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Déliberation - libre expression genmag janvier 2024
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Gennevilliers.
Lien du pdf (Déliberation - libre expression genmag janvier 2024)
Thèmes du document : Guerre en Ukraine, Famille, Affaires étrangères et coopération,
46
LIBRE EXPRESSION L’Éducation Nationale a entrepris une louable lutte contre les harcèlements à l’école. Il est égale- ment souhaitable que les harcèlements à l’égard des Français cessent. Le Président Pompidou l’avait
exprimé à sa manière en stigmatisant l’acharne-
ment bureaucratique des administrations. Malheu-
reusement, cet acharnement ne fait que croître :
impôts, taxes, réglementations, amendes…
- En premier lieu, le gouvernement ne consulte pas
le peuple pour des choix fondamentaux. Quelques
exemples :
• Aucun débat sur le nucléaire, la fermeture
absurde de la centrale de Fessenheim et l’arrêt du
programme Astrid.
• Implantation d’éoliennes pour des montants
astronomiques tout en mettant en place des pro-
cédures pour empêcher les autorités rurales de
contester ces implantations sauvages.
• Imposition des voitures électriques en urgence,
alors qu’aucune mesure n’est envisagée pour un
fonctionnement adéquat. Cette décision est emblé-
matique des choix du gouvernement: équipements
très chers et dangereux (batteries inflammables),
subventions notables, aucun souci de la mobilité en
ruralité. Par ailleurs, comment seront remplacées
les recettes sur les taxes des produits pétroliers
représentant 45 milliards qui ne seront donc pas
perçues si le tout électrique est confirmé?
•Le gouvernement se garde bien de nous interro-
ger sur la question cruciale de la gestion de l’im-
migration.
- Ensuite, indépendamment de ne pas consulter le
peuple sur ces sujets, le gouvernement se livre à
des harcèlements affectant la vie quotidienne des
Français. Florilège:
• Les automobilistes seront ravis d’apprendre de
nouvelles fonctionnalités des radars, qui pénalisent
pour la vitesse, mais également pour le niveau
sonore émis par le mobile. De plus, la police utili-
sera des drones pour détecter si le conducteur
utilise son téléphone et s’il est seul sur certaines
voies réservées au covoiturage. À noter que le
covoiturage était fortement recommandé, puis
interdit pendant la Covid, puis obligatoire sur ces
voies. Les délires bureaucratiques se déchaînent!
• Les ZFE (Zones à Faibles Émissions), après
quelques hésitations, sont imposées sur nombre
de grandes villes, ce qui limitera la mobilité des
citoyens.
•Le gouvernement donne toute sa mesure de har-
cèlement concernant le bâti. Les normes DPE
(Diagnostic de Performance Énergétique) corres-
pondantes pénalisent, voire détruisent le dévelop-
pement de l’immobilier. Les spécialistes estiment
qu’en 2030 il manquera 4 millions de logements en
France.
Enfin nous attendons que nos dirigeants cessent
leurs gesticulations infantilisantes et se préoc-
cupent de la vie de nos compatriotes.
Nous vous souhaitons une bonne année 2024.
Notre groupe vous souhaite une bonne année
2024 et vous transmets ses meilleurs vœux, ainsi
qu’à celles et ceux qui vous sont chers. On pourrait
légitimement se dire que ces vœux sont parfois
des vœux pieux, au vu des difficultés qui ne
cessent de s’accumuler sur nos têtes. Pour
autant, il est important de les formuler et de les
faire vivre, chacun à notre niveau.
Nous voulons généralement une année remplie
d’Amour. Peut-être faut-il alors considérer que
l’amour consiste à aimer, respecter l’autre tel qu’il
est, dans sa différence ? Or les communautés,
qu’elles soient nationales, religieuses, culturelles
ou autres, figent parfois les identités et le péri-
mètre de ce qui peut être aimé ou non, tel un
horizon indépassable. Le fait communautaire est
une chose bien naturelle mais le communauta-
risme l’est moins car il installe l’idée que l’autre,
issu d’une communauté différente, est un adver-
saire potentiel, plutôt qu’un frère. Là, dans ce
sentiment d’altérité, se situe la source de toutes
les divisions. Le manque de conscience unitaire
polarise la société et nous voyons les phéno-
mènes de violence se multiplier. Oui, il y a l’amour
pour les siens, mais il faut aussi apprendre à
aimer l’Autre.
Nous avons également coutume de dire que la
Santé est la chose la plus importante, et c’est vrai.
