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Arrêté - Préfecture - Gard - Etude d'impact 7
Document publié le Lundi 9 septembre 2024
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Gard - Etude d'impact 7)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Animaux,
PARC SOLAIRE DU MATTAS 139
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
Version n°1.2
PARC SOLAIRE DU MATTAS
Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Date de
prospection
Température
moyenne
Vent
moyen
Couvert
nuageux Précipitations Bilan
de
15h15
04 juillet 2023
(D+N) 32°C Nul
Quelques
nuages
Absentes
11 juillet 2023
(D+N) 32°C Faible Léger voile
24 juillet 2023
(D+N) 33°C Faible
Quelques
nuages
1er août 2023
(D+N) 31°C Moyen Nul
D : diurne / N : nocturne
La liste des espèces relevées figure en Erreur ! Source du renvoi introuvable.Erreur ! Source du renvoi introuvable. du VNEI (et en annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).
▪ Amphibiens
Les prospections se sont principalement concentrées au niveau des zones humides et des zones refuges périphériques que pourraient exploiter les amphibiens.
La recherche des amphibiens a été réalisée selon plusieurs modes opératoires complémentaires :
- recherche des individus adultes, actifs à la reproduction (observations nocturnes à l’aide d’une lampe torche et points d’écoute pour identifier les chants) ;
- recherche des pontes et des larves (identification des larves par capture ; épuisetage aléatoire au besoin) ;
- la recherche des individus matures, immatures et imagos en phase terrestre dans les habitats végétalisés et/ou rupestres ;
- enfin, une recherche d’indices de présence sur les axes routiers principaux ou secondaires (individus écrasés lors de leurs déplacements nocturnes).
Trois passages nocturnes ont été réalisés en avril et octobre 2018 ainsi qu’en avril et septembre 2023, lors de la période de reproduction de ce groupe biologique. Plusieurs passages diurnes ont également été réalisés à la recherche d’individus en phase terrestre ou aquatique.
Les périodes de passage étaient adaptées à l’étude de ce cortège faunistique et permettaient d’envisager la recherche des individus adultes actifs à la reproduction ainsi que les larves présentes dans le milieu aquatique de jour comme de nuit. Les conditions météorologiques lors de ces passages étaient très favorables aux observations batrachologiques.
Tableau 27 : Conditions météorologiques des prospections dédiées aux amphibiens
Date de
prospection
Température
moyenne
Vent
moyen
Couvert
nuageux Précipitations
Taux
d’hygrométrie
atmosphérique
Bilan
10 avril 2018 12°C Moyen Nuageux Absente 80%
Conditions
météorologiques
favorables
16 octobre
2018 14°C Faible
Quelques
nuages Absentes 70%
13 avril 2023 6°C Nul Quelques nuages Absentes -
14
septembre
2023
25°C Moyen Nul Absentes -
D : diurne / N : nocturne
La liste des espèces relevées figure en Erreur ! Source du renvoi introuvable. du VNEI (et en annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).PARC SOLAIRE DU MATTAS 140
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
Version n°1.2
PARC SOLAIRE DU MATTAS
Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
▪ Reptiles
En premier lieu, une phase préliminaire d’analyse fonctionnelle des habitats de la zone d’étude (analyses SIG) a été effectuée afin d’orienter les prospections (recherche de zones refuges favorables aux mœurs des reptiles tels que les habitats rupestres ou humides, les lisières, les haies, les talus, etc.).
L’inventaire des reptiles a ensuite été réalisé selon trois modes opératoires complémentaires :
- la recherche à vue où la prospection, qualifiée de semi-aléatoire, s’opère discrètement au niveau des zones les plus susceptibles d’abriter des reptiles en insolation (lisières, bordures de pistes, talus, pierriers, murets, etc.). Cette dernière est systématiquement accompagnée d’une recherche à vue dite « à distance » où l’utilisation des jumelles s’avère indispensable pour détecter certaines espèces farouches telles que les couleuvres par exemple ; - la recherche d’individus directement dans leurs gîtes permanents ou temporaires, en soulevant délicatement les blocs rocheux, souches, débris, etc., et en regardant dans les anfractuosités ; - Enfin, une recherche minutieuse d’indices de présence tels que les traces (mues, fèces) au niveau des gîtes, ou les individus écrasés sur les axes routiers principaux ou secondaires. La période de prospection a été réalisée durant la principale phase d’activité des reptiles (reproduction) sous des conditions météorologiques propices à la détection d’individus en thermorégulation.
L’inventaire herpétologique de 2018 a été également assisté par un réseau de 6 plaques refuge disposé dans le périmètre d’étude au niveau des habitats jugés les plus favorables (lisières) afin d’augmenter les probabilités de détection des individus. Cette méthode a été abandonnée en 2023 de par une absence de résultats concluants et une disparition rapide de la moitié des plaques après leur installation (vols).
7 passages ont été réalisés entre avril et octobre 2018 ainsi et 4 entre avril et septembre 2023. Les conditions météorologiques rencontrées lors des prospections ont été favorables.
Tableau 28 : Conditions météorologiques des prospections dédiées aux reptiles
Date de
prospection
Température
moyenne Vent moyen Couvert nuageux Précipitations Bilan
10 avril 2018 15°C Moyen Quelques nuages Absentes
11.Conditions
météorologiques
favorables
09 mai 2018 18-25°C Faible Quelques nuages Absentes
23 mai 2018 19°C Faible Nuageux Orages
18-19 juin 2018 25°C Fort Faible Absentes
07 septembre 2018 24°C Moyen Nul Absentes
21 septembre 2018 24°C Très faible Faible Absentes
16 octobre 2018 21°C Faible Faible Absentes
13 avril 2023 15°C Nul Quelques nuages Absentes
19 mai 2023 23°C Faible Léger voile Absentes
20 juin 2023 25°C Nul Nuageux Absentes
14 septembre 2023 25°C Moyen Nul Absentes
D : diurne / N : nocturne
La liste des espèces relevées figure en Erreur ! Source du renvoi introuvable.6 du VNEI (et en annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).
Figure 72 : Localisation des prospections reptilesPARC SOLAIRE DU MATTAS 141
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
Version n°1.2
PARC SOLAIRE DU MATTAS
Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
▪ Oiseaux
Chaque entité éco-physionomique de la zone d’étude a été parcourue à la recherche de contacts auditifs et/ou visuels (ex : individus, plumées, chants, cris, nids, etc.). Afin de maximiser ces contacts et de compenser la faible détectabilité de certaines espèces, des points d’arrêt ont été régulièrement réalisés au fil du cheminement.
Les inventaires de 2018/2019 ont ciblé la période de reproduction et de migration, un passage a été dédié à la recherche du Grand-Duc d’Europe et des passereaux hivernants. Les habitats pouvant être favorables à une avifaune d’intérêt communautaire, notamment les zones ouvertes, ont été recherchés. Une attention particulière a été portée aux rapaces diurnes, notamment l’Aigle de Bonelli, dont le zonage du PNA se situe à moins de 2 kilomètres de la zone d’étude. Les autres espèces s’alimentant et/ou nichant en garrigue (Circaète, Busards, Milans…) ont aussi fait l’objet de recherches spécifiques.
Les inventaires de 2023 ont ciblé les périodes de nidification de l’avifaune à savoir avril et juin. Les passages diurnes concernaient la recherche des espèces précoces et migratrices (avril), ainsi que les espèces nicheuses tardives (fin juin), ainsi que les espèces nocturnes (Petit-duc d’Europe, Engoulevent d’Europe).
La prospection diurne a débuté en matinée, période de forte activité vocale pour la majorité des passereaux (BLONDEL, 1975). Durant cette prospection, tous les contacts sonores et visuels ont été pris en compte et le comportement de chaque oiseau a été noté afin d’évaluer son statut biologique dans la zone d’étude. Ce comportement permet, selon une grille standardisée (cf. ci-après), d’évaluer la probabilité de nidification de chaque espèce rencontrée.
La prospection nocturne dédiée au Grand-Duc d’Europe a constitué en un recouvrement de la zone par des points d’écoute de 5 minutes accompagnés de repasse (pour stimuler les oiseaux chanteurs).
Les résultats de la prospection nocturne ont été complétés par les observations des experts des autres taxons lors de leurs propres prospections nocturnes.
Nicheur possible
1. Espèce observée durant la saison de reproduction dans un habitat favorable à la nidification.
2. Mâle chanteur (ou cris de nidification) en période de reproduction. Nicheur probable
3. Couple observé dans un habitat favorable durant la saison de reproduction. 4. Territoire permanent présumé en fonction de l’observation de comportements territoriaux ou de l’observation à huit jours d’intervalle au moins d’un individu au même endroit.
5. Parades nuptiales.
6. Fréquentation d’un site de nid potentiel.
7. Signes ou cris d’inquiétude d’un individu adulte.
8. Plaque incubatrice sur un oiseau tenu en main.
9. Construction d’un nid ou creusement d’une cavité.
Nicheur certain
10. Adulte feignant une blessure ou cherchant à détourner l’attention. 11. Nid utilisé récemment ou coquille vide (œuf pondu pendant l’enquête). 12. Jeunes fraîchement envolés (nidicoles) ou poussins (nidifuges).
13. Adultes entrants ou quittant un site de nid laissant supposer un nid occupé (incluant les nids situés trop haut ou les cavités et nichoirs dont le contenu n’a pas pu être examiné) ou adulte en train de couver.
14. Adulte transportant des sacs fécaux ou de la nourriture pour les jeunes. 15. Nid avec œuf(s).
16. Nid avec jeune(s) (vu ou entendu).
Codes comportementaux et statuts de reproduction définis d’après l’EOAC (European Ornithological Atlas Committee).
La période de passage retenue a été optimale pour la détection des espèces nichant localement et certains migrateurs.
