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Déliberation - 23
Document publié le Jeudi 23 décembre 1999 par la commune de Muraz.
Lien du pdf (Déliberation - 23)
Thèmes du document : Justice et droit, Culture et patrimoine, Histoire et mémoire,
Bulletin communal R° 23Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
BULLETIN COMMUNAL
NUMÉRO 23
DÉCEMBRE 1999
SOMMAIRE
Mot du Maire 3-4
Travaux au Presbytère 5-6
Tulip 7-8
Parlez-vous savoyard? 9-10
Recettes 11
N'oublions pas d’honorer les nichons de Grésy 12
Compte administratif de l'exercice 1998 13-14
Journée Karting 15
Urbanisme 17
Les Pages de droits: les troubles de voisinage 18-21
Le vinaigre, le beta-carotène et le cancer 23
L'an 2000 et les métiers d'autrefois 24-25
Les métiers de notre commune de 1900 à 2000 26-27
Principales décisions du conseil municipal en 1999 28
Le passage de la redevance à la taxe d’ordures ménagères. 29
Bloc-notes 30-31Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
LE MOT DU MAIRE
La population de notre commune s’ac-
croit : le recensement du printemps de
cette année nous crédite maintenant de
712 habitants principaux.
L'augmentation est de 132 personnes
par rapport à 1990, soit une progression
de 22,76%, progression conséquente
mais mesurée, Nous nous approchons
donc de la population dénombrées au
début du siècle qui était alors, en 1907
de 708 habitants. En 1968, nous
n'étions que 367, niveau le plus bas
enregistré depuis 1801, cette dernière
date étant la plus ancienne trace du
dénombrement de la population que
nous possédons dans nos archives.
Bien que la population augmente, nous
n’assistons pas à une participation plus
massive des habitants à la vie de notre
commune au travers des divers événe-
ments ou fêtes qui y sont organisés. De
manière générale - et ceci ne s’applique
pas que chez nous - l’individualisme se
renforce, les marchands de pantoufles
et «l’audimat» de la télévision y trou-
vent leur compte. Dans le monde asso-
ciatif, le découragement gagne les orga-
nisateurs qui sont généralement des
bénévoles, espèce à protéger parce que
menacée de disparition. I! reste tout de
même des femmes et des hommes qui,
contre vents et marées, donnent de leur
temps et bien souvent un peu de leur
argent pour les autres.
A l'opposé, certains avancent que l’ef-
fort ne doit en aucun cas être porté par
eux-mêmes, que le recours à la subven-
tion est la solution imparable et inévi-
table, la collectivité n'ayant qu'à payer.
On assiste aussi à l’avancée de l'indiffé-
rence, l’égoïsme gagnant nombre de
nos concitoyens, ceux-là même qui
s'accommodent facilement des avan-
tages liés à l’action de ceux qui se
décarcassent sans avoir eux-mêmes à
bouger le petit doigt, tout en se permet-
tant quelquefois de critiquer.
En parallèle, la Municipalité, qui n’est
évidemment pas assimilable à une asso-
ciation mais dont les membres sont
aussi pour la plupart des bénévoles, a
tout récemment pris en charge, comme
les années précédentes, l’organisation
locale du Téléthon, cette action s’ins-
crivant dans le cadre cantonal. Alors
que chacun a reçu dans sa boîte aux
lettres un tract lui indiquant les détails
du déroulement de cet événement,
seule une petite cinquantaine de per-
sonnes de la commune s'est dérangée
le vendredi soir. Bien sûr, il est compré-
hensible que tout le monde n’adhère
pas et ne considère pas cette cause
hypermédiatisée comme étant une prio-
rité absolue, bien que les fonds collec-
tés aillent à la recherche de maladies
génétiques, dont 5000 aujourd’hui sont
répertoriées, de même qu'au soutien
financier du travail des chercheurs sur
des maladies telles que certaines formes
de cancers, le sida ou encore des mala-
dies dégénératives (Parkinson, Alzhei-
mer). On peut aussi évoquer les scan-
dales financiers qui ont secoué cer-
taines organisations humanitaires.
Au-delà de la déception qu'ont pu
-3-Bulletin communal - Numéro 23
éprouver les organisateurs locaux face à
une participation qui n'a pas été à la
hauteur de leurs espérances, on est
amené, de façon plus générale, à se
poser quelques questions : faut-il ou
non, dans notre commune, continuer
de célébrer certains événements qui
rassemblent la population: les Voeux, la
Fête des Mères, le 14 juillet ? Devons-
nous pour le 8 mai et le 11 novembre,
nous en tenir à la stricte commémora-
tion de ces célébrations patriotiques
avec pour seuls participants le Conseil
Municipal et les Anciens Combattants ?
De telles manifestations nous permet-
tent justement de manifester collective-
ment à ces Anciens Combattants notre
reconnaissance et le respect que nous
leur devons. Je ne pense pas que, au cas
où toutes ces manifestations publiques
ne seraient plus organisées, l'esprit
communautaire y gagnerait; ainsi j'ose
encore espérer qu’à la prochaine céré-
monie des voeux, qui se déroulera le
dimanche 16 janvier à 11h.15 à la
salles des fêtes, le taux de participation
nous apportera un signe tangible per-
mettant de répondre à cette interroga-
tion.
D'ici là, nous aurons franchi le cap de
l'an 2000, année symbole de la moder-
nité. À ce propos et grâce au travail
bénévole de l’un de ses nouveaux habi-
tants, que je remercie vivement, figu-
rez-vous que la commune de La Muraz
est sur internet! Certes, ce site (puisque
cela s'appelle ainsi) n’en est encore
qu’à sa partie conception et quelques
mois seront nécessaires pour le complé-
Décembre 1999
ter. Pour les initiés et pour les curieux
qui ant la possibilité de le consulter,
voici son adresse provisoire:
www. vulcanarts.com/la-muraz.
Le prochain bulletin vous en dira plus à
ce sujet mais sachez d'ores et déjà que
les responsables des associations et les
commerçants sont invités à présenter
où à faire connaître leurs activités sur
ce site. Ils peuvent vous contacter dans
ce sens.
Je souhaite à tous un joyeux Noël et
une bonne fin d'année et, avant de le
faire publiquement le 16 janvier pro-
chain, j'adresse à chacune et chacun
d’entre vous mes meilleurs voeux pour
ce fameux AN 2000.
Noël Jacquemoud
Décembre 1999Bulletin communal - Numéro 23
TRAVAUX DU PRESBYTÈRE
Avant
Décembre 1999
Septembre 1998
Pendant
Mai 1999Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
Après
Octobre 1999
ETAT CIVIL Naissances
07.07.1999 Justine Duret fille de Didier Duret et Sylvie Loffel (le Tournier)
09.07.1999 Clara Bovagne fille de Jean-Louis Bovagne et Karine Dardalhon (Besace) 28.07.1999 Solenne Voirol fille de Yves Voirol et Sylvie Hausermann (chez Patois) 06.09.1999 Jourdain Lola fille de Dominique Jourdain et Nathalie Tournier (chef lieu) 24.11.1999 Geoffrey Dupont fils de Maurice Dupont et Sandrine Vachoux {La Caserne)
04.12.1999 Lilou Anjuna Bosson fille de Jean-Paul Bosson et Valérie Lugrin (Annemasse)
Mariages
26.06.1999 Canone-Desbiolles Philippe et Courtemanche-Pelletier Yannick (La Muraz)
10.07.1999 Dupont Maurice et Vachoux Sandrine (La Muraz)
24.07.1999 Molland Jean-Luc et Dübouchet Florence (Menthonnex en Bornes) 31.07.1999 Delavoet Jérôme et Dusonchet Sandrine (Reignier)
13.11.1999 Guy Thierry et Cocatrix Sandra (La Muraz)
Décès
08.07.1999 Bergeret Lucette (Chez Bosson) (Maman de Mme Tissot}
11.09.1999 Canetta InnocenteBulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
TULIP...
