HERRIA
COMMUNAUTÉ D'AGGLOMÉRATION
HIRIGUNE ELKARGOA
COMUNAUTAT D'AGLOMERACION
E X in @communautePB | communaute-paysbasque.fr
URBANISME ET
AMÉNAGEMENT DE L'ESPACE
PaYs Basque
eT SeIGNanx
STRATÉGIE
Ce, COMMUNAUTÉ DE COMMUNES
WWWw.cc-seignanx.fr| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 2
sommaire
partie i : la hiérarchisation des enjeux page 7 .................................
partie ii : le scénario au fil de l’eau page 25 ......................................
partie iii : les scénarios prospectifs page36 ........................................
partie iv : les objectifs de qualité paysagère page 47 ..............
lexique page 86 ............................................................................................................| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 3
présentation de la méthode d’élaboration
de la strategie et des objectifs de qualité
paysagère
A l’appui d’un diagnostic permettant de constituer un socle de
connaissances thématiques et territorialisées et de préciser les
premiers enjeux territoriaux, une seconde étape plus stratégique a
été engagée dans le cadre de l’élaboration du Plan de paysage Pays
Basque Seignanx.
Cette seconde étape vise à formuler une stratégie paysagère et des
objectifs de qualité paysagère (OQP) afin de guider et orienter
l’action publique sur le territoire des deux intercommunalités que
sont la Communauté d’Agglomération Pays Basque et la
Communauté de Commune du Seignanx
La définition d’objectifs de qualité paysagère permet à la
Communauté d’Agglomération Pays Basque et à la Communauté de
Communes du Seignanx d’appréhender l’évolution et la
transformation des paysages de manière prospective et de convenir,
dans le cadre d’une réflexion avec les acteurs du territoire, d’une
trajectoire à privilégier afin de préserver, protéger, gérer et mettre en
valeur les paysages d’aujourd’hui et de demain.
1. Les objectifs de qualité paysagère
Ces objectifs constituent des orientations stratégiques et
spatialisées, qu'une autorité publique se fixe en matière de
protection, de gestion ou d'aménagement de ses paysages.
Formuler des "objectifs de qualité paysagère" c’est comprendre
comment ce paysage a évolué dans le temps et tenter de réfléchir
ensemble à son évolution.
Ces grands objectifs sont accompagnés de « sous-objectifs » qui
apportent un regard plus spécifique en fonction des différentes
séquences et motifs de paysages sur le territoire.
La carte des séquences paysagères réalisée lors de l’étape de
diagnostic constitue le socle pour guider la déclinaison des sous-
objectifs.
La définition de ces objectifs constitue l’aboutissement de l’étape
stratégique du Plan de paysage.
L’approche qui a guidé la conduite de projet de la phase 2 pour
l’élaboration du Plan paysage a été la suivante :
• Choisir pour demain ce que l'on veut préserver, ce qui doit
évoluer, ce que l'on veut transmettre.
• Hiérarchiser les enjeux paysagers et identifier les grands défis
d’aujourd’hui et de demain. Ce sont ces défis auxquels le
territoire devra répondre pour atteindre les objectifs de
qualité paysagère.
• Mettre en évidence des risques, à terme, si rien ne change en
matière d'actions et de politiques sur le territoire selon les
projections au fil de l'eau.
• Faire émerger collectivement les effets des dynamiques
paysagères sur des paysages de référence et à travers les 4
séquences de paysage.
• Donner les grandes lignes directrices pour l'évolution des
paysages du territoire à travers trois scenarios volontairement
prospectifs pour orienter plus facilement le scénario
préférentiel, les OQP territoriaux et les sous-OQP associés
aux 4 familles de paysages.PARTIE | : Atelier 1 : hiérarchisation des enjeux HIÉRARCHISATION DES
Caractérisation des enjeux prioriataires
Menace / opportunité
Synthèse des enjeux
Eve du scénario au fil de l'eau
r 2 : scénario au fil de l'eau, identification
isques et des défis
Giriscsion des grands défis pour le territoire
| Réei des scénarios prospectifs
asie 3 : scénarios, intérêt, pertinance et évaluation
e du scénario préférentiel
@::- d'Objectifs de Qualité Paysagère
@:- 4 : OCP, diagramme d'affinité
G-:- de travail pour caractériser et stabiliser les OQP
[line des OQP et spatialisations correspondantes
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 4
4 étapes successives ont permis de formaliser le choix d’une
stratégie paysagère et la définition des Objectifs de qualité
paysagère (OQP) pour le Plan de paysage Pays Basque Seignanx.
C’est à l’appui d’un exercice de mise en situation et de prospective
à travers l’élaboration de scénarios qu’une stratégie paysagère et
des objectifs de qualité paysagère ont été définis.
Pour ce faire, 4 parties distinctes ont structuré la réflexion à savoir la
hiérarchisation des enjeux, l’élaboration d’un scénario au fil de l’eau,
puis l’élaboration de scénarios prospectifs permettant de distinguer
un scénario préférentiel (stratégie à retenir) et enfin une proposition
d’objectifs de qualité paysagère déclinée pour l’ensemble du
territoire d’étude (cf carte) et/ou territorialisée selon les séquences
paysagères (cf coupes).
Déroulé de la phase 2 : vers les Objectifs de Qualité Paysagère| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 5
2. La méthode des scénarios comme outil d’aide à la
décision
Les scénarios paysagers sont l’expression d’une vision éco-
paysagère du territoire futur. Ils ont permis (au regard des enjeux
identifiés, des dynamiques paysagères à l’œuvre et des tendances
paysagères constatées) aux élus de s’exprimer et de se positionner
quant au choix d’une stratégie paysagère pour le territoire à horizon
de 15-20 ans. Les scénarios paysagers ont été spatialisés à l’échelle
des deux intercommunalités (support cartographique).
La construction des scénarios s’appuie sur l’identification des
composantes fortes du territoire et des variables motrices du système
territorial réalisé au terme du diagnostic paysager prospectif. La
méthode des scénarios permet de mettre en perspective les
tendances, d’éclairer des choix et, in fine de proposer, à travers le
débat entre les élus et les parties prenantes, le scénario souhaité.
La trame des scénarios a notamment été élaborée à l’appui de la
démarche expérimentale engagée à l’échelle régionale par
l’ADEME pour situer la trajectoire du territoire (par rapport à 4
scénarii de référence) pour atteindre la neutralité carbone à 2050 :
- Scénario génération frugale,
- Scénario coopération territoriale
- Scénario technologies vertes
- Scénario pari réparateur
Cette approche est prise en compte dans le cadre de
l’actualisation du PCAET Pays basque
3. Une stratégie paysagère et des objectifs de qualité
paysagère concertés| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 6
La réflexion partenariale proposée au cours de cette phase 2 a
permis de définir les aspirations partagées concernant les objectifs
de qualité paysagère du territoire.
Pour ce faire, en 2023, 4 ateliers ont été organisés et ont réuni à la
fois des élus communautaires, des techniciens des deux EPCI ainsi
que de nombreux partenaires (environ 60 structures locales
mobilisées) :
- Atelier n°1 : Hiérarchisation des enjeux
- Atelier n° 2 : Les risques et les défis du territoire
- Atelier n°3 : Débat des scénarios prospectifs
- Atelier n°4 : Vers les Objectifs de Qualité Paysagère
De manière complémentaire, dans le courant de l’année 2024, de
nombreuses réunions de travail ont mobilisé le comité technique et
des réunions de travail spécifiques ont été organisées dans le cadre
de certaines conduites de projet comme le SCOT Pays Basque
Seignanx, le projet de Parc Naturel Régional Montagne Basque, les
PLUI, etc.
Quelques règles ont été rappelées lors de ces étapes de
concertation :
• La démarche du Plan paysage n’est pas d’inscrire le territoire
dans une scène paysagère figée mais comme un temps de
réflexion ouvert aux démarches innovantes, aux besoins
futurs. La démarche de travail prend place dans une approche
de ruralité innovante.
• La réflexion est attentive au fait urbain, au maintien d’un cadre
de vie rural agréable et attractif, d’un environnement bâti et
naturel apaisé.
• La dimension environnementale est nécessairement au
centre des réflexions en inscrivant les enjeux des continuités
écologiques à l’échelle de l’intercommunalité, et la prise en
compte des enjeux du changement climatique.
Regroupement,
formalisation et
hiérarchisation
des enjeux
Scénario fil de
l’eau :
identification
des risques et
des défis
Orienter le
scénario
préférentiel, les
OQP territoriaux
et les sous-OQP
associés aux 4
familles de
paysages.
3 scénarios
prospectifs
déclinés pour
les 4 familles
de paysages et
par référentiels
paysagers
TEMPS 2 : VERS
LA DÉFINITION
DES OQP
TEMPS 1 : UNE
REFLEXION
D’ENSEMBLE
Atelier 1
Atelier 2
Atelier 4 Atelier 3| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 7
La restitution de ce travail a été présentée en Comité de pilotage qui
s’est tenu le 04 juin 2024 ainsi que le 19 décembre 2024. La stratégie
paysagère et les objectifs de qualité paysagère ont ainsi été validés.
partie 1: hierarchisation des enjeux| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 8
PARTIE I : HIÉRARCHISATION DES ENJEUX
Avant de définir les Objectifs de Qualité Paysagère, les enjeux, les
risques et les défis du territoire doivent être clairement identifiés. Il
s’agit de l’étape préalable de la stratégie visant à faire le lien entre
le diagnostic ayant permis de mettre en évidence les vulnérabilités
et les exceptionnalités paysagères, basés sur les dynamiques et les
états des lieux paysagers, et la formulation des Objectifs de Qualité
Paysagère.
Aussi, le travail portant sur les enjeux permet de guider une
réflexion stratégique « en entonnoir » et de faire des liens évidents
avec les thématiques prioritaires à traiter.
Quand un paysage change, il perd certains caractères au profit
d’autres : ce sont ces caractères que l’on perd ou que l’on gagne
qui constituent les enjeux du paysage. Un phénomène souvent peu
contrôlé́... qui aboutit à la banalisation des paysages que beaucoup
déplorent.
Nous allons donc relever et hiérarchiser ce qui est « en jeu » sur le
territoire et engager progressivement un regard sur l’atelier de juin
portant sur le scénario au fil de l’eau.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 9
I. Méthode utilisée
1. Un enjeu c’est quoi ?
Quand un paysage change, il perd certains caractères au profit
d’autres: ce sont ces caractères que l’on perd ou que l’on gagne qui
constituent les enjeux du paysage. Un phénomène souvent peu
contrôlé́... qui aboutit à la banalisation des paysages que beaucoup
déplorent. Il a donc été relevé et hiérarchisé ce qui est « en jeu » sur
le territoire dans le cadre de l’Atelier n°1 : hiérarchisation des enjeux.
Lors de l’élaboration du diagnostic (phase 1), une large liste d’enjeux
thématiques a été dressée lors d’un travail collectif avec plusieurs
acteurs. Cette liste a été proposée en atelier le 25 mai 2023 afin de
procéder à des choix prioritaires concernant les enjeux. Ce travail a
été réalisé à deux échelles : celles des quatre séquences paysagères
et celle du SCoT Basque Seignanx. Des coupes imagées des 4
séquences paysagères ont été réalisées dans le cadre de cette
démarche de concertation afin de sortir du format habituel
cartographique. Elles ont été imagées, narrées, permettant de
constater les composantes majeures du territoire sans pour autant
s’accrocher à des repères réalistes et à l’échelle. Cette proposition a
permis aux participants de se projeter et d’inciter aux échanges et à
la projection. Cet atelier a permis de sélectionner des enjeux
contrastés puis de les hiérarchiser. Les participants ont pu indiquer
ce qui constituait une menace et/ou une opportunité pour chacun
d’eux.
Quelques extraits photographiques de l’atelier sur les enjeux (atopia)!
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 10
Carte des séquences paysagères réalisées en phase 1 (atopia)
Coupe de l’existant de la séquence littorale
Coupe de l’existant de la séquence plaines et collines
Coupe de l’existant de la séquence Adour
Coupe de l’existant de la séquence montagne| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 11
ii. synthèse des enjeux
1. les enjeux du littoral et de l’arrière
littoral
ENJEU : Le risque d’érosion du littoral / évolution du trait de
côte dans les usages et les pratiques / les aménagements
existants et futurs
Menaces : Les risques côtiers, qu'il s'agisse de l'érosion, de submersion, de la remontée des nappes phréatiques ou des modifications du trait de côte, représentent une vulnérabilité pour les usages actuels, ainsi que pour les aménagements existants et futurs, sans oublier les écosystèmes naturels. Sans une gestion adéquate en amont et en aval du littoral, le recul du trait de côte risque de s'accélérer considérablement. Cette menace impose une adaptation urgente des pratiques et des modes de vie : relocalisation des activités économiques et commerciales,
délocalisation des logements pour protéger les populations côtières, et renforcement des infrastructures hydrauliques (ponts, digues, etc.), afin de limiter leur fragilité face aux éléments.
Opportunités : L’apaisement de la pression touristique et urbaine sur le littoral devient possible grâce à la sanctuarisation de certains milieux, la restriction de certains accès, et une meilleure gestion/planification de nouvelles constructions. Cela représente également une opportunité de créer des espaces de respiration plus perméables, offrant davantage de place à une nature qui soutient les fonctions écologiques du sol. Progressivement, cela permettra de réduire la prédominance du béton et du bitume au profit d'un environnement plus naturel et résilient.
ENJEU : Des pressions humaines et urbaines sur les paysages
Menaces : Les pressions urbaines sur le rétro-littoral banalisent
progressivement le paysage, en étendant une urbanisation diffuse et homogène, éloignée des modèles architecturaux et urbains typiques du Pays Basque et des Landes. Cette expansion s'accompagne d'une intensification de la circulation automobile et d'une saisonnalité liée au tourisme, qui s'étend de plus en plus à l'intérieur des terres. L'étalement urbain sur le rétro-littoral contribue à la dégradation des paysages agricoles, des espaces côtiers relictuels dits « naturels », des forêts et des prairies, tout en altérant les motifs de clairières spécifiques au Seignanx.
Opportunités : Il est essentiel de promouvoir des modes de transport doux, collectifs et durables, tels que les lignes de bus, les trams, le covoiturage et les pistes cyclables. Un des leviers majeurs consisterait à repenser le modèle urbain pour l'adapter aux spécificités des sites littoraux, en mettant en place des actions de planification
intercommunale afin de protéger et encadrer les développements
urbains.
De plus, il est crucial de valoriser les entrées et sorties des villes à travers un traitement paysager et patrimonial, afin de renforcer l'identité de chaque commune et des sites emblématiques.
ENJEU : Écosystème économique et social, entre pressions
anthropique, touristique et réchauffement climatique
Menaces : De nombreux conflits et problématiques touchent le territoire et influencent, de manière directe ou indirecte, le paysage. Parmi ces enjeux figurent la gestion complexe des déchets, la fragilité des
ressources en eau, ainsi que les tensions d’usage entre les touristes et les activités économiques locales, notamment agricoles. La
surfréquentation entraîne une perte significative d’identité paysagère, tout en fragilisant certains milieux naturels, ce qui fait craindre une « sanctuarisation » de ces espaces pour préserver certains sites
touristiques.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 12
Opportunités : Il est possible d'accompagner le développement
touristique en régulant l’accès et la fréquentation des lieux. Cela passe également par une révision de l’économie locale, intégrant les activités économiques dans tous les tissus du territoire, et par la réimplantation d'exploitations agricoles et maraîchères, favorisant ainsi un
développement plus équilibré et durable.
ENJEU : Maintien et protection des écosystèmes cultivés
entretenus par l’homme
Menaces : L'urbanisation entraîne la destruction des espaces cultivés et boisés, tels que les forêts et prairies, et fragilise les sols forestiers, notamment dans les Landes. Le déclin des forêts est accentué par leur inadaptation au changement climatique et la pression urbaine
croissante. Les acteurs locaux expriment également des inquiétudes quant à l'érosion des cours d'eau, entraînant une perte de visibilité et une dégradation des écosystèmes aquatiques.
Opportunités : Il est essentiel de promouvoir un développement
économique respectueux des milieux naturels, tout en reconnaissant le rôle crucial de chaque écosystème dans l’évolution de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Cela implique la préservation et la production durable, ainsi qu'une collaboration étroite entre acteurs publics et privés. Il faut repenser la gestion des forêts pour les adapter aux nouvelles conditions climatiques, encourager l’agriculture de
proximité, notamment le maraîchage, et restaurer les cours d’eau pour préserver les berges et les ripisylves
Expression des participants en atelier
.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 13
Illustration de quelques opportunités et menaces sur le littoral (expression des participants lors de l’atelier)
Risques littoraux qui impliquent un besoin
d’adaptation des pratiques et des modes d’habités
Une pression par la voiture
Une surfréquentation touristique qui fragilisent
les milieux naturels et créer des conflits entre les
usagers du paysage
Une ressource en
eau menacée
Les pressions banalisent le paysage en étirant
une urbanisation diffuse et homogène
Destructions des espaces cultivés et boisés par
l’urbanisation (forêt et prairie) et fragilisation des
sols forestiers
Possibilité d’apaisement de la pression
touristique et urbaine du littoral
Nécessité de développer des modalités douces,
collectives et vertueuses tels que les lignes de bus,
de trames, le covoiturage et les pistes cyclables.
Maintenir l’agriculture pour maintenir les
espaces de respiration
Repenser la forêt de demain, adaptée
au changement climatique| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 14
2. les enjeux de la séquence mont s et
massifs
ENJEU : L’entretien et la gestion des paysages par
l’agriculture
Menaces : La diminution du nombre d'actifs agricoles et la fermeture
de certains milieux, notamment dans les zones intermédiaires,
augmentent considérablement le risque d'incendie. Cela affecte
également les infrastructures liées à l'eau, telles que les ponts et
digues, déjà fragilisées. La réduction des pratiques pastorales
contribue à la fermeture des paysages, accentuant encore le risque
d'incendie.
Opportunités : Il est crucial de préserver une agriculture diversifiée
en recréant une vie sociale dynamique dans les villages anciens et
actifs, tout en ouvrant les paysages, en particulier sur les zones de
pente. Le soutien et l'accompagnement du pastoralisme, notamment
par l'installation de nouveaux agriculteurs, sont essentiels. Enfin,
valoriser et transmettre les traditions pastorales constitue une
opportunité majeure pour maintenir ces pratiques vivantes et
adaptées aux défis actuels.
ENJEU : Une maitrise du développement urbain / industriel et
une valorisation des constructions traditionnelles
Menaces : Le développement urbain non maîtrisé entraîne une
consommation excessive des sols agricoles et des zones naturelles
(biodiversité, zones humides). La vacance des logements et
l’inadéquation des constructions traditionnelles aggravent la
situation, tout comme la perte d’identité du paysage bâti, exacerbée
par les coûts élevés de rénovation des bâtiments anciens. Par
ailleurs, les valeurs collectives caractéristiques du Pays Basque
s'érodent avec l’individualisation croissante des habitants. La
diminution des industries représente également une menace
majeure pour l'emploi, affectant ainsi les dynamiques économiques
et sociales des villages.
