Offres
API
Connexion
Documents similaires
unknown - Lucciana 6 OK imprimerie Web
Déliberation - 22122020CM
PLU - Autres - PPRIF Lucciana 20140916
PLU - Autres - PPRI Lucciana 20120828
Procès Verbal - Commission des sports et loisirs PV
Déliberation - deliberation conseil municipal du 22 09 2009 4575
Déliberation - CM110420233
Déliberation - 14avril2015
Déliberation - 10 avril 2012 111
Déliberation - CM09052019
unknown - Lucciana pour BAT
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Lucciana.
Lien du pdf (unknown - Lucciana pour BAT)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Sport, Aménagement du territoire,
Bulletin municipal / Juillet-Décembre 2022
Lucciana Lucciana
Sò di
Une forme olympique C’est ce à quoi aspire en 2023 notre
commune - « Terre de Jeux » - à travers
ses réalisations récentes et à venir
Sports
Le RC Lucciana
alerte quinqua
Le trail repart
à fond avec
A Luccianinca
Projet de rénovation
pour San Parteo
Le carrefour de Crucetta
transformé
Le stade bientôt moderniséSommaire
Mairie de Lucciana
1045, Corsu Lucciana
CS 30026
20 290 Lucciana
Téléphone : 04.95.30.14.30
Fax : 04.95.38.33.94
Email : contact@ville-lucciana.com
Du lundi au jeudi : 8h30/12h - 13h30/17h
Vendredi : 8h30/12h - 13h30/16h
Adresse
Contacts
Horaires d’ouverture
&
Travaux P4 à 8
La vie de la commune P12-13
Etat-civil La voix de l’opposition P15
Sports P16 à 20
2
Patrimoine P9 à 11
L’hommage à Mgr Barsi P14Edituriale
Editorial
3
Une nouvelle année est un peu comme du
sable mouvant, le chemin qu’elle trace sous
nos pas est balisé d’incertitudes pour nos
proches et pour nos enfants.
Toutes les épreuves, toutes les crises,
ne sont pas derrière nous. Mais c’est aux
confins du crépuscule que les vœux de
l’aube s’exaucent. Je veux ici, en ces temps
difficiles, déposer un message d’espoir qui
prend en Corse sa source dans la nuit des
temps. Traditionnel mais imprescriptible, il
tient en deux mots brefs et puissants : Pace
è Salute.
La paix, c’est celle que l’on espère pour
l’Europe et les peuples en souffrance mais
plus encore celle qui doit infuser dans nos
cœurs car notre île a besoin de sérénité
pour avancer et de sagesse pour trouver,
entre sa représentation élue et l’État, la voie
d’un avenir apaisé dont 2023 serait la
première pierre.
La santé pour traverser les vagues virales,
celle que l’on souhaite à nos familles et
même au-delà car l’humanisme est une va-
leur qui, ici, sait encore résister.
La commune a un passé et un patrimoine
qui rayonnent, des infrastructures qui la
valorisent, une économie locale solide, des
projets qui rallient la cause de l’écologie et
du développement durable.
Profitons ensemble de l’an neuf pour la
rendre encore plus belle à vivre.
Un annu novu hè fattu d’incertezze. Un hà u
pudere di sguassà, nè patimenti, nè dubbiti.
E nant’à issa strada nova, fermanu difficultà
à supranà.
A u fà di a notte, u chjarore di u celu indizia
auguri à esaudì. In issi tempi cusì affannosi,
vi vogliu trasmette un missaghju di speren-
za, arradicatu à i tempi andati.
Tradiziunale quant’ellu pò esse eternu, tene
in duie parulle : pace è salute.
A Pace. Quella chì s’aspetta per l’Auropa è
per i populi chì soffrenu, ma dinù quella chì
deve sbuccià in i nostri cori, vistu quantu a
nostra isula hà bisognu d’esse appaciata per
pone in 2023 a prima petra d’un’avvene chì
sia discrittu trà i nostri riprisentanti eletti è u
Statu.
A salute per tene fermu à i periodi cuntinui
di siscu, quella chè no speremu per e nostre
famiglie, è al di là, fendu prova d’un spiritu
umanistu, sempre vivu.
A nostra cumuna hè ricca d’una storia è
d’un patrimoniu, avvalurata d’infrastrutture,
d’un ecunumia lucale soda, di prughjetti chì
mettenu in risaltu eculugia è sviluppu dura-
bile. Allora, mettimu à pruffittu l’annu novu
per campaci di manera ancu più bella.
Pace è Salute !
Pace è Salute !
