3.6 Les effets du projet sur les risques naturels et mesures associée 6.4 Synthèse des impacts du projet et des mesures associés 163 6.5 Rappel des mesures d’évitement, de réduction, d'accompagnement et de compensation des effets du projet et modalité de suivi de mise en place . 170
7... Moyens de suivi et surveillance . UE 172
8. … Analyses des effets cumulés du projet avec d'autres projets 173 8.1 Projets connus au sens de l’article R122-5 du code de l’environnemen 173 . Evaluation en l'absence et en cas de mise en oeuvre du projet 176
10... Incidences resultant de la vulnérabilité du projet aux risques
d'accidents ou de catastrophes majeurs +5 176
10.1 Vulnérabilité du projet aux risques d’accidents .
10.1.1 Accidents liés à la sécurité
10.1.2 Pollution du sol et des eaux .
10.1.3 Pollution de l'air
10.2 Vulnérabilité du projet aux risques de catastrophe:
11... Vulnérabilité au changement climatique
11.1 Généralités
12... Compatibilité et articulation du projet avec l'affectation des sols et les documents de reference ï 182 12.1 Compatibilité avec les documents d’ ’urbanis me .
12.1.1 Schéma d'Aménagement Régional
12.1.2 Le plan local d'urbanisme
12.2 Compatibilité avec les outils de‘gestion des eaux .
12.2.1 SDAGE Guyane
12.2.2 Plan de gestion des risques inondation (PGRI).
12.2.3 Plan de Prévention des Risques Naturels
13... Auteurs et méthode de l'étude d’impac FI 191
13.1 Auteurs de l'étude .…
13.2 Approche méthodologique
13.2.1 Présentation du projet
13.2.2 Etat initial
13.2.3 Hiérarchisation des enjeux et sensibilités
13.2.4 Evaluation des impacts et mesures...
13.2.5 Compatibilité avec les plans, schémas, programmes
13.2.6 Résumé non technique ….….PIECE N°3 : SOMMAIRE RESUME NON
TECHNIQUETable des matières
1... Préambule .…. ses : ! 6 1.1 Présentation du porteur de projet .6 1.2 Objet du projet . 6 . Contexte reglementaire et procédure RPPHCAIRS AauHO. 8 Situation règlementaire projetée … 8
-2 Nomenclatures des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) 10 11
13
14
18
-3 Evaluation environnementale (étude d'impact) …
.1.4 Procédure relative à l'occupation du Domaine Maritime Naturel 2.1.5 Bilan de classement du projet sacs
a Description du projet
3.1 Localisation du projet...
3.2 Descriptions des solutions ‘de protection du littoral
3.2.1 Choix de matériaux...
3.2.2 Coupe et vues en plan des solutions
3.2.3 Spécification (contraintes) « logistiques »
3.2.4 Méthode de travaux et matériaux ….
3.2.5 Contraintes techniques et environnementales .
3.2.6 Stockage, manutention et inspection du bois
3.2.7 Equipements, matériel et main d'oeuvre.
3.2.8 Construction des éléments de l'épi en bois
3.2.9 Travaux de rechargement
3.3 Planning des travaux .
3.3.1 Planning global
3.3.2 Planning des travaux en deux tranches
2
2.1
2.1.1 Nomenclature Loi sur l'eau (IOTA) …
2.1
2.1
2
4 Solutions de substitution envisagées et raisons du choix du projet
r91
41 Choix du site : une situation géographique idéale
4.2 Choix du projet: analyse comparative des solutions
4.2.1 Prédimensionnement du projet …. ses
4.2.2 Estimations financières
5... Analyse de l'etat inititial de l’environnement : scénario de reference sen 5 ass 33
5.1.1 Aire d' ‘étude immédiate.
5.1.2 Aire d'étude rapprochée
5.1.3 Aire d'étude éloignée .…
5.2 Synthèse de l’état initial et défi
5.2.1 Définition des enjeux .
5.2.2 Synthèse des enjeux . R
33
33
34
35
36
6 Analyse des impacts du projet et des mesures associées 45 6.1 Synthèse des impacts du projet et des mesures associés 45 6.2 Rappel des mesures d’évitement, de réduction, d'accompagnement et de compensation des effets du projet et modalité de suivi de mise en place .… 52
g Moyens de suivi et surveillance 54 8 Analyses des effets cumulés du projet avec d’autres projets . 54 8.1 Projets connus au sens de l’article R122-5 dû code de environnement
Evaluation en l'absence et en cas <
54
en oeuvre du projet
0. . Incidences resultant de la vulnérabilité du projet aux risques dents ou de catastrophes majeurs _ ©10.1 Vulnérabilité du projet aux risques d’accidents
10.1.1 Accidents liés à la sécurité
10.1.2 Pollution du sol et des eaux
10.1.3 Pollution de l'air
10.2 Vulnérabilité du projet aiaux risques de catastrophes majeurs
. 58
. 58
. 58
58
. Compatibilité et articulation du projet avec l'affectation des sols et . documents de reference he re . 59 11.1 Compatibilité avec les documents d'urbanisme 59 11.1.1 Schéma d'Aménagement Régional
11.1.2 Le plan local d'urbanisme ….
11.2 Compatibilité avec les outils de gestion des eaux .
11.2.1 SDAGE Guyane …
11.2.2 Plan de gestion des risques inondation (PGRI
11.2.3 Plan de Prévention des Risques NaturelsPIECE N° 4 : AVIS DELIBERE N° MRAE 20285 -
AP GUY8RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE
héfvré Fi
MRAE fisnaa régions d'aunenté erroorenenise GUYANE
Avis délibéré |
Projet d'implantation d'un dispositif de lutte |
contre l'érosion du littoral à KourouPRÉAMBULE
La MRAe de la Guyane a adopté -le 3 décembre 2025 le présent avis sur le projet d'implantation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou;le-3-décembre 2028.
Ont délibéré : Bertrand GALTIER, Françoise ARMANVILLE, Hélène FOUCHER, Olivier ROBINET.
En application de l'article 8 du référentiel des principes d'organisation et de fonctionnement des
MRAe approuvé par l'arrêté du 11 août 2020, chacun des membres délibérants cités ci-dessus atteste qu'aucun intérêt particulier ou élément dans ses activités passées ou présentes n'est de nature à mettre en cause son impartialité dans le présent avis.
La MRAe a été saisie pour avis par la DGTM, service instruéteur du dossier. Celui-ci a été reçu le 8 octobre 2025.
Conformément au 3° de l'article R.122-6 et au | de l’article R.122-7 du Code de l'environnement la MRAe a été saisie du dossier de demande d'avis. La Direction générale des territoires et de la mer de Guyane chargée de l'environnement et du développement durable a consulté le 9 octobre 2025 l'agence régionale de la santé de Guyane, qui a transmis ses observations le 14 octobre 2025.
Sur la base des travaux préparatoires du service de la DGTM, après en avoir délibéré, la MRAe rend l'avis qui suit.
Il est rappelé ici que, pour tous les projets soumis à évaluation environnementale, une
«autorité environnementale» désignée par la réglementation doit donner son avis et le mettre à disposition du maître d'ouvrage, de l'autorité décisionnaire et du public. Cet avis ne
porte pas sur l'opportunité du projet mais sur la qualité de l'évaluation environnementale présentée par le maître d'ouvrage, et sur la prise en compte de l'environnement par le projet. Il n'est donc ni favorable, ni défavorable. Il vise à permettre d'améliorer la
conception du projet, et la participation du public à l'élaboration des décisions qui portent sur celui-ci. Les observations et propositions recueillies au cours de la mise à disposition du public sont prises en considération par l'autorité compétente pour adopter le projet.
