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Arrêté - Préfecture - Guyane - CEOG Enquete Publique Rapportannexe7 6Sept19
Document publié le Vendredi 6 septembre 2019
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - CEOG Enquete Publique Rapportannexe7 6Sept19)
Thèmes du document : Énergies, Environnement, Changement climatique,
ANNEXE 7HDF
meridiam
CD L SARA
|
Centrale
Electrique
de
l'Ouest
Guyanais
-
CEOG
-
ENQUETE
PUBLIQUE
du
8
juillet
au
8
août
2019
Réponse du
pétitionnaire aux avis et
questions du
public
et
du
commissaire-enquêteur
Ce
document
fait
suite
à
la
transmission
par
le
commissaire-enquêteur
du
rapport
de
synthèse
de
l'enquête
publique
concernant
le
projet
CEOG,
Centrale
Electrique
de
l'Ouest
Guyanais, ayant
eu
lieu
du 8
juillet au 8 août 2019.
Le rapport de synthèse de l'enquête publique présente ainsi l’ensemble des avis et questions du public, classés
de
1 à
16,
et
les
questions
du
commissaire-enquêteur,
classée
2.1
et
2.2
ainsi
que
les
réponses
du porteur de projet. Nota
bene
: CEOG
est
le
nom
du
projet
de
centrale
électrique
mais
également
le
nom
de
la
société
qui
porte ce projet. L’actionnaire principal de cette « société de projet » est le fonds d'investissement et co-développeur
Meridiam
qui
détient
60%
des
parts.
Le
développeur et
initiateur du
projet
est
la
société
Hydrogène
de
France
(HDF-Energy)
qui
détient
10%
des
parts. Enfin,
SARA
est
entrée
au
capital
de
CEOG
le
23
juillet
2019,
donc
après
le
dépôt
et
l'instruction
du
Dossier
d'autorisation
environnementale
unique
(DAEU).
Elle
dispose
de
30%
des
parts.
Avis n°1 Question
1.1
Nous
considérons
que
c'est
d'abord
au
Conseil
Coutumier
des
Peuples
Autochtones,
aux
habitants
du
village Prospérité de se prononcer sur l'acceptation de ce projet.
Cette procédure d'enquête publique
ne saurait être un
mode de consultation du
Conseil : nous avons choisi de nous y plier, et entendons
que notre avis soit pris en compte, mais c'est aussi et d'abord au Conseil que ce mémo s'adresse. Et
la
première
remarque
qui
s'impose
: il
n'est
fait
à
aucun
moment
dans
le
“résumé
non
technique"
du
dossier d'enquête publique du village Prospérité. Il ne s'agit guère que d'installer un site classé "Seveso Haut" à 1 km de l'école du village, après tout. De même les Businengue vivant à l'orée du site, installés là car on vit près d'une crique en Guyane, ne sont-ils mentionnés que comme des
"habitants diffus", soupçonnés d'illégalité alors que le dossier de
la régularisation des habitants de l'Ouest guyanais se perdent dans l'incroyable imbroglio que forment les administrations de l'Etat et de la Collectivité en Guyane.Réponse : La société HDF a
pris d'elle-même l'initiative de contacter le Grand Conseil Coutumier (GCC) dès l’été
2018. Une première réunion, avec le Président Sylvio Van der Pjil et l’ensemble du bureau du GCC, ainsi
que
Roland
Sjabere,
le
Capitaine
de
Prospérité,
était organisée
le
19 septembre 2018 à
la
préfecture
de
Cayenne.
Le
projet
a
été
présenté
au
GCC
et
au
Capitaine,
à
son
stade
de
son
développement d’alors. Depuis cette première rencontre, les échanges
par courriels et par téléphone sont réguliers. Nous
avons de nouveau sollicité une rencontre avec le GCC, qui a eu lieu le 13 février 2019 à Cayenne afin de faire
un
point
sur
le
développement
du
projet.
Le
Capitaine
de
Prospérité
étant
en
région
parisienne, le Président de HDF a tenu à se déplacer à Paris pour le rencontrer. L'entretien s’est tenu le 3 juillet 2019. Le but était de lui présenter les résultats finaux de l'étude d'impact du projet, les limites précises de l'emprise du site et de planifier la réunion publique que nous souhaitions organiser. Cette réunion n’est pas une obligation légale mais nous tenions à pouvoir échanger directement et librement avec les personnes concernées par le projet. Nous avons proposé nous-même que cette réunion se tienne à Prospérité afin de faciliter la participation des villageois, en coordination avec le Président du GCC.
Malheureusement,
l'absence du Capitaine n’a
pas
permis de
l’organiser dans
le
village. En concertation avec le Président du GCC et le Capitaine, nous avons décidé ensemble de se revoir
à Prospérité prochainement, afin de poursuivre les échanges avec les habitants sur le projet et
les emplois locaux prévus, d'aborder ensemble les questions et de pouvoir y répondre directement et en toute transparence. Avec la Chambre de Commerce et d’Industrie et la Chambre des métiers de la Guyane, nous avons donc organisé une réunion publique à l’attention des habitants et des acteurs économiques locaux. Elle s’est tenue le 17 juillet à la CCI de Saint-Laurent-du-Maroni. Par
ailleurs,
la
procédure
d'enquête
publique
permet
au
public
d'exprimer
librement
ses
avis,
commentaires
et
questions,
notamment
à
travers
les
permanences
qui
ont
été
réalisées
par
le
commissaire enquêteur à
la mairie de Mana et celle de Saint-Laurent-du-Maroni. Ce qui
avait été
précisé dans l’avis d'enquête publique. En outre, une trentaine de personnes était présente (habitants, élus locaux, membres d'associations et de collectifs, enseignants, entrepreneurs...) lors de la réunion publique. Beaucoup de questions ont été posées et les représentants de la société CEOG y ont répondu avec précision. Le
Dossier
d’Autorisation
Environnemental
Unique
(DAEU)
inclut
nécessairement
l'étude
des
populations vivant à proximité du site du projet, notamment dans l'étude d'impact. Règlementairement, « la zone d'étude pertinente est définie en première approche par un tiers du rayon d'affichage de l'enquête publique pour les rubriques ICPE soumises à autorisation du tableau de classement du site. La zone d'étude se définit donc par l'emprise d’un rayon d’1 km autour du périmètre ICPE (un tiers du rayon d'affichage de 3 km). Elle s'inscrit entièrement sur le territoire de la commune de Mana » (cf. étude d'impact chapitre 6.3.1, page 211). L'entrée du village de Prospérité est située à 2,100 km de l’entrée de la centrale par la RN1. A vol d'oiseau, la distance la plus courte entre le village et la centrale est de 1,530 km (entre le point de plus à l’est du village et le point le plus à l’ouest de la centrale). Soit 1,730 km entre le point le plus à l’est du village et la zone ICPE (zone de stockage de l’énergie). Règlementairement, l’étude traite des habitations existantes dans le rayon de 1 km autour de la zone ICPE (cf. Figure 6-2 : Sources, populations et usages de l’étude d'impact, page 215). Cependant, il est évident que les villageois de Prospérité sont concernés par le projet. C’est pour cela que nous avons mené les démarches explicitées plus haut.La
centrale
électrique
CEOG
est
un
site
classé
"SEVESO
bas"
et
non
pas
"SEVESO
haut".
Cette
classification
est
liée
à
la
présence
d'un
stockage
d'hydrogène
dans
la
centrale.
L'implantation
de
ce
stockage
a
été
minutieusement
choisie
afin
de
contenir
la
zone de
danger
dans
le
périmètre
du
site
: en
cas
de
risque
industriel
lié
à
une
fuite
d'hydrogène,
le
rayon
de
danger
ne
dépassera
pas
175
mètres.
C'est-à-dire
que
si
un
incident
se
produit
et
selon
les
hypothèses
les
moins
favorables,
ses
effets
ne
dépasseront
pas
les
limites
de
l’emprise
du
projet.
Cette
emprise
étant
délimitée
par
un
grillage,
une
personne
ou
un
animal
qui
le
longerait
ne
serait
pas
directement
impacté,
conformément
aux
normes
règlementaires.
Cela
dit,
le
risque
d'incident
est
extrêmement
réduit,
puisque
la
centrale
dispose
d'équipements
de
pilotage
et
de
sécurité
parfaitement
adaptés.
I
faut
noter
que
ces
calculs
ont
été
réalisés
par
un
bureau
d’études
spécialisé
et
reconnu,
APAVE.
Ces
résultats
et
la
conception
du
système de
sécurité
de
la
centrale
apparaissent
au
DAEU
qui
a
été
instruit
par la DEAL de Cayenne. Enfin,
la
mention
"habitants
diffus"
n'est
pas
celle
qui
apparaît
dans
les
documents
du
DAEU.
Dans
l'étude
d'impact,
les
habitations
sont
caractérisées
de
la
manière
suivante
(cf.
page
212)
:
Les
premières
maisons occupées par
des
tiers
sont
implantées
à
environ
400
m
au Sud-Ouest
du périmètre ICPE. De
manière
générale,
l'habitat
est
composé
d'habitations
éparses,
situées
principalement
au
Sud
et
au
Sud-Ouest
du
site,
et
qui
sont
entourées
par
la
forêt.
Elles
se
situent
des
deux
côtés
de la RN1.
Ces
constructions
ou
habitations
occupées
par
des
tiers
sont
rigoureusement
indiquées
sur
les
cartes
6-1
et
6-2
des pages
213
et
215
de
l’étude d'impact.
Avis
n°1
Question
1.2
Nous émettons de fortes réserves, à plusieurs autres titres : ECONOMIE DU PROJET L'opérateur
HDF
a
présenté
un
premier
projet
quasiment
deux
fois
plus
important
("plus
gros
que
celui
de
Tesla
en
Australie".....)
: comment
l'équilibre
économique
du
projet
peut-il
perdurer
?
Le
prix
de
rachat
du
courant
est-il
garanti,
et
pour
combien
de
temps
?