La vie ne peut être appréciée que si la santé est
au rendez-vous. Quand elle n’est pas là, tout le
reste devient dérisoire. Cela dit, quand nous évo-
quons le sujet de la santé, nous avons tendance à
penser à la santé physique, celle qui nous évite la
douleur, mais il y a aussi la santé mentale, psy-
chologique, trop peu prise en charge et donc mal
traitée. Notre environnement et nos modes de vie
ne nous aident pas de ce point de vue : hyper-
connectés, bombardés d’informations, constam-
ment exposés au meilleur comme au pire, notre
esprit n’a que peu de répit, sans compter le fait
que la société est de plus en plus inégalitaire, donc
injuste. Dans ce contexte, il important de prendre
soin de Soi.
Viennent enfin les vœux de Prospérité, chacun
espérant que l’année à venir apporte réussite et
succès. Cette prospérité devrait être le fruit de la
connaissance de soi, de l’émancipation et de la
réalisation de sa vocation mais, faute d’avoir
trouvé leur voie, les gens cherchent souvent la
voie d’un confort de vie, d’un bon équilibre. Et
souvent, la prospérité est réduite à sa dimension
matérielle mais, au regard de nos conditions de
vie, cette recherche de confort reste importante.
D’ailleurs, au moment où la plupart des Français
sont confrontés à une inflation galopante, nous
aurions, entre autres choses, aimé que les agents
de la ville puissent percevoir la prime exception-
nelle, dite « prime pouvoir d’achat » ; il est anormal
qu’une ville riche comme la nôtre ne puisse
récompenser ses agents de service public.
LES
CONTRIBUTIONS
PUBLIÉES
DANS CES PAGES
N’ENGAGENT
PAS LA RÉDACTION
DE GENNEVILLIERS
MAGAZINE
CONTRIBUTION
NON PARVENUE
ENSEMBLE POUR GENNEVILLIERS LES RÉPUBLICAINS
STOP AUX
HARCÈLEMENTS
DES FRANÇAIS
Philippe Hallais
LES GENNEVILLOIS
AMOUR, SANTÉ
ET PROSPÉRITÉ
Lætitia Ghirardi
GROUPE SOCIALISTE,
RÉPUBLICAIN, CITOYEN
BONNE ANNÉE 2024 !
GENNEVILLIERS-ÉCOLOGIE/
EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS
RESPONSABILITÉ ET
DÉFAILLANCE ÉDUCATIVE
UNION DES GENNEVILLOIS.E.S
Délia Toumi
Laurent Noël,
Céline Lanoiselée,
Christophe Bernier,
Maria-Blanca
Fernandez,
Jacques Briffault
Elsa Faucillon
À Gaza, Israël mène une guerre
totale contre le peuple palestinien en
intensifiant ses bombardements, en
imposant un blocus privant la popu-
lation d’eau, de nourriture, de médi-
caments et d’énergie.
La vengeance se transforme en
nettoyage ethnique. Gaza est deve-
nue un cimetière : 17 000 morts en
deux mois, dont plus de 5 000
enfants ; plus de 40 000 blessés et
des milliers de disparus. Et le bilan
ne cesse de s’alourdir.
Les populations civiles sont mena-
cées par la famine et les épidémies.
Les infrastructures civiles, les hôpi-
taux, les installations humanitaires
ne sont pas épargnés. Les conditions
nécessaires pour aider les Gazaouis
n’existent plus.
Dans le même temps, les attaques
de colons, soutenus par l’armée d’oc-
cupation, redoublent en Cisjordanie,
faisant régner la terreur. Des cen-
taines de morts sont à déplorer
depuis le 7 octobre, qui s’ajoutent aux
248 Palestiniens morts depuis le
début de l’année 2023.
C’est le symbole de la continuité du
plan de B. Netanyahu, identique à
celui d’avant les attaques du Hamas :
l’annexion de toute la Palestine.
Depuis 1948, 104 Résolutions de
l’ONU sur la Palestine sont restées
lettre morte. Tout ce temps, la com-
munauté internationale est demeu-
rée inerte, silencieuse, impuissante
à faire respecter le droit internatio-
nal.
La politique de la France est une
honte, alors qu’elle avait su, dans le
passé, s’exprimer d’une voix forte et
relativement indépendante. Elle s’ex-
pose à la colère de celles et ceux, qui
dans le monde, demandent que le
respect du droit international s’im-
pose à tous.
