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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Gennevilliers.
Lien du pdf (unknown - libre expression genmag octobre 2024)
Thèmes du document : Affaires étrangères et coopération, Guerre en Ukraine, Inégalités sociales,
LIBRE EXPRESSION
OCTOBRE 2024 GENNEVILLIERS MAGAZINE 45
GROUPE SOCIALISTE,
RÉPUBLICAIN, CITOYEN
UNION DES GENNEVILLOIS.E.S
Céline Lanoiselée Richard Merra
FRONT DE GAUCHE GENNEVILLOIS
L’aide publique au développe-
ment (APD) permet d’aider finan-
cièrement des pays dans le monde
entier en favorisant l’accès aux
soins, à l’éducation par exemple et
en orientant les politiques de cer-
tains pays vers le développement
durable.
Or, pour la première fois depuis
7 ans, le gouvernement français a
opéré une coupe budgétaire de
742 millions d’euros dans son aide
publique au développement pour
2024, à l’heure où justement les
pays les plus vulnérables doivent
relever les défis inédits et colos-
saux face au dérèglement clima-
tique et autres crises, notamment
politiques.
À Gennevilliers plus que jamais,
nous maintenons nos engage-
ments en faveur de l’Ukraine en
accueillant de nouveau des jeunes
fragilisés par la guerre. Nous
poursuivons avec force et convic-
tion notre engagement au sein du
Réseau de Coopération décentra-
lisé à destination de la Palestine et
plus particulièrement du centre
social Al Bustan à Jérusalem Est.
Du 20 au 24 octobre, nous accueil-
lerons sur la ville des jeunes
Palestiniens et nous savons que
vous serez là pour les soutenir.
Nous réaffirmons l’idée d’une
Europe unie et solidaire en entre-
tenant des relations nourries avec
nos villes jumelles européennes :
Imola en Italie, Ostrowiec en
Pologne et Bergkamen en Alle-
magne, que vous retrouvez
comme chaque année à la foire
aux vins et aux produits du terroir.
Ici à Gennevilliers la solidarité
internationale n’est pas un vain
mot et nous continuons à œuvrer
pour apporter notre pierre à l’édi-
fication d’un monde meilleur.
groupe.socialiste@ville-genne-
villiers.fr. 01 40 85 63 56
La contribution de ce mois est ins-
pirée d’un texte de J.M. Denjean,
animateur du groupe EELV de
Gennevilliers et de Villeneuve-la-Ga-
renne.
Le Président a enfin dévoilé sa stra-
tégie en écartant un « gouvernement
Lucie Castets » soutenu par le Nou-
veau Front Populaire. Avec la compli-
cité du Rassemblement National, la
Droite et le Centre pourront pour-
suivre la politique anti sociale si peu
écologiste conduite depuis 2017.
La négation de la légitimité insti-
tutionnelle et politique du NFP à gou-
verner ne doit pas pour autant
conduire à sous-estimer le chemin à
parcourir. Un vote clairement majo-
ritaire est en effet nécessaire pour
aller vers une société écologiste, de
justice et de solidarité. Or, la gauche
et les écologistes ne recueillent
qu’un tiers des suffrages dans cette
France dominée par un discours libé-
ral du « chacun pour soi », du culte
de la réussite individuelle, du pouja-
disme catégoriel, du repli sur soi
avec un rejet de l’autre, du refus de
l’impôt contre la solidarité. Il nous
faut alors démontrer, qu’à contrario,
ce sont les solutions collectives et
solidaires qui produisent une société
plus juste et qui préserve l’environ-
nement, qu’on doit sortir d’une
logique quantitative du « toujours
plus » et adopter celle de la sobriété,
de l’efficacité et de l’équité, cette der-
nière, s’appuyant sur des services
publics.
Enfin, ce changement culturel doit
aussi s’attaquer à la citadelle du cen-
tralisme jacobin et bonapartiste, ce
conservatisme qui fige la société. Le
changement si nécessaire et attendu
ne viendra pas d’en haut. Il faut alors
aller jusqu’au bout de la décentrali-
sation initiée par les Gauches de
1981. Ce serait l’une des réponses à
la demande citoyenne qui est tant
privée de leviers démocratiques.
Ainsi, les élections locales de 2026
pourraient être les laboratoires d’une
société nouvelle. Elles amplifieraient
les changements du quotidien déjà à
l’œuvre dans certains territoires.
