Offres
API
Connexion
Documents similaires
Procès Verbal - PV CM 06 10 2022
Procès Verbal - PV CM 20 10 2023
Procès Verbal - PV CM 14 12 2023
Procès Verbal - PV CM 07072022
Procès Verbal - PV CM 09122022 1
Procès Verbal - PV 07072023
Déliberation - Deliberations 1 a 33 CM 09 12 2022
Déliberation - CM11 10 2022 Deliberations 1 a 23
Procès Verbal - PV CME 23062022
Procès Verbal - PV du 10 octobre 2022
Procès Verbal - PV CM 11 10 2022
Document publié le Mardi 11 octobre 2022 par la commune de Villemomble.
Lien du pdf (Procès Verbal - PV CM 11 10 2022)
Thèmes du document : Justice et droit, Aménagement du territoire, Transports,
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 1 sur 112
CONSEIL MUNICIPAL DU
11 OCTOBRE 2022
PROCÈS-VERBAL
Le conseil municipal s’est réuni en séance ordinaire, le 6 octobre 2022 à 14h00, suivant la convocation en date
du 30 septembre 2022, sous la présidence de Monsieur le Maire, Jean-Michel BLUTEAU. Le quorum n’étant pas
atteint, le conseil municipal a été ajourné conformément aux termes de l’article L. 2121-17 du code général des
collectivités territoriales. Il est ainsi permis de convoquer à nouveau un conseil municipal au moins à 3 jours
d’intervalle du précédent. Les délibérations inscrites à l’ordre du jour sont discutées et votées sans conditions
de quorum lors de la séance du 11 octobre 2022 à 10h00, suivant la convocation en date du 6 octobre 2022.
La loi n°2021-1465 du 10 novembre 2021 portant diverses dispositions de vigilance sanitaire abroge à partir
du 1er août 2022 les dispositions du code de la santé publique relatives à l’état d’urgence sanitaire, créé au
printemps 2020, ainsi que le régime de sortie de crise sanitaire dit « transitoire », qui a pris fin le 31 juillet 2022.
Ainsi, la séance s’est tenue en public et a été retransmise en direct sur le site Youtube de la Ville. Le caractère
obligatoire du port du masque n’est plus imposé.
______________________________________________________________________________________________________________________
ÉTAIENT PRÉSENTS : M. BLUTEAU Jean-Michel, Mme PAOLANTONACCI Pascale, M. PRINCE Patrick,
M. GERBAUD Jean-Christophe (jusqu’à 16h10), Mme FITAMANT Patricia, M. ZARLOWSKI Serge,
Mme LEFEBVRE Concetta, M. LABRO Philippe, Mme POLONI Françoise, Mme SERONDE Françoise,
Mme VENACTER Jeannine, M. ACQUAVIVA François, M. ROLLAND Guy (jusqu’à 15h04), M. CEDECIAS Arlette,
M. FITAMANT Alain, Mme BERGOUGNIOU Françoise, M. LE MASSON Gilbert, M. CALMEJANE Patrice,
Mme POCHON Elisabeth, M. MINETTO Jean-Marc, Mme VERBEQUE Sandrine, M. BIYOUKAR Lahoussaine.
ABSENTS, REPRÉSENTÉS : M. BOULON Alex représenté par Mme VENACTER Jeannine, M. MAHMOUD Riad
représenté par M. BLUTEAU Jean-Michel, Mme HECK Isabelle représentée par Mme FITAMANT Patricia,
M. MALLET Eric représenté par M. GERBAUD Jean-Christophe, M. GERBAUD représenté par M. ZARLOWSKI
Serge (à partir de 16h11), M. ROLLAND Guy représenté par Mme PAOLANTONACCI Pascale (à partir de 15h05),
M. AVRAMOVIC Jovan représenté par Mme POLONI Françoise, Mme GALEY Louise représentée par
Mme LEFEBVRE Concetta, Mme MELART Laurence représentée par M. PRINCE Patrick, M. HADAD Hubert
représenté par Mme VERBEQUE Sandrine, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR Thibaud représenté par
M. LE MASSON Gilbert, Mme LEFEVRE Laura représentée par Mme BERGOUGNIOU Françoise, M. KALANYAN
Aram représenté par M. CALMEJANE Patrice, M. BANCEL Nathanaël représenté par M. Jean-Marc MINETTO,
Mme LECOEUR Anne représentée par M. BIYOUKAR Lahoussaine.
SECRÉTAIRE DE SÉANCE : M. BIYOUKAR.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 2 sur 112
SOMMAIRE
Élection d’un Secrétaire de séance ......................................................................................................... 4
Approbation des procès-verbaux des 23 juin et 7 juillet 2022 ................................................................ 5
1. Élection de deux adjoints au Maire suite à vacances de postes ......................................................................................... 9
2. Fixation des indemnités de fonction du Maire, des adjoints et des conseillers municipaux................................. 13
3. Approbation de la Décision Modificative n° 1 du budget de la Ville ............................................................................. 15
4. Admission en non valeur des créances éteintes ..................................................................................................................... 45
5. Admission en non-valeur des produits irrécouvrables ......................................................................................................... 45
6. Fixation des tarifs du stationnement payant sur voirie et du forfait post-stationnement à compter du
1er janvier 2023 .......................................................................................................................................................................................... 45
7. Subventions d’un montant inférieur à 23 k€ attribuées aux associations, au titre de l’année 2022 .................. 52
8. Attribution de subventions aux porteurs de projets dans le cadre de l'appel à projets 2022 du Contrat de
Ville ................................................................................................................................................................................................................. 56
9. Cession d'une parcelle de terrain sise 45 à 49 Grande Rue à Villemomble, cadastrée section R numéro 40,
d'une contenance de 839 m² (ancien conservatoire) ................................................................................................................. 58
10. Approbation de la vente d'une partie de la parcelle sise 29 rue de la Carrière à Villemomble, cadastrée
section AD numéro 306 d'une contenance de 04a28ca ........................................................................................................... 70
11. Dénomination du Gymnase de l'Est situé 47 bis avenue des Roses à Villemomble en « Gymnase Thomas
Bouhail » ...................................................................................................................................................................................................... 74
12. Heures supplémentaires des personnels d'enseignement artistique ........................................................................... 76
13. Statut de collaborateur occasionnel de service .................................................................................................................... 78
14. Création de postes entraînant la modification du tableau des effectifs fixe au 24 mars 2022 .......................... 79
15. Approbation du projet de convention relatif à la mise en place du Projet Éducatif Territorial (PEDT) et d'un
Plan mercredi ............................................................................................................................................................................................. 80
16. Adoption du règlement intérieur des cimetières ................................................................................................................. 81
17. Mise à la réforme et cession de véhicules appartenant à la Ville via la plate-forme de vente aux enchères
par internet dénommée « Agosrastore.fr » .................................................................................................................................... 84
18 et 19 : Protection fonctionnelle au bénéfice de Monsieur Lahoussaine BIYOUKAR et Madame PRIEUR-
GUICHAOUA ............................................................................................................................................................................................... 85
20. Adhésion aux missions de médiation à l'initiative du juge ou des parties mises en oeuvre par le CIG (Centre
Interdépartemental de Gestion) Petite Couronne ....................................................................................................................... 92
21. Adhésion à la mission de médiation préalable obligatoire (MPO) mise en œuvre par le CIG (Centre
Interdépartemental de Gestion) Petite Couronne ....................................................................................................................... 92
22. Adhésion au Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l'Electricité en Ile-de-France (SIGEIF) de la communauté
d'agglomération Val Parisis (95) au titre de la compétence infrastructures de recharge pour véhicules
électriques (IRVE) ...................................................................................................................................................................................... 93
23. Adhésion au Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l'Electricité en Ile-de-France (SIGEIF) de la communauté
de communes de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts au titre de la compétence infrastructures de recharge
pour véhicules électriques (IRVE) ....................................................................................................................................................... 93RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 3 sur 112
Liste des décisions, contrats et marchés conclus par Monsieur le Maire dans le cadre de sa délégation
ou passés par la Ville .............................................................................................................................................................. 93
Questions orales ........................................................................................................................................................................ 99
Vœux ........................................................................................................................................................................................... 109RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 4 sur 112
(La séance est ouverte, sous la présidence de M. BLUTEAU, à 10 h 00.)
M. le Maire.- Bonjour à toutes et à tous, le Conseil municipal s’est réuni en séance ordinaire le 6 octobre 2022
à 14 h 00, suivant la convocation en date du 30 septembre. Le quorum n’ayant pas été atteint, le Conseil
municipal a été ajourné, conformément aux termes de l’article L.2121-17 du CGCT.
Il est ainsi permis de convoquer à nouveau un Conseil municipal à au moins trois jours d'intervalle du
précédent. Je déclare ouverte la séance du Conseil municipal du 11 octobre 2022, également convoqué le
6 octobre dernier.
Les délibérations inscrites à l'ordre du jour sont discutées et votées sans condition de quorum.
La séance se tient en public et est retransmise sur la chaîne YouTube de la Ville.
Le caractère obligatoire du port du masque n’est plus imposé.
Dans le prolongement des précédents conseils municipaux, les délibérations feront l’objet d'un vote
électronique, je vous invite effectivement à ouvrir vos tablettes et surtout à les mettre à jour. C’est la DINSI qui
nous accompagne dans le processus de cette séance.
Il est rappelé que les membres du Conseil municipal voteront sur la tablette mise à disposition et sur laquelle
l’application « Nomad » est installée.
Pour le bon déroulement des séances, chaque membre de l’Assemblée doit disposer du matériel nécessaire à
sa participation.
Conformément au CGCT, le principe et les conditions de mise en œuvre du scrutin public et du scrutin secret
seront respectés.
Il est procédé à l’appel nominal et au contrôle des délégations de vote.
Élection d’un Secrétaire de séance
M. le Maire.- Il convient de procéder à l'élection d'un ou une Secrétaire de séance. Traditionnellement, c'est
le benjamin de notre Assemblée qui est proposé pour remplir ce rôle. Selon mes informations, cela doit être
M. BIYOUKAR.
Y a-t-il d’autres candidatures ? (Non.)
Il est procédé au vote – Résultat : Unanimité.
M. Lahoussaine BIYOUKAR est donc déclaré Secrétaire de séance, c'est un vote unanime.
Je remercie l'Administration présente, qui nous accompagne également pour cette séance.
Nous passons maintenant à l'examen de l'ordre du jour.
M. BIYOUKAR.- J'aimerais faire un petit préambule avant de commencer l'ordre du jour.
M. le Maire.- Nous approuvons d’abord les comptes-rendus.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 5 sur 112
Approbation des procès-verbaux des 23 juin et 7 juillet 2022
M. le Maire.- Approbation du procès-verbal du 23 juin 2022 : séance du Conseil municipal extraordinaire qui
avait été convoqué à 19 h 00 et qui avait duré quatre heures.
M. BIYOUKAR.- Je vous remercie. Avant de procéder au vote, j’aimerais faire un petit préambule sur le
magazine de la ville qui est sorti il y a maintenant quelques semaines.
M. le Maire.- Non monsieur BIYOUKAR, nous traitons là du compte-rendu de la séance du 23 juin.
M. BIYOUKAR.- C'est la raison pour laquelle je vous ai demandé la parole avant de procéder au vote.
M. le Maire.- Et c’est moi qui donne la parole et qui ai la police de l’Assemblée. Dans ces conditions, j'avais
bien précisé, monsieur BIYOUKAR, que vous alliez avoir une courte intervention, je considère que court, ce
n'est pas plus de deux minutes.
M. BIYOUKAR.- Monsieur le Maire, dans le dernier magazine de la ville qui est sorti il y a maintenant quelques
semaines, 52 pages ont été utilisées pour satisfaire votre ego. Je vous rassure, pour les points négatifs de votre
bilan et la gestion désastreuse de votre équipe, il aurait fallu plus de 100 pages pour en faire la description.
Ce qui m'a frappé, monsieur BLUTEAU, c’est la dernière page : la tribune de votre groupe Réussir Villemomble
ensemble. D’ailleurs, cette tribune n’a été ni rédigée ni signée par M. GERBAUD, qui n'était pas présent à la conférence des présidents de groupe. Je demanderai à la fin de mon propos s’il a démissionné de sa fonction de Président du groupe RVE.
Monsieur le Maire, je vous cite : « ne vous laissez pas abuser, ces gens sont dangereux ». Vous osez qualifier
les groupes d'opposition de « dangereux », vous osez insulter 55 % des électeurs inscrits, qui ont voté pour les
listes de M. CALMÉJANE et de M. MINETTO. Mieux encore, vous osez insulter vos propres électeurs puisque
les élus du groupe Alliance démocratique à Villemomble ont grandement contribué à la victoire de votre liste
et cela, tout le monde le sait.
Alors, monsieur BLUTEAU, je vous demanderai un peu de décence et surtout de la dignité lorsque vous qualifiez
de « gens dangereux » vos opposants, vous siégez dans l'opposition au Conseil départemental ; vous avez
vous-même été conseiller municipal d'opposition en 2019. Pourtant, personne ne vous qualifie ou ne vous a
qualifié de « dangereux ».
Je termine en disant que, si être dangereux, c'est de défendre le pouvoir d'achat des Villemomblois ; si être
dangereux, c’est de défendre les agents de la Ville qui - je le rappelle - sont en grande souffrance ; si être
dangereux, c’est de dénoncer vos malversations, alors, oui, je suis fier d'être considéré comme étant un
dangereux élu.
Je vous le dis les yeux dans les yeux, monsieur BLUTEAU, ce n'est ni la mauvaise gestion des affaires de la Ville,
ni la gestion désastreuse de votre équipe municipale, ni le combat politique qui doivent vous permettre de
tenir de tels propos.
Je termine par un conseil, monsieur BLUTEAU : contentez-vous de répondre aux besoins des Villemomblois, de
défendre l'intérêt général et de réaliser votre programme électoral, vous en êtes bien loin.
M. ZARLOWSKI.- Il s'agit de faire court, je vais donc faire très court monsieur BIYOUKAR : juste se mettre en
scène sur des vidéos en boxeur et expliquer que l’on va en Conseil municipal, je trouve cela moyen en termes
de pacification.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 6 sur 112
M. CALMÉJANE.- Premier élément, pourquoi nous retrouvons-nous ce matin alors que nous aurions dû siéger
jeudi dernier ? C'est simplement le constat que vous êtes dans l'incapacité de réunir votre majorité pour avoir
le quorum et que nos séances puissent se tenir normalement.
Deuxième élément, c'est le constat que, comme les différents groupes l’ont demandé, les horaires que vous
souhaitez imposer pour la tenue des conseils municipaux sont complètement aberrants : en milieu de semaine,
le jeudi à 14 h 00, et on a vu ce que cela donnait la semaine dernière puisque vous n’aviez pas le quorum ;
vous remettez cela à 10 h 00 ce matin en milieu de semaine, alors que soit nous demandons de commencer à
18 h 00, voire 19 h 00, soit nous avons même proposé le samedi pour permettre non seulement aux élus mais
aussi au public de venir.
C'est le constat de votre échec dans l'organisation des conseils municipaux.
Puisque c'est le point que vous avez mis en débat, je reviens sur le compte-rendu du Conseil municipal du
23 juin, en rappelant qu’il s’était tenu à la demande des groupes d'opposition, en respectant l'article L.2121-9
du Code Général des Collectivités Territoriales et que, cette fois, vous aviez pris la précaution de le tenir à
19 h 00, ce qui avait permis d’une part à tous les conseillers municipaux de la majorité ou de l’opposition d'être
présents en nombre suffisant pour avoir un quorum, d'autre part à un public nombreux de venir. C'est bien le
constat que cela peut fonctionner.
Autre élément par rapport à ce compte-rendu, vous avez peut-être trouvé les débats trop longs mais,
engageant plus de 70 propriétés dans un secteur où vous voulez imposer votre vision de l'urbanisme, il était
important d'en débattre. Le problème est que, à l'issue de ce Conseil, nous ne connaissions toujours pas le
périmètre de la ZAC. Il a fallu attendre le lendemain…
M. le Maire.- Monsieur CALMÉJANE, afin qu'il n'y ait pas de rupture d'égalité, oui, je vous ai coupé la parole
tandis que vous digressiez, j'avais laissé deux minutes à M. BIYOUKAR qui les a respectées, dans ces conditions,
je vous redonne la parole mais finissez.
M. CALMÉJANE.- Je termine sur le compte-rendu mais je vais être obligé de reprendre mon propos pour que
cela ait une certaine cohérence : je rappelle que, à l'occasion de ce débat, nous avions demandé des précisions
sur le périmètre de la ZAC, que vous avez comme d’habitude sorti des choses qui ne tenaient pas et qu’il a
fallu attendre 48 heures pour que, dans un communiqué Facebook, qui n’est pas un organe de communication
officiel de la Ville, vous annonciez à nouveau un périmètre différent.
Je souhaite aussi que vous ayez une position claire sur cette ZAC par rapport à ce débat qui permettait d'éclairer
non seulement les conseillers municipaux de la majorité et de l’opposition sur vos intentions dans ce secteur
mais aussi et surtout les propriétaires concernés par la ZAC Guérin. Quel est le devenir et quel est le périmètre
de ZAC vous souhaitez gérer à l’avenir ? Il est intolérable de maintenir une incertitude vis-à-vis des différents
propriétaires de ce secteur.
M. MINETTO.- J’ai une remarque sur le compte--rendu et sur les documents publiés, après un texte court sur
la tenue de ce Conseil municipal.
M. le Maire.- Dans les deux minutes que je vous alloue.
M. MINETTO.- Premier élément, le compte-rendu date du 23 juin, nous en avons un deuxième du 7 juillet,
nous souhaiterions les avoir à l'avance. Autrement dit, le jour où vous les recevez et où vous les avez relus,
nous aimerions avoir la possibilité de les relire lorsque l'on a en tête le Conseil municipal et non pas nous
refaire le film trois mois après. Cela ne me semble pas très compliqué et vous pourriez faire preuve de bonne
volonté.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 7 sur 112
Deuxième élément concernant les conseils municipaux, vous indiquez partout que les conseils municipaux sont
filmés, même si le public peut être présent, pourtant, les vidéos sont systématiquement effacées. Évidemment,
que font les Villemomblois ? Ils vont sur notre page Facebook pour avoir la totalité. Nous aimerions
comprendre.
Dernier élément s’agissant de la tribune du journal municipal, cela fait deux ou trois fois que votre groupe
majoritaire répond à nos tribunes. Il suffit de les lire pour constater que votre groupe y répond. Il y a donc une
iniquité totale. Lorsque vous rédigez votre tribune majoritaire, vous n’avez pas à avoir nos documents, ou alors
vous envoyez les documents à tout le monde dès que vous les recevez. Sinon, c’est inacceptable.
Je reviens enfin très rapidement sur la présente séance du Conseil municipal : parmi les élus du Conseil,
monsieur le Maire, beaucoup travaillent. C'est vrai pour l’opposition et pour la majorité. Nous le voyons bien
aujourd’hui. L'autre jour, il manquait sept personnes parmi votre majorité, dont quatre adjoints, là, je compte
de nouveau sept personnes absentes et de nouveau quatre adjoints.
Malgré les demandes réitérées, vous vous obstinez à fixer les réunions de Conseil municipal dans la journée.
Cette petite mesquinerie vous amuse peut-être, ce n’est absolument pas notre cas. Vos élus aussi puisqu’ils ne
sont pas là.
Le 6 octobre, les élus des différents groupes d’opposition ont dit stop, nous ne voulons pas être les supplétifs
qui constituent le quorum d’un Conseil municipal où la majorité part en lambeaux avec des démissions
successives. Ce qui devait arriver arriva, la majorité n’était pas là. Faute de quorum, le Conseil municipal n'a pas
pu se tenir.
Je rappelle que, au lendemain des élections municipales, vous aviez 26 sièges, soit une large majorité ; c’est la
loi qui vous la donne. Aujourd'hui, vous n'en avez plus que 22 suite aux démissions d'adjoints et de conseillers
de votre groupe…
M. le Maire.- Jusqu'ici, vos collègues avaient respecté ce que j'avais indiqué, je vous demande d'avoir un
traitement équitable.
M. MINETTO.- Je continue si vous le voulez bien. Vous remarquerez que le début de mon intervention était
sur le point de l'ordre du jour. Les deux minutes ne sont donc pas entamées aussi largement que cela.
Bien sûr, vous pouvez vous offusquer et nous donner de grandes leçons de responsabilité et de démocratie.
Rappelons que, lors du Conseil municipal du 12 avril 2018 et du 7 octobre 2017, alors que, encore allié de
M. CALMÉJANE, vous aviez refusé de siéger, entraînant déjà un report de deux conseils municipaux.
Aujourd'hui, monsieur BLUTEAU, on pourrait imaginer que vous êtes l'arroseur arrosé. Je rappelle que, à
l’époque, vous disiez dans Le Parisien : « il faut bien montrer ses muscles par moments ».
Concernant l'horaire, nous pensions que vous aviez compris le message. Eh bien non ! Vous reportez le Conseil
municipal d’aujourd'hui à 10 h 00. Pour un CM à 14 h 00, il faut prendre une demi-journée, pour un CM à
10 h 00, il faut prendre une journée complète. Je constate que, de nouveau dans votre majorité, il y a sept
personnes absentes, si l’opposition n'avait pas siégé et si nous avions eu une exigence de quorum aujourd'hui,
de nouveau le Conseil municipal ne se serait pas tenu. Est-ce votre politique de faire systématiquement des
conseils municipaux sans quorum ?
Encore une fois, si l’opposition n’avait pas été là aujourd’hui et s’il avait fallu le quorum, il n'y aurait pas eu de
Conseil municipal. Je réitère ce que j’ai dit l’autre jour : monsieur le Maire, vous n'avez plus de majorité pour
gérer la Ville.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 8 sur 112
M. ZARLOWSKI.- Concernant le quorum de jeudi, je vous remercie tous en tout cas pour votre compassion
pour nos collègues qui soit étaient malades soit ont perdu un proche, qui n'ont donc pas pu venir. Ils
apprécieront justement votre comportement.
Vous avez donné la réponse dans vos demandes : pourquoi cet horaire de 14 h 00 ou 10 h 00 ? Justement
parce que la durée est insupportable, il n'y a pas de séance comparable autour. Qu'il y ait des débats, vous
évoquez les sujets type ZAC Guérin, c’est entièrement d'accord, qu'il y ait un débat alors que l'on n'a pas
attaqué l'ordre du jour et que l'on ne va démarrer qu'à 10 h 30 sur de nombreux sujets connexes, dont le
magazine de la Ville, cela me paraît extraordinaire. Peut-être arriverons-nous à démarrer l'ordre du jour.
Vous évoquez les absences du jour, je note simplement que, proportionnellement, nous sommes bien plus
nombreux puisqu'il vous manque un tiers de votre équipe et 50 % d’autre part, ce qui n’est pas le cas chez
nous. Peut-être est-ce l’avantage de la majorité mais c'est ainsi.
Enfin, sachez que nous aussi prenons des journées et pas seulement pour les conseils municipaux, nous les
cumulons avec nos activités professionnelles. C'est donc une contrainte pour tous et pas uniquement pour
l'opposition.
Quant à M. GERBAUD, il vous répondra directement mais, en effet, du fait de ses activités professionnelles,
nous sommes tous très pris, cela justifie tout à fait la demande de M. BIYOUKAR.
Mme POCHON.- Deux minutes, monsieur GERBAUD, pas plus.
M. GERBAUD.- J’ai un chronomètre malgré mon état grippal ; j’ai fait un test et je n'ai pas le Covid-19.
Concernant la présidence de groupe, je suis dans une phase de réappropriation professionnelle, j'ai donc
beaucoup de choses à faire. En conséquence, j'ai décidé de faire peu de choses mais bien, plutôt que de me
disperser sur de nombreux sujets.
J’ai pris 27 secondes.
M. MINETTO.- Donc vous n’êtes plus président du groupe ?
M. le Maire.- Donc M. GERBAUD n'est plus président, pour des raisons professionnelles, du groupe de la
majorité, mais je pense que cela ne remet pas en cause sa cohésion.
Mme VERBEQUE - C'était la question que je voulais poser, je suis un peu surprise des propos de M. GERBAUD
mais je m’arrête là. Je pense qu'il y a deux poids et deux mesures.
M. le Maire.- Je mets aux voix le compte-rendu de la séance du 23 juin.
(Problème du système de vote électronique.)
Mme POCHON.- La mise en place du vote électronique nous aura fait perdre énormément de temps ces
dernières séances.
M. CALMÉJANE.- À combien de repas de cantine ces problèmes équivalent-ils ?
M. le Maire.- Nous remercions une nouvelle fois les collègues des services de la DINSI qui nous accompagnent
pour la bonne prise en main de Nomad. Je ne pense pas qu'il faille être désagréable à l'endroit du service
public.
Mme POCHON.- Ce sont les ficelles habituelles de M. BLUTEAU.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 9 sur 112
M. MINETTO.- Finalement, nous aurions dû prendre la parole pendant le vote, nous aurions gagné du temps.
Mme POCHON.- Si on retirait le temps où il a fallu s’occuper de vos bisbilles, je vous assure que les conseils
municipaux auraient pu être réduits de facilement une heure à chaque fois.
M. MINETTO.- Vous ne voulez vraiment pas que l’on procède à un vote à main levée ? Vous corrigerez après.
M. le Maire.- Je mets fin au suspens, comme nous avons l’avantage d'avoir la DINSI avec nous, cela permettra
d’enregistrer nos votes dans les tablettes, exceptionnellement, je vous propose que nous votions à main levée.
Je sollicite donc les suffrages pour l’approbation du compte-rendu de la séance du 23 juin.
Il est procédé au vote – Résultat : 25 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme LEFEBVRE, M. LABRO, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CÉDÉCIAS, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, Mme MÉLART, Mme POCHON, M. MINETTO, M. BANCEL), 4 voix contre (Mme LECŒUR, Mme VERBEQUE, M. HADAD, M. BIYOUKAR) et 6 abstentions (M. CALMÉJANE, M. KALANYAN, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, M. LE MASSON, Mme LEFEVRE, Mme BERGOUGNIOU).
Nous passons à l’approbation du compte-rendu du Conseil municipal du 7 juillet.
Concernant votre remarque, monsieur MINETTO, sur le délai d’envoi du compte-rendu, sachez que ces
comptes-rendus finalisés suite au travail énorme de sténotypie nous ont été transmis quelques jours avant
qu'ils vous soient communiqués. C'est un travail considérable. Sachez par exemple qu’il n’était pas prévu au
budget de tenir une séance exceptionnelle le 23 juin et qu’il a donc fallu prévoir un budget en complément
pour assurer le travail de la sténotypie et la rédaction du compte-rendu ; c'est une somme de pas loin de
4 000 €.
C’est un travail conséquent et nous saluons une nouvelle fois la qualité de sa réalisation.
M. MINETTO.- Nous également.
M. le Maire.- Avez-vous des commentaires ? Je n'en vois pas.
Il est procédé au vote – Résultat : 25 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme LEFEBVRE, M. LABRO, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CÉDÉCIAS, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, Mme MÉLART, Mme POCHON, M. MINETTO, M. BANCEL), 4 voix contre (Mme LECŒUR, Mme VERBEQUE, M. HADAD, M. BIYOUKAR) et 6 abstentions (M. CALMÉJANE, M. KALANYAN, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, M. LE MASSON, Mme LEFEVRE, Mme BERGOUGNIOU).
1. ÉLECTION DE DEUX ADJOINTS AU MAIRE SUITE À VACANCES DE POSTES
M. le Maire.- Il est proposé à l’Assemblée de procéder à l’élection du 12e et 13ème adjoint, au scrutin secret de
liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel parmi les membres du Conseil municipal, chaque
liste étant composée alternativement d’un candidat de chaque sexe.
Le tableau du Conseil municipal sera mis à jour en conséquence.
Pour rappel, le CGCT prévoit que le nombre d'adjoints ne peut excéder 30 % de l'effectif légal du Conseil
municipal, le nôtre étant arrêté à 35 sièges. De plus, conformément aux articles L143-1 et L122-1 du CGCT, il
est autorisé de dépasser le plafond fixé par la loi de 30 % afin d’instituer les postes d’adjoint de quartier,
situation dans laquelle nous nous trouvons.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 10 sur 112
Je demande aux candidats de bien vouloir se faire connaître.
M. CALMÉJANE.- Je signale que je suis toujours dans l’attente de la date d'attribution et de retrait des
délégations des adjoints depuis juillet 2020. Cela fait deux conseils municipaux que je demande ce tableau. Je
souhaite aussi avoir les formations effectuées par les élus en 2020 et 2021.
Puis, je rappelle à tous que le vote de ce matin n'est pas conforme à l'article L.2122-14 du Code Général des
Collectivités Territoriales puisqu’il prévoit que, en cas de démission ou annulation d’élection, le remplacement
des adjoints doit se faire dans les 15 jours. Or, les démissions des adjoints ont eu lieu en juin, nous avons eu
une séance en juillet et, là, nous nous retrouvons au mois d’octobre pour élire à nouveau des adjoints. Pour
moi, cette Délibération n'est pas conforme au Code Général des Collectivités Territoriales. Nous ne présentons
pas de candidat, nous vous laissons avec vos morceaux de majorité, ayant constaté les démissions depuis
24 mois et les absences de certains la semaine dernière, qui n’ont pas permis d’avoir le quorum.
M. MINETTO.- Chers collègues du Conseil municipal, depuis plusieurs mois nous n'avons plus d'adjoint à
l'Urbanisme et à l'Événementiel. Surtout, depuis maintenant plus d’un an, nous n’avons plus d'adjoint au Social
et à la Santé. Alors que les Villemomblois vivent des moments difficiles (Covid-19, inflation, augmentation des
prix, et la liste pourrait être encore très longue), ce poste d'adjoint au Social et à la Santé nous paraît primordial.
Nous ne comprenons pas pourquoi vous n'avez pas immédiatement renommé quelqu'un. Il est vrai que vous
avez préféré renommer un adjoint à la Cause animale.
Lors de la Saint-Fiacre, nous avons longuement discuté avec M. le Maire de Bonn-Hardtberg qui nous expliquait
que, en Allemagne, on avait la politique du compromis, la recherche du consensus obligeant au dépassement
des différences politiques. Il nous indiquait que, chez lui, il travaillait avec les oppositions. Il ne comprenait pas
qu’en France, lorsqu'une majorité dirigeait une Ville, elle ne donnait pas de responsabilité à l'opposition et ne
travaillait pas avec elle.
Au vu de ce que nous avons ressenti au dernier Conseil municipal et au fait que vous n'avez plus de majorité,
nous nous sommes dit que vous auriez pu, depuis longtemps, donner une délégation aux oppositions.
Cela vous ennuie ce que je dis, monsieur le Maire, j'aime beaucoup votre sourire, vous avez un sourire très
particulier que les Villemomblois apprécient.
M. le Maire.- C'est une écharpe que cela cherche.
M. MINETTO.- Vous ne l'avez pas fait, depuis maintenant un an en ce qui concerne le social. Évidemment,
nous ne candidaterons pas mais, monsieur le Maire, vous auriez pu le faire. Si pour vous la Cause animale est
plus importante…
M. le Maire.- Deux minutes monsieur MINETTO.
Mme POCHON.- Ce n'est pas dans le règlement.
M. le Maire.- Vous avez indiqué votre orientation qui est de ne pas proposer de candidat. Je demande à savoir
s'il y a d'autres candidats.
Mme POCHON.- Ce n'est pas dans le règlement !
(Interventions multiples. Inaudible.)
M. MINETTO.- Il n’y a pas de problème, nous sommes très calmes. Vous nous coupez la parole et vous
appliquez un règlement qui n’existe pas.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 11 sur 112
Mme PAOLANTONACCI.- Pour la liste Réussir Villemomble ensemble, nous proposons la candidature de
Mme Françoise SERONDE en qualité de 12e adjoint et de M. Alain FITAMANT en qualité de 13e adjoint.
M. BIYOUKAR.- J'avais simplement une question et une remarque.
Ma question : quelles délégations seront-elles données à M. FITAMANT et à Mme SERONDE ?
Ma remarque : je suis très content pour Alain FITAMANT et Françoise SERONDE. Il ne vous a pas échappé que
j'ai fait partie de la liste RVE pendant deux ans, or, il me semble que l'alliance que vous aviez passée en 2020
avec le parti La République en marche ! prévoyait deux écharpes d'adjoint au maximum pour ce parti. Si
M. FITAMANT récupère une écharpe, je suis très content pour lui, cela fera trois écharpes d'adjoint pour le parti
La République en marche ! Qu'en est-il de cette alliance et de ce que vous aviez négocié avec ce parti lors de la campagne de 2020 ?
M. ZARLOWSKI.- Les discussions qui peuvent se passer lors d'une campagne électorale et les rapprochements
de listes qui peuvent intervenir ne préjugent absolument pas du fonctionnement ensuite d'une équipe. Chacun
est donc nommé en fonction de ses compétences, ce qui n'a peut-être pas été toujours le cas.
Mme VERBEQUE - Je vous remercie monsieur ZARLOWSKI, nous comprenons que vous êtes le nouveau Maire
de Villemomble.
Mme POCHON.- C'est le porte-parole.
M. le Maire.- Nous devons nécessairement voter à bulletins secrets, il requiert que vous vous prononciez sur
les candidatures de Mme Françoise SERONDE et de M. Alain FITAMANT afin d’occuper les postes de 12e et
13e adjoints.
M. BIYOUKAR.- Qu’en est-il des délégations ?
M. le Maire.- J'ai la parole, monsieur BIYOUKAR et, pour le moment, je la conserve.
Il est donc nécessaire de constituer un bureau pour la bonne tenue du vote, je demande au Secrétaire de
séance de remplir cette fonction et je propose de lui adjoindre Mme POLONI ainsi que Mme POCHON ?
Mme POCHON.- Non.
M. le Maire.- Monsieur MINETTO ?
M. MINETTO.- Moi également, je vous laisse vous débrouiller.
M. le Maire.- Donc vous voudriez bien avoir une écharpe mais cela…
M. MINETTO.- Vous n’avez pas bien compris le message, monsieur le Maire, vous m’attaquez, rendez-moi la
parole.
M. le Maire.- Donc je prends quelqu'un de confiance : M. Philippe LABRO.
M. LABRO.- Je vais le faire, je suis constructif.
M. le Maire.- Très bien, nous aurons ainsi l'ancien et le nouvel adjoint aux Sports.
M. BIYOUKAR.- J’ai simplement posé la question des délégations. Qu’en est-il ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 12 sur 112
M. le Maire.- Vous n'avez pas la parole. Nous procédons au vote.
M. BIYOUKAR.- J'aimerais voter pour mais il me faut les délégations.
Mme BERGOUGNIOU.- Comme l’a indiqué M. CALMÉJANE précédemment, cette élection n'étant pas
conforme, nous ne prenons pas part au vote.
M. le Maire.- Donc l’ensemble du groupe UAV ne prend pas part au vote.
Monsieur MINETTO ou madame POCHON, voulez-vous participer au vote ?
Mme POCHON.- Devant cette parodie, nous ne prenons pas part au vote également.
M. le Maire.- C'est noté.
Monsieur BIYOUKAR et madame LECŒUR ?
M. BIYOUKAR.- Pareil.
M. le Maire.- Dans ces conditions, le scrutin est clos.
(M. BIYOUKAR et M. LABRO procèdent au dépouillement du vote à bulletins secrets.)
Les résultats sont les suivants :
- Nombre de bulletins trouvés dans l'urne : 22
- Votes blancs ou nuls : 2
- Suffrages exprimés : 20
Mme Françoise SERONDE et M. Alain FITAMANT ayant recueilli la majorité absolue, ils sont proclamés
respectivement 12e et 13e adjoints ; ils sont immédiatement installés.
M. le Maire remet les écharpes d’adjoint à Mme SERONDE et à M. FITAMANT.
M. le Maire.- Bravo à nos chers collègues.
Pour M. BIYOUKAR ou Mme VERBEQUE qui sollicitez la parole, si c'est pour la question concernant les
délégations qui vont leur être confiées, je vous rappelle que, le 5 juillet 2020, à aucun moment il n'avait été
indiqué qui aurait quoi comme délégation. Précédemment, lorsque nous avons installé, et j'en suis
particulièrement heureux, Mme Concetta LEFEBVRE et M. Philippe LABRO, nous ne l’avions pas non plus
précisé.
Maintenant, je vous rassure, ils auront effectivement des rôles importants dans la majorité, précisément sur la
dimension sociale que j'ai modestement assurée depuis l’éviction de Mme Anne LECŒUR, suite à l'audit qui
avait révélé une gestion calamiteuse et catastrophique du centre médico-social Marcel Hanra…
Mme POCHON.- Dont vous étiez administrateur.
M. MINETTO.- Vous avez tous levé la main en disant « on vote le budget ».
M. CALMÉJANE.- C'est du grand n'importe quoi.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 13 sur 112
M. le Maire.- Mesdames et Messieurs, vous n’avez pas la parole. Comme seul le Social vous intéresse, je pense
que nos deux nouveaux collègues pourront remplir ces missions en ce domaine d'une façon particulièrement
efficace.
Mme VERBEQUE - Puisque nous avons quitté nos postes d'adjoint, pouvons-nous avoir nos petits pin's de
conseillers municipaux ? Aujourd'hui, nous n’en avons plus.
M. le Maire.- Sans aucun souci, une fois que nous aurons récupéré tout ce qui vous a été confié au préalable.
Il a tout de même fallu que j'adresse des courriers en recommandé pour récupérer certains attributs. Une fois
que nous aurons tout récupéré, vous aurez peut-être des pin’s.
M. BIYOUKAR.- J'ai reçu le courrier vendredi.
Mme VERBEQUE.- Attendez-vous quelque chose de ma part ? Je ne le pense pas.
M. le Maire.- Non mais M. BIYOUKAR a répondu, c’est lui que cela concerne.
Donc, Monsieur BIYOUKAR, vous serez bien gentil de nous rendre tout ce qui vous a été confié, notamment
les clés des établissements sportifs dont vous disposez encore.
Mme VERBEQUE - Je suis conseillère municipale depuis le mois de mars. Depuis, je suis en attente. Il y a eu à
plusieurs reprises des manifestations. J’apprécierai, avant la fin du Conseil, d’avoir un pin's que votre Directeur
de cabinet peut nous donner sans aucun problème.
C'est réglementaire, je demande juste que vous me le fournissiez.
M. le Maire.- Chère collègue, vous réclamez un pin's, il n’est absolument pas réglementaire. D’une part, je suis
sincèrement désolé. D’autre part, nous vous donnerons votre pin’s sans souci.
2. FIXATION DES INDEMNITÉS DE FONCTION DU MAIRE, DES ADJOINTS ET DES CONSEILLERS
MUNICIPAUX
M. ROLLAND.- Une indemnisation destinée à couvrir les frais liés à l’exercice du mandat est prévue par le
CGCT dans la limite d’une enveloppe financière variant selon la taille de la commune.
Il est possible d’allouer des indemnités de fonctions, dans la limite de l’enveloppe, au Maire, adjoints et
conseillers titulaires d’une délégation.
Le montant plafond des indemnités allouées au Maire est déterminé par référence aux montants indiqués à
l’article L.2123-23 du CGCT. Pour une commune d’une population de 20 000 à 49 999 habitants, il est de 90 %
de la rémunération afférente à l’indice brut 1015.
L’octroi d’une indemnité de fonction aux adjoints est prévu dans la limite de 33 % de l’indice brut 1015 et dans
la limite de 6 % de l’indice brut 1015 aux conseillers municipaux.
Ainsi, il est proposé au Conseil municipal :
- de fixer les indemnités de fonction du Maire, des adjoints au Maire et des conseillers municipaux délégués
de la ville de Villemomble dans les limites et les modalités d’attribution définies par le Code Général des
Collectivités Territoriales,RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 14 sur 112
- de déterminer les bénéficiaires des indemnités de fonction, ainsi que leur niveau conformément au tableau
figurant en annexe,
- d’autoriser le Maire à actualiser le montant des indemnités de fonction des élus en fonction de l’évolution de
l’indice brut terminal de la fonction publique.
J'ajoute que cela n'a aucune incidence budgétaire puisque cette enveloppe est prévue pour l'ensemble du
nombre d'adjoints.
M. CALMÉJANE.- Tout à fait paisiblement après l'intervention de M. ROLLAND et dans le sens de mon
interpellation au point nº 1 « élection de deux adjoints », pour la « fixation des indemnités de fonction du
Maire et des adjoints », je répète la question que j'ai posée tout à l'heure : je demande la date d'attribution et de retrait de délégation des adjoints depuis juillet 2020. Ce n'est pas compliqué de faire un tableau avec nominativement la date d'attribution de la délégation et la date de retrait.
Vous l’avez rappelé, un certain nombre de personnes ont vu leur délégation être retirée, d'autres ont
démissionné, je souhaite donc avoir un point précis de 2020 à aujourd'hui, 11 octobre, et peut-être les deux
délégations des deux adjoints qui viennent d’être élus dans votre majorité…
M. le Maire.- Cela vous sera transmis. Je propose que ce soit transmis à l’ensemble du Conseil.
M. CALMÉJANE.- Je peux finir ma phrase ? C'est pénible de se faire interrompre. C'est devenu systématique.
M. le Maire.- Vous répétez quelque chose que vous avez déjà dit. Je vous réponds que l'ensemble des élus de
cette auguste Assemblée sera destinataire de ce que vous réclamez administrativement parlant.