T ota Gallia in tres partes divisa est (1)
Us non abuti €)
L as! Voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ses beautés laissé choirt (3)
| Î ne faut jurer de rien (4)
P ost tenebras, lux (5)
Tulip, ce nom évoque peut-être pour vous
une fleur, que dis-je, la fleur de Hollande,
ce pays qui prit un jour époux d’une blon-
de et que celle-ci eût bien racheté en
cédant Versailles, Paris, Saint-Denis, les
tours de Notre-Dame et le clocher de son
pays. Mais, vous n'y êtes pas ou vous avez
mal lu, car il ne s’agit pas d’une tulipe,
mais d’un TULIP. Ô Dieu, l'étrange chose!
Et dire qu’il se cache dans notre mairie,
presque sous vos yeux et que peu savent
son nom, nom barbare s’il en est pour
désigner, qui l'eût cru ? un matériel devenu
l'outil indispensable de fa gestion munici-
pale et aussi de votre serviteur. Je suis sûr
que vous y êtes. En effet, il s’agit de notre
nouvel ordinateur dont l'entrée fut discrète
puisqu'il a remplacé VICTOR (son prédé-
cesseur) qui a émigré à l’école du village
où il entame une seconde carrière car
l'heure de la retraite n’a pas sonné pour lui,
à moins que le passage à l'an 2000 ne lui
soit fatal, ce que nous saurons bientôt.
Examinons donc TULIP. 1! doit son nom à
son fabricant qui est néerlandais (ou hol-
landais) et qui
a joué sur les
mots en glis-
sant une dis-
crète allusion
aux fleurs de
son pays.
Extérieurement
il n’est pas plus
gros que VICTOR, tant il est vrai que ces
bêtes machines sont remplies de vide : il
faut beaucoup d'espace pour que l'air y
circule afin de refroidir les composants
électroniques (ils prennent vite chaud et ils
sont si délicats). Par contre sa puissance et
sa vitesse de travail ont subi une sérieuse
cure de dopage. Son processeur (ou calcu-
lateur) est 10 fois plus rapide, sa mémoire
interne a été quadruplée et son disque
contient plus de 3 fois le précédent. il dis-
pose également d’un lecteur de CD ROM
(disques optiques amovibles) et son écran
est, lui aussi, un peu plus grand afin d’amé-
liorer le confort de ses utilisateurs(trices). 1!
a en plus la possibilité de vous faire
entendre sa voix ou de douces musiques
car celà fait partie du modernisme ou plu-
têt de la fourniture de base des modèles
actuels. La nouvelle moûture des logiciels
municipaux qui l'accompagne à exigé
l'achat d’une petite unité à cassette magné-
tique pour les sauvegardes des fichiers
{copies sur supports externes pour conser-
ver une trace réutilisable en cas d'accident
majeur du disque). Enfin, il a dû aussi être
accompagné d'une nouvelle imprimante
«laser» capable de produire
8 pages par minute avec des caractères
composés de 600 points par pouce (les
mesures anglaises ont la vie dure!)
27.Bulletin communal - Numéro 23
Pourquoi ce changement de matériel ?
Les nouveaux logiciels de gestion munici-
pale exigeaient ce changement de puissan-
ce et les anciens logiciels (sous contrôle de
MS/DOS et non de Windows) les rendaient
peu pratiques à utiliser pour les habitués de
Windows, qui sont de plus en plus nom-
breux, et surtout allaient poser des pro-
blèmes de compatibilité lors des transferts
de données vers les organismes correspon-
dants de notre mairie. On pourra noter que
le coût de ce nouveau matériel ainsi que
des logiciels de bureautique qui l’accom-
pagnent est inférieur à celui de Victor. C'est
la règle de l'informatique, que tous les pro-
fessionnels connaissent : à chaque nouvel-
le version, plus de puissance, plus de capa-
cité, plus de rapidité, pour un coût
moindre, mais nécessité absolue d'évoluer
sous peine d’obsolescence. Soyons-en sûr,
nul ne se trouve plus heureux pour autant,
puisque le bonheur est... dans le pré, mais
on n'arrête pas le progrès et cela crée de
l'emploi.
Notre commune dispose également d’un
site internet mis aimablement à sa disposi-
tion par Monsieur Conicella qui demeure
au hameau «chez Blaise». Un grand merci
pour cette gentillesse! A terme, le bulletin
municipal pourra y être consulté, mais
soyez tous rassurés, sa publication sur
papier et sa distribution par nos facteurs
continueront. Notons encore que ce site
internet sera abrité sur le même «serveur»
que celui du restaurant l’Angélick tenu par
notre concitoyen Yannick Janin. 1! n’y a bien
entendu aucune confusion entre ces 2 sites.
Pour les connaisseurs, voici les «
tions» de la bête:
- Processeur Pentium 11 6/350
- Mémoire vive 32 Mo
Décembre 1999
- Disque dur 5 Go
- Ecran couleur 15 pouces
- Imprimante HP Laserjet 5 Classic
- Système d’exploitation: Windows 98
sous MS/DOS
- Logiciels de bureautique: WORD 97,
EXCEL 97, PUBLISHER 98
TULIP n'est pas une marque de construc-
teur, mais d’assembleur, contrairement à
IBM, Compaq ou HP. Cela signifie tout sim-
plement qu'il est impersonnel et standard
en égard à la norme PC (Professional
Computer) et nous évitons de payer ainsi la
réputation d'une marque. Ses composants
sont les mêmes, notamment le processeur
INTEL, garantie de compatibilité totale avec
les logiciels développés pour tous les PC.
Les logiciels fournis sont ceux que n’impor-
te quel utilisateur PC peut trouver sur son
lieu de travail, notamment ils comportent
(hélas!) tous les défauts des produits
Microsoft, les fameux bugs qui nous annon-
cent qu'une erreur vient de se produire et
que vous risquez de perdre voire dernière
modification alors que vous n’avez rien fait.
C'est le lot de tous les utilisateurs de
Windows et MS office. C'est agaçant, mais
pas bien grave.
1) La Gaule, dans son ensemble, est divisée en trois
parties (Caius, Julius Caesar, De bellum, gallicum).
Il s’agit de la première phrase du célèbre «roman»
de Jules César «La Guerre des Gaules»
2) User, ne pas abuser. Cette maxime est destinée à
modérer les ardeurs afin que nul d'entre nous ne
devienne esclave de ses plaisirs ou de ses outils.
Ainsi, n’abusons pas de TULIP!
3) Ronsard, Ode à Cassandre (Odes |, 17)
4) Titre d’une pièces de théâtre d'Alfred de Musset
écrite en 1836
5) Après les ténèbres, la lumière. (Devise de la
République de Genève) ET.
-8-
—
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OS
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RS
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ER
neBulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
FARLEZ-VOUS SAVOYARD?
Une journée de ski vécue en savoyard
Na zhornâ de ski u mè d'fèvril
Joël et Anne-Jo dan deu ski in Obère d'Amo
- Quin plési d'fâre deu ski, di Anne-Jo
- Y à vré, répan Joël, la nè z-è min dla peûfa!
1 fâ bon se lecâ deul
- Suto quan lseleu balyel
- Tlé, vêtia Fanfoué. Min tè qu'i balye, Fanfoué ?
- Ca pète les wattsl C'est géant
- Ah, te va min la feûdra? Te fÀ d'shalon
su la nè?
- Parle lentement! Le savoyard, je l'oomprends
un peu mais faut pas parler trop vitel
- Poré, &'é de Lyin! Foué te sÀ pâ prèzhi
Savoyard?
- Non, mes parents l'éavent bien, mais il me
l'ont pas appris. Mais vous, vous l'avez
appris où?
- ME, y è-t-avoué ma gran poué ma mâre, f
Joël.