Tableau 29 : Conditions météorologiques des prospections dédiées aux oiseaux
Date de
prospection
Température
moyenne
Vent
moyen
Couvert
nuageux Précipitations Bilan
02 mai 2018 (D) 8°C Faible Nuageux Pas de pluie
Conditions
météorologiques
favorables
03 mai 2018 (D) 11°C Moyen Quelques nuages Pas de pluie
09 mai 2018 (D) 16°C Faible Nuageux Bruine 20 juin 2018 (D+N) 32°C Faible Nul Pas de pluie 24 août 2018 (D) 20°C Faible Léger voile Pas de pluie 07 septembre 2018
(D) 23°C Faible Nul Pas de pluie 22 janvier 2019
(D+N) 0°C Absent Nuageux Pas de pluie 12 avril 2023 (D) 11°C Absent Nuageux Pas de pluie 13 avril 2023 (N) 14°C Absent Nuageux Bruine 30 juin 2023 (N) 17 à 23°C Absent Nul Pas de pluie 01 juillet 2023 (D) 16 à 32°C Absent Nul Pas de pluie
D : diurne / N : nocturne
La liste des espèces relevées figure en Erreur ! Source du renvoi introuvable.7 du VNEI (et en annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).PARC SOLAIRE DU MATTAS 142
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
Version n°1.2
PARC SOLAIRE DU MATTAS
Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Figure 73 : Localisation des prospections oiseaux
▪ Mammifères (hors chiroptères)
Les prospections dédiées aux mammifères ont été réalisées après une analyse préliminaire de la physionomie des habitats de la zone d’étude, via photo-interprétation, croisée avec les sources bibliographiques disponibles, dans un large secteur englobant la zone d’étude. Ceci a permis d’orienter les prospections et de dresser une liste d’espèces à rechercher in situ.
Les observations directes, les empreintes ou autres indices de présence (poils, fèces, pelotes de rejection, restes alimentaires, coulées, nids, terriers, etc.) ont été systématiquement géoréférencés, décrits, et, si nécessaire, prélevés.
De plus, une campagne de pose de pièges photographiques a été menée lors des prospections de 2018, permettant d’observer les mammifères (hors chiroptères) de grande taille. Un premier piège photographique Skypoint FORCE-11D a été posé du 5 au 9 mai en sous-bois, puis deux autres du 20 août au 14 septembre 2018 (en lisière et en sous-bois).
Les prospections ont permis la recherche d’indices de présence ou l’observation directe de mammifères (hors chiroptères), sur les périodes-clés du cycle biologique des espèces.
Les dates des prospections pour les mammifères (hors chiroptères) sont identiques à celles des inventaires dédiés aux chiroptères, présentées ci-après.
▪ Chiroptères
Les prospections dédiées aux chiroptères ont été réalisées après une analyse préliminaire de la physionomie des habitats de la zone d’étude, via photo-interprétation, croisée avec les sources bibliographiques disponibles, dans un large secteur englobant la zone d’étude. Ceci a permis d’orienter les prospections et de dresser une liste d’espèces à rechercher in situ.
Une approche bibliographique a été effectuée concernant les espèces de chauves-souris présentes localement permettant une identification des enjeux aux abords de la zone d’étude. En effet, dans la mesure où des espèces parcourent plus de 20 km par nuit et certaines vont chasser parfois à 40 km de la colonie, le rayon considéré a été adapté en fonction de ce paramètre. Une recherche à partir des différents périmètres à statut (PNA, ZNIEFF, Natura 2000, etc.) a été réalisée en parallèle afin d’avoir une vision approfondie du contexte chiroptérologique local ;
L’étude des chiroptères s’est focalisée sur deux thèmes. Dans un premier temps, les prospections diurnes ont permis :
-De caractériser les habitats présents afin d’estimer le type de fréquentation du site d’étude par les chiroptères, et de raisonner en termes de fonctionnalités ;
-De sélectionner les positions des points d’écoute et de poser les détecteurs passifs à enregistrement continu ;
-D’effectuer une recherche des gîtes au sein de la zone d’étude et aux alentours :
•Gîtes arboricoles : la progression dans les boisements est réalisée en fonction de la présence de sentiers pédestres ou de coulées d’animaux, ou au milieu du sous-bois lorsque celui-ci n’était pas trop dense ;
•Gîtes anthropiques : les bâtis présents au sein de la zone d’étude ou en périphérie proche ont été investigués à la recherche de traces de présence (guano) ou d’individus en gîte ;
•Gîtes cavernicoles : si des avens proches sont recensés sur la base de données du BRGM (http ://www.georisques.gouv.fr/dossiers/cavites-souterraines#/), ils font l’objet de reconnaissances diurnes
Ensuite, les sessions de détection nocturnes ont été réalisées dans la zone d’étude à l’aide de détecteurs à ultrasons.PARC SOLAIRE DU MATTAS 143
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
Version n°1.2
PARC SOLAIRE DU MATTAS
Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
En 2018 seulement, des écoutes actives ont été effectuées à l’aide d’un Pettersson D240X couplé à un enregistreur numérique. Deux techniques ont été utilisées pour cet inventaire acoustique : 10 points d’écoutes de 10 min et les transects (trajet pré-défini reliant deux points d’écoute). Cette méthode permet d’identifier les espèces présentes en chasse ou en transit dans la zone d’étude.
Ensuite en 2018 et 2023, les sessions de détection nocturnes ont été réalisées dans la zone d’étude à l’aide de détecteurs à ultrason passifs. Cette détection s’est faite à l’aide de détecteurs passifs à enregistrement continu SM4BAT (Wildlife acoustic), installés à des emplacements stratégiques dans la zone d’étude. Ce type de détection permet d’estimer la fréquentation de la zone d’étude par les chiroptères de manière quantitative et qualitative.
Les ultrasons enregistrés lors des nuits de prospection chiroptérologique sont ensuite analysés et déterminés (quand cela est réalisable) grâce aux logiciels : SonoChiro® 3.0 (Biotope, Recherche et Développement) et BatSound 4.14 (Pettersson electronics and acoustics ABTM).
La détectabilité des chiroptères n’étant pas identique en fonction des espèces nous avons réalisé une pondération des contacts selon les indices de détectabilité défini par BARATAUD en 2012 (en milieu ouvert et en sous-bois).
Enfin, une analyse de l’activité chiroptérologique pondérée par espèce a été effectuée à partir des travaux d’HAQUART en 2013, sur un référentiel d’activité des chiroptères en région méditerranéenne française (ACTICHIRO). En fonction du nombre de contacts relevé pour une espèce au cours d’une nuit complète, le taux d’activité est jugé faible, modéré, fort ou très fort par rapport à la « norme nationale ». Les seuils de ces niveaux varient d’une espèce à l’autre car ils intègrent la distance de détectabilité (portée des ultrasons variant de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres) et les comportements de vol de chaque espèce (glanage dans le feuillage, vol en plein ciel ou à quelques mètres de hauteur, etc.).
La période de passage a été optimale, et a permis d’inventorier la plupart des espèces fréquentant le site.
Tableau 30 : Conditions météorologiques des prospections dédiées aux mammifères
Date de
prospection
Température
moyenne Vent moyen
Couvert
nuageux Précipitations Bilan
09 mai 2018 Journée : 18- 25°C Faible Quelques nuages Absentes Conditions
météorologiques très
favorables
14 mai 2018
Journée :
16°C Faible Nuageux Absentes Conditions
météorologiques
favorables Soirée : 14°C Nul Nuageux Absentes
15 mai 2018 Journée : 22°C Faible Nuageux Absentes Conditions
météorologiques très
favorables
20 juin 2018
Journée :
32°C Faible Nul Absentes
Conditions
météorologiques très
favorables Soirée : 22°C Nul
Léger voile
Premier
quartier de
lune
Absentes
20 août 2018
Journée :
32°C Faible
Quelques
nuages à
nuageux
Absentes
Conditions
météorologiques très
favorables Soirée : 26-
23°C Faible
Quelques
nuages
Lune
gibbeuse
croissante
Absentes
13 septembre 2018 Journée : 31°C Nul Quelques nuages Absentes
Date de
prospection
Température
moyenne Vent moyen
Couvert
nuageux Précipitations Bilan
Soirée : 27-
21°C Faible
Nuageux
Premier
quartier de
lune
Absentes
Conditions
météorologiques très
favorables
14 septembre 2018 Journée : 30°C Faible Quelques nuages Absentes Conditions
météorologiques très
favorables
09 mai 2023
18°C
(journée)
16 à 12°C
(nuit)
Très faible Nul Absentes
Conditions
météorologiques
très favorables
10 mai 2023 19°C Très faible Nul Absentes
15 juin 2023
29°C
(journée)
26 à 20°C
(nuit)
Faible Nul Absentes
16 juin 2023 27°C Faible Nul Absentes
La liste des espèces relevées figure en Erreur ! Source du renvoi introuvable. du VNEI (et en annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).PARC SOLAIRE DU MATTAS 144
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
Version n°1.2
PARC SOLAIRE DU MATTAS
Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Figure 74 : Localisation des prospections mammifères en 2018 Figure 75 : Localisation des prospections mammifères en 2023PARC SOLAIRE DU MATTAS 145
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
Version n°1.2
PARC SOLAIRE DU MATTAS
Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
ESPECES FORTEMENT POTENTIELLES
Sont également intégrées à la présente étude, les espèces fortement potentielles dans la zone d’étude (uniquement si elles constituent un enjeu zone d’étude très fort, fort ou modéré). La forte potentialité de présence d’une espèce est principalement justifiée par :
la présence de l’habitat d’espèce ;
- l’observation de l’espèce à proximité de la zone d’étude (petite zone géographique)
- la zone d’étude figurant au sein ou en limite de l’aire de répartition de l’espèce
- les données bibliographiques récentes mentionnant l’espèce localement.
Une fois ces critères remplis, la potentialité de présence de l’espèce peut être confortée ou non par la période de prospection (date de passage) et la pression de prospection effectuée (se définit par le temps d’observation comparé à la surface de la zone d’étude).
Un passage à une période du calendrier écologique qui n’est pas optimale nous incitera à considérer l’espèce fortement potentielle alors qu’une pression de prospection adaptée, ciblée sur l’espèce sans résultat ne nous permettra pas de considérer cette dernière comme fortement potentielle.
CRITERES D’EVALUATION
Un certain nombre d’outils réglementaires ou scientifiques permet de hiérarchiser l’intérêt patrimonial des milieux et des espèces observés sur un secteur donné. Il devient alors possible, en utilisant des critères exclusivement biologiques, d’évaluer l’enjeu de conservation des espèces et des habitats, à une échelle donnée.
