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Document publié le Samedi 13 juillet 2013 par la commune de Boulogne-Billancourt.
Lien du pdf (Conseil Municipal - jo 160)
Thèmes du document : Sport, Aménagement du territoire, Logement,
Bulletin officiel du conseil municipal
Procès verbal de la séance du conseil municipal
du 13 juillet 2013
NUMÉRO 160
Appel nominal.
Désignation d’un secrétaire de séance.
M. Pascal LOUAP
1 - Approbation du Schéma d’Orientation des sports
de plein air de la ville de Boulogne-Billancourt –
Autorisation donnée au Maire de lancer la procédure de
concours restreint de maitrise d’œuvre pour l’opération du
Complexe Sportif Le Gallo.L’an deux mille treize, le 13 juillet à 9 heures 30, les mem-
bres du Conseil Municipal de la ville de Boulogne-Billancourt se
sont réunis à la Mairie, au nombre de trente-neuf pour la séance
à laquelle ils ont été convoqués par le Maire individuellement et
par écrit, le 5 juillet 2013.
Le Maire ayant ouvert la séance, il a été procédé à l'appel
nominal.
ETAIENT PRESENTS : 39
M. Pierre-Christophe BAGUET, Mme Béatrice BELLIARD,
M. Henri RICARD, Mme Ségolène MISSOFFE, Mme Christine
BRUNEAU, M. Pascal LOUAP, M. Gauthier MOUGIN, Mme Marie-
Laure GODIN, M. Léon SEBBAG, Mme Rim FATHALLAH,
Mme Michèle MONTIES, Mme Marie-France DE ROSE,
M. Philippe TELLINI, Mme Isaure DE BEAUVAL, M. Claude
GALLANT, M. Frédéric MORAND, Mme Nathalie BILLARD,
Mme Sylvie ROUGNON, Mme Anne-Charlotte LORBER,
M. Jonathan PAPILLON, M. Vincent GRAFFIN, Mme Sandy
VETILLART, Mlle Céline SICARD, M. Pierre DENIZIOT, Mme Adèle
BA, M. Raphaël LABRUNYE, Mme Sylvia BONDOUX, Mme Hélène
RASSAM, Mlle Fatima CARDETAS, M. Jean-Michel COHEN, M. Eric
VINCENT, M. Gérard ASKINAZI, Mme Catherine KLEIN, M. Pascal
FOURNIER, Mme Judith SHAN, M. Jean-Michel TISSEYRE,
Mme Martine EVEN, Mme Rosaline LAUREAU, M. Guy-René
BAROLI.
EXCUSÉS REPRÉSENTÉS : 15
Mme Marie-Anne BOUEE a donné pouvoir à Mme Béatrice
BELLIARD, M. Jehan COQUEBERT de NEUVILLE a donné pouvoir
à M. Henri RICARD, M. Michel AMAR a donné pouvoir à M. Léon
SEBBAG, Mme Esther KAMATARI a donné pouvoir à Mme Rim
FATHALLAH, M. Vittorio BACCHETTA a donné pouvoir à
M. Philippe TELLINI, Mme Béatrice DE VILLEPIN a donné pouvoir
à Mme Ségolène MISSOFFE, Mme Christine LAVARDE-BOEDA a
donné pouvoir à M. Pascal LOUAP, M. Daniel BENHAROUN a
donné pouvoir à M. Pierre-Christophe BAGUET, M. Pierre-Antoine
MATHIEU a donné pouvoir à M. Jonathan PAPILLON, M. Jean-
Pierre FOURCADE a donné pouvoir à M. Guy-René BAROLI,
M. Guillaume GARDILLOU a donné pouvoir à M. Eric VINCENT,
M. Mathieu BARBOT a donné pouvoir à M. Gérard ASKINAZI,
Mme Marie-Hélène VOUETTE a donné pouvoir à M. Jean-Michel
TISSEYRE, M. Marc FUSINA a donné pouvoir à Mme Martine
EVEN, Mme Agnès BAUCHE a donné pouvoir à Mme Rosaline
LAUREAU.
M. DENIZIOT a été désigné en qualité de secrétaire de
séance.
EXCUSÉE : Mme Dorothée PINEAU
Monsieur Pierre DENIZIOT a été désigné en qualité de secré-
taire de séance.
Hommage à Monsieur Bernard PERAZZOLI
M. BAGUET
Mes chers collègues, je ne voudrais pas commencer cette
séance du Conseil municipal sans rendre un hommage à
Monsieur Bernard PERAZZOLI.
C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que nous
avons appris le décès de Bernard PERAZZOLI. Il nous a quittés
mercredi dernier.
Après avoir suivi sa scolarité au lycée Claude-Bernard,
Monsieur PERAZZOLI est entré dans les services municipaux le
9 octobre 1961 à l’âge de 17 ans en qualité d’auxiliaire au bureau
d’aide sociale.
Pour ceux qui ont assisté à sa cérémonie de départ en
retraite, vous avez peut-être été marqués par l’anecdote qu’il
nous avait racontée. A l’origine, c’est sa famille italienne qui l’a
envoyé en France chez son oncle. Un jeudi, alors qu’il passait
devant la Mairie, il franchit les marches et demanda à l’hôtesse, à
tout hasard, s’il n’y avait pas du travail en Mairie. L’hôtesse de la
Mairie lui conseilla d’aller voir le Monsieur le Maire dans son
bureau. Le Maire le reçut et l’embaucha pour le lendemain, ven-
dredi. Cela se passait ainsi à cette époque. En définitive, il est
resté 47 ans à la Mairie. Cela dit, il n’était pas très content parce
qu’il avait prévu de faire un week-end de fête entre amis, mais
ayant été embauché pour le lendemain, il n’avait pas eu d’autre
choix que d’accepter la proposition d’emploi.
A force de ténacité, il a gravi tous les échelons les uns après
les autres, successivement directeur de l’office d’HLM, chef de
service des acquisitions foncières et de l’application du droit des
sols, il a rejoint le secrétariat général en 1983. Il a été nommé en
1995 chef du service, puis directeur du secrétariat du conseil et
des commissions ; poste qu’il occupera avec énergie et efficacité.
Il a organisé notamment plusieurs dizaines de conseils et de
commissions parfaitement réglés et ordonnancés à l’image d’un
métronome inégalé.
Nombre d’entre nous avons connu Bernard PERAZZOLI dans
cette fonction qu’il a marquée désormais de son sceau. Nombre
d’agents municipaux ont également bénéficié de son savoir-faire
au travers des cours de formation internes qu’il délivrait. A son
départ en retraite en 2009, après 47 ans de bons et loyaux ser-
vices et toujours amoureux de sa ville, il a continué à la servir en
devenant conseiller de quartier dans le quartier Les Princes –
Marmottan. Responsable actif de la section commerce, il visitait
chacun des commerçants, recueillait les doléances dont il suivait
le traitement avec le sérieux que nous lui connaissions. Il était
impliqué, exigeant, scrupuleux, parfois grognon car il ne tolérait
pas l’à-peu-près dans l’accomplissement de ses missions. Il se ne
cachait pas pour affirmer ses valeurs. Ses responsabilités ne lui
ont jamais fait perdre sa simplicité, sa bonne humeur et son goût
à plaisanter que l’on retrouvait lorsqu’il évoquait ses parties de
pêche, de pétanque et de tennis avec ses amis, ou ses travaux de
jardinage dans sa maison de campagne.
Une cérémonie religieuse aura lieu mercredi 17 juillet à
10 h 30 en l’église Sainte-Cécile, rue de l’Est. Par le temps de
silence que nous allons observer, nous allons exprimer notre dou-
leur. Cette peine, nous la partageons avec sa famille, sa femme
Brigitte, ses deux enfants, Pascal et Laurent et ses deux petits-
Le Bulletin officiel du conseil municipal
Le Journal officiel - numéro 160 2enfants qu’il adorait. Nous leur adressons tout notre soutien.
Quelqu’un désire-t-il prendre la parole ? Monsieur VINCENT.
M. VINCENT
Merci Monsieur le Maire. Au nom du groupe Unis pour
Boulogne-Billancourt, nous voulons dire quelques mots. Bernard
PERAZZOLI qui vient de nous quitter au terme d’une très doulou-
reuse maladie a effectué comme vous l’avez dit une très longue
carrière au service de la Ville. Sa carrière a permis à tous ceux,
nombreux, qui l’ont connu de mesurer son professionnalisme,
son sens du service public et son dévouement. Il s’était attiré l’es-
time et la reconnaissance des Maires qui se sont succédés depuis
40 ans ; Alphonse le GALLO, dont vous avez dit qu’il l’avait
embauché, Albert AGOGUÉ, Georges GORSE, Paul GRAZIANI,
Jean-Pierre FOURCADE et Pierre-Mathieu DUHAMEL qui ont tous
deux tenus à nous faire savoir la tristesse qu’il ressentent à l’an-
nonce de la disparition de ce grand serviteur de la Ville, qui était
en quelque sorte une mémoire de la Ville. Il était aussi, comme
vous l’avez noté, un homme pétri d’humour, et c’est de ce trait
de caractère qui rendait sa compagnie si plaisante que nous vou-
lons nous souvenir. Nous adressons nos condoléances les plus
sincères à son épouse et à ses enfants.
M. BAGUET
Merci Monsieur VINCENT. Madame EVEN.
Mme EVEN
Le groupe @lternance s’associe à votre peine. Nous présen-
tons toutes nos condoléances à Brigitte, à ses deux enfants, à ses
petits-enfants et particulièrement à Pascal qui a beaucoup œuvré
pour le festival Tom Pouce. Nous avons été très tristes d’appren-
dre cette nouvelle.
M. BAGUET
Merci. Je vous invite à observer une minute de silence.
Une minute de silence est observée en mémoire de Bernard
PERAZZOLI.
Je vous remercie.
M. BAGUET
Mes chers collègues, avant de commencer notre ordre du
jour consacré au sport, rien ne nous interdit de faire un lien entre
le sport et la culture. Comme vous le savez, la conférence de
presse du Conseil général de jeudi matin a été l’occasion de pré-
senter le projet de la Cité musicale, pendant laquelle deux petits
films, très courts, d’une minute dix chacun ont été présentés. Je
vous invite à les visionner ce matin. Vous aurez ainsi un aperçu
de la future Cité musicale du Conseil général sur l’île Seguin et
surtout, je vous invite à admirer la qualité de ces deux petits films
de présentation.
Diffusion de deux films courts sur la Cité musicale de l’Ile
Seguin.
M. BAGUET
Mes chers collègues, lors de la présentation, le Président du
Conseil général a rappelé le calendrier. Le permis de construire
sera déposé dans quelques jours et sera bien sûr signé le plus
rapidement possible. Les premiers travaux débuteront au premier
trimestre 2014. Le premier concert aura lieu à l’été 2016.
C’est un très grand jour pour l’art musical à la fois pour
Boulogne-Billancourt, pour le Département, pour l’Ile-de-France
et pour la France. Je rappelle que l’investissement est de 540 mil-
lions d’euros. Plus d’un demi-milliard d’euros sont investis sur la
pointe aval de l’Ile Seguin. Nous pouvons tous nous en féliciter.
Entre les arts musicaux et le sport, nous parlons bien d’art
martial, des arts martiaux, il n’y a qu’un pas que je franchis en
vous proposant de poursuivre avec notre ordre du jour du Conseil
municipal.
