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Arrêté - Préfecture - Gironde - Annexe 1 MAJ PGARR
Arrêté - Préfecture - Gironde - Annexes
Arrêté - Préfecture - Gironde - Annexe 1 guide 2015
Document publié le Jeudi 1 janvier 2015
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Gironde - Annexe 1 guide 2015)
Thèmes du document : Sciences et technologies, Transports, Aménagement du territoire,
- 1 -
Annexe 1
PROTOCOLE D’INTERVENTION LAV AUTOUR D’UN CAS
SUSPECT OU CONFIRME DE DENGUE OU DE CHIKUNGUNYA
(Document à annexer à l’arrêté préfectoral de délimitation de zone pour le moustique vecteur, cf. I.3)
DEROULE D’UNE INTERVENTION
Idéalement, les différentes actions présentées ci-dessous doivent être menées sur tous les sites que le patient a fréquentés, identifiés par l’ARS lors de l’enquête épidémiologique. Lorsque le nombre de sites est trop élevé et qu’il est impossible de tous les investiguer, ceux-ci peuvent être priorisés par l’opérateur en fonction de la durée de présence, de l’heure d’exposition, et de l’abondance en vecteurs dans les différents secteurs visités. Les actions à mener sont résumées au sein du Tableau A.
1. Préparation de l’intervention
La préparation de l’intervention commence dès la réception par l’opérateur du signalement d’un cas par mail d’alerte provenant de dgs-silav.gouv.fr
La première étape consiste à définir le périmètre de l’intervention en fonction du scénario (cas isolé, cas groupés en foyer simple ou multiple). Il est conseillé de prendre contact avec le patient afin de confirmer l’exactitude des adresses reçues. Une fois le périmètre défini, Une cartographie prévisionnelle est réalisée, en intégrant les données environnementales à disposition de l’opérateur1 (occupation du sol, sites sensibles…). Si des données entomologiques sont disponibles sur la zone concernée (relevés de pièges pondoirs par exemple), elles pourront être mises à profit pour initier le diagnostic de présence de vecteurs. Si le cas signalé se trouve à l’intérieur d’un foyer de transmission actif, les données sur les actions de lutte précédentes pourront être intégrées à la cartographie.
2. Prospections et définition de l’intervention
Les agents se rendent sur les différents lieux identifiés. La première étape est celle de l’enquête entomologique, qui vise à évaluer la présence du vecteur dans le périmètre concerné et donc statuer sur la nécessité ou non d’un traitement insecticide. Cette enquête consiste à rechercher toute preuve de la présence du vecteur (larves ou adultes).
Si la présence du vecteur est avérée, les prospections entomologiques sont poursuivies à l’intérieur du périmètre pour éliminer physiquement un maximum de gîtes productifs, sur les domaines public et privé. Des traitements antilarvaires peuvent également être conduits pour contrôler les gîtes non suppressibles.
Si aucune présence du vecteur n’est observée, l’opérateur complète l’opération entomo- épidémiologique du SI-LAV et signale la fin de l’intervention à l’ARS et au Conseil général (en fonction des spécificités/arrêtés/conventions régionales et départementales). Si un traitement adulticide s’avère nécessaire et que des contraintes de traitement visibles ont été préalablement identifiées lors de l’enquête entomologique (présence de ruchers, de cultures biologiques, de captage d’eau…), les agents doivent entrer en contact avec les gestionnaires. Il appartient ensuite aux gestionnaires dûment informés de mettre en place les mesures de protection adéquates (ex. couverture des cultures ou déplacements des ruches). Dans certains cas, il pourra être nécessaire pour l’OPD de mettre en place une zone d’exclusion (ex. autour de points d’eau), tout en veillant à ne pas nuire à l’efficacité du traitement à venir. Les prospections entomologiques peuvent également révéler la présence de sites sensibles autres que ceux préalablement identifiés et qu’il convient également de prendre en compte. Ces contraintes de traitements sont considérées dans la cartographie du périmètre d’intervention qui est transmise à l’ARS, au CG et à la DREAL concernés pour information de l’intervention à suivre et d’éventuelles recherches de sites sensibles par les ARS et DREAL. Cette étape doit également permettre de récupérer les accès (codes, clés) aux parties fermées au public nécessaires à la bonne réalisation du traitement. Enfin, les agents réalisent une campagne d’information dans la zone qui fera l’objet du traitement par la diffusion de dépliants et d’affiches qui préciseront les date et heure du traitement ainsi que des consignes visant à limiter l’exposition aux produits insecticides.