STATUT DES ESPECES
Dans le présent rapport, les statuts réglementaires sont mentionnés dans les descriptions d’espèces et les tableaux récapitulatifs. Tous les critères d’évaluation sont présentés en Annexe 1 du VNEI (et en annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).
Parmi les outils réglementaires et scientifiques présentés figurent les suivants :
- directive Habitats (CDH) ;
- directive Oiseaux (CDO) ;
- protection nationale (N) et/ou régionale (R) et/ou départementale (D) pour chaque groupe biologique
- listes rouges ;
- livres rouges ;
- divers travaux concernant les espèces menacées ;
- convention de Berne (IBE) ;
- convention de Bonn (IBO).
L’ensemble des statuts réglementaires possède un sigle composé d’une première lettre en rapport avec leur échelle d’application (Internationale, Communautaire, Nationale, Régionale, Départementale) et d’une succession de lettres et de chiffres en lien avec le document de référence.
Ces sigles sont directement issus de la base de connaissance « Statuts » des espèces de l’INPN (Régnier, C. & Gargominy, O. 2018).
L’ensemble des statuts et leurs sigles sont présentés en Annexe 1 du VNEI (et en annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).
EVALUATION DES ENJEUX
Le terme enjeu ou enjeu de conservation correspond à un élément écologique auxquels les acteurs de la conservation de la biodiversité attribuent une valeur. Selon les contextes, il peut désigner une espèce, un habitat, une fonction. Il est souvent associé à un qualificatif (faible, modéré, fort par exemple) permettant de les hiérarchiser entre eux et d’établir des priorités de conservation. Les critères de hiérarchisation varient selon les méthodes de hiérarchisation et l’échelle à laquelle on raisonne.
ECO-MED a déterminé sa propre méthode de hiérarchisation des enjeux en se basant sur les recommandations faites par plusieurs guides de référence et en particulier :
- Cherrier, O., Rouveyrol, P., 2021. Hiérarchisation des enjeux de conservation terrestres du réseau Natura 2000 français. UMS Patrimoine Naturel - Ministère de la transition écologique.
- Collectif, 2021. Guide d’élaboration des plans de gestion des espaces naturels (No. 88), Cahiers techniques. OFB.
ECO-MED a construit son approche de façon à rester le plus objectif possible. Cependant il ne faut pas oublier que « définir des priorités de conservation dans le domaine de la recherche ou de l’action reflètera toujours des valeurs anthropocentrées et seront toujours changeantes et contestées » (Pullin et al., 2013)
La méthode d’ECO-MED a été définie en tenant compte de l’objectif de la hiérarchisation et de l’objet de la hiérarchisation (Le Berre et al., 2019). Ainsi, la hiérarchisation concerne les habitats ainsi que les espèces animales et végétales. Il s’agit de qualifier les enjeux de conservation sur des zones d’études faisant l’objet de projet d’aménagement. Leur taille varie de l’hectare à plusieurs dizaines d’ha (voire quelques centaines), superficie sensiblement inférieure aux zones Natura 2000 et autres espaces naturels protégés pour lesquels les guides méthodologiques ont été rédigés. Pour cette raison, ECO-MED a introduit la notion d’enjeu de conservation à l’échelle de la zone d’étude ou enjeu zone d’étude (EZE).
L’enjeu de conservation à l’échelle de la zone d’étude (EZE) est défini en se basant sur :
- les données d’enjeu de conservation à une échelle plus grande, l’échelle départementale ou infra-départementale (petite région naturelle) selon les cas, et dénommé enjeu local de conservation (ELC) (Cf. les explications ci-dessous)
- des critères relatifs aux fonctionnalités écologiques, au degré de naturalité, et de rareté à l’échelle du voisinage de la zone d’étude (Cherrier et Rouveyrol, 2021). Ces différents critères correspondent à la notion d’importance de la zone d’étude pour les espèces ou l’habitat considéré (IZE) (Cf. les explications ci-après)
EZE, ELC, et IZE varie entre six classes d’intensité : nul, très faible, faible, modéré, fort, très fort.
▪ Evaluation de l’enjeu local de conservation
Conformément aux recommandations des guides cités plus haut, l’enjeu local de conservation (ELC) est établi par ECO-MED en combinant divers critères reflétant la sensibilité des espèces ou des habitats, les pressions subies localement et la rareté à l’échelle locale.PARC SOLAIRE DU MATTAS 146
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
Version n°1.2
PARC SOLAIRE DU MATTAS
Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Les critères sont les suivants :
- Etendue de la répartition géographique
- Bilan chorologique régional ou départemental
- Amplitude écologique des habitats
- Isolement de la population
- Dynamique d’évolution de l’espèce
- Degré de rareté dans l’aire du territoire considéré
- Existence de menaces
- Stratégie de reproduction
- Capacité de dispersion
- Résilience écologique
- Anthropophilie.
Cinq classes d’enjeu local de conservation peuvent ainsi être définies de façon usuelle, plus une sixième exceptionnelle :
12.Très fort 13.Fort 14.Modéré 15.Faible 16.Très faible 17. 18.Nul*
* La classe « enjeu local de conservation nul » ne peut être utilisée que de façon exceptionnelle pour des espèces exogènes plantées ou échappées dont la conservation n’est aucunement justifiée (ex : Laurier rose, Barbe de Jupiter, etc.).
Ainsi, les espèces sont présentées en fonction de leur enjeu de conservation local, dont les principaux éléments d’évaluation seront rappelés dans les monographies. De fait, il est évident que cette analyse conduit à mettre en évidence des espèces qui ne sont pas protégées par la loi. Inversement, des espèces protégées par la loi mais présentant un faible voire un très faible enjeu local de conservation (Lézard des murailles par exemple, ou Rougegorge familier) peuvent ne pas être détaillées.
▪ Evaluation de l’importance de la zone d’étude
L’importance de la zone d’étude (IZE) est déterminée à l’aide de quatre critères : - L’importance fonctionnelle de la zone d’étude pour les espèces
- Rôle fonctionnel à l’échelle du paysage
- Rareté de la zone d’étude à l’échelle locale
- Degré de naturalité.
L’importance fonctionnelle de la zone d’étude fait référence à son rôle plus ou moins déterminant dans l’accomplissement du cycle de vie de l’espèce en question (reproduction, alimentation, hivernage, repos, etc.). Le rôle fonctionnel à l’échelle du paysage correspond aux notions de réservoir, de corridor, et de puits pour une espèce donnée (Collectif, 2021).
La rareté de la zone d’étude à l’échelle locale est appréciée en comparaison avec les habitats situés dans le voisinage immédiat.
1 Guetté, A., Carruthers-Jones, J., Godet, L., Robin, M., 2018. « Naturalité » : concepts et méthodes appliqués à la
conservation de la nature. Cybergeo: European Journal of Geography.
Enfin le degré de naturalité correspond à la combinaison de l’intégrité biophysique de l’occupation du sol, de la spontanéité des processus écologiques sur le site et enfin à la continuité spatio- temporelle, conformément à la définition proposée par Guetté et al., 20181. Le degré de naturalité est qualifié à l’aide de la cartographie de naturalité potentielle établie dans le cadre du projet CARTNTAT piloté par l’UICN France (résolution 20 m).
Six classes d’importance de la zone d’étude sont définies :
19.Très fort 20.Fort 21.Modéré 22.Faible 23.Très faible 24.Nulle
▪ Evaluation de l’enjeu zone d’étude
Afin de conclure sur les enjeux à l’échelle de la zone d’étude, pour chaque espèce et chaque habitat, l’ELC est croisé avec l’IZE. L'EZE prend en règle générale la valeur de l'IZE, en étant majoré lorsque l'ELC de l'espèce est fort ou très fort, et minoré, lorsque l'ELC de l'espèce est faible ou très faible, en s’appuyant sur le tableau ci-dessous :
Tableau 31 Correspondance de l’Enjeu Zone d’Étude avec l’Importance de la Zone d’étude et l’Enjeu Local de Conservation
IZE
ELC Nulle Très faible Faible Modérée Forte Très forte
Nul 25.Nul 26.Nul 27.Nul 28.Nul 29.Nul 30.Nul
Très faible 31.Nul 32.Très faible 33.Très faible 34.Très faible 35.Faible 36.Faible
Faible 37.Nul 38.Très faible 39.Faible 40.Faible 41.Modéré 42.Modéré
Modéré 43.Nul 44.Très faible 45.Faible 46.Modéré 47.Fort 48.Fort
Fort 49.Nul 50.Faible 51.Modéré 52.Fort 53.Fort 54.Très fort
Très fort 55.Nul 56.Faible 57.Modéré 58.Fort 59.Très fort 60.Très fort
DEFINITION DE L’ACTIVITE CHIROPTEROLOGIQUE
L’analyse de l’activité chiroptérologique par espèce est effectuée à partir des travaux du Muséum National d’Histoire Naturelle en 2020 (Bas et al., 2020), sur un référentiel d’activité des chiroptères en région méditerranéenne française. En fonction du nombre de contacts relevés pour une espèce au cours d’une nuit complète, le taux d’activité est jugé faible, modéré, fort ou très fort par rapport à la « norme nationale ». Les seuils de ces niveaux varient d’une espèce à l’autre car ils intègrent la distance de détectabilité (portée des ultrasons variant de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres) et les comportements de vol de chaque espèce (glanage dans le feuillage, vol en plein ciel ou à quelques mètres de hauteur, etc.).PARC SOLAIRE DU MATTAS 147
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Tableau 32 : Activité des chiroptères
Espèces
Niveaux d’activité en fonction du nombre de contacts
pondérés
Activité faible Activité modérée Activité forte Activité très forte
Barbastelle d'Europe 61.< 1 62.1-10 63.10-84 64.> 84
Sérotine commune 65.< 4 66.4-25 67.25-194 68.> 194
Vespère de Savi 69.< 5 70.5- 33 71.33-278 72.> 278
Minioptère de Schreibers 73.< 2 74.2-16 75.16-157 76.> 157
Murin d'Alcathoé 77.< 2 78.2-12 79.12-98 80.> 98
Murin de Capaccini 81.< 5 82.5-57 83.57-915 84.> 915
Murin de Daubenton 85.< 3 86.3-23 87.23-1173 88.> 1173
Murin à
oreilles échancrées 89.< 2 90.2-9 91.9-47 92.> 47
Grand Murin/ Petit Murin 93.< 1 94.1-4 95.4-42 96.> 42
Murin à moustaches 97.< 4 98.4-59 99.59-434 100.> 434
Murin cryptique 101.< 2 102.2-8 103.8-64 104.> 64
Grande Noctule 105.< 1 106.1-6 107.6-69 108.> 69
Noctule de Leisler 109.< 5 110.5-28 111.28-210 112.> 210
Noctule commune 113.< 3 114.3-15 115.15-143 116.> 143
Pipistrelle de Kuhl 117.< 34 118.34-342 119.342-2737 120.> 2737
Pipistrelle de Nathusius 121.< 9 122.9-50 123.50-303 124.> 303
Pipistrelle commune 125.< 33 126.33-355 127.355-3084 128.> 3084
Pipistrelle pygmée 129.< 12 130.12-202 131.202-2087 132.> 2087
Oreillard roux 133.< 1 134.1-3 135.3-88 136.> 88
Oreillard gris 137.< 2 138.2-10 139.10-74 140.> 74
Oreillard montagnard 141.< 1 142.1-2 143.2-12 144.> 12
Rhinolophe euryale 145.< 2 146.2-12 147.12-250 148.> 250
Grand Rhinolophe 149.< 1 150.1-6 151.6-198 152.> 198
Petit Rhinolophe 153.< 2 154.2-8 155.8-332 156.> 332
Molosse de Cestoni 157.< 5 158.5-33 159.33-421 160.> 421
En parallèle, il est possible de caractériser le niveau d’activité globale qui lui, prend uniquement en compte la moyenne horaire du nombre total de contacts enregistrés, toute espèces confondues. Plusieurs classes d’activités ont ainsi été proposées par le Groupe Chiroptères de Provence, d’après le tableau ci-dessous.