D’ores et déjà, je tiens à vous assurer, car j’ai lu de-ci de-là
que la convocation avait pour objet d’éloigner l’opposition, qu’il
n’y a aucun calcul de notre part. Je rappelle simplement qu’entre
la date de l’accord des différents clubs du 6 juin dernier et la véri-
fication technique nécessaire, nous n’avons pas pu passer hélas
cette délibération au Conseil municipal du 4 juillet. Nous le fai-
sons aujourd’hui pour ne pas perdre de temps et pour nous ins-
crire dans un calendrier le plus bref possible.
Je me félicite de la présence de l’opposition à ce Conseil
municipal.
1. Approbation du Schéma d'Orientation des sports
de plein air de la ville de Boulogne-Billancourt -
Autorisation donnée au Maire de lancer la procé-
dure de concours restreint de maîtrise d'œuvre pour
l'opération du Complexe Sportif Le Gallo.
M. Pascal LOUAP, Maire-adjoint, rapporteur
« Mes chers collègues,
La vie sportive de notre Ville est très riche et mérite bien que
nous lui consacrions une séance entière du Conseil municipal.
Depuis 2008, notre Maire n’a pas ménagé ses efforts en faveur
du sport.
De nombreuses réalisations majeures ont ainsi permis d’en
accompagner le développement. Le nombre d’équipements de
sport en salle a considérablement augmenté : trois gymnases ont
été livrés, une salle de sport sur la passerelle Constant Lemaître
ouvrira en septembre prochain, un nouveau gymnase sera livré
dans un an sur l’îlot A4 Est, un autre le sera en 2016 sur l’îlot M
et enfin un palais omnisport est programmé sur l’Ile Seguin.
Ce ne sont donc pas moins de six gymnases et une salle de
sport qui ont été ou seront livrés en moins de dix ans.
Nos clubs ont bénéficié d’une très forte hausse du soutien
financier de la Ville. Le montant total des subventions versées en
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160
séance du 13 juillet 2013
3Le Bulletin officiel du conseil municipal
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160 4
2013 s’est accru de 44 % par rapport à 2008.
En 2009, la Ville a participé à l’achat du complexe sportif
Marcel Bec, à hauteur de 2,5 millions d’euros. Cette participation
financière a permis de pérenniser et d’augmenter nos créneaux.
Le secteur football va d’ailleurs pouvoir profiter dès septembre
prochain de deux nouveaux terrains synthétiques aux normes,
éclairés, équipés de 14 vestiaires.
Dès 2009, nous avons engagé un plan pluriannuel d’entre-
tien, de remise aux normes et d’amélioration de nos installations
sportives. Le budget travaux est ainsi passé de 600 000 € en
2008 à 1,1 million d’euros en 2012. Il est de 1,5 million d’euros
pour cette année. Soit presque trois fois plus qu’en 2008.
C’est ainsi que nous avons pu mettre en éclairage 11 courts
de tennis sur 12 sur le site de Longchamp, pour ne citer que cet
exemple.
Les crédits destinés à l’achat du matériel sportif ont triplé
entre 2008 et 2012.
Pour aider nos jeunes sportifs de haut niveau, nous avons
créé en 2009 un dispositif de bourses. 137 bourses ont été attri-
buées, représentant un montant de 74 000 €. Toujours pour nos
jeunes sportifs, nous avons instauré en 2010 un dispositif de
classes avec aménagement d’emploi du temps dans les quatre
collèges publics de la Ville.
Afin d’accompagner nos athlètes susceptibles d’être sélec-
tionnés aux Jeux olympiques et paralympiques, nous avons mis
en place en 2011 avec l’ACBB un contrat olympique et paralym-
pique. Depuis 2011, la Ville a versé trois subventions exception-
nelles pour un montant total de 250 000 €.
Concernant la piscine, nous avons profité de la réparation des
malfaçons des travaux réalisés en 2003 et 2004 pour remettre
aux normes l’équipement et améliorer le confort de l’utilisateur :
amélioration du traitement de l’eau et de l’air, réaménagement de
l’espace vestiaires, réfection de la salle de tennis de table.
Pour mémoire, le coût des travaux s’élève à 16,5 millions
d’euros.
Parallèlement à l’attention portée à la natation, en aména-
geant un bassin temporaire pendant la période des travaux de la
piscine permettant ainsi la poursuite des activités des clubs et des
scolaires, la Ville s’est notamment fortement impliquée pour per-
mettre à la section rugby de l’ACBB de poursuivre son activité
après la reprise par la ville de Paris du stade du Saut du Loup en
2012.
Nous avons ainsi trouvé dans les meilleurs délais des accords
de mise à disposition de terrains avec les villes de Puteaux et de
Marne-la-Coquette.
Il convient également d’ajouter le renforcement de l’école
municipale des sports et de ses liens avec les clubs. A ce jour, 39
éducateurs sont des entraîneurs ou des sportifs de haut niveau
des clubs boulonnais.
De plus, la Ville a pérennisé les contrats professionnels des
éducateurs sportifs intervenant dans les écoles et l’école munici-
pale des sports.
Enfin, la direction des sports dispose depuis 2010 d’un réfé-
rent handisport.
Dans le prolongement de l’ensemble de ces nombreuses
actions, la municipalité a également, depuis 2008, fait preuve
d’initiative pour trouver des solutions qui permettent de dévelop-
per les équipements nécessaires à l’accueil des sports de plein
air, démarche d’autant plus complexe qu’aucun terrain de sport
de plein air n’avait été prévu sur ZAC Seguin - Rives de Seine lors
de l’élaboration du schéma d’aménagement d’ensemble de la
ZAC en 2003.
Après plusieurs années de discussions et d’échanges, l’ACBB
et le TCBB se sont mis d’accord le 6 juin dernier pour proposer à
la Ville un schéma d’orientation des sports de plein air sur le terri-
toire communal. Ce schéma d’orientation permettra notamment :
• à l’ACBB athlétisme et triathlon de bénéficier d’infrastruc-
tures entièrement rénovées sur le complexe sportif Le Gallo,
• à l’ACBB football d’évoluer sur un terrain d’honneur synthé-
tique neuf avec tribunes et club-house sur le complexe sportif Le
Gallo tout en bénéficiant de plusieurs nouveaux sites sur la Ville
pour l’entraînement des jeunes,
• à l’ACBB pétanque de bénéficier d’un site unique dédié sur
le parc des Glacières avec club-house,
• à l’ACBB rugby d’évoluer sur un terrain d’honneur synthé-
tique neuf avec club-house sur le complexe sportif de Le Gallo, la
réalisation d’un parking souterrain, d’une salle collective de mus-
culation et d’un accès aux cars.
Naturellement, la plupart de ces équipements profiteront éga-
lement aux scolaires et à l’école municipale des sports.
Dans le souci de favoriser la mise en œuvre de ces orienta-
tions, la Ville s’est engagée à permettre la continuité de l’ensem-
ble des pratiques sportives pendant les différentes phases de tra-
vaux.
Le fondateur des Jeux olympiques modernes, Pierre de
Coubertin, a affirmé à juste titre : « Le sport fait partie du patri-
moine de tout homme et de toute femme et rien ne pourra
jamais compenser son absence. »
Grâce à toutes ces réalisations mises en œuvre ces dernières
années par le Maire et au schéma d’orientation, je crois sincère-
ment que notre Ville se fait l’écho de Pierre de Coubertin en
poursuivant de manière résolue dans la voie choisie, celle du
sport pour tous et à chacun son sport.
Il vous est donc proposé d’approuvé le schéma d’orientation
des sports de plein air. Merci. »Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160
séance du 13 juillet 2013
5
M. BAGUET
Puisque ce sujet touchait à la fois la commission des affaires
générales et sociales, la commission des finances et la commis-
sion des travaux, nous avons tenu une commission unique jeudi
soir. Nous aurons donc un rapporteur unique en la personne de
Monsieur GRAFFIN que je remercie.
M. GRAFFIN, Rapporteur de la Commission plénière
unique
Madame EVEN a posé une question.
« Les tennis du parc des Glacières seront-ils comme
aujourd’hui en libre service, entraînant une occupation parfois
abusive par des non-Boulonnais, voire par des adultes qui ne lais-
sent pas toujours leur place aux jeunes ? »
Réponse de Monsieur le Maire.
« Lors d’une réunion publique au gymnase Doisneau devant
600 personnes en 2011, les riverains ont manifesté le souhait de
ne rien changer aux modes de gestion de ces tennis qui étaient
à leurs yeux parfaits, malgré les observations contraires des ser-
vices des sports. Il a été décidé de suivre leur avis sur cette auto-
gestion. »
Monsieur BAROLI a posé cinq questions.
1. « Quelle est la superficie totale et construite du complexe
sportif Le Gallo ? »
Réponse de Monsieur le Maire.
« Le complexe sportif Le Gallo a une superficie d'environ 3, 5
Ha dans sa configuration actuelle. Il aura une superficie totale de
plus de 4 Ha dans sa configuration future, après démolition du
LMT. En ce qui concerne les mètres carrés sportifs, ils passeront
de 2,56 hectares à 2,97 hectares. »
2. « Est-il bien prévu de réaliser trois clubs-house, soit un par
section, tennis, football et rugby ? »
Réponse de Monsieur le Maire.
« Oui, il est prévu la réalisation de trois clubs-house distincts. »
3. « Le terrain de rugby sera-t-il un terrain d’honneur comme
précisé dans la délibération ou un terrain d’entraînement comme
prévu par l’accord du 6 juin 2013 intervenu entre le TCBB et
l’ACBB ? »
Réponse de Monsieur le Maire.
« Oui, le terrain de rugby sera un terrain d’honneur homolo-
gué en catégorie C. Pascal LOUAP précise qu’il a rencontré
récemment la fédération française de rugby, laquelle est en train
de faire évoluer les normes en la matière. C’est d’ailleurs à sur-
face de terrain égale ce qui fait la différence entre le courrier du
6 juin faisant référence à un terrain d’entraînement et le projet de
délibération qui est présenté actant la réalisation d’un terrain
d’honneur. »
4. « Dans la mesure où aucune tribune n’est prévue pour le
rugby au stade Le Gallo, où jouera l’équipe 1re en Fédérale 3 ? »
Réponse de Pascal LOUAP.
« Pour les matchs de Fédérale 3, l’équipe 1 re de rugby conti-
nuera à jouer au stade de l’Ile à Puteaux. »
5. « Pouvons-nous avoir des informations sur l’état d’avance-
ment du projet d’aménagement du pôle sportif du parc
Rothschild ? »
Réponse de Monsieur le Maire.
« La commission nationale supérieure des sites a validé le
schéma d’aménagement du parc Rothschild. Elle a autorisé à ce
titre l’installation d’un centre équestre, rue de l’Abreuvoir sur le
site actuellement occupé par la DIRIF. Mais il faut attendre le
départ de cette dernière actuellement en charge des sorties de
secours du tunnel Ambroise Paré et de la rénovation du tunnel
de Saint Cloud. »
Madame EVEN a posé deux autres questions.
1. « Pour quelle raison le streetbasket du parc des Glacières
s’adresse-t-il à tous les publics, alors que le streetbasket du parc
de Billancourt ne s’adresse qu’aux adolescents ? ». Elle demande
ce qui justifie cette différence d’intitulé.
Réponse de Monsieur le Maire.
« Le streetbasket du parc de Billancourt s’adresse en priorité
aux adolescents car il s’inscrit dans une complémentarité avec
l’aire de jeux pour enfants également prévue à proximité. »
2. « Pourrons-nous traverser à pied le terrain de sport du parc
des Glacières ? »
Réponse de Monsieur le Maire.