1 Ces données environnementales doivent être fournies par leurs détenteurs (ARS et DREAL essentiellement) en amont de
la saison de surveillance.- 2 -
NB : ces différentes actions (enquête, suppression des gîtes, information des résidents, affichage) peuvent être menées concomitamment au fur et à mesure de l’avancée des prospections dans le périmètre.
3. Traitement adulticide
Il s’agit dans un premier temps de définir les modalités de traitement à mettre en œuvre en fonction de la configuration de la zone.
Une intervention consiste généralement en une pulvérisation spatiale ULV par nébulisation à froid réalisée depuis la voie publique sur l’ensemble du périmètre, répétée ou non selon les contextes (voir tableau B). Si certaines zones du périmètre immédiat ne sont pas accessibles par cette voie, un traitement péri-domiciliaire par voie pédestre au moyen d’un nébulisateur portable est réalisé. L’espace péridomiciliaire comprend le jardin autour de l’habitation ou du lieu de résidence du cas et les jardins des maisons directement contiguës (à adapter selon la configuration du terrain). Un exemple de plan d’intervention est présenté dans la figure n°1.
Les traitements adulticides seront réalisés préférentiellement de nuit pour protéger la population et les insectes pollinisateurs de l’exposition aux produits insecticides.
Le passage d’un véhicule de tête juste avant le traitement peut permettre de limiter l’exposition des résidents.
Le choix de l’insecticide va dépendre des contraintes rencontrées. Les pyréthrinoïdes de synthèse sont à privilégier, mais des pyréthrines naturelles synergisées peuvent être utilisés en cas de présence de cultures biologiques dans le périmètre.
Figure 1 - exemple de définition des périmètres d’intervention autour d’un cas 4. Rattrapage de la phase de prospection
Pour les cas autochtones, il peut être nécessaire d’effectuer une recherche de résidents absents si l’impossibilité d’accès à leur propriété met en péril l’efficacité du traitement. Pour les cas importés, cette recherche d’absents peut être conduite dans le périmètre immédiat du cas si cela est nécessaire pour la bonne tenue du traitement.
5. Bilan de l’enquête
Le résultat des prospections, les actions de communication et les actions de luttes sont saisies quotidiennement dans le SI-LAV afin que l’ARS et la CIRE aient en permanence une connaissance de l’avancée du dossier. Le rapport de synthèse de l’opération est téléchargé dans le SI-LAV à la clôture du dossier.- 3 -
TABLEAU A : SYNTHESE DES ACTIONS A MENER PAR LES OPERATEURS :
PHASE DE L’INTERVENTION ETAPES OBJECTIFS ACTIONS MISES EN ŒUVRE
1. Préparation de
l’intervention
Périmètre d’intervention
Définition d’une zone d’intervention adaptée
aux contextes : cas isolés, en foyer simple ou
multiple
Analyse des ressources disponibles
Analyse des actions de LAV déjà menées en cas de
foyers
Choix du périmètre en concertation avec l’ARS
Cartographie et suivi des données
Edition de la zone d’intervention
Recherche des données environnementales
connues sur la zone si disponibles
Compilation des données sur les actions déjà
menées
Dessin de la zone selon le périmètre choisi
Intégration des données environnementales
disponibles
Intégration des données de LAV
Préparation des rapports d’action
2. Prospection et définition
de l’intervention
Enquête entomologique évaluer la présence du vecteur pour définir le risque de transmission
Collecte préalable des informations nécessaires à la
décision (pièges positifs…)
Echanges avec les partenaires
Consignation des données
Recherche des contraintes de
traitement adulticide
Récolter les informations sur le terrain sur
rucher, bassin piscicole, agriculture
biologique, captage d'eau etc, (de visu, si
accessibles) non connus initialement et
contrôle des données connues
Limiter les impacts non-intentionnels de
l’intervention
Prise de contact et entretien avec la personne
Consignation des données
Recommandations auprès du gestionnaire du site
sensible pour la protection de son activité- 4 -
Prospection entomologique et lutte
contre les gîtes
Recenser les gîtes larvaires productifs en Ae.
