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unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 30 Plan paysage PBS 3 plan d actions def redu
Document publié le Mardi 7 octobre 2025
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Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Changement climatique,
| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 2
SOMMAIRE
INTRODUCTION
1. DES ACTIONS DÉJÀ ENGAGÉES PAR LE TERRITOIRE PAYS BASQUE ET SEIGNANX, À POURSUIVRE ET À CONFORTER
2. DES ACTIONS NOUVELLES À METTRE EN YUVRE DE MANIÈRE PARTENARIALE
3. UNE ANIMATION DÉDIÉE POUR LE PLAN DE PAYSAGE PAYS BASQUE ET SEIGNANX| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 1
INTRODUCTION
Un Plan de paysage pour le Pays Basque et le
Seignanx
Avec un Plan de paysage Pays Basque et
Seignanx (diagnostic, stratégie et actions), la
Communauté d’Agglomération Pays Basque et
la Communauté de Communes du Seignanx
s’engagent à mieux prendre en compte les
paysages dans leurs politiques publiques.
Cette dynamique s’inscrit dans la poursuites des
projets de territoires existants :
En 2022, la Communauté d’Agglomération Pays
Basque a structuré son projet de territoire autour
des transitions environnementales, économiques,
sociales et sociétales, avec trois grandes
ambitions :
- Un Pays Basque résilient : pour protéger
et préserver ses ressources naturelles.
- Un Pays Basque vivant et habité : pour
renforcer la vitalité de ses villes et
villages.
- Un Pays Basque engagé : pour
repenser et transformer ses modèles
de développement.
Le Plan Climat Pays Basque est au cœur de cette
démarche. Il vise, à l’horizon 2050, une
adaptation accrue aux changements
climatiques, une réduction de 56 % des
émissions de gaz à effet de serre, une baisse de
49 % des consommations énergétiques, et une
couverture intégrale des besoins en énergies
renouvelables.
Toutes les politiques publiques de
l’Agglomération s’alignent sur cette trajectoire.
De son côté, la Communauté de Communes du
Seignanx a formalisé son projet de territoire en
2023. Ce projet de territoire est également
établi en cohérence avec le Plan climat et
décliné dans le projet de Plan local d’urbanisme
intercommunal et son Projet d’Aménagement et
de développement durables qui pose 3 grandes
orientations prônant un territoire sobre et
durable, conciliant transition écologique, qualité
de vie et urbanisme de proximité :
- Un territoire de sobriété, respectueux
de ses écosystèmes en transition
climatique et énergétique
- Une attractivité maitrisée au service de
la solidarité de la qualité de vie et de
l’environnement
- La construction d’un urbanisme de
proximité
Avec son projet de territoire et son Plan climat,
la Communauté de Communes du Seignanx
s’engage comme acteur de la sobriété et des
transitions climatiques et énergétiques, en
favorisant un espace de vie dynamique,
interconnecté et marqué par une urbanisation
maîtrisée. Il soutient un développement
économique créateur d’emplois et d’innovation,
tout en maintenant un équilibre entre villes,
villages, nature, urbanisme, et agriculture. Axé
sur la qualité de vie, la culture, le bien-être et la
santé, il limite la dépendance à la voiture grâce
à des mobilités durables et de proximité. Le
territoire promeut aussi une agriculture locale,
nourricière et respectueuse de l’environnement,
tout en protégeant et valorisant les écosystèmes
et le vivant. Cette dynamique participe ainsi à la
préservation et à la mise en valeur des paysages
du Seignanx.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 2
Des Objectifs de Qualité Paysagère (OQP) qui
poursuivent l’ambition du territoire Pays
Basque et Seignanx
Suite à l’élaboration d’un diagnostic thématique,
territorial et partenarial, la définition d’objectifs
de qualité paysagère permet à la Communauté
d’Agglomération Pays Basque et à la
Communauté de Communes du Seignanx
d’anticiper et de guider l’évolution des
paysages.
Grâce à un travail partenarial avec les acteurs
locaux, le Plan de paysage définit une trajectoire
commune pour préserver, protéger, gérer et
valoriser les paysages actuels et futurs.
Les objectifs de qualité paysagère (OQP)
définissent ainsi des orientations stratégiques et
localisées que l’autorité publique se donne pour
protéger, gérer et aménager ses paysages.
Des objectifs de qualité paysagère à l’échelle
du territoire Pays Basque et Seignanx :
- OQP 1 : Conforter la mosaïque
paysagère basco-landaise tout en
accompagnant son évolution.
- OQP 2 : Favoriser l’adaptation des
paysages aux effets du changement
climatique en s’appuyant sur les
ressources agricoles, sylvicoles et
arborées.
- OQP 3 : Renforcer notre relation à l’eau
en considérant les évolutions des
usages face aux changements
climatiques.
- OQP 4 : Favoriser des manières
d’habiter et d’aménager plus sobres,
ainsi qu’une utilisation économe des
ressources, en renforçant l’identité des
paysages bâtis locaux et le
bioclimatisme.
- OQP 5 : Promouvoir une transition
énergétique locale et respectueuse des
paysages.
- OQP 6 : Découvrir et s’approprier le
territoire en mouvement.
Des objectifs de qualité paysagère déclinés et
en lien avec les quatre séquences paysagères:
Séquence Littoral et arrière-littoral
- OQP : Maintenir la diversité des
ambiances paysagères en considérant
les changements climatiques.
Séquence vallée de l'Adour et coteaux associés
- OQP : Renouer avec l’identité de
l’Adour, du marais d’Orx et du Boudigau.
Séquence plaines et collines
- OQP : Composer les nouveaux
paysages ruraux des plaines et collines.
Séquence monts et massifs
- OQP : Accompagner les évolutions des
paysages de montagne tout en
maintenant l’équilibre agro-sylvo-
pastoral.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 2
Illustration : Atopia, les objectifs de qualité paysagère| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 3
Un premier plan d’actions 2025-2030
Entre juin 2024 et avril 2025, la Communauté
d’Agglomération Pays Basque et la
Communauté de Communes du Seignanx ont
travaillé à l’élaboration d’un premier plan
d’actions venant incarner la stratégie paysage
définie par les deux collectivités. Pour ce faire,
un cadre de travail et de réflexion a été posé :
- Prendre en compte les documents
stratégiques élaborés et/ou en cours
d’élaboration. Pour beaucoup, ces
derniers viennent dès à présent
renforcer la qualité des paysages
actuels et futurs. Dans ce cadre, le Plan
de paysage se saisit de ces stratégies et
projets dans une recherche de
complémentarité et d’exemplarité :
Schéma de cohérence territoriale Pays
Basque Seignanx, Plans locaux
d’urbanisme intercommunaux, Stratégie
adaptation au changement climatique,
etc.
- Distinguer des actions et projets déjà
mis en œuvre sur le territoire. Il s’agit de
montrer que les objectifs de qualité
paysagère sont déjà investis par et sur
le territoire
- Proposer une liste resserrée d’actions et
de préconisations à initier en
complémentarité entre les deux
collectivités territoriales. Quatre types
d’actions ont été retenues :
o des actions de structuration : il
s’agit d’actions qui engagent
une réflexion sur le long terme,
qui engagent une planification,
règlementation, de l’ingénierie
et qui engagent un réseau
d’acteurs ou différentes
structures partenaires.
o des actions de sensibilisation : il
s’agit d’actions mobilisatrices
en lien avec la pédagogie, la
communication, les
évènements locaux et
impliquant les habitants, les
usagers et acteurs du territoire.
o des actions de transformation :il
s’agit d’actions impliquant un
aménagement, une
modification dans le paysage,
portés par les collectivités et
appuyés par des partenaires
(sur un site ciblé notamment)
o des actions de valorisation et
de protection : il s’agit d’actions
emblématiques impliquant une
logique de mise en valeur et de
pérennité du paysage et du
patrimoine local.
Lors des Comités de pilotage qui se sont tenus
en décembre 2024 et juillet 2025, il a été
identifié 9 actions à déployer sur la période
2025-2030. Ces actions ne sont pas
hiérarchisées dans le temps. Certaines seront
menées conjointement par les deux collectivités,
tandis que d’autres concerneront
spécifiquement l’une d’entre elles. Leur mise en
œuvre repose souvent sur des partenariats
existants à approfondir, renouveler ou à établir.
Une coordination des actions est à l’étude entre
les deux collectivités afin de poursuivre la
dynamique enclenchée, consolider le cadre
partenarial et la recherche de financements.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 2
1/ Des actions déjà engagées par le territoire Pays Basque et Seignanx, à poursuivre
et à conforter
La Communauté d’Agglomération Pays Basque et la Communauté de
Communes du Seignanx agissent dès à présent pour une meilleure
préservation et mise en valeur des paysages à travers la mise en œuvre de
nombreuses politiques publiques et projets. Des partenaires locaux et/ou
territoriaux s’inscrivent dans cette même dynamique. Il est proposé un focus
sur quelques actions engagées selon les objectifs de qualité paysagère
(OQP) retenus.
OQP n°1 Conforter la mosaïque paysagère basco-landaise tout en accompagnant son évolution Communauté d’Agglomération Pays Basque Communauté de Communes du Seignanx Partenaires
En partenariat avec les Conservatoires Botaniques
Nationaux et le Conservatoire des Espaces Naturels
nouvelle Aquitaine, l’Agglomération a élaboré une
cartographie des habitats naturels du territoire dans
l’objectif de mieux connaitre et qualifier la
biodiversité du territoire et formaliser notamment une
« Trame Verte et Bleue » des futurs PLUi et du SCOT
et
La Trame Verte et Bleue est un réseau formé de
continuités écologiques terrestres et aquatiques. Elle
contribue à l'amélioration de l'état de conservation
des habitats naturels et des espèces et au bon état
écologique des masses d'eau.
Afin de préserver et maintenir la biodiversité du
territoire, une trame verte et bleue règlementaire
est développée dans le Seignanx à travers le Plan
local d’urbanisme intercommunal PLUi (77% du
territoire ainsi couvert). Cette approche assure ainsi
une pérennité des espaces naturels et un bon
fonctionnement écologique du territoire. Certains
secteurs pourront être ouverts au public avec
l’accompagnement potentiel du CPIE Seignanx
Adour.
Le Syndicat du SCoT Pays Basque Seignanx porte un
projet de territoire, à l’échelle des 166 communes du Pays
Basque et du Seignanx, traversé par de nouvelles
exigences règlementaires mais surtout par une prise de
conscience collective des enjeux que révèlent le
changement climatique, la raréfaction des ressources
dont l’effondrement de la biodiversité et des enjeux de
société, de cohésion sociale et de qualité de vie.
Le projet « (A)ménager le territoire, pour (p)réparer
l’avenir » doit permettre d’assurer la résilience du territoire
par le dynamisme de villes et petites villes à taille humaine,
bien réparties sur l’ensemble du territoire.
Dans cette perspective, le Syndicat s’est saisi des travaux
du Plan de paysage et cela, à toutes les étapes de sa| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 2
En préservant la trame verte et bleue,
l’Agglomération améliore la qualité et la diversité des
paysages.
Ce travail nourrit par ailleurs l’élaboration de la future
stratégie biodiversité de l’Agglomération.
réalisation, afin de proposer un cadre d’orientations pour
les paysages actuels et à venir.
Illustrations : crédit Photo CC du Seignanx, paysage de l’Adour, et crédit Photo Agence paysage Pollen – paysage d’Amikuze,| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 3
OQP n°2 Favoriser l’adaptation des paysages aux effets du changement climatique en s’appuyant sur les ressources agricoles, sylvicoles et arborés
Communauté d’Agglomération pays Basque Communauté de Communes du Seignanx Partenaires
Le Pays basque est un territoire très riche en
forêts (publiques ou privées), qui couvrent près de
75 000 hectares. Elles présentent un fort intérêt
patrimonial naturaliste, historique et socio-
culturel. Suite à la formalisation d’un Plan Bois,
une Charte forestière de territoire Pays Basque,
stratégie locale visant la gestion durable et
multifonctionnelle des forêts, est engagée de
manière partenariale depuis 2024 avec
l’ensemble des acteurs publics et privés. Cette
charte intégrera une approche paysagère
adaptée.
Dans le cadre de son soutien à l’agriculture, une
action sur la préservation des haies en milieu
agricole est à l’étude par le service
environnement et les acteurs du territoire et
sera engagée en 2025.
Cette action est mise en œuvre avec l’appui de
partenaires comme le CPIE Seignanx et Adour
et l’Association Arbres et Agriculture
Il s’agit notamment de pouvoir préserver les
haies existantes notamment au bord des routes
et chemins.
De nombreux partenaires locaux participent à la
préservation et la mise en valeur des arbres sur le
territoire.
Par exemple, il existe notamment de nombreux
arbres remarquables au Pays Basque et au Seignanx.
Il est possible de mettre en avant les « trognes » ou
les « têtard s» !
Il s’agit d’un arbre, le plus souvent un feuillu, que l’on
coupe à hauteur d’homme pour une récolte régulière
de bois, de feuillage, de fruits, sans avoir à couper le
tronc à sa base. Ces arbres sont très reconnaissables
et sont des marqueurs paysagers et patrimoniaux du
territoire.
Un Inventaire participatif et une remise en production
des arbres têtards dans la montagne basque a été
initié en 2023 par les acteurs associatifs basques
avec l’appui d’EHLG| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 4
Illustration : Schéma réalisé par l’association Arbre et Agriculture| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 5
OQP n°3 Renforcer notre relation à l’eau en considérant l’évolution des usages face aux changements climatiques
Communauté d’Agglomération pays Basque Communauté de Communes du Seignanx Partenaires
Des actions de restauration des cours d’eau et
de gestion des ripisylves sont menées sur le
territoire à l’appui de programmes pluriannuels
pour restaurer et entretenir les cours d’eau et
réduire les risques d’inondation.
En complémentarité, un inventaire des zones
humides est en cours de réalisation avec
l’appui de l’Agence de l’eau Adour Garonne,
les services de l’Etat et les acteurs locaux afin
de préserver ces milieux essentiels et
structurants en terme de paysage.
Enfin des guides à l’attention du grand public
sont produits afin d’accompagner les bonnes
pratiques comme par exemple la gestion des
eaux pluviales.
Un schéma de gestion des eaux pluviales est
engagé et devrait être arrêté en 2026 pour
assurer la maitrise des eaux de ruissellement et
favoriser l’infiltration des eaux pluviales et limiter
l’imperméabilisation des sols
Avec le changement climatique, les épisodes
pluvieux ne seront pas plus nombreux mais plus
intenses. Il convient dès à présent d’adapter les
résidences à ces changements.
Aussi, un dispositif expérimental dénommé
Mieux Reconstruire Après Inondation (MIRAPI) a
été testé sur 5 communes particulièrement
vulnérables du Seignanx avec l’aide de
l’Institution Adour: Ondres, Saint-Barthélemy,
Saint-Laurent-de Gosse, Saint-Martin de
Seignanx et Tarnos. Ce dispositif s’adressait aux
particuliers qui souhaitent améliorer la résilience
de leur habitation. Il est prévu de le renouveler
dans le cadre du PAPI Adour Aval.
