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Déliberation - CM du 26 septembre 2022 2022DELIB0073 Adhesion aux missions de mediation a linitiative du juge ou a linitiative des parties mises en oeuvre par le CIG petite couronne
Document publié le Lundi 26 septembre 2022 par la commune de Bry-sur-Marne.
Lien du pdf (Déliberation - CM du 26 septembre 2022 2022DELIB0073 Adhesion aux missions de mediation a linitiative du juge ou a linitiative des parties mises en oeuvre par le CIG petite couronne)
Thèmes du document : Justice et droit, Institutions publiques, Consommateurs,
DEPARTEMENT
DU
VAL DE MARNE
_____
ARONDISSEMENT
DE NOGENT
_____
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ
COMMUNE DE BRY-SUR-MARNE
_____________
EXTRAIT
du
Registre des Délibérations du Conseil Municipal
__________________
L’an deux mille vingt-deux, le lundi 26 septembre, à 20h00, Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil Municipal, légalement convoqués le mardi 20 septembre 2022, se sont réunis au lieu ordinaire de leurs séances à la Mairie, sous la présidence de Monsieur Charles ASLANGUL, Maire.
Nombre de Conseillers en exercice : 33
Nombre de Conseillers présents : 24
Étaient Présents :
M. Charles ASLANGUL, Maire
Monsieur Rodolphe CAMBRESY, Madame Véronique CHEVILLARD, Monsieur Bruno POIGNANT, Madame Sylvie ROBY, Monsieur Christophe ARZANO, Madame Béatrice MAZZOCCHI, Monsieur Olivier ZANINETTI, Madame Virginie PRADAL, Monsieur Pierre LECLERC, Adjoints au Maire. Monsieur Etienne RENAULT, Monsieur Jean-Antoine GALLEGO,
Madame Nicole BROCARD, Monsieur Didier SALAÜN, Madame Valérie RODD, Monsieur Laurent TUIL, Madame Sandra CARVALHO, Madame Anne-Sophie DUGUAY, Madame Rosa SAADI, Monsieur Stefano TEILLET, Madame Sandrine LALANNE, Madame Marilyne LANTRAIN, Monsieur Augustin KUNGA, Madame Djedjiga ISSAD, Conseillers municipaux.
Ont donné pouvoir :
Mme Armelle CASSE à M. Charles ASLANGUL.
Mme Chrystel DERAY à M. Rodolphe CAMBRESY.
M. Didier KHOURY à M. Jean-Antoine GALLEGO.
M. Julien PARFOND à Mme Sylvie ROBY.
M. Serge GODARD à Mme Sandrine LALANNE.
Absents excusés :
M. ONGHENA Robin, M. MAINGE Pascal.
Absents :
M. BRAYARD Thierry, M. PINEL Vincent.
Secrétaire de séance : Jean-Antoine Gallego
2022DELIB0073 - ADHÉSION AUX MISSIONS DE MÉDIATION À L'INITIATIVE DU JUGE OU À L'INITIATIVE DES PARTIES MISES EN OEUVRE PAR LE CIG PETITE COURONNE2
DELIBERATION
Le Conseil Municipal,
Vu le Code Général de la Fonction Publique,
Vu le Code de Justice Administrative, notamment ses articles L.213-1 à L.213-10 et R.213-1 à R.213-9,
Vu la loi n°2021-1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire, notamment ses articles 27 et 28,
Vu la délibération n°2022-31 du 14 juin 2022 du conseil d’administration du CIG petite couronne portant adoption de la convention-cadre d’adhésion aux missions de médiation à l’initiative du juge ou à l’initiative des parties,
Vu le projet de convention joint à la présente délibération,
Vu l’avis de la commission « Finances et Ressources Humaines » du 22 septembre 2022,
Considérant que la convention-cadre prendra effet dès sa signature par les deux parties et se poursuivra jusqu’au 31 décembre 2026,
Considérant que, sauf résiliation, elle sera renouvelée tacitement pour chacune des trois années civiles qui suivront,
Après en avoir délibéré, et par 29 voix pour
ARTICLE 1ER : DECIDE d’adhérer à la convention-cadre relative aux missions de médiation à l’initiative du juge ou à l’initiative des parties mise en œuvre par le CIG petite couronne.
