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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Sélestat.
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Thèmes du document : Culture et patrimoine, Histoire et mémoire, Aménagement du territoire,
Guillaume Barth • eva t. Bony
axel Gouala • apolline Grivelet
anne houel • alexandre Kato
mehryl levisse • CéCile meynier
Françoise saur • sCenoCosme
(GréGory lasserre & anaïs met
den anCxt) • aurélie slonina
28 sept
27 oct
2019
parCours
dans la
ville
BIeNNALe D’ARt
coNteMpoRAIN
De sÉLestAt
23e éditionÉditos
Les partenaires :
La biennale Sélest’art
est organisée par :
Avec le soutien de :
Sélest’art 2019
L’art contemporain
s’invite dans la ville Pari audacieux, né en 1984 d’une volonté politique de rendre l’art
contemporain accessible à tous, véritable
succès populaire devenu biennale
en 1993, Sélest’art est l’une des rares
manifestations d’art contemporain qui
persiste en région avec tant de dynamisme
et d’enthousiasme. Elle témoigne de
l’engagement d’une ville qui considère la
création contemporaine comme un atout
suffisamment important pour lui consacrer
un rendez-vous culturel incontournable.
Constituée à l’origine par les œuvres d’une
large sélection d’artistes travaillant sur le
territoire, l’exposition a rapidement pris une
envergure nationale puis transfrontalière
et internationale. Initialement présentée
dans des locaux industriels désaffectés
ou prêtés par des privés, la manifestation
s’est développée avec l’investissement
des artistes dans de nouveaux lieux, sites
historiques ou emplacements emblématiques
de l’espace public.
Sélest’art est d’abord l’occasion pour les
Sélestadiens de reconsidérer leur cadre
de vie investi par la poésie des artistes et,
pour tous les visiteurs et amateurs d’art,
de porter un regard croisé entre histoire
et modernité. Durant près de quatre
semaines, la ville s’anime de la rencontre
de ces divers publics.
Des trois cents artistes qui ont pris part à
cette manifestation, l’on retiendra l’accueil
d’artistes mondialement connus comme
Sarkis, Agnès Varda, Philippe Cognée,
Daniel Buren, Philippe Ramette…
Cette année sur les thématiques croisées
Patrimoine, nature et art contemporain, la
Ville fait le choix d’un nouveau format en
proposant un appel à projet artistique. Près
de deux cents dossiers ont été examinés
par un jury de spécialistes qui a retenu
douze propositions.
Comme une intrusion, l’installation
artistique va transformer les habitudes
de passage car elle offre une pause dans
le trajet de la découverte et du quotidien,
invite à repenser la relation à la nature, à
l’environnement, le rôle de l’art dans le
contexte urbain et surtout à prendre du
recul sur la façon dont nous interagissons
dans le monde actuel. Cela se traduit
par une balade libre et variée, peut-être
déroutante, sûrement envoûtante… et si
à la croisée des rues et au fil des visites,
l’effet de surprise dissipé, on se dit : « pas
tout compris ! », c’est normal, car l’art
contemporain renvoie à l’insaisissable,
à l’énigmatique et par conséquent aux
caractéristiques fondamentales de l’art.
À l’occasion de Sélest’art, la Ville est
aussi heureuse de rendre un hommage
particulier à Tomi Ungerer, artiste engagé,
nommé Citoyen d’honneur de Sélestat
en 1991. Il a participé à Sélest’art comme
artiste sélectionné (1985 et 1987) et a
tenu la présidence du jury en 1989. Il est
également l’auteur de l’affiche du Corso
Fleuri de 1990 qui avait fait scandale en
son temps.
Nos remerciements vont aux artistes pour
leur confiance, à nos partenaires institu-
tionnels pour leur soutien précieux nous
permettant d’organiser cette biennale, ain-
si qu’aux partenaires privés ou associatifs
qui nous font l’amitié de soutenir cette ma-
nifestation.
marcel Bauer
Maire de Sélestat
Vice-président
du conseil départemental du Bas-Rhin
La Ville de Sélestat rermecie également :
Felizitas DIERINg, directrice du FRAC Alsace - Sélestat
Jean-Jacques DUMoNT, artiste, professeur ENSA Nancy
Bertrand ERNANDEz, conseiller pédagogique IEN
Elen goUzIEN, directrice, ESAT l’Évasion - Sélestat
Bernard goy, conseiller arts visuels DRAC grand Est
Karin gRAFF, consultante pour l’art contemporain, coordinatrice brochure Sélest’art
Nathalie JACqUEL, directrice de l’école du Centre - Sélestat
Luc JEANRoy, chef de service, ESAT l’Évasion - Sélestat
Francis LÉoNhART, Jérémie DE BoNNEVAL, Sablières Léonhart (SA) - Sélestat
Laurence et André RUhLMANN, vins Ruhlmann-Schutz - Dambach-la-Ville
Le tribunal d’instance de Sélestat
VogEL travaux publics - ScherwillerL’art est un activateur des sens,
il ouvre des horizons insoupçonnés. C’est
l’un des objectifs implicites de Sélest’art
qui, dès 1984, a su fédérer les amateurs
d’art contemporain, mais aussi les néo-
phytes en quête de sensations nouvelles.
D’édition en édition, la biennale a trouvé
sa voie, investissant l’espace public avec
la générosité d’une manifestation qui
s’adresse à tous.