Avis de la MRAe Guyane en date du 3 décembre 2025 sur le projet d'implantation d’un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
2/21SYNTHÈSE
La commune de Kourou a présenté une demande d'autorisation environnementale pour un projet d'implantation d’un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral. Ce projet a été soumis à évaluation environnementale suite à examen au cas par cas conformément aux dispositions du Code de l’environnement.
Cet aménagement vise à protéger des infrastructures et constructions du front de mer de Kourou sur un linéaire d'environ 1,3 km contre l'érosion du littoral et les phénomènes de submersion marine. Le dispositif comprend le rechargement en sable du haut de plage et l'installation d'épis et brise-lames dans la zone intertidale!. L'étude d'impact ne présente pas de solutions techniques alternatives.
Les principaux enjeux environnementaux relevés par la MRAe sont liés :
- à la biodiversité, la plage accueillant une petite population de tortues marines lors de la saison de ponte et de nombreux oiseaux, dont des migrateurs nord-américains ; Ces enjeux ne peuvent être complètement appréciés en l'absence de données sur la faune marine du site ;
- à la protection des biens et des populations, qu'il convient d'inscrire dans une gestion à moyen et long terme du littoral dans un contexte de changement climatique, le projet visant à atténuer les phénomènes d'érosion et de submersion mais non à les empêcher; - au paysage littoral et aux usages de loisirs existants.
L'analyse des impacts du projet porte essentiellement sur le milieu physique et la biodiversité - les sujets liés à l’environnement humain et au paysage étant peu approfondis - et n'inclut pas les impacts du prélèvement de 35 000 m° de sable sur une zone de plage longeant des milieux naturels.
Des mesures d'évitement et de réduction d'impact sont présentées mais non les mesures compensatoires. Les mesures de suivi ne concernent que les phases de chantier et la période d'interruption prévue entre les deux premières tranches et la troisième.
AU vu de ces éléments, la MRAe recommande principalement :
- de compléter l'étude d'impact en ce qui concerne le paysage, tant pour la description de
l'état initial que de l'analyse des impacts du projet et des mesures de réduction de ces impacts,
- de compléter les données de l'état initial de l’environnement concernant la biodiversité marine,
- de présenter les techniques alternatives de lutte contre l'érosion qui auraient pu être envisagées, et les raisons du choix opéré ;
- de compléter la présentation des dynamiques côtières sur la base des connaissances existantes, et de développer les perspectives d'évolution du littoral et du devenir du front de mer à moyen et long terme,
1 Zone intertidale : située entre la limite de la marée basse et celle de la marée haute
Avis de la MRAe Guyane en date du 3 décembre 2025 sur le projet d'implantation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
3/21- de prévoir des mesures de suivi en fin de travaux, afin d'apprécier dans la durée les impacts du projet sur l'environnement dans la zone du dispositif et celle du prélèvement de sable, et de capitaliser le retour d'expérience sur les avantages et inconvénients du dispositif.
D'autres recommandations sont présentées dans l'avis détaillé qui suit. L'ensemble de ces recommandations devra également être pris en compte dans le résumé non technique de l'étude d'impact.
Avis de la MRAe Guyane en date du 3 décembre 2025 sur le projet d'implantation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
4/21AVIS DETAILLE
TABLE DES MATIÈRES
1 Présentation du projet objet de l'avis... 6
21Gadre IUrIdIque. | share nantes 7
3 Les enjeux identifiés par l'autorité environnementale... 8
4 Qualité du dossier de demande d'autorisation... 10
4.1 Etat initial et identification des enjeux environnementaux sur le territoire par le porteur de projet 10 411 Etat initia
4.1.2 Articulation du projet avec les plans et programmes concernés... 13
4.2 Analyse des effets du projet sur l’environnement... 13
2211 Analyse des MpPaCtS in insnne node AU 13
rie D IOUORE TÉTACONCIUSIOMR rte une nee nn RE ER Enr RE 16
4.3 Justification du projet et solutions de substitution... 16
4.4 Mesures pour supprimer, réduire et si possible compenser les incidences du projet (RSS ER) nn nur am rov nor een tnt LA COR En 17
4:25 CONGItONS derEMISS EN ÉtALrnsnnnssssmihantnie ane dance not SE 18
4.6 1RÉEUMÉ NON TECANIQUE..... visserie tintin le
5 Prise en compte de l’environnement par le dossier d'autorisation..19
Avis de la MRAe Guyane en date du 3 décembre 2025 sur le projet d'implantation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
5/211 Présentation du projet objet de l'avis
La commune de Kourou a présenté une demande d'autorisation environnementale pour un projet d'implantation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral, sur un linéaire de
côte d'environ 1 300 m. Ce projet a été soumis à évaluation environnementale par décision en date du 17 juillet 2023 suite à Un examen au cas par cas (décision-dispositif de lutte contre l'érosion-Kourou?), compte tenu de la sensibilité environnementale du site et des impacts potentiels liés aux caractéristiques du projet.
Longueur epes 16m
are 495m
cross Shoce -2m Cherauchenent
2 gr mn page ass 4m
Cned pu au | 2 Logan aps su one
Figure 1 : projet d'aménagement (source : étude d'impact)
La plage concernée par le projet s'étend sur 2,5 km le long d'espaces urbanisés du bourg de Kourou et sur environ 3 km le long d'espaces naturels. Cette seconde partie appartient au centre spatial guyanais (CSG).
D'après l’évolution du trait de côte au niveau de Kourou entre 1950 et aujourd'hui, le recul moyen observé est de 0,7 m/an sur l'ensemble de la période avec des reculs exceptionnels atteignant 25 m. Des écrans et « big bags » remplis de sable ont été installés pour protéger les infrastructures et constructions à partir de 2016 ; ils ont joué ce rôle un certain temps mais leur dégradation est rapidement devenue une source de pollution.
Les aménagements prévus, qui seront implantés uniquement sur une partie des 2,5 km de plage au niveau du bourg, ont pour objectifs annoncés de protéger :
2_Arrêté N° RO3-2023-07-17-00021 portant décision dans le cadre del'examen au cas par cas du projet de construction d'un dispositif de lutte contre l'érosion côtière sur le territoire communal de Kourou en Guyane en application de l'article R122-2 du code de l'environnement
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dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
6/21+ le secteur concerné sur environ 1,3 km contre l'érosion du littoral et les phénomènes de submersion ;
+ __les habitations et les infrastructures situées le long de la côte; + les écosystèmes côtiers et la biodiversité.
Ils comprennent un rechargement de la plage en sable d'un volume de 35 000 m° et l'implantation d'épis et brise-lames en bois. Les travaux seront effectués en trois tranches, les deux premières étant suivies d’une interruption permettant le cas échéant d'ajuster les caractéristiques de la dernière en fonction du retour d'expérience constaté.
Le rechargement du haut de plage sera réalisé par prélèvement de sable en bas de plage d'après le chapitre de l'étude d'impact traitant des travaux, semblant évoquer l'absence de transfert de sable d'un autre secteur. Cependant, une photographieÿ montre une zone de prélèvement de 2 km de long sur 17 m de large sur une plage longeant des espaces naturels, située à l'ouest et en dehors de la zone de travaux.
Pour atteindre le volume visé de 35 000 m°, le prélèvement devra se faire sur une profondeur d'environ un mètre.
Le rechargement en sable sera précédé du retrait des « big bags » de sable disposés en haut de plage en 2016, déchirés depuis par les intempéries et les vagues.
En phase de travaux, une zone de chantier occupera 16 042 m? à l'interface entre la route d'accès et la plage.