José GALLETTI
Maire de Lucciana
Merre di Lucciana
Directeur de la publication
José GALLETTI
Rédaction et maquette
j3.com.info
Photos
j3.com.info et Mairie de Lucciana
Impression
EtoileVega4
Travaux
Une aire de rayonnement Passage incontournable et stratégique de la commune, le carrefour
de Crucetta s’est littéralement transformé pour s’arroger le statut de « centralité ». Une qualification largement justifiée…
Dans une société au rythme
chaotique à laquelle ni la Corse ni
Lucciana n’échappent, la « centralité »
est devenue un concept clé de la
géographie et de l’aménagement du
territoire. Mais ce qui importe, c’est
moins la quête d’un centre géométrique
qu’une position de bonne accessibilité
spatiale pour les usagers.
La centralité, au confluent de la
communication et de la vie sociale,
apparaît donc comme la faculté d’une
ville à proposer une offre éclectique de
commerces, de services et d’équipe-
ments à une population à la fois
endogène et extérieure. En quelque
sorte, elle qualifie la capacité d’ac-
tion d’un centre urbain en termes de
desserte, de services, d’attractivité, et
d’une manière générale, de polarisation
dans une logique souhaitée de mobilité
durable.
Qualité de vie, cohésion sociale,
proximité à la nature, accessibilité,
économie de proximité.
Une centralité, même de superficie
modeste, comme celle qui s’est dessinée
progressivement à Lucciana, est porteuse
de grands enjeux.
Un plateau traversant
flambant neuf
Telle que l’urbanisation se déploie de
nos jours, les carrefours stratégiques
se muent en mini-centres. Celui de
Crucetta ne s’affranchit pas de cette
évidence. Il fait la jonction entre la mer
(son site remarquable) et la montagne
(son village, berceau de la commune)
mais surtout entre toutes les grandes
directions du territoire : Bastia au nord,
la Plaine orientale, Corte et Ajaccio au
sud. Sans parler de l’accès à la liaison
ferroviaire qui est, de loin, la plus fré-
quentée de la Corse.5
À Crucetta, tout ou presque était en
désordre, y compris visuel. Le vaste
chantier, désormais achevé, a permis
de mettre de la cohérence et de la ra-
tionalité à ce quartier-phare de la com-
mune tout simplement pour faciliter la
vie et l’écoulement des flux, qu’ils soient
piétons ou automobiles.
Dans ce type de programme urbain,
l’esthétique paysager constitue une
dimension essentielle. Aussi, un large
plateau traversant a été constitué en
pavés pour rappeler les temps anciens,
ce qui confère à Crucetta une identité
urbanistique avenante au sein du péri-
mètre communal.
Par ailleurs, les voies ont été élargies,
des trottoirs en granit brut aménagés,
des espaces verts plantés, de nou-
veaux lampadaires assurent un éclai-
rage public sécurisant et économe en
énergie, des aires de stationnements
sont aisément accessibles.
Enfin, l’ensemble des réseaux de voirie,
souterrains ou apparents, ont fait l’objet
d’un contrôle minutieux voire d’une réha-
bilitation lorsque cela était nécessaire.
La Ville de Lucciana verra, à l’usage,
si d’autres petits aménagements
s’avèreront utiles. Elle demeure en
permanence à l’écoute de ses
administrés.
Le « Boulevard urbain » en ligne de mire
Le projet n’est pas nouveau, il était inscrit dans la logique de complémentarité avec la grande voie expresse qui a considérablement fluidifié la circulation entre Bastia et Vescovato. L’amélioration de la traverse de Lucciana passe aussi par l’aménagement de ce qu’on appelle le « Boulevard urbain » dans la continua- tion naturelle de celui de la commune voisine de Borgo. Une voie plus large, plus aérée, plus propice à la mobilité douce doit prochainement voir le jour. Les travaux de la première section, longue d’environ un kilomètre, devraient débuter dans le courant de l’année 2023 entre les quartiers de Casamozza et de Precojo. La Collectivité de Corse est aux manettes de ce programme d’en- vergure qui mobilise de gros moyens logistiques et financiers, à l’exemple du récent chantier voisin, celui du renforcement du pont de Casamozza. Pour compléter le présent chapitre des travaux communaux, deux projets qui se concrétisent. Le premier concerne des aménagements urbains (réseaux, trot- toirs, éclairage, espaces verts…) à proximité de l’aéroport de Poretta, entre les lotissements de l’Orangeraie et de Paratella. Le deuxième, de même type, entre Crucetta et la route de Figarella, la commune étant dépositaire de la délégation en maîtrise d’ouvrage.6
Modernisation et mise
aux normes internationales
Complexe sportif Charles-Galletti
En décembre 2020 notre commune
obtenait le label « Terre de Jeux 2024 »
et l’agrément « Centre de préparation des
Jeux Olympiques 2024 » pour le tennis,
le tennis fauteuil et l’athlétisme, de la part
du Comité d’organisation des Jeux Olym -
piques et Paralympiques de Paris 2024.