« Non, nous ne pourrons pas traverser à pied le terrain de
sport du parc des Glacières puisque ce dernier sera clo dans le
respect des disciplines sportives pratiquées. Le boulodrome sera
quant à lui accessible à tous les publics mais sera doté d’une clô-
ture à mi-hauteur pour éviter les accidents éventuels. »
Question posée par Monsieur TISSEYRE.
« Les huit couloirs d’athlétisme en ligne droite sont-il superpo-
sés pour six d’entre eux au moins, avec l’anneau des six couloirs
prévus autour du stade de football sur le complexe sportif Le
Gallo ? »
Réponse de Monsieur le Maire.
« Oui, il est confirmé que les huit couloirs en ligne droite
seront superposés avec l’anneau de six couloirs prévus autour du
stade. »
Monsieur FUSINA a posé deux questions.
1. « Les deux terrains du complexe Le Gallo seront-ils en syn-
thétique ? »
Réponse de Monsieur le Maire.
« Les quatre terrains prévus dans le schéma d’orientation,
complexe sportif Le Gallo, parc des Glacières et parc de
Billancourt, seront effectivement en revêtement synthétique. »2.« Avez-vous obtenu l’accord du TCBB et de l’ACBB sur ce
schéma d’orientation ? »
Réponse de Monsieur le Maire.
« Ce schéma d’orientation est l’application d’une proposition
des deux clubs. Chacune des instances s’est prononcée favora-
blement. Les comptes rendus des réunions et les courriers joints
en annexe en font foi. »
Avis de la commission
Le groupe de la Majorité vote pour, Monsieur BAROLI et
Madame LAUREAU s’abstiennent, le groupe @lternance vote de
la manière suivante : deux élus ne prennent pas part au vote,
Monsieur TISSEYRE et Madame EVEN. Deux élus votent pour,
Monsieur FUSINA et Madame VOUETTE.
M. BAGUET
Merci, Monsieur GRAFFIN pour ce compte rendu détaillé de
notre commission de jeudi soir. Y a-t-il des demandes de parole ?
Monsieur VINCENT, Monsieur ASKINAZI, Monsieur COHEN,
Monsieur TISSEYRE, Madame EVEN, Monsieur BAROLI, Madame
SHAN. Très bien, Monsieur VINCENT, je vous donne la parole.
M. VINCENT
Monsieur le Maire, permettez-moi tout d’abord de vous faire
part de l’étonnement, si ce n’est de l’indignation du groupe
devant le procédé que vous avez utilisé en convoquant ce
Conseil municipal exceptionnel.
Lors du Conseil municipal de jeudi dernier 4 juillet, à l’occa-
sion de la communication de Madame LAVARDE-BOEDA, je vous
ai interrogé sur la saison sportive, sur l’interprétation à donner à
vos propos du 8 juin devant l’ACBB et sur le prochain aménage-
ment d’un terrain de rugby sur le parc de Billancourt.
Vous avez répondu de manière évasive, alors que vous aviez
en réserve une convocation partie le lendemain matin pour le
Conseil municipal d’aujourd’hui visant un schéma d’orientation
des sports avec un budget d’investissement d’au moins 35 mil-
lions d’euros.
Ce procédé démontre une fois de plus le peu de respect que
vous portez aux élus municipaux, aux élus de l’opposition qui sont
obligés de s’adapter à vos manœuvres et à vos ruses et aux élus
de votre majorité qui sont amenés à cautionner par leur vote des
procédés si peu compatibles avec l’engagement dans le débat
démocratique.
M. BAGUET
S’il vous plaît, Monsieur VINCENT. Le principal est que vous
soyez là. Monsieur ASKINAZI lui-même, que nous ne voyons
jamais, est venu ce matin. Visiblement, certaines personnes pré-
fèrent venir le samedi matin.
M. VINCENT
J’en viens à un deuxième sujet d’étonnement pour notre
groupe. Vous présentez votre schéma d’orientation des sports de
plein air en mettant en exergue le bilan triomphant de la politique
sportive menée depuis 2008. A lire votre rapport introductif, vous
avez, je vous cite, « fourni un effort considérable pour la pratique
sportive, trois nouveaux gymnases ont en effet été livrés en
2009, 2010 et 2011 pour un coût total de 18 millions d’euros. »
Vous oubliez de dire que les travaux des deux premiers, Maître
Jacques et Doisneau, avaient été lancés par la municipalité pré-
cédente, de sorte que vous n’avez eu qu’à les achever, à les inau-
gurer et maintenant, vous vous les attribuez.
M. BAGUET
Et à les payer, Monsieur VINCENT, y compris les surcoûts.
M. VINCENT
Une remise aux normes de la piscine municipale pour 16,5
millions d’euros. Mais vous l’avez dit vous-même à différentes
reprises, il ne s’agit pas d’une mise aux normes, mais d’une réfec-
tion d’ensemble qui était rendue indispensable (nous en avions
parlé de nombreuses fois) par les malfaçons découvertes peu de
temps après la livraison de l’équipement.
Bien sûr, vous avez eu à gérer ce chantier, mais de là à pré-
senter un budget de 18 millions d’euros qui devrait être pour l’es-
sentiel couvert par des assurances comme initiative de mise aux
normes, il y a un grand pas. Nous souhaiterions un peu de
mesure dans la communication.
Quant à la participation à l’acquisition de Marcel Bec, le but
est louable, mais s’agit-il vraiment d’un lieu d’entraînement idéal
pour les jeunes du rugby chassés du Saut du Loup ou pour les
footballeurs à l’étroit dans Le Gallo ?
Soyons réalistes, Monsieur le Maire, en un peu plus de cinq
ans de mandat vous n’avez pris aucune initiative majeure en
matière d’équipements sportifs, alors même que les besoins aug-
mentaient avec l’accroissement de la population.
Vous avez attendu le départ en vacances d’une grande partie
des élus pour proposer à quelques mois seulement de la fin du
mandat un programme d’investissements sur cinq ans.
Nous avons vraiment du mal à croire à votre sincérité et à ne
pas penser qu’il s’agit en fait d’un élément de votre future plate-
forme électorale. C’est donc avec beaucoup de circonspection
que nous accueillons ce projet. Je vous remercie.
M. BAGUET
Je rétablirai la vérité tout à l’heure. Monsieur ASKINAZI.
M. ASKINAZI
Le sport a une histoire et un palmarès prestigieux à Boulogne-
Le Bulletin officiel du conseil municipal
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160 6Billancourt. Des noms célèbres figurent dans bon nombre de dis-
ciplines et sont associés le plus souvent à un club connu bien au-
delà des limites de la Ville.
Nous ne pouvons pas accepter la présentation de Pascal
LOUAP, car nous considérons que votre politique sportive menée,
plutôt ignorée tout au long de votre mandat, est un échec. En
multipliant les promesses non tenues, les négociations hasar-
deuses et les projets non concertés, vous vous êtes disqualifié
auprès des sportifs boulonnais.
Présenter un tel projet dans l’urgence, à quelques mois des
échéances électorales, lorsque vous n’avez rien fait pendant tout
un mandat, relève de la gesticulation et de la communication,
comme du reste sur tous les sujets depuis près de six ans.
Ce projet est un mauvais projet car non réfléchi et non abouti.
Il reprend certes l’idée de votre prédécesseur d’installer football
et rugby sur Le Gallo et celle des terrains d’entraînement sur les
terrains du parc de Billancourt, mais il ne va pas jusqu’au bout de
la logique. Vous avez fait un très mauvais copier/coller.
Ainsi pour le tennis, il limite le nombre de courts couverts à
cinq, ce qui est très insuffisant, il en faudrait au moins le double
pour satisfaire les besoins du TCBB. De plus, le fait de concentrer
les trois sports au même endroit va conduire à un projet étriqué
pour chacun des trois. Enfin, les questions de circulation, de sta-
tionnement et de sécurité seront mal ou pas résolues. Enfin, le
football et le rugby nécessitent des terrains d’entraînement qui ne
sont pas anticipés.
Votre projet n’aboutira qu’au prix du massacre du parc des
Glacières pour ne créer qu’un trop petit terrain pour le rugby.
Bref, c’est de la gesticulation électorale déclenchée un 13 juil-
let au matin dans un Conseil municipal de dernière minute.
Vous souhaitez faire passer en force, sans une concertation
élargie, un mauvais projet à l’image de tous les projets que vous
avez voulu faire passer en force contre l’avis des riverains et des
associations.
Ce projet sera retoqué comme vient de l’être par le Tribunal
administratif la révision du plan local d’urbanisme de votre projet
de l’île Seguin pharaonique et bétonné, avec les tours transpa-
rentes, comme on le voit dans votre spot publicitaire.
Vous avez échoué sur l’île Seguin et fait perdre six années à la
Ville et une fortune aux contribuables boulonnais. Vous allez faire
de même sur des équipements sportifs qui ne verront pas le jour.
Ne comptez pas sur nous. Je laisserai dans quelques instants
mon collègue Guy BAROLI, ancien maire adjoint aux Affaires sco-
laires et à la Jeunesse, vous dire comment nous voyons les
choses autour d’un projet plus ambitieux pour le sport à
Boulogne-Billancourt. Il sera sûrement beaucoup mieux pensé et
surtout, mené en totale concertation avec toutes les parties pre-
nantes et les associations.
Eric VINCENT vous présentera un amendement à la fin du
débat.
M. BAGUET
Merci de votre objectivité. Monsieur COHEN, je suppose que
votre intervention est de la même veine.
M. COHEN
Ne préjugez pas, Monsieur le Maire. En premier lieu, je vou-
drais vous dire que j’ai un point de légalité à évoquer. Personne
ne m’a convoqué à part Madame CARDETAS ce matin pour me
prévenir qu’il y avait un Conseil municipal. Je suis un peu ennuyé.
Je trouve que dans les formes, il faudrait me prévenir. J’ignorais
qu’il y avait ce Conseil municipal et j’ai dû annuler un rendez-vous
pour venir.
M. BAGUET
Monsieur COHEN, la police municipale dépose les dossiers
au domicile de chacun de vous. Je vais faire vérifier immédiate-
ment si quelqu’un a signé l’avis de réception de la convocation à
votre domicile ou à votre lieu de travail. Je le fais vérifier immé-
diatement. Si cela n’a pas été fait, je vous présente toutes mes
excuses. En principe, c’est la même procédure pour tout le
monde. Monsieur COHEN, vous aurez la réponse de la police
municipale avant la fin du Conseil.
M. COHEN
Mais vous voyez, je suis venu. Je suis venu car il s’agit d’un
projet qui me concerne particulièrement. Lorsque vous avez été
élu en 2008, j’ai rencontré Monsieur LOUAP pour lui faire remar-
quer que nous avions deux problèmes majeurs sur lesquels il fal-
lait agir très vite. Il s’agissait des projets que j’avais élaborés sur
Mortemart et sur le stade Le Gallo.
Sur Mortemart, je savais parfaitement ce qui allait se passer.
Je savais que la ville de Paris reprendrait la main sur ce terrain.
Cependant, nous pouvions trouver un arrangement avec les ser-
vices de la ville de Paris car Mortemart ne les intéressait pas vrai-
ment ; l’équipement n’était pas suffisamment noble à leurs yeux.
Au cours d’une discussion compliquée, j’avais essayé de convain-
cre Monsieur GUAZZINI et Monsieur POURSIN et j’y étais quasi-
ment parvenu.