albopictus en leur attribuant une typologie
Eliminer les gîtes larvaires
Pulvérisation de larvicide avec un appareil portatif
pour les gîtes ne pouvant être éliminés
Campagne d’information, réalisée
conjointement si possible
Informer les partenaires (collectivités
locales) et la population de la zone
d’intervention
Informer sur le traitement spatial
Transmettre le message de prévention aux
personnes atteintes ou potentiellement
exposées à une arbovirose
Prise de contact
Message de protection contre les piqûres (délivrés
par l’ARS et l’OPD)
Message de protection vis-à-vis des produits
insecticides
Transmission de la carte prévisionnelle et des
modalités de traitement aux ARS, CG et DREAL
3. Traitement adulticide
Choix de l’adulticide
Possibilité de choix selon contraintes
environnementales
Limiter les impacts non-intentionnels en
garantissant l’efficacité des traitements
Analyse des données connues et remontées du terrain
pour le traitement spatial
Choix selon contraintes, efficacité connue du produit
dans le respect d’une égale efficacité sur les vecteurs
cibles
Traitement péri domiciliaire
Nébulisation dans l’espace péri-domiciliaire
(adresse du cas et maisons contiguës), selon
la configuration de la zone
Préparation de l’intervention
Information préalable des personnes présentes et des
voisins
Traitement
Consignation des données
Pulvérisation spatiale d’adulticide
Eliminer des moustiques adultes par
épandage de produit insecticide adulticide à
l’échelle de la zone en Ultra Bas Volume
(UBV)
Préparation de l’intervention
Information préalable des personnes présentes et des
voisins
Traitement
Consignation des données
4. Rattrapage de la
phase de prospection Recherche des absents Augmenter l’exhaustivité du contrôle de la
zone
Planification sur plusieurs jours ciblée sur les
personnes absentes lors des contrôles précédents
(cas autochtones)- 5 -
TABLEAU B : DESCRIPTIF DES MODES OPERATOIRES ASSOCIES AUX NIVEAUX DU PLAN :
modes opératoires niveau 1 niveau 2 niveau 3 niveau 4 niveau 5
périmètre
150m en intégrant les
données historiques et les
retours du terrain
150m en intégrant les
données historiques et les
retours du terrain
fusion des périmètres des cas du
foyer adaptée à la morphologie
urbaine
fusion des périmètres adaptée à
la morphologie urbaine
dans les foyers : non
applicable car arrêt de la
gestion individuelle des cas -
procédure maintenue autour
des cas isolés
cartographie et rétro
information
rapport systématique et
individuel
rapport systématique et
individuel
selon rythme et nombre de
signalements: rapport systématique
et individuel - bilan des actions par
foyers
rapport des actions par foyers
prospection
entomologique et lutte
antilarvaire
oui si absence de
connaissances préalables
(piège pondoir positif,
enquête antérieure…)
oui , idem Oui, idem Oui, idem
recherche des
contraintes de
traitement adulticide
oui pour informer les
propriétaires afin
d’appliquer des mesures de
prévention
oui pour informer les
propriétaires afin
d’appliquer des mesures
de prévention
oui pour informer les propriétaires
afin d’appliquer des mesures de
prévention
oui pour informer les
propriétaires afin d’appliquer des
mesures de prévention
campagne d'information oui pour la prévention des gîtes et des piqûres oui pour la prévention des gîtes et des piqûres oui pour la prévention des gîtes et
des piqûres. Mobilisation de relais
dans les quartiers touchés
oui pour la prévention des gîtes et
des piqûres. Mobilisation de relais
dans les quartiers touchés
traitement
péridomiciliaire
Oui dans périmètre
rapproché (~50m autour du
cas, selon la configuration
du terrain)
Oui dans périmètre
rapproché (~50m autour
du cas)
oui selon rythme des signalements
et taille du foyer - uniquement
dans périmètre rapproché (~50m
autour du cas)
oui selon rythme des
signalements et taille des foyers -
uniquement dans périmètre
rapproché (~50m autour du cas)
recherche des absents
Oui, à proximité immédiate
du cas si nécessité absolu
pour l’efficacité du
traitement
Oui, sur 2-3 jours, autour
du cas initial sur un
pourcentage de la surface
considérée. Un passage en
journée, un le soir.
Oui, sur 2-3 jours Oui, sur 2-3 jours
traitement spatial du
périmètre 1 pulvérisation
2 pulvérisations à 3-4
jours d’intervalle autours
des cas autochtones
2 pulvérisations espacées de 3-4
jours dans chaque foyer - poursuite
des actions tant qu'il y a des cas
autochtones
2 pulvérisations espacées de 3-4
jours dans chaque foyer -
poursuite des actions tant qu'il y
a des cas
choix de l'adulticide
selon contraintes
environnementales et
efficacité de l’alternative
(ex : pyrèthre naturel)
Deltaméthrine Deltaméthrine Deltaméthrine- 6 -