GENNEVILLIERS-ÉCOLOGIE/
EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS
Grégory Boulord
Sous les gouvernements succes-
sifs, les collectivités locales,
notamment celles à sensibilité
progressiste, se heurtent à un
véritable dilemme.
La recentralisation des pouvoirs
menée par l’exécutif affaiblit leur
capacité d’action, tout en renfor-
çant leur dépendance vis-à-vis de
l’État.
La réduction des dotations et la
suppression de la taxe d’habitation
ont particulièrement fragilisé les
communes, en limitant leurs
marges de manœuvre financières.
Pour ces collectivités, histori-
quement attachées à la solidarité
et aux services publics de proxi-
mité, les difficultés se sont
accrues.
La logique néolibérale du « faire
plus avec moins » impose aux élus
locaux des choix difficiles, souvent
au détriment des projets structu-
rants et des politiques sociales.
Dans ce contexte, les collectivi-
tés progressistes sont en pre-
mière ligne face à la hausse du
chômage, à la précarité croissante
et à l’affaiblissement des services
publics.
Malgré ces défis, elles restent un
contre-pouvoir indispensable,
œuvrant pour la justice sociale et
la transition écologique.
À Gennevilliers, la mobilisation
est constante. Élus, agents muni-
cipaux et associations s’engagent
pour maintenir l’entraide et la soli-
darité, préservant ainsi les valeurs
progressistes, avec pour objectif
d’améliorer le quotidien des habi-
tants.
Vous pouvez toujours compter
sur nous.
REDONNER DU POUVOIR
AUX COLLECTIVITÉS :
UN ENJEU ESSENTIEL
GENNEVILLIERS TOUJOURS
ENGAGÉE ET SOLIDAIRE !
GOUVERNER
MAIS DÉCENTRALISER
Véronique Desmettre
À Gennevilliers, l’éducation est
au cœur de nos priorités. La ville
fait le choix d’investir massive-
ment dans l’école publique pour
garantir à chaque enfant un accès
égal à une éducation de qualité.
Cet engagement se traduit par des
moyens largement supérieurs à
ceux investis dans la plupart des
autres villes françaises.
Ce choix politique s’inscrit dans
une vision plus large : celle de res-
ter une ville populaire, accessible
à toutes et tous, où les familles
des classes moyennes et popu-
laires ne sont pas exclues.
L’école ne s’arrête pas à la salle
de classe. La Ville a également
développé un éventail d’activités
périscolaires, axées sur la culture,
le sport et la citoyenneté. En col-
laboration avec les infrastructures
locales, telles que le conserva-
toire, l’école des beaux-arts et les
centres sportifs, ces activités per-
mettent à chaque élève de s’épa-
nouir dans des domaines variés.
En cette nouvelle rentrée, notre
objectif reste le même : offrir à
chaque enfant les clés pour s’épa-
nouir, pour devenir un citoyen cri-
tique et engagé. Ensemble, nous
devons poursuivre cette dyna-
mique. Notre ambition est de tou-
cher le plus grand nombre
possible d’enfants.
Cette année, nous renouvelons
notre engagement à faire de
l’école publique un levier d’égalité
et de réussite pour tous. Grâce à
l’implication conjointe des parents,
des enseignants, des associations
et des services municipaux, cette
rentrée sera une réussite pour
chacun de nos élèves.
GENNEVILLIERS MISE SUR L’ÉCOLE
PUBLIQUE : UNE RENTRÉE POUR TOUS
NOS ENFANTS
LIBRE EXPRESSION
LES GENNEVILLOIS
Lætitia Ghirardi Philippe Hallais
ENSEMBLE POUR GENNEVILLIERS
Tous les jours, des responsables poli-
tiques de tous bords parlent de « service
public » : une expression sacralisée, devenue
quasi-magique, qui, à force d’incantations,
se suffirait à elle-même pour rendre les
gens tout à fait heureux.
S’il est vrai que, trop souvent, certains
territoires en sont privés : quand il faut faire
des kilomètres afin de trouver une école, un
hôpital, une gendarmerie, ou même un
magasin. Très souvent aussi, et il faut le
souligner, le service public est là mais il est
délivré de manière dégradée.
Prenons l’exemple du service public du
logement et, en local, celui de Cogemust,
une société mandatée par Gennevilliers
Habitat pour effectuer les travaux d’entre-
tien dans les logements du parc social. Sur
le papier, l’idée est bonne ; dans la réalité,
c’est un cauchemar.