Phase de préparation comprise, le projet sera réalisé sur une période de neuf mois, dont cinq mois de travaux pour deux premières tranches de réalisation. Une période d'observation du dispositif pendant trois mois puis une interruption de cinq mois correspondant à la période de reproduction des tortues marines s'ensuivront, avant une reprise des travaux pour la dernière tranche, d'une durée de deux mois.
> La MRAe recommande
- de compléter la présentation du projet par des illustrations de type photomontage ou vue d'artiste représentant l'aspect des épis et brise-lames in situ en fin de travaux. - de préciser l’origine du sable de rechargement : zones de prélèvement y compris hors site, quantités par zone.
2 Cadre Juridique
Le projet de la commune de Kourou est soumis à autorisation au titre de la loi sur l’eau. Il fait l'objet d'une demande de dérogation au titre de la législation sur les espèces protégées. Il est par ailleurs soumis à examen au cas par cas au titre de différentes rubriques de l'annexe de l’article R122-2 du Code de l’environnement :
-11: travaux, ouvrages et aménagements en zone côtière,
-13 : travaux de rechargement de plage,
-14 : travaux, ouvrages et aménagements dans les espaces remarquables du littoral.
3_Paragraphe 3.2.10 Travaux de rechargement Figure 17 Localisation de la zone de récupération de sable (p40 de l'étude d'impact)
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7121La demande d'examen au cas par cas, déposée en juin 2023, a donné lieu à une décision de soumission à évaluation environnementale en raison des enjeux environnementaux présents et des caractéristiques du projet, susceptible de produire des impacts notables sur l'environnement marin et terrestre, naturel et humain.
3 Les enjeux identifiés par la MRAe
Enjeux environnementaux du territoire susceptible d'être impacté par le projet et leur
importance :
+++ : très fort, ++ fort, + présent mais faible, O pas concerné
E : ensemble du territoire, L : localement, NC : pas d'informations
Impact
Enjeu potentiel
pour le | du projet Commentaire et/ou bilan
territoire | vis-à-vis de
cet enjeu
Nombreuses espèces animales remarquables
(oiseaux, mammifères marins, tortues marines),
dont des espèces protégées avec leur habitat,
rares, menacées, présentant de forts enjeux de
Faune, flore (en conservation.
particulier les La plage accueille notamment de nombreux espèces oiseaux migrateurs pendant l'hiver boréal. remarquables L dis L'étude d'impact ne contient aucun élément sur la dont celles biodiversité marine, ne permettant pas d'apprécier protégées) les enjeux liés à celle-ci.
Peu de diversité floristique et présence d'espèces
exogènes en arrière-plage, dont le cocotier Cocos
nucifera, mais trois espèces patrimoniales typiques
de la végétation herbacée littorale subsistent en
arrière-plage.
Zone du projet située dans la ZNIEFF“ || maritime
de la bande côtière, en partie dans la ZNIEFF Il
terrestre «savanes et pripris du Sinnamary au
Milieux naturels Kourou» et à moins de 400 m de la ZNIEFF | dont les milieux maritime « côte rocheuse de Kourou ». d'intérêts, les L LE Cordon sableux étroit avec quelques secteurs zones humides d'arrière-plage végétalisés longeant Un quartier urbanisé du bourg de Kourou. À marée basse, une
vasière est découverte, d'importance variable en
fonction des mouvements des bancs de vase
côtiers.
4 ZNIEFF de type 1: secteurs abritant des espèces à enjeux de conservation spécifiques des habitats naturels présents - ZNIEFF de type 2 : grands ensembles naturels fonctionnels
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dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
8/21Masse d'eau littorale qui présente un état
écologique médiocre et un mauvais état chimique
L ++ (au sens de la directive cadre sur l'eau); la qualité sanitaire est qualifiée de mauvaise par l'Agence
Eaux
souterraines et
superficielles:
quantité et Régionale de Santé, interdisant la baignade. qualité
Énergies
(utilisation des L
énergies
renouvelables),
Changement L ee Vulnérabilité face à l'élévation du niveau de la mer climatique et aux épisodes pluvieux extrêmes.
Sols L +++ Phénomène d'érosion du littoral
Rejets atmosphériques et émission de poussières
en phase chantier.
. . Kourou connaît des épisodes de pollution aux Air (pollutions) L # particules atmosphériques dont l'étude d'impact ne mentionne pas les causes (de manière générale
en Guyane : incendies et sables du Sahara)
Risques
naturels . s : Le PPRI en vigueur classe le secteur en zone de (inondations, à é 2 ; L +++ risque d'inondation moyen à fort tandis que le mouvements + PPRL le situe en zone rouge inconstructible de terrains...) et
technologiques
Déchets
(gestion à
proximité, L +
centres de
traitements)
Consommation
d'espaces La plage de Kourou fait partie des espaces naturels naturels et remarquables du littoral et du corridor écologique agricoles, lien L F des mangroves et forêts estuariennes de Kourou avec les identifiés par le schéma d'aménagement régional corridors (SAR) de la Guyane.
biologiques
Patrimoine Indices de sites archéologiques de manière architectural, L ++ générale sur le littoral de Kourou (bien qu'il n'y ait historique pas d'information précise sur la zone du projet).
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dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
9/21Paysages ++ Transformation du paysage littoral par
l'implantation des épis et brise-lames.
Odeurs 0
Emissions : > à ss! ++ En fonction des horaires de chantier. lumineuses
Sécurité et Le projet vise à renforcer la sécurité des riverains salubrité ++ vis-à-vis des risques d'érosion et de submersion publique marine.
Santé 0
e En phase de travaux, possibilité de nuisances pour Bruit + AR les habitations proches.
Autres : cadre EE Les usages de la plage (loisirs, pêche, …) pourront
de vie être modifiés par les aménagements.
4 Qualité de l'étude d'impact
41 initial et identification des enjeux environnementaux par le porteur de projet
41.1 Etat initial
Un état initial du site a été dressé, portant sur le milieu physique, le milieu naturel, le milieu
humain, le patrimoine et le paysage, les risques naturels et technologiques. Il concerne essentiellement l'aire d'étude immédiate du projet, définie comme son environnement «proche», une aire d'étude rapprochée correspondant à sa zone d'influence « à une échelle supérieure » et une aire d'étude éloignée élargie à la commune pour certains thèmes.
Les cartes présentes n'identifient pas clairement l'aire d'étude rapprochée.
L'analyse de l'état initial par le porteur de projet indique que les principales sensibilités du projet sont liées au milieu physique, naturel, humain, au paysage et aux risques naturels.
+ En ce qui concerne le milieu physique et naturel ces sensibilités sont les suivantes :
1. Le changement climatique, qui se traduit notamment par l'élévation du niveau de la mer dans une zone déjà touchée par l'érosion côtière et des phénomènes d'inondation et submersion ;
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dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
10/212. La bathymétrie, la migration des bancs de vase en provenance de l'Amazone sont un facteur de modulation de l'incidence des vagues et de ses conséquences sur la dérive littorale du sable et l'érosion côtière ;
3. Les eaux superficielles, compte tenu de la mauvaise qualité de l’eau de la masse côtière, soumises à diverses pressions (agriculture, urbanisation, déchets...) ;
4. L'inclusion du site dans la ZNIEFF de type Il maritime de la bande côtière, partiellement dans la ZNIEFF de type Il terrestre « savanes et pripris du Sinnamary au Kourou », à moins de 400 m de la ZNIEFF de type | maritime de la côte rocheuse de Kourou ‘; la plage de Kourou, bien qu'anthropisée, contribue à maintenir une continuité écologique au niveau des espaces remarquables du littoral que constituent la mangrove estuarienne et la pointe rocheuse de Kourou à l'Est et le littoral de Kourou à Sinnamary à l'Ouest ;
5. La présence d'espèces végétales et animales remarquables.
A l'exception d'une journée consacrée à un inventaire botanique, aucun inventaire n'a été réalisé sur le site. L'état initial de la zone se base exclusivement, pour ce qui concerne la faune, sur l'analyse d'informations issues de bases de données en ligne.
