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unknown - Agglomération - Loire - Forez - 20251216 CC DEL63 ENV PLPDMA LFa 2026 2032 1
Document publié le Mardi 3 février 2026 à 00h50
Lien du pdf (unknown - Agglomération - Loire - Forez - 20251216 CC DEL63 ENV PLPDMA LFa 2026 2032 1)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Investissement et développement économique,
PLPDMA LFa 2026-2032 1/ 65
Table des matières
1ère PARTIE : LE DIAGNOSTIC DU TERRITOIRE ............................................................................2
Contexte global : le PLPDMA, un outil de déclinaison locale ..................................................2
Contexte territorial ...............................................................................................................2
Un outil transversal complémentaire avec d’autres démarches ..........................................2
La prévention, une préoccupation depuis longtemps sur le territoire ..................................4
La caractérisation des déchets sur le territoire ......................................................................5
L’évolution des déchets ménagers et assimilés (DMA) tout déchets confondus entre 2018 et
2024 sur le territoire de LFa ...............................................................................................5
L’évolution des déchets enfouis en Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux
(ISDND) entre 2018 et 2024...............................................................................................7
La caractérisation des OMr ...............................................................................................7
2ème PARTIE : L’EVALUATION DU PLPDMA 2019-2025 .................................................................9
Un panel d’actions opérationnelles larges sur la période 2019-2025 ...................................9
A-t-on atteint les objectifs quantitatifs inscrits dans le PLPDMA 2019-2025 ? ................... 14
3ème PARTIE : LE PLAN D’ACTIONS 2026-2032 ......................................................................... 17
La continuité des modalités de gouvernance du PLDPMA 2026-2032 ................................... 17
La méthodologie d’élaboration collaborative du nouveau plan d’actions .............................. 18
Les objectifs chiffrés pour la période 2026-2032 ................................................................. 22
Le plan d’actions 2026-2032 .............................................................................................. 23
Annexe 1 : Les fiches-actions du PLPDMA 2026-2032 ............................................................. 25
Axe n° 1 Déployer des politiques publiques ambitieuses de réduction des déchets à travers
l’incitation et la responsabilisation des usagers .................................................................. 25
Axe n° 2 Favoriser la gestion de proximité et la valorisation des biodéchets .......................... 36
Axe n° 3 Mieux informer les habitants, outiller toutes les générations pour massifier la
réduction des déchets ....................................................................................................... 49
Axe n° 4 S’appuyer sur les acteurs relais du territoire pour mailler l’ensemble du territoire en
solutions de réduction des déchets .................................................................................... 58PLPDMA LFa 2026-2032 2/ 65
1ère PARTIE : LE DIAGNOSTIC DU TERRITOIRE
Contexte global : le PLPDMA, un outil de déclinaison locale
L’élaboration du PLPDMA a un caractère obligatoire pour Loire Forez agglomération. Le PLPDMA
est l’outil de déclinaison locale d’une politique de réduction des déchets élaborée à un niveau
national elle-même retranscrite au niveau régional au sein du volet déchets du SRADDET (schéma
régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires).
Après un 1er PLPDMA élaboré pour la période 2019-2025, Loire Forez agglomération s’engage dans
un nouveau plan pour la période 2026-2032.
Contexte territorial
Un outil transversal complémentaire avec d’autres démarches
Le territoire déploie une approche systémique des problématiques complexes
environnementales en se dotant de démarches territoriales transversales.
PLPDMA – niveau local
2019-2025 2026-2032
PRPGD – niveau régional intégré au SRADDET
Stabilisation des quantités de DMA. Quantités générées en 2031 doivent être égales à celles générées en 2015
Niveau national - PNPD
Lois EGALIM, AGEC, climat et résilience. Réduire l'enfouissement, améliorer le tri à la source.PLPDMA LFa 2026-2032 3/ 65
Ainsi, le PLPDMA est intégré dans une ambition globale de préserver l’environnement à travers
l’élaboration de stratégies portant des objectifs opérationnels complémentaires :
Stratégies complémentaires Lien avec le PLPDMA
Le plan climat air énergie
territorial 2019-2025-2031
Le PCAET intègre les objectifs de réduction de
l’enfouissement pour réduire les émissions de GES (dont le
méthane) notamment dû au transport des déchets. Plus
globalement, il y a un enjeu de réduction de production de
déchets générateurs de GES, d’améliorer le recours aux
matériaux biosourcés, d’améliorer le tri à la source des
biodéchets pour une gestion in situ et un retour au sol, etc.
Le projet alimentaire territorial
2023-2026
Le PAT intègre des objectifs de réduction du gaspillage
alimentaire, de hausse de l’achat de produits alimentaires
locaux et non transformés.
La charte forestière de
territoire 2023-2027
La CFT favorise l’utilisation du bois local comme matériau
biosourcé.
Éducation à la santé et à
l’environnement (ESE)
Loire Forez porte un programme annuel d’animations à
destination des établissements scolaires du territoire sur les
thématiques liées à la prévention des déchets, la
biodiversité, l’air/énergie/climat, l’alimentation locale,
l’économie circulaire, etc.
Schéma de promotion des
achats publics socialement et
écologiquement responsables
(SPASER)
Intégration des obligations de la loi AGEC dans la fonction
d’achat → acquisition d’une proportion minimum de biens
réemployés, réutilisés ou intégrant des matières recyclées.
PAT
CFT
ESE PCAET
PLPDMA
SPASERPLPDMA LFa 2026-2032 4/ 65
La prévention, une préoccupation depuis longtemps sur le territoire
Le territoire s’est lancé en 2015 dans une démarche territoire 0 déchet, 0 gaspillage puis a élaboré
son 1er PLPDMA en 2019.
Aussi, le territoire a déjà mesuré ses forces et faiblesses en matière de prévention et réduction
des déchets :
Atout Faiblesse
Une stratégie déchets alimentaires
ambitieuse, complétée par un schéma
territorial du broyat (des subventions de
l’ADEME obtenues sur cette thématique et
qui ont assis l’ambition).
Un tissu associatif local et de partenaires
privés dynamique dans le domaine de la
prévention.
Une gouvernance stable (COPIL, CCES).
Une baisse constante des déchets collectés
en OMr depuis 2018 et un territoire dans les
moyennes basses comparé à des territoires
similaires.
Une courbe de production de déchets liée à
la santé économique des ménages (plus le
pouvoir d’achat est important, plus on
consomme et plus on produit de déchets)
Une courbe de production des déchets verts
liés à la pluviométrie. Un territoire avec
beaucoup de maisons individuelles et un fort
réflexe déchèterie pour les déchets verts.
Difficulté de capter les professionnels, hors
compétence EPCI (déchets des ménages) →
tout un gisement sur lequel la collectivité est
en difficulté pour agir en direct.
Un territoire étendu et donc une difficulté à
adapter les messages en fonction des
spécificités ultra-locales.
Opportunité Menace
Un projet de ressourcerie en phase
émergence.
La mise en place de la tarification incitative
(TEOMi)
➔ Une double stratégie entre ouverture
de possibilités pour le
réemploi/réparation (ressourcerie) et
contraintes (TEOMi)
La baisse de la fréquence des collectes, le
niveau de service concernant principalement
les non-valorisables.
Les filières REP (responsabilité élargie du
producteur) qui impliquent que les
producteurs sont responsables de la gestion
des déchets générés par leurs produits tout
au long de leur cycle de vie.
Le modèle de consommation actuel et
l’influence des lobbys sur les politiques
publiques liées aux déchets.
D’ordre sociologique : résistance au
changement, difficulté de changement de
comportement.
Des politiques publiques concernant les
déchets complexes et qui évoluent très vite
ces dernières années.
Un mécontentement et une résistance au
changement de la population concernant la
TEOMi et la baisse de la fréquence des
collectes.
Le « rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de prévention et de gestion des
déchets ménagers et assimilés » est publié tous les ans et disponible sur le site internet de Loire
Forez agglomération (page dédié aux déchets : https://www.loireforez.fr/services-au-
quotidien/dechets/). Ce document permet d’avoir une vision précise du service public rendu
relatif à la gestion des déchets, son organisation, la typologie de déchets et des quantités traitées,
les coûts, etc. Il comprend un bilan annuel des actions de prévention intégrées dans le PLPDMA.PLPDMA LFa 2026-2032 5/ 65
La caractérisation des déchets sur le territoire
Cette partie brosse le portrait des déchets produits sur le territoire de Loire Forez agglomération
depuis 2018, date à laquelle les données sont consolidées et le périmètre de l’agglomération
stable à la suite de la fusion en 2017.
L ’évolution des déchets ménagers et assimilés (DMA) tout déchets
confondus entre 2018 et 2024 sur le territoire de LFa
Après une augmentation des DMA jusqu’en 2021, on remarque désormais une tendance à la
baisse.
Cependant les chiffres du territoire sont supérieurs aux données régionales collectées par le
SPPGD (service public de prévention et de gestion des déchets). Source : ORDEC Auvergne-
Rhône-Alpes 2025, données 2023.
0
100
200
300
400
500
600
700
800
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Evolution des DMA tous déchets
confondu / hab /an
DMA LFA DMA SPPGD région AURAPLPDMA LFa 2026-2032 6/ 65
Si l’on regarde dans le détail la part des différents flux entre 2018 et 2024 nous observons :
• Une baisse de 20 % des OMr
• Une augmentation de 16 % de la collecte séparée (bac jaune + verre) • Une baisse de 44 kg par habitant des DMA tous déchets confondus
Graphique : Évolution des tonnages DMA collectés en t/an entre 2018 et 2024
• Ordures ménagères – 3% par an en moyenne
• Papiers-emballages et verre + 2% par an en moyenne
• Déchèteries + 1% par an en moyennePLPDMA LFa 2026-2032 7/ 65
L ’évolution des déchets enfouis en Installation de Stockage de Déchets
Non Dangereux (ISDND) entre 2018 et 2024
Les déchets enfouis en ISDND sur notre territoire sont :
• Les ordures ménagères résiduelles OMr : ce sont les déchets des ménages de la poubelle grise.
• Une part de la benne tout-venant des déchèteries. Depuis 2020 la filière de valorisation en combustible solide de récupération (CSR) de la benne tout venant est plus exigeante. En conséquence, 60% de la benne est enfoui en ISDND contre 20% entre 2010 et 2020. • Les refus de tri. Matières qui ne sont pas recyclables issues du tri des matériaux de la collecte sélective.
On note une augmentation du tonnage de la benne tout-venant de près de 50% depuis 2010.
Cependant cette augmentation est plus stable depuis 2019.
La caractérisation des OMr
La dernière campagne annuelle en date de caractérisation visant à connaître les proportions de
chaque famille de déchets présentes dans les ordures ménagères résiduelles a été réalisée en
2024, intégrant une caractérisation nationale à l’été pour le secteur de Montbrison, et portée par
l’ADEME qui a sélectionné notre collectivité pour le MODECOM.PLPDMA LFa 2026-2032 8/ 65
Graphique : composition moyenne du contenu de la poubelle ordures ménagères résiduelles en
2024.
On constate que des déchets présents dans la poubelle grise disposent de filières de tri présentes
depuis de nombreuses années (papier, carton, plastiques) ou récentes (putrescibles). Il y a donc
une forte marge d’amélioration concernant la réduction des déchets et l’amélioration de leur
traitement.
Putrescibles
29%
Papier
10%
Cartons
10% Composites
1%
Textiles
4%
Textiles sanitaires
11%
Plastique
19%
Combustibles non
classés
3%
Verre
4%
Métaux
4%
Incombustibles non classés
3%
Déchets
dangereux
2%PLPDMA LFa 2026-2032 9/ 65
2ème PARTIE : L’EVALUATION DU PLPDMA 2019-2025
L’objectif de cette partie est de prendre de la hauteur sur les actions mises en place dans le cadre
du PLPDMA et de les analyser à l’aune des données chiffrées des déchets produits localement.
Un panel d’actions opérationnelles larges sur la période 2019-2025
Le PLPDMA 2019-2025 prévoyait un plan d’actions en 6 axes déclinés en 19 fiches-actions. Le
tableau ci-dessous évalue la mise en œuvre des actions sur la période d’exécution du PLPDMA
2019-2025 et leur pertinence de reconduction sur la période 2026-2032 :
Axe Action Évaluation qualitative
période 2019-2025
Perspective 2026-
2032
1. Être
exemplaire
1.1 Organiser une
collectivité
exemplaire
Une forte évolution des
habitudes internes des
agents : fin des bouteilles en
plastique, fin des plateaux
repas en plastique, baisse
des impressions dû à la
dématérialisation, tri des
biodéchets avec plusieurs
sites de compostage partagé
ouvert aux agents, tri
généralisé (plus de poubelle
tout venant dans les bureaux)
Une sensibilisation
des agents à
poursuivre mais sous
une autre forme au
regard des habitudes
qui ont fortement
évolué de manière
positive
1.2 Achats et
clauses des
marchés publics
Travail entamé en 2025
concernant l’élaboration d’un
SPASER (schéma de
promotion des achats
publics socialement et
écologiquement
responsables) piloté par la
direction des affaires
juridiques et de la
commande publique
Adoption du SPASER
et d’un règlement
interne des achats
(RIA) prévue en 2026
1.3 Sensibiliser /
informer les agents
et élus
Pas d’actions spécifiquement
réalisées à destination des
élus. Objectifs et actions
assez redondants avec la FA
« 1.1. Organiser une
collectivité exemplaire »
concernant les agents de
Loire Forez
Développer
l’information aux
élus. La
sensibilisation
interne est
importante mais son
ambition sera plus
restreinte dans le
futur documentPLPDMA LFa 2026-2032 10/ 65
2. Réduire et
gérer à la
source les
biodéchets des
foyers
2.4 Promotion
broyage/paillage à
destination des
foyers et des
communes
Achat de broyeurs
professionnels par la
collectivité et mise en place
d’un système de prêt gratuit
de ces broyeurs mutualisés
au bénéfice des communes.
Plus de 60 communes sont
formées à l’utilisation de
broyeurs et peuvent
bénéficier de ce dispositif.
Les communes qui
bénéficient du dispositif sont
tenues d’organiser un
broyage sur placette auprès
de leurs habitants.
Subvention de location de
broyeurs au bénéfice des
particuliers avec plus de 400
locations subventionnées
depuis le démarrage du
dispositif en 2021
La base est
constituée : les
actions sont à
poursuivre et à
massifier. Il y a
notamment un enjeu
à inciter les
communes à
organiser du broyage
sur placette pour
leurs habitants
2.5 Promotion
essences à faible
entretien
Cette fiche-action n’a pas
connu une forte mise en
œuvre car elle était complexe
à décliner avec des
retombées mitigées
La promotion des
essences à faible
entretien est un
enjeu complexe qui
ne va pas constituer
une priorité pour le
prochain PLPDMA
2.6 Création d’un
réseau des guides
composteurs-
pailleurs
Un réseau d’une vingtaine de
guides est constitué. Il y a eu
un changement de stratégie
en 2023 avec une
professionnalisation du
compostage partagé.
L’animation du réseau des
guides composteurs pailleurs
est maintenue mais avec un
enjeu moins fort de
déploiement. Animation du
réseau complexe à maintenir
sur des individus bénévoles
et éclatés sur le territoire,
demande beaucoup de
temps et d’énergie pour des
retombées complexes à
objectiver
Intéressant de
maintenir le réseau
mais pas d’enjeu à le
développer et à
dépenser trop
d’énergie à le
maintenir
2.7
Accompagnement
La loi AGEC est venue
impacter l’ambition de cette
Maintenir le
composteurPLPDMA LFa 2026-2032 11/ 65
au compostage
individuel
action avec l’obligation de
mettre à disposition une
solution de tri des
biodéchets à tous les
ménages. Loire Forez étant
un territoire majoritairement
rural, la stratégie a été de
privilégier la distribution de
composteurs individuels
auprès des ménages
disposant d’un extérieur (la
grande majorité des foyers).
Ainsi, nous sommes passés
d’une distribution au
compte-goutte après
participation à une formation
obligatoire à une distribution
plus massive avec des
sessions à plus de 200
composteurs distribués
individuel en tant
qu’outil de gestion de
proximité des
déchets alimentaires
et garantir sa
complémentarité
avec le compostage
partagé et la collecte
des biodéchets.
Continuer à informer
les usagers sur son
bon fonctionnement
et l’usage du
compost
2.8 Développement
du compostage
partagé
L’ambition relative au
compostage partagé a
également connu une
évolution en cours de
PLPDMA. On est passé d’une
logique de volontariat basée
sur des petits collectifs
d’habitants à une logique de
pilotage par l’agglomération à
travers l’installation de sites
dans les centres-bourgs peu
denses en lien avec les
municipalités. Même logique
concernant leur gestion qui
était auparavant basée sur le
volontariat et qui est
maintenant gérée en direct
par LFa dans le cadre d’un
marché de prestation
externalisée
Stabiliser le
fonctionnement des
sites de compostage
partagé et garantir sa
complémentarité
avec le compostage
individuel et la
collecte des
biodéchets
3. Développer la
réparation, le
réemploi, le
faire soi-même
et la
consommation
responsable
des foyers
3.9 Développer le
faire soi-même
Expérimentation puis
généralisation du dispositif
« Défi famille 0 déchet, 0
gaspillage »
Accompagnement de plus de
150 familles avec pour
ambition que ces citoyens
deviennent des
L’idée de faire monter
en compétence les
habitants sur la
thématique du
réemploi et du 0
déchet sera
maintenue et élargie
à d’autres enjeux.PLPDMA LFa 2026-2032 12/ 65
ambassadeurs du 0 déchet.
