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unknown - 20191230 gl proprete rapportannuel 2018
Document publié le Mercredi 30 décembre 2015 par la commune de Marcy-l'Étoile.
Lien du pdf (unknown - 20191230 gl proprete rapportannuel 2018)
Thèmes du document : Environnement, Énergies, Aménagement du territoire,
20182
La Métropole de Lyon, collectivité
territoriale, est compétente pour la gestion
des Déchets Ménagers et Assimilés
(collecte, traitement et valorisation).
En 2018, le périmètre de la collectivité
couvre 59 communes pour un total de
1 381 249 habitants (données INSEE 2016).
Conformément à l’article L 2224-17-1
du Code général des collectivités
territoriales (CGCT), issu du décret
n°2015-1827 du 30 décembre 2015,
le président de la Métropole de Lyon
doit présenter un rapport annuel sur
le prix et la qualité du service public
de prévention et de gestion des déchets
destiné, principalement, à l’information
des usagers.
Ce rapport contient notamment
les informations suivantes :
› la situation de la collecte par rapport
à l’atteinte des objectifs de prévention
et de gestion des déchets fixés au niveau
national,
› les recettes et dépenses du service par
flux de déchets et par étape technique.
Les indicateurs techniques et financiers,
fondés sur la compatibilité analytique
du service de prévention et de gestion
des déchets et devant figurer dans
le rapport, sont énumérés en annexe
des articles D 2224-1 et suivants du CGCT.
Après présentation au conseil
de la Métropole, le présent rapport
accompagné de l’avis du conseil, sera mis
à la disposition du public et transmis aux
maires de chacune des communes pour
une présentation en conseil municipal.
Avant-propos
À NOTER
Les données présentées dans ce document ont été
arrêtées au premier trimestre 2019.
Les chiffres sont arrondis à la tonne près, ce qui
peut expliquer des écarts lorsque des données sont
sommées.
Les mots suivis d’un * dans ce document, font l’objet
d’une définition dans le glossaire en pages 73 et 74.
1. LA PRÉVENTION
DES DÉCHETS .............. 10
› Objectifs de réduction et évolution statistique.......11
› Le programme local de prévention des déchets
2019-2024 ................................................................11
› Le développement du compostage ...................13
› La lutte contre le gaspillage alimentaire
et pour une consommation responsable
en 5 axes ................................................................14
› La lutte contre le gaspillage alimentaire
dans les écoles et les collèges .........................15
› Les donneries*, l’art du réemploi à partir
des déchèteries ....................................................16
› La sensibilisation de la population...................17
SOMMAIRE
› Les faits marquants ..................................................... 4
› La définition de la gestion des déchets .................. 6
› Le territoire desservi .................................................. 8SOMMAIRE 3
2. LA COLLECTE DES
DÉCHETS MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS (DMA) .... 20
› Les différents dispositifs de collecte ..................21
› Les actions d’optimisation.....................................28
› La collecte des Déchets Ménagers et Assimilés :
résultats quantitatifs et qualitatifs.......................31
3. LE TRAITEMENT
DES DÉCHETS ............... 36
› Les différents traitements ......................................37
› Zoom sur le devenir des déchets
de déchèteries .........................................................38
› Zoom sur le recyclage des emballages
et papiers issus de la collecte séparée ..............40
› Synthèse : le recyclage des déchets ménagers
et assimilés...............................................................43
› La valorisation énergétique des déchets
ménagers et assimilés............................................44
› Le traitement en installation de stockage
des déchets (ISD).....................................................45
› Les sites de traitement ...........................................47
4. LA SYNTHÈSE DE LA
GESTION DES FLUX DES
DÉCHETS ...................... 55
5. LES ACTIONS POUR
LIMITER L’IMPACT
DES ACTIVITÉS
SUR L’HOMME ET
L’ENVIRONNEMENT ...58
› Les mesures prises pour améliorer les
conditions de travail des agents en termes
d’hygiène et sécurité ...........................................59
› Les actions pour limiter l’impact sur la santé
et l’environnement................................................60
6. LES MODES
DE GESTION ET
PRINCIPALES
PRESTATIONS .......... 61
› La collecte : un partage privé / public...............62
7. LE BILAN FINANCIER .. 65
› Dépenses 2018 ......................................................66
› Recettes 2018 issues des activités ...................67
› Le coût net de la gestion des déchets ..............68
8. LES INDICATEURS
DE SUIVI......................69
GLOSSAIRE..................72INTRODUCTION
4 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Un nouveau MODECOM La Métropole de Lyon a réalisé une analyse
de la composition des ordures ménagères résiduelles
(bacs gris) sur l’ensemble de son territoire.
Les objectifs étaient d’identifier les écarts
éventuels selon les différentes typologies
d’habitat, de déterminer le potentiel
de réduction des déchets produits
et de déterminer les catégories
et quantités encore récupérables
ou valorisables sous forme organique,
matière ou énergétique.
Deux séries d’échantillonnages ont eu lieu :
une en juin et une en novembre.
Les résultats permettront d’orienter
les actions de sensibilisation pour
améliorer les résultats, tant sur
la thématique réduction des déchets
que sur la thématique tri des déchets :
› Les potentiels « réduction » sont présentés en page 7, dans le schéma
des étapes de la gestion des déchets.
› Le gisement de déchets valorisables matière est présenté en page 41,
paragraphe recyclage.
LES FAITS
MARQUANTS
› Avril - Séminaire collaboratif : réunis autour de la thématique de l’amélioration
du tri, des agents de la direction adjointe
Gestion Des Déchets (GDD) et de la
direction Territoires et Services Urbains
(TSU) ont œuvré pour permettre la mise
en route d’un plan d’action.
› Juillet - Attribution du nouveau marché de tri (2018-2025) : deux centres de tri
disposant des dernières technologies
vont être construits pour trier
les emballages légers et papiers
collectés par la Métropole. Ces deux
sites industriels seront en capacité
de trier les plastiques en extension.
› Décembre - Séance du conseil métropolitain : la feuille de route
d’amélioration du tri est approuvée,
elle comporte six axes (décrits en
page 11) autour desquels les agents
des TSU et de la GDD vont s’organiser.
Vers l’amélioration
des performances de tri
Par délibération du conseil métropolitain du 17 septembre
2018, une mission d’information et d’évaluation relative
à la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM)
et à son évolution est créée. Constituée d’élus,
elle a pour objectifs d’étudier, jusqu'à la fin de l'année,
le fonctionnement existant et de proposer des axes
d’amélioration. Son rapport d’analyse est attendu
pour janvier 2020.
Une année
de questionnement
et de partage
d’informations
Expérimentation
sur de nouveaux
modes de collecte
plus proches
des usagers À partir de septembre 2018, 9 déchèteries mobiles
ont été mises en place dans des secteurs urbains denses
de Lyon et Villeurbanne.INTRODUCTION 5
Sous la marque
de la solidarité
› 8 134 € de subvention à l’Association Française contre les Myopathies (AFM) calculée en fonction
du tonnage de papiers, journaux et magazines collectés,
tout au long de l’année.
› 90 547 € de dons à la Ligue contre le Cancer grâce à la collecte du verre, soit 1 887 € de plus qu’en 2017 (+ 2 %).
› 674 tonnes de vêtements collectés en déchèteries au profit de l’entreprise solidaire Le Relais (Emmaüs)
et du Foyer Notre-Dame des Sans-Abri, soit une
augmentation de 11 % en tonnage par rapport à 2017.
8 134 € de subvention
à l’AFM
90 547 € de dons à la Ligue
contre le Cancer
674 tonnes de vêtements collectés
au profit de l’entreprise solidaire
Le Relais et du Foyer Notre-Dame
des Sans-Abri
La Métropole répond à son obligation
règlementaire grâce à l’adoption,
en décembre 2018, du Programme
Local de Prévention des Déchets
Ménagers et Assimilés (PLPDMA).
Ce projet de territoire vise une réduction de 31,9 kg / hab.
de Déchets Ménagers et Assimilés (DMA*) hors gravats,
entre 2018 et 2024.
Compostage collectif : doublement du nombre de sites
de compostage installés et démarrage de l’installation
de sites de compostage dans les collèges.
Plus de prévention
des déchets
Certification
ISO 50001
de l’UTVE* Lyon sud L'unité de traitement valorisation énergétique de Lyon
Sud a été certifiée en juin. À présent les 2 UTVE
sont certifiées ISO 50001.INTRODUCTION
6 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Le lexique à l’usage
des acteurs de la gestion
des déchets1
Élaboré par le ministère de la transition écologique
et solidaire et en collaboration avec l’ADEME, il précise
le périmètre de la gestion des déchets :
› le rôle de la prévention ;
› les différents modes de collecte : en porte-à-porte*, en apport volontaire, séparée ;
› les diverses étapes de traitement : la valorisation matière* (recyclage*, remblaiement), la valorisation
énergétique* ou le traitement ultime, le stockage*.
1. Collection Références
du Service de l’Économie,
de l’Évaluation et de l’Intégration
du Développement durable
(SEEIDD) du Commissariat
Général au Développement
Durable (CGDD), en partenariat
avec l’ADEME, mai 2012.
La gestion des déchets
LA DÉFINITION
DE LA GESTION DES DÉCHETS
TRAITEMENT
Recycleries
Compostage
domestique
Réemploi*
Autres actions
de prévention
Regénération
Réutilisation
Compostage
Recyclage* Valorisation
matière*
Valorisation
énergétique*
Remblaiement
Fabrication
de combustibles
solides de
récupération*
GESTION DES DÉCHETS
Statut de déchet
Valorisation*
Élimination
COLLECTE
PRÉVENTIONINTRODUCTION 7
Les étapes de la gestion des déchets
PAPETERIE
USINE
DE RECYCLAGE
MÉTAL
BACS GRIS
PLATEFORME
DE MATURATION
ORDURES MÉNAGÈRES
NON RECYCABLES
ÉLECTRICITÉ/
VAPEUR
INSTALLATION
DE STOCKAGE DE
DÉCHETS DANGEREUX
CHIFFONS/FILTRES
ACIER/BTP
MATÉRIAUX
DE PLÂTRE
PANNEAUX DE
PARTICULES
REMBLAIS
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS NON DANGEREUX
GRAVES DE DÉCONSTRUCTION
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS INERTES
COMPOST
BOUTEILLES
PLASTIQUES
BACS VERTS
CENTRE DE TRI
PAPETERIE
PLASTURGIE
PAPIER/CARTON
VERRE SILOS A VERRE
VERRERIE
GROS CARTONS
GRAVATS
ENCOMBRANTS
DÉCHETS VÉGÉTAUX
MÉTAUX
TEXTILES/
VÊTEMENTS
DÉCHETS
SPÉCIFIQUES
DÉCHÈTERIES
PLÂTRE
BOIS
DEEE + MEUBLES
PILES/BATTERIE
HUILES DE VIDANGE
MÉTALLURGIE
(dont réemploi)
DIFFUS
CENTRE DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
(AVEC TRAITEMENT SPÉCIFIQUE)
CENTRE DE
VALORISATION
ÉNERGÉTIQUE
PLATEFORME DE COMPOSTAGE
USINE DE TRAITEMENT
SPÉCIFIQUE
USINE DE VALORISATION
DE MATIÈRE
USINE DE MÉTALLURGIE
PRODUITS
MÉTALLIQUES
ET PRODUITS
PLASTIQUES
LE DÉCHET SA COLLECTE SON TRAITEMENT SA NOUVELLE VIE PRÉVENTION
Les éléments
ci-dessous
démontrent le
potentiel maximal
de réduction des
ordures ménagères
résiduelles
présentes dans
le bac gris grâce
à l’application de
différents gestes
de façon durable
(en kg / hab. / an) :
1. Produire votre
compost
p 51.6 kg
2. Lutter contre
le gaspillage
alimentaire
p 8.3 kg
3. Acheter malin
(limiter les
emballages, préférer
des écorecharges,
réutiliser son cabas,
acheter en vrac
et à la coupe)
p 74.6 kg
4. Limiter les
changes et produits
d’hygiène jetables
p 32.4 kg
5. Réduire
vos impressions
p 9.3 kg
6. Utiliser
un stop-pub
p 3.1 kg
7. Donner
vos vêtements
p 9.3 kg
8. Faire réparer
vos appareils
p 0.9 kg
9. Boire l’eau
du robinet
p 4.4 kg
10. Limiter les
produits polluants
et dangereux
p 1 kg
PAPETERIE
USINE
DE RECYCLAGE
BACS GRIS
PLATEFORME
DE MATURATION
RES
ÉLECTRICITÉ/
VAPEUR
INSTALLATION
DE STOCKAGE DE
DÉCHETS DANGEREUX
CHIFFONS/FILTRES
ACIER/BTP
MATÉRIAUX
DE PLÂTRE
PANNEAUX DE
PARTICULES
REMBLAIS
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS NON DANGEREUX
GRAVES DE DÉCONSTRUCTION
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS INERTES
COMPOST
BACS VERTS
CENTRE DE TRI
PAPETERIE
PLASTURGIE
SILOS A VERRE
VERRERIE
X
DÉCHÈTERIES
MÉTALLURGIE
CENTRE DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
(AVEC TRAITEMENT SPÉCIFIQUE)
CENTRE DE
VALORISATION
ÉNERGÉTIQUE
PLATEFORME DE COMPOSTAGE
USINE DE TRAITEMENT
SPÉCIFIQUE
USINE DE VALORISATION
DE MATIÈRE
USINE DE MÉTALLURGIE
PRODUITS
MÉTALLIQUES
ET PRODUITS
PLASTIQUES
T SA COLLECTE SON TRAITEMENT SA NOUVELLE VIE
PAPETERIE
USINE
DE RECYCLAGE
MÉTAL
BACS GRIS
PLATEFORME
DE MATURATION
ORDURES MÉNAGÈRES
NON RECYCABLES
ÉLECTRICITÉ/
VAPEUR
INSTALLATION
DE STOCKAGE DE
DÉCHETS DANGEREUX
CHIFFONS/FILTRES
ACIER/BTP
MATÉRIAUX
DE PLÂTRE
PANNEAUX DE
PARTICULES
REMBLAIS
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS NON DANGEREUX
GRAVES DE DÉCONSTRUCTION
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS INERTES
COMPOST
BOUTEILLES
PLASTIQUES
BACS VERTS
CENTRE DE TRI
PAPETERIE
PLASTURGIE
PAPIER/CARTON
VERRE SILOS A VERRE
VERRERIE
GROS CARTONS
GRAVATS
ENCOMBRANTS
DÉCHETS VÉGÉTAUX
MÉTAUX
TEXTILES/
VÊTEMENTS
DÉCHETS
SPÉCIFIQUES
DÉCHÈTERIES
PLÂTRE
BOIS
DEEE + MEUBLES
PILES/BATTERIE
HUILES DE VIDANGE
MÉTALLURGIE
(dont réemploi)
DIFFUS
CENTRE DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
(AVEC TRAITEMENT SPÉCIFIQUE)
CENTRE DE
VALORISATION
ÉNERGÉTIQUE
PLATEFORME DE COMPOSTAGE
USINE DE TRAITEMENT
SPÉCIFIQUE
USINE DE VALORISATION
DE MATIÈRE
USINE DE MÉTALLURGIE
PRODUITS
MÉTALLIQUES
ET PRODUITS
PLASTIQUES
LE DÉCHET SA COLLECTE SON TRAITEMENT SA NOUVELLE VIE PRÉVENTION
Les éléments
ci-dessous
démontrent le
potentiel maximal
de réduction des
ordures ménagères
résiduelles
présentes dans
le bac gris grâce
à l’application de
différents gestes
de façon durable
(en kg / hab. / an) :
1. Produire votre
compost
p 51.6 kg
2. Lutter contre
le gaspillage
alimentaire
p 8.3 kg
3. Acheter malin
(limiter les
emballages, préférer
des écorecharges,
réutiliser son cabas,
acheter en vrac
et à la coupe)
p 74.6 kg
4. Limiter les
changes et produits
d’hygiène jetables
p 32.4 kg
5. Réduire
vos impressions
p 9.3 kg
6. Utiliser
un stop-pub
p 3.1 kg
7. Donner
vos vêtements
p 9.3 kg
8. Faire réparer
vos appareils
p 0.9 kg
9. Boire l’eau
du robinet
p 4.4 kg
10. Limiter les
produits polluants
et dangereux
p 1 kg
PAPETERIE
USINE
DE RECYCLAGE
MÉTAL
BACS GRIS
PLATEFORME
DE MATURATION
ORDURES MÉNAGÈRES
NON RECYCABLES
ÉLECTRICITÉ/
VAPEUR
INSTALLATION
DE STOCKAGE DE
DÉCHETS DANGEREUX
CHIFFONS/FILTRES
ACIER/BTP
MATÉRIAUX
DE PLÂTRE
PANNEAUX DE
PARTICULES
REMBLAIS
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS NON DANGEREUX
GRAVES DE DÉCONSTRUCTION
INSTALLATION DE STOCKAGE
DE DÉCHETS INERTES
COMPOST
BOUTEILLES
PLASTIQUES
BACS VERTS
CENTRE DE TRI
PAPETERIE
PLASTURGIE
PAPIER/CARTON
VERRE SILOS A VERRE
VERRERIE
GROS CARTONS
GRAVATS
ENCOMBRANTS
DÉCHETS VÉGÉTAUX
MÉTAUX
TEXTILES/
VÊTEMENTS
DÉCHETS
SPÉCIFIQUES
DÉCHÈTERIES
PLÂTRE
BOIS
DEEE + MEUBLES
PILES/BATTERIE
HUILES DE VIDANGE
MÉTALLURGIE
(dont réemploi)
DIFFUS
CENTRE DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
(AVEC TRAITEMENT SPÉCIFIQUE)
CENTRE DE
VALORISATION
ÉNERGÉTIQUE
PLATEFORME DE COMPOSTAGE
USINE DE TRAITEMENT
SPÉCIFIQUE
USINE DE VALORISATION
DE MATIÈRE
USINE DE MÉTALLURGIE
PRODUITS
MÉTALLIQUES
ET PRODUITS
PLASTIQUES
LE DÉCHET SA COLLECTE SON TRAITEMENT SA NOUVELLE VIE PRÉVENTION
Les éléments
ci-dessous
démontrent le
potentiel maximal
de réduction des
ordures ménagères
résiduelles
présentes dans
le bac gris grâce
à l’application de
différents gestes
de façon durable
(en kg / hab. / an) :
1. Produire votre
compost
p 51.6 kg
2. Lutter contre
le gaspillage
alimentaire
p 8.3 kg
3. Acheter malin
(limiter les
emballages, préférer
des écorecharges,
réutiliser son cabas,
acheter en vrac
et à la coupe)
p 74.6 kg
4. Limiter les
changes et produits
d’hygiène jetables
p 32.4 kg
5. Réduire
vos impressions
p 9.3 kg
6. Utiliser
un stop-pub
p 3.1 kg
7. Donner
vos vêtements
p 9.3 kg
8. Faire réparer
vos appareils
p 0.9 kg
9. Boire l’eau
du robinet
p 4.4 kg
10. Limiter les
produits polluants
et dangereux
p 1 kg
Ordures
ménagères
non recyclablesINTRODUCTION
8 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
La Métropole de Lyon collecte et traite les déchets ménagers
et assimilés sur l’ensemble de ses 59 communes.
Le terme assimilés signifie qu’elle gère aussi les déchets
produits par les entreprises et administrations, tant qu’ils sont
de même nature et en même quantité que ceux d’un ménage.
1 381 249 HABITANTS + de 600 000 FOYERS 59 COMMUNES 538,5 KM 2
LE TERRITOIRE
DESSERVIINTRODUCTION 9
Les 5 territoires des services urbains (collecte, nettoiement, voirie)
0 5 2,5
Kilomètres
Bron Lyon 8e Lyon 7e
Lyon 3e
Villeurbanne
Vaulx-en-Velin
Décines
Meyzieu
Jonage
Chassieu
St-Priest
Mions Corbas
Vénissieux
Feyzin Irigny
Pierre-Bénite
St-Genis-Laval
Oullins
St-Fons
Lyon 2e
Lyon 5e
Lyon 1er Lyon 6e
Lyon 4e
Lyon 9e
Écully
Champagne
au Mt d’Or
Dardilly
Limonest
St-Didier
au Mt d’Or
St-Cyr
au Mt d’Or
Caluire
et Cuire
Rillieux
La Pape
Collonges
au Mt d’Or
St-Romain
au Mt d’Or
Poleymieux
au Mt d’Or
Couzon
au Mt d’Or
Rochetaillée
s/ Saône
Fleurieu
s/ Saône Cailloux
s/ Fontaine
Montanay
Quincieux
St-Germain
au Mt d’Or
Neuville
s/ Saône
Curis
au Mt d’Or
Albigny
Sathonay
Village
Fontaines
s/ Saône
Fontaines
St-Martin
Sathonay
Camp
Lissieu
La Tour
de Salvagny
Marcy
l’Étoile
Tassin
la Demi-Lune
St-Genis
Les-Ollières
Craponne
Francheville
La Mulatière
Ste-Foy
Lès-Lyon
Solaize
Grigny
Charly
Vernaison
Givors
Charbonnières
Genay
N
CTM Val de Saône
CTM Plateau Nord
CTM Ouest Nord
CTM Porte des Alpes
CTM Les Portes du Sud
CTM Val d’Yzeron
CTM Lônes et Coteaux du Rhône
CTM Rhône Amont
CTM Lyon-Villeurbanne
CTM : Conférence Territoriale des Maires
Nord Ouest
Centre Est
Est
Ouest Sud
Centre Ouest
0 5 2,5
Kilomètres
Lyon 7e
Fe Irigny
Pierre-Bénite
St-Genis-Laval
Oullins
St-Fon
Lyon 2e
Lyon 5e
Lyon 1er Lyon 6
Lyon 4e
Lyon 9e
Écully
Champagne
au Mt d’Or
Dardilly
Limonest
St-Didier
au Mt d’Or
St-Cyr
au Mt d’Or
Calu
et Cu
Collonges
au Mt d’Or
St-Romain
au Mt d’Or
Poleymieux
au Mt d’Or
Couzon
au Mt d’Or
Rochetaillée
s/ Saône
Fleuri
s/ Saô
M
Quincieux
St-Germain
au Mt d’Or
Neuville
s/ Saône
Curis
au Mt d’Or
Albigny
Font
s/ S
Fo
St
Lissieu
La Tour
de Salvagny
Marcy
l’Étoile
Tassin
la Demi-Lune
St-Genis
Les-Ollières
Craponne
Francheville
La Mulatière
Ste-Foy
Lès-Lyon
Vernaison
Charbonnières
Genay
CTM Ouest Nord
CTM Val d’Yzeron
CTM Lônes et Coteaux du RhôneLA PRÉVENTION
DES DÉCHETS
Priorité en matière de gestion des déchets,
la réduction à la source des déchets
est une démarche intégrée par les services
de la Métropole de Lyon. Les actions déjà
engagées se poursuivent, elles comprennent
l’évitement des bio-déchets au travers
du renforcement du compostage et de la lutte
contre le gaspillage alimentaire, la promotion
de la seconde vie des déchets par les donneries
ou encore la sensibilisation de la population
par le biais de partenariats avec des acteurs
du territoire.
Par ailleurs, la Métropole répond à son
obligation règlementaire grâce à l'adoption,
en décembre 2018, du programme local
de prévention des déchets ménagers
et assimilés (PLPDMA). Ce projet de territoire
vise une réduction de 31,9 kg / hab. de Déchets
Ménagers et Assimilés (DMA) hors gravats,
entre 2018 et 2024.
La Métropole poursuit aussi son travail
de recensement et de conseil de différents
acteurs du territoire menant des initiatives en
faveur d’une baisse de la production de déchets.
1
LA PRÉVENTION DES DÉCHETS AU CŒUR
DU PROJET ECZG - ÉCONOMIE CIRCULAIRE
ZÉRO GASPILLAGE
L’économie circulaire consiste à changer
les modes de production et de consommation
pour prélever moins de ressources et produire
moins de déchets, autrement dit faire mieux
avec moins. Ainsi la Métropole de Lyon agit
d’une part avec les entreprises de son territoire
pour changer leur mode de production et,
d’autre part, avec les habitants du territoire
pour changer leur mode de consommation.
Par ailleurs, depuis l’obtention du « label ZDZG –
Zéro Déchet Zéro Gaspillage », la Métropole
a notamment lancé deux appels à manifestation
d’intérêt (AMI) sur l’économie circulaire.
Le premier a vu le jour en 2017, le second
mi 2018. Cette action se traduit au total par
l’accompagnement de 75 projets d’économie
circulaire. De la collecte des biodéchets
des professionnels à la fabrication de vêtements
ou de meubles à partir de chutes, en passant
par des projets de mutualisation, les initiatives
sont nombreuses pour changer de modèle
économique.
En mai 2018, la Métropole de Lyon a organisé
des rencontres de l'économie circulaire,
en présence de Brune Poirson, Secrétaire d’État.
L’évènement s’est déroulé à Lugdunum, musée
et théâtres romains, à Lyon. Les projets
innovants et responsables de la 1re édition
de l’AMI ont pu être présentés via des vidéos.