Ces prochains JO d’été, programmés
du 26 juillet au 11 août, vont rassembler
près de 11 000 athlètes de 206 pays,
dans la capitale pour la majeure partie
des disciplines, à Bordeaux, Nantes,
Lyon, Saint-Etienne, Nice et Marseille
pour le football, à Lille pour le handball,
à Tahiti pour le surf et Marseille pour la
voile.
Lucciana, à l’instar de nombreuses
autres villes ou communautés d’agglo-
mération du pays, aura ainsi la possi-
bilité d’accueillir des équipes dans leur
phase de préparation. Un comité de
pilotage a été créé « pour centraliser
toutes les forces vives, élus, associa-
tions sportives, population, amoureux
du sport, pour vibrer ensemble autour
de la préparation des JO ».
En juin 2021, pour lancer officiellement
le processus, il organisait la « Journée
des Olympiades » avec un défilé et des
démonstrations par les clubs et asso-
ciations de la commune sur le complexe
sportif Charles-Galletti. Un site qui fera
l’objet de travaux de modernisation et
de mise aux normes internationales
conformément aux critères du label et
agrément.
Bénéficiaire du label « Terre de Jeux 2024 » et de l’agrément « Centre de préparation », la ville va engager des travaux sur ses infrastructures sportives afin d’accueillir les délégations nationales dès février 2024
Le défilé des clubs et associations, José Galletti
en tête, lors de la « Journée des Olympiades ».7
Couverture de la tribune
nouveaux vestiaires
et un centre de tennis
La piste d’athlétisme, classée au-
jourd’hui nationale, va monter de ca-
tégorie une fois la tribune d’honneur
couverte et de nouveaux vestiaires
aménagés. Pour la partie tennis, il s’agit
d’aménager un centre d’entraînement
accessible toute l’année avec des
terrains en terre battue, surface de jeu
par excellence. Ce sera l’occasion de
développer un club municipal en mutua-
lisation avec la Ligue corse de tennis
et son centre territorial voisin avec ses
structures couvertes.
Le démarrage des travaux est prévu
dans le courant de ce premier trimestre
avec pour objectif d’être en capacité
d’accueillir dès février 2024 les
premières délégations sportives.
« La maîtrise du foncier, les autorisa-
tions à construire, dont la procédure loi
sur l’eau et les fouilles archéologiques
préventives ont d’ores et déjà été me-
nées et obtenues par la commune,
maître d’ouvrage, qui par anticipation
à la conduite des opérations a engagé
les études et maîtrises d’œuvre néces-
saires, et s’est assurée de la faisabilité
des travaux » précise José Galletti.
Ces travaux seront, bien sûr, réalisés
dans le respect des préceptes du
développement durable, aussi bien
dans leur conception que dans la mise
en œuvre des matériaux et autres
revêtements.
Sur le plan économique, on estime les
retombées à environ 3 millions d’euros
par délégations sportives sur une pé-
riode de six mois. « Au-delà de cette
notion, cette opération va impacter
l’image et le rayonnement de notre
commune et de la Corse au cœur de la
Méditerranée » soutient le maire.
Le complexe sportif Charles Galletti va être modernisé et mis aux normes internationales.8
Une autre vie
après les Jeux
Si ces prochains mois tous les efforts
porteront, bien évidemment, sur l’ac-
cueil des délégations durant cette
période de préparation aux JO, José
Galletti voit plus loin. « La nature des
équipements sportifs modernisés et aux
normes, permettra ultérieurement la
tenue d’autres événements de portée
internationale, tels que des tournois de
tennis ITF ou des matchs de Coupe Da-
vis, l’organisation des Jeux des Iles, ou
encore des Jeux Méditerranéens. Mais
aussi d’équipes en préparation pour les
grandes compétitions futures.
Tout cela sera de nature à pérenniser
les retombées économiques et de ren-
forcer sur la durée l’image d’une com-
mune accueillante et dynamique. »
En plus de ses nombreux atouts
patrimoniaux, naturels et de la qualité
de ses installations, Lucciana bénéficie
de la proximité de l’aéroport interna-
tional de Poretta, d’un accès direct au
chemin de fer, et d’une capacité
d’accueil de 400 chambres hôtelières
à même de favoriser bien des projets
qui s’inscriraient, plus particulièrement,
dans le cadre d’un « tourisme sportif ».
Mais pas que...
« Ces équipements viendront conforter
le pôle d’excellence sport et handicap
de Lucciana, dans un écosystème prêt
à accueillir donc des compétitions de
haut niveau et des sessions d’entraî-
nement d’équipes nationales, avec la
proximité de la maison sport-santé,
insiste le maire. Ils favoriseront, aussi,
l’émergence de la réussite scolaire à
travers l’utilisation des jeunes des sec-
tions sportives des lycées et collèges.
Il convient de soutenir l’utilité de ces
équipements dans l’objectif commun
partagé du continuum éducatif et princi-
palement du parcours d’accession vers
le haut niveau en favorisant le double
projet scolaire et sportif.»