Il suffisait de croiser avec la ville de Paris le fait d’envoyer les
enfants de Boulogne-Billancourt vers le Stade français, de façon à
ce qu’ils rentrent dans les équipes nationales – l’excellence des
enfants de Boulogne-Billancourt –, et de leur laisser quelques
horaires en contrepartie. Nous aurions pu conserver ainsi le ter-
rain de rugby, ce qui aurait apporté une bouffée d’oxygène bien-
venue pour le sport à Boulogne-Billancourt.
A cette époque, sous l’égide de Monsieur DUHAMEL,
conscient des difficultés que rencontrait le sport, j’avais mis assez
longtemps à élaborer un projet que j’avais présenté à toutes les
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160
séance du 13 juillet 2013
7Le Bulletin officiel du conseil municipal
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160 8
associations sportives. Ce projet avait recueilli l’assentiment de
toutes les associations sportives, à l’exception de Monsieur
EPARS, président de l’ACBB, qui n’habite pas Boulogne-
Billancourt, pour des raisons que je n’ai jamais comprises, mais…
M. BAGUET
S’il vous plaît, pas d’attaques personnelles. Il y a des élus dans
cette salle qui n’habitent pas la Ville. Si vous voulez que nous
donnions les noms, nous les donnerons.
M. COHEN
Ce n’est pas une attaque.
M. BAGUET
Pas de commentaires sous-entendus. Ce n’est pas convenable.
Les bénévoles ont le droit de ne pas habiter la Ville. Ce qui n’est
pas la même chose pour les élus. Monsieur COHEN, je ne peux
pas laisser passer des attaques personnelles.
M. COHEN
Ce n’est pas une attaque personnelle de dire de quelqu’un
qu’il n’habite pas la Ville.
M. BAGUET
Je donnerai les noms des membres de votre groupe qui n’ha-
bitent pas la Ville.
M. COHEN
Nous ne sommes pas en URSS. Monsieur ASKINAZI n’habite
pas la Ville, nous pouvons le dire, il n’y a rien d’insultant. Vous
êtes dans un tel état de nerfs, que nous ne pouvons plus vous
parler.
M. BAGUET
Tout va très bien.
M. COHEN
Ça n’a pas l’air.
M. BAGUET
Nous vous connaissons par cœur, Monsieur COHEN. Je vous
évite de déraper trop loin.
M. COHEN
Vous prenez tout mal, parce que vous êtes simplement extrê-
mement énervé. Nous assistons à une opération hémorragique.
Autrement dit, vous savez qu’il y a une hémorragie sur le sport et
vous essayez de la colmater. Mes collègues ont dit que vous pré-
pariez une opération électorale. Ce n’est pas très grave, nous le
savons, ce n’est pas grave.
Je voulais vous dire qu’à cette époque, nous avions prévu un
projet qui était beaucoup plus astucieux dans la mesure où l’on
ne saturait pas Le Gallo. Nous avions acheté une partie du terrain
LMT, ce qui nous permettait de dégager 800 m2. Nous ne fai-
sions pas quatre terrains, mais trois. Nous n’augmentions pas le
nombre de courts en plein air, mais le nombre de courts cou-
verts.
Nous faisions ainsi du parc des Glacières, sur lequel subsiste
toujours une forte contestation, un lieu convivial. Les terrains de
tennis restaient répartis au hasard d’une promenade déambula-
toire appréciée de tous, avec un terrain de pétanque. Cet aména-
gement résolvait deux problèmes : celui de l’insécurité dans le
parc des Glacières et celui du tennis. Les joueurs de pétanque
eux-mêmes ont dit que la sérénité de l’environnement permet-
trait de pacifier l’endroit. C’était un bon projet.
Chance ou malchance, aujourd’hui, vous avez une opportu-
nité.
Votre PLU ayant été annulé malgré les arguties de Monsieur
MOUGIN, et malgré vos explications lors de la dernière séance,
vous avez l’opportunité de revenir à un projet de 175 000 m2.
Puisque vous avez démoli l’université de New York et tous les
projets préalables, c’est le moment d’installer à Boulogne-
Billancourt ce que je vous conseillais déjà la dernière fois, les trois
facteurs fondamentaux que sont le logement, l’éducation et le
sport. Le PLU étant annulé, vous avez la possibilité de refabriquer
en reprenant en considération une partie de l’île Seguin.
Voilà. Vous voyez, mes propos ne sont ni insultants ni reven-
dicatifs, mais si vous voulez tout prendre mal, vous le prendrez
mal.
M. BAGUET
Merci, Monsieur COHEN. Je vais vous répondre parce qu’il y
a beaucoup d’erreurs dans vos propos, mais ce n’est pas grave.
Chacun a le droit de dire ce qu’il veut. Monsieur TISSEYRE.
M. TISSEYRE
Monsieur le Maire, mes chers collègues, j’ai une question à
poser et deux remarques à faire.
Ma question concerne la section triathlon. Je voulais savoir ce
qui était prévu pour cette section en matière d’infrastructure et
d’accueil sur le stade Le Gallo.
Avant toute chose, je tenais à vous faire remarquer que nous
regrettons que l’activité football soit morcelée pour partie au
stade Le Gallo et pour partie au parc des Glacières. Il aurait été
préférable de regrouper les terrains sur le même lieu, ne serait-
ce que pour des questions pratiques et de logistique.Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160
séance du 13 juillet 2013
9
Ensuite, je tiens à saluer l’excellente initiative de l’ACBB qui
permet de faire découvrir aux jeunes et aux moins jeunes en ce
moment de période estivale, des activités nautiques. Je tenais à
rendre hommage à cette initiative ainsi qu’à tous les bénévoles
qui l’animent et ce, d’autant plus que la communication qui est
faite autour de cet événement n’est pas à la hauteur. Merci.
M. BAGUET
Merci Monsieur TISSEYRE. Madame EVEN.
Mme EVEN
Je suis absolument pour le développement des équipements
sportifs et je regrette une fois de plus que l’équipe précédente ne
les ait pas prévus à une époque où il restait encore du foncier
libre à Boulogne-Billancourt, notamment sur la ZAC Seguin –
Rives de Seine. Pour ma part, il est inacceptable d’être obligé de
supprimer un espace vert pour construire des installations spor-
tives quelles qu’elles soient.
De plus, je trouve dommage que la municipalité dans son
projet n’ait pas tenu compte de la gratuité des courts de tennis –
je reviens sur ce sujet –, même si cela a un coût. Il y a en France
de très petites communes qui arrivent à prendre à leur charge la
gratuité des courts de tennis.
D’autre part, j’aurais souhaité un vote par division pour
l’article 1. Dans ce cas, j’aurais voté contre l’aménagement du
parc des Glacières, pour Billancourt et pour Le Gallo. Comme ce
n’est pas possible, je m’abstiendrai sur l’article 1.
Je dois préciser que j’attends avec impatience un schéma
d’orientation des sports couverts, où je l’espère, j’entendrai parler
de la construction d’une salle d’armes et pourquoi pas d’une salle
de tir à l’arc.
Je précise qu’ayant le pouvoir de Marc FUSINA, Marc FUSINA
vote pour cette délibération.
M. BAGUET
Merci Madame EVEN. Monsieur BAROLI.
M. BAROLI
Monsieur le Maire, mes chers collègues, je ne vais par revenir
sur mes interrogations concernant la convocation – aujourd’hui –
du Conseil municipal. Simplement, il aurait été utile de joindre le
rapport d’expert au dossier qui nous a été remis pour la prépara-
tion de ce Conseil, car je suppose que le rapport d’expert est la
raison pour laquelle nous sommes convoqués au Conseil, le 13
juillet.
Je voudrais maintenant aborder ce dossier sur le fond. Vous
connaissez mon attachement au sport, mais pas à n’importe quel
prix. Il n’est pas nécessaire de faire n’importe quoi sur la Ville.
Je m’étais dit, à Conseil municipal exceptionnel, débat excep-
tionnel. Je m’étais dit que nous pourrions parler du bilan qui pré-
sente des points positifs et des points négatifs. Je m’étais dit que
nous pourrions parler de la politique sportive, des objectifs, du
sens que vous voulez donner au sport à Boulogne-Billancourt ;
sport de haut niveau, sport de masse, sport intermédiaire.
Puis, à la lecture du document, j’ai fait un rêve. Je vois un
bilan, je vois des propositions, mais je ne vois pas ce qui est la
base de tout schéma de développement sportif, le sens que vous
voulez donner à cette politique sportive.
Sur le complexe Marcel Bec, par exemple, vous donnez très
peu d’informations. Nous ne connaissons pas réellement la fina-
lité de Marcel Bec.
Je regrette également que nous ne parlions pas suffisamment
du sport scolaire. Peut-être n’est-ce qu’un simple oubli. Le sport
scolaire a connu un développement important lorsque j’ai eu
l’honneur de gérer cette délégation. Du reste, avec votre accord,
Monsieur le Maire, je voudrais rendre hommage à tous les édu-
cateurs, à la communauté éducative, à tous les actionnaires ainsi
qu’à tous les fonctionnaires qui m’ont permis de développer le
sport scolaire.
Vous nous présentez une liste de futures réalisations. Vous
nous dites qu’il faut aménager essentiellement Le Gallo. Vous
nous proposez sur Le Gallo quelque chose de particulier qui don-
nera à Boulogne-Billancourt, j’en suis persuadé et sans faire de
comparaison, le complexe sportif le plus dense de France avec
quatre à cinq activités sur plus de 4 hectares.
Il faut tout de même le dire et le rappeler, notre ville de
100 000 habitants, la plus dense après Paris, a gagné 500 habi-
tants au kilomètre carré en quatre ans.
Tout comme le sport, Boulogne-Billancourt a besoin d’air et
d’oxygène.
Ensuite, vous nous parlez d’un rapport technique. J’aurai sur
ce sujet un certain nombre de questions à poser à mon ami
Pascal LOUAP (il reste mon ami même si je suis dans l’opposi-
tion).
A-t-il pris contact avec la Fédération française de football pour
construire un stade de catégorie 3 ? Il est dit dans les statuts de
la Fédération française de football qu’il faut prendre contact avant
la réalisation pour éviter un refus de cette fédération. Je vous rap-
pelle qu’un stade de catégorie 3 implique un certain nombre de
vestiaires, quatre au minium, des vestiaires indépendants pour les
arbitres et des normes de sécurité importantes.
A-t-il intégré tous les problèmes de parking et de cloisonne-
ment de ceux-ci pour accueillir les cars de supporters et bien
entendu le public, ainsi que le demande la Fédération française
de football ? A-t-il prévenu les riverains qu ils auront deux fois plus
de nuisances avec ces quatre à cinq activités, presque tous les
dimanches, d’octobre à avril ?Il y a un autre problème. Je ne critique pas du tout et je veux
l’avis de la section athlétisme, mais je me pose une question à
moins d’avoir mal lu le document, cela peut arriver. Pourquoi faire
six couloirs d’athlétisme étant donné que vous supprimez toutes
les aires de lancer ? J’aimerais bien savoir à quoi ressemble l’ave-
nir selon vous. Le javelot peut être pratiqué au Pré-Saint-Jean,
mais que faites-vous du poids et des autres activités ? Si vous me
dites que vous avez prévu de supprimer les lancers, je le com-
prends. Mais dans ce cas-là, comment la section athlétisme va-t-
elle vivre ? Ou alors, nous faisons un stade d’athlétisme unique-
ment pour le triathlon.
