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Document publié le Mardi 6 septembre 2016 par la commune de Fleury-Mérogis.
Lien du pdf (unknown - 6 septembre 2016)
Thèmes du document : Armement, Libertés publiques, Lutte contre le terrorisme,
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Cabinet du maire
12, rue Roger-Clavier
91706 FLEURY-
MEROGIS
-----
01 69 46 72 23
01 69 46 72 06
06 30 28 34 73
Le 6 septembre 2016
C O M M U N I Q U É D E P R E S S E
- - - - -
Agression à Osny : « Contre la radicalisation en
prison, il y a urgence », réaffirme David Derrouet
Une de plus. L'agression de deux gardiens de la maison d'arrêt d'Osny
(Val d'Oise), dimanche, par un détenu radicalisé, illustre une nouvelle fois
les problèmes de suroccupation carcérale : mise en danger du personnel
pénitentiaire, dégradation constante des conditions de détention,
incapacité chronique à gérer les détenus radicalisés ou en voie de
radicalisation.
David Derrouet, maire de Fleury-Mérogis, qui abrite la plus grande maison
d'arrêt d'Europe, dénonce, une nouvelle fois, l'absence de réponse des
autorités : "Fleury compte près de 4 600 détenus pour un peu plus de 2 800
places. Dont près 150 détenus radicalisés. Avec la suppression des fouilles à
corps, téléphones et armes blanches peuvent rentrer facilement dans les
prisons. L'insuffisance de moyens empêche l'administration pénitentiaire de
travailler correctement pour identifier les détenus en voie de radicalisation. La
menace est donc réelle. Il est urgent de permettre aux établissements
l'affectation de ces détenus dans des locaux sécurisés et isolés, où aucune
communication n'est rendue possible entre eux".
Depuis lundi matin, le personnel pénitentiaire d'Osny a obtenu que les
mouvements à l'étage de l'unité dédiée se fassent détenu par détenu. "C'est
une première mesure, qu'il faut pérenniser et généraliser dans toutes les
prisons", ajoute David Derrouet, qui milite depuis de nombreuses années sur
les questions ces questions, et qui avait, il y a déjà (trop) longtemps, formulé
cette proposition de mouvements organisés un par un. "N'attendons pas un
nouvel acte terroriste pour agir pour les personnels d'Osny, de Fleury et de
toutes les prisons de France. Il y a urgence".