Un guide des acteurs territoriaux de l'économie
circulaire a également été réalisé à cette
occasion.Objectifs de réduction
et évolution statistique
La loi de transition énergétique pour une croissance
verte, de 2015, a réaffirmé la primauté de la prévention
et de la réduction de la production de déchets,
avec l’objectif de réduire de 10 % les quantités de
Déchets Ménagers et Assimilés produits par habitant,
en 2020 par rapport à 2010.
Au niveau de la Métropole, en 2018, la quantité de DMA
produite par habitant a diminué de 4,5 % par rapport
à 2010. Cette réduction n’est pas assez significative,
l’enjeu premier reste donc de renforcer la diminution
à la source.
Le programme local
de prévention des déchets
2019-2024
L’année 2018 est marquée par l’adoption du programme
local de prévention des déchets ménagers assimilés
(PLPDMA), permettant de disposer d’une stratégie et d’un
plan opérationnel sur une période de 6 ans, jusqu’en 2024.
L’ÉLABORATION DU PLPDMA
Au cours du premier semestre, la phase de construction
du PLPDMA s’est traduite par la consolidation
du diagnostic de territoire entrepris en 2017 et la
détermination des objectifs de réduction des quantités
de DMA produits. Pour cela, de nombreux acteurs ont
été associés. En premier lieu, au sein de la Commission
Consultative d’Élaboration et de Suivi (CCES), instance
créée pour élaborer et suivre le projet avec différents
collèges (élus, associations, éco-organismes, organismes
institutionnels). En parallèle, des groupes de travail
complémentaires ont été organisés pour co-construire
le programme d’actions. 10 sessions de travail
rassemblant plus de 75 personnes au total ont permis
de déterminer et alimenter 21 fiches-actions.
Entre septembre et octobre, les citoyens métropolitains
ont été invités à émettre des avis et des remarques
sur le projet, lors de la phase de consultation du public.
Près de 320 contributions ont permis de conforter
le programme d’actions mis en ligne sur le site internet
de la collectivité. Validé lors d’une CCES, le projet a été
adopté le 10 décembre 2019 par le conseil de Métropole.
Depuis 2010,
les déchets
ménagers
et assimilés
ont diminué de
4,5 % Entre 2010 et 2017,
ce taux était de
5,3 %
OBJECTIF LÉGAL
DE RÉDUCTION
POUR 2020 :
- 10 %
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS 11LES 7 AXES DU PLPDMA
Le programme d’action pluriannuel se traduit
par 21 actions réparties selon 7 axes :
AXE 1 – Encourager l’exemplarité des structures
publiques. Un des volets opérationnels de cet axe
concerne la promotion des achats publics durables par
la constitution d’un réseau entre les différents acteurs
(élus, agents...). Il s’agit aussi d’œuvrer pour
la mutualisation des moyens et / ou équipements entre
les services et entre les communes du territoire,
en partant d’une identification précise des biens ciblés.
AXE 2 – Donner de la visibilité à la prévention
des déchets sur le territoire. Alors que l’essaimage
des gestes de prévention repose beaucoup sur les
changements de comportement à partir d’initiatives
déjà présentes, un projet de cartographie recensant
les acteurs œuvrant sur la réduction des déchets sera
mis en place. Il s’agit aussi par ce biais de valoriser
les acteurs locaux dans leur initiative.
AXE 3 – Expérimenter de nouvelles modalités
de tarification du service public.
AXE 4 – Lutter contre le gaspillage alimentaire.
Pour le grand public, il se traduit par l’engagement
d’actions de sensibilisation via la promotion d'astuces
« anti-gaspi », lors d’évènements ou d’ateliers,
en lien avec des acteurs du territoire (associations,
communes...).
AXE 5 – Encourager la gestion de proximité des
biodéchets et réduire la production de résidus végétaux.
Le soutien au compostage individuel pour les habitants
possédant un jardin, le soutien au compostage partagé
pour les habitants situés en milieu collectif (renforcement
du dispositif déjà existant), et le broyage des déchets
verts constituent les actions centrales de cet axe.
AXE 6 – Donner une seconde vie aux produits destinés
à l’abandon. La dynamisation des lieux d’échange déjà
existants ainsi que la création d’autres sites contribueront
au renforcement du don et du partage. Grâce à l’animation
d’un réseau de référents ou la tenue d’ateliers de partage
des savoirs, il s’agit également de promouvoir la
réparation, le troc et la consommation responsable pour,
in fine, limiter l’acte d’achat de produits neufs.
AXE 7 – Promouvoir l’éco-consommation. L’incitation
des habitants à limiter l'utilisation de produits dangereux
en proposant des alternatives responsables et durables
répond à l’enjeu de la prévention qualitative. Différentes
activités sont concernées (nettoyage, bricolage,
jardinage). Pour cela, des ateliers seront organisés
via un cadre d’intervention spécifique qui devrait être
opérationnel dès 2020.
Chaque année, au sein de la commission consultative
d’élaboration et de suivi, le PLDPMA fera l’objet d’une
évaluation sur l’impact des actions mises en œuvre.
FAIT
MARQUANT
Le nouveau programme
de prévention
des déchets a été
co-construit avec
les acteurs concernés
et conforté par une
consultation publique.
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS
12 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLe développement
du compostage
La Métropole de Lyon continue ses actions en faveur
du compostage de proximité, initiées en 2016.
LE DISPOSITIF EN DÉTAILS
La Métropole organise, chaque année, deux à trois
comités de sélection de projets de compostage partagé.
Le porteur de projet peut être une copropriété, un bailleur,
une association ou une commune. Une fois sélectionnée,
la structure lauréate signe une convention de mise
à disposition du matériel de compostage avec
la Métropole de Lyon. Au préalable, l’organe décisionnel
du porteur de projet doit avoir délibéré en faveur
de sa mise en place.
Les projets retenus bénéficient ensuite d’un
accompagnement pour une durée de 9 mois (sites
en pieds d’immeuble et de quartiers) ou 18 mois (sites
de cantines scolaires) afin de parvenir à l’autonomie
de gestion. Ce dispositif est complété par des sessions
de formation « référents de site » et « guide composteurs ».
Dans cette démarche, la Métropole est assistée, via
un marché public, par l’association Trièves Compostage
Environnement, qui s’est associée à Pystiles pour les
projets en pied d’immeuble et à La jardinière partageuse
pour les sites de quartier.
Pour la fabrication des composteurs, la fourniture du petit
matériel et l’installation sur site, la Métropole a confié ces
prestations à l’entreprise Rhône Insertion Environnement,
dans le cadre d’un marché public d’insertion.
La Métropole de Lyon met ici aussi en œuvre
sa compétence Insertion et soutien à l’Économie Sociale
et Solidaire (ESS).
LES RÉSULTATS 2018
5 sessions (d’une demi-journée) de guides composteurs
ont été organisées, elles ont chacune réuni une quinzaine
de participants. Une de ces sessions a été organisée pour
le personnel des collèges. Sur la même période,
8 sessions « référents de site » ont été mises en place.
76 projets de compostage partagé ont été installés
(soit presque le double qu’en 2017) : 49 sites en pieds
d’immeuble, 14 sites à l’échelle d’un quartier, 10 sites
au sein des écoles du territoire et 3 sites au sein
des collèges. Il s’agit des premiers collèges équipés
sur le territoire.
76 projets
de compostage
partagé
UNE ACTION ENGAGÉE EN 2018
AVEC DES RÉSULTATS CONNUS
DANS LA PROCHAINE ÉDITION
La Métropole a également étudié la faisabilité
d’une expérimentation de broyage d’une partie
des sapins de Noël collectés, avec utilisation
du broyat dans les composteurs partagés situés
à proximité des points de collecte des sapins.
Cette opération, nécessitant un important travail
préparatoire, a été réalisée par Rhône Insertion
Environnement et s’est déroulée en janvier 2019.
Parmi lesquels
les premiers
collèges
métropolitains
équipés d’un site
de compostage
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS 13
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E
DE
V I
ELa lutte contre le gaspillage
alimentaire et pour une
consommation responsable
en 5 axes
Dans le cadre de sa politique locale de prévention
des déchets, la Métropole poursuit ses actions autour
de la lutte contre le gaspillage alimentaire et pour une
consommation plus responsable. Ainsi, un marché public
est en place depuis l’automne 2016. Pour rappel,
le groupement lauréat est composé de l’association
Récup & Gamelles, l’association Aremacs, Efemera
et du bureau d’études et de conseil Verdicité.
Les actions réalisées en 2018 sont synthétisées selon
les 5 axes mis en place :
AXE 1 - SENSIBILISATION À LA LUTTE CONTRE LE
GASPILLAGE ALIMENTAIRE LORS D’ÉVÉNEMENTIELS
(FESTIVALS, MARCHÉS, ÉVÉNEMENTS SPORTIFS...)
25 interventions ont eu lieu, à Bron, Feyzin, Givors, Grigny,
Meyzieu, Oullins, Rillieux-la-Pape, Saint-Genis-Laval,
Saint-Priest, Vénissieux, Villeurbanne ainsi que dans
les 1er, 3e , 4e, 5e , 8e et 9e arrondissements de Lyon.
Au total, depuis le début du marché, 54 interventions
ont été réalisées. Les animations proposées prennent
la forme de dégustations culinaires, de démonstrations
ou d’ateliers participatifs.
AXE 2 - SENSIBILISATION À LA LUTTE CONTRE
LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE LORS
D’ATELIERS-FORMATIONS (EN PETITS GROUPES)
34 ateliers ont été réalisés auprès d’un public varié
(enfants, adultes, séniors), à Bron, Dardilly, Feyzin,
Fontaines-Saint-Martin, Meyzieu, Oullins, Pierre-
Bénite, Saint-Fons, Sainte-Foy-lès-Lyon, Vaulx-en-Velin
et Vénissieux ainsi que dans les 1er, 3e, 5e , 6e , 8e et 9e
arrondissements de Lyon. Depuis le démarrage
du marché public, 79 interventions ont été réalisées.
Les animations proposées prennent deux formes :
ateliers « cuisto » ou ateliers « bocaux ».
AXE 3 - ORGANISATION ET ACCOMPAGNEMENT D’UN
RÉSEAU DE FAMILLES « ZÉRO DÉCHET - ZÉRO GASPI »
SUR UNE COMMUNE DE LA MÉTROPOLE
Les actions menées à Vénissieux ont notamment consisté
en la poursuite de l’accompagnement des familles avec
la mise en place de temps collectifs et la réalisation d’une
nouvelle phase de pesée (pour comparer les résultats
avec la phase de pesée initiale). Un évènementiel
permettant de faire le bilan de l’opération a également été
organisé, en partenariat avec la commune, autour d’un
buffet « zéro-gaspi » et la tenue du spectacle pédagogique
« Élémenterre – Mon cher Ratson ». L’ensemble de ces
actions ont permis de partager des pratiques et des savoirs.
Près de
4 000 personnes
rencontrées,
1 900 quizz
remplis, et
1 100 personnes
prêtes à recevoir
régulièrement
des informations
de la part des
associations
sur le gaspillage
alimentaire
Sur un plan quantitatif, il a été démontré que chaque
famille pouvait engager un processus variable
de réduction des déchets, quel que soit son niveau
de départ. Au global, les participants ont réussi à diviser
par deux le poids de leur poubelle, et jusqu’à douze
pour les plus acharnés ! La moyenne de la production
d’ordures ménagères assimilées (OMA) des familles
participantes, à la fin du défi, était de 145 kg / hab. / an
contre 297 kg / hab. / an sur l’ensemble du territoire.
À l’issue de la consolidation de tous les enseignements
de cette action menée à Vénissieux, un nouveau défi
renommé parcours « zéro déchet » a été envisagé par
la Métropole, à Vaulx-en-Velin. La sélection de cette
commune s’est faite sur la base de différents critères
(mixité sociale, production de déchets, offre disponible
sur le territoire, solutions de gestion alternative des
déchets proches, points d’appui sur le territoire).
Dès septembre 2018, les actions préparatoires ont été
engagées : mise à jour des outils de communication,
liens avec les partenaires et les relais, planification
des actions,... Une réunion de lancement a été organisée
en décembre 2018.
AXE 4 - CONTRIBUTION À LA CRÉATION D’OUTILS
DE COMMUNICATION AUTOUR DU GASPILLAGE
ALIMENTAIRE
Le livret « anti-gaspi » qui comporte des informations
et des astuces pour le grand public a été diffusé tout
au long de l’année auprès des personnes sensibilisées
lors d’animations et d’ateliers. Il est également
mis à disposition sur les sites des partenaires. Depuis
sa réalisation, près de 6 000 exemplaires ont été distribués.
AXE 5 - SENSIBILISATION DES AGENTS
DE LA MÉTROPOLE DE LYON À LA LUTTE CONTRE
LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE VIA UN ÉVÈNEMENTIEL
Lors de la journée nationale « anti-gaspi »,
du 16 octobre 2018, plusieurs animations se sont
déroulées simultanément, pendant la pause méridienne,
sur 4 sites de la Métropole (restaurant administratif,
Halle Borie et les Maisons de la Métropole
de Villeurbanne et Lyon 9-Bourgogne). Cette action
a associé de nombreux services de la Métropole
et d’autres entités externes.
Une famille
« Zéro déchet –
zéro gaspi » divise
par 2 en moyenne
sa production
d’ordures
ménagères
assimilées (OMA)
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS
14 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLa lutte contre le gaspillage
alimentaire dans les écoles
et les collèges
LE PROJET ZÉRO GASPI
La Direction Adjointe Gestion des Déchets est associée,
depuis 2014, au projet des classes culturelles numériques
porté par la Direction Innovation Numérique et Systèmes
d'Information, avec d’autres directions et services
de la Métropole (éducation, développement durable...).
Ce projet « zéro gaspi » consiste à travailler avec plusieurs
établissements sur la lutte contre le gaspillage alimentaire.
Accompagnés par la designer Léa Bougeault du studio
de design culinaire Miit, des collégiens mènent l’enquête
au sein de leur établissement, identifient les causes
du gaspillage et proposent des dispositifs innovants,
ludiques et adaptés afin de sensibiliser leurs camarades
et, à terme, réduire la production de déchets au collège.
9 classes volontaires de 4 collèges sur le périmètre
de la Métropole de Lyon ont ainsi été concernées lors
de l’année scolaire 2017-2018. Il s’agit des établissements
Jean-Baptiste de la Salle (Lyon 4e ), Honoré de Balzac
(Vénissieux), Professeur Marcel Dargent (Lyon 3e)
et Évariste Galois (Meyzieu). Le 5 juin 2018, une restitution
annuelle des projets a été réalisée au Domaine
de Lacroix Laval. Cette journée clôture ainsi le travail
réalisé pendant l’année scolaire avec la confection
sur place puis la présentation des recettes des élèves.
L’opération a été reconduite pour l’année scolaire
2018-2019 avec une ouverture du dispositif aux écoles
primaires du territoire métropolitain. Les établissements
concernés sont les suivants : écoles Joliot Curie
(Vénissieux) et Simone Veil (Saint-Fons), collèges Alain
(Saint-Fons) et André Lassagne (Caluire-et-Cuire).
Plus d’informations sur http://zerogaspi.laclasse.com/
Sur le site Zéro Gaspi, les classes rendent compte de leurs
actions pour lutter contre le gaspillage alimentaire.
LES ACTIONS DANS LA RESTAURATION COLLECTIVE
AU SEIN DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES GÉRÉS
PAR LA COLLECTIVITÉ
La Métropole de Lyon assure la compétence
de la restauration collective dans les collèges.
Dans le cadre des 24 délégations de service public
qui ont démarré à partir de l’année scolaire 2018-2019,
des prescriptions sur la prévention et la gestion des
déchets ont été intégrées dans la notation et l’exécution
des prestations (pesée, réalisation d’animations
« anti-gaspi »...). Pour les collèges, dont le service
est assuré en régie, un cadre d’intervention a permis
d’enclencher un processus d’accompagnement
et de formation des cuisiniers des collèges.
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS 15Les donneries*,
l’art du réemploi à partir
des déchèteries
L’idée de réutiliser ou réparer des objets en bon état
est au cœur de la démarche de réduction des déchets
menée par notre collectivité depuis plusieurs années.
12 déchèteries ont été dotées d’espaces de réemploi
– appelés donneries – depuis novembre 2015.
Les déchèteries concernées sont celles de Caluire-
et-Cuire, Champagne-au-Mont-d'Or, Décines-Charpieu,
Francheville-Sainte-Foy, Grigny-Chantelot, Lyon-Vaise,
Mions-Corbas, Pierre-Bénite, Saint-Genis-les-Ollières,
Saint-Priest, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne-Kruger.
À l'exception des vêtements, du linge et des chaussures,
pour lesquels le don est déjà organisé via les bornes
de collecte sur l’espace public ou privé, la plupart des
autres objets peut être donnée : consoles et jeux vidéo,
ordinateurs, téléviseurs, appareils photo, téléphones,
lecteurs CD, DVD, livres, vélos et pièces détachées,
articles de sport et de loisirs, instruments de musique,
jeux, jouets, peluches, meubles, objets de décoration,
vaisselle, électroménager, outils de bricolage
et de jardinage, montres et bijoux, équipements bébé,
accessoires et bagagerie...
Les dons sont acceptés le matin. Ils sont acheminés
chaque après-midi vers les sites d’associations relevant
de l'économie sociale et solidaire2. Ces associations
ont été retenues via un appel à projets qui a été
renouvelé en 2016. Après les avoir réparés si nécessaire,
ces structures les mettent ensuite à disposition des
personnes en difficulté ou les vendent à des particuliers.
Cette activité leur permet ainsi de bénéficier d'une
ressource financière pour leurs autres actions solidaires.
Les tonnages de dons réceptionnés par les structures
bénéficiaires reviennent au niveau de 2016, avec
316 tonnes collectées. Ces tonnages sont estimés
à l’aide d’une méthodologie partagée avec l’ensemble
des structures impliquées.
Les dons relevant de la catégorie « loisirs » sont les plus
importants en termes de quantités (40 % du poids), suivis
de près par les dons d’objet de la maison (32 %) puis
du petit mobilier (19 %).
Au niveau des apports journaliers, près de 841 kg
en moyenne sont collectés par jour sur l’ensemble
des donneries en 2018, soit environ 70 kg par donnerie.
Le poids est cependant très variable selon les sites
et les jours (le samedi est en général plus propice
aux apports de dons) et les mois.
Les donneries
ont récolté
345
tonnes de dons
2. Espace vêtements du cœur, Foyer Notre-Dame des Sans-Abri, La p'tite rustine, Change de chaîne, Les bikers, Chat perché, Tricycle, Emmaüs Lyon, Envie Rhône, Estime, SARL Groupe Vita, REED.
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS
16 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLa sensibilisation
de la population
Chaque année, de multiples actions sont menées dans
le cadre du plan d’éducation au développement durable
(PEDD), dispositif en œuvre depuis de nombreuses
années. Entre 2015 et 2018, près de 140 entités ont été
destinataires d’intervention.
JEUNE PUBLIC : LA PRÉVENTION
DES DÉCHETS À L’ÉCOLE
La sensibilisation des publics scolaires s'effectue
grâce aux interventions de différentes associations,
essentiellement grâce aux structures FNE-Rhône
et Apieu Mille qui abordent les thématiques de réduction,
de propreté et de tri des déchets, mais aussi d’Eisenia
qui est spécialisé sur la thématique du compostage
(projet pédagogique de mise en place d’un
lombricomposteur en classe).
Par ailleurs, l’association « Atelier Soudé », dont l’objet est
d’œuvrer en faveur de la promotion de la seconde vie des
déchets à travers la réparation d’appareils électroniques
et électriques, a mené plusieurs ateliers ludiques
et éducatifs auprès du jeune public. Ont été concernés :
86 enfants de 4 classes de l'école Youri Gagarine
de Vaulx-en-Velin ; 135 enfants et jeunes de 12 à 17 ans,
au sein des MJC de Villeurbanne et Montplaisir (Lyon 8e ),
mais aussi l’ACSO à Oullins ou encore les centres sociaux
Louis Braille de Saint-Priest et Sauvegarde de Lyon 9e.
18 classes ont fait l'objet d'interventions pédagogiques
dans 10 écoles. 3 centres sociaux et 3 MJC ont été
concernés par les interventions. Il convient aussi d’ajouter
les collégiens sensibilisés lors de la restitution du projet
« zéro gaspi » avec un stand d’APIEU. Au total, cela
représente près de 550 élèves sensibilisés sur l’année.
550 élèves
sensibilisés
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS 17ALLER À LA RENCONTRE DU GRAND PUBLIC
La sensibilisation auprès des publics adultes s'est aussi
poursuivie. Des interventions ont été menées par Eisenia
sur l’auto-fabrication de lombricomposteurs auprès
de 5 structures hors établissement scolaire (centre
social du Point du jour, Restos du cœur, Chrs Carteret
à Villeurbanne, groupes d’habitants à Vaulx-en-Velin).
Par ailleurs, l’association Apieu Mille Feuilles a conduit
un projet sur la commune de Pierre-Bénite en associant
la commune, le conseil citoyen et le bailleur Grand
Lyon Habitat afin de rendre les habitants acteurs de
leur quartier, de leur donner les moyens et outils pour
améliorer leurs habitudes de consommation et de tri.
L’association Aremacs est intervenue pour réaliser
un accompagnement auprès de 7 structures du territoire
afin d'assurer la réduction et la gestion des déchets lors
d'évènements. Il s’agit des mairies de Givors, Lyon 2e ,
Rillieux-la-Pape, Vaulx-en-Velin et Vénissieux ; du centre
social d’Oullins et des associations Feelin’Vibes
et Médiatone. Cet accompagnement se traduit
en plusieurs étapes : état des lieux et diagnostic,
formation, mise à disposition de supports de tri et bilan
(dont questionnaire d’évaluation post événement).
Les structures Récup & Gamelles et Conscience
et Impact Écologique ont poursuivi une démarche
d’accompagnement auprès de 16 restaurateurs sur
la prévention et la gestion des déchets avec la réalisation
de diagnostic et des propositions d’actions
(sur l’approvisionnement, le lien avec les fournisseurs,
la réduction du gaspillage alimentaire...). La méthode
réside sur des temps d’échange collectif à partir d’une
phase d’état des lieux. Une diffusion des bonnes pratiques
est aussi réalisée notamment par le biais d’une newsletter.
LA SEMAINE EUROPÉENNE DE RÉDUCTION
DES DÉCHETS
Lors de la semaine européenne de réduction des
déchets, en novembre 2018, la Métropole de Lyon
a été très active et s’est mobilisée sur différents plans.
Tout d’abord, des représentations du spectacle
Plastic Planet se sont tenues à la MJC de Vaulx-en-
Velin et au collège d’Irigny (représentants
au total plus de 150 personnes). Un débat public
sur la question de l’évitement des déchets
en plastique a été organisée à Vaulx-en-Velin,
avec le concours de plusieurs témoignages d’experts
(Océans sans plastique, Cefrepade, Zéro Déchet,
Mouvement de Palier).
Enfin, en partenariat avec la MAIF, la première édition
du salon « Aujourd’hui pour demain » s’est tenue
le 24 novembre. Organisé à l’Hôtel de Métropole,
ce forum a réuni près de 70 exposants de l’Économie
Sociale et Solidaire pour échanger sur les bonnes
pratiques et imaginer de nouvelles initiatives pour
agir et consommer autrement. Près de 950 personnes
ont pu bénéficier d’un programme varié et participatif.
Des conférences en continu ainsi qu’un programme
d’animations ont permis de sensibiliser les grand-
lyonnais aux nouvelles façons de consommer.
Parmi les univers de ce forum, celui sur le zéro
déchet a associé une dizaine d’acteurs associatifs
et du monde de l’entreprise (Bricologis, Aremacs,
Pistyles, Zéro Déchet, Recup & Gamelles, Mineka,...).
Cette première édition, co-organisée par
la Métropole de Lyon et la MAIF, aura été riche,
tant par l'esprit bienveillant et constructif de tous
les participants (citoyens, associations, élus,
start-up, monde universitaire...) que par le contenu
des échanges et des initiatives locales présentées.
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS
18 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSL’ESSENTIEL
LA PRÉVENTION DES DÉCHETS
La production de Déchets Ménagers et Assimilés
a diminué de 4,5 % par rapport à 2010, un score
insuffisant par rapport à l’objectif légal de 10 %.
En 2018, le conseil de Métropole a adopté
le Programme Local de Prévention des Déchets
Ménagers et Assimilés. Parallèlement, il a
poursuivi ses efforts de réduction à la source :
compostage, lutte contre le gaspillage alimentaire,
sensibilisation, augmentation du nombre de
donneries dans les déchèteries.
La MJC Confluence a poursuivi son projet innovant
« Consommation éco-citoyenne à Confluence sur
les pratiques alimentaires et la gestion des déchets ».
Celui-ci consiste à aborder les questions de réduction
et de valorisation des déchets mais aussi la thématique
de l'alimentation. L’objectif est d'impulser une dynamique
citoyenne et participative auprès des habitants,
à l'échelle du quartier Perrache-Confluence.
Sur l’année 2018, la priorité a été donnée au renforcement
de l’accompagnement individuel et l’évaluation de
l’impact des actions.