Vous nous avez joint la lettre du président EPARS dans le dos-
sier, mais nous en reparlerons. Malheureusement, je pense que
vous n’apportez pas réellement de solutions aux problèmes du
football, du rugby et du tennis. D’ailleurs, la plupart des présidents
avec lesquels j’ai été en contact m’ont confiés qu’ils prenaient ce
qu’on leur donnait mais qu’ils n’étaient pas totalement satisfaits.
J’ajoute que vous appréhendez mal les conséquences sur la
circulation et sur le quartier. Lorsque vous allez avoir des
dimanches, j’ai fait le total à peu de choses près, 1200…
M. BAGUET
Monsieur BAROLI, je vous laisse encore la parole, mais je
vous signale que vous avez dépassé vos cinq minutes.
M. BAROLI
Merci, Monsieur le Maire. Sur les Glacières, Monsieur LOUAP
et Monsieur le Maire, il y a quelque chose que je ne comprends
pas très bien. Vous nous dites que c’est un boulodrome pour la
section pétanque. Cependant, en commission, Monsieur le Maire
m’a dit que c’était un boulodrome pour la pétanque pour tous. Je
voudrais savoir quelle est la différence.
Il me semble qu’il est nécessaire de présenter pour la Ville un
projet cohérent.
Selon moi, il faut garder les tennis à Le Gallo en l’état actuel
et faire des travaux, et qu’il faut faire la même chose pour l’athlé-
tisme. Je pense qu’il faut donner satisfaction à la section rugby
(en reprenant les propos de Monsieur COHEN) et à la section
football. Je pense qu’il faut maintenir les clubs-house. Enfin, en
construisant moins de courts de tennis sur Le Gallo, cela permet-
trait à la section rugby de l’ACBB de jouer ses matchs de Fédérale
1 à Boulogne-Billancourt et non à Puteaux.
Quant au tennis, je pense qu’il faut tout simplement
construire des courts sur l’Ile Seguin. Je vous rappelle que la
superficie d’un court de tennis est de 250 m2 à 280 m2, dix
courts de tennis représentent 2 800 m2. Or, vous avez un équi-
pement sportif de 4 500 m2 sur l’Ile Seguin. Autrement dit, il faut
renoncer à cet équipement sportif pour le construire sur une
autre partie du Sud, et donc renoncer à une opération immobi-
lière. Il est bien temps de donner de l’air au sud de Boulogne-
Billancourt et d’arrêter de le densifier.
C’est sur ses bases que nous pourrons envisager une poli-
tique sportive à Boulogne-Billancourt. Mais compte tenu de ce
que vous venez de présenter, nous ne pourrons pas voter le
schéma.
M. BAGUET
Merci, Monsieur BAROLI. Madame LAUREAU.
Mme LAUREAU
Agnès BAUCHE et moi-même souhaitons faire quelques
remarques sur ce Conseil municipal aussi insolite qu’improvisé.
A première vue, ce n’est pas un plan pour les sports de plein
air, mais un plan de recollement centré sur le football, le tennis,
le rugby et la compétition pour la pétanque avec huit terrains au
même endroit.
C’est l’occasion encore de nous faire un inventaire sur deux
pages sur quatre de panégyries de réalisations amorcées par la
précédente municipalité. Pour exemple, les trois gymnases dont
celui de Maître Jacques.
Pour nous, le sport est trop important pour improviser un plan
quinquennal en cinq jours et quatre pages. Cette réflexion doit
s’inscrire dans une large réflexion sur la Ville. Il n’est pas exclu que
les besoins des sportifs boulonnais nécessitent plus d’espace que
les 4 000 m2 couverts sur l’Ile Seguin que vous leur consentez
comme un alibi.
Je prendrais pour exemple le skatepark. Cela fait plus de cinq
ans que les Boulonnais attendent un skatepark digne de ce nom.
Y a-t-il eu un comité de pilotage avec des personnes investies
dans le développement de cette activité pour le contenu de ce
projet ? Quelle surface allez-vous y consacrer, 250 m2, 1 200 m2 ?
Quel budget, 45 000 euros, 300 000 euros ? Le schéma d’orien-
tation laisse apparaître un équipement à minima de seulement
trois bowls. Nous sommes loin des cinq modules qui existaient
auparavant sur les terrains Thiers.
Il n’y a ni plan, ni projet détaillé de ce fameux skatepark avec
des éléments concrets tels que l’emprise en surface de ce skate-
park, le nombre de modules qui y seront installés, les efforts sur
le transport pour les jeunes Boulonnais des quartiers nord et est.
Y aura-t-il des tribunes, ne serait-ce que provisoires ? La notion
d’accessibilité par des transports en commun est à prendre en
compte car le public utilisateur est généralement jeune.
Il faut aussi savoir que dans de nombreuses régions cette acti-
vité qui se pratique à l’extérieur n’est souvent pas possible. Avez-
vous prévu un toit, une salle ?
Nous ne saurons jamais si une approche diplomatique entre
Max GUAZZINI et le Maire de Paris n’aurait pas permis de conser-
ver le stade de Mortemart, au moins sur un nombre important de
créneaux. Le fait est que sa perte est irréparable pour le rugby à
Boulogne-Billancourt. Cette opération était un désastre : les
Le Bulletin officiel du conseil municipal
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160 10Boulonnais ont maintenant sous leurs fenêtres, le stade Jean
Bouin auquel vous vous êtes opposé et le stade de rugby leur a
été confisqué.
Concernant le complexe Marcel Bec, à l’ordre du jour de ce
Conseil extraordinaire, merci de rappeler de quoi il est composé
et dans quelles conditions les Boulonnais en jouissaient avant le
rachat du quart par la Ville. Quelles en étaient et seront les prix
de location et d’entretien ? Maintenant que Boulogne-Billancourt
a payé ce complexe, combien de créneaux cela représente-t-il ?
Quelles sont les heures ? Quid des frais de fonctionnement et
d’entretien ? Quelles règles du jeu avec la répartition de notre
représentation communautaire ?
Mais vous réunissez un Conseil municipal extraordinaire en
cinq jours sans avoir prévenu auparavant d’aucune façon les
membres de ce Conseil de l’imminence de ce grand rendez-vous
du sport avec les élus de Boulogne-Billancourt. Pourquoi cette
impréparation pour engager 38 millions d’euros sur le mandat
suivant ?
Dans le sport de plein air, ne peut-on parler d’équitation, de
vélo, de volley, de beach-volley qui se pratiquent également avec
plaisir pour les amateurs de plein air ? Ne peut-on inclure le golf ?
Vous omettez de parler de sports nautiques, ne reste-t-il pas un
terrain sur l’Ile de Monsieur ? A croire que vous commencez votre
réflexion seulement maintenant, alors que votre mandat a com-
mencé depuis plus de cinq ans.
Nous comprenons la pression qu’exercent sur vous l’ACBB et
le TCBB qui ne voient rien venir depuis tout ce temps de pro-
messes alors que le rugby a été déshabillé. Nous comprenons
que vous vouliez leur donner un peu de satisfaction après tous
les faux espoirs que vous avez suscités avec des projets délirants
et après avoir éliminé plusieurs possibilités par des concessions
de terrains à la promotion immobilière.
Alors maintenant, devant la pénurie d’espace, vous opposez
les sportifs des clubs aux usagers des promenades et des jeux,
aux espaces verts et à l’oxygène de proximité si nécessaires dans
notre environnement dense et exigu. Une grande réflexion sur le
sport dans cette ville dont les frontières sont contraintes entre la
Seine, le périphérique et le bois, ce devrait être une grande
réflexion sur la vie à Boulogne-Billancourt dans laquelle tous les
sports et les autres types de détentes ont droit de cité.
Les sports en club et les sports en liberté : chaque adolescent
devrait pouvoir aller taper dans un ballon non loin de chez lui
quand cela lui plaît, ou faire du roller-skate, du skateboard sans
traverser toute la ville en bus. Les parents vous en seraient, je
pense, reconnaissants.
Enfin, vous avez créé une instance dont vous ne rapportez
pas la voix sur ce sujet : le fameux CESEL. Dans cette vaste
réflexion, vous n’avez sûrement pas manqué d’interroger le
Conseil économique, social et environnemental local. Pourquoi
ce rapport n’est-il pas joint à cette délibération ?
Qu’y a-t-il d’urgent finalement ? Sur les terrains des Glacières,
vous avez transformé ce parc de promenade en terrain multi-
sports, est-il vraiment besoin maintenant de nous demander
notre avis en urgence après coup ? Nous pouvons regretter l’es-
pace de jeux, de repos, de promenades, de cross, le parcours de
santé et prendre simplement acte du fait que vous avez décidé
autocratiquement et êtes passé à l’acte sans débat. Prenons acte.
Cela n’aurait-il pas pu attendre le mois de septembre ? En
commission, jeudi soir, lorsque nous avons évoqué ensemble le
problème du libre accès, vous sembliez baisser les bras et dire
que les riverains semblent se satisfaire de cette autogestion mal-
gré les quelques problèmes que cela suscite. N’est-ce pas votre
rôle de Maire de les aider à gérer sereinement ce libre service en
leur mettant à disposition un agent municipal ?
Il est urgent également de signer un accord avec…
M. BAGUET
Madame LAUREAU, vous avez dépassé votre temps de
parole. Mais je vous laisse continuer.
Mme LAUREAU
Merci, Monsieur le Maire. Il est urgent de signer un accord
avec les villes de Puteaux et de Marne-la-Coquette pour la mise
à disposition de créneaux de vestiaires décents sur le stade. Si ce
n’est déjà fait, faites-le s’il vous plaît et ajoutez au prochain
Conseil des informations sur ces deux stades, sur le confort, la
durée de transport pour se rendre sur place, le temps nécessaire
pour un aller et retour aux heures des créneaux réservés et le
contenu des conventions signées avec ces deux villes.
Quid du déménagement de l’équitation ? Est-ce que les 9
millions d’euros font partie de ce budget ?
Concernant le budget, ce financement tient-il compte des
subventions ? Leurs montants varient en fonction des champs
d’intervention des collectivités locales, du degré d’implication des
collectivités, de GPSO par exemple, du Conseil général. Vous avez
sûrement contacté toutes ces instances. Sont-elles prêtes à sub-
ventionner votre projet ? Merci, Monsieur le Maire.
M. BAGUET
Merci, Madame LAUREAU. Madame SHAN pour terminer.
Mme SHAN
Monsieur le Maire, en quittant le Conseil municipal du 4 juil-
let, vous nous avez donné rendez-vous au feu d’artifice. De deux
choses l’une, soit vous n’aviez pas idée qu’il y avait un sujet à
venir concernant le sport, soit le feu d’artifice a lieu maintenant.
En urgence, de manière imprévisible il y a encore sept jours,
il faut valider un schéma d’orientation de sport de plein air avant
les vacances. Juste pour ne pas dire que cela a été traité à la va-
vite, six mois avant les élections.
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160
séance du 13 juillet 2013
11Le Bulletin officiel du conseil municipal
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160 12
Bref, ce n’est certainement pas de votre faute. Nous savons
tous ici que le sport, c’est votre passion. Les Boulonnais ont de
grandes attentes en ce domaine et il conviendrait de les traiter
avec sérieux. Finalement, la stratégie de redéploiement des sports
qui apparaît dans ce schéma d’orientation consiste en grande par-
tie à amputer les parcs urbains d’une partie de leur surface : le
parc des Glacières, le parc de Billancourt, avec à chaque fois des
dépendances en dur qui seront construites.
