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Document publié le Lundi 10 décembre 2007
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Jura Nord)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Handicap et inclusivité,
PREFECTURE DU JURA
PLAN DE P RÉVENTION DES RISQUES
NATURELS P RÉVISIBLES
Risques d’inondations du DOUBS (39)
REGLEMENT
MOYENNE VALLEE DU DOUBS
COMMUNES CONCERNEES :
AUDELANGE BAVERANS
BREVANS CHOISEY
CRISSEY DAMPIERRE
DOLE ECLANS - NENON
ETREPIGNEY EVANS
FALLETANS FRAISANS
GEVRY LA BARRE
LA BRETENIERE LAVANS -LES - DOLE
MONTEPLAIN ORCHAMPS
OUR PARCEY
PLUMONT RANCHOT
RANS ROCHEFORT SUR NENON
SALANS TAVAUX
VILLETTE -LES - DOLE
Prescrit le : par arrêté préfectoral du 4/09/2001, modifié par les arrêtés du 15/11/2004 et du 09/01/2006
Mis à l’enquête publique du 10 décembre 2007 au 30 janvier 2008
Approuvé le : 8 août 2008
Direction départementale de l'Equipement du Jura juin 2008Plan de prévention des risques naturels Inondations du DOUBS-Moyenne Vallée
Sommaire
I – DISPOSITIONS GENERALES................................................................................3 I-1 : Champ d'application......................................................................................3 I-2 : Contenu du règlement....................................................................................3 I-3 : Zonage réglementaire - dispositions communes............................................4 I-4 : Effet du PPR ................................................................................................4 I-5 : Délais et voies de recours ............................................................................5 I-6 : Cotes de référence ........................................................................................5 I-7 : Mentions dans les autorisations d'urbanisme ...............................................5 I-8 : Glossaire........................................................................................................6 I-9 : Établissements et équipements sensibles.......................................................7 II - REGLEMENTATION DES PROJETS....................................................................8 II-1: Règles d'utilisation et d'exploitation des terrains en zone rouge...................8 II-1-1 : Interdictions..............................................................................................8 II-1-2 : Prescriptions..............................................................................................9 II-1-2-1: Prescriptions sur les projets nouveaux....................................................9 II-1-2-2: Prescriptions sur les biens existants .......................................................11 II-1-2-3: Prescriptions sur l'exploitation des terrains...........................................11 II-2: Règles d'utilisation et d'exploitation des terrains en zone bleue...................12 II-2-1: Interdictions...............................................................................................12 II-2-2 : Prescriptions..............................................................................................13 II-2-2-1 : Prescriptions sur les projets nouveaux...................................................13 II-2-2-2 : Prescriptions sur les biens existants.......................................................14 II–3: Règles de construction dans la zone inondable............................................15 II-3-1 : Mesures concernant les installations à l'intérieur des constructions........15 II-3-2 :Mesures sur les constructions en elles-même............................................15 II-3-3 :Mesures concernant l'aménagement des constructions..............................16 II-3-4 :Mesures concernant les réseaux publics et privés......................................16 II-3-5 :Autres mesures...........................................................................................17 III : MESURES DE PREVENTION DE PROTECTION ET DE SAUVEGARDE......18 III-1 : Mesures à charge des communes et des gestionnaires...............................18 III-2 : Mesures de réduction et de limitation de la vulnérabilité pour les
constructions..............................................................................................19
IV: MESURES SUR LES BIENS ET ACTIVITES EXISTANTS DANS LA ZONE INONDABLE A METTRE EN OEUVRE DANS LES 5 ANS ...................................24 IV-1 : Mesures pour la sécurité des personnes......................................................24 IV-2 : Mesures visant à réduire l'inondation.........................................................24 IV-3 : Mesures pour limiter les risques de pollution.............................................24 V: MAITRISE DES ECOULEMENTS ET DES RUISSELLEMENTS SUR LE BASSIN VERSANT ......................................................................................................25 VI: ENTRETIEN DES COURS D'EAU........................................................................25 VII:AUTRES RECOMMANDATIONS........................................................................26
Règlement - 2/26 - juin 2008Plan de prévention des risques naturels Inondations du DOUBS-Moyenne Vallée
I – DISPOSITIONS GENERALES
I-1 : Champ d'application
Le présent règlement s'applique sur le territoire des communes de A UDELANGE , BAVERANS , BREVANS , CHOISEY , CRISSEY , DAMPIERRE , DOLE , ECLANS -NENON , ETREPIGNEY , EVANS , FALLETANS , FRAISANS , GEVRY , LA BARRE , LA BRETENIERE , LAVANS -LES - DOLE , MONTEPLAIN , ORCHAMPS , OUR , PARCEY , PLUMONT , RANCHOT , RANS , ROCHEFORT SUR NENON , SALANS , TAVAUX , VILLETTE -LES- DOLE , visées par l'arrêté préfectoral du 4 septembre 2001 modifié par les arrêtés du 15/11/2004 et du 9/01/2006 et définissant le périmètre d’étude du plan de prévention des risques d'inondations du DOUBS.