Les Barthes de l’Adour représentent de vastes zones
humides maillées de fossés et canaux présentant des
milieux naturels riches et variés allant des prairies
pâturées ou fauchées aux grandes chênaies de l’Adour
Cette mosaïque de milieux abrite une faune et une flore
remarquables typiques des zones humides
Le CPIE Seignanx Adour est animateur Natura 2000 et
met en œuvre les documents d’objectifs des sites Natura.
Ainsi, il propose aux propriétaires et usagers de l’Adour et
ses Barthes de mettre en place des actions de
préservation de ce patrimoine naturel remarquable
(entretien des prairies naturelles, préservation des vieux
boisements, entretien des plans d’eau, restauration des
tourbières…) participant ainsi à la préservation des
paysages locaux.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 6
illustration : plaquette CAUE64, Agence de l’eau , 2025- Pour en savoir plus : https://www.caue64.fr| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 7
OQP n°4 Favoriser des manières d’habiter et d’aménager plus sobres et une utilisation économe des ressources en renforçant l’identité des paysages bâtis locaux et le bioclimatisme
Communauté d’Agglomération Pays Basque Communauté de Communes du Seignanx Partenaires
Dans le cadre de l’élaboration des documents
d’urbanisme (PLUI Amikuze, Soule et Sud Basse
Navarre,) un inventaire du patrimoine bâti a été
réalisé en dialogue avec les communes
concernées et avec l’appui technique et
financier de la Région Nouvelle Aquitaine. Afin
d’apprécier le patrimoine lié au pastoralisme
notamment les bordes et les cayolars,
l’inventaire a été précisé auprès de 12
communes du territoire. Cette connaissance est
à la disposition des communes et des
Commissions syndicales de montagne dans
l’objectif de mieux connaitre et préserver ce
patrimoine bâti. Cette information sera aussi
mise à disposition des habitants via le site
internet de la collectivité.
Afin de favoriser une meilleure intégration
paysagère des constructions et des
aménagements publics ou privés, plusieurs
prescriptions visant à soutenir le développement de
clôtures végétales en essences locales sont
inscrites dans le PLUI. Ainsi, elles sont privilégiées
sur tout le territoire et les murs séparatifs sont
proscrits dans 6 communes sur 8. Leur rôle
écologique est souligné. L’usage des essences
locales est imposé.
Les CAUE des Pyrénées Atlantiques et des Landes
réalisent des permanences gratuites afin de conseiller
les particuliers dans leur projet de rénovation et/ou
construction. L'architecte urbaniste peut intervenir en
amont des projets architecturaux pour notamment
aborder les points suivants: adaptation du logement
prenant en compte les questions de performances
énergétiques, de choix des matériaux, d'agencement
intérieur, etc. ; l'intégration d'une construction neuve
dans un contexte paysager, la volumétrie, l'orientation,
etc. ; la réglementation (règlements d’urbanisme,
normes, démarches administratives, etc.).| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 8
Illustration : Crédit photo CAPB – architecture pastorale (borde et cayolar), Inventaire patrimoine| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 9
OQP n°5 Promouvoir une transition énergétique locale et respectueuse des paysages
Communauté d’Agglomération Pays Basque Communauté de Communes du Seignanx Partenaires
Une Maison de l’Habitat et de l’énergie au
service des projets de rénovation des
habitants a été créée en 2024 . Cet espace est
la porte d’entrée unique pour les habitants
souhaitant des conseils gratuits et
personnalisés pour améliorer leur logement.
Ce lieu novateur va permettre aux habitants de
s’informer gratuitement et d’effectuer les
démarches pour rénover leur logement tout en
étant précautionneux du cadre patrimonial. En
effet, les bâtiments à usage résidentiel et
professionnel représentent près de 15 % des
émissions de gaz à effet de serre au Pays
Basque. La rénovation énergétique des
bâtiments participe donc à l’ambition du
territoire de réduire ces émissions de -20 % en
2030 et -73 % en 2050 tel que prévu par le
Plan Climat Pays Basque. Rénover tout en
préservant les formes architecturales locales
et patrimoniales permettent de maintenir des
paysages culturels de qualité.
Dans le cadre de son schéma directeur des
énergies renouvelables, la Communauté de
communes du Seignanx s’est fixée l’objectif
d’installer des panneaux photovoltaïques sur les
bâtiments publics pour atteindre une production
de 3GWh/an d’ici à 2050, soit l’équivalent de la
consommation annuelle de 660 ménages.
En complémentarité, labellisé Territoire à Energie
Positive (TEPOS), le Seignanx a réalisé un
cadastre solaire. C’est une cartographie du
potentiel solaire de l’ensemble des toitures du
Seignanx qui va permettre de proposer à des
particuliers de produire tout ou partie de l’énergie
dont ils ont besoin.
La bonne intégration des ENR dans le paysage est
un enjeu essentiel.
Pour réussir la transformation écologique du Pays Basque,
la mobilisation de l'ensemble des forces vives du territoire
est indispensable. Aussi, chaque année, à l'occasion de la
Semaine KLIMA, près de 200 acteurs du territoire
(communes, industriels, associations, petites entreprises)
sont engagés à mettre en œuvre des actions concrètes du
Plan Climat Pays Basque et qui pour beaucoup, participent
à préserver les paysages locaux.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 10
Illustration : crédit photo CC du Seignanx- bâtiment CPIE Adour Seignanx, et CAPB- Centrale solaire, Port de plaisance, Anglet
Illustration : crédit photo CAPB, installation solaire STEP Pont de l’Aveugle et l'hydroélectrique (barrage Berhoko à Saint-Martin d'Arrossa).| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 11
OQP n°6 Découvrir et s’approprier le territoire en mouvement
Communauté d’Agglomération Pays Basque Communauté de Communes du Seignanx Partenaire
L’Agglomération dispose d’un Plan Local de
Randonnées, réseau de 93 randonnées
pédestres et VTT aménagé et entretenu par la
Communauté Pays Basque. Les sentiers du PLR
permettent de profiter d'une grande diversité de
paysages entre montagnes et collines, dans des
espaces naturels entretenus grâce aux activités
agricoles et pastorales encore très présentes au
Pays Basque
Un inventaire des élément patrimoniaux a été
réalisé. Il a été pris en compte dans le futur PLUI.
Dans ce cadre, plus de 400 bâtis ont été recensés
au titre du L151-19 du Code de l’Urbanisme. Les
grands types de bâtis traditionnels sont recensés
avec des fiches typologiques qui visent à
généraliser leur préservation et celle de l’identité
du territoire.
Les Chemins de Compostelle animent. Une section du
chemin allant d’Aroue à Ostabat (22 kms) est classée au
patrimoine mondial au titre de la qualité des paysages et
des patrimoines. L’Agglomération et les communes
concernées ont établi un Plan de gestion afin de préserver
cette qualité avec l’appui de l’Agence Française des
Chemins de Compostelle (AFCC). Ce partenaire facilite
l’interconnaissance dans ce domaine.
illustration : croquis Atopia- Chemin de Saint Jacque de Compostelle| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 1
2/ Des actions et préconisations nouvelles à mettre en œuvre de manière partenariale
Le territoire du Pays Basque et du Seignanx présente une diversité
exceptionnelle de paysages, qui témoignent à la fois de la richesse de son
histoire et des défis actuels liés aux transitions environnementales,
économiques, et sociétales. De nombreux acteurs interviennent dans la
gestion et l'évolution de ces paysages en complémentarités des
intercommunalités: les Communes, l’État, la Région, les Départements, les
syndicats d'aménagement, les acteurs économiques, les associations et les
habitants eux-mêmes.
Face à la complexité et à la multiplicité des intervenants, il est crucial de
structurer une démarche claire et opérationnelle pour garantir une mise en
œuvre efficace et coordonnée des actions définies par le Plan de Paysage.
Cette troisième phase du Plan, matérialisée sous forme de fiches actions,
identifie précisément des actions prioritaires qui répondent aux grands
objectifs de qualité paysagère retenus, en cohérence avec les stratégies
territoriales existantes.
Chaque fiche action est conçue comme un outil pratique et opérationnel,
présentant de façon synthétique les objectifs spécifiques à atteindre, les
étapes clés pour leur réalisation, les acteurs impliqués et prévus et un
calendrier indicatif de mise en œuvre. Ces fiches favorisent une lecture claire
et une appropriation aisée par tous les acteurs concernés, facilitant ainsi leur
engagement concret et pérenne.
Les actions proposées s'articulent autour des grands axes stratégiques
définis précédemment, notamment la préservation et l'évolution
harmonieuse des paysages, l'accueil respectueux des visiteurs, et
l'adaptation aux changements climatiques par une approche durable des
ressources locales. En structurant ainsi la démarche paysagère, le Pays
Basque et le Seignanx réaffirment leur engagement à inscrire durablement
la qualité paysagère au cœur de leur projet de territoire, pour le bénéfice de
l'ensemble de ses habitants et de son patrimoine naturel et culturel.
Illustration : croquis Atopia, paysage de demain ?| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 2
FICHES ACTIONS ET PRECONISATIONS
1 Pérenniser et redévelopper les paysages bocagers
2 Proposer une meilleure organisation de l’accueil des sites de nature à valoriser et à
promouvoir auprès du grand public
3 Redonner toute la place aux arbres et à la nature afin de rafraîchir les villes et les villages
par le biais d’une approche de désimperméabilisation
4 Mieux prendre en compte les énergies renouvelables dans les paysages et les patrimoines
5 Établir un état des lieux et une stratégie de
valorisation des points de vue pour souligner
les paysages itinérants et culturels
6 Poursuivre la connaissance du patrimoine
culturel du territoire – notamment matériel
7 Proposer, en complémentarité du RLPI, une charte de la signalétique qui établira des
préconisations à l’échelle de l’agglomération
8 Sensibiliser les acteurs du territoire et les
habitants aux paysages, aux patrimoines et aux
énergies renouvelables, notamment dans le
contexte de l’après-pétrole
9 S’appuyer sur l’observation des paysages pour
révéler les effets du changement climatique| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 1
Fiche 1
Pérenniser les haies et redévelopper les paysages bocagers ruraux et urbains
- OQP 1 : Conforter la mosaïque paysagère basco-landaise tout en accompagnant son évolution
- OQP 2 : Conforter l’adaptation des paysages aux effets du changement climatique en s’appuyant sur les ressources agricoles,
sylvicoles et arborées
Action à mener en lien avec :
- La Trame verte et bleue du Schéma de Cohérence Territorial Pays Basque et Seignanx
- La stratégie biodiversité de l’Agglomération Pays Basque (en cours d’élaboration)
- La charte forestière de l’Agglomération Pays Basque (en cours d’élaboration)
- Les politiques agricoles et eaux menées par l’Agglomération Pays Basque et le Seignanx
- La feuille de route agricole et alimentaire du Seignanx
- Les Plans locaux d’urbanisme intercommunaux (en cours d’élaboration)
- Le projet de Parc Naturel Régional de la Montagne Basque et la future charte
Les territoires du Seignanx et du Pays Basque disposent d’une grande
diversité de haies (urbaines, agricoles, bocagères, ripisylves…). La haie
d’essences locales, se conjugue sur différents modes (champêtre, urbaine,
séparative, etc.) pour établir un vocabulaire paysager varié qui s’adapte à
chaque situation. L’effet recherché pourra être obtenu grâce à l’étude et la
réalisation d’un projet préalable. En effet, l’emprise nécessaire, la distance
de plantation entre chaque pied, le choix des essences végétales, le type de
taille, la fréquence d’entretien, sont à adapter à chaque forme paysagère
souhaitée. Il est important de préserver cette diversité et ses organisations
qui sont autant de motifs paysagers pour les territoires.
Les haies peuvent également constituer des éléments de clôtures. Cette
forme végétale, en essences locales, est à privilégier du fait des services
rendus (insertion dans le paysage, atténuation des vents, îlots de fraicheur,
biodiversité, infiltration et phyto-épurassion des eaux, traitement des vis-à-
vis…).
Malheureusement, les murs et structures pleines ont tendance à remplacer
les clôtures perméables et végétales. De plus, les végétaux d’essences
exotiques ornementales remplacent également les haies naturelles
d’essences locales au détriment de la biodiversité et des paysages.
Le territoire dispose par ailleurs et encore d’un paysage de bocage qui forme
un réseau dense et structurant qui façonne les paysages, mettant en valeur
des éléments distinctifs tels que les haies, les arbres isolés et les bosquets
dispersés. Ce motif paysager, omniprésent à travers les différentes
séquences du territoire, remplit une double fonction : il délimite les parcelles
tout en créant un maillage écologique et paysager continu.
Particulièrement répandu dans le Seignanx et les plaines et collines des
vallées de la Nive, de la Bidouze et du Saison, le bocage se manifeste sous
diverses formes : des haies denses et stratifiées aux haies plus fines et| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 2
Le bocage est un paysage agricole composé d’une mosaïque de prairies et de
cultures de tailles et formes variables, délimitée par des haies, avec ou sans talus,
souvent associées à des bois et des réseaux de mares
morcelées. Ces trames bocagères, par leur diversité, apportent une
protection précieuse pour les zones d’élevage, constituent une ressource
écologique essentielle et représentent un potentiel de valorisation pour la
filière bois-énergie.
Cependant, l’évolution des pratiques agricoles et urbaines entraîne une
simplification progressive des motifs bocagers traditionnels. Par ailleurs, le
changement climatique exerce une pression accrue sur les territoires, en
zones urbaines comme en zones rurales et naturelles, ce qui souligne
l’importance du bocage comme régulateur climatique naturel, capable de
réduire les risques d’inondation et de favoriser l’infiltration des eaux
pluviales. Pour garantir la pérennité du bocage, il est crucial d’en promouvoir
la valeur auprès des acteurs agricoles et sylvicoles, des collectivités, ainsi
qu’auprès des habitants et du grand public pour son maintien et son
développement.
Une haie est une structure végétale linéaire associant arbres, arbustes et
arbrisseaux (fruticée), sous-arbrisseaux et autres plantes indigènes qui
poussent librement, ou sont entretenus pour former une clôture entourant
une unité foncière ( un champ, un jardin, une zone habitée..), ou pour
constituer un abri à une faune locale et une flore spécifique formant un
biotope particulier.
La haie est moins répandue dans les régions aux sols pauvres et acides ou
fortement soumises aux embruns et vents littoraux, là où toute plante
ligneuse élevée a du mal à se développer. Elle est alors remplacée par des
murets de pierres sèches plus ou moins végétalisés (haies murées), des
techniques de treillage (treille), de plessage (haies plessées de bois vif) ou
même de palissage (palissade de bois mort).
Elle protège du vent (brise-vent), cache des éléments disgracieux (ZAE) ou
agrémente le paysage (entrée de ville). Elle abrite une diversité biologique
et en fait un écosystème à part-entière.