Tableau 33 : Activité globale des chiroptères
Moyenne du nombre de contacts par
heure
Caractérisation de l'activité
0-5 Très faible
6-20 Faible
21-60 Moyenne
61-250 Importante
251-500 Elevée et régulière
> 501 Forte et permanente
DEFINITION DE L’ENJEU « GITES POTENTIELS »
Les arbres isolés qui sont identifiés correspondent à des arbres individuels qui ont été géoréférencés. Il s’agit pour la plupart d’arbres âgés.
En revanche, lorsque dans certains secteurs de la zone d’étude, les densités d’arbres favorables sont trop importantes pour pouvoir être géoréférencées individuellement, des entités ont été cartographiées, comprenant des densités plus ou moins importantes d’arbres favorables. Ces entités correspondent à des secteurs où les arbres-gîtes potentiels sont plus importants qu’ailleurs.
Les enjeux des arbres isolés et des entités plus globales (ensemble d’arbres présentant les mêmes enjeux) ont été notés en fonction de leurs degrés de « favorabilité » selon les critères décrits dans le tableau suivant.
Les autres gîtes potentiels (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) au sens large représentant l’un des enjeux principaux des prospections spécifiques ont été étudiés afin d’évaluer le degré d’intérêt de ceux présents au sein de la zone d’étude élargie.
Chaque gîte potentiel faisant l’objet de la présente expertise a été géolocalisé et noté en fonction de son degré de « favorabilité » selon les critères suivant :
Matrice de calcul de l’enjeu des gîtes potentiels
Critères Enjeu
- Arbre/Autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) jugé non favorable ou non potentiel (cas par exemple des simples dépressions) 161.Nul - Arbre et autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) moyennement potentiel
- Arbre présentant des éléments potentiels susceptibles d’accueillir des chiroptères, en formation et intéressant à long terme/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) présentant des éléments potentiels
susceptibles d’accueillir des chiroptères
- Arbre pour lequel la visibilité depuis le sol ne permet pas l’attribution d’une note supérieure/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) pour lequel la visibilité depuis l’entrée ne permet pas l’attribution d’une note
supérieure
162.Faible
- Arbre potentiellement favorable de par son diamètre et son âge/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) potentiellement favorable de par son diamètre d’entrée
- Arbre et autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) présentant des éléments potentiels susceptibles d’accueillir des chiroptères, en formation et intéressants à moyen terme
- Arbre pour lequel la visibilité depuis le sol ne permet pas l’attribution d’une note supérieure/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) pour lequel la visibilité depuis l’entrée ne permet pas l’attribution d’une note
supérieure
163.ModéréPARC SOLAIRE DU MATTAS 148
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- Arbre potentiellement favorable de par son gros diamètre et son âge/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) potentiellement favorable de par son diamètre d’entrée et son orientation
- Arbre présentant des éléments potentiels susceptibles d’accueillir des chiroptères, en formations et intéressant à court terme/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) présentant des éléments potentiels
susceptibles d’accueillir des chiroptères (traces de guano ou d’urine par exemple)
- Arbre présentant quelques éléments favorables (écorces décollées, branches cassées) visibles/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) présentant des éléments favorables visibles
- Arbre pour lequel la visibilité depuis le sol ne permet pas l’attribution d’une note supérieure/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) pour lequel la visibilité depuis l’entrée ne permet pas l’attribution d’une note
supérieure
164.Fort
- Arbre présentant plusieurs éléments (cavités, écorces décollées, branches cassées) susceptibles d’accueillir les chiroptères/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.)
- Arbre présentant des éléments susceptibles d’accueillir des chiroptères et dont le placement dans l’arbre est idéal (hauteur, encombrement autour, etc.)/autre gîte (aven, grotte, gîte anthropique, etc.) abritant des
chiroptères de manière avérée
165.Très fortPARC SOLAIRE DU MATTAS 149
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RESULTAT DES INVENTAIRES
Par souci de lisibilité, seules certaines espèces font l’objet d’une monographie détaillée, selon les critères sélectifs présentés dans le tableau ci-dessous.
Enjeu local de conservation
Très fort Fort Modéré Faible Très faible
Présence avérée oui oui oui oui non
Potentialité forte oui oui oui non non
Oui : prise en compte dans l’état initial
Non : non prise en compte dans l’état initial
DESCRIPTION DE LA ZONE D’ETUDE
La zone d’étude se situe au sud de la commune de Fontarèches (30), en limite avec un secteur rural majoritairement viticole. Elle s’inscrit au sein de grandes formations boisées, principalement composées par du Chêne vert. Celles-ci laissent place à des pelouses xériques lorsque des opérations de gestion (débroussaillage) sont organisées régulièrement. Par endroit elles ont aussi été débroussaillées puis labourées pour semer du tournesol ou du blé. Les zones où le Chêne a été coupé, mais où aucun entretien n’a été maintenu ont été recolonisées par des garrigues à Chêne kermès.
Ces trois strates végétales observées illustrent parfaitement la dynamique des milieux localement. Les pelouses sont essentiellement constituées d’espèces herbacées très adaptées aux conditions stationnelles (sècheresse, sols peu profonds), mais pas suffisamment compétitives contre le développement d’espèces ligneuses. Le pâturage est une bonne solution pour maintenir les milieux ouverts ; ainsi, lorsque les pelouses ne sont pas pâturées, les espèces caractéristiques des garrigues prennent place, au détriment des espèces herbacées. Ces garigues sont ensuite supplantées par le Chêne vert sur plus long terme.
Sur l’ensemble de la zone d’étude, la végétation est parvenue à un stade avancé de la succession végétale, avec un couvert presque entièrement constitué d’arbres et arbustes. Dans ces conditions, la diversité biologique est limitée car seules les espèces adaptées aux milieux boisés peuvent se maintenir.
A plus grande échelle, il apparaît que la zone d’étude prend place au sein d’une grande formation naturelle essentiellement caractérisée par des garrigues, matorrals et pelouses xériques qui constituent une mosaïque d’habitats favorable à une importante biodiversité et une trame verte permettant le déplacement des populations animales sur des distances importantes. Les parcelles cultivées semblent en partie abandonnées, laissant place à des friches qui ne tardent pas à s’embroussailler.
Les photographies aériennes historiques mettent en évidence l’absence d’activité anthropique au sein de la zone d’étude il y a encore 70 ans. Par la suite, elle a, en partie, été utilisée pour la production de bois (conifères).
Figure 76 : Comparaison des peuplements végétaux au sein des deux zones d’étude entre 2018 et 1950
Matorral à Chêne vert Pelouse xérophile caillouteuse
Matorral à Chêne kermès PistePARC SOLAIRE DU MATTAS 150
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Plantation de Pin Plantation de Cèdre
Pelouse xérique maintenue ouverte Marre artificielle
Pelouse xérique et matorral à Chêne vert Champ cultivé
L. CHASTEL, 20/06/2023, Fontarèches (30)
HABITATS NATURELS
Cette partie concerne uniquement les enjeux liés aux habitats en tant que tels. Les aspects habitats d’espèces sont développés dans les parties relatives à chaque groupe biologique et en fin d’état initial (« Habitats d’espèces et fonctionnalités écologiques »).