À une époque où l’on reçoit un flux
d’informations visuelles qui mêle réalité,
virtualité et souvent artifice, la confrontation
à la peinture, la sculpture ou l’installation in
situ, nous conduit à nous interroger. C’est
en cela que l’art construit une personnalité,
et mieux que cela les conditions d’une
vraie citoyenneté. Le regard, même
critique, que nous portons aux œuvres a
pour but de nous permettre de reconquérir
notre propre pouvoir sur les images, et par-
delà les images sur notre environnement
immédiat. À ce titre, je salue la démarche
de médiation qui est entreprise auprès
des enseignants et le travail étroit mené
avec l’Inspection de l’Éducation Nationale
de Sélestat en lien avec l’opération l’Art à
l’école, dans le cadre d’une mobilisation
d’ensemble des médiateurs patrimoniaux
et spectacle vivant pour sensibiliser les
élèves du territoire, et notamment les
collégiens. La création doit définitivement
entrer dans les collèges parce qu’elle
relie les jeunes dans leur environnement
rhénan, un des plus prometteurs de France
et d’Europe. C’est notre objectif aujourd’hui
et ce sera notre objectif demain avec la
Collectivité européenne d’Alsace.
L’éducation du regard est une nécessité
absolue qui amène à relier la forme et le
sens ; cela concerne les plus jeunes bien sûr,
mais aussi les adultes que nous sommes. Et
ce d’autant plus que cette édition s’attache
à des thématiques croisées essentielles
sur Patrimoine, nature et art contemporain.
Une perspective enchanteresse pour nous
tous.
Frédéric Bierry
Président du conseil départemental du Bas-Rhin
2019
La biennale d’art contemporain
Sélest’art est devenue, depuis sa création
en 1984, un rendez-vous emblématique
de notre territoire, porté par une politique
culturelle en faveur des arts de notre
temps dont je salue ici l’action volontariste
et exigeante. Soutenir et promouvoir
la création d’aujourd’hui, éveiller notre
attention à l’égard de pratiques artistiques
actuelles, faire dialoguer innovation et
tradition, sensibiliser autrement habitants
et visiteurs à la richesse du patrimoine
naturel et bâti, c’est le pari renouvelé par la
Ville de Sélestat pour la 23e édition de cette
manifestation.
Autour du thème Patrimoine, nature et
art contemporain choisi pour ce nouvel
opus, les organisateurs ont convié 12
artistes régionaux et nationaux à investir
lieux et espaces publics. Par l’entremise
de leurs œuvres, ils partagent avec nous
leur manière singulière d’appréhender des
sujets écologiques et environnementaux
communs à tous. Au cœur de cette
cité remarquable, désormais dotée du
prestigieux label Ville d’art et d’histoire,
berceau de l’humanisme rhénan dont
la Bibliothèque restaurée témoigne, les
créateurs offrent ainsi à tous, curieux,
amateurs ou experts, un parcours riche
de découvertes, d’interrogations et de
confrontations stimulantes.
Je suis heureux que la Région grand
Est prenne part à la concrétisation de
cet événement dont nous partageons
les objectifs de développement local et
exprime mes vœux de réussite à l’ensemble
des acteurs du projet. Enfin, je formule
le souhait que cette nouvelle invitation à
parcourir la ville vous conduise également
à cette institution régionale d’envergure
nationale et internationale qu’est le Fonds
régional d’art contemporain (FRAC) Alsace,
implanté à Sélestat depuis près de 40 ans,
ainsi que vers les multiples structures
et initiatives en arts visuels qui maillent
notre territoire et que la Région est fière
d’accompagner dans leurs missions.
Ce sont autant d’échappées qui nous sont
proposées pour mieux connaître et soute-
nir l’art d’aujourd’hui, pour comprendre le
rôle essentiel que les artistes tiennent dans
nos sociétés et, à n’en pas douter, pour
nous laisser surprendre !
Jean rottner
Président de la région grand EstGuillaume Barth L’Arbre bleu, ovoo du paulownia, 2019
Installation autour de l’arbre remarquable Paulownia
Drisses, tissus, blocs de granit
L’histoire de l’humanité est intimement liée à
celle des arbres. Archétype commun à toutes
les cultures, symbole de connaissance et de vie,
l’arbre joue un rôle essentiel dans l’équilibre des
écosystèmes. Nos ancêtres des quatre coins du
globe entretenaient jadis des liens privilégiés
avec les arbres et ont apprécié leur sagesse.
Lors d’un projet mené en 2016 dans la steppe
mongole, guillaume Barth découvre dans le
paysage des constructions étonnantes formées
de bois, de pierres, de tissus bleus et de diverses
offrandes. Ces structures étonnantes sont situées
dans des endroits où se concentrent les forces
de la nature. Les écharpes bleues, appelées
« Khadaks », sont déposées en guise de prière lors
de passages de voyageurs. on y invoque « Tengri »
l’éternel ciel bleu. Ces constructions sont appelées
ovoos en Mongolie. Elles abritent les esprits et
servent à accomplir des rituels dans plusieurs
croyances : animistes, bouddhistes, culte des
ancêtres, chamanisme...
À Sélestat, le Paulownia du Square Paul-Louis
Weiller fait partie des arbres remarquables
de la ville. Cette essence originaire d’Asie est,
dans la mythologie chinoise, l’unique arbre où
se pose le phœnix. Pour l’artiste, sa présence
reste une intrigue (aucune archive informant de
l’implantation de l’arbre n’est connue à ce jour).
Enraciné sur un site particulier de la vieille ville,
il semble ancré dans le patrimoine : ses branches
principales se dédoublent en V, l’une pointant un
axe vers le ciel, l’autre semblant se courber vers
l’église Saint-georges.
À l’instar des « ovoos », l’artiste vient recouvrir le
Paulownia de sa ville avec des pièces de tissu de
couleur bleu. Pour lui, ils sont autant de portions
de ciel, éléments symbolisant les mystères et
l’espoir d’une communication entre les différents
mondes. Les blocs de pierre posés en cercle autour
de l’arbre évoquent la course du temps.
(D’après le texte de Typhaine Elsaesser).
