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unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 19 PLUI SBN 1.4 RdP DiagnosticPaysage
Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 19 PLUI SBN 1.4 RdP DiagnosticPaysage)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Espaces terrestres et maritimes,
Diagnostic Paysage
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1
ELABORATION DU PLAN LOCAL D’URBANISME
INFRACOMMUNAUTAIRE (PLUi)
SUD BASSE NAVARRE
1.4 Rapport de
Présentation
(version arrêt du projet – CC du 21/06/2025)
.
SOULE
- XIBEROA | AMIKUZE |
SUD BASSE
- NAVARRE
| LITTORAL/LABOURD OUEST
| RÉTRO LITTORAL / LABOURD ESTTable des matières /
PRÉAMBULE 3
Contexte de l'étude... iii 3
Le territoire du PLUi Sud Basse Navarre... 3
ANALYSE PAYSAGERE iii 4
1. Socle géographique iii À
11 Relief et hydrographie : une lecture paysagère par l’eau et l'altitude al
1.2 Une composition du sol support de l’histoire du territoire 8
1.3 Les unités paysagères................. iii 10
2. Occupation du sol et typologie paysagère 12
21 Le paysage naturel et végétal... 12
2.2 Le paysage agricole iii 14
2.3 Les paysages forestiers... 17
2.4 Les paysage de l’eau et des vallées... 17
3. Structures de motifs paysagers 21
31 Les typologies paysagères déclinées 22
À, Patrimoine paysager protégés iii 27
AT Patrimoine naturel... 28
4,2 Patrimoine bâti protégé... iii 28
4,3 Patrimoine du quotidien... iii 29
4.4 Patrimoine jacquaire et patrimoine mondial... 32
4.5 Patrimoine religieux... iii 33
Évolution des paysages rennes 33
1. Évolution des pratiques agropastorales sur le territoire... 33
11 La disparition des clôtures et des bocages 33
1.2 Évolution des pratiques d'élevage... 35
1.3 Vers une fermeture des paysages et une augmentation des risques d’incendies...35
1.4 Une réduction des motifs de vignes... 35
2. Paysage et changement climatique LL 38
3. Évolution urbaine... inner 39 31 Historique de l'urbanisation et des infrastructures... 39 3.2 Des nouvelles constructions dans le paysage 44 CONCIUSION ire 46 1. Premières pistes d'ENJEUX..........u iii 46 11 L'atelier sur les enjeux... 46 2 Approche thématique des enjeux ui 48 (CONS NRRRRRRR 58
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 2
2PRÉAMBULE
Contexte de l’étude
Le territoire du PLUi Sud Basse Navarre h
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025
3
La Communauté d’agglomération Pays Basque a initié une étude « paysage et patrimoine » afin de nourrir des procédures et projets spécifiques tels que le SCOT Pays Basque Seignanx, les PLUI infra-communautaires et le Projet Parc naturel Régional Montagne Basque.
Cette étude comporte notamment un diagnostic. Ce diagnostic se compose de la manière suivante :
Un diagnostic à l’échelle des 166 communes que compose le SCOT Pays Basque et qui associe les EPCI « Communauté d’agglomération Pays Basque » et « Communauté de communes Seignanx »,
Un diagnostic à l’échelle du projet PNR Montagne Basque portant sur 111 communes de l’Agglomération,
Des diagnostics spécifiques pour chaque procédure PLUI engagée par les deux intercommunalités,
Des fiches typo-morphologiques afin de mieux appréhender l’organisation urbaine des villes et villages ainsi que les logiques de développement,
Des fiches par unités de paysage afin de faire lien avec l’Atlas des paysages du Département Pyrénées-Atlantiques, tout en proposant des spécificités locales et territoriales.
Par arrêté préfectoral du 4 mai 2020, la CAPB a la possibilité d’élaborer à terme cinq plans locaux d’urbanisme intra-communautaires sur l’ensemble du territoire de la CAPB.
Par délibération en date du 19
juin 2021, une procédure
d'élaboration du PLUi « Sud
Basse Navarre » a été
prescrite.
Le PLUi « Sud Basse-Navarre
» est composé de 44
communes, à savoir : Ahaxe-
Alciette-Bascassan, Aincille,
Ainhice-Mongelos, Aldudes,
Anhaux, Arhansus,
Armendarits, Arnéguy,
Ascarat, Banca, Béhorléguy,
Bidarray, Bunus, Bussunarits-
Sarrasquette, Bustince-
Iriberry, Caro, Esterençuby,
Gamarthe, Hosta, Ibarolle,
Iholdy, Irissarry, Irouléguy,
Ispoure, Jaxu, Juxue, Lacarre,
Lantabat, Larceveau-Arros-
Cibits, Lasse, Lecumberry,
Mendive, Ossès, Ostabat-Asme, Pagolle, Saint-Étienne-de-Baïgorry, Saint-Jean-Le-Vieux, Saint- Jean-Pied-de-Port, Saint-Just-Ibarre, Saint-Martin-d’Arrossa, Saint-Michel, Suhescun, Uhart-Cize et Urepel.ce
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PLUI Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 14/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025
4
La première analyse paysagère passe par l’étude du socle géographique d’inscription du territoire du PLUi Sud Basse Navarre. Elle permet de se rendre compte de ce qui compose et constitue la « charpente paysagère », c’est-à-dire sa charpente naturelle structurée par l’eau, le relief, son sous-sol, et permettra de mieux comprendre l'organisation de ses composantes bâties, cultivées et naturelles.
Le territoire Sud Basse Navarre s’inscrit dans un paysage entre montagnes hautes et moyennes, collines pâturées et cultivées, sur le bassin versant de la Nive, dans un relief complexe qui offre une grande déclinaison de motifs et d’ambiances.
Son identité profonde repose sur ces variations d’altitudes. Les vues sur le paysage sont ainsi nombreuses, ouvertes sur une scénographie paysagère qui évolue en fonction des variations d’altitudes. Ces vues sont perceptibles par de nombreuses routes paysagères et des sentiers de randonnées et des tracés viaires qui constituent des « belvédères » et des routes de découvertes sur le grand paysage, notamment la route départementale 918 le long de la Nive au niveau de Bidarray.
Ces motifs de vallons, de collines et de montagnes sont des éléments constants, omniprésents dans les perceptions paysagères. Ce sont des paysages très anthropisés, ayant une réelle valeur culturelle, historiquement appropriés par l’homme pour l’agriculture, l’élevage et pour l’exploitation de l'ensemble des minerais.
Le territoire est soumis aux influences climatiques océaniques. La présence de la chaîne de montagne accentue ces effets et engendre une très forte pluviométrie. L’eau est abondante dans cette région où de nombreuses sources jaillissent du sol, formant des ruisseaux et cours d’eau qui dessinent le territoire.
La topographie du secteur peut être décrite comme un espace vallonné de reliefs mous, d'altitude faible à moyenne, entouré sur presque tous les côtés par des reliefs bien plus marqués. Au Nord- ouest, nous retrouvons le massif du Baïgura culminant à 897 mètres d'altitude. Au Sud-ouest, la vallée des Aldudes se présente sous la forme d'un U, dont la largeur varie entre 8 et 12 kilomètres, pour une longueur de plus de 15 kilomètres.
Orientée Nord/Sud et ouverte au Nord, cette vallée perpendiculaire à l'axe principal de la chaîne pyrénéenne offre des sommets compris entre 1000 et 1200 mètres, qui se prolongent à l'Ouest avec les crêtes d'Iparla. Au Sud et au Sud-est, les massifs du pays de Cize et d'Iraty offrent des reliefs escarpés dont les sommets dépassent les 1400 mètres. Au Nord du massif d'Iraty et à l'Est du périmètre, les Arbailles se présentent comme un massif de moyenne montagne dominée par quelques pics dépassant rarement 1200 mètres d'altitude.— SAËINIJEAN-PIED-DE-PORT (Basses-Pyrénées
La Nive el le Mont Jarra. ND Phot.
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PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 5
5
Vue sur la Nive et le Mont Jarra (Delcampe.net)
Le socle hydrographique du territoire Sud Basse Navarre (RPG Bassin Versant, OCS 2020, Bdtoo)A …— À, “}
www.delcampe.net mosapapiers
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 6
6
Perception du socle topographique, Bidarray (atopia)
Perception du socle topographique, Saint-Étienne-de-Baïgorry (atopia)- LS
AL LLLTS
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025
7
La Nive à Saint-Étienne-de-Baïgorry en 1980 en haut et en 2022 en bas (atopia, Delcampes.net)
Le réseau hydrographique est dense sur le territoire, entaillant le relief et amenant une végétation caractéristique des milieux humides. Les Nives constituent sur ce territoire des entités naturelles et paysagères fortes, du Sud au Nord, longeant les sites montagneux de la frange Ouest, s’insérant discrètement dans la vallée des Aldudes, puis sinuant jusqu’à Saint-Jean-Pied-de-Port. Le long des Nives se déploie tout un patrimoine culturel, économique et humain qui s’articule autour de son lit, canalisé ou sauvage : ponts en pierres, élevages de truites, anciens moulins, vieilles maisons, etc.
Le relief, couplé à ce réseau hydrographique, donne naissance à des paysages singuliers et remarquables aux perspectives visuelles et paysagères profondes, structurées par les pentes des versants montagneux plus ou moins abrupts. L’entrée des Aldudes notamment, est marquée par des successions de pentes qui indiquent une transition paysagère forte.
La Nive, Errobi en Basque, naît au pied du Mendi Zar (1 323 m), au-delà de la frontière espagnole, sous le nom de Harpeko erreka. Sa source principale se trouve à l'altitude de 360 m. La Nive est constituée près de Saint-Jean-Pied-de-Port de l'union des torrents bas-navarrais:
- la Nive de Béhérobie (cours principal),
- le Laurhibar,
- la Nive d'Arnéguy.
La Nive présente des fluctuations saisonnières de débit assez marqué de décembre à avril inclus, et une période de hautes eaux d'hiver-printemps. Deux maxima sont identifiés : le premier en décembre-janvier, et le second, un peu plus élevé en avril. La taille du bassin versant est relativement élevée, expliquant des crues parfois très abondantes. Il est intéressant de d’indiquer que les débits de crue de la Nive sont nettement supérieurs à ceux de la Marne aux portes de Paris, alors que son bassin versant est quinze fois plus vaste.Communes [Li
Relief (courbes 10m)
Relief (courbes 100m) —
Limites de bassins versants C2
Cours d'eau principaux ———
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1.2 Une composition du sol support de l’histoire du territoire
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation —1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025
8
Le socle hydrographique du territoire Sud Basse Navarre (RPG Bassin Versant, OCS 2020, Bdtopo)
La composition du sous-sol permet d’apporter des éclairages sur la nature de l’occupation du sol, les matériaux de construction traditionnels, l’artisanat, etc. Il y a 100 millions d’années, les blocs ibériques et européens se sont éloignés, creusant un sillon et provoquant des avalanches sous- marines. Elles ont déposé des sédiments appelés flyschs, qui dessinent des plis sur la route de la corniche (littoral d’Hendaye à St-Jean-de-Luz). Il s’agit d’une alternance de couches de calcaires, de calcaires marneux et d’argiles.
Cette roche s’est formée par l’accumulation des dépôts de glissements de terrain sous-marins se produisant sur les flancs de bassins marins qui existaient alors à la place des Pyrénées actuelles. La complexité de cette composition a longtemps été une ressource et un point fort dans l’économie locale.
Le minerai de fer présent dans le secteur montagne a été longuement exploité sous forme de petites mines. Des exploitations plus anciennes d’or, de cuivre et d’argent étaient également présentes et constituent actuellement un patrimoine archéologique important mais très discret. Les mines de Banca qui exploitaient le cuivre et l’argent dans la vallée de Baïgorry sont les plus connues.
Une alternance de roches dures et tendres (Cf carte sur la géomorphologie ci-après)
La composition géomorphologique du sous-sol sur le territoire oscille entre une composition d’alluvions, de sables, de marnes (dans les zones vallonnées), et des secteurs rocheux de calcaires, de schistes, de gneiss et de grès, donnant les formes actuelles au relief, entre des zones basses aux roches modulables tendres, et des zones hautes aux roches dures très présentes en montagne et sur les secteurs vallonnés du territoire.