- Foué mè, di Anne-Jo, zh'é cmincha u collèzhe
in Boëzhe, poué zh'é continuâ a fâre deu
théâtre avoué Lou Reclan deu Chablais pè
Thonon. Foué se zh'avieu pu cminci a la
ptiout'écuta, min lou Breton, zhe l'prèzheri
enco mio qu'sintyel
On touriste anglé s'arrête poué demande:
Please, where can i find à good restaurant?
- «Chez Edgar» is a good one, répah Anne-
Je.
It's just there!
- Thank youl... fâ l'anglé.. poué é mode
- Parce que tu parles aussi l'anglais, dit
François?
- Y à seûl Mé tè, te sâ ne l'anglé, ne l'sa-
voyard?
Rin que ton francé mètia shaplà?
- Bin ouil À l'école, l'français, ça m'bran-
chait pas.
La même journée de ski revue en français
Une journée de ski au mois de février
Joël et Anhe-Jo font du ski à Habère-Foche.
- Quel plaisir de faire du ski, dit Anne-Jo
- C'est vrai, répond Joël, la neige est légère
comme de la poussière, c'est agréable de
glisser dessusi
- Surtout quand il y a le soleil!
- Tien, voilà François. Comment ça va,
François?
- Ca pête les watts! c'est géant|
- Ah, tu vas à toute allure? Tu fais des éclairs
sur la neige?
- Farle lentement! Le Savoyard, je l'comprends
un peu mais faut pas parler trop vite!
- Pourtant, tu 66 né à Lullin! Et tu ne sais pas
parer savoyard?
- Non, mes parents l'éavent bien, mais i m l'ont
pas appris. Mais vous, vous l'avez appris où?
- Moi, c'est ma grand-mère et ma mère, fait
Joël.
- Et moi, dit Anne-Jo, j'ai commencé au collège à
Boëge, puis j'ai continué à faire du théâtre avec
les Reclans (échos) du chabiais» à Thonon.
Et si j'avais pu commencer à l'école maternelle,
comme les Bretons, je le parlerais encore mieux!
Un touriste anglais s'arrête et demande:
- S'il vous plaît, où puis-je trouver un bon res-
taurant?
- Chez Edgar cest bien, répond Anne-Jo. C'est
juste là!
- Merci... dit l'anglais... puis il part.
- Farce que tu parles aussi l'anglais, dit
François?
- Bien sûr, mais toi, tu ne sais ni l'anglais, ni le
savoyard? seulement ton français à moitié
écorché?
- Bin oui À l'école, français, ça m'branchaït
pas.
-9-Bulletin communal - Numéro 23
- S'y è dinse.… Mé di dan, y à l'heûra
d'aoutä! Tvu topari pâ allâ mzhi on ham-
burger ?
- Pas question! Une bonne salade composée
et on rpart pour une après-midi de ski!
-Ÿ a qu'a fâre dinse! Fô sdépashi, pasque
léeleu mousse d'heûra!
Apré na bouna zhormâ de ski
Apté avè viu l'soleu mousgi
Su Hirminta et su to l'oayi
T6 slou zhouin-ne qu'iron preu mafi
Se san dépashia d'allâ dremi
Sins avè ublà d'ee dire arvil
Décembre 1999
- Gi c'est ainsi. Mais dis donc, c'est l'heure de
manger! Tu ne veux tout de même pas aller
manger un hamburger?
* Pas question! Une bonne salade composée et
on rpart pour une après midi de &ki]
- D'accord, il faut se dépêcher, car le soleil se
couche de bonne heure!
Après une bonne journée de éki
Après avoir vu lé soleil se coucher
Gur Hirmenta et sur tout le pays
Tous ces jeunes qui étaient bien fatigués
Se sont dépêcheé d'aller dormir
sans avoir oublié de 5e dire au revoir
Marc BRON
N
La passion des langues régionales
Marc Bron est président d'une association - «Lou reclan deu Chablais», les échos du Chablais en français dans le texte - qui vise à développer le patois savoyard. 1} veut sortir de cette image de folklore donnée à cette langue régio- nale, même s'il souhaite entretenir les traditions de chants et de danses des Pays de Savoie. Depuis presque un an, les adeptes du patois se mobilisent pour faire reconnaître le savoyard et obtenir un enseignement dans les écoles primaires. Plusieurs aspects leur semblent importants, comme le développement du tou- risme. Les visiteurs aiment découvrir l'âme d'une région à travers son authenti- cité et la pratique d'une langue différente marque un dépaysement plus fort. En termes de patrimoine et de culture, la langue des anciens est un bon moyen pour comprendre les toponymes ou noms de certains lieux comme «ta Presse qui signifie le sapin. Autre avantage, le maintien des veillées autour d'une his- toire. Les relations sant plus fartes autour d'un intérêt commun. Et paur les Jeunes, Marc Bron évoque la facilité pour apprendre d’autres langues quand on a toujours fonctionné sur un mode bilingue. Mais, pour enseigner une langue régionale, faut des professeurs. D'autant plus que les défenseurs du savoyard préconisent un enseignement à moitié en patois. I! faut trouver des professeurs d'histoire ou de mathématiques, par exemple qui soient capables de parler cou- ramment la langue. La principale difficulté réside dans le manque de moyens. La Savoie aimerait adopter le même fonctionnement qu'en Alsace ou en Bretagne, où il existe des classes bilingues depuis de nombreuses années.
-10-Bulletin communal - Numéro 23
Le gratin de lapin
cuit à l'étouffée
de Thierry Caulliez
TT
Plat unique pour 5 à 6 personnes, origi-
nal, facile à réaliser, c'est i’un des
secrets révélés par Thierry Caulliez du
relais du Lac Noir à Montsapey. La
technique consiste à placer les ingré-
dients par couches successives dans un
plat à gratin, de préférence en terre. Le
lapin est coupé en morceaux, roulés
dans de fines tranches de lard fumé et
déposés dans le plat. Le tout copieuse-
ment badigeonné de moutarde forte et
saupoudré d'herbes de provence. Vient
le tour des rondelles d’un gros oignon,
à répandre sur le tout. Choisir une peti-
te pomme de terre par personne, les
éplucher et les laver avant de les cou-
per en fines tranches pour ne pas élimi-
ner l’amidon qui va lier le tout. Remplir
le plat, arroser de 20cl de crème liqui-
de poivrer mais oublier le sel. On
recouvre la préparation d’un papier
d'aluminium avant d'enfourner à
200/220° € pendant 1 heure 30. Au
moment de passer à table, sortir le plat,
retirer le papier et recouvrir de comté
râpé. Remettre à gratiner pendant la
4
Décembre 1999
dégustation de l'entrée. Servir lorsque
le fromage a pris une belle couleur
dorée, n
A Châtel un surprenant
Vacherin Mont d'Or
au four
NS TT
Le fromage fondu glisse sur la langue et le
palais et laisse Une impression de moel-
leux après être passé par le chemin de
l'odorat. I! n’y a pas que les fromages
savoyards qui se prêtent aux recettes
chaudes. Pierre Hautin, cuisinier du res-
taurant le Vieux Four à Châtel, met en
valeur le Mont-d'Or un fromage qui vient
du Doubs et se présente dans une boîte en
bois. Ce moule sert de caquelon à une
préparation simple mais dont le secret
réside dans la cuisson au four à bois. Le
fromage est creusé à l’aide d’une cuillère.
Le trou sert d'espace pour le vin blanc
versé avant le passage au four. Les deux
produits se mélangent et, une fois que la
préparation est fondue et grillée sur le des-
sus, on l'accompagnent de charcuterie et
de pommes de terre présentées sur une
assiette en bois pour conserver le goût du
terroir. Servi avec un bon Chignin
Bergeron, ce plat est idéal pendant la sai-
son hivernale. =
1
211.Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
N'OUBLIONS PAS D’HONORER LES NICHONS DE GRÉSY
Les lolos de Lola se dévoilent à qui
veut bien écouter la chanson de
Gainsbourg. Bien avant, les pâtissiers
savoyards façonnaient à la main les
nichons de Grésy (sur Isère). Sans
pudeur, ils exposaient dans leurs
vitrines ces meringues en forme de
seins bien ronds. Aujourd'hui, elles
sont abandonnées par les pâtissiers de
leur village natal et alentour. Le der-
nier à les honorer a pris sa retraite.
