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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Gennevilliers.
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Thèmes du document : Économie et finances, Guerre en Ukraine, Fiscalité,
45 44
LIBRE EXPRESSION
LIBRE EXPRESSION
GROUPE SOCIALISTE,
RÉPUBLICAIN, CITOYEN
UN RETOUR DE BÂTON
DÉSAGRÉABLE POUR LE
PORTE-MONNAIE DES FRANÇAIS !
GENNEVILLIERS-ÉCOLOGIE/
EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS
LE CLIMAT : UN IMPÉRATIF
STRUCTUREL
UNION DES GENNEVILLOIS.E.S
Richard Merra M’hamed Binakdane Maria-Blanca Fernandez
Le 7 février dernier a eu lieu le vote
du budget municipal de notre ville.
C’est un moment politique fort car il
marque de manière concrète les
priorités de l’équipe municipale.
Au-delà des chiffres, c’est avant tout
la traduction de nos choix politiques
pour les Gennevillois.
Ce budget reflète nos valeurs, nos
priorités et notre engagement pour
le bien-vivre à Gennevilliers.
Chaque euro dépensé est le fruit
d’une volonté de servir au mieux
l’intérêt général. Il est encore plus
important dans une période écono-
mique difficile. Les budgets munici-
paux de toutes les villes de France
n’ont jamais été autant mis sous
pression.
Le contexte d’inflation frappe les
finances locales comme il touche le
pouvoir d’achat des Gennevillois·es,
sans parler du désengagement de
l’État. Face à ce contexte très
contraint, la ville continuera de pro-
téger les Gennevillois·es en assu-
rant un service public de qualité et
en allant au-delà de ses compé-
tences lorsque l’État ne remplit pas
toutes ses missions (paniers soli-
daires, Centre municipal de santé,
camps de vacances, chèques éner-
gie, logement…). Nous nous
sommes donné de nouveau comme
priorité nos enfants et notre jeu-
nesse avec un budget de 43 millions.
Sur la période 2024-2026 c’est plus
de 94 millions € qui serviront à
transformer notre ville.
Alors même que les collectivités
locales sont les investisseuses les
plus importantes du pays, que nous
sommes le premier interlocuteur
des habitants avec la République,
les calculs sombres de Bercy et de
l’Élysée mettent en difficulté l’en-
semble des collectivités.
Pour citer François Ruffin, « La
commune, c’est la République du quo-
tidien. La commune, c’est la Répu-
blique qui tient. »
Cette année encore, nous avons
travaillé ardemment pour élaborer
un budget ambitieux capable de pro-
téger nos habitants tout en leur
construisant un avenir meilleur.
FRONT DE GAUCHE GENNEVILLOIS
UN BUDGET AMBITIEUX
ET PROTECTEUR
POUR LES GENNEVILLOIS
Les réactions relatives aux dérè-
glements du climat et de la biodiver-
sité prennent différentes formes.
Il y a ces évènements qui, comme
la Covid, les inondations, la séche-
resse, la disparition des pollinisa-
teurs, l’épuisement des terres
agricoles, s’imposent déjà, ici et
maintenant. Les « colmatages » qu’il
n’est plus temps de discuter
cherchent alors à contenir les
« vagues successives ». Or, ils ne
sont pas seulement d’ordres tech-
niques et financiers, ils impliquent
des « périodes d’exceptions » qui
dérogent aux Libertés. La configu-
ration de type « cabinet de défense »
qui est sous l’unique autorité d’un ou
d’une « leader » est dès à présent un
risque pour la Démocratie.
Il y a aussi cette obligation de
« reprendre la main » sur un dérè-
glement que nous avons créé et qui
nous échappe en partie. Or, les
mesures programmées, minorées
sous la pression des lobbies, ne
s’opposeront pas à l’inertie d’un
dérèglement qu’on continue d’ali-
menter « dans le même temps ».
Le climat, simple phénomène phy-
sique, n’entend évidemment rien
des négociations imposées par les
actionnaires. Droguées aux profits,
ces minorités nous entraînent
toutes et tous dans leur chute.