Quand on sait que l’agence TER a proposé un schéma d’ensem-
ble d’aménagement de ce dernier parc, un parc paysager sur 7 hec-
tares et que par une délibération – qui tombe à l’improviste –, on en
bouscule toute la conception, on se demande pourquoi l’on fait
encore appel à des architectes pour répondre à des concours sur
la mise en œuvre d’une partie de ce schéma. Toute ressem-
blance avec la manière dont on procède avec Jean NOUVEL est
purement fortuite.
Il y aura un peu de tout un peu partout, de quoi contenter
ceux dont les desiderata ont été entendus. Quant aux autres, leur
avis n’est visiblement pas requis. Que disent les riverains des
parcs publics dont la vocation est détournée ?
Je ne parlerai pas de chaque choix pour chaque sport, mais
je voudrais en citer un. Sur le skatepark, il serait honnête de dire
que ce projet a été initié par des enfants et qu’ils ont recueilli 180
signatures dans la rue quand le skatepark a disparu de la rue
Thiers, et ce de leur propre initiative. Ils attendent un peu plus
qu’un skatepark, mais un véritable stade de glisse qui n’aurait rien
à envier au stade proche de La Muette qui a été rénové l’an der-
nier dans le 16è arrondissement de Paris. Merci.
M. BAGUET
Merci Madame SHAN. Y a-t-il d’autres demandes de parole ?
Monsieur VINCENT.
M. VINCENT
Monsieur le Maire, je souhaiterais soumettre un amendement
au vote du Conseil municipal.
M. BAGUET
Transmettez-nous l’amendement, que nous puissions l’étu-
dier. Je ne l’ai pas vu, je le découvre. Nous allons regarder cet
amendement.
M. VINCENT
L’enjeu est très important. Je dis simplement que la définition
de ce schéma d’organisation implique des choix d’implantation
de dimensionnement de grands équipements, avec des investis-
sements très significatifs.
Nous proposons que l’ensemble du projet soit soumis à l’exa-
men d’une commission ad hoc du Conseil municipal qui serait
composée à la proportionnelle. Il y aurait 11 membres :
• 8 membres du groupe Majorité rassemblée,
• 2 membres du groupe Unis pour Boulogne-Billancourt et
• 1 membre du groupe @lternance.
Cette commission se réunirait rapidement à la rentrée de sep-
tembre, auditionnerait les différentes parties concernées. Nous
avons bien vu que le président de l’ACBB, mais également les
présidents de section, et les autres sections pouvaient être
concernées par ce projet, ainsi que le milieu scolaire, qui n’a pas
beaucoup été mentionné pendant ce débat, et les riverains.
Ces auditions se termineraient par la remise d’un avis de la
commission qui servirait de base à un vote, cette fois-ci apaisé,
dans des conditions parfaitement démocratiques.
Voilà l’amendement que nous vous proposons et que nous
sommes en train de vous distribuer.
M. BAGUET
Merci, Monsieur VINCENT. Je vais essayer avec Pascal LOUAP
de vous répondre clairement. Monsieur COHEN, si vous le per-
mettez, comme il semble qu’il s’agit d’un sujet personnel, nous le
traiterons à part, je ne tiens pas m’exprimer publiquement sur
cette question.
Je remercie celles et ceux qui sont intervenus avec modéra-
tion. Quant aux autres intervenants, nous étions un peu dans la
mauvaise foi de ceux qui se sentent en faute. Toutefois, je vais
tenter de resituer un peu le déroulement de cette affaire.
Monsieur ASKINAZI, au mois de novembre 1999 exactement,
dans cette même salle, Monsieur SCHWEITZER est venu présen-
ter l’aménagement des terrains Renault. Nous avons été deux à
intervenir sur le sport, Marc FUSINA et moi-même, pour dire au
président que c’était peut-être l’occasion rêvée, puisque qu’il libé-
rait 52 hectares, de penser au sport de plein air à Boulogne-
Billancourt. Vous pouvez consulter les comptes rendus munici-
paux, nous nous sommes exprimés à de nombreuses reprises sur
ce sujet.
Ensuite, j’ai quitté le Conseil municipal en 2001, mais
Monsieur FUSINA est resté et n’a cessé de rappeler cette oppor-
tunité.
La modification du PLU a été votée par tous les anciens
conseillers. En 2003, votre majorité a autorisé Renault à faire du
logement, du commerce, de l’activité et des bureaux sur des ter-
rains qui ne pouvaient accueillir que des constructions d’usine (à
cette époque, le Plan Local d'Urbanisme de Boulogne-Billancourt
avait inscrit ces 52 hectares sur des constructions d’usine ; on ne
pouvait y implanter que des usines). Dès lors, le prix des terrains
a été multiplié par huit, voire par dix. Il n’y a eu aucune négocia-
tion entre l’ancienne majorité et Renault pour obtenir au moins
les 12 hectares de Marcel Bec. Ils auraient pu être donnés en
cadeau à la ville de Boulogne-Billancourt, en contrepartie des mil-
lions d’euros encaissés par Renault.Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160
séance du 13 juillet 2013
13
En 2004, lorsque le PLU a été voté, Renault a lancé un appel
pour vendre les 842 000 m2 de droits à construire – un petit mil-
lion de mètres carrés. Trois promoteurs se sont présentés, un
quatrième est venu par la suite. Le montant du chèque
d’acompte était de 600 millions d’euros.
Voilà comment Renault s’est enrichi sans que la Ville ne négo-
cie le moindre mètre carré sportif en contrepartie de ce cadeau
fabuleux fait à Renault.
C’est là tout notre drame.
Monsieur BAROLI, la densité de Boulogne-Billancourt a sur-
tout augmenté entre 1890 et 1940 où elle est passée de 50 000
habitants à 100 000 habitants pour se stabiliser. Nous avions déjà
atteint la barre des 100 000 habitants. Nous étions à 106 000
habitants en 2008. En fait, la Ville s’est considérablement
construite entre 1890 et 1940. Ensuite, il faut attendre les vraies
constructions de 1960, comme en témoigne l’exposition que
nous avons organisée sur l’après-guerre.
Il ne restait aucune possibilité de faire du sport de plein air. La
seule et unique opportunité de la Ville résidait dans les 52 hec-
tares de terrain Renault. Mais vous êtes passés totalement à côté,
malgré les mises en garde de tout le monde. Je vous demande
un soupçon d’objectivité.
Vous êtes complètement passés au travers pour la bonne rai-
son qu’à cette époque personne ne s’intéressait au sport de plein
air au Conseil municipal. Cependant, le Maire-adjoint, Jean-Michel
COHEN s’est démené, je peux lui en rendre hommage. Il a
essayé d’attirer l’attention, mais il n’a pas été écouté. Voilà ce qui
s’est passé, je n’invente rien. Ne venez pas me donner des leçons
en disant que je fais du bricolage. Pardonnez-moi, mais 40 mil-
lions d’euros, je n’appelle pas cela du « bricolage ». Mais nous
allons investir plus de 40 millions d’euros sur le sport, nous en
parlerons tout à l’heure.
Quand vous parlez de concertation, je partage votre avis,
certes, il faut de la concertation. Cependant, Monsieur COHEN
nous a expliqué qu’il avait des bons projets mais qu’il n’avait pas
obtenu le consensus des clubs. De surcroît, il a précisé qu’il avait
mis onze ans pour obtenir le consensus des clubs.
Toujours est-il que le consensus des clubs est tombé le 6 juin
dernier et je vous demande pourquoi il est tombé le 6 juin der-
nier ?
Je n’accepte pas les leçons, Madame LAUREAU, ou les uns et
les autres, parce que nous nous sommes occupés du sport dès
le début de notre mandat, dès les premiers jours, avec Pascal
LOUAP et Christine LAVARDE-BOEDA.
Nous avons commencé par rencontrer les différents prési-
dents de section avec lesquels nous avons cherché des solutions.
Nous avons mis un an pour nous mettre d’accord, pour savoir qui
devait quitter Le Gallo, car il fallait que l’un des sports majeurs
quitte Le Gallo, soit le tennis, soit le football. Le Gallo ne pouvait
pas tous les accueillir. Nous n’avions pas encore le problème du
rugby qui nous est tombé dessus par la suite, ce qui nous a fait
très mal.
Il nous aura donc fallu une année pour nous mettre d’accord
sur le choix à faire. En définitive, le tennis a joué le jeu et a
accepté de quitter Le Gallo.
Ce n’est qu’une année plus tard, après avoir cherché des
solutions, que nous nous sommes mis d’accord sur le parc de
Billancourt.
Nous avions le parc des Glacières avec ses 2 hectares, le parc
de Billancourt avec ses 7,2 hectares d’espaces verts, et les 4,5
hectares d’espaces verts prévus sur l’île Seguin. Au final, le sud de
Boulogne-Billancourt, Monsieur BAROLI, va devenir l’endroit le
mieux doté en espaces verts. Ajoutez 2 hectares + 4,5 hectares
+ 7,2 hectares, cela fait des milliers de mètres carrés. C’est consi-
dérable. C’est la raison pour laquelle nous avions envisagé cette
solution. Plutôt que de créer des mètres carrés supplémentaires
d’espaces verts sur l’ensemble du sud de Boulogne-Billancourt,
nous avons opté pour une solution sportive qui n’avait pas été
trouvée en 2003, qui n’avait été ni retenue ni choisie en 2003 ni
en 2004 par l’ancienne municipalité.
Nous avons travaillé ensemble, les uns avec les autres, pour
installer le club-house de tennis et le club de tennis sur le parc de
Billancourt, tout au bout pour ne gêner personne. Résultat, tollé
général, tollé de l’ancienne majorité devenue l’opposition, tollé
des riverains, tollé des associations. Il ne fallait pas toucher aux 7,2
hectares !
Nous avons perdu une année de concertation. Nous nous
sommes fait retoquer sur le parc de Billancourt.
Mais, nous avons continué. Nous ne sommes pas restés sans
rien faire. Nous avons repris notre dossier et nous avons travaillé
avec le TCBB. Croyez-moi, il y a eu de nombreuses réunions. Le
TCBB a apporté ses compétences parce que des courts de ten-
nis ne se construisent pas n’importe où. Je ne savais pas par
exemple qu’il fallait tenir compte de l’orientation du soleil. Il fallait
donc faire confiance aux utilisateurs, c’est ce que nous avons fait.
Nous leur avons fait confiance.
Nous avons travaillé pendant plus d’un an sur le parc des
Glacières.
La solution du parc des Glacières a elle aussi provoqué un
tollé général. Lors de la réunion à Robert Doisneau, avec 600 per-
sonnes, on nous a dit : « Monsieur le Maire, nous sommes d’ac-
cord avec vous, nous manquons d’équipements sportifs sur la
ville, mais nous n’en voulons pas en bas de chez nous. » Je cari-
cature, mais c’est à peu de chose près ce que l’on nous a
répondu.
Une fois de plus, nous avons dû remballer notre dossier, pour
la quatrième année consécutive. Pendant quatre années de suite,
nous nous sommes acharnés à trouver des solutions.Le Bulletin officiel du conseil municipal
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160 14
Entretemps le rugby est arrivé. Monsieur COHEN, reconnais-
sez que vous aviez entamé des négociations sur le rugby, mais
que votre successeur, Maire-adjoint au sport qui est depuis
devenu député de Boulogne-Billancourt, a bel et bien sacrifié le
rugby.