Échec relatif à ce niveau,
l’effet réseau escompté ne
fonctionne pas bien
3.10 Faire émerger
des espaces de
réemploi
Mise en place
temporairement d’un espace
de réemploi à la déchèterie
de Savigneux
Étude de faisabilité réalisée
pour la mise en place d’une
ressourcerie sur le territoire
Mise en place de partenariat
avec les associations actives
sur ce segment (4
partenaires conventionnés
en 2025)
À faire aboutir. La
ressourcerie du Forez
se mettra en place
progressivement
3.11 Promouvoir les
couches lavables et
réduire les textiles
sanitaires
Dispositif de prêt de couches
lavables existant depuis de
nombreuses années
Expérimentation d’utilisation
de couches lavables dans les
3 crèches communautaires
avec un résultat positif mais
qui malheureusement n’a
pas pu être mis en place
Action à poursuivre
et optimiser pour la
rendre plus efficace
4. Accompagner
les
établissements
collectifs dans
la réduction de
leurs déchets
4.12 Lutte contre le
gaspillage
alimentaire et
compostage en
établissements
scolaires
La lutte contre le gaspillage
alimentaire en
établissements scolaires a
été déployée dans le cadre
du projet alimentaire
territorial.
Une fiche pratique a été
élaborée et transmise à tous
les établissements
proposant de la RHD
(restauration hors domicile)
Un cycle de formations
auprès des personnels de
cantines est organisé sur
l’année scolaire au sein
duquel un webinaire est
consacré au gaspillage
alimentaire
Des composteurs peuvent
être donnés aux écoles
primaires
Concernant la cible
établissement
scolaire, prise en
charge de la
thématique
gaspillage
alimentaire à travers
le PAT
Thématique à
aborder auprès du
grand public de
manière plus large
4.13 Sensibilisation
des scolaires
Développement d’un
programme ESE (éducation
À développer et à
étoffer notammentPLPDMA LFa 2026-2032 13/ 65
santé environnement) depuis
2022 qui intègre des ateliers
relatifs aux déchets.
en direction des
collégiens et lycéens
sur les thématiques
de la fast fashion et
des textiles sanitaires
(publics jeunes
particulièrement
concernés)
4.14 Kit
manifestation éco-
responsable
Prêt de poubelles bi-flux
(résiduels / papiers-
emballages). Mise en place
d’un formulaire à remplir par
les organisateurs fortement
utilisé
Action initiale d’acheter du
matériel de prêt pas mise en
place (coûteux, complexe)
À poursuivre sur les
bi-flux mais pas à
développer
5. Accompagner
les
professionnels
5.15 Opération
commerçant
témoin
Partenariat avec la CMA pour
la mise en place du dispositif
des éco-défis : labellisation
d’artisans engagés dans la
transition et notamment
dans la réduction de leurs
déchets
Enjeu de sensibiliser
les professionnels
mais outil à
réinterroger
5.16 Développer
l’offre
d’accompagnement
des entreprises à la
réduction de leurs
déchets
Action ambitieuse, complexe
à mettre en œuvre, éloignée
de la compétence de LFa qui
est exclusivement axée sur
les déchets ménagers
Pas forcément en
direct auprès des
entreprises mais via
leur organisations
consulaires et
syndicales par
exemple
Pas une priorité en
début de PLPDMA
5.17 Élaboration
d’un programme
visant à réduire les
déchets de
construction des
entreprises
Action ambitieuse, complexe
à mettre en œuvre, éloignée
de la compétence de LFa qui
est exclusivement axée sur
les déchets ménagers
On peut s’interroger
sur la pertinence
d’une telle action à
une échelle ultra
locale → rôle de l’éco
organisme de la
filière PMCB
6. Actions
transversales
en appui aux
actions de
prévention
6.18 Mise en place
d’une stratégie
transversale de
communication
Le but n’est pas de multiplier
les canaux de
communication et les outils
mais d’avoir une vision
globale et d’amener les
usagers vers un changement
de comportement à travers
À poursuivre et à
étoffer en lien avec la
direction de la
communicationPLPDMA LFa 2026-2032 14/ 65
une communication fluide et
intelligente
6.19 Réflexion sur
les leviers
financiers de
réduction des
déchets
Après une étude commencée
en 2020, validation du
principe en 2022 et mise en
place progressive de la
TEOMi qui sera effective en
comptage en 2026
Développement de
l’assujettissement à la
redevance spéciale
Nouveau règlement de
déchèteries avec
harmonisation des tarifs.
Tarifs RS et déchèteries revus
chaque année.
À poursuivre
A-t-on atteint les objectifs quantitatifs inscrits dans le PLPDMA 2019-2025
?
Les objectifs déterminés en 2019 ont été complexes à élaborer car ils se basaient sur des années
où l’EPCI n’avait pas le même périmètre : 2015 pour le 1er objectif (concernant les quantités de
DMA) et 2010 pour le 2nd objectif (concernant le taux d’enfouissement). Or Loire Forez
agglomération est le fruit d’une fusion en 2017 de 4 EPCI dont 3 EPCI très ruraux qui ne
disposaient pas de données consolidées sur leur production de déchets avant la fusion.
Des extrapolations sur la base de données qui n’étaient pas consolidées et d’hypothèses de
croissance de population sont venues complexifier le calcul des objectifs et partant leur
évaluation.
Il a été fait le choix à l’époque de se baser sur les déchets ménagers et assimilés non dangereux
et non inertes. La consigne de l’ADEME à présent est de baser le PLPDMA sur les déchets
ménagers et assimilés tous confondus soit :
✓ La collecte sélective des papiers-emballages (bac jaune)
✓ La collecte des ordures ménagères résiduelles et assimilées (bac gris) ✓ La collecte du verre d’emballage
✓ La collecte des cartons
✓ La collecte des textiles-linges-chaussures en bornes
✓ La collecte des déchets alimentaires en bornes
✓ L’ensemble des déchets apportés en déchèteries
Rappel des objectifs :
→ Objectif 1 du PLPDMA 2019-2025 : compenser la hausse de la démographie et ainsi
revenir aux tonnages de DMA NDNI de 2015 en 2031PLPDMA LFa 2026-2032 15/ 65
Afin d’atteindre l’objectif fixé par le PRPGD AURA, les tonnages de DMA NDNI produits en 2031
devront être égaux à ceux de 2015, c’est-à-dire à 56 016 tonnes. À l’issue des six années du
PLPDMA, les tonnages doivent donc atteindre 58 228 tonnes en 2024, cela représente une
réduction de 81kg / habitant par rapport à l’hypothèse d’évolution des tonnages.
Graphique. Tonnage annuel des DMA NDNI
En 2024, 59 294 t de DMA NDNI ont été collectés. Les résultats sont donc proches de l’objectif
de 58 228 tonnes fixé. L’objectif est considéré atteint (moyenne 2022-2023-2024).
→ Objectif 2 du PLPDMA 2019-2025 : Réduire de -50% de déchets enfouis entre 2010 et
2025 :
Entre 2010 et 2018, les tonnages de déchets enfouis ont diminué que ce soit en raison de mise en
place de nouvelles filières de valorisation ou par la baisse des ordures ménagères résiduelles.
Afin d’atteindre l’objectif fixé par la loi de transition énergétique pour la croissance verte, les
tonnages de déchets enfouis devraient donc passer de 30 580t (2010) à 15 290t (2025). Cette
diminution correspond à une baisse de 60kg / habitant / an de déchets enfouis d’ici 2025.
Graphique. Évolution des tonnages enfouis entre 2010 et 2025
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
2010201120122013201420152016201720182019202020212022202320242025
Enfouissement Objectif PLPDMA (-50%)PLPDMA LFa 2026-2032 16/ 65
En 2024, 25 618t de déchets, soit 223kg / habitant ont été enfouis. On observe ainsi une
diminution de 16% des tonnages enfouis par rapport à 2010. L’objectif des -50% n’est donc pas
atteint.
Cependant, après une forte hausse en 2020 due à une moindre valorisation de la benne tout
venant, la tendance est désormais à la baisse.
Graphique : tonnage enfouis et valorisés sur l’ensemble des DMA
Sur les 6 dernières années, 38 % des DMA tous déchets confondus produits et collectés sur le
territoire ont été enfouis.
Il y a donc un effort à poursuivre concernant la baisse de l’enfouissement sur notre territoire. La
tarification incitative devrait avoir un fort impact. Les perspectives dès 2025 liées aux baisses
d’OMr couplées avec une part de valorisation énergétique d’OMr et de refus de tri des papiers-
emballages devraient faire chuter la quantité globale enfouie.
RECAPITULATIF :
Objectif 1 Objectif 2
Objectifs PLPDMA 2019-
2025
Stabiliser les tonnages de
DMA DNDI afin de
compenser la hausse
démographique
Réduire de 50% les déchets
enfouis en 2025 par rapport à
2010
Résultats à l’issue du
PLPDMA
Atteint Non atteint mais sur la
bonne voiePLPDMA LFa 2026-2032 17/ 65
3ème PARTIE : LE PLAN D’ACTIONS 2026-2032
Le nouveau plan d’actions 2026-2032 s’inscrit dans la continuité des actions déjà mises en place
par le territoire depuis de nombreuses années. Le précédent PLPDMA contenait de nombreuses
fiches-actions. L’objectif pour cette nouvelle période est de resserrer le périmètre des opérations
de l’agglomération autour d’actions efficaces pour lesquelles le territoire a une plus-value et une
légitimité d’intervention.
La continuité des modalités de gouvernance du PLDPMA 2026-2032
La gouvernance du PLPDMA est déjà établie et fonctionnelle. Une CCES est active depuis 2019.
Elle est convoquée une fois par an sous la présidence du vice-président de Loire Forez
agglomération délégué à la gestion et à la valorisation des déchets. Un comité de pilotage interne
à Loire Forez agglomération composé d’élus intervient également dans les prises de décision
liées au PLPDMA. Le plan est piloté techniquement par le service transition énergétique et
économie circulaire.
Les interactions entre ces différentes instances sont expliquées dans le schéma ci-dessous :
Cette gouvernance déjà instituée va perdurer lors de la mise en œuvre du PLPDMA 2026-2032.PLPDMA LFa 2026-2032 18/ 65
La méthodologie d’élaboration collaborative du nouveau plan d’actions
La concertation du PLPDMA 2026-2032 s’est déroulée en 6 temps :
1. Envoi d’un questionnaire aux communes
Objectif : connaître les habitudes et les besoins des communes et de leurs habitants
concernant la prévention des déchets afin de mettre en place des actions adaptées. Il a été
transmis aux 84 communes du territoire le 1er juillet avec un retour attendu le 1er septembre.
41 communes ont répondu soit près de la moitié des communes.
On constate que l’ensemble des communes a mis en place le tri des déchets sans les locaux
communaux. Les communes ont globalement bien connaissance des actions que LFA mène
dans le cadre de la prévention des déchets (compostage, prêt de couches lavables, famille zéro
déchets, prêts de broyeurs de végétaux …). Elles relayent assez bien les informations et actions
de l’Agglo auprès de leurs administrés.
Les besoins des communes se situent principalement en termes d’outils de communications
pour sensibiliser les habitants, d’aide pour la lutte contre les dépôts sauvages et la gestion des
déchets alimentaires des salles des fêtes. Certaines communes ont des besoins plus
spécifiques qui pourront être traités au cas par cas (mise en place de composteurs partagés,
aide au tri dans le cimetière, gestion des encombrants…).
2. Organisation d’un atelier auprès des associations et des entreprises qui concourent à la
réduction des déchets – le 26 juin 2025
L’atelier avait pour objectif d’échanger sur des solutions opérationnelles face à 3 enjeux :
❖ Comment accompagner les habitants à réduire leur consommation d’emballages
plastique à usage unique ?
❖ Comment réduire l’usage des textiles sanitaires à usage unique ? Comment
sensibiliser à la fast fashion ?
❖ Comment valoriser le réemploi, la réparabilité, la lowtech ?
Une quarantaine de personnes ont été invitées, pour la plupart issues de la CCES. 20 personnes
ont participé représentant 16 partenaires.
La nécessité d’avoir une communication adéquate en direction du grand public non
culpabilisante est ressorti de cet atelier. L’importance de s’appuyer sur les réseaux locaux a
également fait l’objet d’un consensus notamment par le relais des initiatives qui ont déjà lieu sur
le territoire. Enfin, le groupe a noté l’intérêt de mettre en place un catalogue de formation à
destination du grand public piloté par la collectivité en lien avec les partenaires privés du
territoire.
3. Organisation d’un atelier déchets verts
Cet atelier a été organisé en interne avec des agents des déchèteries et de la cellule compostage.
Les mesures mises en place pour améliorer la gestion des déchets verts ont été rappelées à savoirPLPDMA LFa 2026-2032 19/ 65
la communication en déchèterie auprès des usagers, le prêt gratuit de broyeurs aux communes
qui doivent organiser du broyage sur placette et la subvention auprès des particuliers qui louent
un broyeur. L’enjeu de diminuer la production de déchets verts et le réflexe de les amener en
déchèterie a été rappelé. Le broyat s’avère une ressource exceptionnelle pour les sols. Mailler le
territoire en solution de broyat et conserver la matière en intra constituent les grandes
orientations pour les 6 prochaines années.
4. Organisation d’un atelier déchets alimentaires
Cet atelier a été organisé en interne avec la cellule compostage et la cellule collecte des déchets
alimentaires. La nouvelle stratégie de gestion des biodéchets a été élaborée fin 2023-début 2024.
Elle est entrée en phase opérationnelle en 2024 et continue d’être déployée en 2025. L’enjeu pour
les 6 prochaines années est de mettre en œuvre cette stratégie basée sur 3 piliers (le compostage
individuel en milieu rural pour les foyers disposant d’un extérieur, le compostage partagé dans les
centre-bourgs et la collecte en centre-ville dense), de l’évaluer et de l’ajuster en fonction.
5. Organisation d’un atelier sur la structuration générale des politiques publiques liées à la
gestion et au traitement des déchets
La baisse de la production de déchets par les ménages passe principalement par les solutions de
gestion des déchets décidées par la collectivité. Ainsi, la mise en place de la TEOMi vise la
réduction des déchets grâce à l’incitation financière. Le territoire a pour ambition de
responsabiliser les usagers pour les inciter à réduire leur production de déchets sur le long terme.
6. Mise à disposition du projet de PLPDMA aux citoyens
Sur la base des 5 temps précédents de concertation, un projet de PLPDMA a été élaboré courant
de l’été 2025.
Conformément à l’article R 541-41-24 du Code de l’Environnement introduit par le décret n° 2015-
662 du 10 juin 2025 relatif aux PLPDMA, le projet de PLPDMA de Loire Forez agglomération est mis
à disposition des citoyens entre le 15 octobre et le 05 novembre 2025 sur une page dédiée du site
internet de l’institution.PLPDMA LFa 2026-2032 20/ 65
Captures d’écran de la page actualité du site internet de Loire Forez agglomérationPLPDMA LFa 2026-2032 21/ 65
3 personnes ont contribué à l’enquête publique. Une contribution suggère d’intervenir plus
fortement sur les mégots et donne l’exemple du « mégothon » qui vise à ramasser ces déchets
spécifiques et à distribuer des cendriers portatifs. Cette action pourrait être mise en réflexion
dans le cadre de la fiche-action 3.6. Un autre contributeur fait part de sa méthode de tri des
déchets sans faire de propositions sur le projet de PLPDMA. Un dernier contributeur critique la
collecte bi-mensuelle qui génère des odeurs, s’interroge sur le compostage et le tri mais
n’apporte pas de contributions au projet de PLPDMA.
Ces contributions ne sont pas de nature à faire évoluer le PLPDMA. Une réponse individuelle est
apportée à chacun des contributeurs.
7. Organisation d’une CCES de validation du plan d’actions le 21/10/2025
Une CCES (commission consultative d’élaboration et de suivi) exceptionnelle a été convoquée le
21 octobre 2025 afin de présenter le plan d’actions issu de la concertation et le valider avant
passage au conseil communautaire.
La CCES était présidée par Pierre Giraud, vice-président délégué à la gestion et à la valorisation
des déchets. 13 personnes étaient présentes représentant 12 structures différentes. 6
techniciens de Loire Forez ont présenté le plan d’actions.