Dans la montagne basque, la formation géologique correspond à une alternance de diverses roches dures, de différents schistes notamment, donnant au relief cette alternance de sommets.PLUi Sud Basse Navarre — Rannort de nrésentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêi ue PIUJEL — LL ZI UU/ LULO
9
Ancienne mine et forges de Banca (https://paysbasqueavant)
La géomorphologie du territoire (BRGM, atopia)
C alcaires
Marneset calcaires
S ablesdesespacesdunaires
S ablesfauves
S olsdominants
C alcaires, marneset flysch
F lysch
C alcaires, flysch et marnes
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F lysch marno-gré seux, flysch àsilex
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A rgiles, nappesalluviales, sablesfauves
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flysch àsilex
Marnesde S aint P alais, marnesnoires
G rè set pé lites, conglom é rats1.3 Les unités paysagères
? Surface pastorale - ressources
: fourragères ligneuses prédominantes |
î : Pente ponctuée de parcelles
? Boisements sur les hauteurs : viticole
E Pente boisée issue de l'enfrichement et
; abandon de l'agriculture
Urbanisation de Saint-Etienne-de-
? Baïgorry
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 10
10
L’Atlas des paysages des Pyrénées Atlantiques a fait l’objet d’une actualisation entre en 2020- et 2022. De nouvelles unités ont été déterminées au regard de critères plus enclins à représenter les dynamiques territoriales et en s’appuyant davantage sur les points d’intérêts culturels et topographiques. Le premier atlas de 2002-2003 s’appuyait sur des critères historiques et sur des critères physiques tels que la topographies, l’hydrographie, l’occupation du sol.
Ces unités ont été́ choisies en fonction de plusieurs critères croisés, différents en fonction de chaque unité. Il n’y a pas de logique univoque à la détermination des unités, mais une certaine souplesse, pour pouvoir intégrer notamment de grandes évolutions en cours qui font sens pour les habitants et les acteurs.
Le territoire Sud Basse Navarre s’inscrit sur quatre unités paysagères identifiées par l’Atlas des paysages :
• L’unité paysagère « Les Mille collines et sommets pastoraux », qui occupe la majorité du territoire. Elle se caractérise par des vallées habitées, relativement plates et cultivables, comblées par des prairies clôturées de piquets d’acacias qui contrastent avec les grandes fougeraies sur les pentes. À l’automne, ces pentes se colorent de l'orange, du marron et du violet de la fougère, de l’ajonc et de la bruyère.
• L’unité paysagère « Les grandes hêtraies et hautes estives », qui s’inscrit sur les hauts reliefs, marquée par de grands boisements de hêtraies, des repères altitudinaux importants.
• L’unité paysagère « Les coteaux composites », présente au Nord-ouest du territoire, qui se caractérise par un paysage collinaire, dont les crêtes sont valorisées par des parcelles clôturées et par des talwegs humides.
• L’unité paysagère : « Les gorges de la Nive », qui traverse le Nord-ouest du territoire, et qui constitue le trait d’union historique entre le cœur de la Basse-Navarre et le Labourd. Cette unité se caractérise par le cours d’eau de la Nive, les terrasses alluviales et des bassins cultivés.
Le paysage de chaque unité paysagère de l’Atlas des paysages des Pyrénées-Atlantiques est synthétisé dans les « fiches unités paysagères ».à 7 Re RE er : VE L5 bc 15: Bis ONE
+ © UNITÉS PAYSAGÈRES DE 2021-2022 NA TAUTE Source : Atlas actualisé des paysages des Landes et Atlas actualisé
des paysages des Pyrénéen Atlantiques, atopia
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PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 11
11
Mille collines et
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Coteaux composites
Les gorges de la Nive
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PLUI Sud Basse Navarre — Rapport de présentation —1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 12
12
La nature de l’occupation du sol et son appropriation par l’homme détermine de fait des typologies paysagères spécifiques, avec des fonctions et des caractéristiques très contrastées : agricole, forestier, urbain, etc. Cette analyse permet de définir des types de paysages communs et transversaux aux différentes unités paysagères.
Le socle végétal constitue un des piliers de l’identité du territoire Pays basque.
Ce socle est dense et diversifié sur territoire grâce à la présence d’un relief mouvementé, permettant à la végétation de s’épanouir sans craindre une quelconque action de l’homme (Cf. carte : occupation associée à la biodiversité). On distingue deux grandes occupations :
- Sur la partie centrale du territoire, les milieux correspondent principalement à des prairies fauchées, des prairies pâturées et des cultures annuelles. Ces terres sont entaillées par une occupation herbacée haute et forestière indéterminée, sur les pentes. - Sur la frange Ouest, la végétation correspond principalement à des forêts, matures, naturelles ou semi-naturelles ou indéterminées. Deux autres végétations sont principales : herbacée hautes indéterminées et des plantations forestières indéterminées. La végétation indéterminée, herbacée haute ou forestière, peut correspondre à des espaces en pentes qui se sont enfrichées de façon spontanée.
Ainsi, les essences sont variées et les occupations sont très différentes en fonction des milieux : vallées, zones humides, vallons boisés, bocages, pentes de landes (Cf. carte : occupations et paysages vert et naturels p°13). La richesse végétale et les différents milieux peuvent être considérés comme naturels ou au contraire résulter d’une sélection artificielle (élevage, culture) et de l’action millénaire de l’homme sur son milieu (bocages et prairies). Ainsi, les espaces tels que les prairies, les landes, les estives, les espaces en herbes, les végétations d’accompagnement des cours d’eau et les forêts constituent des milieux bénéfiques pour la biodiversité, et donc peuvent être considérés comme des « paysages naturels ». La partie Nord du territoire sort un peu de cette impression d’abondance de végétation, avec l’apparition des grandes cultures de céréale, qui ouvrent et banalisent les paysages.5 10 km
Biotopes (Carhab)
Minéral végétalisé indéterminé
|
Minéral non ou peu végétalisé indéterminé |
Pelouse indéterminée
Herbacé haut indéterminé
Prairie indéterminée
Prairie fauchée
Prairie pâturée
Fourré bas (= Landes)
Fourré haut mixte
Fourré haut dense
Forêt pionnière indeterminée
Formation ligneuse arborée
Forêt mature indéterminée
Forêt mature naturelle
Forêt mature naturelle à
semi-naturelle à dominance de résineux
Forêt mature naturelle à semi-
naturelle à dominance de feuillus
Plantation forestière indéterminée
Surface en eau indéterminée
Surface en eau végétalisée
Surface en eau non végétalisée
Autre culture permanente
Verger
Vignes
Prairie temporaire
Culture annuelle
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025
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Occupations associées à la biodiversité (Carhab Biotop)Communes = 1
Relief (courbes 10m)
Relief (courbes 100m)
Tâche urbaine
Forêts de conifères
Landes et broussailles
Pelouses et pâturages
naturels
Prairies
Tourbières
Végétation clairsemée
Vergers et petits fruits
Cours d'eau principaux
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation —1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 14
14
Occupations et paysages verts et naturels (OCS 2020, Bdtopo)
Le territoire comporte un paysage agricole très différent d’Ouest en Est :
- A l’Est, les plaines sont principalement exploitées par des espaces de prairies pâturées, quadrillées par le bocage, et par la monoculture de maïs dans le bassin de Saint-Jean-Pied- de-Port.
- A l’Ouest, l’agriculture de montagne est présente sur les milieux ouverts, constitués de landes humides ou sèches, de pelouses ou de prairies. Ils sont entretenus principalement par les pâturages, ovins, bovins, équins, porcins principalement et les pratiques de la fauche ou encore l’écobuage.
Cette mosaïque de milieux ouverts en montagne se décline en plusieurs occupations ayant une valeur patrimoniale et culturelle :
- Les landes, reposant sur des sols acides et humides, décomposées par des landes à fougères, landes à ajoncs, landes à bruyères...
- Les pelouses dominent essentiellement sur les secteurs d'estives, occupées par des espèces de graminées. Les caractéristiques des pelouses varient en fonction de la géologie, de l'altitude, de la pression de pâturage et du climat du site.
- Les prairies, quant à elles, sont permanentes ou temporaires, et sont principalement présentes sur les espaces de replats, occupées par des ovins, bovins et porcins.C1 IGP : comté tolosan Tarn et EM AOC Piment d'Espelette
Garonne, Volailles du Béarn et de
Gascogne, porc du Sud Ouest, Em AOC Irouléguy
jambon de Bayonne, canard et foie AOC Kintoa / Jambon de Bayonne
gras du Sud Ouest CT
[1 IGP Agneau de lait des Pyrénées
AOC ossau lraty
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 15
15
Cette richesse et cette complexité de l’occupation du sol issues de traditions agropastorales sont protégées par des aires de production reconnues, notamment des IGP et des AOC (Ossau Iraty, Kinto, etc). Aux alentours d’Ascarat et de Saint-Jean-Pied-de-Port, on constate la présence d’une forme agricole identitaire qui marque le paysage, ce sont les vignes pour la production de vin Irouléguy. Ces versants cultivés, caractéristiques d’une succession de linéaires horizontaux de vignes, sont perceptibles de loin et indiquent l’entrée de la vallée des Aldudes. Au XXè siècle, la vigne était répartie sur l’ensemble des versants. Aujourd’hui, la vigne n’est présente que sur les hauteurs des coteaux, notamment en réponse à la charte pour l’AOP Irrouléguy. Ainsi, les pieds des pentes se sont enfrichés par un épais socle boisé, fermant le paysage. Des cabanes de vignes témoignent encore de la présence de cette activité. Le paysage de bocage a également régressé : les parcelles se sont agrandies, les haies ont beaucoup diminué. L’agriculture vivrière de proximité a laissé place à une agriculture à plus grande échelle.
IGP kiwi de l’AdourAgriculture (RPG 2019)
blé tendre EN fourrage
Eu
maïs grain et ensillage D ve landes Bu
orge ESS prairies permanentes Eu
autres céréales _ prairies temporaires
En
colza ES vergers
En
tournesol nn vignes
ne
autres oléagineux EN fruits à coque
EN
protéagineux ES oliviers
Es
plantes à fibres D 40. cutures industrielles ET
semences LI legumes - fleurs EN
riz Es canne à sucre
En
légumineuses à grains Es arboriculture mn
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation —1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 16
16
Paysage agricole (RPG, Bdtopo)2.3 Les paysages forestiers
2.4 Les paysage de l’eau et des vallées
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Le socle forestier est réparti principalement sur les espaces en pentes, dans les montagnes et sur les versants des vallons et des collines aux reliefs accidentés. Les espaces de plaines et de replats sont davantage tournés vers les cultures et l’urbanisation. Ce contraste très fort, entre des pentes boisées et des plaines ouvertes, dessine des transitions paysagères très fortes (Cf carte sur les paysages de forêts p°17).
Les forêts mixtes des coteaux et les forêts d'altitude sont soit d’origine anthropique, soit liées à des peuplements naturels. Cependant ces forêts sont anciennes, et la proportion de très gros arbres creux de 150 à 200 ans compte parmi les plus importantes de France, et offre une biodiversité remarquable.
Une partie de la forêt privée en Pays basque est inexploitée depuis plus de 50 ans. Ces forêts constituent des zones refuge pour la faune et la flore, et conservent un haut niveau de biodiversité. La composition des massifs présente une variété d’essences (pins, hêtres, sapins, chênes, feuillus divers, exotiques acclimatés). Le climat et la mosaïque des milieux colonisés par la forêt (coteaux, ravins, karst, berges, versants,) présente une variété et une rareté de microhabitats pour de nombreuses espèces dont la flore et la faune endémiques.
Les paysages de l’eau sont communs à beaucoup d’autres paysages et constituent autant des espaces de transition que des coupures. La lecture paysagère d'une vallée ne fait pas appel aux mêmes schémas que ceux qui s'appliquent aux autres types de paysages. Une plaine, un bocage renvoient à des « modèles géographiques », tandis que les vallées sont très différentes et constituées d’une multitude d’occupation et de motifs. Les axes de transport (ferroviaires, routiers, etc.) ont historiquement emprunté de longues sections de vallées.
Plusieurs cours d’eau constituent des colonnes vertébrales sur le territoire, et accompagnent une multitude de paysages, variant en fonction des occupations du sol, des espaces habités, de la végétation ou encore du relief : Les Nives et la Bidouze.La puissance de ces vastes masses d’eau, la sérénité qui s’en dégage, le microclimat presque permanent impriment à ces paysages une ambiance très singulière de vastes étendues lumineuses.