Opportunités : Renforcer la place des arbres en ville et limiter
l’étalement urbain en favorisant la densification, tout en développant
la pédagogie et la sensibilisation auprès des populations. Un
inventaire des constructions disponibles, couplé à des aides en
ingénierie pour la rénovation et la réhabilitation des logements
vacants, est essentiel. Il est également important de promouvoir les
relations entre les habitants en pensant des formes urbaines
favorisant le collectif. Le maintien d'un tissu industriel intégré à
l’urbanisme existant, notamment en périphérie des centralités,
permettrait d’équilibrer le développement entre villes et villages et de
favoriser des déplacements doux et durables.
ENJEU : La relation entre les activités touristiques / pratiques
sportives, les milieux et les autres activités humaine
(agriculture)
Menaces : : Les milieux naturels risquent de se détériorer en raison
d’activités touristiques et sportives mal encadrées. L’intensification
des usages multiples de la montagne peut également engendrer une
hausse des conflits d’usage et une réduction des activités pastorales
dans les zones fortement fréquentées.
Opportunités : Il est crucial de promouvoir l’éducation et la régulation
des activités de pleine nature, permettant ainsi de créer une synergie
entre préservation de l’environnement et développement
économique. La protection des espaces naturels, boisés et agricoles
face à la pression urbaine est également indispensable pour garantir
leur durabilité.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 15
ENJEU : La fragilité des milieux et l’augmentation des aléas
et risques naturels face au changement climatique. Le rôle de
puits de carbone que jouent les espaces de prairies, forêts,
landes et zones humides
Menaces : : Le défrichement excessif, couplé à la sécheresse
croissante des milieux naturels, exerce une pression considérable sur
la biodiversité. Ces phénomènes entraînent une augmentation des
crues et des périodes d’étiage, tout en rendant plus difficile
l’adaptation à de nouvelles pratiques agricoles, notamment pour les
cultures.
Opportunités : Il est essentiel de privilégier les prairies permanentes
et les haies, qui jouent un rôle crucial dans la préservation des
écosystèmes. Par ailleurs, un accompagnement des exploitations et
des agriculteurs est nécessaire pour les aider à s’adapter aux défis
imposés par les changements climatiques.
ENJEU : La transmission des traditions culturelles
immatérielles et matérielles (orales et bâties)
Menaces : : La perte des traditions locales, qu'elles soient agricoles
ou architecturales, adaptées au territoire, ainsi qu'une mauvaise
utilisation et justification de l'usage du feu représentent des risques
importants.
Opportunités : Favoriser l'échange et la formation entre les acteurs
locaux, tout en intégrant des préconisations techniques claires dans
les documents stratégiques, permettra de préserver et de valoriser
ces pratiques tout en les adaptant aux enjeux actuels.
Expression des participants en atelier| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 16
Maintenir au maximum une agriculture diversifiée :
recréer une vie sociale forte au sein des villages anciens
et des villages vivants, ouvrir le paysage sur les zones
de pentes.
Favoriser une éducation et une régulation des activités
de nature générant dans le même temps une activité
économique
Favoriser et accompagner le pastoralisme : favoriser
l’installation de nouveaux agriculteurs et valoriser les
transmissions des traditions pastorales (transhumance)
Privilégier les prairies
permanentes et les haies
Place de l’arbres de ville, limiter l’étalement urbain,
favoriser la densification et la pédagogie ainsi que la
sensibilisation
Illustration de quelques menaces et opportunité sur la montagne (expression des participants lors de l’atelier)
Diminution du nombre d’actifs agricoles et fermeture
des milieux, particulièrement les zones intermédiaires,
augmentant considérablement le risque d’incendie
(hors écobuage)
Les milieux peuvent être abîmé par des pratiques et
activités touristiques et sportives si elles ne sont pas
suffisamment encadrées
Perte d’identité du paysage bâti et coût très important
de la rénovation sur le bâti ancien et vacance de
logements et construction traditionnelle non adaptée
Sécheresse des milieux naturels, impact fort sur la
biodiversité, augmentation des crues et des périodes
d’étiages. Difficulté d’adaptation à de nouvelles
pratiques, notamment l‘agriculture pour les cultures.
Fermeture des paysages et
augmentation du risque d’incendie
Développement urbain non maitrisé : conso
enaf, perte sau, biodiversité, zones humides| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 17
3. les enjeux de la vallée de l’adour et
des coteaux associés
ENJEU : Maitriser la dispersion de l’urbanisation, la
banalisation des formes urbaines traditionnelles et réduire la
place de la voiture
Menaces : Les développements urbains récents entraînent une
uniformisation progressive de l'architecture et des formes urbaines
traditionnelles, avec des constructions associées aux zones
d’activités économiques souvent caractérisées par une pauvreté
architecturale. L’omniprésence de la voiture et des infrastructures de
transport domine le paysage, accompagnée par une augmentation
de la publicité, la création d’îlots de chaleur et l’imperméabilisation
des sols. Le manque de contrôle sur l’étalement urbain génère des
fronts bâtis désorganisés, des entrées et sorties de villes
dévalorisées, et un déploiement anarchique de nouvelles
constructions sur les lignes de crête, les pentes et les fonds de vallée
inondables.
Opportunités : Le développement des réseaux de mobilités douces
et des transports collectifs représente une alternative efficace à la
dépendance à la voiture, tout en renforçant la connectivité du
territoire. La préservation et la densification des trames vertes et
bleues, ainsi que des coupures urbaines au sein des espaces
fortement urbanisés, sont primordiales. De plus, la réhabilitation du
bâti ancien vacant ou dégradé, la valorisation des centralités de
proximité, et l’inspiration architecturale du bâti transitionnel offrent
des pistes prometteuses. Pour maîtriser ces développements, les
documents de planification sont des outils essentiels, tout comme les
initiatives visant à "construire la ville sur la ville" pour limiter
l’étalement urbain : densification, surélévation et revitalisation des
centres-bourgs. Il est crucial de préserver la lisibilité des vallons et
des coteaux ainsi que de protéger les sommets et crêtes contre une
urbanisation incontrôlée.
ENJEU : Valorisation du patrimoine (naturel et bâti) et veiller
à la qualité architecturale et des formes urbaines
Menaces : Les nouvelles constructions entraînent une banalisation et
une simplification des paysages. Les bâtiments liés aux zones
d’activités économiques altèrent également les paysages urbains,
notamment aux entrées et sorties des villes et villages, tout en
favorisant la prolifération de la publicité le long de certains axes. Par
ailleurs, le patrimoine culturel et architectural tend à ne plus se
transmettre, perdant ainsi de sa valeur et de sa visibilité.
Opportunités : La valorisation du patrimoine peut s'opérer à travers
la réhabilitation des espaces publics et un encadrement plus strict de
la qualité architecturale, en s’inspirant du bâti traditionnel. Cela inclut
également une meilleure mise en avant du patrimoine vernaculaire
local. Pour mieux maîtriser les développements urbains, les
documents de planification représentent une opportunité clé,
notamment par le biais d’outils tels que la densification, la
surélévation et la revitalisation des centres-bourgs, visant à
«construire la ville sur la ville » tout en limitant l’étalement urbain.© Prrenriger Le milenx de fours VAE
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 18
ENJEU : . La pérennité des milieux et usages face au
changement climatique
Menaces : Le mitage du paysage, l’exploitation agricole et forestière
intensive, ainsi que la densification de l'urbanisation affaiblissent les
écosystèmes, particulièrement les zones humides, qui souffrent
d'assèchement.
Les remblais et la dégradation des infrastructures de régulation des
inondations aggravent ces fragilités, tout en limitant les liaisons
douces. Le changement climatique accentue ces pressions,
exacerbant les phénomènes climatiques tels que les inondations, les
sécheresses, l’appauvrissement des sols, et le retrait des argiles,
contribuant à la dégradation des milieux naturels.
Opportunités : Le développement de réseaux de mobilités douces
pour relier les territoires, ainsi que la création de trames vertes et
bleues urbaines, peut remplacer les déplacements routiers par des
modes de transport alternatifs plus durables. La réhabilitation du bâti
existant et la valorisation des centralités de proximité, avec une
architecture inspirée du bâti transitionnel, sont des pistes
prometteuses.
Diversifier les cultures agricoles est également essentiel pour
soutenir la faune et la flore locales et enrichir les sols. Enfin, préserver
les zones humides, cruciales pour la biodiversité, est une priorité afin
de maintenir l'équilibre écologique du territoire.
ENJEU : . La diversité des motifs agricoles traditionnels de
bocages, de prairies et d’arbres isolés
Menaces : Les évolutions agricoles, marquées par la mécanisation, le
remembrement et des pratiques plus « modernes », ont conduit à la
disparition progressive des éléments caractéristiques du système
bocager, tels que les haies, prairies, élevages et arbres isolés.
Parallèlement, le changement climatique impose une réflexion sur de
nouvelles pratiques, notamment pour faire face à la sécheresse et à
la salinisation des barthes.
Opportunités : Encourager le développement d'une agriculture de
proximité est crucial pour renforcer l’autonomie alimentaire et
favoriser les circuits courts. L’agriculture joue également un rôle
essentiel dans le maintien des milieux ouverts. L'agroforesterie, une
pratique qui gagne peu à peu en popularité, représente une voie
prometteuse pour combiner production agricole et préservation des
écosystèmes.
Expression des participants lors de l’atelier| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 19
Illustration de quelques menaces et opportunités sur la séquence Adour et
coteaux associés (expressions des participants lors de l’atelier)
Maintenir et protéger les
milieux naturels
Nouvelles constructions : banalisation /
simplification paysagère et perte des motifs
patrimoniaux traditionnels
Des entrées/sorties de villes et de villages
déqualifiées par les constructions et la publicité
Les évolutions agricoles ont entrainées une
disparition des motifs associés au système bocager +
pratiques anciennes liées aux canaux et aux barthes
Fragilités liées au changement climatique :
endiguement, durcissement des berges, zones urbaines
exposées aux aléas, érosion des sols, salinisation des
barthes..
Protéger et diversifier les
motifs agricoles
Protéger et diversifier les
motifs agricoles
Nécessité de préserver des zones tampons
permettant de « gérer » l’eau et notamment
les inondations (préservation des lits
majeurs).
Valorisation des espaces
publics
Remplacer les déplacements
viaires par les modes alternatifs
et doux| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 20
les enjeux de la séquence plaines et collines
ENJEU : Le développement d’un tissu urbain diffus, banal et
morcelé dans le paysage et le long des axes e
communications et sur les lignes de crêtes
Menaces : La construction de nouveaux bâtiments sur les lignes de
crêtes et les pentes entraîne une privatisation des vues sur le grand
paysage, compromettant ainsi la beauté naturelle des panoramas.
L'artificialisation des sols et l'étalement urbain perturbent les
transitions harmonieuses entre les milieux urbains, naturels, agricoles
et forestiers, créant une perte de cohérence environnementale. Par
ailleurs, les formes traditionnelles d’urbanisation, comme les bourgs
et hameaux, sont fragilisées, et la qualité paysagère se détériore le
long des axes routiers et aux entrées de ville, en raison de l'expansion
des zones d'activités et de la prolifération des publicités.
Opportunités :
Il est possible de contrer ces menaces en définissant des secteurs de
développement clairement encadrés pour les nouvelles
constructions, et en rendant les secteurs de crête inconstructibles. La
conservation des points de vue remarquables doit être une priorité,
tout comme la réglementation stricte de l’implantation des publicités
et de la qualité des enseignes. De plus, il est crucial d’accompagner
la requalification des zones d’activités économiques (ZAE) et des
entrées de villes afin de préserver leur intégrité paysagère et
améliorer leur intégration dans l'environnement.
ENJEU : La pérennité des motifs associés au système
bocager, agricole et forestier afin de contrer le
développement des grandes cultures céréalières
Menaces : L'uniformisation des paysages agricoles et naturels,
combinée à une gestion inadaptée de l'eau (notamment en termes de
risque d'inondation et de disponibilité des ressources hydriques),
entraîne une perte de biodiversité, des risques accrus de disparition
d'habitats, ainsi qu'une érosion de l'identité bocagère et des
pratiques de polyculture-élevage traditionnelles.
Opportunités : Il est essentiel de protéger, dans les documents
d'urbanisme, les linéaires de haies et les arbres isolés, tout en
encourageant activement la plantation de nouveaux sujets. Des
actions doivent être menées pour promouvoir une agriculture
raisonnée, avec des aides à la replantation de haies et de motifs
arborés dans les paysages. Cette stratégie permettrait également de
valoriser la production de bois et de fourrage, contribuant ainsi à la
durabilité économique et écologique du territoire.
ENJEU : La fragilité des milieux et l’augmentation des aléas
et risques naturels face au changement climatique et
adaptation
Menaces : : Des risques de réduction des zones tampons permettant
la limitation des inondations, de disparition des zones humides,
d’impact de la qualité des cours d’eau et de la ressource.
Opportunités : Eviter les constructions dans les zones à risque,
interdire les reconstructions, sanctuariser les zones humides,
entretenir les cours d’eau et l’état des berges, replanter des arbres et
des haies, et enfin, adapter des constructions face aux risques /
réversibilité.œ dax
ERTT CALAIA TRUST
S 8/,
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 21
ENJEU : La redynamisation des centre-bourgs afin de
maintenir la qualité architecturale bâtis et le cadre de vue
Menaces : : La perte d’identité liée à l'abandon des codes
architecturaux traditionnels, la dégradation de la qualité des espaces
publics, ainsi que la disparition des traces historiques et des savoir-
faire (comme les frontons désertés) représentent des risques majeurs
pour le patrimoine local.
Opportunités : Il est crucial de préserver et valoriser les savoir-faire
locaux en réalisant des études pour mieux les connaître, tout en
sensibilisant les habitants à leur importance. Le développement du
tissu associatif local doit être encouragé, de même que l’initiation
d’activités culturelles et sociales dans des lieux emblématiques, tels
que les frontons, afin de redonner vie à ces espaces historiques.
ENJEU : La pérennité des espaces naturels, boisés et
agricoles au développement urbain
Menaces : : La perte des milieux naturels, agricoles et forestiers, ainsi
que les risques associés au mitage du territoire, menacent la
préservation de l'héritage agricole et la biodiversité locale.
Opportunités : Il est essentiel de mettre en place des chartes
forestières pour encadrer la gestion des espaces boisés, de densifier
les zones urbaines pour limiter l'étalement, et de créer des
Orientations d'Aménagement et de Programmation (OAP).
Expression des participants lors de l’atelierPerte d'identité / des codes architecturaux, de la
qualité dans les espaces publics, des traces de
l'histoire et des savoir-faire (frontons déserts)
Privatisation des vues sur le
grand paysage par de S - Déorise dé bénie:: s ee prise démographique:
rs Ç : Ç vacance de logement, e volets fermés », pas d'entretien.
Des entrées/sorties de villes et de villages
Réduction des zones tampons, érosion des berges, déqualifiées par les constructions et la publicité intensification des inondations, disparition des zones et une circulation de voiture en augmentation humides et fragilité des ripisylve
Uniformisation des paysages agricoles, boisés et
naturels et une gestion de l'eau peu adaptée
(risque inondation, ressource en eau) + Danger
et risque concernant la PAC et le remembrement
des parcelles + Disparition des exploitations,
manque de diversité de productions,
mondialisation et approche économique à
grande échelle qui ne favorisent pas l'agriculture
extensive
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 22
Illustration de quelques menaces sur la séquence plaines et collines (expression des participants lors de
l’atelier)Encadrer les secteurs de développement, Valorisation davantage le covoiturage et les usages liés au
limiter/ interdire la constructibilité sur les transport commun / collectif + végétaliser les réseaux et zones de crêtes... les nouveaux enrobés poreux et perméable
Protection et plantation des linéaires de haies et des
Créer des chartes forestières, densifier les villes, créer D cdi j arbres isolés + diversité des productions pour favoriser des OAP spécifiques et engager un plan de relance sp ones gt ent l'autonomie alimentaire du territoire ainsi que la (forêt) Fu interdire les FOCONEIUGHONS, EMA les biodiversité : agriculture nourricière et drcuit-court zones humides, entretenir les cours d'eau et l'état des
berges
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 23
Illustration de quelques opportunités sur la séquence plaines et collines (expression des participants lors de
l’atelier)| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 24
iii. les enjeux spatialisés
Les enjeux identifiés collectivement sont principalement liés à la
préservation du patrimoine naturel et culturel, à la gestion durable
des ressources (notamment l'eau et les terres agricoles), ainsi qu'à la
requalification des espaces dégradés. Ils visent à limiter l'étalement
urbain, renforcer la biodiversité et maintenir une qualité de vie élevée
dans les zones rurales et urbaines, tout en adaptant les pratiques
aux défis actuels (climatiques, économiques et sociaux).
Paysages remarquables à préserver
Les enjeux ici concernent la préservation et la valorisation des
paysages ayant un fort patrimoine matériel, immatériel, naturel et
agricole. Les priorités sont :
• Préserver l'identité paysagère : Il s'agit de protéger les motifs
agricoles (haies, prairies, arbres isolés) et forestiers face à la
transition climatique et aux pressions des aménagements.
• Protéger le patrimoine naturel : La préservation des milieux
naturels et des espaces protégés est essentielle, notamment
pour leur contribution à la biodiversité.
• Maintenir la qualité architecturale : Il est important de
conserver les formes urbaines traditionnelles dans les villages
et les bourgades, et d'éviter la modernisation excessive qui
pourrait dénaturer ces paysages.
• Entretien des cours d'eau : La gestion et la préservation des
cours d'eau (Adour, Nive, barthes, etc.) constituent également
un enjeu clé.
Paysages banalisés à requalifier
Ces paysages ont perdu de leur valeur patrimoniale ou naturelle en
raison de l'abandon ou de l'urbanisation incontrôlée. Les enjeux sont :
• Revalorisation du patrimoine abandonné : Il est crucial de
réhabiliter les espaces dégradés, notamment les zones
désindustrialisées et abandonnées.
• Réduction des friches et des mobilités carbones : Il est
essentiel de limiter le développement urbain anarchique, en
intégrant des modes de transport plus durables (mobilité
douce).
• Limiter l'étalement urbain : La densification des centres
urbains doit être favorisée pour éviter la consommation
excessive de terres naturelles et agricoles.
• Gestion des entrées de villes : Les zones d'activités et les
publicités le long des axes routiers doivent être régulées pour
restaurer la qualité paysagère de ces espaces.
Paysages fragilisés à revaloriser et conforter
Ces paysages, bien qu'encore fonctionnels, sont fragilisés par des
pressions économiques, agricoles et climatiques. Les enjeux sont :
• Soutenir les pratiques agricoles et forestières durables : Il
est crucial de conserver les activités agricoles et de reboiser
certains espaces pour maintenir la qualité du paysage et la
biodiversité.
• Encourager les énergies renouvelables : Le développement
de ces énergies doit être fait en tenant compte des paysages
et en minimisant l'impact visuel et environnemental.