Guillaume Barth est né en 1985 à colmar. Il habite
à sélestat et travaille dans différents pays.
• Diplômé de l’École supérieure des Arts
Décoratifs (HeAR), strasbourg
• Lauréat du prix talents contemporains,
fondation François schneider, Wattwiller, 2019
ses œuvres ont été présentées dans différents
pays d’europe mais aussi en Iran et au canada
où il se rend régulièrement pour travailler.
À venir
• Rentrée au Studio National des arts contempo-
rains du Fresnoy, promotion Jonas Mekas
• Crocus sativus (projet de recherche soutenu
par [N.A!] project : les premiers bulbes mis en
terre à Brunstatt fleuriront en novembre 2019
www.guillaumebarth.com
Avec le soutien de :
sablières Léonhart - sélestat
etikette emmaüs - scherwiller
12 sur plan
Square Paul-Louis Weiller
Derrière l’église St-georges
L’arbre bleu
Guillaume Barth - esquisse © courtesy de l’artisteEva T. Bony protos, 2013/2019
Trois installations in situ
Chaux naturelle, pochoirs
Protos, par sa nature fragmentaire et progressive,
est une installation qui vise à marquer trois sites
remarquables en milieu urbain et périurbain ; pa-
rallèlement, elle dessine un parcours à l’échelle de
la ville de la biennale.
La pratique artistique d’Eva T. Bony est empreinte
de notions relatives aux espaces naturels et
urbains. En grec protos πρώτος {protos} signifie
premier. L’œuvre, Protos, est inspirée par une
énigme mathématique, celle de la suite des
nombres premiers ; une suite dont chaque
nombre n’admet que deux diviseurs distincts : 1
et lui-même. La suite des nombres premiers est
infinie.
Protos a été conçue et réalisée pour la première
fois en grèce, dans les Cyclades, en 2013, au
moment du sommet de la crise grecque. Eva T.
Bony faisait alors allusion à l’omniprésence des
nombres dans les médias du pays. La pertinence
de l’œuvre se développe dans la saturation
du discours médiatique et économique, des
normes quantitatives, des algorithmes et autres
outils de gouvernance de l’ère numérique. Elle
détourne et s’approprie le langage universel des
mathématiques, associé à l’harmonie, à la pensée
rationnelle et à la création de la civilisation depuis
l’Antiquité. Elle exprime ainsi la dimension spatio-
temporelle que l’art peut révéler quand il se met
en rapport avec la Nature et l’humanité.
Eva T. Bony consigne les chiffres des nombres
premiers à travers une ligne sinueuse et rythmée
parcourant des paysages urbains ou naturels.
Spécifiquement présente in situ, cette œuvre
passagère marque et traverse les espaces dans un
rapport au temps. Le tracé des chiffres en blanc
de Meudon ou à la chaux blanche évolue au fil
des saisons, s’efface progressivement, se dégrade
et finit par disparaître. Il intègre et révèle ainsi les
particularités environnementales de l’installation qui
progresse, s’adapte et se renouvelle en s’accordant
à la topologie des lieux.
L’espace mental qu’induit le langage mathéma-
tique, l’aspect formel et esthétique que produit
l’exactitude de son écriture, relié à la présence
physique et géographique voire atmosphérique
du contexte, donnent à ce projet un caractère uni-
versel.
eva t. Bony vit et travaille à paris et Andros
(île des cyclades, Grèce).
• Depuis 2013, l’œuvre Protos a parcouru de
nombreuses villes en France et en europe.
bony-tourtoglou.net
projet soutenu par le centre culturel hellénique
de paris (ccH)
6 sur plan
Square Albert Ehm
Rue de la Jauge (6a)
Rue du Sel (6 b)
Protos Eva T. Bony © courtesy de l’artisteAxel Gouala Une idée de nature, 2016
Sculpture
Plâtre, tiges de fer
Axel gouala extrait des objets de leur contexte,
les isole de leur environnement et élabore des
sculptures par assemblages. S’emparant d’un
motif, il le détourne, l’associe diversement et
donne à voir la fragilité des cultures, la fragilité de
la nature.
Une Idée de Nature est une sculpture composée
de moulages maintenus par des tiges de métal à
différentes hauteurs. Empruntant au chapiteau
corinthien le motif de la feuille d’acanthe, l’artiste
en propose une réinterprétation aux allures
anthropomorphiques ; chaque face de feuille
semble s’adresser au visiteur comme un visage ou
la paume d’une main.
« Pour quelles raisons l’homme a-t-il décoré ses
constructions de feuilles en pierre ? J’ai commencé
à me poser cette question devant des ruines de
chapiteaux corinthiens. En portant attention au
motif de la feuille, j’ai réalisé à quel point il était
reproduit et décliné jusqu’à devenir invisible dans
sa prolifération ornementale.
quel sens conserve aujourd’hui ce symbole ?
Dans Forêts : Essai sur l’imaginaire occidental,
Robert harrison décrit l’expansion des construc-
tions humaines le long du bassin méditerranéen
comme une conquête d’espaces au détriment des
forêts. L’ornementation végétale serait-elle une al-
lusion au mythe des origines ? Serait-ce une inten-
tion de conserver un lien avec une nature vaincue ?
Dans Une Idée de Nature, les moulages forment un
buisson blanc. Libérée de l’architecture et de sa
fonction décorative, l’acanthe retrouve en partie
sa véritable nature. Exposées en extérieur, les
feuilles réintègrent le paysage ».
Pour Sélest’art, Axel gouala confronte son Idée
de Nature à l’espace végétal domestiqué d’un
jardin de ville. Son œuvre, livrée à la végétation
du parc et aux prémices de l’automne, évoluera
avec son environnement. Souhaité par l’artiste, ce
processus de dégradation conduira la sculpture
vers l’aspect des ruines qui l’ont inspiré.