Illustration : Différentes essences végétales locales - Atopia,| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 3
Les grands principes de la démarche :
- Caractériser la haie sous toutes ses formes : haies urbaines, haies
agricoles, bocage, ripisylve,
- Caractériser et suivre le système bocager du territoire dans le but de
le pérenniser,
- Intégrer la protection des haies et du bocage dans les documents
d’urbanisme selon les attentes des communes,
- Interdire ou limiter l’usage des clôtures pleines pour n’autoriser / ne
privilégier que les clôtures perméables et vivantes végétales en
essences locales selon les attentes des communes,
- Préserver et développer les clôtures comme des trames vertes
urbaines de continuités écologiques,
- Poursuivre la valorisation et la restauration de la trame existante
- Mobiliser les acteurs du bocage pour sa préservation,
- Affiner le regard du public sur la question de la haie.
- Changer les méthodes d’entretien pour tendre vers des techniques
adaptées aux fonctionnalités souhaitées (brise vent, fraîcheur,
infiltration, agrément paysager, biodiversité, limite séparative, etc.)
Illustration : Atopia, les bienfaits des arbres| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 4
La haie en essences locales ne présente que des avantages :
elle protège l’élevage et les cultures du soleil, du gel, des canicules,
du vent et des intempéries,
elle limite l’érosion des sols, participe à la régulation hydraulique des
terres et des rivières en limitant les effets du ruissellement,
elle accueille un écosystème riche qui favorise la biodiversité
végétale et animale, ainsi que l’équilibre des milieux,
elle participe à la lecture des saisons dans le paysage grâce à ses
floraisons, ses fructifications, ses couleurs automnales et l’aspect de
ses ramures,
elle accentue les traits de caractère du territoire qu’elle souligne
elle fournit potentiellement du bois de chauffe.
Illustration : crédit photo CAUE, Paysage Pays d’Hasparren
Toutes ces qualités sont transposables en milieu urbain, pour le confort des habitants, le
cadre de vie, le bien-être et la valorisation du paysage :
elle constitue une interface pour préserver l’intimité,
elle permet l’intégration paysagère des aménagements et
constructions urbaines en faisant le lien entre paysages ruraux,
naturels et urbains
elle met en scène un bâtiment ou en adoucit l’impact visuel,
elle masque une vue disgracieuse,
elle constitue un brise-vent, une protection pour le jardin, un petit
bâtiment, un équipement sportif ou de jeu,
elle participe durablement au fleurissement du jardin et de la ville,
elle constitue une trame urbaine écologiques à travers la ville,
elle donne une ambiance, une valeur esthétique au quartier,
elle contribue à la qualité du cadre de vie des habitants et des
usagers de l’espace public.
elle participe au rafraichissement de l’air et réduit les îlots de chaleur.
Elle participe des actions faciles de naturation en ville y compris dans
un contexte de densification (exemple : plantes grimpantes sur un
support grillagé offrant une moindre emprise qu’une haie…),
Elle constitue un espace de pleine terre permettant l’infiltration des
eaux de ruissellement| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 5
Comment y parvenir ? Les pistes possibles :
1. Caractériser les haies et tendre vers un observatoire local
Pour mieux préserver et valoriser les haies ainsi que le maillage bocager, il
est essentiel de comprendre les types de haies et leurs fonctions présentes
sur le territoire. Les haies se déclinent sous différentes formes qui ne sont
pas encore clairement identifiées : haies bocagères agricoles, haies
urbaines, haies des bourgs ruraux, ripisylves, etc. Il est crucial de les
caractériser et de pouvoir les préserver dans tous les milieux et paysages du
territoire. Ce travail nécessite un inventaire des haies basé sur une
méthodologie unifiée, en ciblant notamment les secteurs agricoles et urbains
où l’homogénéisation des haies est marquée.
L’inventaire ainsi constitué permettrait d’instaurer un niveau de préservation
et/ou de protection selon le contexte et le territoire. Il pourrait également
servir de base à un observatoire des haies, actualisé régulièrement pour
suivre leur évolution. Cet inventaire pourrait faire l’objet par la suite d’une
hiérarchisation en précisant les enjeux de préservation associés.
Ce travail nécessite de mette en place une réflexion partenariale avec
l’ensemble des acteurs concernés. Une démarche teste et/ou
d’expérimentation sur certains secteurs et/ou communes semble approprier
afin d’initier la démarche à court terme.
2. Intégrer la protection des haies et du bocage en essences locales dans
les documents d’urbanisme
Afin de renforcer les structures paysagères du territoire à travers le végétal,
il peut être envisagé, selon les attentes des communes, des protections
adaptées selon le contexte territorial étudié. Afin de préserver et développer
le maillage de haies, on pourrait les identifier dans les futurs documents
d’urbanisme (les PLUi) à travers des protections spécifiques (article L151-19 et
23 du CU).
Il s’agirait entre autre :
- de préserver le bocage agricole à travers la protection des haies en
tant que continuités écologiques,
- de développer les clôtures végétales dans les espaces bâtis pour
constituer un potentiel maillage vivant en essences locales,
- de maitriser/interdire le développement des murs et parois pleines
de clôtures.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 6
3. Poursuivre la valorisation et la restauration de la trame existante
Pour préserver et développer le paysage de haies et de bocage, il est
essentiel d’accompagner la protection des haies par une gestion raisonnée
de l’existant (modifier les méthodes d’entretien) et la replantation des haies
existantes et disparues. En raison des différentes problématiques de
domanialité différentes actions peuvent être menée comme notamment un
plan de gestion durable des haies et bocages (à l’échelle des communes
volontaires) qui permettrait de mobiliser des programmes d’action et des
financements accessibles aux acteurs publics et privés, pour mutualiser les
moyens financiers et humains et encourager les campagnes de plantation et
d’entretien, tout en offrant une opportunité de communication au niveau
intercommunal à travers des événements locaux.
Ce plan de gestion serait complété d’une charte d’engagement signée par
les différents acteurs (communes volontaires, intercommunalités,
prestataires, publics volontaires, etc.). Cette charte préciserait de façon
synthétique les modalités de protection et de gestion des haies et
l’engagement de chacun pour y parvenir. Cette charte inclurait la fourniture
d’un guide d’entretien et des outils de communication adapté au public
signataire (élu, service, particulier, agriculteurs, etc.).
4. Mobiliser les acteurs des haies et du bocage pour sa préservation
Les acteurs locaux jouent un rôle central dans la préservation et la
revitalisation du paysage des haies et du bocage. Pour assurer le succès et
la durabilité d’une campagne de préservation des haies existantes et de
replantation, il est essentiel que les habitants, en zones urbaines et les
agriculteurs en zone rurale se sentent impliqués et soutenus. Les élus locaux
ont un rôle de communication clé à jouer, nécessitant l’établissement d’un
lien direct avec les habitants et les agriculteurs. La mobilisation des
professionnels (pépiniéristes, architectes, paysagistes et autres
professionnels du végétal) est nécessaire.
L’organisation de formations annuelles d’une journée, destinées aux
professionnels, aux décideurs politiques et leurs services, aux particuliers,
pourrait renforcer la sensibilisation aux enjeux écologiques des haies et
poser les bases d’une gestion durable.
Enfin, une sensibilisation annuelle dans les lycées agricoles, les écoles
d’architecture, de paysagistes, d’urbanisme, les pépiniéristes contribuerait à
souligner l'importance écologique et patrimoniale des haies d’essences
locales auprès des jeunes, assurant ainsi la transmission de cette
préoccupation aux futures générations de professionnels.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 7
5. Affiner le regard du public autour de la question de la haie
La sensibilisation du public peut être réalisée de manière directe et indirecte.
La création et la diffusion d’une brochure sur le rôle écologique et patrimonial
de la haie, les essences locales, et les pratiques d’entretien sont des outils
efficaces pour informer particuliers, agriculteurs et responsables politiques.
Des événements annuels, tels que des chantiers participatifs pour la gestion
et le nettoyage des haies sur des sites emblématiques, permettent
également d’impliquer activement les communautés.
Indirectement, des actions de sensibilisation auprès des professionnels en
contact avec le public (habitants, touristes, etc.) peuvent mettre en valeur les
spécificités des haies et du bocage, comme la haie vive tressée (Zérailüa), la
ripisylve des cours d’eau, la haie de production de bois, la haie urbaine
(privée ou publique)...
Où ?
Les territoires de la Communauté d’Agglomération Pays basque et de la
Communauté de Communes du Seignanx sont concernés. Toutefois, selon
les approches, certains secteurs peuvent être privilégiés en lien avec les
diagnostics agricoles réalisés par les acteurs du territoire concernant le
bocage.
Qui pourrait faire ?
La Communauté d’Agglomération Pays basque et de la Communauté de
Communes du Seignanx
Les communes
Les privés (agriculteurs, particuliers, entreprises, activités commerciales,
concepteurs, pépiniéristes...)
Avec qui (liste non exhaustive) ?
Les départements des landes et des Pyrénées-Atlantiques
La Région Nouvelle Aquitaine
L’Agence de l’eau Adour Garonne
La Chambres d’agriculture 64 et 40
Euskal Herriko Laborantza Ganbara, association d’agriculture paysanne au
Pays Basque
Les associations en lien avec la nature (connaissance et gestion)
Les CAUE
Fibois Nouvelle-Aquitaine
Les CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement)
Les Lycées Agricoles,
Association Arbre et Agriculture (plantations et formations agriculteurs et
lycées, etc.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 8
Modalités de mise en œuvre ?
- La poursuite des dynamiques de projet initiées par la Communauté
d’Agglomération Pays Basque, la Communauté de Communes du
Seignanx ainsi que leurs partenaires,
- La mise en place d’un groupe de travail technique et partenarial
permettant d’initier un travail de qualification des haies sur les
territoires en s’appuyant sur une méthode de travail concertée puis
la réalisation de test et d’inventaire terrain. Les modalités de
coordination sont à préciser en 2025 et 2026.
- Les données recueillies permettront d’implémenter les conduites de
projet.
- La mise en place d’un groupe de travail technique et partenarial
permettant d’initier, avec les communes volontaires, une gestion
durable des haies et bocages pour définir les méthodes de gestion,
d’entretien, de formations, de sensibilisation, hiérarchiser, mobiliser
les financements.
Outils de gestion associés ?
- La future Charte forestière de la Communauté d’Agglomération Pays
Basque,
- La politique agricole de la Communauté d’Agglomération Pays
Basque et les appels à projet associé comme ErrekAgri (aides
financières et techniques pour accompagner les exploitations
agricoles vers des modèles plus vertueux de gestion et de
préservation de la ressource en eau),
- La feuille de route agricole et alimentaire du Seignanx :
reconstitution des haies sur les propriétés publiques agricoles,
- L’Observatoire des linéaires de haies : Communauté de communes
du Seignanx et CPIE Seignanx Adour,
- Le Plan d’action TVB du Seignanx : Communauté de communes du
Seignanx et CPIE Seignanx Adour,
- Les PLUi : règles sur les clôtures, corridors écologiques-TVB,
continuités écologiques, etc.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 9
Exemples d’actions similaires :
1/ Les actions auprès des scolaires :
La chambre d’agriculture a organisé deux chantiers de plantations avec les
élèves en licence professionnelle agroécologie, agroforesterie, agriculture
de conservation de l’Institut rural de Mont et en première année BTS ACSE
de l’Institut Errecart de Saint-Palais. De la même manière, la Fédération
Départementale des Chasseurs 64, en partenariat avec la société de chasse
locale et la commune de Ogeu-Les-Bains, a organisé une campagne de
plantation à destination de la classe de seconde du lycée d’enseignement
professionnel agricole de Soeix. Ces actions pourraient être mises en place
à plus large échelle.
Illustration : Campagne organisée avec le lycée d’enseignement professionnel agricole de
Soeix.
2/ Des associations locales existantes qui aident à la mise en œuvre :
L’EHLG (Euskal Herriko Laborantza Ganbara) accompagne notamment les
agriculteurs dans la plantation et l’entretien des haies. Elle propose des
visites sur site pour élaborer les projets, des formations sur la gestion et la
valorisation des haies, ainsi que sur la production de bois plaquette.
L’association joue un rôle clé pour promouvoir les haies bocagères au Pays
Basque, en collaboration avec les élus locaux.
L’Association Arbre et Agriculture exerce dans un cadre similaire dans les
Landes et au Pays Basque.
La SCIC Sugarai, gérée par des bénévoles, regroupe 100 associés publics et
privés .Elle dispose d’un bâtiment de transformation et stockage du bois,
ainsi que d’équipements pour l’exploitation forestière et le transport de
biomasse. Labellisée PEFC, elle produit et distribue du bois énergie issu de
forêts gérées durablement, destiné aux particuliers et aux centrales de
chauffage collectif, renforçant ainsi l’impact environnemental de la filière
forêt-bois au Pays Basque
Illustration : crédit photo EHLG, Plantation de haie à l’intérieur d’une parcelle.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 10
Fiche 2
Proposer une meilleure organisation de l’accueil des sites de nature et de découverte à
valoriser auprès du grand public en limitant la
pression sur les milieux
- OQP6 : Découvrir et s’approprier le territoire en mouvement
Action à mener en lien avec :
- Les politiques touristiques communautaires et les stratégies associées
- La Trame verte et bleue du Schéma de Cohérence Territorial Pays Basque et Seignanx
- La stratégie biodiversité de l’Agglomération Pays Basque (en cours d’élaboration)
- La Charte forestière Pays Basque (en cours d’élaboration)
- Les politiques de préservation de l’environnement et des milieux naturels et les documents de gestions du Pays Basque et Seignanx
- Le contrat local de santé de la Communauté d’Agglomération Pays Basque
- Le projet de Parc Naturel Régional de la Montagne Basque et la future charte
Accueillir le public dans des espaces de nature et/ou de découverte
représente pour les collectivités locales, les propriétaires et gestionnaires un
défi majeur, nécessitant de trouver un équilibre entre préservation de la
biodiversité, du cadre de vie et des paysages et satisfaction des attentes des
visiteurs et acteurs locaux. Cela implique de mettre en valeur le territoire,
d’éduquer sur sa richesse et sa fragilité, et de gérer les flux pour réduire les
impacts. En somme, il s'agit de sensibiliser à la protection de ces espaces
menacés par le développement et l’évolution des activités humaines, tout en
permettant une découverte respectueuse du patrimoine naturel et paysager.
Au cours des dernières décennies, une augmentation notable de la
fréquentation des espaces de nature et de découverte a été observée. Cette
tendance a été encouragée par divers acteurs, tels que les professionnels
du tourisme (valorisation de la beauté des paysages), les éducateurs à
l’environnement (promotion de la reconnexion à la nature) et les spécialistes
de la santé (lutte contre la sédentarité). L’effet de saisonnalité se fait de plus
en plus ressentir avec l’augmentation des conflits d’usage lors des périodes
estivales. Les sites les plus populaires en montagne ainsi que les zones de
baignade et de fraîcheur du littoral ont été particulièrement touchés par ce
phénomène (éleveurs locaux / usagers de la montagne, activité nautique /
pêche, qualité de l’eau …).