Le représentant de FNE a suggéré de mettre en lien le PLPDMA et les autres dispositifs portés par
Loire Forez agglomération comme le projet alimentaire territorial qui porte des objectifs de
réduction du gaspillage alimentaire. C’est bien l’objet du paragraphe « Contexte territorial » pages
2 et 3 du présent document. FNE s’est également interrogé sur les déchets des professionnels.
La collectivité a la compétence de gestion des déchets des ménages et des assimilés. Loire Forez
précise les services qui sont apportés aux professionnels dont le rôle des éco-organismes qui
mettent en œuvre les filières REP (responsabilité élargie des producteurs).
Les représentants de l’éco-organisme Citeo ont salué le courage politique du territoire de mettre
en œuvre la tarification incitative qui est une mesure très efficace pour réduire les déchets en
notant que Loire Forez était une des rares collectivités à la mettre en place en région Auvergne-
Rhône-Alpes. Une élue représentant la commune de Bonson a rebondi en précisant qu’il
s’agissait d’une mesure impopulaire mais indispensable, la mise en place étant une période
particulièrement compliquée. L’enjeu de responsabilisation des usagers face à la production de
déchets représente pour Citeo une orientation indispensable bien traduite dans le plan d’actions
du PLPDMA 2026-2032. L’éco-organisme note l’importance de communiquer largement et de
massifier les gestes de prévention qui est l’un des axes les plus complexes à mettre en œuvre.
Le Réseau Compost Citoyen a noté la maturité du territoire sur la stratégie biodéchets et l’a
encouragé à poursuivre dans cette voie. Il note les externalités potentiellement négatives à la
mise en place d’un contrôle d’accès en déchèterie (dépôts sauvages, difficultés administratives
freinant le geste de tri). Les représentants de Loire Forez agglomération précisent que les
déchèteries ont un règlement qui rend payant le passage des professionnels et que le contrôle
d’accès permettrait de mieux faire appliquer ce règlement. Le territoire est présent dans les
réseaux de collectivités. Il suit ainsi les mesures mises en place ailleurs, les analyse et les met en
œuvre localement en prenant en compte les spécificités. Les modalités de ce contrôle d’accès
ne sont pas définies et peuvent évoluer régulièrement, le seul préalable est de limiter les accès
aux personnes autorisées.PLPDMA LFa 2026-2032 22/ 65
L’entreprise Néoécolo a rappelé l’importance de mettre à disposition des usagers les
infrastructures nécessaires (maillage et proximité) permettant de trier les déchets afin
d’accompagner le changement de comportement.
Le plan d’actions et ses orientations générales ont été validés par les membres de la CCES.
Les objectifs chiffrés pour la période 2026-2032
Loire Forez agglomération en conformité avec la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la
lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (loi AGEC) et le PRPGD intégré au SRADDET
fixe les objectifs chiffrés suivant pour le PLPDMA 2026-2032 :
Loi AGEC 2010 (ex-
CALF)
2024 2030 2040
– 15% DMA
entre 2010 et
2030
598 kg / an /
habitant
596 kg / an /
habitant
508 kg / an /
habitant
A réévaluer à la
fin du PLDPMA
en 2032
Max 10% de
déchets
enfouis
221 kg / an /
habitant soit
38%
15% 5%
La feuille de route de la COP Auvergne-Rhône-Alpes affiche également un objectif ambitieux en
termes de diminution de l’enfouissement : atteindre le 0 enfouissement d’ici 2030.
SRADDET 2015 2024 2030
- 15 kg / habitant de DV entre
2015 et 2030
89 kg 103 kg 74 kgPLPDMA LFa 2026-2032 23/ 65
Le plan d’actions 2026-2032
Le plan d’actions 2026-2032 est resserré autour de 4 axes déclinés en 9 fiches-actions :
Axe Fiche-action Pilotage
1. Déployer des
politiques publiques
ambitieuses de
réduction des déchets
à travers l’incitation et
la responsabilisation
des usagers
1.1 Encourager à la réduction à
travers la tarification incitative et
les solutions de tri
Pilotage en direct par la
direction de
l’environnement
1.2 Maîtriser l’augmentation des
déchets d’emballage et de
déchèteries
1.3 Responsabiliser et
accompagner les professionnels
dans la réduction de leurs
déchets
2. Favoriser la gestion de
proximité et la
valorisation des
biodéchets
2.4 Mieux traiter les déchets
alimentaires
2.5 Valoriser les déchets verts à
proximité
3. Mieux informer les
habitants, outiller
toutes les générations
pour massifier la
réduction des déchets
3.6 Mieux communiquer auprès
du grand public et outiller les
habitants pour massifier les
gestes de réduction des déchets
3.7 Elargir l’offre de
sensibilisation auprès du jeune
public
4. S’appuyer sur les
acteurs relais pour
mailler le territoire en
solutions de réduction
des déchets
4.8 Connaître et relayer l’offre
locale
Accompagnement des
initiatives par la
direction de
l’environnement
4.9 Développer des partenariats
forts avec les acteurs relaisPLPDMA LFa 2026-2032 24/ 65
Ci-dessous une évaluation de l’impact estimatif de chacune des fiches-actions sur la
diminution des déchets :
L’ensemble des fiches-actions se trouvent dans un document compilé en annexe 1. Les fiches-
actions intègrent des indicateurs d’évaluation et de suivi qui seront analysés annuellement et
partagés en CCES.
20%
10%
10%
20%
15%
5%
5%
5%
10%
Proportion estimative de l'impact des FA
dans la réduction des déchets en %
FA 1. 1 Inciter à la réduction à travers la
tarification et le contrôle d’accès en
déchèterie
FA 1.2 Maîtriser l'augmentation des déchets
d'emballage et de déchèteries
FA 1.3 Responsabiiliser et accompagner les
professionnels dans la réduction de leurs
déchets
FA 2.4 Mieux traiter les déchets alimentaires
FA 2.5 Valoriser les déchets verts à proximité
FA 3.6 Mieux communiquer auprès du grand
public et outiller les habitants pour massifier
les gestes de réduction des déchets
FA 3.7 Elargir l'offre de sensibilisation auprès
du jeune public
FA 4.8 Connaître et relayer l'offre locale
FA 4.9 Développer des partenariats forts avec
les acteurs relaisPLPDMA LFa 2026-2032 25/ 65
Annexe 1 : Les fiches-actions du PLPDMA 2026-2032
Axe n° 1 Déployer des politiques publiques ambitieuses de réduction
des déchets à travers l’incitation et la responsabilisation des usagers
PLPDMA 2026-2032
AXE N°1
Déployer des politiques publiques ambitieuses de
réduction des déchets à travers l’incitation et la
responsabilisation des usagers
N° 1.1 Encourager la réduction de la production de déchets à travers la tarification incitative et les solutions de tri
Contexte :
La réduction de la production d’ordures ménagères est une priorité. Elle passe par une offre de service complète sur tout le territoire qui permet à chacun de trier proche de chez soi un spectre très large de produits (papiers emballages, verre, textile, biodéchets et tout objet ou déchets de construction acceptés en déchèterie ou en ressourcerie), mais également par une incitation financière. La baisse observée des ordures ménagères permet dès lors de réduire les fréquences de collecte, ce qui contribue à améliorer le bilan carbone de la gestion des déchets.
Les dates clés à retenir sont les suivantes :
- Mise en œuvre du PLPDMA depuis 2019
- Communication dès 2022 sur la mise en place en 2026 de la TEOMI
- Extension des consignes de tri au 1er janvier 2023
- Elimination des repasses de collecte des déchets en septembre 2023
- Déploiement accéléré du compostage et de la collecte séparée des biodéchets dès 2024 - Réduction des fréquences de collecte au 1er février 2025
Il convient de poursuivre cette dynamique en veillant à se prémunir des effets potentiellement négatifs induits par cette politique en luttant contre les dépôts sauvages et en maîtrisant la fréquentation des déchèteries et la production d’emballages
Tonnes de déchets
évitées et type
(estimation)
32 kg par habitant
soit 3 600 tonnes
Contribution aux objectifs
du PCAET (baisse émissions
GES, adaptation du
territoire, stockage
carbone)
Moins de déplacements de
matière à traiter = moins
d’émissions de GES
LIEN AVEC D’AUTRES ACTIONS
Liste des actions liées du présent PLPDMA
2.4 déchets alimentaires
3.6 et 3.7 sensibilisation
4.8 et 4.9 partenariatsPLPDMA LFa 2026-2032 26/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°1
Déployer des politiques publiques ambitieuses de
réduction des déchets à travers l’incitation et la
responsabilisation des usagers
N° 1.1 Encourager la réduction de la production de déchets à travers la tarification incitative et les solutions de tri
Indicateurs de suivi et de réalisation
Tonnes d’OMr et CS collectés en bacs, et en PAV
Objectif secondaire : nombre de kilomètres parcourus par le prestataire et la régie pour effectuer la collecte OMr chaque année. 462 000 km en 2024 -> baisse de 10%PLPDMA LFa 2026-2032 27/ 65
Encourager la réduction de la production de déchets à travers la tarification incitative et les solutions de tri
1.1.1 A/ PREMIER VOLET : Adapter les dispositifs mis en place aux besoins des usagers pour permettre la modification des comportements
Il s’agit de poursuivre le déploiement des moyens de collecte adaptés, de sorte que les habitants soient incités à trier et à réduire le volume de leurs ordures ménagères.
Conteneurisations : finaliser et améliorer le schéma de conteneurisation qui a été déployé entre 2023 et 2025 en faveur de la TEOMI :
• Distribution d’un bac pucé OMr compatible avec la taille de la famille et la réduction des déchets produits : les habitants pourront adapter leur bac une fois par an gratuitement. Plus de 40000 bacs et 5000 badges ont déjà été distribués.
• Adaptation des bacs aux contraintes des habitants
• Suppression des points d’apport volontaires au bénéfice de la collecte en porte à porte, avec plus de proximité pour l’habitant : les changements ont été opérés, mais il convient de poursuivre l’accompagnement des ménages et des communes.
• Mise en place de zones en PAV qui permettent de mieux encourager au tri et à la prévention car notion de se déplacer jusqu’à la borne, et la taille des ouvertures limite les gros objets donc certains gros producteurs se détournent du SPPGD. Des bascules ont déjà eu lieu pour une partie de 4 communes urbaines, et l’intégralité de 2 communes rurales. Le déploiement de bornes en PAV a également été réalisé dans des immeubles collectifs en zone de cohérence • Verre : il convient de poursuivre la densification du parc de bornes de collecte du verre et de le compenser par la suppression du service spécifique offert à certains bars, hôtels, et restaurants à partir du 1e janvier 2028. En effet, ce service est gratuit et peu étendu, ce qui le rend inéquitable en l’état.
• Déchets alimentaires (cf fiche action biodéchets). Mais dans les grandes lignes : LFa devra accompagner l’évolution des comportements en faveur du tri à la source des déchets alimentaires : améliorer la gestion des composteurs partagés existants pour encourager les habitants à s’en emparer, densifier le réseau en fonction des besoins à proximité de logements collectifs, étendre le service de collecte des biodéchets dans les secteurs les plus denses. • Textile : maintien du réseau de bornes actuelles.
La réduction des tonnages d’ordures ménagères a conduit LFa à réduire les fréquences de collecte. Cette fréquence pourra être adaptée en fonction de l’évolution des volumes. Il sera envisagé de supprimer les zones C1 OMr de Montbrison et SJR : baisse des quantités au global estimée à partir du 1e janvier 2028.
Un plan de communication global permettra d’éclairer les usagers sur l’intégralité des solutions à leur disposition ; un plan de sensibilisation au tri et à la prévention sera déployé pour faire évoluer la perception que les habitants ont des enjeux sur les déchets.
Budget prévu
Investissements : 500 000
€
Fonctionnement :
dépenses compensées
par les économies
Ressources humaines
Deux agents de relation
usagers + 1 renfort agent
relation usagers TEOMi
jusque fin 2026
Deux agents relation
usagers et bases de
données.
Un agent numérique et
usagers
Un responsable d’équipe
TEOMI et relations
usagers
Contribution de l’équipe
collecte à hauteur d’un
ETP.
Aides et financements
extérieurs
Ademe
Citeo
Pilote de l’action
Jean-Baptiste CALVI
(directeur de projet)
Partenaires
Réseau Ademe des territoires
engagés
Communes
Bénéficiaires
L'ensemble des usagers sans
exception
Calendrier et principales échéances
2024-2025 : mise en place
2026 : amélioration de la conteneurisation, réponse aux cas particuliers, résolution des problèmes, enterrement PAV.
1.1.2 Adapter le taux de TEOM et voter une grille tarifaire incitativePLPDMA LFa 2026-2032 28/ 65
Encourager la réduction de la production de déchets à travers la tarification incitative et les solutions de tri
Il s’agit de voter un taux de taxe réduit pour constituer la part fixe de le TEOMI ainsi qu’une grille tarifaire pour appliquer la part variable à chacun en fonction de ses comportements. Le taux de la TEOM fixe va donc baisser pour tous les contribuables. Le tri étant gratuit pour les ménages, il devient pertinent pour chacun de réduire sa production d’ordures ménagères résiduelles.
La grille tarifaire fixera le prix des éléments suivants :
- Levée d’un bac 120 litres
- Levée d’un bac 180 litres
- Levée d’un bac 240 litres
- Levée d’un bac 360 litres
- Dépôt d’un sac en PAV ou abri bac de 50 litres maximum.
Deux logiciels ont été paramétrés pour suivre le volume des déchets produits par les usagers dans le cadre de la TEOMI : le référentiel usagers et le logiciel de gestion. Les usagers pourront se connecter sur un portail personnel qui leur donnera accès aux levées effectuées durant l’année.
Une communication adaptée permettra aux usagers de comprendre que la part variable n’est pas une taxe en plus, mais bien une compensation de la baisse du taux de TEOM. Compensation plus ou moins avantageuse selon les usages, d’où son caractère incitatif.
Budget prévu
Maintenance et
développement des
logiciels 10 000 € / an.
Ressources humaines
0.5 ETP annuel cumulé de
conception et suivi
1 ETP cumulés chaque
année entre janvier et
mars pour renseigner le
fichier loctium des
finances publiques
Aides et financements
extérieurs
Néant
Pilote de l’action
Responsable service déchets
Partenaires
Finances publiques, DGFIP Bénéficiaires : néant
Calendrier et principales échéances
Décembre 2025 et décembre de chaque année : vote de la grille tarifaire applicable pour N+1 et d’un taux deTEOMi prévisionnel.
Vote du taux de TEOMi en avril de l’année de facturation (N+2)
1.1.3 / Lutter contre les dépôts sauvages et responsabiliser les usagers
Description de l’action, de ses modalités de mise en œuvre
Il est important d’intégrer la lutte contre les dépôts sauvages, et notamment les sacs au sol, mais également leur suivi, dans le PLPDMA. Ils font en effet partie des déchets à comptabiliser et posent d’importants problèmes d’image pour le service public, nuisant aux efforts de communication et de sensibilisation.
Un groupe de travail a été créé le 13 octobre avec les communes volontaires pour échanger sur les bonnes pratiques, les textes réglementaires et les outils techniques de lutte contre les sacs au sol. Les communes restent responsables du pouvoir de police et du nettoyage des espaces publics. LFa est responsable du ramassage des sacs aux sols lorsque les PAV et abri bacs sont pleins.
LFa aidera également les communes à entrer en relation avec les organismes nationaux comme Citeo qui créent des appels à projets sur les emballages abandonnés.
Budget prévu
Néant
Ressources humaines
Agents communaux
principalementPLPDMA LFa 2026-2032 29/ 65
Encourager la réduction de la production de déchets à travers la tarification incitative et les solutions de tri
Enfin, LFa e facturera pas la redevance spéciale aux communes pour les volumes de sacs au sol collectés durant la phase de démarrage de la TEOMI pour une durée qui reste à définir.
Aides et financements
extérieurs
Appels à projets au cas
par cas
Pilote de l’action
Vincent PHILIPPS
Partenaires
Communes, Ademe, éco
organismes et filières REP,
chambres consulaires
Bénéficiaires
L'ensemble des usagers
Calendrier et principales échéances
En continu : animation sur les sacs au sol et
1er janvier 2026 : comptages de la part variable de la TEOMIPLPDMA LFa 2026-2032 30/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°1
Déployer des politiques publiques ambitieuses de réduction des
déchets à travers l’incitation et la responsabilisation des
usagers
N° 1.2 Maîtriser l’augmentation des déchets d’emballages et de déchèterie
Contexte :
La sensibilisation au tri, les baisses de fréquence de collecte sur les ordures ménagères résiduelles et la tarification incitative incitent les habitants à trier davantage, ce qui conduit à l’augmentation des tonnages collectés dans les bacs et PAV jaunes et dans les déchèteries. La mise en place de la TEOMI va notamment inciter les usagers à se rendre davantage en déchèterie. Or, dans une logique de réduction des déchets produits, il convient de fixer des règles pour limiter les apports de matières “évitables” telles que les déchets verts.
