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Document publié le Samedi 1 janvier 2011
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Allier - circ 2011 40 cle748a8f)
Thèmes du document : Sécurité publique, Institutions publiques, Justice et droit,
+
Liberté + Égalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET DE L'ALLIER
Cabinet du préfet Moulins, le #6 AVR. 201 service interministériel
de défense et de protection civile
affaire suivie par Saïda BENCHEIKH
8 : 04.70.48.30.45
es :04.70.48.31.04
El : saida.bencheikh(@alliergouv.fr
n° Lo /2011 | Le préfet de l'Allier
à
Mesdames et Messieurs les maires
| destinataire in fine
(en communication à Messieurs les sous-préfets)
Objet : sécurité des manèges, des machines et installations pour fêtes
foraines ou parcs d’attraction
Pièces jointes: circulaire ministérielle n°10 CE1107345C en date du 14 mars 2011.
J'ai lhonneur de vous adresser, sous ce pli, une copie de la circulaire :
ministérielle n° IOCE1107345C en date du 14 mars 2011 susvisée relative à la réglementation
concernant la sécurité des manèges, des machines et installations pour fêtes foraines ou patcs
d'attraction.
Cette circulaire précise notamment les modalités d’agrément des organismes
habilités à réaliser le contrôle des manèges, machines et installations pout fêtes foraines ou
parcs d'attractions, ainsi que le champ d’application de la réglementation des établissements
recevant du public (E.R.P) dans les fêtes foraines. |
Il est à noter que les fêtes foraines itinérantes ne sont pas considérées
comme des E.R.P, mais vous pouvez cependant prendre, dans le cadre de vos pouvoirs de
police générale, toutes mesures que vous jugerez nécessaires pour en assuter la sécurité.
Je vous rappelle en outre que l’exploitant de toute installation d’un matériel
(manèges, machines et installations pour fêtes foraines) sur le territoire de votre commune doit
obligatoirement vous présenter les documents suivants :
- les conclusions du rapport de contrôle technique ou du rapport de vérification et, le cas
échéant, du rapport de contre-visite en cours de validité et comportant des conclusions
favorables ; |
- une déclaration précisant qu'il a réalisé les actions correctives nécessaires et que son
matériel est maintenu en bon état, accompagnée de documents justificatifs ;
- l'attestation de bon montage du matériel rédigée et signée par l'exploitant.
2, Rue Michel de l'Hospital - B.P. 1649 - 03016 MOULINS Cedex
Téléphone 04.70.48.30.00 - Télécopie 04.70.20.57.72
Courriel : prefecture@allier. gouv.fr-2-
Le cas échéant, il vous appattient d'interdire l'exploitation du matériel ou la . # « n . « . . . , o
subordonner à des réparations ou à des modifications si les constatations effectuées ou
l'examen des documents mentionnés le justifie.
Par ailleurs, si la fête foraine ne constitue pas un E.R.P dans son ensemble,
il est tout à fait possible que certaines de ses installations soient constituées
d'établissements répondant à cette définition : chapiteaux, tentes, structures gonflables,
etc. Dans ce cas, ces établissements (et seulement ces derniers) sont soumis à la
réglementation E.R.P et peuvent être contrôlés par une commission de sécutité.
En ce qui concerne, les aires de jeux pour enfants, les structures de jeux
gonflables, les simulateurs, les cinémas dynamiques, les petits trains et matériels roulants
non guidés, les parcours acrobatiques en hauteurs, les citcuits de quads et motos, je vous
remercie de bien vouloir vous reporter, à ce sujet, à la circulaire ministérielle du 14 mars
2011 ci-jointe.
Enfin, je vous demande de veiller lors de la survenue d’un accident grave
(nombreuses victimes et/ou blessures grave nécessitant une évacuation vers une structure
hospitalière, voire décès) au sein d’une fête foraine organisée sur le territoire de votre
commune ou éventuellement dans un parc d'attractions à ce que l’exploitant informe mes
services de cet accident dans les plus bref délais.
Je vous remercie de votre coopération et de votre vigilance en ce domaine.
Le préfet,
pour le préfet,
le sous-préfet
directeur de cabinet,
7
Luc CHOUCHKAIEFFDIRECTION DE LA SECURITE CIVILE . PARIS, le 14 mars 2011.