Bien que cette hausse de fréquentation soit perçue comme un succès par de
nombreux intervenants, elle a pu également provoquer des dégradations
des milieux naturels et une diminution de la qualité de l’expérience pour les
visiteurs.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 11
Les grands principes de la démarche :
- Recenser, cartographier, établir une base de données des sites de
nature
- Limiter la saturation des sites grâce à la définition de niveaux
d’accueil
- Faire découvrir les paysages, l’histoire et la biodiversité des sites de
nature
- Engager, si besoin, des plans d’aménagement des sites de nature
en procédant à une lecture des paysages
- Apporter une qualité d’accueil des sites et une gestion adaptée aux
différents types d’espaces en fonction de leur sensibilité
- Favoriser des lieux de découverte et de bien être pour tous
Comment y parvenir ? Les pistes possibles :
1. Recenser, cartographier, établir une base de données sur les sites de
nature et de découverte :
Un travail de repérage des sites permettrait de répertorier, cartographier et
caractériser les sites de nature. Une base de données pourrait être établie
en lien avec les propriétaires et les gestionnaires de sites de nature. Par la
suite, un travail de caractérisation des sites pourrait être mené. Les critères
suivants pourraient être utilisés pour classifier les sites de nature : sites non
ouverts au public, sites accessibles uniquement dans le cadre d’animations
encadrées ; sites partiellement ouverts au public ; sites ouverts en
permanence mais peu aménagés ; sites plus aménagés ; sites très
aménagés… Ce travail devrait aboutir à une base de données consolidée et
un réseau de sites à valoriser en fonction des différents usages, reliés aux
réseaux de randonnée vélo et pédestre, et présentant une diversité de sujets
et d’intérêts. Il faudra différencier les sites agropastoraux afin de spécifier les
usages présents sur ces sites de montagne. Le foncier privé peut également
être intégré à ce repérage, . Il faudra aussi distinguer les sites à sanctuariser
des sites potentiellement ouverts au public. Pour cela la réflexion prendra en
compte les données de la trame verte et bleue.
2. Appréhender une méthode de gestion des flux touristiques
La Communauté d’Agglomération Pays Basque fait de la gestion des flux et de la régulation des usages l’une de ses priorités, afin de garantir une cohabitation apaisée des activités, de préserver les espaces naturels et la biodiversité, d’assurer une bonne qualité de vie à ses habitants et une bonne qualité d’accueil à ses visiteurs. La stratégie Tourisme Pays Basque consacre un de ses 15 chantiers au sujet de la gestion des flux et répond à cette problématique de manière transversale en œuvrant pour un tourisme de proximité, une meilleure répartition des activités et de l’hébergement touristique sur le territoire, en s’engageant dans la transition écologique et sociale.
Dans le cadre de l’AMI Gestion des flux touristiques, trois secteurs présentant un maximum d’enjeux croisés sont sélectionnés afin de tester une méthodologie ( 2025/26) qui pourra profiter dans un second temps à d’autres sites à enjeux du territoire.
• Un site littoral : les communes de Saint-Jean-de-Luz, Guéthary et
Bidart qui concentrent les flux en saison (routiers et piétons) et
connaissent des problématiques de recul du trait de côte.
• Un site de montagne : les communes d’Espelette, Itxassou et Bidarray ainsi que leurs massifs qui connaissent des problématiques
de cohabitation entre les activités traditionnelles de montagne et les
activités de loisirs mais aussi dans les centre-bourgs.
• Un site urbain : Bayonne, Ville d’Art et d’Histoire, qui souhaite améliorer la gestion de ses flux de visiteurs.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 12
La stratégie de gestion des flux implique de réorienter les flux d’un site vers d’autres sites moins fréquentés, sans pour autant déplacer les problèmes générés par cette fréquentation.
Où ?
Le territoire de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et la
Communauté de Communes du Seignanx
Qui pourrait faire ?
Les propriétaires et gestionnaires de sites de nature,
Les propriétaires et gestionnaires de forêts
Les Départements
La Communauté d’Agglomération Pays Basque et la Communauté de
Communes du Seignanx
Les communes
Le conservatoire du Littoral, etc.
Illustration : Photo Atopia, Espace Naturel sensible d’Erretegia à Bidart
Avec qui (liste non exhaustive) ?
La DREAL
La Région Nouvelle Aquitaine
Les Départements
Les Communes
Les intercommunalités
L’Agence Régional de la biodiversité
Les CAUE 40 et CAUE 64
Le Conservatoire d’espaces naturels
Les CPIE
Le Syndicat PNR Montagne basque
Les Offices de tourisme
L’ADT64
Le Conservatoire du littoral,
Les Associations environnementales
Les Commissions syndicales de montagne
Les fédérations de pêche et de chasse
Les CEN
Les associations locales de préservation de l’environnement
Les syndicats de rivière, etc.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 13
Les modalités de mise en œuvre
Organiser des échanges techniques permettant de stabiliser une conduite
de projet partenariale et dégager une coordination de projet avec pour
perspectives de recenser les sites de nature et de découverte et effectuer la
première caractérisation, établir une matrice avec l’identification des critères
(en lien avec l’AMI flux touristiques notamment).
Illustration : crédit photo CPIE, lac Saint Martin de Seignanx
Exemples d’actions similaires :
1/ Le schéma d’accueil de l’ONF :
L’objectif est de déterminer un plan d'action opérationnel, qui va permettre :
• d’assurer une cohérence entre les activités en forêt et hors forêt (continuité
des sentiers, animations complémentaires…)
• d’intégrer la problématique des voies d’accès à la forêt (route
départementale, communale ou chemin privé desservant la forêt) en bordure
littorale,
• d’intégrer la problématique des voies d’accès à la plage par la forêt (plan
de circulation des secours en forêt).
Mise en application : en Alsace
Le Conseil Départementale et la Délégation régionale au tourisme ont
missionné l’ONF pour organiser un plan départemental d’équipements
touristique des forêts du Haut-Rhin.
La politique d'accueil du public en milieu forestier est définie autour de trois
axes :
• identifier des valeurs communes à partager dans les projets
d’aménagement touristique
• formuler des objectifs par grand territoire touristique
• disposer d’un outil pour guider les maîtres d’ouvrage dans l’élaboration d’un
projet conforme aux valeurs et objectifs arrêtés.
Mise en application : en Rhône-Alpes
L’agglomération de Bourg-en-Bresse a fait appel à l’ONF, qui a collaboré
avec l’École supérieure de commerce et d’industrie de l’Ain pour élaborer un
schéma d’accueil dans la forêt domaniale de Seillon - La Rena. Parmi les
recommandations retenues :| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 14
• favoriser les modes de transport doux pour la circulation des quartiers de
la ville vers la forêt
• renforcer la naturalité de la forêt avec l’aménagement des entrées et la
requalification des équipements d’accueil
• ouvrir la forêt aux personnes en situation de handicap grâce à la création
d’aires adaptées et l’installation de nouveaux repères sur le terrain.
2/ Cahier technique CEN Rhône-Alpes, accueillir le public dans les espaces
naturels :
Le cahier technique explore la gestion des espaces naturels face à une
demande croissante du public pour des activités en plein air et la
préservation de la biodiversité. L’augmentation de la fréquentation dans ces
milieux exige un équilibre délicat entre accessibilité, sensibilisation, et
préservation. La première partie détaille l’évolution historique de la relation
humaine avec la nature, depuis une perception esthétique jusqu'à une prise
de conscience écologique. Les suivantes fournissent des recommandations
aux gestionnaires pour structurer des projets respectueux de
l’environnement, incluant des études de fréquentation, la collaboration
locale, et des méthodes d’interprétation pédagogique adaptées.
Extrait du cahier technique CEN RA| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 15
Fiche 3 :
Redonner toute la place aux arbres, à l’eau, à la
nature afin de rafraichir les villes et les villages
par le biais d’une approche de désimperméabilisassion et de renaturation.
- OQP1 : Favoriser l’adaptation des paysages aux effets du changement
climatique en s’appuyant sur les ressources sylvicoles et arborées
- OQP2 : renforcer notre relation à l’eau en considérant les évolutions
des usages face aux changements climatiques
Action à mener en lien avec :
- La Trame verte et bleue du Schéma de Cohérence Territorial Pays Basque et Seignanx et Le plan d’actions TVB du Seignanx
- La stratégie biodiversité de l’Agglomération Pays Basque (en cours d’élaboration)
- La charte environnementale des zones d’activités communautaires du Seignanx
- La charte forestière Pays Basque (en cours d’élaboration)
- Les stratégies d’adaptation aux changement climatiques (en cours d’élaboration) par l’Agglomération Pays Basque et Seignanx et les
Plans Climats Air Energie
- Les politiques agricoles et eaux menées par l’Agglomération Pays Basque et le Seignanx
- Les Plans locaux d’urbanisme intercommunaux (en cours d’élaboration) : part de surfaces éco aménageables ou coefficient
Biotope, pleine terre, stationnements perméables…
Directement impactés par le changement climatique, les territoires sont
confrontés de façon croissante aux vagues de chaleur en période estivale.
Les villes sont particulièrement vulnérables à ces épisodes extrêmes, créant
de véritables îlots de chaleur dans les espaces urbains.
L'adaptation des espaces habités aux changements climatiques exige une
évolution des pratiques d'aménagement. En plus de la transition urbanistique
nécessaire, qui doit inclure impérativement la prise en compte des enjeux
climatiques dans les documents d'urbanisme (SCOT, PLUI) ou autres
(PCAET…). il s'agit désormais de rechercher et de développer des solutions
concrètes d'adaptation dans les projets d'aménagement portés par les
collectivités et les aménageurs. Le rafraîchissement urbain étant un sujet
récent, la recherche et des premières expérimentations donnent des
résultats divers, parfois difficiles à décrypter par les acteurs opérationnels.
La végétalisation urbaine permet de limiter les îlots de chaleur et favorise la
résilience face au changement climatique. Mais, l’arbre présente aussi de
nombreux autres avantages pour rendre nos villes et villages plus durables
et offrir un meilleur cadre de vie aux habitants, augmente la qualité de l’air,
participe à la biodiversité, contribue à préserver la ressource en eau et à
réduire les risques, etc.
Il s’agit aussi de développer des pratiques alternatives de gestion intégrées
des eaux de pluie| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 16
Les grands principes de la démarche :
- Préconiser et orienter le choix vers des essences végétales adaptées au changement climatique.
- Développer de bonnes pratiques de gestion et de renforcement des espaces verts en ville (en lien avec les communes).
- Renaturer les espaces urbains en renforçant la place du végétal, de l’eau et de la nature : végétalisation, désimperméabilisation, place
de l’eau (hydrologie régénérative)
- Lutter contre les surfaces sombres dans les aménagements et constructions : sols, murs, menuiseries…
- Mutualiser les formations aux techniciens et aux élus pour l’entretien des essences végétales, la gestion des eaux de pluie,
- Préserver les sols vivants
Illustration : Crédit photo CPIE, Préservation d’une ripisylves et peupleraie
Les dynamiques de l’arbre| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 17
Comment y parvenir ? les pistes possibles :
1. Réaliser des cahiers de recommandation pour la composition des
espaces verts et les choix des essences végétales :
Afin d’assurer la cohérence des aménagements, d’anticiper la mauvaise
adaptation de certaines essences au changement climatique et de
promouvoir la place de l’arbre, il est possible de mettre en place des cahiers
de recommandation adaptés aux territoires.
Ces cahiers de recommandation auraient pour but d’aider à la mise en place
d’aménagements des espaces verts et de leur prise en compte dans les PLUi
et pour les projets d’aménagement communautaires. Des grands principes
pourraient être établis pour promouvoir le végétal et l’arbre dans l’espace
public à la manière de la charte de l’arbre urbain de Bayonne, d’Anglet, etc.
Une liste d’essences locales pourraient être préconisée.
Principe de température élevé dans les centres urbains denses
Des recommandations d’actions concrètes pourront être évoquées, telles
que :
• Adapter les palettes végétales au changement climatique (essences
locales)
• Composer un espace favorable à la biodiversité
• Intégrer les arbres à la gestion du cycle de l’eau
• Limiter l’impact des arbres dans les problèmes d’allergies
• Diversifier les palettes végétales pour les plantations urbaines
• Lutter contre les espèces exotiques envahissantes (Herbe de la
Pampa) et organiser une veille
Les PLUi peuvent aussi développer des prescriptions (protection de
l’existant, développement du végétal et des surfaces perméables à travers
notamment un coefficient des sols perméables, de pleine terre, le
stationnement paysager perméable, le développement et le maintien des
clôtures végétales, la compensation des destructions, gestion aérienne
végétalisée des eaux pluviales, etc.).
A l’appui de ces préconisations, il pourrait être effectuer un travail
démonstrateur sur des espaces aménagés par les collectivités.
2. Mettre en réseau les bonnes pratiques de gestion des espaces verts et
de nature :
Un guide pourrait viser à sensibiliser et inciter les gestionnaires à entamer
une réflexion sur leurs pratiques et à essayer de les faire évoluer en
proposant des techniques alternatives pour une meilleure prise en compte
de l’environnement (amélioration de la qualité́ des milieux et de la qualité́ de
vie des êtres vivants, changer les perceptions esthétiques). La gestion
écologique consiste à mettre en œuvre des pratiques d’entretien| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 18
respectueuses de l’environnement et de la biodiversité́. Elle trouve son
origine dans le principe de gestion différenciée qui consiste à faire un
compromis entre la gestion relativement stricte et contrainte des espaces
communaux et la gestion « sous cloche » des réserves, orientée vers une
protection et restauration des fonctionnalités écologiques en milieux naturels
et urbains. L’objectif est d’appliquer des modes de gestion différents selon
la typologie des espaces, le rendu souhaité et leurs usages.
Ce guide pourrait s’inspirer des travaux de l’Agence Régionale de la
Biodiversité en Île-de-France, du guide spécifique à la biodiversité en zone
urbaine du Seignanx.
Les CAUE, AUDAP et CEREMA possèdent des documents d’intégration
écologique. Ces éléments pourraient venir compléter les cahiers des
charges dans le cadre des marchés publics.
3. Mutualiser les formations aux techniciens et aux élus sur la renaturation
et les îlots de fraicheur, la gestion différenciée et à la gestion intégrée des
eaux de pluie :
Les formations des techniciens et des élus pourraient être mutualisées afin
de maintenir une cohérence d’accessibilité aux informations. Ces formations
pourraient également être organisées à l’échelle de plusieurs communes afin
de valoriser des modes de gestion et de plantation communs au territoire
concerné ainsi que sur la gestion intégrée des eaux de pluie.
4.Développer la gestion intégrées des eaux de pluie
Il est important de ne plus évacuer les eaux de pluie par des réseaux mais
les valoriser dans l’aménagement des villes : jardins de pluie, plans d’eau,
toitures végétalisées stockantes, chaussées perméables… C'est ce qu'on
appelle la gestion intégrée des eaux pluviales, une des solutions pour
s'adapter au changement climatique par le développement de la nature en
ville, d'îlots de fraicheur, la réalimentation des nappes phréatiques et, par un
moindre débordement des réseaux d'eau lors des fortes pluies.
Avec l’imperméabilisation croissante des villes, les eaux de pluie ne
s’infiltrent plus là où elles tombent. Elles sont captées, souvent avec les eaux
usées, et rejoignent les stations d’épuration. En temps de pluie, le
fonctionnement des réseaux d’assainissement et des stations d’épuration
sont perturbés par les variations brutales de débits. Ils risquent de déborder
et de polluer le milieu naturel.