Moi aussi, j’ai reçu Monsieur GUAZZINI. Il m’a dit qu’il ne
comprenait pas pourquoi nous revenions sur les paroles de l’an-
cienne municipalité, alors qu’elle était d’accord pour qu’ils quit-
tent progressivement le Saut du Loup, pour que nos équipes de
jeunes viennent progressivement sur ce stade et pour qu’ensuite
il soit pris le temps de trouver une solution. C’est cette négocia-
tion-là qui a eu lieu.
Le bail de Saut du Loup a été signé en 1991, et nous avons
commencé à réagir dans cette Mairie à partir du moment où
nous avons donné un accord pour trouver une solution en 2006-
2007. Il a été difficile pour nous de revenir sur l’accord.
En 2009, nous avons négocié durant un an et demi, nous ne
sommes pas restés sans rien faire. J’ai reçu tous les responsables
de rugby, et nous avions des solutions.
Vous parliez du complexe Marcel Bec, mais vous avez la
mémoire courte, les uns et les autres. Nous avions trouvé une
solution, puisque nous avions fait une réunion ici-même le 4 juil-
let 2010. Je me souviens que nous avons attendu Monsieur
GUAZZINI, avec Monsieur GUILLET, député-maire de Chaville,
Vice-président aux sports de GPSO, Monsieur MARSEILLE, maire
de Meudon, Monsieur BOUJON, Président du Comité d’Ile-de-
France de rugby et le maire-adjoint de Paris. Nous étions tous là,
mais lui n’est jamais venu.
Nous attendions Monsieur GUAZZINI pour signer un accord
par lequel la ville de Boulogne-Billancourt et GPSO s’engageaient
à lui construire des bungalows. Tout le monde a vu ces bunga-
lows que le directeur technique a dessinés lui-même. Il voulait
une salle de musculation, une salle de repos, un sauna, etc. Nous
avons regardé ce que cela représentait en termes de mètres car-
rés. Nous avons négocié avec l’architecte des Bâtiments histo-
riques et la commission des sites pour installer tous ces bunga-
lows. Coût total : 800 000 €.
GPSO et la Ville ont dit à Monsieur GUAZZINI : « Nous payons
les 800 000 €, cela ne vous coûtera rien. Vous pourrez installer
vos professionnels comme vous le faisiez auparavant à Marcel
Bec. Vous aurez une installation qui vous sera propre. » A la plus
grande satisfaction des joueurs, comme Christophe DOMINICI et
d’autres qui habitaient Boulogne-Billancourt et qui étaient ravis
d’avoir un lieu d’entraînement unique dans leur ville. Nous avons
cherché des solutions.
Monsieur GUAZZINI nous ayant fait faux-bond, nous avons
organisé une deuxième réunion. Monsieur GRILL, l’ancien prési-
dent du rugby était présent à la réunion que nous avons tenue
au comité. Là encore, convoqué par le Président du comité d’Ile-
de-France, Vice-président de la Fédération française de rugby,
Monsieur GUAZZINI nous a posé un lapin.
Il était décidé à attendre. En 2009, il savait qu’il n’avait plus
que deux ans à attendre avant que la ville de Boulogne-
Billancourt ne lui redonne les clés. Quand vous négociez le pro-
longement ou la reconduction d’un bail à deux ans de son
échéance alors que ce bail court depuis dix-huit ans, je peux vous
assurer que si le propriétaire veut récupérer son bien, il fait la
sourde oreille et il récupère son bien en temps et en heure.
Nous avions obtenu deux années supplémentaires pour nous
donner de l’oxygène. Le Maire-adjoint au sport de Paris nous avait
accordé deux années supplémentaires. Pas de chance, les ves-
tiaires brûlent.
Nous n’avons pas cessé de travailler sur le projet sportif de
plein air. Nous n’avons fait que cela depuis le début du mandat.
De tous les côtés : du côté de Marcel Bec, du côté du rugby, du
côté du TCBB, du côté de l’ACBB rugby, du côté de l’ACBB foot-
ball et du côté de l’ACBB dans son intégralité.
Aujourd’hui, je peux comprendre la déception de certains,
concernant le football notamment, parce qu’au début du mandat,
nous sommes partis sur l’hypothèse suivante : tout le football à
Le Gallo et tout le tennis ailleurs. Puis, le rugby arrive et nous
devons nous positionner autrement. Je peux comprendre la
déception du football, elle est tout à fait légitime, mais est-ce de
notre faute ? Voilà ce qui s’est passé.
Monsieur COHEN, vous nous expliquez que vous aviez plu-
sieurs projets sportifs, pourquoi ne les avez-vous pas réalisés
avant ? Pourquoi les études sur Le Gallo avec le précédent
Maire…
M. COHEN
C’est pareil pour nous.
M. BAGUET
Nous avons commencé la politique sportive en 2008, nous
n’avons pas attendu la fin du mandat. Le dernier bureau d’étude
a été sollicité en 2007. L’étude qui a été faite sur Le Gallo vous a
coûté 130 000 euros à vous, l’ancienne majorité et vous n’avez
pas pu l’appliquer. Pourquoi n’avez-vous pas pu l’appliquer ?
M. COHEN
Parce qu’il n’y avait pas de consensus.
M. BAGUET
Parce qu’il n’y avait pas de consensus. Merci, Monsieur
COHEN.
Je n’ai de leçons à recevoir de personne sur le consensus et
la date du Conseil municipal, parce qu’après cinq ans d’acharne-
ment pour développer le sport de plein air à Boulogne-
Billancourt, pour rattraper, excusez-moi, les erreurs, les non-choix
ou le refus de la majorité précédente, nous nous retrouvons
aujourd’hui enfin, avec un accord que je qualifierais d’historique.Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160
séance du 13 juillet 2013
15
M. VINCENT
Intervention hors micro.
M. BAGUET
Monsieur VINCENT, c’est la réalité. Reconnaissez que nous
avons fait plus de choses. Vous le voyez bien.
Monsieur BAROLI a raison, nous n’avons pas parlé de notre
réussite sur le plan scolaire. Mais je ne voulais pas accabler ses
anciens ennemis d’hier. C’est la raison pour laquelle nous n’avons
pas développé le paragraphe sur le sport scolaire. Nous aurions
pu ajouter une page entière. Mais ce n’est pas bien grave car le
bilan est excellent. Fermons la parenthèse.
Voilà la réalité du sport de plein air à Boulogne-Billancourt. Ce
n’est pas autre chose. C’est cinq ans d’un travail acharné, cinq ans
de persuasion.
Nous avons dû persuader les riverains de la rue de Sèvres qui
s’opposaient aux aménagements sportifs de crainte d’un certain
nombre de nuisances. Il a fallu convaincre les associations.
Aujourd’hui, nous avons le consensus. L’association qui s’était bat-
tue contre les terrains de tennis sur le parc des Glacières a signi-
fié son accord. Nous avons désormais un accord pour l’aménage-
ment du parc des Glacières qui comprend le terrain sportif. Nous
avons un accord des riverains de la rue de Sèvres. Nous avons un
accord des clubs sportifs, nous avons un accord de tout le
monde. Je suis choqué d’entendre parler de passage en force, de
coup de force ; c’est honteux, ce n’est pas vrai. Nous avons passé
notre temps à négocier, à convaincre, à persuader les gens.
Aujourd’hui, nous arrivons à un accord. Nous devrions tous
nous en réjouir, majorité et opposition réunies. Nous sommes en
train de rattraper quelque chose de fantastique pour la Ville.
Nous allons mettre sur la table non seulement 35 millions
d’euros, mais aussi l’équivalent d’une dizaine de milliers d’euros
pour construire un parking de 250 places sous le stade de rugby
de Le Gallo. Ce parking fait défaut actuellement et bénéficiera à
tout le monde.
Vous voyez Madame, vous êtes la seule personne ici à vous
opposer au parc des Glacières. Pardonnez-moi, mais entre l’inté-
rêt général et votre petit confort personnel, le choix est fait.
M. ASKINAZI
Intervention hors micro.
M. BAGUET
Monsieur ASKINAZI, vous ne pouvez pas défendre tout et son
contraire. Excusez-moi, mais quand on a commis autant d’erreurs,
comme vous l’avez fait sur le sport de plein air lors du mandat
précédent, vous devriez être plus modeste, Monsieur ASKINAZI.
Nous ne pouvons pas tout faire. Quand j’entends parler de tir
à l’arc, de voile, de skatepark et autres, je réponds que nous ne
pouvons pas tout faire au regard de l’urgence dans laquelle nous
sommes d’apporter des solutions au sport de plein air, notam-
ment au tennis, au football, au rugby et à l’athlétisme.
Je ne comprends vraiment pas votre position. Elle est injusti-
fiée. Nous apportons une solution consensuelle pour une majo-
rité de Boulonnais, des riverains, des clubs sportifs, brefs de tous
les intéressés.
Nous ne débarquons pas. Il ne s’agit pas d’un projet ni d’un
Conseil municipal qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Il
y a eu tellement de déboires, tellement d’études sur Le Gallo,
qu’un minimum de temps entre l’accord du 6 juin dernier et
maintenant était nécessaire.
J’ai parlé de cet accord lors de la cérémonie du 8 juin pour
les 70 ans de l’ACBB. J’en ai parlé à la fête du TCBB à laquelle je
me suis rendu. Le Président, très gentiment, m’a donné le micro
pour présenter cet accord. Cet accord a été approuvé par tout le
monde.
Nous devions en vérifier la faisabilité technique. Pour tout
vous dire, nous avions même envisagé de changer, nous Ville, et
je parle sous le contrôle des présidents de section que nous
avons reçus Pascal Louap et moi-même. Je vous avoue que nous
avons essayé d’optimiser la solution, entre le 6 juin et la date de
convocation du Conseil municipal. Mais les propositions de la
Mairie n’ont pas été suffisamment convaincantes, et n’ont pas été
retenues. Entre le 6 juin et la date de convocation, nous avons
essayé d’améliorer le projet. Il n’est pas parfait, mais il répond à
une demande collective. Il répond à un besoin urgent sur le sport.
En outre, les 35 millions de crédit, je vous le rappelle, sont
inscrits au Conseil municipal. Les AP sont déjà inscrites. Cela
montre notre volonté. Je ne vous demande pas d’ouvrir des cré-
dits supplémentaires, puisqu’ils sont déjà dans le budget. Ils ont
déjà été pris en compte par Standard & Poor’s, parce qu’ils ont
relevé notre note au mois de janvier. Ils savent déjà que nous
allons consacrer 35 millions d’euros au sport et ils savent déjà
que nous allons perdre 26 millions d’euros sur l’opération LMT.
Monsieur ASKINAZI, ce n’est pas la présente majorité qui a
acheté LMT, c’est Monsieur GRAZIANI, en 1995. Rendons à César
ce qui appartient à César. A cette époque, la Ville ne savait pas ce
qu’elle allait en faire. Ce terrain n’a jamais été inscrit comme site
sportif dans le PLU ni dans votre PLU de 2004, pas plus qu’il n’a
pas été classé en espace sportif. Là aussi, ça manquait un peu de
volonté politique. Je veux bien vous le rappeler. Vous pouviez très
bien classer le terrain LMT en espace sportif, mais vous ne l’avez
pas été fait.
Un intervenant : Intervention hors micro.
M. BAGUET
Ce terrain a été acheté en 1995 par Paul GRAZIANI et n’a
jamais été classé en espace sportif. Aujourd’hui, ce terrain est éva-
lué à 26 millions d’euros par les Domaines. Nous avons fait l’éva-Le Bulletin officiel du conseil municipal
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160 16
luation. Nous voulions faire une opération immobilière au-dessus
avec une piscine en dessous et une salle d’escrime. Mais,
puisque les riverains s’y opposent, nous ne le ferons pas.