• Renforcer les centralités des villages : Il est nécessaire de
revitaliser les centres-villes et les villages pour qu'ils jouent un
rôle clé dans la cohésion territoriale et le maintien des
services de proximité.z
2
nm
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 25
SITES PAYSAGERS ET URBAINS RECONNUS
ET PROTÉGÉS
PAYSAGE REMARQUABLE
DE HAUTE MONTAGNE
PAYSAGE COLLINAIRE
PÂTURÉ
PAYSAGE DE L’ADOUR
SEUIL PATRIMONIAL
PAYSAGE DE MONTAGNE PATRIMONIAL
SEUIL AGRICOLE
PAYSAGESREMARQUABLESÀPRÉSERVER
PAYSAGESBANALISÉSÀREQUALIFIER
PAYSAGESFRAGILISESAREVALORISERETCONFORTER
1. LAVALORISATIONET LAPRÉSERVATIONDUPATRIMOINEMATÉRIEL
ETIMMATÉRIEL
Valorisationetpréservationdupatrimoinereconnu
Qualitéarchitecturaleetlesformesurbainesdesvillages
traditionnels(centralitéetarchitectureancienne)
Maintienetvalorisationdupatrimoinenaturelprotégé
(transmissionetpréservation)
2.LAPÉRENNITÉDESMOTIFSAGRICOLESETFORESTIERSFACEÀ
TRANSITIONCLIMATIQUE
Lapérennitédesmotifsassociésausystème bocageretdesmilieux
naturels/patrimoinenaturelsprotégésetemblématiques:
prairieset forêts
L’agriculturefaceauchangementclimatique:
attentionvis-à-visdesparcellescéréalières
3.LAPRÉSERVATIONDESMILIEUXNATURELSDESPRESSIONS
CLIMATIQUESETD’AMÉNAGEMENTS
1.LAREQUALIFICATIONDUBÂTIPATRIMONIALABANDONNÉ
2.LAREQUALIFICATIONDUPAYSAGEURBAINET DESMOBILITÉS
3.LAREQUALIFICATIONDESFRICHES/SITESINDUSTRIELSET
TOURISTIQUES
Périmètreresserrééolien:Autonomieénergétique:le
développementetl’intégrationdesénergiesrenouvelables
1.LAREVALORISATIONDESPRATIQUESAGRICOLESPOURMAINTENIR
LESMILIEUXOUVERTS
2.L’ACCOMPAGNEMENTDESPAYSAGESDANSL’INTÉGRATIONDES
ÉNERGIESRENOUVELABLES
3.L’ÉQUILIBRED’UNEACTIVITÉTOURISTIQUEDURABLERESPECTUEUSE
DESMILIEUX
4.LAVALORISATIONDESCENTRALITÉSDEVILLESET DEVILLAGES
Lamaitrisedudéveloppementurbain
Lamaitrisedelavoitureetlaréductiondesmobilités
carbonées
Maitriserladispersiondel’urbanisationetla
banalisationdesformesurbainestraditionnelles
Lesréseauxdemobilitédouce,viaireetlestransports
collectifspourconnecterleterritoire
Activitéséconomiquesetsocialesàrepenserpourde
nouveauxusagesetvalorisation(industries,tourismes...)
L’entretienetlagestiondespaysagesparl’agricultureetlaLa
diversitédesmotifsagricolestraditionnelsdebocages,deprairieset
d’arbresisolés
Laredynamisationdescentre-bourgsetLavalorisationdes
espacespublics
Lagestionetl’entretiendescoursd’eau(Adour,Nive,
barthes…)etl’adaptationauxinondations
Intégrerlareflexiondesvuesetdeszonesd’altitudes
etlignesdecrêtesdanslesdéveloppementsurbainspartie i i : scénario au fil de l’eau
Pour construire ce « scénario au fil de l’eau », le prestataire ATOPIA
s’est appuyé sur les tendances passées dont il a envisagé le
prolongement ainsi que les politiques, programmes ou actions mis
en œuvre et qui sont susceptibles d’infléchir les tendances
notamment les PCAET et le SCOT Pays Basque Seignanx.
Le scénario au fil de l’eau n’a pas vocation à prédire l’avenir de façon
extrêmement précise. Il constitue dans la réalisation de l’étude un
outil qui permet de mettre en avant les risques et les défis à relever
pour le futur...| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 27
i. les contenus du scénario fil de l’eau
paysager
1. la méthode du scénario au fil de l’eau
L’exercice de prospective du scénario au fil de l’eau a pour objectif
d’imaginer ce que pourrait devenir les paysages de ce territoire à
l’horizon 2050, depuis ses grandes tendances d’évolution et
l’identification de signaux faibles qui induiraient des changements
notables, dans l’organisation du territoire, dans les modes de vie de
ses habitants, etc.
Le scénario « fil de l’eau » n’est pas un scénario catastrophe. Il
cherche plutôt à mettre l’accent sur les leviers qui pourraient changer
la donne et impacter d’une manière ou d’une autres les paysages
actuels.
Six items, dont découlent des questions fondamentales, ont fondés
le scénario « fil de l’eau » :
• L’agriculture,
• Energie,
• Biodiversité et Forêt
• Eau / vallée
• Mobilité
• Urbain
Cette approche a été abordée dans une vision systémique : littoral,
vallées, plaines, collines et montagnes fonctionnent ensemble en
système. Le dysfonctionnement de l’un aura des répercussions sur
les autres| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 28
Carte narrative du scénario au fil de l’eau (atopia)| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 29
ii. les risques et les défis
1. scénario au fil de l’eau, identification
des risques et des défis
Le scénario au fil de l’eau et ses impacts sur le paysage a été travaillé
lors d’un atelier afin d’identifier sur le territoire les risques à terme
dans le paysage si rien ne change aujourd’hui.
Cet atelier a permis d’identifier ce qui apparaitra, ce qui disparaitra et
ce qui se transformera dans le paysage, par référentiel paysager, à
savoir l’agriculture, l’énergie, la biodiversité et la forêt, l’eau,
l’urbanisme et les mobilités. Ce travail a été effectué avec d’un duo
de coupe pour chacune des séquences paysagères. Une première
coupe illustrant l’existant, une seconde le scénario au fil de l’eau.
Le scénario au fil de l’eau est établi à l’appui des
expressions/avis/remarques des participants en atelier.
Il ne s’agit pas d’un exercice prospectif établi à l’appui de données
scientifiques mais l’expression d’un récit exploratoire.
Le scénario « fil de l’eau » n’est pas un scénario catastrophe, mais
cherche plutôt à mettre l’accent sur les leviers qui pourraient changer
la donne.EXISTANT
=
ä er
LE
2 à regeessue des pratiques de Er < transhemance lerree des milieux d'estves, as dovalléeseties rone5 intermédiaires et ë £3 entraine une dégradation des couverts = végétaux (++ incondies)
L'agriculture se simplifie davantage, antrainant une » d'esu ne sant © Saparen du résoau de haies ot du motifs bocages. Les développements urbains génèrent un plus pratiqués ni rene L'abandon de le transhumance sgmente le besoin étalement de nouvelles constructions ut les styles æxploités et se me, 7 net ii an fourrage pourles animaux. architecturn traditionnels ne sont plus respectés lermert F mi p ués au
parcellaire et Des développe ments urbains de ié des zones de dufait de développement de RAS Fed dents Eee ee rcelles céréalières ng des axes de communication des etdela tation des
I Fe agrandissement des zones d'activités Lei RE mi
dun das :
berges et une suigmentation Apparäon msssie de
SCENARIO FIL DE
L'EAU
Fermeture des pentes et des aléas cimatiques j mi 10n05 de pentes un res _. Un éévelopp chain et d'actruiné Repttaton de Ratio Simplificazon des culture et Penn seule mt litoral lé autour un dans les fonds de vallées, aux abords de proportions impodantas développement des cultures
Sant-Palais, Saint-Jean-Pred-de-Port et cééabères : Mauléon Liharre
SCÉNARIO FIL DE
L'EAU
k / Derniers esaaces de nature utilisés pour de = è I hi 4 TANT TET projets ur À e —— a Mogements collectifs notamment avec la force hoglamoërice on
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 30
Coupe scénario au fil de l’eau de la séquence montagne
Coupe scénario au fil de l’eau de la séquence plaines et collines
Coupe scénario au fil de l’eau de la séquence AdourAS KM
DÉPAMTON DE 4: MAY ATEN
LIMÈAIRE ?
VAÈDE LITPOEA
GRIGNOTÉ
Dé — AC an eh
SUEMERSION DES vs
AMRÉMOTRICES pour
Mae ARS LE SASAHIER T 77e LAIR 678]
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 31
Coupe scénario au fil de l’eau de la séquence littorale
LITTORAL ET RETRO-LITTORAL (et si…….)
Les paysages agricoles disparaissent et sont de plus en plus
menacés sur le littoral. On note également une disparition des
moyennes parcelles de culture sur une partie arrière-littorale. Le
maraichage en zone périurbaine est soutenu et de nouvelles
exploitations s’y installent pour constituer une zone tampon
renforcée entre l’urbanisation dense du littoral et le rétro-littoral.
L’énergie est une thématique très prégnante sur le littoral, avec
l’apparition en particulier de photovoltaïque sur toiture sur des
surfaces déjà artificialisées mais également sur des terres fragiles de
zones humides où les constructions de logements ne sont plus
possibles aujourd’hui. Les éoliennes ne peuvent pas être implantées,
à part les petites éoliennes domestiques. L’énergie houlomotrice et
marémoteur fait son apparition sur les rebords du littoral.
Les espèces invasives et exotiques se sont généralisées de toute
part, notamment les essences de palmiers qui prolifèrent. Le risque
d’incendie est accru et certaines parcelles forestières ont brulées le
long de la côte.
La pinède des landes est impactée par les incendies et par la montée
des eaux (salinisation des terres). Le sable des dunes se raréfie et les
plages ainsi que l’ensemble des aménagements propices à l’accès
de ces espaces (camping, espaces de stationnement, équipements,
etc.) sont soumis aux risques naturels.
On note une augmentation des hauteurs des constructions ainsi
qu’une densification importante dans les zones urbaines introduisant
de forts îlots de chaleurs dans le paysage urbain, pas nécessairement
contrés par l’apparition de végétation dans l’espace public.
L’architecture qui se déploie se veut résiliente et adaptée aux fortes
chaleurs et aux aléas climatiques.
L’habitat saisonnier se développe encore et renforce l’effet de la
saisonnalité, tout comme la présence de résidences secondaire qui
augmente drastiquement. Les zones commerciales et industrielles ne
peuvent plus se développer et certaines activités sont relocalisées au
sein du tissu résidentiel existant.
Restitution des échanges lors de l’atelier du 26 juin 2023 (atopia)
PAYSAGES LITTORAUX| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 32
VALLÉE DE L’ADOUR (et si…..)
L’agriculture se tourne davantage vers de la polyculture plutôt que la
monoculture actuelle et le déploiement d’une agriculture qui se veut
nourricière et maraichère. L’élevage recul voir disparait dans ce
paysage tandis que les parcelles céréalières / de protéines végétales
persistent dans le paysage et constituent un motif toujours aussi
important.
Les points de ventes locaux tentent de se multiplier pour favoriser
l’accès à des produits de saison et proche zones urbaines.
L’énergie photovoltaïque au sol se déploie drastiquement, complété
par quelques unités de méthanisation et de marée-motrice sur le
cours d’eau de l’Adour. Les énergies fossiles sont réduites bien que
la mobilité alternative déployées sur le territoire ne permette pas un
détachement de la voiture.
De nouvelles espèces invasives et exotiques apparaissent et se
développent et on constate une augmentation du risque d’inondation
et d’incendie. Le pin est remplacé par des feuillus en lisière tandis
que de nombreux espaces de pentes s’enfrichent.
Les barthes de l’Adour ne sont plus habitées, le risque étant devenu
trop grand avec des inondations de plus en plus importantes et
répétitives conduisant à un usage essentiellement agricole. Les
traditionnelles fermes de barthes sont abandonnées.
La densité urbaine augmente, tout comme les étalements urbains qui
se poursuivent le long des axes de communication, générant des
zones artificialisées importante. Les quelques zones de plantation
dans l’espace public apparaissent mais la désimperméabilisation
n’est pas réalisée partout, induisant des îlots de chaleur. Les modes
doux et alternatifs sont déployés, ainsi que le covoiturage, et
l’augmentation du télétravail permet de réduire l’usage de la voiture.
Restitution des échanges lors de l’atelier du 26 juin 2023 (atopia)
PAYSAGES DE LA VALLÉE DE L’ADOUR| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 33
PLAINES ET COLLINES (et si…)
L’agriculture se tourne favorablement vers de nouvelles essences à
cultiver ainsi que de nouvelles pratiques pour garantir une forme
d’autonomie alimentaire. Les parcelles agricoles de céréales auront
diminué au regard de la raréfaction de la ressource en eau. Le
système parcellaire tel que nous le connaissons aura évolué jusqu’à
ne plus distinguer les fines lanières traditionnelles associées aux
cultures anciennes.
Avec la loi d’accélération, l’énergie se développe de façon
exponentielle sur ce paysage, avec l’apparition de nombreux champs
éoliens au sol et sur toitures. Les éoliennes se déploies également
sur les hauteurs mais sans réelle prise en compte de l’impact
paysager : elles apparaissent sur les hauteurs du relief, sur les lignes
de crêtes. Les méthaniseurs se développent également, tout comme
les éoliennes sur des sites inadaptés. De nouvelles énergies
apparaissent et se développe, notamment les micro-centrales
hydroéléctrique suite à la réhabilitation de nombreux moulins le long
de plusieurs cours d’eau emblématiques.
Tandis que les EnR se développent, le pétrole n’est plus accessible
pour les usagers du territoire. La mobilité carbonée est alors
considérablement réduite et implique le développement forcé du
covoiturage, des transports collectifs alternatifs, des pistes cyclables
le long des routes départementales et un usage massif des véhicules
électriques induisant de fait un développement des bornes de
recharges électriques.
Les espèces exotiques envahissantes se développent encore
davantage jusqu’à une banalisation paysagère généralisée dans la
composition végétale et dans le paysage. Les zones humides sont
particulièrement impactées, notamment par la prolifération de ces
essences et la fragilité des espèces locales et endémiques. Toutefois
des essences nouvelles apparaissent, davantage bénéfiques aux
milieux en place. Les inondations s’intensifient et se généralisent sur
plusieurs cours d’eau de cette séquence paysagère jusqu’à
questionner les modes d’habiter et de pratiques des berges et des
barthes.
Les étalements urbains se poursuivent tandis que les espaces
urbains se densifie dans le même temps, induisant de fait des
changements d’usage et un réinvestissement des centres-bourgs
avec des constructions de logements collectifs et la réhabilitation de
logements vacants. La présence du végétal est plus importante dans
les centralités pour favoriser la présence d’ilots de fraicheurs et lutter
contre la hausse des températures. De nouvelles manières de bâtir
apparaissent, intégrant de nouveaux matériaux et offrant de
meilleures performances énergétiques.
Restitution des échanges lors de l’atelier du 26 juin 2023 (atopia)
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P A
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PAYSAGES DE PLAINES ET COLLINES| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 34
MONTS ET MASSIFS (et si…)
Dans les paysages de montagne, on constate l’apparition de vastes
parcelles de prairies avec le développement des élevages de brebis
dans les zones basses de montagne, favorisant la production de lait
et donc de fromage.
Les difficultés associées à la pente, la hausse des températures, la
prolifération des nuisibles et le stress croissant provoqué par
l’augmentation de la fréquentation touristique sur les hauteurs
génèrent une fragilité de la filière ovine dans ce paysage et
contraignent les élevages à rester sur les zones basses. La
transhumance tout comme l’écobuage disparaissent.
L’agrivoltaïsme au sol se développe grandement et occupe de très
nombreuses parcelles situées sur les zones basses également,
impliquant un conflit d’usage du foncier. D’autres formes d’énergies
apparaissent et se développent : hausse des méthaniseurs, de
l’hydroélectricité par les moulins le long des cours d’eau et quelques
éoliennes. Cette apparition massive des énergies implique des
implantations parfois disgracieuses dans le paysage.
Comme les autres paysages du territoire, celui de la montagne est
fragilisé par des espèces invasives (plantes, animaux, bactéries,
virus), notamment dans les zones intermédiaires qui s’enfrichent. La
présence du loup pose problèmes et contraint les éleveurs à garder
les troupeaux à l’abris, dans des stabulations. Les milieux ouverts sont
de plus en plus rares et les prairies de fauche diminue également,
menaçant certaines essences patrimoniales du paysage. Cet
enfrichement amène également des problématiques d’incendies qui
amènent de grands besoins de plantation arborée, quelque peu
hasardeuse. Les chemins pastoraux disparaissent également avec
l’enfrichement.
L’urbanisation en zone de montagne subit, tout comme le reste du
territoire, l’étalement urbain qui se poursuit, la fragilité de certaines
constructions aux abords des cours d’eau. Le patrimoine bâti
historique lié à l’agriculture se fragilise, se dégrade et disparait. Les
centralités des villages de montagnes sont également fragilisées par
la vacance qui ne fait que se développer. Le télétravail et les tiers
lieux liés au coworking se développent, tout comme le covoiturage.
En revanche, les lignes de bus sont toujours limitées.
Restitution des échanges lors de l’atelier du 26 juin 2023 (atopia)
PAYSAGES DE MONTS ET MASSIFS| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 35
les risques et les défis identifiés par type de
paysage
L’atelier a permis d’identifier les risques et les défis en lien avec les
changements identifiés pour chaque séquence paysagère puis d’en
déduire les objectifs prioritaires pour répondre à ces défis.
Les défis identifiés ont ensuite été utilisés afin de proposer des
scénarios prospectifs qui répondent aux besoins et aux objectifs des
différents acteurs du territoire. Des défis spécifiques ont été identifiés
pour les quatre séquences paysagères. L’ensemble de ces défis ont
permis d’établir notamment une grille multicritère d’évaluation des
scénarios prospectifs pour l’atelier 3 : scénario prospectif.
POUR LE LITTORAL ET LE RETRO-LITTORAL :
1. Restaurer les paysages garantissant l'accès à la ressource en
eau (quantité / qualité)
2. Apaiser et renouer avec le littoral : ralentir les effets négatifs
de l'attractivité sur le littoral (pression urbaine,
surfréquentation, etc.), regénérer des espaces de nature dans
les espaces urbains et renouer avec l'agriculture - terre
nourricière.
3. Anticiper les risques et adapter nos modes de vie (Naturels et
Industriels) : mobilité décarbonnée, plus de sobriété, « Vivre
avec les risques" (inondation, submersion, érosion, industriel).