Axel Gouala est né à paris en 1987. Il vit et
travaille à strasbourg. Diplômé (DNsep – Art)
de la HeAR, strasbourg
prochaine exposition :
• Axel Gouala, exposition personnelle, invitation
d’Accélérateur de particules, Garage coop, La
Virgule, strasbourg 28 septembre - 20 octobre
2019
www.axelgouala.com
2 sur plan
Jardin du tribunal
d’Instance, 17 allée
de la 1ère Armée
Une idée de nature Axel Gouala © courtesy de l’artisteApolline Grivelet cabane en papier, 2019
Installation
Encyclopédies, bois, mycélium de champignon
Le travail d’Apolline grivelet est fortement inspiré
par les sciences naturelles. Dans ce domaine, elle
explore en particulier l’évolution des espèces,
l’histoire géologique de la planète et les relations
entre l’homme et son environnement.
Sa recherche se matérialise à partir de protocoles
et de dispositifs qu’elle déploie souvent sur du
long terme, parfois sur plusieurs années. Elle
inclut des processus biologiques, d’ordre végétal
ou animal, tels que l’élevage, des aquariums
et des plantations diverses, toujours dans un
rapport expérimental.
Pour la biennale de Sélestat, Apolline grivelet
a imaginé une cabane entièrement constituée
d’encyclopédies dont les éléments de base
sont rendus obsolètes par leur digitalisation.
Préalablement elle ensemence certains des
ouvrages de mycélium (l’appareil végétatif des
champignons).
La construction de papier reste une véritable
bibliothèque du savoir. À la fois massive et fragile,
elle est lentement reconquise par la nature qui
l’a inspirée. Les champignons s’en nourrissent,
se développent et fructifient sur la surface des
encyclopédies.
Apolline Grivelet est née en 1988
Formée aux Beaux-Arts de paris
Vit et travaille près de Beauvais, France
• création et co-direction de La Menuiserie,
résidence d’artistes en milieu rural, 2014-2019
• La Science de l’Art, Athis-Mons, 2019
www.apolline-grivelet.com
3 sur plan
Place du gal de gaulle
Rond-point château d’eau
Cabane en papier Apolline Grivelet - œuvre en montage © courtesy de l’artisteAnne Houel 30 tonnes de sable, 2019
Installation participative
Sable de gravière, géotextile, jardinière, pelle
Le travail d’Anne houel est fondé sur la notion
de mutations architecturales : évolution du
tissu urbain, construction, démolition et
reconstruction. Sensible au paysage bâti, elle
sillonne les territoires s’intéressant autant à l’état
des constructions qu’à la nature des matériaux
qui lui servent de point de départ dans la mise
en œuvre de ses travaux : dessins, sculptures,
installations, etc.
Pour Sélest’art, Anne houel fait déverser 30 tonnes
de sable, un élément naturel sur le parvis de la Bi-
bliothèque humaniste, lieu emblématique de la
ville. Cette installation devient un événement lu-
dique et participatif autour des concepts de fragili-
té, de transitoire et d’éphémère.
Les spectateurs sont invités à activer l’œuvre
30 tonnes de sable en réalisant des châteaux de
sable avec pour outil un seul et même moule :
une jardinière (pot de fleur). La forme modulaire,
rectangulaire, qui est amenée à être répétée dans
l’espace, renvoie aux « pâtés de maisons » et fait
peu à peu (ré)apparaitre un quartier, un lotissement,
une ville. Une construction monumentale mais
fragile émerge du terrain, soumise aux aléas
climatiques ainsi qu’aux âmes destructrices. Elle
s’effrite au fil du temps et disparait avant d’être
reconstruite. L’œuvre, installée dans son aire de
jeu, introduit un mouvement perpétuel : elle se
fait, se défait et se refait au fil du temps, comme
nos constructions actuelles.
Anne Houel est née en 1987 en Normandie.
Diplômée du DNsep à l’esam de caen en 2011,
elle vit et travaille à Neuilly-en-sancerre (18)
• plusieurs de ses œuvres sont visibles
dans l’espace public :
www.annehouel.com
11 sur plan
Place du Dr Maurice Kubler
Parvis Bibliothèque
humaniste
30 tonnes de sable Anne Houel © courtesy de l’artisteAlexandre Kato TtT, 2019
Installation
Balais, tiges en métal, pierres
TTT est une installation qui trouve son inspiration
dans l’esthétique des jardins secs japonais.
Pour l’artiste, elle affirme son identité : la mixité
culturelle française et japonaise.
« L’attention que je porte aux liens esthétiques,
politiques et spirituels qu’entretient l’humain avec
le paysage et son territoire constitue le fondement
de ma réflexion. Depuis plusieurs décennies,
d’importantes mutations technologiques ont
transformé nos sociétés en profondeur et ont
modifié nos liens avec la nature.
Dans mon travail, l’objet industriel occupe une
place primordiale. Matière première de mes
sculptures, j’aspire à lui donner une valeur
symbolique que son système de production ne
peut lui apporter. La fonction initiale conserve son
importance et c’est par assemblage de différents
objets que je définis de nouvelles formes.
Ces associations formelles sont en lien avec ma
double culture. Si mes références s’attachent à
l’art asiatique et en particulier à l’art japonais, je
convoque inévitablement l’art occidental pour
guider mes recherches. C’est dans cet état d’esprit
que j’ai conçu TTT. L’utilisation de balais est une
allusion au concept duchampien du ready-made
et l’alignement régulier des brosses formant
une surface, accentué par les pierres disposées
par-dessus, fait écho au gravier ou au sable d’un
jardin sec.