Les habitats naturels décrits ci-dessous sont classés par ordre d'enjeu, l'enjeu le plus fort étant situé en haut. Pour chaque classe d'enjeu, les habitats sont alors listés en fonction de leur représentation relative dans la zone d’étude ; le premier habitat de chaque classe est celui qui a le recouvrement le
plus important, le dernier est celui dont la superficie est la plus restreinte. Leur localisation est précisée dans la carte ci-après.PARC SOLAIRE DU MATTAS 151
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Tableau 34 : Présentation des habitats naturels
Illustration Habitat naturel Cortège végétal associé Surface (ha) Code CORINE Biotopes Code EUNIS EUR 28 Autres statuts Etat de conservation Enjeu Zone d’étude
Pelouse xérophile
caillouteuse*
Aphyllanthes monspeliensis,
Allium sphaerocephalon, Thymus
vulgaris, Lavandula angustifolia,
Rhaponticum coniferum, Aegilops
geniculata
14,1 34.332 E1.272 6210 DH1 Favorable Modéré
Pelouse xérophile
caillouteuse* et matorral à
Chêne vert
Quercus ilex, Thymus vulgaris,
Quercus coccifera, Aphyllanthes
monspeliensis Brachypodium
retsum, Aegilops geniculata
8,5 34.332 x 83.3112 E1.272 x F5.1161 6210 x - DH1 x - Favorable Modéré
Matorral à Chêne vert et
pelouse xérophile*
Quercus ilex, Thymus vulgaris,
Cistus montpelliensis,
Brachypodium retsum, Aegilops
geniculata
2,7 83.3112 x 34.332 F5.1161 x E1.272 - x 6210 – x DH1 Favorable Modéré
Pelouse xérophile
caillouteuse *et matorral à
Chêne kermès
Quercus coccifera, Thymus
vulgaris, Aphyllanthes
monspeliensis, Brachypodium
retsum, Aegilops geniculata,
Asparagus acutifolius
2,3 34.332 x - E1.272 x F5.1162 6210 x - DH1 x - Favorable Modéré
Matorral à Chêne vert
Arbutus unedo, Asparagus
acutifolius, Aristolochia
pistolochia, Genista scorpius,
Prunus mahaleb, Quercus ilex,
Quercus pubescens, Ruscus
aculeatus
114,9 45.32 F5.1162 - - Favorable Faible
Plantation de conifères
(allochtones) Cedrus atlantica, Pinus sylvestris 24,1 83.312 x 83.311 G3.F2 x G3.F1 - - Favorable Faible
Piste -
4,1
- H5.61 - - - FaiblePARC SOLAIRE DU MATTAS 152
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Illustration Habitat naturel Cortège végétal associé Surface (ha) Code CORINE Biotopes Code EUNIS EUR 28 Autres statuts Etat de conservation Enjeu Zone d’étude
Champs cultivé Triticum, Helianthus annuus 0,5 - I1.13 - - Favorable Faible
- Petit jardin ornemental Salvia rosmarinus 0,03 87 E5.1 - - - Très faible
Marre artificielle - - 89 J5 - - - Très faible
Construction privée - 0,06 - J2.1 - - - NulPARC SOLAIRE DU MATTAS 153
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Figure 77 : Habitats naturels – Classification EUNIS
ZONES HUMIDES
VIII.6.3.1. Délimitation des zones humides au regard du critère de végétation
Les prospections réalisées au regard du critère végétation et habitat, comme le stipule l’arrêté du 24 juin 2008 et du 1er octobre 2009, n’ont pas permis de délimiter de zones humides. En effet, aucun habitat côté « H » ni aucune espèce végétale indicatrice de zone humide ne sont présents au sein de la zone d’étude.
Zones humides au regard du critère végétation Surface (ha)
Zones humides avérées (« H ») 0
Au regard du critère végétation et habitat, aucune zone humide n’a pu être délimitée selon les arrêtés du 24 juin 2008 et du 1er octobre 2009.
Des sondages pédologiques doivent donc être réalisés au niveau des habitats côtés « p » et des habitats non annexés à l’arrêté (notés « - ») pour statuer sur leurs caractères humides.
VIII.6.3.2. Délimitation des zones humides au regard du critère pédologique
Afin de compléter la délimitation des zones humides, une expertise pédologique s’appuyant sur des critères hydrologiques et topographiques a été réalisée.
D’un point de vue géologique, la zone d’étude se trouve entièrement sur des "Calcaires à faciès ""urgonien"" non subdivisés : calcaires à Rudistes, biocalcarénites (oolitiques)" (Carte géologique 1/50 000 vecteur harmonisée, BRGM).
Des sondages ont été réalisés en tenant compte :
- des habitats cotés « p » ou d’autres habitats suscités, jugés potentiellement humides.
- de la topographie, c’est-à-dire les zones les plus basses, les faibles pentes ou la présence de cuvettes topographiques qui pourraient avoir une fonction de rétention des eaux.
Au total, 33 sondages pédologiques ont été réalisés dans les secteurs les plus susceptibles de correspondre à une zone humide. Etant donné la géologie du substrat et solums en présence, deux types de sol ont été identifiés lors de la réalisation des sondages : le rendosol et le calcosol (Baize & Girard, 1995 et 2008).
Rendosol, non caractéristique de zones humides
Descriptif Les rendosols sont des sols peu épais (moins de 35 cm d’épaisseur), reposant sur une roche calcaire très fissurée et riche en carbonates de calcium. Ce sont des sols au pH basique, souvent argileux, caillouteux, très séchants et très perméables (GisSol).
Sondages
concernés
S01 à S16, S19 à S26, S28, S29, S32 et S33
Contexte Sondages réalisés sur l’ensemble de la zone d’étude, là où le calcaire dur et massif n’affleure pas.
Descriptif du
sondage
Sol limoneux brun devenant plus argileux après 0,20m/TN. La présence de calcaire fissuré provoque des refus de tarière manuelle entre 0,10 et 0,30 m/TN.
Aucune trace d’oxydoréduction n’a été observée. La nappe phréatique n’a pas été rencontrée lors de ce sondagePARC SOLAIRE DU MATTAS 154
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Etude d’impact
Habitats
concernés
Chênaie
Sondage n°6, Rendosol, sondage négatif
M. BOUCAUD, 03/04/2023, Fontarèches (30)
Sondage n°31, Calcosol, sondage négatif
M. BOUCAUD, 03/04/2023, Fontarèches (30)
Le sol qui se développe au sein de la zone d’étude ne présente aucune trace d’hydromorphie liée à l’existence de zone humide.
En effet, ce sol peu épais est constitué de limon et de cailloux calcaire le rendant relativement perméable. De plus, les apports en eau du site, qui semble être principalement liés aux précipitations, sont trop faibles pour le développement et le maintien de zones humides.
D’après le critère pédologique, aucune zone humide n’est présente au sein de la zone d’étude.
Calcosol, non caractéristique de zones humides
Descriptif Les calcosols sont des sols moyennement épais à épais (plus de 35 cm d’épaisseur), développés à partir de matériaux calcaires. Ils sont riches
en carbonates de calcium sur toute leur épaisseur, leur pH est donc
basique. Ils sont fréquemment argileux, plus ou moins caillouteux, plus
ou moins séchants, souvent très perméables (GisSol).
Sondages
concernés
S17, S18, S27, S30 et S31
Contexte Sondages réalisés au niveau de dépressions ou dans des secteurs plus bas topographiquement
Descriptif du
sondage
Sol caractérisé par deux horizons distincts. Le premier est limoneux, brun, peu caillouteux et atteint la profondeur de 0,20m/TN. Le second est limono-argileux, brun à brun rouge et plus caillouteux (cailloux
calcaires). Le sondage est généralement stoppé vers les 0,50m/TN par du calcaire fissuré.
Aucune trace d’oxydoréduction n’a été observée. La nappe phréatique n’a pas été rencontrée lors de ce sondage
Habitats
concernés
Jachères, frichesPARC SOLAIRE DU MATTAS 155
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Etude d’impact
Figure 78 : Résultats des sondages pédologiques
VIII.6.3.3. Délimitation finale des zones humides
Ni les inventaires selon les critères végétation et habitat, ni les prospections pédologiques n’ont permis de délimiter de zones humides au sein de l’aire d’étude.
En effet, les conditions environnementales du secteur (topographie, pédologie, hydrographie et hydrogéologie) ne sont pas favorables au développement de zones humides.
Critères de délimitation des zones humides
Surface de zones
humides (ha) dans la
zone d’étude
Zones humides selon les arrêtés ministériels du 24
juin 2008 et du 1er octobre 2009 (végétation ou
pédologie)
0 ha
FLORE
Une liste de 191 espèces avérées a été dressée, et présentée en annexe 3 du VNEI (et en annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).
Aucune espèce à enjeu à minima faible n’a été contactée lors des prospections.
Les espèces avérées appartiennent à plusieurs cortèges floristiques :
- Les boisements de Chêne vert (principal habitat de la zone d’étude) : Ce sont des formations beaucoup plus denses, où la compétition interspécifique est très forte et où seules quelques espèces adaptées à des conditions de faible humidité, de faible luminosité et d’espace très restreint peuvent se maintenir. La strate dominante est constituée d’espèces arborées ou arbustives (selon leur maturité ou selon les conditions stationnelles), ligneuses qui forment des buissons capables d’accéder à la lumière. Ce sont des formations difficilement pénétrables où les herbacées sont souvent les plus rares ; ces dernières s’expriment le plus souvent lorsqu’une trouée est réalisée (artificiellement ou par le passage fréquent d’animaux) à travers la végétation.
Espèce dominante : Quercus ilex – Chêne vert
- Les parcours substeppiques méditerranéens (habitat ponctuellement présent dans la zone d’étude) : Ce sont des formations riches en taxons floristiques, constituées d’espèces stress-tolérantes qui ne supportent pas bien les dégradations, notamment le remaniement des sols. Leur présence témoigne d’une bonne naturalité des milieux et est liée aux activités de gestion et exploitation (lignes électriques), qui ont, jusqu’à présent, faiblement été soumis aux perturbations anthropiques.
Dans ce genre de formations, la dynamique végétale tend à refermer progressivement les espaces disponibles au détriment des espèces les moins compétitrices. Les arbustes ligneux colonisent peu à peu les pelouses, succédés, sur le long terme, par des espèces arborées. Les solutions pour éviter la disparition des pelouses et des espèces qui les caractérisent consistent à faire pâturer du bétail (plutôt des moutons ou des chèvres en milieux xériques) ou à débroussailler mécaniquement. La topographie relativement plane du site, la structure très caillouteuse du sol et la quasi-absence de retenues d’eau (ou dépressions humides) rendent le débroussaillage simple et efficient.
Espèce dominante : Bromopsis erecta – Brome érigéPARC SOLAIRE DU MATTAS 156
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- Les garrigues à Chêne kermès (habitat très faiblement représenté dans la zone d’étude) : Les formations arbustives à Chêne kermès sont le plus souvent très denses et difficilement pénétrables. La garrigue à Chêne kermès en tant que telle est une formation quasi mono- spécifique. Le plus souvent elle est présente en patch avec d’autres types de garrigues (à Ciste, à Romarin, etc.) où la végétation est généralement systématiquement ligneuse et dense. Il s’agit d’un stade transitionnel entre les pelouses xérophiles (strates herbacées) et les boisements méditerranéens (strate arborée). Dans ces formations végétales, la strate herbacée s’exprime de moins en moins car progressivement remplacée par des espèces broussailleuses (les espèces herbacées sont souvent moins compétitives que les espèces arbustives ligneuses) ; on y retrouvera, par conséquent, une diversité taxonomique plus faible.