Malgré la superficie limitée du milieu naturel et sa dégradation par les aménagements et activités anthropiques, les données recueillies mettent en évidence la présence de trois plantes patrimoniales typiques de la végétation d'arrière-plage, celle de nombreuses espèces d'oiseaux (159 espèces dont 72 protégées, parmi lesquelles sept sont protégées avec leur habitat), de deux mammifères marins protégés ainsi que leurs habitats de reproduction et de repos (n'incluant pas la plage de Kourou) et de trois tortues marines.
Les principaux enjeux de conservation concernent les limicoles, oiseaux migrateurs fréquentant les plages et vasières pendant l'hiver boréal, nombre d'entre eux étant considérés comme menacés.
Les autres groupes faunistiques n'ont pas été étudiés, ce qui pour la MRAe est un manque en ce qui concerne la faune marine, notamment les poissons, dont l'habitat va être perturbé. À défaut d'inventaires, la MRAe estime qu'une étude bibliographique complétée par des dires d'experts recueillis auprès de l'IFREMER, des pêcheurs…, aurait apporté des éléments utiles pour l'appréciation des enjeux.
5 une cartographie pourrait illustrer la position du projet par rapport à ces zonages marquant l'intérêt écologique de la zone ;
Avis de la MRAe Guyane en date du 3 décembre 2025 sur le projet d'implantation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
1/21Figure 2 : cartographie des habitats (source : étude d'impact)
En ce qui concerne le milieu humain,
1. l'occupation du sol, la plage longeant sur sa partie est un tissu urbain ; ce thème n'est pas détaillé, il n’est ainsi pas précisé parmi les 321 constructions mentionnées le nombre de logements, bâtiments commerciaux et d'autres activités situés à proximité de la plage, alors même que le projet de lutte contre l'érosion a pour objet de les protéger ;
2. les usages sur la plage et le front de mer (que la MRAe juge insuffisamment détaillés),
3. un état insuffisant de la qualité des eaux de baignade sur la plage de Kourou : la MRAe observe que l'étude d'impact se prononce à partir de données de 2014, alors que les données 2024 de l'ARS, publiques, indiquent que la mauvaise qualité sanitaire de l'eau la rend impropre à la baignade.
4. le cadre de vie, à la qualité de l'air régulièrement altérée par des épisodes de pollution aux particules (dont l'origine n'est pas évoquée), au niveau sonore urbain et naturel, ce dernier étant lié aux vagues.
La sensibilité liée au paysage est importante, le dispositif de lutte contre l'érosion devant être implanté sur une plage, à la hauteur d'un front de mer urbain. Aucune photographie ne vient illustrer la qualité de celui-ci.
Avis de la MRAe Guyane en date du 3 décembre 2025 sur le projet d'implantation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
12/21L'étude d'impact ne retient aucune sensibilité de la zone en ce qui concerne le patrimoine. Cependant, le service régional de l'archéologie estime que le cordon littoral de Kourou présente des indices quant à la présence possible de vestiges. La Tour Dreyfus, bien que non protégée au titre des monuments historiques, présente un intérêt patrimonial en tant que bâtiment du bagne utilisé comme sémaphore pour communiquer avec l'île Royale au large de Kourou et devrait être mentionnée dans cet état initial.
S'agissant des risques naturels, la zone est concernée par un plan de prévention des risques d'inondation et un plan de prévention des risques littoraux. Elle est ainsi concernée par un risque d'inondation moyen à fort et un risque de submersion marine.
Le risque de submersion et l'érosion côtière étant influencés par la présence ou l'absence au large de bancs de vases, et les déplacements de ceux-ci depuis l’Amazone étant connus, il importe, pour la MRAe, de faire état des connaissances disponibles et des prévisions à ce sujet.
> La MRAe recommande
- de compléter l'étude d'impact par une cartographie représentant l'aire d'étude rapprochée, éventuellement en la juxtaposant avec l'aire d'étude immédiate, ainsi que l’ensemble des zones de prélèvement ;
- de la compléter également par une carte localisant les ZNIEFF concernées par le projet ;
- de justifier l'absence d'inventaires de la faune et la restriction de l'analyse des données aux oiseaux, mammifères marins et tortues marines ;
- de compléter l'état initial concernant la faune marine ;
- de détailler les usages existants sur la plage et le front de mer, notamment pour la pêche, et d'actualiser les données sur la qualité des eaux de baignade ; - de compléter la présentation de l'occupation des sols et du paysage au droit de la plage dans sa partie urbaine ;
- de mentionner les perspectives d'évolution du risque de submersion et d'érosion côtière au regard des différentes causes de ce phénomène, en particulier celles liées aux déplacements des bancs de vase le long des côtes guyanaises.
41.2 Articulation du projet avec les plans et programmes concernés
Les principaux plans et programmes dont l'articulation avec le projet est analysée dans le
dossier sont :
le schéma d'aménagement régional (SAR) de la Guyane ;
le plan local de l'urbanisme (PLU) de Kourou ;
le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) ;
le plan de gestion des risques inondation (PGRI) ;
le plan de prévention des risques littoraux (PPRL) de Kourou ;
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13/21+ __le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) de Kourou.
L'analyse des plans et programmes mentionnés ci-dessus ne relève aucune incompatibilité entre leurs dispositions et le projet, tous autorisant les aménagements destinés à réduire l'exposition aux risques naturels de la population. Cependant, une analyse approfondie de la compatibilité du projet avec la loi littoral serait nécessaire pour mieux apprécier la nécessité d'une étude paysagère du projet.
4.2 Analyse des effets du projet sur l’environnement
4.2.1 Analyse des impacts
L'étude d'impact présente les effets positifs et négatifs, directs et indirects, temporaires et permanents, du projet sur son environnement physique, naturel et humain.
Les principaux impacts, évalués au regard des enjeux environnementaux identifiés et des caractéristiques du projet sont les suivants :
+ en ce qui concerne le milieu physique et naturel,
1. L'étude d'impact prévoit des impacts limités à la phase chantier du projet sur la qualité de l'air, liées aux émissions atmosphériques des engins et aux poussières provoquées par les travaux.
Le bilan carbone de l'aménagement n'est pas présenté.
2. L'impact du projet sur la géologie et la topographie du site ainsi que sur les risques naturels est considéré comme faible, en phase de travaux, et positif ensuite au regard de son objectif de lutte contre l'érosion. Cependant, la durée de cet impact positif n'est pas évaluée.
3. L'impact sur la qualité des eaux souterraines et superficielles est considéré comme faible, limité à des risques de pollution accidentelles ponctuelles en phase de travaux et à une turbidité (non quantifiée) au niveau des installations.
4. Les impacts potentiels du projet sur le milieu naturel et la biodiversité mentionnés dans l'étude d'impact sont la destruction d'individus et pontes de tortues marines, le dérangement d'espèces aquatiques, la destruction de flore et l'altération biochimique des milieux en phase de travaux puis une perturbation de la croissance de la flore sur le site aménagé.
Malgré la richesse de l'avifaune présente sur le site et les enjeux de conservation concernant de nombreuses espèces, mentionnés dans l'état initial de l’environnement, aucun impact n'est envisagé sur ces espèces. Les travaux sont susceptibles pourtant d'occasionner des dérangements, y compris pour les espèces migratrices boréales étant donné le calendrier prévu pour leur réalisation.