Les balais de cantonnier servent à entretenir
l’espace urbain. Ici retournés, une étendue quasi
végétale apparait. De même que le système
de production industrielle s’est infiltré dans ce
que nous qualifions de « naturel », de même ce
renversement peut nous faire ressentir à son
égard un sentiment de nature.
À travers ce programme, l’artiste souhaite se
réapproprier des éléments fétichisés associés
au Japon tout en les détachant de leur valeur
de stéréotype. Ainsi, TTT n’est pas un jardin
zen, il s’agit d’une installation. Son titre TTT lui-
même imite la forme des balais vue de profil. Des
trois lettres T, la première et la dernière sont en
italique, elles dupliquent le tracé en perspective
de la position des balais.
Alexandre KAto est né en 1991, Il vit et travaille
en Île-de-France. Diplômé en 2015 DNsep, Haute
ecole des Arts du Rhin, strasbourg.
expositions en cours ou à venir :
Restitution de résidence pollen,
Monflanquin, 2020
parcours de l’art #25 (à venir) Avignon, 2019
publications :
La visite, éditions Marguerite Waknine, 2019
alexandrekato.com
6 sur plan
Place de la République
TTT Alexandre Kato © courtesy de l’artisteFRAC ALSACE
AGENCE
CULTURELLE
GRAND EST
PISCINE DES
REMPARTS
LAC DE CANOTAGE
REMPARTS VAUBAN
PARC DES
REMPARTS
AVENUE ADRIEN ZELLER
ÉGLISE SAINT-GEORGES
ÉGLISE SAINTE-FOY
MAIRIE
HÔTEL DE VILLE
SYNAGOGUE
ÉGLISE
PROTESTANTE
COMPLEXE SAINTE-BARBE
OFFICE DE
TOURISME
POINT DE RENCONTRE : LE RÊVE
SARKIS
MÉDIATHÈQUE
INTERCOMMUNALE
SQUARE
ALBERT EHM
MAISON DU PAIN D’ALSACE
BIBLIOTHÈQUE
HUMANISTE
HÔTEL D’EBERSMUNSTER
ARCHIVES
MUNICIPALES
TRIBUNAL
D’INSTANCE
L’ÉVASION
JARDIN
HORTUS
BEATUS
PLACE
DU GÉNÉRAL
DE GAULLE
CARREFOUR
CHÂTEAU D’EAU
SQUARE
PAUL-LOUIS
WEILLER
R DL
1 ÈRE
ARMÉE
FRANÇAISE
RUE DR BRONNER
RUE RENOUVIER
RUE G
AL
GOURAUD
1
9
2
5
10 11
12
4 7
6
6a
6b
3 a
a. Hommage à Tomi Ungerer
Grilles des archives municipales
B. Les Bruits du Temps
Arno Gisinger
exposition 12.10.19 > 19.01.20
Frac alsace 1 route de Marckolsheim
C. Point de rencontre : le rêve
sarkis commande publique d’art
contemporain - 1993
remparts vauban Av. Adrien Zeller
d. Volante VI & VII
Fabrizio corneli - 2002
Chœur de l’église sainte-Foy
e. La lame
Marc couturier commande publique
d’art contemporain - 1998
parvis église saint-Georges
B
C
Œuvres / LI
eu
X
autour de
L a
BI
enna
L e
d
1. Compositions sur le marbre
Françoise saur
mobilier urbain
9 panneaux d’affichage municipaux
répartis dans la ville
2. Une idée de nature
Axel Gouala
Jardin tribunal d’instance
17 allée 1ère armée
3. Cabane en papier
Apolline Grivelet
place du Gal de Gaulle
Carrefour château d’eau
4. Grotesques
cécile Meynier
mur du Jardin hortus Beatus
avenue de la liberté
5. Tt T
Alexandre Kato
place de la république
6. 6a et 6b Protos
eva t. Bony
square albert ehm, rue de la Jauge,
rue des Chevaliers / rue du sel
7. Wild / Crash / Push
Aurélie slonina
Façade bât. ste Barbe, place de la victoire
8. Avoir le sens de la mesure
Mehryl Levisse
hôtel de ville, place d’armes
9. Urban Lights Contacts
verrière de la mairie, place d’armes
10. Pulsations
parvis du temple protestant
rue paul déroulède
scenocosme
( Grégory Lasserre & Anaïs met den Ancxt )
11. 30 tonnes de sable
Anne Houel place du dr Kubler
12. L’Arbre bleu
Guillaume Barth
square paul-louis Weiller
derrière l’église st-Georges
8
WC
WC
WC
WC
e
Ville de Sélestat
Jean-Michel guillon
Coordinateur de Sélest’art
Tél. 06 32 84 70 74
jean-michel.guillon@ville-selestat.fr
www.selestat.fr
renseignementsMehryl Levisse Avoir le sens de la mesure, 2019
Installation
Vitrophanie, tissu
Mehryl Levisse explore les frontières du corps,
ses représentations archétypales et ses enjeux
sociologiques au travers des médiums tels que
la photographie, les installations ou les pratiques
performatives. généralement il se met en scène
dans des environnements très divers s’inspirant
notamment de ses expériences de vie, de la my-
thologie, de la littérature, de la philosophie, du
cinéma, de la musique et de la danse pour ques-
tionner et parodier la société.
Dans ce contexte, nature et patrimoine sont deux
registres d’expérience qui participent intensé-
ment aux préoccupations et au développement
de son travail. Ce ne sont pas deux voies distinctes
mais deux dimensions qu’il fait coexister à diffé-
rents degrés dans la plupart de ses œuvres.
Pour Sélest’art les rapports nature/urbain et privé/
public se retrouvent liés dans une installation iné-
dite qu’il a voulue visuellement forte : elle se situe
au cœur du centre-ville, sur l’hôtel de ville. Cet
édifice à l’architecture historique tient une fonc-
tion tant politique que diplomatique ; il témoigne
de la vie publique et des événements privés.