On le voit bien, les enjeux dépassent le
cadre des Jeux...
Des projections de la future tribune d’honneur
couverte du stade d’athlétisme. Les mascottes des Jeux.9
Patrimoine
San Parteo
La messe n’était pas dite
Délicatement posée sur l’écrin muséal
de l’antique Mariana, la chapelle de
pierre San Parteo est un joyau encore
trop méconnu datant du XIIe siècle mais
exposé à l’érosion du temps.
Ce monument médiéval du patrimoine
sacré de la Corse, qui menaçait ruines
avait besoin d’une profonde restau-
ration pour son salut et pour pouvoir
l’admirer encore des siècles. La munici-
palité s’est attelée à cette pieuse tâche
et a échafaudé un dossier qui a aussitôt
attiré l’attention de la délégation corse
de la Fondation du Patrimoine, cette
grande institution nationale fondée en
1996 et dont la vocation est de mobili-
ser la population et les mécènes pour
sauvegarder l’histoire et la mémoire
architecturales en danger.
Le soutien de tous est indispensable
pour San Parteo. L’église de Lucciana
avait pourtant connu une première res-
tauration à la toute fin des années cin-
quante. Mais les altérations du temps
finissent toujours par prendre le dessus.
Vouée à un avenir de ruine et d’oubli, la précieuse chapelle médiévale de Mariana est restaurée grâce à la volonté sans faille de la municipalité et le salutaire soutien de la Fondation du Patrimoine10
Redevenir digne de la proximité
de la cathédrale de la Canonica
Le programme de travaux à entre-
prendre consiste pour l’essentiel à
démonter une partie des restaurations
et reconstructions en béton passées -
en déposant notamment la toiture - et
prévoit la restitution d’un parement à
l’identique. Trois portes en bois seront
également installées. Une toiture en
lauze sera réalisée, comme elle l’était
probablement à l’origine et entrera à
nouveau en résonance avec sa ma-
jestueuse voisine paléochrétienne, la
cathédrale de la Canonica.
San Parteo, à vocation funéraire, est
une chapelle qui a été elle-même édi-
fiée sur les ruines d’une église paléo-
chrétienne. L’utilisation de pierres de
deux nuances colorimétriques témoigne
de l’influence pisane. Avec la Canonica,
elles sont considérées comme les deux
premiers édifices de style roman en
Corse.
Un patrimoine précieux sur un site
prestigieux, riche des vestiges de sa
cité romaine et du tout nouveau Mu-
sée archéologique Prince Rainier III
de Monaco dont elle constitue le pro-
longement naturel. Des visites guidées
et des conférences voire des concerts
pourront avoir lieu car San Parteo sera
un des points d’ancrage des actions
culturelles du musée. L’ensemble des
vestiges archéologiques présents
dans l’église seront présentés par un
système d’ouverture du plancher de
bois afin que le public puisse percevoir
toutes les strates du site. À l’extérieur,
une passerelle légère permettra de
visualiser les fondations. L’inauguration
de l’église restaurée est espérée pour le
printemps 2024.11
- Quelle place tient San Parteo dans
le patrimoine sacré de la Corse ?
Une place essentielle dans l’architec-
ture paléochrétienne et romane. Les
travaux de Geneviève Moracchini-Mazel
rapportent que le sanctuaire médiéval
actuellement visible remonte aux XIe.
XIIe siècles. Il a cependant été érigé sur
une base plus ancienne, à la fin du Ve
siècle soit les débuts du christianisme
en Corse. Il y a dans cette église plus
de 1 500 ans d’histoire et nous passons
tous les jours à côté sans la voir.
- Et du point de vue du culte
de ce Saint ?
Nous sommes là encore à une époque
charnière. Le culte de San Parteo aurait
été introduit en Corse au milieu du Ve
siècle. Une tradition ecclésiastique
voudrait même qu’il soit natif de Maria-
na ! Mais les historiens sont des gens
raisonnables et ils penchent davantage
pour faire de San Parteo un membre du
clergé catholique africain exilé en Corse
par les Vandales. Ici, il aurait pu exercer
son épiscopat et y être honoré après sa
mort.
Une autre de leurs pistes est que les
évêques africains exilés en Corse aient
ramené avec eux les reliques de ce
saint. Des personnalités comme Sté-
phane Orsini de la FAGEC et Ophélie
de Peretti, la conservatrice du musée
de Mariana, en parlent bien mieux que
moi.
- L’ouverture du musée a-t-elle été
déterminante dans le choix de la
Fondation ?