4. Développer et intégrer les ENR dans le paysage
POUR LA VALLEE DE L’ADOUR :
1. Favoriser une agriculture viable, nourricière, pour répondre
aux besoins locaux
2. Développer le multimodal et les transports collectifs, aires de
covoiturage
3. Redynamiser le centre-bourg (service habitat-commerces)
pour des usages de proximité et intégrer les ENR
4. -Gestion de l'eau au quotidien (cours d'eau et étangs à
entretenir, sobriété dans l'usage de l'eau)
5. – Engager la reconquête des friches et favoriser les îlots de
verdure et fraîcheur en ville
POUR LES PLAINES ET COLLINES :
1. Adapter les pratiques aux changements climatiques (modèle
agricole, usage des zones naturelles, relocaliser les
productions alimentaires,)
2. Répondre aux nouvelles exigences en matière de
développement urbain : Zéro Artificialisation Nette
3. Maintenir des espaces naturels et donner plus de place au
végétal
4. Équilibrer les usages et les besoins des communes dans tous
les domaines (agricole, énergétique, habitat)
5. Favoriser une bonne intégration des ENR dans le paysage
POUR LES MONTS ET MASSIFS :
1. Maintenir/ recréer un équilibre démographique et
économique : le pastoralisme comme acteur économique et
en capacité de gérer de manière équilibrée la montagne,
préserver la biodiversité, les paysages, le patrimoine
architectural, le cadre de vie
2. Maintenir la population et le territoire attractif.
Complémentarité des usages. Préserver les forêts et cibler les
prélèvements / transformation du bois
3. Réduire l'impact carbone, contribuer à la production d'énergie
renouvelable et favoriser les transports en commun et les
mobilités douces| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 36
4. Développer et intégrer les ENR dans le paysageVers un territoire à
énergie positive :
réduire les besoins
d'énergie, par la
sobriété et
l'efficacité
énergétiques, et les
couvrir par les
énergies
renouvelables
locales.
Favoriser une
économie et un
développement
local et durable du
territoire en
valorisation les
ressources
PAYSAGE DURABLE LME CE SN Ne RÉDUIRE L'IMPACT PAYSAGE DE LA CARBONE PRÉSERVER LES SOLS TOUT EN RÉPONDANT ET RÉSILIENT DONNER PLUS DE PLACE AU VÉGÉTAL D NN TRANSITION
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La grille multicritère n'est pas un outil d'évaluation « scientifique », mais plutôt un « guide » pour dialoguer autour d'une stratégie et/ou d'un projet, afin d'en apprécier ce qu'elle peut ou non apporter au territoire.
Une structure
écologique robuste
pour garantir sa
résilience, et
permettre au
territoire de
s'adapter aux
changements
climatiques et d'en
atténuer les effets.
Préserver les
patrimoines et
paysages qui
fondent l'identité
culturelle du
territoire tout en les
adaptant aux
nouveaux modes de
vie, de se mouvoir
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 37
Les grands défis à relever sur le territoire de la CA Pays Basque et la CC du Seignanx (atopia)| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 38
partie i ii : les scénarios prospectifs
Les scénarios prospectifs constituent des outils pour identifier une
trajectoire commune sur le territoire d’étude, en considérant les
particularités paysagères, les risques, les opportunités et les enjeux
identifiés dans les parties précédentes.
La construction des scenarios s’appuie sur l’identification des
composantes fortes du territoire et des variables motrices du
système territorial réalisé au terme du diagnostic paysager
prospectif
.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 39
i. les scénarios prospectifs
1. la méthode des scénarios
La méthode des scenarios permet de mettre en perspective les
tendances, d’éclairer des choix et, in fine de proposer, à travers le
débat, le scénario voulu ou attendu.
Cette démarche doit traduire des priorités et des exigences que les
acteurs locaux se fixent. Elle doit permettre de faire les choix
stratégiques en matière de développement et d’aménagement. Tous
les scénarios concourent aux objectifs de réduction de
l’artificialisation (ZAN), la neutralité carbone (ZEN) et au maintien de
la biodiversité.
Les scénarios sont volontairement prospectifs et contrastés : ils
visent notamment à :
• Ouvrir les possibles en incitant à décaler les regards, changer
de perspective,
• Définir les grandes directions souhaitées pour les paysages
de demain, qui serviront de base à la définition des Objectifs
de qualité paysagère
2. mise en perspective des risques de la
tendance engagée
L’objectif de ces scénarios est notamment de repositionner les
grands constats issus du scénario au fil de l’eau, initialement basé sur
les tendances observées sur le territoire. Il s’agit notamment de
mettre en perspective les risques suivants ….
ð L’organisation d’un territoire à « deux vitesses » qui
accélèrerait les risques de chacun des tendances et le
sentiment « d’oubli » d’une partie du territoire
ð La mauvaise connectivité du territoire et une moindre
dépendance aux énergies carbonés : affecte la qualité de vie
et le bilan GES
ð La mauvaise intégration / développement des énergies
renouvelables suite à l’accélération des implantations
ð L’effet de « périphérisation » : risque d’affaiblissement des
centres-bourgs du territoire
ð La perte de savoir-faire traditionnels et des pratiques
culturelles associées à l’identité Seignanx / Basque :
agriculture, sylviculture, industries, artisanats, architecture,
etc.
ð Le mauvais accompagnement et le manque d’anticipation /
prise en compte des risques naturels et du changement
climatique dans les modes d’habiter - de mobilité – de
consommer
ð L’augmentation de la résidentialisation et des étalements
urbains déqualifiant les paysages : augmentation des
pressions sur les zones naturelles, agricoles et forestières
…Puis de mettre en perspective les opportunités suivantes :
ð Un fait urbain très structuré et organisé dans le cœur
d’Agglomération littoral
ð Le cadre de vie rural comme élément de différenciation et de
résilience : qualité des paysages, différenciation de l’offre
résidentielle et du cadre de vie, capacité d’adaptation au
changement climatique, ressources alimentaires …
ð L’identité Basque et Seignanx ainsi que l’ensemble des
savoirs-faires traditionnels qui définissent le territoire :
pratiques agricoles, de constructions, d’organisation urbaine,
etc.
ð Le cadre naturel et qualité de la biodiversité : opportunité
pour la résilience aux effets du changement climatique
ð La forêt et l’agriculture traditionnelle : une opportunité pour le
développement de filières complètes et d’une autonomie
énergétique et alimentaire du territoireffe
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 40
ð Le développement d’une organisation territoriale davantage
multipolaire et polycentrique apparait comme une
opportunité pour conforter l’échelle de la proximité et
l’équilibre du territoire: réponse aux enjeux énergétiques,
développement villes / campagnes…
3. trois scénarios étudiés
Scénario 1 : Autonomie / Retour aux ressources
Dans ce scénario, le territoire Pays Basque et Seignanx est un
territoire autonome du point de vue des ressources et de l’énergie.
De nombreux espaces sont exploités en vue d’une valorisation
économique. La population vie avec les risques et s’adapte à travers
des aménagements spécifiques afin d’éviter l’abandon de certaines
zones. L’essence est devenue hors de prix et ne permet plus les
mobilités carbonées.
Scénario 2 : Ça chauffe : +4°C d’ici 2050
Dans ce scénario, le Pays Basque et le Seignanx sont un territoire
adapté aux phénomènes climatiques extrêmes et aux risques
naturels. Cette adaptation s’accompagne nécessairement de grands
changements dans les pratiques et les usages.
Scénario 3 : Coopération territoriale
Dans ce scénario, le Pays Basque et le Seignanx sont un territoire
durable et de notoriété qui s’appuie sur la coopération sociale et une
économie de partage. Cette reconnaissance doit rendre compatible
l’amélioration des conditions environnementales et sociale tout en
valorisant et pérennisant l’identité du territoire.d'image . Lords suthuus afogiis dk du La uÿne (craut sm) Rataughn duo Mu pe Ormshio Wim. do Echolui
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 42 Extrait des coupes illustratives des scénarios paysages (du haut vers le bas : séquence montagne,
séquence littoral, séquence plaine et colline et séquence vallée de l’Adour)LILLUN 113
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 43
4. l’évaluation des trois scénarios
prospectifs : vers le scénario
préférentiel
Les scénarios ont fait l’objet d’un troisième atelier de travail. Dans cet
atelier, les participant ont été invités, en groupe, à identifier les points
positifs et négatifs des scénarios, de les caractériser en les étayant
puis de les évaluer. Il s’agit de guider progressivement les
participants vers des choix préférentiels en matière d’évolution sur le
territoire.
Exemples de méthode évaluative des scénariosPAYSAGE DE LA PAYSAGE DURABLE RÉDUIRE L'IMPACT MAINTENIR DES ESPACES NATURELS ET OR és ni ri dé
ET RÉSILIENT DONNER PLUS DE PLACE AU VÉGÉTAL SRE DR ne TRANSITION
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GARANTIR LA BIODIVERSITÉ
DÉVELOPPER LE MULTIMODAL ET LES TRANSPORTS COLLECTIFS
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NATURELS...)
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ET LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES ET ÉCOLOGIQUES
APAISER ET RENOUER AVEC LE UTIORAL
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REQUALIFIER LES PAYSAGES
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 44
Degré d’adhésion du Scénario 1
Ce scénario a provoqué une adhésion assez globale de la part des
participant. La vision de l’autonomie et de la prise en compte d’une
économie durable et d’un cadre de vie résilient constitue une
trajectoire qui semble pertinente.
Les différents aspects du scénario qui plaisent et déplaisent sont les
suivants :
• Développement des réseaux de bus et pistes cyclables
• Valorisation des espaces agricoles
• Valorisation des industries locales
• Attention à la pêche intensive
• Densification du tissu urbain
• Utilisation raisonnée et raisonnable des ressources locales
• Attention à l’exploitation des cours d’eau
• Développement du réseau de haies ainsi que des vergers
• Maintenir le pastoralisme
• Ecobuage à encadrer
• Diversification de l’élevage
• Gestion des hêtraies
• Expérimentation de l’agroforesterie dans les zones
intermédiaires
Conclusion à retenir pour la construction du scénario préférentiel :
• Ce scénario privilégie avant tout le maintien d’un paysage
agricole durable et d’activités économiques locales
• Ce scénario valorise les pratiques culturelles et traditions
locales
-
• Ce scénario privilégie avant tout les fonctionnalités
écologiques et la mise en valeur du patrimoine naturelPAYSAGE DURABLE MANTENR DES ESPACES NATURELS Er PÉDUIREL'MPACT
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 45
Degré d’adhésion du Scénario 2
Ce scénario a provoqué globalement une adhésion moyenne de la
part des participant. La notion d’adaptation et de prise en compte des
effets du changement climatique impliquant, de fait, l’ensemble des
risques naturels, sociaux, de santé, etc., paraissait pertinent et adapté
pour le territoire étudié.
Les différents aspects du scénario qui plaisent et déplaisent sont les
suivants :
• S’adapter au recul du trait de côte et ne pas lutter contre la
nature
• Développer du photovoltaïque sur les toitures ou sur les
friches
• La filière de l’agroforesterie est à développer
• Garder de la végétation sur les pentes pour faire face au
risque d’érosion
• Cultiver des espèces diversifiées qui sont adaptées au
changement climatique
• Attention à l’impact paysager et écologique du PV flottant et
au sol
• Attention au gabarit de projet de méthaniseur
• Attention à la concentration des exploitations en fond de
vallées
• Attention l’écobuage : impact le climat et la biodiversité
Conclusion à retenir pour la construction du scénario préférentiel :
• Ce scénario privilégie une production énergétique de
grande échelle et une occupation compacte du territoire
• Ce scénario prévoit une adaptation et une « préparation »
climatique et énergétique par une approche pluri-thématique
• Ce scénario vise à maintenir les structures d’espaces ouverts
agricolesPAYSAGE DURABLE RÉDUIRE L'IMPACT PAYSAGE DE LA MAINTENIR DES ESPACES NATURELS ET ET RÉSILIENT DONNER PLUS DE PLACE AU VÉGÉTAL CARBONE ESA PNEU TRANSITION … URBAIN
RÉDUIRE LA VULNÉRABILITÉ
ADAPTER LES PRATIQUES AUX CHANGEMENTS / CUMATIQUES Po. |
+ AUX RISQUES NATURELS ET
PRODUIRE DES ÉNERGIES : ÉNOMÈNES CLIMATIQUES EXTRÈMES RENOUVELABLES
GARANTIR LA BIODIVERSITÉ
DÉVELOPPER LE MULTIMODAL ET LES
TRANSPORTS COLLECTIFS
Lo PERMETTRE PLUSIEURS
VALORISER DE MANIÈRE DURABLE DES FONCTIONS ET USAGES RESSOURCES LOCALES (FORÊT, MILIEUX ——
NATURELS...)
— ANIMER LA CULTURE BASQUE
EQUILIBRER LES USAGES, LES PRATIQUES ET GASCON ET LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES ET
ÉCOLOGIQUES
APAISER ET RENQUER AVEC LE
UTIORAL RESTAURER DES PAYSAGES GARANTISSANT
L'ACCÈS À LA RESSOURCE EN EAU
PRCUARER LE PNtEMES
PAYSAGE DES RENOUERAVECUNEAGRQUIURE GRR QUOU PAS OUBMMUSÉS PAYSAGE RESSOURCES PMEREME CULTUREL
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 46
Degré d’adhésion du Scénario 3
Ce scénario a provoqué globalement une adhésion moyenne de la
part des participant. La notion d’adaptation et de prise en compte des
effets du changement climatique impliquant, de fait, l’ensemble des
risques naturels, sociaux, de santé, etc., paraissait pertinent et adapté
pour le territoire étudié.
Les différents aspects du scénario qui plaisent et déplaisent sont les
suivants :
• Valoriser les savoir-faire et les pratiques traditionnelle pour
une approche circuit-cout
• La labélisation est un bon moyen de valoriser les ressources
et les paysages
• La remise en service des réseaux de tram/bus/train pour
connecter les petits villages et le déploiement des mobilités
douces
• Attention à l’impact des activités nautiques sur les sites
naturels
• Attention au développement massif du tourisme si la gestion
des flux n’est pas maitrisée
• Attention à ne pas muséifier le Pays basque !
• Ne pas dénaturer le paysage avec des infrastructures
spécifiques pour la seule mobilité touristique
• Scénario trop tourné vers le tourisme et l’exploitation des
ressources, risque de fractures sociales
Conclusion à retenir pour la construction du scénario préférentiel :
• Ce scénario privilégie le maintien de la structure des
paysages habités et agricoles, et la valorisation des
patrimoines
• Ce scénario valorise les savoir-faire et les pratiques
traditionnelles et identitaires au territoire| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 47
• Ce scénario prône une image qualitative du territoire : atout
pour le tourisme
Un scenario préférentiel pour définir une stratégie paysagère
Les différentes pistes prospectives sélectionnées plus haut ont été
choisies par les participants, permettant ainsi de dessiner le scénario
préférentiel souhaité. Ce scénario préférentiel permet de formuler
des premières propositions d’orientations pour le paysage et ainsi
une stratégie paysagère.
Superposition du degré d’adhésion des trois scénarios
Le récit du scénario préférentiel
Le scénario préférentiel privilégie avant tout des paysages résilients,
en s’adaptant aux changements climatiques et énergétiques. Il
valorise les pratiques culturelles et les traditions locales, tout en
préservant les fonctionnalités écologiques et en mettant en valeur le
patrimoine naturel. L’ambition de ce scénario préférentiel est donc
d’adapter ou de préserver les paysages. Dans un premier temps, il
vise à maintenir la qualité paysagère et la biodiversité face au
changement climatique et à la surfréquentation touristique. Ensuite, il
se concentre sur le maintien des pratiques agro-pastorales et d’une
agriculture traditionnelle et locale. Enfin, il cherche à valoriser et à
préserver les paysages dans leur typicité et leur diversité, malgré la
pression anthropique, le changement climatique et la banalisation.
Cela inclut les milieux productifs tels que les espaces agricoles et
industriels, qui contribuent à la vitalité des paysages, ainsi que les
milieux à dominante humide, relevant de la gestion de la ressource
en eau, et les paysages identitaires historiques et urbains. Ce
scénario préférentiel vient également adapter les coupes des
séquences paysagères. Ces nouvelles coupes se projettent donc sur
l’évolution souhaitée des paysages par le prisme de ce scénario
préférentiel. Les éléments en question :| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 48
Les défis que relève le scénario préférentiel
- Rééquilibrer l’attractivité du territoire
- Augmenter le stockage carbone / réduire les émissions à effet
de serre
- Préserver les sols
- Promouvoir le patrimoine naturel
- Garantir la qualité du cadre de vie pour tous
- Préserver l’activité agricole et le pastoralisme
- Favoriser les économies circulaires
- Réduire la vulnérabilité aux risques naturels et phénomènes
climatiques extrêmes
- Assurer les retombées économiques locales et durables
- Maintenir une qualité architecturale et patrimoniale garante
des identités locales
- Concilier production et intégration d’énergies renouvelables
La trajectoire choisie privilégie avant tout des paysages résilients :
- L’adaptation et la préparation climatique et énergétique : une
approche pluri-thématique pour s’adapter aux évolutions
climatiques et énergétiques.
- La valorisation des pratiques culturelles et des traditions
locales : une reconnaissance et la promotion des pratiques
culturelles et des traditions locales
- La priorité aux fonctionnalités écologiques et au patrimoine
naturel : la préservation des fonctionnalités écologiques et
mise en valeur du patrimoine naturel.
L’ambition du scénario préférentiel peut se décliner en 11 points :
- La préservation de la qualité paysagère et la biodiversité à
grande échelle, notamment à l’appui de la trame verte et
bleue ;
- La préservation des grands paysages face à la pression
anthropique et à la banalisation ;
- Le maintien des pratiques agro-pastorales pour conserver
l’identité des paysages de montagne ;
- Face à la transition climatique, le soutien à une agriculture
traditionnelle, diversifiée et nourricière ;
- Le maintien et la valorisation des espaces agricoles qui
contribuent à la vitalité des paysages ;
- La valorisation des paysages remarquables et du quotidien en
maintenant leur diversité et typicité ;
- La gestion différenciée des usages et des modes de gestion
au regard de la fragilité des milieux naturels et de la prise en
compte des risques naturels (changements climatiques,
surfréquentation touristique, etc.) ;
- Le développement d’une gestion adaptée de la ressource en
eau et cela, à toutes les échelles de projet ;
- Le développement des mobilités douces permettant de vivre
et pratiquer les paysages autrement,
- La préservation des identités urbaines historiques et
traditionnelles tout en les adaptant aux enjeux
contemporains,
- L’adaptation au changement climatique et un développement
qualitatif des énergies renouvelables.partie iv : les objectifs de qualité paysagère
Les Objectifs de Qualité Paysagère (OQP) sont des lignes
directrices à la fois stratégiques et spatialisées, définies par une
autorité publique pour orienter la protection, la gestion et
l'aménagement des paysages d'un territoire donné. Ces objectifs
sont élaborés en prenant en compte l'évolution passée du paysage
et en réfléchissant collectivement à son avenir, afin de répondre aux
besoins des générations futures.
Ils doivent tenir compte des conclusions du diagnostic territorial ainsi
que des enjeux identifiés. En ce sens, ils s’inspirent des grandes
thématiques spécifiques au territoire et s’articulent avec des projets
déjà en place, tels que le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT),
les Plans Locaux d’Urbanisme intercommunaux (PLUi), PCAET, etc.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 50
i. methode de détermination des
objectifs de qualite paysagere (oqp)
1. rappel : un oqp, c’est quoi ?
« Les objectifs de qualité paysagère » ou OQP constituent des
orientations stratégiques et spatialisées, qu'une autorité publique se
fixe en matière de protection, de gestion ou d'aménagement de ses
paysages.»