L’association « Atelier Soudé » a mené plusieurs
ateliers de co-réparation auprès des adultes au sein
de 4 structures (centre Social Louis Braille (Saint-Priest),
Espace Créateur de Solidarités (Saint-Fons), MJC Saint-
Rambert et MJC de Villeurbanne).
Par ailleurs, 3 nouvelles structures ont intégré le PEDD
en 2018 avec la même volonté de faire évoluer les
pratiques et tendre vers le changement de comportement.
Il s’agit des entités « Espace créateur de solidarités »,
« Mouvement de palier » et « Boîtes à partage ».
« Mouvement de palier » a mis en place son projet
de formation-action « Fais bouger ton palier » qui vise
à mobiliser et former des habitants d’immeuble pour
qu’ils deviennent ambassadeurs sur la réduction et le tri
des déchets. Les communes / quartiers concernés sont
les suivants : Lyon 9e , Confluence, Oullins, le Plateau
de la Croix Rousse, Cusset et Vaulx-en-Velin. Par ailleurs,
des cycles d’intervention spécifique se sont déroulés
en quartiers politiques de la ville (sur les secteurs
Duchère, Point du jour, Neuville-sur-Saône et Saint-
Priest). Au total, près de 60 nouveaux ambassadeurs
répartis dans 11 communes différentes ont été formés.
La structure « Boîtes à partage » a conduit plusieurs
actions visant le développement des boîtes
à partage via la création d’un guide, la mise en place
et l’accompagnement de deux points de partage
alimentaire de réfrigérateur et garde-manger (à Lyon 1er),
l’expérimentation d’un magasin gratuit (1 000 objets
donnés sur 8 demi-journées, plus de 200 visiteurs uniques
par permanence d’ouverture du magasin gratuit),
et des temps d’animation et formation.
La structure « Espace Créateur de Solidarité », située
à Saint-Fons, a été soutenue dans le cadre de son projet
de « Brico-mobile ». Ce dernier consistait notamment
à sensibiliser les habitants sur le fait de donner une
seconde vie aux objets, de recycler plutôt que de jeter,
mais aussi de participer à des projets collectifs visant
à l’aménagement de leur cadre de vie. Ainsi, sur Lyon 8e,
Saint-Fons et Neuville-sur-Saône (en lien avec les bailleurs
Alliade Habitat et Lyon Métropole Habitat), le projet
a été de construire, avec les habitants, des objets avec
des matériaux de récupération ou d’effectuer du tissage
avec des matériaux recyclés.
Enfin, via une convention-cadre de partenariat,
la Métropole a décidé de soutenir le bailleur social
Dynacité dans son effort de créer et entretenir une
dynamique collective liée à l’implication des habitants
dans des démarches d’amélioration du tri et de
prévention des déchets. L’action subventionnée concerne
deux projets distincts, prenant lieu sur deux quartiers
gérés par ce bailleur, à Vaulx-en-Velin :
› Le quartier de Cervelières : Dynacité souhaite collaborer avec Eisenia, le bailleur voisin, dans un objectif
de valorisation des espaces extérieurs et de meilleure
gestion des déchets encombrants.
› Le quartier de Verchères : Dynacité souhaite renforcer ses actions liées à la mise en place d’une recyclerie
effectuée fin 2016, et notamment par le biais d’action
de formation et de communication, de valorisation
des initiatives et d’investissements matériels.
1. LA RÉDUCTION DES DÉCHETS 19LA COLLECTE
DES DÉCHETS
MÉNAGERS ET
ASSIMILÉS (DMA)
L’arrêté n° 2016-01-28-R-0072 du président
de la Métropole, pris le 28 janvier 2016,
définit les principes en vigueur, au sein
de la collectivité, pour la gestion des déchets.
La Métropole met en œuvre différents dispositifs
de collecte (bacs, silos) pour les déchets produits
au quotidien. Pour les déchets occasionnels, en
complément des 19 déchèteries métropolitaines,
elle développe des dispositifs alternatifs, seule
ou en lien avec des éco-organismes.
Enfin, pour améliorer les performances,
des actions de sensibilisation sont mises
en place auprès de différents publics.
Ces mesures doivent permettre d’atteindre
les objectifs définis par la réglementation.
2LES DIFFÉRENTS
DISPOSITIFS DE COLLECTE
Au sein de la Métropole de Lyon,
les Déchets Ménagers et Assimilés sont
collectés à l’aide de différents dispositifs.
Les bacs roulants : service
normal ou complet
La collecte en bacs concerne les Ordures Ménagères et
Assimilées (OMA*), hors verre, c’est-à-dire les ordures
ménagères résiduelles et les emballages ménagers
légers et papiers*. La collecte a lieu entre 5h30 et 13h00,
deux types de services sont proposés :
› La collecte « en service normal » où le personnel chargé de la collecte assure uniquement le vidage des bacs
disposés sur le domaine public.
› La collecte « en service complet » où les bacs sont récupérés dans leur lieu de stockage, vidés et replacés
par le personnel (uniquement sur Lyon et Villeurbanne).
La collecte des ordures ménagères résiduelles
est réalisée une à cinq fois par semaine en fonction
de la densité de l’habitat (voir fréquences de collecte
ci-après), à l’aide de bacs gris. Ces bacs sont achetés
ou loués par les usagers.
La collecte sélective des emballages ménagers légers
et des papiers est effectuée de 0,5 à 2 fois par semaine,
en fonction de la densité de l’habitat. La collecte
s’effectue dans des bacs verts à couvercle jaune mis
à disposition et entretenus par le Grand Lyon.
165 bennes
à ordures
ménagères
19 déchèteries
réparties sur
le territoire
(cf. carte page 27)
671 circuits
de collecte
2 555 silos à verre
en activité,
soit 1 silo pour
541 habitants
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 21COMMUNES FRÉQUENCE DE COLLECTE NOMBRE D’HABITANTS JOUR(S) DE COLLECTE ORDURES MÉNAGÈRES RÉSIDUELLES JOUR(S) DE COLLECTE SÉLECTIVE (EMBALLAGES ET PAPIERS)
ALBIGNY-SUR-SAÔNE F2 (1+1) 2 833 mardi jeudi
BRON
F3 (2+1) 3
F6 (5+1)
41 060
lundi et vendredi
ou mardi et samedi
ou tous les jours sauf dimanche et jour de tri
mercredi ou jeudi
CAILLOUX-SUR-FONTAINES F2 (1+1) 2 642 lundi jeudi
CALUIRE-ET-CUIRE
F6 (5+1) 3
F3 (2+1)
42 915 mardi et samedi ou tous les jours sauf jeudi et dimanche jeudi
CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR F3 (2+1) 4 5 603 mardi et vendredi mercredi
CHARBONNIÈRES-LES-BAINS F3 (2+1) 5 016 mardi et vendredi jeudi
CHARLY F1,5 (1+0,5) 4 529 lundi mercredi semaines impaires
CHASSIEU F3 (2+1) 10 234
lundi et vendredi
ou mardi et vendredi
ou mardi et samedi
mercredi ou jeudi
COLLONGES-AU-MONT-D’OR F3 (2+1) 4 054 lundi et vendredi mercredi
CORBAS F3 (2+1) 11 209 lundi et jeudi mardi
COUZON-AU-MONT-D’OR F2 (1+1) 2 559 mardi jeudi
CRAPONNE F3 (2+1) 11 158 mardi et vendredi mercredi
CURIS-AU-MONT-D’OR F2 (1+1) 1 170 mardi vendredi
DARDILLY F3 (2+1) 8 617 lundi et jeudi mercredi
DÉCINES-CHARPIEU
F3 (2+1) 3
F6 (5+1)
27 851
lundi et vendredi
ou mardi et vendredi
ou tous les jours sauf dimanche et jour de tri
mercredi
ou jeudi
ÉCULLY
F3 (2+1) 4
F6 (5+1)
18 097 lundi et vendredi ou tous les jours sauf dimanche et mercredi mercredi
FEYZIN F3 (2+1) 9 879 mardi et samedi jeudi
FLEURIEU-SUR-SAÔNE F2 (1+1) 1 435 mardi jeudi
FONTAINES-SAINT-MARTIN F2 (1+1) 3 070 mardi jeudi
FONTAINES-SUR-SAÔNE F3 (2+1) 7 001 lundi et vendredi mercredi
FRANCHEVILLE
F3 (2+1) 4
F6
14 278 lundi et vendredi ou tous les jours sauf dimanche et mercredi mercredi
GENAY F3 (2+1) 5 446 mardi et vendredi jeudi
GIVORS F3 (2+1) 19 312 mardi et vendredi jeudi
GRIGNY F2,5 (2+0,5) 9 615 lundi et vendredi mercredi semaines paires
IRIGNY F3 (2+1) 8 609 lundi et jeudi mercredi
JONAGE F3 (2+1) 5 838
lundi et vendredi
ou mardi et vendredi
ou mardi et samedi
mercredi ou jeudi
LA MULATIÈRE F3 (2+1) 6 320 mardi et samedi jeudi
LA TOUR-DE-SALVAGNY F3 (2+1) 4 061 mardi et samedi jeudi
LIMONEST F3 (2+1) 3 675 mardi et vendredi mercredi
LISSIEU F3 (2+1) 3 116 mardi et vendredi jeudi
LYON 1 F6 (4+2) 29 575 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 2 F6 (4+2) 30 435 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 3 F6 (4+2) 101 992 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 4 F6 (4+2) 36 080 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
Le tableau ci-après répertorie, pour chaque commune,
la fréquence de collecte et le nombre d’habitants.
Les fréquences et jours de collecte en bacs - par commune
3. Fréquence majoritaire
4. Fréquence majoritaire, certaines rues de la commune sont desservies en fréquence 6 (collecte des ordures ménagères tous les jours sauf le dimanche et le(s) jour(s) de collecte sélective)
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
22 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS3. Fréquence majoritaire
4. Fréquence majoritaire, certaines rues de la commune sont desservies en fréquence 6 (collecte des ordures ménagères tous les jours sauf le dimanche et le(s) jour(s) de collecte sélective)
COMMUNES FRÉQUENCE DE COLLECTE NOMBRE D’HABITANTS JOUR(S) DE COLLECTE ORDURES MÉNAGÈRES RÉSIDUELLES JOUR(S) DE COLLECTE SÉLECTIVE (EMBALLAGES ET PAPIERS)
LYON 5 F6 (4+2) 48 928 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 6 F6 (4+2) 51 416 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 7 F6 (4+2) 82 045 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 8 F6 (4+2) 84 517 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
LYON 9 F6 (4+2) 50 706 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
MARCY-L’ÉTOILE F2 (1+1) 3 736 lundi jeudi
MEYZIEU F3 (2+1) 32 996 lundi et jeudi ou lundi et vendredi ou mardi et vendredi mercredi ou jeudi
MIONS F3 (2+1) 13 244 lundi et jeudi mardi
MONTANAY F2 (1+1) 3 087 mercredi jeudi
NEUVILLE-SUR-SAÔNE F3 (2+1) 7 435 lundi et vendredi jeudi
OULLINS F3 (2+1) 26 512 mardi et samedi jeudi
PIERRE-BÉNITE F3 (2+1) 10 493 mardi et samedi jeudi
POLEYMIEUX-AU-MONT-D’OR F2 (1+1) 1 297 mardi vendredi
QUINCIEUX F2 (1+1)
3
F3 (2+1) 3 453
lundi
ou lundi et vendredi mercredi
RILLIEUX-LA-PAPE F3 (2+1)
3
F6 (5+1) 29 885
lundi et vendredi
ou tous les jours sauf mercredi et dimanche mercredi
ROCHETAILLÉE-SUR-SAÔNE F2 (1+1) 1 518 lundi vendredi
SAINT-CYR-AU-MONT-D’OR F3 (2+1) 4 5 545 lundi et vendredi mercredi
SAINT-DIDIER-AU-MONT-D’OR F3 (2+1) 4 6 650 mardi et samedi jeudi
SAINTE-FOY-LES-LYON F3 (2+1) 21 995 lundi et vendredi mercredi
SAINT-FONS F3 (2+1)
3
F4 (3+1) 18 566
lundi et vendredi
ou lundi, mercredi et vendredi mercredi
SAINT-GENIS-LAVAL F3 (2+1) 21 545 mardi et vendredi jeudi
SAINT-GENIS-LES-OLLIÈRES F2 (1+1) 4 879 lundi mercredi
SAINT-GERMAIN-AU-MONT-
D’OR
F2 (1+1) 3
F3 (2+1) 3 135 lundi ou lundi et vendredi mercredi
SAINT-PRIEST
F6 (5+1) 3
F5 (4+1)
F3 (2+1)
45 844
tous les jours sauf mercredi et dimanche
ou lundi, mardi, jeudi et vendredi
ou mardi et vendredi ou lundi et jeudi
mercredi
SAINT-ROMAIN-AU-MONT-D’OR F2 (1+1) 1 200 mardi jeudi
SATHONAY-CAMP F2 (1+1) 5 926 mardi jeudi
SATHONAY-VILLAGE F2 (1+1) 2 346 mardi jeudi
SOLAIZE F3 (2+1) 2 916 lundi et vendredi mercredi
TASSIN-LA-DEMI-LUNE F6 (4+2)
3
F3 (2+1) 22 356
lundi, mercredi, jeudi et samedi
ou lundi et jeudi
mardi et vendredi
mardi
VAULX-EN-VELIN F6 (5+1)
3
F3 (2+1) 48 497
tous les jours sauf mercredi et dimanche
ou mardi et vendredi mercredi
VENISSIEUX F6 (5+1)
3
F3 (2+1) 65 405
tous les jours sauf mercredi et dimanche
ou lundi et vendredi
ou mardi et vendredi
mercredi
VERNAISON F2 (1+1) 4 872 lundi mercredi
VILLEURBANNE F6 (4+2) 149 019 lundi, mercredi, jeudi et samedi mardi et vendredi
TOTAL 1 381 249 hab.
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 23Bron Lyon 8e Lyon 7e
Lyon 3e
Villeurbanne
Vaulx-en-Velin
Décines
Meyzieu
Jonage
Chassieu
St-Priest
Mions Corbas
Vénissieux
Feyzin Irigny
Pierre-Bénite
St-Genis-Laval
Oullins
St-Fons
Lyon 2e
Lyon 5e
Lyon 1er Lyon 6e
Lyon 4e
Lyon 9e
Écully
Champagne
au Mt d’Or
Dardilly
Limonest
St-Didier
au Mt d’Or
St-Cyr
au Mt d’Or
Caluire
et Cuire
Rillieux
La Pape
Collonges
au Mt d’Or
St-Romain
au Mt d’Or
Poleymieux
au Mt d’Or
Couzon
au Mt d’Or
Rochetaillée
s/ Saône
Fleurieu
s/ Saône Cailloux
s/ Fontaine
Montanay
Quincieux
St-
Germain
au Mt
d’Or
Neuville
s/ Saône
Curis
au Mt d’Or
Albigny
Sathonay
Village
Fontaines
s/ Saône
Fontaines
St-Martin
Sathonay
Camp
Lissieu
La Tour
de Salvagny
Marcy
l’Étoile
Tassin
la Demi-Lune
St-Genis
Les-Ollières
Craponne
Francheville
La Mulatière
Ste-Foy
Lès-Lyon
Solaize
Grigny
Charly
Vernaison
Givors
Charbonnières
Genay
N
La fréquence de collecte des OMA en bacs
F1,5
F2
F2,5
F2 / F3
F3
F3 / F6
F6 / F5 / F3
F6
F3 / F4
0 5 2,5
Kilomètres
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
24 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLes silos : un maillage
du territoire en progression5
DANS CERTAINS SECTEURS :
POUR LES ORDURES MÉNAGÈRES RÉSIDUELLES
La collecte des ordures ménagères résiduelles est
parfois réalisée à l’aide de silos aériens ou enterrés :
› Pour les ordures ménagères résiduelles : 183 silos enterrés répartis sur certains sites de Albigny-sur-
Saône, Caluire-et-Cuire, Couzon-au-Mont-d’Or, Écully,
Givors, Grigny, Lyon 5e, Lyon 8e , Lyon 9e, Neuville-sur-
Saône, Rillieux-la-Pape, Saint-Priest, Vénissieux
et Villeurbanne. Le parc a diminué de 1 %, avec
le retrait de 2 conteneurs.
Pour les emballages ménagers légers et les papiers :
› 140 silos enterrés sur les communes de Albigny-sur- Saône, Caluire-et-Cuire, Couzon-au-Mont-d’Or, Écully,
Givors, Grigny, Lyon 5e, Lyon 8e , Lyon 9e, Neuville-sur-
Saône, Rillieux-la-Pape, Saint-Priest, Vénissieux
et Villeurbanne. Le parc de silos enterrés a augmenté
de 7 %, entre 2017 et 2018, avec l’ajout de 9 conteneurs.
› 146 silos aériens sur des zones d’habitat dense de : Chassieu, Décines-Charpieu, Écully, Lyon 8e, Oullins,
Pierre-Bénite, Rillieux-la-Pape, Saint-Fons, Saint-
Genis-Laval, Saint-Priest, Vaulx-en-Velin, Vénissieux,
Vernaison et Villeurbanne. Le parc de silos aériens
a été augmenté de 80 %, entre 2017 et 2018, avec l’ajout
de 65 conteneurs. Cette action répond à un
des objectifs de la feuille de route d’amélioration du tri.
› 7 silos aériens à papier uniquement sur la seule commune de Quincieux.
SUR TOUT LE TERRITOIRE : POUR LE VERRE
La collecte du verre s’effectue dans les 2 555 silos
en activité répartis en 2 419 silos aériens et 136 silos
enterrés disposés sur l’espace public. Cela représente
une moyenne de 1 silo pour 541 habitants. Le parc
de silos à verre actifs reste constant par rapport à 2017.
Afin d’optimiser la collecte du verre, la Métropole de Lyon
participe au projet européen BIoTope 6 en développant
un pilote dédié. Le dispositif consiste au déploiement :
› de 300 sondes (soit plus de 10 % du parc) dans les silos à verre de plusieurs zones-test du territoire
métropolitain. Ces sondes assurent le suivi du taux
de remplissage des silos, avec une mesure par heure
et une centralisation des données deux fois par jour ;
› de tablettes et d’une application « Smart collecte » dans les camions de collecte. Cet équipement tient compte
des taux de remplissage et renseigne en temps réel sur
le déroulement de la collecte.
Les objectifs d’optimisation poursuivis sont multiples :
meilleure répartition des silos sur le territoire et
information des usagers ; adaptation des tournées
de collectes entrainant une diminution du nombre
de kilomètres parcourus par les camions de collecte
et par conséquent une réduction de la consommation
d’énergie et des nuisances associées (bruit lors
du vidage, pollution générée par les véhicules,
encombrement de la circulation...) ; un service rendu
de meilleure qualité avec moins de silos débordant.
Les premiers résultats obtenus sur le périmètre du pilote sont :
› le partage des informations entre toutes les parties prenantes,
› la confirmation que les silos ne sont, en moyenne, jamais remplis au-delà de 30 à 40 % de leur capacité
totale,
› une version prototype du service Toodego permettant, entre autre, à l’usager de visualiser le silo le plus proche
de sa position géographique.
5. Seuls sont comptabilisés les silos ayant été collectés au moins une fois dans l’année. Ainsi, un conteneur mis en place en fin d’année et n’ayant pas été vidé n’apparait pas dans ce rapport.
6. BIoTope est un projet européen qui a débuté en 2016 et qui réunit une vingtaine d’autres partenaires européens, parmi lesquels l’université finlandaise Aalto, coordinateur du projet, la ville d’Helsinki, la région-capitale de Bruxelles, l’institut allemand Fraunhofer, l’université du Luxembourg et le constructeur automobile BMW. L’objectif de ce projet est de développer de nouveaux services numériques sur des thématiques liées à la vie dans la cité. Un 2e pilote est développé par la Métropole dans le domaine de l’adaptation au changement climatique : le rafraichissement naturel par la végétation.
+ 65 silos mis en place
pour la collecte
des emballages
et papiers
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 25Les déchèteries fixes :
une solution pour les
déchets occasionnels
Avec un réseau de 19 déchèteries fixes, la Métropole
de Lyon offre aux usagers une solution pour déposer
les déchets occasionnels non pris en charge par
la collecte des Ordures Ménagères et Assimilées,
en raison de leur nature ou de leur volume.
La déchèterie est le mode de collecte le mieux adapté
pour collecter les papiers, cartons, métaux, bois, plâtre,
fenêtres, meubles, déchets végétaux et gravats. Elle est
équipée pour recevoir les déchets dangereux* comme
les produits chimiques, les appareils électriques
et électroniques, les huiles, les piles et batteries et autres
lampes fluocompactes.
Les déchèteries publiques ont pour objectif premier
de répondre aux besoins des ménages. Les accès sont
gratuits pour tous les véhicules légers mais limités voire
payants pour les véhicules utilitaires et remorques
de grande capacité. L’ensemble des sites est doté d’un
logiciel d’identification des accès qui assure un contrôle
en temps réel du respect des règles d’accès pour
les véhicules à accès limité. Cet outil permet de limiter
les apports de déchets des professionnels qui peuvent
accéder sur l’agglomération à d’autres installations
davantage adaptées à leurs besoins.
Les alternatives
aux déchèteries fixes
Les déchèteries classiques ne permettent pas de
répondre à l’ensemble des besoins des habitants pour
collecter des déchets produits de manière occasionnelle.
Par exemple, des déchèteries sont parfois saturées
en raison de pics d’apports liés à une production
saisonnière (particulièrement pour les déchets verts).
En milieu urbain, certains usagers ne sont pas véhiculés,
ce qui rend complexe l’accès aux déchèteries.
La Métropole de Lyon développe des initiatives pour
offrir d’autres dispositifs de collecte, adaptés
aux besoins.
› Depuis 2008, la Métropole organise début janvier une collecte de sapins sur l’espace public, sur des lieux
de proximité. En 2018 : 174 points de collecte répartis
sur 64 communes ou arrondissements.
› La Métropole a lancé, en septembre 2018, une expérimentation de déchèteries mobiles au sol,
sur les communes de Lyon et Villeurbanne. Un rendez-
vous mensuel (mercredi, vendredi ou samedi, selon
les sites) est fixé aux habitants de 7 arrondissements
de Lyon et de 2 quartiers de Villeurbanne pour déposer
des cartons, du bois, des métaux, des meubles
et des encombrants.
› Depuis 2015, une collecte saisonnière de déchets verts est mise en place le samedi (de 9h30 à 12h30 et de
13h30 à 16h30), au printemps et à l’automne, dans des
communes éloignées des déchèteries fixes. En 2018,
11 points ont été ouverts à Albigny-sur-Saône, Charly,
Collonges-au-Mont-d’Or, Dardilly, Fontaines-Saint-
Martin, Jonage, Lissieu, Marcy-l’Étoile, Quincieux,
Saint-Cyr-au-Mont-d’Or et Saint-Romain-au-Mont-d’Or.
Au total, les résidents d’une vingtaine de communes
bénéficient de ce dispositif, ce qui soulage les
déchèteries de Champagne-au-Mont-d’Or, Neuville-
Genay ou Saint-Genis-les-Ollières.
› À Lyon, une déchèterie fluviale est en place depuis 2016, à titre expérimental. Elle est amarrée les samedis,
de 9h à 16h, sur le quai Fulchiron (Lyon 5e ), hors période
de crue de la Saône. Ce dispositif permet aux usagers
de déposer leurs déchets électriques et électroniques,
leurs déchets dangereux, les encombrants mais aussi
des cartons, papiers, métaux, meubles et textiles.
› Les ménages disposant de déchets contenant de l’amiante lié* peuvent contacter la Métropole qui,
après vérification, prend en charge une partie
du traitement de ces déchets, à hauteur de 200 kg
par an et par foyer.
› Pour s’adapter aux spécificités des territoires et aux contraintes des habitants, la Métropole fait évoluer
son offre de service en veillant à maîtriser le coût
de gestion. Les éco-organismes opérationnels
(pour les meubles, les DEEE, les DDS) viennent
également compléter l’offre du service public
de gestion des déchets en proposant des solutions
complémentaires de collecte (reprise en magasin
ou à la livraison, partenariat avec des acteurs
de l’économie sociale et solidaire, ...). En outre, la loi
oblige tous les points de vente de piles, accumulateurs,
appareils électriques et électroniques à reprendre
gratuitement les déchets de même nature. À Bron,
Lyon (tous les arrondissements) et Vénissieux,
Éco-Systèmes, éco-organisme agréé pour la gestion
des Déchets d’Équipements Électriques et
Électroniques (DEEE) ménagers, a continué
les collectes solidaires en centre-ville. Ces collectes
se sont déroulées toute l’année (hors été), le samedi,
sur 26 emplacements de collecte différents (squares
ou places). Au total, 54 collectes ont eu lieu.
› DASTRI, l’éco-organisme en charge de la collecte et du traitement des Déchets d’Activité de Soin
à Risque Infectieux (DASRI) soutient des points
de collecte au travers du réseau des pharmacies.