Espèce dominante : Quercus coccifera – Chêne kermès
VIII.6.4.1. Espèces à enjeu zone d’étude fort
Espèces avérées ou fortement potentielles
Aucune espèce à enjeu zone d’étude fort n’a été avérée ou n’est jugée fortement potentielle dans la zone d’étude.
Espèces non contactées malgré des prospections ciblées
Cynoglosse à pustules (Cynoglossum pustulatum) ; Sans statut
Les recherches bibliographiques menées autour de cette espèce localisent la population principale entre Montpellier et Nîmes. Une autre population est présente dans les espaces semi-naturels du nord de Carpentras (http://flore.silene.eu). Le Cynoglosse à pustules affectionne les dalles et pentes rocheuses qui jouxtent les pelouses xérophiles méditerranéennes Bien que des recherches ciblées aient été organisées, aucun individu de cette espèce n’a été avéré au cours des différentes années de prospections. Elle est par conséquent considérée comme absente de la zone d’étude.
Ophrys de Bertoloni (Ophrys bertolonii) ; Protection nationale
Espèce principalement présente entre Martigues et Menton mais également, de façon plus sporadique, dans le Gard, aux alentours de Nîmes. Elle s’exprime au sein des pelouses sèches, des pinèdes claires, voire, des friches ; et d’une manière plus générale dans les milieux rocailleux et écorchés. La zone d’étude présente des caractéristiques favorables à sa présence mais les prospections ciblées n’ont pas permis de l’observer. Elle est considérée comme absente de la zone d’étude.
Pivoine officinale (Paeonia officinalis) ; Protection nationale
Les informations bibliographiques acquises, sur cette espèce, renseignent une aire de répartition allant de l’est de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur à l’ouest de la région Languedoc-Roussillon (http://flore.silene.eu). Cette espèce se recherche au sein de bois-clairs, de clairières et de lisières forestières, présente le plus souvent à l’intérieur des terres, en climat méditerranéen. Des recherchées ciblées ont été organisées pour cette espèce mais aucun individu n’a été avéré au cours des différentes années de prospections, elle est donc considérée comme absente de la zone d’étude.
VIII.6.4.2. Espèces à enjeu zone d’étude modéré
Espèces avérées ou fortement potentielles
Aucune espèce à enjeu zone d’étude modéré n’a été avérée ou n’est jugée fortement potentielle dans la zone d’étude.
Espèce non contactée malgré des prospections ciblées
Orchis à trois dents (Neotinea tridentata) ; Sans statut
Selon les informations bibliographiques obtenues, l’aire de répartition de cette espèce se concentre principalement entre Marseille et Menton (et au-delà) où elle apparaît notamment au sein des chênaies pubescentes, des châtaigneraies, des pinèdes claires ainsi que les pelouses sèches et leurs lisières. En moindre proportions, l’espèce apparaît dans les mêmes formations végétales au sud de Gap, autour d’Avignon jusqu’à Alès. Les milieux présents sur la zone d’étude sont moyennement favorables, l’espèce n’y a pas été observée. Elle est, par conséquent, considérée comme absente sur la zone d’étude.
Herbe du mont Serrat (Thymelaea sanamunda) ; Sans statut
Selon les informations bibliographiques obtenues, l’aire de répartition des principales populations de cette espèce se trouve sur le pourtour méditerranéen, entre Perpignan et Nîmes puis entre Marseille et Nice. C’est une espèce qui apprécie les pelouses sèches calcaires, milieu que l’on rencontre sur la zone d’étude. Cette espèce avait été observé en 2014 sur site, dans un secteur qui s’est aujourd’hui grandement refermé. Malgré les prospections ciblées sur l’ensemble de la zone d’étude, l’espèce n’a pas été recontactée.
VIII.6.4.3. Espèces végétales exotique envahissantes
Aucune espèce végétale exotique envahissante n’a été relevée au sein de la zone d’étude.PARC SOLAIRE DU MATTAS 157
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Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
INVERTEBRES
Une liste de 229 espèces avérées a été dressée, et présentée en Erreur ! Source du renvoi introuvable. du VNEI (et en annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).
4 espèces à enjeu modéré avaient été recensées au cours des prospections antérieures (2009-2014) : Damier de la Succise*, Proserpine*, Diane* et Nacré de la Filipendule (cf. annexe 9 du VNEI et annexe 2 de l’étude d’impact « annexes de l’étude écologique »).
Le principal cortège retrouvé dans la zone d’étude, se compose d’espèces inféodées aux milieux ouverts et semi-arbustifs thermophiles caractéristiques des pelouses et garrigues du Languedoc. De nombreuses espèces à enjeu zone d’étude (EZE) élevé ont été avérées en 2018 et/ou en 2023 comme l’Hespérie de la Ballote (EZE fort, espèce menacée classée « VU » sur la liste rouge nationale), la Proserpine* (protégée), la Diane* (protégée), le Damier de la Succise provençal* (à EZE fort, protégée), la Magicienne dentelée* (EZE modéré, protégée), l’Hespérie de l’Epiaire, l’Hespérie du Marrube, la Zygène de la Badasse et la Punaise Tholagmus flavolineatus.
Aux espèces des milieux ouverts et semi-ouverts, s’ajoute un cortège d’espèces liées aux milieux forestiers. Il s’agit du Cerambyx miles Bonelli (Cerambyx miles) à EZE modéré avéré en 2018, du Grand Capricorne* (Cerambyx cerdo), espèce protégée à EZE faible et du Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) avérés en 2023. Ces espèces nécessitent la présence de vieux arbres (chênes pour les Cerambyx sp et de vieilles souches de feuillus pour le Lucane)
Nous pouvons également noter le recensement en 2023 de la Zygène cendrée* (Zygaena rhadamanthus), espèce protégée à EZE modéré fréquentant les milieux ouverts xériques pourvus de badasse, de l’Ascalaphe moucheté (Puer maculatus), espèce à EZE fort fréquentant les pelouses à graminées et du Branchipe de Schaeffer (Branchipus schaefferi) à EZE fort, vivant dans les petites pièces d’eau temporaires à fond argileux.
La zone d’étude représente un patch relictuel d’habitats diversifiés. Ainsi, cette zone d’étude présente un intérêt important pour la conservation de l’entomofaune à une échelle supra communale.
NB : dans la suite du rapport, les espèces n’ayant pas été revues depuis 2018 seront traitées comme espèces fortement potentielles, seules les espèces vues en 2018 ou avant et revues en 2023 seront traitées comme avérées.
Tableau 35 : Espèces d’invertébrés avérées ou jugées fortement potentielles au sein de la zone d’étude
Espèce Habitats d’espèce
Dernière
année de
contact de
l’espèce
Enjeu local
de
conservation
Importance de
la zone d’étude
Enjeu zone
d’étude
-Ascalaphe
moucheté
-Puer maculatus
-Pelouses
sèches
ouvertes
-2023 -Fort -Forte -Fort
-Branchipe de
Schaeffer
-Branchipus
schaefferi
-Mares
temporaires
cynégétiques
et ornières à
fond argileux
-2023 -Fort -Forte -Fort
-Damier de la
Succise
provençal*
-Euphydryas
aurinia provincialis
-Pelouses
sèches
ouvertes ;
chenilles sur
Céphalaire
blanche
-2023 -Fort -Forte -Fort
Espèce Habitats d’espèce
Dernière
année de
contact de
l’espèce
Enjeu local
de
conservation
Importance de
la zone d’étude
Enjeu zone
d’étude
-Hespérie de la
Ballote
-Muschampia
baeticus
-Pelouses
sèches
ouvertes ;
chenilles sur
Marrube
commun
-2018 -Fort -Forte -Fort
-Thècla de
l’Arbousier
-Callophrys avis
-Lisières,
milieux semi-
ouverts
(mosaïques
de chênes et
arbousiers
avec
garrigues et
pelouses) ;
chenilles sur
Arbousiers
-- -Fort -Fort -Fort
-Diane*
-Zerynthia
polyxena
-Prairies
humides,
lisière
forestière;
chenilles sur
Aristoloche à
feuilles
rondes
-2023 -Modéré -Forte -Modéré
-Zygène
cendrée*
-Zygaena
rhadamanthus
-Garrigues,
pelouses
sèches
ouvertes,
bord de
chemins et
lisières
forestières;
chenilles sur
Badasse
-2023 -Modéré -Modérée -Modéré
-Zygène de la
Badasse
-Zygaena
lavandulae
-Garrigues,
pelouses
sèches
ouvertes,
bord de
chemins et
lisières
forestières;
chenilles sur
Badasse
-2023 -Modéré -Modérée -Modéré
-Proserpine*
-Zerynthia rumina
-Garrigues,
pelouses
sèches
ouvertes,
bord de
chemins et
lisières
forestières;
-2018 -Modéré -Forte -ModéréPARC SOLAIRE DU MATTAS 158
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Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Espèce Habitats d’espèce
Dernière
année de
contact de
l’espèce
Enjeu local
de
conservation
Importance de
la zone d’étude
Enjeu zone
d’étude
chenilles sur
Aristoloche
pistoloche
-Magicienne
dentelée*
-Saga pedo
-Garrigues,
pelouses
sèches
ouvertes,
bord de
chemins,
friches
-2018 -Modéré -Modérée -Modéré
-Hespérie du
Marrube
-Muschampia
floccifera
-Pelouses
sèches
ouvertes ;
-2018 -Modéré -Modérée -Modéré
-Hespérie de
l'Épiaire
-Muschampia
lavatherae
-Pelouses
sèches
ouvertes ;
-2018 -Modéré -Modérée -Modéré
-Ecaille fasciée
-Arctia tigrina
-Milieux
ouverts et
semi-
ouverts ;
Chenilles
polyphages
-2018 -Modéré -Modérée -Modéré
-Tholagmus
flavolineatus
-Pelouses
sèches, bords
des chemins,
friches et
garrigue
-2018 -Modéré -Modérée -Modéré
-Paon de nuit
austral
-Saturnia
pavoniella
-Garrigues,
lisières
forestières
-2018 -Modéré -Modérée -Modéré
-Cerambyx miles
Bonelli
-
-Chênes
sénescents
isolés ou en
boisement
-2018 -Modéré -Modérée -Modéré
-Nacré de la
Filipendule
-Brenthis hecate
-Garrigues,
pelouses
sèches
ouvertes,
bord de
chemins et
lisières
forestières;
chenilles sur
Filipendule
-2009 -Modéré -Modérée -Modéré
-Lucane cerf-
volant
-Lucanus cervus
-Boisements
sénescents -2023 -Faible -Faible -Faible
Espèce Habitats d’espèce
Dernière
année de
contact de
l’espèce
Enjeu local
de
conservation
Importance de
la zone d’étude
Enjeu zone
d’étude
-Grand
Capricorne*
-Cerambyx cerdo
-Chênes
sénescents
isolés ou en
boisement
-2023 -Faible -Faible -Faible
-Nymphale de
l'Arbousier
Charaxes jasius
-Boisements ;
plante-hôte
de la
chenille :
Arbousier
-2023 -Faible -Faible -Faible
-Sésie de
l'Epiaire
Chamaesphecia
mysiniformis
-Garrigues,
Pelouses
sèches ;
chenille sur
Stachys sp,
Marrube et
ballote
-2023 -Faible -Faible -Faible
-Ascalaphe loriot
-Libelloides
ictericus
-Pelouses
sèches,
friches,
garrigues
-2023 -Faible -Faible -Faible
-Grand
Fourmilion
-Palpares
libelluloides
-Pelouses
sèches,
friches,
garrigues
-2023 -Faible -Faible -Faible
Argiope lobée
Argiope lobata
-Pelouses
sèches,
friches,
garrigues
-2023 -Faible -Faible -Faible
*Espèce protégée
Espèce avérée
Espèce
fortement
potentielle
VIII.6.5.1. Espèces à enjeu local de conservation fort
Espèce avérée
Ascalaphe moucheté (Puer maculatus Olivier, 1789)PARC SOLAIRE DU MATTAS 159
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Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Protection Franc e -
L.CHASTEL, 22/06/2023,
Fontarèches, in situ (30)
Liste rouge nat. Franc e - OCC -
Autre(s) statut (s) -
Répartition
mondiale
France
Répartition
française
Départements de la frange littorale
méditerranéenne
Habitats d’espèce,
écologie
Milieux ouverts xéro-thermophiles ras :
prairies de fauches, coussouls, plaines
steppiques etc.