M. CALMÉJANE.- Explication de vote : concernant le vote de cette fixation des indemnités, nous nous
abstiendrons.
M. le Maire.- Ce n'est pas une explication de vote, vous indiquez votre vote.
Mme POCHON.- D'abord, nous n'avons pas participé à l'élection de ces adjoints, donc nous ne participerons
pas davantage au vote de cette Délibération. Sachez simplement que, a priori, on peut être content puisque,
quand on a vu dans le journal à quel point vous figuriez en photo dans diverses rubriques Urbanisme,
Événementiel, etc. on s'est dit « ce Maire a une capacité de vote qu'on ne lui soupçonnait pas ». En revanche,
je fais remarquer que nous avons à peu près consacré encore une heure du Conseil municipal, que vous
trouverez forcément trop long, sur des histoires qui ne devraient pas exister dans un Conseil municipal qui
aurait fonctionné normalement depuis le début de la mandature.
Depuis le début de la mandature, à chaque Conseil municipal, nous avons un temps terrible consacré à vos
bisbilles.
M. le Maire.- Sur les indemnités, que voulez-vous nous dire ?
Mme POCHON.- Nous ne voterons pas non plus.
M. le Maire.- Y a-t-il d'autres prises de parole sur ce sujet ? Je le mets aux voix.
De vous à moi, j'ai l'impression que la majorité est forte puisque nous en sommes déjà à 24 voix pour. Ce n’est
pas mal pour une majorité qui serait en minorité.
Mme POCHON.- Pour 12 présents, cela fait effectivement beaucoup.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 15 sur 112
Il est procédé au vote électronique – Résultat : 26 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme LEFEBVRE, M. LABRO, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CÉDÉCIAS, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, Mme MÉLART ; Mme LECŒUR, Mme VERBEQUE, M. HADAD, M. BIYOUKAR, à noter que 9 conseillers municipaux ne prennent pas part au vote (Mme POCHON, M. MINETTO, M. BANCEL, M. CALMÉJANE, M. KALANYAN, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, M. LE MASSON, Mme LEFEVRE, Mme BERGOUGNIOU).
3. APPROBATION DE LA DÉCISION MODIFICATIVE N° 1 DU BUDGET DE LA VILLE
M. ROLLAND.- Chers collègues, nous avons eu une Commission des Finances le 3 octobre. Je vais reparcourir
un certain nombre d'éléments et vous présenter l'enjeu de cette DM. Je vous rappelle que, depuis que nous
sommes dans un cycle budgétaire avec un Budget primitif intégrant les enjeux des résultats de l’exercice
précédent, la DM a pour fonction une phase d'ajustement.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 16 sur 112
Sur les dépenses réelles, nous y reviendrons dans le détail. En fonctionnement, c’est pour tenir trois enjeux
majeurs :
- un impact sur la masse salariale (780 400 €),
- sur les fluides (315 000 €),
- des reports/annulations (364 224 €).
En investissement, nous n’avons pratiquement pas de variation de dépenses réelles d'investissement (18 000 €).
Cela recoupe les deux mouvements que j’ai évoqués : +3,1 M€ avec la mise en place de la M57 et -3,282 M€
de reports/annulations.
En contrepartie, nous avons eu en subventions notifiées complémentaires concernant le clocher de l'église
909 657 €, l'écart correspond à une opération de plus-value sur une cession.
Vous avez une écriture d’ordre correspondant de 815 602 €.
Voilà l'équilibre global. Maintenant, rentrons dans le détail des dépenses de fonctionnement.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 17 sur 112
- DRH vacataires + HS : nous sommes un peu victimes d'une activité plus élevée que prévu au BP sur un certain
nombre de points, que ce soit Corrençon ou le fort développement de la partie événementielle et culturelle.
- Électricité : c'est à plus de 80 % l’ajustement d’une consommation un peu plus forte que prévu. Nous avions
émis dans le BP l’hypothèse de cadrage du SIPPEREC (+30 % du kilowatt).
- Gaz : nous n’avons pas complètement prévu cet effet prix.
- Eau : la consommation est un peu plus forte que prévu mais nous revenons non loin à un niveau antérieur.
- Fluides/carburants : la hausse est plus forte que prévu.
- Restauration scolaire : nous avons une renégociation très forte et, au stade où nous en sommes, nous arrivons
au moins à 9 %.
Le point suivant a été évoqué en commission, ce que l'on appelle les régularisations de rattachement, retenez
que c'est lié à un phénomène que l’on rencontre souvent maintenant : on peut avoir des subventions déposées
sur le principe sur lequel on a un accord mais la notification réelle est plus basse. Comme nous avons ce type
de problème en 2021, cela nous amène à réguler des rattachements dans le budget 2022. En gros, ces 45 000 €
correspondent à deux ajustements :
- sur la subvention attendue pour la scolarisation des enfants de moins de trois ans (-26 772 €),
- sur les aides Covid-19 (-18 000 €).
- Prestations sociales : il y a une volonté d’aller plus loin, notamment sur des chèques cadeaux,
- Conseils juridiques + frais : un pilotage doit être fait pour assurer les recours juridiques de manière à instruire
correctement les dossiers en limitant les risques, plus un aspect statistique.
Vous constatez que, très majoritairement, ce sont des dépenses contraintes que nous ne pouvions pas
complètement prévoir, notamment avec ce qu’il se passe depuis février.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 18 sur 112
Comme d’habitude, je vous présente l’ensemble de façon complètement transparente.
- Externalisation des marchés publics et AMO : nous avons des fins d'accompagnement sur un certain nombre
de marchés.
- Progiciel de gestion des marchés publics MARCO : c’est sur recommandation de notre directeur juridique
que nous prenons ce logiciel pour améliorer les ponts d’instruction côté administration de nos passations de
marchés publics, le gain en efficacité est significatif.
- Conseils juridiques : soyons clairs, c'est pour la gestion de marchés spécifiques. Cela sort des compétences
juridiques générales. Tous les autres marchés sont gérés et suivis par des sources internes. Là, c'est une dépense
nécessaire, même avec une direction juridique complètement structurée, c’est pour être efficace dans les
passations de marchés spécifiques dans les domaines un peu pointus.
- Frais d'actes et contentieux : il s’agit essentiellement, dans les dossiers concernant l'Urbanisme et au regard
du nombre de délivrances de permis de construire, d’avoir une assistance ad hoc sur le sujet ce qui nous évite
potentiellement plusieurs centaines de milliers d’euros de frais de poursuite.
- Frais d’affranchissement et de sténotypie : il y a l'impact d’un peu plus de frais d’affranchissement et celui du
Conseil municipal complémentaire évoqué tout à l'heure.
- Achat de billets JO Paris 2024 et compléments crédits service des sports : il a été décidé d'acheter un certain
nombre de billets supplémentaires et nous avons quelques compléments de crédit.
- Frais séjours Noël et nouvel An Corrençon : au BP 2022, je rappelle que, en termes de crise sanitaire, nous
étions encore dans un contexte tel que nous n’avions pas encore statué sur ces sujets. Maintenant que le sujet
est levé, nous allouons un budget de 30 000 €.
- Augmentation du contrat restauration scolaire SODEHO : c’est un montant pour quatre mois, cela équivaut
donc à plus de 110 000 € en année pleine.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 19 sur 112
- Crédits complémentaires pour les transports collectifs : cela peut vous choquer mais nous avons repassé le
marché des transports, en revanche, même verrouillé, nous nous retrouvons dans des contraintes au cas par
cas.
- Taxes foncières, charges et loyers : soyons clairs, pour les préemptions intervenues après le BP, il n’y a pas de
souci. Si je ne me trompe pas, cela concerne deux sujets : 2, Grande Rue et le 39, avenue Outrebon.
- Entretien des espaces verts Saint-Brévin et installation de végétaux rond-point Bonn-Hartberg : nous sommes
obligés de faire un minimum pour être en conformité.
- Prestation sociale pour personnel communal : ce sont essentiellement des dispositifs d’accompagnement en
fin d'année sous forme de bons. Grosso modo, nous les porterons de 40 € à 100 € par personne.
- Médiation contrat PIMMS : c’est un reliquat.
- Subventions aux associations : en gros, il y a deux enveloppes, l’une que nous évoquerons tout à l'heure pour
la deuxième phase de subvention aux associations non conventionnées de moins de 23 000 €, la seconde pour
la quote-part de la commune dans la Politique de la Ville.
Après, il y a de vraies économies et un peu de reports :RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 20 sur 112
- Taxes foncières et charges locatives : je fais le pendant de ce que nous évoquions tout à l’heure avec, d'un
autre côté, 24 195 € de taxes foncières et de charges associées à des préemptions post-BP, de l’autre côté, au
BP nous avions budgété sur l’ensemble de l’année les taxes foncières et charges locatives des préemptions de
la commune. Naturellement, c’est ensuite recalé sur la date effective des préemptions. Sur ce poste, si vous
faites les plus et les moins, c'est un enjeu de 1 000 €.
- Prise en charge MOD2 par GPGE : après des débats un peu longs au Territoire, des interventions en CLECT,
GPGE a confirmé in fine qu'il prenait bien à sa charge le coût de la MOD2 que nous avions prévu dans notre
budget.
- FCCT 2022 : M. CALMÉJANE va être content, l’enveloppe initiale montait à plus de 300 000 €, cette hausse ne
sera pas appliquée cette année, nous récupérons 145 000 €.
Commentaire pour répondre à une question que pourrait poser M. CALMÉJANE : nous suivons toujours la
même prudence sur nos recettes fiscales et, chaque fois que nous regardons, nous avons un plus, léger mais
nous n’avons pas de risque avec nos hypothèses de recettes fiscales.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 21 sur 112
En synthèse, nous avons subi 1 495 000 € de dépenses contraintes que nous sommes arrivés à compenser par
des économies/annulations/reports. In fine nous avons certes une dégradation de 893 560 € en
autofinancement brut mais nous l’amortissons grâce à notre prudence en recettes pour près de 237 000 €.
C'est la première étape en fonctionnement.
Passons maintenant aux dépenses nouvelles d'investissement.
- Rénovation du clocher de l’église/Poste de Police municipale : au BP, nous avions prévu la tranche de
400 000 € en 2022 pour le clocher. Je réponds tout de suite à un point évoqué en Commission des Finances :
nous envisagions une AP/CP pour le poste de PM et la rénovation du clocher de l’église. Nous ne le faisons
pas parce que ce sont des opérations à cheval sur deux années (2022-2023) et nous avons réservé nos AP/CP
pour des programmes pluriannuels au moins sur trois ans. Puis, nous essaierons d’ajuster, nous présenterons
un certain nombre de sujets dès le BP 2023.
Là, nous mettons la totalité de l'enveloppe avec le reliquat 2023 pour le clocher (400 000 € + 1,6 M€) et pour
le poste de Police municipale (700 000 € prévus au BP + 1,5 M€). Fondamentalement, nous suivons la
recommandation de la nouvelle norme comptable M57, en termes d'engagements réels sur 2022, peut-être
cela nous permettra-t-il d'accélérer mais, normalement, cela devrait être assez marginal.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 22 sur 112
- Remise en état du pavillon 122, rue de Neuilly : logement destiné au gardien du stade Pompidou.
- Matériel sportif et d’entretien des sites sportifs : grosso modo, 9 500 € pour stocker dans une structure en
dur du matériel de saut et athlétisme/remplacement de panier de basket, le reste étant sur d’autres items.
- Divers pour piscine : remplacement d'un toboggan et des cartes d'accès aux vestiaires.
- Mobilier urbain : mise en place de dix bancs conformément à notre programme. Il y a cinq autres assis-
debout, ainsi que des barrières et des balises. Nous ne faisons que concrétiser au budget ce que nous avions
envisagé.
- Travaux en régie : c'est le pendant de ce que nous avons vu tout à l'heure en dépenses de fonctionnement.
- Provision foncière pour collège intercommunal : nous avions intégré dans le débat d’un nouveau collège
intercommunal une hypothèse où la commune préemptait un terrain. Cette option n'a pas été retenue par le
Département.
- Plantation arbres de voirie avenue de Rosny : nous n'avons pas eu l'accord du Département. Ce n'est pas de
notre fait mais nous sommes obligés d'annuler cette opération.
- Réserve foncière extension Bel Air école Mauriac/Réserve foncière terrain Hôtel d’entreprises : nous sommes
en discussion, nous allons regarder comment effectuer réellement ces opérations sachant que quelques
problèmes de vérification de parcelles sont en cours.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 23 sur 112
- Diagnostics amiante et étude habitat indigne : c'est en cours d'instruction, ce sera fait en 2023.
- Installation de ruches et animation : c'est une économie, nous avons fait l'opération pour 5 000 € de moins.
- Lutte contre l’habitat indigne : en cours d’instruction.
- Aménagement du parking de la crèche Saint-Charles : nous pensons pouvoir le réaliser pour beaucoup moins
cher que prévu au BP.
- Transformation en terrain de tennis en résine : nous n’avons pas eu le temps de l’engager, donc nous le
reportons.
Sur 1,6 M€, plus de 150 000 € constituent donc de réelles économies.
- Sécurisation des accès aux bâtiments communaux et chaufferies : la procédure de marché public n'est pas
finalisée mais c’est engagé.
- Mise aux normes de l’armoire électrique RDC de l’Hôtel de Ville : ce n'est pas indispensable, nous traiterons
le problème autrement.
- Évacuation des eaux de pluie en toiture : c’est une économie de 45 000 €.
- Agrès de fitness au stade Mimoun : cela a été réalisé mais cela rentre dans le périmètre de Grand Paris Grand
Est qui prend donc en charge.
- Lanternes parkings platane, médiathèque, Saint-Charles et Parc de la Garenne : c’est une économie globale
par rapport à l'enveloppe prévue.
- Borne foraine et de comptage électrique avenue G. Rodet : c’est abandonné. Le coût prévu ne tient pas, les
devis sont beaucoup trop chers.
Je précise que nous avons une chance d'arriver à financer près de 80 % de l'opération de la rénovation du
clocher par des subventions.
Par ailleurs, nous commençons à engager des opérations sur des véhicules dont nous n’avons plus l’utilité et
qui sont trop chers à entretenir.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 24 sur 112
En synthèse, l’ajustement ne représente pas 1 % puisqu’il est de 0,65 % du budget global voté au BP.
Je vous remercie de votre attention, je suis prêt à répondre à vos questions.
M. le Maire.- Merci, cher collègue, pour ce développement circonstancié et d’un niveau de détail qui nous
permet de bien saisir la qualité du travail préalable lors de l'élaboration du Budget Primitif. D'ailleurs, je veux
saluer ici même, sous la conduite de Guy ROLLAND, l'ensemble des services de la collectivité qui a permis
d'avoir une excellente base de travail. Le retournement de calendrier que nous avons souhaité dès le début de
la mandature fait sa démonstration : nous avons une excellence dans les appréciations et évaluations pour
monter le budget.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 25 sur 112
Le corollaire est justement cette Décision Modificative qui, que ce soit en investissement ou en fonctionnement,
représente un total d'ajustement uniquement de 400 000 €. Autrement dit, nous débattons d'un budget
communal global de 50 M€ et nous faisons un ajustement qui représente à peine 1 %, ce qui révèle la très
grande qualité des estimations, des évaluations et surtout de la mise en œuvre ; le taux de réalisation étant
également là pour démontrer que notre budget est bien entendu équilibré, parfaitement tenu, bien calibré et
en ligne avec le programme sur lequel nous avons été élus, ce qui permet de faire voir aux Villemomblois des
réalisations et, quoi que l'on en dise, la très bonne tenue de la gestion financière de notre collectivité.
J'ouvre l'échange.
Mme VERBEQUE.- Comment voulez-vous procéder ? Est-ce que je pose toutes mes interrogations ?
M. le Maire.- Vous avez la parole, vous en disposez.
Mme VERBEQUE.- Déjà, je remercie M. ROLLAND pour ses explications qui sont toujours assez complètes.
Cependant, nous voudrions quelques précisions.
En section fonctionnement :
- Conseils juridiques : pourrions-nous avoir un peu plus de détails sur les marchés prévus dans les 43 000 € ?
Quel est le type de marché ?
Idem pour les frais d'actes et contentieux, j'ai bien compris que c'est pour l’assistance et l’urbanisme, est-ce
que ce sera avec le cabinet dont fait partie Me PEYNET, puisque je sais qu’à la suite un autre contrat doit être
passé, ou est-ce complètement pour autre chose ?
- Taxes foncières, charges et loyers (24 195 €) : M. ROLLAND nous a confirmé que c'était pour le 39, Outrebon
et le 2, Grande Rue, pourrai-je avoir le détail ? En effet, il me semblait que les deux avaient été achetés, or je
vois qu'il y a des loyers. C'est pour la précision.
- Achat de billets pour les JO Paris 2024 : je comprends que c'est l'acquisition ou le tirage au sort (je ne sais
pas comment cela fonctionnera) mais quel est le point de vue de la municipalité ? Est-ce pour récompenser
des élèves, pour faire une loterie ? Quel sera le but réellement de l'achat de ces billets ?
- Annulations de dépense : concernant la prise en charge de la MOD2 par GPGE, pouvez-vous nous confirmer
qu’il s’agit bien de la MOD2 et non pas du PLU ?
M. ROLLAND.- Oui.
Mme VERBEQUE.- Parfait.
En investissement :
- Travaux du 43, avenue Outrebon/Hôtel d’entreprises (20 000 €) : quelle est la ventilation ?
- Remise en état du pavillon 122, rue de Neuilly (57 000 €) : je m'étonne de ce poste. Quelque chose est-il
prévu derrière vis-à-vis de ce gardien ? Est-ce juste parce que ce logement n’était pas aux normes ou parce
que le gardien a laissé son logement dans un état déplorable ?
- Régularisation de crédit : je m'étonne aussi de ce poste, nous n’avons pas eu d'explication pour les 51 750 €.
- Installation de ruches et animations : j'ai bien compris que l’on avait fait une économie de 5 000 € mais
j’aimerais connaître le coût total, la date de déploiement et le lieu.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 26 sur 112
M. le Maire.- Nous avons noté l'ensemble des questions, nous y répondrons en bloc.
M. CALMÉJANE.- J'associe mes remerciements aux services mais, monsieur ROLLAND, même si la
présentation qui nous est faite est complète, vous subissez les décisions de votre groupe, et elles ne vont pas
dans le bon sens. Quand on regarde globalement la DM1, vous avez fait le choix de présenter un budget tardif
puisqu'il faut attendre pratiquement la fin du premier trimestre pour avoir un budget à Villemomble et nous
constatons ce qui en découle sur cette DM1, et surtout sur la capacité de faire par rapport aux crédits votés.
En juillet, vous vous étiez engagé à faire des AP/CP, entre-temps vous dites que, la M57, ce n'est plus la peine,
on considère que les deux chantiers à entamer (Police municipale et église) auront lieu sur seulement deux
années mais c'est aussi le rôle des AP/CP. Vous auriez très bien pu faire des AP/CP, le seul problème est que
cela vous oblige à afficher dès le départ le montant maximum des travaux que vous souhaitez engager. Or,
nous ne connaissons toujours pas le coût de ces deux projets et ce ne sont pas vos ajustements en crédits
d'investissement qui vont nous éclairer.
Concernant des points de détail, je voudrais rappeler à M. le Maire qu'il a annoncé au moment de l'inauguration
du City-stade à Mimoun, en partie financé dans le cadre de l'opération ANRU via Grand Paris Grand Est, un
autre City-stade à Bénoni. Or, je ne vois aucun crédit alors que cela devait être fait dès l'automne 2020 d’après
vos documents de propagande électorale. Nous sommes à l'automne 2022 et il n'y a pas un bout de crédit sur
le sujet. C'est un peu particulier.
Beaucoup plus inquiétant, c'est la faiblesse des investissements qui engage l'avenir. Là, vous faites un élément
d'affichage avec une augmentation importante des crédits pour la rénovation du clocher de l'église et le poste
de Police municipale mais toutes les personnes un peu sensées sont bien conscientes que vous ne dépenserez
pas les 3,1 M€ sur l'exercice 2022. Si à la fin de l’année, et je pense que le compte administratif nous apportera
un éclairage sérieux du sujet, vous dépensez 20 % de la somme (environ 600 000 €), nous serons au bout du
compte alors que vous faites affichage de 3,1 M€.
En réalité, vous réduisez énormément l'investissement annoncé au Budget Primitif voté il y a un peu plus de
six mois. C'est extrêmement pénalisant pour l'avenir de la commune.
Encore plus grave, vous l'avez déjà écrit dans le PP et là vous le réécrivez, certes en donnant des motifs (guerre
en Ukraine, taux d'indice) mais c’est aussi vos propres actions avec l'explosion des frais de fonctionnement,
vous annoncez une dégradation supplémentaire du budget de fonctionnement de la Ville (-815 000 €), sachant
que nous avions déjà perdu 20 % au stade de la présentation du BP. C'est un vrai problème.
Avec les annonces d'augmentation du prix de l'énergie, et autres domaines de frais de fonctionnement de la
commune, j'ai de sérieuses craintes sur l'équilibre du budget de fonctionnement sur l'année 2023.
Pour poursuivre mes questions, ou mes observations, vous avez essayé de cacher le sujet mais, quand on voit
l'augmentation du prix de l'eau par rapport aux estimations, c'est le juste retour de l’augmentation de 100 %
de la taxe d'assainissement communale, votée à la demande de M. BLUTEAU, au niveau de Grand Paris Grand
Est pour amender le budget d’assainissement du Territoire. Cela impacte les factures d'eau des Villemomblois
et celles de la commune. Donc ne vous étonnez pas d’être obligé d'abonder, ce n’est pas un facteur de
consommation. Regardez les factures entre 2021 et 2022, vous constaterez que le montant est équivalent. Je
suis prêt à le faire avec vous.
Concernant les annulations, vous nous avez fait un effet d'image en annonçant « je vais mettre un terrain à
disposition pour un collège », etc. Les gens à peu près conscients savaient que le projet n'irait pas jusqu'au bout. En revanche, je vous pose clairement la question : la Ville avait la possibilité de préempter un pavillon juste à côté de l'école Foch (75, rue Bernard Gante), l'avez-vous fait ? Ainsi, sera-t-il possible un jour d'avoirRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 27 sur 112
une réserve foncière dans ce secteur pour envisager, non seulement pour l’école mais également pour la partie
cantine ou centre de loisirs, l'extension de ce groupe scolaire ?
Puisqu'il y a une pancarte à vendre, la Ville a-t-elle fait jouer son droit de préemption ? Sachant que vous aviez
ouvert des crédits pour de possibles préemptions.
Quant aux inquiétudes évoquées par M. ROLLAND, toutes les communes en font part. Il suffit de prendre les
journaux et autres en ce moment, je rappelle non seulement le groupe LR mais aussi la majorité des
associations d'élus, qu'elles soient communales, départementales ou régionales ont demandé des aides
particulières pour faire face soit à l'explosion des coûts énergétiques soit, suite aux décisions de l’État, aux
augmentations du coût d'indice parce que, une fois de plus, l'État décide mais c’est aux autres collectivités de
payer. D’une part, des annonces ont déjà été faites sur des subventions reçues par anticipation, à condition de
fournir les bons documents et de ne pas avoir fait exploser les frais de fonctionnement les années précédentes,
ce qui ne va pas être le cas de votre gestion depuis deux ans. D'autre part, on sait très bien que, dans le cadre
du budget 2023, il y aura des ajustements au niveau des collectivités parce que tout le monde sait que ce n'est
pas tenable à cette cadence pour Villemomble et l'ensemble des collectivités françaises. En revanche, le
Gouvernement ne donnera pas tout de suite ces éléments, au risque d’une surenchère permanente au
Parlement.
Pour terminer mon intervention, je trouve extrêmement inquiétante la façon dont vous gérez la commune
depuis deux ans, puisque les frais de fonctionnement, en dehors des phénomènes extérieurs que tout le monde
connaît, explosent, les investissements baissent et les bons investissements ne sont pas faits dans le bon temps.
D'ailleurs, à l'occasion de la présentation de ce DM1, comme l’ont fait un certain nombre de collectivités, soit
en préambule, soit en accompagnant des décisions modificatives, j'aurais voulu avoir des éléments concernant
un plan de sobriété énergétique que vous auriez pu nous présenter ce matin : « on a pris acte d’un certain
nombre d’augmentations ou d’évolutions, voilà les propositions ». Les familles aimeraient savoir à quelle température seront chauffés les écoles, les sportifs, les gymnases, piscines, etc. Comment va se terminer l'année ? Y aura-t-il des illuminations de Noël ? Des diminutions d’éclairage sur la commune ?
Nous n’avons aucune information sur tout cela alors que, pour moi, c'est lié à cette Décision Modificative. En
effet, les consommations seront liées à vos décisions et auront un impact sur la DM qui nous est présentée
aujourd'hui.
Vous nous demandez une fois de plus de voter un budget ou une Décision Modificative alors que vous nous
donnez très peu d'éléments. Ce n'est pas la gentille voix de M. ROLLAND qui peut sembler apaiser le débat en
déroulant un certain nombre de chiffres, je rappelle mon propos liminaire : lui est bien gentil par rapport à sa
présentation mais il subit les décisions que vous lui demandez de transformer en chiffres…
M. le Maire.- C'est mal connaître M. ROLLAND de dire qu'il subit quoi que ce soit.
M. CALMÉJANE.- Je termine. C'est le sentiment que nous avons à la vue de tout cela. En revanche, il sera aussi
comptable, comme vous tous de la majorité, des décisions que vous avez prises et des mauvaises décisions
par rapport aux éléments budgétaires. Nous le reverrons tout à l'heure avec le règlement du stationnement
payant, vous êtes en train de faire les poches des Villemomblois, que ce soit dans les tarifs de cantine, les taxes
d'assainissement ou d’enlèvement des ordures ménagères que vous faites voter à l’échelon territorial et, tout
doucement, vous préparez les Villemomblois à une future augmentation de la taxe foncière « ce n’est pas de
ma faute, c’est celle d’un phénomène extérieur, je vais avoir besoin de recettes » alors que c'est contraire à tous vos engagements de programme électoral.
Je dis que l’on dégrade fortement le budget de la commune, ce qui n'avait pas été le cas pendant les vingt
années précédentes. C'est extrêmement grave, d'autant que ce n'est même pas compensé par desRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 28 sur 112
investissements qui pourraient être intéressants pour la collectivité. Nous reviendrons tout à l’heure aux ventes
que vous avez programmées qui sont, à mon avis, complètement dépassées.
Je rappelle par exemple pour en revenir à la restauration que vous annoncez des augmentations de tarif du
prestataire Sodexo, vous avez fait le choix du prestataire le plus cher, que vous vous êtes fait vendre un joli
petit catalogue de promesses de services et de qualité, et que nous verrons bien que ce ne sera pas tenu, et
que, en parallèle, vous avez perdu la redevance que nous versait le précédent délégataire pour utiliser nos
installations. Dans votre gestion, vous êtes non pas dans le gagnant-gagnant mais dans le perdant-perdant et,
malheureusement, ce sont les Villemomblois qui paieront l'addition dans les prochaines années.
M. MINETTO.- Un problème de fond, dont nous avons parlé en Commission des Finances, je reviens sur ce
que disait le Maire de Bonn-Hardtberg qui disait qu’il fallait faire participer son opposition, d'autant plus dans
les temps actuels. Le jour où vous nous présentez le budget en opposition, vous nous présentez un document
finalisé et, finalement, la commission n'est qu'un pré-Conseil municipal où nous vous indiquons, parce que
nous sommes bien gentils, les questions que nous poserons en Conseil municipal. Pour nous, une Commission
des Finances vise à faire travailler l'ensemble des membres du Conseil municipal sur ce qu’est le budget,
d'autant plus quand il s'agit d'un budget modificatif. C’est une première remarque. Finalement, ces
Commissions des Finances ne servent à rien.
Concernant le budget que vous nous présentez, vous indiquez un ajustement de moins de 1 %. Oui, une fois
de plus, vous arrangez la réalité, c'est comme le Conseil municipal de l'autre jour où votre majorité était
présente et vous mentiez sur les réseaux sociaux.
Mme POCHON.- Majorité au complet.
M. MINETTO.- Lorsque vous parlez de 1 % d'ajustement, c'est avec -3 M€ d'annulations de dépense. Donc -
3 M€. In fine, ce n'est qu'un jeu d'écriture. Par conséquent, ne parlez pas d'une régularisation de moins de 1 %.
Ce n'est pas vrai, vous avez enlevé 3 M€ sur un budget de 63 M€, comme le disait M. ROLLAND. Donc ne jouez
pas avec les chiffres.
J’ai quelques questions concernant le budget qui nous a été présenté.
- Frais juridiques et d'actes contentieux : comme nos collègues, nous aimerions connaître le détail mais nous
aborderons tout à l'heure les marchés que vous avez passés, de mémoire on est à 130 000 € de marchés de
frais d'avocat et, pire que cela, à un engagement de 520 000 € sur quatre ans. On en est donc à plus d'un demi-
million de dépenses en frais d'avocats sur les quatre années à venir. Ce chiffre nous interpelle. Je n'ai plus en
mémoire ce qu'étaient les précédents budgets mais c’est tout de même plus d'un demi-million.
M. le Maire.- C'est bien dommage, cela vous aurait donné une partie de la réponse.
M. MINETTO.- Justement, vous allez nous donner la réponse.
Plus de 1 M€ sur…
Je vous vois grimacer ?
M. le Maire.- Poursuivez, à moins que vous ayez fini mon cher collègue ?
M. MINETTO.- Non, je n'ai pas fini, j’ai d’autres questions auxquelles j’attends des réponses.
C’est donc plus de 1 M€ de frais d'avocat sur les quatre années à venir.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 29 sur 112
- Sodexo : vous avez négocié ce contrat il y a moins d'un an. Autrement dit, moins d'un an après le passage du
marché, vous acceptez 35 000 € d'augmentation. Au moment où vous avez passé ce contrat, avez-vous oui ou
non négocié une stabilité des prix comme cela se fait partout au moins sur une première année ?
- Régularisations d'écriture de rattachement : M. ROLLAND nous a expliqué en commission que cela
comprenait une partie de non-rétrocession de la part de l'État par rapport à la scolarisation des enfants de
trois ans, pourquoi y a-t-il eu cette non-rétrocession ? Est-ce parce que vos calculs étaient mauvais au départ ?
Est-ce parce que, finalement, le gouvernement Macron, et je m'adresse à vos trois adjoints macronistes, n'a
pas tenu ses engagements ? Donc pourquoi cette somme n'a-t-elle pas été reversée par l'État ?
- M. CALMÉJANE a parlé du plan de sobriété de la Ville, sauf erreur, nous avons posé une question (et j'espère
que vous répondrez en fin de Conseil municipal) sur votre engagement à faire baisser les dépenses de la Ville.
- Les annulations : vous parlez de 1,6 M€ d’annulation pour le collège intercommunal. À quel moment avez-
vous su que ce collège ne se situerait pas à Villemomble ? L’avez-vous su ces derniers mois ou avant ? Auquel
cas, pourquoi l'avoir mis au budget ? En fait, cette somme de 1,6 M€ constituait-elle simplement une variable
d'ajustement vous permettant de rattraper des dépenses supplémentaires ? À quel moment avez-vous su que
le Conseil départemental n'achèterait pas le terrain ? Surtout, pourquoi ne vous a-t-il pas acheté le terrain ?
Pourquoi le Conseil départemental n’a-t-il pas retenu votre projet ? Il me semble que vous êtes conseiller
départemental, vous devez donc avoir cette information.
M. le Maire.- Nous notons vos questions au fur et à mesure, celle-ci vise à savoir pourquoi le Conseil
départemental n'a pas acheté le terrain.
M. MINETTO.- Non, c’est très drôle, dès que nous vous demandons des choses gênantes, vous ne répondez
pas.
M. le Maire.- C’est pour comprendre, donc précisez.
M. MINETTO.- À quel moment avez-vous su que le Conseil départemental ne retiendrait pas votre projet ?
Pourquoi ne l'a-t-il pas retenu ? Et pourquoi avez-vous budgété 1,6 M€ alors que vous saviez peut-être que le
Conseil départemental ne retiendrait pas votre projet ?
- Réserve foncière de l'école Mauriac : M. ROLLAND a indiqué tout à l’heure que vous continuiez à investir, etc.
Nous entendons parler de ce projet d’extension de l’école Mauriac depuis des années. Pourquoi le reporter
l'année suivante ? Êtes-vous si proche de problèmes de déficit dans votre budget que vous en soyez à reculer
un projet de 246 000 € ?
- Lutte contre l'habitat indigne : je ne comprends pas. Lorsque vous nous avez présenté ce projet, nous pouvons
reprendre les comptes-rendus, qui sont plutôt précis et respectueux de ce qui se dit, nous vous avions indiqué
« enfin un bon projet ! C’est une bonne idée, on applaudit des deux mains ». Or, en ce moment, c’est -100 000 €
sur l'habitat indigne. C’est-à-dire zéro, il ne reste rien. Pourquoi avoir enlevé ces 100 000 € ? Êtes-vous à
100 000 € près ? Le ministre des Finances a dit que le budget de l’État était à l'euro près, visiblement vous aussi
puisque vous allez jusqu’à enlever 100 000 € à l’habitat indigne. À moins qu’il n’y ait pas d’habitat indique dans
Villemomble ou que les Villemomblois n’en aient pas besoin. Pourtant, il me semblait, Messieurs, Mesdames
que, au regard de l'augmentation de l'ensemble des coûts, il y avait certainement quelque chose à faire.
- Dépenses annulées : M. ROLLAND a précisé qu’il y avait 150 000 € de vraies économies. Sur les 3,2 M€,
arrondissons, il reste environ 3 M€. Vous aviez donc prévu 3 M€ dans vos dépenses mais vous n'arrivez pas à
les assumer. Pourquoi ? Avez-vous besoin de tant d'argent ? Quand on voit les délibérations suivantes avec la
vente des bijoux de famille (conservatoire, deux pavillons), sincèrement, nous sommes inquiets des finances de
la Ville.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 30 sur 112
Pour terminer, je n'ai pas vu de points sur les séminaires de formation des élus et des billets ratés. Les trains
en retard, les trains pas pris à l’heure, dans quel budget cela apparaît-il ? Les cars de la Ville utilisés pour amener
les élus à Corrençon. Où cela apparaît-il ?
Je souhaite, monsieur le Maire, avoir des réponses précises à mes questions et non pas un gros mélange
comme vous le faites parfois et des réponses sur le fait que les Commissions des Finances ne sont en réalité
qu'un pré-Conseil municipal.
M. BIYOUKAR.- Annulation -2 000 € pour la Villemombloise : à quoi cela correspond-il ? Pourquoi cela a-t-il
coûté moins cher ?
- Mobilier urbain (34 160 €) : avez-vous travaillé sur les futurs emplacements dans la Ville ?
- Même question que M. MINETTO : pourquoi avoir inscrit au budget 80 000 € pour la plantation d'arbres
sachant qu'il vous fallait l'autorisation du Conseil départemental ? Pourquoi le Conseil départemental vous a-
t-il refusé cette autorisation ? M. ROLLAND parlait d'un programme électoral suivi à la lettre, je vous en fais un
point :
Ce programme prévoyait 400 arbres jusqu’en 2026, à ce jour, deux ans après votre élection, seulement
57 arbres ont été plantés. À la fin du mandat, cela sera-t-il la faute du Conseil départemental si vous ne réalisez
pas cet objectif ? Objectif qui semble irréalisable selon votre propre service Espaces verts et selon votre adjoint
aux Espaces verts.
M. GERBAUD.- N'importe quoi.
M. BIYOUKAR.- Donc le mobilier, pourquoi avoir inscrit les 80 000 € et les -2 000 € de la Villemombloise,
uniquement pour compléter ce qui a été dit auparavant.
M. le Maire.- Je ne vois pas d'autres prises de parole. Je recède volontiers le micro à M. ROLLAND pour
quelques réponses qui pourront être complétées par nos collègues et enfin par moi-même.
M. ROLLAND.- Mme VERBEQUE a posé la question des 43 000 € pour les marchés de conseils juridiques. Je
redis ce que j'ai indiqué : je n’ai pas à l’instant t le détail des marchés concernés mais je redonne leur typologie :
ce sont des marchés tout à fait spécifiques et non pas de juridique général. Par exemple, nous avons en ce
moment le renouvellement des marchés d'assurance. Cela rentre dans ce poste. Nous n’avons pas
complètement la compétence.
M. MINETTO.- M. ACQUAVIVA ne sait pas faire ? C'est son métier pourtant.
M. ROLLAND.- Nous n’avons pas complètement la compétence dans nos équipes juridiques. Il s’agit d’un
certain nombre de marchés spécifiques avec des compétences notoires. Ce n’est pas nouveau, nous l’avons
déjà utilisé.
Concernant les frais d'actes et contentieux, je répète ce que j’ai déjà dit : il y a une partie purement frais d’actes
mais c'est surtout pour les contentieux en urbanisme avec des économies potentiellement conséquentes à la
clé. Après, si vous voulez la liste.
Mme POCHON.- Oui.
M. ROLLAND.- C'est cela le sujet.
Sur les taxes foncières, Mme PAOLANTONACCI répondra.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 31 sur 112
S’agissant de l’achat des billets des JO 2024, je laisserai peut-être M. le Maire donner des éléments d’intention
en termes de déploiement.
Concernant les travaux du logement du gardien, cette personne au 15 octobre doit utiliser ce logement. Or,
nous devons mener des travaux de rénovation à Pompidou pour remplir le contrat vis-à-vis de cette personne
et lui fournir un logement habitable et décent. Il est là le sujet. Il n'était malheureusement pas entretenu jusqu'à
présent.
J’en viens aux questions de M. CALMÉJANE :
Sur les AP/CP, c’est possible quand on a tous les éléments calés en termes d'évaluations. Je précise que nous
connaissons parfaitement le montant global maintenant pour le clocher et pour le poste de Police municipale,
j’ai précisé tout à l’heure 2 M€ pour l’un et 2,2 M€ pour l’autre. Nous engageons sur cette base.
Sur la faiblesse de nos investissements, je rappelle tout de même que nous avons écrit 23 M€ d'investissement
au BP.
M. CALMÉJANE.- C’est écrit, oui.
M. ROLLAND.- 21,5 M€. Il y a une partie en préemption pour 6 à 7 M€, le reste étant en investissement.
Pour répondre en même temps à la question de M. MINETTO, qui nous dit que la stabilité de l'enveloppe
d'investissements est apparente mais, même si je reprends votre argument, les -3 M€ qui sont des économies,
des annulations et des reports représentent 14 %. Cela signifie que, à ce stade, nous annonçons la réalisation
de 86 % du budget d'investissement. Ce n'est tout de même pas un taux que vous pouvez critiquer. Quand on
regarde les taux moyens d'exécution des enveloppes d’investissement sur 10 ans, on dépassait faiblement les
50 %, hormis une année particulière. Je ne vois donc pas bien le procès disant que nous baissons complètement
l'investissement alors que nous ne sommes que sur de l’ajustement.
Si je mets de côté les 1,6 M€ (je réponds par anticipation), qui représentaient l'ambition et l’intention de la
commune de proposer au Département une solution, en assumant le financement de l'acquisition de ce terrain,
nous sommes sur un ajustement de 1,6 M€ sur 21 M€, c'est-à-dire à peine 7 %.
Sur la partie budget 2023, je puis vous dire que nous nous en préoccupons déjà, nous lançons les réflexions
de cadrage. Nous tiendrons compte du contexte et nous avons un plan d'action ambitieux sur le sujet.
Vous parlez des tarifs municipaux mais l'ambition sur la partie parking est de respecter une promesse de
campagne ; nous verrons le sujet après.
Quant au plan de sobriété énergétique, il y a une question n° 2 de M. MINETTO à laquelle j'apporterai des
éléments de réponse. Si vous me le permettez, je répondrai à ce moment-là.
M. CALMÉJANE.- Si nous avons le temps.
M. ROLLAND.- Alors j'accélère.
M. CALMÉJANE.- Je ne vise pas vos propos. C’est simplement que, parfois, nous n’avons pas le temps de poser
toutes nos questions avec le régime que nous a imposé M. le Maire.
M. ROLLAND.- Monsieur CALMÉJANE, reconnaissez que j'essaie de répondre à toutes vos questions.
M. CALMÉJANE.- Non, vous les reportez.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 32 sur 112
M. BIYOUKAR.- En commission d'ailleurs.
M. CALMÉJANE.- Parlez de la sobriété alors.
M. ROLLAND.- Monsieur MINETTO, concernant le problème de fonctionnement de la Commission des
Finances, je vous fais remarquer que le calendrier est très serré et que c'est moi qui ai insisté pour le préparer.
Pour un document, qui n'est qu'un document d'ajustement, très honnêtement, nous avions l'ensemble des
éléments à peine quatre jours avant. Quant à votre remarque sur la phase d'élaboration globale du budget,
nous en reparlerons peut-être au moment du ROB mais, là, c’est vraiment de l’ajustement.
Vous dites que c'est faux et que ce n'est pas un ajustement de moins de 1 %. Si je prends votre remarque et si
je fais des mathématiques jusqu'au bout, j’enlève 1,6 M€ et cela fait même encore baisser le pourcentage :
0,65 % sur le budget global avec 400 000 €, retraité des 1,6 M€, je propose non pas une augmentation au titre
de la DM mais une baisse.