La Nive à Saint-Jean-Pied-de-Port (Source : atopia)
La Nive des Aldudes (Source : atopia)pr
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Relief (courbes 10m)
Relief (courbes 100m) D
Forêts fermées mixtes
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Paysage des forêts (Bdforêts, Bdtopo, atopia)
- Le paysage urbain
Le paysage urbain de ce territoire est différent selon le relief et la proximité avec l’eau :
- L’image dominante est celle d’un tissu urbain diffus et épars, déployé principalement le long des axes viaires et/ou égrené dans les paysages cultivés. Les bourgs anciens se retrouvent pour la plupart en fond de vallée et de vallons, et de nombreuses maisons ponctuent les pentes.
Ce tissu discontinu épouse et longe les courbes topographiques, sur les zones basses où la pente est peu présente.
- Certaines zones urbaines forment des tissus denses et tenus, formant les centralités urbaines historiques de chaque commune. Ce tissu est présent sur les plaines ouvertes autour de Saint-Jean-Pied-de-Port, un paysage particulièrement convoité par les populations pour sa proximité à l’eau et ses étendues favorables à l’agriculture. Le secteur aggloméré formé par l’urbanisation de Saint-Etienne-de-Baïgorry et de Saint- Jean-Pied-de-Port est le site le plus urbanisé sur le territoire. L’urbanisation des deux communes forme une quasi-continuité urbaine le long des trames viaires, ponctuée à certains endroits par des poches de respirations.
Le nombre de zones d’activités est important autour du secteur aggloméré de Saint-Etienne-de- Baïgorry et de Saint-Jean-Pied-de-Port (en rose sur la carte ci-après). Ces zones d’activités constituent des « points noirs » dans le paysage. La plupart ont été aménagées déconnectées des codes architecturaux et urbains traditionnels, se rapprochant davantage d’un modèle standardisé en taule, de grande dimension, et où la place du piéton est absente. Ce sont des espaces à part, peu connectés au reste du tissu urbain et qui laissent une impression d’hostilité où le piéton n’a pas sa place.ENTRÉE MARQUÉE PAR UN
ÉLÉMENT PATRIMONIALE
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Toutefois, les entrées de villes et des villages n’ont pas été toutes impactées par les zones d’activités, plusieurs seuils existent et se distinguent, en fonction de l’impact des développements urbains, de la densité végétale et des éléments de patrimoines (Cf schéma ci-après).
Les entrées de villes et de villages types du territoire (atopia)PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation —1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 20
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Cadrage des paysages artificialisés autour de Saint-Jean-Pied-de-Port et Saint-Etienne-de-Baïgorry (OCS 2015 2020, atopia)
Paysage artificialisé et réseau viaire (OCS 2015 – 2020, atopia)3.Structures de motifs paysagers
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Par une première lecture sensible, ce territoire se décline à travers une grande diversité paysagère, associée aux pratiques de l’homme et à l’usage des ressources naturelles. La terre, l’eau et les forêts ont depuis longtemps été exploitées par les habitants, jusqu’à apporter et configurer au paysage des motifs et des singularités : la vigne et l’Irouléguy, les Nives puissantes, les creux des vallées escarpées, les larges ouvertures urbaines et viaires, les pentes rougies par la fougère vieillissante, les élevages ovins, bovins et porcins.
Lecture sensible du paysage (atopia)
LÉGENDE CARTE SENSIBLE PAYSAGÈRE
PAYSAGE DE PLAINES ET COLLINES
8. Les collines de la Joyeuse et de la Bidouze
PAYSAGE DE MONTS ET MASSIFS
13. La Nive de Bidarray
14. Les vallées de Baïgorry et des Aldudes
15.A. Le bassin de Garazi
15.B. Les Massifs des Arbailles
17.A. Grandes hêtraies et estives d’altitude d’Iraty3.1 Les typologies paysagères déclinées
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• Les collines et les plaines pâturées à l’Est
Les paysages sont assez larges et plats, ouverts et encadrés de versants collinaires très végétalisés, desservis par de petites routes ouvrant sur un champ de vision imprenable et donnant paradoxalement un sentiment fort d’isolement.
L’occupation est à dominante agricole, ponctuée de boisements composites, dont la densité et les essences varient en fonction de la proximité avec les zones urbaines, la nature des sols et du sous- sol (calcaire à l’argilo-siliceux).
Un système bocager dense quadrille les espaces de prairies et traduit la présence de plusieurs motifs spécifiques : les haies, les arbres isolés, les bosquets éparses. Les paysages bocagers sont de plusieurs types, avec des motifs de haies très différents : des haies plutôt denses et stratifiées d’arbres et d’arbustes et des haies davantage fines, morcelées et constituées d’une rangée arbustive ou arborée.
À mesure que l’on progresse vers le Nord, le paysage passe d’une dominante d’élevage bovin et ovin à des cultures céréalières, principalement du maïs, très présentes aux abords des cours d’eau, en particulier le long du gave du Saison. La présence de silos à maïs et les déclinaisons céréalières sont proprement des motifs associés à ce paysage. Toutefois, ce n’est pas le cas vers l’Est, où le paysage se caractérise par des vallons boisés denses et un système de bocage important.
La répartition ponctuelle et hasardeuse des exploitations agricoles est issue d’une disposition urbaine historique de l'habitat en « nébuleuse ».
Ces plaines et collines sont rythmées par la présence de nombreux cours d’eau, qui constituent des transitions d’un paysage à l’autre. Les vallées alternent entre habitations et végétations, offrant des cours d’eau tantôt sauvages et tantôt canalisés. Entre chacune d’elles, l’agriculture domine ainsi que des boisements, quadrillés par des systèmes de haies.
Collines et plaines entourées de montagne Baïgorri (Carole pro)PTT \ Con
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végétalisé agricole
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Élevage aux alentours Barrières le long des Arbres isolés
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Motifs agricoles récurrents dans le paysage (atopia)
• La montagne basse et moyenne à l’Ouest
Structurée par la limite naturelle de la chaîne pyrénéenne au Sud et les reliefs moins marqués du piémont au Nord, l’organisation paysagère globale s’organise en trois étages paysagers principaux :
- Les fonds de vallées voués aux cultures et prairies de fauche et de boisements, praticables et constitués de maisons et d’exploitations agricoles. Les motifs récurrents correspondent aux brebis, à la fougère qui apporte cette couleur rousse caractéristique, les systèmes de haies et les cours d’eau sinueux et discrets. Ces vallées sont relativement plates et cultivables, comblées par des prairies clôturées de piquets d’acacias, qui contrastent avec les grandes fougeraies qui colonisent les pentes. À l’automne, les pentes se colorent de l'orange, du marron et du violet de la fougère, de l’ajonc et de la bruyère. Plusieurs végétaux dominent visuellement ces paysages : la fougère aigle, les plantes des prairies (« l’herbe ») et les trois chênes : le chêne pubescent, le chêne pédonculé et le chêne tauzin.
- Les espaces intermédiaires sont occupés par des pâtures de bas-versants, des bocages et des bordes, de la forêt dense (chênaie, hêtraie et hêtraie-sapinière) et de hautes granges. C’est une terre de « pente », de relief, où s’étalent les exploitations agricoles et d’élevage dans les zones basses, les bordes où s’égrènent des exploitations agricoles. Ce paysage est celui de la forêt, de la fougère et des animaux, tels que la brebis, des bovins et des Pottocks.eh
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- Les espaces d’altitude comprennent la lande de pelouses basses et hautes, les forêts de pins à crochets, les lacs d’altitude, les falaises abruptes et les sommets rocheux voire combes enneigées pour les pics les plus élevés. Ces espaces s’animent à la fin du printemps jusqu’à l’automne à la suite de la transhumance des troupeaux de vaches ou de brebis, qui montent depuis les maisons des vallées. Les fougeraies laissent leur place à des pelouses rases. Durant l’été, les bergers utilisent les bordes aux altitudes les plus basses et les cayolars plus hauts qui ponctuent les paysages de pelouses et de pierres. De nombreuses petites constructions, installations et aménagements divers parsèment ces espaces d'herbes et de forêts : les cayolars, les anciennes installations humaines du néolithique sur les hauts plateaux (cercles de pierre d’Okabe…) et autres constructions historiques (tour d’Urkulu…), les cabanes de chasse à la palombe, les chalets à Irati, les aménagements autour des sources... C’est pour ainsi dire le règne de l’habitat temporaire et saisonnier.
Organisation urbaine de la montagne
(Source : Le feu pastoral en Pays
Basque, Euskal Herriko)
Des motifs spécifiques caractérisent cet
étagement et cette composition
paysagère :
- Une prédominance des
paysages agro-pastoraux, une activité
inféodée aux rythmes des saisons et
des conditions d’accès à la ressource
herbagère. C’est ce pastoralisme qui a
façonné et qui façonne encore
aujourd’hui les paysages de
montagne : Le système étagé des
ensembles des ressources herbagères
et les pratiques anciennes associées de
la transhumance, de l’écobuage et du
fauchage font toujours partie du
cortège de pratiques inhérentes à
l’activité pastorale.
- Trois milieux emblématiques :
une présence très forte de la lande, qui
représente un apport de litière, de
matière organique et d’herbe de
pacage après les coupes, de la forêt et
des estives.
- Des paysages alimentaires accrochés aux pentes et aux vallonnements du relief comme c’est le cas sur la séquence des Aldudes avec les cultures d’Irouléguy.
- Une présence urbaine traduite par des bourgs principaux et un système de « quartier » caractérisant le tissu diffus dans le paysage. Certaines communes n’ont d’ailleurs pas réellement de bourgs mais plusieurs quartiers équivalents. Dans le cas où un bourg existe, les quartiers et fermes isolées se trouvent en général plus en marge de ces terroirs riches et faciles à exploiter.ESTIVES ET LANDES
TERRASSES ET
PÂTURES : PRAIRIES CAYOLAR
PERMANENTES ETXOLA QUARTIER DE BORDES
FT CG
ZONES INTERMÉDIAIRES
COLLINES ET FENPES
MONTAGNES ;
MOYENNES : PENTES
BOISEMENTS DE VIGNES
ENCAISSÉS j
ë Ÿ DOCAGE : HAIES
È Ÿ ET ARBRES ISOLÉS
PLAINES ET VALIONS © ;
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PRAIRIES DE FAUCHE
PRAIRIES é oi HUMIDES COURS D'EAU ENTRÉES DE VILLAGES ET DE
RIPISYLVE VILLES DÉQUALIFIÉES
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- Le bâti est également rattaché au système étagé. Il se manifeste principalement par des fermes, des maisons d’habitation, notamment au sein des massifs forestiers ou des hautes estives, où les cabanes de bergers prennent le relais (Etxes, cayolars et bordes).
Paysage de vignes près d’Ascarat (atopia)
Organisation des paysages de montagne (atopia)SNS SCHÉMA DES SEUILS PAYSAGERS CAYOLAR Ses Source : atopia
ESTIVES, FOUGÈRES,
BORDES ET HÊTRAIES SENTIER DE PROMENADE
ZONE DE FOUGÈRE SÙ"
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VIGNES
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HAIES, BOISEMENTS ÉPARSES,
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Photographies de montagne dans le secteur de Bidarray (Source : atopia)
• Les paysages de transitions montagne /colline
En parcourant le territoire d’Ouest en Est, nous sommes frappés par les variations paysagères et plus précisément les grandes transitions qui s’opèrent. Plusieurs composantes génèrent de telles évolutions dans le paysage, très perceptibles en parcourant le territoire par les réseaux routiers et depuis les points hauts :
- Le premier élément marquant est le relief, qui joue beaucoup sur les premières perceptions visuelles, les rythmes et les transitions / seuils associés à la variation topographique et géologique du territoire.
- Le second élément, plus discret mais définitivement un marqueur fort du territoire, est l’eau, du littoral aux vallées puissantes et larges et jusqu’aux chevelus humides et aux discrets affluents qui définissent des « seuils » puissants dans le paysage. - Enfin, la végétation, le socle naturel herbacé arbustif et arboré constitue également une composante saillante qui varie d’un bout à l’autre du territoire, s’accrochant aux pentes, aux fonds des vallons, à l’alignement, en haie, isolée, naturelle ou taillée. Sa densité et sa hauteur apportent au paysage un sentiment de splendeur sur les zones montagneuses, intime dans les vallées, et protecteur dans les zones urbaines. Sa présence traduit également des seuils et des transitions : sur les zones intermédiaires des versants montagneux.4.Patrimoine paysager protégés
GRADUATION DES ESPACES PROTÉGÉS
Source : MNHN
Graduation des protections des espaces naturels
Protégé par plus de dispositif
Protégé par moins de dispositif
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La richesse des milieux est connue et fait l'objet de protections et/ou outils de gestion (Znieff, Natura 2000, sites ENS, sites du conservatoire du Littoral, cantonnement de pêche, sites classés ou inscrits, sites naturels gérés par les collectivités etc..).