Il s'agit d'un impact notable, les espèces migratrices côtières connaissant globalement une réduction de leurs effectifs mondiaux, en raison notamment de la pression sur leurs zones de halte ou d'hivernage liées aux aménagements et activités humaines. Les comptages d'oiseaux
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dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
14/21d'eau effectués deux fois par an depuis 2022 sur le littoral guyanais montrent une baisse de leurs effectifs sur la côte de Kourou entre 2024 et 2025 mais près de 3 000 individus ont été dénombrés en 2025 sur la plage de la commune, en faisant le deuxième site d'accueil des oiseaux d’eau sur la commune derrière l'estuaire du Kourouf. Ce chiffre ne représente pas la totalité des migrateurs fréquentant le site, les dates de comptages étant arrêtées au niveau international pour donner une information globale sur les populations et ne correspondant pas à la période où la présence des espèces boréales est maximale en Guyane.
En phase d'exploitation, les épis installés consistent en des pieux situés à faible distance les un des autres sur une partie et -jointifs sur l'autre. Une perturbation de la fréquentation de la zone par les espèces animales est à craindre, ainsi que des risques de piégeage pour les tortues marines.
Figure 3 : épis en T / épis en | (source : étude d'impact)
+ En ce qui concerne l’environnement humain,
En phase chantier, le projet entraînera l'occupation de la plage, ce qui est considéré comme un impact faible. Les usages touristiques présents dans la commune sont indiqués comme étant éloignés. La plage et le front de mer sont cependant fréquentés par les habitants de la commune dans le cadre d'activités de loisirs, qui seront donc perturbées.
Les nuisances du chantier pour les riverains sont qualifiées de faibles.
L'impact du projet en phase d'exploitation est jugé positif, retardant (de manière non quantifiée) l'érosion de la plage et la destruction d'habitations et limitant les risques d'inondation et de submersion. Cependant, le dossier n'explicite pas de quelle manière et dans quelle mesure les aménagements projetés vont réduire le risque d'inondation. La modification éventuelle des usages une fois les épis et brise-lames installés n'est pas évoquée.
6 Source : comptages Wetlands des oiseaux d'eaux en Guyane 2025, GEPOG
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15/21+ En ce qui concerne le patrimoine et le paysage,
En phase chantier, l'impact du projet sur le paysage est évalué comme étant moyen, sans perturbation visuelle notable. Pendant la première phase de travaux, le chantier s'étendra pourtant sur un linéaire de plus d'un kilomètre, occupé d’après la description des travaux par des engins comprenant pelles hydrauliques, bulldozers et grues, se livrant aux travaux de rechargement en sable et installation de pieux dépassant du sol sur une hauteur d'un mètre.
Prévu dans le cadre du projet, l'enlèvement des « big bags », compte tenu de leur état de délabrement, risque de provoquer momentanément la dispersion de fragments du matériau sur la plage et dans l'eau. Cette dispersion se produisant déjà sous l'effet des intempéries et des vagues, la manipulation augmentera le phénomène pendant les travaux mais y mettre fin.
Aucune illustration ne permet d'apprécier l'importance de l'impact sur le paysage des aménagements réalisés (considéré comme faible), depuis la plage, le front de mer ou depuis la pointe Castor située à l'Est du site. L'impact du prélèvement de 35 000 m° de sable sur le paysage de la plage concernée n'est pas évoqué.
Aucune incidence sur le patrimoine archéologique et historique n'est envisagée.
Les projets connus’ situés sur la commune de Kourou ont été recensés, mais leur distance à la plage de Kourou, de trois kilomètres pour les plus proches, conduit à ne pas envisager d'impacts cumulés. Aucun de ces projets n'est par ailleurs situé sur la côte.
> La MRAe recommande
- d'exposer dans l'étude d'impact le bilan carbone du projet,
- d’analyser les impacts potentiels du projet en phase de travaux sur l’avifaune et ceux des aménagements sur l’ensemble de la faune fréquentant le site,
- d’analyser les impacts du projet sur les zones de prélèvement de sable,
- d'évaluer la durabilité de l'impact du projet sur la lutte contre l'érosion, d’expliciter les effets attendus sur le risque d'inondation ainsi que ses impacts sur les activités et le cadre de vie pour les usagers et riverains de la plage,
- de détailler les impacts des aménagements sur le paysage, en illustrant cette analyse depuis des points de vue proches et lointains.
7 Au sens du Code de l’environnement, il s'agit des projets ayant fait l’objet d'une étude d'incidences au titre de la loi sur l’eau ayant fait l'objet d'une enquête publique ou des projets ayant fait l’objet d'une évaluation environnementale et d'un avis de l'autorité environnementale.
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16/214.2.2 Qualité de la conclusion
Un tableau de synthèse expose, pour chaque thématique étudiée, l'importance des enjeux identifiés, le caractère permanent ou non, direct ou indirect, des impacts et leur intensité.
Ce tableau présente également les mesures d'évitement et réduction des impacts prévues et les impacts résiduels attendus. Les impacts résiduels sont évalués comme nuls à faibles, seul l'impact sur le paysage étant qualifié de moyen. Aucun schéma ou photomontage n'illustre cette appréciation.
Les effets résiduels sur la faune en phase de chantier sont qualifiés de faibles, alors que les travaux engendreront le dérangement d'espèces animales, notamment d'oiseaux. L'absence d'évaluation d'état initial de la biodiversité marine en dehors des tortues et mammifères marins ne permet pas d'évaluer correctement les enjeux et incidences sur cette thématique.
4.3 Justification du projet et solutions de substitution
Le secteur du littoral de Kourou concerné par le projet est bordé par une zone d'activité et d'habitat regroupant 321 bâtiments, majoritairement occupés par des logements. Il est touché par un phénomène de recul du trait de côte estimé à 0,7 m/an en moyenne depuis 1950 et pouvant atteindre plusieurs mètres en fonction des années, tendant à augmenter.
La pose de « big bags » de sable en haut de plage en 2016 bien qu'ayant eu un effet initial positif en protégeant les infrastructures et bâtiments contre les phénomènes de submersion est maintenant une source de pollution de la plage en raison du délitement du matériau et de sa dispersion dans l’environnement sous l'effet des vagues et intempéries.
Si ces éléments justifient la nécessité de prendre en compte la problématique de l'érosion du littoral, et démontrent les inconvénients du dispositif précédemment utilisé, en revanche l'étude d'impact ne présente pas les autres types d'aménagement qui ont été envisagés, se limitant à exposer les calculs ayant conduit à définir le diamètre et l'entraxe des pieux constituant les épis, sans exposer clairement les avantages et inconvénients des quatre cas de figures présentés, et le choix de scinder le déroulement des travaux afin de laisser une période de quelques mois correspondant à la fois à une mesure d'évitement d'impact et à un suivi des effets du dispositif.
Le projet étant destiné à limiter les phénomènes d'érosion et de submersion mais non à les supprimer en totalité, il n'est pas indiqué si le répit obtenu sera mis à profit pour rechercher une solution plus pérenne, voire organiser le déplacement de l'habitat et des activités vers
des secteurs moins exposés de la commune.
La MRAe recommande de présenter les solutions de substitution envisagées pour protéger le front de mer contre les phénomènes d'érosion du littoral et de submersion
Avis de la MRAe Guyane en date du 3 décembre 2025 sur le projet d'implantation d'un
dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou - 2025APGUY8
17/21et de préciser quel est le projet à long terme de la commune concernant le devenir de son front de mer.