M. MINETTO.- Pas du tout.
M. ROLLAND.- Si vous avez +1 131 000 € en dépenses et si, au lieu d'avoir 18 000 là, ce qui fait 0,55, je n’en
prends que la moitié, donc -1,6 M€ et +1,1 M€, cela signifie que nous proposons une baisse de 500 000 € et
non pas une augmentation de 1 %. 500 000 € sur 63 M€, en gros je propose une baisse de 0,67 % et non pas
+0,65 %. Je ne comprends pas le raisonnement mathématique.
Pour le contrat Sodexo, je laisserai M. ZARLOWSKI le préciser. J’ai indiqué tout à l'heure que nous étions en
négociation avec un risque de rupture d’un partenaire qui veut sortir du contrat. C'est extrêmement difficile
avec une volonté de nous faire payer un maximum. En termes de gestion, j'ai donc mis le risque de négociation
de ce contrat.
Sur les histoires de correction de rattachement de subventions demandées à différentes instances de l'État, là,
il y a l'Éducation nationale, notamment la C.A.F. En réalité, le vrai sujet n'est pas tout à fait celui-là. Vous avez
un certain nombre de cas où les dossiers sont complètement instruits, nous avions fait une demande de près
de 80 000 €, il y a un accord de principe, puis vous avez une notification sans justification « on ne vous accorde
pas la totalité ».
M. MINETTO.- La question est de savoir pourquoi.
M. ROLLAND.- Faites-moi grâce que nous les relançons. Pour l’anecdote, nous avons relancé l’Éducation
nationale pendant 2 ans concernant le dossier des moins de 3 ans. Nous avons reçu une réponse au bout de
ces deux ans indiquant que l’on nous accordait ce montant. Avec la C.A.F., nous avons des sujets similaires.
Sur le collège, je laisserai M. le Maire répondre.
Vous abordiez les aspects de l'habitat indigne, je répète que c'est en cours d'instruction, que ce n'est pas une
annulation, nous avons bien l’intention de le faire. Nous l’instruisons et nous l’engagerons mais ce ne sera pas
réellement réalisé sur 2022. Je l'ai précisé tout à l'heure.
Maintenant, sur les autres points que M. BIYOUKAR a évoqués, je ne vois pas bien les compléments. Les 2 000 €
sur la Villemombloise sont une réelle économie ; M. LABRO répondra.
Pour les autres points, je n'ai pas d'autres éléments.
Maintenant, pardonnez-moi, chers collègues de l'opposition mais ce n'est pas possible. Vous ne pouvez pas
écrire n'importe quoi dans vos éditoriaux. Vous nous dites « la commune est en faillite ». Je suis désolé mais je
vais être obligé de vous rappeler quelque chose : admettons que nous ne savons pas gérer mais les chiffresRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 33 sur 112
que je montre là sont le résultat des clôtures des comptes administratifs de la commune avec iso méthode
d’affectation des résultats puisque, jusqu'en 2018, il n’y avait pas affectation en réserve et, à partir de 2019,
c'est mis globalement en réserve. Où est l'erreur ? 2017 : cumul des excédents en section de fonctionnement
de 9 502 640 € ; 2018, 9 467 806 €, 2019, 10 361 151 € ; 2020 10 327 183 € ; 2021, 12 071 000 €.
Je veux bien prendre toutes les leçons de gestion, certes, nous n’avons pas tout traité mais comment pouvez-
vous affirmer que nous sommes en faillite ? J’ai fait le nécessaire, contrairement à ce que dit M. CALMÉJANE,
nous ne brûlons pas la caisse. J’ai un dispositif complémentaire où je suis la trésorerie parce que nous avons
quelques problèmes avec tous ces braves gens qui nous promettent des subventions et qui les paient trois ans
plus tard.
Monsieur CALMÉJANE, malgré tout ce que vous aviez instruit, sur les dossiers de l'école Anne Franck et autres,
nous avons 1,2 M€ dehors avec des gens qui nous disent « la huitième version est la bonne, vous aurez peut-
être la subvention avant le 31 décembre ».
Les chiffres sont factuels. Donc la prochaine fois que vous voulez écrire dedans, je vous conseille de retourner
sept fois la plume dans votre encrier et de m'appeler. Je suis joignable de 8 h 00 à 22 h 00, vous serez en tort
si vous ne m'appelez pas. La fois suivante, ce sera non pas simplement une contestation mais une volée de
bois vert si vous continuez à écrire des choses inexactes.
Mme BERGOUGNIOU.- Il nous menace.
M. ROLLAND.- Ce n'est pas une menace.
M. CALMÉJANE.- Une volée de bois vert, vous menacez tout de même de frapper les gens.
M. ROLLAND.- Non, c'est une remontrance.
Mme BERGOUGNIOU.- C'est une précision.
Mme POCHON.- En tout cas, c'est chic.
M. ROLLAND.- Je vous donne des éléments factuels. Si vous n’êtes pas dans le débat contradictoire permanent
et si vous avez des doutes, vous avez les éléments du compte administratif ; ce sont les chiffres apparus dans
les Décisions, les comptes-rendus et les notes de synthèse. Après, je veux bien accepter toutes les critiques
mais non, nous ne sommes pas en faillite. Certes, monsieur CALMÉJANE, toutes les communes auront un choc
d'une violence inouïe l’année prochaine, c'est clair mais, avec ce niveau d'excédent cumulé, nous avons tout
de même les moyens d'absorber ce choc.
Par ailleurs, nous avons pris les dispositions, nous travaillons déjà au cadrage et à essayer de bâtir les plans
d’action, y compris en matière de sobriété énergétique.
M. le Maire.- Madame VERBEQUE, s’agit-il de sujets auxquels nous n’avons pas encore répondu ? On ménage
nos effets, tout a été noté, je pense que d'autres collègues voudront répondre à vos questions. Maintenant, si
vous avez des points supplémentaires, n'hésitez pas.
Mme VERBEQUE.- C’était juste pour rappeler deux points que M. ROLLAND n’a pas répondus et sur lesquels
il n'a pas spécifié qu’un adjoint répondrait : le montant total des ruches et leur emplacement (M. BOULON n'est
pas là) et la ventilation des 20 k€ pour le 43, Outrebon et l’hôtel d’entreprises.
M. ROLLAND.- Sandrine, je suis désolée, je ne peux pas vous donner la réponse.
Mme VERBEQUE.- C'était pour savoir si c'était un adjoint ou un oubli.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 34 sur 112
M. le Maire.- Nous répondrons.
Y a-t-il d'autres interventions à ce stade de l'ensemble des oppositions ?
Monsieur ACQUAVIVA, commençons le train de réponses pour les délégations spécifiques.
M. ACQUAVIVA.- Je ne vais pas parler des assurances, nous participons en effet à la Commission des
Assurances. Dans le cadre d’appels d'offres, j’apporte ma connaissance mais il est normal qu'il y ait le rôle des
services et d'un consultant extérieur pour organiser l’appel d’offres.
Je voulais simplement vous répondre par rapport à l'habitat insalubre. Pour moi, c'est un domaine très
important. Ce n'est pas parce que, sur un plan budgétaire, nous enlevons une ligne de crédit que nous arrêtons
l'action en direction de l'habitat insalubre, qui n'existait pas auparavant. C’est une nouveauté que nous
essayons d’introduire. Dans l’habitat insalubre, il existe plusieurs degrés.
Mme POCHON.- La Loi ALUR si chère à M. BLUTEAU, que j'ai votée ; je le revendique.
M. ACQUAVIVA.- Entre nous, quand on parle, il serait bien...
Mme POCHON.- Vous avez plus souvent le micro que nous.
M. ACQUAVIVA.- Quand je parle, j’écoute les autres mais, quand les autres me coupent la parole, je trouve
que c’est profondément désagréable, ne serait-ce que pour ajouter d'autres choses. Donc laissez-moi continuer
à m'expliquer.
En ce qui concerne le logement insalubre, première chose, un travail se fait notamment avec l'État sur toute la
partie des marchands de sommeil. C’est aussi un vaste problème dans des endroits où on a plus de boîtes aux
lettres que d’espace à l'intérieur des logements.
Deuxième chose, c’est tout ce qui touche à la transition énergétique, ce que l'on appelle l'ensemble des vraies
passoires. Une partie se travaille à l’échelon territorial parce que l’on a réalisé, par son intermédiaire et pris en
charge par le Territoire, un diagnostic sur l'ensemble des lieux où sont situés les habitats insalubres, pour
monter des dossiers comme on le fait pour le PREP sur la partie pavillonnaire et accompagner les transitions
énergétiques. Cela se fait en collaboration avec l’ANAH, France Rénov’ et tous les outils existants.
Il existe de nombreux outils ; la rénovation énergétique est un domaine excessivement complexe, que ce soit
dans les petites copropriétés dégradées ou dans le tissu pavillonnaire. Il y a une soixantaine de mesures
nationales et une dizaine de mesures locales. Là aussi, cela se met en place. Au PREP, nous avons eu environ
25 dossiers de Villemomblois venus nous consulter ; nous avons organisé par la suite un webinaire, à partir
duquel un certain nombre de dossiers sont en cours de traitement, notamment par l'intermédiaire de l'Agence
Locale Énergie et Climat, compétente dans le dossier, pour faire la partie France Rénov’ et les diagnostics.
Pour vous tranquilliser, c'est un long chemin et le côté habitat indigne et insalubre fait partie d'une politique
générale que nous mettons en place. Nous le verrons sur l'ensemble de la suite des budgets.
M. le Maire.- Merci cher François.
Monsieur MINETTO, il y a des questions pendantes. Donc nous allons y répondre.
M. MINETTO.- C'est pour reformuler une question par rapport à l'habitat insalubre. Pour mémoire,
Villemomble a été une des premières villes à appliquer le permis de louer, qui était une loi que
Élisabeth POCHON a votée. Il faut le rappeler.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 35 sur 112
Je vais la formuler autrement : on annonce ici -99 000 € pour la lutte contre l'habitat insalubre. Combien avez-
vous mis sur la table par rapport à ce qui a été budgété ? 0, 2 000, 3 000, 50 000, 100 000 ?
De mémoire, c’était 100 000, donc n’avez-vous mis que 10 000 € sur l’habitat insalubre et avez-vous enlevé
90 000 ?
M. le Maire.- Je vous réponds, après je passerai la parole à M. GERBAUD sur les sujets de mobilier urbain, de
plantation d’arbres et de ruches.
Concernant l'habitat indigne, le principe d'un budget est qu'il doit être sincère. Vous avez vu l’extrême détail
dans lequel nous entrons, nous en arrivons pratiquement à des sommes à trois chiffres seulement. En effet et
en toute honnêteté, d'ici la fin de l'année, engager quelque chose sur l'habitat indigne, avec ce qu'a souligné
François ACQUAVIVA en partenariat avec Grand Paris Grand Est, n’est pas envisageable. En revanche, cela reste
une priorité 2023.
Je passe la parole à M. GERBAUD pour les trois questions soulevées par Mme VERBEQUE et M. BIYOUKAR.
M. GERBAUD.- Concernant le mobilier urbain, il y a eu de nombreuses et longues séquences de travail avec
les conseils de quartier, qui ont arpenté la Ville, émis un certain nombre de suggestions, que nous avons
travaillées avec les services de la Voirie et de la Propreté urbaine. Oui, des bancs seront donc posés dans la
Ville ou des assis-debout.
M. BIYOUKAR.- Où ?
M. GERBAUD.- Nous nous sommes assis autour de la table avec les Services techniques, les adjoints et les
conseillers de quartier pour établir une liste d'endroits potentiels, qui n'entraîneraient pas de nuisance non
plus pour les gens concernés par la zone d’implantation des bancs. De toute façon, si jamais nous avions une
évolution négative, nous aviserions. Donc nous aurons des bancs.
Concernant les arbres, oui, nous restons sur l’ambition de planter 400 arbres et nous y arriverons, sans doute
bien avant la fin du mandat. Non, ce ne sera pas la faute du Conseil départemental. Nous avons retiré parce
que nous sommes toujours en discussion avec le Département, que nous n'avons pas encore accordé nos
violons. Je vous rappelle l’existence du plan Canopée à l’échelon départemental qui, de toute façon, va dans le
même sens que nous ; ils ont besoin de mettre des arbres. C'est la logique de la lutte contre le réchauffement
climatique et nous arriverons à nos fins.
Concernant les ruches, ce n’est pas compliqué, nous faisons une économie de 5 000 € grâce à l’excellent travail
de notre Directrice des Services techniques. Cette somme est maintenant équivalente à zéro parce que le
prestataire mettra des ruches au Parc de la Garenne.
M. le Maire.- Différentes questions concernaient le périmètre de Mme PAOLANTONACCI : le 39, Outrebon ; le
2, Grande Rue ; la ventilation des 20 000 €.
Mme PAOLANTONACCI.- Concernant la ventilation des 20 000 € entre le 43, Outrebon et HEV, il s’avère que
les bureaux, initialement entre 12 m² et 18 m², sont trop petits par rapport à la demande, nous sommes donc
contraints d’abattre certaines cloisons entre des bureaux. Ce faisant, nous arriverons d'ici la fin de l'année à un
taux de remplissage de l'hôtel d'entreprises de plus de 90 %. C’est une des motivations. C'est un budget, donc
des prévisions.
Concernant le 43, avenue Outrebon, il ne vous a pas échappé dans les Décisions que nous avons préempté ce
local, sur lequel nous envisageons un certain nombre de travaux à engager avant la fin de l'année. Nous venons
d'apprendre que le vendeur a accepté.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 36 sur 112
Quant aux lignes budgétaires entre taxes foncières, charges, loyers, d'un côté +24 et, de l'autre côté, -23, nous
sommes effectivement propriétaires d'un certain nombre de locaux, nous sommes également locataires. Les
loyers restent des loyers, ils étaient prévus. Tout ceci constitue un équilibrage budgétaire. Les charges sont
souvent des régularisations de charge de copropriété ; pour les taxes foncières, c'est pareil, comme nous avons
acquis, nous payons d'une année sur l'autre, ce sont donc aussi des régularisations de taxe foncière.
Ai-je répondu ?
Mme VERBEQUE.- J’aimerais connaître la ventilation des 20 000 €, même si ce n’est pas au centime près.
Mme PAOLANTONACCI.- Nous avons budgété environ 15 000 € pour le 43, Outrebon et 5 000 € pour l'hôtel
d'entreprises.
M. le Maire.- M. Philippe LABRO pour la question concernant la Villemombloise : pourquoi 1 000 € ont-ils été
retirés à cette excellente manifestation, qui s'est déroulée le 25 juin dernier ?
M. LABRO.- J’avais d’abord une question sur les billets des JO 2024, je me ferai un plaisir de répondre lors des
questions orales.
Concernant les 10 000 € d’économie, je suis surpris que vous posiez la question. Il me semble que vous étiez
Maire adjoint jusqu’à encore il y a quelques mois, vous devez donc savoir que la Villemombloise a été annulée
l'année dernière et que, à cette époque, des achats avaient été faits pour la Villemombloise, raison pour laquelle
nous ne les avons pas rachetés en 2022. Si vous le voulez, j’ai le détail.
M. BIYOUKAR.- Effectivement, elle avait été annulée faute de participants.
M. le Maire.- La parole est à M. ZARLOWSKI puisque M. MINETTO s’interrogeait sur la négociation du contrat
Sodexo.
M. ZARLOWSKI.- C’était non pas M. MINETTO mais M. CALMÉJANE, c’était la même question indépendante
mais elle allait un peu plus loin. Nous y reviendrons là aussi dans les questions, c'est le principe de répétition
mais ce n’est pas un souci, je reviens sur le choix du contrat. Il est vrai que, plutôt que d'avoir une approche
comptable et purement financière, nous avons privilégié la qualité. Veuillez nous en excuser mais c'est un choix
politique qui nous appartient et qui nous semblait nécessaire.
Dire qu'il était plus cher est absolument faux. Quant à la non-utilisation ou la non-reconduction de la cuisine
centrale, je vous renvoie aux investissements que vous auriez pu faire et qui nous auraient peut-être permis de
la conserver ; c’est un peu comme le reste du patrimoine.
M. le Maire.- S’agissant de la dette non contractée par la Ville, au final, nous nous rendons compte chaque
jour qu’elle correspond au fait que le patrimoine communal n’a pas été correctement entretenu. Nous avons
parlé du 122, rue de Neuilly, voilà…
Mme POCHON.- Cela n’a-t-il pas été votre crédo « la dette 0 » pendant 20 ans ?
M. le Maire.- Madame POCHON, vous n’avez pas la parole.
Dans ces conditions, nous nous retrouvons avec des surprises mais fort heureusement, concernant l'ancienne
cuisine centrale, nous avançons à bon train pour avoir une nouvelle offre dans un tout autre domaine
permettant de reprendre ce bâtiment, dans le respect du voisinage, et répondant à une très grande attente de
l'ensemble de nos concitoyens dans le domaine de la santé.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 37 sur 112
M. PRINCE voulait compléter concernant Sodexo, après, nous passerons la parole une nouvelle fois à
Mme VERBEQUE.
M. PRINCE.- Je viens de finaliser une tournée des écoles maternelles. Effectivement, nous avons posé la
question puisque les ATSEM sont à même de voir ce que mangent les enfants, et il y a vraiment eu du mieux.
Quand cela passe bien, il faut le dire, sur le plan qualitatif et autres. C'est une bonne nouvelle mais il faut rester
vigilant, raison pour laquelle nous avons la commission des menus, des cahiers à disposition dans les cantines
pour faire remonter les informations. En effet, que ce soit Sodexo ou un autre prestataire, il faut surveiller
constamment.
Mme VERBEQUE.- Juste une petite précision sur le 122, rue de Neuilly : j'ai bien compris que c'était pour
redonner une habitation au futur gardien mais il me semble que l'ancien est parti il n'y a pas très longtemps,
et je m’étonnais juste du montant. Je voulais simplement savoir si c'était une remise en état, un coup de
peinture ou si ce bâtiment présentait un défaut d’électricité ou d’amiante par exemple ? 57 000 €, cela me
semble énorme sachant que le logement ne fait pas 300 m². Que comprend cette remise en état ?
M. le Maire.- Cela comporte bien d'autres choses qu’un simple coup de peinture. Nous étions quasiment en
effet dans une situation d'insalubrité pour ce pavillon, qui n’était pas du tout entretenu. Une habitude n’avait
pas été prise par les services, comme pour tout propriétaire, c'est de visiter au moins une fois par an un bien
loué ou mis à disposition. C'est un principe que nous allons changer.
Vous avez raison, voilà de nombreuses années qu’il logeait dans ce pavillon, qu'il n'a pas entretenu lui-même,
il n'a pas non plus signalé l’ensemble des désordres. Nous sommes véritablement sur une réfection très
importante, non pas structurelle mais pour qu'une famille puisse vivre correctement à l'intérieur.
Au regard du montant estimé, nous nous sommes posé la question de savoir si cela valait ou non la peine de
faire ces travaux. Nous avons considéré que le fait que le Parc des Sports Pompidou ait une présence physique
par un gardien à proximité justifiait d’engager ces dépenses. Elles sont conséquentes. On apprend des erreurs
commises par le passé. À partir de là, nous avons considéré que, régulièrement, sachant que plusieurs
logements de fonction sur la commune sont très largement dédiés à nos gardiens d'équipements, nous nous
astreindrons à passer et à entretenir pour ne pas avoir des sommes aussi conséquentes. En revanche, je
maintiens qu’elle est nécessaire.
Mme POCHON.- Je voulais m'assurer qu'il y ait bien au compte-rendu mon intervention sur votre conversion
tardive à vous, M. ACQUAVIVA, etc. au fait que la dette 0 n'était pas forcément une si bonne idée que cela et
que l’on aurait pu un peu mieux entretenir les bâtiments en ayant de temps en temps recours à un emprunt
de qualité.
Par ailleurs, j’entends M. PRINCE nous affirmer que les maternelles notamment sont très contentes. Pour notre
part, nous étions relativement hostiles au fait que, dès la crèche, on habitue les enfants à une nourriture de
collectivité, disons qui n'est pas la nourriture que nous appelons « maison ». Leur palais est donc maintenant
habitué dès la crèche à subir, si je puis dire, les plateaux-repas.
J'attends de voir ce que cela donnera à long terme, ainsi qu’en termes de santé pour les enfants. J'espère que
nous aurons parfois accès à ces moments de repas des écoles de façon à vraiment constater si les petits, les
enfants et les élèves sont satisfaits de ce qu'on leur propose.
Puis, je vous rappelle tout de même que vous avez aussi augmenté ces tarifs dernièrement. Nous espérons
qu’en plus la qualité augmentera. Vous nous parlez que qualité, monsieur PRINCE, mais c'est une question
extrêmement personnelle de tester des choses.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 38 sur 112
Nous verrons. Nous suivrons les parents d'élèves, les rapports des uns et des autres mais, en tout cas, il est
important que les enfants mangent bien, et que tous les enfants puissent manger également. Nous souhaitons
que le moment du repas soit extrêmement important et que tout le monde y ait accès, et nous savons déjà
que ce n'est pas le cas.
M. le Maire.- Je me permets de prendre la parole maintenant sur cette dernière remarque. Je ne sais pas si ce
n'est pas le cas ni quelle boule de cristal vous avez mais pratiquement aucun conseil d'école ne s'est réuni.
Aujourd'hui, les parents d'élèves…
Mme POCHON.- Inaudible
M. le Maire.- …ont désormais leurs représentants, les conseils d'école auxquels vont s’astreindre de siéger,
entre autres, Patrick PRINCE et différents membres de la majorité, ne se sont pas tenus. Pour le coup, nous
n'avons pas encore de retour.
Je ne vais pas commencer par la fin. Néanmoins, concernant les tarifs municipaux, en vérité, sur les écoles, les
accueils de loisirs, globalement et par tous les moyens de communication, nous avons très peu de retours.
C’est sans doute parce que les facturations ne sont pas totalement tombées, ce que nous pouvons parfaitement
comprendre mais, au moment où je vous parle, je sais qu'une pétition tourne sur les réseaux et que, au global,
j'ai 170 signatures alors que 1 700 familles sont concernées par les accueils périscolaires.
Je ne dis pas qu'il n'y a rien et que nous ne répondrons pas, et toujours avec les mêmes arguments : sur les
tarifs municipaux, nous avons agi en transparence en annonçant certes une augmentation mais une seule cette
année, que nous avons raisonnée en nous comparant avec ce qu’il se passait ailleurs, que nous relevions que,
sur les 10 communes alentour…
Mme POCHON.- Inaudible.
M. le Maire.- … nous étions particulièrement bas jusqu’alors et même encore aujourd’hui suite à
l’augmentation. À partir de là, nous avons aussi un principe d'équité, nous en avons fait la démonstration lors
de la Commission des Affaires familiales que nous a proposée le vice-président BANCEL, nous avons fait la
démonstration, sur laquelle je n'ai entendu aucune remarque de l’opposition, c’est bien sur la proportionnalité :
le reste à charge aux familles sur le coût réel restait proportionnellement le même avant l'augmentation et
avec celle-ci.
Enfin, M. ZARLOWSKI a souligné que nous avons la constance de vouloir toujours la qualité (pour cela, vous
avez des indicateurs tout à fait neutres et objectifs) et les quantités. Je vois ailleurs certains collègues prendre
la décision de supprimer l’entrée ou le dessert. Or, ce n'est pas non plus notre choix, c'est-à-dire que nous
voulons conserver qualité et quantité.
Pour clore cet échange sur cette DM, je salue encore M. ROLLAND pour le travail d’explication à l’ensemble
des collègues ce matin en séance, je reprends quand même les questions auxquelles il n’y a peut-être pas eu
de réponse.
Mme VERBEQUE nous interroge à savoir si le cabinet Goutal est désigné ou non. Oui, entre autres, mais je vous
laisse le lire dans les marchés, ils vous ont été envoyés avec l'ordre du jour. Sur chaque domaine du droit, il y
a trois attributaires, dont notamment le cabinet Goutal. De fait, vous aviez déjà la réponse.
Concernant les questions de M. MINETTO portant principalement sur le collège intercommunal, sachez que
c'est un travail que nous menons parce que nous avons pris l'engagement de trouver une solution à notre
situation particulière avec d’un côté le grand succès du collège Pasteur, qui a accueilli à l'occasion de la rentrée
dernière 660 élèves (cela tient mais c’est toujours un peu trop) et, de l’autre côté, la remontée en puissance duRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 39 sur 112
collège Jean de Beaumont, auquel je suis particulièrement attaché, qui a compté un peu plus de 540 élèves.
Nous revenons donc à une sorte d’équilibre entre nos deux collèges publics mais nous savons que gouverner,
c'est prévoir. Depuis le début du mandat, c'était également un engagement de campagne des élections
départementales 2021 de trouver une solution d’un collège intercommunal. La ville de Villemomble avec la
ville du Raincy avait proposé une solution à la frontière des deux communes pour permettre la mise à
disposition d'une parcelle de 8 000 m², un peu en dessous des critères départementaux, mais avec l’avantage
d’avoir un emplacement utile pour le département, qui suit désormais une logique intercommunale.
Nous nous sommes rapprochés du propriétaire terrien, rue Charles Hildevert pour être tout à fait précis, nous
avons fait différentes réunions. Le 24 mai dernier, Emmanuel CONSTANT, vice-président en charge de
l’Éducation au Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, m'a adressé un courrier indiquant que cette
solution n’était pas retenue du fait de la particularité polluée des sols. Elle autorise la poursuite d'une
exploitation comme aujourd'hui par Enedis, en revanche, il ne voulait pas prendre le risque vis-à-vis des
communautés scolaires (ce que je peux comprendre) d'envisager un collège de 700 élèves à cet endroit. En
effet, au-delà du coût, non pas celui de la Ville pour lequel nous avions une estimation à 1,6 M€, que nous
avions de bonne foi inscrite en début d'exercice budgétaire, il y aurait en plus le surcoût de la dépollution.
Emmanuel CONSTANT, avec lequel nous avons continuellement échangé, considérait dans sa réponse que ce
n'était pas la même chose.
Qu'en est-il ? C’est la vraie question : allons-nous trouver une solution pour les familles et nos enfants ? La
réponse est oui. Le Département a budgété sur sa mandature la réalisation de pas moins de trois nouveaux
collèges dans le périmètre de Grand Paris Grand Est. Les choses sont particulièrement bien avancées du côté
de Livry-Gargan. C’est à peu près la même chose, faut-il qu’il ait un attachement particulier à la ville de Noisy-
le-Grand ?..., mais la réalisation du sixième collège serait en bonne voie de validation sur cette commune. Il
reste à prendre une décision pour le troisième, tandis que, sur les rangs, vous avez des projets présentés par
mon collègue Maire de Rosny-sous-Bois, qui continue à vouloir tenir alors qu'il a aussi dans sa solution des
complications. Je parle donc de Rosny-sous-Bois aux portes de Villemomble et de Neuilly-Plaisance avec une
solution sur le Plateau d'Avron. Là encore, les services de Emmanuel CONSTANT ont évoqué le fait que la
teneur des sols et sans doute la nécessité de fondations spéciales sous-entendraient un surcoût dont le
Département ne voudrait pas.
Au moment où je vous parle, la commune de Rosny-sous-Bois maintient sa volonté. Avec le Maire de Neuilly-
Plaisance, celui de Noisy-le-Grand et moi-même avons très prochainement programmé de nous voir sur le
sujet. Entre nous, je militerais plutôt pour une solution qui pourrait nous être plus profitable, c'est le scénario
que défend la ville de Gagny avec un terrain mis à disposition à côté du pont des trois communes. Cela
modifierait immanquablement nos sectorisations mais elle pourrait avoir le grand avantage, pour les secteurs
Clémenceau et Époque, pour trois ou quatre divisions, de basculer sur ce collège intercommunal.
Une fois que j'ai dit cela, il faut savoir que vous avez une poussée démographique un peu partout. À l'occasion
de cette dernière rentrée scolaire, nous nous rendons compte que les choses sont maintenues, contenues,
c’est-à-dire qu’il y a eu très peu de mouvements de fermeture/ouverture de classe dans le primaire. Dans le
secondaire, je répète qu’il faut anticiper.
C’est vrai aussi à Neuilly-sur-Marne où le nouveau Maire pousse pour avoir sa propre solution et certainement
pas celle (je ne rentre pas trop dans le détail s’agissant de sujets que vous connaissez moins) d’une expansion
astronomique de Honoré de Balzac, collège déjà sur 33 000 m² de surface qu'il voudrait densifier. Je crois que
personne n'est favorable à cela. Il n'empêche qu'il faut répondre à la poussée démographique permise par
l’ancien Maire de Neuilly-sur-Marne ; plus de 4 000 logements ont été livrés du côté de Maison Blanche.
Également, la commune de Montfermeil qui constate aussi cette poussée. Pour le coup, Xavier LEMOINE porte
un regard plutôt positif à la solution Gagny.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 40 sur 112
Enfin, au nord du département côté Vaujours, il y a eu là aussi près de 5 000 habitants supplémentaires en très
peu de temps. Aujourd'hui, les familles et collégiens vont sur un collège à Tremblay-en-France.
Pour en revenir à nos sujets budgétaires, le fait de gommer 1,6 M€ est justifié avec l'information que nous
avons eue post-vote du Budget Primitif. Nous sommes donc complètement dans la sincérité.
Je garde le meilleur pour la fin puisque des inepties ont été prononcées par M. CALMÉJANE, il faudra les
corriger. Je ménage mes effets.
Mme POCHON.- J'avais juste une question non pas sur le projet mais sur l’éventualité Gagny, avez-vous une
idée de la taille de la parcelle ?
M. le Maire.- 10 000 m².
Mme POCHON.- Je rappelle tout de même que l’on descend parfois à 8 000 m² comme on l’a fait pour Pasteur
mais que c’est vraiment juste et difficilement vivable pour les collégiens et la communauté éducative. Il faudrait
exiger un minimum de 10 000 m², voire 12 000 m².
M. le Maire.- Une fois n'est pas coutume, je suis entièrement d'accord avec vous, madame POCHON. Il est vrai
que les temps périscolaires, les pauses méridiennes, les intercours sont des solutions très complexes pour tout
le monde, pour les enfants parce que ce n'est pas forcément agréable et pour la communauté éducative. Nous
en parlions encore tout à l'heure avec Patrick PRINCE, le Département évolue et se rend compte désormais de
la manière dont les enfants évoluent dans une cour de récréation. On peut le regretter, il y a moins de jeux de
balles et de marelles et plus de Smartphones.
Mme POCHON.- C'est interdit normalement.
M. le Maire.- Plus sérieusement, un principe nous semble plutôt pas mal, qui est le principe de cours oasis.
Malheureusement, avec ce que nous avons vécu ces derniers mois, cela a clairement du sens.
Concernant le questionnement de Jean-Marc MINETTO sur tous ces frais juridiques, des précisions de forme :
il n'y avait pas de marché jusqu'alors. Ce sont des marchés assez singuliers qui couvrent l'ensemble du droit
auquel nous pouvons être confrontés (droit des sols, droit public). En ces domaines, nous avions du coup par
coup, c'est-à-dire que, si la Ville était attaquée, elle pouvait se défendre mais il n’existait pas un marché au
long cours nous permettant d'avoir d'abord du conseil. Je considère que c'est une avancée et une amélioration
pour notre collectivité.
Bien entendu, ce sont des montants maximums avec droit de tirage. Autrement dit, nous ne dépenserons pas
tout cela, en tout cas, je ne le souhaite pas. Il n'empêche que nous sommes mieux équipés juridiquement
parlant parce que notre bataille contre la bétonisation de notre ville passe malheureusement par là.
Actuellement, je me tourne vers ma collègue qui suit les affaires juridiques, nous avons une quarantaine de
contentieux dans différents tribunaux, principalement le tribunal administratif de Montreuil, justement pour
des permis, parfois des absences de permis ; nous avons toutes les situations. Certes, cela a un coût mais c'est
au mieux que nous défendons les intérêts de la Ville.
Nous parlerons peut-être plus tard de ce que vous évoquiez sur la vente de l’ancien conservatoire puisque
nous avons un sujet sur le domaine.
Madame VERBEQUE, concernant votre interrogation à savoir si c'était le PLU et la MOD2, c'est bien sur la
MOD2. Il n’y a pas de doute.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 41 sur 112
Concernant ce que nous a dit M. CALMÉJANE, vous vous inquiétez que les AP/CP ne soient pas prévues sur cet
exercice au motif qu'elles ne seraient pas nécessaires. Votre question est surtout de combien cela coûte. Or, la
vraie question n’est-elle pas plutôt : qu’est-ce que cela ne nous coûte pas ? À l'aune de cette Décision
Modificative, c'est l'ensemble des subventions qui nous sont promises et qui nous permettent justement de
dire que nous n’engagerons peut-être pas autant de dépenses. En effet, nous aurons les subventions non
seulement de la DRAC mais également avec le Loto du patrimoine pour le campanile de l'église Saint-Louis.
C'est aussi (cela figure dans les Décisions) concernant notre poste de police où nous demandons tour à tour
au Conseil régional d’Ile-de-France et au ministère de l'Intérieur de nous subventionner chacun plus de
620 000 €. C'est là l'important, c’est-à-dire ce que cela ne nous coûte pas.
Concernant votre doute soit sur notre impossibilité à engager certains investissements, soit sur la bonne
marche de notre commune, le fait qu'il y aurait une glissade en dépenses de fonctionnement, je vous réponds
au contraire que nous optimisons notre budget, je martèle que nous maintenons particulièrement bien nos
finances à l’euro près, que ce soit pour les dépenses auxquelles nous réfléchissons, nous regardons s’il est
sincère et juste de les engager ou sur la justesse, la finesse de nos estimations.
Je ne vais tout de même pas me moquer, quoique, vous nous reparlez du City-stade. Il sera bien réalisé en fin
d'année sur le quartier Bénoni Eustache. Qui est le propriétaire ? L’OPH Grand Paris Grand Est. Dans ces
conditions, pourquoi voulez-vous que cette réalisation soit sur le budget de la commune ? J'ai peur que vous
ayez encore des choses à saisir.
M. CALMÉJANE.- C'était dans votre programme.
M. le Maire.- Quant à l'impact sur les factures d'eau, régulièrement ici même, vous nous dites que le vice-
président en charge de l'Assainissement Grand Paris Grand Est « a augmenté votre facture d'eau par une taxe
qui va augmenter de 100 % ».
Aujourd'hui, j'ai pris ma facture comme chacun, j'ai regardé, j'ai une consommation exactement à la moyenne
des foyers de notre territoire, quand Véolia ou le SEDIF évoquait une consommation de 120 m³ par an.
M. CALMÉJANE.- Inaudible.
M. le Maire.- J'ai fait le calcul. Jusqu'alors la redevance communautaire était pour la ville de Villemomble la
plus basse des 14 communes. Il était visible que nous pouvions moins nous permettre de faire des
investissements et de l’entretien avec ce tout petit taux, loin de la moyenne. Aujourd'hui, nous sommes à
0,70 €/m³. Donc avec cette augmentation qui s’est appliquée à la facture moyenne sur un trimestre, en passant
de 0,31 € à 0,70 €, cela me coûte le prix d’un paquet de cigarettes en plus. Je sais que vous êtes un anti-tabac
connu et invétéré. Je pense donc qu’il faudra effectivement demander à nos concitoyens fumeurs à fumer un
paquet de cigarettes en moins sur trois mois pour supporter ce surcoût.
J'ai peur que, à force d'utiliser des pourcentages pour faire peur, vous vous fassiez peur tout seul. Cela me
paraît assez inepte.
Concernant vos attaques sur l'État, je sais que vous avez été député, que le prochain Projet de Loi de Finances
vous passionne…
M. CALMÉJANE.- Inaudible
M. le Maire.- … je l’ai dit en début de mandature : ce ne sont pas nos sujets.
Enfin, sur l’aspect budgétaire, nous avons pris un peu de temps mais j'escompte que les points suivants ne
soient pas aussi chronophages. Il y a une chose que je ne comprends pas, monsieur MINETTO, et je conclusRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 42 sur 112
là : vous avez dit ici que vous regrettiez que les conseils municipaux soient trop longs mais « monsieur le Maire,
si vous réunissiez les commissions pour préparer les conseils municipaux, on irait plus vite », ce n'était absolument pas ma volonté. Il y a deux ans, je vous ai écouté attentivement, c’était le 5 juillet 2020, l’un et l’autre, vous nous disiez « nous escomptons être une opposition constructive ». Je suis bonne fille, je vous ai crus, j’ai cru que nous pourrions construire ensemble. Certaines vice-présidences de ces conditions ont été proposées aux oppositions. Certaines de ces commissions se sont elles-mêmes réunies, vous ne compreniez pas le fait que ce soit totalement débranché du calendrier des conseils municipaux.
Et, tout à l’heure, vous nous avez dit : « il faut faire travailler les groupes ». J'ai bien compris votre appel du
pied, vous auriez aimé avoir une écharpe et rentrer dans la majorité puisque l'opposition ne vous suffit pas,
d’accord, le modèle allemand vous plaît sauf qu’il n’est absolument pas comparable, monsieur MINETTO. Les
dévolutions et ce qui est possible pour une commune en France ne correspondent absolument pas à celles
d'une commune d'arrondissement en Allemagne. Ils ne peuvent même pas célébrer les mariages, ils n'ont
pratiquement pas de budget pour quoi que ce soit, ils ne s’occupent ni des transports, ni des écoles, etc. C'est
Bonn qui s’occupe de tout. Donc comparons ce qui est comparable.
En revanche, je ne vous comprends définitivement pas, d’un côté, vous dites qu'il faut faire travailler les
groupes, ce qui va exactement à l'inverse de préparer les conseils municipaux. Puis, quelques mois en arrière,
vous disiez, pour que les conseils municipaux soient moins longs, il faut réunir les commissions.
Vous êtes très lecteurs de nos comptes-rendus, vous me rendrez grâce du fait qu’ils sont circonstanciés et
détaillés sauf que relisez-vous vous-mêmes ; vous êtes à l’encontre de vous-mêmes, dans vos propres
turpitudes.
Mes chers collègues, je laisse la parole aux trois groupes pour une orientation de vote.
M. MINETTO.- Non, vous nous interpellez, nous vous répondons monsieur le Maire.
M. le Maire.- Mon avantage en étant Président de séance est que je me permets de conclure et de mettre aux
voix ; je suis magnanime en vous demandant une explication de vote.
M. MINETTO.- Vous n’êtes pas très honnête dans votre manière de gérer.
M. CALMÉJANE.- Premier point, c'est bien d'envoyer des postes pendant le Conseil mais je vous demande de
rectifier : « les élus de l’opposition demandent à être adjoints au Maire », je n’ai jamais demandé que des gens
de notre groupe soient adjoints au Maire.
M. MINETTO.- Moi non plus.
M. CALMÉJANE.- Au lieu d’écrire des inepties, occupez-vous du Conseil municipal pendant le temps du
Conseil.
M. le Maire.- Concentrez-vous, ne regardez donc pas votre téléphone.
M. CALMÉJANE.- Deuxième point, je n’ai pas eu ma réponse concernant le 75, rue Bernard Gante. Ce serait
bien que nous ayons les éléments : est-ce préempté ?
Troisième point, vous faites de la bouillie entre AP/CP et subventions alors que cela n'a rien à voir. Les AP/CP
sont un plafonnement et un engagement de dépenses annuelles des crédits sur chaque opération spécifique.
Vous avez mélangé les subventions, qui sont des recettes, et le projet global. Ce ne sont pas des réponses que
vous pouvez faire, cela peut peut-être noyer un peu le poisson, si je peux me permettre, vis-à-vis de gens qui
ne comprendraient pas les subtilités budgétaires d'une commune mais ce n’est pas notre cas.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 43 sur 112
Quatrième point, j’en reviens aux tarifs. Vous avez présenté en Commission des Affaires familiales votre objectif
de remonter le reste à charge, nous n’avons effectivement pas réagi en réunion en disant que c’est un scandale,
etc. Nous prenons acte que vous n’avez pour seul objectif que d’augmenter les tarifs parce que vous avez un
réel problème de recettes face à toutes les dépenses que vous avez générées.
Autre élément, que nous avons déjà noté aussi, quand vous faites des comparaisons tarifaires avec d’autres
communes, vous ne comprenez pas les quotients appliqués dans les différentes communes. Pourtant, ils sont
complètement différents. L'important, comme vis-à-vis de l’impôt, c'est ce que les gens auront à payer
réellement et en net en fonction de leur situation familiale. Il y a non seulement les tarifs mais aussi les
avantages ou désavantages des familles.
Une fois de plus, nous constatons que vous ne répondez pas à nos questions et une dégradation des finances
de la Ville. En conclusion, notre groupe votera contre cette DM1.
M. MINETTO.- Votre dernière intervention était très intéressante. En effet, elle montre bien que, pour vous,
avoir des responsabilités consiste à porter une écharpe et toucher l'argent qui va avec. Vous aviez bien compris
mon intervention du début mais vous passez votre temps à dénigrer, elle visait à donner des responsabilités à
l'opposition comme d'autres le font parce que la situation nationale et municipale nécessite que vous ne gériez
pas seul. Pendant un an et demi, vous n'avez pas eu d'adjoint au Social, vous rendez-vous compte ?
M. le Maire.- Mais je le fais en tant que président du CCAS, ce serait bien que vous ayez l’honnêteté de tout
dire.