Cette richesse biologique participe à l’attrait paysager et touristique du territoire. Près de 62% du territoire de la Montagne Basque est couvert par des dispositifs d’inventaires, de protections, de valorisations ou de gestions du patrimoine naturel. Le secteur du Sud de la Basse Navarre en fait partie, avec une concentration importante de dispositifs de protection et de gestion au Sud et à l’Ouest du territoire, sur le secteur de la montagne.
Ainsi, ZNIEFF de type I et II ou Natura 2000 sont identifiés et reconnaissent la valeur écologique de ces milieux. De la même façon, les secteurs où la présence des forêts est importante sont aussi les plus protégés, c’est le cas de quelques secteurs ZNIEFF sur les espaces des collines plus à l’Est du territoire. Toutefois ces dispositifs sont davantage morcelés et peu connectés entre eux comme c’est le cas sur la montagne.rreresee A
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PLUIi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet - CC 21/06/2025 28
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Le secteur est très largement concerné par des zones de protection des patrimoines naturels. Ainsi nous retrouvons des zones classées Natura 2000, et d’autres inscrites en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). Les premières comprennent l'ensemble des massifs montagneux (vallée des Aldudes, Baïgura, Cize, Iraty et Arbailles) mais aussi tous les cours d'eau et leurs berges. Les espaces concernés par l'inscription au titre des ZNIEFF recouvrent en grande partie les zones Natura 2000 mais sont aussi bien plus étendus. Sont alors inscrits notamment en plus des zones de montagnes, une grande partie des collines du centre et du nord de notre zone d'étude ainsi qu'à nouveau tous les cours d'eau.
Une des particularités de certaines forêts dont celle de l’Oztibarret est la quantité remarquable d'arbres anciennement traités en têtards, encore présents dans ses peuplements. Il s'agit de hêtres, en très grande majorité. Ils sont les vestiges toujours vivants de pratiques traditionnelles anciennes du monde rural, essentielles pour satisfaire à la fois les besoins de l'élevage et les besoins énergétiques des populations.
Les pratiques sylvo-pastorales permettaient de récolter du bois de chauffage tous les 20 à 30 ans, par coupe de rejets issus de peuplements et d'alimenter les fours à charbon présents sur site. Ces arbres possèdent aujourd'hui un grand intérêt patrimonial. Ils témoignent de pratiques anciennes rares à l'échelle de la Montagne Basque.
Ce territoire se compose de plusieurs éléments bâtis protégés au titre des Monuments Historiques. Les éléments patrimoniaux s’articulent beaucoup autour de la ville de Saint-Jean- Pied-de-Port, véritable cœur urbain de ce territoire. Ce secteur est également traversé par le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et le GR10, GR 65 véritable support d’observation du paysage.
Le patrimoine reconnu se caractérise par une diversité d’éléments protégés. Sont recensés notamment :
- Des éléments de patrimoine protohistorique, correspondant principalement à des menhirs, des zones de fouilles archéologiques et des ruines anciennes. Un inventaire archéologique est actuellement en cours dans le Pays Basque pour recenser ces éléments de patrimoine, en appui de la DRAC.
- Des éléments de patrimoines religieux ou liés à l’histoire du territoire, notamment des chapelles, des églises, des forts, des arènes ou des châteaux qui ont des architectures très riches et diversifiées (matériaux, hauteurs, formes et détails).
- Des tissus villageois de qualité, labélisés Plus Beaux villages de France : Saint-Jean- Pied-de-Port. Certains autres villages ne sont pas nécessairement protégés, mais dégagent une qualité patrimoniale, notamment par la présence de fortifications anciennes, de rues commerçantes typiques ou de maisons historiques conservées. - De nombreux dispositifs existent sur le territoire :
- des Monuments Historiques et leur périmètre de protection (la liste des Monuments Historiques est disponible en annexe),
- des Sites patrimoniaux remarquables : un SPR est à l’étude sur le territoire de Saint- Jean-Pied-de-Port.
- des sites classés et des sites inscrits,
- des zones de présomption de prescription archéologique,
- des monuments classés UNESCO avec leurs zones tampon, notamment la porte Saint Jacques à Saint-Jean-Pied-de-Port.4.3 Patrimoine du quotidien
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Carte des dispositifs de protection du patrimoine bâti et paysager (Source : Atlas des patrimoine culturel, CAPB, UNESCO, atopia
Les maisons basques
Dans l’histoire et l’héritage basque, la maison, « Etxe » s’impose dans le paysage, avec deux styles de maisons :
• à pans de bois qui se caractérise par une façade à pignon sur rue d’un ou deux étages avec des fenêtres à croisées, s’appuyant sur un bandeau transversal mouluré.
• en pierre, principalement de style Renaissance, réservée aux plus fortunés, présente des caractéristiques quasi-identiques à la différence que les encadrements de portes et fenêtres sont en pierre jaune de Mousserolles.
Jusqu'au Moyen Âge, la maison bloc à salle unique, en pierre, en pisé ou en bois, est présente sur les trois provinces historiques du Pays Basque, au même titre que la maison tour et les bâtisses en pierres sèches couvertes de lauzes. En fonction des provinces, plusieurs styles de maisons se distinguent les unes des autres.
En fonction des provinces historiques, l’architecture évolue d’un bout à l’autre du territoire. Ainsi, le modèle architectural du Labourd est différent de celui de la Basse Navarre et de la Soule.PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 30
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Situé en Cize, Baïgory et Ostabarret, qui se traduit par une façade enrichie d'une porte centrée en plein cintre, en pierres appareillées et à claveaux surélevés. En dépit de la complexité de sa topographie, morcelée par les reliefs et les vallées, le secteur, qui correspond au sud de la Basse Navarre, présente une remarquable cohérence architecturale. Des maisons-blocs* massives abritent sous un même toit le logement des hommes et celui des animaux, les récoltes et le fourrage, ainsi que tout le matériel nécessaire à la vie de l’exploitation.
Quelques exemples de maisons situées en Basse Navarre (atopia)SR TN,
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Volume "à deux eaux" :
L'architecture est fortement orientée,
sa proportion rectangulaire
privilégie fortement la façade
principale située en pignon*. Les
façades latérales sont peu percées,
et de manière irrégulière.
Le volume " à quatre eaux " tend à la
compacité. Son plan se rapproche du carré, et
son volume du cube.
La façade principale se reconnaît à ses
percements, à sa position par rapport aux
accès plus qu'à sa place sous le toit. La
disparition des fonctions agricoles ne remet
pas en cause l'organisation tripartite de la
facade.
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façades latérales sont percées plus largement
que celle des maisons "à deux eaux", parfois
avec régularité.
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Schémas de l’habitat traditionnel en Basse-Navarre (Source : CAUE)
L’appropriation de l’Etxe dans les constructions contemporaines : le style Néo-Basque
Au début du XXe siècle, l’essor du tourisme de luxe a donné naissance à un courant régionaliste duquel est issu le style Néo Basque. Les façades sont identiques au l’etxe traditionnelle, principalement labourdine et jouent avec de nombreuses combinaisons : multiplication des décrochements de l’avant corps, superposition d’étages et asymétrie des toits. Cette architecture s’inspire des éléments traditionnels : sablières, pans de bois souvent factices, en ciment et les balcons deviennent de simples éléments de décors. Plusieurs évolutions de l’Etxe apparaissent, notamment le style « cantabro-aquitain », couvert de tuiles, en Navarre et au Labourd, et le modèle « pyrénéen », couvert d'ardoises, en Soule. D’autres changements apparaissent, l’ossature de bois des maisons se recouvre d’un enduit imitant la pierre et les fenêtres seront entourées d’un cadre en bois mouluré avec des garde-corps en fer forgé. La maison basque perd progressivement sa fonction rurale pour tendre vers un style néo-basque, puis par la suite en maisons labourdines banalisées. Le style l’etxe est si fort qu'il n'arrive pas, ou très peu, à être véritablement renouvelé sur le territoire.
Maisons collectives et individuelles à Ascarat (source : atopia)4.4 Patrimoine jacquaire et patrimoine mondial
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Le cayolar
Les cabanes d’estives sont le lieu d’habitation des bergers durant la période estivale de pâture en haute montagne. Elles permettent de regrouper le troupeau dans des enclos construits à proximité et sont le lieu de la fabrication des fromages. Ces cabanes sont nommées « cayolars » en basque et « cuyalas » en béarnais et présentent des particularités suivant les territoires. Le lieu de leur implantation est choisi avec attention, elles sont souvent construites sur un replat ou en surplomb, en dehors des couloirs d’avalanches ou adossées à un bloc erratique, ou une falaise en guise de protection. Les cabanes d’estives et les enclos sont implantés à la croisée de différents parcours de pâturage. Ces cabanes ont récemment dû s’adapter aux nouvelles normes encadrant la production de fromages, et offrir le confort attendu par la nouvelle génération de bergers qui assure la transhumance estivale en famille. Les récents projets de réhabilitation s’appuient sur une énergie solaire intégrée pour alimenter les besoins quotidiens en électricité.
Quelques cayolars en montagne Basque (Source : atopia)
La borde
Dans l’ancien haut allemand, borda signifie planche. Dans les textes français anciens, la borde désigne une métairie. Le bordier est un tenancier qui exploite un bien, moitié pour lui, moitié pour le propriétaire. Ce modèle évoluera à la Révolution française, vers une indépendance en faveur des exploitants qui deviendront propriétaire de leur terre. La borde est historiquement une construction éloignée du village et de la maison, modeste et simple. Elle sert à garder les troupeaux, les récoltes, le foin, la fougère et autres denrées. Ainsi, sa forme reste rudimentaire, assez basse et longue, dans des matériaux locaux.
La bastide : une forme remarquable d’habitat
Cette forme apparût au XIIè siècle et répondit à des nécessités d’ordre démographique, commercial, voire stratégique. Les bastides étaient construites sur un plan régulier avec une place centrale réservée aux échanges et au négoce. Il existe quelques modèles de bastides encore bien préservés sur le territoire, c’est notamment le cas de Saint-Jean-Pied-de-Port.
Le territoire Sud Basse Navarre est traversé par de nombreux chemins jacquaires. Associées à cette histoire, le territoire dispose de deux composantes inscrites au patrimoine mondial au titre du Bien « Les chemins de Saint Jacques de Compostelle ».Done ges
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PLUIi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet - CC 21/06/2025 33
33
Composante Porte Saint Jacques. Cf SPR St Jean Pied de Port. Le périmètre zone tampon concernant cette composante a été intégré dans l’étude de délimitation du périmètre SPR. La commune de Saint Jean Pied de Port est en train de rédiger le plan de gestion local associé au périmètre zone tampon,
Composante section de chemin « Aroue-Ostabat ».
Il est fréquent de rencontrer le long d’un chemin, au bord d’un champ ou à un croisement de petites routes dans les collines des croix, ou des vierges. Si c’est le cas dans tout le Pays Basque, ces signes religieux sont encore particulièrement nombreux sur ce territoire. Leur présence est accentuée par la singulière visibilité des églises et chapelles au coeur des bourg et/ou sur les crêtes, ou isolées dans un vallon (chapelle d’Harambeltz). Il y a une sorte de mise en scène des signes religieux dans ces paysages, de telle manière qu’ils accompagnent encore fortement la vie quotidienne des habitants.
La dynamique agricole sur le territoire permet de relever plusieurs constats sur la pérennité de certaines pratiques et traditions, ainsi que le maintien des paysages. Tout d’abord, il est observé globalement une diminution des surfaces agricoles utilisées des moyennes et grandes exploitations, plus ou moins fortes sur certains secteurs. De plus, en parallèle, il est intéressant d’observer une diminution du nombre de moyennes et grandes exploitations entre 2010 et 2020, proportionnellement au phénomène observé sur les Surfaces Agricoles Utiles.