4.4 Mesures pour supprimer, réduire et compenser les
incidences du projet (mesures ERC)
Le projet d'installation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral à Kourou donne lieu à des mesures d'évitement et de réduction d'impact ainsi qu'à des mesures
d'accompagnement. Aucune mesure compensatoire n'est envisagée. L'étude d'impact
n'identifie pas d'impacts résiduels notables du projet sur l'environnement, sauf sur le paysage.
Les principales mesures sont les suivantes :
+ En ce qui concerne le milieu physique et naturel
Une mesure d'évitement temporelle est prévue, constituée par l'interruption des travaux pendant la période de février à septembre, et jusqu'en octobre sur la zone de sable, afin de
ne pas entraîner la destruction de sites de ponte de tortues marines ou d'oiseaux (le Gravelot
de Wilson, Charadrius wilsonia, espèce protégée avec son habitat, classée en danger critique d'extinction sur la liste régionale des espèces menacées, niche à même le sable).
Toutefois, les travaux se dérouleront pendant la période de présence des oiseaux migrateurs
en provenance de l'hémisphère nord.
Une seconde mesure d'évitement, spatiale, concerne les zones herbacées en haut de plage.
La préparation du chantier intégrera la localisation et la protection des zones concernées.
En phase de chantier, des mesures organisationnelles telles que l'absence de stockage de
carburant et d'opération de maintenance sur la plage visent à réduire les risques de pollution
accidentelle.
Les travaux seront réalisés à marée basse.
Un ingénieur écologue sera chargé du suivi du chantier afin de veiller au respect des mesures
de réduction d'impact et aux incidences des travaux sur les habitats naturels, la flore et la
faune.
Après rechargement, le haut de plage sera protégé par des ganivelles® afin de favoriser le maintien du sable et la végétalisation du cordon dunaire. Le dossier ne présente pas de
mesure de suivi permettant de vérifier l'efficacité de cette mesure.
De manière générale, aucune mesure de suivi en phase d'exploitation n'est prévue, alors que les épis et brise-lames auront potentiellement des impacts sur les milieux et la biodiversité au niveau de leur implantation. Pour la MRAe, il est également nécessaire de surveiller les effets
du prélèvement de sable sur la plage ainsi que sur les milieux naturels rétro-littoraux.
8 Barrières de lattes verticales en bois assemblées par des fils de fer
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18/21+ En ce qui concerne l'environnement humain
En phase de travaux, l'une des mesures de réduction d'impact proposées consiste à limiter les opérations de battage de pieux du lundi au samedi, de 7h à 20h. L'effort de réduction paraît peu conséquent, et le déroulement de travaux entre 18h30 et 20h nécessitera le recours à des éclairages, entraînant des nuisances lumineuses, contrairement à ce qui est indiqué dans le dossier. Les travaux, notamment en début de soirée et le samedi, seront sources de nuisances sonores notables pour les riverains.
Une mesure d'intégration paysagère du bâti est mentionnée, sans être clairement définie. L'emprise spatiale du projet, s'étendant sur un linéaire de plus d’un kilomètre et prévoyant un prélèvement de sable sur un linéaire de deux kilomètres, est considérée comme optimisée.
En dehors du suivi de la zone pendant la phase d'interruption des travaux de février à septembre, aucune mesure de vérification de l'efficacité du projet au regard de ses objectifs de lutte contre l'érosion du littoral et les risques naturels n'est annoncée. Une telle mesure paraît pourtant indispensable, en termes de retour d'expérience sur les avantages et inconvénients du dispositif, mais aussi afin d'anticiper sa durée de vie.
Au regard de l'absence d'analyse des incidences résiduelles du projet sur plusieurs thématiques environnementales, le dossier ne justifie pas l'absence de mesure compensatoire.
> La MRAe recommande
- de justifier l'absence de mesure compensatoire liée au projet ;
- de prévoir une mesure de suivi des impacts sur les milieux naturels et la biodiversité en phase d'exploitation, sur le site de son implantation et sur celui où sera prélevé le sable destiné au rechargement de la plage;
- d'adapter les jours et horaires de travaux afin de réduire davantage les nuisances sonores et lumineuses pour les habitants et la faune ;
- de prévoir une mesure de suivi de l'efficacité du projet s'agissant de la réduction de l'érosion du littoral et des risques naturels.
La transmission des rapports de suivi à l'administration en charge de l'environnement permettra de capitaliser les informations sur les incidences négatives et positives de cet d'aménagement, et sur l'efficacité des mesures de réduction d'impact mises en œuvre.
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19/214.5 Conditions de remise en état
Le démantèlement du dispositif n’est pas envisagé.
La MRAe recommande de décrire les modalités d'entretien des aménagements et les conditions de remise en état du site au cas où le dispositif serait démantelé.
4.6 Résumé non technique
Le dossier comporte une note de présentation non technique.
Il reprend l'ensemble des sujets traités dans l'étude d'impact. Cependant, manquant de concision avec la soixantaine de pages qui le constitue, il reste par ailleurs très technique dans la présentation du projet et n'atteint pas l'objectif de mettre à disposition d’un public non expert et ne souhaitant pas lire l'ensemble du dossier d'enquête public l'essentiel de l'information.
> La MRAe recommande de compléter le résumé non technique après complément de l'étude d'impact, de synthétiser davantage les informations présentées et de veiller à leur lisibilité.
5 Prise en compte de l'environnement par le
dossier d'autorisation
Le projet d'installation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral sur la plage de Kourou concerne un secteur urbanisé de ce littoral, où sera implanté ce dispositif, ainsi qu'un secteur longeant des milieux naturels où 35 000 m° de sable seront prélevés.
Ce projet est justifié par la dynamique d’érosion importante, tendant à s'accélérer, qui met en péril les infrastructures et bâtiments du front de mer. Des phénomènes de submersion marine y sont régulièrement observés.
L'installation de « big bags » de sable en haut de plage posant de problème de pollution lors de leur dégradation, le projet actuel repose sur l'aménagement d'épis, brise-lames et le rechargement de la plage. Aucune autre technique se semble avoir été envisagée.
S'agissant d'une plage urbaine, une étude paysagère plus poussée se justifierait de même qu'une analyse réelle des usages qui s'y déroulent. Les mesures de suivi, prévues pendant la phase de chantier et la période d'interruption des travaux entre les deux premières phases et la dernière, mériteraient d'être prolongées au-delà aussi bien pour vérifier les impacts immédiats du projet sur l'environnement que ses impacts à plus long terme sur l'évolution du littoral, aussi bien dans la zone de son implantation que dans celle où le sable sera prélevé si elle est différente.
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20/21Le projet visant à limiter les phénomènes d'érosion et submersion sans prétendre à les supprimer, il serait souhaitable de le resituer dans une perspective à plus long terme concernant la gestion du front de mer de la commune.
> La MRAe recommande de développer l'analyse du projet quant aux alternatives techniques envisageables, à l’évolution à moyen et long terme du littoral de la commune de Kourou et de prévoir des mesures de suivi des impacts du projet, positifs comme négatifs.
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21/21PIECE N°5 : AVIS DES PERSONNES
PUBLIQUES ASSOCIEESEx
RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE : © D Agence Régionale de Santé mé Guyane Fraternité
Cayenne, le 13/10/2025
Direction de la santé publique .