Formuler des "objectifs de qualité paysagère" implique une
démarche réfléchie et concertée pour appréhender l'évolution du
paysage dans le temps. Cette approche permet de comprendre les
dynamiques passées qui ont façonné le paysage actuel et de projeter
les transformations futures souhaitées.
En facilitant l'émergence d'un projet de territoire partagé, ces
objectifs rassemblent les acteurs locaux autour d'une vision
commune de leur environnement. En effet, en prenant en compte les
diverses perceptions et attentes des habitants, des experts et des
décideurs, il devient possible de définir des objectifs paysagers qui
reflètent les aspirations et les besoins de la communauté.
Par ailleurs, ces objectifs orientent la définition et la mise en œuvre
des projets ultérieurs au sein du territoire considéré. En fournissant
des lignes directrices claires, ils guident les actions d'aménagement,
de préservation et de valorisation du paysage. Ainsi, ils contribuent à
assurer la cohérence et la durabilité des interventions dans l'espace
environnant, en veillant à ce qu'elles respectent les spécificités et les
caractéristiques propres au paysage local.
2. les points de vigilance à respecter
Les OQP jouent un rôle essentiel en intégrant les constats du
diagnostic et en prenant en considération les enjeux majeurs du
territoire. Pour ce faire, ils s'inspirent des grandes thématiques
identifiées dans le cadre de cette analyse approfondie.
Afin d'assurer une cohérence globale, les OQP doivent être
étroitement alignés sur le projet du Parc Naturel Régional (PNR), ainsi
que sur les orientations du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT)
et des Plans Locaux d'Urbanisme intercommunaux (PLUi).
Il est impératif de limiter le nombre d'OQP et de sous-objectifs,
permettant ainsi de faire des choix stratégiques clairs et pertinents.
Cette démarche favorise une concentration sur les objectifs
essentiels, assurant ainsi une efficacité dans la mise en œuvre.
La carte des 4 séquences paysagères a été un élément structurant
de la réflexion en induisant une approche spatialisée spécifique.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 51
3. les thématiques qui organisent et
structurent la strategie paysagere
Dans le cadre d’un atelier de concertation, et en lien avec le scénario
préférentiel, différents thèmes ont été retenus et priorisés afin
d’établir la stratégie paysagère et élaborer les OQP.
Thème 1 : Paysages agricoles, sylvicoles, patrimoine naturel et
adaptation aux changements climatiques
Il est essentiel de prendre en compte la diversité des paysages. Cette
intégration permet de répondre aux impacts du changement
climatique qui affectent directement les caractéristiques et la
répartition des paysages. De plus, il est primordial de prendre en
compte les pressions exercées par l'urbanisation croissante et
l'agriculture intensive sur les espaces naturels, afin de préserver leur
intégrité et leur fonctionnalité écologique. Enfin, il convient de
questionner la pérennité et l'éventuel appauvrissement des milieux
naturels ainsi que des différentes espèces végétales et animales qui
les peuplent, en vue de garantir leur préservation à long terme.
Thème 2 : Paysage Habité et Vécu
Il est impératif d'intégrer les paysages urbains tout en préservant les
codes traditionnels qui leur confèrent leur identité et leur caractère
distinctif. Cette intégration doit répondre à la nécessité pressante de
limiter l'étalement urbain et de favoriser une densification raisonnée
afin de préserver les espaces naturels environnants. En parallèle, il
est essentiel de réfléchir à la vivabilité des espaces publics urbains,
en veillant à créer des environnements conviviaux et fonctionnels
pour les habitants. De plus, il convient d'engager une réflexion
approfondie sur les perceptions paysagères aux entrées et sorties de
la ville, afin d'assurer une transition harmonieuse entre les espaces
urbanisés et les zones naturelles environnantes. Enfin, il est important
d'interroger la reconversion des friches et des délaissés historiques,
en cherchant des solutions durables et innovantes pour revitaliser
ces espaces et les réintégrer dans le tissu urbain de manière
équilibrée.
Thème 3 : Paysage de l'Itinérance
Il est essentiel d'intégrer harmonieusement les paysages associés à
la mobilité et à la découverte pour créer des espaces propices à
l'exploration et à l'admiration. Cette intégration doit inclure la
valorisation des repères paysagers et des vues panoramiques, offrant
ainsi des expériences visuelles riches et variées. Il est tout aussi
crucial de considérer l'ensemble des parcours de découverte des
paysages, en veillant à offrir des itinéraires diversifiés qui mettent en
valeur les aspects uniques de chaque environnement. En parallèle, il
convient de s'appuyer sur les richesses locales, en explorant le relief
et en mettant en lumière les grandes composantes paysagères
propres à chaque région. Ainsi, l'intégration de ces éléments
favorisera la création de parcours de découverte exceptionnels,
offrant aux individus une connexion significative avec leur
environnement naturel.
Thème 4 : Paysage de l'Eau sous toutes ses Formes
Motif omniprésent et représenté sous différentes formes, l’eau doit
être nécessairement prise en compte dans les réflexions
prospectives du territoire. Il est nécessaire d’intégrer la gestion des
risques naturels liés à l'eau et de promouvoir une relation renouvelée
avec cette ressource vitale. Cela implique de favoriser une bonne
gestion et entretien des cours d'eau et la manière dont nous gérons
la ressource hydrique. En adoptant des pratiques durables et une
approche intégrée, nous pouvons garantir une gestion équilibrée de
l'eau, essentielle pour notre bien-être et celui de l'environnement.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 52
Thème 5 : Paysage de la Transition Énergétique
Dans le contexte de la transition énergétique et climatique, il est
essentiel d'intégrer le développement des énergies renouvelables
locales dans la réflexion des paysages de demain. Cela implique de
favoriser la diversité énergétique en exploitant pleinement les
ressources disponibles localement, telles que le vent, le soleil ou la
biomasse. Toutefois, il est tout aussi important de respecter l'intégrité
des paysages lors du déploiement de ces solutions énergétiques. En
planifiant judicieusement leur implantation et en adoptant des
approches respectueuses de l'environnement, nous pouvons
concilier efficacement la transition vers les énergies renouvelables
tout en préservant la beauté naturelle de nos paysages.
4. partager les obectifs de qualite paysagere
Afin d’intégrer les acteurs du territoire dans le processus de co-
production des objectifs de qualité paysagère, un atelier a été réalisé
et portait sur un triple objectif :
• Avoir un regard critique et rétrospectif des premières pistes
d’objectifs issue de précédent atelier
• Faire le tri, formaliser et grouper les objectifs
• Proposer une première lecture spatiale des objectifs en
constituant une légende cartographique.
Aussi, sous un format de worldcafé, il a été demandé à l’ensemble
des participants de pré-flécher certains choix d’objectifs qui
paraissaient prioritaires. Des regroupements de ces idées et des
choix réalisés permettaient de brosser un premier portrait de la
stratégie et ainsi orienter la construction du Plan de Paysage.
L’exercice a été réalisé en pré-ciblant plusieurs grandes thématiques
majeures : l’eau, l’énergie, les mobilités, la biodiversité, l’habitat et
l’agriculture/ressources.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 53
Extrait des animations lors des ateliers (atopia)| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 54
ii.synthèse des objectifs de qualité
paysagère (oqp)
Les objectifs de qualité paysagère proposés relèvent d’une
approche croisée:
Thématique : Cinq thèmes ont été retenus afin de structurer la réflexion
THÈME 1 : PAYSAGES AGRICOLES, SYLVICOLES, PATRIMOINE
NATUREL ET ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
THÈME 2 : PAYSAGES DE L’EAU SOUS TOUTES SES FORMES
THEME 3 : PAYSAGES HABITÉS ET VÉCUS
THEME 4 : PAYSAGES DE LA TRANSITION ENERGETIQUE
THÈME 5 : PAYSAGES DE L’ITINERANCE ET DE LA DECOUVERTE
PATRIMONIALE
Territoriale : 6 OQP sont proposés à l’échelle du grand territoire d’étude à savoir les 166 communes qui composent le périmètre du SCOT PAYS BASQUE SEIGNANX
OQP 1 : CONFORTER LA MOSAIQUE PAYSAGERE BASCO-
LANDAISE TOUT EN ACCOMPAGNANT SON EVOLUTION
OQP2 : FAVORISER L’ADAPTATION DES PAYSAGES AUX EFFETS
DU CHANGEMENT CLIMATIQUE EN S’APPUYANT SUR LES
RESSOURCES AGRICOLES, SYLVICOLES ET ARBOREES
OQP 3 : RENFORCER NOTRE RELATION À L’EAU EN
CONSIDERANT LES EVOLUTIONS DES USAGES FACE AUX
CHANGEMENTS CLIMATIQUES
OQP 4 : FAVORISER DES MANIÈRES D’HABITER ET D’AMÉNAGER
PLUS SOBRES ET UNE UTILISATION ÉCONOME DES
RESSOURCES EN RENFORÇANT L’IDENTITÉ DES PAYSAGES
BÂTIS LOCAUX ET LE BIOCLIMATISME
OQP 5 : PROMOUVOIR UNE TRANSITION ENERGETIQUE LOCALE
ET RESPECTUEUSE DES PAYSAGES
OQP 6 : DÉCOUVRIR ET S’APPROPRIER LE TERRITOIRE EN
MOUVEMENT
Séquencée : 4 séquences paysagères disposant d’OQP dédié
Séquence Littoral et arrière littoral
OQP : MAINTENIR LA DIVERSITÉ DES AMBIANCES PAYSAGÈRES
EN CONSIDERANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Séquence Vallée de l'Adour et coteaux associes
OQP : RENOUER AVEC L’IDENTITE DE LA VALLEE DE L’ADOUR,
DU MARAIS D’ORX ET DU BOUDIGAU.
Séquence Plaines et Collines
OQP : COMPOSER LES NOUVEAUX PAYSAGES RURAUX DES
PLAINES ET COLLINES.
Séquence Monts et Massifs
OQP : ACCOMPAGNER LES EVOLUTIONS DES PAYSAGES DE
MONTAGNE TOUT EN MAINTENANT l’EQUILIBRE AGRO-SYLVO-
PASTORAL| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 55
iii.objectifs de qualité paysagère à l’échelle
du territoire
La stratégie paysagère du Plan paysage est abordée, dans un premier
temps, à l’échelle du territoire composant les 166 communes de la
Communauté d’Agglomération Pays Basque et de la Communauté de Communes du Seignanx. Cette approche globale et transversale permet de porter un regard sur l’ensemble des thématiques qui lient le territoire.
Dans un second temps, des objectifs spécifiques par séquences paysagères sont proposés afin de décliner la stratégie en fonction des spécificités paysagères et patrimoniales locales : du littoral et arrière
littoral, de la vallée de l’Adour et des côteaux associés, des plaines et
collines et de montagne.
THÈME 1 : PAYSAGES AGRICOLES, SYLVICOLES,
PATRIMOINE NATUREL ET ADAPTATION AUX
CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Un quintuple regard à porter sur ce thème :
1. Il s’agit de prendre en compte le changement climatique dont les
effets sur les paysages se font d’ores et déjà sentir depuis quelques années et s’accentuent notamment :
• La sécheresse précoce des pâtures, moindre rendement des
prairies, dépérissement accéléré et faible renouvellement des
essences dans le bocage ou certaines parcelles forestières,
etc.) en partie due aux changements climatiques et aux
pratiques agricoles de type intensive.
• Une érosion du littoral qui soutient la nécessité de préserver
les composantes naturelles littorales (végétation spontanée
sur le littoral et l’arrière-littoral) et de repenser les usages
(agricoles, sylvicoles et urbains).
• Des zones inondables associées aux zones habitées (barthes,
etc.) qui peuvent cumuler un risque incendie (pinède landaise,
pignada, etc.) nécessitent de savoir renoncer et de délocaliser
l’habitat et l’aménagement,
• Des zones urbaines soumises aux ilots de chaleur dû à
l’imperméabilisation, la densification, le drainage, etc. dans
lesquelles le patrimoine naturel végétal, animal et aquatique
devra retrouver une place dominante et reconstituer la
fraîcheur.
A cela, s’ajoute les pressions urbaines, agricoles et sylvicoles du territoire qui entrainent un appauvrissement des milieux : impact sur la faune et la flore et rupture dans les continuités écologiques, destructions des milieux liées aux pressions urbaines, incendies dû à la diminution des pratiques agricoles tels que l’écobuage qui permet la rupture de combustible, inondations, etc.….
Le pastoralisme et les cultures locales vont également être impactées par les effets du changement climatique : réduction des rendements, modification de la qualité des productions agricoles et sylvicoles, etc.
L’adaptabilité des milieux et des essences face aux variations de températures est également impactée : déploiements des essences exotiques et invasives, fragilité des essences de feuillus (chênes, frêne, aulne, etc. dans les zones basses et hêtraies dans les zones
d’altitudes).
2. Les évènements climatiques extrêmes tels que des sécheresses,
inondations, grêles, et canicules sont de plus en plus fréquents sur le territoire et ils risquent de continuer à s’intensifier dans les prochaines décennies avec l’accélération du changement climatique. Même si l’agriculture est l’une des premières victimes de ce changement, elle est également une activité émettrice de gaz à effet de serre et sera un des principaux leviers à actionner pour lutter contre ce
dérèglement, notamment grâce à l’agroécologie, l’agriculture de
conservation des sols et de l’eau, en maintenant une agriculture| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 56
intensive favorisant notamment un grand nombre de surfaces de prairies.
L’agroécologie permet d’engager une réflexion globale et systémique de l’exploitation agricole, permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre notamment grâce aux recours préférentiels à l’azote organique, au développement des légumineuses, à la réintroduction
de la diversité dans les systèmes de production ou encore grâce au développement de l’agroforesterie et les techniques culturales
simplifiées. Les arbres et les haies participent à la durabilité de l’agriculture en assurant protection des sols et enrichissement en
carbone, réduction du stress hydrique des plantes, mais aussi en favorisant la biodiversité tout en offrant un abri naturel aux animaux d’élevage et aux auxiliaires des cultures. A travers le développement d’une agriculture agroécologique, les fermes participent à la lutte contre le dérèglement climatique mais gagnent aussi en résilience et en autonomie.
3. La déprise agricole en lien avec l’évolution structurelle des
exploitations agricoles et donc la gestion des espaces est un enjeu essentiel sur ce territoire. Les pratiques agri-sylvo-pastorales sont en
ce sens importantes à préserver. Ce constat influe directement sur les paysages.
La préservation du tissu social, de la vie dans les villages et du rôle des pratiques dans l’aménagement durable du territoire sont des enjeux majeurs .
Le besoin de préserver et de transmettre les pratiques agricoles revêt une importance cruciale pour plusieurs raisons. Tout d'abord, cela concerne la préservation des savoir-faire ancestraux qui ont façonné les paysages et les modes de vie ruraux depuis des générations. Ces connaissances traditionnelles, transmises de génération en
génération, sont un véritable patrimoine culturel à préserver et à valoriser pour le maintien des espaces ouverts et l’aménagement du territoire montagnard.
En ce sens, l’écobuage, pratique ancienne et actuelle sur le territoire, est un outil incontournable du maintien de l’activité pastorale et permettant de maintenir les milieux ouverts. Toutefois, sa pratique encadrée réglementairement, doit participer au maintien de la trame verte et bleue, au maintien du patrimoine naturel et s’adapter au changement climatique. Par ailleurs, cela induit que les animaux
pratiques les zones écobuées.
En outre, la préservation des pratiques agricoles et notamment agri- sylvo-pastorale englobe également la conservation des constructions associées à cette agriculture, telles que les granges, les fermes traditionnelles, les cabanes de bergers, etc. Ces éléments
architecturaux font partie intégrante du paysage rural et témoignent du mode de vie et de l'histoire des communautés locales. Leur préservation contribue à maintenir l'identité et l'authenticité des
territoires agricoles.
Par ailleurs, la transmission des pratiques agricoles implique
également la perpétuation des organisations sociales qui y sont associées, notamment la gestion collective des espaces « les
communs », mais aussi les coopératives agricoles, les marchés locaux
et les associations de producteurs. Ces structures jouent un rôle essentiel dans le dynamisme économique et social des zones rurales en favorisant l'échange de connaissances, le soutien mutuel entre agriculteurs et la valorisation des produits locaux et l’intérêt des circuit court.
4. L'insertion de la biodiversité en milieu urbain répond à un impératif
crucial de création d'îlots de fraîcheur, notamment dans le contexte actuel de densification urbaine croissante. Cette démarche vise à établir un équilibre harmonieux entre la perméabilité et
l'imperméabilité des sols, tout en favorisant la préservation de la biodiversité locale.
En introduisant des espaces verts, des jardins communautaires, des parcs urbains et des corridors écologiques au sein des
environnements urbains denses, sont créées des zones de fraîcheur essentielles pour atténuer les îlots de chaleur urbaine. Ces espaces| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 57
verts contribuent à réguler la température ambiante, à améliorer la qualité de l'air et à offrir des habitats favorables à une variété d'espèces végétales et animales. Ils sont aussi support à l’éduction à l’environnement (découverte des espaces, parcours pédagogiques,
etc.).
Parallèlement, l'intégration de la biodiversité en ville s'inscrit dans une stratégie de densification urbaine équilibrée. En aménageant des espaces verts au cœur des zones urbaines denses, les oasis de nature contrebalancent l'impact de l'urbanisation sur l'environnement.
Ces espaces verts offrent également des opportunités de loisirs, de détente et de convivialité pour les habitants, contribuant ainsi à améliorer leur qualité de vie.
5. Il répond au besoin de transmettre et sensibiliser la population
locale aux paysages actuels dans toutes leurs complexités et
richesse. Le patrimoine naturel et sa richesse sont liés à la diversité du vivant qui le compose, résultat de milliers d’années d’interaction et de sélection naturelle. Le changement climatique particulièrement rapide va mettre à mal la capacité de la biodiversité à changer et s’adapter et devra faire appel à sa grande capacité d’adaptation. Le changement du paysage végétal qui fait l’attractivité du territoire sera significatif et le résultat est pour l’heure inconnu. Son
accompagnement par des plantations doit faire l’objet de grandes précotions car les espèces exogènes amènent des risques sanitaires forts (allergies, pathogènes, parasites, espèces invasives, etc.) et
impactent le patrimoine naturel dont dépend la qualité de vie des habitants en particulier en zones urbaines. L’accompagnement de ce changement doit prioriser le végétal spontané (parcs, jardins,
délaissés, bocage, haies, etc.). Les plantations doivent prioriser le végétal local (essence locale, produite localement) ou du moins un végétal de sol et de climat équivalent (nord-ouest de l’Espagne par exemple).| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 58
oqp1 : conforter la mosaïque paysagère
basco-landaise tout en accompagnant
son évolution
6 ENJEUX MAJEURS ASSOCIÉS :
• La qualité, la typicité et la diversité des paysages actuels
remarquables et du quotidien,
• La nécessité de préserver les grands paysages remarquables
de la pression anthropique et de la banalisation actuelle et à
venir,
• La diversité des motifs paysagers de montagne (pastoral,
boisé, landes, tourbières, ravins, falaises, etc.), du littoral
(falaises, baies, dunes, forêts et zones humides d’arrières-
dune, etc.), des vallées (zones humides et inondables,
agriculture, sylviculture, etc.) et agricoles de bocages, de
prairies, de landes associées à un patrimoine bâti (clôtures,
murets, etxe, bordes, cayolars, etc.),
• L’identification d’une trame verte et bleue, socle d’une qualité
paysagère et d’une biodiversité à grande échelle,
• La présence forte d’une trame arborée composée de forêts,
bois, haies, arbres isolés, arbres remarquables, vergers… et
d’une grande diversité d’essences locales (Hêtres, chênes,
châtaigniers, aulnes…),
• La fragilité des milieux et l’augmentation des aléas et risques
naturels face au changement climatique et à la saturation de
certains sites touristique lorsqu’ils sont sous pression,
Sous-objectifs toutes séquences confondues :
• Préserver et maintenir les grands équilibres paysagers
landais et basques gagent de qualité et de diversité
• Maintenir, préserver, reconstituer les paysages bocagers et
agri-sylvo-pastoraux
• Renforcer les structures paysagères (les reliefs et l’alternance
boisés, humides, inondables, agricoles et pastorales et bâtis)
permettant de réduire la vulnérabilité du territoire face au
changement climatique et gage d’une mosaïque paysagère de
qualité
• Révéler la place de l’arbre (haies, ripisylves, bosquets, forêts,
arbres isolés, culture...) et lui redonner une valeur (sociale,
culturelle, patrimoniale, biodiversité, productive..)