Les déchèteries sont des lieux essentiels de valorisation des déchets produits, avec plus de la moitié des tonnages collectés, et une large proportion de recyclage matière. Ils permettent d'avoir un contact direct avec les usagers qui sensibilise aux bonnes pratiques.
Un règlement uniformisé a été mis en place fin 2021, des changements d’horaires de 2 sites concomitamment à l’arrêt de la déchèterie mobile sur le secteur desservi par une nouvelle déchèterie fixe mi-2025. Les collectivités environnantes développement depuis 2022 et de manière forte depuis 2024 le contrôle d’accès dans leurs déchèteries.
Les fiches des axes 2, 3 et 4. contribueront à réduire la production d’emballages.
Tonnes de déchets évitées et
type (estimation)
Moyenne
Contribution aux objectifs
du PCAET (baisse émissions
GES, adaptation du
territoire, stockage
carbone)
Meilleur tri donne meilleur
impact GES sur la tonne à
traiter.
LIEN AVEC D’AUTRES ACTIONS
Toutes les actions des axes 2, 3, et 4
Indicateurs de suivi et de réalisation
Tonnages par flux et par site
Nombre de passages : totaux, par site, par jour
Objectifs mesurables :PLPDMA LFa 2026-2032 31/ 65
Maîtriser l’augmentation des déchets d’emballages et de déchèterie
A/ PREMIER VOLET : Des déchèteries accessibles et efficaces, des accès et les tonnages régulés
Les déchèteries de Loire Forez agglomération sont implantées de manière cohérente partout sur le territoire. Dans les secteurs de montagne qui ne bénéficient pas de déchèterie fixe, une déchèterie mobile assure un service de proximité essentiel. Si les sites ont été modernisés durant le précédent PLPDMA, il reste des aménagements à réaliser, pour améliorer encore la qualité du tri et la valorisation des matières récupérées. Ainsi, une nouvelle plateforme de broyage des déchets verts pourrait être installée à la déchèterie de Sury le Comtal, et la déchèterie de Savigneux pourrait être réaménagée. D’autres travaux seront réalisés sur chaque site pour assurer un accueil optimal et la déchèterie mobile sera pérennisée.
Toutefois, les tonnages collectés en déchèterie comptent dans les objectifs de maîtrise imposés par la réglementation. Ainsi, il convient de veiller à ne pas accroître trop fortement les déchets collectés. De plus, le Plan climat air énergie du territoire vise à réduire les déplacements inutiles en véhicules motorisés.
Il conviendra donc de prendre les mesures suivantes :
Instauration du contrôle d’accès :
- Systématiser les barrières pour réguler les venues et pouvoir apporter des messages plus personnalisés aux usagers, malgré des temps d’attente.
- définir le fonctionnement du système : nombre de passages autorisés, modalités d’entrée (badges…), possibilité de l’adapter à la déchèterie mobile…
- Prévoir le lien avec Saint-Etienne Métropole qui dispose de convention pour l’accès 2 de nos sites.
Continuer d’adapter les horaires des sites aux besoins et des fréquentations afin de mieux accompagner les usagers dans leurs comportements.
- Déchèterie mobile : ne pas développer le service en place et rester sur les mêmes fréquences pour les communes bénéficiaires.
- Conventions inter EPCI : réfléchir en 2026 sur la possibilité d’optimiser les flux entre les usagers de LFa et des territoires voisins.
S'impliquer auprès des réseaux comme Amorce pour appuyer des positions nationales impliquant les metteurs sur le marché et incitant à ne pas utiliser le SPPGD. Agir auprès des responsables nationaux liés aux metteurs sur le marché.
Poursuivre le travail de développement des filières nouvelles telles que les filières en REP (Responsabilité élargie du producteur) pour trier le plus possible et maîtriser les couts liés aux déchèteries.
Budget prévu
Ressources humaines
Aides et financements
extérieurs
Pilote de l’action Partenaires Bénéficiaires
Calendrier et principales échéances
B/ SECOND VOLET : Maîtriser la production de papiers emballagesPLPDMA LFa 2026-2032 32/ 65
Maîtriser l’augmentation des déchets d’emballages et de déchèterie
Pour réduire les ordures ménagères résiduelles, le législateur a rendu obligatoire l’extension des consignes de tri et le territoire s’est doté d’un centre de tri capable de trier les papiers et emballages. La mise en place de la TEOMi va accroitre les tonnages d’emballages alors même qu’ils entrent dans les tonnages de DMA comptabilisés dans le PLPDMA.
Il convient donc de maintenir un haut niveau de service qui incite au trin, tout en empêchant l’explosion des tonnages.
Les actions prévues sont les suivantes :
Etudier l’impact de la distribution de bacs jaunes à la place de zones dans le secteur nétrablais pour donner suite à la demande d’élus et d’habitants du secteur. L'idée serait de responsabiliser les usagers et favoriser le tri dans les zones où les papier emballages sont collectés en PAV.
Densification du maillage de PAV jaunes dans un premier temps pour faciliter le geste de tri.
Pouvoir proposer un bac jaune 120l pour des centres bourg très contraints, les habitants seuls. Aujourd’hui, le volume minimal est de 240 litres. A l’inverse, maintenir une position équilibrée face à la demande d’augmentation du service en autorisant le recours à un bac de 360 litres à partir de 4 personnes dans le foyer, mais sans augmenter la fréquence de collecte qui restera partout à une fois tous les 15 jours.
Budget prévu : à étudier
Ressources humaines
Equivalent à 0.5 ETP
cumulé
Aides et financements
extérieurs
Selon opportunité
Pilote de l’action
LFa
Partenaires
Eco organismes
Bénéficiaires
Tous les usagers
Etudes bacs jaunes et densification des PAV en 2026
2027 et au-delà : mise en œuvre éventuellePLPDMA LFa 2026-2032 33/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°1
Déployer des politiques publiques ambitieuses de
réduction des déchets à travers l’incitation et la
responsabilisation des usagers
N° 1.3 Responsabiliser et accompagner les professionnels dans la réduction de leurs déchets
Contexte :
Loire Forez agglomération est compétent dans la gestion des déchets des ménages uniquement. Toutefois, l’agglo offre un service aux professionnels, que ce soit pour la collecte des ordures ménagères, des papiers emballages, du carton et du verre, ou les accès en déchèterie. Les entreprises, en moyenne, produisent plus de déchets que les ménages et peuvent jouer un rôle prépondérant dans la réduction attendue dans le PLPDMA. Il convient donc de les accompagner vers une trajectoire vertueuse pour l’environnement et pour les charges financières de LFa et des entreprises elles-mêmes.
Tonnes de déchets
évitées et type
(estimation)
Importante
Contribution aux objectifs
du PCAET (baisse émissions
GES, adaptation du
territoire, stockage
carbone)
Touchera les rotations de
transferts et diminuera le
traitement, mais pas
d’impact sur les GES
collecte pure
LIEN AVEC D’AUTRES ACTIONS
Liste des actions liées du présent PLPDMA
Indicateurs de suivi et de réalisation
Volumes comptabilisés en levées TEOMi, montants facturés part variable TEOMi
Factures émises en déchèteries et en bacs manifestations
Objectifs mesurables :
TITRE DE l’ACTION
A/ PREMIER VOLET : Les bienfaits de la redevance spéciale dans le cadre de la TEOMI
Budget prévuPLPDMA LFa 2026-2032 34/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°1
Déployer des politiques publiques ambitieuses de
réduction des déchets à travers l’incitation et la
responsabilisation des usagers
N° 1.3 Responsabiliser et accompagner les professionnels dans la réduction de leurs déchets
La mise en œuvre de la redevance spéciale, complémentaire à la TEOM incitative (TEOMI), permet d’assurer une meilleure équité entre usagers en faisant contribuer les producteurs de déchets non ménagers selon la réalité de leurs apports. Elle incite les professionnels à réduire leurs volumes et à trier davantage, tout en allégeant la charge financière supportée par les ménages. En favorisant la responsabilisation des acteurs économiques et la transparence des coûts de gestion, la redevance spéciale constitue un levier essentiel pour maîtriser les tonnages, améliorer la performance du service public et renforcer la logique pollueur-payeur.
- Tarifs du prix au litre OMr TEOMi et de la collecte sélective incitatif tout n’étant pas décourageant pour éviter les dépôts sauvages ; maintenir des tarifs incitatifs sur la collecte sélective.
- Continuer la même méthode pour les calculs RS qui incluent les OMr et la CS sans ajouter les cartons et le verre.
- Etudier la révision à la baisse le seuil de déclenchement des facturations pour le prêt de bacs éco-évènement : 1 bac 770l OMr au lieu de deux ? Idée d’un forfait de mise en place de bacs quels que soit le nombre ? Maintien de la gratuité des bacs jaunes pour faciliter le tri.
- Etudier les systèmes de sanctions en cas de tri non réalisé, évaluer la faisabilité juridique et les impacts attendus (amendes, refus de collecte...)
- Conserver le seuil d’exclusion des assimilés professionnels
Ressources humaines
Aides et financements
extérieurs
Pilote de l’action
Partenaires
Bénéficiaires
Tous les usagers
Calendrier et principales échéances
B/ SECOND VOLET : La maîtrise des accès en déchèterie et la recherche d’autres filières pour les professionnels.
Description de l’action, de ses modalités de mise en œuvre
- Maîtrise des accès : mise en place d’un contrôle renforcé des entrées par badge nominatif et traçabilité des apports (volume, fréquence, typologie des usagers). Une campagne de vérification des comptes « professionnels » sera menée pour distinguer clairement les activités économiques des particuliers. L’objectif est
Budget prévu
Ressources humainesPLPDMA LFa 2026-2032 35/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°1
Déployer des politiques publiques ambitieuses de
réduction des déchets à travers l’incitation et la
responsabilisation des usagers
N° 1.3 Responsabiliser et accompagner les professionnels dans la réduction de leurs déchets
de limiter les usages abusifs, mieux répartir les coûts et préserver la capacité d’accueil pour les usagers domestiques.
-
- Carton des pros : questionner le service de collecte des cartons pour les professionnels (prévu de se requestionner dans le contrat de collecte) : plusieurs pistes possibles : maintien du service actuel, facturation, arrêt ou extension aux usagers ménagers. En tenant compte des demandes de conteneurisation des prestataires de collecte, des usages et des risques de générer des points de dépôts sauvages.
- Poursuivre le système de paiement des apports des professionnels en déchèterie. Adapter les tarifs des dépôts pour les professionnels aux couts réellement supportés par la collectivité et aux déploiement ou arrêt des REP en place ou à venir.
-
- Recherche de filières adaptées : un travail partenarial sera engagé avec les chambres consulaires, les éco-organismes et les prestataires privés pour identifier des filières spécifiques aux déchets professionnels (gravats, bois, DIB, déchets dangereux, etc.). Des démarches de mutualisation pourraient être proposées afin de réduire les volumes entrants en déchèterie publique et d’améliorer le tri à la source.
Aides et financements
extérieurs
Pilote de l’action Partenaires Bénéficiaires
Calendrier et principales échéancesPLPDMA LFa 2026-2032 36/ 65
Axe n° 2 Favoriser la gestion de proximité et la valorisation des
biodéchets
PLPDMA 2026-2032
AXE N°2
Favoriser la gestion de proximité et la valorisation des
biodéchets
N° 2.4 Mieux traiter les déchets alimentaires
Contexte :
Les déchets alimentaires (DA) constituent environ 30% des déchets présents dans les poubelles d’ordures ménagères résiduelles ce qui représentent approximativement 100 kg de biodéchets par an et par foyer. Autant de déchets qui peuvent être retirés de la poubelle ralentissant ainsi son remplissage en corrélation avec la stratégie de tarification incitative (TEOMi) et la baisse de fréquence des collectes.
De plus, la loi AGEC (anti-gaspillage et économie circulaire) de 2020 impose aux collectivités d’apporter une solution de tri à la source des biodéchets à tous les ménages afin de les inciter à sortir leurs déchets alimentaires des OMr.
Dans cette optique, Loire Forez agglomération a structuré une stratégie pour la gestion des déchets alimentaires afin d’accompagner les foyers dans cette tendance :
On considère que les déchets alimentaires sont une ressource pour les sols. Ainsi le compostage est un processus qui permet de valoriser les déchets alimentaires et de les transformer en compost. Ce procédé permet de réduire le volume des poubelles et ainsi permettre aux usagers de maitriser leur facture TEOMI.
Par ailleurs, l’objectif est de créer une ressource riche pour les sols valorisable localement. Cette matière permet un retour au sol du carbone et de l’azote sous une forme directement assimilable par les plantes. De plus, les micros et macro-organismes présents lors du processus de compostage améliorent la vie et la structure du sol. Le compost peut donc être valorisé directement à différentes échelles : potagers et vergers individuels, espaces verts communaux, agriculture. La valorisation des déchets alimentaires sur place permet de réduire les émissions de GES liés au transport des déchets.
Des bornes de collecte des déchets alimentaires (DA) sont mises en place dans 3 centres-villes. La combinaison des modes de valorisation offre ainsi aux usagers une solution adaptée à leur besoin et aux spécificités liées à l’urbanisme et aux contraintes d’aménagement. Contrairement au compostage dont la matière est traitée sur place, les DA issus de la collecte sont conduits en centre de traitement pour être compostés et distribués aux agriculteurs du territoire. L’épandage des DA sous forme de compost augmente le stockage en carbone des sols.
La stratégie d’information et de communication de Loire Forez doit prendre en compte la démocratisation du tri des déchets alimentaires du fait de la loi AGEC et de la TEOMi. En effet, auparavant, les utilisateurs de sites de
Compostage individuel pour tous les
ménages possédant un extérieur
Compostage partagé
dans les centres-
bourgs peu denses
Collecte
dans les
centres-
villes
densesPLPDMA LFa 2026-2032 37/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°2
Favoriser la gestion de proximité et la valorisation des
biodéchets
N° 2.4 Mieux traiter les déchets alimentaires
compostage partagés ou individuels étaient volontaires et souvent déjà sensibilisés à son intérêt. Aujourd’hui de plus en plus d'habitants se mettent au tri de leur biodéchets dans un objectif de maitrise de leur facture TEOMI. Avec cette nouvelle typologie d’usagers, une communication claire et accessible est nécessaire pour la bonne compréhension des enjeux et de l’utilisation des différents dispositifs.
Tonnes de déchets
évitées et type
(estimation) :
Compostage
individuel : 1300t
détournés par an
en 2032
Compostage
partagé : 120t/an à
partir de 2026.
Contribution aux
objectifs du PCAET :
Baisse émissions
GES, adaptation du
territoire, stockage
carbone
Moins de camions sur les
routes, moins de coûts
pour la collectivité et
moins de pollution.
Plus de carbone stocké
dans les sols, retour au sol
de la matière, amélioration
de la vie du sol.
LIEN AVEC D’AUTRES ACTIONS
Liste des actions liées du présent PLPDMA :
• FA 2.4 « Valoriser les déchets verts à proximité »
• FA 3.5 « Développer une offre structurée de
formation auprès du grand public et mieux
communiquer »
• FA 1.1 « Niveau de service de la collecte »
Indicateurs de suivi et de réalisation
- Nombre de composteurs individuels vendus
- Nombre de sites de compostage partagé installés
- Estimatif des tournages détournés
- Nombre d’actions de sensibilisation spécifiques aux DA
Objectifs mesurables :
- Compostage individuel : Objectif 1000 composteurs vendus/an pendant 6 ans, pour un tonnage détourné d’environ 1300t/an
Calcul : actuellement 6000 composteurs vendus détournant environ 650 tonnes de biodéchets/an + 6000 composteurs dans 6 ans (objectif 1000/an) = 650 *2 = 1300t environ d’ici 2032. - Compostage partagé : 150t de biodéchets détournés/an
Calcul : en 2025 environ 80t détournés pour une moyenne de 37,5 sites sur l’année. Objectif 70 sites, soit une augmentation de 47% environ, soit 150t de biodéchets détournés/an.
- Collecte biodéchets : 180 t de biodéchets détournés/an
- Sensibilisation : 500 personnes sensibilisées par an toutes animations confondues spécifiques à la pratique du compostage (compostage partagé, compostage individuel, “Tous au Compost !”...) (cf. objectif FA 3.5)PLPDMA LFa 2026-2032 38/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°2
Favoriser la gestion de proximité et la valorisation des
biodéchets
N° 2.4 Mieux traiter les déchets alimentaires
Mieux traiter les déchets alimentaires
A/ PREMIER VOLET : Massifier le compostage individuel et sensibiliser aux bonnes pratiques
Loire Forez agglomération est un territoire majoritairement rural. Une grande partie des usagers disposent d’un espace extérieur leur permettant de valoriser sur place leurs déchets organiques. Le compostage individuel est une solution de gestion de proximité vertueuse car il permet de produire un amendement directement utilisable au potager. Il est également possible de gérer un compost à la maison sans jamais récolter ce dernier du fait de sa constante dégradation. Le compostage individuel est donc une pratique qui peut convenir à tout type d’usages.