M. MINETTO.- S’agissant du fonctionnement des commissions, il ne s'agit pas de faire des pré-conseils
municipaux. Vous rappelez-vous un soir, monsieur le Maire, où vous aviez réuni cinq à six commissions,
chacune ayant duré une dizaine de minutes au maximum simplement pour nous lire le texte que vous n'avez
pas eu le temps de lire au Conseil municipal ? Voilà ce qu'il en est et ce que les Villemomblois doivent savoir.
Pour nous, une commission est un lieu de travail, où on doit pouvoir apporter des idées et non pas avoir du
prémâché.
M. le Maire.- Comme vous faites revirement sur revirement, nous aimerions comprendre.
M. MINETTO.- Dès que nous vous posons des questions, cela vous gêne.
M. le Maire.- Les oppositions sont différentes mais tout de même ensemble pour demander un Conseil
municipal extraordinaire ou pour signer un communiqué de presse.
Mme POCHON.- Oui, nous pouvons effectivement avoir des intérêts communs.
M. le Maire.- Que voulez-vous pour les commissions municipales ?
M. MINETTO.- Prenez l'exemple du budget. M. ROLLAND nous a présenté un document, je pense que c'est à
peu près la même chose que ce que vous avez présenté ce soir, il a eu l'élégance de nous l'envoyer. Il a tenu
ses engagements. En revanche, il s’agissait simplement d'un pré-Conseil municipal, tout était ficelé. Si avant
cette commission vous nous aviez annoncé -99 000 € sur le logement insalubre, nous aurions négocié :
comment faire ? Sur quoi rogner ? Pour nous, c'est important, cela fait partie de notre ADN, comme le disent
les Macronistes. Là, non, on nous a donné le document, c’est fini.
D'ailleurs, je vais plus loin : le document du budget était déjà envoyé à l'ensemble des conseillers municipaux
alors même que vous réunissiez la commission après. Ces commissions n’ont donc aucun intérêt, vous faites
semblant. De toute façon, vous passez votre temps à faire semblant.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 44 sur 112
M. le Maire.- Quelle est votre orientation de vote ?
M. MINETTO.- Nous voterons évidemment contre. Nous ne pouvons pas voter pour un budget qui enlève
99 000 € sur le logement insalubre.
M. le Maire.- Nous allons bientôt passer aux voix mais je ne peux pas m’empêcher de réagir rapidement :
quand à un moment donné j'ai considéré que nous pouvions, dans la concorde, nous pencher sur une situation
dramatique, qui était celle de liquidation judiciaire du centre médico-social Marcel Hanra, les trois forces
politiques (RVE, RGE, UAV) se sont retrouvées à l'Assemblée générale, il aurait semblé de bon aloi de ranger
les couteaux et de travailler ensemble. Vous avez refusé. Un éminent membre de votre courant politique a
longtemps conduit la Gauche en Conseil municipal mais cela a été la bronca « vous voulez nous l’imposer »
« vous ne lui demandez même pas son avis ». C'était vraiment ouvert.
M. MINETTO.- Vous ne dites pas la vérité. Cela veut donc dire que vous intervenez dans une association libre.
M. le Maire.- Nous avons un Conseil d'administration qui est présidé par un membre de la liste UAV, et cela
fonctionne.
M. CALMÉJANE.- Il a indiqué par courrier qu’il ne souhaitait pas siéger dans la liste.
M. le Maire.- Mme Christine PAGANELLI, qui était sur votre liste et ancienne membre de la majorité, est
trésorière du CMS Marcel Hanra. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai eu plaisir à assister à un Conseil
d'administration où les gens savent travailler ensemble. Vous, vous ne voulez pas travailler.
M. MINETTO.- Vos collègues commencent à se rendre compte que vous passez votre temps à mentir
puisqu’ils vous quittent les uns après les autres. Ils voient votre vrai visage au fur et à mesure. Ils sont déjà six
à vous avoir quitté et, aujourd'hui, il en manque sept.
Mme VERBEQUE.- Avant de donner notre consigne de vote, je souhaite reprendre un point posé par
M. CALMÉJANE concernant le City-stade sur Bénoni Eustache. C’est effectivement l’OPH qui gère. De fait, je
comprends l'interrogation de M. CALMÉJANE : nous n'aurions pas dû l’inscrire dans notre programme RVE
puisque c'est l’OPH qui était maître du sujet. Je pense que la question de M. CALMÉJANE était plutôt : qu’est-
ce que le programme RVE doit faire ? Donc si nous pouvions juste avoir confirmation là-dessus.
Notre groupe votera contre cette modification pour deux points particuliers.
Premièrement, concernant les billets des JO, on nous a dit que l’on nous répondrait à la fin mais nous n’avons
pas eu les explications.
Deuxièmement, nous n’avons pas non plus eu de réelles explications sur l'insalubrité. Quand j'étais encore
Maire adjointe à l'Urbanisme, je rappelle que, l'année dernière, j'ai réussi à faire revenir quelqu'un de notre
équipe et qui s'occupait de ce point. Nous avions commencé à mettre en place un tableau de suivi avant son
départ, qu’il devait reprendre à son retour. Il est resté pendant un peu plus de six mois. Ce point était donc
déjà commencé, c'est juste dommage d'effacer ce point pour cette année, même si c’est remis l’année
prochaine. Je pense qu’il aurait pu être travaillé pendant les six mois où cet agent est revenu au sein de la
mairie, puisqu’il est de nouveau parti, pour avancer sur l'insalubrité, point effectivement très important de notre
programme.
M. le Maire.- Je vous rassure, chère collègue, il l’est toujours puisque ce fameux tableau continue à
fonctionner, à être mis à jour et suivi.
Je mets aux voix l’approbation de cette DM.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 45 sur 112
Il est procédé au vote électronique – Résultat : 22 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme LEFEBVRE, M. LABRO, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CÉDÉCIAS, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, Mme MÉLART et 13 voix contre (Mme LECŒUR, Mme VERBEQUE, M. HADAD, M. BIYOUKAR, Mme POCHON, M. MINETTO, M. BANCEL, M. CALMÉJANE, M. KALANYAN, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, M. LE MASSON, Mme LEFEVRE, Mme BERGOUGNIOU).
4. ADMISSION EN NON-VALEUR DES CRÉANCES ÉTEINTES
5. ADMISSION EN NON-VALEUR DES PRODUITS IRRÉCOUVRABLES
M. le Maire.- Les créances éteintes sont des créances qui restent valides juridiquement en la forme et au fond
mais dont l’irrécouvrabilité résulte d’une décision juridique extérieure définitive qui s’impose à la collectivité
créancière et qui s’oppose à toute action en recouvrement.
Mes chers collègues, vous avez le détail. Retenez que ces créances éteintes représentent un total de 915,68 €.
La Délibération n° 5 étant l’admission en non-valeur des produits irrécouvrables.
Y a-t-il des interventions ?
M. ROLLAND.- Suite aux remarques des années précédentes, nous avons travaillé sur le sujet. L'an dernier,
c'était 6 282,48 € et, cette année, 915,68 €. Dans le point 5, l’an dernier, c’était 6 996,85 €, cette année
1 404,48 €.
M. le Maire.- C'était effectivement important de le souligner, pardonne-moi mon cher collègue et merci de
cette contribution. Nous saluons encore l’excellent travail effectué à la direction des Finances.
Nous lançons le vote de la Délibération no 4 :
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
Même chose avec la Délibération no 5.
M. MINETTO.- Comme habituellement, nous demandons que le compte-rendu officiel soit anonymisé. C'est
tout.
M. le Maire.- Nous soumettons au vote.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
6. FIXATION DES TARIFS DU STATIONNEMENT PAYANT SUR VOIRIE ET DU FORFAIT POST-
STATIONNEMENT À COMPTER DU 1ER JANVIER 2023
M. ROLLAND.- La Délibération sur le stationnement actuellement en vigueur est la Délibération n° 3 du
16 novembre 2017, qui avait notamment institué la mise en place du forfait post-stationnement à compter du
1er janvier 2018.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 46 sur 112
La volonté de l’équipe municipale de redynamiser le cœur de ville et de renforcer l’attractivité de ce dernier
nécessite des ajustements en matière de tarification du stationnement.
Après étude auprès des communes voisines, il est proposé d’élargir les plages horaires de stationnement
gratuit à 30 minutes sur l’ensemble des parkings, à l’exception des parkings Époque, République et Ducatte où
la gratuité est d’une heure.
Compte tenu du coût facturé par le prestataire pour toute modification effectuée sur les horodateurs, il apparaît
opportun d’ajuster les tarifs pratiqués actuellement et inchangés depuis 2018 de manière concomitante à
l’élargissement des plages horaires.
Malgré les hausses proposées ci-dessous, les nouveaux tarifs demeurent inférieurs à ceux des communes
alentour.
- Forfait résident mensuel (zone verte et orange/secteurs 1 ou 2) passe de 25 € à 26 €,
- Forfait résident trimestriel (zone verte et orange/secteurs 1 ou 2) passe de 61 € à 65 €,
- Forfait résident annuel (zone verte et orange/secteurs 1 ou 2) passe de 173 € à 182 €,
- Forfait non résident mensuel (zone verte secteurs 1 ou 2) passe de 50 € à 53 €.
Les forfaits post-stationnement (zone orange secteurs 1 ou 2 et zone verte secteurs 1 ou 2) passent de 25 € à
30 €, soit une hausse de 20 %.
Je précise que, dans d'autres communes, c'est +35 %.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 47 sur 112
M. MINETTO.- Première question, le règlement ne précise pas la gratuité pour les personnes en situation de
handicap. Je sais que le macaron fait que mais il me semble important de le rappeler dans le règlement.
Deuxième question, nous sommes heureux de voir que ce qui était impossible pendant des années et que vous
partagiez, c'est-à-dire l’augmentation du temps de stationnement, vous soyez de nouveau des convertis. Merci
de nous avoir écoutés.
En revanche, qu'en est-il du tarif commerçant ? Nous avons tous eu ce questionnement pendant la campagne :
à notre sens, les gens qui travaillent dans les commerces n’ont pas grand intérêt à se stationner devant le
commerce, puisqu'ils prennent la place d’éventuels clients. L’idée était d'avoir des tarifs réduits pour les
commerçants dans les zones un peu plus éloignées que l’emplacement du commerce. Il y a un petit quelque
chose qui existe mais jusqu'où êtes-vous allés ?
Dernière question : qu’est-ce que le stationnement municipal a « rapporté » en somme et en amendes ? Entre
autres, la quantité de dépassement. Actuellement, nous passons de 10 minutes à 30 minutes, c'est mieux pour
faire ses courses mais il faut faire des petites courses. Avez-vous des statistiques indiquant de combien les
gens dépassent et combien de temps les gens paient habituellement pour leur stationnement avant ce
changement ?
M. CALMÉJANE.- En annexe, vous nous remettez à nouveau la liste des places de stationnement. Or, j’avais
signalé à propos d'une précédente Délibération que le tableau n'était pas du tout à jour. Vous ne tenez pas
compte de travaux que vous avez effectués ou autorisés et des modifications d'emplacement. Ne figurent pas
du tout les places de livraison et leur statut particulier ; vous ne tenez compte ni des emplacements concédés
aux VTF, ni aux véhicules utilisant les recharges électriques.
Par ailleurs, comme l’a soulevé M. MINETTO, conserve-t-on les places PMR telles qu'indiquées ou les véhicules
des personnes en possession de la carte de personnes en situation de handicap peuvent-ils stationner sur
l'ensemble des places sans risquer une verbalisation ? Tout cela n'est pas précisé dans la Délibération et cela
pose un sérieux problème.
Pour faire bref, je prends l'exemple de la place de la Gare : quasiment 50 % des places ont été supprimées. Si
nous pouvons nous satisfaire qu’enfin Ile-de-France Mobilité et la SNCF aient mis en place un système de
consigne pour les vélos, cela a néanmoins supprimé toutes les places de stationnement côté droit sous le pont,
il ne reste qu’une place PMR, à côté du marchand de presse, il n'y a plus que des places de recharge des
véhicules électriques alors que, dans votre tableau, c’est comme si rien n’avait changé.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 48 sur 112
Avenue Saint-Charles, dans le cadre de la réalisation de la crèche, il y a eu un aménagement de voirie entre la
rue Saint-Louis et la rue Guilbert mais le nombre de places figure encore dans le tableau. Sachant qu'un
aménagement physique interdit le stationnement.
Je pourrais continuer avec d'autres lieux où le recensement des places n'est pas correct. Cela pose un problème
vis-à-vis de l’annexe.
D'ailleurs, concernant les places de livraison, j'avais demandé communication de la Délibération, puisque leur
mise en place en nécessite une, et je ne l’ai toujours pas eue.
Concernant l'augmentation du FPS, vous en profitez encore une fois, vous justifiez l’augmentation du FPF de
20 % en disant que le prestataire en charge des horodateurs demande une mise à jour logicielle, tout à fait
normale. Néanmoins, il ne le fera qu’une fois, alors que l'augmentation des FPS sera pour la durée des nouveaux
tarifs. Il ne faut pas non plus prendre les gens pour ce qu’ils ne sont pas, vous paierez une seule fois la mise à
jour logicielle et l'augmentation des tarifs sera pour toute la durée du stationnement.
Quelles ont été les recettes de PV en 2021 ? Combien demande le prestataire pour la mise à jour ? J'aimerais
faire un comparatif.
Puis, c’était soi-disant un des éléments phares de votre programme avec la redynamisation des commerces en
centre-ville, que ce soit côté Époque ou du secteur Outrebon Raincy mais, quand nous discutons avec les
commerçants, ils nous font part d’un ras-le-bol du matraquage des PV. Vous m’opposerez qu’ils avaient
dépassé les 10 minutes mais qu’avec les 30 minutes ce sera formidable, ce n'est pas le cas. Parfois, des
personnes ont déjà reçu leur PV à 9 h 15 alors que le stationnement payant débute à 9 h 00 parce que vos
agents sont passés le matin de bonne heure. C’est simplement que les gens sont partis un peu plus tard, sont
en télétravail ce jour-là ou autre.
D’abord, mettrez-vous enfin à jour le tableau en annexe ? Ensuite, me donner des éléments de
recettes/dépenses et les différents statuts de place que j'ai évoqués. En effet, cela pose quand même un
questionnement pour les gens qui vont les utiliser et qui ne seront pas forcément sur la bonne.
Je termine par un petit complément : vous ne l’évoquez même pas dans votre Délibération mais le petit parking
à côté de la crèche Saint-Charles a un statut particulier. Sur la plaque, il est écrit « maximum 20 minutes de
7 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 19 h 00, sauf samedi, dimanche et jour férié. En dehors de ces périodes, c’est la règle du stationnement payant qui s’applique ». Il faudra m’expliquer dans le détail ce que cela signifie. Si quelqu'un vient se stationner là, quel est son droit ? D’une part, il s’agit d’horaires complètement aberrants. D'autre part, cela ne figure même pas dans vos tableaux. Voulez-vous l’intégrer dans les 30 minutes, au stationnement payant ?
Une fois de plus, présentez-nous des dossiers à jour, complets et non pas un peu bricolés, comme cela nous
donne le sentiment ce matin encore.
M. le Maire.- Coupez votre micro, monsieur CALMÉJANE, nous vous avons assez entendu.
M. CALMÉJANE.- Merci pour l'observation, nous vous entendons beaucoup aussi.
Mme VERBEQUE - Pour notre groupe, si nous pouvons nous réjouir de l’augmentation de la durée gratuite
de stationnement de 10 minutes à 30 minutes, nous pensons néanmoins que, pour dynamiser le centre-ville,
ce n’est peut-être pas encore suffisant. Toutefois, c’est déjà un début.
Mme POCHON.- Dans le programme de la Gauche, c'était une heure.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 49 sur 112
M. le Maire.- Pourquoi n'avez-vous pas été élus ?
Mme POCHON.- Cela viendra, monsieur le Maire, plus vite que vous ne le pensez.
Mme VERBEQUE - Si cela n’avait pas figuré à l’ordre du jour, nous aurions posé la question d’augmenter le
nombre de minutes gratuites puisque, quand même, les Villemomblois se plaignent. Effectivement, les
10 minutes sont insuffisantes pour faire ses courses, les 30 minutes également, sachant qu’il n’y a pas
forcément beaucoup de places en ville. Quand on veut faire ses courses et quand on a une voiture où mettre
ses packs d’eau ou autres, c’est insuffisant.
Premier point concernant les livraisons, quand j’étais encore dans votre groupe, j'avais interrogé
Mme PAOLANTONACCI et M. MAHMOUD sur les difficultés au moins pour le boucher situé Grande Rue. À
l’époque de l’agence BNP Paribas, il y avait des places de livraison pour ne pas gêner la circulation de Grande
Rue. Aujourd’hui, ses livraisons se font toujours sur la voie de circulation parce qu'il n’y a plus cette place. Or,
il décharge plusieurs fois par semaine sa viande et autres. Il serait donc bien de remettre la place de livraison
en son temps accordée avec l’agence BNP Paribas.
Deuxième point, je rejoins les propos de M. CALMÉJANE, j'ai reçu plusieurs PV, ce qui n'était pas le cas
auparavant. Je suis riveraine dans une voie payante. Être verbalisé à 9 h 10 quand il me semblait que nous
avions décidé de mettre la Police municipale dans notre programme plutôt pour parler avec les Villemomblois
et essayer de les conseiller et non pas un matraquage tel que nous le subissons. Quand il est 9 h 10 et quand
on a apposé sur sa voiture le fait que l’on habite dans la rue, qu'il n'est pas 10 h 00, je ne trouve pas cela très
correct pour les Villemomblois. Je prends mon cas en exemple mais je sais que plusieurs personnes le subissent.
Il pourrait y avoir un petit délai avant de mettre des PV à cette heure-là, surtout quand le stationnement n'est
pas gênant.
Dernier point sur la hausse, je comprends qu'il faille remettre à jour le logiciel, cependant, c’est une fois de
plus les Villemomblois qui vont devoir payer. La situation est assez compliquée, même si ce n'est que 1 €,
quand on le multiplie par 12, pour certaines familles, il est extrêmement difficile de payer ces 12 €.
Je vous donne déjà notre orientation : nous voterons contre.
Mme PAOLANTONACCI.- Pour répondre à M. MINETTO, il existe une carte de stationnement au tarif
commerçant, calée sur le modèle carte résident. C’est limité à deux par commerce.
M. MINETTO.- Seulement deux ?
Mme PAOLANTONACCI.- Si une agence immobilière a dix représentants, voulez-vous voir dix voitures garées
devant l’agence ?
M. MINETTO.- Non mais il y a aussi les pharmacies.
Mme PAOLANTONACCI.- Concernant ces zones de stationnement, ils n’ont l'autorisation de stationner qu'en
zone verte, donc pas en centre-ville.
Les 30 minutes correspondent à une demande. Si on va plus loin, on augmente le risque d’avoir des voitures
ventouses. Déjà, on se plaint de ne pas avoir de place de stationnement.
Quant au fonctionnement des places de livraison, les places matérialisées sont autorisées exclusivement à la
livraison de 7 h 00 à 12 h 00 si ma mémoire est bonne, au-delà, elles reprennent le régime de stationnement
payant classique horodateur.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 50 sur 112
M. CALMÉJANE.- Où est l'arrêté ?
Mme PAOLANTONACCI.- C'est le Code de la route.
Concernant la boucherie de Grande Rue, de mémoire, il y avait auparavant une place de transport de fonds et
non pas de livraison. Peut-être existait-il un accord avec l’agence BNP Paribas de par son ancienne directrice.
Nous regarderons mais on ne met pas une place de livraison ou un dépose minute pour un seul commerce.
Mme VERBEQUE.- Il y a le Spar à côté.
M. ROLLAND.- S’agissant du coût de l'intervention du prestataire, je le cite de mémoire mais le chiffre doit
être autour de 800 € à 850 € par appareil, sachant que la commune compte un peu plus de 90 horodateurs sur
l'ensemble de son territoire. Plus le forfait maintenance.
Sur la partie purement amende, nous devons être entre 110 000 € et 120 000 € par an.
Je le répète par anticipation : nous n’avons pas fait de calcul économique sur la tarification des horodateurs. Je
suis persuadé que, avec l’extension de la plage horaire, le gain ne sera pas significatif, il sera plutôt marginal
parce qu'il faudra le remesurer mais le temps moyen de stationnement n'est pas forcément au-delà
d’une heure de façon importante.
M. MINETTO.- Une heure de stationnement, ce n'est pas du stationnement ventouse. Ce sont plutôt les gens
qui prennent le train. Les gens tournent, c’est ce qu’avaient fait certaines villes.
Autre chose, pour une rentrée d'argent annuelle de 110 000 € à 120 000 € par an, on dépense 80 000 € de frais
d’horodateur auxquels s’ajoute la partie maintenance. En fait, puisque nous parlons d'argent, le gain n'est pas
spécialement intéressant. On peut donc à juste titre se reposer la question des zones bleues, qui ne nécessitent
pas l’entretien des horodateurs, il y a seulement les rentrées d'argent, et qui laissent le temps de faire ses
courses s’agissant d’un stationnement d’une heure, une heure trente ou deux heures selon les communes, en
évitant de nouveau les voitures ventouses. J'ai l'impression que la zone bleue est plus rentable pour la Ville,
surtout quand on cherche de l'argent comme vous.
M. le Maire.- Avant de passer aux voix et pour rétablir quelques vérités, vous m’expliquerez pourquoi la ville
de Gagny qui, pendant des années, a opté pour la zone bleue, est passée à un stationnement payant, de
mémoire la dernière année…
Mme POCHON.- Inaudible.
M. le Maire.- Cela nous a conduits aussi à prendre cet exemple. Nous nous sommes fondés principalement
sur les tarifs de Gagny, sur la façon dont ils avaient travaillé le sujet. C'est en faisant du benchmarking
(pardonnez cet anglicisme) que nous nous sommes positionnés sur les tarifs et le forfait post-stationnement,
que nous avons justement souhaité réévaluer.
Connaissez-vous le montant du FPS pour la ville du Raincy ? C'est 50 €. Là aussi, c'est un parti pris, je ne critique
pas, je ne commente pas. En revanche, pour éteindre toute polémique, pour une fois notre échange était plutôt
de bonne facture, vous relevez des trous dans la raquette concernant le périmètre, la nécessaire révision du
règlement, puis repréciser les choses. Il nous paraissait nécessaire déjà de retravailler les choses dans un temps
suffisamment long pour tout mettre en œuvre en termes administratifs. Mais il nous importait donc de passer
cette nouvelle tarification et son symbole (30 minutes offertes pour faire une petite course) pour -second
message à entendre et à comprendre- aucun intérêt économique. Nous ne faisons que réglementer le
stationnement dans nos cœurs de ville pour aider notre commerce, éviter les véhicules qui stationnent sur le
long terme et polluent visuellement ou autre.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 51 sur 112
J’ai l’impression que, étonnamment, l'objectif nous est commun, c’est-à-dire qu’il faut réglementer pour aider
nos cœurs de ville. Nous ne sommes pas tout à fait d'accord sur la durée. Je considère que c'est un très grand
progrès de passer aux trente minutes. En revanche, merci monsieur CALMÉJANE pour les différents points que
vous avez relevés, il convient de réviser le règlement de stationnement, si ce n’est pas à la prochaine séance,
ce sera pour le début d’année, pour prendre en compte toutes vos excellentes remarques.
Monsieur CALMÉJANE, je veux bien vous céder la parole mais uniquement pour votre orientation de vote. En
effet, dans votre dernière intervention, vous êtes reparti un peu dans votre travers de répéter quatre fois la
même chose. Je vous laisserai lire le prochain compte-rendu, vous verrez les mêmes arguments mais répétés
quatre fois. Nous avons compris.
Donc une orientation de vote et je mets aux voix.
M. CALMÉJANE.- Orientation de vote : nous voterons contre. En effet, comparaison n'est pas raison, pourquoi
Gagny est-elle passée de la zone bleue au stationnement payant ? C’est suite à la création d’un parking devant
la mairie. Sans stationnement payant, les gens seraient restés en surface, ce qui aurait planté le système.
Petite observation : des gens ont-ils des dérogations particulières à Villemomble ? Avenue Galliéni, il y a parfois
11 véhicules d'un loueur qui n'a jamais de PV.
Mme PAOLANTONACCI.- Ah si !
M. CALMÉJANE.- Il a très peu de PV.
M. le Maire.- Cela se passait bien mais vos informations sont erronées.
M. CALMÉJANE.- Concernant les sectorisations, c'est dommage que vous nous ayez présenté à peu près le
même dossier il y a neuf mois, vous aviez annoncé une révision et vous refaites la même erreur maintenant.
C'est du bricolage et du « Jean-Michel Apeupré », comme d’habitude.
Mme POCHON.- Vous n’avez pas répondu sur la rentabilité, la zone bleue, etc.
Puis, tant qu'à collaborer, puisque vous dites collaborer avec une ville voisine, je pense que vous auriez pu
pousser jusqu'à avoir la même Appli de paiement du stationnement. Nous en parlons depuis longtemps.
Nous allons voter pour parce que tout ce qui va dans le sens du développement des commerces nous convient,
même si nous ne sommes pas complètement satisfaits. Nous donnons un petit bon point.
M. le Maire.- Merci ma chère collègue. Vous avez raison sur le sujet zone bleue/rentabilité. Là encore, d’après
l'expérience des voisins et par ailleurs du fait que nous avons beaucoup d’ASVP, d'agents de voirie et de
contrôle du stationnement, selon les sachants, nos techniciens : il en faudrait en fait deux fois plus pour
réglementer aussi efficacement qu’une zone payante. Or, en termes de masses salariales, j'en connais certains
qui nous font des remarques. Économiquement, ce n'est donc pas très opérant. Les zones bleues ont tendance
à disparaître de ce point de vue.
Puis, une nouvelle fois, trente minutes offertes, je pense que cela va nous permettre de réussir.
Je mets aux voix.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 52 sur 112
Il est procédé au vote électronique – Résultat : 25 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme LEFEBVRE, M. LABRO, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CÉDÉCIAS, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, Mme MÉLART, Mme POCHON, M. MINETTO, M. BANCEL) et 10 voix contre (M. CALMÉJANE, M. KALANYAN, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, M. LE MASSON, Mme LEFEVRE, Mme BERGOUGNIOU, Mme LECŒUR, Mme VERBEQUE, M. HADAD, M. BIYOUKAR).
7. SUBVENTIONS D’UN MONTANT INFÉRIEUR A 23 K€ ATTRIBUÉES AUX ASSOCIATIONS, AU TITRE DE
L’ANNÉE 2022
M. ROLLAND.- Comme annoncé au Conseil de mars, nous passons cette deuxième étape concernant des
éléments intervenus juste après et les demandes plus tardives.
La Ville de Villemomble apporte son soutien financier à de nombreuses associations pour les aider à pérenniser
et développer leurs activités, à mener des projets, mettre en place de nouvelles actions ou événements.
Elle le fait sur la base de la demande de subvention reçue, accompagnée du budget prévisionnel pour l’exercice
2022.
Suite à l’approbation de la Décision Modificative 2022, il est proposé d’entériner la liste des associations et
organismes bénéficiaires d’une subvention inférieure à 23 k€ au titre de l’année 2022 (selon liste et délibération
jointes).
Pour l’exercice 2022, la Ville propose d’attribuer une subvention de moins de 23 000 € à 5 nouvelles
associations.
Le total des octrois s’élève à 5 750 €.
Pour AFM Téléthon, nous avons reçu la demande 48 heures après mais c’est une demande régulière.
S’agissant des Œuvres des pupilles orphelins et fonds d’entraide des sapeurs-pompiers de France, je tiens à
préciser qu’ils demandent toujours 50 €.
Smart & Strong Kids (boxe) est une nouvelle association à laquelle nous allons octroyer une subvention. Suite
à l’examen de leur dossier, pour une raison qui nous échappe et qui est étonnante, elle présentait un budget
avec une demande de subvention de 8 500 € et un bénéfice de 7 470 €. La commune n’étant pas là pour
permettre à des associations de dégager un bénéfice, nous avons fait la soustraction (8 500 – 7 470 = 1 030 €),
j’ai ajouté une provision pour risque pour vous proposer une subvention de 1 200 €. D’ailleurs, ils avaient une
trésorerie.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 53 sur 112
La demande de Imaginarium Life s’élevait à 8 000 €. Dans le budget prévisionnel, alors que l’activité est plutôt
en baisse, ils inscrivent un « recours aux achats de prestataire » pour un montant de 5 000 €. Donc, 8 000 € –
5 000 € (qui me paraissent injustifiés), nous proposons 3 000 € de subvention.
Votre Meilleure Amie (VMA) demandait 3 000 € mais nous avons essayé de comprendre comment l’association
pouvait passer d’une activité d’un budget de moins de 2 800 € à 18 400 €. Or, je n’ai pas complètement trouvé.
Sachant que cette association, comme d’autres, bénéficie de subventions au titre de la Politique de la Ville. En
regardant dans tous les sens, je propose un montant qui me paraît logique et permettant d’accompagner leur
développement, c’est-à-dire 1 000 €.
Voilà de façon simple, rapide et basique mon analyse des budgets présents et qui m’amène à cette proposition.
M. le Maire.- Merci de ces explications circonstanciées, j’imagine que cela appelle peu de commentaires.
M. CALMÉJANE.- M. ROLLAND nous a expliqué que Smart & Strong Kids était de la boxe mais pouvez-vous
nous rappeler l’objet des deux dernières ?
M. le Maire.- Imaginarium Life est une association villemombloise qui nous a beaucoup accompagnés dans le
cadre du travail de mémoire, dans la transformation du quartier Fosse – Marnaudes, dans le cadre du nouveau
programme de rénovation urbaine de ce secteur. Elle accompagne plusieurs jeunes dans des ateliers vidéo. Ils
ont notamment réalisé un court-métrage, que nous avons tous vu au théâtre récemment. C’est une association
qui fait plaisir à voir dans l’entrain qu’elle peut amener vis-à-vis des jeunes qu’elle encadre.
VMA est dans le même secteur, elle avait son stand à la Saint-Fiacre. C’est une association de développement
de quartier, d’animation, elle propose des sorties et réalise un travail formidable en tenant le Café des Parents
au collège Jean de Beaumont. C’est une nouvelle association tout à fait méritante. Cela a été dit, elle a été
repérée dans le cadre de la Politique de la Ville et nous l’accompagnons, comme de bon aloi.
Mme POCHON.- Nous avons vu que Imaginarium Life avait fait des prestations, notamment pour la réalisation
du documentaire que vous évoquez et qui est plutôt sympathique. Pourquoi donnons-nous des subventions ?
Pourquoi ne s’agit-il pas de prestations payantes ? C’est une association de deux personnes, qui sont plus ou
moins en auto-entreprise. J’avoue avoir un peu de mal à comprendre pourquoi nous passons par une
subvention et non pas par des prestations. Cela me semble particulier mais peut-être me donnerez-vous la
réponse ?
M. BIYOUKAR.- Merci, monsieur ROLLAND, de votre présentation, vous avez répondu à ma première question
sur les montants initiaux des demandes.
Deuxième question : l’association VMA s’est déjà vu attribuer une subvention au titre du Contrat de Ville
(13 000 € de l’État et 900 € de la Ville). En janvier 2022, lorsque j’étais adjoint, j’ai souhaité appuyer une
demande de subvention pour l’association EMAMV mais M. ROLLAND m’avait expliqué que, dès lors qu’une
association percevait une subvention au titre du Contrat de Ville, la commune préférait ne pas lui en attribuer
à son tour afin d’en faire bénéficier d’autres associations. Cette règle a-t-elle changé ou non ?
Troisième question : j’ai eu l’honneur et le privilège de participer à la création de l’association Smart & Strong
Kids Boxe en tant qu’adjoint au Maire chargé des Sports. Elle avait fait une demande lors du vote du Budget.
D’après M. ROLLAND, le dossier était incomplet. Pourtant, elle a envoyé exactement le même dossier pour la
DM. Je compare avec l’association Haidong Gumdo, qui avait également un dossier incomplet, je prends à
témoin M. MINETTO qui a consulté les dossiers. Je signale qu’actuellement la SSK Boxe dispose d’une vingtaine
d’heures de créneau par semaine et plus de 120 licenciés pour la quasi-totalité des Villemomblois alors que
Haidong Gumdo compte entre trois et six heures de créneau par semaine et entre 20 et 30 licenciés, dont
22 Villemomblois. Aujourd’hui, nous devons nous prononcer pour l’attribution d’une subvention d’un montantRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 54 sur 112
de 1 200 € pour la SSK Boxe. Déjà, notre groupe demande un vote séparé. Ensuite, nous voterons évidemment
pour cette subvention. Cependant, monsieur BLUTEAU, j’aimerais connaître le sentiment qui vous a animé
lorsque vous avez pris cette décision complètement éloignée de la réalité des besoins de cette association ?
Étaient-ce les mêmes sentiments qui vous ont amené à accorder 22 500 € sur deux années à Haidong Gumdo ?
Chacun ici connaissant vos liens privilégiés avec cette association.
M. le Maire.- Ces textes que vous lisez sont biens, c’est très clair.
M. MINETTO.- La question est claire.
M. le Maire.- En bref, c’est vraiment bien tourné.
M. PRINCE.- Vous avez fait des progrès dans l’opposition.
M. BIYOUKAR.- On apprend beaucoup dans l’opposition.
Mme POCHON.- Un peu moins de mépris s’il vous plaît.
M. BIYOUKAR.- On a plus d’informations dans l’opposition que dans la majorité.
M. le Maire.- Il serait bien de laisser M. ROLLAND s’exprimer.
M. BIYOUKAR.- Dans ce cas, dites la même chose à M. PRINCE.
M. ROLLAND.- Smart & Strong Kids a effectivement envoyé un premier dossier, qui n’était pas équilibré. Je
leur ai reposé la question et ils m’ont répondu qu’ils n’avaient pas d’autres documents. C’était un peu étonnant
puisque l’association présentait une demande de subvention et un bénéfice. Je leur ai donc posé la question
de savoir s’il y avait un autre dossier et ils m’ont répondu qu’ils maintenaient le même. C’est la première année
que nous regardons ce dossier et j’ai proposé de donner une réponse positive.
Par ailleurs, il est vrai que l’an dernier nous avions privilégié le code de conduite de donner des subventions
aux associations non conventionnées et non éligibles à la Politique de la Ville. Entre-temps, nous avons de
nouveau regardé en nous focalisant davantage sur les associations locales. Je ne sais pas si vous avez remarqué
mais, tous les ans, nous essayons d’orienter les subventions dans ce sens. Nous avons donc réduit les
sollicitations d’intérêt départemental. Nous avons décidé de les intégrer. C’est la raison pour laquelle nous
avons accepté de réexaminer les demandes de VMA et SSK Boxe, qui ont des subventions via la Politique de
la Ville.
Cela signifie que nous avons simplement évolué sur le sujet pour dire que, certes, nous avons des moyens
contraints, que nous avions déjà eu des arbitrages douloureux en première phase d’octroi des subventions au
BP mais nous avons essayé d’aller jusqu’au bout en ayant à l’esprit de bien regarder toutes les demandes.
Nous allons passer aux voix, il a été demandé un vote séparé.
M. BIYOUKAR.- Il y a une intervention pour notre groupe.
M. MINETTO.- Et vous n’avez pas répondu à notre question.
M. le Maire.- J’essaie d’être attentif aux demandes de parole, Madame VERBEQUE, nous en sommes
maintenant aux explications de vote.
Mme VERBEQUE - Sans rentrer dans l’explication de vote, j’aimerais avoir une précision : là, on attribue des
fonds complémentaires à des associations villemombloises mais la politique du groupe majoritaire vise-t-elleRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 55 sur 112
à n’aider que les associations villemombloises, que ce soit sur le plan financier ou autres, ou existe-t-il d’autres
critères pour bénéficier d’une aide ?
M. le Maire.- Ce n’est pas que. Nous sommes là dans la logique de privilégier le tissu associatif villemomblois
mais je pense que certaines causes (quelques-uns d’entre nous portent une marque distinctive aujourd’hui),
certains sujets, certaines actualités nationales ou internationales requièrent que nous menions aussi des actions
de solidarité.
Nous mettons aux voix.
M. MINETTO.- Vous n’avez pas répondu à notre question.
M. le Maire.- Nous votons, puis nous verrons après.
Nous votons la subvention à l’AFM Téléthon.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
Je mets aux voix la subvention aux Œuvres des pupilles orphelins des sapeurs-pompiers.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
Je mets aux voix la subvention à l’association Smart & Strong Kids.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : 29 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme LEFEBVRE, M. LABRO, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CÉDÉCIAS, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, Mme MÉLART, Mme POCHON, M. MINETTO, M. BANCEL, Mme LECŒUR, Mme VERBEQUE, M. HADAD, M. BIYOUKAR) et 6 abstentions (M. CALMÉJANE, M. KALANYAN, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, M. LE MASSON, Mme LEFEVRE, Mme BERGOUGNIOU).
Je mets aux voix l’attribution d’une subvention ordinaire de 3 000 € à l'association Imaginarium Life au titre de
l’année 2022.
M. MINETTO.- Vous n'avez pas répondu à notre question : pourquoi une subvention et pas des prestations ?
M. le Maire.- Ils ont un statut associatif, ils sont Villemomblois. Je crois que nous avons tous dit et reconnu
qu’ils font un bon travail. Ils nous demandent une subvention, nous la leur accordons.
M. MINETTO.- Et la Ville leur paie quand même des prestations ?
Mme POCHON.- C'est bizarre, non ?
M. le Maire.- Ce n'est pas incompatible.
M. MINETTO.- Pourquoi ne pas leur payer une prestation directement ?
M. PRINCE.- Peut-être le montant de la subvention n’a-t-il rien à voir ?
M. MINETTO.- Ce sont des gens qui se paient là-dessus, c’est donc un peu comme si on leur donnait une
subvention pour se payer.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 56 sur 112
M. le Maire.- Votez en conscience.
Il est procédé au vote – Résultat : 26 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme LEFEBVRE, M. LABRO, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CÉDÉCIAS, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, Mme MÉLART, Mme LECŒUR, Mme VERBEQUE, M. HADAD, M. BIYOUKAR) et 9 abstentions (M. CALMÉJANE, M. KALANYAN, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, M. LE MASSON, Mme LEFEVRE, Mme BERGOUGNIOU, Mme POCHON, M. MINETTO, M. BANCEL).
Je mets aux voix la subvention ordinaire de 1 000 € à l’association Votre Meilleure Amie.
Il est procédé au vote – Résultat : 24 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme LEFEBVRE, M. LABRO, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, Mme MÉLART, Mme POCHON, M. MINETTO, M. BANCEL) et 10 abstentions (M. CALMÉJANE, M. KALANYAN, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, M. LE MASSON, Mme LEFEVRE, Mme BERGOUGNIOU, Mme LECŒUR, Mme VERBEQUE, M. HADAD, M. BIYOUKAR) ; à noter que Mme CÉDÉCIAS ne prend pas part au vote.
8. ATTRIBUTION DE SUBVENTIONS AUX PORTEURS DE PROJETS DANS LE CADRE DE L'APPEL A PROJETS
2022 DU CONTRAT DE VILLE
M. FITAMANT.- La Politique de la Ville a été établie en 2006 d’après des critères qui concernent la
concentration dans un quartier d'habitants dont le revenu est très inférieur au niveau de revenus moyens. Ainsi,
la Ville bénéficie du soutien de l'État, de la Région et du Département. Elle s'appuie sur un réseau de partenaires
locaux, qui a la volonté de doter de moyens financiers spécifiques en faveur de l'amélioration de la qualité de
vie dans les quartiers et le vivre ensemble.
En application de la loi, le décret du 30 décembre 2014 détermine un quartier prioritaire sur la commune de
Villemomble : Les Marnaudes/Fosse aux Bergers/Sablière comprenant une population d’environ
2 900 personnes.
Le Contrat de Ville, défini par la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine,
devient le cadre d’action unique et globale de la Politique de la Ville reposant sur trois piliers : social, urbain et
économique. Pour cela, il réunit l’ensemble des actions et dispositifs de la Politique de la Ville et mobilise les
moyens de droit commun nécessaires pour transformer les quartiers en pôle de développement.
Il se dote d’une nouvelle gouvernance, impliquant plus de partenaires institutionnels et les habitants des
quartiers concernés.
Ce Contrat de Ville a été traduit en un protocole d'engagement renforcé réciproque, signé en Conseil de
territoire le 5 novembre 2019 et en Conseil municipal le 19 décembre 2019 avec trois axes prioritaires :
- faire territoire,
- améliorer l'employabilité et l’autonomie des habitants, et des quartiers prioritaires,
- soutenir le développement économique du territoire au bénéfice des quartiers prioritaires.
L'État prévoit des moyens financiers dans le cadre des fonds de l'Agence nationale de cohésion des territoires,
qu'il convient d'attribuer à différentes actions développées dans le cadre de ce Contrat de Ville.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 57 sur 112
La programmation du Contrat de Ville a retenu 15 projets lors du Comité technique dans le cadre d'un
cofinancement Ville - État.
Chaque projet est évalué chaque année dans le cadre d'un bilan établi par le porteur de projet.
Il est nécessaire de faire valoir ce bilan pour demander un nouveau financement pour une subvention l'année
suivante, ce qui fut le cas dans le cadre des subventions 2022.
