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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Deuil-la-Barre.
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Thèmes du document : Culture et patrimoine, Mode, textile et habillement, Investissement et développement économique,
En application de l’article L.2121-27-1 du Code Général des Collectivités Territoriales, cette page est destinée à la libre expression politique des élus municipaux. La rédaction décline toute responsabilité sur la teneur des propos tenus.
TRIBUNE POLITIQUE
Groupe "Union Républicaine
pour l’Avenir de tous les Deuillois"
Bilan difficile…
En cette veille de période estivale, c’est le moment
pour la commune de présenter les comptes de
l’exercice précédent. Comme l’écrivait Jérôme-
Arnaud Wagner « La vie nous réserve toujours des
surprises, en bien comme en mal, c'est pourquoi elle
mérite d'être vécue ». Alors disons que cette
mandature mérite d’être vécue…
Le compte administratif de l’exercice 2015 présenté
au conseil municipal du 27 juin dernier nous montre
encore une fois, s’il était nécessaire, la douloureuse
situation financière dans laquelle se trouve notre
commune. En effet, force est de constater que le
« reste à réaliser » est plus important que les années
précédentes, se montant à 2.201.695,03 euros ! Si
ce retard peut se comprendre dans certains cas, il
est dommage qu’il touche notamment les écoles pri-
maires et maternelles ainsi que le réseau d’éclairage
public. On imagine que les investissements décidés
dans les écoles sont non seulement utiles mais né-
cessaire et qu’ils ne peuvent donc attendre. Quant
à l’éclairage public, c’est juste une question de sécu-
rité pour nos concitoyens… Les impôts directs,
12.649.831 € (49% des recettes de fonctionnement)
ne suffisent pas à payer les salaires et charges de
notre ville (15.910.345€). L’épargne nette est pour
la deuxième année consécutive en négatif. Dire que
l’on est inquiet devient un doux euphémisme…
La commune est également confrontée à un autre
problème endémique, celui du dépassement du
coût des travaux. En effet, même si l’on sait perti-
nemment que sur tous chantiers, la facture finale
dépassera le devis initial, il est temps de s’interroger
et de trouver des solutions face à l’explosion du
montant des factures sur les derniers chantiers im-
portants de notre ville, l’école Henri Hatrel par exem-
ple. Coûts et surcoûts ne sont plus envisageables,
notre situation financière est exsangue et nul ne
pourra nous accuser de jouer les « Cassandre » en
tenant ces propos. A cela, s’ajoute les imprévus
tel que la déconstruction et le nettoyage du camp
de Roms qui a coûté environ 50.000 euros à la
commune.
Enfin, nous espérons que la tarification de l’école de
musique pour la période 2016-2017 qui faisait
l’objet d’un point à l’ordre du jour au conseil muni-
cipal du 27 juin dernier et qui a été retiré ne nous
laisse pas présager une mauvaise surprise pour la
rentrée. Peut-être aurons-nous de bonnes surprises
à l’occasion de cette rentrée… des nouvelles du
nouveau commissariat…
Nous vous souhaitons à toutes et à tous de bonnes
vacances d’été, et bon courage à celles et ceux qui
restent à Deuil la Barre.
Groupe d'opposition
"Changez Deuil"
Élus minoritaires, élus à part entière !
EUROPACITY : encore un projet nuisible !
Un projet pharaonique payé par le contribuable
Avec des centaines de milliers de mètre carrés
dédiés aux commerces, aux loisirs, à la culture, à la
restauration et à l’hôtellerie, ce projet, porté par
une filiale d’AUCHAN, cofinancé par un groupe chi-
nois et bénéficiant d’un milliard d’investissements
publics, détruirait une des meilleures terre agricole
d’Ile-de-France sur 80 hectares à l’est de Gonesse.
Un projet néfaste pour le tissu économique et social
Pourquoi cet énième centre commercial alors que
40 % d'entre eux sont déjà en crise ? Parce que nos
élus valdoisiens, de droite et socialistes, sont séduits
par ce projet censé dynamiser l’est du Val d’Oise.
Mais le porte-monnaie des riverains n’est pas
extensible ! Ce sont encore nos commerces de cen-
tre-ville qui en pâtiraient puisque l’avenue du Parisis
(BIP) promue par ces mêmes élus aurait pour voca-
tion de faciliter l'accès à EUROPACITY...
En outre, le cabinet McKinsey (cf. Vonews), dans une
récente étude, divise par 7 l’impact sur le PIB avancé
par le promoteur du projet. Alors que les promo-
teurs évaluent à 4200 le nombre d’emplois générés
lors de la construction du projet, McKinsey l’ajuste à
2500. Et, ce sont surtout les travailleurs détachés
(ressortissants étrangers issus de pays au statut
social précaire) qui vont en bénéficier.