Le calcul est simple : nous avons perdu 26 millions de
recettes et nous allons dépenser 35 millions d’euros. 61 millions
d’euros + le parking (10 millions d’euros) = 71 millions d’euros.
Ici, il y en a pour 71 millions d’euros. Je rappelle que la totalité
des impôts des Boulonnais s’élève à 53 millions d’euros, taxe
foncière et taxe d’habitation réunies.
Nous allons dépenser environ une fois et demie la totalité des
impôts pour le sport, parce que cela le mérite. Le sport de plein
air le vaut, pour ses valeurs, pour ses partages, pour le respect
des autres. J’aurais aimé que le Conseil municipal donne une
image plus dynamique, plus valorisante et plus humaine par rap-
port à ces considérations et par rapport au respect de tous les
entraîneurs qui sont des bénévoles. Ils n’habitent peut-être pas
Boulogne-Billancourt, Monsieur COHEN, mais ils s’investissent
depuis des années au service des autres et n’oublions pas qu’ils
le font gratuitement.
Je suis très fier de ce Conseil municipal de ce matin, parce
qu’il nous aura permis de rétablir les faits.
M. COHEN
Intervention hors micro.
M. BAGUET
Oui, j’ai raison, Monsieur COHEN, vous avez raison. J’ai raison
d’être fier et la majorité peut être fière elle aussi, parce que c’est
l’aboutissement de cinq années de travail acharné et nous allons
pouvoir enfin commencer.
Quant à différer, Monsieur VINCENT, je n’envisageais pas,
depuis le temps que nous attendons un accord, onze longues
années comme le rappelait justement Monsieur COHEN, depuis
toutes ces années, depuis cinq années de conciliabule avec les
uns et les autres, que vous me proposeriez de différer. Quand j’ai
fait les réunions à Robert Doisneau pour l’aménagement du parc
des Glacières et les sports sur l’île Seguin, vous n’étiez pas là, les
uns et les autres. Vous auriez pu me soutenir dans mon combat.
Les clubs de sport étaient là, mais je n’ai pas vu beaucoup d’en-
tre vous. Nous aurions pu, tous ensemble, monter ce projet col-
lectif. Aujourd’hui, vous nous proposez de le différer.
Notre délibération propose d’engager les choses, de lancer un
marché pour démarrer le projet du sport de plein air une bonne
fois pour toute. Nous avons un consensus, nous n’allons pas pas-
ser à côté une deuxième fois. Nous avons loupé le coche en
2003-2004. Nous avons ce qu’il nous faut. On y va ; on avance.
On démarre.
Nous allons démolir le LMT cet été ou début septembre, j’es-
père que ce sera cet été pour qu’il y ait le moins de nuisances
possibles causées aux riverains, mais malheureusement nous ris-
quons de déborder sur début septembre. Le projet du parc des
Glacières est commencé, idem pour le parc de Billancourt. Nous
irons jusqu’au bout et faites-moi confiance, nous réaliserons ce
projet de sport de plein air qui viendra compléter à juste titre tous
les investissements.
Monsieur VINCENT, vous avez fait des additions un peu
rapides. Les 18 millions d’euros ont servi à payer tout d’abord le
surcoût de Maître Jacques. Là aussi, nous pourrions en parler…
Excusez-moi, mais il manquait tout de même 50 cm de hauteur
de plafond à Maître Jacques. L’équipe municipale précédente
aurait pu prévoir 50 cm de plus pour que le sport et notamment
le badminton soit agréé.
Nous avons exigé que la hauteur du plafond soit porté à 9,50 m
dans notre prochain gymnase de A4 Est, ainsi que pour le projet
de l’Ile Seguin. Les budgets de vos gymnases ont dérapé de 10
millions d’euros, de plus ils n’ont pas été homologables parce
qu’il manquait 50 cm.
Nous avons donc payé le surcoût de Maître Jacques. Nous
avons également payé le surcoût de Jacqueline Auriol. Là aussi,
nous avons exigé un gymnase aux normes, alors que le Conseil
général – je suis désolé de vous le dire, Mesdames les
Conseillères générales –, nous proposait des gymnases « bas de
gamme », d’une gamme minimum pour le sport scolaire.
Mme GODIN
Intervention hors micro.
M. BAGUET
C’est vrai Madame GODIN, nous avons la Cité de la musique,
il ne faut pas faire les difficiles. Madame de ROSE, vous avez rai-
son, nous sommes très heureux de la Cité de la Musique.
Nous avons accepté de payer le surcoût du collège Jacqueline
Auriol. C’est nous qui avons fait le choix, c’est nous qui avons
modifié le collège Jacqueline Auriol. Mais c’est vous qui avez
décidé de l’emplacement du collège. C’est vous qui avez sacrifié
les terrains de sport, c’est vous qui avez décidé de mettre le col-
lège en plein milieu, rendant l’aire du terrain de sport inutilisable.
Si vous aviez déporté le collège au coin de la rue, nous aurions
pu maintenir un stade à cet endroit. J’avais oublié cette action
regrettable. Plus je réfléchis et plus je trouve des erreurs.
M. COHEN
Intervention hors micro.
M. BAGUET
Non, c’est la Ville qui a donné le terrain, Monsieur COHEN, 23
millions d’euros. Souvenez-vous, nous nous sommes réunis en
début de mandat (je parle sous le contrôle des uns et des autres,
et de Monsieur BAROLI lui-même qui était chargé des affaires
scolaires). Le Conseil général nous avait dit que si nous voulions
16Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160
séance du 13 juillet 2013
17
modifier le terrain, nous devions repartir de zéro, car il n’était pas
certain de pouvoir vous offrir un collège, et que cela nous coûte-
rait 5,5 millions d’euros.
Voilà devant quelle alternative vous nous aviez placés.
Compte tenu de la situation financière de la Ville, je n’ai pas eu
les moyens d’investir 5,5 millions d’euros pour déplacer le col-
lège. Je le dis une nouvelle fois, si vous l’aviez décalé au coin de
la rue, nous aurions pu garder un espace pour mettre un terrain
de sport. En définitive, avec le CTM à côté, nous n’avions plus
qu’un terrain de football en L. Voilà une autre erreur, au moment
où l’on cherchait des mètres carrés sportifs.
L’équipe précédente a commis des erreurs et aujourd’hui,
vous voulez me donner des leçons. Je n’accepte pas vos leçons
parce que nous avons dû rattraper tout cela. Nous aurions été
bien contents d’avoir un terrain de football ou un terrain de rugby
à Thiers-Vaillant. Cela aurait été une meilleure opération pour la
Ville. Franchement, voilà la situation dans laquelle nous sommes
aujourd’hui.
Quant à la piscine-patinoire, Monsieur VINCENT, elle a coûté
17 millions d’euros en 2004, mais vous oubliez de dire qu’elle
n’a pas été payée. C’est nous qui la payons aujourd’hui. Oui,
Monsieur VINCENT, c’est nous qui payons aujourd’hui les 16,5
millions d’euros.
Nous entendons des klaxons… Ne vous inquiétez pas, c’est
un mariage. Bravo aux mariés, eux se réjouissent au moins. C’est
très bien, je suis très heureux pour eux.
Je ne vais pas en dire davantage, je crois que nous avons suf-
fisamment débattu. Nous tiendrons compte des remarques ont
été faites.
Mais avant cela, je tenais juste à revenir sur l’amalgame que
vous faites avec l’Ile Seguin. Je vous demanderais d’arrêter les
fantasmes, car nous avons découvert la situation sur l’Ile Seguin.
Oui, je l’ai dit et redit dans les réunions publiques. J’avais proposé
un projet sur l’Ile Seguin à 110 000 m2. Mais lorsque que nous
avons établi la situation financière de l’Ile Seguin, nous avons
découvert que 168 millions d’euros avaient déjà engagés ou
dépensés. Dès lors, il n’était plus possible de faire un projet ni à
110 000 m2 ni à 175 000 m2.
M. ASKINAZI
Intervention hors micro.
Monsieur BAGUET
Monsieur ASKINAZI, j’attends toujours, après 43 réunions de
concertations avec les associations, l’équilibre financier. 168 mil-
lions d’euros de dépenses et 175 000 m2 de l’autre côté. Ce
n’est pas possible.
Au regard de cette situation, nous avons modifié le projet.
Aujourd’hui, nous devons trouver les 168 millions d’euros de
financement. Dès que nous voulons acheter un mètre carré sur
le Trapèze ou sur l’Ile Seguin (je remercie le PLU de 2003-2004
et l’accord signé avec Renault !), nous devons payer plein tarif :
13 millions d’euros pour acheter le terrain pour le collège, 13 mil-
lions d’euros pour acheter le terrain pour le lycée. Je remercie à
nouveau l’équipe municipale précédente de nous avoir laissé ces
comptes ! En France, les équipements des ZAC sont financés par
les promoteurs, pas par les contribuables. C’est de votre fait si les
contribuables remboursent régulièrement les 156 millions d’eu-
ros.
Nous ne pouvons rien démolir sur l’Ile Seguin. Nous avons
réussi à glisser un palais des sports de 1 000 places assises dans
le projet. Nous appliquerons le projet pour lequel 17 500
Boulonnais se sont prononcés.
Quant au communiqué du Tribunal administratif sur le PLU,
Monsieur ASKINAZI, il concerne l’ancien PLU. Relisez le commu-
niqué du Tribunal administratif, les deux derniers paragraphes rap-
pellent qu’il y a une votation des Boulonnais. Ils rappellent que
255 000 m2 ont été proposés par les Boulonnais et validés par
les Boulonnais, et il appelle à l’ouverture.
Je suis extrêmement confiant, d’une part, parce que le
Président du Conseil général n’a pas modifié son projet. Les 540
millions sont engagés. Et d’autre part, parce que je vais signer le
permis de construire dans quinze jours avec les investisseurs
suisses ; les Suisses investissent toujours 120 millions d’euros.
L’Ile Seguin est partie !
M. COHEN
Intervention hors micro.
M. BAGUET
Non, Monsieur COHEN, vous ne connaissez pas les dossiers
et vous voulez nous donner des leçons parce que vous avez fait
des erreurs lors du mandat précédent.
Avant de mettre le projet aux voix et pour terminer, je vous
confirme que la salle de musculation a bien été ajoutée dans le
complexe Le Gallo. Souvenez-vous, nous l’avions oubliée dans
nos totaux en mètres carrés sportifs. De ce fait, une salle de mus-
culation commune sera ouverte à toutes les disciplines sportives,
ce qui faisait défaut sur Le Gallo. Tous les clubs seront donc équi-
pés au mieux. Ce n’est pas l’idéal, je le reconnais, mais il me sem-
ble que c’est le moins mauvais projet et le plus consensuel à l’ins-
tant où nous débattons de ce dossier.
Je mets la délibération aux voix.
M. VINCENT
Intervention hors micro relative à la mise aux voix de l’amen-
dement.
M. COHEN
Intervention hors microLe Bulletin officiel du conseil municipal
Le Bulletin officiel du conseil municipal - numéro 160 18
M. BAGUET
Je mets l’amendement aux voix.
M. VINCENT
Intervention hors micro
L’amendement est rejeté
M. BAGUET
Je mets la délibération aux voix.
La délibération est approuvée à la majorité
La séance est levée à 11 heures.