Pour encourager le compostage individuel, Loire Forez agglomération propose la vente de composteurs subventionnés à 65%. Les composteurs sont jusqu’à présent vendus sur inscription lors de différentes séances d’une demi-journée réparties sur le territoire. Depuis juin 2025, une permanence est tenue à Montbrison permettant aux usagers de venir acheter leur composteur sans inscription.
En 2025, on estime que 25% des foyers avec terrain sont équipés en composteur individuel. Avec le taux naturel de renouvellement du matériel, il y a encore une marge d’équipement importante sur le territoire.
C’est dans ce contexte que cette fiche action propose de massifier la promotion et la vente de composteurs individuel, ainsi que la sensibilisation à cette pratique. Les actions mises en œuvre pourront être :
• Pérennisation d’une permanence à Montbrison sans inscription pour faciliter l'accès au matériel
• Poursuite des séances de vente organisées dans les communes les plus excentrées du territoire
• Promotion du compostage individuel lors d’ateliers répartis au cours de l’année (FA 3.5 « Développer une offre structurée de formation auprès du grand public et mieux communiquer »)
• Communication : réalisation d’une vidéo ludique et explicative et rappel régulier des actions et dispositifs proposés par Loire Forez agglomération en s’appuyant notamment sur les mairies (bulletins municipaux, Illiwap...) (FA « Développer une offre structurée de formation auprès du grand public et mieux communiquer »)
Budget
prévu
155 000 € /
an et 45 000
€ de recettes
Ressources
humaines
1 référent
cellule
compostage
: 0.3 ETP
1 agent pour
permanence
journalière
et suivi
administratif
(gestion des
stocks,
commande,
etc.) : 0.5
ETP
Prestataire
ou équipe en
régie pour
sensibilisatio
n et
distributionPLPDMA LFa 2026-2032 39/ 65
Mieux traiter les déchets alimentaires
Aides et
financement
s extérieurs
Pilote de l’action : LFa
Partenaires : communes,
prestataires, guides
composteurs
Bénéficiaires :
tous les foyers
disposant d’un
terrain en
extérieur
Calendrier et principales échéances : tout au long de la durée du PLPDMA
B/ SECOND VOLET : Mailler le territoire de sites de compostage partagé et en assurer la bonne gestion
Le compostage partagé est une solution de gestion de proximité des déchets alimentaires particulièrement adaptée aux petits centre bourgs et aux pieds d’immeuble. Un site de compostage partagé permet de gérer les déchets alimentaires de 10 à 70 foyers en fonction du volume et du nombre de bacs. Le processus de compostage est géré sur place dans un objectif de valorisation de la matière localement. Le compost produit est alors utilisé par les usagers du site pour leur usage personnel ou par les services municipaux.
Fin 2025, 88 sites de compostages partagés existent sur le territoire, dont une 50aine sont gérés par Loire Forez agglomération. La prise en charge de cette gestion par la collectivité permet de maintenir la salubrité et assurer la pérennité des sites tout en apportant une solution de tri des déchets alimentaires pour les foyers ne pouvant pas s’équiper de composteurs individuels, conformément à la loi AGEC.
Tous les sites de compostage partagés ont besoin d’un approvisionnement régulier en broyat. En effet, cette matière permet d’optimiser le processus de compostage en équilibrant le compost ce qui permet une accélération de la transformation de la matière, ainsi qu’une absorption des jus et les odeurs.
Le premier objectif de cette fiche action est d’accroitre le maillage du territoire en sites de compostage partagés pour tous les ménages qui en ont besoin et d’améliorer le service apporté sur ces sites :
• Equiper toutes les communes qui ont besoin d’au moins un site de compostage partagé.
• Optimiser la gestion des sites existants et futurs : passages hebdomadaires, prise en charge de toutes les opérations de manutention, correction des erreurs de tri, ... Cette mission est effectuée en prestation externalisée depuis 2024. Cette gestion sera réinterrogée et la mutualisation et/ou la régie seront analysées en fonction du coût et de la qualité.
• Etablir un plan d’action pour la gestion des urgences et garantir la salubrité et la sécurité des sites (nid de guêpes, rongeurs, casse et remplacement du matériel...). • Optimiser le dimensionnement et le nombre de sites de compostage partagé sur chaque commune pour assurer un service à la hauteur des besoins réels et éviter les débordements.
• Pérenniser l'autonomie en broyat en partenariat avec la déchèterie de Savigneux (FA 2.4 « Valoriser les déchets verts à proximité »).
Budget
prévu : 250
000 € / an
Ressources
humaines
(dans le
cadre de
l’externalisat
ion de la
prestation de
suivi et
gestion des
sites de
compostage
partagé)
1
référent/pilo
te cellule
compostage
: 0.5 ETP
1 agent
administratif
(gestion
stock,
commande) :
0.3 ETP
Agents de
terrain
(petite
maintenance
, contrôle,PLPDMA LFa 2026-2032 40/ 65
Mieux traiter les déchets alimentaires
Le bon fonctionnement et la salubrité des sites dépendent, entre autres, de leur bon usage par les habitants. Contrairement au compostage individuel ou à la collecte, le compostage partagé est plus contraignant par les gestes demandés lors du dépôt des restes alimentaires, et aux restrictions quant à la typologie de déchets (pas de carcasse, pas de déchets verts, pas de sacs...). Les erreurs de tri et la mauvaise compréhension du dispositif sont fréquentes et entrainent des nuisances plus ou moins importantes pour les autres usagers et les riverains. Il est donc primordial d’améliorer la compréhension de tous les acteurs sur l’intérêt et l’usage d’un site de compostage partagé :
• Création d’une plaquette explicative simple à l’usage de toutes les personnes susceptibles d’utiliser un site de compostage partagé
• Gestion des sites par des agents formés au compostage, à même de sensibiliser les usagers au quotidien
• Accroissement du nombre d’animations sur les sites de compostage partagé : inauguration de site, distribution de compost mature...
• S'appuyer sur les communes pour relayer les informations quant aux sites de compostage partagés : rappeler les bons gestes, relayer les animations...
En parallèle, LFa accompagne les communes volontaires en leur fournissant du matériel de compostage gratuitement pour leurs services municipaux (cantines, services techniques, salle des fêtes, etc.). Loire Forez n’assure pas le suivi de ces équipements.
LFa équipe également gratuitement les petits collectifs d’habitants (3 à 6 foyers) mais n’assure pas le suivi de ces installations qui restent de la responsabilité exclusive des utilisateurs (sur le domaine privé).
Les professionnels ne peuvent pas apporter leurs déchets alimentaires dans les composteurs partagés. En effet, un gros apport (ex : crèche) ou un apport mono-spécifique (ex : boulanger) risquent de déséquilibrer le processus de compostage.
Pour le moment, les professionnels ne sont pas accompagnés dans leur installation et leur gestion des équipements de compostage. Loire Forez agglomération ne fournit pas de matériel subventionné mais propose l’envoi de plaquettes d’informations ou des contacts pour l’achat de matériel.
etc.) : 0.3
ETP
Aides et
financement
s extérieurs
Pilote de l’action : LFa
Partenaires : déchèterie de
Savigneux, prestataires de
gestion et d’animation,
communes
Bénéficiaires :
tous les foyers du
territoire ne
disposant pas de
jardin
Calendrier et principales échéances : tout au long de la durée du PLPDMA. Un nouveau marché exploitation des sites de compostage devra être élaboré mi-2026 et la question de la régie/mutualisation sera interrogé à ce moment-là.
C/ TROISIEME VOLET : S’appuyer sur le réseau des guides composteurs en tant que relais de proximité
Un réseau de guides composteurs pailleurs est composé d’individus relais sur le territoire pour diffuser la pratique du compostage et de la bonne gestion des déchets verts. 21 guides ont été formés depuis 2018. Ils sont capables de faire émerger et accompagner des projets sur leurs communes, identifier des besoins, être relais de conseils et de bonnes pratiques, que ce soit sur le compostage partagé, compostage individuel ou la gestion des déchets verts. Ils ont pour missions de sensibiliser leurs voisins, collègues, communes. Le rôle de guide est assimilable à celui d’un facilitateur en créant des liens entre les citoyens et la collectivité. Ils encouragent
Budget
prévu : 2 000
€ / an + 2000
€ formations
guides pour
16 nouvelles
recruesPLPDMA LFa 2026-2032 41/ 65
Mieux traiter les déchets alimentaires
l’adoption de comportements durables dans la pratique du compostage et de la gestion des déchets verts.
Les guides agissent à titre bénévole, se forment, partagent leurs connaissances pour le compostage. Ils sont souvent motivés par une conviction personnelle et le désir de contribuer à une communauté. Afin de prévenir la lassitude du réseau, il est important de reconnaître leur rôle de bénévoles dans la gestion de biodéchets. De la reconnaissance, de la formation continue, leur participation dans la mise en place de nouvelles directives et l’organisation de rencontres seront les moteurs du maintien et de la dynamique du réseau.
Sur le territoire, les guides sont présents lors des actions nationales, comme « Tous au compost » qui se déroule au printemps, mais aussi sur chacune des séances de ventes de composteurs individuels organisées par LFa. Ils répondent efficacement aux usagers qui se posent des questions sur l’utilisation de leur composteur (leur présence est appréciée des habitants).
En 2025, 12 guides sont actifs sur le territoire principalement dans le sud (soit un peu plus de la moitié des guides formés par LFa). L’orientation pour les années et de pérenniser ce socle et éventuellement de mobiliser des bénévoles sur le nord. L’animation de ce type de réseau nécessite du temps. Il s’agira d’évaluer à mi-parcours du PLPDMA le ratio coût/bénéfice de cette action pour la pérenniser ou l’abandonner.
Ressources
humaines
20 heures /
par an
Aides et
financement
s extérieurs
Pilote de l’action : LFa Partenaires : guides Bénéficiaires : tous
Calendrier et principales échéances : évaluation de l’action à mi-parcours du PLPDMA et réajustement.
D/ QUATRIEME VOLET : Organiser la collecte des déchets alimentaires
La collecte des déchets alimentaires permet à un déchet comptabilisé de ne plus le traiter par enfouissement mais de le valoriser.
Un marché global a recours au compostage industriel.
Afin de prioritairement axer sur de la prévention et au vu de la typologie de notre intercommunalité, le niveau de service est volontairement limité, car n’encouragerait pas à la réduction et à la gestion in situ.
Un travail est en cours concernant un transfert de la compétence traitement vers un syndicat. Ceci entraînera des conséquences concernant le renouvellement de marché de prestations de collecte selon le lieu d’exutoire. La filière pourrait changer du compostage vers la méthanisation.
L'implantation de bornes a fait l’objet d’un déploiement massif fin 2024 sur des secteurs du maillage / extension progressif de ces zones, sans nouveau secteur disjoint.
La volonté actuelle est de limiter l’extension de la collecte.
Un travail du quotidien concerne l’entretien de ces bornes, l’adaptation des fréquences de collecte selon leur taux de remplissage et la saisonnalité (surtout les fortes chaleurs). La taille des bacs à l’intérieur des bioPAV est désormais stabilisée.
Les professionnels ne sont pas intégrés à la collecte pour le moment.
Budget
prévu
Coût pour
précollecte-
collecte-
traitement
globalement
légèrement
plus cher que
les OMr
Ressources
humaines
Unité
collecte-tri-
traitement :
technicien
0,2 ETP,
contrôleurs
0,2 ETPPLPDMA LFa 2026-2032 42/ 65
Mieux traiter les déchets alimentaires
Aides et
financement
s extérieurs
Précédemm
ent Ademe
fonds vert
mais ne sera
pas
renouvelé
car
désormais
compétence
obligatoire
donc ne doit
plus être
soutenu et
hors REP
Pilote de l’action
Unité collecte au sein du
service déchets
Partenaires
Mairies,
bailleurs/syndics/socnet
Bénéficiaires
Usagers ménagers
(hors
professionnels)
Calendrier et principales échéances :
- 2026 adaptations
- 2027 et au-delà que des adaptations à la marge, principalement de l’exploitationPLPDMA LFa 2026-2032 43/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°2 Favoriser la gestion de proximité et la valorisation
des biodéchets
N° 2.5 Valoriser les déchets verts à proximité
Contexte :
Les déchets verts représentent plus de 30% du tonnage dans nos déchèteries. En 2024, chaque habitant de LFa a produit 104 kg de déchets verts en moyenne. Bien que très fluctuant en fonction des météos saisonnières, ces tonnages restent très supérieurs aux moyennes régionales.
Un contrôle d’accès pourrait prochainement être mis en place sur l’ensemble de nos 6 déchèterie afin de réguler les entrées.
Dans ce contexte, il est nécessaire d’accompagner les habitants vers un changement de comportement en favorisant le plus possible la gestion « in situ » des végétaux issus de la taille et de la tonte.
Il s’agit aussi, par le retour à la terre des résidus de végétaux, d’améliorer la qualité des sols en favorisant le stockage du carbone, la rétention de l’eau, la fertilité, etc.
Lors du précédent PLPDMA des mesures ont été mises en place pour réduire les quantités de déchets verts en déchèteries : - Mise en place d’un dispositif de subvention de la location d’un broyeur de végétaux auprès d’un réseau de partenaires loueurs pour les habitants du territoire
- Achat de broyeurs professionnels et mise à disposition gratuitement auprès des communes. Formation des agents et élus communaux à la gestion sur place des déchets verts des collectivités
- Sensibilisation ponctuelle des usagers lors de tenue de stands en déchèterie, jardineries, sur les marchés… - En 2024, une expérimentation a été mise en place afin de réorienter une partie des déchets verts broyés, de la déchèterie de Savigneux, en « matières sèches » pour les sites de compostage partagé et en paillis pour les campagnes de plantation de haies en partenariat avec les agriculteurs du territoire. 800 T environ ont ainsi été valorisées autrement.
Il est nécessaire aussi de repenser la gestion de nos déchets verts pour la rendre plus vertueuse. Pour exemple, une partie de nos déchets verts est exportée hors territoire pour être traitée sur la plateforme de notre prestataire. Un des enjeux sera donc de réfléchir à relocaliser ce traitement pour limiter les trajets et réduire nos émissions de GES par ce transport.
Par ailleurs, il reste important de rappeler régulièrement aux usagers que le brulage des déchets verts et interdit et excessivement nocif pour la santé et l’environnement.
500t détournées / an
principalement de
branchages
Contribution aux
objectifs du PCAET
(baisse émissions GES,
adaptation du
territoire, stockage
carbone)
Réduction des émissions de CO2 par la
diminution des déplacements en
déchèterie et l’arrêt de l’exportation des
déchets verts hors territoire
Stockage du carbone dans le sol
Amélioration du stockage d’eau dans le sol
LIEN AVEC D’AUTRES ACTIONS
- 3.5 « Développer une offre structurée de formation auprès
du grand public et mieux communiquer »PLPDMA LFa 2026-2032 44/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°2 Favoriser la gestion de proximité et la valorisation
des biodéchets
N° 2.5 Valoriser les déchets verts à proximité
- 4.8 « Développer des partenariats forts avec les
associations »
- 2.3 « Mieux gérer les déchets alimentaires »
Indicateurs de suivi et de réalisation
- Nombre de plateforme de broyage communale mises en place dans les communes - Nombre de « sites vitrines » mis en place sur le territoire
- Nombre de personnes sensibilisées aux bonnes pratiques de gestion des déchets verts - Tonnage détourné via le service broyage
Objectifs mesurables :
- 1 plateforme de broyage communale inaugurée par an
- Au moins 8 sites vitrines installés (6 déchèteries + 2 piscines par exemple) - 1000 personnes sensibilisées aux bonnes pratiques de gestion des déchets verts via une formation et/atelier, chantier, action broyage
A/ PREMIER VOLET : Mailler le territoire en solution de proximité pour les branchages
Lorsque qu’on parle gestion « in situ » des déchets verts, la question des branchages reste souvent le point noir. En effet, ces résidus sont volumineux et difficiles à traiter pour un usager sans matériel et avec peu ou moyennement d’espaces extérieurs. Bien que des alternatives existent (haies sèches, abris pour la faune…), elles ne peuvent s’appliquer massivement sur les zones résidentielles de notre territoire.
C’est pourquoi il est important de mailler notre territoire en solutions locales pour les branchages. L’objectif est de proposer un débouché à chaque usager, proche de chez lui et avec la possibilité de s’approvisionner en broyat. Il est proposé de : - Inciter les communes à mettre en place des plateformes de broyages afin de permettre aux habitants de déposer leurs branchages. Un accompagnement de LFa pourra être envisagé auprès des communes volontaires et des retours d’expériences d’autres collectivités pourront être réalisés. Une visite de la plateforme de déchets verts de Chenereilles pourra être organisée.
Une réflexion sur la règlementation et l’aspect juridique (notion de compétence) devra être initiée au préalable.