Mais certains restaurants les inscrivent
dans leur carte de desserts. Elles sont
servies avec une boule de glace, pour
coller au goût du jour. Un enfant du
pays se souvient que ses parents pla-
çaient ces gâteaux neigeux, le soir,
dans la tiédeur du four à bois. Au
matin, les tétons étaient moelleux.
Dans son livre «La cuisine savoyarde
traditionnelles (Editions Rivages),
Jeannine Thomassin précise que pour
réaliser une vingtaine de nichons il
faut quatre blancs d'oeuf et 250 g de
sucre en poudre. Les précautions à
prendre ne diffèrent pas de celles de la
confection des meringues classiques:
séparer avec précaution les blancs des
jaunes d'oeuf sortis du réfrigérateur.
Battre les blancs en neige assez ferme.
Saupoudrer lentement de sucre, tout
en continuant à battre jusqu’à son
absorption complète. Faire de petits
tas en procédant par spirales pour
façonner des seins bien ronds. Les pla-
cer sur une plaque beurrée et farinée.
Et on les oublie pendant 2 à 3 heures
dans un four à peine tiède.
PARTICIPEZ À LA RÉDACTION DU JOURNAL...
Pour assurer un maximum de qualité à
notre journal, nous avons besoin de vous
tous pour remplir ses pages.
L'attrait de sa lecture dépend de vous, de
nous tous; alors, petits et grands, à vos
stylos! Nous attendons vos «papiers» ou
votre appel téléphonique.
I n'est pas nécessaire d’être poète ou fort
en orthographe pour nous faire parvenir
vos idées ou vos manuscrits: envoyez ce
que vous avez, nous essayerons d’en
faire un chef-d'œuvre sans en dénaturer
le sens.
Nous pouvons également venir discuter
avec vous et ensemble, nous élaborerons
un texte sur le sujet qui vous passionne.
La prochaine parution du journal est pré-
vue pour juin 2000.
Téléphonez le soir à Didier Verhenne,
au 04 50 94 52 59 où adressez-vous à la
Mairie.
-12-Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
COMPTE ADMINISTRATIF DE L’EXERCICE 1998
La section de fonctionnement fait appa-
raître un excédent d'exploitation de
1229°267,45 F. Les comptes s'équili-
brent pour un total de 3’336/531,51 F.
compensé par un prélèvement à la sec-
tion de fonctionnement. Le résultat d’ex-
ploitation a été affecté comme suit: vire-
ment à la section Investissement =
851’974,09 F. et virement à l'excédent
reporté = 377'293.36F.
SECTION DE
FONCTIONNEMENT
La faiblesse de certains montants oblige
à les regrouper pour conserver la lisibili-
té des graphiques d'analyse, mais, la lec-
ture des tableaux synthétiques et des gra-
phiques ainsi obtenus permet une vue
plus pratique de l’ensemble. Je pense
que cette documentation sera plus expli-
cite qu’un long discours et vous en sou-
haite bonne lecture.
ET.
CHARGES
Travaux, fournitures & services extérieurs 904 527,29
Charges de personnel 649 649,78
Autres charges de gestion 301 939,19
Charges financières 251 147,80
Virement à section d'investissement 1 229 267,45
Total 3 336 531,51
Virt à section d'invest.
87%
Charges financières 8% Autres charges de gestion 19%
8%
Travx, Foum. & Serv, ext.
27%
Charges de Personnel
-13-Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
PRODUIT
Ordures ménagères & divers 275 334,09
Travaux en régie 150 977,69
Dotations, subventions 1 498 804,95
Produits exceptionnels 108 904,65
Impôts et taxes 1 002 153,36
Excédent reporté 300 356,77
Total 3 336 531,51
Excédent reporté Ordures ménagères & div,
s% 8% Travaux en régie 5%
Impdts et taxes
30%
otations, subventions
Produis exceptionnels 45% 3%
JEU
Pour ceux ou celles qui aiment les chiffres
SIX
+ SEPT
+ HUIT
= SUITE
Remplacer les lettres par des chiffres (aucun nombre ne commence par zéro) les 5 premiers qui donnent la solution à Agnès (Mairie} recevront un petit cadeau
-14-Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
NOS ÉLUS ONT PRIS DES RISQUES
POUR DÉFENDRE LES COULEURS
DE LA MURAZ...
Au départ, il s'agissait de répondre à la
proposition faite pas la commune
d’Arthaz de participer à une rencontre
intercommunale, et néanmoins amica-
le, sur un circuit de kart privé installé à
Scientrier. C’est ainsi que le samedi 18
septembre dernier, 9 élufe}s volon-
taires de La Muraz ont bien volontiers
payé de leur personne pour l'honneur
de notre commune.
Bien sûr, il ne s’agissait ni du Mans ni
du Castellet mais nous n’en étions pas
loin: stands de ravitaillement, circuit
grillagé, pneus empilés, briefing de 15
minutes à faire pâlir les moins aguer-
ri(e}s, casque intégral et combinaison
rouge et noire pour chaque partici-
pant: sans compter la présence de
parents, photographes amateurs et
journalistes: ne manquaient que la
télévision et les odeurs de frites ou de
saucisses grillées!
Dans un premier temps, les «super-
z'élus» présents (député, conseiller
général, présidents de syndicats inter-
communaux, maires...) purent s'initier
à cette pratique. Comme ce fut le cas
pour la plupart des débutants, notre
premier magistrat se montra tout
d’abord prudent puis, au fur et à mesu-
re des tours, il retrouvait les réflexes de
sa jeunesse, se revayant sur les pentes
du Salève au volant de sa Gogo, et sa
moyenne s'améliorait. fl en fut de
même ensuite pour tous les pilotes ins-
crits, répartis en dix-sept équipages
dont trois pour La Muraz: chacun
bénéficia de 10 minutes d'essai libre
pour découvrir le circuit et se familia-
riser avec ses nombreux virages.
La compétition pouvait enfin commen-
cer, et quelle compétition! Le suspense
a duré 45 langues minutes: les pilotes
restaient concentrés, les supporters
étaient là pour les encourager, leur
donnant des conseils sur la conduite à
tenir à l’entrée de certains virages stra-
tégiques ou les renseignant sur la posi-
tion et la moyenne des autres équi-
pages. Aux stands, le changement de
pilotes s’effectuait dans la fébrilité et
les commentaires allaient bon train,
surtout après la spectaculaire sortie de
route d’un concurrent bien placé, pro-
voquée bien involontairement par un
de nos élus! La nuit venant, la course
prit fin dans une ambiance frénétique
et l'annonce des résultats se déroula
dans le même climat passionné. Nos
trois équipes connurent des fortunes
diverses, certains pilotes réalisant
même de fort bons «chrono». Etant
tous novices dans la pratique du kart,
ils se comportèrent néanmoins fort
honorablement puisqu'ils se classèrent
7e, 12e et 15e.
Un verre de l’amitié, copieusement
garni, clôtura cette rencontre chaleu-
reuse et amicale qui se prolongea
encore ailleurs pour la plupart, chacun
appréciant d'avoir vécu ces quelques
heures dans un excellent esprit d’équi-
pe et une franche bonne humeur.
conclusion: une expérience à renouve-
ler!