SOUS-DIRECTION DE LA GESTION DES RISQUES
BUREAU DE LA RÉGLEMENTATION INCENDIE
ET DES RISQUES DE LA VIE COURANTE
Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des
collectivités territoriales et de l'immigration
po
Monsieur le Préfet de Police,
Mesdames et Messieurs les préfets de département,
CIRCULAIRE MINISTERIELLE N° IOCE1107345C du 14 mars 2011 relative à la
réglementation concernant la sécurité des manèges, machines et installations pour fêtes foraines
ou parcs d'attractions.
Résumé : Cette circulaire a pour but de préciser à vos services, aux services prévention du
service d'incendie et de secours concerné ainsi qu'aux maires, les modalités d'application de
la réglementation relative à la sécurité des manèges, machines et installations pour fêtes
foraines ou parcs d'attractions.
Textes de référence :
- Loi n° 2008-136 du 13 février 2008 relative à la sécurité des manèges, machines et
installations pour fêtes foraines ou parcs d’attractions
- Décret n° 94-699 du 10 août 1994 fixant les exigences de sécurité relatives aux équipements
d’aires collectives de jeux
- Décret n° 96-1136 du 18 décembre 1996 fixant les préscriptions de sécurité relatives aux
aires collectives de jeux
- Décret n° 2008-1458 du 30 décembre 2008 pris pour application de la loi n°2008-136 du
13 février 2008 felative à la sécurité des manèges, machines et installations pour fêtes
foraines ou parcs d’attractions
- Arrêté du 25 juin 1980 modifié portant approbation de dispositions générales du règlement
de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du
public
- Arrêté du 26 janvier 2009 relatif aux modalités d'agrément des organismes de contrôle
technique des manèges, machines et installations pour fêtes foraines ou parcs d’attractions
- Arrêté du {2 mars 2009 relatif aux modalités de contrôle de la sécurité des manèges,
machines et installations pour fêtes foraines ou parcs d'attractions (matériels itinérants)
- Arrêté du 12 mars 2009 relatif aux modalités de contrôle de la sécurité des manèges,
machines et installations pour fêtes foraines ou parcs d’attractions (matériels liés au sol de
façon permanente)
- Avis du Conseil d'Etat du 31 mars 2009
- Avis de la Commission Centrale de Sécurité du 04 novembre 2010 relatif au classement
des parcs d'attractionsPréambule
La nouvelle législation concernant la sécurité des manèges, machines et installations
pour fêtes foraines ou parcs d’attractions a rendu obligatoire leur contrôle par des
organismes titulaires d’un agrément.
Cette circulaire a pour but de définir les modalités d’agréments des organismes pour
réaliser le contrôle des manèges, machines et installations pour fêtes foraines ou parcs
d'attractions, ainsi que le champ d’application de la réglementation.
Les différents agréments
Il existe quatre types d’agréments distincts :
- À: le contrôle initial des matériels neufs ;
- B : le premier contrôle des matériels déjà en service ;
- € : le contrôle périodique des matériels ;
- D: la vérification des contrôles internes.
Pour l’obtention de l’agrément, il n’y a de distinction réalisée, ni entre les catégories des
manèges, ni selon leur destination (itinérant ou fixé au sol de façon permanente).
À - le contrôle initial des matériels neufs :
- il doit être réalisé avant l’ouverture au public des matériels
- il concerne un matériel placé dans l’une des situations suivantes :
“ matériel neuf ;
“ mise en service d’un matériel d’occasion sur le territoire français ;
"mise en service d’un matériel ayant fait l’objet d’une modification
substantielle ;
= mise en service d’un matériel reconstitué à partir d’éléments d'occasion où
déjà utilisés par l’exploitant et éventuellement d'éléments neufs ;
- l'obtention de l'agrément nécessite une accréditation du COFRAC (ou une
accréditation équivalente délivrée par un organisme accréditeur européen).
B — le premier contrôle des matériels déjà en service :
- il concerne les matériels déjà en service mais n'ayant pas encore fait l’objet d’un
contrôle technique par un organisme agréé.
- il a lieu dans un délai de 1 ou 3 ans selon la catégorie du manège, ou 6 mois pour
ceux n'ayant pas fait l’objet de vérification par une entreprise depuis moins de 3 ans.
Cet agrément est donc désormais amené à disparaître d’ici deux années au maximum,
puisqu’à cette date l’ensemble des matériels existants aura été contrôlé par un vérificateur
agréé. Les contrôles suivants seront alors des contrôles périodiques.