- Proposer un service de broyage en interne ou via une prestation afin qu’un agent se déplace sur les plateformes communales pour broyer les branches. Un calendrier annuel pourrait être mis en place sur le même format que pour la déchèterie mobile. Le broyat obtenu serait distribué aux habitants. L’objectif est de faire connaitre l’intérêt du broyat, du paillage… et de faire émerger des habitudes d’utilisation chez les habitants.
- Des actions de sensibilisation aux bonnes pratiques pourront être couplées à ce service de broyage sur placette.
Budget prévu
20 000 € / an
Ressources
humaines
0.3 ETP
Aides et
financements
extérieursPLPDMA LFa 2026-2032 45/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°2 Favoriser la gestion de proximité et la valorisation
des biodéchets
N° 2.5 Valoriser les déchets verts à proximité
- Un partenariat pourra être envisagé avec des associations structurées (jardin ouvriers, association de protection de l’environnement…) pour mettre en place des actions de broyage pour les habitants, sensibilisation… - Le dispositif de subvention de la location d’un broyeur de végétaux chez un partenaire pour les habitants du territoire sera maintenu dans les mêmes conditions. De nouveaux partenariats avec des loueurs seront recherchés afin d’améliorer le maillage et la qualité de service.
Pilote de l’action
LFa
Partenaires
Communes, prestataire
Bénéficiaires
Tous les habitants
Calendrier et principales échéances :
1ere plateforme inaugurée en 2027
B/ SECOND VOLET : Valoriser et rendre visibles les bonnes pratiques de gestion des déchets, être exemplaire dans la gestion des espaces verts de Loire Forez agglomération
Pour aboutir à un changement de pratiques et de comportement, il faut rendre visibles les bonnes pratiques, montrer que ça marche et comment faire :
Pour inciter les habitants à garder leurs résidus de végétaux il est prévu de : - Mettre en place des « sites vitrines » pour montrer aux usagers ce qu’il est possible de faire, le rendu esthétique des pratiques …. Ces lieux pourraient être mis en place dans un premier temps sur les déchèteries du territoire, puis dans un second temps sur l’ensemble des espaces verts gérés par LFa (piscines, zone économiques, STEP…). Sur ces lieux vitrines, pourraient être installés, des haies sèches, des arbres et massifs paillés avec des végétaux (tonte, feuilles mortes, broyats…), des zones avec différentes hauteurs de tonte…
- Proposer sur différents supports, des témoignages d’habitants réalisant des actions de valorisation de leurs déchets verts : tonte raisonnée, paillage des arbres et massifs, création de haie sèche, d’abris pour la faune…
- Mettre en avant les bonnes pratiques des communes (haie sèche, tonte raisonnée, abris pour la faune...).
En complément de ces outils, des formations spécifiques pourront être dispensés aux habitants dans le cadre de l’offre structurée de formation au bénéfice des habitants (FA 3.5).
En complément, il pourra être utile de s’appuyer sur des événements nationaux tel que la Fête du sol vivant qui promeut les techniques de compostage, paillage et de jardinage au naturel.
Budget prévu
3 000 € /an
Ressources
humaines
0.1 ETP
Aides et
financements
extérieursPLPDMA LFa 2026-2032 46/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°2 Favoriser la gestion de proximité et la valorisation
des biodéchets
N° 2.5 Valoriser les déchets verts à proximité
Montrer les bonnes pratiques passe aussi par l’exemplarité. Il est important d’être cohérent entre les messages et la réalité des pratiques. Si on incite les usagers à pailler, ils doivent voir du paillage sur les sites communautaires.
Il s’agit dans un premier temps de réaliser un état des lieux des sites gérés par l’agglomération en interne et via un prestataire (modes de gestion, contraintes réglementaires…).
Une fois l’état des lieux réalisé, des préconisations de gestion seront proposées (changement dans la rédaction du marché public, formation des agents en interne…).
Un accompagnement externe pourra être envisagé pour des problématiques spécifiques et des retours d’expériences pourront être proposés.
Pilote de l’action
LFa, déchèteries, services
techniques
Partenaires
Associations, mairies,
prestataires
Bénéficiaires
Tous les habitants
Calendrier et principales échéances
Dès 2026
C/ TROISIEME VOLET : Mieux valoriser les déchets verts en déchèteries
La baisse des tonnages est un enjeu important. Cependant mieux valoriser les déchets verts pour les rendre plus neutres, l’est tout autant.
L’enjeu est aussi de participer à l’amélioration de la qualité des sols du territoire en favorisant le stockage du carbone, la rétention de l’eau, la fertilité, la réduction des intrants…, par le retour au sol des résidus de végétaux. Il s’agit donc de renforcer et développer nos partenariats avec les agriculteurs du territoire pour valoriser plus de broyats de déchets verts en agriculture.
Dans ce cadre, un schéma territorial du broyat a été élaboré par la collectivité afin d’avoir une vision d’ensemble des producteurs et consommateurs de cette matière en interne.
Ce travail a permis de mettre en relation les différents services de l’agglomération et ainsi proposer une valorisation circulaire : on produit du broyat de déchets verts et on l’utilise localement. Ce travail a mis en lumière des besoins importants du secteur agricole en compost mais également en broyat de déchets verts.
En effet, il est moins intéressant de faire subir le processus de compostage aux déchets verts bruts. Celui-ci est émetteur de C02 par la transformation de la matière d’une part, et par l’utilisation de tracteur/broyeur d’autre part. Il est ainsi préférable de valoriser ce déchet vert sous forme grossière en paillis/mulch (haie, maraichage, horticulture, jardin/potager etc.…), ou sous forme plus fine (maille de 100), en substitution de la paille pour la litière des animaux. Au-delà du caractère économique pour les exploitations, les flux de paille dégradent le bilan carbone du territoire.
Budget prévu
Budget prévu
plateforme Sury
570K€
Ressources
humaines
0.3 ETP
isation
Aides et
financements
extérieursPLPDMA LFa 2026-2032 47/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°2 Favoriser la gestion de proximité et la valorisation
des biodéchets
N° 2.5 Valoriser les déchets verts à proximité
Enfin ce “fumier de déchet vert”, apportera le carbone en quantité plus importante que les effluents de fermes classiques, permettant de relever les taux de matières organiques (MO) plus rapidement, 1 point de MO correspond à 30 mm de réserve en eau dans les sols, soit un tour d’irrigation.
Une vigilance est soulevée concernant la propreté de la matière. En effet, de nombreux résidus de plastique broyés sont présents. Un travail de nettoyage par un ramassage ou un tri plus efficace en amont du broyage devra être envisagé. Une communication pour informer l’usager du devenir de cette matière sera mise en place afin de les sensibiliser à plus de vigilance.
Concernant la tonte, une expérimentation a été mise en place avec une unité agricole de méthandu territoire depuis 2024. Les communes et paysagistes professionnelles à proximité du site sont invités à déposer gratuitement leurs tontes au méthaniseur. Liés par une convention, 6 professionnels valorisent ainsi leurs tontes ce qui permet ainsi de les détourner de la déchèterie.
Pour donner suite à ces constats, 2 actions semblent prioritaires :
1/ Mise en place d’une plateforme de broyage à proximité de la déchèterie de Sury-le-Comtal
Ce projet de création d’une plate-forme de broyage des déchets verts sur des terrains attenants à la déchèterie de Sury est apparu en 2017 lors de l’étude pour la création d’une nouvelle station d’épuration (STEP) pour les communes de Sury le Comtal et Saint Marcellin en Forez. Le service assainissement avait alors fait le choix du co-compostage pour le traitement des boues de cette STEP et il leur était donc nécessaire d’être approvisionné régulièrement par du broyat de déchets verts pour cette opération.
Plusieurs autres éléments ont par ailleurs confirmés l’intérêt de la création d’une plate-forme de broyage :
1- La STEP et la déchèterie de Sury n’étant distante que de 3 km environ, il apparaissait intéressant d’un point de vue développement durable que les déchets verts fournis puissent provenir à terme de cette déchèterie (actuellement le broyat de déchets verts provient de la déchèterie de Savigneux),
2- L’augmentation de la fréquentation et des apports notamment de déchets verts sur la déchèterie de Sury-le-comtal amenait à se questionner sur les adaptations qui permettraient de faciliter et de sécuriser le dépôt de ce déchet à l’avenir tout en limitant le flux de camions nécessaire au transfert des bennes de déchets verts actuels vers les exutoires souvent situés à Saint-Etienne et sa périphérie,
3- Le cout de gestion des déchets verts est important et ce mode de fonctionnement en circuit court interne à LFa permettrait d’économiser à terme une partie des couts de traitement,PLPDMA LFa 2026-2032 48/ 65
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AXE N°2 Favoriser la gestion de proximité et la valorisation
des biodéchets
N° 2.5 Valoriser les déchets verts à proximité
4-Plusieurs parcelles de terrains de propriété LFa et attenantes à la déchèterie sont potentiellement disponibles pour ce projet avec une superficie totale d’environ 1 hectare.
Les débouches envisagés seraient à environ 70% le monde agricole qui est demandeur de broyat de déchets verts pour le retour au sol, puis donc la STEP de Saint Marcellin en Forez, mais également l’approvisionnement des composteurs partagés ainsi que le programme “Plantons en for”haies”.
2/ Réflexion autour de nouveaux modes de valorisation des déchets verts pour la déchèterie de Savigneux
LFa gère une plateforme de compostage des déchets verts à la déchèterie de Savigneux avec environ 5000 T en moyenne par an. L’ensemble des déchets verts des usagers sont broyés puis compostés.
Il s’agit dans un premier temps de pérenniser l’expérimentation entreprise en 2024. Une partie du broyat de déchets verts sera utilisée pour le paillage des haies, plantées avec les agriculteurs partenaires de l’agglomération, lorsque nécessaire. Une autre partie de ce broyat, en maille de 100 mm, sera stockée sur le site de la plateforme et utilisée pour alimenter les sites de compostage partagés gérés par LFa (cf 2.3 « Mieux gérer les déchets alimentaires »).
Il est également envisagé de proposer une distribution du broyat, issu des déchets verts, aux usagers.
Cette source de broyat, pourrait ainsi permettre aux habitants de tester le paillage de leurs arbres et massifs et de prendre conscience de son intérêt afin de pérenniser cette habitude : je prends, je teste et j’adhère.
Pour finir, et dans l’intérêt d’améliorer la qualité des sols, un partenariat pourra être mis en place avec les agriculteurs à proximité pour valoriser les déchets verts broyés.
Ainsi à terme, il n’y aurait plus de compost produit à la déchèterie de Savigneux, au profit d’une distribution de broyat pour les habitants et les agriculteurs du territoire.
Pilote de l’action
LFa
Partenaires
Prestaires privés,
agriculteurs
Bénéficiaires
Habitants, agriculteurs
Calendrier et principales échéances
Ouverture de la plateforme de broyage à Sury le Comtal à horizon 2027PLPDMA LFa 2026-2032 49/ 65
Axe n° 3 Mieux informer les habitants, outiller toutes les générations
pour massifier la réduction des déchets
PLPDMA 2026-2032
AXE N°3 Mieux informer les habitants, outiller toutes les
générations pour massifier la réduction des déchets
N° 3.6 Mieux communiquer auprès du grand public et outiller les habitants pour massifier les gestes de réduction des déchets
Contexte :
La caractérisation des OMr en 2024 montre une part encore importante de plastiques (19%) et de textiles (15%). En parallèle, l’augmentation des tonnages de la poubelle jaune montre certes un meilleur geste de tri des usagers, mais aussi la présence toujours très importante des emballages ménagers.
La prévention des déchets passe par le changement des modes de consommation pour aller vers plus de sobriété. Une consommation plus durable, avec moins de plastiques et d’emballages et avec plus de réemploi et de réparation aura un réel impact sur les quantités de déchets.
Il devient donc nécessaire d’accompagner les habitants du territoire vers ce changement de comportement.
Accompagner aux changements de comportements permet ainsi de favoriser le passage de l’intention à l’action, mais également de développer la motivation et de réduire le montant de la part variable de la TEOMi.
Un point essentiel est aussi de décloisonner les thématiques lorsqu’on traite de la transition écologique. L’usager voit l’Agglomération dans son ensemble et cherche des réponses ou des informations pour plusieurs thématiques. Il s’agit de travailler plus en transversalité sur des thématiques élargies, d’autant que ce sont des sujets qui se croisent. Le rôle potentiel de l’agglomération est également de jouer un rôle d’ensemblier et d’avoir une posture d’organisateur sur le territoire en valorisant toutes les initiatives notamment privées qui vont dans le bon sens.
Tonnes de déchets évitées et
type (estimation)
Contribution aux objectifs
du PCAET (baisse émissions
GES, adaptation du
territoire, stockage
carbone)
LIEN AVEC D’AUTRES ACTIONS
L’ensemble des fiches action
Indicateurs de suivi et de réalisation
- Nombre de visites sur le site internet / les pages dédiées / les posts / visionnage des vidéos - Nombre de personnes participants aux ateliers et formations
Objectifs mesurables :
- 1000 personnes sensibilisées par an lors des temps proposés (toutes animations grand public confondus : catalogue, SERD, Tous au compost, Fête du sol vivant, etc)PLPDMA LFa 2026-2032 50/ 65
Mieux communiquer auprès du grand public et outiller les habitants pour massifier les gestes de réduction des déchets
A/ PREMIER VOLET : développer un grand plan de communication pour massifier la réduction des déchets
La communication a une place prépondérante dans les stratégies de diffusion de messages et de sensibilisation. Mieux communiquer est donc un enjeu primordial pour accélérer les changements de comportements en faveur d’une transition écologique et notamment dans le cadre de la réduction des déchets.
L’objectif est de sortir d’un schéma de communication trop moralisateur pour tendre vers quelque chose d’innovant, qui accompagne l’usager dans son changement sans le juger. Il est important de réhabiliter l’enthousiasme et de développer une communication ludique et pédagogique en montrant un futur désirable. Il faut donner envie aux habitants, aux usagers, d’être les ambassadeurs du changement.
En s’appuyant sur les sciences comportementales, on peut identifier des leviers intéressants pouvant être activés, notamment :
- Valoriser les bons comportements et raconter des histoires personnelles où les personnes peuvent s’identifier
- Montrer l’impact, les bénéfices produits par ce changement pour la personne et pour la communauté
- Mettre en lien les autres, faire réseau
Plusieurs axes peuvent ainsi être développés :
1- Définir un plan de communication annuel pour le grand public et renforcer la communication digitale.
L’objectif est de prendre le temps d’analyser et de changer notre manière de fonctionner. Il ne faut plus communiquer seulement pour donner une information, mais voir la communication comme un accompagnement.
Ce grand plan de communication sur la réduction des déchets sera défini en étroite collaboration avec la direction de la communication en fonction du calendrier des actions du présent PLPDMA et de la gestion des déchets (TEOMI, contrôle d’accès déchèterie…). L’enjeu sera de déployer une vision transversale prévention des déchets / gestion des déchets et de définir un plan de communication globale et non pas au « cas par cas ». La prévention pourra être omniprésente dans la gestion des déchets pour ainsi toucher un public plus large.
Par ailleurs, le site internet de l’agglomération regorge d’informations, mais il est parfois difficile pour l’usager de trouver une information précise. Il s’agit donc de réfléchir à rendre notre site internet plus intuitif et à simplifier son arborescence.
Enfin, la communication passe aujourd’hui largement par les réseaux sociaux. Comment les investir plus massivement pour faire passer les messages, valoriser et faire connaitre les actions, notamment auprès de la jeune génération ? Organiser une diffusion d’information par thématiques (déchets verts, alternative ZD, couche lavable etc.…) sur une durée définie (3 mois par exemple) qui a pour but une répétition pour permettre l’intégration de l’information du public cible défini en amont.
Des vidéos courtes pourront être développées afin de valoriser des actions et des évènements pour susciter l’intérêt du public sur les réseaux sociaux de type Instagram.
Des jeux concours pourront aussi être proposés afin de multiplier les « vues » et sensibiliser plus largement.
2- Déployer une communication plus accessible
Budget prévu
10 000 € /an
Ressources
humaines
15j/an service
prévention
15J/an service
communication
Aides et
financements
extérieursPLPDMA LFa 2026-2032 51/ 65
Mieux communiquer auprès du grand public et outiller les habitants pour massifier les gestes de réduction des déchets
Certains messages peuvent parfois être trop complexes et peinent à toucher l’ensemble de la population. Il faut privilégier une communication simple en utilisant par exemple de l’image et du dessin pour véhiculer certains messages, simplifier les textes… Pour permettre une prise de conscience globale et faire changer durablement les comportements, il faut qu’on puisse adapter les messages et les actions aux usagers. Il sera nécessaire de prendre en considération les biais cognitifs pour y parvenir.
L’utilisation du FALC (Facile à lire et à comprendre) pourrait être généralisée.