Rejouant avec les codes qui se rapportent
au patrimoine, à l’habitat et à l’espace privé,
l’artiste « maquille » l’édifice en couvrant
certains « morceaux choisis » de cette architecture
si particulière. Pour l’occasion, il a conçu un
papier peint au motif floral répétitif. Il advient
une nouvelle forme issue de cet échange contenu
entre arts visuels et arts de la scène. Toutefois le
bâtiment ne perd pas son âme, mais ainsi travesti,
il questionne le promeneur sur les symboliques
possibles d’une telle transformation.
Artiste et chercheur. Diplômé en master
2 art contemporain et nouveaux médias,
Mehryl Levisse enseigne en unité transversale
culturelle de l’UFR lettres et sciences
humaines de l’Université de Reims.
• Fondateur de balak espace temporaire d’art
contemporain www.espacebalak.org
www.mehryllevisse.fr
8 sur plan
Façade de
l’hôtel de ville
Place d’Armes
Avoir le sens de la mesure Mehryl Levisse - détail © courtesy de l’artisteCécile Meynier Grotesques, 2019
Sculptures
grès émaillé
Série de bas-reliefs en céramique qui revisite la
question décorative et ornementale en architec-
ture classique. La terre modelée donne lieu à des
formes très organiques qui évoquent autant le
végétal que l’animal voire le monstrueux et nous
invitent à errer entre humour et inquiétante étran-
geté à la fois.
« La série des Grotesques que je propose ici, vient
se greffer sur le mur d’enceinte, bétonné et ru-
gueux, de l’ancienne Banque de France. Le rapport
organique à une architecture austère et minimale
me réjouit ! Par ailleurs, la question du traitement
du paysage - préoccupation traditionnelle dans
l’histoire de l’art et chère aux artistes - m’intéresse
beaucoup actuellement. Paysage urbain, agricole
et industriel plutôt que naturel ou sauvage.
Et le regard cherche le détail, il s’accroche à l’or-
nement et au décoratif qui semblent donner l’op-
portunité de faire des focus et des zooms dans ce
paysage. Cet ensemble de sculptures décoratives
aborde clairement ici le végétal et l’ornemental
sur un fond d’étrangeté voire de monstruosité
pour certaines. Ces pièces en céramique revisitent
les bas-reliefs et autres médaillons traditionnels
que l’on trouve sur les façades notamment dans
l’architecture de la Renaissance et que les artistes
de l’époque empruntaient déjà à l’Antiquité.
Le modelage de la terre donne lieu à des vo-
lumes à l’aspect très organique. Ce geste joue
du mimétisme d’éléments décoratifs architec-
turaux et sa mise en œuvre, à la fois très sen-
suelle, avec une certaine poigne et beaucoup
d’intuition, donne alors lieu à des figures aux
multiples niveaux de lecture : est-ce végétal, est-
ce osseux, monstrueux, ou encore sexuel...? ».
cécile Meynier est née en 1978.
elle vit et travaille à Besançon (25).
expositions récentes :
• A la jetée du lit, exposition personnelle,
L’attrape-couleurs, Lyon, 2019
• Bellevue, exposition personnelle, canal satellite
Ac, Migennes, 2019
• Édition d’un catalogue :
DING Cécile Meynier vous a laissé un message
expositions à venir :
• Hors champs, exposition collective,
Le Narcissio, Nice, novembre 2019
• exposition de céramique, Le point éphémère,
paris, décembre 2019
www.cecilemeynier.com
4 sur plan
Mur extérieur
du jardin hortus Beatus
Avenue de la Liberté
et rue Renouvier
Autoportrait Cécile Meynier © courtesy de l’artisteFrançoise Saur compositions sur le marbre, 2016-2019
9 photographies couleur présentées dans des panneaux d’affichage municipaux
Des éléments de la nature mais isolés. La nature,
mais dans un contexte urbain minéral.
« Cela fait plus de 20 ans que je photographie les
fleurs ; d’abord en noir et blanc puis en couleurs.
Photographier des fleurs est risqué. Et cela a pris
tout ce temps pour trouver sous quelle forme les
montrer. Parcourant sentiers, bois, montagnes,
bords de route, ronds-points ensemencés, prairies
fleuries ou jardins d’amis, attentive au dévelop-
pement de la végétation après l’hiver, j’ai butiné
pendant deux ans.
Des brassées récoltées, j’ai enlevé tout le
feuillage, excepté pour les toutes vertes, ne
laissant que la couleur, l’essentiel. Je n’ai pas
cherché la joliesse mais la juste distance.
Ensuite, j’ai posé les fleurs « sur le marbre » (en
imprimerie, le marbre désigne la table sur laquelle
sont montées les pages d’un journal ou d’un livre
avant leur impression).
Exploiter le mobilier urbain (panneaux d’affichage
municipaux de Sélestat) pour présenter ces
bouquets surdimensionnés permet de relier une
part de nature à la minéralité de la ville dans son
contexte architectural et patrimonial.
Confronté aux contrastes entre l’éphémère des
floraisons, la dureté du marbre, et une certaine
pérennité du bâti, le spectateur est amené
à réfléchir à sa propre condition de mortel,
à la question de la disparition de certaines
espèces végétales ; et de façon plus ludique il
pourra s’essayer à identifier les espèces florales
composant les bouquets, ce qui n’est pas toujours
facile lorsque le feuillage a disparu ».