Ces déchets dangereux posent des problèmes
d’hygiène et de sécurité lorsqu’ils sont jetés dans
les bacs de collecte. Les patients en auto-traitement
doivent rapporter leurs déchets perforants dans les
points de collecte répertoriés sur le site http://nous-
collectons.dastri.fr/).
www.grandlyon.com
bachedechetsverts_BAT.indd 1 21/03/2017 16:12:52
174 points de collecte
de sapins
en janvier
11 points de collecte
de déchets verts
au printemps
et à l'automne
Un réseau de
19 déchèteries fixes
sur tout le territoire
et 9 déchèteries
mobiles
expérimentées
à Lyon
et Villeurbanne 2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
26 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLocalisation des déchèteries et quantités collectées en 2018
Lyon 7e
Vénissieux
Feyzin
Saint-Priest
Caluire-et-Cuire
Mions
Pierre-Bénite
Décines-Charpieu
Genas
Rillieux-la-Pape
Vaulx-en-Velin
Villeurbanne Nord
Villeurbanne Sud
Neuville-sur-Saône
Champagne-
au-Mont-d’Or
St-Genis-
les-Ollières
Francheville
Grigny
Lyon 9e
N
› CALUIRE-ET-CUIRE 62, impasse des Lièvres
› CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR Impasse des Anciennes Vignes
› DÉCINES-CHARPIEU 66-68, rue Barbezat
› FEYZIN - 26, rue Léon Blum
› FRANCHEVILLE - 29, route de la Gare
› GENAS - Rue de l’Égalité
› GRIGNY - 28, avenue Chantelot
› LYON 7 e - 12, boulevard de l’Artillerie
› LYON 9 e - 82, avenue Sidoine Apollinaire
› MIONS - Boulevard des Nations
› NEUVILLE-SUR-SAÔNE Avenue des Frères Lumière
› PIERRE-BÉNITE - Chemin de la Gravière
› RILLIEUX-LA-PAPE - Route de Fontaines
› SAINT-GENIS-LES-OLLIÈRES 2, avenue Louis Pradel
› SAINT-PRIEST - Rue du Mâconnais
› VAUX-EN-VELIN - 15, rue Mendès France
› VÉNISSIEUX - Rue Jean Moulin
› VILLEURBANNE NORD Rue Alfred Brinon
› VILLEURBANNE SUD 100-110, avenue Paul Krüger
LA LOCALISATION DES DÉCHÈTERIES
Inférieur à 5 000 tonnes
de 5 000 à 6 999 tonnes
de 7 000 à 8 999 tonnes
supérieur à 9 000 tonnes
0 5 2,5
Kilomètres
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 27Sur le territoire, les performances de tri sont peu
satisfaisantes (refus de tri élevé et taux de captage
des emballages et papiers moyen), la Métropole s’est
donc fixée des objectifs d’amélioration ambitieux
à horizon 2025 :
› Augmenter la collecte des emballages et papiers en collecte sélective de 10 500 tonnes soit 6 kg / an / hab.
› Diminuer les erreurs de tri, avec un objectif de taux de refus de tri à 24 %.
› Augmenter de 3 000 tonnes la collecte du verre soit + 1 kg / an / hab.
Pour atteindre ces objectifs une feuille de route
pour la période 2018 à 2025 a été validée en conseil
métropolitain du 10 décembre 2018. Six axes
la composent :
L’axe n°1 porte sur l’amélioration des performances
de tri en habitat urbain avec des opérations refus
de bacs, le déploiement de point de collecte de proximité,
ou l’identification et la mobilisation des partenaires
(associations, GPV, chambre des métiers, syndics,
bailleurs, services civiques...).
L’axe n°2 concerne l’optimisation des modalités
de collecte avec un travail sur les fréquences de collecte,
un plan d’action spécifique déchets assimilés* (volume
collecté, problématique des cartons, sensibilisation
spécifique...) et des réflexions sur les outils
de pré-collecte.
objectifs
2025 :
LES ACTIONS
D’OPTIMISATION
L’axe n°3 porte sur la mobilisation des grands-lyonnais
grâce à une campagne de sensibilisation de grande
ampleur, à de nouveaux outils de communication adaptés
(jeunesse, applications...), à de la sensibilisation
de proximité ciblée (territoire, public, méthode...),
et des évènements médiatiques.
L’axe n°4 est centré sur la simplification du geste de tri
avec l’extension des consignes à tous les emballages
et la poursuite de l’homogénéisation des bacs de collecte
sélective (couleur des couvercles).
L’axe n°5 vise à inventer la collecte de demain
en développant des dispositifs de tri hors foyer dans
le champ de compétences de la Métropole (cantonniers,
corbeilles de propreté...), en testant des solutions
innovantes (récompense du geste de tri, « nudge »...)
et en adaptant le financement du service aux objectifs
visés.
L’axe n°6 s’intéresse à l’organisation des services
de la Métropole qui participent à l’amélioration du tri.
+ 10 500
tonnes d’emballages
et papiers triés
+ 3 000
tonnes de verre collecté
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
28 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLe tri des emballages
et du papier : équiper,
contrôler et sensibiliser
MISE EN PLACE DE POINTS DE COLLECTE DE PROXIMITÉ
Pour répondre à des problématiques d’erreurs de tri
importantes, la Métropole développe, depuis 2016,
la collecte de proximité en installant des silos aériens
destinés au tri des emballages et papiers, dans certains
ensembles ciblés. Ce type d’actions a fortement
progressé dans le cadre du plan d’amélioration
de la collecte (PAC), avec le soutien de l’éco-organisme
CITEO, en charge des emballages et des papiers.
65 silos ont été implantés en 2018. Les résultats sont très
satisfaisants : la proportion de déchets non conformes
sur certains secteurs est ainsi passée de 70 % à 17 %.
Une enquête réalisée auprès d’habitants des quartiers
concernés a montré que 72 % des personnes interrogées
pensent que « ces nouveaux silos sont une bonne idée
pour améliorer la qualité du tri » et 32 % « ont envie
de trier plus grâce à ces nouveaux équipements ».
Les objectifs visés sont de réduire le taux de refus sur les
secteurs où il est encore supérieur à 40 % et de sécuriser
le geste des bons trieurs.
La mise en place des points de collecte de proximité
est concertée avec les acteurs locaux (communes,
bailleurs,...).
CONTRÔLE DE LA QUALITÉ DU TRI ET REFUS DE BACS
Sur le terrain, les équipes de la Métropole et des
prestataires de collecte effectuent des contrôles
de la qualité du tri qui peuvent donner lieu à des actions
correctives sur la dotation des bacs, à des actions
de sensibilisation ou à des refus de bacs.
Les refus de bacs sont des opérations comportant trois
phases, développées par les agents de la Métropole.
Lors de la première phase, un contrôle des bacs est
effectué avant la collecte pour identifier les adresses
présentant des erreurs de tri importantes. Les usagers
concernés sont sensibilisés en porte-à-porte, dans la
semaine, par les messagers du tri. Lors des deuxièmes
et troisièmes contrôles, les bacs présentant à nouveau
des erreurs de tri et déjà identifiés lors du précédent
passage ne sont pas collectés (refusés) lors de la collecte
sélective. Un scotch de refus de tri est apposé sur le
couvercle du conteneur. Ils sont alors pris en charge
lors de la tournée de collecte des ordures ménagères
résiduelles. La nature de l’erreur de tri constatée est
à nouveau indiquée aux usagers, par affichage ou flyers.
Des équipiers de collecte formés prennent ensuite le
relais pour systématiser les refus de bacs de tri. Les bacs
sont retirés des adresses pour lesquelles les refus de bac
sont récurrents et une collecte de proximité en silo peut
alors être étudiée.
Les équipages de collecte des prestataires sont formés
à la méthodologie des refus de tri par les agents
de la collectivité.
Des opérations de contrôle qualité et de refus de bacs
ont été réalisées à Collonges-au-Mont-d'Or, Dardilly,
Décines-Charpieu, Écully, Genay, Irigny, Jonage, Lyon 4e ,
Lyon 7e , Lyon 8e, Meyzieu, Pierre-Bénite, Saint-Cyr-au-
Mont-d'Or, Saint-Didier-au-Mont-d'Or, Saint-Fons, Saint-
Genis-Laval, Saint-Priest, Solaize, La Tour-de-Salvagny,
Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne.
ACTIONS DE SENSIBILISATION
AU TRI DES DÉCHETS
Toutes les actions ci-dessous sont menées, en régie
ou par les prestataires de collecte, sur une partie
ou l’ensemble des communes mentionnées, à l’échelle
d’une rue, d’un quartier, d’une ronde ou parfois même
d’un immeuble.
Les animations en pied d’immeuble et la sensibilisation
en porte-à-porte permettent de toucher un large public.
Des actions ont été menées à Albigny-sur-Saône, Bron,
Chassieu, Dardilly, Décines-Charpieu, Écully, Grigny,
Jonage, Lyon 3e, Lyon 4e , Lyon 6e, Meyzieu, Neuville-sur-
Saône, Pierre-Bénite, Saint-Genis-Laval, Saint-Priest
et Vénissieux.
En ce qui concerne la sensibilisation des commerçants,
l’accent a été mis sur les cafetiers et restaurateurs à Lyon
et Villeurbanne. Suite à ces opérations, 81 commerçants
ont accepté de signer un engagement relatif au tri
du verre et 10 ont signés une convention d’utilisation
de silos à trappe gros producteurs. Enfin cette démarche
a permis d’identifier 9 emplacements supplémentaires
pour la mise en place de silos à verre avec trappes pour
gros producteurs.
En complément, des animations sont assurées sur
des marchés ou fêtes et évènements. Ces actions permettent
d’apporter des renseignements précis et individualisés.
Ces actions ont été réalisées à Bron, Caluire-et-Cuire,
Champagne-au-Mont-d'Or, Chassieu, Craponne, Dardilly,
Décines-Charpieu, Écully, Feyzin, Fontaines-Saint-Martin,
Fontaines-sur-Saône, Givors, Lyon 3e, Lyon 5e, Lyon 6e, Lyon 7e,
Lyon 8e, Lyon 9e, Montanay, Neuville-sur-Saône, Pierre-
Bénite, Rillieux-la-Pape, Saint-Fons, Saint-Genis-Laval,
Saint-Priest, Sainte-Foy-lès-Lyon, Tassin-la-Demi-Lune,
La Tour-de-Salvagny, Vaulx-en-Velin, Vénissieux
et Villeurbanne.
Cette année, des actions plus spécifiques, dédiées
au tri du verre, ont été menées avec l’intervention
d’un comédien accompagnant les messagers. Ce fut
le cas à Caluire-et-Cuire, Décines-Charpieu, Genay,
Meyzieu, La Mulatière, Oullins, Saint-Priest, Vaulx-en-
Velin, Villeurbanne ainsi que dans les 2e , 3e , 5e, 6e et 7e
arrondissements de Lyon.
Par ailleurs, des formations de relais de proximité sont
dispensées. Elles concernent des publics variés (gardiens
d’immeubles, agents municipaux, personnel hospitalier,
animateurs, agents d’entretien...), et plus généralement
toute personne susceptible de diffuser les consignes
de tri. Des relais de proximité ont été formés à Décines-
Charpieu, Givors, Lyon 8e, Saint-Genis-Laval, Saint-Priest
et Vénissieux. Dans cet objectif, une convention-cadres
de partenariat a été passée avec l’association Mouvement
de palier qui forme et accompagne bénévolement depuis
2015 les personnes qui désirent sensibiliser leurs voisins
et collègues aux enjeux du tri et de la réduction des
déchets. La Métropole a accepté d’apporter son soutien
à l’association pour le déploiement des ambassadeurs
de tri sur de nouveaux espaces : les lieux de travail,
et pour l’expérimentation d’une démarche favorisant
les liens entre habitants et commerçants de proximité.
2 500 jeunes sensibilisés
Environ
27 000 personnes
sensibilisées
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 29Parce qu’ils sont les trieurs de demain et de très bons
relais d’information, les enfants et les jeunes adultes
(écoliers, collégiens et étudiants) sont une cible
privilégiée des enseignements au tri. Ils sont sensibilisés
lors d’animations organisées, notamment en périscolaire,
par la Métropole et par les associations conventionnées
avec la collectivité dans le cadre du plan éco-citoyen.
VISITES DES DEUX CENTRES DE TRI
Enfin, le dispositif de sensibilisation est complété par
l’organisation de visites de centre de tri permettant
de mieux comprendre les consignes de tri et la gestion
des déchets, en milieu industriel. 313 visites de centre
de tri ont été faites, soit 7 022 personnes sensibilisées.
La collecte du verre :
challenger les collectivités
Les actions visant à dynamiser la collecte du verre
ont continué à être menées sur le territoire.
La Métropole de Lyon a poursuivi l’opération des
« Trophées du Verre » : chaque année, la commune
enregistrant la meilleure progression de recyclage
du verre est récompensée. Cette édition a porté sur
les tonnages de verre triés en 2018 ainsi que sur le
dynamisme des communes à promouvoir le tri du verre.
49 communes et arrondissements7 ont choisi
de s’engager dans une démarche plus globale
de communication et d’incitation au tri du verre,
soit quatre de plus qu’en 2016.
Ce travail de concertation avec les mairies a permis
la mise en place de nouveaux silos.
LES LAURÉATS 2018 SONT :
› Trophée du verre de la commune de plus de 20 000 habitants : Lyon 2e.
› Trophée du verre de la commune de moins de 20 000 habitants : Vernaison.
Exemplarité des agents :
tous au tri
Les travaux initialement menés en 2015 et l’action
« Exemplarité » du programme d’amélioration
de la collecte des papiers et des emballages ont été
consolidés. Le développement d’équipements de collecte
continue, l’objectif étant de l’étendre à l'ensemble des
locaux métropolitains. Les messagers du tri interviennent
régulièrement dans les bâtiments équipés pour
sensibiliser leurs collègues.
7. Les challengeurs : Albigny-
sur-Saône, Bron, Caluire-et-
Cuire, Champagne-au-Mont-
d'Or, Charbonnières-les-Bains,
Charly, Collonges-au-Mont-d'Or,
Corbas, Craponne, Curis-au-
Mont-d'Or, Dardilly, Décines-
Charpieu, Feyzin, Fontaines-
Saint-Martin, Francheville,
Grigny, Irigny, La Mulatière,
Limonest, Lissieu, Lyon 2e,
Lyon 3e, Lyon 4e , Lyon 6e, Lyon
7e, Lyon 8e , Mions, Montanay,
Neuville-sur-Saône, Pierre-
Bénite, Poleymieux-au-Mont-
d'Or, Quincieux, Rillieux-la-Pape,
Saint-Cyr-au-Mont-d'Or,
Saint-Didier-au-Mont-d'Or,
Saint-Fons, Saint-Genis-Laval,
Saint-Genis-les-Ollières,
Saint-Germain-au Mont-d'Or,
Saint-Priest, Saint-Romain-au-
Mont-d'Or, Sainte-Foy-lès-Lyon,
Sathonay-Camp, Tassin-la-Demi-
Lune, Vaulx-en-Velin, Vénissieux,
Vernaison et Villeurbanne.
Les déchets
des professionnels
La Métropole est compétente pour la collecte
et le traitement des Déchets Ménagers et Assimilés.
Le terme « assimilés » se rapporte aux déchets des
producteurs non ménagers (entreprises, administrations,
associations, ...). La collectivité collecte les déchets
de ces établissements en même quantité et de même
qualité que ceux d’un ménage. Ainsi, elle collecte au
maximum 840 litres par semaine et par producteur non
ménager (à noter que cette quantité intègre à la fois les
ordures ménagères résiduelles et la collecte sélective).
Pour les apports en déchèterie, une limitation
à 4 passages par mois a été fixée pour les véhicules
utilitaires et les remorques.
Depuis 2007, la Métropole accompagne les producteurs
non ménagers pour les aider dans la gestion de
leurs déchets et les orienter vers des prestataires
privés de collecte, le cas échéant. Dans ce cadre,
75 établissements ont été sensibilisés avec une mise
en conformité de leur dispositif de collecte, en 2018.
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
30 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS : RÉSULTATS
QUANTITATIFS ET QUALITATIFS
Évolution de la quantité de DMA collectés :
une hausse supérieure à l’augmentation
de la population Le tonnage global de Déchets
Ménagers
Assimilés collectés
augmente :
+ 1,6 % entre 2017 et 2018,
(soit + 8 454 t.) alors
que la population
a augmenté de
0,8 %
QUANTITÉ COLLECTÉE
(en tonne) 2016 2017 2018
Évolution
2017-2018
Population de référence 1 354 476 1 370 678 1 381 249 + 0,8 %
Ordures ménagères résiduelles 309 617 310 504 316 246 + 1,8 %
Emballages légers et papier
(collecte sélective) 64 127 64 102 62 692 - 2,2 %
Emballages en verre
(collecte sélective) 29 077 29 688 31 050 + 4,6 %
Sous-total ordures ménagères 402 821 404 293 409 988 + 1,4 %
Déchèteries 133 016 132 540 135 122 + 1,9 %
Collectes ponctuelles 8 647 815 995 + 22,1 %
Sous-total déchets occasionnels 133 663 133 355 136 117 + 2,1 %
Total déchets ménagers assimilés 536 484 537 648 546 106 + 1,6 %
Il s’agit là des tonnages collectés et apportés en sites
de traitement.
Les tonnages d’ordures ménagères et de déchets
collectés en déchèteries augmentent sensiblement (+ 2 %)
alors qu’ils étaient restés stables entre 2016 et 2017.
La collecte du verre progresse nettement cette année,
avec une augmentation de près de 5 %. Depuis 2010,
ce flux a augmenté de 27 %. À contrario, la collecte
sélective des emballages légers et papiers est en baisse
(- 2 %) par rapport à l’année précédente, pour la première
fois depuis 2015.
Cette baisse de 1 410 tonnes est en partie le résultat
de la mise en place de silos de proximité pour laquelle
on constate une baisse des quantités mais une nette
amélioration de la qualité.
Les collectes ponctuelles prises en compte sont les
collectes saisonnières de déchets verts, celle des
sapins, la collecte d’amiante, et les tonnages collectés
par la déchèterie fluviale River’Tri et par les déchèteries
mobiles. Au global, ces tonnages présentent, comme
en 2017, une forte augmentation (+ 26 % en 2017 et + 22 %
en 2018). Le détail est présenté en page 35.
8. Alternatives aux déchèteries
fixes
Évolution de la quantité de DMA collectés
+ 5 % de verre collecté
par rapport à 2018
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 31Le potentiel de reduction des OMA
La carte ci-après présente la quantité d’Ordures Ménagères et Assimilées (OMr + emballages légers + papiers + verre) produites par habitant et par commune.
Quincieux
Genay
St-Germain
Poleymieux Couzon
St-Romain
St-Cyr St-Dider
Limonest
Dardilly
Champagne
Écully Charbonnières
La Tour
Lissieu
Collonges
Curis
Albigny
Neuville
Montanay
Fleurieu
Cailloux
Rochetaillée
Fontaines
St-Martin
Sathonay
Village
Sathonay
Camp
Fontaines
s/ Saône
Marcy
l’Étoile
St-Genis
Les-Ollières Tassin
Lyon 5
Lyon 2
Lyon 7 Lyon 8
Lyon 3
Lyon 9 Lyon 4
Lyon 6 Lyon 1
Craponne
Francheville Ste-Foy
La Mulatière
Oullins
St-Fons
Pierre-Bénite
St-Genis-Laval
Irigny
Charly
Vernaison
Grigny
Givors
Solaize
Feyzin
Vénissieux
Bron
Chassieu
St-Priest
Corbas
Mions
Villeurbanne
Caluire
Rillieux
Vaulx
Décines
Meyzieu
Jonage
N
ÉVOLUTION DE LA QUANTITÉ
COLLECTÉE
MOYENNE MÉTROPOLITAINE
296,76 KG / HAB
Quantité par habitant inférieure
à la moyenne métropolitaine
et en baisse par rapport à 2017
Quantité par habitant inférieure
à la moyenne métropolitaine
et en augmentation par rapport
à 2017
Quantité par habitant supérieure
à la moyenne métropolitaine
et en baisse par rapport à 2017
Quantité par habitant supérieure
à la moyenne métropolitaine
et en augmentation par rapport
à 2017
0 5 2,5
Kilomètres
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
32 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSQUANTITÉ COLLECTÉE
(en kg par an et par
habitant)
Base 2010 2016 2017 2018 Évolution 2017-2018 Évolution 2010-2018
Ordures ménagères
résiduelles 247,2 228,6 226,5 229,0 + 1,1 % - 7,4 %
Emballages et papier
(collecte sélective) 49,8 47,3 46,8 45,4 - 2,9 % - 8,9 %
Emballages en verre 19,3 21,5 21,7 22,5 + 3,8 % + 16,6 %
Sous total ordures
ménagères 316,3 297,4 295,0 296,8 + 0,6 % - 6,2 %
Déchèteries 97,8 98,2 96,7 97,8 + 1,2 % - 1,0 %
Collectes ponctuelles
(alternatives aux
déchèteries fixes)
0 0,48 0,59 0,72 + 21,2 % -
Sous-total déchets
occasionnels 97,8 98,7 97,3 98,5 + 1,3 % 0,8 %
Total déchets ménagers
assimilés 414,1 396,1 392,2 395.4 + 0,8 % - 4,5 %
Quantité collectée par habitant (en kg par an et par habitant)
Qualité des emballages
et papiers collectés séparément
QUANTITÉ COLLECTÉE
(en tonnes) 2016 2017 2018
Évolution
2017-2018
Tonnages recyclés 43 459 40 636 38 760 - 4,6 %
Tonnages de refus de tri 18 822 20 868 21 660 + 3,8 %
Taux de refus 30,2 % 33,9 % 35,8 % + 5,7 %
Évolution de la qualité des emballages légers collectés séparément
sur les 3 dernières années
Les tonnages recyclés ci-dessus sont les tonnages acceptés par les filières de recyclage des matériaux issus de la collecte sélective (emballages légers et papiers – hors verre). Ils sont donc le reflet du tri effectué par les habitants mais aussi du process des sites de traitement qui sont vieillissants et des exigences accrues des filières de recyclage.
Ces tonnages recyclés ne tiennent pas compte des stocks de matière dans les centres de tri. Fin 2018, ces stocks étaient de 1 856 tonnes (contre 1 423 tonnes, à fin 2017).
Réduction
des Déchets
Ménagers et
Assimilés produits
(en kg / hab.) :
la quantité de DMA
a baissé de
4,5 % de 2010 à 2018
De 2017 à 2018, la tendance de la progression en quantité
produite par habitant est sensiblement la même que pour
les tonnages globaux. Néanmoins, les augmentations
sont moins fortes et les baisses plus importantes. Ceci est
lié à l’augmentation de la population de + 0,8 %. On note :
› une augmentation de la production d’ordures ménagères résiduelles (+ 1,1 %, soit + 2,5 kg
par habitant) et de la quantité de déchets apportés
en déchèteries (+ 1,2 %, soit + 1,1 kg par habitant),
› une baisse de la collecte sélective des emballages légers et papiers (- 2,9 %, soit 1,4 kg produits en moins
par habitant),
› une forte hausse de la quantité de verre trié par habitant (+ 3,8 %, soit + 1,2 kg),
› une très forte hausse des quantités de déchets triés dans les dispositifs de collectes ponctuelles (+ 21,2 %),
du fait du développement de ces collectes en 2018.
› pour le verre, on note une progression de 3,2 kg / hab., entre 2010 et 2018, alors que la quantité produite par
habitant baisse de 18,2 kg pour les ordures ménagères
résiduelles et de 4,4 kg pour les emballages légers
et papiers. Cela démontre une nette amélioration
du geste de tri du verre.
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 33Quantité collectée par déchèterie de 2016 à 2018 (données en tonnes)
Commune - Déchèterie
Tonnages
2016 2017 2018
Caluire-et-Cuire 5 863 6 817 7 767
Champagne-au-Mont-d’Or 9 175 8 359 8 678
Décines-Charpieu 7 624 7 935 8 787
Feyzin 1 953 2 474 3 070
Francheville 7 416 8 035 8 366
Genas 10 721 9 643 9 414
Grigny 4 852 5 041 5 128
Lyon 7e 8 634 8 397 8 617
Lyon 9e 10 491 10 036 9 512
Mions 5 662 5 655 5 873
Neuville-sur-Saône 7 113 6 938 6 736
Pierre-Bénite 7 657 7 346 7 636
Rillieux-la-Pape 7 017 6 722 6 739
Saint-Genis-les-Ollières 7 959 8 036 7 844
Saint-Priest 5 528 5 247 5 235
Vaulx-en-Velin 5 076 4 881 5 087
Vénissieux 5 706 5 612 5 423
Villeurbanne Nord 5 229 6 189 5 898
Villeurbanne Sud 9 340 9 176 9 312
Total 133 016 132 540 135 122
Quantité et type de déchets déposés en déchèterie de 2016 à 2018 (données en tonnes)
Type de déchets 2016 2017 2018 Part en 2018 Évolution 2017-2018
Cartons, papiers 8 110 8 038 8 287 6 % + 3,1 % + 250
Métaux en mélange 6 630 6 454 6 552 5 % + 1,5 % + 98
Bois 16 478 15 952 16 476 12 % + 3,3 % + 524
Plâtre 3 644 3 763 3 984 3 % + 5,9 % + 220
DEEE 6 028 5 824 5 642 4 % - 3,1 % - 183
Fenêtres 36 47 3 0 % - 94,6 % - 44
Meubles 9 388 12 635 13 846 10 % + 9,6 % + 1 211
Textiles 485 608 674 < 1 % + 10,9 % + 67
Déchets verts 31 975 28 621 28 639 21 % + 0,1 % + 18
DDM (filière DDS
et hors filière) 1 598 1 720 1 474 1 % - 14,3 % - 246
Gravats 30 736 30 637 30 094 22 % - 1,8 % - 543
Encombrants
non valorisés 17 906 18 241 19 452 14 % + 6,6 % + 1 211
Total 133 016 132 540 135 122 100 % + 2 % + 2 582
Quantité et qualité de la collecte en déchèteries
DEPUIS 2015,
+ DE 2
MILLIONS D’ACCÈS ANNUELS
DANS LES
DÉCHÈTERIES
EN 2018, LA FRÉQUENTATION
A DE NOUVEAU
AUGMENTÉ DE
+ 2,1 % PAR RAPPORT À 2017
135 122
TONNES de déchets
apportés
en déchèteries
(hors donneries)
=
97,8 KILOS par habitant
en 2018
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
34 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLa quantité de déchets déposés en déchèterie
a augmenté de 2 582 tonnes par rapport à 2017, avec une
stabilité de la collecte de déchets végétaux (+ 18 t.) mais
une forte augmentation des encombrants (+ 1 211 t.).