Menaces Destruction, altération de son habitat
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
L’espèce connue des Pyrénées orientales au Var est toujours
rare et jamais abondantes. Une seule observation datant de
2015 est connue dans le Gard, au nord ouest d’Uzès (INPN,
GBIF).
Dans la zone d’étude :
2 individus ont été contactés dans les zones d’OLD de la zone
d’étude. Ces milieux étant très favorables à l’espèce, l’espèce
est jugée reproductrice dans la zone d’étude. Ces milieux
ouverts bordés de buissons et avec du sol rocailleux sont
indispensables au maintien de cette espèce localement.
Ainsi la zone d’étude est jugée fortement importante pour
l’Ascalaphe moucheté.
Répartition française et
abondance
Enjeu local de
conservation
Importance de la zone
d’étude
Fort Forte
Branchipe de Schaeffer (Branchipus schaefferi Fischer von Waldheim, 1834)
Protection Fran ce -
Liste rouge nat. Fran ce NT PACA -
Autre(s) statut (s) Déterminante ZNIEFF Midi- Pyrénées
Répartition
mondiale
Europe, bassin méditerranéen (Afrique
du Nord, Asie).
Répartition
française
Localisée et rare. Les populations les
plus importantes se situent dans les
Bouches-du-Rhône. L’espèce à été
découverte dans le Var en 2002.
M.BOUCAUD, 03/04/2023,
Fontarèches, in situ, (30)
Habitats
d’espèce,
écologie
Mares temporaires, flaques sur chemin,
ornières (cycle de vie court, de 15 jours à
1 mois environ).
Menaces Destruction et altération des habitats
(agriculture intensive, urbanisation) ;
Fragmentation des habitats,
comblement des dépressions
argileuses.
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
Le Gard présente des populations éparses et peu
abondantes. Il existe un petit noyau de population au nord
de Lussan (Ouest de Fontarèches). Ces crustacés ont un
cycle de vi très spécifique, adapté aux conditions aléatoires
des régimes de pluie méditerranéens. L’éclosion des œufs
se fait rapidement après la remise en eau des dépressions.
Le développement larvaire est rapide afin que les adultes
puissent pondre leurs œufs au moment de l’assec. Les œufs
sont très résistants à l’assec (kyste de résistance) et sortent
de dormance uniquement si les conditions leur sont
favorables (eau, température). Leur dispersion est aléatoire
elle aussi, anémochore, zoochore ou anthropochore (pneus
des véhicules). Les populations sont de fait généralement
isolées.
Dans la zone d’étude :
Un individu porteur d’œufs a été observé dans une mare
temporaire dans le sud de la zone d’étude (bauge artificielle
pour les sangliers). Seules les mares cynégétiques à fond
argileux de la zone d’étude peuvent permettre à l’espèce de
se reproduire.
Bien que la zone géographique dans laquelle s’inscrit la
zone d’étude puisse être riche en flaques, ornières et autres
mares cynégétiques, la zone d’étude présente une
importance forte en raison de la stochasticité des remises en
eau et surtout des pressions anthropiques pesant sur les
habitats de cette espèce.
Répartition française et
abondance
Enjeu local de
conservation
Importance de la zone
d’étude
Fort Forte
Damier de la Succise (Euphydryas aurinia ssp. provincialis Rottemburg, 1775)
Protection Franc e PN 3PARC SOLAIRE DU MATTAS 160
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Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Liste rouge Franc e LC LR -
L.VALLEJO, 05/05/2023,
Fontarèches, in situ (30)
Autre(s) statut (s) DH2 – BE2 – Déterminante ZNIEFF LR
Répartition
mondiale
De l’Europe à l’Asie tempérée ainsi qu’au
Maghreb
Répartition
française
Présent sur l’ensemble du territoire mais
reste localisé.
Habitats d’espèce,
écologie
Cette sous-espèce affectionne les milieux
xériques (pelouses et lisières ensoleillées
Plante-hôte : Céphalaire blanche
principalement
Menaces Actuellement, cette sous-espèce ne
semble pas menacée
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
L’espèce apparait assez abondante mais localisé dans le
secteur d’études. Des données sont connues sur les
communes de Belvézet et Serviers-et-Labaume (CEN LR.,
2018).
Dans la zone d’étude :
De nombreux individus (chenilles, nids communautaires et
imagos) ont été pointés dans la zone d’étude sur de
nombreux pieds de Céphalaire blanche (plante-hôte) qui ont
été repérés dans les parties les plus ouvertes de la zone
d’étude.
Au vu de l’effectif contacté en 2023 (nombreux nids
communautaires notamment), et bien que l’espèce soit bien
représentée localement, la zone d’étude présente une
importance forte pour l’espèce.
Répartition française et
abondance
Enjeu local de
conservation
Importance de la zone
d’étude
Fort Forte
Espèces fortement potentielles
Hespérie de la Ballote (Carcharodus baeticus Rambur, 1839)
Protection
S. MALATY, 03/10/2014, Istres (13)
Liste rouge Franc e VU LR -
Autre(s) statut (s) Déterminant ZNIEFF LR
Répartition
mondiale
Sud de l’Europe (Espagne, France,
Italie)
Répartition
française
Rare et localisée sur la façade
méditerranéenne et dans la vallée du
Rhône.
Habitats d’espèce,
écologie
Prairies et pelouses xériques souvent
pâturés par les ovins ; Plantes-hôtes
principales : Marrube commun et Ballote
fétide
Menaces Fermeture des milieux, abandon du
pastoralisme et urbanisation
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
Espèce rare et très localisée. L’Hespérie de la Ballote est en
déclin en France (classé « VU » sur la liste rouge nationale),
d’autant plus en région Languedoc-Roussillon (à notre
connaissance, moins de 15 observations connues depuis 2000
dans le département du Gard) (CEN LR., 2018 ; LPO LR.,
2018 ; GARD NATURE., 2006).
Dans la zone d’étude :
2 chenilles ont été trouvées sur une friche à Marrube commun
(plante-hôte) en 2018. Sur l’ensemble des passages, aucun
imago n’a été trouvé ce qui prouve que la recherche de
chenilles est la méthode la plus efficace pour attester de la
présence/absence de l’espèce sur un site donné.
Il convient également de préciser que la recherche a été
stoppée lors de la découverte de ces chenilles afin de ne
pas nuire au reste des individus potentiels (destruction des
abris larvaires). Du fait du contexte géographique et les
massifs forestiers environnant, la zone d’étude présente
une importance forte pour le maintien de l’espèce au
niveau local.
Répartition française et
abondance
Enjeu local de
conservation
Importance de la zone
d’étude
Fort Forte
Thécla de l’Arbousier (Callophrys avis Chapman, 1909)
Protection Franc e -
Liste rouge Franc e LC OCC L CPARC SOLAIRE DU MATTAS 161
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Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Autre(s) statut (s) Déterminante ZNIEFF LR
S. MALATY, 20/04/2016, Saint
Laurent la Vernède (30)
Répartition
mondiale
Sud de l’Europe et Maghreb
Répartition
française
Rare et localisée sur la façade
méditerranéenne
Habitats
d’espèce,
écologie
Maquis et garrigues à Arbousier, dans
les endroits buissonneux et chauds à
basse altitude ; Plante-hôte : Arbutus
unedo, Coriaria myrtifolia
Menaces Aménagement du littoral,
urbanisation
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
L’espèce est bien connue du secteur d’étude avec des
pointages récents (> 2010) à moins de 4 km sur la
commune de Vallabrix (CEN LR, 2018), et sur les
communes de Saint-Laurent-la-Vernède (base de données
ECO-MED, 2018), Saint-Quentin-la-Poterie (CEN LR, 2018 ;
GARD NATURE, 2006) et Cavillargues (CEN LR, 2018).