Alors que la situation demande
une « Vision » de nature structurelle,
la responsabilité publique est
confisquée par le petit jeu des car-
rières mis en spectacle par le
média. La menace s’abat « dans le
même temps » sur le vivant et sur la
démocratie.
La partie n’est pas définitivement
jouée. Elle dépend aussi d’une dyna-
mique européenne. Réformer en
effet, à cette échelle, la fiscalité et la
structure des marchés mettrait en
convergence la « décarbonation » et
l’indépendance énergétique. Or,
c’est parce que le « green-deal » n’en
est pas encore là, qu’il subit la pres-
sion des différentes catégories pro-
ductives.
Il faut vraiment prendre au sérieux
le prochain scrutin européen, si
nous espérons changer le logiciel
par une approche structurelle.
Depuis le 1er février, les Français
sont confrontés à plusieurs aug-
mentations des prix de l’énergie,
aussi bien sur le gaz que sur l’élec-
tricité.
Pour l’électricité et contraire-
ment aux précédentes hausses,
cette nouvelle augmentation est
purement fiscale puisqu’elle cor-
respond au rétablissement partiel
de la taxe intérieure sur la consom-
mation finale de l’électricité
(TICFE). Abaissée pendant la crise
énergétique, elle remonte sur déci-
sion du gouvernement et retrou-
vera son niveau pré-bouclier
tarifaire début 2025. Concrète-
ment, ce relèvement de la taxation
se traduit par une hausse moyenne
de la facture de 8,6 % pour les
clients aux tarifs base et de 9,8 %
pour ceux aux tarifs heures pleines/
heures creuses.
À l’heure où l’inflation commence
seulement à décroitre et où les
bénéfices des groupes énergé-
tiques n’ont jamais été aussi impor-
tants (19 milliards pour Total en
2023 !), le gouvernement choisit de
« taper » dans le portefeuille des
français !
Comme pour l’inflation sur les
produits alimentaires, ce sont les
Français les plus modestes qui
seront les plus impactés dans leur
vie quotidienne par ces augmenta-
tions !
Crise du logement, poursuite de
l’inflation et maintenant augmen-
tations fortes du prix de l’énergie,
le gouvernement a une manière
bien à lui de souhaiter la bonne
année aux Français !
groupe.socialiste@ville-gennevil-
liers.fr – 01 40 85 63 56
CONTRIBUTION
NON PARVENUE
Nous avons subi fin janvier des perturbations
sociales dues aux difficultés de survie de nos agri-
culteurs. Il est pertinent d’en évoquer les causes :
- L’idéologie écologiste
L’écologie punitive a mis en place une politique
de guerre anti-agriculteurs. L’idéologie est fondée
sur la décroissance, sur la primauté de la nature
par rapport à l’être humain. La volonté des écolo-
gistes est de considérer que le problème, c’est
l’homme. La conséquence de positionner l’Europe
comme le champion de « l’action climatique » est
un appauvrissement généralisé.
- L’Europe
Les impositions européennes ont littéralement
pollué les activités agricoles par la paperasserie
kafkaïenne et verrouillé les activités de nos pay-
sans par des normes ubuesques. Les intentions
de l’Union Européenne sont claires : réduire les
surfaces arables, exécuter une large partie du
cheptel européen. Toutes ces décisions auront
pour effet majeur la disparition progressive de
l’Europe rurale qui comporte environ 10 millions
d’exploitations en majeure partie familiales.
- La France
Nos institutions ajoutent aux impositions euro-
péennes leur propre lot de normes pénalisantes,
notamment concernant les produits phytosani-
taires. Cette pratique d’amoncellement de normes
environnementales menace la viabilité des exploi-
tations de nos agriculteurs. Les pêcheurs ne sont
pas mieux lotis : certaines zones leur sont inter-
dites par exemple pendant un mois dans le golfe
de Gascogne pour cause de présence de dauphins.