Les appels des locataires sonnent dans le
vide ; quand ils ont quelqu’un au bout du fil,
l’interlocuteur n’est pas le bon ; quand ils ont
la bonne personne, ils peinent à obtenir un
rendez-vous ; quand ils ont un rendez-vous,
le technicien pose un lapin ; et, quand il finit
par venir, il ne résout rien.
Dans un tel contexte, si récurrent qu’il
n’est en rien exagéré, et si absurde que cela
défie toute logique, doit-on dire merci le
Service Public ? Entre la communication
dans un magazine et la réalité de terrain, il
y a un désormais un fossé, qui exaspère voire
désespère les citoyens.
Quand on fait appel à un organisme tiers,
issu du privé, pour lui déléguer des missions
essentielles de service à la population, il est
impératif d’être vigilant et rigoureux sur la
qualité du service rendu : c’est la position
que nous avons exprimée dans une vidéo
récente, postée sur les réseaux sociaux.
Malheureusement les temps changent et
le niveau d’exigence baisse, l’exigence de
l’engagement, du travail bien fait, de la satis-
faction du bénéficiaire. N’oublions pas que
ledit « service public » est financé par nos
impôts, et que personne n’aime payer pour
rien…
Heureusement, nombre d’agents ont
encore cette exigence, faite de compétence
professionnelle et de qualité humaine ; or,
bien souvent, ce ne sont pas ceux-là que l’on
met en avant. Dans ces conditions, il n’est
pas étonnant d’observer un résultat final qui
donne le vertige…
Notre dirigeant s’est complu depuis juil-
let dans une activité désordonnée afin de
résoudre les problèmes politiques qu’il a
provoqués. Néanmoins, deux conflits
internationaux majeurs mériteraient son
attention et exigeraient des actions diploma-
tiques.
Le conflit russo-ukrainien et le risque
d’une 3e guerre mondiale
Depuis les accords de Minsk signés par
la France en 2014 et 2015, aucune action
d’envergure n’a été entreprise en termes
diplomatiques. La position française est de
soutenir unilatéralement le gouvernement
ukrainien en transmettant à perte armes
et fonds monétaires, sans vision future.
Cette guerre aurait fait au moins 600 000
morts depuis février 2022. La France s’ho-
norerait de mettre tout en œuvre pour de
nouveaux accords du type de ceux de
Minsk.
Le conflit à Gaza et le risque d’un embra-
sement du Moyen-Orient
Le Hamas a délibérément attaqué Israël
le 7 octobre 2023 avec prises d’otages. La
réaction des Israéliens à cette agression a
entraîné des souffrances supplémentaires
au peuple palestinien. En effet, le Hamas
utilise les Gazaouis comme bouclier
humain, notamment en cachant les armes
dans les écoles et les hôpitaux. La question
des otages israéliens, qui est un élément
essentiel d’un accord de cessez-le-feu, a
été instrumentalisé par le Hamas, parfois
d’une manière horrible (6 otages tués
d’une balle dans la tête alors qu’ils allaient
être libérés par Tsahal). La solution à deux
états doit être envisagée fermement afin
de ne plus considérer les Palestiniens
comme des réfugiés à vie. Ce projet est
possible : les organisations palestiniennes
ont reçu des soutiens financiers très
importants (sans qu’on exige de connaître
l’utilisation réelle de ces fonds). De sur-
croit, une organisation spécifique l’UNRWA
(environ 30 000 agents et un budget de
plus d’un milliard de dollars) financée par
l’ONU apporte une aide notable aux Pales-
tiniens depuis 1949. Tout est donc possible,
mais cela requiert une volonté politique,
en tout cas plus que quelques phrases
convenues sur X (ex Twitter).
Peut-on rappeler que, dans la tradition
de la Ve république, la diplomatie est le
domaine réservé du Président ?
LES RÉPUBLICAINS
COGEMUST, SYMBOLE
D’UN SERVICE PUBLIC EN DÉCLIN
URGENCE DIPLOMATIQUE
POUR L’UKRAINE ET GAZA
LES CONTRIBUTIONS
PUBLIÉES
DANS CES PAGES
N’ENGAGENT
PAS LA RÉDACTION
DE GENNEVILLIERS
MAGAZINE
CONTRIBUTION
NON PARVENUE
44 GENNEVILLIERS MAGAZINE OCTOBRE 2024