Non et oui ! Non, car nous accompa-
gnons chaque année entre quinze et
vingt nouveaux projets. Bien peu ont la
chance de pouvoir être mis en valeur
par la proximité d’un musée et nous
aidons indistinctement à la préservation
de tous les patrimoines matériels, des
plus prestigieux protégés au titre des
monuments historiques, aux plus mo-
destes qui « peuplent » nos campagnes
et qui sont tout aussi importants, à mes
yeux, que les premiers. Oui, car quand
nous avons eu connaissance de ce pro-
jet de restauration, nous avons appelé
le maire de Lucciana pour lui dire que
nous voulions être de cette belle aven-
ture. En général les projets viennent
à nous mais cette fois, nous sommes
allés à lui.
« Le projet n’est pas venu à nous,
nous sommes allés à lui »
Trois questions à… René Lota
Délégué régional de la Fondation du Patrimoine12
Le 6 septembre dernier, jour de l’inaugu -
ration du musée de site archéologique
de Mariana (nos photos), SAS le Prince
souverain Albert avait présidé une céré-
monie pour hisser la cité de Lucciana au
rang prestigieux des « Sites historiques
Grimaldi de Monaco », une association
fondée en 2015 et dédiée aux anciens
fiefs de la famille princière en France et
en Italie.
Depuis maintenant trois ans, la Principauté
accueille tous les mois de juin des
« Rencontres », l’occasion de conférences
historiques et de manifestations culturelles
mais aussi pour les territoires et collectivi-
tés liées à la famille - comme l’est désor-
mais la commune de Lucciana - de mieux
se faire connaître à travers son histoire,
ses traditions, son artisanat, etc.
Pour l’évènement qui se déroulera les 4
et 5 juin 2023 à Monaco, sur la place du
Palais, notre commune est invitée à se
rapprocher un peu plus de la population
monégasque même si le jumelage, déjà
bien ancré dans les esprits depuis plus
d’une décennie, a renforcé les liens
entre les deux rives de la Méditerranée.
Le programme sera connu ultérieure-
ment ainsi que les modalités de la par-
ticipation de Lucciana dans le cadre de
cette invitation épistolaire directement
adressée à José Galletti par la Fédé-
ration des Sites Grimaldi et paraphée
de son vice-président délégué, Albert
Croesi.
La vie de la commune
« Sites Grimaldi »
Lucciana invitée à Monaco
La cathédrale romane Santa-Maria
Assunta n’est pas à l’abri d’une ca-
tastrophe, par exemple, d’une sortie
de route d’une voiture ou, pire, d’un
poids lourd qui pourrait venir abîmer
la plus ancienne église de Corse.
Aussi, au terme de plusieurs an-
nées d’une attente imputable à la
complexité juridique liée à la clas-
sification administrative de la voie, on est soulagé de savoir que la déviation de la route est en cours de réalisation du côté de la Canonica. L’aboutissement de ce projet permet de faire coup double : il met ce joyau architectural à l’abri de l’acci- dent irréparable et il rend plus harmonieux l’ensemble du site archéologique qui lui sert d’écrin en lui donnant la continuité qui faisait défaut jusqu’à présent.
Tenir enfin la Canonica à bonne distance13
S’adapter à la crise énergétique, réduire sensiblement les factures et apporter sa petite pierre à l’édifice de la protection de la planète est une préoccupation perma- nente qui n’a pas empêché la commune de ne pas sacrifier à la tradition festive des illuminations des festivités de fin d’année. Comme on a pu le constater, la décoration s’est exclusivement concentrée sur les ronds-points, aussi bien com- munaux que territoriaux. Ainsi, la fête n’est pas gâchée ! Le choix d’une politique vertueuse dans ce domaine n’est pas nouveau.
Dès 2018, La Ville avait répondu à l’appel à projets « Éclairage Public » lancé par l’Agence d’Aménagement durable, d’Urbanisme et d’Energie de la Corse pour réduire la vétusté du réseau d’éclairage public. Un éclairage LED a été mis en œuvre dans les quelque 806 points lumineux de notre territoire (sur les 1334 exis- tants), une rénovation à grande échelle assortie du remplacement de 36 armoires. De même, la puissance des installations a été revue à la baisse.
Au bout du compte, la commune est passée d’une consommation énergétique de 427 500 kWh à 58 227 kWh : un gain énergétique de 86 % et une économie de plus de 47 000€/an sur la facture d’électricité. Le maire tient aussi à féliciter les foyers qui consentent des efforts de leur côté.
Les actes d’incivisme et
la divagation bovine qui
provoquent des dom-
mages dans un lieu aussi
sacré qu’un cimetière ont
amené la municipalité à
protéger celui du village
par la construction d’un
mur et la pose de portails
à bestiaux pour matéria-
liser la clôture et dresser
un rempart à la malveil-
lance comme à l’intrusion nocturne des vaches qui s’attaquent aux fleurs dépo- sées devant les tombes. Dans un endroit qui impose le recueillement et le respect, l’initiative a été bien accueillie par la population.