La paix paraît peut-être impen-
sable mais elle est possible. Tout doit
être mis en œuvre pour le cessez-le-
feu, la libération des otages et celle
de prisonniers palestiniens. Chaque
minute qui passe nous plonge un peu
plus dans l’abîme.
FRONT DE GAUCHE GENNEVILLOIS
GAZA :
CESSEZ-LE-FEU
CONTRIBUTION
NON PARVENUE
Aurore Bergé, la ministre des solidarités et
de la famille, a entamé fin 2023 son « tour de
France de la parentalité ». Elle assortissait ce
lancement de l’annonce concomitante de
mesures visant à « restaurer l’autorité paren-
tale » et de la mise en place de la « commission
parentalité* », présentées comme des réponses
aux évènements de juin dernier. Elle a en effet
annoncé, dans une dimension toute répressive,
la possibilité de condamner les parents d’en-
fants reconnus coupables à des travaux d’inté-
rêt général pour « parents défaillants », à des
contributions financières en cas de dégrada-
tions et à des amendes pour non-présentation
aux audiences de leur enfant. La ministre faisait
alors rimer les émeutes avec « parentalité défail-
lante », allant dans le sens caricaturalement
simpliste d’une responsabilité de ces « parents
qui ne feraient rien », véhiculée par des discours
particulièrement identifiables à l’été 2023.
Cet angle gouvernemental nous renvoie à de
multiples questionnements. Quels sont les
parents qui pourraient prétendre échapper à
cette qualification au fil du parcours de ses
enfants ? Le code pénal, qui traite pourtant de
la mise en péril des mineurs, est-il si insuffisant
malgré ses outils de TIG, amendes et stages de
responsabilité parentale ? Y a-t-il la moindre
efficience à pénaliser les relations parents-ado-
lescent en crise, les difficultés familiales et
éducatives, et à faire glisser les parents dits
défaillants dans la catégorie judiciaire des
délinquants, ce à quoi équivaut la condamnation
à des TIG, quand l’objectif serait de restaurer
leur autorité et « redonner aux parents la place
qui est la leur » ?
Avant ces politiques de répression et sanc-
tion, il est impératif de travailler la prévention
par le soutien à la parentalité. Il s’agit de donner
les moyens aux familles d’accompagner leur
enfant. Or il est évident que ces moyens ne sont
pas au rendez-vous : travailleurs sociaux ou
justice des enfants, parmi tant d’autres tou-
chant à l’accompagnement des jeunes et leur
famille, sont des secteurs démunis qui ne par-
viennent pas à mettre en place dans les tempo-
ralités et avec l’amplitude nécessaire les
mesures d’assistance éducative, de protection
de l’Enfance.
Il convient de réfuter la vision biaisée des
problèmes soulevés par les évènements de
juin : la responsabilité est collective face à cette
jeunesse, massivement mineure et issue de
familles dont l’environnement social et écono-
mique est dégradé. En matière de responsabi-
lité, l’état des étayages à la parentalité renvoie
en l’occurrence à une défaillance de l’État.
*Commission composée d’experts chargés de conseiller
le gouvernement en matière de parentalité, philosophes,
sociologues, démographes, magistrats, pédopsychiatres
(présidée par Serge Héfez et Hélène Roques), appelée à
rendre ses décisions en juin 2024
Nous vous souhaitons une très
bonne année 2024 pour vous et
pour tous ceux qui vous sont chers.
Nous faisons également le vœu
d’une année 2024 riche de débats
où la parole de chacun sera écoutée
et entendue dans le respect. Les
enjeux sont et continueront à être
nombreux : guerres dans le monde,
montée des racismes, consé-
quences du réchauffement clima-
tique, mobilisation pour que chacun
trouve un logement décent et abor-
dable, soutien à l’hôpital public, etc.
Les enjeux sont nombreux dans
le monde, en France mais aussi à
Gennevilliers. Vous pouvez être
assuré de notre mobilisation au
quotidien, à vos côtés. Avec l’infla-
tion et l’absence de soutien finan-
cier du gouvernement, les choix
sont difficiles pour la gestion de la
Municipalité. Mais à Gennevilliers,
nous conservons la conviction de la
force du vivre ensemble et de l’im-
portance pour chacun d’entre nous
d’un service public fort et de qualité
pour les habitant·es.
L’année 2024 sera également une
année ponctuée par un rendez
démocratique majeur dans le
contexte international que nous
connaissons, avec les élections du
dimanche 9 juin pour élire les dépu-
té·es européen·nes.
groupe.socialiste@ville-gennevil-
liers.fr
01 40 85 63 56
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