• Valoriser les sites paysagers d’intérêts reconnus et protégés
qu’ils soient bâtis ou naturels ( MH, SPR, Sites inscrits et
classés, Composantes classées au patrimoine mondial, sites
géologiques remarquables, ZNIEFF/Natura2000).
• Identifier reliefs et lignes de crêtes afin d’assurer leur
protection contre l’urbanisation et composer des franges
protectrices aux marges des massifs| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 59
oqp 2 : favoriser l’adaptation des
paysages aux effets du changement
climatique en s’appuyant sur les
ressources (agricoles, sylvicoles,
arborées)
5 ENJEUX MAJEURS ASSOCIÉS :
• La pérennité d’une agriculture multifonctionnelle et nourricière
locale face à la crise climatique
• La revalorisation des pratiques agricoles pour maintenir la
mosaïque de milieux et les milieux ouverts,
• L’interaction des modes de gestion de l’espace (notamment
des « Communs » au Pays Basque) : agriculture, pastoralisme,
sylviculture,
• La conservation et la restauration de la diversité du patrimoine
naturel arboré, ouvert, humide et aquatique comme acteur
incontournable de résilience face au changement climatique
• La nécessité d’accompagner le changement des paysages de
montagnes et littoraux face à l’urbanisation, au tourisme et au
développement économique dans un contexte d’érosion
littorale, de pluviométrie, d’augmentation du risque incendie.
Sous-objectifs toutes séquences confondues :
• Préserver et maintenir la qualité et la diversité des
paysages agri-sylvo-pastoral de montagne
• Préserver et restaurer les continuités écologiques, gage
d’un maintien de la biodiversité, de la fonctionnalité des
écosystèmes et de milieux remarquables et ordinaires
• Restaurer les lisières agricoles, naturelles et sylvicoles
support notamment de biodiversité.
• Maintenir les typicités agricoles locales, gages d’une
diversité des paysages agricoles en terme de prairies, de
cultures spécifiques (vignes, piments, vergers, kiwi…),
d’élevage (ovin, bovin, porcin, caprin, ….) céréalières,
l’arboriculture (châtaigneraie, cerisier, pommier…),
maraichage
• Assurer la transition entre les espaces bâtis et l’espace
naturel/agricole permettant
o D’assurer la qualité des franges urbaines et
l’inscription des ensembles bâtis dans le paysage et
contenir l’urbanisation dans des limites nettes,
o De préserver une lisibilité du paysage : un hameau, un
bourg, une ferme isolée, …
o De préserver les terres agricoles du phénomène de
mitage
• Préserver et restaurer les paysages littoraux : falaises,
dunes, baies| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 60
THÈME 2 : PAYSAGES DE L’EAU SOUS TOUTES SES
FORMES
Un quadruple regard à porter sur ce thème :
1. Le territoire est confronté à d’importants enjeux concernant ses
ressources en eau ainsi que les risques naturels. Les sécheresses de
2019 et 2022 ont fragilisé l’état des ressources ; sans modification des
usages actuels. Compte-tenu du changement climatique, le déficit en eau risque d’atteindre notamment au Pays Basque plusieurs millions de m3 d’ici 2050. Il est donc impératif de préserver la quantité et la
qualité de nos ressources et d’encourager les économies d’eau.
2. Valoriser les paysages de l'eau répond à un besoin de renouer avec
les cours d'eau, en mettant en avant leurs berges, pour les loisirs et le rafraichissement. En favorisant l'accès aux berges, en aménageant des espaces de détente et de loisirs le long des cours d'eau et en
promouvant des activités comme la pêche, on encourage la
redécouverte et la valorisation de ces milieux naturels. Ces
aménagements intrusifs dans le patrimoine naturel sont ponctuels, dans le respect des continuités écologiques et de la loi sur l’eau. Cela est l’occasion de sensibiliser la population à l'importance de préserver ces écosystèmes fragiles pour les générations futures.
3. Considérer les secteurs inondables dans l'adaptation des sites
habités et exploités par l’humain est une nécessité impérieuse pour garantir la sécurité des populations et prévenir les risques naturels liés notamment aux inondations, submersion, érosion…. Cette approche
consiste à intégrer pleinement la dimension des risques d'inondation dans la planification urbaine et la gestion des territoires, en tenant compte des réglementations en matière de construction et
d'aménagement. Cela implique de définir des zones à risque, de mettre en place des mesures de prévention et de protection, et de sensibiliser les habitants aux comportements à adopter en cas
d'inondation ( cf PPRI). Ces zones inondables sont une composante à
part entière du paysage (ripisylves, boisements marécageux,
tourbières, prairies et landes humides, etc.), pas seulement un risque
et non des zones insalubres. Elles participent à l’attractivité du territoire et à son rafraichissement.
4. Amener une réflexion sur la pérennité de la ressource en eau est
essentiel pour garantir son utilisation durable et sa disponibilité pour les générations futures. Cette démarche implique d'évaluer les
pressions exercées sur les ressources en eau, telles que l'exploitation excessive, la pollution et les changements climatiques, et de
développer des stratégies de gestion intégrée de l'eau. Cela inclut la promotion de pratiques agricoles et industrielles plus durables, la protection des zones humides et des bassins versants, ainsi que la
sensibilisation du public à l'importance de la préservation de l'eau. En adoptant une approche proactive et participative, il est possible de préserver efficacement la ressource en eau et de garantir son accès équitable à tous. Il est ainsi important de renouer avec d’anciennes
pratiques d’usage et de gestion de l’eau, particulièrement en lien avec le monde agricole. Il faut révéler cette connaissance et la rendre accessible avec des outils modernes.
Enfin, il s’agit de réfléchir à un meilleur stockage de l’eau et à son intégration dans le paysage ( citerne, cuve, bassin, etc.)| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 61
oqp 3 : renforcer notre relation à l’eau
en considerant les evolutions des usages
face changement climatique
8 ENJEUX MAJEURS ASSOCIÉS :
• Le changement des usages et la résilience des
aménagements (existant et futur) face au risque d’érosion du
littoral et évolution du trait de côte
• La nécessité de préserver des zones tampon permettant à
l’eau de divaguer et d’enclencher une gestion coordonnée
des cours d’eau (Barthes, boisement marécageux, tourbières,
prairies et landes, arrière-dune landaise…)
• Le dérèglement climatique qui fragilise les paysages de l’eau
et augmente les risques naturels (inondation, submersion,
érosion, etc.)
• L’accès à l’eau en termes de quantité, de qualité et respect du
cycle de l’eau : accès à la ressource pour l’eau potable et
traitement des eaux usées pour assurer la ressource en eau.
• La renaturation des cours d’eau et des plans d’eau en
conformité avec les continuités écologiques et la trame verte
et bleue.
• La désimperméabilisation des sols et la désartificialisation des
cours d’eau afin de lutter contre les risques de ruissellement
et constituer des trames de fraicheurs
• Le respect et la restauration des zones humides au sens large
même en zones urbaines et en équipements urbains (noues,
bassins, etc.). Favoriser la multiplicité et la fonctionnalité des
zones humides pour une gestion qualitative et quantitative de
la ressource en eau à toutes les échelles et le rafraichissement
urbain.
Sous-objectifs toutes séquences confondues :
• Mettre en valeur les abords des cours d’eau structurants
(Adour, Nive Nivelle, Bidassoa, Bidouze et Saison) et les
rendre accessibles ponctuellement sans remettre en cause le
fonctionnement des ripisylve et l’équilibre écologique du
milieu
• Rendre visible ponctuellement par des ouvertures dans les
paysages, les ruisseaux et affluents en adossant des
aménagements légers et en préservant les ripisylves
existantes.
• Prendre en compte et préserver les zones humides et
inondables dans les espaces urbains et ruraux
• Gérer les eaux pluviales notamment à la parcelle et
l’infiltration sur site par la désimperméabilisation et la
végétalisation des sols
• Améliorer le bon fonctionnement hydraulique dans les
nouveaux aménagements du territoire (hydrologie
régénérative et prise en compte du cycle de l’eau)
• Concilier le manque d’eau et les pratiques garantes de la
mosaïque des paysages par une gestion adaptée
• Intégrer les risques naturels dans la gestion des paysages
(érosion, inondation, submersion marine, retrait du trait de
côte, sécheresse, etc.)
• Identifier et protéger le petit patrimoine lié à l’eau dans le
territoire (moulins, barrages, canaux, etc.)| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 62
THÈME 3 : PAYSAGES HABITÉS ET VÉCUS
Un quintuple regard à porter sur ce thème :
1. Il répond dans un premier temps à un besoin de densifier sur les
secteurs urbains, de recentrer l’urbanisation, de limiter l’étalement urbain et le mitage pour préserver les secteurs NAF, dans la
perspective du ZAN et du ZEN : déplacement limité, fonctions, services et équipements recentrés, etc.
La densification urbaine et le recentrage de l'urbanisation constituent des leviers essentiels pour préserver les espaces naturels et
agricoles, tout en favorisant un développement urbain plus durable et plus équilibré. Cette approche permet de répondre aux enjeux de préservation de l'environnement tout en améliorant la qualité de vie des citoyens et en renforçant la résilience des territoires face aux défis du changement climatique et de l'urbanisation croissante.
2. Préserver les codes architecturaux et urbains traditionnels des
provinces historiques répond à un besoin essentiel de maintenir l'identité culturelle et l'authenticité des villes et villages. En appliquant ces codes, on assure l'harmonie esthétique, la cohérence visuelle et la continuité dans le paysage urbain, tout en valorisant le patrimoine architectural et en renforçant le lien avec l'histoire locale. Cela
contribue à enrichir l'expérience des habitants et des visiteurs, tout en préservant le caractère unique de chaque région pour les générations
à venir.
3. Requalifier les seuils, les entrées de villes et villages répond à un
impératif de valorisation esthétique et fonctionnelle de ces espaces d'accueil. En améliorant l'aspect visuel, l'accessibilité des zones
commerciales et l’accessibilité des axes principaux, on renforce
l'attrait des lieux, favorise le dynamisme économique et crée une première impression positive pour les visiteurs. Cette démarche contribue également à revitaliser les quartiers périphériques et à renforcer l'identité visuelle de chaque localité.
4. La réactivation des friches répond à un double impératif : restaurer
des espaces urbains délaissés tout en valorisant leur potentiel
paysager et écologique. Cette démarche vise à transformer ces zones abandonnées en lieux attractifs et fonctionnels, tout en préservant leur biodiversité. En adoptant des approches d'urbanisme éphémère, on favorise l'expérimentation et l'innovation dans la réhabilitation de ces espaces, créant ainsi des environnements dynamiques et
évolutifs au cœur de la ville.
5. L’arbre joue un rôle essentiel dans les paysages landais et basques,
apportant une richesse et une diversité uniques à ces régions. En plus de leur beauté esthétique, les espaces forestiers abritent une
multitude d'essences qui contribuent à créer une véritable mosaïque de paysages, offrant des variations saisissantes au fil des saisons. Cependant, avec les défis posés par le changement climatique, l'adaptation des milieux forestiers devient cruciale. Les arbres et les sols forestiers doivent faire face à des conditions météorologiques de plus en plus extrêmes, telles que les chocs hydriques et les tempêtes, ainsi qu'à des pratiques de gestion parfois controversées, comme la coupe rase et la raréfaction des essences ; alors même qu’ils
contribuent à l’atténuation de ces changements.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 63
oqp4 : favoriser des manières d’habiter
et d’aménager plus sobres et économes
des ressources en renforçant l’identité
des paysages bâtis locaux
6 ENJEUX MAJEURS ASSOCIÉS :
• Le maintien de la lisibilité des identités urbaines historiques et
traditionnelles gasconnes et basques
• La valorisation des constructions traditionnelles patrimoniales
tout en valorisant les techniques du bâti bioclimatique et
biosourcé ( chanvre, paille, terre, etc.)
• La maitrise du développement d’un tissu urbain diffus, banal
et morcelé dans le paysage et le long des axes de
communications et sur les lignes de crêtes
• La redynamisation des centralités historiques (centre-bourgs,
quartiers, polarités patrimoniales) afin de maintenir la qualité
architecturale bâtis, les formes urbaines et le cadre de vie
autour des espaces végétalisés publics
• L’évolution des modes d’habiter pour faire face aux
changements climatiques
• La végétalisation et la renaturation de nos espaces habités
pour améliorer le bien-être, la qualité paysagère et la
résilience au changement climatique,
Sous-objectifs toutes séquences confondues :
Préservation de l’environnement et des ressources
• Maîtriser l’urbanisation pour préserver les ressources
naturelles, agricoles et sylvicoles
• Désimperméabiliser les espaces urbains afin de révéler le sol
et favoriser une végétalisation de qualité pour la biodiversité
et le rafraichissement, améliorer la qualité des espaces publics
et réduire le ruissellement des eaux pluviales
• Préserver et révéler la place de la nature dans les espaces
urbains et de l’arbre dans les espaces ruraux dans la logique
de diminuer les îlots de chaleur
• Adopter une approche globale du bâti dans la rénovation et
la construction alliant performance énergétique, qualité
architecturale, adaptation aux changements climatiques et
emploi de matériaux durables, locaux, biosourcés.
• Réduire les conséquences de la pollution lumineuse sur le
paysage, la faune nocturne et le cycle biologique des êtres
humains
• Favoriser la diversité végétale, en priorisant le végétal
spontané et local, aussi bien dans les espaces urbains que
ruraux pour permettre l’adaptation face au changement
climatique par la sélection naturelle, la capacité d’adaptation
et la plasticité du végétal, en limitant l’intervention de l’humain
et les risques liés aux espèces invasives
Qualité de vie et développement harmonieux
• Articuler l’évolutivité des formes bâties et les nouveaux
développements urbains en s’inspirant des formes urbaines
du territoire sans craindre de les faire évoluer
• Préserver les caractéristiques architecturales propre aux
territoires (Landais, Soule, Basse Navarre et Labourd),
conserver la mémoire et les noms des lieux-dits et du bâti| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 64
• Préserver la structure traditionnelle des villages, bourgs,
hameaux et reconquérir les centres anciens
• Travailler la qualité architecturale, urbaine et paysagère des
nouvelles zones d’activités économiques et/ou artisanales
pour optimiser leurs occupations et leurs besoins
énergétiques et leurs intégrations dans les circuits de mobilité
existants. Il s’agit par exemple de tendre vers des couleurs
clairs et une végétalisation dense (sortir de l’arbre
d’alignement et de la végétalisation esthétique)
• Valoriser les entrées de villes, villages en permettant une
meilleure intégration des nouvelles constructions. Par
exemple, en reconstituant des bandes tampon végétales avec
strates variées (arbustif et arborescent avec entretien limité)
pour rappeler l’alternance du relief boisé.
• Encadrer la publicité dans le paysage, dont la publicité
lumineuse, afin de préserver les sites naturels et patrimoniaux,
le cadre de vie du quotidien et le cycle biologique de la faune
nocturne et des humains.
• Protéger et révéler le patrimoine urbain et les usages
associés aux traditions locales dans l’espace public
(frontons, boulodrome, places avec usages mutualisés)
• Caractériser, reconnaitre et valoriser le patrimoine local (bâti,
architectural, vernaculaire, archéologique)| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 65
THÈME 4 : PAYSAGES DE LA TRANSITION
ENERGÉTIQUE
Un quintuple regard à porter sur ce thème :
1. Il répond au besoin d'encadrement des nouvelles productions
énergétiques respectueuses des paysages face à la transition
énergétique en élaborant des politiques et des réglementations spécifiques. Cela implique d'identifier les zones propices au
développement des énergies renouvelables tout en préservant
l'esthétique, l'intégrité des paysages et la fonctionnalité des
continuités écologiques. Des mesures peuvent inclure la mise en place de critères architecturaux et paysagers et écologiques pour les installations énergétiques, la promotion de solutions d'intégration dans le paysage telles que les toits solaires ou les parcs éoliens offshore. La consultation publique peut également garantir
l'acceptabilité sociale des projets. En adoptant une approche
collaborative et inclusive, il est possible de concilier les objectifs de transition énergétique avec la protection et la valorisation des
paysages et du patrimoine naturel.
2. Il répond au besoin d’augmenter la production d’énergie
renouvelable pour couvrir les besoins par la valorisation des
ressources locales. Chaque projet d’énergie renouvelable sera réussi
parce qu’il aura su allier efficacité énergétique, inscription fine dans son contexte paysager et désirabilité sociale. En d’autres termes, faire des projets ENR non pas des contraintes paysagères mais des objectifs de qualités paysagère à tenir. Le niveau d’exigence de qualité paysagère des projets ENR répond à la fois aux politiques
publiques et à l’aspiration des populations à un cadre de vie de qualité.
3. Il répond au besoin de diversification énergétique et de valorisation
des ressources locales, notamment à travers la production du bois- énergie et de l'hydroélectricité ou encore du gaz vert. Cette démarche vise à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à promouvoir des sources d'énergie renouvelables et durables. En exploitant les
ressources naturelles disponibles localement, telles que les forêts (via des produits connexes de la sylviculture) et les haies pour le bois- énergie et les cours d'eau pour l'hydroélectricité et la houle pour
l’énergie houlomotrice, on favorise le développement économique des territoires tout en contribuant à la transition énergétique. En intégrant ces sources d'énergie alternatives dans le mix énergétique, on renforce la résilience des systèmes énergétiques locaux et on contribue à la lutte contre le changement climatique.
4. Il répond à la nécessité d’utiliser les supports urbains hors sol afin
de libérer les espaces agri-naturels et le sol en ville pour la
désimperméabilisation, les espaces récréatifs, les espaces de loisirs, les espaces nourriciers, les continuités écologiques fonctionnelles, tout en incitant à la sobriété énergétique et à l’économie circulaire.