Illuminations : le choix vertueux
Le cimetière du village « protégé »14
Hommage
C’est avec une tristesse infinie
que nous avons reçu la nou-
velle de la disparition inatten-
due de Monseigneur Bernard
Barsi, archevêque émérite de
Monaco, victime d’un arrêt car-
diaque à l’âge de 80 ans après
avoir célébré une messe à la
prison de Nice, la veille même
de Noël.
Pasteur de l’Église de Monaco
durant vingt ans (de 2000 à
2020), il a profondément mar-
qué le diocèse et, au-delà, toute
la Principauté.
Durant ces deux décennies, il a
vécu tous les temps forts de la
vie familiale princière. Des mo-
ments les plus difficiles comme
les obsèques du prince Rainier
III, aux moments les plus heu-
reux comme le mariage entre la
princesse Charlène et le prince Albert en 2011.
Pour la population luccianaise, c’est aussi une perte immense. Monseigneur Barsi a été directement à l’origine de la communion profonde, sincère et durable entre les communautés chrétiennes de Lucciana et de la Principauté autour du martyre de Sainte-Dévote. Il était présent pour bénir le musée de site de Mariana, le 6 septembre dernier aux côtés de Monseigneur Bustillo, évêque de Corse. « Je suis émerveillé par cette réalisation qui a bénéficié de la protection de Sainte-Dévote grâce à qui un pont spirituel indestructible a été érigé entre la Corse et la Princi- pauté » avait-il déclaré à cette occasion.
Au nom de la population et du conseil municipal, José Galletti présente aux proches du prélat, unanimement apprécié pour sa générosité, son humanisme et sa grande érudition, à la famille princière et à l’ensemble de la communauté monégasque, ses condoléances émues et fraternelles.
Monseigneur Bernard Barsi
nous a quittés15
Etat-civil (1er juillet - 26 decembre)
La voix de l’opposition
Nous arrivons pratiquement à la moitié du mandat que les habitants de Lucciana nous ont confié. Comme nous nous y étions engagés lors de notre élection, nous sommes une opposition constructive. Quand nous estimons que les motions mises au vote par le maire vont dans le sens des intérêts de nos concitoyens, nous votons en faveur. Quand les priorités ne nous semblent pas respectées, nous votons contre. Nous n’avons jamais pratiqué l’opposition systématique. Et nous avons été présents à tous les conseils municipaux.
Nous avons le droit de déposer trois questions ou motions par séance. Depuis le premier conseil municipal, nous avons utilisé systématiquement ce droit. Souvent, nous avons été la voix des habitants qui avaient des problèmes. Malheureusement, très souvent les seules réponses à nos interrogations sont « c’est en cours »… Un « cours » souvent très long ! Nous avons proposé de très nombreuses motions qui sont en relation directe avec notre programme. Si pendant deux ans et demi, le conseil municipal a systématiquement refusé nos motions simplement parce qu’elles venaient de l’opposition, ces derniers mois, plusieurs de nos motions ont été acceptées. Nous nous réjouissons de pouvoir participer, à notre niveau, au développement de notre commune et nous appelons une nouvelle fois les habitants à nous faire remonter les problèmes qu’ils rencontrent afin que nous puissions les mettre en avant.
Le groupe PER LUCCIANA PER A CORSICA
(Contact : 06.14.08.63.83)
Philippe UGOLINI
Raymond MARTINI
Génoveffa RIZZA, veuve
CACCIONI
Fernand ORSINI
Joseph CAVALLINI
Mathieu HIBLOT
Frédéric ETTERLEN
Jean-Claude CAVAGNAT
Dominique PAOLI
Marcel BASTIDE
Florine JACQUET, veuve
CHÉNEAU
Louis MARC
Jeanne GIUDICELLI, épouse
GARCIA
Andrée DALMASSO, veuve
ALIBRANDI
Carole ROUSSANGE, épouse
CULIOLI
Violette IMPERINETTI, veuve
RISTORI
Henri BRADASCHIA
Jean AMBROSI
Pierre BRACCONI
Ange LEGATO
Pierre SIMONETTI
Damianu LEONARDI
Ange PRONESTI
Daniel LEFORT DES YLOUSES
Gian Paolo LOI
Marie FINOCCHI, épouse
CARDI
Salvatore BRUZZESE
Paulette GUILLOU, veuve
MARCHESE
Claude GUILLO
Sébastien HANS
Guy DUGRAIS
Marie ALBERTINI, épouse
PETIT
François-Marie MATTEI
ATTAFI Inaya
BILLAULT ANDREI Ghjulia
PAOLI Rafaël
BENKHAITI Eden
NEMES Livia
OUCHEN Noah
BOURICH Khadija
GIORGETTI Matéo
ESTRUGO Y FERRI Elsa
LAMBERT Paula
BOURGEOIS Francescu
BOURICH Safwan
PEPE CASELLI Gilia
FERREIRA RIBEIRO AZZOPARDI Lena
ANDREANI SCHÖNIG Harry
BOUGHLALA Roeya
DEBARD NOVELLO Ghjuvanni
PISTOROZZI Jean
GRAZIANI Anna-Lia
ROSETTE Matteo
LEONARDI Damianu
OUEZGHARI Nahël
MATTEI Lucia
CASANOVA Chiara
LINDORI Anna-Déa
FLORO Catalina
LES DÉCÈS LES NAISSANCES16
A Luccianinca a
le sens de la fête
Après deux ans d’absence pour cause de crise sanitaire, A Luccianinca a fait un retour remarqué sur la scène des trails insulaires. Aux 180 concurrents engagés dans cette course de 13 km (dénivelé 650 m+) empruntant des sentiers surplom- bant le village, s’étaient joints 70 marcheurs pour lesquels avait été dessiné un tracé de 5 km. Dans cette ambiance particulièrement conviviale et festive qui constitue l’ADN du club Lucciana Atletismu, Guillaume Peretti a, comme en 2019, imposé sa loi à ses principaux rivaux. Le Cortenais a même amélioré son temps d’il y a trois ans en réussissant le chrono de…60 minutes, pile-poil !
