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Conseil Municipal - discoursCM110220
Document publié le Mardi 11 février 2020 par la commune de Sainte-Luce-sur-Loire.
Lien du pdf (Conseil Municipal - discoursCM110220)
Thèmes du document : Handicap et inclusivité, Transports, Violences sexistes et sexuelles,
Ville de Sainte-Luce-sur-Loire
Conseil municipal
Discours de Jean-Guy Alix, maire
Mardi 11 février 2020 à 18h30
Mes chers collègues,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,
Ce conseil est le dernier de l’actuel mandat et se déroule à un peu plus d’un mois du 1er tour des élections municipales.
J’en profite pour remercier chacune et chacun d’entre vous pour le travail effectué au sein de cette assemblée, la majorité comme l’opposition.
Ensemble, nous avons œuvré pour le bien des Lucéennes et des Lucéens, avec des débats et des échanges toujours respectueux et constructifs, même lorsque nous ne partagions pas la même opinion.
Je pense que ce climat de respect, de concorde, correspond à l’attente de nos concitoyens.
Je souhaite qu’il se poursuive dans la campagne – c’est le cas jusqu’à présent-, comme le signe de la maturité de la démocratie lucéenne.
Ce conseil municipal montre que nous travaillons jusqu’à la fin du mandat, non seulement avec l’examen du budget 2020, mais aussi avec plusieurs
délibérations importantes, en particulier dans le domaine de la sécurité.
Le budget que nous allons vous proposer d’examiner tout à l’heure, d’un montant de 17 millions d’€, nous permettra de terminer la halle de sports de la Minais, qui sera mise en service cet été.
3,2 millions d’€ y seront consacrés en 2020 sur un coût global de 6,5 millions.
Nous allons lancer les études pour deux réalisations indispensables, prévues pour 2021 : un stade de football synthétique en bord de Loire et l’extension de la médiathèque-ludothèque afin que l’équipement s’adapte au formidable afflux de public qu’il connaît.2
Le terrain synthétique est estimé à 1 million d’€, l’extension de la médiathèque- ludothèque à 2 millions.
Comme évoqué lors de notre séance du 17 décembre, nous allons également voter un crédit de 150 000 € pour rejoindre le Centre de Supervision Urbain de Nantes Métropole et doter ainsi Sainte-Luce de caméras de vidéo-surveillance sur ses principaux sites, en particulier le centre-ville.
Nous allons également acquérir un terrain de 13 000 m 2 pour la future école de l’Est, entre le Taillis Moreau et la coulée verte des Islettes.
Nous allons restaurer ou adapter les équipements publics pour les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite, avec un budget de 425 000 €.
300 000 € seront nécessaires pour refaire la toiture de la salle Robert-Chéreau, 250 000 € pour rénover l’hôtel de Ville afin de mieux accueillir le public et de moderniser les conditions de travail des agents.
Enfin, 100 000 € vont servir à réhabiliter les logements d’urgence.
Le budget du personnel représentera 8,7 millions d’€, stable par rapport à l’an dernier.
Globalement, le budget alloué aux services (autrement dit le budget de fonctionnement), d’un montant de 14 millions d’€, est en augmentation.
Après un mandat tourné vers la construction d’équipements publics, il est en effet nécessaire d’adapter le budget des services à l’évolution de la population.
Citons pour exemple 67 000 € qui seront utilisés pour recruter des animateurs supplémentaires afin de supprimer les listes d’attente dans les accueils de loisirs et périscolaires.
16 000 € iront à des actions de prévention et de tranquillité publiques, 5000 € permettront d’enrichir le fonds de livres de la médiathèque et 6 000 € seront utilisés pour développer l’offre culturelle.3
Sur le budget, je conclurai par la bonne santé financière de la commune : des taux d’imposition qui n’augmentent pas, une épargne brute conséquente (plus de 3 millions depuis 2015) et un endettement contenu à 9,8 millions d’€.
Pour tout cela, je souhaite remercier Philippe Bourgeolet, adjoint aux ressources financières, Nicolas Geng, directeur général des services, Vincent Thulièvre, directeur des ressources financières, ainsi que les directeurs, les responsables de services et leurs équipes.
Ils ont contribué à la gestion exemplaire qui a caractérisé ce mandat.
Deux autres délibérations reflètent l’importance que nous accordons à la sécurité et à la prévention.
Jeudi 13 février, nous allons signer un contrat local de lutte contre les violences sexistes et sexuelles avec plusieurs partenaires : la Préfecture, la gendarmerie, l’Éducation Nationale, les bailleurs sociaux et des associations, comme par exemple Solidarités femmes.
Ce contrat résulte de notre engagement dans le cadre du Grenelle de lutte contre les violences sexuelles.
Il découle également de notre comité de prévention et de tranquillité publique, mis en place en 2019.
Ce contrat va nous permettre de mettre en place des actions concrètes : meilleur accueil des femmes victimes, facilitation du dépôt de plainte et sensibilisation au collège.
Nous avons confié le suivi de cette mission à un agent de la Maison des Solidarités, Fabienne Riou, qui est désormais notre référente violences
intrafamiliales.
Cet engagement communal n’est pas lié à l’existence de féminicide sur notre commune mais à un problème global de société auquel notre commune et notre département n’échappent pas et sur lequel nous souhaitons nous mobiliser.
J’en avais fait une cause communale majeure lors des vœux de janvier 2019.4
La sécurité, c’est une affaire de partenariat et la Ville ne peut travailler seule.
C’est une compétence de l’État, mais c’est aussi une préoccupation majeure des collectivités territoriales.
Notre agglomération grandit, ce qui nécessite une mobilisation à l’échelle de Nantes Métropole.
C’est la raison pour laquelle nous avons adhéré au Centre de Supervision Urbain de Nantes Métropole.
C’est aussi pourquoi je vais vous proposer de participer à la création d’une police métropolitaine des transports publics initiée par Nantes Métropole.
Composée de 32 hommes, elle interviendra à partir de l’été prochain dans les tramways, bus et Chronobus de 11h à 23h30.
Il serait facile de faire du mauvais esprit et de taxer cette initiative d’électoraliste.
Car, quel que soit le contexte, c’est avant tout une bonne idée et surtout une nécessité pour sécuriser les transports collectifs de l’agglomération et leurs voyageurs.
Les Lucéennes et les Lucéens sont directement concernés et il est donc important d’être un acteur de ce dispositif.
Ce sujet montre l’étroite interconnexion entre les thématiques locales et métropolitaine et la nécessité de trouver un consensus, une concorde sur des sujets majeurs.
Car l’intérêt général est plus important que l’intérêt politicien.
Je vous remercie.