3- Valoriser les bons comportements montrer les bénéfices
Mettre en avant les histoires personnelles d’autre personnes permettent de s’identifier à ces pairs et rend le changement de comportement plus valorisé, facile et réalisable : « Il ou elle l’a fait, pourquoi pas moi ? »
- Proposer des témoignages d’habitants sur leur retour d’expérience sur un changement de comportement, sur l’utilisation d’un dispositif de LFa (couche lavable, broyeur de végétaux…). L’objectif est que via ce témoignage et cette histoire personnelle, les usagers s’identifient et décident de passer à l’acte. Pour cela il sera possible de s’appuyer sur des ambassadeurs (familles zéro déchet, guides composteur…) qui sont des bons relais pour transformer le changement individuel en collectif.
- Mettre en avant les bénéfices aux changements : plutôt que de communiquer sur les risques à ne pas changer, privilégier la communication inverse : quels sont les bénéfices (financier, matériels, qualité de vie…) à changer pour moi et pour les autres ?
- Mettre en avant les bénéfices pour la santé humaine et environnementale : le concept « One Health » ou « une seule santé » vise à promouvoir une approche pluridisciplinaire et globale des enjeux sanitaires. Cette approche tient compte des liens étroits et complexes entre l’environnement et la santé humaine et animale. La prévention des déchets c’est aussi la réduction des produits toxiques. Faire prendre conscience que les comportements vertueux en faveur de l’environnement ont un impact direct sur notre santé est primordiale.
Nota bene : Depuis 2022, le défi famille zéro déchet a permis de mesurer l’intérêt de proposer des ateliers et formations aux habitants pour les accompagner dans leur changement de mode de consommation. Les résultats de chaque famille étaient réels sur les quantités de déchets diminuées. Nous pourrons capitaliser sur ces exemple concrets et réels du territoire pour donner les modes d’emploi possible pour agir concrètement.
4- S’appuyer sur des évènements fédérateurs pour faire passer les messages
Après plusieurs années d’essais, il est constaté qu’il est très difficile de faire déplacer les habitants en nombre sur des questions de réduction des déchets ou plus largement de transition écologique. Qu’il s’agisse de grands évènement type salons, de conférences, ou de journées thématiques, le nombre de visiteurs est souvent décevant au regard des moyens déployés. A l’inverse des évènements déjà en place sur d’autres thématiques, attirent de nombreux visiteurs (fête du jeu, fête de la fourme…). L’objectif est « d’aller vers » plutôt que de « faire venir ».
Il s’agit donc de réfléchir à comment faire passer des messages de transition et de réduction des déchets lors d’événements grand public qui ne sont pas organisés autour de la transition ou des déchets. Il faudrait ainsi essaimer ces messages en s’appuyant de différentes parties prenantes, telles que les associations, les communes qui organisent tous types d’évènements en pensant dès le départ à la question de prévention des déchets, être “partout, tout le temps” pour ancrer les messages et que ceux-ci deviennent des automatismes.PLPDMA LFa 2026-2032 52/ 65
Mieux communiquer auprès du grand public et outiller les habitants pour massifier les gestes de réduction des déchets
Pilote de l’action
Service transition
énergétique et service
communication
Partenaires
Équipe relations usagers
TEOMi
Autres services de LFa,
associations, mairies
Bénéficiaires
Tous les habitants
Calendrier et principales échéances
Dès 2026
B/ SECOND VOLET : Accompagner le plan de communication par un volet outillage des usagers
En accompagnement du volet communication, un volet “donner une boite à outil” concrète pour les usagers sera proposé. Afin de soutenir les usagers dans la réduction des déchets, il est primordial de les outiller.
Pour cela, un agenda annuel ou bisannuel sera proposé à destination du grand public pour faciliter la réduction des déchets.
Les thématiques de ces temps d’échanges/de formation seront très variées et pourront continuellement évoluer. Elles se veulent très transversales sur tous les sujets liés à la transition écologique et à la réduction des déchets :
- Visite centre de tri en d’enfouissement
- Visite de la recyclerie
- Visite d’une déchetterie
- Comment réduire ma consommation de plastique ?
- Comment réduire ma consommation de textile sanitaire ?
- Le compostage – distribution de compost
- La gestion des déchets verts des jardins – comment accueillir la biodiversité dans mon jardin
- Campagne de broyage + distribution de broyat
- Lutte contre le gaspillage alimentaire- ateliers cuisine
- Mobilité / Comment entretenir son vélo ?
- Atelier de réparations de petits matériels électroniques
- …
Pour être au plus près des habitants, ces moments d’échanges pourront se dérouler dans des lieux informels (ressourcerie, centres sociaux, MJC, ludothèque, médiathèque, locaux associatifs, PMI, relais petite enfance, etc.).
Ces moments pourront être associés à des évènements et temps forts déjà existants sur le territoire, organisé par LFA ou par des associations (fête du jeu, zone de trocs, parcours du ludobus, évènements communaux…) et construits en étroite collaboration avec les partenaires, experts de chaque thématique (associations, entreprises, bénévoles…), mais aussi l’ensemble des services concernés de Loire Forez agglomération.
L’agenda pourra évoluer au fil des ans en fonction des partenariat possibles avec les structures du territoire mais aussi en fonction des besoins et retours des usagers.
Certains temps seront sur inscription et d’autres libres afin de toucher le maximum de personnes.
L’enjeu de cet agenda réside aussi dans sa forme et sa diffusion. Les habitants auront une vision des ateliers proposés sur un semestre (ou une année) et sauront en avance les thématiques et les façons dont elles seront abordées.
En parallèle des actions de communication et d’accompagnement généraliste, un travail par thématique sera mené pour compiler les retours d’expériences d’autres territoires thème par thème pour sélectionner spécifiquement des actions de terrain ciblées et adaptées et permettant de massifier les habitants touchés. L’enjeu est de proposer des solutions concrètes aux habitants
Budget prévu
10 000€/an
Ressources
humaines
0.4 ETP/ an
Aides et
financements
extérieursPLPDMA LFa 2026-2032 53/ 65
Mieux communiquer auprès du grand public et outiller les habitants pour massifier les gestes de réduction des déchets
selon leurs enjeux (actions sur les couches lavables auprès des maternités par exemple). Les actions qui apparaissent les plus adaptées selon sélection au fil de l’eau par thématique et ajustées au fur et à mesure du PLPDMA et des impacts observés de ces actions.
Pilote de l’action
Service transition
énergétique et économie
circulaire et service
communication
Partenaires
Services LFa (culture,
assainissement, eau potable,
etc.) associations, guides
composteurs, mairies, etc.
Bénéficiaires
Tous les habitants
Calendrier et principales échéances
Dès 2026PLPDMA LFa 2026-2032 54/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°3 Mieux informer les habitants, outiller toutes les
générations pour massifier la réduction des déchets
N° 3.7 Elargir l’offre de sensibilisation auprès du jeune public
Contexte :
L’éducation à l’environnement auprès du jeune public est un enjeu essentiel pour construire un avenir durable. Face aux défis environnementaux actuels – changement climatique, perte de biodiversité, pollution – il devient urgent de sensibiliser les plus jeunes à la préservation de la planète.
L'éducation à l’environnement n’est pas seulement une transmission de savoirs scientifiques, elle est un véritable levier pour former des citoyens responsables, conscients des enjeux écologiques et capable d’agir. Cette éducation initie une prise de conscience et sème des graines d’engagement, de respect et d’espoir. C’est donner aux jeunes, des outils pour comprendre, questionner et agir. Et c’est surtout, croire en leur capacité à construire un avenir plus durable et solidaire.
Dès le plus jeune âge, les enfants sont curieux du monde qui les entoure. Cette curiosité naturelle est une formidable porte d’entrée pour les sensibiliser aux écosystèmes, au respect du vivant, à la gestion des ressources ou encore aux gestes éco- responsables du quotidien. Que ce soit à travers des activités en plein air, des ateliers créatifs, des projets collectifs, l’éducation à l’environnement peut être ludique, participative et profondément formatrice.
Dans la société de consommation actuelle, les déchets font partie du quotidien. Emballages, objets cassés, restes alimentaires : chaque jour, nous jetons des dizaines d’éléments sans toujours en mesurer les conséquences. Pourtant, derrières chaque déchet se cachent des ressources naturelles prélevées, de l’énergie utilisée et bien souvent de la pollution générée. Face à ce constat, la prévention des déchets s’impose comme une priorité, et c’est dans le plus jeune âge qu’il faut en parler.
Sensibiliser les enfants à la réduction des déchets, c’est leur apprendre à observer leurs habitudes, à faire des choix plus responsables, et à développer des réflexes durables : trier, réparer, réutiliser mais aussi refuser ce qui est inutile. Cela passe par des gestes simples mais puissants : utiliser une gourde au lieu d’une bouteille en plastique, donner une seconde vie aux objets, faire son goûter maison... En leur donnant les clefs pour comprendre d’où viennent les déchets et comment les éviter, on offre aux enfants bien plus qu’une prise de conscience, on leur donne le pouvoir d’agir et d’adopter ‘le bon comportement’.
Depuis 2022, les enfants et adolescents du territoire, en milieu scolaire, bénéficient de nouvelles animations autour de l’ESE « éducation santé environnent ». L’objectif est de maintenir ce programme et monter en puissance dans la proposition faite aux établissements scolaires.
Il est aussi souhaité d’élargir cette cible en ouvrant les interventions aux structures extrascolaires tels que les centre de loisirs, centre sociaux, MJC mais aussi les Conseil Municipaux des Enfants.
Tonnes de déchets évitées et
type (estimation)
Contribution aux objectifs
du PCAET (baisse émissions
GES, adaptation du
territoire, stockage
carbone)
LIEN AVEC D’AUTRES ACTIONS
Liste des actions liées du présent PLPDMA
Indicateurs de suivi et de réalisation
- Nombre d’animations réalisées
- Pourcentage de satisfaction des enseignants et/ou des élèvesPLPDMA LFa 2026-2032 55/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°3 Mieux informer les habitants, outiller toutes les
générations pour massifier la réduction des déchets
N° 3.7 Elargir l’offre de sensibilisation auprès du jeune public - Nombres de projets portés par un groupe de jeune (MJC, CME…)
Objectifs mesurables :
- 1 projet porté par un groupe de jeune par an
- 1000 enfants et jeunes sensibilisés par an
Elargir l’offre de sensibilisation auprès du jeune public
A/ PREMIER VOLET : Etoffer l’offre d’animation à destination du public scolaire
Le catalogue d’animations scolaires est depuis plusieurs années bien en place et plébiscité par les enseignants. Il serait pertinent d’élargir l’offre à d’autres thématiques, notamment à destination du public adolescent.
En effet, il est important de s’adapter à l’âge des enfants et de prendre en compte les modes de consommation qui en découlent. Il est souhaitable d’accentuer la sensibilisation auprès des adolescents, qui commencent leur vie de consommateur. Les éclairer sur l’impact de leur consommation et les alternatives vers une consommation plus durable est donc essentiel.
C’est pourquoi il est envisagé de renforcer l’offre à destination des collèges et lycées avec de nouvelles thématiques :
- Les impacts de la mode et de la Fast-fashion
La fast fashion, c’est cette mode rapide et peu chère qui pousse à acheter souvent, sans penser à l’impact écologique. Produire des vêtements demande beaucoup d’eau, d’énergie et de matières premières. Mais derrière chaque tee-shirt se cachent souvent des conditions de travail difficiles, une pollution massive et des déchets textiles qui finissent enfouis ou incinérés car la filière de recyclage est submergée par les dons. - Les impacts des Smartphone – la face cachée du numérique
Les usages numériques font partie intégrante du quotidien. Mais ils ont aussi des impacts sur notre vie et notre environnement : multiplication des équipements, consommations d’énergie et de matières premières, pollutions, production de déchets, sur sollicitation de notre attention… Il est important de sensibiliser les jeunes et de leur prodiguer des conseils pour agir et minimiser ces impacts.
- Protections menstruelles lavables et autres textiles lavables
Les textiles sanitaires jetables génèrent des tonnes de déchets chaque année et représentent 11% des OMr sur notre territoire et leurs impacts sur l’environnement et sur la santé est important. Aborder cette thématique est donc primordiale
Il faut bien sûr adapter le discours selon l'âge mais on peut aborder la question de l’hygiène personnelle, des produits menstruels et proposer des temps d’échange sur les alternatives, en dédramatisant le sujet, levant certains tabous et en favorisant la discussion. Il sera donc indispensable d'intégrer les infirmières scolaires et les différentes parties prenantes des établissements scolaires pour mener à bien ce projet. Le sujet permettra d’encourager la réduction à la source en choisissant des produits durables et lavables, de réfléchir à ce que l’on achète et utilise au quotidien de façon systémique, de prendre soin de soi tout en respectant la planète.
Budget prévu : en plus du
budget existant sur l’ESE, +
5 000 / an
Ressources humaines
0.1 ETP (coordination)
Aides et financements
extérieursPLPDMA LFa 2026-2032 56/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°3 Mieux informer les habitants, outiller toutes les
générations pour massifier la réduction des déchets
N° 3.7 Elargir l’offre de sensibilisation auprès du jeune public
Ces nouvelles thématiques pourront être animées par des professionnels.
Il sera aussi nécessaire de faire évoluer le programme suivant les différents “actualités” et prendre en compte les problématiques actuelles tels que l’éco-anxiété afin de répondre au mieux aux questionnements des plus jeunes.
Pilote de l’action :
Service transition
énergétique et économie
circulaire
Partenaires
Ecoles, collèges, lycées, MFR,
mairies, centres sociaux, MJC
…
Bénéficiaires
Enfants et adolescents
Calendrier et principales échéances : pour le catalogue ESE 2026-2027
B/ SECOND VOLET : Développer une offre en direction des enfants et des jeunes hors cadre scolaire
Il semble important de toucher aussi les jeunes en dehors du temps scolaire. Plusieurs cibles paraissent intéressantes : les CME-CMJ, les clubs sportifs et/ou culturels, les accueils de loisirs, les centre sociaux….
Contrairement aux interventions ponctuelles proposés dans le cadre scolaire, il pourrait être proposé la mise en place de projet sur plus long terme : mettre en place des gouters zéro déchet dans un centre de loisirs, organiser un troc entre jeune, organiser un camp à vélo, proposer à des groupes de jeunes des projets sur la transition au sens large (économies d’énergies, réduction des déchets…).
Il est important que les référents de ces jeunes (animateur jeune, animateur CMJ…) aient connaissance de la capacité de LFa à les accompagner sur des projets de transition (conseils ou autre).
Un mini appel à projets pourrait être mis en place pour que les centres sociaux pilotent avec des jeunes des projets relatifs à la transition et à la prévention des déchets.
Les Conseils Municipaux des Jeunes sont aussi demandeur et peuvent être très impactant dans leur participation. Notre volet de sensibilisation peut s’intégrer dans un projet sur la réduction des déchets, le développement durable et la citoyenneté. Intégrer les CMJ est une excellente manière de valoriser une participation citoyenne des jeunes et de leur donner un rôle actif dans la transition écologique locale. Les CMJ représentent un pont entre la jeunesse, les écoles et la municipalité, ils sont des lieux d’expression et de décision pour les jeunes citoyens et peuvent porter des projets concrets, proposer des actions et les faire remonter au conseil municipal adulte. Leur implication renforce la légitimité et l’impact des actions environnementales menées au niveau local. Il sera important d’encourager les jeunes à identifier les enjeux environnementaux locaux dans leur école ou quartier afin de construire un programme adapté. Former les membres du CMJ pour qu’ils deviennent des ambassadeurs de l’environnement, des porte-paroles en leur confiant la mission de relayer des messages clés sur la transition écologique. Soutenir des actions concrètes et valoriser des initiatives. Ce volet permettra de renforcer le lien avec la municipalité.
Budget prévu
5 000 €/an
Ressources humaines
30j/ an
Aides et financements
extérieursPLPDMA LFa 2026-2032 57/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°3 Mieux informer les habitants, outiller toutes les
générations pour massifier la réduction des déchets
N° 3.7 Elargir l’offre de sensibilisation auprès du jeune public
Dans la continuité des CMJ, il faudrait aussi rencontrer les enseignants des éco-délégués afin de leur donner les moyens d’être acteurs et décideurs, tout en formant à la citoyenneté, à la coopération et à l’engagement collectif.
Pilote de l’action : LFa Partenaires : CMJ, centres sociaux, etc. Bénéficiaires : publics jeunes
Calendrier et principales échéances : horizon 2027/2028PLPDMA LFa 2026-2032 58/ 65
Axe n° 4 S’appuyer sur les acteurs relais du territoire pour mailler
l’ensemble du territoire en solutions de réduction des déchets
PLPDMA 2026-2032
AXE N° 4 S’appuyer sur les acteurs relais du territoire
pour mailler l’ensemble du territoire en solutions de
réduction des déchets
N° 4.8 Connaître et relayer l’offre locale
Contexte :
Le territoire de Loire Forez agglomération est vaste avec plusieurs bassins de vie. Les modes de vie et de consommations diffèrent d’un bassin à l’autre. La collectivité connait et interagit avec de nombreux acteurs du territoire, certains avec un rayonnement local et d’autres départemental voire national.