Leo Serca franchissait la ligne d’arrivée 3’42’’ plus tard, suivi de Lisandru Muselli à 21’’. A ce podium, il faut associer Manu Morracchini, féminine la plus performante une fois de plus. Et saluer la très belle organisation du club hôte, en soutien duquel œuvraient de nombreux bénévoles.
Trail
La remise des prix empreinte de cette ambiance conviviale que le club Lucciana Atletismu s’emploie à cultiver depuis plus de dix ans.
Guillaume Peretti, souverain comme en 2019.
PHOTOS PATRICE GRAZIANI
Sur le parcours, les concurrents étaient « attendus » par
de de très spéciaux membres du clergé en charge
d’animer l’épreuve de manière festive.17
50 ans de rebonds
capricieux et... fructueux !
Aux derniers jours de l’été - celui du
calendrier tout du moins - le Rugby Club
de Lucciana a « festoyé ». À juste titre
puisqu’il a, au terme d’une belle jour-
née ayant réuni plus de 400 personnes,
soufflé 50 bougies dans cette ambiance
conviviale qui a fait la légende de
l’ovalie (les fameuses 3èmes mi-temps).
Joueurs actuels et anciens, dirigeants
d’hier… et de toujours s’étaient ainsi
retrouvés au complexe sportif Charles
Galletti pour honorer cet événement de
leur présence.
Un anniversaire après lequel le RCL
prit soin de se faire lui-même un beau
cadeau : de probants débuts en cham-
pionnat, avec une belle victoire signée
à domicile aux dépens de l’équipe de
Fos-Istres, pourtant présentée comme
l’un des candidats les plus sérieux à la
montée.
Des garçons formés au club
S’il a été beaucoup question du passé
(comme dans toute commémoration) et
de cette année 1972 qui a donc mar-
qué l’envol du rugby sur le territoire de
Lucciana, le présent et l’avenir ont vite
pris le dessus dans les conversations.
D’autant que l’équipe fanion du club se
préparait donc à vivre une saison exal-
tante en Régional 1. Un niveau qu’elle a
retrouvé à la faveur de trois accessions
en l’espace de seulement cinq an-
nées... dont une « blanche » en raison
de la crise sanitaire.
Composée en grande partie d’éléments
ayant fait toutes leurs classes au club,
la troupe que dirige David Pocq risque
évidemment de souffrir, sur la longueur,
du manque d’expérience à ce niveau.
Raison pour laquelle Joël Raffali, pré-
sident du RCL depuis maintenant 10
ans, ne veut pas monter pour l’heure
le curseur de ses ambitions plus haut
que le seul maintien. « Mises à part les
équipes de Salon et Saint-Saturnin que
nous avons affrontées l’an passé, nous
sommes partis dans l’inconnu. C’est
seulement à la trêve que nous pourrons
faire le point pour jauger nos chances
d’être compétitifs face à ces formations
– provençales pour la plupart - aguer-
ries et disposant de moyens bien supé-
rieurs aux nôtres… »
Une prudence justifiée par les deux
revers subis par la suite par le RCL face
au RC Ajaccio et Saint-Saturnin.
Rugby Club de Lucciana
Créé en 1972, le RCL s’est offert, pour célébrer dignement son demi-siècle d’existence, une nouvelle saison en Régional 1, l’antichambre de la Fédérale 3. Outre ses trois accessions en quatre ans, il peut être fier de son école de jeunes qui regroupe près de 150 licenciés et prépare ainsi la relève
L’actuel président Joël Raffalli (à droite) avec
Jean-Pierre Jugie qui, présent, à la création du club,
fut le premier entraîneur de l’équipe des seniors.