A-t-on
chiffré
la
déperdition
d'énergie lors de son transport à 15 km de la centrale qu'elle doit alimenter ? Devra-t-on
créer
une
ligne
Haute
Tension
jusqu'à
la
centrale,
doubler
l'existante
?
Qui
la
finance
?
Le
risque
sanitaire
(augmentation de
la
prévalence
du
cancer...)
des
personnes
vivant
à
proximité
de
cette
ligne
n'est
pas
pris
en
compte.
Cette centrale est prévue pour 20 ans
d'activité : les investissements, financiers et en terme d'empreinte
écologique, de sa construction seront-ils amortis ? Il ne s'agit pas là d'une source d'énergie pérenne. Pourquoi
le
démantèlement
de
l'installation
n'est-il
pas
prévu
au budget
de
l'exploitant
?
Ce ne
sont
pas
les
25
000
€
de
capital
de
la
société
créée
pour
l'occasion
qui
peuvent
le
garantir.
Le
partenaire
financier,
et
co-opérateur
d'HDF
en
est-il
conscient
?
Les
services
de
l'Etat
peuvent-ils
accepter
cela
?
De
même
en
cas
d'accident,
comment
est
assuré
l'opérateur
CEOG
?Réponse : 100% du financement de CEOG est privé. L'intégralité des risques est portée par le secteur privé. Il n’y a donc pas d'argent public investit dans CEOG. Le plan d'affaire de CEOG est étudié scrupuleusement par les investisseurs privés : CEOG est viable économiquement. Ce projet est lié avec EDF par un contrat d’achat de l'électricité sur la durée d'exploitation de la centrale (20 ans minimum, prolongeable jusqu’à 30 ans). Ce contrat est encadré par le régulateur national, la Commission
de
Régulation
de
l'Energie
(CRE).
La
CRE
calcule
la
Charge
du
Service
Publique
de
l'Electricité (CSPE) sur la durée de vie du projet, fixe le prix d’achat de l'électricité. Elle délivre, dans ce cadre, l’autorisation du contrat avec EDF et contrôle toutes les dépenses du projet. La rémunération du projet est elle aussi encadrée par l'arrêté du 23 mars 2006 relatif au taux de rémunération du capital immobilisé pour les installations de production électrique dans les zones non interconnectées. Il est
à
noter que
le
coût de
production
de
l'électricité
est compétitif par
rapport aux
centrales
thermiques du territoire, en l'occurrence celle du carrefour Margot. Et ce, sans externalité (gaz à effet de serre,
particules fines, transport
logistique
de carburant ou
combustible,
etc.).
CEOG
produit
localement une électricité consommée localement. Contrairement à l'énergie fossile ou biomasse :
e
L'exploitation de CEOG est non polluante : son processus de production ne génère aucun gaz à effet de serre ni particule fine ;
°
_ CEOG ne nécessite aucune importation ni logistique de carburant ou de combustible : elle ne dépend d'aucune filière de production et/ou d’approvisionnement, filières toujours polluantes en elles-mêmes, onéreuses et parfois longues à mettre en place (cf. biomasse) ; e
_CEOG produit une électricité compétitive par rapport au coût de production dans l’Ouest guyanais, à un prix connu à l’avance durant ses 20 à 30 années d'exploitation : elle permet de s'affranchir de la volatilité du prix des combustibles fossiles ou biomasse et donc du marché international de l'énergie.
Le
point de
livraison de CEOG
est situé
précisément à
6,7
km
du
poste de
raccordement EDF
du
carrefour Margot. La perte en ligne dans les câbles 20kV utilisés pour alimenter ce poste ne dépassera pas 3%. Cette perte est intégrée dans le calcul de la production de CEOG par EDF SEI au poste source. Une ligne, dédiée, de 20kV (c’est-à-dire « HTA » et non pas « HTB ») jusqu’au poste EDF est financée par le projet lui-même. Elle longera la RN1 et sera enterrée dans le bas-côté de la route.
Elle sera
réalisée par EDF, en conformité avec le référentiel technique de EDF qui prend en compte le risque sanitaire. Quant à la durée de vie du projet et son amortissement, les infrastructures énergétiques classiques (hors nucléaire) ont une durée vie située entre 20 et 30 ans. Le contrat actuel inclut une durée de fonctionnement de 20 ans. Mais il est possible de prolonger la durée d'exploitation jusqu’à 30 ans. Celle-ci sera fixée par la CRE. L’amortissement de la centrale est calculé sur sa durée de vie, en effet La
production
d'électricité
de
CEOG
est
basée
sur
l'énergie
solaire
photovoltaïque.
Celle-ci
est
considérée comme infinie et renouvelable, donc comme une source d'énergie pérenne. L’empreinte écologique de CEOG a été réduite au minimum. Sa technologie (basée principalement
sur l’hydrogène),
nativement non
polluante,
associée
à la
pertinence de l'installation
(choix des panneaux solaires,
situation en sommet des collines, préservation des zones humides les plus riches en biodiversité, etc.) font de CEOG un projet exemplaire sur le plan de l'impact environnemental.Les
premiers
calculs
montrent
que
CEOG
économisera
le
rejet
dans
l’atmosphère
de
39
000
tonnes
de
CO: par
an
par
rapport
à
une
centrale
thermique
comme
celle
installée
au
carrefour
Margot.
L'étude
d'impact
(El)
présente
les
prescriptions
réglementaires
à
suivre
selon
le
Code
de
l'Environnement,
concernant
la
remise
en
état
en
cas
d’arrêt
du
site,
au
paragraphe
10
de
l’El.
Il
est
impossible
de
savoir
à
ce
jour,
si
en
cas
d'arrêt
du
site
les
installations
associées
pourraient
être
reprises
par
un
autre
exploitant
ou
si
le
site
serait
rendu
au
milieu
naturel.
Dans
ce
dernier
cas,
CEOG
intègre
le
démantèlement
des
panneaux
photovoltaïques
et
la
déconstruction
des
bâtiments,
conformément
à
son
contrat
avec
EDF
et
validé
par
l'autorité
de
régulation
(Commission
de
régulation
de
l’énergie).
A
noter
que
CEOG
doit
constituer
des
garanties
financières
(sous
forme
de
liquidités
disponibles
auprès
des
services
de
l’état
compétentes) en
cas
d’arrêt
du
site,
du
fait
de
son
classement
ICPE.
À
noter
également que
les
systèmes
composant
CEOG
seront
principalement
en
containers.
Ce
qui
réduit
notablement
le
nombre
de
bâtiments
nécessaires
sur
le
site.
Quant
aux
panneaux
solaires,
ils
seront
fixés
par
des
pieux
battus
métalliques
plantés
dans
le
sol.
Aucune
structure
en
béton
n’est
alors
nécessaire.
Ces
solutions
facilitent
le
démantèlement
et
minimisent
donc
l'empreinte
globale
du
projet.
CEOG
est
une
centrale
électrique
mais
également
une
société
à
part entière.
Cette
société
est
détenue
à
60%
par
le
fonds
d'investissement
Meridiam,
fonds
d'investissement
français
spécialisé
dans
les
infrastructures,
investisseur
de
long
terme
(Meridiam
conserve
généralement
ses
parts
pendant
la
durée
de
vie
des
projets,
donc
20
à
30
ans),
gèrant
7
milliards
d'euros
d’actifs
dans
le
monde
entier.
SARA
et
HDF
sont
les
coactionnaires
(qui
détiennent
respectivement
30%
et
10
%
des
parts).
CEOG
est
donc
détenue
par
des
sociétés
compétentes
techniquement,
solides
financièrement
et
implantées
sur
le
territoire
guyanais.
Ces
sociétés
prennent
le
risque
d'investissement
et
s'engagent
à
son
bon
fonctionnement pendant
la
durée
de
vie
de
la
centrale.
CEOG
est
assurée,
aussi
bien
lors
de
la
phase
de
construction
que
celle
d'exploitation,
au
travers
un
contrat
passé
avec
une
compagnie
d'assurance
spécialisée
dans
les
infrastructures
industrielles.
Avis n°1 Question
1.3
Nous
prions
les
services
de
l'Etat
de
noter
que
HDF
Energy
n'a
d'autre
réalisation
technique
à
son
actif
qu'un
site
internet
présentant
des
projets.
Nous
ne doutons
pas qu'une
start
up
ait
l'assentiment
et
l'appui
de
l'actuel
gouvernement
d'une
start
up
nation,
mais
lui
confier
un
tel
projet,
sans
aucune
référence
tangible
?
Le risque et
l'alea
nous semblent
bien
trop
important.
Cette
étrange
expérimentation
ne
semble
pas calibrée
en
fonction
des
réels
besoins
de
l'Ouest
Guyanais
:
des
politique
d'incitation
à
la
consommation
raisonnée
d'énergie,
à
la
construction
d'habitat
bio-
climatique,
couplées
au
développement
de
micro
ou
mini
centrales
d'hydroélectricité
au
fil
de
l'eau
nous
semblent
plus
raisonnables
que
cette
fuite
en
avant
industrielle,
dont
le
succès
est
largement
hypothétique, qui
ne
fait
que
repousser
partiellement
le
problème.
Réponse : HDF
(Hydrogène
de
France)
est
une
société
bordelaise
créée
en
2012,
issue
d’un
bureau
d’études
photovoltaïque.
HDF
est
un
expert
des
solutions
hydrogène
de
forte
puissance,
qui
a
déjà
mis
en
œuvre
2
des
4
piles
à
combustible
de
plus
de
1
MW
dans
le
monde.
HDF
est
l’initiateur
et
le
leaderdu
projet
européen
Cleargen
qui
a
implanté
une
PAC
de
1
MW
au
sein
de
la
raffinerie
de
SARA
en
Martinique,
afin
de
valoriser
son
hydrogène
coproduit.
||
s’agit
d’une
première
mondiale dont
le
chantier
se
termine.
L’inauguration,
sous
l'égide
de
l’Union
européenne,
est
programmée
pour
décembre
2019.