C- le contrôle périodique des matériels : ;
- cæ contrôle est réalisé selon une périodicité de 1 à 3 ans, en fonction de la catégorie
des manèges.
- un matériel lié au sol mais changeant d’implantation, ou à l'arrêt depuis plus de 12
mois, fait aussi l’objet de ce contrôle avant ouverture.
D - la vérification des contrôles internes :
- cette vérification concerne les matériels liés au sol et contrôlés par un service interne
d’inspection. :
casII-
- cet agrément nécessite une accréditation du COFRAC, ou une accréditation
équivalente délivrée par un organisme accréditeur européen.
- l'organisme agréé vérifie les modalités du contrôle interne (pertinence du plan,
enregistrements, compétences et indépendance fonctionnelle du service, l’absence
d’anomalies ou défauts relatifs à la sécurité).
Les modalités d'agrément
nit-
Tout organisme désirant obtenir un agrément doit faire parvenir à la Direction de la
Sécurité Civile (SDGR/BRIRViC) l’ensemble des éléments listés à l’article 2 de l’arrêté du
26 janvier 2009. Il est nécessaire que toutes ces pièces soient présentes pour que le dossier
du demandeur puisse être instruit et proposé à la commission d'agrément. L'organisme doit
aussi préciser le(s) agrément(s) qu’il souhaite obtenir.
La commission d'agrément statue sur cette demande en fonction des éléments contenus
dans le dossier. Elle fonde notamment son jugement en fonction des compétences des
contrôleurs (formation et expérience), de l’organisation et des moyens de l’organisme
(matériels, documentation, perfectionnement et entretien des compétences), et de la
reconnaissance professionnelle dont jouit l’organisme. La délibération de la commission
revêt un caractère qui doit rester confidentiel. En outre, la commission devant entendre
l'organisme avant de rendre son avis, la présence du demandeur est obligatoire lors de son
passage en commission.
Les agréments sont délivrés par arrêté pour une durée maximale de 5 ans. Ils le sont
indépendamment les uns des autres. Cette délivrance peut être accordée sous réserve de la
transmission de documents complémentaires. Dans ce cas, lorsque les documents sont
reçus et jugés conformes par le secrétariat de la commission, l’agrément fait l’objet de
l’arrêté précité.
Enfin, lorsqu'un organisme postule pour un agrément de type À ou D, il lui est nécessaire
de détenir l’accréditation correspondante. Toutefois, si lors de son passage en commission
d’agrément, l’organisme ne bénéficie que d’une « attestation de recevabilité » établie par le
COFRAC, il pourra alors lui être accordé l’agrément demandé pour une durée d’une année.
Après réception de l’accréditation par le secrétariat de la CACTM, celle-ci pourra se
prononcer sur un nouvel agrément.
Les modalités d’accréditation
Le COFRAC, seul organisme accréditeur en France, est chargé de délivrer l’accréditation
pour la réalisation des contrôles techniques des manèges, machines et installations pour
fêtes foraines ou parc d'attractions, référencée INS REF 23.
L'organisme d’inspection demandeur d’un agrément À ou D entreprend les démarches
auprès du COFRAC afin d'obtenir cette accréditation.
Dans le cas d’une accréditation délivrée par un organisme accréditeur européen, il
appartient à organisme d’inspection de démontrer qu’il a été évalué selon les référentiels
suivants: ‘ - le référentiel réglementaire français dans le cadre de la portée de ses contrôles ; - le contrôle de matériels neufs (uniquement pour l’agrément A) ;
- la mission de « vérification des contrôles » (uniquement pour l’agrément D).IV-
En outre, l'organisme d’inspection. devra produire l'ensemble de ses documents
(certificats d'accréditation, dossier de demande d'agrément, exemples de rapports
utilisés, etc) en français, tant pour la commission d’agrément que pour ses clients.
Les prérogatives de la commission d’agrément
La commission est chargée de donner un avis sur l'agrément des organismes chargés
d'effectuer ou de vérifier les contrôles techniques des matériels. Elle est également
compétente pour donner, à la demande du ministre, des avis sur les questions relatives à
la sécurité des matériels tels que définis au sens du décret.
Le statut juridique et le contrôle des fêtes foraines itinérantes
De par leur nature, les fêtes foraines itinérantes, installées sur l’espace des rues, places,
jardins ou parcs, ne constituent pas, même une fois cet espace clos et fermé à la circulation
automobile, une « enceinte » au sens de l’article R 123-2 du code de la construction et de
lhabitation. Aussi, elles ne sauraient être regardées comme un établissement recevant du
public. Toutefois, cela ne saurait priver le maire de sa compétence de police générale pour
édicter les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ces fêtes foraines.