La quantité de meubles continue à augmenter (+ 1 211 t.) :
2018 correspond à une année de dotation complète sur
les 15 déchèteries équipées de bennes séparées pour
ce flux (en 2017, 3 déchèteries n’ont été équipées
qu’à partir de mars). Les autres flux sont tous repartis
à la hausse, à l’exception des gravats (- 543 t.) et des
déchets dangereux – produits chimiques (- 246 tonnes).
Le gisement des déchets d’équipements électriques
et électroniques et de batteries envoyés vers les unités
de traitement diminue, respectivement de - 3 % (- 183 t.)
et - 17 % en un an (- 19 tonnes), en lien avec une forte
pression de la récupération non autorisée en déchèterie.
Le flux fenêtres, quant à lui, baisse énormément (- 95 %)
du fait de l’arrêt de la collecte séparée en attendant
un nouveau marché dédié à ce flux (renouvellement
prévu en 2019).
Le déploiement de nouvelles filières de recyclage
(bois, plâtre) et des filières à responsabilité élargie
du producteur, en partenariat avec des éco-organismes
(pour les DEEE, les meubles, les DDS, les textiles), permet
d’améliorer les performances de tri et de valorisation.
Néanmoins, cela exige un meilleur accompagnement
des usagers. Les agents d’accueil en déchèterie, en plus
des missions traditionnelles d’entretien et de gestion
courante du site, ont donc pour mission l’accueil
et le conseil aux usagers.
Le recyclage de certains déchets permet également
de contribuer à des actions de solidarité. Par exemple,
les radiographies argentiques sont collectées sur toutes
les déchèteries par l’association « Terre d’Amitié ».
Leur revente à un recycleur spécialisé assure
le financement de projets de solidarité en Afrique.
Les palettes en bois sont également collectées
séparément dans la plupart des déchèteries au profit
de l’association « Les Rouilleurs de Sainte-Foy-lès-Lyon »,
ce qui aide à financer des projets de réinsertion pour
des personnes en difficulté.
Cartons, papiers : 6 %
Acier : 5 %
Bois : 12 %
Plâtre : 3 %
DEEE : 4 %
DDM : 1 %
Fenêtres : 0 %9
Meubles : 10 %
Textiles : 1 %9
Déchets verts : 21 %
Gravats : 22 %
Encombrants non
valorisés : 15 %
Types de déchets déposés en déchèterie
Collectes alternatives
aux déchèteries : vers plus
de déchets valorisés
La collecte saisonnière de déchets verts en point
d’apport volontaire est en forte augmentation avec
536 tonnes collectées (440 t. en 2017). Celle des sapins
atteint 253 tonnes, soit une augmentation de 51 tonnes,
par rapport à 2017. Ces deux flux ont été orientés
vers des plateformes de compostage pour être traités
en valorisation organique*.
Les neuf déchèteries mobiles au sol organisées
de septembre à décembre, sur Lyon et Villeurbanne,
ont permis de collecter 81 tonnes de déchets (quantité
estimée) dont 60 % de déchets d’éléments d’ameublement
(DEA) pris en charge par l’éco-organisme Éco-mobilier.
Au total, 87 % des déchets collectés ont rejoint une filière
de valorisation matière, alors que la totalité des déchets
encombrants collectés en bennes sur Lyon jusqu’en 2016
partait en enfouissement.
La déchèterie fluviale a permis d’orienter 170 tonnes
vers les filières de traitement, dont 80 % vers
la valorisation matière.
9. Inférieur à 0,5 %
QUELQUES SOLUTIONS COMPLÉMENTAIRES
DE COLLECTE HORS SERVICE PUBLIC
› DEEE - Éco-Systèmes a continué les collectes de proximité au sein de l’habitat collectif pour 14 tonnes.
L’éco-organisme a continué ses partenariats avec
les distributeurs, les centres de service agréés
et les entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire.
Les collectes de DEEE « en centre-ville » ont
représenté 72 tonnes (+ 12 %) déposées par les
usagers correspondant à 5 776 visites. Cette collecte
est « préservante » : elle permet le réemploi ou la
réutilisation des équipements pouvant encore servir
pour leur fonction initiale. Ces dispositifs participent
aux efforts de prévention des déchets. Suivant
les catégories, entre 10 et 30 % des apports peuvent
bénéficier d’une seconde vie. Les autres apports
sont acheminés vers des centres de dépollution
et de recyclage identiques à ceux des DEEE collectés
en déchèterie.
› Textiles - collecte via près de 480 bornes situées sur le domaine public et privé : 3 902 tonnes
(hors tonnage collecté en déchèterie).
2. LA COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA) 35LE TRAITEMENT
DES DÉCHETS
3Le traitement comprend toutes les opérations de :
› valorisation matière : recyclage (compostage, réutilisation* ou régénération*), remblaiement et
production de combustibles de solides de récupérations,
› valorisation énergétique,
› élimination en installation de stockage des déchets.
Les déchets collectés sont orientés vers un de ces modes
de traitement. Cela ne signifie pas que toutes les tonnes
envoyées suivront ce mode de traitement. En effet,
certaines, de par leur nature, devront être réorientées
vers un autre type de traitement. Par exemple, les déchets
végétaux sont orientés vers le compostage (valorisation
matière), mais la totalité des tonnes entrantes sur site
de compostage ne peuvent être compostées :
› les branches trop épaisses sont régénérées en combustibles pour alimenter des chaudières à bois,
› les petites pierres et autres déchets inertes* sont utilisés en remblaiement ou envoyés en stockage.
Par ailleurs, le process de chaque mode de traitement
peut engendrer la production de nouveaux déchets,
les résidus ou sous-produits de traitement, qui doivent
à leur tour être traités. Par exemple, les déchets orientés
vers la valorisation énergétique sont incinérés.
Leur combustion génère des mâchefers mais aussi des
résidus de fumées d’incinération (les suies et gâteaux).
Ces déchets secondaires sont orientés vers des filières
adaptées :
› les suies et gâteaux (Résidus d’Épuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères - REFIOM*) sont
orientés vers une installation de stockage des déchets
(élimination) ou vers des exploitations de cavités
de saumure (valorisation matière),
› les mâchefers, part des déchets qui ne brûle pas, sont transportés vers une plateforme de maturation.
Ils pourront ensuite être orientés vers la valorisation
matière (remblai en sous-couche routière),
› les métaux issus des mâchefers (extraits en usine d’incinération ou sur plateforme de maturation) sont
orientés vers le recyclage.
Ainsi, les sous-produits d’un mode de traitement font
eux-mêmes l’objet d’un traitement, jusqu’à ce qu’on ne
puisse plus les traiter. On parle alors de déchet ultime.
Après leur collecte, les Déchets Ménagers et Assimilés
ont été majoritairement orientés vers l’incinération
avec production d’énergie (62 %) et aussi vers :
› la valorisation matière de type recyclage : 29 % (identique à 2017),
› la valorisation matière hors recyclage (déchets utilisés pour le remblaiement de carrière) : 2 % (comme en 2017),
› le stockage : 7 % (9 % en 2017).
Modes de traitement suivis par
les Déchets Ménagers et Assimilés en 2018
Valorisation
énergétique : 62 %
Valorisation matière -
Recyclage : 29 %
Valorisation matière -
Hors recyclage : 2 %
Stockage : 7 %
LES DIFFÉRENTS
TRAITEMENTS
62 % sont valorisés
énergétiquement
31 % font l’objet
d’une valorisation
matière
7 % sont stockés
PARMI LES
DÉCHETS
MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS :
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 3772 % DES DÉCHETS
DE DÉCHÈTERIES
ONT ÉTÉ
ORIENTÉS VERS
LA VALORISATION
MATIÈRE
TONNAGES
VALORISÉS
MATIÈRE EN
HAUSSE DE
2 %
13 846
tonnes DE MEUBLES
ONT ÉTÉ
VALORISÉES
(+ 10 %)
ZOOM SUR LE DEVENIR
DES DÉCHETS DE DÉCHÈTERIES
Globalement, la part de chaque mode de traitement
est la même qu’en 2016 et 2017.
Les quantités de matériaux orientés vers la valorisation
matière et provenant des déchèteries augmentent
de 2 % cette année, soit 1 753 tonnes, avec une
augmentation de plus de 10 % des flux meubles et textiles
(pour 1 277 tonnes) et une évolution comprise entre
5 et 10 % pour les flux cartons, plâtre et huile de vidange
(pour 474 tonnes). Les flux dont l’évolution est à la baisse
sont les fenêtres, les gravats et les DEEE (pour 697 tonnes).
Pour les fenêtres, la baisse s’explique par la fin du marché
de reprise courant 2018. Un nouveau cadre d’achat sera
en place courant 2019 et étendu à plusieurs déchèteries.
La valorisation énergétique reste stable (1 % des
tonnages pris en charge).
La quantité de déchets envoyés en stockage augmente
de 3 % par rapport à 2017 (1 067 tonnes) essentiellement
due à l’augmentation des encombrants (+ 1211 tonnes,
soit + 7 %). La part du stockage reste cependant stable
par rapport à 2017.
Valorisation énergétique : < 1 %
Installation de stockage des déchets : 28 %
Valorisation matière : 72 %
Les modes de traitement des déchets de déchèteries (en tonnes)
2016 :
19 décheteries
133 016 t
2017 :
19 décheteries
132 640 t
2018 :
19 décheteries
135 122 t
0
20 000
40 000
60 000
80 000
100 000
86 730 85 784 87 441
Valorisation matière
Recyclage
9 079 9 175
Valorisation matière
Hors recyclage
1 313 1 452 1209
Valorisation
énergétique
36 226 37 293
Installation de
stockage des déchets
35 977
8 996
LES DÉCHETS DE DÉCHÈTERIES ONT MAJORITAIREMENT ÉTÉ ORIENTÉS VERS LA VALORISATION MATIÈRE (72 %)
2018
19 déchèteries
135 122 t.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
38 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLes modes de traitement principaux des déchets issus des déchèteries (en tonnes)
Mode de traitement et quantité 2018 Types de déchets Tonnages 2016 Tonnages 2017 Tonnages 2018 Évolution 2017-2018
Valorisation matière
96 616 t
Recyclage - Régénération
ou réutilisation
(certains DEEE et textiles)
Cartons 4 988 4 938 5 180 + 5 %
Papiers 3 122 3 100 3 107 0 %
Métaux en mélange 6 630 6 454 6 552 + 2 %
Bois 16 478 15 952 16 476 + 3 %
Plâtre 3 644 3 763 3 984 + 6 %
DDM : Huile de vidange 138 142 153 + 8 %
DDM : Batteries 113 94 75 - 20 %
DDM : Piles 34 33 32 - 1 %
Déchets d’Équipements
Électriques et
Électroniques (DEEE)
6 028 5 824 5 642 - 3 %
Fenêtres 36 47 3 - 95 %
Meubles 9 388 12 635 13 846 + 10 %
Gravats 3 669 3 573 3 078 - 14 %
Textiles 485 608 674 + 11 %
Recyclage - Compostage Déchets verts 31 975 28 621 28 639 0 %
Remblaiement Gravats 8 996 9 079 9 175 + 1 %
Valorisation énergétique
1 213 t Valorisation énergétique
DDM : Autres
Déchets Dangereux
des Ménages
1 313 1 452 1 213 - 16 %
Stockage
37 293 t
Stockage en installation
de stockage de déchets
inertes (gravats) et non
dangereux (encombrants)
Gravats 18 071 17 985 17 841 - 1 %
Encombrants 17 906 18 241 19 452 + 7 %
133 016 132 540 135 122 + 2 %
Les déchets verts déposés en déchèteries (comme ceux
des collectes ponctuelles saisonnières) font l’objet
d’une valorisation organique. Leur compostage consiste
en une fermentation aérobie (en présence d’air) qui
dégrade la matière organique. Ce traitement s’effectue
sur des sites de compostage contrôlés. En quelques mois,
ils sont transformés en compost, un amendement
organique pour les sols de culture qui se substitue
aux engrais chimiques. Leur tonnage est resté stable
par rapport à l’année dernière (+ 18 tonnes). Le flux
des déchets verts est le plus impacté par les variations
saisonnières et météorologiques. Les pics de production
génèrent donc des pics de fréquentation pour de
nombreuses déchèteries (hors Lyon et Villeurbanne).
Malgré la montée en puissance de la collecte de meubles
(+ 10 %, + 1 211 tonnes), avec 15 déchèteries équipées
de bennes dédiées aux déchets d’éléments
d’ameublement sur une année pleine, les déchets en bois
et les déchets en métal augmentent respectivement
de 3 et 2 % (+ 622 tonnes au total). Le bois est
majoritairement valorisé en matière pour la fabrication
de panneaux de particules. Les métaux sont recyclés
dans des aciéries ou fonderies.
Les gravats sont orientés prioritairement vers
la valorisation matière, selon les besoins des filières :
utilisation en remblaiement de carrières ou réutilisation
en applications routières, après recyclage en graves
de déconstruction. Les gravats n’ayant pu être valorisés
sont envoyés en installations de stockage de déchets
inertes.
Tous les déchets dangereux collectés en déchèterie sont
traités dans des filières spécialisées, pour en maîtriser
l’impact sur l’environnement (pollutions du sol, de l’air,
de l’eau). Il existe deux voies de traitement : le recyclage
matière (c’est le cas par exemple pour les piles, batteries
et huiles de vidange) ou la valorisation énergétique
(peintures, solvants…) dans des incinérateurs dotés
de systèmes de traitement de fumées adaptés.
Les DEEE sont orientés majoritairement vers le recyclage
(> 75 %).
AUGMENTATION DES
TONNAGES TRAITÉS :
+ 2 %
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 39ZOOM SUR LE RECYCLAGE
DES EMBALLAGES ET PAPIERS
ISSUS DE LA COLLECTE SÉPARÉE
Les résultats :
baisse des performances
Une fois collectés, les emballages légers (c’est-à-
dire hors verre) et les papiers triés par les habitants
sont transportés jusqu’aux centres de tri. Ils sont alors
séparés par catégorie de matériau, puis expédiés vers
des filières de recyclage. En 2018, trois centres de tri
ont accueilli la collecte sélective issue des déchets
ménagers de la Métropole :
› pour les emballages légers et papiers en mélange : - Centre de tri Veolia (Rillieux-la-Pape) : 40 856 tonnes,
- Centre de tri Nicollin (Saint-Fons) : 21 805 tonnes,
› pour les papiers de Quincieux collectés en apport volontaire :
- Société RDS (réception à Vénissieux et tri à L’Horme) :
31 tonnes.
Soit 62 692 tonnes de déchets issues de la collecte
sélective pour 38 772 tonnes orientées vers le recyclage.
Dans les centres de tri, les refus, erreurs de tri des
habitants sont séparés des matériaux recyclables.
En 2018, ils ont été, à 94,7 %, dirigés vers la valorisation
énergétique dans l’une des deux UTVE de la Métropole
(20 508 tonnes). En période de délestage des 2 UTVE,
189 tonnes (0,9 %) ont dû être orientées vers des usines
d’incinération extérieures à la Métropole et 235 tonnes
(1,1 %) vers une installation de stockage de déchets non
dangereux (ISDND). Les refus de tri volumineux, quant
à eux, sont isolés des autres refus car ils ne peuvent
pas être traités en UTVE, en raison de leur taille trop
importante. 716 tonnes (3,3 %) ont ainsi été dirigées vers
la filière de stockage (ISDND). Enfin, 12 tonnes de gros
refus en plastique et de DEEE ont été orientées vers
la valorisation matière.
Les emballages en verre triés par les habitants sont
acheminés vers une plateforme de massification avant
d’être rechargés vers des usines, où ils seront recyclés
en bouteilles de verre après avoir été transformés
en calcin.
QUANTITÉ RECYCLÉE
(HORS VERRE)
› 38 772 tonnes
REFUS DE TRI
› 21 660 tonnes
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
40 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSQuantité recyclée par matériaux issus de la collecte sélective (en tonnes)
Les matériaux recyclés provenant de la collecte
séparée des papiers et emballages (hors verre) baissent
considérablement, pour la deuxième année consécutive
(- 1 874 tonnes). Dans le détail, c’est la quantité
de papiers recyclés qui accuse la plus forte baisse
(- 3 666 tonnes). Cette tendance est bien supérieure
à celle constatée sur le gisement mis sur le marché,
liée au développement de supports numériques.
Elle peut, en partie, s’expliquer par les exigences
renforcées des filières de recyclage, liées au contexte
mondial encore difficile, en 2018.
La quantité de verre recyclé baisse cette année alors que
la quantité collectée a augmentée de 5 %. La plateforme
de massification du verre présente un stock très élevé
fin 2018.
Matériaux Tonnage recyclé en 2016 Tonnage recyclé en 2017 Tonnage recyclé en 2018 Évolution 2017-2018
Emballages en acier 1 064 928 953 + 2,7 %
Emballages en aluminium 190 134 101 - 25,0 %
Emballages
en papier / carton 12 138 12 512 14 153 + 13,1 %
Briques alimentaires 595 406 441 + 8,6 %
Emballages en plastique 2 952 3 082 3 206 + 4,0 %
Emballages en verre 30 102 30 681 30 291 - 1,3 %
Papiers 26 505 23 572 19 906 - 15,6 %
Sous-total emballages
(légers + verre) 47 041 47 742 49 145 + 1,5 %
Sous-total emballages
et papiers (hors verre) 43 444 40 633 38 760 - 6,5 %
Total emballages (légers &
verre) et papiers 73 546 71 313 69 051 - 3,0 %
Objectif national :
le recyclage de 75 %
des emballages
Pour le calcul des performances de recyclage,
le gisement de déchets peut être estimé selon 2 sources :
› estimation à l’échelle nationale par l’organisme CITEO11, mise à jour dans le cadre du nouveau contrat d’action
pour la performance conclue entre l’éco-organisme
et les collectivités ;
› estimation à l’échelle locale, suite à la nouvelle étude de caractérisation des ordures ménagères (MODECOM*)
menée en 2018 sur le territoire grand-lyonnais.
Les gisements estimés ont donc évolué par rapport aux
précédentes communications sur le sujet (basées sur
des données antérieures). Par conséquent, les résultats
2016 et 2017 ont été recalculés sur la base des nouvelles
données.
10. La loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dit « Grenelle 1 », a été promulguée le 3 août 2009. 11. Suite à la publication de l’arrêté du 23 août 2017, la Métropole a pris acte de la fusion des sociétés EcoFolio et Eco-Emballages sous la nouvelle entité SREP SA. La SREP SA a adopté en septembre 2017 la marque commerciale Citeo : elle reprend les engagements pris par les 2 anciens éco-organismes dans le cadre de leurs agréments respectifs. Eco-Emballages était l’éco-organisme agréé pour la filière des emballages ménagers, agrément 2011-2016 prolongé en 2017. EcoFolio était l’éco-organisme de la filière papiers graphiques.
Dans un souci d’homogénéité nationale, CITEO a établi
une méthodologie pour le calcul du taux moyen
de recyclage. C’est cette méthodologie qui a été suivie
dans ce rapport. Ainsi, sont prises en compte les tonnes
recyclées de :
› emballages en plastique, carton, papier, verre, acier et aluminium issus de la collecte sélective,
› acier et aluminium issus des mâchefers d’incinération des DMA, à hauteur de 50 % de leur poids,
› emballages en carton issus des déchèteries, à hauteur de 28 % du total de fibreux collecté par la collectivité.
La formule de calcul du taux de recyclage est :
4
Perf. métaux
Gist. métaux
Perf. Papiers – cartons
Gist. Papiers – cartons
Perf. plastiques
Gist. plastiques
Perf. verre
Gist. verre
LA LOI
GRENELLE 1 10
FIXE L’OBJECTIF
D’ATTEINDRE UN
TAUX DE RECYCLAGE
DES DÉCHETS
D’EMBALLAGES DE
75 %
Ces chiffres ne tiennent pas compte des éventuels stocks
de matière en attente d’évacuation par les centres de tri.
Les matériaux recyclés provenant de la collecte séparée
des papiers et emballages (hors verre) baissent, pour
la deuxième année consécutive (- 1 874 tonnes). Dans
le détail, c’est la quantité de papiers recyclés qui accuse
la plus forte baisse (- 3 666 tonnes).
La quantité de verre recyclé baisse cette année
alors que la quantité collectée a augmentée de 5 %.
La plateforme de massification du verre présente,
en effet, un stock très élevé fin 2018.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 41Le taux moyen de recyclage est donc respectivement
de 48,8 % (CITEO) et 40,4 % (MODECOM). Dans les 2 cas,
des efforts doivent être fournis pour tendre à l’objectif
du Grenelle. La quantité recyclée en kg par habitant est
en légère hausse par rapport à 2017. Le niveau de 2016
est quasiment atteint (voir taux de recyclage ci-après).
Au regard des chiffres du MODECOM, les performances
de recyclage des emballages en verre et en plastique
sont meilleures que si l’on se rapporte au gisement
national. En revanche, pour les autres flux, le taux
est moins bon.
Le taux de recyclage du verre est proche de l’objectif
de 75 % (gisement MODECOM). Si l’on se réfère au
gisement estimé par CITEO, 2 / 3 du gisement est recyclé.
2018
Tonnage
recyclé
Performance
(en kg / hab.)
Perf. / gisement
CITEO
Perf. / gisement
MODECOM
Emballages
acier / alu 3 668,140 2,656 51,1 % 35,5 %
Emballages
carton / papier 14 594,290 10,566 66,9 % 29,6 %
Emballages
plastique 3 205,770 2,321 13,9 % 24,6 %
Emballages
verre 30 290,840 21,930 63,4 % 72,2 %
Total 51 759,040 37,473 48,8 % 40,4 %
Les résultats 2016 et 2017 avec gisements mis à jour
2016 2017
Tonnage
recyclé
Performance
(en kg / hab.)
Perf. /
gisement
CITEO
Perf. /
gisement
MODECOM
Tonnage
recyclé
Performance
(en kg / hab.)
Perf. /
gisement
CITEO
Perf. /
gisement
MODECOM
Emballages
acier / alu 4 125,788 3,046 58,6 % 40,7 % 3 937,088 2,872 55,2 % 45,7 %
Emballages
carton /
papier
13 715,604 10,126 64,1 % 28,3 % 12 917,950 9,424 59,6 % 26,6 %
Emballages
plastique 2 952,359 2,180 13,1 % 23,1 % 3 081,625 2,248 13,5 % 26,0 %
Emballages
verre 30 102,000 22,224 64,2 % 73,2 % 30 680,730 22,384 64,7 % 67,1 %
Total 50 895,751 37,576 50,0 % 41,3 % 50 617,393 36,929 48,3 % 40,6 %
Les performances de recyclage par matériau, selon la formule de calcul de CITEO
Estimation des gisements de déchets
Gisement
CITEO
(en kg / hab.)
Gisement
MODECOM
(en kg / hab.)
Emballages
acier / alu 5,200 7,489
Emballages
carton / papier 15,800 35,754
Emballages
plastique 16,700 9,440
Emballages verre 34,600 30,380
Total 72,300 83,063
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
42 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSSYNTHÈSE : LE RECYCLAGE
DES DÉCHETS MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS
Le tableau de synthèse ci-dessous indique la quantité de déchets directement orientés vers le recyclage, par provenance. Seuls sont pris en compte les DMA pris en charge directement par la Métropole (sont donc exclus les tonnages collectés directement par les éco-organismes).
Au global, la quantité de déchets orientés vers
le recyclage est stable par rapport à 2017. En revanche,
la part en provenance des déchèteries augmente
(55 % contre 54 % en 2017), alors que celle en provenance
des centres de tri baisse (25 % contre 26 % en 2017).