5.Il répond à la nécessité d’accepter un paysage urbain différent fait de petites infrastructures de production et de résilience :
(photovoltaïque ou chauffe-eau solaire sur toiture, photovoltaïque sur éclairage ou tout autre système autonome (signalétique, publicité,
etc.), d’éoliennes urbaines, sans oublier la géothermie)| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 66
oqp 5 : promouvoir une transition
energetique locale et respectueuse des
paysages
5 ENJEUX MAJEURS ASSOCIÉS :
• Une transition énergétique et climatique qui s’adapte à la
diversité des paysages et des patrimoines
• La vigilance vis-à-vis des installations opportunistes, qui, par
leur caractère industriel, peuvent porter atteinte aux paysages
et aux sites naturels,
• La loi d’accélération de mars 2023 favorisant l’opportunité du
développement de certains projets d’énergies renouvelables
mais avec une crainte de fragilité des paysages,
• La sobriété énergétique, l’économie circulaire et la valorisation
des ressources locales dans le respect des paysages,
• La revalorisation des espaces bâtis existants plutôt que la
construction et la consommation des espaces agricoles et
naturels.
Toute séquence confondue
Paysage de la production
• Veiller à l’intégration paysagère et architecturale des
énergies renouvelables
• Concilier les projets de production énergétique avec le
maintien des usages locaux, la préservation des paysages et
la fonctionnalité du patrimoine naturel.
• Adapter l’architecture des installations énergies
renouvelables et les bâtis connexes à la topographie des
lieux, au vocabulaire architectural et vernaculaire du territoire
et éviter le mitage visuel.
• Développer une stratégie d’implantation des énergies
renouvelables co-construite avec la population en prenant
en compte les caractéristiques paysagères et le patrimoine
naturel.
• Développer les projets de production d’énergies
renouvelables à l’échelle des besoins locaux et de
gouvernance locale : Envisager la production de
photovoltaïque exclusivement sur les bâtis existants et sur les
sols déjà imperméabilisés, sur les équipements autonomes
(éclairages, signalétique, publicités, etc.). Pour compléter,
accompagner la recherche et l’expérimentation de projets
innovants en lien avec les filières de recherche locales.
• Accorder une vigilance particulière sur les éléments de
sensibilité suivants : cônes de vue, belvédères à fortes co-
visibilité, espaces de confidentialités et de découverte, les
axes d’itinérance et de découverte patrimoniale.
Paysage de la sobriété et de l’économie circulaire
• Concilier rénovation énergétique et identité architecturale
avec l’emploi de matériaux et des savoirs faires locaux
• Promouvoir des formes urbaines compactes| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 67
THÈME 5 : PAYSAGES DE L’ITINERANCE ET DE LA
DECOUVERTE PATRIMONIALE (PAYSAGE)
Un triple regard à porter sur ce thème :
1. Les composantes patrimoniales et paysagères sont d’une grande
diversité sur le territoire qu’il s’agissent du patrimoine matériel ou immatériel. Ce thème répond aux besoins de préserver et valoriser la vitrine paysagère et patrimoniale du territoire.
La qualité des paysages (souvent reconnue) permet de vivre une expérience esthétique de qualité pour les résidents et les visiteurs. Cela implique de maintenir et d'améliorer les éléments visuels
remarquables du paysage, tels que le patrimoine naturel (sites
protégés ou pas), les monuments historiques et les aménagements urbains, tout en limitant les aspects moins attrayants. En adoptant des politiques de gestion paysagère appropriées, il est possible de
préserver l'attrait visuel du territoire et de promouvoir une image positive tant pour ses habitants que pour ses visiteurs.
Les chemins et routes patrimoniales animent les paysages et
favorisent la pratique de la randonnée locale et/ou touristique (GR, chemins de Saint-Jacques de Compostelle, Route des crêtes, chemin
du littoral, ..)
Les grands paysages se révèlent offrant des panoramas aussi bien sur l’Océan que sur les Pyrénées et des sites emblématiques : les paysages littoraux (dunes sableuses et forets, falaises de schistes), les collines et monts pâturés, les vallées structurantes (la vallée du Saison, vallée de la Nive, Vallée de l’Adour, Vallée de la Bidouze,..), les principaux sommets et repères (Pic d’Orhy (2017m), La Rhune (905), Mont Ursuya (679 m), Mont Baïgura (897m), Pic d’Iparla (1044m), etc.
En plus de ces éléments repères des paysages, la toponymie et l’étymologie sont prégnants et marqueurs du quotidien. D’autres marqueurs font également la singularité de ce territoire comme les
maisons traditionnelles symboles du patrimoine architectural landais
et basque, mais aussi des lieux de pratiques sportives et/ou culturelles comme les frontons, trinquets.
En complément, la richesse géologique et archéologique n’est plus à démontrer et permet de distinguer une chronologie historique très diversifiée sur l’ensemble du territoire.
2. Accompagner et mettre en scène la perception paysagère locale
est essentiel pour valoriser les ambiances quotidiennes et les
paysages emblématiques de manière protégée. Cela implique de créer des aménagements qui mettent en valeur les caractéristiques distinctives du paysage local, tout en préservant son intégrité et sa richesse écologique. En favorisant une approche participative et inclusive, il est possible d'engager la communauté locale dans la préservation et la mise en valeur de ses paysages, renforçant ainsi le sentiment d'appartenance et le respect de l'environnement.
3. Il répond à un besoin de rythmer et de guider les paysages, en
mettant en avant les repères et les points de vue caractéristiques. Cette approche vise à créer des séquences visuelles qui captent l'attention et orientent le regard vers des éléments remarquables du paysage. En soulignant ces repères et en les intégrant de manière harmonieuse dans l'environnement, on renforce la lisibilité et l'attrait des paysages, offrant ainsi une expérience enrichissante aux
observateurs.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 68
oqp6 : découvrir et s’approprier le
territoire en mouvement 4 ENJEUX MAJEURS ASSOCIÉS :
• La connaissance et la valorisation du patrimoine culturel
(matériel et immatériel) qui ponctuent les paysages
remarquables et du quotidien afin de mieux le préserver et le
valoriser auprès de la population locale et les visiteurs (mise
en place d’outils de protection et de valorisation, de
découverte, de label, etc.),
• La saturation de certains sites patrimoniaux et de zones de
montagne,
• La préservation des vues et des grands panoramas ouverts
aussi bien sur la montagne que sur l’océan, tout en assurant la
protection face aux risques (inondations, submersion, érosion
littorale, tempêtes, etc.) et au changement climatique
(végétalisation dense, rafraichissement, ressource en eau en
quantité et de qualité)
• Les pratiques qui soutiennent les paysages en mouvements,
la route comme espace de projet
Sous-objectifs toutes séquences confondues :
Mettre en valeur
• Révéler les points de vue remarquables, grands panoramas
ainsi que les repères paysagers et les préserver des
nouvelles constructions et des EnR
• Favoriser une approche immersive sur les sentiers labélisés
et les grands chemins patrimoniaux
• Favoriser la continuité et la qualité des cheminements doux
dans les espaces habités et d’activités. Les bandes tampons
entre les espaces urbains (habités et d’activités) et le
patrimoine naturel constitue un linéaire potentiel de
cheminements doux significatif et contribue à préserver et
valoriser les paysages du quotidien
• Favoriser le développement d’espaces publics partagés en
milieu urbain et/ou rural et réduire la place des usages
motorisés
• Identifier et développer les routes et sentiers de découverte
du paysage (touristique et du quotidien). Utiliser la Nature en
ville et les continuités écologiques urbaines pour créer un
réseau et valoriser les paysages du quotidien pour ne plus
créer le besoin de se déplacer vers les paysages
remarquables
Créer, réparer et requalifier
• Valoriser les parcours paysagers du quotidien, patrimonial
et touristique
• Accompagner le développement et l’évolution des grands
parcours et sites touristiques en évitant la saturation des lieux
et des sites
• Inventorier et résorber les éléments qui détériorent la
qualité des paysages emblématiques et patrimoniaux (notion
de point noir du paysage)
• Intégrer les espaces de mobilités dans leurs paysages
naturels et urbains pour en faire des supports écologiques
(voies vertes paysagées avec revêtement perméable, sans
éclairage, végétalisation dense et locale, rafraichissement.OP = Renforcer notre relation à l’eau en considérent les
évolution des usages face aux changements climatiques
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O0P & : Promouvoir une transition LS
énergétique locale et respectueuse @# LE
des paysages Lr3 # OQP 4 : Favoriser des manières d’habiter et
#5 % d'aménager plus sobres et une utilisation économe ÊS te des ressources en renforçant l'identité des
ë paysages bâtis locaux et le bioclimatisme
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A 00 1 Coforter la mosaïque paysagère
Basco-landaise tout en accompagnant son évolution
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territoire en mouvement
Découvrir et s'approprier le em =
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#5 Soin: 3 Sanaa VE DA
INIOWIy Lu4 “S31O NN Le
pe 1. Favoriser l'adaptation des paysages aux effets du changement climatique en
s'appuyant sur les ressources agricoles, sylvicoles et arborées
| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 69
Les objectifs de qualité paysagère thématiques et spatialisés| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 70
iv.objectifs de qualité paysagère à l’échelle des séquences paysagères
MAINTENIR LA DIVERSITÉ DES AMBIANCES
PAYSAGÈRES EN CONSIDERANT LES
CHANGEMENTS CLIMATIQUES
RENOUER AVEC L’IDENTITE DE LA
VALLEE DE L’ADOUR, DU MARAIS
D’ORX ET DU BOUDIGAU
COMPOSER LES NOUVEAUX
PAYSAGES RURAUX DES
PLAINES ET COLLINES
ACCOMPAGNER LES EVOLUTIONS DES PAYSAGES
DE MONTAGNE TOUT EN MAINTENANT
L’EQUILIBRE AGRI-SYLVO-PASTORAL| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 71
littoral et arrière littoral
oqp : maintenir la diversité des ambiances
paysagères en considerant les changements
climatiques
Thème 1 : Paysages agricoles, sylvicoles et naturels et adaptation
aux changements climatiques
• Valoriser les espaces agricoles et forestiers du littoral, en
particulier la ceinture agricole et nourricière d’arrière littoral,
tout en limitant l’urbanisation.
• Préserver la dune et la trame arborée littorale landaise pour
son rôle de résilience face au changement climatique
(stockage de l’eau et du carbone, bande tampon avec
l’érosion littorale, rafraichissement, protection contre les
tempêtes, etc.) et protéger la trame arborée de l’urbanisation
et des incendies
• Maintenir les clairières agricoles pour préserver l’identité du
littoral et garantir les points de vue depuis les arrières littoraux.
• Éviter la fragmentation en maintenant les coupures
d’urbanisation agricoles et forestières, qui servent d’espaces
de respiration majeurs.
• Préserver les lisières naturelles, qu’elles soient agricoles ou
forestières, comme espaces tampons entre l’espace urbain et
l’espace agricole.
• Mettre en valeur les forêts et la trame arborée et assurer la
pérennité des massifs forestiers en favorisant leur adaptation
au risque incendie et à la sécheresse
• Préserver les espaces naturels et récréatifs proches du
littoral
• Préserver la trame ville-jardin en confortant les motifs
paysagers associés jusqu’à dans le domaine privé
• Renouer avec la ruralité du littoral en préservant une ceinture
productive au plus près des zones densément bâties du
littoral.
• Anticiper le changement climatique et l’aggravation des
risques naturels dans l’urbanisation, l’attractivité touristique,
le développement industriel (submersion, remontées de
nappe phréatique et inondations, incendies, tempêtes,
érosion littorale, etc.)
Thème 2 : Paysages de l’eau sous toutes ses formes
• Intégrer le recul du trait de côte dans l’aménagement urbain,
anticiper le repli sur l’arrière littoral et préserver les bandes
tampon (forêt de protection, falaises et milieux associés,
dunes, etc.)
• Préserver et mettre en valeur les estuaires et les affluents
associés.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 72
• Mettre en valeur les sites particuliers liés à l’eau, tels que
jetées, digues, ports et équipements associés.
• Préserver et valoriser les zones humides, inondables et
aquatiques de l’arrière-littoral landais (étangs, marais, vallées
alluviales), patrimoine naturel historique et source de
résilience pour le territoire
• Concilier espace inondable et espace public afin de créer des
zones à doubles usages : loisir et zone tampon
• Promouvoir la qualité paysagère et architecturale des
aménagements hydrauliques et de leurs abords tels que
bassins, digues, perrés, ouvrages d’art, canaux, esteys, portes
à flots, etc. tout en révélant les pratiques associées (qu’elles
soient disparues ou non).
Thème 3 : Paysages habités et vécus
• Mettre en valeur les ambiances maritimes dans les projets
d’aménagement ou de requalification de l’espace public
• Renouer avec le port industriel et son histoire, repenser cet
espace ouvert sur le reste de l’agglomération tout en intégrant
les problématiques d’érosion littorale et du risque submersion
• Accompagner le développement des trames de fraîcheur par
d’autres moyens que la végétalisation ( choix des couleurs et
des matériaux/couloir de vent/point d’eau…)
• Repenser les formes urbaines et les zones d’activités pour
favoriser la mixité des usages, la qualité des espaces et
l’équilibre entre espace perméable et imperméable.
• Identifier les spécificités architecturales pour maintenir
l’identité des villes balnéaires littorales. Différencier les
identités du littoral basque, du sud-landes et faire respecter
les identités géographiques
• Préserver et encourager la création de lieux de nature en
ville, favorisant les trames et îlots de fraîcheur et l’accueil des
usagers.
• Valoriser le caractère villageois (bourg) des communes
d’arrière littoral.
Thème 4 : Paysages de la transition énergétique
• Veiller à l’intégration paysagère et architecturale des ENR
(Panneaux photovoltaïques sur bâtis existants et/ou sol déjà
imperméabilisés, micro-éolien, géothermie, hydroélectricité).
• Prioriser la couverture des toitures d’équipements et des
zones économiques et/ou artisanales
• Intégrer les enjeux patrimoniaux, les silhouettes urbaines et
rurales dans le développement du photovoltaïque
• Accompagner le déploiement des projets PV sur la toiture
des bâtiments agricoles tout en préservant les paysages
ruraux vitrines des paysages de l’itinérance et de la
découverte patrimoniale, et les interfaces avec les paysages
habités et naturels du quotidien.
• Concilier le photovoltaïque et la végétalisation sur les
espaces de stationnements.
• Questionner l’équipements du bâti littoral au vu de l’érosion
littorale et de la perspective du repli sur l’arrière littoral et de
la disparition à moyen terme de certains bâtiments et
installations| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 73
• Intégrer les vues et les perspectives dans le choix des
implantations des sites de production d’énergie par
l’houlomotrice
Thème 5 : Paysages de l’itinérance
• Préserver ou restaurer les accès au littoral depuis les
espaces habités et publics, en privilégiant les modes de
déplacement doux et en préservant les bandes tampons
littorales (dunes, falaises, forêt de protection, zones humides
et inondables, etc.)
• Identifier et valoriser les points de vue et les grands repères
paysagers existant
• Mettre en valeur les chemins de randonnées et
patrimoniaux, les voies cyclables (chemin du littoral, chemin
de Compostelle, Vélodyssée, etc.)
• Offrir ponctuellement des vues sur l’océan le long des axes
de circulation doux en respectant les sites littoraux et arrière-
littoraux.
• Trouver une alternative à la route de la corniche, qui est
vouée à disparaître avec le recul du trait de côte.A8 Met mt EE Ra E A à Sud
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 74
Scénario préférentiel du littoralPegeruer Lu quoi
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 75| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 76
vallée de l'adour et coteaux associes
oqp : renouer avec l’identite de la vallee de
l’adour, du marais d’orx et du boudigau
Thème 1 : Paysages agricoles, sylvicoles et naturels et adaptation aux changements climatiques
• Valoriser le paysage grandiose de l’Adour.
• Maintenir la lisibilité de la vallée en privilégiant l’élevage
extensif plutôt que les monocultures de peupliers ou autres
essences sylvicoles, de maïs tout en conciliant les usages avec
l’agroforesterie.
• Maintenir l’alternance d’espaces ouverts et fermés,
notamment en préservant les clairières.
• Maintenir l’activité agricole en lisière urbaine. Créer
ponctuellement une bande tampon arborée et dense pour
ponctuer et renaturer le paysage urbain et maïsicole.
• Préserver et valoriser la diversité des boisements actuels de
feuillus et leur cortège végétal des talwegs boisés, des
vallées alluviales et de la vallée de l’Adour (chênaies et bois
marécageux). Les épargner de l’exploitation sylvicole pour
conserver un paysage arboré.
• Préserver les espaces de respiration non urbains, qu’ils
soient agricoles, sylvicoles, ou naturels (arborés, tourbières,
prairies, landes, etc.).
• Mettre en lumière les zones de barthes, en tenant compte de
leur importance traditionnelle, économique, la grande
diversité du patrimoine naturel et dans la gestion des risques
( soutien d’étiage par temps de sécheresse/tampon en cas
d’inondation, stockage d’eau et de carbone, rafraichissement)
• Protéger les boisements marécageux pour prévenir les
inondations, pour la grande diversité du patrimoine naturel, le
stockage de l’eau et du carbone, le rafraichissement
• Accompagner la préservation des architectures
traditionnelles, telles que les maisons, châteaux et fermes
notamment des barthes, tout en encourageant une meilleure
intégration paysagère des bâtiments contemporains.
Thème 2 : Paysages de l’eau sous toutes ses formes
• Sensibiliser et mettre en valeur le système de barthes et le
fonctionnement hydraulique au sens large. Le principe
d’inondation par l’Adour et le rôle de prévention des
inondations à l’aval. Le principe de collecte des eaux de
ruissellement des zones urbanisées des coteaux. Les barthes
sont le paysage de l’eau sous toutes ses formes : adaptation
du bâti (maison barthaise), de l’agriculture (élevage, maïs), des
aménagements hydrauliques (digues, esteys, portes), la
présence d’un patrimoine naturel unique (tourbières, barthes
hautes et barthes basses) associé à une biodiversité unique.
La vie avec la culture du risque. Tout cela a façonné le paysage
des Barthes pour le rendre unique.
• Créer ponctuellement des ouvertures visuelles des bords
d’Adour, des barthes, des vallées moins larges qui sillonnent| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 77
les coteaux pour révéler la présence des cours d’eau et des
étangs, en mettant en valeur la ligne arborée de la ripisylve, la
visibilité des méandres et le passage des ponts. Eviter la
fragmentation, le dérangement, respecter la continuité et la
fonctionnalité du patrimoine naturel. Privilégier des
équipements type observatoires et pontons sur pilotis.
• Promouvoir la qualité paysagère et architecturale des
aménagements hydrauliques et de leurs abords tels que
digues, ouvrages d’art et canaux, esteys, portes à flots, etc.
tout en révélant les pratiques associées (qu’elles soient
disparues ou non).
Thème 3 : Paysages habités et vécus
• Identifier les coupures urbaines à maintenir et à restaurer
pour préserver les continuités écologiques et l’identité des
morphologies bâties.
• Préserver et valoriser le patrimoine bâti et architectural des
barthes lié au fonctionnement hydraulique des barthes et aux
contraintes (maisons barthaises, châteaux, maisons
bourgeoises).