Dans les années 50 à 90, la hausse de la mécanisation et la mise en place de la PAC amènent les agriculteurs à produire davantage pour avoir un meilleur rendement dans leur production. De nouvelles cultures font leur apparition, les céréales se développent, notamment le maïs, les parcelles s’agrandissent et les motifs végétalisés qui délimitaient autrefois les tracés parcellaires disparaissent ou s’effacent dans un enfrichement végétal.
La haie dans le paysage assure plusieurs rôles fondamentaux dans le paysage : une protection contre les vents, une diminution des écoulements de pluies, des abris et une ressource alimentaire pour la petite faune, les insectes et les oiseaux. Elle constitue également une source d’énergie renouvelable, notamment pour la production de bois d’œuvre et de bois de chauffage. La régression de ce motif impacte fortement les paysages et tend également à banaliser les compositions paysagères. Outre la haie, ce sont également les clôtures (muret, etc.) qui sont menacées. Elles jouent un rôle culturel très ancien car elles permettaient autrefois de délimiter les propriétés.Exemple d'évolution agricole sur l'unité
paysagères « Coteaux composites »
Source : atopia
; Polyculture et polyélevage
: Boisements
Î Ferme ancienne
Î Arbres isolés
Alignements
d'arbres
{Apparition de boisements :
; enfrichement agricole
: Développement de nouveaux
bâtiments agricoles
Simplification du
parcellaire et des
motifs agricoles
Apparition de nouvelles
exploitations :
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 34
34
Sur les photos aériennes ci-après, on constate un enfrichement sur des secteurs où la haie était autrefois présente, notamment les espaces de pentes douces. L’agrandissement des parcelles a conduit à cet effacement des motifs bocagers, jusqu’à faire disparaitre quasi- totalement les haies et les arbres isolés par endroits.
É volution du paysage agricole près de Armendarits en Basse-Navarre (Source : Géoportail)RSR
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PLUIi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet - CC 21/06/2025 35
35
Depuis les années 80, l’élevage semble avoir considérablement évolué. On peut deviner cette évolution importante par la progression du socle boisé sur le territoire, notamment dans les zones de montagne : plus la forêt gagne du terrain, plus l’élevage semble avoir diminué. Toutefois, l’élevage est une activité qui semble se pérenniser à partir de 2010 sur certains secteurs du territoire. En effet, l’augmentation des espaces de fourrage depuis 2010 renforce l’idée d’un développement / une stabilité en faveur de l’élevage, tout comme l’augmentation des surfaces de prairies permanentes et des estives/landes. Tandis que l’élevage de brebis semble être maintenue dans le Pays Basque, on constate que l’activité de transhumance diminue de plus en plus, devenue trop contraignante dans certains cas. L’activité bovine diminue également considérablement contrairement à l’activité caprin qui augmente beaucoup.
L’abandon de ces pâturages et fougeraies est à la fois lié au changement de pratiques, mais aussi au déclin de l’activité pastorale, et a pour conséquence la fermeture progressive des paysages des montagnes sur toute la frange ouest où le relief commence à être accidenté. L’enfrichement et la dégradation des couverts végétaux augmentent les risques de glissements de terrains et d’incendies. L’évolution des pratiques a également conduit à l’abandon de l’entretien des réseaux de haies, à leur disparition et à une simplification du paysage agricole. Certains secteurs du territoire sont plus sujets à la fermeture paysagère, au regard de l’évolution de l’élevage et de l’évolution du socle boisé (évolutions positives et négatives observées), permettant ainsi de faire état des zones davantage fermées et des zones davantage ouvertes. Les paysages de la vallée des Aldudes et des montagnes à Bidarray sont particulièrement fermés. A Banca par exemple, on constate une très grande augmentation des surfaces de boisements sur les pentes.
Au XXe siècle, la vigne était répartie sur l’ensemble des versants. Aujourd’hui, la vigne n’est présente que sur les hauteurs des coteaux, notamment en réponse à la charte pour l’AOP Irrouléguy. Ainsi, les pieds des pentes se sont enfrichés par un épais socle boisé, fermant le paysage. Des cabanes de vignes témoignent encore de la présence de cette activité.”. Source : RGA Agrest 2010-2020, données EHLG, OCS 2015-
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Evolution du socle boisé et entretien parle Dynamiques liée à l'élevage (2010-2020)
pâturage (1950-2020) CI Augmentation de l'élevage (brebis,
EM Pelouses et prairies pâturées chèvre)
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EM Zones fermées : artificialisation, C2] Diminution de l'élevage
boisement, boisement clairesemé,
densification, enfrichement
EM Zones ouvertes : coupe, défrichement,
forêts disparues
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 36
36
É volution du paysage agricole à Banca de 1950 à 2022 (Source : Géoportail)
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PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 37
37
Évolution du socle boisé (atopia, CPIE littoral, CAPB)2.Paysage et changement climatique
Aléa feu de forêt
Risque feu de forêt
Très faible Faible Moyen Très fort
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Enjeux Moyen Très faible Faible
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Très faible
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EM Très fort ne
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 38
38
Le risque d’incendie, accru par l’augmentation des épisodes de sécheresse, est une préoccupation majeure sur le territoire notamment dans les zones de montagnes et quelques secteurs sur le littoral. Ce phénomène s’intensifie à mesure que les températures augmentent et durent sur des longues périodes. Les incendies impactent beaucoup les paysages et la biodiversité́ en modifiant le socle boisé.
Carte du risque feu de forêt à l’échelle de la commune (Source : Plan Départemental de Protection des Forêts Contre les Incendies pour le département des Pyrénées-Atlantiques). . F ne V'
RISQUES D'INONDATIONS 1 Source : Géorisques (2022), atopia
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M Zones potentiellement sujettes aux débordements de nappe
M Zones potentiellement sujettes aux inondations de cave | AN
# Territoire à risque important d'Inondation
# Territoire à risque moyen d'inondation
B Surfaces hydrographiques
3.Évolution urbaine
3.1 Historique de l'urbanisation et des infrastructures
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 39
39
Les inondations sont très fréquentes sur le territoire, elles font partie de l’histoire. Les populations locales ont toujours vécu avec elles, notamment à travers l’utilisation de fossés avec des systèmes de canaux qui drainaient et évacuaient le surplus d’eau. Aujourd’hui, les inondations sont plus fréquentes et intenses, notamment celle de 2014 qui a fortement impacté le territoire. Du fait des inondations, les formes des cours ont beaucoup évolué́ ces dernières années.
Les Nives et la Bidouze sont les cours d’eau les plus concernés par les inondations.
• La naissance d’un paysage à l’habitat disperséPLUIi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet - CC 21/06/2025 40
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Les premiers habitats semblent s’être établis individuellement ou en très petites unités sur des terres fertiles et aux pentes bien exposées. Les nouvelles maisons se sont groupées autour des anciennes, constituées par les premières familles pour former des hameaux. La création progressive de maison en dehors du noyau initial, sur les terres indivises de la communauté́, par les cadets des familles, a donné́ naissance à des hameaux à l’habitat dispersé. Ces hameaux se sont transformés en quartiers au fil du temps. C’est au XVe et au XVIe siècles que se sont constitués véritablement les villages regroupés autour de l’église, du cimetière, du fronton et de la mairie.
• Les é volutions des années 70 jusqu’aux années 90
Les développements urbains des années 70 jusqu’aux années 90 furent les plus importants et les plus morcelés sur le territoire. Il est intéressant d’observer plusieurs vagues d’évolutions en périphérie des structures urbaines principales, jusqu’à modifier les typo-morphologies des villes et des villages. C’est notamment le cas de Saint-Jean-Pied-de-Port.
• Les é volutions aprè s les anné es 1990
Depuis ces vingt dernières années, l’urbanisation a considérablement évoluée, du fait de la pression urbaine exercée par le littoral notamment. Cette situation se ressent par les habitants du territoire, qui peinent de plus en plus à se loger, du fait d’une augmentation importante du prix du foncier. Cette difficulté pour se loger entraîne de fait des nouveaux projets de logements, qui sont peu qualitatifs dans le paysage. Un modèle de maison individuelle a fait son apparition dans le paysage, sous forme de regroupement de maisons, en milieu de parcelle, et alignées face à la rue. Au-delà des caractéristiques architecturales qui ne sont pas respectées (perte de la volumétrie traditionnelle), ces nouvelles constructions s’intègrent difficilement dans le paysage : front urbain visible de loin, clôtures de haut mur ou de thuya.
Cette multiplication des projets de nouveaux logements individuels à l’extérieur du bourg déqualifie profondément le paysage, notamment aux abords des pôles principaux et intermédiaires. C’est le cas des abords de Saint-Jean-Pied-de-Port à Ascarat où le paysage est fortement marqué par des bâtiments agricoles récents, et des bâtiments d’activités industrielles et commerciales. Les toitures sont très visibles dans les paysages, et se démarquent de loin par leur texture et leur couleur, parfois criardes. Les développements urbains à partir des années 2000 vont particulièrement marquer le paysage sur l’ensemble du territoire, avec un tissu diffus «en nébuleuse» qui donne une impression de paysage habité permanent.M tache-batie-1930
DM tache-batie-1950
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M tache-batie-2010
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- Liaison secondaire
— Liaison principale
et régionale
Zone de végétation
© DYNAMIQUE URBAINE Source : atopia, données foncières MAJIC 2022
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PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation —1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 41
41
Secteur aggloméré ayant fait l’objet de développements urbains importants dès les années 1970 à nos jours (fichiers fonciers MAJIC, atopia)PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 42
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Le village de Saint-Jean-Pied-de-Port
a été fondée au XIIe siècle et a fait
partie du royaume de Navarre, dont
la capitale était Pampelune. Au pied
des Pyrénées, sa position était
réfléchie pour veiller à la fois sur le
Nord du territoire, et sur les
frontières avec le royaume de
France.
Sur la carte d’Etat-Major, on
constate que la ville était un bourg
imposant, à la croisée de plusieurs
axes stratégiques de
communication. Le tissu était
continu le long de la Rue de la
Citadelle, et davantage lâche le long
de la route d’Uhart. Cette
urbanisation s’articulait autour de la
citadelle, et le long de la Nive. De
nombreuses habitations,
principalement des fermes, étaient
dispersées un peu partout dans le
En 1950, le village devient
ville, et commence à
s’étendre relativement
lentement contrairement à
la moyenne des
développements urbains à
cette même époque en
France. Les habitats le long
des axes commencent à se
développer, pour former
des continuités urbaines le
long des voies. Les espaces
entre les différents bras des
cours d’eau se densifient.
En 2022, la configuration
urbaine est diffuse avec des
regroupements ici et là
d’opérations de logements
individuels et de zones
d’activités. Cette étendue
urbaine génère dans le
paysage un sentiment
d’oppression, le bâti semble
omniprésent. Les entrées de
villes sont dégradées par la
minéralisation et des zones
enclavées, fermées de hautes
clôtures et de façades en
taules et en acier. Les
parcelles agricoles semblent
identiques à celles des années
1950 , tout comme les motifs
de haies et de boisements,
ainsi que la ripisylve des cours
d’eau, toujours aussi dense.
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PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 43
43
La Nive à Saint-Jean-Pied-de-Port en 1884
(Delcampes.net)
La Nive à Saint-Jean-Pied-de-Port en 2022
(atopia)
La présence de l’homme sur
la commune des Aldudes est
historiquement ancrée dans
le fond de la vallée du même
nom. Comme beaucoup de
villages sur ce territoire, sa
forme est celle d’un village-
rue, contraint par le relief et
l’hydrographie. S’y étendent
des maisons, des moulins et
des zones de pêches.
Quelques autres habitations
s’égrènent sur les pentes.
Dans les années 50, le
bourg ne semble pas avoir
évolué et reste figé dans le
temps. Les fonds de la
vallée et les zones de pentes
sont peu végétalisés,
probablement utilisés par
les locaux pour l’exploitation
de certaines ressources,
telles que le bois et les
fougères. Plusieurs chemins
se dessinent sur la photo
aérienne, par des fils blancs
sur un nuancier de gris,
permettant d’accéder aux
zones d’estives.
Aujourd’hui, en 2022,
l’urbanisation reste discrète
et harmonieuse dans ce
paysage abrupt, toujours
présente le long de l’Aldude.
Les maisons ne semblent
pas habitées, le bruit de
l’eau domine, et les anciens
moulins dorment sur les
berges. Les ponts
permettent d’observer le
parcours de l’eau tandis que
les versants couverts de
fougères renforcent la
sensation d’une vallée de
montagne.