ARTICLE 2 : AUTORISE Monsieur le Maire à signer ladite convention, ainsi que toutes les pièces et documents nécessaires à sa mise en œuvre.
ARTICLE 3 : PRECISE que les crédits nécessaires seront inscrits au budget aux articles et chapitres concernés.
La présente délibération pourra faire l'objet d'un recours en annulation devant le Tribunal Administratif de Melun dans un délai de deux mois à compter de son caractère exécutoire.
Publiée le : 29 septembre 2022
Pour copie conforme,
Secrétaire de séance Le Registre dûment signé, Jean-Antoine GALLEGO Charles ASLANGUL,
Maire de Bry-Sur-MarneAnnexe D
CONVENTION-CADRE D’ADHESION
aux missions de médiation à l'initiative du juge ou à l'initiative des parties du CIG Petite Couronne
Annexée à la délibération n°2022-31 du conseil d'administration du CIG du 14 juin 2022
ENTRE
La Commune, le département ou l'établissement (Nom) :
représenté(e) par (Maire, Président (e))....................................... dûment autorisé(e).
ci-après dénommé(e) la collectivité,
ET
Le Centre Interdépartemental de Gestion de la petite couronne de la région d'Ile-de-France, 1 rue Lucienne Gérain 93698 Pantin cedex, représenté par son Président, Jacques Alain BENISTI, Maire de Villiers-sur-Marne.
ci-après dénommé le CIG,
PREAMBULE
Considérant que, parallèlement à la médiation préalable obligatoire, la loi n°2021-1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l'institution judiciaire ouvre la possibilité au CIG petite couronne d'intervenir, dans les domaines relevant de sa compétence, comme médiateur, dans le cadre de médiations à l'initiative des parties (articles L. 213-5 à L. 213-6 du CJA) ou du juge (articles L. 213-7 à L.213-10 du CJA), à l'exclusion des avis ou décisions des instances paritaires, médicales, de jurys ou de toute autre instance collégiale administrative obligatoirement saisie ayant vocation à adopter des avis ou des décisions ;
Considérant que la médiation constitue une solution alternative au recours contentieux de nature à réduire à moindre coût les différends et désamorcer les conflits du personnel au sein des collectivités et établissements publics territoriaux; qu'elle permet, en effet, aux parties de renouer le dialogue, avec l'aide d'un tiers qualifié, indépendant, neutre et impartial, le médiateur, de clarifier la situation et de construire par elles-mêmes de manière structurée et en toute confidentialité, la solution la mieux adaptée ; que ce mode de résolution amiable des différends peut effectivement s'avérer plus rapide et moins onéreux qu'un procès et permettre de résoudre plus globalement le conflit qu'un traitement juridictionnel de l'affaire ;
Considérant que le CiG a adopté, en conséquence, par délibération n°2022-XXX du 14 juin 2022, une convention-cadre d’adhésion aux missions de médiation à l'initiative du juge ou à l'initiative des parties, par laquelle il propose d'intervenir comme médiateur sur les litiges relatifs au statut de la fonction publique territoriale concernant les fonctionnaires territoriaux et agents contractuels de droit public :
- - soit pour la mise en œuvre de missions de médiation reposant sur le consentement préalable des deux parties en litige à recourir au processus, en dehors de toute procédure juridictionnelle ;
- soit, le cas échéant, dans le cadre d'une procédure juridictionnelle en cours, sur
ordonnance de désignation du juge administratif, après accord préalable des deux parties ;Annexe D
Il'est convenu ce qui suit :
Article 1 — Objet de la convention
La présente convention a pour objet de définir les conditions générales d'adhésion de la collectivité aux missions de médiation à l'initiative du juge ou à l'initiative des parties du CIG petite couronne.
La médiation régie par la présente convention s'entend de tout processus structuré, quelle qu'en soit la dénomination, par lequel les parties à un litige tentent de parvenir à un accord en vue de la résolution amiable de leurs différends, avec l'aide du CIG, désigné comme médiateur, personne morale. |
Article 2 —- Domaine d'application
Sont concernés l'ensemble des litiges relatifs au statut de la fonction publique territoriale s'agissant des fonctionnaires territoriaux et agents contractuels de droit public, à l'exclusion des avis ou décisions des instances paritaires, médicales, de jurys ou de toute autre instance collégiale administrative obligatoirement saisie ayant vocation à adopter des avis ou des décisions.