Service santé-environnement Le directeur général de l'ARS Guyane
Affaire suivie par : Alain Lemonnier à Tél. : 05 94 25 72 23
Mèl. : ars-quyane-sante-environnement@ars.sante.fr 5 à ds Monsieur le Directeur Général des Territoires et de la
PJ Mer de Guyane PEB - Police de l'eau
CS 76003
97306 Cayenne Cedex
Objet: AENV - Implantation d'un dispositif du lutte contre l'érosion du littoral - Demande de contribution aux services contributeurs
Vos Réf. : AIOT 0100287084
Nos Réf. : D25-00587
Dans le cadre de l'instruction d'un dossier de demande d'autorisation environnementale, dans sa phase d'examen et de consultation, vous sollicitez, par courrier électronique du 9 octobre 2025, la contribution de l'ARS Guyane sur le projet d'implantation d’un dispositif de lutte contre l'érosion sur le littoral de Kourou. Ce projet est porté par la mairie de Kourou.
Le projet consiste à l'implantation d'un ensemble d’épis en long et d'épis courts en T sur la plage sableuse entre la pointe Castor et la pointe Charlotte, uniquement situé sur la partie urbanisée du territoire de Kourou.
A ce jour, la mauvaise qualité de l'eau des sites de baignade des plages de Kourou interdit la baignade sur l'ensemble des plages du littoral kouroucien. Ces travaux n'interfèreront donc pas avec la qualité de l'eau de baignade. Les impacts sur la santé humaine restent faibles, ce projet est conforme aux attentes.
J'ai l'honneur de vous informer que j'émets un avis favorable à ce projet.
PolLe directeur généralEM
RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE Liberté
Égalité
Fraternité
Direction des Outre mer Service départemental de Guyane
Le Directeur des outre-mer
Monsieur le Directeur de la DGTM
A Vincennes, le 21/11/2025
N/Réf. : 2025-005747
Dossier suivi par : Chloé PRIEUR
Mél. : avis.techniques973@ofb.gouv.fr
Objet : Autorisation environnementale - Implantation d’un dispo: lutte contre l’érosion du littoral - Kourou
Suite à l'examen du dossier d'autorisation environnementale reçu dans le cadre du projet d'implantation d'un dispositif de lutte contre l'érosion du littoral sur la commune de Kourou que vous nous avez transmis pour avis le 9 octobre 2025, nous vous faisons part des observations suivantes.
1. Caractéristiques du projet
1.1. Description du projet
La commune de Kourou est confrontée à une érosion du trait de côte due à plusieurs facteurs, parmi lesquels le changement climatique, la montée du niveau de la mer ainsi que le déplacement naturel des bancs de vase au large des côtes.
Le dispositif envisagé couvrant une superficie de plus de 16 000 m° a pour objectif de stabiliser le littoral sur 1 300 m linéaires, en réduisant les impacts des vagues et des courants côtiers dans la zone urbanisée située entre la pointe Castor (au sud-est) et la pointe Charlotte (au nord-ouest) correspondant à la plage sableuse de Kourou. Afin de préserver le littoral contre les phénomènes d'érosion et, par extension, protéger les infrastructures côtières et les habitations soumises aux risques de submersion marine inhérents à ces phénomènes, la commune de Kourou, maître d'ouvrage de ce projet, souhaite implanter un dispositif de lutte contre l'érosion du trait de côte.
Office français de la biodiversité Service départemental de Guyane
19 rue Ixoras Cogneau-Larivot Secteur du Larivot
97351 Matoury ww.ofb.gouv.frLes principaux travaux consisteront en :
+ __ Implantation et mise en place de suivi de l'impact morphologique, + Retrait des big-bags existants,
+ Installation de caméras pour suivre l'impact morphologique de la plage suite à la mise en place des solutions de lutte contre l'érosion côtière,
+ Reprofilage et chargement en sable (35 000 m°),
+ Construction d'épis en bois transversaux et longitudinaux (1 150 m).
Les travaux seront réalisés en 3 tranches. Les tranches 2 et 3 dépendront de l'obtention des subventions de l'État sur directive de la ville de Kourou (p13 de l'étude d'impact)
> Quel est l'avenir du projet si les subventions n'étaient pas octroyées ?
1.2. Réglementation
Évaluation environnementale :
Le projet est soumis à évaluation environnementale au cas par cas avec étude d'impact au titre des rubriques suivantes :
e 11. Travaux, ouvrages et aménagements en zone côtière,
+ 13. Travaux de rechargement de plage,
e 14. Travaux, ouvrages et aménagements dans les espaces remarquables du littoral et mentionnés au 2 et au 4 du R. 121-5 du code de l'urbanisme,
conformément au tableau annexé à l'article R.122-2 du code de l'environnement.
Nomenclature loi sur l’eau et arrêtés de prescriptions générales :
Le projet fait l'objet d'une demande d'autorisation environnementale au titre de la nomenclature loi sur l'eau (Art. L214-1 du code de l'environnement).
Ilest concerné par les rubriques suivantes :
° _41.2.0.: Travaux d'aménagement portuaires et autres ouvrages réalisés en contact avec le milieu marin et ayant une incidence directe sur ce milieu d'un montant supérieur ou égal à 1 900 000 euros > Autorisation
o IOTA soumis à l'arrêté du 23/02/01 fixant les prescriptions générales applicables aux travaux d'aménagement portuaires et autres ouvrages réalisés en contact avec le milieu aquatique.
+ _41.3.0.: Dragage et/ ou rejet y afférent en milieu marin > Déclaration o IOTA soumis à l'arrêté du 09/08/06 relatif aux niveaux à prendre en compte lors d'une analyse de rejets dans les eaux de surface ou de sédiments marins, estuariens ou extraits de cours d'eau ou canaux relevant respectivement des rubriques 2.2.3.0, 41.3.0 et 3.21.0 de la nomenclature annexée à l'article R. 214-1 du code de l'environnement o IOTA soumis à l'arrêté du 27/03/24 fixant les prescriptions générales applicables aux dragages ou aux rejets y afférents relevant de la rubrique 41.3.0 de la nomenclature annexée à l'article R. 214-1 du code de l'environnement en application des articles L. 214-1 à L. 214-3
Dérogation espèces protégées :
Compte tenu des espèces protégées recensées dans le périmètre du projet, relevant de l'article L.411-2 du code de l’environnement, une demande de dérogation aux interdictions prévues à l'article L.411-1 du code de l'environnement a également été déposée au titre de: térêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d'autres raisons impératives d'intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique, et pour des motifs qui comporteraient des conséquences bénéfiques primordiales pour l'environnement. »2. Spécificités et enjeux de biodiversité
Concernant les espaces naturels
Plusieurs ZNIEFF (Zones Naturelles d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique de type Il (grands ensembles écologiquement cohérents) et de type I (secteurs de plus faible surface au patrimoine naturel remarquable) sont localisées à proximité directe de la zone du projet: * ZNIEFF terrestre de type | : crique et savanes humides de la Passoura, Savane des pères, îlets Korony.
+ ZNIEFF terrestre de type Il : Savanes et pripris du Sinnamary au Kourou, Mangorves et vasières de Kourou à la rivière de Cayenne.
+ ZNIEFF marines de type | : Côte rocheuse de Kourou, Fleuve Kourou et Batture du centre littoral.
+ ZNIEFF marine de type Il : Bande côtière.
Le projet est implanté sur un espace naturel remarquable du littoral au titre du code de l'urbanisme.
Concernant les milieux aquatiques
+ Masse d'eau souterraine :
La zone d'étude appartient à la masse d'eau souterraine « formation sédimentaire du littoral guyanais ». Sur le plan quantitatif, les masses d'eaux souterraines sont considérées en bon état. L'enjeu sur les masses d’eau souterraine est considéré comme faible.
+ Masse d'eau cours d'eau:
D'après le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) 2022-2027, le site se situe à proximité de la masse d'eau cours d'eau de transition de Kourou. Son état écologique est en très bon état. L'état chimique de la masse d'eau de transition de Kourou est bon. L'enjeu sur les masses d'eaux superficielles est considéré comme faible.