Dans la Délibération qui vous est présentée, nous vous avons fait part des subventions attribuées aussi dans le
cadre d'une action CCAS et ADEV, en dehors de celles attribuées par la Ville elle-même car elles correspondent
à des dotations de la Ville à ces deux associations, qui sont donc mises en œuvre dans le cadre du Contrat de
Ville. C'est pourquoi on arrive à ce montant de 123 251 € pour les 15 actions décrites dans l'annexe.
Il est donc demandé au Conseil municipal d’approuver le versement des subventions aux porteurs de projets
dans le cadre de l’appel à projets 2022 du Contrat de Ville à hauteur de 123 251 €.
M. le Maire.- Y a-t-il des questions ou prises de parole ?
M. CALMÉJANE.- Concernant le tableau de l’article 1, nous avons effectivement la ventilation entre ADEV,
CCAS et les autres associations. À noter tout de même pour l'information de tous que, s’agissant du point n° 9
« CCAS pour tous », une bonne partie de ce montant est reversé dans l'autre sens à Villemomble-Sports pour
mettre en place des activités sportives sur Mimoun. À un moment donné, Villemomble-Sports pourrait faire la
demande puisqu'il y a un système de rebond entre des structures publiques comme la Ville et le CCAS et une
association sportive déjà subventionnée.
Je ne reviens pas non plus sur l’association Votre Meilleure Amie dont la montée en charge est relativement
importante. Au total, c’est près de 14 000 € de subvention.
Je me projette un peu plus loin dans l'avenir. Malheureusement, les nouveaux critères mis en place par un
ministre (qui s'appelait M. LAMY mais qui n'était pas l'ami des communes) ont fait perdre deux quartiers de
Villemomble. En effet, les secteurs centre-ville et Bénoni ont été exclus de la Politique de la Ville à partir de
2015. Puisqu'il y avait les échéances électorales, le Gouvernement refusant de trancher, il a reporté les
échéances des nouveaux contrats de ville à 2022.
Mon interrogation est donc la suivante : 2023 est dans à peine trois mois, avez-vous des informations des
services de l'État sur le devenir de ces contrats de ville, leur périmètre ? Devons-nous avoir une discussion en
Conseil municipal sur les objectifs portés par la commune et les différents partenaires en fonction des
intentions de l'État pour ces quartiers ?
Nous savons que centre-ville et Bénoni ont une sociologie un peu différente de la Sablière qui, avec le
programme ANRU, va en plus évoluer dans les prochaines années. Néanmoins, pour l’année prochaine et les
suivantes, j’aimerais savoir ce qu’il va se passer pour la Politique de la Ville de Villemomble et de l’ensemble
des communes du Territoire puisque c'est maintenant dans les compétences de Grand Paris Grand Est.
M. le Maire.- Y a-t-il d'autres questions ou interventions ? Non. Alain FITAMANT veut-il répondre à vos
remarques ?
M. FITAMANT.- C’est une très bonne remarque de M. CALMÉJANE. Nous avons effectivement le souci du
classement futur en Quartier Politique de la Ville (QPV) de ces quartiers qui sont centre-ville et Bénoni Eustache.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 58 sur 112
Actuellement, il n'y a pas de démarche du Gouvernement pour solliciter les villes sur ces sujets ou au moins le
Territoire. En revanche, nous avons commencé à travailler ce sujet à l’échelon territorial. D'ailleurs, il sera
présenté très prochainement en Conseil de territoire.
Avec un excellent travail des services du Territoire sur cette étude, il est effectivement envisagé dans le cadre
de l'examen de la nouvelle carte de la Politique de la Ville de présenter à l'État le classement en quartier
prioritaire du secteur Bénoni Eustache et du quartier du centre-ville.
Une étude sociologique a donc été menée selon les critères de classement en QPV de l'État. Il semble que la
décision de l'État soit de trancher non pas en 2023 mais en 2024. L’analyse du classement serait donc reportée
vraisemblablement fin 2023 ou début 2024.
M. le Maire.- Merci pour ces précisions. Je propose, s'il n'y a pas d'autres interventions, de le mettre aux voix.
Il est procédé au vote – Résultat : 30 voix pour (M. BLUTEAU, M. BOULON, M. PRINCE, Mme LECOEUR, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme POLONI, Mme VENACTER, Mme CÉDÉCIAS, M. HADAD, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, Mme BERGOUGNIOU, M. LE MASSON, M. CALMÉJANE, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, Mme LEFEVRE, Mme POCHON, M. MINETTO, M. KALANYAN, M. LABRO, Mme VERBEQUE, M. BIYOUKAR, Mme MÉLART, M. BANCEL) ; à noter que Mme PAOLANTONACCI, Mme SERONDE, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND et Mme LEFEBVRE étant membres de l'ADEV, ils ne prennent pas part au vote.
9. CESSION D'UNE PARCELLE DE TERRAIN SISE 45 A 49 GRANDE RUE A VILLEMOMBLE, CADASTRÉE
SECTION R NUMERO 40, D'UNE CONTENANCE DE 839 M² (ANCIEN CONSERVATOIRE)
M. le Maire.- La commune de Villemomble est propriétaire d’une parcelle de terrain située au 45 à 49 Grande
Rue, cadastrée section R numéro 40, d’une contenance de 839 m².
Par Délibération du Conseil municipal, il a été voté le déclassement et la désaffection du domaine public de
ladite parcelle afin de l’intégrer dans le domaine privé de la Ville.
La parcelle appartenant au domaine privé de la commune est soumise à un régime de droit privé. Elle est donc
aliénable et prescriptible. Elle ne présente pas d’opportunité pour la Ville et peut donc être vendue.
Une acquisition au prix de 770 000 € (SEPT CENT SOIXANTE-DIX MILLE EUROS), conforme à la marge
d’appréciation des Domaines, a été convenue entre la commune et l’équipe de la maison de santé
pluriprofessionnelle (M.S.P.) de Villemomble, au regard de l’intérêt public du projet présenté.
Les frais afférents à l'acte translatif de propriété sont, comme il est d’usage, à la charge de l’acquéreur.
Le Conseil municipal est invité à :
- décider de la cession de la parcelle de terrain dans le respect des règles du droit civil régissant la cession
immobilière et dans le respect des dispositions inhérentes à la qualité de personne publique du vendeur ;
- accepter la cession de la parcelle au profit de l’acquéreur au prix de 770 000 € ;
- de m’autoriser à signer l’acte de vente et, plus largement, à assurer l’exécution de tout acte à intervenir à cet
effet.
Y a-t-il des interventions ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 59 sur 112
Mme POCHON.- Je vais essayer d'être très claire afin d’éviter les mauvaises interprétations, volontaires ou
non, de mes propos.
Nous sommes tous convaincus d’être dans un désert médical et que tout ce qui peut favoriser l'implantation
de médecins dans notre commune est une bonne idée.
Maintenant, nous avons des réserves sur ce projet non pas concernant la qualité de la plupart des médecins,
que beaucoup d’entre nous connaissent déjà en tant que tels, mais concernant déjà l'emplacement.
En 2017, nous nous étions opposés à cette Délibération qui avait déclassé cette parcelle, parce que nous, la
Gauche, avons une vision à plus long terme de notre ville. Nous pensons que cette parcelle, comme a pu l’être
la parcelle Renault en son temps, mérite un point de vue beaucoup plus global sur ce que devrait être non pas
notre centre-ville mais notre cœur de ville.
Sur ce terrain, nous espérions que l’on imaginerait autre chose qu’encore une construction. Nous manquons
de place, on nous parle de la place Émile Ducatte et autre. Cet endroit est stratégique pour notre ville et mérite
un autre projet, et un projet d'intérêt public comme vous le dites si bien. Nous regrettons donc le déclassement
de cette parcelle.
Cette maison médicale est bien entendu importante. Néanmoins, nous pensons qu'elle pourrait être faite
ailleurs. Nous ne comprenons pas pourquoi, si elle est très importante pour vous monsieur le Maire, vous n'en
avez pas porté le projet ? Pourquoi est-il porté par des particuliers, notamment le pharmacien, dont nous
comprenons l’intérêt à avoir la maison médicale juste à ses abords ?
Nous ne comprenons pas pourquoi vous voulez autoriser une maison médicale quand même très proche du
CMS. Dieu sait si vous nous en faites des kilos avec le centre Marcel Hanra après l’avoir délaissé pendant 15 ans.
Dans votre programme électoral, que j’ai et dont je m’inspire tous les jours, à aucun moment il n'avait été
envisagé de faire quelque chose de cet ordre. Vous n’avez donc pas un mandat des Villemomblois sur cette
parcelle, étant donné que vous n’avez jamais parlé de son emploi.
En revanche, vous parliez du développement du Centre médico-social Marcel Hanra. Nous aurions aimé voir
un travail partenarial entre les deux éventuelles maisons médicales et le centre Marcel Hanra, il peut exister
des compatibilités.
En tout cas, cette maison médicale abritera des médecins libéraux ou qui ne sont pas toujours de secteur 1, et
parfois un fonctionnement avec des surcoûts. Bien sûr, ils nous disent qu'ils sont en secteur 2, qu’ils réussiront
à remplir et à attirer de plus en plus de médecins, même si nous ne savons pas, s’ils viendraient spécialement
là, pourquoi ils ne viennent pas déjà ?
Finalement, on vend un terrain non seulement qui, à notre sens, a une place stratégique mais en faisant en
plus un rabais. Imaginons que cette maison médicale ne fonctionne pas, cela signifie que l’on aura vendu une
parcelle immobilière sans classement d’intérêt collectif, elle pourra donc dans cinq à dix ans être revendue
comme un simple bien immobilier. Autrement dit, nous pourrions avoir un immeuble ou autre sans intérêt
pour la Ville.
Nous avons eu des précédents Par exemple, je me souviens, monsieur CALMÉJANE, avant la construction de la
maison de retraite, qu’il avait été question d'un immeuble. Nous, la Gauche, considérions que ce terrain devait
être réservé à l'habitat collectif, c'est à cause de cela que la maison de retraite a pu être construite. Nous ne
disons donc pas n’importe quoi.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 60 sur 112
J'aurais souhaité qu'également soit conservé ce classement en équipement public. C'est un endroit stratégique
de notre ville. Je ne dis pas que la maison médicale est inutile mais je dis que, à mon sens, son emplacement
n'est pas le meilleur.
Vous allez m'expliquer :
- Pourquoi ce rabais ?
- Qui prendra en charge la démolition ? D'après ce que j'ai compris, ce ne sont pas les acheteurs. Vous avez
donc chiffré une démolition, sachant qu’au final le coût peut être supérieur, par exemple à cause de vestiges
mérovingiens.
En conclusion, je veux des médecins et pour tout le monde. Je veux que le CMS fonctionne, parce que je veux
la santé pour tous, c’est-à-dire ceux qui peuvent avancer l'argent et ceux qui ne le peuvent pas. Je voudrais
aussi dire que cette maison médicale rapportera aux personnes qui seront dedans, ce n'est pas injuste, chacun
a le droit de gagner sa vie, même bien mais, en attendant, pourquoi faisons-nous un rabais de 10 % ? Et qui
va envisager la démolition ?
Si la démolition était à la charge de la Ville, vous leur feriez pour de bon un joli geste commercial. Répondez à
ma question.
Vous êtes majoritaires, donc peu importe ce que je dis, vous le voterez mais, dans ce cas, pourquoi ne pas
prendre la précaution de le laisser en un endroit avec un équipement public par un reclassement de cette
parcelle, de manière à nous assurer que ce n'est pas une opération immobilière.
M. CALMÉJANE.- Nous abordons une série de dossiers concernant la vente de terrains de la Ville. D'ailleurs et
dans le cadre de la DM1, vous n'avez pas répondu sur les intentions de la Ville s’agissant de la parcelle 75,
Bernard Gante. J'aurais aimé une réponse plutôt qu’une esquive.
Pour en revenir à cette parcelle et à l'historique établi par Mme POCHON, c'est moi-même qui, à l'époque,
prenant acte d’un besoin d'une résidence médicalisée pour personnes âgées, avais poussé pour que l’ex-école
Institut de Valois, les Cèdres, devienne un EHPAD. A contrario, le Département, déjà de Gauche, avait refusé de
nous suivre, faisant valoir qu’il ne voulait pas subventionner des structures privées ; il ne subventionnait que
des structures associatives. Heureusement, nous avions réussi à faire aboutir le projet.
Par la suite, avec mon équipe, nous avions travaillé sur cette parcelle. Dans le cadre de Inventons la métropole
phase II, nous portions la réalisation d’une résidence pour personnes âgées non médicalisée avec un opérateur
privé. Vous avez commencé à faire ce petit découpage, d’un côté rue Huraut avec la réalisation d'un poste de
Police Municipale, dont le coût rapporté au mètre carré sera très élevé puisque l’on veut réhabiliter un bâtiment
un peu à bout de ses possibilités techniques, d’un autre côté, on a perdu des opportunités. On aurait pu tout
à fait au rez-de-chaussée de cette résidence pour personnes âgées trouver des locaux pour installer des
médecins puisque tout le monde sait que, notamment dans ces secteurs-là, il est très difficile de loger des gens
en rez-de-chaussée mais il aurait été facile d’y installer des professions libérales.
Vous avez abandonné tout cela via un découpage parcellaire et vous en êtes maintenant à vouloir porter une
maison médicalisée par l'intermédiaire de personnes privées. D’ailleurs, et c’est un peu le sens de la question
de Mme POCHON, nous ne comprenons pas qui est le porteur du projet. Nous avons simplement une demande
de vente de gré à gré signée d’un responsable de la MSP. Nous ne savons pas qui achète, soit des personnes
privées, soit une SCI ou tout autre montage juridique. Mme POCHON parle du futur mais, si c'est une SCI qui
achète, elle peut très bien revendre la parcelle en faisant une plus-value ou pas dans les six mois qui viennent,
sans que la commune ait un droit de regard puisque, par l’intermédiaire de la SCI, les gens se revendront des
parts sociales et n’auront pas besoin d’une déclaration d’intention d'aliéner vis-à-vis de la commune.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 61 sur 112
Pour moi, il y a un réel danger à ne pas connaître qui achète et notamment si ce n'est pas une personne
physique puisque, en cas de revente, cela repasserait dans les possibilités administratives de la commune de
s'impliquer dans le projet. Pour moi, le dossier n'est pas clair.
Par ailleurs, il est évoqué que l'Agence régionale de santé et l'État auraient déjà envisagé des possibilités de
financement pour les aider dans le montage du projet mais nous n’avons rien. Le dossier est vide. Nous ne
connaissons ni le montage financier, ni le coût, ni les éventuelles aides attendues ; nous sommes dans le flou
le plus complet.
Puis, la démolition pose une vraie question : à qui cette charge revient-elle ? Sachant que c’est un périmètre
archéologique, cela laisse une certaine incertitude quant à l’utilisation de la parcelle. Dans les demandes ou les
échanges, nous ne savons même pas si la Ville ou les acheteurs ont émis des restrictions concernant les
potentialités de cette parcelle.
Au vu de toutes ces questions et des incertitudes, je suis contre la cession de cette parcelle, au montant donné
et pour les motifs indiqués.
Pour en revenir à ce qui a été évoqué, nous avons effectivement une baisse de la présence médicale généraliste
ou spécialiste dans nos communes mais il ne faut pas non plus faire tout et n'importe quoi. La commune s'est
fortement impliquée (nous le verrons demain matin en Assemblée générale du centre médico-social) pour
aider le centre médico-social et, là, cela donne l'impression de se tirer une balle dans le pied : d’un côté, on
aide une structure « multi-médicale », de l’autre côté, la commune porte un projet équivalent à 200 m de là,
en le subventionnant de façon régulière ou exceptionnelle. Je ne vois pas du tout la cohérence en termes de
schéma médical.
J'aurais préféré, en fonction des difficultés médicales…
M. le Maire.- Concluez Monsieur.
M. CALMÉJANE.- … rencontrées dans nos communes, que l’on mette en place un véritable schéma communal
ou intercommunal de la présence médicale et que, au vu de ses conclusions et des besoins, entre le tissu
associatif, privé ou d’éventuelles structures de ce type, définir le type de projet. Là, nous avons un dossier creux.
M. le Maire.- Finissez monsieur CALMÉJANE.
M. CALMÉJANE.- Ca va ! Vous êtes aussi long.
M. le Maire.- Vous nous prêtez à rire. Vous employez les mêmes arguments pour la troisième fois.
M. CALMÉJANE.- Pour les Villemomblois, je veux simplement avoir les réponses aux questions que je pose.
Comme j’en ai fait la démonstration tout à l’heure, je n’ai pas eu de réponses aux questions claires que j’ai
posées.
M. le Maire.- Après, on me demande pourquoi les conseils municipaux sont convoqués à 14 h 00.
Mme VERBEQUE a demandé la parole.
M. CALMÉJANE.- Inaudible
Mme VERBEQUE- Effectivement, j'ai demandé à prendre la parole sur ce dossier sur lequel j’ai assisté à une
réunion de travail avant mon départ.
Il faut redire que ce dossier a été en amont préparé par Mme PAOLANTONACCI et vous-même, notamment
les premières négociations avec le pharmacien de Grande Rue. Lors de cette réunion en février, nous étionsRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 62 sur 112
non pas dans le cadre de la cession mais dans celui du projet futur. Je ne remets absolument pas en question
le fait de notre désert médical et le besoin de nouveaux médecins sur la ville, je souhaite simplement repréciser
pour les Villemomblois que c’est le centre médical situé avenue du Raincy qui devrait déménager en partie sur
cette parcelle et que, pour le reste, ce serait principalement des kinésithérapeutes et des ostéopathes. C’est en
tout cas ce qui avait été présenté lors de cette première réunion.
Vraiment, je m'étonne. Je reprends le programme électoral RVE que nous avions porté. Nous avions discuté
pendant quasiment deux années de ce que nous souhaitions faire de ce point stratégique, parce qu'il s’agit
tout de même d’un axe relativement construit. Nous étions tous d’accord pour qu’une grande partie de la
parcelle devienne un poumon vert, c’est-à-dire au moins arborée. Or, la présentation de cette première réunion
de février ne le permettait pas. Il n’y avait aucune partie arborée puisque, pour que le projet puisse tenir, le
pharmacien nous avait bien expliqué qu'un certain nombre de places de parking devait être construit entre le
platane et le début du Conservatoire qui serait le prochain centre médical.
Il voulait donc mettre des places de parking à cet endroit, ce ne serait donc pas une partie arborée. D’où ma
première interrogation : avant de faire la cession, qu'en est-il aujourd'hui du futur projet ? D'après tout ce que
j'ai lu, je ne pense pas que ce projet réponde à ce que nous souhaitions dans notre programme électoral.
Deuxièmement et en cas de démolition, nous avions aussi envisagé de faire un endroit pour la jeunesse, la
culture, un tiers lieu, de faire pas mal de choses. On aurait très bien pu demander aux conseils de quartier,
éventuellement le mettre sur le site de la Ville et solliciter les Villemomblois pour savoir ce qu'ils souhaitaient
faire sur cette parcelle avant de la céder. Rien n'a été fait et je trouve cela juste dommageable puisque, quand
nous avons monté ce groupe Réussir Villemomble Ensemble, nous souhaitions justement faire participer
l’opposition et surtout les Villemomblois.
Aujourd'hui, je partage ce qu’ont dit Mme POCHON et M. CALMÉJANE : nous ne connaissons absolument pas
la structure de l’apporteur de projet de cette parcelle. Est-ce une SI, une SCM ? Or, c’est lourd en conséquence
derrière s'ils veulent revendre à l’avenir.
Concernant le tarif, je sais un peu comment se passent les estimations avec les Domaines…
M. PRINCE.- « Je » « Je » « Je ».
Mme VERBEQUE.- Pardonnez-moi, j'étais adjointe à l'Urbanisme, je ne dis donc pas « vous », je sais comment
ça se passe.
Donc 60 000 € pour les frais de démolition, quid ? Qui va démolir ?
Monsieur PRINCE, avez-vous un problème avec mon « je » ?
M. PRINCE.- Au contraire.
Mme VERBEQUE.- C’est moi qui m’exprime.
M. le Maire.- Poursuivez madame VERBEQUE.
Mme VERBEQUE.- Si on peut ne pas m'interrompre ou éviter les réflexions.
M. le Maire.- Je me permettrai de vous interrompre pour vous demander après certaines précisions.
Mme VERBEQUE.- Je reprends : 60 000 € de frais de démolition, qui va les assumer ? J'espère que ce n'est pas
la mairie puisque, quand on vend de gré à gré entres particuliers, le particulier qui revend n’assume pas les
frais de démolition.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 63 sur 112
Donc pourquoi cette décote ? Assume-t-on ou pas les frais de démolition ? Ce sont nos deux interrogations.
Enfin, je trouve que le prix est extrêmement intéressant pour cet apporteur de projet. Je pense qu'on lui fait un
très beau cadeau.
M. le Maire.- Madame POCHON ?
Mme POCHON.- J’en ai pour une minute.
M. le Maire.- Sachant que vos questions (pourquoi le rabais, qui démolit, etc.) viennent d’être une nouvelle
fois posées. Ne nous répétons pas.
Mme POCHON.- Je voudrais quand même que vous soyez tous conscients que nous sommes tous
Villemomblois…
M. le Maire.- Pas tous.
Mme POCHON.- … nous sommes tous responsables de notre Ville et ce qu’il va se passer. Je vous demande
très solennellement devant le micro pour être bien entendue de surseoir à ce projet dans l'état dans lequel il
est aujourd'hui pour que nous ayons toutes les informations que nous vous demandons et que nous puissions
consulter les Villemomblois, qui ne vous ont pas donné le mandat de vendre une partie de leur centre-ville.
M. le Maire.- Je cède rapidement la parole à Mme PAOLANTONACCI mais, cela a été dit et reconnu, rappelé
par son facteur, la personne qui a mis en œuvre le déclassement du domaine public est Patrice CALMÉJANE.
Mme POCHON.- C’est donc de sa faute ?
M. CALMÉJANE.- C’était pour une opération Inventons la métropole ; j'en ai parfaitement conscience.
M. le Maire.- J'aurais souhaité que Mme VERBEQUE émaille son propos de ce qu’il s’est passé sur notre
décision de ne pas poursuivre Inventons la métropole II et ne pas faire ce qui était prévu par la majorité
antérieure, avec combien de logements sociaux déjà ? C'était une bétonisation à hauteur de combien
monsieur CALMÉJANE ? C’était un projet où les espaces verts, chers à Mme VERBEQUE cet après-midi, étaient
totalement oubliés.
Je vais passer la parole à Mme PAOLANTONACCI mais une chose est sûre : nous ne surseoirons pas,
Madame POCHON.
Mme POCHON.- Vous allez tout de même nous donner des explications sur les rappels.
Mme PAOLANTONACCI.- Sur ce projet, que la municipalité porte…
Mme POCHON.- Inaudible.
Mme PAOLANTONACCI.- … sur cette parcelle : clairement, la maison de santé de Villemomble -que nous
connaissons tous- nous fait part de son intérêt depuis notre arrivée pratiquement. Ce n'est pas un
déménagement, c'est bien une extension de la maison de santé actuelle.
Mme POCHON.- Inaudible.
Mme PAOLANTONACCI.- Pourquoi sur cette parcelle ? Comme vous l’avez vu dans le dossier de présentation,
c’est un certain nombre de médecins généralistes, spécialistes, un plateau de kinésithérapie (et pasRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 64 sur 112
d’ostéopathie) pour la formation et la rééducation, ainsi qu’une pharmacie aux normes aux pieds de
l’immeuble.
Quel est leur intérêt dans cette parcelle ? Vous connaissez le périmètre d’intervention des pharmacies, le Dr
AOUIMER, puisque vous l’avez cité, est contraint par son périmètre à ne pas trop s'éloigner de son
emplacement actuel. C’est le pourquoi de cette parcelle. Ils sont venus nous voir, nous en avons débattu,
Mme VERBEQUE était aussi présente.
Effectivement, nous aurions pu faire tout autre chose mais notre volonté actuelle et celle de notre programme
électoral qui vise à faciliter l’arrivée de nouveaux médecins dans notre ville. C'était clairement indiqué dans
notre programme. C’est ce que nous faisons tous les jours pour les cœurs de ville. Il y a beaucoup de mutations
de médecin, les plus âgés partent et les jeunes essaient de s'installer. Or, s’installer en profession libérale est
extrêmement difficile. La volonté majoritaire des médecins ou des praticiens est de se mettre en CPTS.
D'ailleurs, la maison de santé actuelle de Villemomble fait partie d'une CPTS.
Entre parenthèses, une grande CPTS se monte pour répondre aux problématiques de santé intercommunales
sur Rosny-sous-Bois, Le Raincy, Villemomble (CPTS ROVIRA). Elle partage avec nous le soutien à Octobre Rose
qui démarre le 17 octobre au château de Villemomble avec un président du CPTS ROVIRA.
Majoritairement, les médecins et praticiens souhaitent donc se mettre en plate-forme mutualisée par le
parcours des soins, les échanges entre les uns et les autres, le patient n'est jamais livré à lui-même et les
complémentarités de soins, de diagnostics et d'expertise.
Pourquoi cette parcelle ? Notre majorité l’a étudiée et en a débattu, nous sommes favorables à cet
emplacement.
Quant au risque archéologique, nous avons bien évidemment un permis en cours délivré sur l’ancien
conservatoire. Les fouilles archéologiques avaient été demandées par la DRAC, elles ont été faites. Nous en
avons demandé l’extension sur la parcelle à côté et il n'y a aucune fouille archéologique à prévoir. Le terrain
est donc libéré de ce point de vue.
La démolition estimée à 60 000 € est aussi une façon pour notre Ville de faire un geste certain envers
l’installation…
Mme POCHON.- 14 % + la démolition.
M. le Maire.- Madame POCHON, ne l’interrompez pas. Nous répondons à chacune de vos questions.
Mme POCHON.- Inaudible.
M. le Maire.- Vous n'avez pas la parole.
Mme POCHON.- Mais je la prends de temps en temps.
Mme PAOLANTONACCI.- Les frais de démolition sont supportés par la commune parce que c'est aussi une
façon pour elle d'apporter son soutien. Ce sont non pas 14 médecins mais 14 cabinets, certains étant partagés,
cela va bien au-delà.
M. MINETTO.- Les médecins sont-ils déjà là ? Personne ne trouve de médecin.
Mme PAOLANTONACCI.- Je pense que vous avez vos entrées ou vos échanges, vous demanderez au porteur
de projet mais il refuse des praticiens tous les jours.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 65 sur 112
M. MINETTO.- Nous ne les avons pas rencontrés. Vous ne nous les avez pas présentés lorsqu’ils sont venus
présenter le projet.
Mme PAOLANTONACCI.- Il refuse du monde tous les jours. Des médecins souhaitent s'installer et la Ville, que
ce soit propriétaire privé ou propriétaire communal, n’a aucune cellule à leur proposer pour ce genre d’activité.
Mme POCHON.- Vous n’avez pas d'autres parcelles à donner non plus ?
M. le Maire.- Madame POCHON, vous n'avez pas la parole. Vous n’êtes pas au marché pour haranguer.
M. MINETTO.- Inaudible.
Mme PAOLANTONACCI.- C'est un périmètre contraint, dû à la pharmacie.
Mme POCHON.- Pour moi, la contrainte de la pharmacie est personnelle.
M. le Maire.- Non.
M. PRINCE.- C’est législatif.
M. MINETTO.- Qu’en pensent les autres pharmaciens de Villemomblois de voir favoriser un pharmacien en
particulier ?
M. PRINCE.- Peu importe ce qu’ils en pensent, c'est celui qui est à côté de la parcelle concernée. Je vous
rassure, je ne touche rien.
M. MINETTO.- Qu’en est-il du pharmacien situé à côté de l'avenue Frédy ? Là aussi, il y a une parcelle
disponible.
Mme PAOLANTONACCI.- Quelle parcelle ?
M. MINETTO.- Celle où vous voulez construire un parking.
M. PRINCE.- Voulez-vous le listing des parkings où vous installer pour ne pas venir au Conseil municipal afin
qu’il n’y ait pas le quorum ?
M. MINETTO.- Pas de problème, nous connaissons les parkings.
Mme PAOLANTONACCI.- Vous nous avez demandé notre avis, nous vous exposons notre position.
Concernant la concurrence potentielle entre cette MST et le Centre Marcel Hanra, il n'y a absolument aucune
concurrence. L’offre de services et de praticiens n'est pas du tout la même. Au centre Marcel Hanra, vous avez
des médecins conventionnés secteur 1.
Mme POCHON.- Vous reconnaissez donc que ce n'est pas du secteur 1 ?
Mme PAOLANTONACCI.- Qu’est-ce que cela signifie, madame POCHON ? Vous êtes contre les médecins
libéraux ?
Mme POCHON.- Pas du tout mais pour leur faire payer moins cher la parcelle sur laquelle ils vont faire des
bénéfices mais pas à condition qu'on leur fasse un rabais.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 66 sur 112
Mme PAOLANTONACCI.- La « concurrence » existe déjà puisque la maison médicale se situe avenue du
Raincy.
M. MINETTO.- Elle est sur un terrain privé.
Mme POCHON.- Vous vendez le patrimoine des Villemomblois.
M. le Maire.- Il est parfaitement désagréable pour chacun ici de vous entendre interrompre continuellement
l'orateur. Jusqu'ici, nous vous avons écoutés jusqu'au bout, nous avons souffert mais nous l’avons fait mais
laissez poursuivre. Ce sera mon dernier avertissement si vous en êtes d’accord.
Mme POCHON.- Après, que ferez-vous ? Une volée de bois vert, voulez-vous me bastonner
monsieur BLUTEAU ?
M. PRINCE.- Écoutez-nous trois secondes, nous vous répondons.
Mme POCHON.- Arrêtez de parler, c'est Mme PAOLANTONACCI qui a la parole. Taisez-vous
monsieur PRINCE.
Mme PAOLANTONACCI.- Madame POCHON, si vous ne voulez pas écouter mes réponses, je pense que je
vais m’arrêter là.
M. le Maire.- Monsieur CALMÉJANE a demandé la parole.
M. CALMÉJANE.- Comme j'ai été mis en cause et comme les documents laissent des traces…
M. PRINCE.- Sur quoi ?
M. CALMÉJANE.- Attendez, monsieur PRINCE, ne répliquez pas. Après, vous reprochez aux gens de hurler.
Il est rappelé dans le point n° 9 « vu la Délibération n° 22 du Conseil municipal du 21 décembre 2017, rendue
exécutoire le 28 décembre 2017 », il suffit de relire le compte-rendu du mois de décembre 2017 pour constater que cette Décision de rendre au domaine privé, donc la désaffectation ou le déclassement de cette parcelle, a été votée à l'unanimité. La grande partie des gens présents cet après-midi, qui étaient élus en 2017, ont donc voté pour.
Arrêtez de vouloir renvoyer seulement à ma responsabilité, que j'assume tout à fait s’agissant du déclassement
de cette parcelle parce qu'il visait un véritable objectif. Encore une fois, ceux qui faisaient partie des élus de la
mandature précédente ont tous voté pour le déclassement de cette parcelle.
Cette précision doit être apportée avant de me renvoyer tous les sujets sans en partager la responsabilité. Voilà
pour le côté historique.
Pour la suite, je n'ai pas tout entendu parce qu'il y avait du brouhaha à ma droite et en face mais je ne sais
toujours pas qui achète, dans quelles conditions et il me manque les éléments financiers. Nous avons appris
que la démolition serait à la charge de la Ville. Cela commence à faire des rabais importants, cela revient à faire
une subvention à une structure privée d’une commune. Il faudra m'expliquer la teneur juridique de tout cela.
Nous attendons des réponses à ces points.
Mme VERBEQUE - Comment avez-vous estimé les 60 000 € de démolition ? S’agit-il d’une véritable estimation
faite par une société de démolition par rapport au bâtiment ou pas ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 67 sur 112
M. le Maire.- Nous avons des services techniques et ils nous ont fait ces estimations.
Mme VERBEQUE - Que faisons-nous si finalement les 60 000 € passent à 120 000 € ?
M. le Maire.- Que faisons-nous ? Nous en reparlerons.
Mme VERBEQUE - Est-ce vous qui payez ? Comment cela se passe-t-il ?
M. le Maire.- Je ne comprends pas les propos. Vous avez relevé, ma chère collègue, que des décisions et
délibérations sont à la connaissance de tout le monde. À partir de là, je suis sûr que, si d'aventure un budget
était mal évalué et faisait l'objet d'un surcoût, nous en parlerions ici.
Mme VERBEQUE - Au-delà du fait qu’il faut voter, nous savons très bien de quelle manière cela se passe dans
un groupe lorsque la majorité décide, chacune des personnes de votre groupe doit avoir à l’esprit
qu’aujourd’hui où la Ville a effectivement besoin d'argent et recherche des choses, on va faire un énorme
cadeau à un porteur de projet particulier. Au départ, le terrain était estimé à 850 000 € mais nous savons très
bien que nous aurions pu le vendre beaucoup plus si nous avions voulu mettre en concurrence plusieurs
porteurs de projet. Avec Inventons la métropole, le montant était estimé à 1,2 M€ et ce sont eux qui assumaient
la démolition mais c’est un projet que j'ai participé à stopper dès notre arrivée puisque cela revenait à bétonner
de A à Z, sans poumon vert. Ne vous inquiétez pas, je ne me préoccupe pas de tout ce qui est poumon vert
juste cet après-midi.
Encore une fois, il a été estimé à 850 000 €, vous donnez une estimation à 60 000 € en décote pour la Ville, soit
795 000 € et on le rabaisse à 770 000 €. J'aimerais juste comprendre pourquoi ce cadeau. C'est réellement un
cadeau. Ce n’est pas simplement pour dire qu’ils viennent, ils avaient besoin de venir. Si cela n'avait été ce
porteur de projet, nous aurions pu en trouver un autre, énormément nous avaient sollicités. C'est tout ce que
je veux dire.
M. PRINCE.- Je vais être très franc, quand on m'a proposé le projet, je ne sais pas si Sandrine s’en souvient
mais je n'étais pas spécialement partant. Pourquoi ? Comme Mme POCHON, pour moi, cela fait partie du
patrimoine communal. Nous pouvions donc nous poser la question. Il faut savoir que l’ABF n'a fait aucune
remarque sur ce bâtiment. En fait, architecturalement parlant, ce bâtiment n’a rien d'extraordinaire.
Mme POCHON.- L’idée n’est pas de garder le bâtiment.
M. CALMÉJANE.- C'est l’ABF et non pas BNF.
M. PRINCE.- Oui, mea culpa, donc l’ABF.
Venons-en au fond.
Dans le détail, ce projet me paraît très intéressant. Il est important d’être cohérent et d’aller au bout de la
démarche. Au premier abord, avec le garage Renault, on peut se dire qu’il y aura un gros bloc à cet endroit et
que ce sera l’enfer. En fait, on apporte du médical, plutôt bien fait. On parle de poumon vert. Sincèrement, il
faut juste aller en forêt et se dire qu’un poumon vert au bord de la Départementale n’a aucun intérêt. Il y aura
du vert et il y aura un projet intéressant.
En plus, on a la chance d’avoir bloqué ce projet et on fait du médical. Là, on associe tout de même beaucoup
d'éléments.
M. le Maire.- Merci pour cette contribution qui fait avancer le sujet. Je crois que nous arrivons au terme. Je me
permettrai de répondre à quelques questions.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 68 sur 112
Monsieur MINETTO, une explication de vote ?
M. MINETTO.- Nous vous demandons de suspendre ce vote, de classer la parcelle pour que le bâtiment soit
d'intérêt public et de nous représenter le projet lorsque la parcelle sera classée. Actuellement, nous n'avons
aucun engagement, vous n’avez aucun engagement et les Villemomblois n’ont aucune garantie sur le fait que
ce bâtiment sera bien une maison médicale. Aucun engagement.
Nous vous demandons donc de le reclasser en intérêt public et de nous représenter le projet.
Dans tous les cas, nous vous demandons un vote à bulletin secret de manière que tout le monde soit bien en
conscience et libre de voter, avec tout ce que chacun a entendu aujourd’hui : nous avons besoin de médecins
mais assurez-nous que cela restera un terrain d’intérêt public. Actuellement, nous n’avons aucune raison, sauf
peut-être de vendre les bijoux de famille mais, cela, c'est un autre problème.
M. le Maire.- Y a-t-il d'autres interventions ?
M. CALMÉJANE.- Nous attendons des réponses.
M. MINETTO.- Non, nous n’avons pas les réponses.
M. le Maire.- Je réponds, puis nous passerons aux voix.
J'adore vos lectures madame POCHON. Très sérieusement, je vous remercie d'avoir comme livre de chevet le
programme des 130 actions proposées par RVE en 2020. Je vous renvoie à la lecture de l’action nº 116
« favoriser l'installation de nouveaux jeunes professionnels de santé ». Nous sommes exactement dessus : des
jeunes professionnels, un sujet de santé et le fait de la favoriser. Que signifie « favoriser » ? Cela implique non
pas accorder des faveurs, ce serait étymologiquement lourd...
Mme POCHON.- Vous êtes typiquement dans cette situation.
M. le Maire.- …c'est très clairement aider, permettre de, rentrer dans le champ des possibles.
Je crois que, précisément ce dossier -et Mme VERBEQUE en est témoin- est un sujet que nous travaillons de
longue date, en ayant pesé le pour et le contre. Je vous le dis : nous ne surseoirons pas, nous ne suspendrons
pas.
M. MINETTO.- Et vous nous le présentez au dernier moment.
M. le Maire.- Il est important pour nous, à ce moment de la fin de l’année 2022, de passer cette Délibération
pour que les engagements pris non seulement par l'ARS, la Région Ile-de-France mais aussi par de jeunes
professionnels de santé, qui décident de s’endetter pendant près de 25 ans pour un projet de près de 5 M€.
Ce sont des éléments que nous ne pouvons pas vous donner parce qu’il s’agit pour le coup d’une affaire privée.
M. MINETTO.- Ne pouvez-vous pas le présenter en commission ?
M. le Maire.- Je pense par exemple à certaines parcelles en déshérence qui ont été récupérées au domaine
public, puis cédées, notamment avenue Franklin, etc. À aucun moment pour ces délibérations vous n’avez
demandé qui était l’acheteur, quel était le projet et comment cela se ferait. Ce sont des sujets auxquels nous
ne pouvons pas répondre, il faut que vous le compreniez.
Un propos, madame POCHON, une nouvelle fois sur une éventuelle concurrence avec le CMS. Différents
administrateurs ici même étaient avec moi mercredi dernier, dont M. BIYOUKAR, et j'ai clairement posé la
question au président du CMS. Avec sa nouvelle directrice, Marc MASURE nous a répondu « absolument pas,RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 69 sur 112
ce n’est pas la même patientèle, ce n’est pas du tout la même vocation, au contraire, c’est une bonne idée, une très belle initiative parce que ce sera complémentaire ».
M. MINETTO.- Vous refaites l’histoire.
M. le Maire.- Je partage un échange que nous avons eu au sein du Conseil d'administration. J’ai l’impression
que je vous retrouverai nombreux lors de l’Assemblée générale, où nous poserons la même question. Ainsi,
nous verrons si je travestis les propos.
Pourquoi un « rabais » ? Je ne suis pas un boutiquier, nous sommes dans l'application stricte de la règle.
Lorsque vous avez une estimation de France Domaines, vous pouvez augmenter de 10 % ou baisser de 10 %.
Cela reste à la libre décision du vendeur, donc la Ville. Pour quelle raison ? Justement pour leur permettre
d'avoir une maquette financière qui tienne.
Là encore, j'ai plusieurs témoins de réunions de travail particulièrement conséquentes, c’était nécessaire pour
qu'ils aient l'équilibre, parce qu'ils s'engagent pour Villemomble et pour que nous puissions avoir, excusez du
peu, pas moins de 14 cabinets médicaux supplémentaires. Et j’ai bien dit « supplémentaires » parce que ce
n'est pas le remplacement de la maison de santé du 25, avenue du Raincy. Ce n'est pas le simple déplacement
de l’officine du Dr AOUIIMER dans ce nouveau lieu. On est véritablement sur une offre supérieure et
complémentaire.
M. MINETTO.- Les autres cabinets ne disent pas la même chose.
M. le Maire.- Je pense que je vous ai expliqué le sujet du projet. M. CALMÉJANE s’interroge à savoir qui achète,
le statut SCI ou autre, etc. C'est un sujet que nous pourrons suivre par la suite mais, là, nous sommes
simplement sur la cession d’une parcelle...
M. MINETTO.- Inaudible
M. le Maire.- …de l'ancien conservatoire.
Nous avons mené cette réflexion de la réadaptation du lieu, c'est-à-dire des travaux d'adaptation pour le
mettre en conformité d’un établissement recevant du public, quitte même à ce que ce soit un tiers lieu. Nous
avons pesé le pour et le contre. Mes voisins en sont témoins : gardons-nous ou pas ? Pouvons-nous en faire
quelque chose ? Nous avons pris le temps de la réflexion et il n'est pas envisageable de destiner ce bâtiment
à autre chose, à moins que l’on me dise une nouvelle fois « vous dépensez 57 000 € pour un pavillon, vous
pourriez aussi dépenser de l’argent ici » mais, non, ce ne seraient pas du tout les mêmes sommes.