Aussi,
comme
indiqué
à
la
question
1.2,
l’actionnaire
principal
Meridiam
est
un
investisseur-
développeur
qui
possède une
expérience
internationalement
reconnue dans
le
financement
et
le
développement
de
projets
d'infrastructure
complexes.
Meridiam
a,
en
outre,
créé
un
fonds
dédié
à
la
transition énergétique justement pour permettre le développement de projets comme CEOG. Enfin, SARA
apporte
ses
compétences
industrielles
et territoriales
puisque
cette
société
est
un
acteur
industriel
de
premier
plan déjà
implanté
en
Guyane.
CEOG
n’est
pas
une
expérimentation
mais
un
projet
industriel
d’une
durée
de
vie
de
20
à
30
ans,
viable
économiquement,
qui
s'inscrit
dans
le
cadre
du
plan
hydrogène
national.
La
technologie
hydrogène existe depuis plus de 100 ans. Les briques constituant CEOG (hydrogène, photovoltaïque, batteries, etc.) ne sont pas innovantes en tant que telles. C’est leur assemblage dans une seule unité de production d'électricité et la maitrise de leurs coûts qui rend CEOG innovante. Du
fait
de
la
pression
démographique,
les
besoins
électriques
en
Guyane
sont
croissants,
en
particulier
dans
l'Ouest,
qui
souffre
en
plus
d’un
déficit
d'infrastructures
de
production
électrique. Les
objectifs
de
développement
de
la
production
électrique
à
partir
de
sources renouvelables
sont
définis
par
la
Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) et validée
par l'État.
Le décret n°
2017-457 du
30
mars 2017
relatif à
la PPE
de la Guyane
précise
l’évolution de la production d'énergies renouvelables intermittentes en Guyane entre 2015, 2018 et 2023. CEOG produit une électricité stable, jour et nuit, pour l’équivalent de 10 000 foyers, à partir d'énergie renouvelable intermittente (photovoltaïque) grâce à un stockage sous forme d'hydrogène. A l'opposé d’une centrale
photovoltaïque classique,
CEOG
a
un
mode de fonctionnement comparable
à
une
centrale thermique : elle produit 24h/24 une électricité « de base », dont la puissance est connue à l'avance et garantie contractuellement au gestionnaire du réseau électrique. En
ce
sens,
CEOG
contribue
à répondre
au
besoin
exprimé
dans
la
PPE
du
territoire
de
« mise
en
service
d’un
moyen
de
production
d'électricité
de
base
à puissance
garantie
de
20
MW
dans
l’ouest
entre
2021
et
2023,
en
privilégiant
les
sources
renouvelables
fournissant
des
services
système
»
(4
—
Développement de l'offre d'énergie - page 7 de la PPE 2016-2018 et 2019-2023 de la Guyane). Cependant,
il
est
évident
que
pour
réduire
l'impact
environnemental
humain,
il
faut
agir
simultanément sur plusieurs leviers : la mise en place de moyens de production n’émettant pas de gaz à effet de serre ni de particules fines, associée à des politiques publiques audacieuses et— surtout — à la mobilisation des citoyens (modération des usages, construction de bâtiments bioclimatiques, choix d'équipements
moins
énergivores,
etc.).
CEOG
est
l’un
des
leviers
contribuant
à
résoudre
ce
problème. Avis n°1
Question 1.4 On l'a déjà mentionné, pour les promoteurs du projet, Prospérité n'existe pas, et il n'y a que quelques illégaux
Businengue
qui
vivent
là...Le
plan
masse
du
projet
montre
une
longue
bande
fichée
à
la
perpendiculaire
de
la
RN
1,
qui
clôturée,
coupe
l'accès
des
villageois
à
leur
zone
de
pêche
et
chasse
de
subsistance.
La
faune
qui
elle
aussi
verra
son
territoire
amputé
s'éloignera
davantage.
Réponse : Voir
réponse
à
la
question
1.1.
Quant
à
la
parcelle
du
terrain, elle
sera
clôturée
à
proximité
des
zones
de
panneaux
solaires.
La
crique
Sainte-Anne
n'étant
pas
dans
l’emprise
du
projet,
ses
accès
et
son
utilisation
resteront
inchangés.
Le
plan
définitif
du
projet
a
été
présenté
au
Capitaine
de
Prospérité
le
3
juillet
2019.
En
effet,
depuis
le
village,
il
faudra
contourner
l'installation
pour
rejoindre
la
crique.
Mais
aucun
effet
négatif sur
la
pratique
de
la
chasse
n’a
été
relevé
lors
de
l’étude
d'impact,
la
zone
disponible
autour
de
Prospérité
étant très vaste. Enfin,
l'étude d'impact,
réalisée
par
le
bureau
d’études
écologiques
BIOTOPE,
reconnu
en
Guyane
pour
sa
connaissance
du
terrain
guyanais
et
ses
compétences
scientifiques,
caractérise
les
impacts
sur
la
faune,
la
flore
et
les
habitats.
Ceux-ci
sont
quantifiés
de
négligeable
à
modéré
(cf.
étude
d'impact
chapitre
4-18,
pages
182
à
190).
Les
écologues
de
BIOTOPE
considèrent
que
les
espèces
qui
seront
dérangées
pendant
la
phase
de
chantier
pourront
se
déplacer
sans
contrainte
dans
des
zones
adaptées
à
leurs
besoins,
à
proximité
immédiate
du
site.
Après
le
chantier,
elles
reviendront
s'installer
aux
abords
de
la
centrale,
voire
dans
la
centrale
pour
certaines,
puisque
celle-ci
ne
produira
pas
de
polluant
et que son
niveau de bruit restera faible.
Il'est
à
noter
que
la
société
CEOG,
dès
le
début
des
études,
s’est
positionnée
dans
une
démarche
visant
à
éviter
au
maximum
les
impacts
sur
l’environnement.
Ainsi,
BIOTOPE
a
mené,
à
la
demande
de
CEOG,
une
étude
sur
une
surface
bien
plus
large
(200
ha)
que
l’emprise
au
sol
du
projet
prévue
initialement
(75
ha)
de
manière
à
éviter
d'emblée
les
zones
les
plus
sensibles
sur
le
plan
environnemental. Après
cette
phase
d'étude,
CEOG
a
pu
positionner
les
différents
constituants
de
la
centrale
sur
les
zones
ayant
le
moins
d'impact.
Avis
n°1
Question
1.5
Le
problème
du
bruit
n'est
évoqué
que
comme
un
dérangement
mineur
pendant
la
durée
des
travaux
:
veut-on
nous
faire
croire
que
les
16 ou
17
compresseurs
géants
du
site
fonctionneront
dans
le
plus
parfait silence
?
On
peut
être
adepte
de
la
pensée
magique
sans
prendre
des
vessies
pour
des
lanternes
Ce
projet
fait
fi
de
l'agriculture vivrière
existante,
pilier
de
l'économie
informelle
nécessaire
à
la
survie
de nombreux guyanais. Réponse
:
La
phase
de
construction
produira effectivement
les
nuisances
sonores
habituelles
d’un
chantier.
Mais
comme
indiqué
dans
la
réponse
à
la
question
1.2,
les
solutions
techniques
retenues
(systèmes
dans
des
containers,
panneaux
solaires
sur
des pieux
métalliques)
facilitent
le
chantier
et
réduisent
donc
la
durée
de
ces
nuisances.
Les principales
seront
issues
de
camions
qui
viendront
livrer
le
matériel.
Mais
au
vu
de
la
densité
de
la
forêt,
cette
nuisance
ne
sera
pas audible
au-delà
de quelques
dizaines
de
mètres.L'étude d'impact
traite
de
ce
sujet
au
chapitre
3.8
(page
62).
Des mesures de
bruit
ont
été
effectuées
à
des
points
spécifiques
pour
caractériser
le
bruit
ambiant.
Il en
résulte
que
l’entourage
de
CEOG
est
particulièrement
marqué
par
le
bruit
du
trafic
routier
de
la
RN1
pendant
la
période
diurne,
et
par
les
chants des
insectes
pendant
la
période
nocturne.
La
centrale
est
soumise
à
l'arrêté
ministériel
du 23/01/1997
relatif
à
la
limitation
des
bruits
dans
l’environnement
(voir
étude
d'impact
page
174)
: durant
la
phase
d'exploitation,
le
niveau
de
bruit
émis ne
dépassera
pas
70
dB
le
jour
et
60
dB
la
nuit
en
limite
de
l'emprise,
sachant
que
le
bruit
actuel
est
d'environ
50
dB
(pour
information
20
dB
correspond
à une
conversation
voie
basse).
Les
nuisances
sonores
au-delà
de
l’emprise
des
installations
industrielles
sont
ainsi
parfaitement
limitées et
conforment
à
la
réglementation
en
vigueur.
Pour
information,
ce
ne
sont
pas
16
mais 11 compresseurs
qui
sont
prévus.
En
outre,
ils
n'ont
rien
de
«
géant
»
puisque
leur
puissance
n'excède
pas
90
KW
alors
que
certaines
industries
utilisent
des
compresseurs
jusqu'à
60
000
kW.
Le
terrain qui
nous
a été
proposé
est
un
terrain
boisé
(forêt
secondaire
déjà
exploitée
il y
a 30
ans)
qui
n’est
pas
utilisé
aujourd’hui
pour
l'agriculture
ou
l'élevage.
Les
parcelles
agricoles
ou
abattis
à
proximité
de
la
centrale
ne
sont
pas
dans
l'emprise
du
projet.
Avis n°1 Question 1.6 Le
risque
majeur
d'explosion
(hydrogène,
mais
aussi
tonnes
de
produits
chimiques
- hydroxyde
de
potassium
- stockées
et
traitées
sur
le
site)
est
bien
réel.
Or,
il
est
minimisé
au
delà
du
crédible
dans
le
dossier
de
présentation.
Quant
à
l'allégation
du
fait
qu'un
tel
risque
serait
circonscrit
à
l'intérieur
du
site...
ce
n'est
justement
qu'une
allégation,
il
n'y
a
aucune
preuve
de
ce qui
est
affirmé. Là
encore,
le
savoir
d'HDF
Energy
est
en
question...sans
réponse.