Article 3 —- Désignation du médiateur
La ou les personnes physiques désignées par le Président du CIG pour assurer, au sein du centre de gestion et en son nom, l'exécution de la mission de médiation, disposent d'une compétence sur les sujets qui leur sont confiés en médiation et justifient d’une formation spécifique à la médiation ou d'une expérience adaptée à la pratique de la médiation.
Elles s'engagent à accomplir leur mission avec impartialité, compétence et diligence et dans le respect des règles déontologiques fixées par la charte éthique des médiateurs des centres de géstion.
Article 4 — Conditions d'exercice de la médiation
A- Dispositions spécifiques à |
Le tribunal administratif peut proposer aux deux parties, lorsqu'il est saisi d’une requête au contentieux, la mise en œuvre d'une médiation en application de larticle L. 213-7 du CJA, s’il estime que celle-ci pourrait leur être profitable en vue de la résolution du litige. L'entrée en médiation demeure optionnelle pour les parties, leur refus du processus de médiation comme leur renoncement en cours de médiation étant discrétionnalré ét sans incidence sur l'examen du litige par la juridiction.
En cas d'accord des deux parties, le juge peut ordonner une médiation et désigner à cette fin le CIG en qualité de médiateur. L'ordonnance de désignation du tribunal mentionne l'accord des parties et, le cas échéant, la durée de la mission de médiation. En aucun cas, la médiation ne dessaisit le juge, qui peut prendre à tout moment les mesures d'instruction qui lui paraissent nécessaires.
Le médiateur tient lé juge informé des difficultés qu'il rencontre dans l'accomplissement de sa mission. Le juge peut mettre fin au processus de médialion à tout moment, soit à la demande d'une des parties ou du médiateur, soit d'office, si le bon déroulement de la médiation lul apparaît compromis.
Le médiateur informe le juge de ce que les parties sont ou non parvenues à un accord.Annexe D
B- Dispositions spécifiques à la médiation à l'initiative des parties :
Les parties en conflit peuvent, en dehors de toute procédure juridictionnelle, s'entendre pour organiser une mission de médiation, en application de l'article L. 213-5 du CJA.
Toute sollicitation quant à la mise en œuvre d’une mission de médiation à l'initiative des parties dans le cadre de la présente convention doit faire l'objet d’une saisine du médiateur du CIG petite couronne formalisée par écrit de la part de la collectivité ou l'établissement public adhérent à la présente convention.
Une convention d'entrée en médiation, dûment datée et signée par le représentant habilité de la collectivité et l'agent concerné, est établie pour chaque affaire (Voir Annexe n°1 - Convention d'entrée en médiation).
Il appartient à la collectivité de recueillir préalablement à la demande de médiation adressée au CIG petite couronne l'accord explicite écrit de l'agent considéré à engager le processus.
Les délais de recours contentieux sont interrompus et les prescriptions suspendues à compter de la matérialisation de l'accord de l'ensemble des parties sur l'organisation d'une telle mission ou, à défaut d'écrit, à compter du jour de la première réunion de médiation.
La saisine du médiateur du CIG petite couronne est adressée par écrit (courrier) à l'adresse suivante sous pli confidentiel :
- à l'adresse suivante :
« CIG Petite Couronne -— Mission de Médiation à l'initiative des parties — 1 rue Lucienne Gérain 93698 Pantin cedex »
- où courriel individualisé : « mediateur@cig929394.fr ».
Tout document utile à la bonne compréhension ou justification de la demande de médiation peut être communiqué.
Le médiateur du CIG accuse réception de la demande de médiation et notifie à la collectivité la suite donnée dans un délai maximum de 30 jours. Il doit faire part de son accord exprès quant à la mise en œuvre d'une médiation.
Il se réserve notamment le droit de refuser toute sollicitation qui ne serait pas compatible avec les moyens dont il dispose, au vu du nombre des demandes traitées, ou qui contreviendraïit à la charte de déontologie des médiateurs des centres de gestion ou mettrait en cause les instances dont le CIG est en charge ou contreviendrait aux obligations qui incombent à celui-ci en tant qu'administration publique.
Article 5 — Rôle du médiateur
Le médiateur délivre aux parties, préalablement à l'engagement de la médiation, une information présentant la démarche et ses modalités de façon complète, claire et précise.