1950 1850 20203.2 Des nouvelles constructions dans le paysage
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 44
44
• Impact des nouvelles constructions sur le paysage
- L’étalement urbain
Le phénomène de développement urbain à partir des années 1960-
1970 est issu de la progression des surfaces urbanisées à la
périphérie des villes et des villages. Cela concerne l'habitat, en
grande partie des maisons individuelles, mais aussi de nombreuses
entreprises qui nécessitent de grandes surfaces et parmi elles, des
centres commerciaux.
L’étalement urbain génère des tissus bâtis dont la forme paraît
irrégulière, sans caractère patrimonial. Ce phénomène atteint des zones de plus en plus éloignées des centres urbains ce qui est certes discutable sous l’aspect d’un développement durable sur le territoire. Cet étirement de l’urbanisation amène deux constats sur le paysage :
▪ Une déformation des typologies villageoises traditionnelles,
▪ Une perte de lisibilité sur les entrées et les sorties des villes et des villages, ▪ Un impact paysager sur les seuils urbains et naturels.
- Le mitage urbain
Le mitage urbain est représenté par un tissu diffus et éclaté, en dissonance avec les codes architecturaux traditionnels d’implantations et de compositions architecturales. C’est un tissu récent, issu des années 1990 à nos jours, différent de l’implantation traditionnelle urbaine « en quartier » que l’on retrouve historiquement sur le territoire.
- Des implantations sur les lignes de crêtes
Des nouvelles constructions s’étendent sur les hauteurs, notamment sur les lignes de crêtes, déqualifiant les perceptions visuelles dans le paysage. Deux constats apparaissent pour ces constructions : elles ferment les points de vue depuis les lignes de crête, et dégradent les perceptions depuis les points bas.
Différents types de tissus diffus et discontinus (atopia)PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 45
45
• Des modèles contemporains ne reprenant pas les styles architecturaux traditionnels
De nombreuses opérations des années 2000 et 2010 sont implantées et conçues selon un modèle standardisé de maison individuelle, en milieu de parcelle, délimitée de clôture et de haies ornementales (thuya). Les volumes des bâtis ne sont plus les mêmes.
• É volution du bâ ti agricole
L’évolution des pratiques conduit également à l’abandon de granges, bordes ou cabanes pastorales trop éloignées des routes carrossables, et inaccessibles pour une activité agricole, ou encore à l’abandon de murets en pierre. Outre l’abandon du bâti et donc une érosion du patrimoine agricole construit, on constate également un développement de nouvelles constructions agricoles qui ne correspondent pas aux codes architecturaux et urbains traditionnels de la montagne basque.
Beaucoup de cayolars sont aujourd’hui à l’abandon, car elles n’ont plus vocation à être utilisées dans les activités d’élevage. Ces cayolars ne sont pas protégées, sur le territoire et tombent souvent en ruine. Certains cayolars ont fait autrefois l’objet de rénovation qui ne respectaient pas nécessairement les codes architecturaux en vigueur, ni les matériaux et les pratiques artisanales : toits en taule, etc. Les savoirs faire pour tailler et poser la pierre ne sont plus suffisamment valorisés pour les rénovations.
La pierre dans la montagne est un marqueur identitaire fort. Les paysans allaient notamment autrefois récupérer des pierres dans la montagne qu’ils taillaient sur place afin de les utiliser pour les roues des moulins.
Paysage de vigne à Ascarat (atopia, Delcampe.net)LUE sh #6
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PLUIi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet - CC 21/06/2025
46
Le territoire du PLUi Sud Basse Navarre s’inscrit dans un paysage aux multiples facettes, entre montagnes, collines, plaines et vallées. Cette richesse des structures et des formes, liées principalement au relief et à l’hydrographie, amène un paysage remarquable constitué de coteaux viticoles, de villages urbains préservés, d’étendues de prairies pâturées, de pentes recouvertes de fougères, des fonds de vallées pâturées, de cours d’eau encaissés.
Toutefois, ce paysage, structuré et entretenu par les pratiques agricoles et sylvicoles du territoire, est vulnérable à certaines évolutions, notamment la régression de l’élevage et la diminution de cultures patrimoniales, l’enfrichement des zones intermédiaires et des pentes, la diminution de certaines pratiques culturelles telles que l’ écobuage ou la fauche de la fougère, et la fragilisation du patrimoine bâti par la vacance de logement et les nouvelles constructions contemporaines.
Afin d’identifier les enjeux, un atelier spécifique s’est tenu en avril 2022 et a aidé à leur identification. Les participants ont fait ressortir plusieurs problématiques et besoins, par ordres de priorité, à traiter sur le territoire. Les problématiques sont principalement associées à des pressions anthropiques : tourisme, urbanisme, emplois, etc.
Par secteur géographique, l’attachement des participants au territoire est évalué ainsi que les éléments identitaires. Ces ateliers ont permis également de verbaliser et analyser les enjeux paysagers mais aussi de se projeter avec des actions proposées par les participants.
La définition des enjeux s’est faite à partir des trois secteurs « pilotes », à savoir le littoral, la montagne et les plaines/collines. Pour le PLUi Sud-basse Navarre, seul les secteurs plaines/collines et montagnes sont concernés. Ce séquençage permet une meilleure définition des enjeux qui, pour certains, sont spécifiques à certains paysages et d’autres sont davantage transversaux.
Au cours de ces ateliers, plusieurs thématiques ont émergé, faisant état des enjeux les plus évidents et marquants pour les participants. Ainsi, après traitement des différentes suggestions proposées en ateliers, les thématiques principales sont les suivantes :
• L’urbanisation ;
• L’agriculture ;
• Le développement local (les ressources) ;
• La forêt et plus largement la biodiversité ;
• L’eau ;
• La mobilité.PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025
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Le tableau suivant restitue l’ensemble des enjeux et problématiques énoncées lors des ateliers.
MONTAGNE
URBAIN Difficulté à maintenir et préserver le bâti traditionnel, notamment de grands volumes tel que les châteaux et les grandes fermes
Des constructions nouvelles qui ne respectent pas les codes anciens
Une banalisation des paysages urbains par des nouvelles opérations urbaines standardisées
Un attachement culturel au patrimoine bâti (etxe, cayolar)
DÉVELOPPEMENT LOCAL Un effet de saisonnalité touristique très fort : très fréquenté en été et très vide en hiver
Perte de l’utilisation des ressources de la montagne : fougère, forêt, pierre..
Des ZAE en second plan dans le paysage, peu intégrées
FORÊT La forêt comme ressource économique à réactiver
Une dynamique sylvicole questionnée
Une gestion des espaces de forêt à conforter et à renforcer (renouvellement des peuplements, défrichage..)
Des sites et des outils bien souvent pas assez valorisés
BIODIVERSITÉ Une biodiversité parfois insuffisamment valorisée
MOBILITÉ Des mobilités carbonées, peu de réseaux de transport en communs et des flux qui convergent vers la cote
AGRICULTURE Fragilité au niveau de l’agropastoralisme et un enfrichement des pentes
Modification et évolution du bâti agricole
Des pratiques qui régressent : écobuage
Préserver et réemployer les pratiques anciennes (écobuage, transhumance)
Un conflit d’usage entre les usagers de l’itinérance douce et les éleveurs
Régressions des paysages de vignes, d’élevage et de haies2 Approche thématique des enjeux
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 48
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THÈMES CONSTAT ENJEUX
L’URBANISATION
Le caractère des centres villes, villages et
bourgs tend à se banaliser et à se minéraliser :
utiliser un vocabulaire simple mais de qualité
afin de recomposer les espaces publics ?
Maintenir les arbres notamment ?
La mise en valeur des espaces
publics et la préservation des
arbres dans la ville
Le maintien des coupures d’urbanisation
agricoles et forestières est importante pour
préserver la qualité du territoire, notamment
secteur Seignanx. Il faut par ailleurs éviter la
fragmentation de ces espaces.
La maîtrise du développement
urbain
Un patrimoine urbain délaissé, notamment
dans les centralités villageoises, avec un taux
de vacance pouvant être important, qui
entraine de fait une dégradation du patrimoine
vernaculaire
La redynamisation des centre-
bourgs afin de maintenir la
qualité architecturale des bâtis
et des lieux
De nouvelles constructions aux architectures
contemporaines souvent déqualifiantes et peu
respectueuse des paysages, notamment aux
abords des villes mais aussi sur le littoral,
manifestée par une grande hétérogénéité des
constructions.
La banalisation paysagère et
urbaine issues des
développements urbains
récents
Des entrées de villes déqualifiées par du bâtis
récents, des zones d’activités économiques et
commerciales. Des seuils sans transition et peu
traités par des aménagements paysagers.
L’intégration des seuils urbains
dans la valorisation des bourgs
Des développements urbains le long de
certains axes qui modifient les typologies
villageoises traditionnelles et dégradent les
franges et les seuils urbains.
La diffusion urbaine et
l’étalement urbain le long des
axes principaux
Certains développements urbains se traduisent
par un tissu diffus et morcelé, déqualifiant les
vues sur le paysage, en particulier sur les
pentes et les lignes de crêtes.
Le développement d’un tissu
urbain diffus et morcelé dans le
paysage
Un patrimoine de bordes, de cayolars et de
motifs vernaculaires difficilement localisable
liés à la montagne qui sont insuffisamment
valorisés et en friches pour quelques-uns.
La visibilité du patrimoine
vernaculaire en montagne
Le faible développement des mobilités
alternatives vers l’intérieur du territoire rend
dépendant l’usage de la voiture et favorise des
paysages carbonés et bruyants
Les réseaux de mobilité douces,
viaires et les transports
collectifs pour connecter le
territoirePLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 49
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THÈMES CONSTAT ENJEUX
L’AGRICULTURE
La simplification agricole s’est intensifiée, du
fait notamment du remembrement parcellaire
d’après-guerre et de la mécanisation. La quête
au rendement contraint certains cultivateurs et
éleveurs jusqu’à effacer totalement les motifs
agricoles traditionnels.
Les mosaïques des motifs
agricoles traditionnels de
bocages, de prairies et d’arbres
isolés
Le retournement de prairies au
profit des grandes cultures
La monoculture tend à réduire la biodiversité,
et la qualité paysagère mais également à
réduire l’autonomie alimentaire du territoire et
à fragiliser la ressource en eau. Afin de
réactiver un processus agricole en faveur de la
biodiversité, il est important de diffuser une
large diversité des cultures et des élevages,
notamment aux abords des secteurs délaissés
(abords des cours d’eau).
La diversification des cultures
agricoles et le détachement des
monocultures céréalières
L’écosystème agro-sylvo-pastoral pyrénéens
est fragile aux changements climatiques et aux
changements de pratiques qui se sont opérées
ces dernières décennies. Le changement de
gestions des zones intermédiaires en tant que
ressource ou réservoir de biodiversité entraine
l’enfrichement de certains espaces.
L’équilibre agro-sylvo-pastoral
et les systèmes d’étagements
La fin du régime des quotas laitiers en 2015 a
participé à la déprise pastorale du secteur,
entraînant de l’enfrichement ou au contraire du
déboisement. Cette fermeture des milieux a
également entrainé une inadaptation et une
fragilité des troupeaux, notamment dans les
zones intermédiaires, qui interroge sur de
nouvelles pratiques d’élevage et d’écobuage et
le lien culturel de l’homme et la montagne
La reconquête et la réouverture
des zones intermédiaires et des
espaces de pentes fermées
La réactivation de l’élevage
pour limiter les risques
d’incendiesPLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 50
50
THÈMES CONSTAT ENJEUX
LA FORÊT ET
LA
BIODIVERSITÉ
Les systèmes bocagers de
haies, riches et denses,
constituent historiquement
une ressource écologique non
négligeable
La réintroduction des haies bocagères et des
motifs associés au système bocager
Un paysage forestier,
ressource économique et
support culturel, fragilisé par
un manque de gestion et
d’entretien (problématique
des propriétaires privés et
publics)
Une gestion et une valorisation des domaines
boisés publics
Une gestion à mieux coordonner et impulser
dans domaines boisées privés
Les secteurs de landes à
ajoncs et les secteurs de
fougères sont menacés, la
ressource de la fougère est
sous-exploitée.