Dans la zone d’étude :
L’espèce a été activement recherchée lors du premier
passage printanier mais sans succès. Les prospections
menées antérieurement étaient soit trop précoces (18
mars) soit trop tardives (13 mai) pour contacter l’espèce.
2 passages en avril 2023 ont été réalisés, sans contacter
l’espèce.
Cependant, au regard des habitats et de la présence de
nombreux patchs d’arbousiers dans la zone sud, de la taille
relativement grande de la zone d’étude et de la discrétion
relative de l’espèce (mimétisme, généralement faibles
déplacements et faibles effectifs), l’espèce a pu passer
inaperçue.
La présence de la Thécla de l’Arbousier reste donc très
fortement potentielle dans le sud de la zone d’étude.
Répartition française et
abondance
Importance de la zone
d’étude
Enjeu local de
conservation
Forte Fort
VIII.6.5.2. Espèces à enjeu local de conservation modéré
Espèces avérées
Diane (Zerynthia polyxena Denis & Schiffermüller, 1775)
Protection Franc e PN 2
S. MALATY, 22/04/2016, Sorgues
(84)
Liste rouge Franc e LC LR -
Autre(s) statut (s) DH4 – BE2 – Déterminante ZNIEFF LR
Répartition
mondiale
France à l’Asie mineure par le sud de
l’Europe
Répartition
française
Bordure et arrière-pays méditerranéen ;
Localisée mais assez abondante
Habitats d’espèce,
écologie
Prairies, pelouses, landes ouvertes,
avec une préférence pour les endroits un
peu humides (bordure de fossé, canaux,
etc.) jusqu’à 1 500m ; Plante-hôte
principale : Aristoloche à feuilles rondes
mais aussi plus rarement Aristoloche
pistoloche et Aristoloche clématite.
Menaces Urbanisation
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
L’espèce est bien représentée dans le secteur d’étude
notamment avec de nombreuses données sur entre autres les
communes de Fontarèches, La Bastide-d’Engras, Saint-
Laurent-la-Vernède et Belvézet (CEN LR, 2018).
Dans la zone d’étude :
Comme pour la Proserpine, une très grosse population peuple
la zone d’étude en raison de la présence de nombreux habitats
ouverts et surtout de la forte abondance d’Aristoloche
pistoloche mais également d’Aristoloche à feuilles rondes.
L’espèce fréquente également l’ensemble des habitats
ouverts de la zone d’étude ce qui lui permet de réaliser la
totalité de son cycle vital. L’importance de la zone d’étude
est jugée modérée pour cette espèce en raison d’une
fréquence relative assez modérée de son habitat.
Répartition française et
abondance
Enjeu local de
conservation
Importance de la zone
d’étude
Modéré Modérée
Zygène cendrée (Zygaena rhadamanthus (Esper, [1789]))PARC SOLAIRE DU MATTAS 162
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
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Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Protection Franc e NI3 (protection nationale individus)
L.VALLEJO, 09/05/2023,
Fontarèches, in situ (30)
Liste rouge nat. Franc e - OCC N T
Autre(s) statut (s) Remarquable ZNIEFF LR -- PNA
Répartition
mondiale
Sud-ouest de l’Europe
Répartition
française
Pourtour méditerranéen ainsi que
dans la vallée du Rhône et dans les
Alpes
Habitats
d’espèce,
écologie
Localisée et peu commune, l’espèce
affectionne les milieux ouverts
thermophiles tel que les pelouses
sèches ou les garrigues ouvertes où
se développe sa plante-hôte
principale, la Badasse (Dorycnium
pentaphyllum).
Menaces Urbanisation
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
L’espèce est connue de Lussan, Belvézet et Vallérargues
avec des données de 2009, 2013 et 2014 (source INPN,
GBIF). Toutefois le secteur géographique compris entre
Bagnols/Cèze-Alès-Remoulins ne présente que des
stations éparses avec des effectifs très faibles.
Dans la zone d’étude :
1 individu a été observé en 2023 dans la zone d’étude, dans
un secteur de coupe d’entretien sous la ligne haute
tension, formant une mosaïque de garrigues et pelouses,
pourvue de nombreuses badasses. L’espèce semble
pouvoir utiliser cette zone pour l’ensemble de son cycle
vital. Bien que l’on n’ait contacté qu’un seul individu, et
sachant que la Zygène cendrée ne constitue pas de fortes
populations dans ce secteur géographique, la zone d’étude
présente une importance modérée.
Enjeu local de
conservation
Importance de la zone
d’étude
Modéré Modérée
Répartition française et
abondance
Zygène de la Badasse (Zygaena lavandulae (Esper, [1783]))
Protection Franc e - Région -
Liste rouge Franc e - LR -
S. MALATY, 04/05/2015, Istres (13)
Autre(s) statut (s) -
Répartition
mondiale
Sud-ouest de l’Europe
Répartition
française
Pourtour méditerranéen ainsi que dans
la vallée du Rhône et dans les Alpes
Habitats d’espèce,
écologie
Localisée et peu commune, l’espèce
affectionne les milieux ouverts
thermophiles tel que les pelouses
sèches ou les garrigues ouvertes où se
développe sa plante-hôte, la Badasse
(Dorycnium pentaphyllum).
Menaces -
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
Espèce bien représentée et assez abondante dans le secteur
d’études avec des données existantes sur les communes de
Fontarèches, Saint-Laurent-la-Vernède, Vallérargues etc.
(CEN LR., 2018).
Dans la zone d’étude :
5 individus ont été observés en 2023, dans la bande DFCI
au sud de la zone d’étude ainsi que dans les OLD. Il s’agit
d’un secteur riche en Badasse (plante-hôte de la Zygène)
située au sud de la zone d’étude. De ce fait, le papillon peut
réaliser l’ensemble de son cycle biologique. La zone
d’étude revêt ainsi une importance modérée vis-à-vis de la
Zygène de la Badasse.
Enjeu local de
conservation
Importance de la zone
d’étude
Modéré Modérée
Répartition française et
abondance
Espèces fortement potentielles
Proserpine (Zerynthia rumina Linné, 1758)
Protection Franc e PN 3
Liste rouge Franc e LC LR -
Autre(s) statut (s) Déterminante ZNIEFF LR
Répartition
mondiale
Sud-ouest de l’Europe, MaghrebPARC SOLAIRE DU MATTAS 163
Dossier ARCA2e n°E.2018_024
Version n°1.2
PARC SOLAIRE DU MATTAS
Commune de Fontarèches (30)
Février 2024
Etude d’impact
Répartition
française
Bordure et arrière-pays méditerranéen ;
localisée mais assez abondante
S. MALATY, 24/04/2015, Nimes
(30),
Habitats d’espèce,
écologie
Garrigues et maquis ouverts jusqu’à
1500m ; Plante-hôte principale :
Aristoloche pistoloche
Menaces Urbanisation, enrésinement
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
L’espèce est assez bien représentée dans le secteur d’étude
notamment avec des données sur les communes de
Fontarèches, La Bastide-d’Engras et Saint-Laurent-la-Vernède
(CEN LR., 2018).
Dans la zone d’étude :
Une très grosse population peuplait la zone d’étude en 2018 en
raison de la présence de nombreux habitats ouverts et surtout
de la forte abondance d’Aristoloche pistoloche. Cependant,
aucun individu n’a été vu en 2023, malgré des prospections en
avril et en mai au moment des pics d’émergence et de
développement larvaire.
L’espèce reste potentiellement présente sur l’ensemble des
habitats ouverts de la zone d’étude où elle peut réaliser son
cycle biologique complet, indispensable au maintien de la
population locale.
Répartition française et
abondance
Enjeu local de
conservation
Importance de la zone
d’étude
Modéré Modérée
Magicienne dentelée (Saga pedo Pallas, 1771)
Protection Franc e PN 2
S. MALATY, 02/06/2015, Nimes (30)
Liste rouge nat. Franc e LR 3 LR -
Autre(s) statut (s) DH4 – BE2 – Déterminante ZNIEFF LR
Répartition
mondiale
Sud de l’Europe
Répartition
française
Présente sur le pourtour méditerranéen
ainsi que dans l’arrière-pays jusque dans
le sud de l’Ardèche et de la Drome.
Assez répandue mais toutefois localisée
et peu abondante.
Habitats d’espèce,
écologie
Milieux ouverts arbustifs xériques
(garrigues, friches arbustives,
fructiçaies, etc.).
Menaces Urbanisation, fermeture du milieu
Contexte local
Dans le secteur d’étude :
L’espèce apparait comme assez présente mais toujours de
manière localisée dans le secteur d’étude. A notre
connaissances les données les plus proches se situent sur les
communes de Saint-Quentin-la-Poterie et Belvézet (CEN LR,
2018 ; ONEM, 2018).
Dans la zone d’étude :
2 individus ont été trouvés proches au centre-ouest de la zone
d’étude lors de la nuit du 31 juillet 2018.
Aucun autre individu n’a été observé lors des différentes
prospections diurnes de 2023 ni lors des différents passages
des autres experts. De même aucun individu n’avait été
observé lors des précédents passages en 2014 et 2009.
Cela démontre la très grande discrétion de l’espèce de par son
mimétisme et ses mœurs discrètes et/ou une faible population
de la Magicienne dentelée dans la zone d’étude. Les habitats
naturels les plus favorables à sa présence sont les pelouses.
Répartition française et
abondance
Enjeu local de
conservation
Importance de la zone
d’étude
Modéré Modérée
Hespérie de l’Epiaire (Carcharodus lavatherae Esper, 1783)
Protection
O.VELLOT, 23/05/2018,
Fontarèches (30)
Liste rouge Franc e NT LR -
Autre(s) statut (s) Déterminante ZNIEFF LR
Répartition
mondiale
Sud de l’Europe jusqu’en Asie mineure
et Maghreb
Répartition
française
Pourtour méditerranéen ainsi que massif
des Alpes et des Pyrénées
Habitats d’espèce,
écologie
Pelouses et prairies dans des biotopes
chauds et souvent secs jusqu’à 2200m
dans les Pyrénées ; Plante-hôte
principale : Epiaire droite
Menaces -