Il s’agit dès lors, avec la gestion intégrée des eaux de pluie, de modifier le
moins possible le cycle de l’eau en infiltrant l’eau au plus près de son point
de chute. Il s'agit de limiter l'imperméabilisation (chaussées perméables...) et
le transport de l'eau (toitures stockantes...). Pour les surfaces imperméables,
plusieurs techniques peuvent être utilisées pour gérer l'eau au plus près et
sans tuyau : création d'espace de stockage temporaire en pleine terre en cas
de fortes pluies : noues, espaces verts creux... Des toits végétalisés
permettent aussi de valoriser l'eau là où elle tombe, etc.
Il s’agira de tester et d’expérimenter des démarches ou projets de
valorisation des eaux pluviales dans l'aménagement urbain, notamment les
projets communautaires (cahier des charges intégrant la GIEP, choix des
équipes de MOE, etc.)
Où
Le territoire de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et la
Communauté de Communes du Seignanx| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 19
Qui pourrait faire ?
La Communauté d’Agglomération Pays Basque et la Communauté de
Communes du Seignanx
Les communes
Illustration : croquis Atopia, Préservation des boisements
Illustration : crédit photo CAUE, Parc Maharin Anglet
Avec qui (liste non exhaustive) ?
Les intercommunalités
Les communes
Les Départements
La Région Nouvelle Aquitaine
L’Agence de l’eau Adour Garonne
La DREAL
Les DDTM
Le CEREMA
L’ADEME
L’AUDAP
Les CAUE 40 et CAUE 64
Les CPIEs
Les Lycées agricoles
Les Associations environnementales
Les pépiniéristes
L’ONF
Le CNPF,
Le CNFPT ; etc.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 20
Modalités de mise en œuvre ?
Les stratégies d’adaptation au changement climatique (en lien avec les
PCAET) en cours de réalisation par la Communauté d’Agglomération Pays
Basque et la Communauté de communes du Seignanx apportent une cadre
de travail technique et partenarial nécessaire. Il en est de même pour
d’autres conduites de projet comme la réalisation d’une Charte forestière
engagée par la Communauté d’Agglomération Pays Basque, certaines
opérations d’aménagement communautaires, etc.
La Communauté de Communes du Seignanx a déjà réalisé un cahier de
recommandation de gestion des espaces verts intégré au Règlement de son
futur PLUI qui intègre des prescriptions positives (protection des éléments
naturels, végétal existant, interdiction des clôtures pleines, promotion des
clôtures végétales, coefficient de surf. éco aménageables, généralisation des
stationnements et voies d’accès perméables…). Des échanges techniques
sont à poursuivre entre les deux EPCI et les partenaires afin de croiser les
expériences et les actions à mener à court et à moyen terme.
Certaines communes sont par ailleurs très mobilisées sur ces sujets en
proposant des stratégies communales dédiées et/ou des actions
opérationnelles à travers les aménagements communaux.
La mise en place d’un groupe de travail technique pourrait être mis en place
afin d’identifier les bonnes pratiques et/ou un programme de formation avec
des partenaires locaux : gestion des espaces verts, renaturation, gestion
intégrées des eaux de pluie …..| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 21
Fiche 4
Mieux prendre en compte les énergies renouvelables dans les paysages et les patrimoines
- OQP 5 : Promouvoir une transition énergétique locale et respectueuses des paysages
Action à mener en lien avec :
- Les Schémas directeurs énergie existants et/ou en cours
- Les Plans locaux d’urbanisme intercommunaux (en cours d’élaboration) et les Sites patrimoniaux remarquables
- Les Plans climat air énergie
- Le projet de Parc Naturel Régional de la Montagne Basque
- Les projets d’aménagement communautaires et/ou communaux
Les territoires du Pays Basque et du Seignanx se sont dotés de Plan Climat
Air et Energie (PCAET) respectivement en 2021 et 2022, permettant de
guider la stratégie énergétique à horizon 2030 et 2050. Afin de tendre vers
la neutralité carbone, plusieurs objectifs de développement des productions
des énergies renouvelables et de réduction des émissions de gaz à effet de
serre ont été proposés. Dans la poursuite de cette ambition énergétique,
l’Agglomération Pays Basque engage l’élaboration d’un Schéma Directeur
des Energies Renouvelables afin de guider les projets énergétiques selon
les différentes filières.
Le Seignanx a validé un schéma des énergies renouvelables en 2024.
L’élaboration de ce document a ainsi permis de mettre en avant les
principales filières de production d’énergies renouvelables à
développer (photovoltaïque, géothermie et méthanisation notamment). Ce
travail a également démontré que l’autonomie énergétique du territoire peut
être atteinte. Mais il sera pour cela nécessaire de déployer d’importants
efforts sur la réduction des consommations (efficacité et sobriété
énergétique), en parallèle du développement des énergies renouvelables et
de récupération.
Toutefois, la dimension paysagère et patrimoniale est peu évoquée dans ces
différents documents cadres et stratégiques. Les défis de la transition
doivent être nécessairement croisés avec les défis de la préservation des
paysages, du cadre de vie et du patrimoine local, sans pour autant freiner la
transition énergétique du territoire.
Le paysage peut constituer un levier pour faciliter le développement des
infrastructures énergétiques, tout en facilitant l’acceptabilité locale et
l’insertion dans le grand paysage.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 22
Les grands principes de la démarche :
- Placer le paysage et le patrimoine parmi les préoccupations à
prendre en compte pour une transition énergétique efficiente et
réussie pour le territoire
- Veiller à la bonne intégration des enjeux paysagers et patrimoniaux
dans les conduites de projets communautaires énergétiques
- Etablir un cahier de recommandations paysage, patrimoine et
énergies
Comment y parvenir ? Les pistes possibles :
1. Prendre en compte les paysages et les patrimoines dans les logiques
d’implantations de projets énergétiques
Le développement des énergies renouvelables doit pouvoir respecter les
richesses du territoire, qui en font son identité et son attractivité : paysages
préservés, biodiversité, patrimoine culturel, activités locales, sites
touristiques, etc.
En fonction de l’impact des infrastructures énergétiques (éolien, panneaux
photovoltaïques au sol ou sur toiture, méthaniseurs, etc.) plusieurs critères
paysagers peuvent être à considérer dans les logiques d’implantation, en
plus des critères qui permettent la faisabilité technique : prise en compte des
vues-Co visibilités, du relief et des points, des milieux urbains et de leurs
typologies, caractéristiques paysagères, architecturales et urbaines locales,
proximité avec éléments remarquables, des cours d’eau ou des plans d’eau,
espaces naturels, agricoles et forestiers, etc.
Ces différents éléments de connaissance seront à prendre en compte dans
le cadre des conduites de projets communautaires de manière à favoriser
l’intégration des énergies renouvelables dans les paysages et les
patrimoines.
2. Etablir un cahier de préconisations d’intégration des énergies
renouvelables dans le paysage et le patrimoine
Afin d’accompagner le choix et la manière d’intégrer les énergies
renouvelables dans les paysages et les patrimoines et disposer de
préconisations pour une mise en œuvre dans différents documents
communautaires et/ou communaux, il est proposé l’élaborer un cahier de
préconisations d’intégration des énergies renouvelables dans le paysage et
patrimoine.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 23
Ce cahier de préconisations s’appuierait sur les éléments étudiés dans les
schémas directeurs des énergies communautaires en cours d’élaboration. Il
s’agirait notamment avec l’appui d’un conseil extérieur :
- de visualiser l’intégration des ENR (mise en situation) dans le
paysage de manière illustrative (dessins, croquis, photomontage) au
regard de cas pratiques,
- d’aborder des pistes d’intégration permettant une approche soit
généraliste soit au cas par cas,
- de formaliser des préconisations à relayer aux conduites de projet
(PLUI, SPR, etc.)
Le cahier de recommandations aborderait différentes énergies
renouvelables. Ce support sera réalisé en dialogue avec les services de l’Etat
et les partenaires locaux.
Où ?
Le territoire de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et la
Communauté de communes du Seignanx
Qui pourrait faire ?
La Communauté d’Agglomération Pays Basque et la Communauté de
communes du Seignanx
Avec qui (liste non exhaustive) ?
La Région Nouvelle Aquitaine
Les CAUE
L’AUDAP
La DREAL
L’UDAP Bayonne et Landes et la DRAC
Les DDTM
Les structures environnementales (CPIE, CEN, Réserves…)
L’ADEME
Le SYDEC
Les acteurs locaux et territoriaux de l’énergie, etc.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 24
Modalités de mise en œuvre ?
La mise en place d’un groupe de travail mobilisant des élus, des techniciens
et des partenaires locaux afin de croiser les regards, les approches et co-
élaborer des préconisations avec l’appui d’un prestataire.
Exemples d’actions similaires
Le cahier paysage et énergie de la Communauté de communes du
Clunisois :
Ce guide produit des recommandations et enjeux issus du Plan de Paysage
et transition énergétique pour l’intégration des EnR dans les paysages. Afin
de répondre à l’ambition de la CC en tant que Territoire à énergie Positive
(TEPOS) à horizon 2050, le territoire s’est doté d’un document d’analyse des
impacts et des opportunités de ces énergies vis-à-vis du paysage. Il a servi
également à alimenter la stratégie « Climat-Air-Energie » de la Communauté
de communes. Ce document est favorable au déploiement d’un mix
énergétique en prenant appui sur le potentiel des ressources de chaque
unité paysagère et sur leurs caractéristiques.
Illustration : extrait du cahier paysage et énergie| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 25
Fiche 5 :
Etablir un état des lieux et une stratégie de
valorisation des points de vue pour souligner
les paysages itinérants et culturels
- OQP 6 : Découvrir et s’approprier le territoire en mouvement
Action à mener en lien avec :
- Les stratégies touristiques de l’Agglomération Pays Basque et Seignanx
- Les Plans locaux d’urbanisme intercommunale (en cours d’élaboration) et les Sites Patrimoniaux Remarquables
- Le projet de Parc Naturel Régional de la Montagne Basque
La topographie marquée du territoire crée une grande diversité de paysages
et de points de vue, qui varient considérablement d’un bout à l’autre, du
Seignanx au sud de la Soule. Ce territoire se décompose en plusieurs types
de reliefs : plateaux, collines, pentes et coteaux, basse montagne et haute
montagne. Cette diversité offre des horizons changeants que l’on peut
admirer depuis les routes, les coteaux, les sommets... Les vues ou
perspectives constituent un élément de patrimoine commun à préserver.
Les chemins classés, tels que le Chemin de Compostelle ou la route des
crêtes, ou les chemins de halage le long de l’Adour ou la Nive constituent
également des points de vue essentiels du territoire. Les alternances de
topographie créent des repères visuels dans le paysage, qui méritent d’être
préservés, tout comme les perspectives ouvertes depuis les villages perchés
et les vues sur les étendues bocagères.
Certaines vues paysagères ont déjà été identifiées en raison de l’importance
du relief. Ce travail reste à consolider et à caractériser.
D’autre part, de nombreux points de vue emblématiques du Pays Basque et
du Seignanx restent méconnus et peu valorisés, ce qui peut nuire à leur
préservation et/ou valorisation. En outre, ces panoramas, qui représentent un
fort potentiel touristique, sont encore trop peu mis en valeur, bien que les
routes constituent un moyen de découvrir les paysages. Il est donc important
de formuler des recommandations visant à protéger ces éléments
identitaires qui échappent actuellement à la servitude des abords.
Par ailleurs, des vues peuvent être compromises par de nouvelles
constructions ou clôtures qui suppriment ou privatisent ces patrimoines
communs.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 26
Les grands principes de la démarche :
- Identifier et caractériser les points de vue ainsi que certains cônes de vue
- Valoriser les points de vue aménagés existants
- Préserver, depuis le domaine public, les cônes de vues et les perceptions lointaines
- Diversifier l’attractivité du territoire par la valorisation de la perception des paysages et des vues
- Animer et enrichir les parcours touristiques, culturelles et sensibiliser aux paysages
Comment y parvenir ? Les pistes :
1. Identifier et caractériser les points de vue
Il s’agit d’identifier et consolider la liste des points de vue et repères existants
établis par les acteurs du territoire.
Deux méthodes de relevé peuvent être employées : l’identification du lieu
d'observation (route, belvédère ou chemin) et celle du cône de vue, c'est-à-
dire le point précis d’où le paysage est perçu. Ces deux actions doivent être
menées en parallèle pour intégrer l’ensemble des paysages influençant ce
point de vue et déterminer les éléments susceptibles de l’altérer. Après une
identification détaillée à l'échelle de chaque commune, une hiérarchisation
des points de vue pourrait être réalisée en fonction de leur importance et des
pressions qui menacent leur qualité visuelle.
Une fois les points de vue identifiés, des dispositifs de protection adaptés
pourraient être mis en place pour en préserver la qualité.
2. Protéger les points de vue et les cônes de vue
Les espaces offrant des points de vue et les belvédères peuvent bénéficier
d’une protection réglementaire intégrée aux futurs PLUi (article L151-19 du
CU).
Les points de vue et les cônes de vue identifiés devraient être hiérarchisés
pour bénéficier des protections les plus adaptées. Cette approche serait à
mener à l’appui et en dialogue avec les communes et dans le cadre
spécifique des gouvernances de projet PLUI selon les attendus des projets.
3. Valoriser les paysages perçus depuis les points de vue
Concernant certains panoramas, une valorisation spécifique des paysages
ouverts pourrait être mise en place. Par exemple, la plantation de haies et
d’arbres isolés pourrait renforcer la perspective, tandis que l’enfouissement
des réseaux aériens contribuerait à valoriser des milieux naturels.
Par ailleurs, il existe déjà de nombreux espaces aménagés (tables
d’orientation, belvédères…) qui ne sont pas toujours bien mis en évidence et
connu des habitants et des touristes.
Il s’agirait ainsi d’identifier et mettre en valeur certains panoramas déjà
aménagés et de proposer des circuits touristiques.
4. Mettre en valeur les chemins emblématiques et les routes paysagères
Certains chemins et/ou routes paysagères et patrimoniales, tels que les
chemins de Compostelle, la route des Cimes, etc. sont des passages
emblématiques du territoire. Mais il y en a bien d’autres qui pourraient aussi| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 27
être mieux mis en avant. Il s’agirait de mettre en valeur les paysages de
l’itinérance (que cela soit à pied, en vélo, en voiture, etc.).
Un recensement de ces itinéraires est réalisé pour partie et notamment à
travers les Plans Départementaux des itinéraires de promenade et de
randonnée (PDIPR), le Plan local de randonnées de la Communauté
d’Agglomération Pays Basque (en cours d’actualisation avec les communes
et les offices de tourisme) ou celui du Seignanx via son outil
carte.seignanx.com, etc. Ces outils permettent un recensement des voies
vertes et itinéraires de randonnées facilitant la valorisation des chemins
existants pour le grand public prioritairement à pied et/ou en vélo. Ce travail
de structuration, de hiérarchisation et mise en valeur de ces itinéraires
pourrait être complété en prenant compte le prisme de la découverte des
paysages et en élargissant la réflexion en intégrant certaines routes
paysagères en tant que telles.