Le PPRi comprend deux types de zones de danger au sens du 1° de l’article L562-1 du code de l’environnement : la zone rouge et la zone bleue. Elles figurent sur les cartes du zonage réglementaire. L'ensemble des deux zones est appelé « zone inondable » par convention.
Si un risque d’inondation est identifié en dehors de la zone inondable défini par le présent PPRi, sa prise en compte dans l’urbanisation sera traitée dans un autre cadre juridique que le PPRi de la Moyenne Vallée du DOUBS (le code de l’urbanisme ou le document d’urbanisme communal s’il existe ou encore un autre PPRi).
On notera que le territoire communal des communes de DOLE, CRISSEY, GEVRY, VILETTE- LES-DOLE et PARCEY est partagé entre le présent PPRi et le plan de prévention des risques d' inondations de la LOUE. Il convient donc de se reporter également à celui-ci.
I-2 : Contenu du règlement
Conformément à l’article 3 du décret n° 95-1089 du 5 octobre 1995 modifié par le décret n°2002-679 du 29 avril 2002 et par le décret n°2005-3 du 4 janvier 2005, le règlement du PPRi de la moyenne Vallée du DOUBS précise :
● Les mesures d’interdiction et les prescriptions applicables dans chacune des zones de danger
(II-1° de l’article L562-1 du code de l’environnement) : c’est l’objet du chapitre II. ● Les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde (3° de cet article) : elles sont décrites au chapitre III.
● Les mesures relatives à l’aménagement, l’utilisation ou l’exploitation des constructions, des
ouvrages, des espaces mis en culture ou plantés existants à la date de l’approbation du plan (4° du même article) : elles figurent au chapitre III.
Le règlement mentionne, le cas échéant, les mesures dont la mise en œuvre est obligatoire ainsi que le délai fixé pour leur mise en œuvre. Ce délai est de 5 ans maximum. Il peut être réduit en cas d’urgence.
A défaut de mise en conformité dans le délai prescrit, le représentant de l'État dans le département peut, après mise en demeure non suivie d'effet, ordonner la réalisation de ces mesures aux frais de l'exploitant ou de l'utilisateur.
Règlement - 3/26 - juin 2008Plan de prévention des risques naturels Inondations du DOUBS-Moyenne Vallée
I-3 : Zonage réglementaire - dispositions communes
Les textes réglementaires et la doctrine ayant permis de définir le zonage réglementaire sont exposés dans la note de présentation.
La ZONE ROUGE correspond d’une part aux zones d’aléa fort et très fort, calculées lors des modélisations hydrauliques, d’autre part aux zones inondables non urbanisées ou peu urbanisées quel que soit leur niveau d’aléa, et enfin aux zones de recul des digues, dont le dimensionnement est exprimé dans la note de présentation, et qui ont été toutes placées en aléa très fort.
Ces zones sont à préserver de toute urbanisation nouvelle soit pour des raisons de sécurité des biens et des personnes (zone d’aléa fort et très fort), soit pour la préservation des champs d’expansion et d'écoulement des crues (zones peu ou pas urbanisées).
On notera que le lit mineur, ainsi que la plus grande partie du lit majeur en moyenne vallée du Doubs appartiennent à la zone rouge.