M.-Chantal
-15-véquipe mais c'es
ja mieux F6
Commémoration
du 11 novembre 1999Bulletin communal - Numéro 23
URBANISME
Permis de construires accordés en 1999
CAEC Les Verfillières
TAURINES Robert
Déclarations de travaux
GREILER Alain
GRADIA François
GAILLARD Alain
BESSIÈRE Norbert
CLERC Raymonde
GUILLOUET j.-Noel
PICOT Dominique
LAVERGNAT Raymonde
Certificats d'urbanisme
BOVAGNE Aimée
BOVAGNE Aimée
CELETTE Christiane
GIRARD Marcel
Niche à vaches + salle de traite
Abri voiture
Agrandissement
+ création ouvertures + balcon
1 sas d'entrée
1 cave
Extension terrasse
Abri jardin
Abri voiture
Abri jardin
Avancée de toit
1 logement
Renouvellement
1 logement
-17-
Décembre 1999
Besace
Le Mont
Le Feu
Le Mont
Chez Blaise
Chef lieu
Les Palatins
Les Biollettes
Le Fernex
Cologny
Vers Monet
Vers Monet
Les Palatins
Les BiolettesBulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
LES PAGES DE DROITS
LES TROUBLES DE VOISINAGE
Le droit de propriété, tel qu’il a été
envisagé par les rédacteurs de la
déclaration des droits de l’homme et
du citoyen de 1789, se caractérise par
son aspect absolu. En effet, les révolu-
tionnaires ont voulu, en signe de réac-
tion contre les excès de l'Ancien
Régime, placer la propriété au coeur
même des raisons d'être de toute
société. L'article 17 du texte vient
d’ailleurs le confirmer: «La propriété
étant un droit inviolable et sacré, nul
ne peut en être privé, si ce n’est
lorsque la nécessité publique, légale-
ment constatée, l'exige évidemment,
et sous la condition d’une juste et
préalable indemnité». En outre, l’ac-
tuel article 544 du Code Civil précise
pour sa part que «la propriété est le
droit de jouir et de disposer des
choses de la manière la plus absolue,
pourvu qu'on n’en fasse pas un usage
prohibé par la loi où par les règle-
ments». Ainsi, ces deux articles sem-
blent conférer une place prédominan-
te à la notion de propriété. Toutefois,
comme tout droit ou toute liberté, il
ne peut être sans limite et il apparaît
dans bien des cas, que les prérogatives
du propriétaire s'arrêtent là où com-
mencent celles de son voisin.
En effet, le Voisinage est souvent sour-
ce de frictions et parfois même de
dommages. I! serait alors à déplorer
qu’à l'occasion d’un quelconque inci-
dent entre deux voisins, celui par qui
le dommage est arrivé puisse se réfu-
gier derrière le caractère absolu de
son droit de propriété. À ce titre, deux
notions peuvent être évoquées, qui
sont deux cas particuliers de responsa-
bilité du propriétaire, envisageables
lorsque surviennent des troubles de
voisinage: la théorie de l’abus de droit
de propriété et celle de troubles de
voisinage proprement dite.
L'abus du droit de propriété: La théo-
rie de l’abus de droit de propriété
apparaît lorsque le droit de propriété
est exercé dans l'intention de nuire à
son voisin. C'est l'hypothèse de la
fausse cheminée destinée seulement à
obscurcir la maison voisine, des
fouilles destinées à tarir la source du
voisin, des murs où plantations réali-
sées pour priver le voisin de soleil.
Cependant, hormis dans des cas
extrêmes, il est très difficile de prou-
ver l'intention de nuire, la faute volon-
taire. De plus, rien ne justifie que
seule cette faute, et non la faute non
intentionnelle où la faute d’impruden-
-18-Bulletin communal - Numéro 23
ce, soit sanctionnée en la matière. Dès
lors, il est proposé et quelquefois
admis par les tribunaux que le seul
exercice d’un droit sans motif sérieux,
sans aucun intérêt légitime, suffise
pour constituer l’abus de droit. Ce
peut être le cas du propriétaire qui
s'oppose sans raisons valables à la
démolition de constructions vétustes
et dangereuses et qui empêche, par
son refus, le propriétaire voisin de
procéder sur son fonds à des travaux
autorisés. Néanmoins, la difficulté de
la preuve de la faute même non inten-
tionnelle, subsiste. Ceci explique que
les applications en matière de droit de
propriété de la théorie de l’abus de
droit restent rares et que les individus
qui s'estiment lésés dans leurs droits
préfèrent recourir à la notion de
troubles de voisinage.
Les troubles de voisinage: En l’absence
de tout comportement répréhensible, il
se peut que l'exercice légitime du droit
de propriété soit à l’origine de troubles
ou désagréments pour des voisins.
Ainsi, les ateliers et usines émettent
parfois des bruits, des odeurs, des
fumées, certains élevages sont malodo-
rants; certaines activités nocturnes,
telles que celles du boulanger,
réveillent les voisins, etc. Certes, une
législation de plus en plus précise pres-
crit des normes diverses, dont le dépas-
sement est constitutif d’une faute. Mais
il subsiste de nombreuses hypothèses
où aucune réglementation n'a été
transgressée.
Depuis longtemps, la jurisprudence
reconnaît aux voisins une action, en
Décembre 1999
l’absence de toute disposition législati-
ve particulière, dès lors que les
troubles subis dépassent la limite de ce
qui peut être considéré comme les
inconvénients normaux de voisinage.
Tout voisinage suscite inévitablement
quelques désagréments, variables sui-
vant le type d'habitat. Tous et chacun
doivent les subir réciproquement. Mais
au-delà d’une limite qui est nécessaire-
ment relative, la norme doit être consi-
dérée comme dépassée et le trouble
devient anormal et inacceptable.
C'est aux juges qu'il appartient alors
de faire la distinction entre les incon-
vénients normaux et anormaux de voi-
sinage. Ce qui a été considéré comme
normal à une époque peut ne plus
l'être à une autre; ce qui peut paraître
naturel à la campagne peut être jugé
insupportable en milieu urbain. En ce
domaine, le précédent, c'est-à-dire le
fait qu'un trouble similaire ait déjà été
constaté dans un contexte identique,
joue un rôle important. Ceci s'ex-
plique aisément, puisqu'il s’agit d’un
droit largement jurisprudentiel, donc
qui évolue au gré des décisions de jus-
tice.
En droit, une circonstance particulière
a soulevé une difficulté: celle de l’an-
tériorité de l'installation. En effet, un
propriétaire, ou un locataire, peut-il se
plaindre de bruits, d’odeurs ou désa-
gréments divers alors que l’activité en
cause de son voisin existait dès avant
sa propre instailation? Le bon sens
nous suggère une réponse négative,
dans la mesure où cette personne, en
s'installant dans cet endroit n’ignorait
pas les inconvénients qui en résulte-
-19-Bulletin communal - Numéro 23
raient pour sa tranquillité. Cependant,
la jurisprudence a retenu la solution
opposée, la notion d’antériorité
n'ayant aucun fondement juridique.
Néanmoins, le législateur est interve-
nu pour couvrir les principales hypo-
thèses. Désormais, les dommages cau-
sés aux occupants d’un bâtiment par
des nuisances dues à des activités
agricoles, industrielles, artisanales ou
commerciales n’entraînent pas droit à
réparation lorsque «le permis de
construire afférent au bâtiment exposé
à ces nuisances a été demandé ou
l’acte authentique constatant la prise
de bail établi postérieurement» à
l'existence des activités en cause,
pourvu que ces activités s'exercent en
conformité avec les dispositions légis-
latives ou réglementaires en vigueur.
La particularité de ce cas de responsa-
bilité du propriétaire qu'est l’action en
troubles de voisinage réside dans sa
finalité préventive. En effet, l'action
éventuellement intentée tend surtout à
faire cesser le trouble anormal, au
besoin moyennant une astreinte.
La réparation du préjudice qu'a pu
entraîné ce trouble, si préjudice il y a,
n'est alors que subsidiaire.