Certaines séquences routières offrent des ouvertures panoramiques qui
peuvent mériter des actions de mise en valeur spécifiques dans le cadre
d’une stratégie cohérente à établir avec les propriétaires et gestionnaires et
notamment les Départements et les communes. Les routes paysagères
peuvent d’abord bénéficier de protections intégrées au SCoT, puis être
renforcées par des réglementations dans les PLU/PLUi. Le maintien et la
préservation des ouvrages qualitatifs en bord de route, tels que murets, murs
de soutènement et ponts, sont essentiels, et leur intégrité visuelle doit être
préservée lors des aménagements de sécurité. Les équipements de sécurité
standardisés, tels que les glissières métalliques, poteaux en plastique
réfléchissants ou murets en béton, sont souvent inadaptés au caractère
paysager et doivent être minimisés. Par ailleurs, les installations
commerciales et/ou touristiques aux abords des routes peuvent être
centralisées au cœur des villages pour éviter d’altérer l’esthétique des
paysages environnants. Les sites d’intervention prioritaires peuvent être
identifiés pour instaurer une cohérence dans les aménagements, et prendre
différentes formes : aires d’arrêt, panneaux d’information touristique,
signalisation adaptée, et gestion de la végétation pour préserver les vues
(sans compromettre la résilience du territoire face au changement climatique,
les enjeux écologiques et la prévention des risques).
La préservation des abords de routes et chemins peut être est un enjeu afin
de respecter le caractère des sites. Dans ce cadre, les abords des chemins
peuvent bénéficiés d’OAP thématiques patrimoines dans les PLUi, qui
permettent de conserver et valoriser les richesses et les qualités propre à ce
patrimoine local et d’accompagner son évolution qualitative. La protection
peut dans ce contexte et par exemple s’appliquer à tout élément
individualisé et aux éléments de paysages qui lui sont liés, ainsi qu’à des
ensembles homogènes naturels (bâtis ou mixtes). Ce travail pourra être initié
par exemple dans le cadre de la section de chemin classée au patrimoine
mondial eu titre des chemins de Saint de Jacques de Compostelle et allant
d’Aroue à Ostabat-Asme.
Enfin, des appels à projet permettant par exemple de soutenir les pratiques
qui maintiennent et entretiennent les paysages ouverts et en
mouvement pourraient être initiés et/ou renouvelés si besoin afin de soutenir
les actions locales en ce sens.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 28
Illustration : Photo atopia, Table d’orientation , Irouléguy
Illustration : crédit photo CPIE Adour Seignanx, point de vue et information sur l’Adour
Où ?
Le territoire de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et la
Communauté de Communes du Seignanx
Qui fait ?
La Communauté d’Agglomération du Pays Basque
La Communauté de Communes du Seignanx
Les Départements
Les Communes
Les Offices de tourisme
Avec qui (liste non exhaustive) ?
Les Communes
Les Départements
Le syndicat de préfiguration Parc Naturel Régional (PNR) Montagne basque
Le SCoT Pays Basque Seignanx
Les Offices du tourisme
L’Agence d’Urbanisme Atlantiques et Pyrénées (AUDAP)
Les CAUE
Les Associations de protection du patrimoine, de randonnées, etc.
Les écoles d’architecture et du paysage| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 29
Modalités de mise en œuvre ?
Mise en place d’un groupe de travail technique et partenarial afin de caler
une méthode de travail et l’ambition de la démarche.
Exemples d’actions similaires
1/ Les PLU ayant intégrés la protection des cônes de vue :
PLU DE TREBEURDEN (22) : Dans les dispositions générales du règlement :
"Aucune construction, ni aménagement, ni plantation ne devra occulter la vue
à partir des "cônes de vue » indiqués aux documents graphiques. Le niveau
de perception sera situé à un mètre du sol à partir de l'espace public, suivant
un plan horizontal inscrit dans l'angle de cône de vue".
PLU DE CLAMART (92) : Article 10 "Les bâtiments localisés dans un cône de
vue, repéré en vert sur le document graphique (...), ne doivent pas excéder
la hauteur de 12 m au faîtage de la construction située au point médian du
palier situé en amont. Cette règle s’applique par tranche de 200 m au point
médian de chaque palier."
2/ Les routes paysagères existantes en France :
La route paysagère des plaines de l’Escaut, longue de 120km, traverse les
six communes qui composent le territoire. 30 panneaux d’interprétation
guident les usagers et renseignent sur le patrimoine local tout au long du
chemin. Elle peut être parcouru à vélo, à moto ou en voiture et met en valeur
les terres agricoles et boisées, le pépinières et le bassin carrier.
De nombreuses autres routes ont été imaginées pour valoriser le patrimoine
paysager. Deux exemples pourraient aussi être la route des Grands crus de
Bourgogne, qui permet d’explorer le vignoble de Bourgogne et ses
appellations les plus connues à vélo, en voiture ou à moto; ou encore la
Route des Laves à La Réunion, qui met en valeur le paysage naturel des
coulées de laves au Sud de l’île.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 30
Fiche 6
Poursuivre la connaissance du patrimoine culturel et la mettre en valeur – notamment
matériel
- OQP 4 : Favoriser des manières d’habiter et d’aménager plus sobres ainsi qu’une utilisation économe des ressources, en renforçant
l’identité des paysages bâtis locaux et le bioclimatisme,
- OQP6 : Découvrir et s’approprier le territoire en mouvement.
Action à mener en lien avec :
- Les inventaires patrimoniaux (régionaux, communaux, communautaires)
- Les politiques culturelles et de médiation de l’Agglomération Pays Basque et de la Communauté de Communes du Seignanx
- Les Plans locaux d’urbanisme intercommunale (en cours d’élaboration) et les Sites patrimoniaux remarquables
- Le projet de Parc Naturel Régional de la Montagne Basque
La Communauté d’Agglomération Pays Basque a lancé en 2020 un
inventaire du patrimoine architectural local avec l’appui de la Région
Nouvelle Aquitaine pour une durée de six ans. Ce projet vise à enrichir les
connaissances sur l’architecture régionale et à soutenir les projets du Parc
Naturel Régional (PNR) de la Montagne Basque ainsi que les plans locaux
d’urbanisme intercommunaux (PLUI). Cette initiative doit permettre de mieux
connaitre et de mieux valoriser le patrimoine bâti et d’orienter les futures
actions de protection et de développement du territoire. Dans le cadre de
ces recensements, plusieurs points apparaissent et ouvrent à des possibilités
d’amélioration et d’approfondissements afin de poursuivre la dynamique.
De son côté, et afin d’alimenter son projet de PLUI, la Communauté de
Communes du Seignanx a consolidé sa connaissance sur le patrimoine bâti
du territoire. Ce travail d’inventaire permet explicitement de préserver le
patrimoine historique, culturel et architectural du Seignanx dans le temps,
d’identifier les traits particuliers et communs architecturaux et paysagers et
d’établir un lien entre le bâti ancien et contemporain afin de consolider une
identité territoriale et de contrer la tendance récente à la banalisation. Une
typologie du patrimoine bâti du Seignanx a ainsi été établie : maisons de
bourg, maisons ouvrières, patrimoine public (école, mairie, poste…,), Fermes
du Séqué et des Barthes, maisons basco-landaise, Villa années 50, 60
Châteaux, Maisons de maître, petit patrimoine (lavoir, pigeonnier, fontaine…),
clôtures. Les éléments paysagers remarquables ont également été
inventoriés au titre du L151-19 du CU. La palette d’essences locales participe
également d’un effort de préservation du paysage traditionnel et d’une
insertion des espaces urbains dans le paysage.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 31
Une définition de ce qui fait l’identité des territoires, à travers son architecture
et ses éléments paysagers spécifiques, permettrait d’envisager une
traduction dans l’urbanisation contemporaine pour éviter une banalisation
des territoires à travers notamment des constructions et des essences
végétales hors sols.
Les grands principes de l’action
- Assurer la connaissance et la caractérisation des éléments de patrimoine.
- Poursuivre et valoriser le travail d’inventaire.
- Mettre en valeur les informations récoltées dans le cadre des inventaires
- Intégrer le grand public et les particuliers à la préservation du patrimoine.
- Consolider une compétence technique en dialogue avec les partenaires concernés.
- Sensibiliser à ce qui fait l’identité des territoires et à sa traduction contemporaine.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 32
Comment y parvenir ? Les pistes possibles :
1. Poursuivre et valoriser le travail des inventaires patrimoniaux
Les collectivités mais aussi certaines associations ont réalisé des inventaires
patrimoniaux thématiques et/ou territorialisé. Il est important de consolider
cette information et la rendre accessible au plus grand nombre.
En complément de ces démarches, il pourrait être étudié à moyen terme :
- Le lancement de chantiers de restauration participatifs qui mobilisent le grand public, en collaboration avec les associations de protection
du patrimoine et les CAUE ;
- Ouvrir au public certains sites privés avec l’accord des propriétaires pour faire découvrir le patrimoine au locaux et touristiques, notamment pendant les journées du patrimoine par exemple ou lors
de la période estivale pour constituer une nouvelle forme de tourisme ;
- La mise en place d’une stratégie et valorisation patrimoniale avec les Offices de Tourismes pour mettre en lumière le patrimoine : mise en
réseau, site démonstratif, visites, séjours patrimoniaux, etc ;
2. Mettre en valeur les informations récoltées dans le cadre de l’inventaire
thématique pastoralisme mené par la Communauté d’Agglomération Pays
Basque
Cet inventaire du patrimoine peut être valorisé et « vécu » à travers plusieurs
démarches possibles :
- Des rapports d’études seront publiés sur le site de la Région Nouvelle-Aquitaine.
- La réalisation de conférences-débats au sein des communes et/ou des pôles territoriaux afin de restituer les travaux auprès des élus et
des habitants
- La publication d’un ouvrage destiné au grand public afin de restituer l’inventaire pastoralisme sur les onze communes étudiées.
- Des vidéos-guides peuvent être diffusées à l’attention du grand public afin de mettre en avant les grands sites patrimoniaux.
- Des préconisations techniques afin de retranscrire dans les documents d’urbanisme (PLUI) les informations patrimoniales collectées.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 33
3. Sensibiliser à la préservation du patrimoine et à l’architecture:
- Une démarche participative à l’attention du grand public pourrait être menée de façon expérimentale. Il s’agirait de constituer une communauté patrimoniale afin d’intégrer la société civile à la désignation et à la conservation du patrimoine.
- Cette approche doit aussi accompagner une réflexion concernant des prescriptions en matière de maitrise de l’architecture sur le
territoire en dialogue avec des universitaires, architectes, urbanismes, habitants, etc.
4. Participer à la consolidation de la connaissance et la diffusion des autres
thématiques patrimoniales :
- Le patrimoine archéologique : proposer des journées d’information à l’attention des élus et des techniciens afin de mieux appréhender
le contexte territorial. Cette action serait à mener avec l’appui de la
DRAC Nouvelle-Aquitaine et le service archéologique, les associations locales et les communes volontaires.
- Le patrimoine géologique : spécifier les intérêts géologiques principaux et secondaires, mise en évidence de sites spécifiques,
etc.
- Le patrimoine lié au ciel nocturne, funéraire, lié à l’eau, à l’artisanat, etc.
5. Elaborer et sensibiliser à une « charte architecturale pour une meilleure intégration architecturale et paysagère des projets »
La charte architecturale est un support pédagogique destiné à sensibiliser à l'architecture et au cadre de vie. Elle s'adresse à l'ensemble des acteurs du territoire : habitants, élus, acteurs de l'aménagement, du patrimoine et de la construction. Elle permettrait de renforcer la cohérence et l'identité du territoire sur les plans de l'urbanisme, des constructions, de l'habitat, du patrimoine.
Où ?
Le territoire des deux intercommunalités : Communauté d’Agglomération du
Pays Basque et la Communauté de Communes du Seignanx
Qui fait ?
La Communauté d’Agglomération du Pays Basque et la Communauté de
Communes du Seignanx
Les communes, le Syndicat de préfiguration du PNR Montagne basque,
Les associations du patrimoine
Les CAUE| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 34
Avec qui (liste non exhaustive) ?
La DRAC et notamment les UDAP 40 et UDAP 64 ainsi que le service
archéologique
Les DDTM
La Région Nouvelle Aquitaine
Les Départements
Le syndicat de préfiguration du PNR Montagne Basque
Les communes et les CIAP
Les CAUE 40 et CAUE 64
L’AUDAP
Les CPIE
La Fondation du patrimoine
Les associations locales du patrimoine
Les offices de tourisme
Les Universités de Pau, Bordeaux, Toulouse, etc.
Les modalités de mise en œuvre ?
Poursuivre les partenariats établis entre les collectivités, services de l’Etat,
associations locales, etc.
Renforcer les partenariats selon les priorités territoriales et les thématiques
Exemples d’actions similaires
1/ Concilier production énergétique et préservation du patrimoine dans les
Causses du Quercy:
Ce guide permet d’aider à concilier les projets de productions d’énergies
solaires tout en préservant le caractère architectural des maisons et le
paysage. Il s’agit d’un document pour enrichir les outils règlementaires des
documents d’urbanisme : OAP, zonage, règlement écrit…| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 35
2/ Guide "Façades & couleurs du bâti ancien » CAUE 66 :
Le guide proposé par le CAUE 66 est destiné au grand public et permet de
dresser un portrait du bâti ancien associé à plusieurs grands secteurs
emblématiques : littoral, montagne. Il mêle une approche paysagère qui
permet de comprendre les caractéristiques locales des constructions en
fonction des unités paysagères du territoire : matériaux, enduits, toitures,
couleurs, formes, ouvertures, modénatures, etc.
3/ Charte architecturale et paysagère des Pyrénées Béarnaises
Les Pyrénées béarnaises présentent des paysages exceptionnels et un
patrimoine urbain et architectural de qualité, relativement bien préservé.
Entre piémont, le centre-ville d’Oloron Sainte-Marie et les villages du Haut-
Béarn, de nombreux motifs urbains et architecturaux communs se déclinent.
Les élus territoriaux ont souhaité la mise en place d’une charte architecturale,
urbaine et paysagère. Celle-ci s’inscrit dans une volonté d’accompagner le
développement de ce territoire, pour le valoriser, renforcer son attractivité,
et soutenir ses mutations pour tenir compte des enjeux contemporains
(évolution des usages et des manières d’habiter, dimensions énergétiques
et environnementales, dynamisation des centres bourgs…).
Cette charte est construite comme un outil pédagogique| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 36
Fiche 7
Proposer, en complémentarité du règlement
local de publicité intercommunal (RLPI) Pays
Basque, une charte de la signalétique qui
établira des préconisations à l’échelle de
l’agglomération
- OQP 4 : Favoriser des manières d’habiter et d’aménager plus sobres, ainsi qu’une utilisation économe des ressources en renforçant l’identité des paysages bâtis locaux et le bioclimatisme ;
- OQP 6 : Découvrir et s’approprier le territoire en mouvement
Action à mener en lien avec :
- Le projet de Parc Naturel Régional de la Montagne Basque
La signalétique est un élément essentiel pour la gestion d'un territoire. En
2020, la Communauté d’Agglomération Pays Basque a initié un Règlement
Local de Publicité intercommunal (RLPi) afin de cadrer et réguler l’usage de
l’affichage publicitaire. Aussi, à travers le RLPI, la collectivité viendra réduire
l’impact paysager de la publicité et s’inscrira dans un cadre de concertation
et de pédagogie.