La plupart des constructions nouvelles sont interdites dans cette zones et l'aménagement des biens existants est soumis sont à des prescriptions strictes (voir chapitre II-1).
La ZONE BLEUE correspond aux zones d’aléas faibles et moyens situées en secteur urbanisé. La plupart des constructions ou aménagements sont admis, sous réserve du respect de prescriptions techniques destinées à réduire la vulnérabilité (voir chapitre II-2).
Lorsqu'une construction ou un projet de construction est à cheval sur les deux zones, le règlement de la zone la plus contraignante lui est appliqué.
Dans les DEUX ZONES , il est nécessaire :
● pour tout projet nouveau (construction, installation, ouvrage ou aménagement), de respecter
les règles de construction définies au chapitre II-3,
● pour toute demande d'autorisation ou de déclaration faite au titre du code de l'urbanisme,
d’indiquer les cotes dans les 3 dimensions (en application de l'article R 431-9 du code de l'urbanisme). L’altitude sera rattachée au système du Nivellement Général de la France appelé « IGN 69 ». Ceci permet de vérifier la conformité aux cotes de référence du PPRi.
Il est rappelé que les projets admis par le présent règlement devront aussi respecter les dispositions réglementaires édictées par ailleurs (loi sur l’eau, réglementation sur les installations classées pour la protection de l'environnement, documents d'urbanisme, cartes communales, règlement national d'urbanisme.…).
I-4 : Effets du PPRi
Les conséquences du PPRi sont précisées dans la note de présentation (annexe 1).
Il est notamment indiqué qu’en matière de travaux, la nature des techniques de prévention prises pour l'application du présent règlement (notamment les chapitres III et IV) et leurs conditions d'exécution relèvent de la responsabilité des maîtres d'ouvrages, maîtres d'œuvres et constructeurs concernés.
Règlement - 4/26 - juin 2008Plan de prévention des risques naturels Inondations du DOUBS-Moyenne Vallée
En matière d'urbanisme, le PPRi vaut servitude d'utilité publique (article L562-4 du code de l'environnement) et s'impose aux règles des plans locaux d'urbanisme existants ou à venir des communes concernées. Il est annexé aux plans existants dans un délai de 3 mois à compter de son approbation. Si cette formalité n'est pas effectuée dans le délai de 3 mois, le préfet y procède d'office.
Il s'applique de même pour ce qui concerne les cartes communales et s'impose au zonage de ces dernières ; le zonage le plus strict doit être appliqué dans tous les cas.
Le non respect des mesures définies dans le PPRi peut entraîner des sanctions, notamment pénales, et une baisse d'indemnisation de la part des assurances pour les dégâts provoqués par une crue.
Enfin, le PPRi peut être révisé à l'initiative de l'Etat sur la base du constat d'une modification des aléas et/ou des enjeux entraînant une évolution notable des risques liés aux inondations du DOUBS.
I-5 : Délais et voies de recours
Conformément aux dispositions du code de justice administrative, les décisions prise en application du présent PPRi peuvent faire l'objet de recours devant le tribunal administratif de Besançon, dans un délai de deux mois suivant l'approbation et la publication du PPRi, ou d'un recours gracieux auprès du préfet du Jura, dans les mêmes conditions de délai.
I-6 : Cotes de référence
Au droit des zones ayant fait l’objet d’une modélisation hydraulique, le phénomène de référence retenu est celui de la crue centennale, estimée par le calcul sur l'ensemble de la Vallée du Doubs (voir note de présentation). La modélisation a permis de reconstituer la ligne d’eau de cette crue en écoulement libre, hors obstacles liés à des phénomènes d’embâcles.
La cote de référence à appliquer dans le cadre du présent règlement est celle de la ligne d’eau de la crue centennale. Lorsque les cotes de la crue de 1910 dépassent localement celles de la crue centennale, ce sont les cotes de la crue de 1910 qui servent de référence.
La carte des cotes de référence indique l’altitude de la ligne d’eau centennale et la cote de référence au droit de chacune des mailles figurant sur la carte du zonage réglementaire (altitudes rattachées au NGF ou IGN 69) pour les communes à partir de Rochefort/Nenon.