Réponse
:
I n'y
a pas
de
risque
d'explosion
lié
à
l'hydroxyde
de
potassium
(KOH)
à moins d’une
mise
en
contact
avec
certains
composés
chimiques
clairement
identifiés
dans
la
Fiche
de
Données
de
Sécurité
(cf.
annexe
25
du
DAEU)
et
non
présents sur
le
site
de
CEOG.
Ce
n’est
donc
pas
un
risque
pertinent
à
considérer
comme
le
stipule
l’étude
de
danger
qui
identifie
les
incompatibilités
entre
produits.
La
solution
de
KOH
est
changée
tous
les
10
ans. Le
volume
à
renouveler
est
récupéré
pour
être
traité
et
éliminé
dans
un
centre
dédié
au
traitement des
déchets
chimiques
selon
le
protocole
réglementaire.
Seul
le
stockage
de
l'hydrogène
est
potentiellement
explosif.
Mais
ce
risque
est
maitrisé
(cf.
Question
1.1,
étude
APAVE
et
instruction
du
DAEU
par
la
DEAL),
d'autant
plus
que
la
technologie
hydrogène
est
une
technologie
qui
est
connue
et
employée
depuis
plus
de
100
ans
par
l’industrie
chimique,
les
hôpitaux,
etc.
Le
dimensionnement de
la
centrale
induit
un
rayon
de
danger
de
maximum
175
m
depuis
la
zone
de
stockage
de
l'énergie,
en
se
basant
sur
des
hypothèses
défavorables
majorantes.
Ce
rayon
reste
dans
l’enceinte
de
la
centrale.
Comme
indiqué
dans
la
réponse
à la
question
1.1, les
études
et
calculs
de
risques,
ont
été
confiés
à
un
bureau
d’études
indépendant
spécialisé
dans
l'analyse
des
risques
industriels
et
réputé,
APAVE.
Ces
résultats
apparaissent
au
DAEU
qui est
instruit
par
les
services
spécialisés
de
la
DEAL
de
Cayenne.Avis n°1 Question 1.7
ASPECT
ENVIRONNEMENTAUX
Forêt La
première
des
hérésies
consiste
à
vouloir
déboiser
pour
implanter
du
photovoltaïque
! Pas
moins
de
140
hectares,
sans
compter
les
plus
de 7
000
m?
de
la
route
d'accès,
et
qui
(cf
supra)
du
raccordement
à
la
centrale
de
SLM
?
Ce
qui
est
dénomé
dans
le
dossier
"forêt
dégradée"
est
une
forêt
en
cours
de
reconstitution
avancée,
après
exploitation
ancienne
comme
précisé.
A
l'heure
ou
le
reboisement
fait
partie
de
l'une
des
solutions
phares
pour
tenter
de
limiter
les
dégâts
de
la
crise
climatique,
et
la
Guyane
fait
partie
des
premières
zones
exposées
à
ses
conséquences,
il
semble
particulièrement
inepte
de
vouloir
encore
amputer
la
forêt.
A
l'heure
où
nos
voisins
(Brésil,
Suriname...)
se
conduisent
comme
des
gougnafiers
avec
la
forêt
amazonienne,
l'Etat
français
voudrait
adopter
la
même
attitude
?
L'opérateur
du
projet
ne
se
cache
pas
de
n'être
que peu
concerné
par
les
problèmes
du
réseau
guyanais
: il
souhaîte
ici
démontrer
(essayer
tout
au
moins.)
un
savoir
faire
qui
lui
serve
de
vitrine
commerciale
pour
les
multi-nationales
minières
qui
ravagent
le(s)
continent(s).
Nous
refusons
d'être
complices
d'une
telle
démarche,
l'Amazonie
n'a
pas
de
frontières.
Réponse
:
CEOG
a
intégré
dès
sa
conception
l'impératif
de
réduction
maximale
de
son
impact
environnemental.
Le
résumé
non
technique
de
l’étude
d'impact
précise,
en
page
2,
que
seuls
75
hectares
sur
les
140
hectares
de
l’emprise
seront
défrichés
pour
contenir
l'infrastructure.
La
zone
d'installation
sera située
sur
les
sommets
des
collines,
évitant
ainsi
les
forêts
de
bas-fonds,
riches
en
biodiversité.
La
forêt
sur
laquelle
sera
implantée
CEOG
est
une
forêt
secondaire, déjà
coupée
il
y a
30
ans,
qui
ne
représente
pas
un
enjeu
environnemental
majeur.
Cette
qualification
est
celle
du
bureau
d'études
écologiques
BIOTOPE,
réputé
pour
son
sérieux,
son
expérience
et
ses
compétences
scientifiques
sur
le
terrain
guyanais.
Elle
apparait
au
DAEU
qui
a
été
instruit
par
les
services
spécialisés
de
la
DEAL
et
l'Autorité
Environnementale
n’a
pas
remis
en
cause
cette
caractérisation.
L'emprise
totale
du
projet
est
une
parcelle
de
140
hectares
du
domaine
privé
de
l'Etat,
qui sera
louée
sur
20
à
30
ans
à l'ONF,
incluant
donc
65
hectares
de
forêt
principalement
humide,
qui
ne
sera
pas
impactée
mais
au
contraire
protégée des
activités
anthropiques
par
les
limites
de
propriétés.
En
effet,
environ
7000
m?
de
voiries
sont
prévues
dans
le
projet.
Mais
ces
voiries
seront
principalement
compactées.
Elles
seront
aménagées
pour
l'accès
aux
différents
secteurs
de
l'installation industrielles.Le
raccordement
entre
CEOG
et
le
poste
EDF
du
carrefour
Margot,
point
de
livraison
de
l’énergie
produite,
sera
réalisée
par
une
ligne
électrique
enterrée
de
6,7
km,
longeant
la
RN1, dans
son
emprise
de
servitude
de
voirie
principale,
conformément
au
référentiel
technique de
EDF.
Il n’y
a donc aucune
déforestation
liée
à
cette
ligne
électrique.
Enfin,
il est
à noter
que
des
opérateurs
miniers
ont
effectivement
pris
l’attache
du
porteur
de
projet
qui
a
refusé
de répondre
à
leurs
sollicitations.
CEOG,
raccordée
au
réseau
électrique
de Guyane,
correspond
aux
besoins
exprimés
dans
la
PPE
hors
besoins
miniers.
Avis n°1 Question
1.8
EAU L'opérateur
prétend
pomper
8 400m3
(par
mois?
Par
an?),
n'en
restituer
que moins de
la
moitié
après
l'avoir
purifiée
pour
ses besoins:
il
va
donc
rejeter
4
100m3
d'une
eau
doublement
concentrée
en
minéraux
sur
le
bassin
versant
de
la
crique
Gabriel
dont
dépendent
des
familles
pour
vivre.
Nous
ne
pouvons
croire
que
ce
soit
anodin.
Le
pompage
ne
tient
pas
compte
de
ceux
existant
aux
alentour
sur
la
même
ressource.
Quant
aux
"eaux
de
process",
30%
en
seront
recyclées
: quid
du
reste?
Quoiqu'il
en
soit,
l'étude
d'impact
présentée
concluant
à
aucun
impact
sur
les
eaux
nous
semble
difficilement
crédible,
à
nouveau
Réponse
:
CEOG
pompera
effectivement
8400
m°
d'eau
par
an.
Ce
pompage
n'ayant
lieu
qu'une
partie
la
journée,
il représentera
environ
2,88
m°
par
heure
(sur
une
base
de
8h/jour).
Environ
5 400
m°
d'eau
concentrée
seront
rejetés
dans
des
bassins
de
régulation
du
débit
limitant
ainsi
l'impact
sur
l'environnement
(environ 14,8
m°
par
jour).
Il
ne
s'agit
pas
là
pour
autant
de
pollution
par
produits
chimiques,
mais
uniquement
de
concentration
en
minéraux
déjà
présents
naturellement
dans
le
milieu.
En
réalité
plus
de
50%
de
l’eau
de
process
sera
recyclé
;
le
reste
étant
transformé
en
vapeur
d'eau
pure. Aucun
forage
déclaré
n’a
été
identifié
sur
ou
à proximité
du
projet
: le
plus
proche
est
un
forage
localisé
à 835
m
à
l'Ouest
du
site
pour
une
carrière.
Aucun
forage
individuel
non
déclaré
n’a
été
détecté
lors
des
investigations
de
terrain.
L'étude
d'impact
a
été
réalisée
par
des
bureaux
d'études
indépendants
compétents
et
reconnus
en
Guyane.
Elle
a
été
analysée
par
les
services
spécialisés
de
la
DEAL
dans
le
cadre
de
l'instruction
du
DAEU,
en
particulier
par
la
Police
de
l’eau
sur
ce
sujet,
ainsi
que
l'Autorité
environnementale.
Tous
les
prélèvements
d’eau
déclarés,
dans
un
rayon
de
3
km
autour
du
projet,
ont été
identifiés
dans
l'étude
d'impact.Avis n°1 Question
1.9
Entre
eaux
et
forêt,
est
prèvu
le
saccage,
sans
même
parler
de
compensation,
d'une
zone
humide
classée
ZNIEFF
(Zone
Naturelle
d'Intérêt
Exceptionnel
Faunistique
et
Floristique).
Faune
et
Flore
Des
espèces
protégées
d'oiseaux
occupent
le
territoire
(36,
dont
5
sur
liste
rouge),
et
5
espèces
de
batraciens remarquables ont été observés Et
encore
: l'opérateur
ne
présente
d'inventaire
qu'en
saison sèche,
ce qui
sous
estime
notablement
la
faune
présente.
D'une
manière
générale,
la
Mission
Régionale
d'Autorité
Environnementale,
garde
fou
qu'il
a
fallu
consulter,
rend un
avis
sévère
(voire
insuffisante,
pour
eau
et
danger
d'explosion
notamment),
réponses
non
hiérarchisées
à
des
brides
de
réglementations,
beaucoup
d'assertions
peu de
démonstration...
là
encore
de l'amateurisme
- ce
n'est
pas
la
mission
qui
l'écrit,
elle
peut
pas
mais...