Cependant, aucune démarche n'a été entreprise pour établir une charte ou
uniformiser l’ensemble des affichages (autres que publicitaires) sur le
territoire. Un RLPI se concentre sur les publicités, les préenseignes et les
enseignes. Il exclut ainsi une partie des signalétiques possibles. Malgré la
diversité des stratégies et des initiatives de valorisation, les types de
signalétique et de mobilier sont rarement partagés et mise en commun à
l’échelle du territoire (initiative communale). Une gestion maîtrisée de ces
éléments est cruciale pour mettre en valeur les activités locales et améliorer
l’accueil des visiteurs. Dans le prolongement du RLPi et du projet Parc
Naturel Régional (PNR) Montagne Basque en cours de création, une action
en faveur de l’harmonisation de la signalétique semble pertinente pour
renforcer l’identité du territoire, favoriser la visibilité des paysages et
contribuer à une meilleure intégration du cadre urbain. La charte de la
signalétique servirait de guide pratique et juridique pour les élus et les
entreprises locales, en vue de concilier la préservation du cadre de vie tout
en améliorant la visibilité des activités artisanales, agricoles, commerciales,
artistiques et touristiques qui dynamisent le territoire.
La Communauté de Communes du Seignanx dispose d’un RLPI à l’échelle de
l’EPCI. Elle souhaite disposer des retours d’expériences de la Communauté
d’Agglomération. Une actualisation de son document initial doit être
engagée.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 37
Les objectifs de la démarche
- Dans le cadre du RLPI Pays Basque : sensibiliser aux bonnes
pratiques, informer sur l’intégration paysagère et les méthodes
d’affichage responsables
- Dans le cadre de la charte signalétique :
o Améliorer la lisibilité de l’information : optimiser les
indications le long des routes pour faciliter la
compréhension et le guidage des usagers
o Travailler sur l’harmonisation des signalétiques du territoire
permettant d’en exprimer l’identité
o Réduire l’impact paysager des préenseignes dérogatoires
en travaillant sur des recommandations de format ou
d’implantation
Comment y parvenir ? Les pistes possibles :
1. Accompagner la mise en œuvre du RLPI auprès de tous
En proposant un RLPi la Communauté d’Agglomération Pays Basque
souhaite assurer la protection de ses paysages et du cadre de vie de ses
habitants en règlementant l’implantation des dispositifs publicitaires et des
enseignes.
Afin d’accompagner la mise en œuvre du futur RLPi, il sera proposé un guide
d’application à destination du grand public (principalement commerçants et
afficheurs), mais aussi des instructeurs en mairies ou à la Communauté
d’Agglomération Pays Basque. Ce guide, composé de fiches thématiques,
synthétisera les règles nationales et locales applicables au territoire, par
types de dispositifs. Des fiches porteront également sur les fondamentaux
de la matière (définitions des publicités, enseignes et préenseignes / champ
d’application de la règlementation / dispositifs soumis à déclaration ou à
autorisation préalable / procédure de sanction). Les fiches mentionneront les
articles du code de l’environnement et les articles du RLPi concernés, utiles
pour les agents qui seront chargés de l’instruction des autorisations
préalables mais surtout de la sanction des dispositifs en infraction.
2. Proposer la rédaction d’une charte des signalétiques
Le RLPi a pour unique objet de réglementer les publicités et préenseignes
en agglomération ainsi que les enseignes. Il n’a pas pour objet de
réglementer les préenseignes dérogatoires soumises aux dispositions du
Code de l’environnement, ni les panneaux réglementaires routiers tels que
les Relais d’information service (RIS) ou la signalisation d’information locale
(SIL).
Or, sur le territoire communautaire, ces éléments ne sont pas harmonisés et
aucune préconisation n’est disponible pour accompagner les élus, les
techniciens et les acteurs du territoire afin de faire des choix opérants et
préservant les paysages et les patrimoines.
Aussi, dans le cadre des travaux du RLPi Pays Basque, il apparait nécessaire
d’enclencher à moyen terme un travail complémentaire à ce sujet et
d’envisager la rédaction d’une charte des signalétiques. Avec la création d’un
PNR Montagne Basque en cours, les modalités d’articulation et de
partenariats pour le lancement de cette charte des signalétiques resteront à
consolider entre la Communauté d’Agglomération Pays Basque d’une part,
et le Syndicat de préfiguration du PNR Montagne Basque afin de distinguer
les rôles de chacun.
De prime abord, cette charte pourrait porter sur les préenseignes
dérogatoires. En effet, exception à l’interdiction de publicité hors
agglomération, certains types de préenseignes sont admis par la| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 38
règlementation nationale hors agglomération. Il s’agit des préenseignes dites
« dérogatoires », au profit d’activités culturelles, d’activités en relation avec
la fabrication ou la vente de produits du terroir par des entreprises locales,
de monuments historiques ouverts à la visite. Des préenseignes «
temporaires » peuvent aussi être installées (art. L. 581-19 c.env.) selon des
conditions très spécifiques. En pratique, il est rare que les préenseignes
installées hors agglomération respectent toutes ces conditions et leur
installation, parfois anarchique, peut être source d’une véritable pollution
visuelle.
Elle pourrait également porter sur les panneaux règlementaires routiers (RIS
et SIL) afin de proposer une signalisation optimisée, adaptée et
complémentaire, et de poser des principes favorables à leur intégration
paysagère.
Périmètre du projet de Parc Naturel Régional Montagne Basque
Ou privilégier l’action ?
Le territoire de la Communauté d’Agglomération Pays basque
Qui fait ?
La Communauté d’Agglomération Pays Basque en dialogue avec le syndicat
de préfiguration du PNR Montagne Basque
Avec qui ( liste non exhaustive) ?
Les communes,
Les services de l’Etat ( DDTM, DREAL, UDAP, etc.)
La CCI et La chambre des métiers,
Les acteurs économiques,
Les offices de tourismes,
Le syndicat de préfiguration du PNR Montagne Basque
Les modalités de mise en œuvre ?
Afin d’accompagner la mise en œuvre du RLPI, la Communauté
d’Agglomération engagera la réalisation d’un guide d’application du RLPI à
l’attention de tous.
Elle pourra aussi, selon la demande des élus communautaires et
communaux, engager la réflexion sur le lancement d’une charte de la
signalétique (méthode, périmètres, enjeux) en dialogue notamment avec le
Syndicat de préfiguration du PNR Montagne Basque| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 39
Exemples d’actions similaires
Comme l’ensemble des PNR sont dotés de chartes de signalétique, il existe
de nombreuses références sur ce sujet. Chaque charte de signalétique vise
à harmoniser et renforcer la visibilité de la signalétique sur l'ensemble du
territoire du parc, tout en respectant l'identité locale et les valeurs de
préservation environnementale.
Objectifs :
- Faciliter le déplacement des visiteurs en fournissant des indications claires et concises sur les lieux d'intérêt, les sentiers, et les équipements.
- Mettre en avant le patrimoine naturel, culturel et paysager du PNR, en valorisant les points d’intérêt et les parcours thématiques.
- Informer le public sur les enjeux écologiques et les bonnes pratiques pour préserver l'environnement du parc (par exemple, respect de la
faune et de la flore, gestion des déchets).
- Offrir une identité visuelle homogène et reconnaissable sur tout le territoire du parc, pour renforcer l'image de marque du PNR et
faciliter la lisibilité.
Enjeux :
- Préservation du Patrimoine : En évitant la pollution visuelle, la charte contribue à maintenir l’aspect naturel et préservé des paysages du
parc.
- Expérience Visiteur Améliorée : Une signalétique bien conçue améliore la satisfaction des visiteurs en facilitant l'orientation et en
enrichissant leur expérience par des informations éducatives sur
l’écosystème local.
- Sensibilisation Environnementale : En intégrant des messages éducatifs, la signalétique participe à la sensibilisation des visiteurs
aux comportements écoresponsables, contribuant à la conservation
de la biodiversité et des espaces naturels.
- Cohérence Territoriale et Renforcement de l’Identité du Parc : Une signalétique harmonisée aide à renforcer l’identité visuelle du PNR,
créant un sentiment d’appartenance et de continuité à travers les
différentes zones du parc.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 40
Fiche 8
Sensibiliser les acteurs du territoire et les
habitants aux paysages, aux patrimoines et aux
énergies renouvelables, notamment dans le
contexte de l’après-pétrole
- En lien avec tous les OQP
Action à mener en lien avec :
- Les différentes politiques publiques communautaires Pays Basque et Seignanx
- Le projet de Parc Naturel Régional de la Montagne Basque
Le Pays basque et le Seignanx, riches de paysages emblématiques et d'un
patrimoine naturel et culturel exceptionnel, font face à des défis majeurs
dans le contexte actuel de transition énergétique et climatique. Le territoire
doit concilier le développement des énergies renouvelables avec la
préservation de ses paysages uniques et de son identité patrimoniale.
L’objectif est de sensibiliser un large public – incluant les habitants, les
jeunes générations, les techniciens et les élus – aux enjeux liés à l’évolution
du paysage, à la conservation du patrimoine et à la transition énergétique,
particulièrement dans le cadre de l’après-pétrole.
De nombreuses initiatives de sensibilisation sont déjà mises en place par
divers acteurs locaux à travers le territoire, telles que celles des CPIE (Centre
Permanent d'Initiatives pour l'Environnement), ou encore des CAUE (Conseil
d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement), ainsi que les
associations locales qui organisent régulièrement des semaines thématiques
pour promouvoir la culture paysagère et le patrimoine local. De plus, des
événements comme les journées portes ouvertes dans les fermes ou des
balades commentées sur le terrain, animées par des associations telles que
l'Association des Naturalistes du Pays Basque, viennent enrichir cette
dynamique.
Il ne s’agit pas de créer de nouvelles initiatives, mais de s'appuyer sur les
dispositifs existants, en les renforçant et en diversifiant l’offre de
sensibilisation. Il s'agit d'amplifier l'impact des actions déjà en place en créant
des synergies entre les acteurs locaux et en élargissant l’accès à un public
plus large. En connectant les différents programmes de sensibilisation et en
les complétant par des actions spécifiques, cette démarche permet d'assurer
une meilleure diffusion des enjeux paysagers, patrimoniaux et énergétiques
auprès des citoyens du territoire, tout en valorisant l'expertise locale.
Illustration : Extrait des fiches paysages du Plan Paysage| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 41
Grands principes de la démarche :
- Diffuser et divulguer le Plan Paysage auprès du grand public,
- Se saisir de temps forts pour mettre en valeur et sensibiliser la population aux paysages et au patrimoine culturel
- Constituer des outils pédagogiques à l’attention du grand public
Comment y parvenir ? les pistes possibles :
1. Diffuser la matière et les résultats du Plan Paysage
Le Plan paysage est constitué de différents documents (diagnostic, stratégie,
actions). Ces éléments seront diffusables et consultables sur les sites internet
de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et de la Communauté de
communes du Seignanx.
Un document de synthèse à l’attention du grand public sera réalisé et diffusé
en 2025. En complément, des posters seront élaborés et diffusés auprès des
partenaires.
De manière complémentaire :
- Des réunions dédiées de présentation pourront être organisées à l’attention des partenaires, des communes, etc. afin de maintenir le
lien et le dialogue avec les acteurs du territoire.
- Des réunions de restitution pourront être organisées au sein des EPCI afin de diffuser les connaissances afin de nourrir les conduites
de projet et maintenir un cadre de travail transversal notamment en
lien avec d’autres conduites de projet (documents d’urbanisme
intercommunaux, stratégie biodiversité, charte forestière, etc.).
2. Se saisir de temps forts pour mettre en valeur et sensibiliser la
population aux paysages et au patrimoine culturel :
Chaque année, de nombreux évènements à l’attention du grand public sont
programmés sur les territoires. Il s’agit de se saisir de cette programmation
afin de proposer des temps d’information et/ou de sensibilisation aux
paysages et aux patrimoines, tels que et par exemple :
- La journée du patrimoine, où il serait possible d’aborder des sujets autours du patrimoine du territoire en ouvrant des sites normalement
non ouverts aux public et en y intégrant des expositions tel que le
petit patrimoine dans les estives, les ouvrages des cours d’eau, les
fortifications et les citadelles
- Les journées de l’architecture qui permettrait d’aborder les questions de patrimoine bâti et d’adaptation aux énergies renouvelables.
- La semaine du climat, etc.
Dans ce cadre, par exemple, des balades paysages et/ou patrimoine
pourraient être organisées en dialogue avec les communes et les
associations locales.
Cette programmation serait complémentaire des actions de sensibilisation
existantes au titre du patrimoine naturel.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 42
3. Créer un lieu de médiation aux paysages
La Communauté d’Agglomération Pays Basque porte la réalisation un nouvel
équipement communautaire situé sur la commune d’Ostabat-Asme, la
Maison du paysage « OSTAVALS ». Cet équipement comportera un
restaurant et un espace d’exposition dédié aux paysages et aux pratiques
agricoles. Il sera accessible au grand public et son entrée sera gratuite.
En complément, un programme d’animations grand public en lien avec des
structures locales (CAUE, CPIE, BLE, Sarde Saderska, etc.) pourrait être
organisé chaque année et sous la responsabilité du Pole d’Iholdi-Oztibarre.
Le lieu serait inscrit dans les parcours éducatifs et artistiques développés et
organisés par la Communauté d’Agglomération. Des modalités
d’informations et de diffusion auprès des groupes scolaires seront étudiées
avec l’éducation nationale.
Où
Le territoire de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et la
Communauté de Communes du Seignanx.
Qui
Selon les structures compétentes en matière d’animation, de médiation et
d’éducation au cadre de vie, paysage, environnement, agriculture, etc.
Avec qui (liste non exhaustive)
Les communes
Les départements
Le syndicat de préfiguration du PNR Montagne basque
La DREAL
La Région Nouvelle Aquitaine
Les structures compétentes en matière d’animation, de médiation et
d’éducation au cadre de vie, paysage, environnement, agriculture, etc.
Les offices de tourisme
Le Conseil de développement Pays Basque, etc.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 43
Fiche 9
S’appuyer sur l’observation des paysages pour
révéler les effets du changement climatique
- En lien avec l’ensemble des OQP
Action à mener en lien avec :
- Les stratégies d’adaptation aux changements climatiques (en cours d’élaboration) par l’Agglomération Pays Basque et Seignanx et les
Plans climat
- Les différentes politiques publiques communautaires Pays Basque et Seignanx
- Le projet de Parc Naturel Régional de la Montagne Basque
Les projections climatiques (base de données Gaspar, Géorisques 2019)
prévoient une hausse continue des températures jusqu’aux années 2050,
quels que soient les scénarios envisagés. Les vagues de chaleur estivales
devraient se multiplier, les hivers seront plus doux avec une diminution du
nombre de jours de gel, et les épisodes pluvieux, plus intenses et violents,
augmenteront les risques d’inondations dans une région au réseau
hydrographique dense.