Immochan avance la création, dès son ouverture en
2024, de 11 800 emplois : en réalité, surtout des em-
plois précaires, peu qualifiés et à temps partiel.
McKinsey les évalue à 1400 tandis que l’étude man-
datée par la commission du débat public les limite à
7400. Face à de telles promesses fantaisistes du
promoteur, cette commission prolonge le débat !
Un projet nuisible à l'environnement
Au lendemain de la COP21, ce temple de la consom-
mation détruirait les circuits courts, le commerce et
l’agriculture de proximité et augmenterait la circu-
lation automobile (environ 300 000 déplacements
par jour) et la consommation d’énergie (l’équivalent
de 32 000 logements). C’est en totale contradiction
avec les engagements de nos gouvernements, l’hiver
dernier.
Un autre modèle de développement est possible
Il faut préserver le triangle de Gonesse en accom-
pagnant une agriculture biologique qui alimente les
restaurants scolaires du territoire et crée de vrais
emplois. Des parcs paysagers et des fermes pédago-
giques participeraient davantage au bien être et à la
santé des habitants qu’une telle promesse de
consommation boulimique et anxiogène.
Et si on travaillait avec les riverains pour connaître
leurs besoins ?
Fabrice Rizzoli, Alain Parant, Brigitte Goch Bauer,
Vincent Gayrard pour le groupe « ChangeZ Deuil »,
site http://changerdeuil.fr/ et rendez-vous en mairie
06 63 75 78 53.
Sources : « collectif pour le triangle de Gonesse ».
Jean Bevalet, Anne-Gaëlle Maerten
et Audrey Guilbaud
deuiluneautrevoie@gmail.com
Groupe "Des engagements
et des actes pour Deuil-la-Barre"
« L’APPRENTISSAGE EST UNE DES GRANDES
SOLUTIONS POUR L’EMPLOI DES JEUNES »
On n’a pas nécessairement besoin d’un bac + 7 pour
réussir sa vie ; j’ai bien écrit « réussir SA vie » plutôt
que « réussir DANS la vie ». Je ne nierai pas l’utilité
d’un bac + 7 si on a la vocation des études supé-
rieures longues et le souhait d’accéder aux différents
diplômes qui en sont la sanction mais il existe d’au-
tres filières d’excellence pour tous ceux qui n’ont pas
forcément l’envie ou la possibilité de suivre ce type
de cursus : les métiers d’art.
Gardons à l’esprit que la France dispose d’un patri-
moine tout à fait exceptionnel, qui nous est envié
par le monde entier et à l’origine des millions de tou-
ristes qui viennent nous visiter chaque année.
Commençons par les ouvrages monumentaux : nous
avons besoin de tailleurs de pierre, de charpentiers
capables de travailler à l’ancienne pour fabriquer ou
réparer des charpentes en courbe ou en coque de
bateau inversé (les meilleurs formateurs sont les
Compagnons du Devoir ou les Compagnons du Tour
de France) ; il faut se souvenir que l’Hermione de La
Fayette, qui a été mise à l’eau à Rochefort pour re-
joindre les Amériques a été entièrement fabriquée
à l’identique du vaisseau d’origine par des charpen-
tiers de marine, parfaitement formés pour se recon-
vertir dans les charpentes des châteaux et
cathédrales. N’oublions pas la ferronnerie d’art pour
les balustrades et les rampes.
En dehors des gros ouvrages cités ci-dessus, il existe
une multitude de métiers d’art nécessitant une
grande attention ainsi qu’un esprit créatif : la bijou-
terie-joaillerie (formation à l’École Boulle et auprès
de nos grands joailliers Cartier et autres) depuis le
dessin du bijou jusqu’à sa réalisation avec la taille
des pierres précieuses ; nous pouvons ajouter
quelques exemples de métiers d’art nécessaires à
l’entretien de nos monuments : toutes les restaura-
tions de peintures murales ou sur boiseries (Ateliers
du Louvre), de tapisseries (visiter les Gobelins), de
meubles anciens (École Boulle), travail de marque-
terie ; n’oublions pas la confection et l’entretien des
costumes pour le théâtre ou l’Opéra. Il faut noter
également le travail exceptionnel des luthiers pour
la création ou la réparation des instruments de musique.
Nous ne pouvons pas ne pas mentionner l’art culi-
naire qui contribue à la réputation de notre pays
(peut-être un peu trop médiatisé) ; mais il y a
d’excellentes écoles (Ferrandi à Paris par exemple).
En accueillant la remise des prix aux Meilleurs ap-
prentis du Val d’Oise, Deuil-La Barre s’est résolument
tournée vers l’excellence !
Michel Baux, Gérard Delattre
et le groupe Des Engagements et Des Actes (DEDA)
www.murielscolan.com
www.facebook.com/muriel.scolan
27 Expression libre