+ Masse d'eau de transition:
L'état écologique de la masse d'eau de transition de Kourou est très bon état. L'état chimique de la masse d'eau de transition de Kourou est mauvais.
+ Masse d'eau côtière:
La Guyane possède une masse d'eau côtière présentant un état écologique indéterminé. La Guyane possède une masse d'eau côtière présentant un état chimique mauvais. L'enjeu sur les masses d'eau côtière est considéré comme moyen.
Concernant les habitats
Les habitats identifiés dans l'aire d'étude rapprochée se répartissent comme suit: e Habitats littoraux (71 ha, 36 % de l'aire d'étude rapprochée) : plage de sable sans végétation (enjeu très fort), formations littorales psammophiles herbacées (enjeu fort), formations littorales psammophiles arbustives et sous-arbustives (enjeu moyen), océan / vasières exondables sans végétation (enjeu fort) ;
+ Habitats artificialisés (12,7 ha, 64 %): Plage aménagée à Cocos nucifera, ville, zone rudérale et terrains vagues en arrière-plage.
Concernant la flore
58 espèces végétales ont été recensées sur l'aire d'étude rapprochée. Parmi elles, trois espèces patrimoniales à fort enjeu de conservation : + Canavalia rosea,
+ _Ipomoea pes-caprae subsp. brasiliensis,
+ _ Sporobolus virginicus.
L'enjeu pour ces trois espèces est évalué comme fort.
L'arrière-plage, fortement artificialisée, est colonisée par de nombreuses espèces exotiques
3envahissantes.
L'enjeu sur les espèces exotiques envahissantes est jugé moyen.
Concernant la faune
Avifaune :
Les espèces recensées émanent de plusieurs méthodologies : bibliographie, bases de données (base régionale Faune-Guyane et plateforme OpenObs) :
+ 159 espèces d'oiseaux, dont 25 remarquables;
+ 72 espèces sont protégées (2 à enjeu très fort, 6 à enjeu spécifique fort, 17 à enjeu modéré et 51 à enjeu spécifique faible) dont 7 protégées avec leur habitat (Bécasseau maubèche, Buse à queue barrée, Courlis hudsonien, Frégate superbe, Mouette atricille, Gravelot d'Azara, Gravelot de Wilson);
+ 18 espèces inscrites sur la liste rouge régionale IUCN, dont 6 espèces quasi-menacées (NT), 4 vulnérables (VU), 4 en danger (EN) et 2 en danger critique (CR);
+ 76 espèces présentent un enjeu de conservation;
+ 24 espèces sont déterminantes de ZNIEFF.
Certaines espèces de limicoles dont le Gravelot de Wilson (enjeu très fort) sont nicheuses avérées à proximité directe de la zone (500 mètres). D'autres espèces de limicoles, d'ardéidés et d'oiseaux marins utilisent les vasières de la zone d'étude à marée basse pour s'alimenter. L'enjeu sur les oiseaux est considéré comme fort.
Mammifères marins :
Deux espèces ont été recensées via les analyses bibliographiques : + La Sotalie de Guyane,
+ Le Lamantin des Caraïbes.
Ces espèces sont :
+ Protégées avec leur habitat, lorsqu'il s'agit de zones de reproduction ou de repos ; + Inscrites sur la liste rouge régionale UICN, en catégorie En danger (EN).
La zone d'étude ne constitue a priori pas une zone d'alimentation ou de reproduction pour ces deux espèces.
L'enjeu contextualisé sur les mammifères marins est considéré comme faible.
Tortues marines:
Trois espèces sont susceptibles d'utiliser la plage pour leur reproduction : ° Tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) - Quasi menacée (NT), e Tortue verte (Chelonia mydas) - Vulnérable (VU),
+ Tortue luth (Dermochelys coriacea) - En danger (EN).
Ces espèces sont
+ Protégées avec habitat ;
+ Inscrites sur la liste rouge régionale IUCN (Quasi menacée (NT) pour la Tortue olivâtre, comme Vulnérable (VU) pour la Tortue verte et enfin comme en Danger (EN) pour la Tortue luth).
Ces trois espèces sont susceptibles d'utiliser la plage pour leur reproduction. L'enjeu contextualisé est très fort sur ces trois espèces.3. Pertinence de l'état initial
Concernant les milieux aquatiques
L'érosion du trait de côte est en partie due aux bancs de vase situés au large des côtes. Le dossier définit ce qu'est la bathymétrie, mais n'apporte pas d'éléments scientifiques sur le déplacement actuel des bancs de vase.
> llest attendu des éléments scientifiques sur le déplacement des bancs de vase afin de s'assurer du bon dimensionnement des dispositifs proposés ainsi que leur pérennité dans la durée.
Il est indiqué en p110 de l'étude d'impact que «tous les résultats des modèles du GIEC conduisent à prévoir une augmentation de la température globale et une élévation du niveau de la mer. » > Aucune donnée scientifique n'est apportée dans le dossier concernant cette élévation du niveau de la mer. Des éléments doivent être fournis pour garantir la pérennité et l'efficacité du dispositif.
Concernant les milieux terrestres
Le dossier ne présente pas de modélisation des aménagements.
> Quelle est l'épaisseur de sable disponible sur la zone d'emprunt (fig17 p43 de l'étude d'impact) ? Le recul sera d'autant plus important (rapide) et à risque que le substratum est proche. A contrario, une belle épaisseur de sable au-dessus du substratum permettra un « amaigrissement » de plage plus lent et moins marqué.
> Quels effets peut-on attendre sur la réduction de l'érosion de la plage et pour combien de temps ?
> Quels effets peut-on attendre du déchargement de sable (zone d'emprunt) sur l'érosion dans ce secteur ?
Des analyses de pollution des sols ont été réalisées (p.68 de l'étude d'impact). > Il conviendra de vérifier que le sable mobilisé pour le rechargement de la plage de Kourou est exempt de toute contamination, notamment en lien avec les activités de lancement spatial susceptibles de générer des pollutions. En effet, une distribution à dominante fine (<63um) est beaucoup plus à susceptible d'être contaminé qu'un sable grossier. > Des analyses devront être réalisées juste avant le début des travaux en tenant des potentiels polluants liés aux activités spatiales.
Le sable prélevé doit avoir les mêmes caractéristiques que le sable de la plage de Kourou. > Les analyses granulométriques doivent confirmer la compatibilité des sédiments extraits avec la granulométrie des sables en place sur la plage de Kourou sur la totalité de l'épaisseur de sable prélevé pour le rechargement. Les analyses granulométriques et de qualité des sédiments devront être effectuées à plusieurs profondeurs pour s'assurer de l'homogénéité des sédiments qui serviront au rechargement.
Concernant la flore
Il est indiqué la présence d'espèces exotiques envahissantes (p85 de l'étude d'impact). > Il serait nécessaire d'en avoir une cartographie afin de s'assurer d'absence d'EEE sur les zones de circulation des engins notamment.
Concernant la faune
La fig17 (p43 de l'étude d'impact) indique la localisation de la zone de récupération du sable. Il est par ailleurs indiqué que « le transport se fera Uniquement en passant par la plage. Dans le cas où les camions de chantier rencontreraient des difficultés à rouler sur la plage, une « desserte » temporaire recouverte d’une membrane géotextile peut être aménagée localement » (p44 de l'étude d'impact). + Des inventaires ont-ils été réalisés sur les zones de circulation des engins entre la zone de récupération du sable et le rechargement ? Le cas échéant des inventaires doivent être réalisés afin de connaître les espèces présentes sur le périmètre.
+ Aucun plan de circulation n'est fourni dans le dossier.
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