Françoise saur est née en 1949 à Alger et vit
en Alsace. Après des études photographiques
à paris, puis en Allemagne, sous la direction
d’otto steinert, elle est la première femme, en
1979, à recevoir le prix Niepce. D’autres prix
ont suivi. ses voyages en France et à l’étranger
(Algérie, chine, Laos, Inde…) inspirent ses
nombreux travaux. La condition féminine,
les liens qui unissent les hommes et leur
territoire, constituent ses principaux thèmes.
elle a publié plusieurs livres en collaboration
avec des écrivains tels que René-Nicolas ehni,
Boualem sansal, claudie Hunzinger et chloé
Hunzinger, Abdelkader Djémaï, Germain
Roesz, dans le cadre de projets personnels ou
de résidences artistiques. elle participe à de
très nombreuses expositions en France, en
europe et aux etats-Unis. ses photographies
sont conservées dans de multiples fonds
et collections publiques et privées.
principales expositions en cours et à venir :
• L’été photographique de Lectoure, 2019
• Rencontres photographiques des trois pays, 2019
• Ce qu’il en reste, Musée des Beaux-Arts,
Mulhouse, 2021
www.francoise-saur.com
1 sur plan
Mobilier urbain
Panneaux d’affichage
municipaux
Compositions sur le marbre Françoise Saur - photomontage © courtesy de l’artisteScenocosme Grégory Lasserre & Anaïs met den Ancxt
pulsations, 2013-2019 / Urban Lights contacts, 2019
Le duo d’artistes SCENoCoSME, grégory Lasserre et
Anaïs met den Ancxt, détourne diverses technologies
pour réaliser ses œuvres.
Pour Sélest’art le couple présente deux
expériences sensorielles uniques déclenchées
par le corps et par la volonté d’animer ce qui défie
notre perception. D’une part, il interroge notre
rapport d’empathie avec la nature provoquée par
une relation inédite avec le végétal ; d’autre part
il provoque une situation qui rend sensible les
contacts énergétiques des uns avec les autres.
pulsations, 2013-2019
Installation sonore : enceinte, filin, régie
Posez votre oreille contre l’arbre
Ici le corps de l’arbre entre en résonance avec
le visiteur. En appliquant une oreille ou le corps
entier contre le tronc, et uniquement avec cette
proximité, le visiteur ressent un son vibratoire.
Cette respiration analogue à un battement
de cœur déclenche une relation organique et
apaisante avec l’arbre.
Urban Lights contacts, 2019
Installation interactive, tactile, sonore et
lumineuse : bloc sensoriel, régie, spot, enceinte
Urban Lights Contacts est une œuvre interactive
perceptible à deux ou à plusieurs personnes.
Cette installation sensible, tactile, sonore et
lumineuse met en scène les corps des spectateurs
et les transforme littéralement en instruments
sonores humains. Il s’agit, de manière poétique,
de questionner le visiteur sur sa perception de
l’autre. La méthode est simple : une personne
pose la main sur une bille de métal. Tant que sa
main maintient l’appui sur la bille, son corps est
sensiblement réactif aux contacts électrostatiques
des autres personnes à proximité (mais si elle se
trouve seule, plus aucune réaction n’est possible).
Dans ce rituel artistique, il doit inviter une autre
personne à se rapprocher, la toucher et réaliser
un contact de peau à peau. Le toucher corporel
provoque des variations lumineuses et sonores
dont l’intensité est fonction des contacts entre les
spectateurs.
Depuis 2003, les installations du duo sont
exposées régulièrement dans de nombreux
musées, centres d’art contemporain et
festivals d’art numérique en France et à
l’étranger : ZKM - center for Art and Media
Karlsruhe (Allemagne), MocAD - Museum of
contemporary Art Detroit (UsA), Dak Nong
cultural Museum (Vietnam), Artechouse -
innovative art space - Washington (UsA), Rubin
Museum of Art - New York (UsA), Musée des
beaux-arts de la Nouvelle-Écosse (canada),
Daejeon Museum of Art (corée), National centre
for contemporary Arts (Moscou), contemporary
Art Museum Raleigh (UsA), NAMoc National
Art Museum of china / transLife triennial of
Media Art - pékin (chine), FILe festival (são-
paulo), IseA International symposium on
electronic Art.
www.scenocosme.com
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Parvis église protestante
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Verrière entrée Mairie
Pulsations Scenocosme © courtesy des artistes
Urban Lights Contacts Scenocosme © courtesy des artistesAurélie Slonina WILD/cRAsH/pUsH, 2008-2011
Bois, résine polyester, géraniums artificiels
40 x 270 x 80, 40 x 310 x 100, 40 x 270 x 80 cm
Le travail d’Aurélie Slonina questionne la place
de la nature dans l’espace urbain. Elle différencie
deux formes opposées de nature urbaine : l’une
organisée, sous contrôle, souvent enrichie d’en-
grais tels les jardins publics ou à la française, les
ronds-points, les jardinières ; l’autre indomptée,
sauvage, indésirables « mauvaises » herbes, les
invasifs, qui se loge dans les interstices et forme
des friches. L’artiste s’interroge sur notre lien à la
terre, à nous qui sommes urbains. quelle est la
place de la nature dans les villes ? La nature peut-
elle échapper aux règles qu’on lui impose ?
L’œuvre WILD / CRASh / PUSh est une installation
de jardinières de géraniums dont la forme repré-
sente des graffitis. Ce sont des objets hybrides
nées de la rencontre de deux modes de vie ur-
bains opposés : celui de l’habitant qui enjolive ses
fenêtres et celui du graffiteur qui « retourne » les
lieux. Celui qui fleurit ses fenêtres trouve, avec un
peu de verdure, un espace d’expression person-
nelle et la volonté d’embellir son environnement.
L’intention du graffiteur est de « déchirer » les
murs. Il a la rage. Il pose son graffiti partout, pour-
vu qu’il soit vu le plus possible. La quantité ajoute
à l’exploit. De même, plus le support est difficile
d’accès, voire interdit, plus grande est la prouesse.