Les secteurs de landes à ajoncs et les secteurs
de fougères menacés, la ressource de la fougère
est sous-exploitée
Les systèmes bocagers de
haies, riches et denses,
constituent historiquement
une ressource écologique non
négligeable
La réintroduction des haies bocagères et des
motifs associés au système bocager
Le renouvellement des
espaces forestiers est peu
réalisé aujourd’hui,
notamment sur les espaces
de montagne avec les
hêtraies, conduisant à un
enfrichement forestier des
milieux ouverts, du bois mort
à l’abandon, des coupes rases
sur les pentes
Le renouvellement des sujets végétaux pour
réactiver, entretenir les forêts et participer à sa
transition face aux changements climatiquesPLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 91
51
Des espaces naturels variés,
de grande qualité( faune et
flore)et supports de paysages
. Face à la dilution des
espaces urbains sur le
territoire, ces espaces
naturels peuvent être fragilisé
et fragmentés.
Le maintien et la protection des milieux naturels
ainsi de la faune et de la flore :
- Encadrement de la production de bois
d’œuvre et de bois énergie pour respecter la
biodiversité et développer une filière durable
( éviter les coupes rases notamment)
- L’adaptation voire le soutien aux pratiques
agricoles favorisant des cultures riches en
biodiversité
- L’encadrement de la fréquentation des
milieux naturels les plus fragiles via des
conditions d’accès
- L’identification des zones à enjeux
patrimoniaux afin d’attirer l’attention des
maîtres d’ouvrage lors d’éventuels travaux
pour ne pas détruire les patrimoines et les
paysages associés.
L’identification et la préservation des trames
vertes et bleues et des corridors écologiques
- La reconquête de corridors écologiques pour
des projets de requalification
- L’application du premier lieu d’évitement puis
la réduction de la fragmentation des habitats
Face à la vulnérabilité des
milieux naturels et de la
ressource en eau, il est
important de réduire les
impacts sur les écosystèmes
- Le rôle de puits de carbone que jouent les
espaces de prairies, forêts, landes, zones
humides
- La reconnaissance du rôle de climatiseurs
naturels des cours d’eau ( Adour, Nive et
leurs bartes……)
- La reconnaissance de l’importance des
barthes, prairies humides comme espaces
régulateurs des crues et de précipitations
violentes
- La reconnaissance des coupures
d’urbanisation comme îlots de fraicheur
indispensables aux espaces urbanisésPLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 52
52
THÈMES CONSTAT ENJEUX
EAU
Des pratiques, des
aménagements et des
entretiens des cours d’eaux et
de leurs abords parfois
inadaptés aux inondations, à
la hausse des températures et
aux sécheresse. Les systèmes
de barthes, de canaux et de
clapets témoignent de la
capacité de l’homme à vivre
aux abords de l’eau et sont
insuffisamment entretenus et
valorisés aujourd’hui
La réappropriation des cours d’eau face aux
inondations
L’ouverture des cours d’eau en vue
d’aménagement pour une réappropriation des
habitant
La ressource en eau a été
longuement exploitée, puis
délaissée. De nombreux
moulins et petits patrimoines
le long des cours d’eau
témoignent de l’intérêt
historique de la ressource en
eau.
La réappropriation du petit patrimoine lié à l’eau
Des risques inondations de
plus en fréquents La nécessité de préserver des zones tampon permettant à l’eau de divaguer et d’enclencher
une gestion coordonnées des cours d’eau
Des phénomènes de
sècheresse qui s’accentuent
et une raréfaction des
ressources en eau
L’accès à l’eau et pour quels usagesPLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation —1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 53
53
THÈMES CONSTAT ENJEUX
CHANGEMENT
CLIMATIQUE
Les activités agricoles et
sylvicoles peuvent être
garantes de la gestion et
de l’entretien des
paysages et des « puits de
carbone » et
« climatiseurs »
Le maintien d’une dynamique agricole de qualité,
garante de l’entretien et de la gestion des paysages :
- Le maintien d’une dynamique pastorale et
transhumante forte permettant d’entretenir les
prairies de montagne, les collines, les coteaux et
les fonds de vallées ( soutien aux activités,
reconquête des pâtures en zones intermédiaires)
- L’accompagnement de l’ensemble des activités
agricoles vers une adaptation aux changements
climatiques ( raréfaction des ressources en eau et
herbagères, évolution de la végétation et
diminution de la qualité nutritive de certaines
prairies
- L’encouragement aux activités agricoles qui
préservent et valorisent l’arbre dans le paysage (
arbres isolés, haies, bosquets) : élevage en plein
air, arboriculture, agroforesterie, etc.
La préservation et la
valorisation de l’ensemble
des massifs forestiers est
nécessaire l
- L’accompagnement de la gestion des massifs vers
une adaptation aux changements climatiques (
évolution de la végétation et remontée des
espèces)
- La redynamisation d’une filière sylvicole valorisant
la production de bois d’œuvre local, de bois
énergie et qui contribuent à gérer, entretenir et
préserver les forêts et la biodiversité inhérente.
Face à une dilution des
espaces urbains sur les
espaces naturels, agricoles
et forestiers, la
transformation des
espaces urbains est
posée : redonner une
place prépondérante aux
sols perméables, au
végétal.
- La valorisation des arbres, du végétal en pleine
terre dans les paysages urbains et de leurs rôles
multifonctionnels ( puits de carbone, ombrage,
ralentissement de l’écoulement et de l’infiltration
de l’eau)
- L’identification et la plantation d’essences
adaptées aux conditions climatiques locales et
fixatrices de carbone
- L’apaisement des flux de circulation et la
réduction de l’emprise des aménagements dédiés
aux autos,
Une banalisation des
paysages qui s’accentue
qui engage à conforter
l’expression de stratégie
de préservation et de
protection des paysages et
des patrimoine et qui ne
doit pas interdire le
développement des
énergies renouvelables
- La prise en compte et la préservation des sites
paysagers inscrits et classés, des paysages
urbains remarquables et du patrimoine protégé
vis-à-vis du développement des ENR
- La prise en compte et la préservation des points
de vue remarquables ou plus confidentiels, des
lignes de crêtes et des points émergeants vis-à-
vis du développement des ENR
- La prise en compte du caractère évolutif du
paysage littoral et de la dynamique naturelle
d’érosion du trait de côte et de montée des eauxF&
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 04
54
THÈMES CONSTAT ENJEUX
DÉVELOPPEMENT
LOCAL
Des ressources
naturelles et des
traditions riches mais
délaissées du fait
d’une perte
importante de
certains usages et
pratiques culturelles
(fougères,
écobuages, vergers.)
La réactivation des ressources paysagères dans ses
dimensions multiples et imbriquées
Un patrimoine
mémoriel
géomorphologique
riche insuffisamment
valorisé aujourd’hui
et qui se perd dans le
paysage.
Les carrières de
pierres de taille
modeste étaient très
présentes ; elles ont
peu à peu disparu au
profit de carrières
plus grandes et
l’apparition de
nouveaux matériaux
de constructions
L’exploitation des ressources du sous-sol (carrières)
témoin de l’histoire local et ressource sous-valorisée
Des friches
industrielles peu
valorisées entrainant
une perte du
patrimoine
économique du
territoire.
Un patrimoine de friches industrielles pour de nouveaux
usages et de nouvelles valorisations (quel potentiel de
devenir pour ces gisements fonciers et bâtis ?)
Des sites naturels et
un écrin paysager
d’exception fragilisés
et saturés par la
surfréquentation
touristique
L’impact de la sur-fréquentation touristique / la
saisonnalité sur les paysagesEXCEPTIONNALITÉS
DANS
LE PAYSAGE
Environnement
paysager
Secteurs
et
ou
sites
naturels
ou
semis
naturels
b
I
ayant
une
grande
valeur
patrimoniale
et
disposant
d'un
dispositif
de
protection
et
ou
de
gestion
Occupation
ayant
une
valeur
paysagères
et
écolo-
[.
giques
(boisements,
landes,
pâturage
et
prairies)
Patrimoine
culturel
Secteurs
protégés
par
un ou
plusieurs
dispositifs
—
du
patrimoine
bâti
(SPR,
MH,
UNESCO,
Sites
ins-
crits,
Sites
classés,
ZPPA)
Inventaire
du
patrimoine
:inventaire
participatif
©
du
patrimoine
bâti
en lien
avec l'élaboration
des
PLUI
(Soule, Amikuze,
Sud
Basse
Navarre)
©
Fronton
édifice non
protégé
le plus souvent)
Entités géographiques structurantes
=
Réseau
hydrographique
——
Lesitinérances douces
©
Les points de vues reconnus Parcelles agricoles patrimoniales : Irouléguy et Piment d'Espelette
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 99
55
Les paysages remarquables (atopia)SN LR RE
_?
Axes
de
diffusion
de
l'urbanisation
N\
Entrées de villes déqualifiées Risques
liés au changement
climatique
:
VS VV
re
«a
Zones avec des hauts risques d'incendie
-
A
Æ4
Saint-Palai
Zones soumises
aux aléas
inondation
M.
Enfrichement
et de fermeture
paysagère
(diminution
des pratiques d'entretien des forêts, des estives et des zones intermédiaires
en montagne)
NE
&-
on"
Orsanco
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larr
4
3
do
À
Diffusion de l'espace urbain sur les zones
naturelles et
se.
:
A,
agricoles, réduisant
les espaces de respiration
—
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Réduction de la diversité des culture et des motifs pay-
RCE
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sagers ( haie, bocage, arbre isolés, etc.) notamment
par
la diffusion de monocultures( notamment
maïs)
Mutations
urbaines fragilisant les formes
urbaines, les
codes architecturaux
et patrimoniaux
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Saint-Jean-le-Vieux
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Bussunarits-Sarrasquette
FN
CE
Menaces
de l'étalement urbain sur les espaces
naturels
et agricoles
AUSSurucq
Intégration
du potentiel éolien
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025 56
56
Les paysages menacés (atopia)" . FREE #1
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PAYSAGES REMARQUABLES À PRÉSERVER
1. LA VALORISATIONET LA PRÉSERVATION DU PATRIMOINE
MATÉRIEL ET IMMATÉRIEL
2. LA PÉRENNITÉ DES MOTIFS AGRICOLES ET
FORESTIERS FACE À TRANSITION CLIMATIQUE
3. LA PRÉSERVATION DES MILIEUX NATURELS DES PRESSIONS
CLIMATIQUES ET D'AMÉNAGEMENTS
Valorisation et préservation du patrimoine reconnu
Qualité architecturale et les formesurbaines des villages
EE traditionnels (centralité et architecture andenne)
LT Maintien et valorisation du patrimoine naturel protégé ( sion et préservation)
La pérennité des motifs associés au système
bocager et des milieux naturels / patrimoine
naturels protégés et emblématiques : prairies et
forêts
L'agriculture face au changement dimafique : tenton vis vis des Jes céréali
— La gestion et l'entretien des cours d'eau (Adour,
Nive, barthes..…) etl'adaptation aux inondations
À Saint-Martin-d'Arberoue
Saint-Martin-d'Arrossÿ
4 OUR À
RER RNCS f. D S o
pi de Tech 7 QU
BEA CC 75? , D sf 1
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Ed 11
APS “| CNW
RAT V'acnaroun tr NeRReR FU
PAYSAGES BANALISÉS À REQUALIFIER
1 LAREQUALIACATION DU BÂTI PATRIMONIAL ABANDONNÉ
2. LAREQUALIFCATION DU PAYSAGE URBAIN ET DES MOBILITÉS
3. LAREQUALIACATION DES FRICHES / SITES INDUSTRIELS ET
TOURISTIQUES
En La maitise du développement urbain
La maitrise de la voiture et la réduction des
mobiités carbonées
E Maitriser la dispersion de l'urbanisation etla
Intégrer la reflexion des vues et des zones
© daitudesetignes de crêtes dansles
développements urbains
—— _ Les réseaux de mobilité douce, viaire etles
transports collectifs pour connecter le territoire
Adivités économiques et sociales à repenser pour de
D mess ctranisaion (nausties, tourismes...)