Pour les communes situées en amont de Rochefort/Nenon, les profils en travers sur la carte des aléas indiquent la cote de référence à appliquer, suivant la règle d'interpolation donnée en annexe à la note de présentation.
I-7 : Mentions dans les autorisations d'urbanisme
A l'occasion de la délivrance d'une autorisation d'urbanisme, l'autorité compétente porte à la connaissance du pétitionnaire les informations suivantes :
• le terrain est inondable
• le pétitionnaire est invité à consulter la carte d'aléa du PPRi
Règlement - 5/26 - juin 2008Plan de prévention des risques naturels Inondations du DOUBS-Moyenne Vallée
• les prescriptions imposées par la présente autorisation ne garantissent pas l'absence de risque
pour la construction dont il s'agit
• les règles applicables tiennent compte d'une crue théorique, dite crue centennale, calculée en
fonction des informations actuellement disponibles, mais le pétitionnaire doit savoir qu'une crue plus forte est exceptionnellement possible.
I-8 : Glossaire
Le règlement fait appel à un vocabulaire spécifique qui est explicité dans le glossaire ci-dessous.
● Ancrer au sol : arrimer de telle sorte qu’on évite l’emportement par la crue de référence
● Aménagement d'un bâtiment existant : réalisation de travaux ne nécessitant ni permis de
construire, au titre des articles R421-1 et R421-9 du code de l'urbanisme.
● Annexes : petite construction à caractère privé pour un usage autre que le logement,
l'hébergement, l'activité économique ou les services (voir plus loin) : abri de jardin, local technique de piscine, abri à bois, garage… dont la superficie est inférieure ou égale à 10 m² à l'exception d'un garage qui pourra atteindre 25m². Les annexes ne font pas partie des extensions.
● Changement de destination : changement de l'usage et ou de la structure d’un bâtiment
modifiant en cela sa destination principale. Exemples : transformation d’un bâtiment d’activité en logements, transformation d'anciens locaux agricoles en logement... Voir aussi réduire / augmenter la vulnérabilité.
● Constructions à usage d’activités et/ou de services : constructions destinées et utilisées
pour des activités et/ou des services. On peut citer par exemple les commerces, les lieux d'artisanat, les entrepôts commerciaux, les locaux industriels, les bureaux, les établissements scolaires ou sportifs, les crèches, les hôpitaux ou cliniques, etc.
● Constructions à usage d’hébergement : constructions destinées et utilisées pour héberger
du public : hôtels, gîtes, maisons familiales, foyers, colonies de vacances, maisons de retraite, etc.
● Constructions à usage de logement : constructions destinées et utilisées pour du logement
permanent ou pas, individuel ou collectif : maisons individuelles, immeubles d’appartements, H.L.L., résidences secondaires, etc.
● Emprise au sol : c’est la surface correspondant à la projection au sol des bâtiments hors
débords de toitures et hors balcons sans piliers.
● Embâcle : accumulation de matériaux transportés par les flots, faisant obstacle à
l'écoulement. Les conséquences d'une embâcle sont dans un premier temps la rehausse de la ligne d'eau en amont de l'embâcle et l'augmentation des contraintes sur la structure supportant l'embâcle, et dans un deuxième temps, un risque de rupture brutale de l'ouvrage, occasionnant une onde potentiellement dévastatrice en aval.
● Espaces de plein air : espaces verts, équipements sportifs et de loisirs ouverts.
● Espace refuge : espace ou pièce aménagée dans un bâtiment, destinés à permettre aux
personnes présentes dans le bâtiment d'attendre en tant que de besoin la fin de la crue, ou une évacuation par les services de secours. Cet espace ou cette pièce doivent être situés au-dessus de la cote de référence, accessibles de l'extérieur par les services de secours, et comporter l'équipement nécessaire pour la durée de leur occupation (eau en bouteille, produits alimentaires non périssables, couvertures, radio à piles...).