Il tague Wild (sauvage), Crash (éclat) ou encore
Push (impulsion).
généralement les graffitis posent un problème in-
soluble pour les autorités qui n’arrivent pas à se
débarrasser de ces motifs invasifs comparables à
des mauvaises herbes. À peine enlevés, ils réap-
paraissent sans cesse, comme enracinés dans la ville.
WILD / CRASh / PUSh, installée au cœur de Sélestat
est, le temps de la biennale, une œuvre
bienveillante, car sensible à l’environnement et
respectueux de la coquetterie de la ville. En même
temps, elle est la trace indésirable d’une nature
jamais entièrement domestiquée.
Si le graffiti est considéré par les uns comme une
sorte de virus, d’autres l’apprécient comme des
herbes sauvages et y trouvent de la poésie.
Aurélie slonina est diplômée de l’ecole Nationale
supérieure des Beaux-arts de paris-cergy et d’un
post-diplôme de l’ecole Nationale supérieure des
Arts Décoratifs de paris.
Dernière exposition personnelle :
• Infiltration, centre d’art ApDV, paris, 2019
prochaine exposition personnelle :
• La dérive des météores, en janvier 2020 au
centre d’art La Maréchalerie, Versailles
www.slonina.com
4 sur plan
Façade complexe
Sainte-Barbe
Place de la Victoire
Wild Aurélie Slonina © courtesy des artistesCachou-Cachou lance la saison en musique
Avant-première d’« Hors Normes » au Sélect
« Paroles de baobab », conte musical
Exposition « N’importe quoi » de Claude Gagean
03.10
06.10
30.10
05.11
© Photo P-mod
Cultiver la différence
grâce aux arts et à la culture
L’Évasion est un projet artistique et culturel porté par une équipe de professionnels en situation de handicap. Leur vision créative et décalée conduit à un enrichissement réciproque. Ensemble, ils œuvrent pour une société plus inclusive grâce à la culture.
L’Évasion, un projet de
1 rue du Tabac 67600 Sélestat 03 88 85 03 86
evasion@apeicentrealsace.fr www.l-evasion.fr
plasticiens et graphistes
créent des œuvres sur commande :
logos, affiches, brochures, visuels,
carterie, design d’objets, marionnettes, peinture,
mosaïque, installations, expositions... Ils animent
aussi des ateliers auprès de petits et de grands.
10
musiciens
forment trois groupes
aux accents uniques :
Cachou-Cachou, qui sort son premier
EP de pop épicée début 2020,
Sirocco (quintet de jazz)
et Sepia Mambo (chansons
humoristiques rétro-acoustiques).
A découvrir lors de concerts et festivals.
7
compagnie de théâtre
réunissant plasticiens et musiciens, a déjà
produit deux grands spectacles d’ombre
avec orchestre : Fichu Serpent ! et Au travail !
Graphisme et musique se construisent
en direct sur fond de mythologie grecque.
1
espace d’échanges culturels
propose une programmation saisonnière originale
faisant la part belle aux rencontres, entre concerts,
théâtre, contes, ciné-débats, ateliers, expositions...
Prochains rendez-vous de la saison Automne 2019 :
1
Centre Ressources
Culture et Handicap 1
pôle de référence méthodologique, documentaire et technique
pour les porteurs de projets préoccupés par l’accessibilité
des personnes en situation de handicap aux pratiques culturelles.
Autour
de la
biennale
Hommage
à t omi Ungerer exposition en extérieur, sur les grilles d’en-
ceinte des Archives municipales
28.09.19 - 27.10.19
archives municipales Avenue de la Liberté
Sélestat rend hommage à Tomi Ungerer, artiste
anticonformiste, pluridisciplinaire et collectionneur
infatigable, disparu en février dernier. L’artiste
sélectionné aux éditions de 1985 et 1987 de
Sélest’art, par amitié pour le maire de l’époque,
gilbert Estève, accepte la présidence du jury en
1989. Les panneaux retracent le lien privilégié
de l’artiste avec la Ville qui l’a nommé Citoyen
d’honneur en 1991.
Ne pas rater les extraits de son éditorial paru dans
le catalogue de la biennale de 1989 ou la célèbre
affiche du corso fleuri de 1990 qui engendra vive
émotion et grand trouble !
Panneaux visibles depuis la rue - accès libre
Les Bruits du Temps
Arno Gisinger exposition d’art contemporain
12.10.2019 – 19.01.2020
Frac alsace 1 route de Marckolsheim
L’artiste autrichien Arno gisinger présente
un ensemble d’œuvres récentes issues d’une
exploration des archives sismologiques de
l’Université de Strasbourg et de leur contexte
historique franco-allemand, questionnant le rôle
de la photographie dans les sciences. L’ensemble
transforme l’espace d’exposition en un bâtiment-
instrument servant à décupler et révéler les sens,
ouvrant la voie à une visualisation de l’invisible et
à une écoute de l’inaudible.
Le projet Les Bruits du Temps est une coopération de l’Université
de Strasbourg / Service Universitaire d’Action Culturelle (SUAC),
du FRAC Alsace (Sélestat), de La Chambre (Strasbourg) et du CFMI
(Sélestat). Le projet est soutenu par l’IdEx Université & Cité, la DRAC
grand Est, la Région grand Est et le Consulat général d’Autriche à
Strasbourg.
vernissage vendredi 11 octobre 2019 à 18h
du mercredi au dimanche de 14h à 18h
entrée libre
Photo : Détail du sismogramme (noir de fumée, « Wiechert »)
11/12 août 1944, numérisation d’Arno gisinger, 2019 © Ecole et
observatoire des Sciences de la Terre, Université de Strasbourg.
Photo : Arno gisingerselestat.fr
Ville de Sélestat 2019
-
Ne pas jeter sur la voie publique