En outre, l’installation d’un matériel sur le territoire d’une commune donne lieu à la
présentation au maire de la commune des documents suivants :
- les conclusions du rapport de contrôle technique ou du rapport de vérification et, le cas
échéant, du rapport de contre-visite en cours de validité et comportant des conclusions
favorables ;
- la déclaration établie par l’exploitant précisant qu’il a réalisé les actions correctives
nécessaires et que son matériel est maintenu en bon état, accompagnée des documents
justificatifs ;
-_ l’attestation de bon montage du matériel rédigé et signé par l'exploitant.
Le maire peut interdire l’exploitation du matériel ou la subordonner à des réparations ou
modifications si les constatations effectuées ou l’examen des documents mentionnés le
justifie.
Les ERP dans les fêtes foraines
Si la fête foraine ne constitue pas un ERP dans son ensemble, il est tout à fait possible que
certaines de ses installations soient constituées d'établissements répondant à cette
définition : chapiteaux, tentes, structures, structures gonfiables, etc. (CTS, SG, etc.). Dans
ce cas, ces établissements (et seulement ces derniers) sont soumis à la réglementation ERP
et peuvent être contrôlés par une commission de sécurité.
VIL-_La délimitation du champ d’application du décret n° 2008-1458 du 30 décembre
2008
La réglementation relative à la sécurité des manèges, machines et installations pour fêtes
foraines ou parcs d’attractions n’a pas pour vocation à se généraliser pour couvrir tous les
champs des installations et équipements déjà couverts par une réglementation spécifique.
En outre, l'obligation générale de sécurité établie par le code de ia consommation (article
L. 221.1) s’applique de façon générale et automatique à tous les produits mis en service surle territoire. Des précisions sont apportées sur la réglementation applicable à des produits
ou équipémenis qui peuvent soulever des interrogations ‘chez les opérateurs
(professionnels, contrôleurs, collectivités locales. ...).
À) Les aires de jeux pour enfants :
Elles font l’objet d’une réglementation particulière prise sur le fondement du code de la
consommation (décrets n° 94-699 du 10 août 1994 et n° 96-1136 du 18 décembre 1996)
qui exclut nommément les «équipements forains ». Les installations foraines sont donc
seulement soumises à l'arrêté du 12 mars 2009 pour l’ensemble de leurs installations
festives.
À contrario, les aires de jeux implantées dans l'enceinte d’un parc d’attractions sont
soumises aux décrets précités.
Des contrôles de ces aires de jeux sont réalisés de manière régulière par les services de
l'Etat (services préfectoraux).
B) Les structures de jeux gonflables :
Ces structures sont soumises à l’obligation générale de sécurité et sont couvertes par la
norme NF EN 14960. Cette dernière norme sert de référence lors des contrôles ciblés
effectués sur ces matériels par les services de l'Etat.
Cependant, compte tenu de l’évolution récente de la taille de certaines de ces structures,
des attractions qu’elles peuvent contetir et de leurs performances en terme de sensations,
ces matériels vont faire l’objet d’une attention particulière de la part des services de l'Etat.
Ces structures peuvent être contrôlées par tout technicien compétent.
Par ailleurs, il est possible que, de par leur architecture, certaines de ces structures doivent
également satisfaire à la réglementation applicable aux ERP.
C)_Les simulateurs et cinémas dynamiques:
Seuls les équipements employés dans un but exclusif de divertissement sont considérés
comme une installation pour fête foraine, et sont donc contrôlés comme tels.
Les matériels dont l’utilisation a pour fonction de répondre à un caractère informatif,
pédagogique ou éducatif relèvent seulement de l’article L221.1 du code de la
consommation.
D} Petits trains et matériels roulants non puidés :
Ces équipements ne sont pas considérés comme des manèges, machines et installations
pour fêtes forames ou parcs d'attractions, et sont soumis à la réglementation de la
circulation routière s’ils sont immatriculés. Dans le cas contraire, ils sont seulement soumis
à l'obligation générale de sécurité établie par le code de la consommation.
E)_ Parcours acrobatiques en hauteur :
Ces parcours sont soumis à l’obligation générale de sécurité et sont couverts par les normes
NE EN 15567-1 et NF EN 15567-2. Cette activité est soumise au code du sport (obligation
de déclaration en tant qu'établissement de pratiques physiques et sportives).