Le territoire Pays Basque et Seignanx, particulièrement vulnérable aux effets
du changement climatique, devra choisir entre subir ces changements ou
adapter ses motifs pour en atténuer les impacts. Certaines caractéristiques
paysagères offrent des atouts naturels pour renforcer la résilience du
territoire face aux défis climatiques de demain, et il est essentiel de les
préserver et de les consolider. D’autres éléments, en revanche, devront être
repensés pour faciliter leur adaptation, en particulier les paysages
intensément modifiés par l’activité humaine et uniformisés par des
changements récents.
Face à ces changements inévitables, les paysages du territoire évolueront
de manière significative au XXIe siècle, en interaction avec une urbanisation
croissante. Mettre en lumière ces transformations sera essentiel pour
adapter les pratiques d’aménagement du territoire, renforcer le suivi des
risques et sensibiliser la population aux enjeux climatiques. Aussi, le
développement d’outils d’observation des évolutions paysagères devient
prioritaire afin de sensibiliser aux effets du changement climatique et à la
vulnérabilité de certains motifs paysagers.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 44
Les grands principes d’action
- Assurer un suivi des évolutions du territoire pour mieux contrôler et accompagner les changements
- Sensibiliser la population à la réalité des évolutions liés à la transition climatique
- Evaluer les transformations et les impacts des actions publiques sur les paysages
- Disposer d’outils de dialogue et d’objectivation des actions territoriales
Comment y parvenir ? les pistes possibles :
1. Suivre les évolutions paysagères à travers les observatoires
photographiques des paysages
1.1. La participation à la constitution d’Observatoires Photographiques des
Paysages (OPP)
Le territoire de l’Agglomération Pays basque est concerné par la constitution
d’un Observatoire Photographique des Paysages (OPP) réalisé par le CAUE
64 avec l’appui de la DREAL Nouvelle Aquitaine et le Département des
Pyrénées-Atlantiques et d’un photographe professionnel. Une première
campagne photographique a ainsi été initiée en 2024 et avril 2025 à
l’échelle du Département et concernera une centaine de points notamment
situés sur le territoire communautaire. Chaque année et par la suite, une
campagne photographique pourra être réalisée par le CAUE 64.
De manière complémentaire, l’Agence Française des Chemins de
Compostelle (AFCC) initie la constitution d’un OPP concernant les chemins
de Compostelle et plus particulièrement la section classée au patrimoine
mondial allant d’Aroue à Ostabat. Une première campagne photographique
sera en ce sens réalisée en 2025 avec une actualisation qui reste à préciser.
L’Agglomération Pays Basque est associée au comité de pilotage.
Le territoire de la Communauté de communes du Seignanx est concerné par
l’Atlas des Paysages des Landes. Dans ce cadre, une campagne
photographique a été réalisée sur la période 2020/2023 sur l’ensemble du
territoire landais. La démarche, incluse dans l’Atlas des paysages, est une
préfiguration d’un OPP qui ne suit pas la méthodologie standardisée des OPP
(pas de respect strict de la méthode de prise de vue) mais constitue une base
pour un OPP. Cette préfiguration regroupe 114 points de vue sur le
département. Pour chacun de ces points, une fiche regroupe un ou plusieurs
clichés et des éléments descriptifs (présentation, motivations et enjeux,
mots-clés, repérage). Les clichés peuvent être liés à des photographies
anciennes (cartes postales) issues du fonds (numérisé et en ligne) des
Archives Départementales des Landes.
Un travail de consolidation est en cours et une réflexion sur l’utilité et l’usage
est à prévoir. Cependant, cette préfiguration peut être utilisée en tant qu’OPP
des Landes.
La constitution de ces OPP est une vraie opportunité pour les territoires. Les
deux EPCI sont et seront parties prenantes de la constitution de ces OPP et
pourront disposer de ces premiers points de vue comme éléments de
connaissance et de suivi des évolutions. Ces outils seront disponibles pour
les élus et les techniciens et très utiles dans le suivi de certaines politiques
publiques et/ou conduites de projet.| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 45
1.2. Une démarche participative à engager pour aller plus loin
La sensibilisation du public face aux transformations à l’œuvre sur le territoire
est nécessaire. Il apparait opportun de partager les réflexions en cours avec
la société civile et les habitants.
Aussi et de manière complémentaire, la Communauté d’Agglomération
souhaite pouvoir enclencher une démarche participative associant la société
civile. La conduite de projet reste à étudier en dialogue avec certains
partenaires et notamment les CAUE , les CPIE, le Conseil de développement
du Pays Basque, etc. Il s’agit dans ce cadre d’enclencher un processus
pédagogique et de sensibilisation aux paysages qui pourrait enrichir le suivi
des paysages en constituant une communauté d’habitants à la veille
paysagère. Un groupe de travail sera constitué afin d’établir une méthode de
travail en s’appuyant sur les expériences déjà initiées sur le territoire.
Un travail de recueil de photos anciennes pourrait aussi être initié avec les
Archives départementales et/ou des associations locales afin d’établir une
chronologie dans le temps.
Une communication dédiée pourra être étudiée et favorisée ainsi que la
réalisation d’expositions
2. Observer le paysage transfrontalier, sujet d´intérêt pour la coopération
Le Département des Pyrénées-Atlantiques et la Communauté
d’Agglomération Pays basque sont partenaires actifs des travaux
d’observation transfrontalière « DATAPASS ». Depuis 2023, ces travaux
portent notamment sur le sujet du paysage. Ils sont pilotés par l’AUDAP
(Agence d’Urbanisme Atlantique & Pyrénées) et menés en collaboration avec
ses partenaires frontaliers (Cf. ci-après).
Le sujet a été introduit dans le cadre des Cours d’été transfrontaliers. Animé
par l’AUDAP et ses partenaires, ce cours avait montré toute la pertinence
d´une approche paysage de la frontière (élément de continuité, alors que la
frontière est séparation), la diversité des travaux déjà existants sur nos
territoires frontaliers, le potentiel que recèle l´objet paysage pour faire
émerger de nombreux projets de coopération transfrontalière. La publication
d’un livrable DATAPASS est prévue en 2025.
A son issue, les travaux entrepris pourraient utilement être poursuivis dans
le cadre d’un projet de structuration d’un observatoire transfrontalier, en
cours de montage. Pour ce projet, les partenaires prévoient de solliciter un
cofinancement du programme Interreg Poctefa sur 2025- 2028.
Crédit photo Atopa - Berge de l’Adour| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 46
2.1. L’observation territoriale transfrontalière du « DATAPASS »
Initiés en 2019, les travaux d´observation « Datapass » associent les autorités
publiques impliquées dans la gestion territoriale de chaque côté de la
frontière et le long d’un territoire allant de l´embouchure de la Bidassoa
jusqu´au Portalet : les Communautés Autonomes d´Euskadi, de Navarre et
d´Aragon, pour le versant espagnol, la Communauté d’Agglomération Pays
Basque, le Département des Pyrénées-Atlantiques et les services de l’Etat
pour le versant français. Ils sont portés par les observatoires et agences
statistiques de ces territoires : l’AUDAP pour les Pyrénées-Atlantiques, le
Departamento del territorio pour Euskadi, Nasuvinsa pour la Navarre et
l’IGEAR pour l’Aragon.
Ce réseau de partenaires est actif depuis 2019 et permet l´accès à une
grande variété de données au sein de chaque administration. Ces données
sont ici harmonisées afin de produire des représentations transfrontalières
cohérentes. Le dispositif partenarial permet d´approcher de nombreux sujets,
de produire des analyses territoriales véritablement transfrontalières en ce
qu´il assure le partage des regards et le croisement des cultures techniques
et politiques de chaque acteur frontalier voisin, et gestionnaire des territoires
sur son versant. Cette démarche se veut au service des politiques publiques.
Crédit photo Atopia - Paysages
des Aldudes
Où
Le territoire de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et de la
Communauté de Communes du Seignanx
Qui ?
Sous action 1 : les Départements des Landes et des Pyrénées Atlantiques, les
CAUE , l’Agence Française des Chemins de Compostelle, les
intercommunalités concernées, le syndicat de préfiguration PNR MN, etc.
Sous action 2 : L’Agence d’urbanisme Pays Basque et les partenaires
transfrontaliers mobilisés, tec.
Avec qui (liste non exhaustive)
La Communauté d’Agglomération Pays Basque et la Communauté de
Communes du Seignanx
Le Syndicat de préfiguration PNR Montagne basque
La DREAL
Les CAUE 40 et CAUE 64
L’AUDAP
L’Agence Française des Chemins de Compostelle (AFCC)
Les CPIE et Le conseil de développement Pays Basque
Les Clubs photographies du territoire, les Habitants et usagers, etc.| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 47
Modalités de mise en œuvre
Sous-action 1 :
- Participation aux réunions de travail des OPP partenariaux
- Organisation d’un groupe de travail associant des partenaires afin d’établir un process complémentaire associant et mobilisant la société civile et les associations locales
Sous-action 2 :
- Participation aux travaux DATAPASS animés par l’Agence d’urbanisme afin de consolider un premier niveau d’information et
d’observation –et de données SIG
Illustration : crédit photo CC Seignanx, gestion du trait de côte à Ondres
Illustration : crédit photo Gilles Athier, borne frontière 15 et ancienne borne au
lieu-dit "Erenzazouco gaina"
Illustration : crédit photo phytolab, gestion du trait de côte, corniche basque| P LAN PA YSAG E 202 5 – PLAN D’ACTI ON S 48
Exemples d’actions similaires
1/ L’OPP participatif du PNR de la Brenne :
Le PNR de la Brenne a mis en place un OPP à la suite d’un travail de thèse
initiée en 2009. Il s’est matérialisé par des itinéraires photographiques avec
la participation des habitants les samedi matin, une dizaine de fois.
Différentes méthodes ont été́ appliquées, soit en partant d’un choix du
photographe sur le terrain, soit de photos anciennes, dont un grand nombre
était à disposition. Un blog a été́ créé pour conserver la mémoire des
veilleurs du paysage (le nom donné aux participants) et une valorisation
touristique a également été́ imaginée par la signalisation des itinéraires dans
les guides et des réseaux de circuits, permettant aux visiteurs de reconduire
des photos. Des expositions, des cartes et la conservation aux archives
départementales valorisent les données. La création de nouveaux itinéraires
est prévue.
2/ Un circuit urbain pédagogique :
Le Musée des Beaux-Arts de Valenciennes propose un circuit urbain et
pédagogique au jardin Jacques Chirac parc des prix de Rome. Au cours de
celui-ci, il est possible d’observer diverses reproductions en lien avec la
thématique et de comprendre les enjeux qui lui sont liés. Cet exemple
pourrait être réapproprié et utilisé pour les itinéraires thématiques.
Reproduction d’œuvres et de photographies dans
le cadre du circuit pédagogique
du Parc des prix de Rome. Source : intersignal.fr
3/ Le Geocaching dans les Alpilles :
Le PNR des Alpilles a récemment mis en place un OPP participatif via le
géocaching. Ainsi, le parc inclut les participants dans la prise de vue des lieux
de l’OPP. Les étapes du projet sont simples et se sont faites en partenariat
avec les classes et conseils de jeune du territoire. Après avoir sélectionné
les photos de l’OPP, une visite de terrain est effectuée pour faire du repérage
et une lecture du paysage avec identification des enjeux. Une recherche
documentaire est menée par les jeunes, qu’ils synthétiseront pour créer la
description de la cache incluant une synthèse des enjeux et de l’indice. La
cache est créée avec le matériel nécessaire (contenant, logbook, photo, «
trésor » en lien avec l’enjeu paysager identifier. Enfin, la cache est mise en
place sur le terrain et publiée sur la plateforme Géocaching.
Les géocaches et l’application Source : PNR des Alpilles, site Geocaching| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 49
3/ Une animation dédiée pour le Plan de
paysage Pays Basque et Seignanx
Afin d’assurer la pérennité et l'efficacité du Plan de Paysage Pays Basque et
du Seignanx, il est essentiel de faire perdurer une animation et une structure
d’animation et de suivi permettant de maintenir la dynamique de projet entre
la Communauté d’Agglomération Pays Basque et la Communauté de
Communes du Seignanx ainsi que les partenaires locaux.
Il est proposé de faire évoluer la gouvernance initiale et installée en 2021
(copil du 22 juillet 2025).
Mise en place d’un Comité d’animation et de suivi du Plan paysage:
Le comité de pilotage initial est transformé en un comité d’animation et de
suivi du Plan de paysage. Il composé des mêmes membres (élus
communautaires, techniciens, et partenaires locaux), garantissant ainsi la
continuité et la cohérence de la démarche. Ce comité d’animation et de suivi
sera placé sous l’animation de la Communauté d’Agglomération Pays
Basque et de la Communauté de Communes du Seignanx.
Le comité d’animation et de suivi se réunira au moins une fois par an pour
évaluer l'avancement du plan d'actions, ajuster les stratégies si nécessaire et
intégrer les retours des acteurs locaux. Il sera force de propositions afin de
pouvoir impulser de nouvelles réflexions et projets et établir de nouveaux
partenariats techniques et financiers.
Mise en place et animation de groupes de travail thématiques :
Pour chaque action ou thématique spécifique, des groupes de travail dédiés
seront constitués. Ces groupes, composés de membres du comité de suivi
et d'experts concernés, auront pour mission de piloter la mise en œuvre des
actions, de proposer des ajustements et de favoriser la collaboration entre
les parties prenantes.
- Une feuille de route sera proposée à chaque groupe de travail afin de fixer le cadre du projet, les acteurs associés et un calendrier.
- La coordination de ces groupes de travail sera établie et discutée en amont entre l’Agglomération Pays Basque et la Communauté de
Communes du Seignanx.
Approches complémentaires
De manière complémentaire, il est proposé des modalités de suivi
spécifiques :
- Engagement citoyen : Encourager la participation active des
habitants à travers des ateliers participatifs, des enquêtes publiques
et des plateformes en ligne dédiées. Cette implication renforcera
l'appropriation du plan par la population et garantira que les actions
répondent aux attentes locales ;
- Publication : Publier régulièrement des rapports d'avancement
accessibles au grand public, détaillant les actions menées, les
résultats obtenus et les perspectives futures. Une communication
claire favorisera la transparence et renforcera la confiance des
citoyens dans le processus ;
- Formation continue : Organiser des sessions de formation pour les
élus, les techniciens et les acteurs locaux afin de les sensibiliser aux
enjeux paysagers et de les outiller pour une mise en œuvre efficace| P LAN PA Y SAGE 202 5 – P LAN D’AC TI ON S 2
des actions prévues. Cette démarche contribuera à une meilleure
compréhension et appropriation des objectifs du plan ;
- Partenariats stratégiques : Collaborer avec des institutions
académiques, des associations locales et des experts en paysage
pour bénéficier de leurs compétences et expériences, et ainsi
enrichir le plan de paysage. Ces partenariats permettront d'intégrer
des innovations et des bonnes pratiques dans la mise en œuvre du
plan.