Décembre 1999
Les deux principales actions envisa-
geables lorsqu'un trouble de voisinage
apparaît entre deux propriétaires ont
donc été évoquées. Il paraît cepen-
dant important de préciser qu’en cas
de discorde entre deux propriétaires,
un règlement amiable de la mésenten-
te, par des concessions réciproques,
est bien souvent préférable à une
action en justice, souvent longue et
aléatoire quant à la solution.
Valérie
Lexique:
- Astreinte: Condamnation à une
somme d’argent, à raison de tant par
jour (ou par semaine, où mois) de
retard, prononcée par le juge contre
un débiteur récalcitrant en vue de
l’amener à exécuter en nature son
obligation.
- Jurisprudence: Solution suggérée par
un ensemble de décisions suffisam-
ment concordantes rendues par les
juridictions sur une question de droit.
Cette solution dicte souvent le sens de
la décision qui peut être rendue par
les tribunaux, quasiment au même
titre que la loi. =
Dimanche 16 janvier à 11 heures 30
Monsieur le Maire et les conseillers municipaux
vous attendent
à la salle des fêtes pour les «Vœux de lan 2000»
- 20--1z-
Le bruit est une pollution !l _<
Four le bien-être de tous, faites attentionlll
ET
OIUNN
- JEUNUNUOD
UN3J[Ng
6661
91qu339QU
Œ
Un sourire
PR enrichit ceux qué Le reçoivent,
PF ne dure qu'un instant,
Personne n'est assez riche pour s'en pusser
Gt personne n'est trop pauvre pour ne pas le mériter.
PF crée Le bonheur au foyer et le soutien dans Les gffaires.
PL est Le signe sensible de l'amitié.
Un sourire donne du repos à létre fatigué,
Gt c'est un antédote de la nature hour toutes les peines:
F ne peut s'acheter ni se prêter, nè se voler,
Gur c'est une chose qui n'a de valeur.
Qu'à partir du moment où on le donne:
Soyez, généreux, donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourireBulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
LE VINAIGRE, LE BETA-CAROTÈNE, ET LE CANCER
Le vieillissement, les troubles car-
diaques, le cancer, et la cataracte sont
des symptôme du mal causé au corps
humain par les radicaux libres, ces
«bombes atomiques» du monde cellulai-
re. Ils abîment les chromosomes et sont
probablement responsables pour beau-
coup de changements physiques asso-
ciés au vieillissement.
Les radicaux libres errent à travers les
plantes, les animaux et les êtres
humains, rebondissant d'une cellule à
une autre et les endommageant. Les anti-
oxydants absorbent les radicaux libres,
les rendant ainsi inoffensifs. Le béta-
carotène, un caroténoïde que l’on trouve
dans le vinaigre, est un antioxydant puis-
sant.
Les carotènoïdes sont naturellement pré-
sents chez les végétaux, tels que les
pommes. Le bêta-carotène du vinaigre se
présente sous une forme naturelle, facile
à digérer. Un exemple de la façon dont
cet antioxydant contribue à une bonne
santé est la manière dont il protège les
yeux contre les cataractes. Le dévelop-
pement de la cataracte est associé à
l'oxydation du cristallin. Ceci arrive
quand les radicaux libres en changent la
structure. Des recherches ont montré
qu'une alimentation riche en antioxy-
dants diminue les risques de formation
de la cataracte.
Une corrélation a aussi été faite entre
une alimentation riche en bêta-carotène
et la diminution des risques de contrac-
ter le cancer. Après plus de 70 études dif-
férentes, les chercheurs sont arrivés à la
même conclusion, à savoir, le bêta-caro-
tène diminue les risques de contracter le
cancer. Certaines de ces recherches ont
été faites à l’Université de New York à
Stony Brook, à l’Université de l'Ontario
Occidental au Canada, à l’Université
Tufts, et à l'Ecole de Médecine Johns
Hopkins.
Non seulement le bêta-carotène protège
contre le cancer, mais il accroit aussi la
résistance de notre organisme. {l attaque
les radicaux libres qui détruisent l’immu-
nité de notre organisme.
Les caroténoïdes sont aussi les matières
premières que l'organisme utilise pour
produire la vitamine A, un autre antioxy-
dant puissant. Ils agissent ensemble pour
protéger contre les cancers associés aux
toxines chimiques. Selon la Recherche
Nationale sur le Cancer en Angleterre,
lorsque l’organisme manque de vitamine
À, il est particulièrement susceptible aux
cancers de l’appareil respiratoire, de la
vessie et du côlon.
Il y a longtemps que les anciens recom-
mandent de prendre quotidiennement
une cuillerée à café de vinaigre dans un
grand verre de jus de légumes. Vu nos
connaissances actuelles sur les fibres ali-
mentaires et le beta-carotène, il semble
que c'était un bon conseil!
-23-Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
L'AN 2000 ET LES MÉTIERS D’AUTREFOIS
Le siècle qui se termine a vu la dispari-
tion des métiers d'autrefois, c'est l'une
des conséquences des transformations
économiques profondes qui t'ont mar-
qué.
Les plus connus et les plus célèbres
d'entre eux n’ont pas échappé à la règle.
il s'agit du métier de forgeron et de celui
de charron.
Le forgeron était aussi maréchal-ferrant.
Son domaine était la forge, local sombre
et enfumé, éclairé par le foyer qui rou-
geoyait toute la journée. If fabriquait les
outils agraires: pioches, faussoirs,
binettes, cognées, haches, marteaux,
masses, coins, broches, burins. En colla-
boration avec le charron il équipait les
chars, cerclait les roues et ferrait tout ce
qui devait l'être. Dans sa fonction de
maréchal-ferrant, il s’occupait des pieds
des chevaux dont il était en quelque
sorte le pédicure. Il coupait la corne des
pieds ajustait les fers et les posait. Ses
outils était le foyer, l'enclume, les mar-
teaux, la masse, les tenailles pour saisir
les pièces chauffées ou rouge, la tranche,
les dégorgeoirs, chasses à lorger et à
parer. Il travaillait les matériaux à chaud
pour faire évoluer leur forme à volonté et
savait leur faire subir les traitements ther-
miques adaptés pour augmenter leurs
qualités de coupe, de résistance et leur
dureté. Le forgeron était aidé dans ses
activités par un compagnon et un
apprenti dont l'occupation principal
était de tirer la chaïnette qui activait
l'énorme soufflet.
Le ferrage des chevaux avait toujours
attiré l'attention des visiteurs et des
curieux. Le propriétaire du cheval sup-
portait le pied du cheval au moyen
d'une courroie passée à son épaule. Le
maréchal taillait la corne pour enlever le
superflus à l'image d'une personne à
laquelle on couperait les ongles. Le fer
porté au rouge, était posé sur le sabot
d'où se dégageait une fumée épaisse à
l'odeur crue. Une fois ajusté et refroidi,
le fer était cloué sur le sabot par des
clous enfoncés avec une grande préci-
sion, L'opération durait
une heure et demie envi-
ron. L'été, l'apprenti
chassait les mouches au
moyen d'une queue de
cheval, une vraie, résul-
tat du travail du maré-
chal qui les raccourcis-
sait à la demande de leur
propriétaire.
Le charron travaillait en
étroite collaboration
avec le forgeron. Son ate-
lier, clair, sentait le bois,
la sciure et les copeaux,Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
Ses outils essentiels étaient la scie, le Elles étaient cerclés de fer par les forge- riflard, la varlope, le rabot, le mètre, le rons au cours d’une opération spectacu-
trusquin, le jaire au cours de laquelle les cercles por-
compas, le tés au rouge étaient posés autour de la
maillet et lé roue. Un refroidissement rapide les fai-
marteau. sait se contracter et évitait de brûler la
Son plan de jante.
travail était Le charron était aidé par un apprenti et il
l'établi. 1 assumait une autre fonction essentiel: il
fabriquait confectionnait les cercueils et ceci juste
tous les élé- après le décès aux mesures du déiunt ce
ments en qui était la source de nombreuses plai-
bois des santeries. il est vrai qu'on ne plaisante
chars dont pas avec la mort, Mais les occasions de
les roues la narguer ont toujours tenté les mortels!