M. MINETTO.- En fait, vous vendez les bâtiments municipaux comme s'ils vous appartenaient.
M. le Maire.- Quant à la dernière remarque sur la logique intercommunale que nous devrions avoir,
Mme PAOLANTONACCI l’a très bien dit : nous sommes justement dans l’intercommunalité avec les Villes du
Raincy, de Villemomble et de Rosny.
Mes chers collègues, je vous demande de bien vouloir vous pencher sur vos tablettes.
M. MINETTO.- Nous avons demandé un vote à bulletin secret.
M. le Maire.- Cela requiert le vote d'un tiers des membres présents.
Qui est pour le vote à bulletin secret ? 7 voix pour sur 22 présents. C’est insuffisant.
M. MINETTO.- Mesdames et Messieurs, vous êtes bien d'accord chers collègues que vous acceptez…RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 70 sur 112
Mme PAOLANTONACCI.- Nous assumerons pleinement.
M. PRINCE.- Souvenez-vous du 22, Soissons.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : 22 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CÉDÉCIAS, Mme LEFEBVRE, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, M. LABRO, Mme MÉLART) et 13 voix contre (Mme LECŒUR, M. HADAD, Mme BERGOUGNIOU, M. LE MASSON, M. CALMÉJANE, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, Mme LEFEVRE, Mme POCHON, M. MINETTO, M. KALANYAN, Mme VERBEQUE, M. BIYOUKAR, M. BANCEL)
10. APPROBATION DE LA VENTE D'UNE PARTIE DE LA PARCELLE SISE 29 RUE DE LA CARRIERE A
VILLEMOMBLE, CADASTRÉE SECTION AD NUMERO 306 D'UNE CONTENANCE DE 04A28CA
M. le Maire.- La commune de Villemomble a acquis, par exercice du droit de préemption urbain en date du
28 septembre 2021, les parcelles cadastrées section AD nos305 et 306 sises 29 rue Carrière au prix de 307 000 €.
Cette décision était motivée par la réalisation d’un accès aux engins des services techniques pour l’entretien
de la cour de l’école Anne Frank voisine des parcelles préemptées et d’intégrer la parcelle cadastrée section
AD n° 305 au domaine public routier communal.
L’acte de vente a été conclu le 1er décembre 2021 avec les vendeurs.
Toutefois, le projet de la commune ne nécessite pas de disposer de l’intégralité des deux parcelles préemptées,
seule la bande de terrain située au fond de la parcelle nous est utile.
C’est en cet état que la commune de Villemomble a souhaité céder la partie de la parcelle cadastrée section
AD n° 306 d’une contenance de 04a28ca excédant les besoins de son projet.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 71 sur 112
(partie en bleue à céder)
La commune a ainsi saisi le service du Domaine qui a estimé le bien à une valeur vénale de 287 000 €.
Conformément au Code de l’urbanisme pour la revente d’un bien acquis en exerçant le droit de préemption
urbain, la commune a proposé aux anciens propriétaires, qui disposent d’un droit de rachat préférentiel, la
fraction de la parcelle cadastrée section AD n°306 au prix de 300 000 €.
Ceux-ci ont renoncé tacitement à l’acquisition de leur ancien bien en conservant le silence pendant deux mois.
En cet état, et toujours conformément au Code de l’urbanisme, le bien précité a été proposé aux mêmes
conditions aux anciens acquéreurs évincés. Ils ont indiqué souhaiter acquérir le bien au prix proposé par la
Ville.
En cet état, il est proposé au Conseil municipal d’approuver les conditions et les modalités de la vente projetée
et d’autoriser Monsieur le Maire à signer l’acte de vente et, plus largement, à assurer l’exécution de tout acte
à intervenir à cet effet.
Mme VERBEQUE - Dans ce dossier, j'étais partie prenante au départ pour recéder la parcelle et la maison aux
acquéreurs. Depuis, il y a eu quand même pas mal d'interventions sur la ZAC de Guérin et des propos ont été
tenus sur une future extension de l'école Anne Frank avec l’arrivée des nouveaux Villemomblois dans les
différentes constructions.
Je m'interroge donc à savoir pourquoi on ne garde pas cette parcelle d'intérêt public en vue d'une extension
de l'école Anne Frank.
M. MINETTO.- En septembre 2021, soit il y a un peu plus d'un an, vous avez demandé l'autorisation de
préempter ce terrain. On nous a expliqué que l'école était trop petite, mal conçue, que l’on ne pouvait pas
accéder à la cour, etc. M. PRINCE nous avait expliqué que c'était une honte.
M. PRINCE.- Cela l'est toujours.
M. MINETTO.- Et vous expliquiez que l’on ne pouvait pas l’agrandir. Il y a un an, vous nous demandiez de
préempter des terrains pour justement faire passer des engins et éventuellement agrandir cette école. Un peu
plus d'un an après, vous nous demandez maintenant l'autorisation de revendre ces terrains. Quelle est votre
ligne de conduite ? Est-ce au petit bonheur la chance, au jour le jour ? Est-ce qu'une nouvelle fois vous avez
réellement besoin d'argent et vous cherchez à vendre ce que l’on appelle les bijoux de famille ? D'autant que
c’est un territoire sur lequel vous avez lancé une ZAC, que, si la ZAC arrive au bout, il y aura des logements
supplémentaires, vous-même aviez dit que ce qu’avait fait votre prédécesseur (vous faisiez partie de la majorité
et vous l’avez voté), c’est-à-dire les agrandissements, amenait des enfants supplémentaires mais, aujourd'hui,
vous allez à l’inverse de ce que vous annonciez il y a un an.
Avez-vous une ligne de conduite ? Je ne comprends pas votre fonctionnement.
M. CALMÉJANE.- J’ai déjà une intervention sur la forme. D'ailleurs, nous aurions pu faire la même réflexion
pour le dossier précédent parce que, présenter un croquis en Conseil municipal plutôt qu'un plan de géomètre,
cela fait un peu honte au travail qui peut être effectué pour présenter en Conseil municipal une division
parcellaire. Cela me choque en termes de travail, des coups de Stabilo dans un coin, des flèches, on dirait un
travail d'enfant. Ce n’est pas du niveau d'une présentation en Conseil municipal. C'est pour la forme de
présentation du dossier.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 72 sur 112
Ensuite, nous recherchons effectivement la cohérence. À la demande des oppositions, nous avons obtenu une
réunion spéciale du Conseil municipal le 23 juin, à ce moment-là, il a été évoqué la possibilité pour la commune
de faire des réserves foncières dans le quartier pour tenir compte de l'évolution des constructions de ce quartier
et d'autres aussi. Vous l’aviez affirmé en faisant valoir que vous aviez déjà acheté des parcelles et qu’il était
intéressant de mener une réflexion sur leur utilisation. D'ailleurs, vous engagez à grands frais 250 000 €,
partagés avec Grand Paris Grand Est, pour mener cette étude de la ZAC alors que les riverains restent tout à
fait opposés à la réalisation d'une ZAC dans leur quartier…
M. le Maire.- Faux !
M. CALMÉJANE.- Ce n'est pas ce que dit le dernier courriel du Président.
Quelle est la cohérence avec le débat que nous avons eu (M. MINETTO parle de l’année dernière, pour ma part,
je parle de juin dernier concernant ce secteur de Villemomble à proximité d'une école) de garder la potentialité
de parcelles achetées pour des sommes relativement correctes ? Que vous fassiez un aménagement pour
accéder à l'arrière de la cour faisait partie des possibilités et des réflexions mais, pour en revenir à notre
précédent débat concernant le périmètre du collège Pasteur, j’ai toujours essayé de porter l'efficacité. Si on en
reste à des cahiers des charges bruts présentés par le Département, X ou Y, on ne fait rien dans ce pays.
Effectivement, le collège Pasteur n’est que sur 8 500 m². Effectivement, quand nous avons démarré l’école Anne
Frank, le terrain était un peu exigu mais nous avons créé avec ce que nous avions à disposition. Après, le temps
nous aide à faire évoluer et parfois à agrandir les parcelles. Vous faites le contraire, vous renvoyez le sujet sur
d'autres communes, confer le collège tout à l’heure. Pour l'école Anne Frank, si vous aviez été à ma place, nous
n’aurions pas eu la première pierre et nous aurions eu de véritables difficultés.
D'ailleurs, j'attends toujours la réponse sur la rue Bernard Gante pour une future extension de l’école Foch.
Pour en revenir à ces ventes de parcelles, c’est aberrant. Gardons ces réserves foncières dans ce secteur. Je le
dis directement : que ce soit sur le dossier précédent ou sur celui-là, attendez-vous à un déféré au Tribunal
administratif. Ne leur dites pas qu'ils pourront rentrer demain matin parce qu'il y a plus que matière à contester
la façon dont les dossiers sont présentés et les buts recherchés par la commune.
M. BIYOUKAR.- Que deviendra la parcelle n° 310 ?
M. le Maire.- Rapidement, la question répétée par les uns et les autres est de savoir pourquoi ne pas conserver
cette parcelle ? En ce moment, nous menons un travail, que nous allons poursuivre, justement sur l'optimisation
de notre patrimoine des équipements scolaires pour prévenir les erreurs du passé, c'est-à-dire accueillir nos
futurs petits Villemomblois dans des conditions décentes. Et nous ne nous arrêtons pas uniquement à ce
secteur.
J'évacue immédiatement la question récurrente du 75, Bernard Gante attenant à l'école Foch : ce n’est pas un
secteur qui requiert d’envisager une extension quelconque. Aujourd'hui, nos réflexions se portent plutôt sur
du patrimoine scolaire existant, dont nous optimiserons un peu la propriété foncière. Dans nos équipements
existants, nous menons de grosses réflexions sur les maternelles Mauriac et Prévert. La maternelle Pasteur
n'aurait jamais dû être une maternelle tellement c'est grand, mal conçu, trop chaud en été, trop froid en hiver
avec les dortoirs pour les tout-petits au dernier étage. C’est un sujet complètement inepte qu'il faudra corriger.
Nous pensons qu'il y aura peut-être 18 classes à créer, mais pas dans ce secteur.
Pour répondre à l'envers de l’ordre de vos questions :
Monsieur BIYOUKAR, pour le pavillon d’à côté, il est plus envisageable d'avoir un aménagement routier à cet
endroit. En effet, pour rentrer dans la rue de la Carrière depuis la rue du Dr Guérin ou par le côté Dr Roux/alléeRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 73 sur 112
Courbet, il semble préférable d'aménager un peu le carrefour, ce à quoi pourrait servir la parcelle du pavillon
mis à disposition au constructeur Colas.
En revanche, il nous faut un accès technique pour la cour parce que je n'ai pas d'hélicoptère : il y aurait un vrai
problème sur les cours à l'arrière du groupe scolaire Anne Frank, nous ne saurions pas comment intervenir. S'il
fallait un gros camion, aspirer un écoulement ou un effondrement quelconque, je vous rappelle que nous
sommes dans le secteur du plateau d'Avron et que je n'ai pas d'hélicoptère à ma disposition. Il nous faut donc
absolument un accès.
Puis, parce que nous avons pris des engagements moraux vis-à-vis de certaines personnes que nous avons
évincées pour préempter, il convient moralement de respecter les projets de vie, et que les gens qui, au départ,
avaient l'intention d'acheter cette maison au premier propriétaire puissent y accéder.
Enfin, la configuration même de Anne Frank ne permet pas d’envisager une extension quelconque. Sa
configuration même en termes de toiture ne permet ni de monter ni de mettre sur le côté.
Madame POCHON, je réponds à vos questions, notamment à vos écarts de langage. M. MINETTO parlait d’un
« lancement de ZAC ». Or, il n’y a pas de lancement de ZAC. Nous entrons dans une phase de concertation.
D'ailleurs, mes chers collègues, vous avez tous été lecteurs des échanges de courriels avec l'association des
riverains. Nous nous retrouvons le 22 octobre prochain avec le groupement désigné, non pas pour 250 000 €
mais pour moins, monsieur CALMÉJANE, vérifiez vos sources, de manière à avoir un échange avec les
personnes directement concernées et l'ensemble des élus du Conseil municipal, opposition incluse.
Vous ne mériterez toujours pas votre écharpe, monsieur MINETTO, mais vous serez intégré au processus de
réflexion.
Quant aux éventuels revirements, il n’y en a pas. Là, nous nous retrouvons à prendre une décision qui nous
semble juste, que j’appelle la majorité et l’ensemble des groupes à soutenir parce que nous réglons un
problème, c’est-à-dire la bétonisation d’un secteur qui rend tout sujet épidermique. Nous le sentons bien dès
qu’un élément urbanistique touche ce secteur. Ne dites pas que c'est la faute de la nouvelle municipalité, c’est
bien celle de l'ensemble des permis de construire qui ont été signés en plein été et qui ont définitivement
défiguré ce quartier.
M. CALMÉJANE.- Vous n'avez pas fait votre travail d’opposant.
M. le Maire.- Qui veut reprendre la parole ? Nous allons passer au vote.
M. BIYOUKAR.- Concernant votre engagement, il me semble que, lorsque M. FITAMANT était conseiller
délégué en la Prévention de la délinquance, M. FITAMANT, l’ancienne directrice du CCAS et vous-mêmes
vouliez que cela devienne une maison de la jeunesse. Maintenant que M. FITAMANT a une écharpe d'adjoint,
j’espère que sa parole pèsera dans cette décision.
M. MINETTO.- Pourquoi nous avoir fait préempter il y a un an et demi quand, aujourd’hui, vous nous
demandez de les revendre ?
Pour terminer, parce qu'il faudrait que vous arriviez à comprendre…
M. le Maire.- Avez-vous lu le début du texte ? C'est pour démembrer la parcelle et créer la bande de cinq
mètres.
Nous mettons aux voix.
M. MINETTO.- Vous ne pouvez pas me l'expliquer ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 74 sur 112
M. le Maire.- Je viens de le dire : c’est pour démembrer la parcelle.
M. MINETTO.- Pourquoi voulez-vous démembrer la parcelle que vous nous demandiez de préempter il y a un
an ? Vous n'avez toujours pas répondu. Si je n’ai pas compris, expliquez-le moi.
M. FITAMANT.- C’est pour créer le passage. Sinon, ce n'était pas possible.
M. le Maire.- Vous pouvez voter monsieur MINETTO, c'est le vote qui est important ici.
M. MINETTO.- Vous êtes d'un mépris Monsieur le maire.
M. le Maire.- C'est tout le contraire.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : 22 voix pour (M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme HECK, M. MALLET, M. GERBAUD, Mme FITAMANT, M. ZARLOWSKI, Mme POLONI, Mme SERONDE, Mme VENACTER, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CÉDÉCIAS, Mme LEFEBVRE, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, M. LABRO, Mme MÉLART) et 13 voix contre (celles de Mme LECŒUR, M. HADAD, Mme BERGOUGNIOU, M. LE MASSON, M. CALMÉJANE, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, Mme LEFEVRE, Mme POCHON, M. MINETTO, M. KALANYAN, Mme VERBEQUE, M. BIYOUKAR, M. BANCEL).
11. DÉNOMINATION DU GYMNASE DE L'EST SITUÉ 47 BIS AVENUE DES ROSES A VILLEMOMBLE EN
« GYMNASE THOMAS BOUHAIL »
M. le Maire.- Dans le cadre de la réouverture du Gymnase de l’Est intervenue en septembre 2021, la
Municipalité propose de modifier son nom afin que la plus récente structure sportive de Villemomble soit
incarnée par un champion natif de la commune.
Les Conseils de quartier ont été sollicités pour établir une liste de candidats susceptibles d’incarner au mieux
ce site sportif pour symboliser le renouveau de ce gymnase.
Chaque Conseils de quartier a ainsi proposé trois noms auxquels la Municipalité en a également ajouté trois.
Les critères retenus pour chaque candidat sont variés : parcours sportif, figure locale, figure nationale de
cohésion.
Une consultation digitale a été lancée en février dernier pour choisir le lauréat. À cette occasion, plus de
1 600 réponses ont été reçues et le nom de Thomas Bouhail a été plébiscité par 69,14 % des votants.
Thomas BOUHAIL, né à Villemomble, a été champion du monde en 2010, champion d’Europe en 2009 et 2010
ainsi que vice-champion olympique aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008 de gymnastique.
Fort de cette participation et de ce résultat, il est donc proposé de modifier le nom du Gymnase de l’Est en
« Gymnase Thomas Bouhail ».
Mme POCHON.- Justement, cela va rejoindre mes propos parce qu'il me semble qu'il n’y a pas très longtemps
nous notions un certain déficit de noms de femme, que ce soit dans les rues ou dans les bâtiments. Nonobstant
les talents incontestables de M. BOUHAIL, je regrette que l’on n'ait pas accordé un nom de femme à ce
bâtiment.
De façon plus générale, je crois que M. CALMÉJANE avait fait de la même chose avec Audrey TCHEUMÉO, je
trouve que nommer des bâtiments du nom de jeunes qui sont encore en pleine force de vie est un peu
particulier. D'abord, ils sont vraiment de passage. Je n'ai pas l'impression que Audrey TCHEUMÉO honore trèsRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 75 sur 112
souvent la commune de sa présence compte tenu de ce qui lui a été fait comme honneur. M. Thomas BOUHAIL
ne semble pas vivre ici non plus. Je trouve cela un peu dommage mais sans doute avez-vous derrière ces
dénominations d'autres points de vue.
Je rappelle aussi que j'ai assisté à deux sur trois conseils de quartier et que ce nom n’était jamais sorti. Sans
doute est-il sorti à celui auquel je n'assistais pas. Pas de chance pour moi.
M. CALMÉJANE.- À l'époque de la réalisation du gymnase et pour éviter d'ouvrir un long débat sur les
dénominations, dont nous en verrons peut-être encore les conséquences cet après-midi, j’avais proposé de
l’appeler Gymnase de l’Est puisqu'il est situé à l'est de la commune. Au moins, les gens savaient quand ils
cherchaient le bâtiment…
M. le Maire.- Ils allaient au stade de l'Est pavillonais.
M. CALMÉJANE.- Ne dites pas n’importe quoi, il a tout de même une adresse. Veuillez respecter les gens qui
viennent régulièrement dans les installations sportives et ne les faites pas passer pour des idiots.
J'avais donc laissé la porte ouverte. Parce que vous aimez bien faire des inaugurations, des baptêmes d’arbres,
j’en passe et des meilleurs, vous avez souhaité lui donner un autre nom. Effectivement, j’aurais aussi penché
pour une dénomination féminine. Je connais bien M. Thomas BOUHAIL, et encore mieux sa maman puisqu'elle
était sur ma liste. Un choix a été fait par les Villemomblois, j'en suis satisfait. Nous verrons comment tout cela
se mettra en place mais il aurait été possible d’opter pour un nom féminin, de sportives ou autres, mais nous
voterons pour cette dénomination du Gymnase de l'Est.
M. BIYOUKAR.- Tout simplement, je suis très content que les Villemomblois aient voté pour Thomas BOUHAIL.
Durant toute sa jeunesse, il a fréquenté l'association Villemomble-Sports gym. Je préside actuellement
Villemomble-Sports et j'ai une pensée pour Marine BOYER qui est fier de son fils. Néanmoins, monsieur le
Maire, je regrette que les associations sportives n’aient pas été incluses dans ce processus de réflexion,
contrairement à ce qui était initialement prévu. Vous avez donné cette mission aux conseillers de quartier
certainement pour leur faire croire qu'ils pèsent dans les décisions de la commune, vous auriez pu impliquer
comme prévu les associations sportives.
Toutefois, je reste très content que l’on dénomme le gymnase du nom d’un ancien licencié de Villemomble-
Sports.
M. ZARLOWSKI.- Je suis très heureux de vivre ce moment. C'est assez formidable. Coup sur coup, nous
sommes frappés de manque de démocratie, juste après, on nous explique que nous en faisons trop parce que
nous avons demandé l’avis des Villemomblois qui ont voté « finalement, ce n'est pas cela que l'on veut ». Je
trouve cela extraordinaire.
Oui, les conseils de quartier ont été sollicités. Ils ont proposé un grand nombre de noms masculins, féminins,
sportifs, non sportifs, villemomblois, non villemomblois. Il y avait tout un panel. La liste a été raccourcie par
eux. À titre personnel, dans toute la liste proposée, j’étais peut-être plus attaché à un nom parce qu'il illustrait
une femme et le handisport, je pense qu'il y avait une promotion intéressante mais je respecte complètement
le choix.
Je suis très heureux que ce soit un multimédaillé villemomblois de naissance, sachant en plus que sa carrière
est terminée, pour revenir sur les propos de Mme POCHON.
Premièrement, les associations sportives étaient libres de faire des propositions puisqu’elles avaient forcément
des relais dans les conseils de quartier, donc leurs voix pouvaient être portées. Deuxièmement, elles ont eu
toute liberté de voter comme les autres Villemomblois.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 76 sur 112
M. le Maire.- Je mets aux voix.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
12. HEURES SUPPLÉMENTAIRES DES PERSONNELS D'ENSEIGNEMENT ARTISTIQUE
M. le Maire.- Le personnel d'enseignement artistique de la filière culturelle bénéficie d'un régime spécifique
d'indemnisation des heures supplémentaires. Ce personnel ne relève pas du décret n° 2002-60 du 14 janvier
2002 relatif aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires (article 5 dudit décret : les indemnités
horaires pour travaux supplémentaires, sont exclusives des indemnités perçues par les personnels enseignants
soumis à un régime spécifique d'indemnisation des heures supplémentaires et de toute autre indemnité de
même nature.)
CHAMP D'APPLICATION
Bénéficiaires :
- Agents titulaires et stagiaires relevant des cadres d'emplois suivants :
• Les professeurs territoriaux d'enseignement artistique,
• Les assistants territoriaux d'enseignement artistique.
- Agents contractuels si la délibération le prévoit.
Formes d'indemnisation :
La circulaire du 17 novembre 1950 du ministère de l'Éducation nationale précise qu'un fonctionnaire effectue
un service supplémentaire lorsque, au cours d'une semaine, le nombre d'heures effectuées est supérieur à celui
dont sont redevables les fonctionnaires de son grade. Elle distingue en outre le dépassement exceptionnel dû
à une cause passagère, telle que l'absence d'un collègue, qui constitue une suppléance, du dépassement
régulier pendant la durée de l'année scolaire, alors qualifié d'heure supplémentaire.
Dans la fonction publique territoriale, le personnel d'enseignement artistique est également soumis à un
régime d'obligation de service spécifique. Ainsi, le statut particulier des assistants d'enseignement artistique
prévoit que les membres du cadre d'emplois sont astreints à un service hebdomadaire de 20 heures. Pour les
professeurs, leur statut particulier précise qu'ils assurent un enseignement hebdomadaire de 16 heures. Ne
sont donc indemnisées aux taux fixés par le décret du 6 octobre 1950 que les heures supplémentaires
d'enseignement effectuées au-delà des maxima de service hebdomadaire fixés pour leurs cadres d'emplois
(soit au-delà de 16 ou 20 heures selon le cas).
On notera en revanche que les heures consacrées à la préparation d'activités d'enseignement et d'assistance,
laquelle constitue l'accessoire nécessaire des obligations de service hebdomadaire incombant aux assistants
d'enseignement artistique, ne peuvent être qualifiées d'heures supplémentaires.
Deux formes d'indemnisation doivent être distinguées :
- La compensation du service supplémentaire régulier, réalisée au moyen d'une indemnité forfaitaire annuelle,
- La compensation du service supplémentaire irrégulier, ces dépassements exceptionnels étant rétribués à
l'heure.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 77 sur 112
INDEMNITÉ FORFAITAIRE ANNUELLE
Principe :
Lorsque l'enseignant doit effectuer pendant la totalité de l'année scolaire un service hebdomadaire supérieur
au maximum de service fixé par le statut particulier de son cadre d'emplois, il perçoit une indemnité forfaitaire
annuelle au titre de chaque heure supplémentaire qu'il devra accomplir de manière régulière. La
réglementation prévoit qu'elle est versée par neuvièmes : le paiement de l'indemnité forfaitaire est donc
échelonné sur neuf mois pour les fonctionnaires de l'État.
À titre indicatif, on mentionnera que la circulaire du 17 novembre 1950 prévoit une période de versement
s'étalant du mois d'octobre au mois de juin, qui correspond globalement à l'année scolaire. Le montant à verser
à l'agent varie selon le nombre d'heures hebdomadaires supplémentaires prévu. Le taux de la première heure
supplémentaire bénéficie en outre d'une majoration de 20 %.
Mode de calcul :
Le taux annuel de cette indemnité varie en fonction du grade de l'agent. Il est en effet établi en divisant le
traitement brut moyen du grade (TBMG) par le maximum de service réglementaire applicable (16 h ou 20 h
selon le cas). Le résultat est ensuite multiplié par la fraction de 9/13ème.
Formule de calcul : (TBMG/ 20 h ou 16 h) x 9/13ème
Le traitement brut moyen du grade (TBMG) correspond en principe à la moyenne arithmétique des traitements
afférents à l'indice majoré de début et à l'indice majoré terminal du grade.
Versement :
La réglementation prévoit qu'elle est versée par neuvièmes (article 4 du décret n° 50-1253 du 06 octobre 1950) :
le paiement de l'indemnité forfaitaire est donc échelonné sur neuf mois. La circulaire du 17 novembre 1950
prévoit une période de versement s'étalant du mois d'octobre au mois de juin, qui correspond globalement à
l'année scolaire.
INDEMNITÉ HORAIRE
Principe :
Dans le cas d'un dépassement exceptionnel de ses horaires de service, l'agent peut percevoir une indemnité
destinée à compenser ce service supplémentaire. Il s'agit alors d'heures rémunérées de manière individualisée :
chaque heure supplémentaire est rétribuée selon un taux horaire.
Chaque heure supplémentaire effectivement réalisée est rémunérée à raison de 1/36ème de l'indemnité
annuelle. Le taux ainsi déterminé est en outre majoré de 25 %.
Mode de calcul
Formule : (Montant de l'indemnité forfaitaire annuelle) / 36 + 25 %
Il est donc demandé au Conseil municipal d’approuver la création de l’indemnité pour heures supplémentaires
d’enseignement et d’approuver les modalités de mise en œuvre telles qu’énoncées.
M. MINETTO.- Première question : quel a été l’avis du Comité technique ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 78 sur 112
Deuxième question : pourrions-nous avoir la ventilation par services, de manière très générale, des heures
supplémentaires de la Ville ? Des villes voient le nombre d'heures supplémentaires augmenter de manière
importante, par exemple pour la Police municipale, qu’en est-il à Villemomble ? Quels services bénéficient-ils
des heures supplémentaires ? Vous pouvez ne pas répondre aujourd’hui, ce sera la prochaine fois.
M. le Maire.- Effectivement, lors d'un précédent CT, cela a été approuvé. À la vérité, aucune Délibération
spécifique à la Culture n’était prévue pour ce genre de chose. Ce sera maintenant fait.
Quant à vous donner la ventilation des heures supplémentaires par services, c'est envisageable. Nous le notons.
Cela nécessitera sans doute un petit travail de compilation mais, à l’emporte-pièce, je pense que nous avons
principalement les gardiens des équipements sportifs. Pour la Police municipale, c'est forfaitaire. Nous
connaissons le volume, il est iso mois après mois. Il y a notamment aussi les astreintes des Services techniques.
Néanmoins, nous le notons et préparons un tableau.
S’il n’y a pas d’autres interventions, je soumets aux voix la Délibération.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
13. STATUT DE COLLABORATEUR OCCASIONNEL DE SERVICE
M. le Maire.- Il est nécessaire de statue sur ce sujet d'autant que le Conseil d'État s'est penché sur le sujet.
Lorsqu’une personne privée accomplit une mission qui, normalement, incombe à une personne publique, on
peut considérer qu’elle collabore au fonctionnement du service public. À partir de là, elle peut revêtir la qualité
de collaborateur occasionnel, autrement appelé bénévole.
Une convention d'accueil est signée par moi-même, une fois que j'aurai eu votre accord, et doit prévoir
notamment les modalités de réalisation des missions confiées, etc.
Nous nous prémunissons juridiquement de potentiels contentieux. Puis, cela cadre un peu les choses. Je suis
assez satisfait de marquer le coup sur les bénévoles parce qu'ils sont encore nombreux. Nous constatons année
après année que le bénévolat est un sujet compliqué parce qu’il y a de moins en moins de volontaire. Nous
nous dotons d'une convention et d'un principe qui me paraissent vertueux.
M. MINETTO.- Nous avons bien compris la demande mais à quel type de bénévolat pensez-vous ? Nous
connaissons les parents bénévoles qui accompagnent les sorties scolaires et qui sont couverts par l'Éducation
nationale mais, là, à quoi pensez-vous ? À quels domaines ? Et pourrons-nous avoir un bilan dans six mois du
nombre de bénévoles inscrits ?
M. le Maire.- Des chiffres, pourquoi pas. En tout cas, à retenir des choses assez évidentes. Vous l'avez évoqué,
dans le monde de l'éducation, nous avons par exemple les parents d’élèves qui accompagnent les sorties.
M. MINETTO.- L'Éducation nationale les couvre déjà.
M. le Maire.- Certes mais on trouve aussi potentiellement des bénévoles à la frontière du scolaire et du
périscolaire. J’ai un exemple récent avec la Villemombloise avec un peu moins de 70 bénévoles, certes
d'associations mais pas seulement. En tout cas, tous ayant concouru bénévolement, cela permettra de cadrer
un peu.
Monsieur ZARLOWSKI, peut-être pour un complément d’information ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 79 sur 112
M. ZARLOWSKI.- Cela peut être une intervention spécifique dans le cadre des centres de loisirs ou d’une
activité courte. Nous n’avons pas un plan volontaire de développement important autour de cela. Si nous avons
des statistiques, nous le ferons mais l'idée est d'avoir l'outil et de se couvrir en cas de nécessité.
M. MINETTO.- C'était juste pour comprendre le cadre et vous avez répondu.
M. le Maire.- Y a-t-il d'autres prises de parole ? Non, je mets aux voix.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
14. CRÉATION DE POSTES ENTRAÎNANT LA MODIFICATION DU TABLEAU DES EFFECTIFS FIXÉ AU
24 MARS 2022
M. le Maire.- Désormais, nous nous ingénions à être le plus précis possible et détaillant en termes de motifs.
M. CALMÉJANE.- Quelle est la motivation de la création des postes nets ? Pour les autres, nous avons
ventilation en plus et en moins mais qu’en est-il pour l’agent des marchés et l’agent d'entretien de
restauration ?
M. le Maire.- Pour les marchés, il ne vous a pas échappé que nous étions désormais en régie, en conséquence,
nous devons créer des postes. Là, c'est sur les temps de travail puisque, jusqu’ici, nous avions un poste à temps
partiel et nous le passons à temps plein.
Pour l’agent d’entretien en restauration, c'est une adaptation aux effectifs qui a été particulièrement
pléthorique en cette rentrée. Je puis vous dire par exemple que, dans certains équipements scolaires, pour ne
pas le citer, le groupe Anne Frank, 86 % des enfants déjeunent à la cantine. Forcément, cela requiert des
adaptations.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 80 sur 112
Nous mettons aux voix.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
15. APPROBATION DU PROJET DE CONVENTION RELATIF A LA MISE EN PLACE DU PROJET ÉDUCATIF
TERRITORIAL (PEDT) ET D'UN PLAN MERCREDI
M. ZARLOWSKI.- Suite au bilan triennal du PEDT 2, la Ville a souhaité maintenir son engagement pour garantir
un parcours éducatif de qualité aux enfants, en tenant compte de la Charte qualité Plan mercredi.
La Ville est dépositaire d’un nouveau PEDT labellisé Plan mercredi qui a pris effet à la rentrée 2022-2023.
Par conséquent, il appartient au Conseil municipal d’approuver le projet de convention relatif à la mise en place
du Projet Educatif Territorial (PEDT) et d’un Plan mercredi.
Ce plan triennal est pour les trois rentrées 2022-2023, 2023-2024 et 2024-2025.
Mme PAOLANTONACCI.- Avez-vous des questions ?
M. MINETTO.- Vous reconduisez le PEDT pour quatre ans, ce qui est une bonne chose puisque cela ouvra
aussi des financements pour la Ville, entre autres de la C.A.F. et de l'État mais, avant de voter celui-ci, nous
aurions aimé avoir un bilan du précédent que nous n’avons pas eu mais que l’on peut encore faire.
Mme PAOLANTONACCI.- C'est noté.
M. ZARLOWSKI.- Nous ferons suivre le bilan. C’est une autoévaluation à partir d’un certain nombre de
critères ; c'est assez léger. En plus, cela a été un peu tronqué parce que cela montre une fréquentation normale
jusqu'à la période Covid-19, puis des fluctuations qui n’ont pas permis un déroulé suffisant au vu de ce qui
était prévu.
Néanmoins, cela a permis à 70 % des enfants inscrits de participer à des ateliers. Il y avait 260 ateliers originaux.
Cela a bénéficié à 711 enfants par mercredi.
Sur les thèmes, le bilan est assez simple mais les thématiques sont assez semblables. Pour le plan mercredi qui
est vraiment une spécificité, nous sommes sur des enjeux autour du langage, de la motricité, de la découverte
du monde, imaginer, sentir et faire, et ce, selon les niveaux.
Cela a été travaillé par les services, je tiens à remercier la responsable du service Animation qui a rédigé le
document, qui a beaucoup travaillé dessus et fait travailler sa coordinatrice et l’ensemble des directeurs. Ils ont
remonté notamment un point d'activité focalisée exclusivement sur le matin, nous laisserons donc un peu de
souplesse pour que les ateliers puissent avoir lieu l'après-midi en fonction des agendas.
M. MINETTO.- Vous nous envoyez donc le bilan ?
M. ZARLOWSKI.- Pas de souci.
M. le Maire.- Monsieur CALMÉJANE ?
M. CALMÉJANE.- M. ZARLOWSKI a répondu rapidement à M. MINETTO et ma question allait dans le même
sens, c’est-à-dire avoir un bilan du PEDT précédent.
M. le Maire.- Nous mettons aux voix.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 81 sur 112
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
M. le Maire.- Merci beaucoup pour le travail fourni par les services et suivi de main de maître par notre adjoint
au Périscolaire.
Je passe la parole à Mme Françoise POLONI qui est désormais auprès de moi en charge de la délégation des
Affaires générales.
16. ADOPTION DU RÈGLEMENT INTÉRIEUR DES CIMETIÈRES
Mme POLONI.- Avec M. AVRAMOVIC, nous sommes délégués au SIFUREP. Nous vous avons préparé une
synthèse de ce nouveau règlement intérieur :
Les cimetières font partie intégrante du paysage urbain. Le règlement municipal qui est soumis à votre vote
s'applique à l'ancien cimetière de la rue de la Carrière ainsi qu'au nouveau cimetière situé 99, avenue de Rosny.
Il s'appuie sur différents textes, comprenant le CGCT, le Code civil, le Code pénal et la Loi funéraire de 2008.
Sont notamment mentionnées :
- les conditions d’inhumation, d’octroi de concession,
- la description des espaces cinéraires,
- les mesures d'ordre intérieur et de surveillance,
- les normes de plantation.
Ce règlement municipal sera porté à la connaissance des Villemombloises et Villemomblois par tous moyens
(site Internet de la mairie, mise à disposition du public en mairie, affichage dans les deux cimetières).
Pour mémoire, notre commune est adhérente au SIFUREP qui est une centrale d'achat de services funéraires.
M. le Maire.- Avez-vous des interventions ou des questions ?
M. CALMÉJANE.- J'ai lu avec attention ce nouveau règlement. Je trouve dommage que l’on ne profite pas de
cette occasion pour prendre en compte les textes récents, notamment la Loi 3DS votée l’an dernier et qui
apportent des modifications dans les règlements funéraires et un décret sorti début août. C'est un peu comme
tout à l’heure vis-à-vis du stationnement payant, il est dommage de remettre à niveau un règlement si on ne
prend pas à compte les nouveaux textes sortis depuis, les derniers que vous citez datant de 2008, 2011 et 2012.
En l’occurrence, cela concerne les reprises de concession, par exemple une réduction de trois ans à un an en
cas d'abandon. C'est pour le côté général.
Je ne vous mets pas en cause, madame POLONI, le site Internet du SIFUREP n’en parle pas, ils ont aussi un train
de retard, si je peux me permettre cette expression.
Mme POLONI.- C’est exact. Ils nous en ont parlé lors de la dernière réunion.
M. CALMÉJANE.- Pourquoi ne le retrouvons-nous pas dans ce nouveau règlement ? Quitte à balayer un texte,
autant le mettre à jour de la réglementation. C’est une remarque de fond.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 82 sur 112
Concernant le cimetière, je profite de ce dossier, qui vient heureusement très rarement, cela devrait d’ailleurs
se faire en correspondance avec Grand Paris Grand Est, pour regretter que l’on n’ait pas installé un tri des
déchets végétaux au cimetière. Actuellement, tout va dans la même poubelle alors qu’une grande partie est
constituée de végétaux. Il y a certes quelques emballages et des pots mais la Ville a intérêt à séparer. Sachant
que l’on n’imposera l’an prochain aux citoyens de faire un tri du compostable, il est dommage de constater un
manque d’initiative sur ce sujet dans nos cimetières.
Concernant plus particulièrement le fonctionnement du cimetière, il est indiqué par exemple que la commune
entretient les espaces du columbarium alors que, pendant presque trois mois cet été, ils n’ont pas été
entretenus ; les herbes étaient plus hautes qu’une table. C'est dommageable pour les gens qui ont pris des
concessions où il est spécifié que l’entretien relève de la commune, contrairement aux tombes. Si c’est à la
charge de la Ville, ce serait bien que ce soit fait.
De la même façon, j’y suis allé plusieurs fois dans l’été et j’ai constaté que des points d'eau fuyaient. Ce n'est
pas grand-chose à réparer. Tout à l’heure, je n’ai pas eu de réponse quant à la sobriété énergétique mais il
serait bien qu'un tour soit fait pour éviter les fuites d'eau.
Pour terminer, par hasard dimanche soir je suis passé devant le cimetière et la loge du gardien ou du
conservateur était allumée. Il faudrait donc rappeler un certain nombre de mesures au personnel.
Donc un volet environnemental, un volet réglementaire et je pense que cela ira mieux vis-à-vis du cimetière,
surtout que nous arrivons à une période de grande fréquentation à l'occasion du 1er novembre.
Nous voterons pour ce règlement mais il faudra à nouveau revenir en Conseil municipal pour l’adapter vis-à-
vis des nouveaux textes que je viens d’évoquer. Encore une fois « Jean-Michel Apeupré ».
M. BIYOUKAR.- Je profite de cette Délibération pour ouvrir le débat portant sur la mise en place d'un carré
musulman dans nos cimetières. En France, sur près de 40 000 cimetières, seuls 600 d'entre eux possèdent un
carré musulman. Monsieur le Maire, de nombreux Villemomblois vous ont sollicité pendant la campagne et
continuent à le faire, puisqu'ils préfèrent enterrer leurs proches en France mais surtout dans la commune où
ils ont vécu de très nombreuses années.
Qu'en est-il de cette demande ?
Mme POCHON.- Monsieur BIYOUKAR, je suis contente de vous voir relayer quelque chose que je demande
depuis longtemps au nom d’une certaine équité, en allant même jusqu'à parler de carré confessionnel, au-delà
de carré musulman. Je pense qu’il est temps que la commune se mette aussi à envisager que, sur son territoire,
il puisse y avoir des demandes de cet ordre qui n'ont rien à faire contre un sentiment de laïcité ou quoi que ce
soit. C'est la demande des familles d’enterrer de leurs morts dans des cimetières. C'est une demande
absolument normale. Avec le Covid-19, nous avons vu la difficulté de certains à enterrer leur mort comme ils
le souhaitaient, je pense que la commune de Villemomble s’honorerait de tenir compte de ces demandes de
confessions différentes pour que le cimetière villemomblois représente tous les Villemomblois.
M. le Maire.- Y a-t-il d'autres remarques ?
Nous en avons entendu plusieurs, qui sont plutôt constructives.
M. CALMÉJANE.- Pour compléter les propos de M. BIYOUKAR, j'ai assisté à une cérémonie avec vous,
monsieur BLUTEAU, la semaine dernière où, apparemment, vous avez pris des engagements devant une autre
communauté de régler des problèmes concernant les carrés confessionnels. Je rappelle que des lois en France
interdisent formellement d'avoir des carrés confessionnels. Il existe une jurisprudence, il suffit de la relire. Il
existe des possibilités de regroupement de tombes par rapport à des demandes familiales et confessionnellesRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 83 sur 112
mais pas de créations de carré confessionnel. C'est précisé non seulement par la loi de 1905 mais également
par les lois suivantes.
La Meurthe-et-Moselle est une exception avec les statuts hérités de l’occupation mais, dans la majorité du
territoire français, des règles doivent s'appliquer. Donc attention aux promesses faites en public à différentes
communautés et la réalité des textes, qui explique la situation actuelle de Villemomble. En effet, chacun, croyant
ou non croyant, sera attentif dans le cimetière de Villemomble au respect des textes de loi qui régissent le
fonctionnement des cimetières. C'est simplement appliquer la loi.
M. le Maire.- Différentes propositions ont été faites autour de l'adoption du nouveau Règlement Intérieur des
cimetières, dont des propositions d'amélioration, de modification, d'engagement à respecter mais aussi un
cadre législatif et réglementaire qui va nous amener à nous pencher sur ce sujet. Mais j'en suis d'accord.