F)_ Circuits de quads, motos :
Les circuits de mini-quads, petites motos, etc., dont les conducteurs ont seuls la maîtrise, ne
sont pas considérés comme des manèges dès lors que les véhicules sont apparentés à des
Fearvéhicules soumis à la réglementation de la circulation routière. A contrario, il faut entendre
par mini-scooters, circuits de voitures, des attractions se déroulant sur ou dans un matériel
forain (auto-tamponneuse) et pouvant rapidement être mis à l'arrêt par le forain (coupure
d'urgence de l'alimentation électrique par exemple).
VIIS-_ERP et parcs d’attractions
Les parcs d’attractions, construits à cet usage et clôturés par une enceinte fermée (ou
dont les accès peuvent être fermés) et fixe (ou dont les éléments formant l’enceinte ne
peuvent pas être déplacés dans l’instant}) constituent, à la lecture de l’article R-123-20
du Code de Ia Construction et de l’Habitation, des ERP de type PA, tel que défini dans
Parrêté du 6 janvier 1983 modifié.
Lorsque le parc d’attractions reçoit, outre des manèges, des ERP de type magasins,
restaurants, débits de boissons, hôtels, etc., l’ensemble de l'exploitation constitue un
seul ERP, avec plusieurs activités, placé sous un responsable unique de sécurité.
Un bâtiment dont la conception a pour seule finalité de recevoir un manège constitue un
ERP. Le classement de ce bâtiment est du ressort de la commission de sécurité
compétente, le type L étant toutefois celui qui convient le plus souvent, mais pas
uniquement. Îl appartiendra également à la commission de sécurité de s'assurer que les
conditions d’évacuation du manège n’engendrent pas un délai trop long, ou que les
contraintes de mise à l’arrêt ou de retour à une position précise du manège, elles aussi
longues et complexes, n’entraînent pas pour le public l'impossibilité d’évacuer
rapidement les locaux. Si tel était Le cas, la commission pourrait, en se basant sur son
analyse du risque, demander en aggravation des prescriptions exceptionnelles
supplémentaires.
En outre, si la commission de sécurité n’est pas compétente pour contrôler le manège
proprement dit, elle peut cependant s'assurer que les contrôles techniques
réglementaires ont été réalisés. Elle n’est pas compétente pour la vérification du contenu
du ou des documents présentés.
Enfin, les manèges situés en plein air dans les parcs d'attractions ne constituent pas un
ERP, les commissions de sécurité ne sont donc pas compétentes pour les contrôler.
Liste des organismes de contrôle agréés
La DSC assure le suivi des organismes titulaires d’un agrément pour le contrôle technique
des manèges, machines et installations pour fêtes foraines ou pour parcs d’attractions.
La liste à jour de ces organismes et de leurs différents agréments est accessible depuis Le
site du ministère de l’intérieur à l’adresse suivante :
http:/www.interieur. gouv.fr/sections/a_L interieur/defense_et_securi
te_civiles/gestion-risques/docs/organismes-controle-
maneges/downloadFileffile/liste_agrements_maneges_20100710.pdfX- Le recensement
Chaque année, un rapport doit être remis par le Gouvernement au Parlement sur
l’accidentologie survenue lors des fêtes foraines et dans les parcs d’attraction. A cette
fin, chaque préfecture transmettra à la DSC (SDGR/BRIRVC), pour le 1° février de
l’année A+1, un recensement des accidents survenus dans chaque département au cours
de l’année A.
En outre, lors de la survenue d’un accident grave (nombreuses victimes et/ou blessures
graves nécessitant une évacuation vers une structure hospitalière, voire décès),
l’exploitant d’un matériel a l’obligation d'en informer le préfet. La préfecture concernée
transmet ensuite dans les plus brefs délais les éléments concernant cet accident, dans un
premier temps en créant un événement sur l'application SYNERGIE, puis dans un
second temps par courrier à la Direction de la Sécurité Civile (BRIRViC).
Il a été constaté lors des deux années passées des remontées très partielles
d’information. Il est demandé aux préfectures de bien vouloir veiller au strict respect de
cette demande destinée à alimenter le rapport du Gouvernement au Parlement.
Due Le md d'pe Ah
Le Préfet, directeur de la sécurité civile
unie
LL Alain PERRET