- Les actions internationales
Le désastre de l’Europe rurale et la pratique de
concurrence déloyale sont illustrés par les choix
mondiaux réalisés par les bureaucrates bruxel-
lois :
• L’accord du Mercosur qui permettra l’afflux en
Europe des poulets dopés aux antibiotiques et
autres produits selon des pratiques interdites à
nos agriculteurs
• L’accord avec la Nouvelle Zélande entraînera
l’arrivée de viande de porc, d’œufs, de lait dans les
mêmes conditions anti sanitaires
• Pour soutenir l’Ukraine, l’ensemble des droits
de douane sur les produits importés d’Ukraine
sont suspendus, les prix affichés étant 2 à 5 fois
plus faibles que ceux en France
• Alors que les paysans manifestaient (en
France, mais également en Allemagne), l’UE a
validé un accord agricole avec le Chili sans aucune
imposition environnementale pour les produits
importés
Pourquoi faire venir du bout du monde des pro-
duits inadaptés selon nos propres normes tout en
ajoutant une pollution due au transport en nous
expliquant que c’est pour « sauver la planète » ?
Nous devrions repenser aux conditions de la chute
de Rome.
Alors que la Municipalité s’est toujours
targuée de bien gérer les deniers publics,
ce qui n’est pas si difficile quand on dis-
pose d’un budget supérieur à 200 millions
d’euros par an, pour moins de 50 000 habi-
tants, les décisions politiques prises
depuis presque 2 ans semblent indiquer
tout le contraire.
Par exemple, il a été décidé d’éteindre
l’éclairage public la nuit, pour des raisons
de sobriété énergétique, ce qui n’a pas été
sans poser un certain nombre de pro-
blèmes en matière de visibilité et donc de
sécurité. Mais, derrière la motivation éco-
logique, il y a surtout la nécessité de
dépenser moins ; il a cependant été
observé, à plusieurs reprises, que ces
luminaires, éteints la nuit, étaient parfois
allumés le jour…
Autre exemple : fin 2022, les Gennevil-
lois ont été privés de décorations de Noël
dans l’espace public, afin que la Ville fasse
des économies, quand d’autres com-
munes, financièrement moins bien loties,
continuaient de faire vivre cette tradition
de la plus belle des façons. Cette année,
nos décorations de Noël sont revenues,
comme par enchantement : peut-être
est-ce dû au mécontentement exprimé
par les habitants…
Poursuivons avec nos agents munici-
paux : la majorité municipale ne cesse de
parler de service public mais, à l’exception
des agents de nos Centres Municipaux de
Santé, tous les autres se sont vu refuser
leur prime pouvoir d’achat (et limiter leurs
heures supplémentaires). Cela n’est pas
le cas dans beaucoup d’autres collectivi-
tés, tous bords politiques confondus.
Confondant, pour une Municipalité qui se
dit communiste…
Sachez-le aussi, ce budget 2024 prévoit
une forte hausse de la Taxe foncière : plus
de 5 % ! Les propriétaires de la ville qui,
pour la plupart, ont des crédits et ne
roulent pas sur l’or, sont désormais visés,
pour rattraper les errances budgétaires
de cette majorité. À noter également que
des services publics ont été supprimés,
tels certaines aides aux personnes âgées,
et d’autres pourraient être rognés,
comme les études dirigées.
Les coupes sèches, aléatoires et inco-
hérentes, attestent de la mauvaise gestion
de cette majorité. La hausse du prix de
l’énergie ainsi que celle du point d’indice
des fonctionnaires ont, certes, occasionné
un surcoût de 7 millions d’euros pour la
Ville mais, au regard de notre budget, cela
n’aurait pas dû être un problème.
LES
CONTRIBUTIONS
PUBLIÉES
DANS CES PAGES
N’ENGAGENT
PAS LA RÉDACTION
DE GENNEVILLIERS
MAGAZINE
CONTRIBUTION
NON PARVENUE
ENSEMBLE POUR GENNEVILLIERS LES RÉPUBLICAINS
SAUVONS NOS AGRICULTEURS
ET NOS PÊCHEURS
Philippe Hallais
LES GENNEVILLOIS
BUDGET 2024 : DES ÉCONOMIES
DE BOUTS DE CHANDELLES,
SUR LE DOS DU SERVICE PUBLIC
Lætitia Ghirardi