• Promouvoir des modes de développement urbain de qualité
et vertueux, en tenant compte de la forme, de l’implantation
et des connexions avec le centre-bourg.
• Qualifier les espaces publics, qui sont des lieux de rencontre,
de lien entre les bourgs anciens et les nouveaux quartiers.
• Soigner les entrées de villes et l’aménagement des rues, en
veillant aux cheminements et aux plantations.
• Préserver et valoriser les châteaux et demeures bourgeoise
visibles depuis les coteaux
• Préserver les micro-continuités écologiques urbaines, en
favorisant l’implantation de haies endémiques et diversifiées.
• Promouvoir la qualité paysagère et architecturale des
aménagements hydrauliques et de leurs abords tels que
digues, ouvrages d’art et canaux, esteys, portes à flots, etc.
tout en révélant les pratiques associées (qu’elles soient
disparues ou non).
• Préserver les silhouettes spécifiques des bourgs installés en
ligne de crête.
Thème 4 : Paysage de la transition énergétique
• Veiller à l’intégration paysagère et architecturale des ENR
(Panneaux photovoltaïques et chauffe-eau solaire sur toitures
et équipements autonomes (éclairages, signalétique,
publicités, etc.), géothermie, micro-éolien, hydro-électricité,
méthanisation) tout en préservant la fonctionnalité des
continuités écologiques et les paysages ruraux
• Intégrer les enjeux patrimoniaux et les silhouettes rurales
dans le développement des petites unités de méthanisation
en lien avec les ressources locales et dans les sièges
d’exploitations agricoles.
• Inciter à la sobriété énergétique et à l’économie circulaire,
préserver et restaurer le patrimoine naturel et sa
fonctionnalité, généraliser les actions de nature urbaine et de| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 78
désimperméabilisation pour limiter le recours aux énergies et
l’impact de leur déploiement sur les paysages
• Limiter le recours aux EnR à fort impact sur les patrimoines
et les paysages comme le bois énergie (coupes rases,
fragmentation, destruction d’habitats et d’espèces protégées,
etc.), l’hydroélectricité (modification du régime hydraulique
des cours d’eau, création de retenues, de digues, obstacles à
la libre circulation halieutique, etc.)
Thème 5 : Paysage de l’itinérance
• Mettre en valeur les belvédères et points de basculement du
relief pour offrir des vues panoramiques et révéler la topographie.
• Sauvegarder les motifs paysagers de bord de route, tels que les
alignements de platanes, les murets, les talus et les fossés, les
boisements qualitatifs associés au relief, tout en préservant
ponctuellement les vues dégagées.
• Valoriser les chemins de halage en renforçant leur utilisation
pour les déplacements doux.
• Identifier, développer les routes et sentiers de découverte du
paysage (touristique et du quotidien). Utiliser la Nature en ville
et les continuités écologiques urbaines pour créer un réseau,
valoriser les paysages du quotidien pour ne plus créer le besoin
de se déplacer vers les paysages remarquables
• Favoriser la continuité et la qualité des cheminements doux
dans les espaces habités et d’activités. Les bandes tampon
entre les espaces urbains (habités et d’activités) et le patrimoine
naturel constitue un linéaire potentiel de cheminements doux
significatif et contribue à préserver et valoriser les paysages du
quotidien
• Créer une itinérance de la mémoire des noms des lieux-dits et
du bâti. Conserver ou recréer leur affichage en respectant les
origines (langue et orthographe). La signalétique (charte
graphique) pourra également s’inspirer de la graphie d’origine
par provinces historiques pour une insertion paysagère encore
plus qualitative.> 1 —
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 79
Scénario préférentiel de l’Adour et des coteaux associés| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 80| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 81
plaines et collines
oqp : composer les nouveaux paysages
ruraux des plaines et collines
Thème 1 : Paysages agricoles, sylvicoles et naturels et adaptation
aux changements climatiques
• Pérenniser la mosaïque de milieux/ motifs paysagers en
alternant prairies, landes, haies et forêts, tout en protégeant
les zones humides et boisées de fonds de vallées et des cours
d’eau.
• Maintenir l’activité agricole vivrière (culture destinée à
l’alimentation humaine et locale) en lisière urbaine, en
diversifiant les systèmes d’exploitation et en introduisant des
cultures vivrières telles que vergers et maraîchages.
• Maintenir et développer sur les coteaux et collines les landes
à fougères et à ajoncs exploitées (presque cultivée) qui
caractérise la pratique du pastoralisme
• Augmenter la résilience des espaces agricoles en préservant
les éléments de la trame bocagère tels que prairies, haies,
arbres isolés, mares et murets, tout en accompagnant la
préservation des fermes traditionnelles et en favorisant
l’intégration paysagère des bâtiments contemporains.
•
• Soutenir le développement de l’agroforesterie
• Protéger les forêts existantes qui créent des espaces de
respiration et de dépaysement aux abords des villes, comme
les bois d’Ustaritz et le bois d’Hasparren.
• Préserver et adapter les massifs forestiers face aux
changements climatiques en choisissant des essences locales
et résilientes.
Thème 2 : Paysages de l’eau sous toutes ses formes
• Penser les nouveaux usages liés à l’eau, en créant des
espaces récréatifs et des zones d’expansion.
• Sensibiliser les habitants au rôle de l’eau sur l’environnement
et les conséquences du dérèglement climatique
• Préserver et valoriser le petit patrimoine lié à l’eau.
• Assurer la réversibilité et la mixité des usages dans les
espaces proches des cours d’eau.| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 82
• Signaler les sources pour valoriser la présence de l’eau
Thème 3 : Paysages habités et vécus
• Limiter l’artificialisation en reconquérant les centres anciens
et en imaginant des formes urbaines peu consommatrices
d’espace, en créant ainsi une « ville sur la ville ».
• Identifier les coupures urbaines à maintenir et à restaurer
pour préserver les continuités écologiques et l’identité des
morphologies bâties.
• Maîtriser la privatisation des vues sur les crêtes des coteaux
du piémont.
• S’approprier les formes urbaines historiques pour produire
les formes urbaines de demain.
• Promouvoir des formes urbaines et architecturales qui
réinterprètent le bâti vernaculaire, tout en évitant la
banalisation des identités architecturales.
• Mettre en valeur les espaces publics et leur composition
(place, rue et ruelle, muret, ..)
• Préserver, protéger et restaurer le patrimoine bâti et
architectural (lié aux activités agricoles, rurales, industrielles)
ainsi que vernaculaire (fronton, trinquet, etc.)
•
Thème 4 : Paysages de la transition énergétique
• Veiller à l’intégration paysagère et architecturale des ENR
(Panneaux photovoltaïques, géothermie, éolien, hydro-
électricité, méthanisation)
• Intégrer les enjeux patrimoniaux et les silhouettes urbaines
et rurales dans le développement du photovoltaïque
• Développer l’exploitation du bois-énergie au service de
l’ouverture des paysages.
• Intégrer les enjeux patrimoniaux et les silhouettes rurales
dans le développement des petites unités de méthanisation
en lien avec les ressources locales et dans les sièges
d’exploitation agricoles
Thème 5 : Paysages de l’itinérance
• Mettre en valeur les routes et chemins emblématiques.
• Protéger et mettre en valeur les chemins de randonnée
patrimoniaux et préserver leur côté immersif
• Mettre en valeur les belvédères sur les Pyrénées depuis les
points hauts des coteaux.
• Valoriser les itinéraires routiers et les chemins ruraux,
historiques et patrimoniaux (route des crêtes, chemins de
compostelle, etc.)
• Sauvegarder les motifs paysagers de bord de route, tels que
les alignements de platanes, les murets, les talus et les fossés.
• Redonner une place confortable et accueillante aux piétons
et cyclistes dans le réaménagement des séquences urbaines
et des traversées de bourgs et de villages| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 83
Scénario préférentiel des plaines et collines| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 84| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 85
montagne
oqp : accompagner les evolutions des paysages
de montagne tout en maintenant l’equilibre
agri-sylvo-pastoral
Thème 1 : Paysages agricoles, sylvicoles, naturels et
adaptation aux changements climatiques
Paysages agricoles de la transition :
• Maintenir l’interaction des modes de gestion des espaces
productifs (agriculture, sylviculture et pastoralisme) et
favoriser notamment le développement de l’agroforesterie
• Diversifier tant que de possible les systèmes
d’exploitation et introduire des cultures vivrières (vergers,
maraîchages, élevages divers).
• Préserver les éléments de la trame bocagère (prairies, haies,
arbres isolés, mares, murets, etc.).
• Maintenir et développer les landes exploitées, en particulier
les fougeraies.
• Accompagner la préservation des fermes traditionnelles et
favoriser l’intégration paysagère des bâtiments
contemporains.
Paysages agro-sylvo-pastoraux :
• Maintenir l’activité pastorale et les pratiques associées
(transhumance, écobuages, etc.).
• Garantir la vocation agropastorale des bordes, des cayolars
et des équipements associés indissociables du parcours de
brebis
• Pérenniser les pâturages d’estive et assurer la ressource en
eau suffisante pour les bêtes et bergers en estive
• Préserver la couverture du sol et les prairies permanentes
pour éviter érosion et sécheresse
• Diversifier les pâturages et les parcours (prairies, landes,
sous-bois…) pour valoriser les différents milieux et améliorer
la résilience de l’élevage (autonomie fourragère, confort
climatique)
Paysages forestiers et de landes :
• Réouvrir et exploiter les zones intermédiaires et proposer
des choix de gestion en redessinant les zones dédiées à
chaque activité (exploitation forestière/ maintien du
pastoralisme/autre..)| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 86
• Développer les filières locales de valorisation du bois
d’œuvre/énergie
• Maintenir les ilots forestiers de vieux bois sans exploitation
pour assurer des habitats propices à l’accueil d’espèces
patrimoniales
Thème 2 : Paysages de l’eau sous toutes ses formes
• Réhabiliter le patrimoine bâti lié à l’eau, notamment les
moulins et autres structures.
• Entretenir les cours d’eau et les zones basses pour mieux
anticiper les risques d’inondations.
• Protéger et valoriser les paysages de l’eau, tels que lacs,
gorges, rivières, torrents et prairies humides.
• Prendre en compte les étiages de plus en plus importants
liés aux sécheresses marquées, en adaptant les étiages à la
sècheresse et en favorisant des étiages résilients.
• Ralentir, répartir, infiltrer et stocker les eaux de pluie et de
ruissellement grâce à des aménagements qui prennent en
compte le cycle de l’eau (hydrologie régénérative).
Thème 3 : Paysages habités et vécus
• Affirmer les coupures d’urbanisation entre les villages
• Assurer l’insertion des nouveaux bâtiments et/ou
infrastructures agricoles
• Reconnaître et préserver le patrimoine bâti et la ressource
issue de l’extraction en montagne
• Restaurer et entretenir le patrimoine bâti lié au pastoralisme
et à l’agriculture de montagne ( fermes, bordes, cabanes de
bergers, enclos, muret..)
• Révéler les paysages géologiques et archéologiques
Thème 4 : Paysages de la transition énergétique
• Veiller à l’intégration paysagère et architecturale des ENR
(Panneaux photovoltaïques, géothermie, hydro-électricité)
• Accompagner le développement d’une filière bois locale
(bois énergie, bois d’œuvre) et la création d’unités de séchage
locale pour la transformation du bois sur place
• Maintenir et pérenniser des modes d’exploitation de la foret
raisonnés et adaptés qui privilégient le maintien d’un couvert
forestier et renforcer la coopération transfrontalière
Thème 5 : Paysage de l’itinérance
• Améliorer la qualité d’accueil et de l’intégration dans les
espaces naturels et sur les sites de loisir
• Développer des stratégies d’adaptation et de coopération face
aux conflits d’usages
• Proposer des itinéraires encadrés pour valoriser les milieux
façonnés par le pastoralisme
• Protéger et mettre en valeur les chemins de randonnée
patrimoniaux et préserver leur côté immersif| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 87
Scénario préférentiel de la montagne| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 88CT Do
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Lexique
L’agroforesterie : association d'arbres et de culture ou d'animaux d'élevage dans un même
système de production agricole
Bourg : le bourg désigne un ensemble bâti continu, généralement structuré autour d’un espace
public central, caractérisé par la diversité des fonctions urbaines et la présence de fonctions de
centralité (commerces, services, équipements, etc.) qui exercent une influence sur les villages et
hameaux alentours ;
Crêtes des vallées : les grandes crêtes des vallées sont les lignes de points hauts des coteaux
des vallées.
Circulations douces : elles correspondent à tous les modes de transports autres que la voiture
ou les transports publics : marche, vélo, etc.
Corridor écologique : un corridor écologique est un ensemble d’habitats ou d’éléments
paysagers reliés entre eux et permettant la propagation et la circulation des espèces végétales et
animales. Les corridors écologiques constituent ainsi les voies de déplacement empruntées par
la faune et la flore qui relient les réservoirs de biodiversité.
Les corridors identifiés sur la carte de la Trame Verte et Bleue visent à connecter les réservoirs de
biodiversité entre eux. Ils sont constitués d’espaces de nature plus ordinaires mais qu’il est
nécessaire de protéger pour assurer l’aménagement d’un réseau écologique fonctionnel dont
les continuités permettent le déplacement des espèces.
Coulées vertes : ce sont des itinéraires structurants permettant à la fois les déplacements dans
un cadre naturel et la découverte des paysages et de leurs richesses.
Coupure verte : espace libre de toute construction située entre deux entités urbaines.
Entrée de ville : elle constitue à la fois :
• le seuil d’entrée de la commune. Il doit être valorisé et doit interpeller
à un marquage du seuil urbanisé permet de rappeler l’arrivée dans la ville
(arbre isolé, alignement d’arbres, etc.)
• un lieu de transition entre l’espace agricole et l’espace bâti (lisière urbaine)
ou entre deux espaces bâtis :
à Dans le cas d’une transition ville/campagne :
ü L’arrivée sur la ville doit être associée à des vues lointaines de qualité
ü La perception des lisières urbaines doit être positive (massifs boisés,
haies doivent accompagner le bâti afin de lui donner un cadre et
d’assurer une transition douce avec l’espace agricole). Elles
représentent les bordures de la ville et ont pour rôle de définir un cadre
de développement. Elles participent à l’image globale de la ville.
Enveloppe urbaine : L’enveloppe urbaine regroupe l’ensemble des espaces artificialisés
présentant une certaine continuité et compacité. La vocation de ces espaces n’est pas un facteur
discriminant afin d’appartenir à l’enveloppe urbaine. Ainsi, les zones d’activités, les zones
d’équipements collectifs, les infrastructures routières et ferroviaires sont intégrées à l’enveloppe
urbaine.
L’enveloppe urbaine correspond à une photographie de l’urbanisation à un « instant T » sur le
territoire : elle n’intègre donc pas les zones à urbaniser (AU) inscrites aux documents
d’urbanisme. Par ailleurs, la notion d’enveloppe urbaine désigne les espaces effectivement
construits mais également les parcelles non bâties et donc potentiellement mobilisables pour
des opérations de construction.: : Do On ne - 1e : 2 : 1. ou
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 90
Habitat isolé : l’habitat isolé désigne un ou plusieurs bâtiments isolés ou de petits
groupements d’habitations, fréquemment situés à proximité immédiate d’espaces agricoles ou
naturels (bordure de route, au bout d’un accès en cul-de-sac, etc.).
Hameau : le hameau désigne un ensemble historiquement développé autour de l’activité
agricole pouvant présenter plusieurs configurations : hameau constitué, petit village, hameau
linéaire.
NAF : Secteurs agricoles, naturels et forestiers
Paysages liés à l’eau : ils sont guidés par le réseau hydrographique, très développé sur le
territoire. Ce sont à la fois les paysages des vallées principales et tous les petits cours d’eau, fossés
et mares qui parsèment le territoire.
Réversibilité : capacité programmée d’un ouvrage à changer d’usage
Réservoirs de biodiversité : ce sont des espaces dans lesquels la biodiversité est la plus riche
ou la mieux représentée : ils abritent des espèces jugées prioritaires ou déterminantes ou
constituent un habitat propice à leur accueil.
Les réservoirs de biodiversité sont identifiés par continuum :
- Continuum forestier : sous-trame des boisements (boisements humides, boisements
sur sols acides, boisements calcaires) ;
- Continuum ouvert/semi-ouvert :
o sous-trame des espaces cultivés,
o sous-trame des pelouses et lisières sèches sur sols calcaires, sous-trame des
prairies mésophiles, sous-trame des pelouses et landes sèches à humides
sur sols acides ;
- Continuum aquatique-humide : sous trame des milieux humides-aquatiques, sous-
trame des cours d’eau.
Ripisylve : ensemble de la végétation présente sur les rives d’un cours d’eau.
Route-paysage : c’est une route belvédère et culturelle, à forte valeur historique
Terroir : le terroir est une région naturelle homogène au niveau de ses ressources et
productions, notamment sur l’aspect agricole.
Trame paysagère : elle est constituée de motifs paysagers et d’éléments de patrimoine bâti,
hiérarchisés.
On appelle « Patrimoine bâti » :
ü Tout bâtiment ancien non protégé au titre des monuments historiques ;
ü Tout bâtiment d’architecture domestique, civile, religieuse, industrielle ou militaire ;
ü Tout édifice ayant une valeur de témoignage culturel et technique.
Volume bâti important : par « volume bâti important », on entend toute construction de
volume important, construite notamment dans un territoire ouvert et ne s’intégrant pas dans son
environnement. Il peut s’agir de bâtiments agricoles, d’éoliennes, de centrales photovoltaïques,
de réseaux de lignes électriques aériennes ou toute autre construction imposante (gymnase,
salle des fêtes, etc.), pouvant entrainer une rupture d’échelle dans la lecture du paysage dans
lequel elle s’inscritnu : nu : - ne r : -
_ ne : - :
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| P L A N P A Y S A G E 2 0 2 5 - S T R A T E G I E 91
Vues remarquables : il s’agit des vues remarquables vers les éléments de patrimoine bâti
remarquable, les ensembles urbains qualitatifs et les sites naturels à fort intérêt.
On distingue plusieurs types de vue :
- Perspective paysagère : vue généralement longue, cadrée sur un élément fort du
paysage et bornée par des écrans latéraux attirant l’œil vers un point de fuite.
- Ouverture visuelle : ouverture dans le champ de vision permettant de rattacher le
territoire communal à un contexte paysager plus élargi
- Panorama : ouverture visuelle remarquable se rencontrant au niveau des points hauts
du territoire
- Co-visibilité : elle désigne deux éléments (bâtiment, élément de paysage) mis en
relation par un même regard (l'un étant visible à partir de l'autre, ou les deux pouvant
être embrassés par un même regard).
ZAN : Zéro artificialisation net
ZEN : Zéro émission netZ PaYs
/ Basque
eUSKaL
AE]
COMMUNAUTÉ CETTE
CLTUE ELKARGOA
COIUNNL D'AGLOMERACION
15 avenue Foch, CS 88 507, 64185 Bayonne Cedex
LRO EYF ETES
contact@communautepaysbasque.fr