Il est toujours un supporter inconditionnel du RCL
50 ans plus tard !18
Une école, une famille
Mais le RCL c’est aussi une école de
rugby alimentant une dizaine d’équipes,
le tout chapeauté par Guillaume Martin, le
manager général. Avec les éducateurs et
les membres de la section loisirs qui
pratiquent le rugby à cinq, ce sont donc
plus de 200 rugbymen (et même une
poignée de rugbywomen) qui défendent
les couleurs du RC Lucciana. Une grande
famille dont les rangs sont évidemment
grossis, à chaque occasion, par nombre
de parents de jeunes licenciés, dont
certains très investis dans la vie du club,
comme s’en félicitent Jean-Sylvestre
Albertini et Dumè Antoniotti, les autres
chevilles-ouvrières de « l’institution ».
C’est bien le terme que l’on peut en effet
employer concernant un tel bastion du
rugby corse, dont les premières pierres
ont été posées, il y a donc un demi-siècle,
par les François Medori, Charles
Giuseppi, Gérard Bernard, Jean-Pierre
Jugie mais aussi le maire de l’époque
Charles Galletti qui a beaucoup œuvré à
l’essor de la discipline sur sa commune.
Rugby Club de Lucciana
Le RC Lucciana a tenu, à l’occasion de ce 50e anniversaire, à rendre hommage à ses fidèles serviteurs qui n’étaient plus là pour vivre ce bel événement. Jean-Sylvestre Albertini, le trésorier et le plus anciens des dirigeants en place, a donc établi une liste de joueurs, éducateurs,
bénévoles et dirigeants qui ont compté dans l’histoire de ce club et
méritaient ainsi que l’ont ait une pensée pour eux :
Charles Galletti, Gérard Bernard, François Medori, Charly Giusepi, André Vero, Pierre Fraticelli, Mathieu Nucci, Denise Carta, Fred Martigne, Michel Pierucci, Pierrot Laplace, Marius Leonelli, Louis Medori, Claude Ragazacci, Pascal Colonna, Claude Delatour, Alex Piovesan, Philippe Piovesan, Philippe Consdtant, Frédéric Coitoux, François Franceschi, Raoul Benigni, Anto Dumè Bernardini, François Casula, Pascal Martin, Antony Esposito, Alain Bouet, Béa Denat, Groussin, Franck Lézier, Jean-Michel Cassagnet, Antony et Cibé.
In memoriam19
2 avril 1989, la belle date !
Un chapitre du grand livre un RC Lucciana mérite un éclairage particulier parce qu’il correspond à un haut fait d’armes. Championne de Corse (et victorieuse de la Coupe de Corse) l’équipe du président Laurent
Caporossi devait, en ce dimanche 2 avril 1989, signer en terre lyonnaise un exploit resté dans les annales de l’ovalie corse.
Opposés en barrage d’accession (en 3e Division) aux solides jurassiens du RC Morez qui avaient survolé le championnat de Franche-Comté - en signant nombre de scores fleuves – les Luccianais surent ce jour-là se transcender pour surmonter plusieurs handicaps. Celui, tout d’abord, d’un voyage effectué dans de pénibles conditions. Le conflit social entamé dans la Fonction Publique s’étant étendu à de nombreux corps de métier (dont le personnel des compagnies aériennes), c’est en bateau puis en voiture depuis Nice qu’ils avaient dû rejoindre la capitale des Gaules, ralliée à 2 h du matin pour un match à 13 h !
Le RCL avait ensuite été forcé de composer avec un public tout acquis à la cause de son rival, plus de 3000 de ses supporters ayant effectué le déplacement. Rapidement menée au score suite à une pénalité, la troupe de l’entraîneur-joueur Serge Rimbaut avait néanmoins trouvé les
ressources pour inscrire par Alfonsi un essai transformé par Umberkamdt. Largement dominés en seconde période et même poussés dans leurs derniers retranchements, les Luccianais avaient fini par porter le coup fatal par Pierucci, en conclusion d’un contre rondement mené. Un bel exploit gravé d’autant plus dans les mémoires que le retour en Corse (par Ajaccio) fut lui aussi épique avec une tempête de neige traversée entre Bocognano et Venaco !20
Dans l’album de famille
Voici quelques-uns des clichés figurant
dans l’album du RCL, évidemment riche
d’une multitude d’autres photographies
illustrant ce demi-siècle d’existence.
Une aventure qui a donc débuté en
1972 quand Charles Galletti, le maire de
l’époque, a accepté de mettre gracieuse -
ment l’un de ses terrains à la disposition
de certains de ses administrés désireux,
pour assouvir leur passion pour le rugby,
de le pratiquer et de contribuer à la
promotion de cette belle discipline.
Un challenge relevé par les François
Medori, Gérard Bernard, Charly Giusepi,
Jean-Pierre Jugie et quelques autres.