Réponse : L'emprise
du
projet
se
situe
à
l’intérieur
de
la
ZNIEFF
de
type
2
Crique
Sainte-Anne.
Les
ZNIEFF
ne
sont
pas
des
espaces
protégés
réglementairement
comme
les
réserves
naturelles,
mais
des
outils
de
connaissance
des
milieux
naturels
qui
favorisent
une
meilleure
prise
en
compte
des
enjeux
écologiques
par
les
porteurs
de
projets
et
les
décideurs
locaux.
Les
ZNIEFF
constituent
un
outil
d'information
et
d’aide
à
la
décision,
cartographiant
la
biodiversité
du
territoire
; elles
facilitent
ainsi
un
développement
et
un
aménagement
du
territoire
respectueux
des
enjeux
environnementaux.
Leur
prise
en
compte
permet
de
choisir
la
localisation
la
plus
propice
(c’est-
à-dire
ayant
l’impact
le
plus
faible
possible sur
la
biodiversité)
à
l'accueil
d’une
infrastructure
ou
d’un
aménagement. Ainsi,
le
projet
CEOG
fait
donc
l’objet
d’une
démarche
Eviter-Réduire-Compenser
(ERC)
exemplaire,
par
un
élargissement
de
son
secteur
d’études
initiales
environnementales,
des
choix
technologiques
performants
et
la
préservation
intégrale
des
espaces
naturels
remarquables,
notamment
les
zones
de
bas-fonds
et
la
continuité
des
cours
d’eau
dans
l’emprise
du
projet.
L'étude
d'impact,
réalisée
par
le
bureau
d’études
BIOTOPE,
reconnu
en
Guyane
pour
son expérience
du
terrain
guyanais
et
ses
compétences
scientifiques,
caractérise
les
impacts
sur
la
faune,
la
flore
et
les
habitats.
Comme
indiqué
dans
l’étude
d'impact
au
chapitre
4.18.1
(page
182),
le
projet
a
une
incidence
sur
les
espèces
et
les
habitats
estimée
de
négligeable
à
modérée,
y
compris
pour
les
espèces
et
habitats
aux
enjeux
de
conservation
et/ou
sensibilité
les
plus
forts.
En
outre,
le
chapitre
4.18.2
de
l'étude
d'impact
(page
190)
décrit
les
mesures
d'atténuation
prises
par
le
projet.
Elles
comprennent
des
mesures
d’évitement
(choix
du
site,
réduction
de
l'emprise
au
sol,
positionnement
des
équipements)
et
des
mesures
de
réduction
(gestion
des
particules
fines,
valorisation
de
la
masse
végétale,
maintien des
continuités
écologiques...).
Précision
concernant
le
caractère
incomplet
des
inventaires
réalisés
(extrait
de
l'étude
d'impact,
page
197)
:
Les inventaires
ont
été
réalisés
à
des
périodes
favorables
pour
déterminer
les
cortèges
de faune
et
de
flore
du
site
de
manière
pertinente
et
représentative
de
l’existant.
Comme
l'indique
le
Guide
des études d’impacts
(document
officiel
de
la
DEAL)
dans
le
diagramme
page
30,
le
petit
été
de
mars
(qui
se
met
en
place
entre
le
15
février
et
le
15
avril
selon
les
années)
correspond
à
une
période
favorable
à l'inventaire
de
la
faune
et
de
la
flore et
est
bien considéré
comme
une
petite
saison
sèche
(et
non une
saison
des
pluies).
Par
ailleurs,
il
est
indiqué
dans
le
rapport
deBIOTOPE que les investigations de terrain d'avril ont été réalisées par temps secs, notamment dans les méthodes de prospections des oiseaux et des amphibiens. L'incompréhension
sur
la
saisonnalité
des
inventaires
peut
probablement
provenir
du
mot
«
saison
»
qui
évoque
des
périodes
plus
favorables
que
d’autres.
Cette
compréhension
est juste
pour
les
amphibiens
et
pour
la flore
(des
savanes
notamment)
où
la saison
des
pluies correspond
à
une
optimale
et
indispensable
d'inventaire.
Par contre,
il
faut
comprendre
que
les
autres
groupes
faunistiques ont un peuplement constant (pas de migration) et une activité régulière toute l’année quel que soit le régime des pluies. Ce qui change c’est leur détectabilité par temps pluvieux. C'est-à- dire que la pluie empêche
d'écouter convenablement les chants
d'oiseaux par exemple
et
réduit
l’activité, mais dès que la pluie cesse, un inventaire peut être conduit normalement. Ainsi, le guide explique qu'il est préférable d’inventorier les oiseaux, les chiroptères, les poissons et les mammifères en saison sèche au sens que l’absence de pluie permet une meilleure détection. Ceci est évoqué notamment
dans
le
chapitre
4.1.5 du
Guide des
études d’impacts
en
page
55
: «
Un
inventaire
ornithologique peut être réalisé toute l’année en Guyane.
Il sera néanmoins plus efficace lors des
périodes optimales de chants des espèces c’est-à-dire au début de la grande saison des pluies et en fin de saison sèche [...] la méthode doit être appliquée au lever du jour et par beau temps ». C’est en ce sens que le petit été de mars est jugé favorable comme petite saison sèche dans le diagramme du guide. Enfin, la grande saison sèche (qui n’a effectivement pas été couverte par le projet CEOG) apporte un intérêt dans les inventaires au
niveau de la floraison de certaines
plantes. Toutefois, aux vues du
peuplement
forestier
et
de
sa
dégradation
par
une
exploitation
forestière,
il
est
estimé
que
l'inventaire
proposé
décrit
convenablement
la
biodiversité
floristique
de
la
zone
d'étude.
Enfin, le porteur du projet a répondu avec rigueur et précision, de manière exhaustive et documentée aux questions posées par l'Autorité environnementales. Avis n°1 Question
1.10
EN CONCLUSION Nous
voulons
dire
que
ce
projet
ne
nous
inspire
que
défiance.
Mal ficelé, mal préparé, porté par un aventurier. Ne reposant
sur rien de solide.
Il
n'est
pas
acceptable
dans
ses
deux
dimensions
de
:
- mépris des Peuples Autochtones - ineptie environnementale. Inviter les services de l'Etat à refuser ce projet. Et poser encore une question. I! semble que les élus de Mana d'une part, le service aménagement de la CTG et l'ONF d'autre part, soient non seulement d'accord, mais jugent
l'affaire entendu
/ Mana se prépare à modifier son PLU (la
zone est classée agricole, tiens..), l'ONF a vendu le terrain au promoteur. Soit. mais que dit le Parc National de Guyane, qui englobe la zone? Ce parc sur lequel même les Peuples Autochtones n'ont pas le droit d'avoir quelqu'activité que ce soit? Réponse : L’emprise du projet est située sur le territoire de la commune de Mana, elle-même commune membre du Parc Naturel Régional de Guyane (PNRG et non du Parc National — Parc amazonien de Guyane).Le
Plan
Local
d'Urbanisme
(PLU)
de
la
ville
de
Mana
est
en
cours
de
révision
afin
de
se
mettre
en
conformité
avec
le
Schéma
d'Aménagement
Régional
(SAR).
Le
SAR
s'imposant
au
PLU
(le
SAR
est
une
norme
supérieure
au
PLU),
il
est
légitime
de
se
baser
sur
le
SAR
quant
à
la
destination
du
terrain
de
CEOG,
d'autant
plus
qu’en
juillet
de
cette
année,
tous
les
PLU
de
Guyane
devaient
théoriquement
être
conformes
au SAR.
En
outre,
au
PLU
actuellement,
le
terrain
de
CEOG
est
en
zone
A
(agricole).
Le
PLU
de
Mana
est
très
clair
: page
32,
il
indique
qu’il
est
autorisé
d'installer
des
équipements
d'intérêt
public
en
zone
A.
Or
la
centrale
électrique
CEOG
est
un
équipement
d'intérêt
public
et
collectif,
en
ce
sens
qu’elle
fournit
de
l'électricité
jour
et
nuit
à
la
collectivité.
Quant
au
SAR,
la
destination
du
terrain
de
CEOG
est
un
espace
naturel
de
conservation
durable
(ENCD),
qui
permet
l'installation
de
centrales
électriques
d'énergie
renouvelable
(cf.
page
223
du
SAR).
La
parcelle
de
CEOG
est
un
terrain
du
domaine
privé
de
l'Etat,
géré
par
l'Office
national
des
forêts
(ONF).
Ce
terrain
ne
sera
pas
vendu
par
l’Etat
mais
loué
à
CEOG
sur
la
durée
de
vie
du
projet.
À
la
fin
de
vie
de
la
centrale,
donc
d'ici
20
ou
30
ans,
la
parcelle
sera
rendue
à
la
puissance
publique,
en
conformité
avec
les
normes
de
protection
environnementale
qui
seront
effectives alors
(cf.
question
1.2} Enfin,
sur
les
considérations
liées
aux
activités
coutumières,
l'emprise
du
projet
ne
se
situe
sur
aucune
Zone
de
droit
d'usage
collectifs
(DUC)
ou
de
concession
foncière attribuée
à
une
organisation
ayant
des
activités
de
valorisations
coutumières.
La
poursuite,
au-delà
de
la
seule
période
de
l’enquête
publique,
des
discussions
et
échanges
avec
le
GCC
et
les
responsables
du
village
Prospérité
(cf.
question
1.1),
doit
aussi
permettre
une
prise
en
considération
complète
des
intérêts
des
habitants
du
secteur
de
la
crique
Sainte-Anne
et
mettre
en
œuvre
les
opportunités
apportées
par
le
projet
CEOG.
Avis n°2 Question
2
Je
suis
totalement
opposé
au
projet
de
centrale
électrique
à
proximité
du
village
de
Prospérité
et
je
soutiens les habitants apposés à ce projet. Réponse : Le
site
prévu
pour
l'unité
CEOG
se
situe
à
plus
de
2
km
du
village
de
Prospérité.