étaient l'élé-
ment essen- René Bovagne
tiel. 25 novembre 1999
QUELLES ACTIVITÉS PROPOSE L'ASSOCIATIO
Ses ‘| | a 1 à Gymnastique: tous les lundis à 18h.45 et 20h.15. | a + — 2
Ie
TT _ U N Ping-pong enfants: Un mercredi sur deux, de 16h.30 à 18h
VU {voir avec Madame Cottrant)
Bibliothèque: tous les jeudis de 16h.15 à 18h.15.
Patois: les horaires restent à déterminer {voir avec Madame Soudan].
i VTT enfants: tous les samedis après-midi de 14h. à 16h. |
à partir du mois de mars 2000.
VTT adultes: Tous les dimanches matin à 9h. à partir du mois de mai 2000
La cotisation de 50 frs findividuelie) où de 100 frs {par famille) donne droit à toutes les activités.
| Pour tout renseignement complémentaire,
n une notice plus détaillée est à disposition à la mairie
ts enBulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
LES MÉTIERS DANS NOTRE COMMUNE
DE 1900 A L’AN 2000
Bonjour, nous sommes les élèves du
cours moyen. Nous aimerions avoir des
renseignements sur les métiers à la
Muraz au début du siècle. Pour marquer
le passage à l’an 2000, nous ailons faire
des recherches sur l’évolution de ces
métiers tout au long du 20ème siècle.
nous remercions d'avance toutes les per-
sonnes qui voudront bien collaborer à
notre enquête (sous forme de récits,
documents, cartes postales.)
Enquête sur les métiers à la Muraz
au début du siècle
Il y avait un maquignon
1 Quel était son nom?
2 Où habitait-il?
3 Comment s’habiltait-it?
4 En quoi consistait le métier?
1 y avait 10 bistrots
1 Comment s'appelaient les
à la Muraz?
2 Quels étaient les noms des propriétaires?
3 Quelles étaient les enseignes des bistrots?
bistrats
Il y avait 2 épiceries
1 Où se situaient les 2 épiceries?
2 Quel était le nom des propriétaires?
Il y avait 2 maçons
1 Où habitaient-ils?
2 Comment s'appelaient-ils?
3 Quelle était leur nationalité?
I y avait 1 marchand de cidre
1 Faisait-il son métier sur place?
2 Où habitait-il?
Il y avait 4 coquetiers
1 Quels étaient leurs noms?
2 Dans quel hameau vivaient-ils?
3 Comment se déplaçaient-ils?
4 Où les oeufs étaient-ils revendus?
l'y avait 2 fruitières
1 Comment s'appelaient les gérants?
2 Combien y avait-il de porteurs de lait?
3 Quelles sortes de fromages fabriquait-on2
Il y avait deux forgerons
1 Quels étaient leurs noms?
2 Pour qui travaillaient-ils?
3 Comment étaient-ils habillés?
4 Quels étaient les outils qu'ils utilisaient?
Il y avait deux menuisiers charpentiers
1 Comment s'appelaient-ils?
2 Où habitaient-ils?
3 Avaientls un atelier?
1Py avait un charron
1 Comment s'appelait-il?
2 Où habitait-ile
3 De quels outils se servait-il?
4 Est-ce qu’il avait une enseigne?
1} y avait un cordonnier
1 Quel était son nom?
2 Où habitait-il?
3 Quels étaient les outils utilisés le plus
couramment?
Il y avait une couturière
1 Comment s’appelait-elle?
2 Quels habits confectionnait-elle?
3 Quelle sorte de machine à coudre
utilisait-elle?
-26-Bulletin communal - Numéro 23
Il y avait un boulanger
1 Quel était le nom du boulanger?
2 Faisait-il des tournées?
3 Quand la boulangerie at-elle été
ouverte?
Il y avait des domestiques
1 En quoi consistait leur travail?
*
Décembre 1999
2 Où logeaient-ils?
3 Dans quelle fermes travaillaient-ils?
4 Est-ce qu'il y en avait plusieurs par ferme?
Il y avait des mollardiers
1 Etaient-ils nombreux?
2 En quoi consistait le métier?
3 comment se déplaçaient-ils?
*
ESSAI SUR L’HISTOIRE DES SEPTANTES,
HUITANTES ET NONANTES
À partir de certaines réflexions; une
explication entre autres, sur l'emploi
des : septante, huitante et nonante.
Depuis des siècles, suivant les
époques, les peuples et les civilisa-
tions, deux grandes manières de
compter furent employées en
Occident. La première et plus ancien-
ne, (Celtes et Gaulois) groupait les
unités en vingtaine. La seconde, plus
récente, d'origine Romaine regroupait
les unités par dizaine. La première
manière s'appelle vicésimale ou base
20; la seconde décimale ou base 10.
Dans nos pays; on utilisa les deux sys-
tèmes, tantôt séparément, tantôt en
coexistence, Dans la région
Parisienne, il semble que le système
par vingtaines prédomina longtemps.
On en a la preuve, jusque dans les
comédies de Molière. Dans le sud de
la France, plus proche de l'influence
Romaine, le système décimal fut très
tôt employé. En savoie, depuis le XVI
siècle, le Français, y est le language
de l'administration et de la justice.
Sans hésitation on emplois dix, vingt,
trente, quarante, septante, huitante,
nonante. Tous les document officiels,
les contracts d'apprentissage, les actes
notariés au XVI et XVII en font foi. Fin
XVIII siècle, la tourmente Révolution-
naire Française s’abat sur la Savoie.
Suivent les Hauts fonctionnaires
envoyés par la Convention. Du jour
au lendemain les actes officiels durent
employer les nombres soixante-dix,
quatre-vingt, quatre vingt-dix. Cette
façon de compter était la manière
courante dans le peuple parisien, et
compter autrement eut été jugé
contre-révolutionnaire. Vingt trois ans
plus tard les états Sardes sont restau-
rés, et les gens reprirent leurs
logiques. Pendant une bonne centaine
d'années les deux manières de comp-
ter cohabitèrent. Vers les années
1930-1940; les instituteurs reçurent
l'ordre de se conformer à la manière
de Paris. I ne fallait pas badiner avec
l'Education et le Certificat d'étude. De
nos jours cette façon de compter n'est
plus usité qu'en Suisse Romande et
Belgique francophone. CZ.
-27-Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
PRINCIPALES DÉCISIONS DU CONSEIL
MUNICIPAL EN 1999
Pendant l’année écoulée, le Conseil à
pris les décisions suivantes:
- Acceptation d’un programme de tra-
vaux dans la forêt communale pour un
montant de F. 27’605,34 T.T.C.
- Accord pour le déplacement du cal-
vaire, situé au croisement du chemin
départemental no 15 et du chemin
communal no 1, vers un délaissé d’an-
cien chemin communal en contrebas
du pont de la Meunière, afin de per-
mettre la rectification du-dit croise-
ment dans le cadre des travaux d'élar-
gissement et de réaménagement du
C.D. 15 aux abords du cimetière.
- Maintien des taux des quatre taxes
locales et de la redevance des ordures
ménagères pour l’année.
- Acceptation du devis des établisse-
ments Vachoux de Pers-Jussy, concer-
nant la fourniture et mise en place de
matériel d'éducation physique près de
l'espace de jeux et sportif existant pour
un montant de F. 34/000,00 HT, et des
frais d'aménagement des surfaces de
sécurité nécessaires autour de ces ins-
tallations pour un montant de
F. 18/000,00 H.T. Il est rappelé que
l’utilisation de ces espaces est réservée
en priorité aux scolaires pendant les
horaires de classe.