Il m’importe que ce règlement intérieur soit approuvé tel quel puisqu’il apporte tout de même une grande
amélioration. C'est une activité que, avec Françoise POLONI, nous avons pratiquement au quotidien, ce
nouveau règlement intérieur n’obligera plus les familles à renouveler les concessions sur une durée égale.
Auparavant, lorsque l’on avait une concession trentenaire, il fallait repartir sur 30 ans. Or, nous le constatons
avec l'entretien des tombes ou plus généralement dans le fait de conserver ou pas une concession, certaines
se retrouvent en déshérence. C'est une bonne décision, c'est pourquoi je vous propose d’avoir une action forte
en approuvant tous ce règlement intérieur.
En revanche, je me répète par rapport à ce qui a été dit et proposé, je propose de nous appuyer sur une
commission pour voir les améliorations à faire. Nous nous appuierons aussi sur les travaux du SIFUREP en la
matière. Nous attendrons que tout le cadre législatif dernièrement né soit purgé de toute contestation ou autre
pour le mettre en œuvre dans l'application de ses décrets.
Quant aux propos que j'ai tenus ici ou ailleurs, ils ne concernent pas tant un carré ou un secteur réservé que la
possibilité d’inhumer plus rapidement qu’en temps normal. Il y a parfois des demandes pour des inhumations
dans les 24 ou 48 heures mais, quand on tombait sur un week-end de pont, la ville de Villemomble ne pouvait
pas répondre présente à cause de la prise en charge. C'est cet engagement que j'ai pris pour répondre à des
considérations que je respecte totalement et qui, par ailleurs, semblent correspondre à nos missions de service
public, que nous allons adapter pour répondre à la demande.
Véritablement, sur vos demandes éparses et propos complémentaires, je vous propose de nous rencontrer
assez rapidement, en co-construction puisque, depuis quelques points à l'ordre du jour, nous sommes plutôt
bienveillants entre nous, pour faire avancer le sujet.
Mme POCHON.- Puisque vous évoquez le SIRUREP, madame POLONI, je rappelle simplement le point qui
m'avait choqué et j'aimerais reparler : les conditions d’application des tarifs où les personnes devaient mourir
à certains endroits et pas à d'autres. À l’heure où vous ne choisissez pas les conditions d’hospitalisation, comme
nous avons vu avec le Covid-19 des gens transférés à 500 km, j'aimerais que dans votre travail au SIFUREP vous
fassiez avancer ce genre de chose pour dire que ce n'est plus adapté à la réalité des conditions de la santé et
malheureusement du décès sur le territoire. C’était simplement pour ne pas oublier cela.
M. le Maire.- C'est dit et ce sera porté au compte-rendu. Je soumets aux voix.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 84 sur 112
17. MISE À LA RÉFORME ET CESSION DE VÉHICULES APPARTENANT A LA VILLE VIA LA PLATE-FORME
DE VENTE AUX ENCHÈRES PAR INTERNET DENOMMÉE « AGOSRASTORE.FR »
M. le Maire.- Nous avions passé une Délibération nous permettant de passer par cet intermédiaire, nous
entrons là dans la pratique.
Deux véhicules sont proposés à la cession :
Véhicule 9 places :
Caractéristiques du véhicule :
- Immatriculation DM-703-BK
- Première mise en circulation : 26 novembre 2014
- État esthétique du véhicule : intérieur en bon état, extérieur : toit pavillon casquette enfoncée
- Kilométrage : 99 240 km
- Estimation des réparations : 8 500 €
Le véhicule a fait l’objet d’un accident cette année, entraînant des coûts de réparation de carrosserie important.
Il a donc été décidé de ne pas faire procéder aux réparations et de le mettre en vente en l’état.
Navette municipale :
Caractéristiques du véhicule :
- Immatriculation 824 ANB 93
- Première mise en circulation : 2 octobre 2008
- État esthétique du véhicule : bon état général
- Kilométrage : 218 929 km
- Réparations à prévoir : changement du moteur (fuite au niveau de la boîte de vitesses)
La Ville dispose de trois véhicules Mercedes 13 places aménagés pour le transport des personnes à mobilité
réduite. Une seule tournée de navette est organisée sur la Ville 6 jours sur 7. La Ville propose donc de garder
deux véhicules en état et de vendre le troisième.
Nous passerons donc par la plate-forme AGORASTORE pour une vente aux enchères, souhaitant que la
conclusion de ces ventes au plus offrant soit la plus fructueuse possible pour la commune.
M. CALMÉJANE.- Pouvez-vous rappeler le montant de l'adhésion à la société AGORASTORE ?
M. le Maire.- Nous cherchons l'information. Y a-t-il d’autres interventions ? Non.
Cela conditionne-t-il votre vote ou non ?
M. CALMÉJANE.- Non.
M. le Maire.- C’est 300 €.
Nous mettons aux voix.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 85 sur 112
Les Délibérations n° 18 et 19 concernent la protection fonctionnelle au bénéfice de M. Lahoussaine BIYOUKAR et Mme PRIEUR-GUICHAOUA. Ne pouvant participant au débat ni au vote, sont invités M. le Maire, Mme PAOLANTONACCI et M. BIYOUKAR à sortir de la salle.
M. PRINCE reprend la présidence.
DÉLIBÉRATIONS 18 ET 19 : PROTECTION FONCTIONNELLE AU BÉNÉFICE DE MONSIEUR LAHOUSSAINE
BIYOUKAR ET MADAME PRIEUR-GUICHAOUA
M. ZARLOWSKI.- Nous traitons des Délibérations 18 et 19 qui seront votées indépendamment.
M. Lahoussaine BIYOUKAR et Mme Sandrine PRIEUR-GUICHAOUA ont sollicité dans l’exercice de leurs
anciennes fonctions, le bénéfice de la protection fonctionnelle de la commune au titre des articles L.2123-34
et L.2123-35 du CGCT. Cette protection consiste principalement à prendre en charge l’ensemble des frais de
procédure occasionnés (honoraires d’avocat, frais de justice …).
La décision octroyant la protection fonctionnelle à un élu relève de la compétence exclusive du Conseil
municipal.
Il est proposé au Conseil municipal de :
- Délibérer sur la demande de protection fonctionnelle au bénéfice de M. Lahoussaine BIYOUKAR, objet de la
Délibération n° 18,
- Délibérer sur la demande de protection fonctionnelle au bénéfice de Mme Sandrine PRIEUR-GUICHAOUA,
objet de la Délibération n° 19.
M. PRINCE.- Nous ouvrons le débat. Qui souhaite s’exprimer ?
Mme VERBEQUE.- Je lis un texte qu'avait écrit M. BIYOUKAR pensant pouvoir participer au débat.
Monsieur BLUTEAU,
Le Conseil municipal est amené à voter pour ou contre la protection fonctionnelle qu’il avait demandée.
Tout d'abord, il est surpris que ce point apparaisse à cet ordre du jour puisque, par un mail adressé le vendredi
4 juillet à 13 h 56, il a demandé que soit inscrite sa demande au Conseil municipal du 7 juillet. Le délai était
respecté puisque l'ordre du jour n'avait pas été envoyé aux élus et sa demande était motivée puisqu’il a fait la
même demande pour le présent Conseil municipal et qu’elle a été acceptée.
D’autre part, lors de sa démission du 23 juin dernier, il a dénoncé un certain nombre de faits graves réalisés à
son encontre ou encore à l’encontre des agents de notre commune, travaillant dans des conditions bien
déplorables. Il a pris de gros risques, il assume ses propos.
Il s'adresse à vous, équipe municipale au pouvoir : « les faits que j’ai dénoncés publiquement le 23 juin étaient
connus de tous ». Il avait déjà tiré le signal d’alarme lors des réunions hebdomadaires depuis maintenant plus d’un an. Vous aviez tous témoigné de votre soutien de manière officieuse lorsque vous aviez appris le guet- apens qui lui avait été tendu, durant lequel il a dû justifier de ses relations privées mais vous aviez appris qu’on l’avait accusé aussi d’usurper l'identité de M. le Maire, qu’on l’accuse de harcèlement auprès de la directrice de la Communication, qui avait réfuté toutes ces accusations auprès de son adjointe en son temps, Mme PRIEUR-GUICHAOUA.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 86 sur 112
« Bien entendu, vous aviez tous appris que ce n'était que mensonges et excuses pour me retirer cette écharpe
pour laquelle j'avais tant travaillé dans l'intérêt des Villemomblois. »
Vous aviez su que, dans le cadre de ses délégations, plus aucun parapheur ne lui était adressé, le secrétariat
du cabinet et le directeur des Sports avaient reçu l’ordre de ne plus s’adresser à lui. Sa photo avait été retirée
du guide des sports sans raison.
Vous lui aviez tous dit de garder patience. Et pourtant, au-delà du préjudice moral qu’il a pu subir, ce sont nos
agents qui souffrent, parfois même au sein de votre propre délégation.
Toujours lors de cette intervention du 23 juin, il a dénoncé leur qualité de travail délétères et les pressions qui
leur sont faites, en mettant en cause le management et le fonctionnement de la Direction générale avec, à sa
tête, le Directeur général que vous connaissez tous et qui est ici présent. Quelques jours plus tard, vous avez
vous-même dénoncé les pratiques abusives de ce Directeur en réunion avec M. le Maire, « je pense à certains
élus qui réclament même sa démission ».
Il sait que vous avez tous reçu l’ordre de voter contre l’attribution de cette protection fonctionnelle, qu’une
pression vous est mise en continu depuis sa démission, « je pense à Mme POLONI qui a reçu des remarques
quand elle m’a salué à Villemomble Plage cet été ».
Sachez qu'il va demander un vote à bulletins secrets, chacun a le droit de s'exprimer comme il le souhaite et,
pour ne pas citer M. GERBAUD, il s’agit de la démocratie. L’heure est grave, en deux ans, voici où nous en
sommes : voter la protection fonctionnelle d’un élu qui a eu le courage de dire haut et fort ce que tout le
monde pense tout bas. Sans doute était-ce son erreur de ne pas s’être laissé faire, de défendre les agents. Il
pensait qu'il était élu pour cela, pour les Villemomblois et dans l'intérêt général. Pourtant, il est considéré
comme « dangereux » pour ne pas reprendre la tribune de la majorité rédigée par M. le Maire.
Pensez-vous vraiment qu’il soit dangereux ? Est-ce dangereux de vouloir travailler pour sa délégation ? Est-ce
dangereux de défendre les conditions de travail des agents ? Est-ce dangereux de vouloir réponse aux
demandes des habitants sous-représentés ? S'il y a danger ici, et vous le savez, ce n'est pas de son côté. Vous
en parlez régulièrement toutes et tous, vous êtes témoins et complices des agissements malhonnêtes et nocifs
de M. BLUTEAU et de sa direction.
Il s'adresse aux élus avec lesquels il entretient toujours de très bons rapports, il vous demande, au même titre
que pour Mme Pascale PAOLANTONACCI et M. BLUTEAU, de voter en faveur de leur protection fonctionnelle
à Mme PRIEUR-GUICHAOUA et à lui-même, ne serait-ce que par souci d'égalité et de justice entre tous.
M. MINETTO.- Sur le fond, nous regrettons que l'argent des Villemomblois serve à régler des problèmes privés
entre vous. Nous ne sommes pas dans le cadre d'élus agressés par des personnes extérieures ou qui auraient
à supporter une responsabilité liée à leur charge d'élu. C'est d'une grande stupidité.
En revanche et par équité, parce que l'autre jour s’agissant de la protection de M. le Maire et
Mme PAOLANTONACCI, quand bien même nous avons voté contre, par équité aujourd’hui nous voterons pour.
Quand bien même ce serait vous, M. PRINCE, ou vous, M. ZARLOWSKI qui la demanderiez, par équité, nous la
voterions.
Simplement, nous demandons un vote à bulletins secrets pour deux raisons : d’abord, nous le pouvons, nous
sommes 6 et vous êtes une douzaine. Ensuite, il s’agit d’un vote pour une personne. Enfin, comme l'a dit notre
collègue, c'est trop important, il faut que chacun puisse s'exprimer sans aucune pression.
M. PRINCE.- C'est noté, nous procéderons donc à un vote à bulletins secrets.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 87 sur 112
M. CALMÉJANE.- Effectivement, cela fait deux séances que nous voyons arriver en délibération des
protections fonctionnelles d'élu et cela commence à poser problème par rapport au fonctionnement normal
d'un Conseil municipal, surtout quand il apparaît -en fonction des différentes discussions ou messages que
l’on peut trouver sur certains réseaux- que cela relève plus du quasi-ordre privé ou de l'intérieur du
fonctionnement auquel appartenaient les personnes plutôt que des affaires purement publiques où, comme
cela a été dit, malheureusement une agression d'un élu par un tiers ou tout autre sujet.
Soit, c'est prévu par les textes, donc cette Délibération vient. Je pose la question de savoir, parce
qu’apparemment Mme VERBEQUE a aussi demandé cette protection, a priori dans les délais par rapport à
l’organisation de notre Conseil mais je ne trouve pas cette Délibération qui aurait pu être la n° 20.
Puis, autre question par rapport à la mise en œuvre -si elle est votée- de la protection fonctionnelle de
Mme PRIEUR-GUICHAOUA ou de M. BIYOUKAR, qui choisit les avocats ? Il faut que cela reste dans un cadre
financier un peu bordé. Est-ce la commune, mais cela peut poser question quand les deux binômes risquent
de se retrouver en opposition, ou est-ce laissé au libre choix de chaque personne intéressée dans un plafond
horaire ou une enveloppe globale permettant à chacun d'assurer sa défense ?
Voilà les questions que je souhaite soulever avant de passer au vote. Effectivement, un peu dans le même sens
que la demande de M. MINETTO, nous demandons à procéder au vote à bulletin secret pour ces deux
délibérations, voire la troisième en fonction de vos réponses.
M. PRINCE.- Avant de laisser la parole à M. ZARLOWSKI concernant Mme VERBEQUE, je laisse M. le Maire au
retour expliquer.
M. MINETTO.- J'avais juste redemandé la parole rapidement. De la même manière que je viens de le dire, si
l'un d'entre vous demandait la protection fonctionnelle, il me semble évident que nous devons accepter le fait
de voter la protection fonctionnelle de Mme VERBEQUE, ne serait-ce qu’au cas où. Si Mme VERBEQUE devait
être attaquée pour x ou y raison dans le cadre de son mandat, pourquoi aller de nouveau devant les
Villemomblois en disant au prochain Conseil municipal « nous allons encore demander une protection
fonctionnelle » ? Sincèrement, on va passer pour des clowns.
M. PRINCE.- Tout à fait.
M. MINETTO.- Il serait donc intéressant de mettre cette protection fonctionnelle aujourd'hui, au cas où, si elle
est applicable légalement, elle le sera, si non, elle ne le sera pas mais on ne va pas recommencer dans un an.
C’était ma première remarque.
Deuxième remarque, on ouvre là cette protection fonctionnelle à l'élu mais sans budget. Il n'y a pas un budget
cadré. C'est interpellant à partir du moment où, aujourd'hui, on augmente les tarifs des cantines, si demain il y
avait un premier tribunal, puis un appel, ensuite une cassation comme la loi le permet, imaginez un peu les
montants éventuels. Sincèrement, cela ne fait pas sérieux.
En revanche, je pense que nous devons passer aujourd'hui le vote de la protection fonctionnelle de
Mme VERBEQUE, simplement pour ne pas recommencer chaque fois et le voir apparaître dans chaque compte-
rendu. Imaginez-vous l'image que l'on donne ?
M. PRINCE.- Je comprends très bien.
Mme VERBEQUE - Effectivement, à aujourd'hui, y a-t-il eu un dépôt de plainte contre M. BIYOUKAR et contre
Mme PRIEUR-GUICHAOUA ? Nous sommes bien d'accord que ces demandes de protection sont faites dans le
cadre s’il y avait eu un dépôt de plainte pour diffamation de la part de Mme PAOLANTONACCI et deRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 88 sur 112
M. BLUTEAU ? S'il n'y avait pas eu cela dès le départ, sans ces intentions ou ces annonces, peut-être n’y aurait-
il pas eu ces demandes de protection.
M. ZARLOWSKI.- Tour à tour, pour répondre aux différents points, sachant que nous reviendrons en partie
sur le sujet en fin de Conseil puisqu’il y a une question orale.
Comme j'avais eu l’occasion de l'expliquer la dernière fois, la protection fonctionnelle est un droit. Comme
précisé dans la note, le Conseil municipal est souverain pour décider de l'attribution ou non.
C'est un droit qui ne peut fonctionner que sur un événement. Il ne fonctionne pas sur le « au cas où »…
M. MINETTO.- Votons-le.
M. ZARLOWSKI.- …en partie pour la raison que vous avez donnée, c’est-à-dire que cela ne peut pas être pour
la totalité des demandes, sinon, on ouvrirait notamment pour le Maire qui est le plus exposé de nous tous,
même si avec les délégations on a un certain nombre d’expositions, certains plus que d’autres, en fonction des
risques, cela reviendrait à accorder une protection fonctionnelle pour tous les sujets, permanente pour le Maire,
pour le protéger de tout, ce qui n'est pas le but. Cela ne fonctionne pas comme cela.
C'est un fait, c'est comme cela. Malheureusement, à chaque événement de ce type ou d’autres, il faudra
repasser en Conseil municipal. Nous n’avons pas le choix.
Sur la demande d'un dépôt de plainte, ce n'est pas à notre niveau que c'est géré. S’il y a un dépôt de plainte,
qui peut être individuel, la procédure suit son cours. C'est une procédure après judiciaire, qui est poursuivie ou
pas si suite était donnée par un procureur. À ma connaissance, ce n'est pas à notre niveau de répondre.
Mme VERBEQUE - Vous devez savoir s'il y a eu ou non un dépôt de plainte.
M. ZARLOWSKI.- Je n’ai pas de position officielle sur le sujet.
Sur le choix des avocats qui rejoint la notion de budget, naturellement, il y a un principe déontologique, cela
ne pourrait donc pas être les mêmes avocats. De facto il peut y avoir une proposition d'avocat par la personne
qui se protège et qui doit rester dans des coûts maîtrisés. Si les tarifs sont quatre fois supérieurs, la Collectivité
a un droit de regard sur ce qu'il peut se passer.
Nous avons traité les points, cela vous répond-il ?
M. PRINCE.- Nous allons passer au vote à bulletins secrets.
M. MINETTO.- Voulez-vous voter les deux en même temps.
M. PRINCE.- Non, je vous propose de passer l’un, puis l’autre.
J’invite M. LABRO à venir et je demande humblement à Mme BERGOUGNIOU de le seconder.
M. MINETTO.- Pouvez-vous expliquer le vote pour ou contre sur le papier ?
M. PRINCE.- À propos de la protection fonctionnelle au bénéfice de M. BIYOUKAR, si vous estimez qu'il a le
droit à la protection fonctionnelle, vous mettez « pour », si vous estimez qu'il n'a pas le droit à la protection
fonctionnelle, vous votez contre.
Mme VERBEQUE - Qu’en est-il de ceux qui avaient pouvoir et qui ne sont pas là ? Comment fait-on ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 89 sur 112
M. ZARLOWSKI.- Ils ne sont pas là.
À la demande de M. MINETTO, M. PRINCE précise que M. BLUTEAU portait le pouvoir de M. MAHMOUD et Mme PAOLANTONACCI celui de M. ROLLAND.
Il est procédé au vote à bulletins secrets et à son dépouillement par Mme BERGOUGNIOU et M. LABRO.
M. PRINCE.- Pour la protection fonctionnelle de M. BIYOUKAR, nous avons 11 votes pour et 18 votes contre.
M. MINETTO.- Incroyable !
Mme POCHON.- Vous allez faire payer les frais de justice du Maire et de sa Première adjointe mais un de vos
anciens adjoints devra payer pour se défendre ? N’avez-vous pas honte ?
M. PRINCE.- Nous allons passer au vote de la protection fonctionnelle de Mme PRIEUR-GUICHAOUA.
M. MINETTO.- Qui sont les prochains ?
Mme POCHON.- C’est incroyable d’être des toutous à ce point-là !
M. FITAMANT.- Restez polis.
M. MINETTO.- « Toutous » c’est très gentil.
Mme POCHON.- Vous êtes de vrais toutous, je vous le dis clairement ; c'est incroyable.
M. GERBAUD.- Nous sommes suffisamment cons pour ne pas penser par nous-mêmes. Vous insultez notre
intelligence, nous sommes suffisamment stupides pour ne pas avoir d'avis, que croyez-vous ?
(Interventions multiples. Inaudible.)
M. GERBAUD.- Je vote comme j'ai envie de le faire.
Mme POCHON.- Justement, vous votez quelque chose d’injuste monsieur GERBAUD ?
M. MINETTO.- Quand on est élu, on croit à la justice de son pays. Donc on laisse le juge décider, on ne décide
pas à sa place.
M. PRINCE.- C'est le résultat du vote du Conseil municipal.
M. MINETTO.- Vous rendez-vous compte qu’aujourd’hui vous vous transformez en juge ?
M. PRINCE.- S'il vous plaît, il n'y a pas de débat, on acte.
Il est procédé au vote à bulletins secrets et à son dépouillement par Mme BERGOUGNIOU et M. LABRO.
Mme POCHON.- Les Villemomblois vont savoir comment vous fonctionnez. Vous venez de vous offrir un
week-end à Corrençon pour je ne sais pas quoi faire et vous ne votez même pas la protection fonctionnelle de
quelqu'un qui a été votre partenaire mais c’est n’importe quoi ! C'est simplement injuste.
M. GERBAUD.- Inaudible.
M. MINETTO.- Inaudible.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 90 sur 112
M. PRINCE.- On a bien compris.
Mme POCHON.- C’est une honte, monsieur PRINCE, allez-vous raconter cela dans les écoles ? Expliquerez-
vous aux enfants le sens de la justice monsieur PRINCE ?
M. PRINCE.- Je parle d'autres choses dans les écoles.
Mme VERBEQUE - J'aimerais intervenir pour compléter un point parce que je ne sais pas comment la demande
de protection fonctionnelle de Mme PRIEUR-GUICHAOUA aura en termes de votes. Il ne faut quand même pas
oublier que le 23 juin M. BIYOUKAR est intervenu après l'intervention de Mme PRIEUR-GUICHAOUA pour
laquelle il a dû donner des informations. Je ne sais pas ce qui va être l'objet de ce résultat mais, sincèrement,
je trouve cela inadmissible parce que tout le monde dans ce Conseil, au moins tous les adjoints étaient au
courant. Sincèrement, ce que vous faites n’est pas correct.
M. MINETTO.- Et c’est vous qui nous avez vendu « une autre politique » « on va faire autrement par rapport
au précédent qui n’était pas démocratique », alors Patricia, vous participez à cela ?
M. FITAMANT.- Pas de pression psychologique s'il vous plaît, calmez-vous.
M. MINETTO.- Je suis très calme.
Mme POCHON.- C’est une honte totale.
M. PRINCE.- Le vote n'est pas fini, taisez-vous maintenant.
M. MINETTO.- Annulez le vote, appelez la Police municipale. Je dis que c’est un scandale. Coupez la lumière !
Ah non, Mme PAOLANTONACCI est partie.
M. PRINCE.- Gardons la ligne.
M. MINETTO.- J'espère que vous réussissez à vous regarder dans la glace. Sur votre écharpe, il y a bleu, blanc,
rouge, ce sont les couleurs de la République. Si on a du bleu, blanc, rouge, c'est que certains se sont battus
contre l'arbitraire et ce que vous faites en ce moment, c'est de l'arbitraire.
Vous pouvez le noter au PV : je vous emmerde, c'est de l'arbitraire et vous allez oser continuer à porter votre
écharpe bleu, blanc, rouge ?
M. PRINCE.- Oui, il n’y a pas de souci.
M. MINETTO.- Futur maire de Villemomble, cela promet ! Ayez au moins le courage à un moment donné de
défendre des valeurs. Inaudible.
Mme POCHON.- Vous pouvez nous en faire du devoir de mémoire, l’Arbre de la laïcité. C’est une honte.
M. MINETTO.- Vous avez bien compris que ce n'est pas pour nous, les gens qui ont une protection
fonctionnelle se sont opposés à nous. C’est une question d’équité.
M. PRINCE.- Nous le savons.
M. MINETTO.- Nous le raconterons dans les mairies environnantes, ne vous inquiétez pas, ils vont comprendre
ce que sont l’arbitraire à Villemomble et votre manière de porter l’écharpe, mais mince un peu d’honneur !
Nous n’avons rien à y gagner, juste un peu d’honneur.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 91 sur 112
Mme POCHON.- C'est super désolant, je ne sais pas même pas comment vous pouvez imaginer un truc
comme cela.
M. PRINCE.- Ne vous inquiétez pas, je dors sans problème.
Mme POCHON.- Vous entachez vraiment votre écharpe.
M. PRINCE.- Je n'entache rien du tout.
M. MINETTO.- Quand certains d'entre vous verront leurs enfants ce soir, vous leur expliquerez : maman et
papa ont défendu l'honneur de la République. C'est incroyable.
Nous n’attendons qu’une chose : que vous soyez les prochains. Si vous êtes les prochains, nous voterons votre
protection fonctionnelle juste par équité.
Il y a des gens qui dévoient la fonction d’élu…
M. PRINCE.- Ne mélangez pas tout.
M. MINETTO.- Il y a des gens qui sont morts pour cela.
M. PRINCE.- Inaudible.
Mme POCHON.- Allez au bout, je veux me retrouver avec vous devant un tribunal pour parler de ce que vous
venez de faire. Allez-y, portez plainte contre nous.
M. PRINCE.- J'étais même au pôle financier grâce à l'opposition, jamais je ne demanderai la protection
fonctionnelle.
M. MINETTO.- Des gens sont morts avec cette écharpe autour du cou, vous la déshonorez.
M. PRINCE.- Pour la protection fonctionnelle de Mme PRIEUR-GUICHAOUA : 18 votes contre et 11 votes pour.
Nous demandons à M. le Maire, Mme PAOLANTONACCI, M. BIYOUKAR de revenir en séance.
M. MINETTO.- Ils sont trop cons. Vous pouvez le noter.
Mme POCHON.- Bravo monsieur AQUAVIVA ! Vous êtes un élu irréprochable.
Je vous applaudis tous.
M. PRINCE.- Ne mélangez pas tout.
M. MINETTO.- Au 11 novembre, vous penserez aux gens qui sont morts avec une écharpe autour du cou. Vous
n’oublierez pas monsieur PRINCE.
M. PRINCE.- Par respect, ne mélangez pas tout.
Mme POCHON.- La différence entre vous et nous est que nous….
M. PRINCE.- Inaudible.
Mme POCHON.- Liberté et égalité, oui.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 92 sur 112
M. MINETTO.- Il y a des gens qui, devant un mur, devant les fusils, chantaient la Marseillaise.
M. PRINCE.- Quelle honte de dire cela et de mettre sur le même plan.
Les associations d'anciens combattants jugeront vos propos.
M. MINETTO.- Inaudible.
Mme POCHON.- Ne faites pas des leçons d'histoire, monsieur PRINCE, vous n’y connaissez rien.
20. ADHÉSION AUX MISSIONS DE MÉDIATION A L'INITIATIVE DU JUGE OU DES PARTIES MISES EN
ŒUVRE PAR LE CIG (CENTRE INTERDÉPARTEMENTAL DE GESTION) PETITE COURONNE
M. le MAIRE.- Cela concerne une proposition faite par le CIG d’assurer une mission de médiation pour une
somme modique puisque cela évoque des montants forfaitaires de 375 €, auxquels peuvent éventuellement
s’ajouter 85 € pour les fameuses réunions qui permettent de trouver des solutions à l’amiable.
M. CALMÉJANE.- Pour détendre un peu l’atmosphère, je ne peux m’empêcher de poser la question : est-ce
valable pour les élus ?
Vu ce que nous venons de vivre, il est complètement dommageable de ne pas accorder la protection
fonctionnelle à deux de vos anciens collègues, auront-ils le droit à l’adhésion à une mission de médiation ?
M. le Maire.- Ils ne sont pas fonctionnaires territoriaux.
Y a-t-il d'autres interventions ? Je mets aux voix.
Mme POCHON.- Quelle équipe ! Franchement, vous aurez été mauvais du début jusqu’à la fin.
M. CALMÉJANE.- Et ce n’est pas fini.
Mme POCHON.- C’est vrai. Monsieur LABRO, à votre place, je me ferais petit.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.
21. ADHÉSION A LA MISSION DE MÉDIATION PRÉALABLE OBLIGATOIRE (MPO) MISE EN ŒUVRE PAR
LE CIG (CENTRE INTERDÉPARTEMENTAL DE GESTION) PETITE COURONNE
M. le Maire.- Nous passons au sujet suivant qui est son corollaire. Au-delà de ce que nous venons de voter
pour les médiations à la demande des juridictions, il vous est proposé un service du CIG pour les phases
préalables à une quelconque judiciarisation lors d’un litige concernant notre collectivité et un agent territorial.
Nous sommes sur les mêmes montants.
Avez-vous des commentaires ou des sujets à éclaircir ? Nous passons au vote.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : Unanimité.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 93 sur 112
22. ADHÉSION AU SYNDICAT INTERCOMMUNAL POUR LE GAZ ET L'ÉLECTRICITÉ EN ILE-DE-FRANCE
(SIGEIF) DE LA COMMUNAUTÉ D'AGGLOMÉRATION VAL PARISIS (95) AU TITRE DE LA COMPÉTENCE
INFRASTRUCTURES DE RECHARGE POUR VÉHICULES ÉLECTRIQUES (IRVE)
23. ADHÉSION AU SYNDICAT INTERCOMMUNAL POUR LE GAZ ET L'ÉLECTRICITÉ EN ILE-DE-FRANCE
(SIGEIF) DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DE LA VALLÉE DE L'OISE ET DES TROIS FORÊTS AU TITRE
DE LA COMPÉTENCE INFRASTRUCTURES DE RECHARGE POUR VÉHICULES ÉLECTRIQUES (IRVE)
M. le Maire.- Il s’agit de l’adhésion au SIGEIF tour à tour de la communauté d’agglomération Val Parisis (95)
et de la communauté de communes de la Vallée de l’Oise et des Trois Forêts, au titre de la compétence
« infrastructures de recharge pour véhicules électriques ».
Il convient d’approuver leur adhésion.
Il est procédé au vote électronique de la Délibération n° 22 : Unanimité.
Il est procédé au vote électronique de la Délibération n° 23 : Unanimité.
Liste des décisions, contrats et marchés conclus par Monsieur le Maire dans le cadre de sa
délégation ou passés par la Ville
M. BIYOUKAR.- Je suis assez surpris puisque notre groupe, Alliance démocratique à Villemomble, vous a
envoyé un vœu qui n’a pas été mis à l’ordre du jour. Nous l’avons pourtant envoyé suffisamment tôt pour ce
faire.
Pourquoi n’a-t-il pas été inscrit ?
Nous insistons pour que ce vœu soit soumis aux voix des collègues. Je peux vous le lire pour le passer aux voix.
M. le Maire.- Pas du tout. L’ordre du jour s’occupe des Décisions, marchés et contrats. Nous en parlerons au
moment d’aborder les vœux mais il est entendu que la demande de protection fonctionnelle de
Mme VERBEQUE n’était pas inscrite à l’ordre du jour de notre séance.
Sur les Décisions, marchés et contrats, avez-vous des questions ?
M. CALMÉJANE.- J’ai d’abord une remarque de fond générale qui concerne l’ensemble de nos concitoyens :
vous nous avez imposé un nouveau règlement intérieur qui précisait que, grâce à la dématérialisation, un
certain nombre de documents émanant du Conseil municipal ou des Décisions du Maire devait maintenant
être accessible en version numérique. Cela devait prendre effet au 1er juillet. Je n’ai rien dit à l’occasion de notre
séance du 7 juillet mais, là, je constate que nous avons les éléments du Conseil municipal mais que le site
Internet de la Ville n’expose rien concernant les Décisions prises par le Maire, les marchés ou les contrats.
L’objectif est non seulement la dématérialisation mais aussi éviter que les citoyens, comme cela leur est permis,
sollicitent les services en mairie pour se tenir informés de la vie de la commune. En dehors du budget général,
de nombreuses décisions sont prises dans le cadre de vos délégations, ce qui est tout à fait normal mais il est
important que ce soit accessible à tout le monde. Or, ce n’est pas le cas.
Ma première question est donc la suivante : quand le système sera-t-il mis en place ? Vous avez parlé de
dématérialisation par l’achat de logiciels, etc. Je constate, sauf à ce que ce soit arrivé ce matin, que l’on ne
trouve pas tous ces documents.
Je continue sur les Décisions ou répondez-vous sur cet élément technique ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 94 sur 112
M. le Maire.- Ce sera mis en ligne prochainement.
M. CALMÉJANE.- Alors que vous avez parlé du 1er juillet dans le règlement intérieur, c'est vraiment du « Jean-
Michel Apeupré ».
Cela a été évoqué par M. ROLLAND dans le cadre des demandes de subvention, que s’est-il passé entre ces
deux décisions ? Apparemment, ces demandes de subvention relèvent du même poste, c’est-à-dire la
construction d’un poste de police, mais on est passé à 39 000 € et pour 30 % ? Qu'est-ce qui a changé dans la
nature de la demande de subvention ?
M. le Maire.- Les deux sont à 621 885 €, soit 40 %.
M. CALMÉJANE.- Le montant affiché dans la note est différent.
M. le Maire.- Nous allons vérifier tout de suite quel est le bon chiffre. Nous reviendrons vers vous.
M. CALMÉJANE.- Il n'y a pas la réponse.
M. le Maire.- Mais c’est toujours une demande de subvention. Je me souviens de quelqu'un disait
régulièrement « on souhaite qu'elle soit la plus élevée possible ».
M. CALMÉJANE.- C'est la règle générale dans toutes les collectivités.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 95 sur 112
Toutes ces décisions concernent des marchés passés avec des cabinets d'avocats. J’aimerais connaître le
contenu de l'appel d'offres et sa rédaction. En effet, quand on totalise les montants minimums, on dépasse le
seuil des marchés publics, cela donne donc l’impression de se rapprocher plutôt, si vous me permettez
l’expression, d’un saucissonnage plutôt qu'un marché global avec des lots, il y a là cinq marchés différents.
Cela pose un problème de respect du Code de la commande publique. Je rappelle que, en ce moment, notre
voisin du Raincy se débat sur le même sujet suite à un contrôle de la Chambre régionale des comptes, je
n’aimerais pas qu’il se passe la même chose sur la commune de Villemomble.
M. le Maire.- C'est gentil.
M. CALMÉJANE.- C’est un constat, non pas fait par moi-même mais par la Chambre régionale des comptes.
M. le Maire.- Pour la ville du Raincy, ici, nous sommes à Villemomble.
M. CALMÉJANE.- En permanence, vous comparez les tarifs de stationnement et de cantine. Votre soi-disant
comparatif ne fonctionne que dans un sens.
Je veux les éléments de l'appel d'offres lancé sur ces marchés parce que cela me pose un problème. Comment
les pièces de marché étaient-elles rédigées par rapport à tout cela ?
M. le Maire.- Vous n'êtes pas sans savoir que plusieurs d'entre vous désormais demandent des éléments sous
format papier pour préparer le Conseil municipal. Tandis que nous souhaitons faire enfin rentrer cette
Collectivité dans le XXIème siècle, j’ai de plus en plus de demandes de version papier. Cette fois, cela a tout de
même représenté 250 pages imprimées recto-verso.
M. CALMÉJANE.- Elles n’étaient même pas agrafées.
M. le Maire.- Vous souffrez ma réponse ?
M. CALMÉJANE.- Oui, je souffre.
M. le Maire.- Je ne parle même pas des gens qui n'habitent plus Villemomble et à qui il faut tout de même
porter les documents.
M. CALMÉJANE.- Et alors ? C'est la loi.
M. le Maire.- Certes, c’est la loi mais, moralement, je trouve cela…
(Interventions multiples – inaudible.)RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 96 sur 112
Mme POCHON.- Nous venons d'assister à un haut fait moral de votre liste.
M. le Maire.- Désormais, nous vous produisons tous les documents.
M. CALMÉJANE.- C'est normal.
M. le Maire.- Cette seule partie des pièces qui vous sont fournies représente un document conséquent…
M. CALMÉJANE.- Inaudible
M. le MAIRE.- … à multiplier par autant de collègues qui souhaitent la version papier. Et là, vous souhaiteriez
avoir en plus les appels d’offres ? Nous vous fournissons déjà les marchés.
M. CALMÉJANE.- Oui.
M. le Maire.- Par souci d’économie et au moins parce que le coût du papier a été multiplié par deux (+100 %)…
M. CALMÉJANE.- Et alors ?
M. le Maire.- Cessez avec vos « et alors ? », c'est particulièrement pénible.
M. CALMÉJANE.- Pour un Conseil tous les trimestres, ce n'est pas violent.
M. le Maire.- Ce n'est pas violent mais c’est un coût. Vous réclamez des documents administratifs ? Adressez-
vous à la CADA, ce sont eux qui vous les fourniront.
Y a-t-il d’autres remarques ?
Mme VERBEQUE - En début de séance, vous avez juste demandé que l’on soit un peu respectueux quand on
a souligné que nombre d’élus du groupe de la majorité étaient absents la semaine dernière, faisant valoir que
des personnes avaient eu des décès dans leur famille ou étaient malades. Ecoutez, je vais vous donner l’exemple
de mon cas personnel : cela fait quatre mois que je n'ai plus la fibre à mon domicile car Orange ne veut pas
réparer. Apparemment, énormément de Villemomblois sont impactés et la commune ne fait absolument rien.
Je me passerai donc des documents sous format papier à partir du moment où la fibre sera réparée par Orange.
Pour le coup, c'est de votre responsabilité et je pense que, sur les réseaux sociaux, il y a suffisamment de
réclamations de Villemomblois pour que vous puissiez agir vis-à-vis de Orange.
M. CALMÉJANE.- Je n'avais pas terminé.
D’après les éléments que nous avons, il s’agit d’un ancien gardien. Les faits éventuellement reprochés à la
personne sont-ils constitutifs de son action professionnelle ou est-ce à titre privé ? Dans ce dernier cas, je ne
vois pas pourquoi la commune se porterait partie civile, si c'est à titre communal, je souhaite des détails sur ce
qui a pu générer cela.
M. le Maire.- Pour les personnes qui nous écoutent, la Décision considère : afin de prévenir les intérêts de la
commune, il est proposé de se constituer en partie civile dans le cadre de l’information judiciaire ouverte auprès
du tribunal de Bobigny dans l’affaire impliquant -eu égard à la présomption d’innocence- à l'ancien gardien
de la commune.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 97 sur 112
Tout est dit : dans le cadre de la « présomption d'innocence », nous ne commenterons pas plus avant.
Maintenant, Mesdames et Messieurs les présidents de groupe, je suis à votre disposition pour vous en dire un
peu plus.
M. MINETTO.- J'avais une question concernant les marchés.
Je ne vous demande pas de me donner sous format papier les appels d'offres des différentes sommes du
cabinet Goutal, qui montent quand même à 520 000 € sur quatre ans, je demande simplement la possibilité de
les consulter en mairie. Ainsi, je n’ai pas besoin d’écrire à la CADA, tout le monde va gagner du temps et vous
nous les mettrez à disposition.
M. le Maire.- D'accord.
M. CALMÉJANE.- Je passe aux contrats.
Pouvons-nous avoir des explications ? Nous avons constaté que le service Urbanisme était fermé tout le mois
d’août et que, désormais, c'était uniquement sur rendez-vous. Comment le citoyen villemomblois ou extérieur,
puisque l’on peut avoir des porteurs de projet extérieurs à la commune, arrive à travailler avec une société dont
le siège est à Hénin-Beaumont et qui, apparemment, s'occupe de l'instruction des dossiers d'urbanisme sur
notre commune ?
Le cumul de K’DANCE ANIMATION me pose question. Il semble aussi avoir été découpé en morceaux mais
totalise plus de 41 000 € pour les animations de la Saint-Fiacre. Cela m’interpelle vis-à-vis d’une animation qui
correspondait à un seul objet, c’est-à-dire la Saint-Fiacre, mais qui est découpée de manière à arriver à des
montants ne nécessitant pas des procédures formalisées alors que le total l’aurait sans doute exigé.
À quel type de services ces trois véhicules sont-ils destinés ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 98 sur 112
D’un côté, nous avons quelqu’un qui fait les prestations, de l’autre côté, nous avons 22 000 € pour un
« chasseur de têtes ». D’abord, avez-vous trouvé ? À quel prix ? Pouvons-nous avoir quelques détails.
M. le Maire.- URBADS est la société extérieure par laquelle nous passons pour l'instruction des permis,
déclarations préalables et tout ce que nous ne pouvons malheureusement pas réaliser en régie pour la simple
et bonne raison que nous n’avons qu’un seul agent instructeur des sols.
Nous sommes passés par cette société, de mémoire, cela a démarré avant la période estivale, pour un travail
plutôt pas mal pour des gens qui sont en dehors de la région parisienne. Entre les technologies et le télétravail
à 100 %, cela fonctionne à plein. Nous avons dû nous rencontrer une fois pour échanger tous les dossiers en
cours qui n’avaient pas été numérisés et autres. Désormais, nous travaillons de cette façon au fil de l'eau. Nous
leur envoyons, ils font les instructions et cela fonctionne plutôt pas mal.