Déchets Ménagers et Assimilés orientés vers le recyclage (en tonnes)
Déchets
Total 2016 Total 2017 Total 2018
Détail 2018 par type de collecte Évolution 2017-2018
Déchèteries Silos verre Centres de tri Autres collectes % En tonne
Verre 30 102 30 681 30 291 - 30 291 0 - - 1,27 % - 390
Cartons 17 126 17 464 19 353 5 180 - 14 153 19 10,81 % 1 889
Briques
alimentaires 595 406 441 - - 441 - 8,59 % 35
Papier 29 628 26 680 23 022 3 107 - 19 906 9 - 13,71 % - 3 658
Acier 1 064 928 953 - - 953 - 2,71 % 25
Aluminium 190 134 101 - - 101 - - 24,99 % - 33
Plastique 2 952 3 082 3 206 - - 3 206 - 4,02 % 124
Bois 16 478 15 990 16 523 16 476 - - 47 3,34 % 533
Métaux
en mélange 6 630 6 466 6 571 6 552 - - 19 1,63 % 105
Plâtre 3 644 3 763 3 984 3 984 - - - 5,87 % 221
Piles 34 33 32 32 - - - - 2,21 % - 1
Batteries 113 94 75 75 - - - - 20,09 % - 19
Fenêtres 36 47 3 3 - - - - 94,64 % - 44
Huiles
de vidange 138 142 153 153 - - - 7,55 % 11
DEEE 6 036 5 850 5 664 5 642 - 4 19 - 3,17 % - 186
Meubles 9 388 12 663 13 886 13 846 - - 40 9,66 % 1 223
Textiles 485 609 675 674 - - 0 10,79 % 66
Gravats 3 669 3 573 3 078 3 078 - 13,86 % - 495
Déchets
végétaux 32 610 29 263 29 429 28 639 - - 789 0,57 % 166
Total 160 921 157 868 157 438 87 441 30 291 38 764 943 - 0,27 % - 430
La provenance des matériaux
Déchèteries : 55 %
Silos verre : 19 %
Centres de tri : 25 %
Collectes ponctuelles : 1 %
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 43Sur les 316 246 tonnes d’ordures ménagères résiduelles
produites, 311 352 ont été valorisées énergétiquement
dans les deux UTVE appartenant à la Métropole
et 3 325 tonnes dans une usine d’incinération extérieure
(à Bellegarde et Bourgoin-Jallieu).
Suite au tri effectué en centres de tri, les refus ont
été majoritairement réorientés vers la valorisation
énergétique :
› Dans les deux UTVE de la Métropole : 20 508 tonnes.
› Dans les usines de valorisation de Bellegarde et Bourgoin-Jallieu : 189 tonnes délestées des UTVE
de la Métropole.
L’incinération de ces Déchets Ménagers et Assimilés
a engendré la production de résidus d’incinération.
Seuls sont donnés ici les tonnages issus des deux
UTVE métropolitaines. Les 331 860 tonnes de DMA de
la Métropole de Lyon représentent 82,05 % des déchets
traités sur ces sites.
Le tonnage théorique de résidus de traitement imputable
aux seuls DMA de la Métropole est donc estimé dans le
tableau ci-dessous proportionnellement au taux des DMA
dans les entrants.
Estimation de résidus de traitement des DMA de la Métropole en 2018 (en tonnes)
LA VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
DES DÉCHETS MÉNAGERS
ET ASSIMILÉS
1 - Métaux ferreux issus des mâchefers (extraction directe en UTVE) (1) 3 593
2 - Mâchefers envoyés aux plateformes de maturation (après valorisation
énergétique) (2) 57 986
dont métaux ferreux issus des mâchefers
(extraction sur les plateformes de maturation) 1 074
dont métaux non ferreux issus des mâchefers
(extraction sur les plateformes de maturation) 562
dont mâchefers valorisés en sous-couches (remblais) 54 110
Mâchefers envoyés en stockage suite à analyses 0
Total mâchefers produits (1+2) 61 579
dont traitement en valorisation matière 59 339
98,5 % des ordures
ménagères
produites ont été
incinérées dans
les 2 UTVE
de la Métropole
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
44 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLes déchets collectés par la Métropole de Lyon sont
traités dans différentes installations.
Après tri ou après traitement, il reste une part de déchets
ultimes à enfouir en Installation de Stockage des
Déchets : Inertes (ISDI*), Non Dangereux (ISDND*),
ou Dangereux (ISDD*).
Le stockage est la solution ultime pour les déchets
non valorisables. Pour toutes les catégories enfouies,
l’ensemble des déchets est acheminé vers des
installations de stockage privées (voir détail en page 52).
Les déchets ménagers
orientés vers un site
de stockage après tri
à la source : une légère
hausse des volumes
Les encombrants de déchèterie ont augmenté
de 1 211 tonnes par rapport à 2017, ce sont donc
19 452 tonnes d’encombrants qui ont été orientées
vers une ISDND (contre 18 241 t. en 2017).
En centre de tri, les refus de tri de gros volume ne peuvent
être orientés vers la filière de valorisation énergétique.
Ces déchets sont donc isolés et dirigés vers le stockage
(716 t. soit + 16 % par rapport à 2017).
En 2018, le stockage est resté la seule solution
de traitement pour ces déchets. Dans le renouvellement
de ses marchés de traitement, la Métropole essaie
de trouver des solutions différentes permettant d'extraire
les déchets encore potentiellement valorisables.
Les déchets ménagers
orientés directement vers
un site de stockage suite
au délestage des UTVE :
la solution ultime
Les capacités des deux installations de valorisation
énergétique présentes sur le territoire permettent
d’éviter de traiter en installation de stockage les ordures
ménagères résiduelles, sauf en cas d’arrêt pour des
raisons de maintenance ou tout autre incident. Dans
ce cas, la valorisation énergétique sur des installations
en dehors de la Métropole est privilégiée.
Si elle n’est pas possible, une partie des ordures
ménagères résiduelles doit alors être délestée et orientée
directement vers une ISDND. En 2018, le traitement
en ISDND a été nécessaire pour 1 570 tonnes d’ordures
ménagères résiduelles (soit 0,5 % des OMr collectées)
et 235 tonnes de refus de tri.
LE TRAITEMENT EN
INSTALLATION DE STOCKAGE
DES DÉCHETS* (ISD)
+ 1 211
tonnes D’ENCOMBRANTS
ORIENTÉS VERS
UNE INSTALLATION
DE STOCKAGE
(PAR RAPPORT À 2017)
0,5 % DES OMr ONT ÉTÉ
ORIENTÉES VERS
LE STOCKAGE
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 45Les déchets résultant
d’un site de traitement
En 2018, l’indice de réduction des quantités de déchets
non dangereux* non inertes admis en installations
de stockage avec une base 100 en 2010 est de - 42 %
(38 190 tonnes ont été traitées en ISDND en 2010).
Cet indice était de - 19 % en 2017. Malgré une
augmentation des tonnages d’encombrants stockés,
le moindre recours au stockage lors des périodes
de délestage des deux UTVE de la Métropole
(1 805 tonnes de DMA ont ainsi été stockées en 2018
contre 11 901 tonnes, en 2017).
L’objectif de la Loi de transition énergétique est
de réduire de 30 % les quantités de déchets non
dangereux non inertes admis en installation de stockage
en 2020 par rapport à 2010. Les résultats, de 2016
à 2018, démontrent bien que l’atteinte de l’objectif
est directement dépendante des conditions
technico-économiques du moment. En cas de délestage
sur une UTVE, si les UTVE extérieures en contrat avec
la Métropole n’ont pas de disponibilité (de vide de four),
le recours au stockage est la solution ultime.
Stockage : quantité de déchets issus de la collecte des DMA de la Métropole (en tonnes)
2010 2016 2017 12 2018
EN ISDD (REFIOM ISSUS DE LA VALORISATION
ÉNERGÉTIQUE) 6 083 3 545 2 882 3 669
EN ISDND (ENCOMBRANTS, OMr*, REFUS DE TRI,
MÂCHEFERS) 38 190 22 528 30 806 22 022
Indice de réduction - 41 % - 19 % - 42 %
dont déchets orientés vers stockage suite au
délestage des UTVE Lyon Nord et / ou Lyon Sud : 1 289 11 901 1 805
dont ordures ménagères 694 8 610 1 570
dont refus de tri 595 3 291 235
dont déchets directement orientés
vers le stockage : 21 239 18 870 20 178
dont encombrants de déchèteries 17 906 18 241 19 452
dont refus de tri encombrants 576 618 716
dont déchets amiantés 12 11 10
dont mâchefers non-conformes 2 745 0 0
EN ISDI (GRAVATS NON VALORISÉS) 23 263 18 071 17 985 17 888
Total des déchets stockés 67 536 44 144 51 673 43 579
Les installations
de stockage gérées
par la Métropole
L’ISDI SITUÉ À GENAS
Les derniers apports de gravats ont eu lieu en août 2013,
marquant la fin de l’enfouissement de déchets sur le
site. Le réaménagement du site est désormais achevé.
La post-exploitation du site comprend l’entretien des
espaces verts avec la lutte contre les plantes invasives,
le traitement des émissions de biogaz par bioréaction
et une surveillance des rejets (biogaz et lixiviats).
L’ISDND SITUÉ À RILLIEUX-LA-PAPE
Ce site n’accueille plus de déchets depuis fin 2004
et la phase de post-exploitation est en vigueur depuis
2007. Ce site fait l’objet d’un suivi régulier. Une unité
de traitement du biogaz par brûlage permet de réduire
les émissions de méthane dans l’atmosphère et donc
de diminuer l’impact de cette ISDND sur l’effet de serre.
3 669 tonnes
de résidus
d’incinération
(REFIOM)
ont été enfouis
22 022 tonnes
de DMA stockées
en 2018
- 42 % par rapport
à 2010
12. Les données du rapport 2017 contenaient des erreurs.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
46 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLES SITES
DE TRAITEMENT
Les 2 unités de traitement
et valorisation énergétique
de la Métropole :
Gerland et Rillieux-la-Pape
La Métropole de Lyon possède deux unités de traitement
et valorisation énergétique (UTVE) des ordures
ménagères résiduelles, qui ont été mises en service
en 1989. Elles sont toutes les deux certifiées
Iso 14 001* et 50 001* pour le suivi des performances
environnementales et énergétiques.
L’une est située dans le 7e arrondissement de Lyon,
dans le quartier de Gerland au port Édouard Herriot
(UTVE Lyon Sud). Elle est propriété du Grand Lyon
et est exploitée en régie par du personnel métropolitain.
L’autre se trouve sur la commune de Rillieux-la-Pape
(UTVE Lyon nord), construite et exploitée par la société
VALORLY (SITA - Suez Environnement), dans le cadre
d’un contrat de délégation de service public d’une durée
de trente ans.
La capacité totale des deux sites est de 380 000 à 400 000
tonnes par an.
Le schéma ci-dessous présente le procédé industriel
en place à l’UTVE Lyon Sud. Celui de l’usine Lyon Nord
est sensiblement identique.
Le process de valorisation énergétique de l’usine Lyon Sud
FAIT
MARQUANT
Les 2 UTVE sont
certifiées ISO 50 001
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 47Les performances de l'usine Lyon Sud ont été très
bonnes en 2018 : 259 064 tonnes de déchets y ont été
traitées. Ceci s’explique par un temps de fonctionnement
cumulé des trois lignes d’incinération qui a atteint un
niveau très satisfaisant cette année. Cette disponibilité
des équipements est le résultat des opérations de
gros entretien et renouvellement menées les années
précédentes et d’un faible nombre d’arrêts imprévus
(pannes ou fuites).
De son côté, VALORLY a respecté l’engagement
de traitement annuel de 145 000 tonnes incinérées malgré
une panne significative due à un roulement de ventilateur
de tirage défaillant. Cet évènement a conduit au
détournement de 3 843 tonnes de déchets ménagers
sur d’autres filières de traitement (valorisation
énergétique ou stockage) pour assurer la bonne
réception des déchets sur le site. Malgré cette panne,
les résultats techniques et environnementaux sont
à un niveau satisfaisant et identique aux résultats
obtenus en 2016, année de référence au regard
du fonctionnement.
L’usine Lyon Sud a maintenu une capacité de vide de four,
en prenant en charge des déchets qui ne relèvent pas
de la compétence directe de la Métropole de Lyon
(gestion des déchets), mais qui sont tous produits
sur son territoire géographique. Ce sont des déchets
dits d’activité économique, assimilables aux déchets
ménagers, dont le traitement est compatible
avec les installations de l’UTVE Lyon Sud. La part
de ces déchets dans les tonnages incinérés a légèrement
augmenté par rapport à 2017 et représente un peu plus
de 29 000 tonnes (+ 11 %). Cet apport complémentaire
a principalement lieu lorsque le gisement de déchets
ménagers collecté par la Métropole est faible par rapport
aux capacités d’incinération disponibles (vacances
scolaires et saison hivernale). L’apport d’un flux régulier
de déchets est un moyen d’optimiser le fonctionnement
des unités d’incinération et de valorisation énergétique
et d’obtenir un traitement plus rentable, techniquement
et financièrement.
LES TONNAGES RÉCEPTIONNÉS ET INCINÉRÉS
Origine des déchets réceptionnés pour incinération sur les 2 sites métropolitains
Type de déchets
Total 2016 Total 2017
2018
Lyon sud Lyon nord Total 2018
Collecte d’ordures ménagères 308 326 309 228 179 858,49 134 950,56 314 809,05
Ébouage* (y compris feuilles) 6 150 5 645 5 598,51 794,46 6 392,97
Corbeilles de propreté 4 350 4 272 3 859,02 555,36 4 414,38
Marchés alimentaires et forains 7 546 7 604 7 810,66 0,00 7 810,66
Collectes privées 28 447 26 208 29 198,83 38,58 29 237,41
Grand Lyon : autres directions 2 615 2 786 2 095,28 410,33 2 505,61
Communes extérieures au Grand
Lyon 21 496 21 359 22 283,26 0,00 22 283,26
Refus de tri 17 622 16 889 8 359,59 12 485,02 20 844,61
Total 396 553 393 992 259 063,64 149 234,31 408 297,95
Tonnage des déchets incinérés avec valorisation énergétique
Données en tonnes 2016 2017 2018 Évolution 2017-2018
Lyon Sud 250 839 247 384 259 064 4,7 %
Lyon Nord 145 714 137 661 145 391 5,6 %
Unités extérieures 0 1 561 3 544 127,0 %
Tonnage total incinéré 396 553 386 605 407 998 5,53 %
Taux de disponibilité des lignes d’incinération
(heures de fonctionnement / 1 année (8760h) 2016 2017 2018
Lyon Sud 92,4 % 91,9 % 93,6 %
Lyon Nord 88,3 % 83,8 % 87,1 %
Au total
404 454
tonnes de déchets
ont été valorisés
énergétiquement
dans les 2 UTVE
de la Métropole
LES DEUX SITES
PEUVENT TRAITER
AU TOTAL JUSQU’À
400 000
tonnes DE DÉCHETS PAR AN
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
48 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSLA PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE
La performance énergétique est le rapport entre
la somme des énergies entrantes (déchets et gaz)
et la somme des énergies valorisées (chauffage,
électricité et vapeur industrielle). Elle traduit la
capacité technique d'une usine d'incinération à fournir
de l'énergie thermique et électrique à partir de la
combustion de déchets.
Cet indicateur est calculé selon la formule précisée
dans la circulaire 09-030 du 30 mars 2009 publié
au Bulletin officiel des douanes le 30 mars 2009.
Pe =
(2,6Eep + 1,1Ethp ) - (2,6Eea + 1,1Etha+Eca)
2,3 T
FCC
Un facteur de correction climatique (FCC) a été intégré
au calcul, à compter de 2017. La méthode appliquée
est celle définie dans l’annexe VI de l’arrêté
du 3 octobre 2012 et modifié par l’arrêté ministériel
du 28 décembre 2017 puis complété par les précisions
de calculs communiquées par les douanes. Le FCC
pour les installations en exploitation et autorisées,
conformément à la législation de l’Union en vigueur,
avant le 1er septembre 2015 a été fixé à 1,089. De plus,
le seuil minimal de performance énergétique permettant
de reconnaitre une usine d’incinération comme une unité
de valorisation a été revalorisé à 65 % au lieu de 60 %.
Performance énergétique des UTVE
UTVE Lyon Sud UTVE Lyon Nord
Année 2016 2017 2018 2016 2017 2018
Calcul en vigueur – seuil 65 % (avec FCC) 80,6 % 80,2 % 82,65 % 59,9 % 66 % 69,83 %
Avec la combustion des déchets dans les ensembles fours-
chaudières, les UTVE produisent de la vapeur surchauffée
à plus de 350°C et 40 bars de pression. L’énergie contenue
dans cette vapeur est utilisée pour réchauffer l’eau circulant
dans le réseau de chauffage urbain « Centre Métropole »
(ex « Lyon-Villeurbanne-Bron »), pour Lyon Sud, et celui
de Rillieux-la-Pape, pour Lyon Nord. Le principe
de cogénération présent dans les 2 usines permet de produire
de l’électricité en parallèle.
FAIT
MARQUANT
Amélioration
significative
des performances
de 2 usines suite à des
opérations importantes
de maintenance les
années précédentes.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 49LA FOURNITURE ÉNERGÉTIQUE
DES RÉSEAUX DE CHAUFFAGE URBAIN
À l’image du tonnage incinéré, l’UTVE Lyon Sud
a valorisé une quantité de chaleur en hausse et jamais
atteinte jusqu'à présent, avec 250 237 MWh sur le réseau
de chauffage urbain « Centre Métropole », soit + 4,1 %
par rapport à 2017. Ce bon résultat est dû à la forte
disponibilité des installations de l’UTVE qui a permis
de fournir le réseau de manière continue,
à une communication renforcée entre les deux
exploitants UTVE / Réseau « Centre Métropole », à travers
les nouvelles conditions du contrat de DSP du réseau
de chauffage, confiée à ELM (Dalkia) depuis le 1er janvier
2017. De nouveaux clients ont également été raccordés
en 2018, ce qui a permis d’augmenter légèrement
la demande sur le réseau de chauffage.
L’UTVE Lyon Nord est également le fournisseur principal
d’un réseau de chauffage urbain, celui de Rillieux-la-
Pape. Une chaufferie au bois AMBREA vient compléter
la part d’énergie renouvelable (ENR) fournie par l’usine
sur le réseau en cas de demande importante, pour
assurer une part ENR supérieure à 50 %. La vente
de chaleur produite par l’UTVE Lyon Nord au réseau
de chauffage urbain a représenté 84 893 MWh en 2018,
niveau équivalent à la fourniture de 2017, ce qui témoigne
de la fiabilisation des équipements et de l’optimisation
de l’interface UTVE-Réseau de chauffe.
LA PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ
En parallèle de la production de chaleur, la vapeur
produite est également valorisée sous forme d’électricité.
L’UTVE Lyon Sud a atteint une production électrique
de 72 289 MWh, couvrant pour moitié sa propre
consommation et revendant le surplus. La production
électrique vendue sur le réseau s’élève à 35 674 MWh,
ce qui représente la consommation électrique annuelle
moyenne de 14 270 foyers (Équivalent foyer moyen
2 500 kWh / an hors chauffage et eau chaude).
L’augmentation de 14,8 % par rapport à 2017 est
également expliquée par une disponibilité annuelle
des deux turbines très élevée (temps de fonctionnement
moyen de 98 % du temps).
Depuis janvier 2015, l’usine Lyon Sud est inscrite sur
le registre français des garanties d’origine de l’électricité.
Ainsi pour l’année 2018, 17 837 MWh produits ont été
certifiés d’origine renouvelable.
L’UTVE Lyon Nord a produit 42 754 MWh électriques,
dont 19 420 MWh ont été utilisés pour le fonctionnement
des installations. 25 271 MWh ont été vendus sur le
marché libre de vente d’électricité. Cette part réinjectée
sur le réseau d’électricité correspond à l’équivalent
de la consommation annuelle de 10 100 foyers moyens.
PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE ET TGAP*
La performance énergétique intervient également sur
le niveau de la Taxe Générale sur les Activités Polluantes
(TGAP) acquittée sur chaque tonne de déchets incinérée.
Pour bénéficier de la réduction maximale de la TGAP,
les installations doivent répondre aux 3 critères
de performance retenus :
› la valeur de rejet des oxydes d’azote inférieure à 80 mg / Nm³,
› la certification ISO 14 001*,
› le taux de performance énergétique qui doit être supérieur ou égal à 65 %.
Avec le maintien de la certification environnementale
Iso 14 001, l’UTVE Lyon Sud remplit ces trois critères.
L’usine Lyon Nord remplissait déjà les 2 premiers
critères en 2016 et, en 2017, atteint également le taux
de performance énergétique. La performance
énergétique de L’UTVE Lyon Nord a augmenté chaque
année depuis 2015 grâce aux travaux de fiabilisation
des équipements, à l’optimisation de la fourniture
d’énergie sur le réseau de chauffage et depuis 2017,
à la mise en place de comptages complémentaires
permettant d’intégrer les quantités d’énergie
autoconsommées par le process dans le calcul du taux.
Ainsi, l’usine Lyon Nord bénéficie également de cette
minoration de TGAP en respectant les 3 critères
de performance.
Pour les tonnages 2019, la condition relative
à la certification évolue et impose une certification
ISO 50001. L’UTVE Lyon Nord avait été certifiée en
décembre 2017. Suite à un audit initial en juin 2018, l’UTVE
Lyon Sud est certifiée ISO 50 001 pour son système
de management de l’énergie. Le système qui a été mis
en place est une cartographie précise des usages
énergétiques de l’UTVE. Grâce à un suivi renforcé,
il permettra d’identifier de nouvelles pistes d’amélioration
de la valorisation énergétique et d’économies sur
les consommations du site. Les deux usines sont donc
certifiées ISO 50 001.
L’usine Lyon Sud
a valorisé
4,1 % de chaleur en plus
sur les réseaux
de chauffage
urbain
Les deux UTVE
ont produit
l’équivalent de la
consommation de
24 370
foyers en électricité
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
50 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSMâchefers produits en 2018 sur l’ensemble des déchets réceptionnés (en tonnes)
Métaux ferreux extraits directement en UTVE 4 379
Mâchefers envoyés aux plateformes de maturation
(après valorisation énergétique)
70 670
dont métaux ferreux extraits sur les plateformes
de maturation
1 309
dont métaux non ferreux extraits sur les plateformes
de maturation
685
dont Mâchefers valorisés en sous-couches (remblais) 65 947
Total mâchefers produits 75 049
dont traitement en valorisation matière 72 320
RÉSIDUS D’ACTIVITÉ : REFIOM ET MÂCHEFERS
L’incinération de Déchets Ménagers et Assimilés est
génératrice de nouveaux types de déchets, les résidus
de traitement. Les résidus solides d’incinération sont
principalement des mâchefers, résidus incombustibles
(verre, cailloux, métaux) récupérés en sortie des fours.
Les Résidus d’Épuration des Fumées (REFIOM) sont
produits en moindre proportion lors du dépoussiérage
des fumées (cendres) et du traitement des eaux de lavage
des fumées (gâteaux).
À leur tour, ces résidus sont traités dans des filières
adaptées.
En 2018, 7 780 tonnes de REFIOM (suies et gâteaux)
ont été produites dans les UTVE Lyon Nord et Lyon Sud.
Ce sont des déchets ultimes orientés pour leur grande
majorité vers l'Installation de Stockage de Déchets
Dangereux (ISDD) de Bellegarde (Gard) et Drambon
(Côte d’Or). Par ailleurs, 47 % de la production de suies
(3 308 tonnes) a été valorisée en Allemagne pour
le comblement de cavités d'extraction de sel
(valorisation matière - remblaiement).
Les mâchefers d’incinération subissent un premier tri
des métaux ferreux sur site. Ils sont ensuite dirigés vers
une plateforme de maturation pour en extraire les métaux
ferreux et non ferreux (aluminium) résiduels, et les
préparer à la valorisation en achevant la dégradation
de la matière organique à l’air libre.
De l’usine à la destination finale en sous-couche routière,
la traçabilité est assurée grâce à un plan d’assurance
qualité. Les quantités de mâchefers produites
et envoyées sur les plateformes sont directement
proportionnelles aux quantités de déchets incinérés.
Sur une année classique, hors incident majeur,
la production sur les deux usines reste relativement
stable et varie entre 70 000 et 85 000 tonnes qui se
répartissent sur les deux plateformes actuelles. En 2018,
70 670 tonnes ont été produites. Rapporté à la tonne
incinérée de déchets ménagers, le ratio de production
de mâchefer est en baisse, traduisant une meilleure
combustion et une qualité de tri à la source améliorée.
L’acier issu directement des UTVE augmente
sensiblement (+ 230 tonnes, + 6 %) alors que les métaux
ferreux et non-ferreux extraits des plateformes
de maturation des mâchefers baissent (- 328 tonnes, - 14 %).
Après maturation, les sorties de mâchefers en vue d’être
valorisés dépendent des débouchés contractualisés
par les exploitants des plateformes. Ce fonctionnement
explique les écarts entre les tonnages entrants
et sortants sur une même plateforme sur une année.
La Métropole est particulièrement attentive à l’évolution
de cette filière et travaille à élargir les débouchés
de valorisation sur son périmètre immédiat.