- Prise en charge d’une participation au
coût d'installation de glissières de
sécurité dans un endroit particulière-
ment dangereux du CD. 15 au lieu-dit
Champ-Bolliet. Le coût total devant
s'élever à F. 53000,00 HT, la facture
sera supportée à hauteur de 25% par la
Commune, 25% par le particulier rive-
rain qui a demandé cette glissière, et
50% par le Conseil général.
- Fiscalisation dès le 1er janvier 2000
de la redevance des ordures ménagères
qui sera désormais calculée sur la base
de la taxation du foncier bâti. Cette
décision est motivée par un effort
d'harmonisation entre les Communes
de la Communauté de Communes
«Arve et Salève» afin de permettre à
celle-ci de disposer d’une fiscalité
propre qui lui vaudra octroi d'une
dotation globale de fonctionnement
(D.G.F.) de la part de l'Etat.
- Achat d’un distributeur de sel destiné
au salage de la voirie communale en
période de gel, pour un montant de
F. 18’182,68 H.T. Le matériel a été
commandé aux établissements
BOSSON.
- Accord, pour l’école primaire, pour
l'achat d’un nouvel ordinateur de type
P.C. compatible avec le réseau INTER-
NET, conformément aux propositions
du Rectorat d'Académie qui prendra en
charge la fourniture des logiciels
nécessaires.
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Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
LE PASSAGE DE LA REDEVANCE À LA TAXE
D’'ORDURES MÉNAGÈRES...
Au printemps de l’année prochaine, vous
ne recevrez pas l'appel du percepteur
vous invitant à vous acquitter de la rede-
vance des ordures ménagères. N’en
déduisez pas pour autant que vous ne
payerez plus cet impôt! Non, en fait, à
compter du 1“ janvier 2000, la redevance
sera remplacée par la taxe d'enlèvement
des ordures ménagères et elle sera perçue
avec les impôts fonciers. Donc, seuls les
propriétaires acquitteront cette taxe; dans
le cas de propriétaires-bailleurs, à charge
pour eux de la récupérer éventuellement
auprès de leurs locataires.
Bien qu’étant beaucoup moins égalitaire
que la redevance, la taxe d'enlèvement a
finalement dû être instituée dans notre
commune pour diverses raisons. Tout
d'abord, aux fins d'harmonisation dans le
périmètre du canton de Reignier;: jus-
qu’alors, seules 3 communes sur 8
(Arbusigny, Pers-Jussy, La Muraz) utili-
saient le système de la redevance et ont
donc été amenées à opérer ce change-
ment pour permettre à la Communauté de
communes Arve et Salève, à laquelle
nous appartenons, de percevoir des dota-
tions majorées de l'Etat, la proposition
passant de 1 à 5. En effet, nous transférons
de plus en plus de compétences à cet éta-
blissement de coopération intercommu-
nal et il devient nécessaire de renforcer
ses moyens. Plus d'argent provenant de
l'Etat signifie que le contribuable du can-
ton sera moins directement sollicité.
Ensuite, la redevance exige un travail fas-
tidieux de mise à jour afin de déterminer
avec précision le nombre de personnes
occupant les quelque 350 résidences
principales que compte notre commune.
Enfin, les mauvais payeurs (il y en a et ce
sont souvent les même chaque année)
nécessitent un suivi administratif coûteux.
Il y a aussi ceux qui quittent la commune,
laissant derrière eux des ardoises, et qu’il
est quelquefois quasiment impossible de
retrouver.
Le Conseil Municipal a donc entériné ce
changement pour toutes ces raisons et
également dans le souci de préserver l'es-
prit intercommunal, En effet, la tendance
actuelle est au renforcement de l’inter-
communalité; celle-ci se traduit sur le ter-
rain par la mise en commun de moyens et
la réalisation d'équipements collectifs
lourds, qui ne pourraient pas être suppor-
tés individuellement par les communes et
en particulier par les plus petites dont
nous faisons partie.
NJ
-29-Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
BLOC-NOTES
Caractéristiques de la commune
Altitude à la mairie 640 mètres
Point culminant «Les Rochers de Faverges» 1309 mètres
Superficie 1437 hectares et 62 ares
Population 690 habitants (env.}
La commune est reliée: — au canton de Reignier
— à l'arrondissement de Saint julien
— à la communauté de communes «Arve et Salève»
Relations intercommunales
Adhésion au: — Syndicat Intercommunal de Gestion des Déchets
du Faucigny Genevois (SIDEFAGE)
— Syndicat de Gestion des Nomades (SIGETA)
— Syndicat Intercommunal d’Assainissement de Bellecombe
— Syndicat des Eaux des Racailles
Enseignement
Ecole maternelle et primaire — Tél. 04 50 94 54 17
Collège public à Reignier — Tél. 04 50 43 42 64
Lycée public des Glières à Annemasse — Tél. 04 50 92 07 10
Administration communale
Mairie: le secrétariat est ouvert les mardis et vendredis, de 13h. à 18h. Tél. 04 50 94 51 86 aux mêmes heures.
Permanences du maire: mardi, de 19h. à 20h., et sur rendez-vous.
Réunions du Conseil municipal: le premier jeudi de chaque mois ( sauf excep- tion), à 20 h. ou 20 h. 30 selon la saison; consulter le tableau d'affichage.
Services divers
Cantine scolaire
Ramassages scolaires — Cars Gal: Tél. 04 50 44 14 64
{vers Reignier, Annemasse, Ville-la-Grand)
Service de cars — La Muraz-Annemasse
Vendredi matin: départ à 8 h., retour à 12h. (tous les 15 jours)
Ordures ménagères — Ramassage le lundi après-midi
- 30 -Bulletin communal - Numéro 23 Décembre 1999
Gendarmerie de Reignier — Tél. 04 50 95 75 1
Police Secours — Tél. 17
Pompiers (Annemasse) — Téi. 18
Urgence médicale 24h/24 — Tél. 04 50 38 11 22
S.M.UR. — Tél. 04 50 92 47 47
Service sacial de Reignier, Grande Rue 20, 74930 Reignier — Tél, 04 50 43 44 94 Ouverture: lundi au vendredi 9h.-12h. / 14h.-17h. Fermé jeudi après-midi.
Hôpital d'Annemasse, Ambilly — Tél. 04 50 87 40 40
Clinique de Savoie, Annemasse — Tél. 04 50 92 07 22
Clinique des Vallées {neuro-psychiatrique) à Ville-la-Grand — Tél. 04 50 38 31 91
Eau, Syndicat des Rocailles - Tél. 04 50 43 4693 (Urgence Tél. 04 50 95 76 06)
Electricité, La Roche-sur-Foron - Administratif: 04 50 03 00 03
Dépannage: 04 50 25 88 88
Poste, Mornex -— Tél. 04 50 36 51 51
Numéro postal: 74560 LA MURAZ
Trésor public/ Perception: Le Florin, 2 rue du Docteur Goy, 74930 Reignier Tél. 04 50 42 40 55
Agence Nationale Pour l'Emploi: 21, avenue de Verdun, 74100 Annemasse Tél. 04 50 37 27 08
Presbytère de Monnetier — Tél. 04 50 39 63 88
Vie associative
Association des Parents d'Elèves de l'école primaire
Présidente: Mme N. PERRÜCHOUD -— Tél. 04 50 94 52 51
Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR)
S'adresser à la mairie — Tél. 04 50 94 51 86
Mission Locale — 26, avenue de Verdun - Tél. 04 50 95 20 50
Sports et Loisirs avec ses sections (WT.T. - Danse de société - Gymnastique - Ping- pong - Bibliothèque) - Président: M. Jean-Noël GUILLQUET - Tél. 04 50 94 51 88
Société de Chasse «Saint-Hubert» de La Muraz
Président: M. Jacky CLERC -— Tél. 04 50 94 52 12
Société de Pêche «l’Amicale des Pêcheurs du Viaison»
Président: M. Jacky CLERC -— Tél. 04 50 94 52 12
Association paroissiale Saint-Antoine: M. Georges BOVAGNE
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