Cependant de nombreux acteurs émergent régulièrement, des associations, des collectifs se créent sur les thématiques de la transition, et d’autres s’éteignent. Des habitants sont porteurs d’initiative, de bonnes idées sur le réemploi, le jardinage au naturel, la consommation responsable…. Un des objectifs du PLPDMA consiste à valoriser ces initiatives, les rendre visibles pour susciter l’intérêt du plus grand nombre et initier des changements de comportements.
Pour cela il s’agit dans un premier temps, de les connaitre, les recenser pour ensuite s’ils le souhaitent, les rendre visibles ou les accompagner dans leurs actions.
Notre collectivité a besoin de ses structures pour faire rayonner ces projets, pour appuyer son discours qui tend vers le zéro déchet, la consommation raisonnée et la sobriété.
Actuellement, nous relayons sur notre pages générale déchets et du tri les sites internet de l’Ademe (« quefairedemesdechets » qui répertorie les acteurs référencés nationalement) ainsi que ceux des éco-organisme (par filière REP et donc des fois cloisonnés). Il peut y avoir des acteurs qui ne soient pas conventionnés avec des éco-organismes et qui ne sont pas référencés par ces outils.
Tonnes de déchets
évitées et type
(estimation)
Contribution aux
objectifs du PCAET
(baisse émissions GES,
adaptation du
territoire, stockage
carbone)
Réduction de la consommation de matières
premières par le réemploi
LIEN AVEC D’AUTRES ACTIONS
- FA 4.8 « Développer des partenariats fort avec les acteurs
locaux »
Indicateurs de suivi et de réalisation
- Comptabilisation des structures et mise à jour
- Nombre de visite du site internet
Objectifs mesurables :PLPDMA LFa 2026-2032 59/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N° 4 S’appuyer sur les acteurs relais du territoire
pour mailler l’ensemble du territoire en solutions de
réduction des déchets
N° 4.8 Connaître et relayer l’offre locale
Connaître et relayer l’offre locale
A/ PREMIER VOLET : Recenser et connaître l’offre locale
Loire Forez agglomération dispose d’un territoire vaste, riche de 84 communes avec une très large diversité d’acteurs.
Il est primordial de travailler main dans la main avec les associations, les collectifs, les institutions déjà en place afin de favoriser les pratiques vertueuses, structurer les liens entre les partenaires et être en mesure de répondre plus facilement aux besoins des usagers.
Pour envisager des partenariats, il faut d’abord recenser tous les acteurs. Il s’agira ensuite de les rencontrer (associations, repar’acteurs…) afin de connaitre leurs actions, échanger sur leurs éventuels besoins …. Dans un second temps, un appel à manifestation pourra être publié afin d’identifier les structures inconnues.
Ce travail permettra de visualiser les périmètres et les sujets d’actions de ces structures et ainsi avoir une vision d’ensemble des acteurs de la transition et de la prévention sur le territoire. Cela permettra de réfléchir à comment mieux accompagner ces structures, faire rayonner leurs actions et en faire émerger de nouvelles.
Il est nécessaire, pour aller plus loin dans la prévention que les relais du territoire se sentent impliqués dans une démarche commune. C’est un préalable pour nouer des partenariats efficaces (cf. FA 4.8 « Développer des partenariats fort avec les acteurs locaux »).
Cette identification des partenaires permettra également d’améliorer la gouvernance du PLPDMA et d’étoffer la CCES.
Budget prévu
Ressources humaines :
20 jours / an
Aides et financements
extérieurs
Pilote de l’action
LFa
Partenaires
Toutes les associations,
collectifs, institutions locales,
coopératives, etc.
Bénéficiaires
Tous les usages et les
partenaires
Calendrier et principales échéances : 2026/2027
B/ SECOND VOLET : Créer un annuaire local utile, simple et actualisable avec un focus sur la thématique réemploi réparation
Le réemploi est un axe fort de la prévention des déchets. Des actions ponctuelles ont lieu sur notre territoire, impulsées par des acteurs souvent associatifs. Afin de massifier le recours des habitants au réemploi et à la réparation il est important de rendre visibles les acteurs concernés.
Budget prévu
Ressources humaines
30jPLPDMA LFa 2026-2032 60/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N° 4 S’appuyer sur les acteurs relais du territoire
pour mailler l’ensemble du territoire en solutions de
réduction des déchets
N° 4.8 Connaître et relayer l’offre locale
Pour cela une page du site internet de Loire Forez pourra être créée avec une cartographie des acteurs locaux (entreprises, associations…). Ainsi les habitants pourront visualiser les possibilités autour de chez eux. On pourra imaginer un filtre par type d’objet pour plus de visibilité sur le modèle de la carte Adème https://longuevieauxobjets.ademe.fr/lacarte/?mtm_campaign=EcoCircADEME.
Ce recensement sera sur la base du volontariat des acteurs. Un travail avec le service communication ou la DSI pourra être envisagé pour que cette cartographie puisse être actualisable facilement, éventuellement directement par les acteurs eux-mêmes (horaires d’ouvertures de magasins, coordonnées…).
Cette cartographie permettra aussi d’avoir une vision des zones peu desservies en zone de dépôts ou d’achats de seconde main, ou de réparation, pour ainsi prioriser des actions sur ces secteurs.
Un appendice de cet annuaire pourrait être déployé à destination des professionnels pour les accompagner dans la réduction de leurs déchets (collecteurs de biodéchets, informations sur les traitements des déchets issus du bâtiment, etc.).
Aides et financements
extérieurs
Pilote de l’action
Service transition
énergétique et économie
circulaire
Partenaires : acteurs du
réemploi et de la réparation Bénéficiaires : les habitants
Calendrier et principales échéances
2027/2028PLPDMA LFa 2026-2032 61/ 65
PLPDMA 2026-2032
AXE N°4 S’appuyer sur les acteurs relais du territoire
N° 4.9 Développer des partenariats forts avec les acteurs relais
Contexte :
La thématique de la prévention des déchets et plus généralement de la transition écologique n’est pas que l’apanage d’un seul service, d’une seule institution ou d’un seul outil. L’enjeu est de systématiser les préoccupations environnementales liées à la réduction des déchets, à l’amélioration de la santé, à la réduction des émissions de GES, à l’amélioration de la qualité de l’air, etc.
2 types de stratégies peuvent être mises en place pour systématiser ces enjeux grâce aux partenariats : une stratégie interne à la collectivité (1) et une stratégie en externe en direction des partenaires (2, 3 et 4). 1. Faire infuser dans l’ensemble des politiques publiques menées par l’agglo les enjeux de transition et accompagner les services pilotes (volet 1)
2. Soutenir voire initier des projets souvent portés par des collectifs et des associations à dimension sociale, environnementale ou citoyenne (volets 2, 3 et 4)
L’objectif ici est de se poser en facilitateur en intégrant ou en initiant des dynamiques portées par des acteurs relais afin de massifier les effets et d’accélérer la transition.
Cette fiche-action est complémentaire de la FA 4.7 qui a pour objectif de recenser l’offre locale et de la relayer.
Tonnes de déchets évitées et
type (estimation)
Contribution aux objectifs
du PCAET (baisse émissions
GES, adaptation du
territoire, stockage
carbone)
LIEN AVEC D’AUTRES ACTIONS
Liste des actions liées du présent PLPDMA :
• FA 3-5 « Développer une offre structurée de
formation auprès du grand public et mieux
communiquer »
• FA 1-2 « Développer l’accompagnement en
direction des professionnels »
Indicateurs de suivi et de réalisation
Objectifs mesurables :
Nombre d’acteurs privés soutenus : 2 / an
Nombre de projets co-élaborés portés par d’autres services sur des compétences de Loire Forez agglomération : 3 / anPLPDMA LFa 2026-2032 62/ 65
Développer des partenariats forts avec les acteurs relais
A/ PREMIER VOLET : Travailler en transversalité avec les autres services de l’agglomération
Loire Forez agglomération porte de nombreuses politiques publiques qui ont un impact sur l’environnement. On constate que les services sont de plus en plus sensibilisés et demandeurs pour mieux intégrer les notions de transition environnementale dans leur projet. Par exemple, le projet culturel de territoire intègre une dimension « accompagner les transitions du territoire » dont la transition écologique. Le service assainissement a un intérêt à voir baisser l’utilisation de textiles sanitaires à usage unique qui viennent perturber le fonctionnement des réseaux. L’objectif est que la cellule prévention collabore avec les services qui pilotent des politiques publiques, des dispositifs et des services à la population afin de mieux intégrer les préoccupations environnementales et de réduction des déchets dans la conception des projets et leur mise en œuvre notamment auprès du grand public. Un autre exemple est l’élaboration d’un SPASER (schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables). Il faisait l’objet d’une fiche-action lors du précédent PLPDMA et est en train d’être mis en place sous le pilotage de la direction du juridique et de la commande publique, en lien avec la direction de l’environnement qui a participé aux ateliers d’élaboration. On peut également citer le budget vert qui est en train d’être mis en place par la direction des finances soutenu par la direction de l’environnement sur l’aspect technique.
Ainsi, cette collaboration interservices voire inter-politiques publiques permettra également de nourrir les programmes de formation grand public issu de la fiche-action 3.5 « Développer une offre structurée de formation auprès du grand public et mieux communiquer ».
Concrètement, le service transition énergétique se tient prêt à collaborer avec les services de LFa qui en ont besoin sur la conception et la mise en œuvre de projet relatifs à la transition et à la réduction des déchets (être identifié comme service support).
Intégrer la prévention des déchets et la transition écologique dans l'ensemble des politiques publiques menées par l'Agglo et les communes. Identifier le service comme support pour aider les autres services à organiser des actions de transition
Budget prévu : 5
000 € / an
Ressources
humaines : 0.2
ETP
Aides et
financements
extérieurs : en
fonction des
opportunités
Pilote de l’action : cellule
prévention en transversalité
avec l’ensemble des services
de l’Agglo
Partenaires : les services de
l’agglo qui veulent intégrer
une dimension de transition
dans leurs politiques
publiques
Bénéficiaires :
l’ensemble des
usagers de Loire
Forez agglomération
Calendrier et principales échéances : dès 2026
B/ SECOND VOLET : Déployer des appels à projet pour renforcer les partenariats externes
Aux côtés de la sphère publique, l’initiative privée est également un vecteur essentiel des messages de transition. La société civile est de plus en plus mobilisée sur le segment de la transition et elle a besoin de la puissance publique pour se structurer et gagner en force. Le partenariat public-privé permet de décupler les dynamiques et de rendre plus audible par la population les messages de prévention.
Aussi, il est proposé de déployer un appel à projets à destination d’initiatives portées par la sphère privée (collectifs de citoyens, associations) avec des thématiques et des objectifs variés : • Faire émerger un écosystème local favorable au réemploi et à la réparation • Soutenir des actions innovantes de prévention des déchets
• Développer un écosystème local favorable à l’alimentation locale (en lien avec le projet alimentaire territorial)
• Etc.
Budget prévu :
15 000 € / an
Ressources
humaines : 0.2
ETP
Aides et
financements
extérieursPLPDMA LFa 2026-2032 63/ 65
Développer des partenariats forts avec les acteurs relais
D’autres types de partenariats pluriannuels pourront être noués avec des associations bien ancrées localement qui veulent développer leur offre d’activités en direction de la transition environnementale. A titre d’exemple, une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens a été établie avec le centre social de Montbrison pour 2024-2026. Il s’agit d’une expérimentation qui permettra d’analyser le déploiement de tel partenariat avec d’autres acteurs similaires sur d’autres parties du territoire (centre social de Sury le Comtal ou MJC de Boën par exemple).
La direction de l’économie est en cours de réflexion en collaboration avec la direction de l’environnement et EDEL 42 sur le développement d’aide aux entreprises qui veulent développer des process de production vertueux, investir pour réduire leur production de déchets (par exemple dans leur activité de livraison), améliorer la performance énergétique de leur bâtiment, etc. (lien avec FA 1.2 « Développer l’accompagnement des professionnels »).
Pilote de l’action : service
transition énergétique et
économie circulaire
Partenaires : associations,
collectifs de citoyens
Bénéficiaires :
habitants
Calendrier et principales échéances :
C/ TROISIEME VOLET : Poursuivre le travail d’émergence de la ressourcerie en s’appuyant sur les acteurs clés
Le projet de ressourcerie est en réflexion depuis plusieurs années sur le territoire. Après une étude de préfiguration menée en 2020-2021, le élus se sont positionnés sur le concept d’une ressourcerie centrale basée à Montbrison qui servira de plateforme logistique pour d’autres sites répartis sur le territoire. Le choix de l’agglomération se porte sur le soutien à un modèle associatif en archipel. Les contours du partenariat sont en train de se dessiner et la ressourcerie devrait voir le jour dès cette fin d’année 2025; La ressourcerie du Forez, portée par MOD va ouvrir ses portes dans un local provisoire avant d’intégrer un local définitif en 2027 sur le territoire de Loire Forez agglomération.
L'espace de réemploi existant sur la déchèterie de Savigneux depuis plusieurs années sera réaffecté pour fournir la ressourcerie du Forez dès fin 2025 qui prendra le relais. On a constaté un intérêt des citoyens pour ce local même si ce modèle de local unique de dépôt n’est pas abouti et a posé des difficultés de gestions.
L’objectif est de valoriser des objets issus des déchèteries du territoire, de les réparer et de les revendre afin d’offrir une alternative à l’achat neuf, de réduire le gaspillage et de lutter contre l’obsolescence programmée.
Le travail en lien étroit avec MOd et les autres partenaires du schéma de réemploi (pont et pignon, stop gaspille...) va se poursuivre pour compléter, adapter, étendre à d’autres structures ou territoires l’offre de réemploi pour les usagers.
Il serait notamment intéressant de travailler sur le volet Matériauthèque à l’avenir (réemploi de matériaux de constructions).
Budget prévu :
3M€
Ressources
humaines : 0.5
ETP
Aides et
financements
extérieurs :
CRTE, contrat
négocié
Pilote de l’action : direction
de l’environnement
Partenaires : MOD, Pont et
pignons, déchèteries, etc.
Bénéficiaires : les
habitantsPLPDMA LFa 2026-2032 64/ 65
Développer des partenariats forts avec les acteurs relais
Calendrier et principales échéances : démarrage en 2026
D / QUATRIEME VOLET : Continuer à développer l’offre sur les couches lavables en partenariat avec les professionnels de la petite enfance
Sur notre territoire, il y a environ 1000 naissances par an. (Réf Insee 2022), ce qui représente un fort potentiel de familles qui peuvent découvrir et utiliser les couches lavables. Les objectifs de promotion de la couche lavable sont multiples :
• Un impact fort sur la quantité de déchet évité (environ 1 tonne par enfant de la naissance à la propreté)
• Des bénéfices en lien avec la santé
• Une réduction des produits issu de la pétrochimie pour la fabrication des couches jetables avec un enjeu santé et environnement
• Créer de la confiance autour d’une thématique ou l’on peut se sentir seul et submergé par beaucoup d’informations contradictoires.
En travaillant en lien avec les associations, les entreprises, les maternités, les professionnels de la petite enfance, nous pouvons aider les familles et les professionnels à lever les idées reçues. Également à adopter une pratique d’utilisation de la couche lavable qui leur correspond et réponde à leurs besoins d’informations, de mise en pratique et d’accompagnement pour viser une utilisation sereine et pérenne de la couche lavable.
Les différents partenariats avec les acteurs du territoire pourront apporter plusieurs niveaux de sensibilisation ainsi qu’un maillage géographique pour être plus prêt de chaque foyer.
1- Définir un plan de communication à destination des parents et des professionnels de la petite enfance.
Déployer une communication dans les lieux stratégiques ; maternité, crèches, REP, Centre sociaux, MJC, PMI, cabinet de sage-femmes, gynécologues, médecins pour cibler à la fois les professionnels et les familles.
Apporter de la connaissance sur la pratique de la couche lavable par le biais d’ateliers, de réunions d’information dans le cadre du programme de formation.
2- Déployer davantage le prêt de kit de couche lavable et le rendre plus accessible avec une organisation différente.
Le prêt de kit actuellement mis en place par la cellule prévention révèle certaines limites notamment la contrainte d’un rendez-vous toutes les 6 semaines pour les familles. La gestion du kit ; mise en place, rendez-vous explicatif, retour et la gestion du prestataire de lavage sont à réfléchir pour trouver une nouvelle organisation plus efficiente.
Budget prévu : 1
000 € / an
Ressources
humaines :
0.1 à 0.2 ETP
Aides et
financements
extérieurs
Pilote de l’action : service
transition énergétique
Partenaires ;
maternité, crèches, REP,
Centre sociaux, MJC, PMI,
cabinet de sage-femmes,
gynécologues, médecins
Bénéficiaires :
Familles et
professionnels de la
petite enfance
Calendrier et principales échéances : refonte du système de prêt à envisager dès 2026