● Établissement hébergeant des personnes à mobilité réduite : cf point suivant. Il peut s’agir
de foyers, colonies de vacances, maisons de retraite, centres pour handicapés, d’écoles, de crèches, d'hôpitaux ou de cliniques,…
Règlement - 6/26 - juin 2008Plan de prévention des risques naturels Inondations du DOUBS-Moyenne Vallée
● Personne à mobilité réduite : toute personne éprouvant des difficultés à se mouvoir
normalement, que ce soit en raison de son état, de son âge ou bien de son handicap permanent ou temporaire.
● Réduire la vulnérabilité d'un bâtiment : réduire le nombre de personnes ou la valeur des
biens accueillis dans l'ensemble du bâtiment exposé au risque d'inondations. A noter que la transformation d'un entrepôt (biens) en logements ou hébergement (personnes) correspond à une augmentation de la vulnérabilité. Si l'occupation du bâtiment est inchangée, réduire la vulnérabilité signifie renforçer les mesures de protection contre les effets des inondations (suppression d'ouvertures, création d'une pièce refuge....)
• Travaux d’entretien et de gestion courante : aménagements sans changement de destination, ni
extension : traitements et modifications de façade, réfection de toiture, rénovation d'un logement…
I-9 : Établissements et équipements sensibles
Les établissements sensibles sont définis comme les constructions et ouvrages présentant une vulnérabilité particulière et ceux contribuant à la sécurité des personnes, à la protection des biens et à la gestion de crise. Il s’agit :
des immeubles de grande hauteur définis par l'article R122.2 du code de la construction et de
l'habitation.
des établissements accueillant ou hébergeant spécifiquement des personnes à mobilité réduite.
des terrains aménagés spécialement pour l'accueil des campeurs et des caravanes
des centres de secours, casernes de pompiers, gendarmeries, postes de police.
de toutes les installations comportant des dépôts de liquides ou de gaz liquéfiés inflammables
ou toxiques qui relèvent de la législation des installations classées pour la protection de l'environnement.
des installations relevant de l'application de l'article 5 de la directive européenne n° 82-501 du
24 juin 1982 concernant les risques d'accidents majeurs de certains établissements industriels (installations "Seveso").
des centres de traitement ou d’enfouissement des déchets (sauf les déchets inertes).
Les équipements sensibles sont ceux considérés indispensables au fonctionnement des services publics d’eau, d’énergie et de télécommunications et présentant une vulnérabilité particulière aux inondations :
les installations de transport et de distribution d'énergie électrique (centres de distribution,
transformateurs électriques...).
les installations de transport et de distribution de gaz.
les captages et les stations de traitement d’eau potable.
les stations d’épuration collectives.
les centraux téléphoniques.
les relais hertziens des services publics.
Règlement - 7/26 - juin 2008Plan de prévention des risques naturels Inondations du DOUBS-Moyenne Vallée
II - REGLEMENTATION DES PROJETS
Le règlement distingue les projets nouveaux et les projets concernant les biens existants. Les extensions, les surélévations et les reconstructions sont considérées comme des projets nouveaux
II-1: Règles d'utilisation et d'exploitation des terrains en zone ROUGE
La zone rouge est délimitée sur les cartes de zonage réglementaire.
II-1-1 : Interdictions
Sont interdits :
● La construction de nouveaux logements.
● La construction de nouveaux bâtiments à usage d'activité, de commerce ou de
services.
● La construction de nouveaux établissements sensibles( cf. 1.9).
● la création et l'extension des terrains spécialement aménagés pour l'accueil des
campeurs et des caravanes, des mobile homes, HLL .... et soumis à
l'application des articles R 443-1 et suivants du code de l'urbanisme.
● la reconstruction de bâtiments après sinistre si les inondations sont la cause du
sinistre
● la création d'étangs.
● L'aménagement des établissements recevant du public (E.R.P.) augmentant la
capacité d'accueil et/ou la vulnérabilité.
● La création de sous-sols (plancher sous le terrain naturel) à l’exception de
locaux techniques limités ne présentant pas de vulnérabilité aux inondations. ● L'aménagement des sous-sols existants avec augmentation de la vulnérabilité ● Les changements de destination augmentant la vulnérabilité
● Les dépôts permanents de matériaux
● Les plantations en haie à feuillage persistant, de nature à constituer des entraves
au libre écoulement des eaux.