En parallèle, la direction adjointe « Déchets » continue
de participer, avec les autres collectivités membres
de COVADE* (COopération de VAlorisation des Déchets),
à des réflexions sur de nouvelles voies de valorisation
des mâchefers. En 2018, ce sont 65 947,09 tonnes
de mâchefers qui ont été valorisées en sous-couche-
routière, soit 9 % de plus qu’en 2017.
72 320 TONNES
DE MÂCHEFERS
ORIENTÉES VERS
LA VALORISATION
MATIÈRE
65 947 tonnes
DE MÂCHEFERS
VALORISÉES
EN SOUS-COUCHE-
ROUTIÈRE (+ 9 %)
7 780 TONNES
DE RÉSIDUS
DE FUMÉES ONT
ÉTÉ PRODUITES
PAR LES DEUX UTVE
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 51Les autres sites de transfert et de traitement
VILLE TONNAGE
VERS VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
QUAI DE TRANSFERT
Déchets de la collecte d’ordures ménagères, avant départ vers l’UTVE Lyon Sud Givors (69) 8 644
INCINÉRATION
Usine d'incinération de Bellegarde sur Valserine Bellegarde sur Valserine (01) 378
Usine d’incinération de Bourgoin-Jallieu Bourgoin-Jallieu (38) 3 166
MATURATION DU MÂCHEFER
Plate-forme de maturation LELY Saint-Quentin-sur-Isère (38) 21 491
Plate-forme de maturation MODUS - VALORIS (MOULIN TP) Bourgoin-Jallieu (38) 17 791
Plate-forme de maturation PERRIER TP Saint-Priest (69) 12 143
Plate-forme de maturation SYTRAIVAL Quincieux (69) 7 861
Plate-forme de maturation COMBRONDE Loire S / Rhône (69) 11 384
VERS STOCKAGE
QUAIS DE TRANSFERT AVANT DÉPART VERS ISD
SUEZ (reprise d'encombrants, déchets d'ébouage, refus de tri, ordures ménagères, pour stockage majoritaire) Quincieux, Saint-Fons et Vaulx-en-Velin (69) 26 098
RHONE ENVIRONNEMENT (reprise d'amiante pour stockage) Saint-Genis-Laval (69) 10
PLATEFORME D’ÉGOUTTAGE AVANT DÉPART VERS ISD
SITES DU GRAND LYON (déchets de balayage mécanisé) Givors, Rillieux-la-Pape et Villeurbanne (69) 8 053
NICOLLIN (déchets de balayage mécanisé) Saint-Fons (69) 2 961
INSTALLATION DE STOCKAGE DES DÉCHETS
ISDD BELLEGARDE (traitement de REFIOM) Bellegarde (30) 1 604
ISDD SUEZ (traitement de REFIOM) Drambon (21) 2 869
ISDND SUEZ (mâchefers non conformes, encombrants, déchets de balayage
égouttés, refus de tri) Satolas (38) 7 796
ISDND SUEZ SATROD (déchets du nettoiement, ordures ménagères, encombrants, refus de tri) Roche-la-Molière (42) 1 738
VERS VALORISIATION MATIÈRE – RECYCLAGE (régénération ou réutilisation)
QUAI DE TRANSFERT
déchets issus de la collecte sélective, avant départ vers centre de tri Nicollin Givors (69) 1 480
CENTRE DE TRI DES DÉCHETS ISSUS DE LA COLLECTE SÉLECTIVE
Centre de tri NICOLLIN Saint-Fons (69) 21 805
Centre de tri VEOLIA Rillieux-la-Pape (69) 40 856
Centre de tri RDS (silos papier de Quincieux) Vénissieux (69) puis L’Horme (42) 31
VERRE
GUERIN (plateforme de stockage avant départ filière) Saint-Fons (69) 31 050
O-I Manufacturing France - Usine de recyclage du verre Labégude (07), Béziers (34), Veauche (42) 30 291
PAPIERS ET CARTONS
European Paper Recycling - Négoce
Papeterie Emin Leydier (07) 77 %
autres papèterie en Europe 23 %
14 153
LUCART SA (briques alimentaires) Laval sur Vologne (88) 27 % ; Lucques – Italie 63 % 441
European Paper Recycling / Norske Skog (papiers issus de la collecte sélective) Golbey (88) 12 629
VEOLIA (reprise des papiers-cartons issus de la collecte sélective et des cartons issus des déchèteries) - Négoce Plusieurs papeteries en France 20 % et en Europe 2 949
NICOLLIN (reprise des papiers-cartons issus de la collecte sélective) - Négoce Plusieurs papeteries en Europe 4 297
RDS (reprise pour recyclage des cartons et papiers collectés en déchèteries) - Négoce Plusieurs papeteries en France et en Europe 8 052
MÉTAUX
PURFER (métaux des : déchèteries, services communautaires, associations...) Saint-Pierre-de-Chandieu (38), après regroupement à Oullins, Vaulx-en-Velin et Villefranche (69) 6 873
BAUDELET METAUX (recyclage de l'aluminium issu des mâchefers) Blaringhem (59) 305
BOONE (recyclage de l'acier issu des mâchefers) Différents sites en France 287
CSR (recyclage de l'aluminium issu des mâchefers) Courbevoie (96) 169
GALLOO (recyclage de l'aluminium issu des mâchefers) Halluin (59) 50
PREFERNORD (recyclage de l'acier issu des mâchefers) Fretin (59) 28
RDS (recyclage de l'acier issu des mâchefers) Différents sites en France 593
RMB SPA Polenaze (Italie) 63
SMR (recyclage de l'aluminium issu des mâchefers) Skawina (Pologne) 99
VAL'AURA (reprise pour recyclage de l'acier issu des mâchefers) Uckange (57) 4 779
ARCELOR MITTAL (recyclage de l'acier issu de la collecte sélective, hors Quincieux) Fos-sur-Mer et Aix-en-Provence (13) 953
REGEAL - AFFIMET (recyclage de l'aluminium issu de la collecte sélective, hors Quincieux) Compiègne (60) 100
Sites de transfert et de traitement classés par type de traitement
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS
52 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSVILLE TONNAGES
PLASTIQUES
VALORPLAST (emballages plastiques issus de la collecte sélective, hors Quincieux) 7 usines en France (70 %) et 5 en Europe (30 %) 3 206
BOIS
EGGER (déchèteries, après prétraitement chez Serdex ou Sita) Rambervilliers (88) 11 703
LIGNATECH (déchèteries) Meyzieu (69) 5 231
Association les Rouilleurs Sainte-Foy-lès-Lyon (69) 10
PLÂTRE
PLACOPLATRE (après prétraitement chez Serdex puis Nantet) Chambéry (73) 3 984
FENÊTRES
SERDEX (déchèteries) Chambéry (73) 3
DÉCHETS DANGEREUX DES MÉNAGES
FAURE (recyclage des huiles minérales collectées en déchèteries) Irigny (69) 153
COREPILE (recyclage des piles collectées en déchèteries) 8 usines en France et 3 autres en Europe 31
Rhône Alpes Argent (reprise des radiographies pour traitement) Genas (69) 4
DÉCHETS D’ÉQUIPEMENTS ÉLECTRIQUES ET ÉLECTRONIQUES (DEEE)
Filière agréée DEEE : ECO-SYSTEMES > SITA DEEE Feyzin (69), regroupement avant traitement sur différents sites 5 704
Filière agréée RECYLUM (lampes et tubes fluo) Riom (63) 24
AUTRES DÉCHETS
Filière agréée « meubles » : ECO-MOBILIER > SERDEX, VEOLIA, SECONDLY SUD EST, SIBUET
Saint-Priest (69), Meyzieu (69), Flaviac (07),
Chamoux-sur-Gelon (73) 13 846
Filière agréée « textiles » : ECO TLC Paris - Sites non communiqués 675
VERS VALORISATION MATIÈRE – RECYCLAGE - COMPOSTAGE
Plate-forme de compostage RACINE Décines-Charpieu (69) 11 981
Plate-forme de compostage RACINE Ternay (69) 8 816
Plate-forme de compostageVALTERRA Anthon ou La Côte-Saint-André (38) 8 626
VERS VALORISATION MATIÈRE – REMBLAIEMENT
Cavités d'extraction de sel (REFIOM) Allemagne 3 307
VERS FILIÈRES MIXTES
QUAIS DE TRANSFERT GRAVATS – AVANT VALORISATION MATIÈRE : REMBLAIEMENT OU RECYCLAGE / STOCKAGE
SERDEX (reprise de gravats) Saint Priest (69) 23 568
BUTY (reprise de gravats) Vaulx-en-Velin (69) 3 207
RHÔNE ENVIRONNEMENT (reprise de gravats) Saint-Genis-Laval (69) 2 172
ROGER MARTIN (reprise de gravats) Chuzelles (38) 1 129
DÉCHETS DANGEREUX : VERS USINES DE TRAITEMENT SPÉCIFIQUES (VALORISATION ÉNERGÉTIQUE MAJORITAIRE, RECYCLAGE)
REGROUPEMENT ET PRÉ-TRAITEMENT
SARPI (batteries et déchets ménagers spéciaux) : filières EcoDDS et Grand Lyon La Talaudière (42) 1 237
SERPOL (batteries et déchets ménagers spéciaux) Grand Lyon Vénissieux (69) 48
SITES DE TRAITEMENT DES DÉCHETS DANGEREUX
Périmètre Grand Lyon : SARPI & SERPOL Salaise-sur-Sanne (38) 502
Périmètre de la filière agréée EcoDDS Paris - Sites non communiqués 783
L’ESSENTIEL
TRAITEMENT DES DÉCHETS
Le traitement des déchets comprend la valorisation
matière, la valorisation énergétique et l’élimination
en installation de stockage des déchets. Chaque mode
de traitement peut engendrer la production de nouveaux
déchets qui seront à leur tour traités. Les emballages
légers et les papiers triés par les habitants sont expédiés
vers des filières de recyclage, tout comme ceux en verre
qui sont recyclés en bouteilles. Le stockage est
la solution ultime pour les déchets non valorisables.
La Métropole gère 2 installations de stockage
en post-exploitation et possède 2 unités de traitement
et valorisation énergétique à Gerland et à Rillieux-la-
Pape. Les autres activités de traitement sont gérées
par des entreprises.
3. LE TRAITEMENT DES DÉCHETS 53LA SYNTHÈSE
DE LA GESTION DES
FLUX DES DÉCHETS
44. LA SYNTHÈSE DE LA GESTION DES FLUX DES DÉCHETS
56 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
La gestion des flux des déchets
NETTOIEMENT
COLLECTE MÉTROPOLE DE LYON -
Déchets ménagers et assimilés
› Collectes p
› Grand Lyon
Communes
Corbeilles de propreté : 97 t.
Végétaux : 189 t.
Encombrants : 75 t.
Plateforme de tri : 12 t.
Balayage : 611 t.
Marchés alimentaires : 7 811 t.
Corbeilles de propreté : 4 317 t.
Ébouage : 6 395 t. - Plateforme de tri : 6 772 t.
Balayage mécanisé : 7 068 t.
Collecte
en décheterie
135 122 t.
Collecte des silos
à verre 31 050 t. (2)
Alternatives
aux déchèteries
(saisonnières,
River-Tri,
déchèteries
mobiles) 995 t.
Collecte des
ordures ménagères
résiduelles
316 246 t.
CENTRES DE TRI
(2)
62 692 t 1570 t.
70 670 t.
de mâchefers
9 157 t.
de gravats
USINES DE RECYCLAGE
REMBLAIS
1 309 t. d’acier
685 t. d’aluminium
13 041 t. 18 507 t.
314 677 t.
28 639 t.
12 t
160 t.
646 t. 8 t.
1
950 t. refus de tri
17 888 t.
en IS
20 697 t.
refus de tri
30 291 t.
recyclées
(2)
58 773 t.
recyclées
65 947 t.
de mâchefers matures
38 772 t.
recyclées
Collecte sélective
des emballages légers
et papiers 62 692 t.
Valorisation matière (recyclage)
Valorisation matière (compostage)
Valorisation énergétique
Valorisation matière (hors recyclage)
Stockage
Traitement spécifique
(1) Les chiffres sont arrondis à la tonne
(2) Ces différences s’expliquent
par des variations de stocks
546 106 t.
135 304 t.
70 670 t.
32 363 t.
3 308 t.
de suies
PLATEFORME
DE MATURATION
PARCS & JARDINS
CENTRES TECHNIQUES
984 t.
154 t.
2 t.
Marked définie par PROCVIE4. LA SYNTHÈSE DE LA GESTION DES FLUX DES DÉCHETS 57
rivées : 29 237 t.
autres directions : 5 376 t.
extérieures : 22 283 t.
PLATEFORMES
DE COMPOSTAGE
720 t. (gâteaux)
INSTALLATIONS DE STOCKAGE DE DÉCHETS
Dont ISDD** : 4 472 t. avec
3 752 t. de suie
720 t. de gâteaux
(résidus traitement
fumées)
Dont ISDI*** : 18 393 t.
17 888 t. gravats collectés en décheteries
505 t. gravats autres direction de la Métropole
Dont ISDND* : avec 37 649 t.
13 041 t. issues du nettoiement
19 452 t. collectées en déchèteries
2 520 t. d’ordures ménagères (dont 950 t de refus de tri)
1 900 t. d’autres collectes
686 t. parcs et jardins ou centres techniques
50 t. issues de la des alternatives aux déchèteries fixes 65 947 t. mâchefers matures 9 157 t. gravats de décheteries
165 t. gravats autres direction de la Métropole
3 308 t. de suies
UNITÉS DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
789 t.
54 021 t.
97 t.
t. 165 t.
505 t. en ISDI
1 900 t.. en ISDND
283 t.
213 t.
50 t. en ISDND
19 452 t.
en ISDND
DI
3 752 t.
de suie
23 t.
189 t.
686 t.
4 379 t.
d’acier
*ISDND : Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux
**ISDD : Installation de Stockage de Déchets Dangereux
**ISDI : Installation de Stockage de Déchets Inertes
78 577 t.
60 514 t.
29 800 t.
407 999 t. Pour incinération
56 896 t.
USINE DE TRAITEMENT
1 224 t. (DDS)
S
AUTRES COLLECTES
636 348 Tonnes TOTAL COLLECTÉ ET NETTOIEMENT DE LA MÉTROPOLE 578 468 TONNES
TOTAL MÉTROPOLE EN 20185. LES ACTIONS POUR LIMITER L’IMPACT DES ACTIVITÉS SUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT
58 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
LES ACTIONS POUR
LIMITER L’IMPACT
DES ACTIVITÉS
SUR L’HOMME ET
L’ENVIRONNEMENT
5LES MESURES PRISES
POUR AMÉLIORER
LES CONDITIONS DE TRAVAIL
DES AGENTS EN TERMES
D’HYGIÈNE ET DE SÉCURITÉ
5. LES ACTIONS POUR LIMITER L’IMPACT DES ACTIVITÉS SUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT 59
Les Directions Eau & Déchets et Territoires des Services
Urbains sont engagées dans la politique santé-sécurité
de la Métropole et la déclinent sur l’ensemble des activités
de gestion des déchets, à l’aide de programmes annuels
de prévention.
L’année 2018 a constitué pour les agents de collecte
(ripeurs et conducteurs) la première année pleine
de travail « à l’horaire », c’est-à-dire avec suppression
de la pratique accidentogène du « fini-parti », qui est
effective depuis septembre 2017. Les premiers résultats
constatés sont très encourageants, avec une baisse
constatée de 17 % du nombre de déclarations d’accidents
de travail entre 2017 et 2018. Cette tendance sera bien
évidemment à confirmer dans les années à venir.
Cette année a également vu le déploiement effectif des
nouveaux vêtements de travail haute visibilité, permettant
aux agents d’être beaucoup plus visibles sur la voie
publique, notamment la nuit et lorsque les conditions
météorologiques sont mauvaises.
De nouvelles actions ont été initiées ou poursuivies dans
le courant de l’année 2018 :
› L’évolution des locaux de travail : suite au réaménagement réussi du hall de départ de la subdivision
COL Sud, qui permet aux agents et à l’encadrement
de proximité de disposer de locaux adaptés et propices
aux échanges managériaux, en particulier en fin
de poste, il a été décidé en 2018 d’initier des
aménagements similaires sur les deux autres
subdivisions de collecte. La mise en œuvre opérationnelle
de ces projets est prévue à l’horizon 2020.
› Les parcours professionnels : la démarche éboueur- conducteur, initiée en 2016 et pérennisée depuis 2017,
s’est poursuivie en 2018, à raison d’une vingtaine
de nouveaux agents rejoignant chaque année
ce parcours qui, outre son caractère valorisant pour
les agents concernés, permet d’améliorer
significativement les conditions de collecte,
tant au niveau qualité qu’au niveau sécurité.
› Les vestiaires séchants : depuis la fin du fini-parti, il est demandé aux agents de collecte de laisser leurs
vêtements de travail au dépôt pour des raisons d’hygiène.
Afin de leur permettre de disposer de vêtements secs les
lendemains de journées de travail pluvieuses, la mise en
place de vestiaires séchants a été actée en 2018. La mise
en œuvre effective de ces matériels est prévue à l’horizon
2019-2020.
› Le matériel : suite au test de barres de maintien chauffantes pour les éboueurs réalisé en 2017, cet
équipement est depuis 2018 intégré systématiquement
à l’achat de certains types de bennes à ordures
ménagères. En parallèle, un test de 2e klaxon type
« clochette tramway » est en test depuis 2018 sur deux
bennes à ordures ménagères. Ce klaxon supplémentaire
vise à avertir de manière adaptée les usagers vulnérables
sur la voie publique (cyclistes, piétons, etc.).
En parallèle, des actions de fond se sont poursuivies tout
au long de l’année :
› La relance des formations à l’utilisation des extincteurs, qui sont désormais obligatoires pour l’ensemble
des conducteurs.
› Le déploiement, par étapes, auprès de l’ensemble des agents, d’actions de formation visant à les « outiller »
dans leurs relations quotidiennes avec les usagers, mais
également en cas de confrontation à un public agressif.
› La réalisation d’aménagements de voirie afin de sécuriser les circuits de collecte :
- suppression de marche-arrière ou de manœuvres
dangereuses,
- facilitation de la manipulation des bacs par la création
d’aires de présentation et / ou d’abaissements
de trottoirs.
› Le maintien en conformité des équipements de travail (réalisation de contrôles périodiques, traitement
des réserves).
› Le contrôle des ambiances de travail (mesures d’exposition au bruit, aux produits chimiques).
› La réalisation de plans de prévention, protocoles de sécurité et conventions visant à maîtriser les risques
de co-activité avec des entreprises tierces, ou en cas
d’intervention sur des sites privés.
› L’évaluation des risques professionnels, l’analyse des accidents pour proposer des mesures correctives,
le traitement des signalements d’anomalies
et les réponses aux rapports d’inspection de sécurité.5. LES ACTIONS POUR LIMITER L’IMPACT DES ACTIVITÉS SUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT
60 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Une baisse de 17 % d’accidents de travail a été constatée
en 2018, première année pleine sans « fini-parti ».
La Métropole a encore amélioré la sécurité des agents
de collecte : vêtements de travail haute visibilité,
barres de maintien chauffantes, vestiaires séchants,
aménagements des locaux de travail et des voiries
de collecte... Le transport des déchets a de plus en plus
recours aux véhicules au gaz naturel ou au rail.
Enfin, outre les valorisations matières, les déchets
de la Métropole produisent de l’électricité verte
ou évitent des émissions de gaz à effet de serre.
LES ACTIONS POUR LIMITER
L’IMPACT SUR LA SANTÉ
ET L’ENVIRONNEMENT
À la collecte
Dans le cadre du plan oxygène de la Métropole de Lyon
et en application de la loi de transition énergétique, une
obligation de déploiement de véhicules « propres » a été
intégrée au renouvellement des marchés de collecte,
effectifs à compter du 22 mai 2017. Cette évolution vise
le déploiement progressif d’un parc composé à 90 %
de véhicules GNV sur les communes de Bron, Lyon,
Tassin-la-Demi-Lune, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne.
Fin 2018, 59 véhicules de collecte au GNV étaient
en circulation, soit 82 % du parc des collecteurs privés.
En parallèle, les équipages de collecte en régie ont
commencé à être dotés de bennes au GNV. Fin 2018,
9 véhicules étaient déployés.
Dans les unités
de valorisation énergétique
Les deux unités de traitement et valorisation des déchets
de la Métropole sont certifiée ISO 14 001. Chaque année
un audit de surveillance est réalisé dans chacune
des deux usines pour contrôler le bon fonctionnement
du système de management environnemental.
La Métropole de Lyon poursuit son engagement
de transparence, en tenant à disposition du public la
politique environnementale et énergétique de l’UTVE Lyon
Sud sur www.grandlyon.com et en communiquant ses
résultats de performances sur simple demande écrite.
Pour l'usine Lyon Nord, les données sont consultables
sur www.valorly.fr.
Grâce aux 2 unités de valorisation énergétique,
60 945 MWH d’électricité ont été vendus, soit l’équivalent
de la consommation moyenne de 24 370 foyers.
Dans les autres activités
de traitement Pour le transport des journaux-revues-magazines, triés
en centres de tri, la voie ferroviaire a de nouveau été
favorisée, avec 90 % des transports effectués par rails,
de janvier à septembre 2018. Ainsi, 299 rotations de poids
lourds ont été évitées sur les routes, depuis les sites
de la Métropole de Lyon jusqu’à l’usine Norske Skog,
à Golbey (Vosges). Dans le cadre du nouveau marché
de reprise des journaux-magazines, le repreneur
s’est engagé à mettre en place un transport routier
respectueux de l’environnement avec des véhicules
roulant au gaz naturel (comprimé et liquéfié).
Le recyclage du verre collecté par la Métropole en 2018
a permis d’économiser près de 36 000 tonnes de matières
premières vierges (sable, soude, calcaire) et d’éviter
la production de près de 15 000 tonnes de CO2.
La collecte de 1 083 867 appareils électriques
et électroniques triés en déchèterie a permis d’éviter
de consommer 6 683 barils de pétroles et a permis
d’éviter la production de 22 599 tonnes de CO 2.
La valorisation des 153 tonnes d’huiles minérales usagées
collectées en déchèterie a permis d’économiser plus
de 22 tonnes d’équivalent CO 2 par rapport à la fabrication
d’huile neuve par raffinage du pétrole.
Cette liste est non exhaustive.
Fin 2018,
68
bennes à ordures
ménagères roulant
au gaz naturel
étaient
en circulation
299 camions
évités
sur les routes
en transportant par
le rail les journaux
triés en centre de tri
CERTIFICATION
ISO 14 001 et
ISO 50 001 des 2 UTVE
L’ESSENTIEL
ACTIONS POUR LIMITER L’IMPACT DES ACTIVITÉS
SUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT6. LES MODES DE GESTION ET PRINCIPALES PRESTATIONS 61
LES MODES
DE GESTION
ET PRINCIPALES
PRESTATIONS
6
Pour l’exploitation du service public
de prévention et de gestion des déchets,
la Métropole de Lyon mise sur une
complémentarité des activités gérées en régie
et des prestations confiées à des entreprises.FAIT
MARQUANT
Les nouveaux marchés
de tri ont démarré
en octobre 2018.
62 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Après une année 2017 impactée par le démarrage
du nouveau marché de collecte des ordures ménagères
et assimilés, l’année 2018 est une année complète
d’exploitation selon les nouvelles modalités.
L’exploitation des 19 déchèteries métropolitaines
reste confiée à des entreprises, sans changement par
rapport aux années précédentes. Le marché en cours
s’achèvera en 2019. La gestion de la déchèterie fluviale,
en expérimentation, est également assurée par une
entreprise.
LA COLLECTE : UN PARTAGE
PRIVÉ / PUBLIC
Flux & contenants Secteur géographique
OMr + CS hors verre
Bacs gris / bacs jaunes
Toutes communes hors Lyon,
Villeurbanne, Bron, Tassin
et Vaulx-en-Velin
Régie
Bron, Lyon, Tassin, Vaulx-en-Velin
et Villeurbanne Prestataires de services
CS hors verre + OMr
Silos enterrés Toutes les communes Prestataires de services
Verre
Silos enterrés et aériens Toutes les communes Prestataires de services
CS hors verre
Silos aériens Toutes les communes Prestataires de services
Autres DMA
Déchèteries Toutes les communes Prestataires de services
Autres DMA
Alternatives aux déchèteries Toutes les communes Prestataires de service ou éco-organismes
Synthèse de l’organisation de l’année
6. LES MODES DE GESTION ET PRINCIPALES PRESTATIONS6. LES MODES DE GESTION ET PRINCIPALES PRESTATIONS 63
2018 Régie Marché public de service Délégation
COLLECTE EN BACS
Ordures ménagères et collecte
sélective
43 % des tonnages collectés
par les subdivisions de collecte
57 % des tonnages collectés par les prestataires 13 :
Propolys, Sita Lyon, Nicollin SAS -
COLLECTE EN SILOS
Ordures ménagères et collecte
sélective -
100 % des tonnages collectés par les prestataires :
Propolys, Sita Lyon, Nicollin SAS, Guérin Logistique -
Verre - 100 % des tonnages collectés par les prestataires Guérin et Onyx -
Exploitation des déchèteries -
100 % des prestations gérées par : Coved, Onyx
Ara / Trigénium, Ourry, Coiro Environnement,
Serned, Sita Lyon / Nicollin
-
TRAITEMENT
Centres de tri -
100 % des prestations gérées par : Nicollin et Onyx
Ara puis par Nicollin et Paprec / Onyx ara à partir
du 1er octobre
-
Valorisation matière - 100 % des prestations gérées par des prestataires, variables selon les flux de déchets -
Valorisation énergétique 64 % des tonnages traités par UTVE Lyon Sud < 1 % des tonnages traités par UTVE Bourgoin – Onyx ara 36 % des tonnages
traités par UTVE Lyon
Nord : VALORLY
Installation de stockage
de déchets -
100 % des prestations gérées par : Nicollin, Sita,
Coved -
Maturation des mâchefers - 100 % des prestations gérées par : Combronde, Modus Valoris et Suez -
Traitement des REFIOM - 100 % des prestations gérées par : Mineral Plus GMBH, Sita -
Les acteurs de la collecte et du traitement des déchets
13. Certains opérateurs interviennent en tant que sous-traitants de prestataires en marché avec la Métropole, après autorisation de cette dernière.