TS Valorserles entrées de viles et de villages
PLUi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet — CC 21/06/2025
Méharin
ae BAUME
VULÉRABILITÉ ET PRESSIONS URBAINES ©
SITES URBAINS RECONNUS ET PROTÉGÉS 3
AIS DAS
LION OLA EES
LU NC phtSAGE COLLINNRE PÂTURÉ
er
Akay -Alçabéhéty-Sunharette
Y°. Lacarry-Arhan-Charritte-de-Haut
Pic des Escaliers
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R Eraizegagna -
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PAYSAGES FRAGILISES A REVALORISER
ETCONFORTER
L LA REVALORISATION DES PRATIQUES AGRICOLES POUR
MAINTENIR LES MILIEUX OUVERTS
2. 'ACCOMPAGNEMIENT DES PAYSAGES DANS
L'INTÉGRATION DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
3. L'ÉQUILIBRE D'UNE ACTIVITÉ TOURISTIQUE DURABLE
RESPECTUEUSE DES MILIEUX
4. LA VALORISATION DES CENTRALITÉS DE VILLES ET DE
VILLAGES
Périmètre resserré éolien : Autonomie
EE énergétique :le développement et l'intégration des
énergies renouvelables
en Laredynamisation des cœntre-bourgs et La valorisation
des espaces publics
L'entretien et la gestion des paysages par
l'agriculture et la La diversité des motifs agricoles
traditionnels de bocages, de prairies et d'arbres
isolés
57
57
Les enjeux paysagers (atopia)
Légende de la carte sur les enjeux paysagers (atopia)5
ù
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Eu Peecherrh, ch
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PLUIi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet - CC 21/06/2025 58
58
Ager : (nom latin) le champ. Ce mot est employé pour dégager l’ensemble des cultures. L’ager est un des éléments du triptyque saltus-ager-sylvus pour les phytolosociologue
Alluvion : Sédiment déposé par les cours d’eau.
Ambiance : Impression donnée par le milieu dans lequel une personne évolue. Les paysages peuvent évoquer des ambiances très marquées de l’ordre de la ruralité, de l’exotisme, de l’accueil, de l’austérité ou de la gaieté…
Aménité paysagère : Agrément d’un lieu ou d’un site, expression souvent associée à des aménagements d’accessibilité et d’équipement.
Artialisation : Processus artistique qui transforme et magnifie la nature au moyen de représentations artistiques, littéraires, picturales, photographiques.
Anthropisé/Anthropique : Anthropisé signifie modifié par les sociétés humaines, placé sous les effets leur influence, transformé par elles : aménagements, dégradations, exploitations des ressources, etc. Est anthropique un phénomène géographique attribuable à l'action des humains. Les deux termes dérivent de la racine grecque anthropos, signifiant l'Homme, l'espèce humaine.
Artificialisation : Le processus d’artialisation montre comment le regard paysager résulte d’une construction culturelle, historiquement datable (genre pictural paysager à partir du XVIe siècle) qui donne à voir le paysage, non par la simple juxtaposition d’éléments visuels épars, mais plutôt comme une structure d’ensemble, sorte de modèle paysager à usage de contemplation qui doit beaucoup aux codes culturels de la représentation artistique.
Ambiance : Impression donnée par le milieu dans lequel une personne évolue. Les paysages peuvent évoquer des ambiances très marquées de l’ordre de la ruralité, de l’exotisme, de l’accueil, de l’austérité ou de la gaieté…
Bassin versant : Surface dont les cours d’eau convergent vers un exutoire commun.
Banalisation : Processus par lequel un paysage perd tout caractère distinctif en raison de l’effacement de ses caractères singuliers. Ce paysage perd ainsi de son attractivité.
Belvédère : Lieu à partir duquel il est permis d’embrasser d’un coup d’œil une scène de paysage. Le terme s’apparente à point de vue ou panorama en incluant une dimension pittoresque.
Biodiversité : Variété des organismes vivants et des écosystèmes dans lesquels ils se développent.
Bloc diagramme : Représentation graphique d’un espace en trois dimensions permettant de synthétiser les informations du relief et de l’occupation des sols, exprimant les structures paysagères.
Continuité naturelle : Réseau des espaces qui assurent l’intégrité écobiologique d’un territoire
Continuité paysagère : Enchaînement de motifs dont l’intégrité assure la stabilité du paysage. Les ruptures de continuité par fragmentation ou effacement des motifs qui le composent entraînent la dégradation des paysages, voire leur disparition.
Conurbation : Ensemble formé d’une ville et de ses banlieues ou de villes et villages voisins réunis.
Corridor écologique (biocorridor) : Désigne un ou des milieux reliant entre eux différents habitats vitaux pour une espèce ou un groupe d’espèce.
Coteau : Versant d’une petite colline ou d’une vallée de faible ampleur mais bien marquée. Souvent utilisé pour décrire les versants assez raides portant des vignes ou des vergers.PLUIi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet - CC 21/06/2025 59
59
Corridor écologique : Un corridor écologique est un milieu trop petit ou trop étroit pour servir d'habitat aux espèces animales, mais leur permettant de se déplacer entre deux habitats (Clauzel, 2022). Ils peuvent exister naturellement ou être le résultat d'une action humaine volontariste afin de réduire les effets négatifs de la fragmentation écologique.
Délaissé : Espace abandonné, sans usage, en friche. Dans l’attente de nouvelles affectations, les délaissés urbains peuvent être l’objet de reconquêtes sociales et de projets de paysage.
Densification : Installation programmée ou spontanée de constructions supplémentaires dans un tissu urbain comportant des lacunes ou remplacement d’immeubles par des constructions élevées.
Densité : Rapport entre une quantité (nombre d’habitants, de logements…) et une surface (parcelle, quartier, commune, etc.).
Désenclavement / Enclavement : Action par laquelle est rompu l’isolement matériel, économique, social de territoires enclavés par le manque de dessertes, l’absence de moyens de communication ou par des coupures physiques naturelles ou créées par les constructions ou des infrastructures.
Diversité paysagère : Variété des configurations et des caractères des éléments du paysage ou de celui-ci dans son ensemble.
Déprise : La déprise est la diminution de l'intensité ou de l'extension d'une activité socio- économique dont les effets sont perceptibles dans l'occupation humaine de l'espace : déclin démographique et ses conséquences, paysages d'abandon, équipements obsolètes, etc.. Dans l'agriculture, il se traduit par l'abandon des terres ou la sous-utilisation de certaines parcelles (déprise agricole). Les friches, agricoles ou urbaines, sont les paysages caractéristiques de la déprise.
Élément/motif de paysage
Objet matériel composant les structures paysagères (bâtiment, arbre isolé…). Ils possèdent des caractéristiques paysagères, c’est à dire qu’ils sont perçus non seulement à travers leur matérialité mais aussi à travers des filtres historiques, naturalistes, sociaux (voir A. Roche – Éléments pour l’actualisation des Atlas de paysages).
Fragmentation paysagère : Résultat d'un processus de rupture et de morcellement de la continuité d'un paysage et de sa cohérence.
Friches : Les friches sont des terrains qui ont perdu leur fonction, leur vocation, qu’elle soit initiale ou non : friche urbaine, friche industrielle, friche commerciale, friche agricole. Laissées momentanément à l'abandon, ces surfaces peuvent fournir l'opportunité de repenser l'aménagement du territoire, tant dans les espaces ruraux qu'urbains.
Forme urbaine : Organisation associant la forme de l’espace public, les modes d’implantation et la densité des volumes bâtis, la répartition des fonctions. Le village, le lotissement, la ville constituée, sont des formes urbaines.
Fragmentation : La fragmentation d’un paysage se traduit à toutes échelles par la dégradation, l’interruption, la segmentation, la fermeture, l’occultation ou la disparition des motifs d’intérêt des paysages et de leurs enchaînements en continuités tant physiques que visuelles (continuités écologiques, continuités agricoles ouvertes, continuités de l’espace public du réseau viaire, etc.) sous l’effet des dynamiques non maîtrisées de la végétation, de l’urbanisation et de l’équipement, notamment les infrastructures.
Frange urbaine : Bord d’un espace donné où les caractères sont modifiés par l’apparition d’un autre type d’espace. Dans les franges urbaines, le tissu urbain se présente avec plus ou moins de lisibilité aux espaces ruraux.
Géomorphologie : Partie de la géographie physique qui a pour objet la description et l’explication du relief terrestre actuel.
GR : Chemin de Grande RandonnéePLUIi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet - CC 21/06/2025 60
60
Horizon : L’horizon est aussi important que le cadrage dans la composition paysagère. L’horizon est en relation avec le point de vue
Lisière : Une lisière est un écotone entre une formation végétale ouverte et une formation végétale fermée, par exemple entre la forêt et les prairies ou les champs. Les lisières offrent des types d’habitats écologiques spécifiques, permettant à certaines espèces l’accès aux ressources complémentaires des deux types de milieux.
Mitage : Le mitage est l'éparpillement, sans plan d'urbanisme réellement cohérent, d'infrastructures, de zones d'habitat, de zones d'activité, dans des espaces initialement ruraux (forestiers ou agricoles). Le phénomène de mitage s'observe en zone périurbaine, sous l'effet de fortes pressions foncières ou/et touristiques et en l'absence d'une réglementation d'occupation du sol suffisamment cohérente et contraignante.
Mosaïque paysagère :Ensemble formé par les divers usages du sol qui composent un territoire déterminé.
Objectif de qualité paysagère : Formulation, par les autorités publiques, des aspirations de la population en ce qui concerne les caractéristiques paysagères de son cadre de vie.
Perception du paysage : Appréciation de la part d'un individu ou d'un collectif des valeurs d'un paysage ainsi que de son état de conservation.
Patrimoine culturel immatériel : Pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - et instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et le cas échéant les individus, reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Transmis de génération en génération, le patrimoine culturel immatériel est continuellement recréé par les communautés et les groupes en fonction du milieu dans lequel ils vivent, des rapports qu'ils entretiennent avec la nature et de leur histoire. Il leur procure un sentiment d'identité et de continuité, et favorise ainsi le respect de la diversité culturelle et de la créativité humaine.
Paysage : Désigne une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations (article 1 de la convention européenne du paysage signée en 2000).
Piémont : Espace de plaine situé au pied d’une montagne et qui entretient des rapports géographiques avec celle-ci.
PLU : Le Plan Local d’Urbanisme est le principal document d’urbanisme de planification de l’urbanisme au niveau communal ou intercommunal. Il remplace le plan d’occupation des sols (POS).
PNR : Parc Naturel Régional
Ripisylve : Forêt des bords de cours d’eau.
Remembrement : Un remembrement est une opération foncière visant à transformer un parcellaire morcelé pour faciliter la motorisation de l'agriculture, parfois associée à une modernisation des réseaux (eau, égouts par exemple). En France, la grande période des remembrements correspond à l'accélération de la modernisation de l'agriculture entre 1955 et 1975.
SAU : Surface Agricole Utile
Structure paysagère : Système formé par des objets, éléments matériels du territoire considéré, et les interrelations, matérielles ou immatérielles, qui les lient entre eux et/ou à leur perception par les populations. Ces structures constituent les traits caractéristiques d’un paysage (voir A. Roche – É léments pour l’actualisation des Atlas de paysages).
Tissu urbain : Image de plus ou moins grande concentration d’une population sur l’espace urbanisé (tissu serré de centre ville et des vieilles villes et le tissu lâche des zones résidentielles ou des espaces de service).PLUIi Sud Basse Navarre — Rapport de présentation — 1.4/Diagnostic paysage Version arrêt de projet - CC 21/06/2025 61
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Trame verte et bleue : promue à travers le Grenelle de l’environnement, la trame verte et bleue « doit constituer une infrastructure écologique du territoire autour de laquelle doit s’inventer un aménagement durable et des réhabilitations de territoires précédemment fragmentés » et contribuer à « l’amélioration du cadre de vie aussi bien dans les paysages urbains que ruraux ».
Transformation du paysage : Changements intervenus dans les caractéristiques naturelles ou culturelles du paysage et tendant à modifier ses valeurs ou son aspect.
Terroir : Le terroir est défini dans le lexique agraire de la commission de géographie rurale comme « un territoire présentant certains caractères qui le distinguent au point de vue agronomique de ses voisins » (1968). Terroir et finage ont longtemps constitué deux des mots pivots de la géographie rurale et la notion de terroir est fortement chargée d’histoire et de symbole.
Transition paysagère : La transition paysagère est définie par Vincent Clément comme une « phase de l'évolution des paysages qui part d'une certaine situation caractérisée par des processus d'humanisation dominants dans le cadre d'un système spatial déterminé et qui aboutit à d'autres processus d'humanisation dominants, correspondant à un autre système spatial.
Unité paysagère : Portion du territoire caractérisée par une combinaison spécifique de composants paysagers de nature environnementale, culturelle, perceptive et symbolique, ainsi que par des dynamiques clairement identifiables lui conférant une idiosyncrasie différant de celle du reste du territoire.