● Les remblaiements ou endiguements nouveaux, sauf ceux :
➢ qui sont justifiés par la protection des lieux déjà urbanisés ; ces
endiguements ne peuvent en aucun cas ouvrir droit à une nouvelle
urbanisation.
➢ qui sont justifiés par la réalisation de travaux d’infrastructure publique,
➢ qui sont nécessaires à la réduction de la vulnérabilité des constructions et
installations autorisées ainsi que de leurs accès (mise hors d'eau),
➢ qui sont indispensables au fonctionnement des équipements
d’assainissement individuel.
Ces derniers travaux étant de plus assujettis à l'application de la nomenclature relative à la loi sur l'eau.
Règlement - 8/26 - juin 2008
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EPlan de prévention des risques naturels Inondations du DOUBS-Moyenne Vallée
Sont interdites :
● Toutes les autres constructions nouvelles sauf :
• la création ou l'extension mesurée d’abris de faibles dimensions destinés à
des animaux pâturant à proximité, jusqu'à 25 m² d'emprise au sol.
• L'extension mesurée de constructions existantes, suivant la règle du
chapitre II-1-2-1
• sur les espaces de plein air, la réalisation des bâtiments et installations
indispensables à l’exercice des activités prévues (vestiaire, local de
rangement,...) et sans hébergement, prioritairement dans les secteurs où la hauteur d'eau en cas de crue centennale est inférieure à un mètre. La reconstruction de locaux existants avant l'approbation de ce plan demeure toutefois possible dans des secteurs où la hauteur d'eau dépasse un mètre, sous réserve de conserver l'emprise au sol du bâtiment, et du maintien du libre écoulement des eaux.
• les annexes aux maisons d'habitation et aux activités, suivant la règle du
chapitre II-1-2-1, sous forme d'extension uniquement
• la reconstruction des cabanes de jardins familiaux
• les équipements publics légers (kiosque, auvent, mobilier urbain...)
• les bâtiments agricoles sans occupation humaine, s'il est démontré par le
pétitionnaire qu'ils ne peuvent être réalisés dans une zone d'aléa plus faible qu'avec des contraintes incompatibles avec le fonctionnement de
l'exploitation.
• La démolition-reconstruction et la reconstruction d'un bâtiment après
sinistre, si les inondations ne sont pas la cause du sinistre, sous réserve qu'il n'y ait pas augmentation de l'emprise au sol et de la surface hors oeuvre nette, ni changement de destination augmentant la vulnérabilité, et sous les réserves exprimées à l'article II-1-2-1 concernant une éventuelle extension mesurée.
• les bâtiments et installations techniques strictement nécessaires au
fonctionnement des services publics s'il est démontré par le demandeur que le projet ne peut pas se faire dans une zone d’aléa plus faible qu'avec des contraintes techniques et financières importantes.
• les piscines.
II-1-2 : Prescriptions
Les projets qui ne sont pas interdits dans la zone Rouge doivent respecter des prescriptions particulières. Ils devront être conçus pour préserver au mieux les capacités d'écoulement et les champs d'expansion des crues. Ils devront de plus respecter les dispositions du chapitre II-3 « Règles de construction dans les zones ROUGES ET BLEUES ».
II-1-2-1: Prescriptions sur les projets nouveaux
Pour tous les projets nouveaux de construction suivants, le premier plancher sera implanté au-dessus de la cote de référence :
● Les extensions de bâtiments seront limitées à 25 m² d’emprise au sol pour un
bâtiment à usage de logement ou d'hébergement, et à 20% de l'emprise au sol existante pour un bâtiment d'activités ou de services (superficie totale accordée
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pour l'ensemble des permis déposés après approbation du PPRi). Elles ne devront pas entraîner la création de nouveaux logements ou augmenter la capacité d'hébergement.
● La surélévation de bâtiments existants à usage de logement n'augmentera pas
le nombre de logements.
● La surélévation de bâtiments existants à usage d’hébergement n'augmentera
pas la capacité d’hébergement.
● La surélévation de bâtiments existants d'activités ou de services n'augmentera
pas les capacités d'accueil du public.