M. CALMÉJANE.- Est-ce le seul contrat passé avec ce prestataire pour 10 000 € ou avons-nous passé d’autres
contrats de montants différents depuis le 1er janvier 2022 ?
M. le Maire.- Je pense que nous en avons eu deux consécutifs ou quelque chose comme cela.
M. CALMÉJANE.- Pouvons-nous avoir les éléments ? Vous semblez hésiter.
M. le Maire.- Quels éléments supplémentaires voulez-vous ?
M. CALMÉJANE.- Le total confié par petites tranches au prestataire URBADS.
M. le Maire.- D’accord, nous regardons à vous envoyer cela.
Concernant K’DANSE, ce sont plusieurs prestations différentes. À partir de là, que ce soit la montgolfière d’un
côté et les danseurs de l’autre, et autre, cela pouvait non pas être découpé en rondelles mais justement être
présenté en plusieurs fois. De ce point de vue, il n'y a pas tellement de sujets.
Vous nous interrogez sur CITEA qui est effectivement un cabinet de recrutement. Nous étions passés par un
premier l'an dernier mais, aujourd'hui, je pense qu’il a épuisé son carnet d'adresses. Nous faisons tous la même
analyse du montant conséquent de ce marché. Pour le coup, c'est plutôt efficace, nous en serions déjà à deux
procédures de recrutement qui pourraient devenir fructueuses. Les premiers entretiens ont eu lieu quand ces
derniers mois cela semblait être un peu asséché. Les choses se débloquent.
Quant à CREDIPAR, il s’agit des véhicules distribués par Fnac Darty. Ils sont totalement électriques et vont
rentrer dans le parc de véhicules de service proposés aux différents agents ayant à se déplacer sur la commune.
Nous aurons donc trois véhicules électriques supplémentaires de petite taille, avec de nombreux avantages.
Cela nous permettra non pas en charge d'investissement mais en fonctionnement de les avoir en location.
Tout cela vise à optimiser notre budget et le parc automobile de la Ville.
Mme VERBEQUE - J’ai bien compris que CITEA était le nouveau cabinet auquel vous faisiez appel. Le premier
n’ayant pas trouvé de directeur de service Urbanisme, nous sommes bien d'accord qu’il vous a remboursé ? En
règle générale, quand on fait appel à un cabinet de chasseurs de têtes, s’il ne trouve pas de candidat, on n’est
pas censé payer, hormis un montant forfaitaire.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 99 sur 112
M. le Maire.- Complètement. Il y a même des cas où, si on trouve chaussure à notre pied mais s'il ne reste pas
pendant un temps minimum, et décide de partir de la Collectivité, il y a un phénomène de remboursement
Mme VERBEQUE.- Donc le cabinet précédent vous rembourse ?
M. le Maire.- Oui.
M. MINETTO.- Même question, vous avez donc répondu.
Est-ce un choix de passer les voitures en leasing plutôt qu’en achat ?
M. le Maire.- Oui.
M. MINETTO.- S’agissant de l’Urbanisme, en ce moment, vous avez expliqué les difficultés pour étudier les
dossiers, encore en réunion des présidents vous avez même dit que, en ce moment, on ne savait pas faire
d’étude d'urbanisme. Nous pouvons aussi l'entendre. Ce cabinet étant éloigné, que se passe-t-il si les
demandeurs ont besoin d'échanger avec ou s’il est nécessaire de venir voir sur place ? Comment se passe
l'étude du dossier ?
M. le Maire.- Le service Urbanisme n'est pas totalement fermé. Aujourd’hui, nous avons quatre collaborateurs.
Certes au mois d'août le service était fermé au public mais les agents continuaient à travailler. Avec leurs
missions de secrétariat, d'accueil et de traitement des courriels, le sujet est suivi.
Je tiens aussi à saluer le fait que notre directeur général des Services chapeaute la direction de l'Urbanisme
pour les décisions et son bon fonctionnement.
M. MINETTO.- Dernière question : concernant les décisions rendues aux demandeurs, comment nous situons-
nous ? À la limite des quatre mois, à moins ?
M. le Maire.- Nous avons souffert et subi. Certaines décisions ont malheureusement été rendues tacites parce
que, justement, nous n’étions pas dans les temps. Là, nous y arrivons à peu près mais il faut être en cuisine
tous les jours pour veiller à ce que le lait ne s’échappe pas. Les quatre mois sont quand on est sous ABF ou
autre, parfois c’est plus court.
Cet été, deux ou trois sont passés tacitement. Après, nous sommes saisis dans le cadre du recours des tiers par
certains habitants, à partir de là, qui dit recours gracieux, qui dit recours ensuite administratif qui est un droit
ouvert, nous tendons le dos.
M. MINETTO.- Nous pouvons imaginer que cela nous impacte en frais d’avocat derrière parce qu'il y aura du
recours.
M. le Maire.- C’est exact. C’est d’ailleurs ce que vous avez vu dans les marchés, l’Urbanisme est intégré.
Questions orales
M. BIYOUKAR.- Monsieur le Maire,
Le 4 juillet dernier, un véritable incident s’est produit sous vos yeux.
Un agent s’est fait attaquer et mordre par le chien de votre Police municipale, un berger malinois, sans aucune
raison. Je vous laisse imaginer toutes et tous l’ampleur des dégâts et l’état de choc dans lequel s’est retrouvé
cet agent.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 100 sur 112
Aux alentours de 18 h 00, cet agent sort au niveau du fumoir. Le Maître-chien sort à cet instant, avec son chien,
qui saute sur il. L’agent a été mordu juste en dessous de la poitrine. Elle gardera une cicatrice à vie. Je tiens à
signaler que l’agent en question n’a pas porté plainte pour une seule et unique raison : il avait peur que le
chien se fasse piquer et ne voulait pas être tenu pour responsable de la mort d’un chien, qui peut être prévue
par la loi dans certaines circonstances en cas de dépôt de plainte. Savez-vous que cet agent a désormais peur
des chiens ? Savez-vous que cet agent ne peut évoquer cet incident sans se retenir de pleurer ? Savez-vous
que cet agent ne descend plus au fumoir par peur et traumatisme ?
Le matin même du 4 juillet, une de vos secrétaires, Monsieur le Maire, a également esquivé ce chien au fumoir
qui allait lui sauter dessus, sous les yeux de votre ancien chef de cabinet. Elle en avait par ailleurs tenu informé
son supérieur hiérarchique, votre directeur de Cabinet. Aucune disposition n’a été prise et, le soir même, un
autre agent s’est fait mordre. Voici les conséquences de votre inaction.
La gardienne de la mairie avait déjà interpellé votre élu à la Sécurité, M. MAHMOUD, sur le fait que le chien se
baladait la nuit dans tout le parking de la mairie, sans muselière. Elle a peur pour ses enfants qui rentrent le
soir et d’autant plus depuis l’incident du 4 juillet.
Autre chose, le chien étant parfois enfermé toute la nuit dans cet espace aménagé au sous-sol de la mairie, a
déjà tellement aboyé, et sans doute par souffrance, au point de déranger les voisins, qui ont interpellé la
gardienne et votre Première adjointe, Mme Pascale PAOLANTONACCI, présente sur place à ce moment.
Qu’en est-il de la cause animale ? L’écharpe donnée à Concetta LEFEBVRE pour cette délégation n’est-elle que
symbolique ou vous souciez-vous vraiment du bien-être des animaux ?
Voyez dans quel contexte travaillent nos agents du service public. Vous rendez-vous compte de la gravité de
cet événement ayant eu lieu dans un espace qui reçoit du public ?
Monsieur le Maire, cet incident est entièrement de votre faute, à vous et votre Directeur général dont le service
de la Police municipale dépend directement.
Monsieur le Maire, quelles mesures d’urgence ont été prises contre cet incident ? Un responsable a-t-il été
identifié et blâmé ? Quand est-ce que le poste de Police municipale sera livré ?
Merci à vous.
M. le Maire.- Monsieur le Conseiller municipal d’opposition,
Si je peux comprendre les sentiments intimes qui peuvent se faire jour par rapport à cette situation, je pense
qu’il faut tout de même savoir raison garder.
En l’occurrence, sur vos questions et de manière générale sur votre positionnement depuis votre sortie de la
majorité, je peine à comprendre quels éléments de fond structurent votre pensée.
En effet, nous avons été élus sur le même programme et les actions que nous mettons en place, vous les auriez
votés si vous aviez été dans la majorité aujourd’hui et, à la réflexion, vous ne vous y opposez pas sur le fond.
À cette question, qui n’est pas de fond mais qui est relative à un fait marquant, je vous réponds ceci :
L’animal est resté au sein du poste de Police au quotidien avec les autres agents et n’a jamais manifesté de
signe d’agressivité. Autrement, ce chien réside au domicile de son maître et dispose ici d’un box et d’une zone
de débat.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 101 sur 112
En outre, le chien ne dort pas au poste, comme vous le prétendez sans savoir, mais y est présent en même
temps que les agents.
Surtout, nous sommes allés plus loin que la procédure puisque, après l’incident, le chien a été envoyé en
pension.
En outre, le chien n’est jamais, je dis bien jamais seul sur le parking puisque son maître ou un agent de la PM
est toujours présent avec lui.
Les chiens pouvant être entendus parfois dans le voisinage de la mairie sont les chiens capturés en attente de
départ pour la SPA
Les chiens pouvant être entendus sont les chiens capturés en attente de départ pour la SPA, et certainement
pas, comme vous le prétendez, le chien de la PM.
Plus largement, je rappelle simplement que nous sommes ici dans le cadre d’un accident de travail et que nous
n’avons pas vocation à communiquer sur l’ensemble des accidents de travail qui surviennent, car cela a trait à
la situation RH des agents, qui reste, avant tout, confidentielle.
Pour autant, je suis ravi que vous vous souciiez du bien-être des agents et que vous posiez la question de
l’arrivée du poste de police municipale qui, je le rappelle, est un élément stratégique du programme politique
sur lequel vous avez été élu il y a deux ans. C’est désormais sans vous que la majorité défend ce dossier.
Cet équipement sera inauguré à l’issue de ses travaux qui commenceront dans quelques semaines maintenant,
aux alentours de 2024.
Voulez-vous débattre du sujet ?
M. BIYOUKAR.- Les agents qui nous écoutent, monsieur le Maire, regarderont votre réponse qui, en soi, n'est
pas du tout une réponse. Rien n'a été communiqué sur la sécurité des agents ou sur la prise en charge de cet
agent qui s'est fait mordre.
Merci monsieur le Maire pour cette réponse.
M. CALMÉJANE.- Monsieur le Maire,
La création de votre Police municipale a fortement déséquilibré le budget de fonctionnement de la Ville.
Depuis, vous cherchez des économies et des recettes dans toutes les directions, quitte à augmenter fortement
les tarifs scolaires.
Si des résultats réels et concrets étaient à la hauteur des coûts, les Villemomblois comprendraient cette
nouvelle charge.
Mais par exemple, annoncer dans votre bilan des 2 ans que, durant l’été, « 94 habitations ont été suivies » dans
le cadre de l’opération « tranquillité vacances », cela signifie que seulement moins de 1 % des logements ont
demandé une surveillance.
Heureusement que la précédente municipalité a mis en place un financement des alarmes, ainsi plus de locaux
sont surveillés durant toute l’année et non pas seulement pendant l’été.
Pire la délinquance routière augmente, les incivilités aussi.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 102 sur 112
Monsieur le Maire, quand allez-vous dresser et communiquer un vrai bilan de la sécurité à Villemomble, pas
seulement avec vos éléments, mais aussi avec les chiffres de l’État ?
M. le Maire.- Monsieur le Conseiller municipal d’opposition,
Je rappelle simplement que, à la base, vous ne vouliez pas de police municipale. La simple considération d’aider
à équiper les logements d’alarme n’est pas suffisante en matière de sécurité et tout le monde le sait.
Lorsque vous parlez des opérations « tranquillité vacances », le chiffre de cette année est supérieur de moitié
à celui de l’an passé, ce qui signifie que les Villemomblois s’approprient ce service progressivement.
Je vous rappelle également que c’est un service à la demande car la Police municipale n’est pas une entreprise
de sécurité et n’a pas vocation, comme les forces de police nationale, à être derrière chaque citoyen.
Sur la sécurité routière, nous avons donné une impulsion forte en travaillant avec les services de l’État sur la
mise en place d’un radar chantier Grande rue, notamment à l’endroit le plus accidentogène de la commune
(angle Montagne Savard - Grande rue), ce qui a permis de pacifier véritablement ce lieu.
Je veux croire également que la mise en sens unique de l’avenue L’Espinasse a aussi grandement pacifié ce
carrefour.
Aussi, nous avons travaillé, en concertation avec les riverains et surtout en partenariat avec les services du
Département, sur la rue de Neuilly. Depuis plusieurs années, les habitants attendaient une pacification de la
rue sans qu’elle n’arrive. Aujourd’hui, ce sont deux plateaux de ralentissement sur les passages piétons et un
revêtement anti-bruit qui ont été posés. Ces travaux ne représentent que la première tranche, puisque, l’été
prochain, le Département procédera à la pacification du reste de la rue.
Nous avons également posé des radars pédagogiques et avons mené une opération d’alternative à la sanction
cette année.
Nous sommes donc pleinement engagés sur ce sujet qui vous intéresse subitement aujourd’hui.
Depuis que la Police municipale est présente, il y a, en concertation avec les conseils de quartier, des contrôles
de vitesse réguliers.
Vous parlez d’incivilités mais sachez bien que les dépôts sauvages, d’urine, consommation d’alcool et autres
incivilités sont verbalisés quotidiennement (avec un suivi régulier de l’officier du ministère public afin de
s’assurer du bon aboutissement).
Vous connaissez bien l’adage « on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut ». Ces chiffres sont difficilement
exploitables et je vous dis très clairement que je ne souhaite pas les communiquer à votre attention.
Pour autant, connaissant votre sagacité dans les écrits au Préfet, je vous invite à le saisir si vous souhaitez des
informations.
Quoi qu’il en soit, je reste à votre disposition si vous souhaitez véritablement vous impliquer pour la sécurité
et la tranquillité de nos concitoyens.
La Police municipale est une mesure phare du programme municipal que nous avons et nous assumons
l’ensemble des choix que nous faisons à ce sujet : budgétaires notamment.
M. CALMÉJANE.- Premier élément, je considère que vous ne répondez pas du tout à la question.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 103 sur 112
Deuxième élément concernant le radar de chantier, je rappelle que son positionnement actuel fait qu'il ne
respecte pas la règle handicapée, les gens sont gênés pour circuler sur le trottoir.
Je vous rappelle aussi, en tant que conseiller départemental, que le radar pédagogique posé par le
Département à la hauteur du collège Pasteur est en panne depuis un an.
J’arrête ma liste ici, balayez déjà devant chez vous, donnez tous les chiffres de délinquance de l'État, qui sont
tout à fait anonymes, de manière que nous ayons un vrai débat sur ce qu'a apporté ou pas la Police municipale.
Je ne demande qu’à être convaincu mais jouez la transparence, ce qui n’est pas du tout le cas de votre réponse
aujourd'hui.
M. MINETTO.- Monsieur le Maire et ses adjoints,
La protection fonctionnelle des élus a occupé largement du temps de nos derniers conseils municipaux que
vous trouvez souvent trop longs.
Qui plus est, elle ne servira qu’à protéger les élus de votre majorité les uns contre les autres, un comble !
RVE, ce n’est plus Réussir Villemomble ensemble mais Rater Villemomble ensemble !
Je vous laisse imaginer l’image désastreuse que vous donnez à voir aux Villemomblois, alors que vous devez
agir dans l’intérêt général et montrer que vous tenez les commandes dans un contexte national et mondial
difficile.
Vous disiez vouloir aller plus loin (p.46 du compte-rendu du Conseil municipal extraordinaire du 23 juin 2022)
sur les attaques qui ont été portées contre vous et votre équipe.
À ce jour, il n’en est rien. Nous en concluons que vous craignez de répondre devant la justice aux accusations
portées contre vous et votre équipe par vos propres colistiers.
Nous ne sommes pas adeptes des procédures qui coûtent cher à la collectivité.
Répondez plutôt aux Villemomblois face caméra.
Madame PAOLANTONACCI, avez-vous donné des informations confidentielles à des agences immobilières ?
Monsieur le Maire, avez-vous empêché M. BIYOUKAR d’exercer son mandat d’élu en le privant d’accès aux
documents concernant sa délégation ?
M. ZARLOWSKI.- Cher collègue,
Il convient de rappeler que l’article L.2123-34 du CGCT applicable à certaines catégories d'élus dispose en son
alinéa 2 que :
« La commune est tenue d'accorder sa protection au maire, à l'élu municipal le suppléant ou ayant reçu une
délégation ou à l'un de ces élus ayant cessé ses fonctions lorsque celui-ci fait l'objet de poursuites pénales à l'occasion de faits qui n'ont pas le caractère de faute détachable de l'exercice de ses fonctions. »
Ainsi, la protection fonctionnelle est un droit pour les élus locaux qui sont exposés ; par définition donc, il s’agit
en l’espèce de recourir à une aide juridique en défense.
À ce jour, soucieux d’apaiser la situation et ne souhaitant pas recourir à un financement par la Ville, les élus
concernés par votre question n’ont entamé aucune démarche, et ce malgré les graves accusations publiquesRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 104 sur 112
portées. Chaque élu de la majorité exerce son mandat sans privation et aucune information confidentielle n’a
été transmise.
Il est enfin curieux d’évoquer l’intérêt des Villemomblois, pour lesquels nous œuvrons chaque jour sans relâche,
en plus de nos activités professionnelles, et de revenir systématiquement à des sujets politiques et polémiques
ayant uniquement pour but de retarder la réalisation du programme pour lequel nous avons été élus.
M. MINETTO.- Vous n'avez pas répondu à nos questions.
M. le Maire.- Qui pose une nouvelle question ?
Mme VERBEQUE - Monsieur le Maire,
Le samedi 20 novembre 2021, lors de la soirée des 100 ans de l’association Villemomble-Sports, vous vous êtes
engagé devant 700 participants à renommer le dojo du gymnase Robert Herbert, au nom de Jean-
Jacques Pietraszewski. Monsieur le Maire, vous avez-vous-même financé une plaque, que vous lui avez offerte
et remise en main propre.
En effet, Jean-Jacques PIETRASZEWSKI est une figure éminente de Villemomble-Sports. Président de la section
judo pendant plus de 15 ans et président de l’association VS de 2006 à 2021, il est parvenu avec succès à faire
connaître et reconnaître l’association et la Ville, au niveau mondial par notamment les médailles gagnées par
Audrey TCHEUMÉO et d'autres judokates villemombloises.
Tandis que Villemomble-Sports s’occupera et prendra à sa charge l’ensemble de la cérémonie, l’association
attendait simplement une autorisation de votre part pour la pose de la plaque.
Le président actuel de la section vous a interpellé à de multiples reprises, vous et votre directeur de Cabinet.
Sans aucune réponse de votre part.
Voici ma question : pourquoi tardez-vous autant à donner votre accord ?
Pouvez-vous vous engager aujourd'hui à donner votre autorisation pour la pose de cette plaque et ce, avant
la fin de l’année 2022 ?
Je vous pose cette question, monsieur le Maire, puisque la semaine suivant votre proposition des élus de votre
majorité s’y étaient clairement opposés en disant que, si une Délibération à ce sujet était inscrite à l’ordre du
jour du Conseil municipal, ils voteraient contre, sous prétexte que M. PIETRASWESKI était adjoint dans
l’ancienne équipe de M. CALMÉJANE. J’ose espérer que cela ne constitue pas la raison de votre silence et
inaction.
Nous vous en remercions par avance.
M. le Maire.- Madame la Conseillère municipale d’opposition,
Il convient, dans un premier temps, que je rétablisse certains éléments faux que vous énoncez.
En effet, je ne suis pas le financeur de la plaque mais bien la ville à la demande de certains adhérents de
Villemomble-Sport Judo.
Cette plaque a été remise à notre ancien collègue, sur leur insistance, je m’y suis plié de bonne grâce.
S’il y avait effectivement un débat au sein de la majorité, vous pourriez croire qu’il n’est pas encore tranché à
l’heure où je vous parle mais, plus que tout, si M. PIETRAZEWZKI a des états de services indéniables pour laRÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 105 sur 112
commune, il ne peut être considéré, vous en conviendrez, au même titre qu’un sportif de haut niveau comme
Thomas BOUHAIL ou encore Audrey TCHEUMEO, qui ont réalisé des performances et ramené des titres de
niveaux national, international et olympique concourant au prestige de la Ville.
Il a exercé des fonctions d’adjoint au Maire et de président d’association. Le résultat de son travail s’effectue
donc dans le cadre desdites fonctions.
La question philosophique en filigrane est donc celle de donner, ou non, le nom d’un responsable associatif et
politique ayant œuvré dans le cadre de ses attributs.
C’est bien entendu envisageable mais, si je puis me permettre, notre ancien collègue est jeune, il a un
attachement de cœur à notre bonne commune de Villemomble et, disons-le, il n’est jamais loin de nous. Aussi,
nous pouvons nous permettre de prendre encore un peu de temps.
Je vais vous dire enfin pourquoi : la majorité municipale a en tête d’autres figures prestigieuses qui ont, elles
aussi, toutes les qualités pour être à leur tour mises à l’honneur. Je vous sais assidue à votre travail d’élue pour
ne rien manquer de nos projets et de nos réussites, vous en serez avertie dès que possible et au temps que
faire se peut.
Mme VERBEQUE - Si nous comprenons bien, l'engagement que vous avez pris devant plus de 700 personnes
était faux ?
Mme POCHON.- Caduc.
M. le Maire.- Pas du tout.
Mme VERBEQUE - À partir du moment où on prend un engagement en tant que maire, on s’y tient.
M. le Maire.- Tout à fait.
Mme VERBEQUE - Donc quand cette plaque pourra-t-elle être posée ?
M. le Maire.- Je ne le sais pas encore.
Mme VERBEQUE.- Faudra-t-il attendre encore longtemps ?
M. le Maire.- Je n'en sais rien.
Mme VERBEQUE - Je vous souhaite une bonne nuit monsieur le Maire.
M. le Maire.- Il apparaît un manque de respect depuis une heure ou une heure et demie dans cette Assemblée.
Convoquer le Conseil municipal à une telle heure n’est peut-être pas judicieux, j’imagine qu’il faudra le faire
encore plus tôt.
M. CALMÉJANE.- Monsieur le Maire,
De nombreux Villemomblois prennent contact avec les membres de notre groupe pour nous signaler qu’ils
sont régulièrement privés de la fibre et donc de tous les services qui y sont liés (téléphonie, Internet, télévision,
etc.).
Comme dans de nombreuses communes, beaucoup d’intervenants « tripotent les armoires ».
La police nationale sollicitée sur le sujet dit « cela ne nous regarde pas ».RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 106 sur 112
Vous avez pris comme un certain nombre de Maire un arrêté n° 2021/216 DG le 8 juin 2021 dont l’article 1
précise : « L’accès aux points de mutualisation par les opérateurs de télécommunication de la fibre optique
implantés sur le territoire de la commune de Villemomble doit systématiquement avoir fait l’objet d’une information auprès du Maire de Villemomble, et ce, quel qu’en soit le motif. »
Seize mois après votre arrêté, qui ne semble par être respecté, pouvez-vous nous faire un bilan de celui-ci. À
savoir combien de demandes ont été faites auprès de vous et, si des interventions ont été réalisées sans l’accord
de la commune, combien d’amendes de classe 1 ont été dressées afin que ces dégradations de la fibre à
Villemomble cessent ?
M. le Maire.- Monsieur le Conseiller,
C’est effectivement un sujet particulier, pour lequel Villemomble ne fait pas exception.
J’ai effectivement pris un arrêté mais l’application est relativement complexe puisque les entreprises sous-
traitent en cascade et la question de la responsabilité se dilue dans cette sous-traitance.
Je reçois prochainement plusieurs habitants afin de discuter de l’ensemble de leurs problématiques et je
recevrai à l’issue l’ensemble des opérateurs afin que nous puissions trouver des solutions.
Plusieurs interventions se réalisent régulièrement sur la commune sans forcément que nous soyons au courant.
C’est un fait répandu que l’on peut regretter mais qui se constate partout.
De plus, je vous rappelle que nous devons faire attention en termes de responsabilités puisque les armoires
n’appartiennent pas à la Ville.
Soyez-en sûr, je suis mobilisé sur ce sujet comme sur bien d’autres.
M. CALMÉJANE.- Le constat est que votre arrêté n'est pas respecté, que la Police municipale n'est pas capable
de faire le travail et que, malheureusement, les Villemomblois subissent des problèmes de fibre sans que vous
puissiez rapidement régler le problème.
M. le Maire.- C’est pour cette raison qu’il convient que je m’occupe moi-même du sujet. Tour à tour, si je dis
que nous allons voir des riverains et qu'à la suite nous allions ensemble voir les opérateurs, c'est pour faire
avancer le sujet. Un de vos amis en dehors du Département mène ce type d'initiative et cela fonctionne, je vous
serais gréé de ne pas me faire de procès avant l’heure.
Mme POCHON.- Monsieur le Maire,
Au Conseil extraordinaire du 23 juin 2022 que nous vous avions demandé de réunir pour débattre de la ZAC
Guérin, nous vous avons interpellé sur vos déclarations à propos du bassin de rétention.
Je cite vos écrits dans le journal municipal : « Une faiblesse structurelle du bassin de rétention qui a été touché
lors des constructions d’immeubles et qui protège le plateau d’Avron et sa zone commerciale en amont … »
Au cours de nos échanges, nous réclamions des expertises et c’est bien légitime compte tenu de la menace sur
le quartier et ses habitants. Mme PAOLANTONACCI (page 36 du compte-rendu du CM que nous venons
seulement d’approuver) a déclaré finalement : « C’est juste une vigilance à avoir, et nous l’avons. Le maire est
vigilant, on va missionner un cabinet ».
Où en êtes-vous de cet engagement ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 107 sur 112
Mme PAOLANTONACCI.- Les services techniques sont dessus. Dès que nous serons informés, nous serons
tous informés.
Mme POCHON.- Vous aviez parlé de missionner un cabinet, les services techniques, ce n'est pas tout à fait la
même chose.
M. LE MASSON.- Monsieur le Maire,
Dans la Décision Modificative n° 1 de notre Conseil et sur le terrain, nous constatons comme en 2021 le
décalage de nombreux travaux présentés au budget.
Vous annulez ou reportez les crédits présentés au DOB et au BP 2022.
C’est la démonstration de votre incapacité à tenir vos engagements annuels et pluriannuels.
Alors que, comme dans toutes les communes, la voirie, les bâtiments, les installations sportives et culturelles
ont besoin d’un entretien régulier, ainsi que de constructions nouvelles, vous, chaque année, vous perdez une
année d’investissement.
Monsieur le Maire, pouvez-vous nous présenter un PPI réactualisé et fiable ?
M. ZARLOWSKI.- Je me fais le messager de M. MALLET qui vous a préparé la réponse.
Monsieur LE MASSON,
Il me semble important de vous rappeler le contexte que vous oubliez et dans lequel nous sommes depuis plus
deux ans : crise Covid, crise énergétique, crise sur les matières premières, tension sur les entreprises de
bâtiment et hausse des prix. Cela a effectivement des répercussions sur nos vies, notre quotidien et nos projets.
Vous indiquez notre incapacité à respecter nos engagements, c’est absolument faux. Nous gérons au mieux
nos projets, en bon père de famille, en bon gestionnaire.
Je vous donne deux exemples :
Le poste de police municipal a fait l'objet d'un décalage résultant notamment du diagnostic archéologique.
Celui-ci a été réalisé en septembre 2022, il vient de se terminer et rien n’a été trouvé sur ce terrain. Pour votre
information, le précédent permis de 2016 octroyé par l’ancienne majorité n’avait pas pris le soin de consulter
le service archéologique alors que c’était une obligation. Nous avons eu à relancer certains lots d’entreprises
qui étaient infructueux. La consultation est en cours et le chantier devrait démarrer dans les prochaines
semaines.
Deuxième exemple l’église Saint-Louis.
Cet édifice était délaissé depuis de nombreuses années alors que le sujet était connu de tous. Des filets avaient
été posés par l’ancienne majorité pour sécuriser et protéger les piétons des chutes de béton. En dehors de
cela, rien. Nous avons pris ce dossier avec sérieux, missionné une maîtrise d’œuvre, réalisé les études, lancé les
consultations pour les entreprises mais aussi recherché des subventions pour le financement des travaux. Là
aussi, nous allons démarrer le chantier prochainement avec un financement assuré à 80 %.
Enfin, concernant l’entretien de nos bâtiments, je suis d’accord avec vous sur le manque d’investissement et
d’entretien régulier de notre patrimoine et ce, depuis de nombreuses années. La dette de Villemomble est là,
l’absence totale d’investissement par l’ancienne majorité.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 108 sur 112
Nous maintenons notre cap, même si nous découvrons chaque jour des nouveaux sujets : ligne de vie HS,
absence de maintenance sur les postes de transformation, non-levée des réserves suite aux commissions de
sécurité.
Nous n’avons pas à rougir de nos réalisations, nous prenons les sujets non traités comme l’ascenseur de l’école
maternelle Pasteur et nous répondons aux demandes sur les entretiens courants avec un Plan Pluriannuel
d’Investissements réaliste et sincère.
M. CALMÉJANE.- Sur l'église, c'est nous qui avions fait les travaux d’investigation et de diagnostic. Donc dire
que rien n’a été fait. Certes, c’était un début de processus mais vous êtes simplement dans la continuité de ce
qui avait été préparé.
Après, vous voulez polémiquer, nous vous connaissons maintenant, dont acte.
M. le Maire.- Non, nous avons tout votre soutien, c'est l'essentiel.
Mme POCHON.- Monsieur le Maire,
Pouvez-vous détailler le plan de sobriété qui est mis en place pour notre ville ?
Sachez que notre demande ne se limite pas à la sobriété énergétique.
Nous ne demandons pas seulement un bilan des économies réalisées mais vraiment un plan de réduction des
consommations que vous envisagez dans tous les domaines de l’action municipale ?
M. le Maire.- C’était M. ROLLAND qui aurait dû vous répondre ceci :
Cher collègue,
Dès la mi-septembre 2022, la commune de Villemomble a engagé plusieurs actions visant à maîtriser nos
consommations d'énergie, aussi bien au niveau du gaz que de l'électricité.
Les actions déjà réalisées sont les suivantes :
- Réduction de 1 degré des consignes de température à la piscine pour tous les bassins,
- Réduction de 1 degré des consignes de température des gymnases, salles polyvalentes et sportives,
- Mise en place de robinets thermostatiques dans les salles de classes de 3 groupes scolaires (terminé à la
Toussaint),
- Passage aux LEDS pour l'éclairage de la quasi-totalité des parkings de la commune,
- Réduction de l'intensité lumineuse de l'éclairage public la nuit dans certaines artères de la commune (en
cours après diagnostic de faisabilité rue par rue),
Au-delà des actions engagées, la commune dans le cadre des travaux budgétaires 2023 vise à réduire ses
consommations énergétiques en 2023 par rapport à 2022.
Ce plan d'action ambitieux va se dérouler en plusieurs phases :
1. Identification par la direction des Services techniques par type d'énergie et par site, les enjeux en termes
de consommation (en KWH et en €), phase terminée depuis le 30/09RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 109 sur 112
2. Proposition de leviers à activer en fonction de leur efficacité et de la moindre pénalité possible sur le service
dû aux administrés. Les propositions sont en cours d'analyse pour prise de décision à la fin du mois
3. Mise en place d'un suivi mensuel de la mise en route effective des actions décidées à la phase 2 pour avoir
au 01/01/2023 la majorité des dispositifs en place
Au-delà de ce plan d'action en matière de consommation énergétique, la commune engage les premiers
travaux de cadrage du Budget Primitif 2023, avec une ambition forte de réduction de certains frais de
fonctionnement, avec une première phase d'arbitrage début décembre 2023.
Naturellement, nous pourrons documenter si nécessaire certains points spécifiques avant la présentation des
propositions budgétaires 2023.
Mme POCHON.- J'avais demandé d'aller au-delà des propositions concernant la sobriété énergétique. J'aurais
donc aimé entendre parler des réductions de consommation d’eau, de plantation, etc. Cela me paraît important
quand je vois que l’on arrache encore la totalité des massifs, on n’est pas vraiment encore dans cette idée.
Par exemple, pouvez-vous nous dire quelles dispositions vous avez prises par rapport à Noël, aux guirlandes,
aux illuminations ? Peut-être avez-vous déjà prévu quelque chose ?
M. le Maire.- S’agissant des fêtes de fin d'année, nous maintenons le Marché de Noël, qui aura sa
consommation énergétique mais il convient que ce marché soit éclairé et qu'il ait un esprit festif.
Concernant les illuminations de Noël, j'ai déjà indiqué mon souhait qu’elles soient allumées, peut-être plus
tardivement qu’à l’habitude et sans doute couperons-nous plutôt pour rester dans les tarifs 2022. Nous les
couperons donc peut-être le 1er janvier.
Puis, nous savons maintenant que ce n'est pas tant la consommation énergétique des illuminations de Noël
dans les rues que la pose et la dépose qui sont coûteuses à hauteur de 170 000 €. C'est là que nous portons
notre réflexion pour les éclairages en particulier, au-delà de la bonne pratique d’usage de nos agents et de nos
utilisateurs.
Les 30 minutes sont terminées, mes chers collègues, nous passons au dernier sujet.
Vœux
Mme POCHON.- Considérant l’augmentation importante des tarifs de cantine et des centres de loisirs votée
par la seule majorité municipale dans le Conseil municipal du 7 juillet 2022 ;
Considérant son impact important sur le pouvoir d’achat des familles déjà touchées par le contexte
économique général des hausses des produits de première nécessité, gaz, électricité…
Considérant le maintien du paiement au forfait centres de loisirs, ruineux pour les familles et de plus en plus
inadapté aux modalités du travail, télétravail, temps partiel….
Nous considérons que ces sujets n’ont pas été suffisamment débattus pour trouver d’autres alternatives plus
acceptables pour les familles.
Nous demandons que les Délibérations d’augmentation et du maintien du forfait soient suspendues.
Nous demandons que ses questions soient remises à l’ordre du jour du prochain Conseil de décembre 2022 et
qu’un nouveau débat municipal ait lieu.
M. le Maire.- Y a-t-il un commentaire supplémentaire à apporter sur la proposition de ce vœu ?RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 110 sur 112
Nous en avons longuement débattu. Je sais que, en dehors de notre hémicycle, le sujet peut concerner
certaines personnes et que, en revanche, c'est un véritable sujet dont l'opposition dans sa globalité s’est saisie.
Je ne vais pas répéter ce que j'ai dit plus tôt. En toute transparence, nous avons indiqué il n'y aurait qu'une
seule augmentation. Dans ces conditions, nous n’y reviendrons pas.
Personnellement, je voterai contre ce vœu.
Vous avez la possibilité de faire un vote électronique. J'ouvre le scrutin.
Mme POCHON.- Vous ne vous exprimez pas sur le paiement au forfait.
M. le Maire.- En effet, ce sujet sera ouvert. Nous allons nous reposer sur l'expertise de nos services, comme
interlocuteur privilégié, il y aura notamment M. Serge ZARLOWSKI, et nous dirons la réalité des choses. C'est-
à-dire que facturer au réel, pourquoi pas, garantir -du fait du risque de la facturation au réel qui va obliger la
Collectivité à prévoir au cas où qu'il y ait plus ou moins d'enfants, plus d'agents (animateurs, encadrants), nous
devrons quantifier ce risque et le reporter sur le coût de facturation. Je ne sais pas si la proportionnalité dont
nous parlions tout à l'heure, c’est-à-dire un tiers pour les familles et deux tiers pour la Collectivité que nous
avons continué à respecter, aura la même application mathématique avec la facturation au réel. Mais cela se
fera en concertation.
Mme POCHON.- Donc vous auriez pu approuver ce vœu.
M. PRINCE.- Nous attendions le vote des élections des représentants des parents d'élèves pour l’enclencher
avec les nouveaux représentants.
Mme POCHON.- Vous auriez donc pu voter ce vœu puisque vous devez rediscuter le paiement au forfait.
Simplement, vous prenez toujours le contre-pied systématiquement. Nous aurions pu rediscuter du maintien
du paiement au forfait, c'est exactement ce que nous demandions.
Il est procédé au vote électronique – Résultat : 16 voix pour (celles de M. GERBAUD, M. ZARLOWSKI, Mme CEDECIAS, Mme POCHON, M. BANCEL, M. MINETTO, Mme LECOEUR, M. BIYOUKAR, M. HADAD, Mme VERBEQUE, Mme BERGOUGNIOU, M. LE MASSON, M. CALMÉJANE, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, Mme LEFEVRE, M. KALANYAN) et 18 voix contre (celles de M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. BOULON, Mme HECK, Mme FITAMANT, M. LABRO, M. AVRAMOVIC, Mme POLONI, Mme GALEY, Mme LEFEBVRE, Mme MÉLART, M. PRINCE, M. MAHMOUD, Mme VENACTER, Mme SERONDE, M. ROLLAND, M. FITAMANT, M. ACQUAVIVA).
Le vœu n’est pas approuvé.
M. MINETTO.- Nous ne connaissons pas les votants quand vous annoncez les votes, c'est très embêtant. Nous
ne voyons pas qui a voté pour et qui a voté contre.
M. le Maire.- Vous l’aurez dans le compte-rendu.
Mme POCHON.- C'est public, vous devriez donc l’annoncer.
M. le Maire.- Tout comme le compte-rendu.
Mme POCHON.- On le dit : c'est la majorité qui vote contre ce vœu.
M. CALMÉJANE.- Vu le dernier alinéa de l’article L.2121-29 du CGCT,
Vu le règlement intérieur du Conseil municipal,RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 111 sur 112
Vu les nombreux mouvements de personnel constatés depuis juillet 2020,
Vu les nombreuses questions posées par les Villemomblois sur le fonctionnement des services communaux,
Vu les retraits de délégations à des adjoints, les démissions d’élus et les nombreux départs du groupe
majoritaire,
Vu les nombreux dysfonctionnements constatés dans l’organisation des services communaux,
Nous demandons par ce vœu l’organisation d’un débat sur le fonctionnement des services de la Ville depuis
juillet 2020.
Je signale que, si ce vœu n’était pas accepté, nous demanderions, conformément à l’article L.2121-19 alinéa 2
du Code général des collectivités territoriales que ce débat soit organisé à l'occasion du prochain Conseil
municipal ; il suffit de réunir un certain nombre de signatures.
M. le Maire.- Y a-t-il des demandes de prise de parole sur ce vœu ?
Une nouvelle fois me concernant, je considère que c'est totalement de droit, c'est même dans notre règlement
intérieur. C'est très gentil de nous avoir demandé de nous prononcer par un vœu. J'appelle tous à voter
favorablement et, à partir de là, nous aurons ce débat le 8 décembre. C'est gentil de nous avoir prévenus.
J’ouvre le vote.
M. CALMÉJANE.- Si nous ne l’avions pas demandé, il n'aurait pas lieu. Ce n'est pas grave, nous avons
l'habitude de ce genre de réflexion.
Il est procédé au vote – Résultat : 27 voix pour (celles de M. BLUTEAU, Mme PAOLANTONACCI, M. MAHMOUD, Mme HECK, Mme FITAMANT, Mme POLONI, M. ACQUAVIVA, M. ROLLAND, Mme CEDECIAS, Mme LEFEBVRE, M. FITAMANT, M. AVRAMOVIC, Mme GALEY, M. LABRO, Mme BERGOUGNIOU, M. LE MASSON, M. CALMÉJANE, M. DE GALLIER DE SAINT SAUVEUR, Mme LEFEVRE, M. KALANYAN, Mme POCHON, M. BANCEL, M. MINETTO, Mme VERBEQUE, M. BIYOUKAR, M. HADAD, Mme LECOEUR) 5 voix contre (celles de M. BOULON, M. GERBAUD, M. ZARLOWSKI, Mme SERONDE, Mme VENACTER) et 2 abstentions (M. PRINCE, Mme MELART).
M. BIYOUKAR.- Monsieur le Maire, par le biais de notre présidente de groupe, Mme LECOEUR, nous vous
avons envoyé un premier vœu le 3 octobre, pour la séance du 6 octobre, et un second vœu le 10 octobre.
Ce vœu a été envoyé en bonne et due forme, en temps et en heure, je vais donc me permettre de le lire.
M. le Maire.- Non, vous n'avez plus la parole, monsieur BIYOUKAR, pour la simple raison que Mme VERBEQUE
a reçu un courrier recommandé à son domicile…
M. BIYOUKAR.- Cela ne me coûte rien, je vais quand même le lire. Ensuite, vous pourrez le commenter.
Mme POCHON.- Vous n’allez pas refuser un vœu quand même ?
Lecture concomitante et inaudible, l’une par M. le Maire d’un courrier envoyé à Mme VERBEQUE, la seconde par M. BIYOUKAR du vœu en question.
M. MINETTO.- Si nous présentions un vœu affirmant que le ciel était vert, vous ne pourriez pas le refuser, vous
voteriez contre et c'est tout.RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité – Fraternité
Page 112 sur 112
M. le Maire.- Plus rien n’étant à l’ordre du jour, je clos la séance.
(La séance est levée 17 h 21.)
Le secrétaire de séance,
Lahoussaine BIYOUKAR
Publié le 16/12/2022