Depuis
le
début
du
projet,
les
relations et
rencontres
avec
le
GCC
et
le
Capitaine
du
village
Prospérité
sont
régulières.
À
ce
jour,
ni
les
habitants
rencontrés,
ni
le
GCC
ne
nous
ont
formulé
d'opposition
à
ce
projet. Voir réponses aux questions 1.1 et 1.10. Avis n°3 Question
3
Je
me
permets
de vous
envoyer
mon
avis
défavorable.La centrale
prévue
près
du
village
amérindien
de
Prospérité se
dit
écologique,
mais
elle
sera
implanté
juste
à
coté
du
village
dans
une
zone où
les
amérindiens
vont à
la
chasse.
La
crique St
Anne
est
un
lieu
de baignade agréable pour la population et ne sera plus possible d'accès... La fumée de la centrale et le bruit dérangeront la vie du village... sans exclure le danger si il y a un mal fonctionnement de
la
centrale
Réponse
:
Voir réponses questions 1.1, 1.10 et 2. CEOG produira une énergie non polluante, sans gaz à effet de serre ni particule fine. Elle rejettera de la
vapeur
d’eau
pure
et
de
l’oxygène,
donc
aucune
fumée.
Ce
qui
n’est
pas
le
cas
des
autres
moyens
de production d'électricité plus usuels (groupes électrogènes, centrales biomasse). En outre, du fait de son éloignement, la centrale ne sera pas visible ni depuis la RN1 ni depuis Prospérité. Voir
le
détail
de
la
réponse
à
la
question
1.1
sur
la
maitrise
des
risques.
Voir le détail de la réponse à la question 1.5 sur le bruit. Voir le détail de la réponse à la question 1.4 sur l’accès à la crique St Anne et aux zones de chasse. Avis n°4 Question
4
Je me permets de vous envoyer mon avis défavorable. La centrale prévue près du village amérindien de Prospérité se dit écologique, mais elle sera implanté juste à coté du village dans une zone où les amérindiens vont à la chasse. La crique St Anne
est un lieu
de baignade agréable pour la population et ne sera plus possible d'accès... La fumée de la centrale et le bruit dérangeront la vie du village... sans exclure le danger si il y a un mal fonctionnement
de
la
centrale
Réponse : Cet avis est identique à l’avis n°3 (copie conforme). Voir réponse ci-dessus. Avis
n°5
Question
5
Mon
avis sur cette centrale
électrique est très
clair : il est impensable d'implanter une structure
industrielle aussi grande dans les environs aussi proches que le village de Prospérité. Les arguments sont tout à fait connus et sommes lasser de les décrire à nouveau et de tenter de convaincre des personnes qui manquent de courage et d'originalité pour casser cette logique capitaliste marchande qui détruit nos systèmes écologiques et culturels. Non cette centrale ne doit pas s'implanter sur des terres amérindiennes, sur des terres promises aux autochtones, sur des terres qui ont été accordées au village de Prospérité...... par des accords bafoués. Les peuples autochtones on payé bien assez cher ces politiques dévastatrices depuis trop longtemps...On
les
"parque"
dans
des
zones
pour
un
temps,
ils
protègent
ces
zones
comme
aucun
gouvernement
n'est
capable
de
le
faire,
puis
on
leur
vole
les
terres
une
fois
de
plus
pour
ces
grands
projets
qui
n'améliorent
pas
le
quotidien
des
citoyens
mais
augmentent
le
profit
de
quelques
uns.
Non
cette
centrale
n'est
pas
propre,
écolo,
durable...
les
arbres
que
vous
ferez
tomber
sont
centenaires,
abritent
des
écosystèmes
les
plus
variès
au
monde,
donnent
à
manger,
à
construire,
à
se
soigner
aux
peuples
qui
les
fréquentes.
Pour
une
durée
d'exploitation
de
12ans?!!!
c'est
une
blague!
qu'y
a
til
de
durable la dedans!!!1 Pour rappel : Le
chantier
fera
du
bruit,
le
village
et
les
école
en
subiront
les
nuisances.
La
production
électrique
fera
également
du
bruit,
des
émissions
de
fumée.
Ne
réalisez
pas
ce
projet
à
cet
endroit
juste pour
faire
des
économies
de
câblage
jusqu'à
Margot,
il
y a
de
la
place
plus
loin
! là
où
personne
n'habite......!
Le
chef
coutumier
du
village
n'a
pas
été
consulté!
Les
villageois
Saramaka
non
plus.
NB Les
solutions
dans
un
monde
au
ressources
finies
ne
peuvent
plus
être
celles
de
produires
plus,
consommer
plus
mais
bien
au
contraire
de
réduire
nos
consommations
vers
une
sobriété
heureuse.
Ces
grands
projets
seront
un
jour
jugés
comme
crime
contre
l'humanité
et
la
nature.
Réponse : CEOG
a
pour
but
de
répondre
aux
objectifs
définis
par
la
programmation
pluriannuelle
de
l'énergie
(PPE)
de
la
Guyane
et
participe
donc
ainsi
à
l'amélioration
de
la
qualité
du
réseau
électrique
local,
en
soutenant
son
expansion,
notamment
pour
l'alimentation
des
équipements
publics
(administrations,
écoles
et
hôpitaux),
des
activités
économiques,
ainsi
que
le
développement
des
réseaux
de
communication. I
n'y
a
pas
d'arbre
centenaire
sur
le
site
car
cette
forêt
à
fait
l’objet
d’une
longue
période
d'exploitation
forestière
arrêtée
depuis
une
vingtaine
d'années
par
l'ONF.
L'étude
de
l’état
initial
a
ainsi
montré
la
moindre
qualité
des
parties
forestières
des
plateaux
collinaires,
a
contrario
des
secteurs
de
talwegs
ou
des
bas-fonds,
qui
seront
eux
protégés
des
activités
anthropiques
par
les
limites
de
propriété.
Les
durées
des
contrats
de
production
d'énergie
électriques
sont
fixées
par
le
régulateur
national
en
matière
d'énergie,
la
Commission
de
Régulation
de
l'Energie
(CRE)
et
ne
sont
jamais
inférieures
à
20
ans, ce qui sera notre cas. En
phase
de
chantier,
les
nuisances
liées
aux
trafics
de
poids
lourds,
d'engins
de
chantier
et
de
construction
sont
classiques
et
normalisées.
||
faut
cependant
noter
que
nous
avons
retenu
des
modèles
d'équipements
et
modalités
de
construction
permettant de
réduire
les
temps
d'interventions
sur
site,
d’une
part
(équipements
sous
container)
et
fait
le
choix
de
technologies
récentes
afin
de
réduire
les
surfaces
au
sol
des
installations
(panneaux
solaires
de
dernière
génération), d’autre
part.
Compte-tenu
de
la
distance
des
zones
de
travaux
à
la
RN1
(500
m)
ou
au
village
de
Prospérité
(2
km),
les
nuisances
sonores
du
chantier
ne
seront
peu ou
pas
audibles
au
niveau
des
premières
habitations,
situées le long de la RN1. L'étude d'impact
traite
de
ce
sujet
au
chapitre
3.8
(page
62).
Lors
de
son
exploitation
le
niveau
de
bruit
en
périphérie
immédiate
du
site
ne dépassera
pas
70
dB
là
où
le
niveau
de
bruit
naturel
est
aujourd'hui
d'environ
50
dB,
au
niveau
de
la
RN1,
dû
au
trafic
routier
principalement
(pour information
20
dB
correspond
à
une
conversation
voie
basse).
Les
émergences
sonores
au-delà
de
l'emprise
desinstallations
industrielles
sont
ainsi
parfaitement
limitées,
voire
nulles
et
conformes
aux
réglementations
(cf.
question
1.5).
CEOG n'émettra pas de fumée, uniquement de la vapeur d’eau quasiment invisible sur le site et de surcroît en dehors du site. Les choix du site a été mené en concertation avec le gestionnaire des forêts (ONF), au regard de la disponibilité foncière, des règles d’urbanismes (SAR et PLU), de l'occupation agricole, de la qualité des massifs forestières et de la distance de raccordement au poste EDF. Le secteur de la crique Sainte- Anne rassemble tous les critères compatibles avec l'implantation d’une unité de production d'énergie renouvelable. Depuis le début du projet, les relations et rencontres avec le GCC et le représentant de Prospérité sont régulières. À ce jour, ni les habitants rencontrés, ni le GCC ne nous ont formulé d'opposition à ce projet. De même, depuis le lancement des études jusqu’à cette phase d'enquête publique, nos rencontres avec les habitants du secteur de la crique Sainte-Anne n’ont pas relevé d'opposition envers le projet. Avis n°6 Question
6
Je me permets de vous envoyer mon avis défavorable en ce qui concerne l'implantation de la centrale électrique
HDF
sur
les
terres
du
village
de
Prospérité.
Les arguments contre une telle centrale à proximité d'un village où les habitants maintiennent leurs traditions et pour qui la chasse et la pêche sont indispensables à leurs modes de vie sont nombreux et évidents Réponse
:
Voir réponses questions 1.1, 1.10 et 2. Avis
n°7
Question
7
Je suis ingénieur à la retraite. Je pense fermement que l'hydrogène est une énergie d'avenir. Le projet CEOG semble intelligent. J'espère qu'il arrivera à terme. Mais j'ai vécu 15 ans en Guyane et
je sais très
bien que les grandes entreprises utilisent de la main d'œuvre non guyanaïises, ce qui porte préjudice à l'économie locale. Quelles garanties apportez-vous pour faire profiter aux entreprises guyanaises des retombées de votre projet? Vous dites que ce projet contribue à l'autonomie énergétique du pays. votre système n'a vraiment besoin d'aucun apport extérieur (combustible, produit chimique, etc.)? Malgré mes interrogations, parce que l'hydrogène est peut-être le principale moyen de réaliser la transition énergétique, je soutiens, d'un peu loin puisque je vis maintenant en France, ce projet qui a le mérite d'être une application à grande échelle de cette technologie propre et d'avenir. Réponse : Pour s'assurer de la meilleure prestation au meilleur coût, la société CEOG a lancé un appel d'offre international pour sélectionner l’entreprise de construction générale qui réalisera le chantier de la centrale. CEOG a présélectionné deux finalistes avec lesquels les discussions sont très avancées. Cesdeux
candidats
sont
des
entreprises
européennes
réputées,
de
niveau
mondial.