Le médiateur organise, dans le respect du principe de confidentialité, la médiation (lieux, dates et heures). Il analyse et confronte les arguments des parties et les accompagne dans la recherche d’un accord.
ll ne peut ni trancher le différend ni imposer une solution aux parties.
L'accord auquel parviennent les parties ne peut toutefois porter atteinte à des droits dont elles n'ont pas la libre disposition.Annexe D
Il peut solliciter de la part de l'agent et de la collectivité certains documents utiles pour une meilleure compréhension du litige et un meilleur dialogue autour de la recherche de solutions et peut, en cas de refus, refuser de poursuivre la médiation.
Le médiateur peut entendre les parties ensemble ou séparément. Il peut également, avec l'accord des parties et pour les besoins de la médiation, entendre les tiers qui y consentent.
Les parties peuvent agir seules ou être assistées par toute personne de leur choix à tous les stades du processus de médiation.
Le médiateur conduit avec diligence la médiation et dans le respect des délais, fixés en accord avec les parties, pour mener à bien sa mission. || n'a pas d'obligation de résultat, mais est soumis à une obligation de moyens.
Dans tous les cas, la médiation peut s'interrompre à tout moment à la demande d'une des parties ou du médiateur.
Le processus de médiation prend fin dès la conclusion d’un accord ou dès le désistement de l'une des parties.
Article 6 — Obligations respectives des parties
Sauf accord contraire des parties, la médiation est soumise au principe de confidentialité. Les constatations du médiateur et les déclarations recueillies au cours de la médiation ne peuvent être divulguées aux tiers ni invoquées ou produites dans le cadre d'une instance juridictionnelle ou arbitrale sans l'accord des parties.
Cet engagement de confidentialité subsiste après la fin de la médiation, quellé qu'en soit l'issue, et sauf accord exprès des parties.
ll est toutefois fait exception à ces principes dans les cas suivants : - en présence de raisons impérieuses d'ordre public ou de motifs liés à la protection de l'intégrité physique ou psychologique d’une personne ;
- lorsque la révélation de l'existence ou la divulgation du contenu de l'accord issu de la médiation est nécessaire pour sa mise en œuvre.
Article 7 — Tarification et modalités de facturation du recours à la médiation
La présente convention constitue un engagement de la collectivité à accepter l'ensemble des conditions financières définies par le Conseil d'Administration du CIG Petite Couronne pour l'adhésion aux missions de médiation à l'initiative du juge ou à l'initiative des parties.
La réalisation d’une mission de médiation à l'initiative du juge ou à l'initiative des parties fait l'objet d'une participation de la collectivité ou de l'établissement public à hauteur d'un montant forfaitaire de 375 euros par litige donné avec un agent. Ce montant inclut l'ensemble des frais liés au processus de médiation, à savoir l'instruction du dossier, l'étude et l'analyse de la demande et l’organisation, le cas échéant, d’un premier rendez-vous de médiation en présence des parties, ensemble où séparément.
S'ajoute, le cas échéant, une somme forfaitaire de 85 euros par réunion de médiation supplémentaire ayant lieu, le cas échéant, avec l'une, l'autre ou les deux parties, en présence du médiateur.
A l'issue de chaque médiation, le CIG émettra un titre de recettes dont la collectivité devra se libérer dans les 30 jours suivant sa date d'émission.Annexe D
Article 8 — Durée de la convention
La présente convention-cadre prendra effet dès sa signature par les deux parties et se poursuivra jusqu’au 31 décembre 2026. Sauf résiliation intervenant dans les conditions prévues ci-après, elle sera renouvelée tacitement pour chacune des trois années civiles qui suivront.
Elle pourra être résiliée par l'une ou l'autre des parties au 31 décembre de chaque échéance annuelle, par lettre recommandée avec accusé de réception, sous condition d’un préavis de trois mois.
Article 9 —- Modification
Toute modification de la présente convention devra faire l’objet d'un avenant.
Article 10 —- Règlement des litiges nés de la convention
En cas de litige sur l'interprétation ou sur l'application de la convention, les parties s'engagent à rechercher toute voie amiable de règlement.
A défaut, le Tribunal administratif de MONTREUIL est compétent.
Fait à Pantin, le
Cachet et signature du représentant Le Président du CIG de la collectivité ou de l'établissement