Le traitement :
des prestations en grande
partie déléguées
› L’incinération des ordures ménagères résiduelles avec production d’énergie est essentiellement partagée entre
l’UTVE Lyon Sud (7e), exploitée en régie par la Métropole
et l’UTVE Lyon Nord (Rillieux-la-Pape), de la société
VALORLY, dans le cadre d’une délégation de service
public.
› Le tri de la collecte sélective des emballages légers et papiers est assuré par des entreprises sur leurs
propres centres de tri, dans le cadre de marchés
de prestation de services.
› La valorisation matière et le stockage des déchets collectés sont assurés par des entreprises, dans le cadre
de marchés de traitement ou contrats de reprise.6. LES MODES DE GESTION ET PRINCIPALES PRESTATIONS
64 RAPPORT ANNUEL 2017 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
En millions d’€ TTC 2016 2017 2018 Variation 2017 - 2018
COLLECTE
Collecte en bacs 17,6 20,7 23,6 + 14,3 %
Collecte en silos 1,5 1,8 2,2 + 22,2 %
Exploitation des déchèteries 8,1 8,1 8,6 + 7,0 %
Prestations d’intérim pour la collecte 1,3 1,5 1,6 + 10,3 %
TRAITEMENT
Tri des déchets recyclables 8,2 8,4 9,4 + 12,6 %
Valorisation des déchets de déchèteries
(dont compostage)
5,7
1,4
5,3
1,2
6,1
1,3
+ 15,1 %
+ 7,3 %
Valorisation énergétique à l’usine
de Rillieux-la-Pape (Lyon Nord) 14,0 14,2 14,8 + 4,5 %
Traitement des résidus d’incinération
(mâchefers, RÉFIOM) 3,2 3,0 2,6 - 13,9 %
Stockage de déchets en ISDND privés 1,5 1,4 1,5 + 4,2 %
Principales prestations rémunérées de 2016 à 2018
L’ESSENTIEL
LES MODES DE GESTION
Les collectes en bacs et en silos
se partagent entre une gestion
en régie et des prestations gérées
par des prestataires selon les communes.
De même, une UTVE sur deux est
en régie, l’autre est déléguée. Quant aux
déchèteries, centres de tri, valorisation
et stockage, ils sont assurés par
des entreprises.7. LE BILAN FINANCIER 65
7 LE BILAN FINANCIER7. LE BILAN FINANCIER
66 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Le montant annuel des dépenses de prévention
et de gestion des déchets (collecte et traitement)
comprend l’ensemble des dépenses directes de
fonctionnement (marchés de prestations de service,
locations, fournitures diverses et études), les dépenses
de personnel métropolitain directement affecté à la
collecte et au traitement des déchets ainsi que les frais
de structure (amortissements, entretien des bâtiments,
infrastructures...).
En 2018, les dépenses de prévention et de gestion
des déchets (fonctionnement et amortissements)
se sont élevées à 151,2 M€, soit une augmentation
de + 2,6 % par rapport à 2017.
COMMUNICATION : 1 %
Principalement les dépenses de communication
à destination des communes, des usagers et l’activité
des messagers du tri.
› Les dépenses relatives aux messagers du tri représentent 3/4 de ce poste.
› Baisse du coût de 4 % par rapport à 2017.
ÉTUDES ET RÉDUCTION DES DÉCHETS : 1 %
Études réalisées par la direction concernant la gestion
des déchets et actions en faveur de la prévention des
déchets.
› Augmentation de 65 % (soit env. + 610 K€), portée par de gros efforts sur le compostage et
l'élaboration du Programme Local de Prévention
des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA),
en lien avec la politique publique des déchets 2015-
2020.
PRÉ-COLLECTE : 3 %
Gestion des contenants, bacs de collecte sélective,
silos aériens et enterrés ou corbeilles de propreté.
› La baisse de 3 % par rapport à 2017 s’explique principalement par la diminution des
amortissements des bacs de collecte sélective,
après les grosses campagnes de renouvellement
des années précédentes.
COLLECTE : 55 %
Collecte en bacs, en silos et en déchèteries,
exploitation du quai de transfert de Givors-Grigny,
collectes alternatives et saisonnières, collecte
des corbeilles de propreté, ébouage et collecte
des déchets des marchés alimentaires et forains.
› Légère augmentation (+ 2 %) des dépenses de collecte mais avec des variations diverses selon
les modalités :
- relative stabilité pour la collecte en bacs,
le principal impact ayant déjà été constaté en 2017
suite au renouvellement des marchés,
- augmentation de la collecte des silos,
- stabilité des dépenses de gestion des déchèteries,
- augmentation des dépenses liées aux collectes
alternatives : augmentation des tonnages collectés
sur la déchèterie fluviale et mise en place
de déchèteries mobiles à Lyon et Villeurbanne.
VALORISATION MATIÈRE : 12 %
Tri des déchets issus de la collecte sélective
et valorisation des déchets des déchèteries.
› Augmentation de 12 % des dépenses de valorisation matière, liée notamment à l’augmentation des prix
des marchés de tri, de la filière bois
et à l’augmentation des tonnages collectés
en déchèterie.
VALORISATION ÉNERGÉTIQUE : 27 %
Incinération des déchets avec valorisation énergétique.
› Stabilité des dépenses.
STOCKAGE : 1 %
Enfouissement des déchets non valorisés.
› Baisse de 3 % des dépenses de stockage.
DÉPENSES 2018
LES INVESTISSEMENTS
Les investissements sont intégrés via un calcul
d’amortissement dans le coût complet.
Cependant, le montant des investissements réalisés
en 2018 est de 8,9 M€, dont 3,3 M€ de Gros Entretien
Renouvellement (GER) pour l’usine de valorisation
énergétique Lyon Sud et 3,6 M€ de bennes à ordures
ménagères.
En 2018,
les dépenses
de gestion des
déchets se
sont élevées à
151,2 M €,
soit une hausse
contenue de
+ 2,6 %
par rapport à 2017
= Les dépenses de
collecte (y compris
pré-collecte,
communication,
études et prévention)
s’établissent à
90,1 M €
(+ 1,6 % par rapport
à 2017)
+ Les dépenses
de traitement
s’élèvent à
60,7 M €
(+ 3,4 % par rapport
à 2017)
€
Répartition des dépenses 2018
Communication : 1 %
Études et réduction des déchets : 1 %
Pré-collecte : 3 %
Collecte :
55 %
Valorisation
matière : 12 %
Valorisation
énergétique : 27 %
Stockage : 1 %
Dépenses
2018 :
151,2 M €7. LE BILAN FINANCIER 67
Les recettes 2018 s’élèvent à 28,2 M€ TTC, soit une baisse
de 21 % par rapport à 2017 et se partagent en :
RECETTES INDUSTRIELLES : 68 %
Vente d’énergie issue de l’incinération,vente
de matériaux recyclables.
Les recettes liées à la vente matière affichent
une baisse de 16 % par rapport à 2017 :
› vente matière issue de la collecte sélective (y compris verre) : 3,1 M€,
› vente matière des déchets issus des déchèteries : 1,9 M€.
Cette baisse s’explique par une baisse du prix de
reprise des matériaux, aux mauvaises performances
de tri.
Les recettes liées à la valorisation énergétique sont
stables :
› Chaleur : 6,3 M€ › Électricité : 1,3 M€
SOUTIENS ET AIDES : 25 %
Versés par les organismes extérieurs
Les recettes de soutiens sont en très forte baisse :
› - 25 % du fait de décalages importants entre les déclaratifs faits aux éco-organismes
et aux versements des soutiens.
Les principaux versements des organismes extérieurs
sont :
› SREP : 6,7 M€ › Éco-mobilier : 0,2 M€
› OCAD3E : 0,7 M€
CONTRIBUTIONS DES USAGERS : 1 %
Les recettes d’accès en déchèterie représentent
la principale contribution avec 437 K€ soit une légère
baisse de 5 % par rapport à 2017.
AUTRES RECETTES : 6 %
Remboursement du FCTVA, pénalités, cessions
de véhicules…
RECETTES 2018
ISSUES DES ACTIVITÉS
Répartition des recettes 2018
Autres recettes : 6 %
Recettes
industrielles : 68 %
Soutiens
et aides : 25 % Recettes
2017 :
28,2 M €
Contribution des
usagers : 1 %7. LE BILAN FINANCIER
68 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
Le coût aidé en € TTC par tonne présente
une augmentation de 7,5 %. Il se compose :
› à 70 % du coût de la collecte, qui ne présente pas d’augmentation entre 2017 et 2018,
› à 30 % du coût du traitement qui augmente de façon conséquente (augmentation des coûts
de traitement matière).
Coût aidé
2016 2017 2018
Coût aidé en M€ TTC 111,2 111,8 122,9
Coût aidé en € TTC / tonne 200 € 202 € 207 €
Évolution du coût net par flux de déchets
(en € TTC par tonne)
2016 2017
OMr
2018
Verre Recyclables Déchets de déchèteries
101
122
204 216 220
80 78 85
261
250
351
107
2016 2017 2018 2016 2017 2018 2016 2017 2018
LE COÛT NET DE LA GESTION
DES DÉCHETS
UN FINANCEMENT PAR LA TAXE
D’ENLÈVEMENT DES ORDURES
MÉNAGÈRES
La prévention et la gestion des déchets est financée
par la taxe d’enlèvement des ordures ménagères
(TEOM), dont le produit s’est élevé en 2018 à 134 M€.
Des coûts très variables
selon les flux de déchets
Les résultats financiers globaux cachent des disparités
importantes entre les différents flux de déchets.
Ces variations s’expliquent essentiellement par des niveaux
de soutiens et de recettes industrielles variables en fonction
du type de déchets.
Le verre est le flux de déchets le moins coûteux.
Ainsi, outre l’intérêt environnemental du recyclage du verre
(recyclable à l’infini), chaque tonne de verre jetée dans
les silos spécifiques, plutôt que dans les bacs gris, évite
à la collectivité une dépense de près de 137 € par tonne.
Un déchet porté en déchèterie revient ainsi à 122 € par tonne
contre plus de 1 000 € s’il est déposé sur l’espace public
(dépôts sauvages).
2018
(en € TTC par tonne) Coût brut Recettes Coût net
Ordures ménagères
résiduelles 254 € 34 € 220 €
Recyclables
(hors verre) 478 € 126 € 351 €
Verre 117 € 31 € 85 €
Déchets
des déchèteries 142 € 19 € 122 €
Coûts nets en M€ TTC (euros courants)
0
20
40
60
80
100
120
2016 2017 2018
28,0
83,2
24,6
87,2
34,6
88,3
Collecte Traitement
Un déchet porté
en déchèterie
revient à
122 €
par tonne
Les dépôts
sauvages dans
l’espace public
reviennent
à plus de
1 000 €
la tonne
0
20
40
60
80
100
61,4
20,7
63,6
18,0
64
25,0
2016 2017 2018
Coûts nets par habitant en € TTC
(euros courants)
Collecte Traitement
0
50
100
150
200
2016 2017 2018
45
155
55
161,8 162,1
39,9
Coûts nets à la tonne en € TTC
(euros courants)
Collecte Traitement
€LES INDICATEURS
DE SUIVI
8
Les indicateurs de suivi visent à évaluer
la qualité et la performance du service public
de collecte, de traitement et de valorisation
de la Métropole de Lyon. Cette clarification
des activités, souhaitée notamment par
les membres de la commission consultative
des services publics locaux, s’inscrit dans
une démarche de développement durable
et une volonté de transparence.48,1
20,0 20,2
48,3
20,6 21,5
47,6 47,3
21,7
46,8
22,5
45,4
10
20
30
40
50
60
70
2010
19,3
49,8
2013 2014 2015 2016 2017 2018
Évolution de la quantité de Déchets Ménagers et Assimilés
collectés (OM, CS, verre et déchèterie) (en kg / hab.)
Évolution de la quantité d’ordures ménagères et assimilés
collectés (en kg / hab.)
Évolution du refus de tri de la collecte sélective -
hors stock en centres de tri [en %]
Évolution de la quantité de collecte sélective
(emballages légers, verre et papiers) (en kg / hab.)
CS - emballages en verre CS - emballages légers et papiers
380
400
420
440
460
2010
414,1
2013 2014 2015 2016 2017 2018
399,4 402,2 396,1 395,6 394,7
391,7
10
20
30
40
50
2010
26,4
2013 2014 2015 2016 2017 2018
27,5 29,7 29,6
30,2
33,9 35,8
260
280
300
320
340
360
380
400
2010
316,3
2013 2014 2015 2016 2017 2018
301,9 301,5 298,0 297,4
295,0 296,8
La quantité globale de Déchets Ménagers et Assimilés collectées
augmente sensiblement par rapport à 2017 mais reste en dessous de 2010
(- 4,5 %). Des efforts restent à faire pour viser l'objectif de réduction
de 10 % à horizon 2020.
De 2017 à 2018, la quantité de verre produit par habitant augmente
de près de 4 % alors que la quantité d'emballages ménagers
diminue de 3 %.
Le taux de refus en sortie de centres de tri augmente. Il est calculé
sur la base des tonnes acceptées par les filières et effectivement
recyclées.
La quantité d'Ordures Ménagères et Assimilées produite par habitant
augmente de 0,6 % cette année pour atteindre les 297 kg. On note
une baisse de 6,2 % depuis 2010.
8. LES INDICATEURS DE SUIVI
70 RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉSRépartition des filières de traitement suivies
par les Déchets Ménagers et Assimilés (en tonnes)
Filières de traitement suivies par les déchets ménagers
et assimilés (en tonnes)
Stockage Valorisation énergétique
Valo. matière (recyclage, organique et remblaiement)
Part stockage
Part valorisation matière
0
100 000
200 000
500 000
400 000
300 000
600 000
2010
61 151
140 079
324 739
61 151
2013 2014 2015 2016 2017 2018
318 329
55 669
145 666 150 738
315 886
64 754
156 779 169 720
323 182
47 306
327 875 336 586
37 866 38 863 48 802
320 290
166 946 166 946
0
2013 2010 2014 2015 2016 2017 2018
11,6% 10,7% 12,2% 9,0% 9,1%
26,6% 28,0% 28,4% 29,7% 31,7% 31,1% 30,7%
61,7% 62,0% 61,3% 59,4% 61,3% 61,2% 59,8%
7,1% 7,3%
Part valorisation énergétique
Évolution de la quantité de déchets déposés en déchèterie
(en kg / hab.) et de leur valorisation
Part valorisée (kg / hab.) Part enfouie (kg / hab.)
Total déchèterie (kg / hab.)
71,6
26,6 26,4
65,8
32,3
39,0
58,7
38,8
0
20
40
80
60
100
120
2010
55,4
42,4
2013 2014 2015 2016 2018 2017
70,3
61,6
27,0
70,8
La quantité de déchets déposés en déchèterie en 2018 est identique à
celle de 2010, par habitant. La valorisation représente 72 % du traitement
contre 57 % en 2010.
La quantité de déchets orientés vers la valorisation (énergétique
et matière) est bien supérieure à celle de 2010, à l'inverse du stockage.
Évolution de la quantité d'ordures ménagères résiduelles
collectées (OMr) (en kg / hab.)
La quantité d'ordures ménagères résiduelles produites, par habitant,
est 7 % inférieure en 2018 par rapport à 2010 (- 18,2 kg)
100
140
180
260
220
2010
247,2
2013 2014 2015 2016 2017 2018
233,7 229,8 228,6 226,5 229,0 233,1
8. LES INDICATEURS DE SUIVI 7172
GLOSSAIRE
RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
GLOSSAIREGLOSSAIRE 73
GLOSSAIRE
AMIANTE LIÉ
Il s’agit d’amiante, associé à d’autres matériaux ;
(par exemple, l’amiante-ciment). Les déchets d’amiante
lié sont le plus souvent issus des travaux relatifs
à la réhabilitation et à la démolition dans le secteur
du bâtiment et des travaux publics.
CERTIFICATION ISO 14 001
La norme ISO 14 001 constitue un cadre définissant
des règles d’intégration des préoccupations
environnementales dans les activités de l’organisation
afin de maîtriser les impacts sur l’environnement et ainsi
concilier les impératifs de fonctionnement et de respect
de l’environnement.
CERTIFICATION ISO 50 001
La certification AFAQ ISO 50001, dispositif encouragé
par la réglementation, aide à mettre en place
un management de l’énergie intelligent et structuré
pour améliorer les performances énergétiques et réaliser
des économies d’énergie.
COLLECTE EN PORTE-À-PORTE
Toute collecte à partir d’un emplacement situé au plus
proche des limites séparatives de propriétés dans
la limite des contraintes techniques et de sécurité
du service (décret n°2016-288).
COVADE
Charte de coopération de valorisation des déchets
signée entre les élus du Grand Lyon, d’Organom*,
du SITOM Nord-Isère et du SYTRAIVAL afin de mutualiser
et optimiser les installations de traitement des déchets
des territoires en prenant en compte les spécificités
de chacun.
DÉCHETS ASSIMILÉS
Les déchets dits assimilés regroupent les déchets
des activités économiques pouvant être collectés avec
ceux des ménages, eu égard à leurs caractéristiques
et aux quantités produites.
DÉCHETS DANGEREUX
Déchets qui représentent un risque pour la santé ou
l’environnement et qui nécessitent un traitement adapté.
DÉCHETS DIFFUS SPÉCIFIQUES (DSS)
Déchets de bricolage ou de jardinage produits
occasionnellement par les ménages. Appelés auparavant
déchets dangereux des ménages ou DDM.
DÉCHETS INERTES
Déchets qui ne subissent aucune modification physique,
chimique, ou biologique importante.
Ils ne se décomposent pas, ne brûlent pas, ne produisent
aucune autre réaction physique ou chimique, ne sont pas
biodégradables et ne détériorent pas d’autres matières
avec lesquelles ils entrent en contact, d’une manière
susceptible d’entraîner une pollution de l’environnement
ou de nuire à la santé humaine.
DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS (DMA)
Il s’agit des déchets produits par les ménages et les
producteurs non ménagers, sous certaines conditions.
Ces déchets collectés par le service public d’élimination
des déchets comprennent les déchets collectés en
déchèterie, les ordures ménagères résiduelles (bacs gris)
et les déchets collectés séparément (bacs verts et silos).
DÉCHETS NON DANGEREUX
Les déchets non dangereux non inertes sont variés.
Généralement, on les définit par défaut comme étant
ceux qui ne présentent aucune des caractéristiques
spécifiques aux déchets dangereux.
DONNERIE
La donnerie est un lieu implanté dans une déchèterie.
On peut y donner des objets encore en état ou réparables
afin qu’ils puissent connaître une deuxième vie.
ÉBOUAGE
Le service du nettoiement assure l’enlèvement de tous
les déchets encombrants ou déchets non assimilables
aux ordures ménagères présents sur le domaine public,
hors points de collecte en bac (dépôts sauvages, déchets
de balayages...).
FREINTE
Il s’agit de la perte matière liée à un process de tri, soit
la différence entre la quantité entrante et la quantité
sortante.
ISD
Installation de Stockage des Déchets.
ISDD
Installation de Stockage de Déchets Dangereux.
Ancien CSDU ou CET de classe 1.
ISDI
Installation de Stockage de Déchets Inertes.
Ancien CSDU ou CET de classe 3.
ISDND
Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux.
Ancien CSDU ou CET de classe 2.74
GLOSSAIRE
RAPPORT ANNUEL 2018 SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC DE PRÉVENTION ET GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
MODECOM
La méthode de caractérisation des ordures ménagères
est une méthode de caractérisation des déchets
mise au point par l’ADEME. Elle permet de connaître
la composition des ordures ménagères en qualité
(type de déchets) et en quantité (gisements de déchets),
et ceci par type d’habitat. Elle a été menée en 2012
sur le Grand Lyon.
ORDURES MÉNAGÈRES ET ASSIMILÉES (OMA)
Les Ordures Ménagères et Assimilées sont les
déchets produits quotidiennement par les ménages
et les producteurs non ménagers qui sont pris en
charge par le service public de gestion des déchets
(ordures ménagères résiduelles et déchets collectés
sélectivement).
Les déchets produits occasionnellement par les ménages
(les déchets verts, les déchets d’encombrants,
les déchets dangereux, les déblais et gravats…)
en sont exclus.
ORDURES MÉNAGÈRES RÉSIDUELLES (OMr)
Désigne la part des déchets qui restent après
les collectes sélectives. Ce sont les déchets collectés
dans le bac gris.
ORGANOM
Syndicat mixte de traitement des Déchets Ménagers
et Assimilés qui regroupe 7 EPCI (196 communes,
312 000 habitants) sur le département de l’Ain.
PAPIERS
Les papiers évoqués dans le rapport annuel englobent
tous ceux qui sont recyclables : journaux, magazines,
catalogues, annuaires, prospectus, publicités, courriers,
lettres, impressions… Seules exceptions, les papiers
qui n’en sont pas et qui ne sont pas à trier, comme
les papiers collants ou les papiers d’aluminium.
Source : www.citeo.com
RÉCUPÉRATION
Opération qui consiste à collecter et / ou trier des
déchets en vue d’une valorisation des biens et matières
les constituant.
RECYCLAGE
Retraitement des matériaux ou des substances contenus
dans des déchets au moyen d’un procédé de production
de telle sorte qu’ils donnent naissance ou soient
incorporés à de nouveaux produits, matériaux ou
substances aux fins de leur fonction initiale ou à
d’autres fins.
RÉEMPLOI
Opération par laquelle un bien usagé, conçu
et fabriqué pour un usage particulier, est utilisé
pour le même usage ou un usage différent.
RÉUTILISATION
Opération par laquelle le bien usagé est utilisé plusieurs
fois pour le même usage.
REFIOM
Résidu d’Épuration de Fumée d’Incinération d’Ordures
Ménagères, soit les cendres d’électrofiltres
et de chaudières, et les gâteaux de filtration des stations
de traitement physico-chimique des eaux de lavages
des fumées.
RÉGÉNÉRATION
Le déchet, après transformation, retrouve les mêmes
caractéristiques physico-chimiques et peut être utilisé
comme une matière vierge.
STOCKAGE
Opération d’élimination ultime des déchets. Il concerne
la fraction des déchets qui ne peut pas être valorisée par
réemploi ou recyclage dans des conditions techniques
et économiques du moment. L’appréciation du caractère
ultime des déchets est opérée au niveau des territoires
couverts par les plans d’élimination des déchets.
TAXE GÉNÉRALE SUR LES ACTIVITÉS POLLUANTES
(TGAP)
Elle est due par les entreprises dont l’activité ou les
produits sont considérés comme polluants : déchets,
émissions polluantes, huiles et préparations lubrifiantes,
lessives, matériaux d’extraction... Son montant
et le taux applicable varient selon les catégories
d’activités et de produits. La TGAP sur les carburants
et celle relative aux installations classées font l’objet
de formalités déclaratives spécifiques.
UTVE
Les Unités de Traitement et de Valorisation Énergétique
incinèrent les ordures ménagères non recyclables.
La combustion des déchets produit de la vapeur, utilisée
pour le chauffage urbain et la production d’électricité.
VALORISATION
Terme générique recouvrant le réemploi, la réutilisation,
la régénération, le recyclage, la valorisation organique
ou la valorisation énergétique des déchets.
VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
Utilisation d’une source d’énergie résultant du traitement
des déchets.
VALORISATION MATIÈRE
Traitement des déchets permettant leur réemploi,
réutilisation ou recyclage.
VALORISATION ORGANIQUE
Traitement organique aérobie ou anaérobie de déchets
organiques pour produire une matière fertilisante
organique retournant au sol.RAPPORT ANNUEL 2018 sur le prix et la qualité du service public
de prévention et de gestion des déchets
ménagers et assimilés
Métropole de Lyon
Direction Eau et Déchets
20, rue du lac – 69003 lyon
www.grandlyon.com Conception et mise en page : Résonance Publique / Crédits photos :
T. Fournier
/ Métropole de Lyon, E. Soudan, L. Danière, Fotolia / Impression : OTT - décembre 2019