Ce
sera,
en
outre,
cette
entreprise
sélectionnée
qui
portera
la
garantie
de
bon
fonctionnement
de
la
centrale
pendant
les
deux
premières années de fonctionnement. L'implication
des
sociétés
guyanaises
était
une
des
spécifications
de
notre
cahier
des
charges.
Nous
savons
déjà
que
ces
deux
finalistes
ont
pris
l’attache
des
entreprises
locales
pour
la
réalisation
des
différents
lots
du
chantier.
Le
gagnant
de
notre
appel
d'offre
sera
donc
un
consortium
entre
une
grande
entreprise
de
niveau
mondial
et
des
société
guyanaises.
Nous
veillerons
durant
la
réalisation
du
chantier
à
l'emploi
effectif
des
acteurs
guyanais.
En
effet,
la
technologie
de
CEOG
permet
de
produire
localement
une
électricité
consommée
localement, sans
recours
à
aucun
carburant
ni
combustible.
CEOG
ne
nécessite
donc
pas
de
logistique
associée
à
ces
carburants
ou
combustibles.
En
conséquence,
La
technologie
CEOG
permet
de
protéger
la
Guyane
des
fluctuations
du
marché
international
de
l'énergie
: l'électricité
produite
est
à
un
coût
connu
à
l'avance
sur
toute
la
durée
de
l’exploitation.
Avis n°8 Question
8
Ce
projet
innovant
est
une
alternative
viable
pour
pallier
le
manque
énergétique
de
l'Ouest
Guyanais.
La
faiblesse
de
l'impact
environnemental
de
l'installation
peut
être
une
réponse
intéressante
aux
interrogations
environnementales
actuelles.
Est
il
envisageable
que
les
surfaces
de
panneaux
solaires
puissent
avoir
un
usage
agricole
? l'intégration
du
projet
dans
une
dynamique
agricole
peut
être
une
idée
à
étudier.
Le
projet
peut
être
un
réel
support
de
développement
économique
pour
la
commune
de
l'ouest
guyanais.
Réponse : En
effet,
la
question
de
mixer
une
production
solaire
avec
une
activité
agricole
est
souvent
abordée.
D'une
manière
générale,
ce
type
d'association
est
très
rare.
Sur
des
projets
de
grande
échelle
comme
CEOG,
elle
ne
fonctionne
pas.
Dans
le
cas
de
ce
projet,
l’espace
entre
les
panneaux
et
le
sol
ne
permet
pas
une
exploitation
agricole.
Installer
des
panneaux
solaires
en
hauteur,
permettant
une
activité
agricole,
alourdirait
le
coût
financier
et
environnemental
(l'installation
de
tels
panneaux
solaires
nécessiterait
3
fois
plus
de
métal,
ainsi
que
des
plots
béton
pour
les
fixer
au
sol,
à
l'impact
environnemental
notable).
Quant
à
l'élevage,
il
est
très
difficile
de
faire
cohabiter
des
animaux avec
des
systèmes
électriques
: souvent
les
câbles
électriques
sont
détériorés par
les
animaux
d'élevage.
Avis n°9 Question
9
Le
projet
est
estampillé
développement
durable,
production
d'énergie
renouvelable
couplée
d'un
système
de
stockage
utilisant
une
technologie
d'avenir.
Il
contribue
à
lutter
contre
le
changement
climatique,
le
rejet
de
gaz
à
effet
de
serre
étant
nul.
Le projet
me
paraît
responsable,
par
la
prise
en
compte
des
impacts
sur
le
milieu
naturel
et
les
humains
mais
surtout
par
la
proposition
de
solutions
tendant à
réduire
ou
à
éviter
ces
impacts.
L'analyse
du
dossier
de
l'enquête
publique
me
porte
à
croire
que
les
avantages
l'emportent sur
les
inconvénients,
aussi
je
verrais
d'un
bon
œil
la
concrétisation
de
ce
projet.Réponse : En effet, ce projet démontre qu’il est aujourd’hui possible de produire une énergie propre à un coût compétitif
par
rapport
aux
autres
moyens
de
production
émetteurs
de
gaz
à
effet
de
serre
et
de
particules fines
(groupes
électrogènes,
biomasse...).
En outre, depuis le début du développement de CEOG, nous nous sommes
positionnés dans une
démarche
visant
à
éviter
au
maximum
les
impacts
sur
l’environnement.
L'association
d'une
technologie
non
polluante
à
des
choix
pertinents
(localisation
de
la
centrale,
panneaux
solaires
performants réduisant la surface au sol, choix de technologies conteneurisables, etc.) permettent de limiter
très
nettement
l'impact
d’une
telle
infrastructure
industrielle.
Avis n°10 Question
10
Quelle
serait
l'intérêt
principal
de
cette
nouvelle
installation
électrique
?
En quoi
va-t-elle
impacter
le
quotidien
des
habitants
de
Saint-Laurent
et
de
Mana
?
Je comprends qu'elle ne produira aucun rejet de produits polluants. Qu'elle sera le gain par rapport à une centrale diesel équivalente ? La région de Saint-Laurent a connu ces dernières années des très longues coupures sur le
réseau
électrique
qui
ont
beaucoup
perturbé
les
habitations
et
les
commerces.
Mon avis est donc favorable pour l'installation d'une nouvelle centrale électrique non polluante et garantie.Réponse : Le projet CEOG est un moyen de production d'électricité supplémentaire qui sera raccordé au réseau EDF.
CEOG
contribue
avant
tout
à
augmenter
l'offre
d'électricité
pour
les
consommateurs,
en
particuliers ceux de l'Ouest. L'énergie produite par CEOG correspond à la consommation d'environ 10 000 foyers de l'Ouest (en moyenne 5 personnes par foyer). Mais
cette
électricité,
produite jour et
nuit,
avec des
performances comparables à
une centrale
thermique,
n’émettra
aucun
polluant.
En
comparaison
avec
une
centrale
thermique
fossile
équivalente,
elle
permet
d'éviter
le
rejet
de 39
000
tonnes
de
CO;
par
an.
Et
ce,
sans
compter
la
logistique de carburant qui est elle-même polluante (extraction et raffinage du pétrole, transport par bateau puis camion sur des milliers de kilomètres jusqu’au site de consommation). En quelques sortes, CEOG produit elle-même son
propre carburant,
c’est-à-dire
l'hydrogène, grâce à
l'énergie solaire,
quelle stocke pour le consommer sur place afin de produire de l'électricité en permanence. Avis n°11 Question
11
Voilà un projet novateur, qui va participer au mixe énergétique. Allons nous enfin se libérer du thermique grand émetteur de CO2 et autres gaz à effet de serre.Réponse : CEOG
contribue
effectivement
à
décarboner
le
mix
énergétique
du
réseau
électrique.
En
multipliant
les
centrales
de
type
CEOG
sur
le
territoire,
il
est
théoriquement
possible
d'éviter
le
recours
aux
centrales
thermiques.
Maintenant,
d’autres
paramètres
sont
à
prendre
en
compte,
qui
ne
sont
pas
de
la
responsabilité
des
porteurs
de
projet.
Il
est
plus
raisonnable
d'envisager
à
court/moyen
terme
quatre
ou
cinq
autres
centrales
de
type
CEOG,
qui
permettront
à
la
Guyane
déjà
de
réduire
significativement
ses
importations
de
carburant
et
donc
de
gagner
concrètement
en
indépendance
énergétique
et
en
réduction
de
polluants
(gaz
à
effet
de
serre
et
particules
fines).
Avis n°12 Question
12
J'ai
eu
la
chance
d'être
présent
lors
de
la
présentation
de
ce
projet
à
Saint
Laurent
le
Mercredi
17 juillet
2019. J'ai pu poser les questions qui me posaient problème et j'ai
pu avoir les réponses.
Ce
projet
est
une
vraie
opportunité
pour
l'Ouest
Guyanais
qui
souffre
d'un
manque
de
puissance
énergétique renouvelable. Ce
projet
présente
toutes
les
garanties
de
prise
en
compte
des
problèmes
environnementaux.
De
plus
celui-ci
permettra
de
pérenniser
un
certain
nombre
d'emplois,
donc
oui
à
ce
projet.
Réponse
:
En
effet,
le
projet
de
CEOG
n’est
pas
seulement
celui
d’une
centrale
électrique
mais
aussi
celui
de
la
création
d’une
nouvelle
activité
économique
guyanaise
et
des
emplois
qui
y
sont
associés,
décorrélée
du
secteur
spatial.
HDF
Energy
a
déjà
créé
sa
filiale
guyanaise
et
son
premier
emploi,
le
directeur
de
cet
établissement.
Durant
le
chantier
(d’une
durée
de
vingtaine
de
mois),
un
pic
de 200
emplois
sera
atteint,
dans tous
les
secteurs
de
la
construction
(forestier,
électricien,
monteur, conducteur
de
travaux,
chaudronnier,
etc.). Durant
la
phase
d'exploitation
(20
à
30
ans),
il
est
attendu
16
emplois
directs
internes
au
fonctionnement
de
la
centrale
(ingénieurs,
techniciens,
employés)
et
une
quinzaine
d'emplois
directs
externalisés
(entretien
des espaces
verts,
gardiennage,
nettoyage,
transport...).
Des
emplois
indirects
sont
également dépendants
de
l’activité
: fournisseurs,
sous-traitants,
prestataires
de
service...
Il
est
considéré
qu'un
emploi
direct
peut
conduire
à
la
création
d'environ
3
emplois
indirects
en
termes
d'équivalents
temps
plein, soit
environ
90
emplois.