● La reconstruction d'un bâtiment respectera une emprise au sol au plus
équivalente à celle du bâtiment existant à la date d’approbation du PPRi, éventuellement majorée de 25 m 2 (logement, hébergement) ou 20 % (activités, services). Elle ne créera pas de logement ou d'hébergement supplémentaire et ne changera pas la destination initiale des bâtiments, sauf si ce changement tend à réduire la vulnérabilité.
● L'emprise au sol totale des nouveaux bâtiments admis sur les espaces de plein
air sera inférieure à 100 m² (surface totale accordée pour un même espace de plein air, pour l'ensemble des permis de construire déposés après approbation du PPRi).
Pour tous les projets nouveaux suivants, il n'y a pas d'obligation de respect de la cote de référence :
● Les équipements publics légers (type kiosque, auvent...) auront une emprise au
sol de 20 m 2 au maximum et seront ancrés au sol.
● La reconstruction des cabanes de jardin familiaux
● Les bâtiments liés aux installations d’exploitation du sous-sol auront une
emprise au sol de 20 m2 au maximum.
● Les escaliers de secours extérieurs ne devront pas présenter de volume clos
sous la cote de référence.
● Les carrières sont admises dans la mesure où l'impact hydraulique est nul, tant
du point de vue des capacités d'écoulement que d'expansion des crues, et ce, sous réserve de la législation en vigueur au titre des installations classées pour la protection de l'environnement.
● Les parkings seront réalisés au niveau du terrain naturel.
● Les travaux d’infrastructures publiques (voirie, réseaux…) retenus devront
présenter le meilleur compromis technique, économique et environnemental parmi les différentes solutions (dont les solutions hors zone inondable).
● Les dépôts temporaires de matériaux auront une durée inférieure à trois mois.
● Les nouvelles clôtures seront ajourées sur au moins 80 % de leur surface
(transparence) ; de plus, elle pourront comporter une longrine ou muret support de 0,20 m de hauteur maximum, dans laquelle il est recommandé de prévoir des saignées régulières, favorisant l'évacuation des eaux de crues.
● Les nouvelles constructions, installations, et équipements strictement liés à
l'exploitation de la ressource en eau et à la navigation, ou nécessaires au fonctionnement des services publics (pylônes, postes de transformation,
stations de pompage, postes de relèvement...) devront être accompagnées de mesures visant à limiter l'impact hydraulique et ne prévoiront en aucun cas une occupation humaine. Les équipements sensibles à l'eau devront de plus être placés au-dessus de la cote de référence.
● Les terrasses seront implantées au niveau du terrain naturel, et auront une
surface limitée à 20 m². Le terrain naturel pourra faire l'objet d'un léger modelé
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pour les besoins de réalisation de la terrasse, à condition de conserver une neutralité hydraulique.
● Les couvertures des aires de stockage existantes seront réalisée sous la forme
d'auvent, sous forme de constructions ouvertes sur 3 faces.
● Les installations d'épuration des eaux usées sont admises, sous réserve qu'il
soit démontré techniquement et financièrement que leur implantation ne peut se faire hors zone inondable.
● En outre, les structures provisoires liées à des activités et occupations temporaires
devront permettre une évacuation normale et complète des personnes dans un délai inférieur à 12 heures et des biens sensibles dans un délai inférieur à 24 heures.
● Les aires de rassemblement ou de grand passage des gens du voyage sont admises,
y compris les équipement strictement nécessaires à leur fonctionnement.
II-1-2-2: Prescriptions sur les biens existants
Ce sont des mesures relatives aux constructions et ouvrages existants à la date d’approbation du plan de prévention des risques « inondation » (PPRI). Les
mesures obligatoires figurent aux chapitres III et IV.
● L’aménagement d'établissements sensibles existants n'augmentera pas la
capacité d’accueil et devra réduire la vulnérabilité globale de l'établissement. ● L’aménagement de constructions à usage de logement n'augmentera pas le nombre de logements.
● L’aménagement de constructions à usage d’hébergement n'augmentera pas la
capacité d’hébergement.
● L’aménagement de constructions à usage d'activités ou de services
n'augmentera pas leur capacité d'accueil.
● L'aménagement des campings existants à date d'approbation du PPRi est
autorisé, sous réserve :