Avis n°13 Question
13
Je
vois
le
projet
d'une
réelle efficacité
et
qui
réponds
à
de grands
besoins
qui
touche
notre
territoire.
C'est
une
véritable
opportunité
pour
l'Ouest
Guyanais en premier
et
la
Guyane
de manière
générale.
Merci
pour
vos
actions
dans
ce
sens
et
de
l'énergie
que
vous
créez.En
effet,
CEOG
produit
plus
d'électricité
sur
le
réseau,
une
électricité
en
outre
propre.
Elle
génère
aussi
des
emplois
pérennes
et
une
nouvelle
activité
économique
guyanaise.
Avis
n°14
Question 14 Projet très intéressant et bénéfique pour la région. Je suis complétement pour Réponse
:
Le projet CEOG est un moyen de production d'électricité supplémentaire qui sera raccordé au réseau EDF.
CEOG
contribue
avant
tout
à
augmenter
l'offre
d'électricité
pour
les
consommateurs,
en
particuliers
ceux
de
l'Ouest.
L'énergie
produite par
CEOG
correspond
à
la
consommation
d'environ
10
000
foyers
de
l’Ouest
(en
moyenne
5
personnes
par
foyer).
CEOG
contribue
à
répondre au
besoin
exprimé
dans
la
PPE
du
territoire
de
«
mise en
service
d’un
moyen de production d'électricité de base à puissance garantie de 20 MW dans l’ouest entre 2021 et 2023,
en
privilégiant
les
sources
renouvelables fournissant
des
services
système
» (4
-
Développement
de l'offre d'énergie - page 7 de la PPE 2016-2018 et 2019-2023 de la Guyane). Avis
n°15
—
Guyane
Nature
Environnement
(GNE)
Question 15 Voir
courrier
de
Guyane
Nature
Environnement
(GNE)
du
08/08/2019,
adressé
au
commissaire-
enquêteur, ci-dessous :Guyane Nature Environnement
Cape
le
0/07
A
l'atention
de
Monsieur
le
Commissaire
enquêteur
me
es
rene
clabl
de
la
maitrise
de
la
conseaimeation
ltaique
à
Mana.
é
Rémi Girault
Président
de
Li
fédération
Guyane
Natu
urianeuelie
de
l'Energie
Réponse
:
Choix
du
site
et
le
défrichage
: en
effet,
nous
avons
déclaré
dans
le
DAEU
un
défrichage
de
75
ha
sur
les
140
ha
que
fait
l'emprise
de
CEOG.
Il
est
même
question
de
pouvoir
passer
sous
la
barre
des
71
ha,
voirie
comprise.
Ce
point sera
fixé
lors
des
travaux.
Effets
des
phénomènes
dangereux
: le
rayon
de
danger
a
été
calculé
au
maximum
à
175m
à
partir
de
la
zone
ICPE
(la
zone
de
stockage
de
l’énergie),
en
appliquant
des hypothèses
les
plus
défavorables.
Cette
zone
de
stockage
a
été
choisie
précisément pour
être
le
plus
éloigné
des
habitations,
qu’elles
soient
légales
ou
illégales.
Les
habitations
ou
constructions
les
plus
proches recensées
se
situent
à
500m
au
sud-ouest
de
la
zone
ICPE.
Il
n’y a
donc
aucun
risque
à
ce niveau.
Suivi
environnemental
et
caractère
incomplet
des
inventaires
:
des
précisions
de
l’écologue
qui
a
procédé
aux
inventaires
sont
exposées
en
réponse
à
la
question
1.9.
Comme
cela
a
été
précisé
également
au
service
MNBSP
de
la
DEAL,
les
études
de
terrain
réalisées
en
avril
2018
se
sont
retrouvées
en
plein
cœur
d’un
petit
été
mars
très
marqué
qui
constitue
à
l'évidence
une
saison
sèche.
Le
bureau
d’études écologiques
BIOTOPE
estime
donc que
les
études
sur
les
mammifères
et
les
oiseaux
qui
exigent
de bonnes
conditions
météorologiques
(absence
de
pluies)
ont
pu
être
menées
dans
de
bonnes conditions. Toutefois,
le
pétitionnaire s’engage,
comme
demandé
par
la
DEAL
et
conformément
aux
usages,
à
réaliser
un
suivi
écologique
de
l’ensemble
du
chantier.Recyclage
des
panneaux
solaires
: en
effet,
ce
sujet
est
très
important.
Peut-être
qu'une
filière
de
recyclage
existera
en
Guyane
à
la
fin
de
l’exploitation
de
CEOG
? Ce
qui
serait
idoine
pour
la
réduction
de
son impact
global.
Cependant,
les
fabricants
de panneaux
ont
lancés
plusieurs
initiatives
sur
le
sujet,
la
plus
connue
étant
PV
Cycle,
qui
permet
le
recyclage
de
la
grande
majorité
du
panneau
dans
des
filières
appropriées.
Avis n°16 Question 16 J'ai
une
question
et
une
remarque
concernant
le
projet
CEOG
Ce
projet
est
présenté
comme
une
centrale
de
production
d'électricité
innovante
mais
est ce
que
cette
production
utilisant
des
systèmes de
piles
à combustibles
et
de
batterie
Li-ion
est
moins
polluante
ou
plus
polluante
qu'un
système
de
production
d'électricité
conventionnel
(groupes
électrogènes
ou
diesel),
et
en
quoi
l'est-elle
?
Ce
projet
CEOG
a
le
mérite
de
produire
de
l'électricité
renouvelable
en ayant un
plus
faible
impact
environnemental
que
la
principale
électricité
renouvelable
de
la
Guyane
(Barrage
de
Petit
Saut)
Réponse
:
Comme
indiqué
dans
la
réponse de
l'avis
n°10,
CEOG
est
une
centrale
électrique
dont
la
production
d'énergie
est
non
polluante.
Cette
centrale
sera
alimentée
par
le
soleil
et
de
l’eau.
Elle
ne
produira
que
de
l'électricité,
de
l'oxygène
et
de
la
vapeur
d’eau.
Elle
n’émet
aucun
gaz
à
effet
de
serre
ni
aucune
particule
fine.
En
comparaison
avec
une
centrale
thermique
fossile
équivalente,
elle
permet
d'éviter
le
rejet
de
39
000 tonnes de CO:
par
an.
Et
ce,
sans
compter
la
logistique
de
carburant
qui est
elle-même
polluante
(extraction
et
raffinage
du
pétrole,
transport
par
bateau
puis
camion
sur
des
milliers
de
kilomètres
jusqu’au
site
de
consommation).
En
quelques
sortes,
CEOG
produit
elle-même
son
propre
carburant,
c’est-à-dire
l'hydrogène,
grâce
à
l’énergie
solaire,
quelle
stocke
pour
le
consommer
sur
place
afin
de
produire
de
l'électricité
en
permanence.
Questions
du
Commissaire-Enquêteur
[ Question
17
L'électrolyse
peut
faire
appel
à
deux
types
de
technique,
la
technologie
alcaline
ou
la
technologie
PEM.
Si
la
technologie
alcaline
est
choisie
celle-ci
fait
appel
à
de
grandes
quantités
d'hydroxyde
de
potassium
(150
à
200m3)
le
dossier
technique
fait
état
d'un
remplacement
tous
les
10
ans;
Comment
vont
être
traités les résidus d'hydroxyde de potassium? Réponse
:
Le
volume
d’hydroxyde
de
potassium
à
renouveler
tous
les
10 ans
ainsi
que
tout
éventuel
volume
récupéré
dans
les
bacs
de
rétention
(suite
à une
fuite
ou
à une
maintenance)
seront
envoyés
dans
des
centres
de
traitement
des
déchets
chimiques
agrées
pour
être
neutralisés
et
éliminés. L’élimination
de
l'hydroxyde
de
potassium
(considéré
comme
un
déchet)
est
inclus
dans
le
budget
et
prévoit
lerapatriement
en
container
en
métropole
(aucune
autre
filière
locale
de
traitement
n'ayant
été
trouvée
lors de l'étude). Maintenant,
nous
avons
déposé
au
DAEU
cette
technologie
dite
«
alcaline
»
car
il
s’agit
de
la
technologie
la
plus
contraignante
sur
le
plan
règlementaire.
Depuis
le
dépôt
du
DAEU,
nous
avons
avancé
et
il
est
aujourd’hui
également
envisagé
l'installation
d’électrolyseurs
de
type
«
PEM
»,
qui
ne
nécessiteront
aucun
produit
de
ce
type,
donc
aucun
remplacement
et
aucune
matière
à
transporter
et
à
recycler.
Question
18
Pour
le
démantèlement
des
installations
ou
le
remplacement
des
panneaux
est
ce
que
la
société
a
prévu
de
constituer
une
réserve
financière
pour
assurer
la
destruction
des
déchets
auprès
de
sociétés
spécialisées. Réponse
:
Comme
l'indique
la
réponse
à
la
question
1.2,
l'étude
d'impact
présente
les
prescriptions
réglementaires
à
suivre
selon
le
Code
de
l'Environnement,
concernant
la
remise
en
état
en
cas
d'arrêt
du
site,
au
paragraphe
10 de
l’étude
d'impact.
Il
est
impossible
de
savoir
à
ce
jour,
si
en
cas
d'arrêt
du
site les
installations
associées
pourraient
être
reprises
par
un
autre
exploitant
ou
si
le
site
serait
rendu
au
milieu
naturel.
Dans
ce
dernier
cas,
CEOG
intègre
le
démantèlement
des
panneaux
photovoltaïques
et
la
déconstruction
des
bâtiments,
conformément
à
son
contrat
avec
EDF
et
validé
par
l’autorité
de
régulation
(Commission
de
régulation
de
l’énergie).
A
noter
que
CEOG
doit
constituer
des
garanties
financières
(sous
forme
de
liquidités
disponibles
auprès
des
services
de
l’état
compétentes)
en
cas
d’arrêt
du
site.