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Acte - Chambre regionale des comptes Rapport dobservations definitives Communaute de communes du Pays flechois
Document publié le Jeudi 10 juin 2021 par la commune de Flèche.
Lien du pdf (Acte - Chambre regionale des comptes Rapport dobservations definitives Communaute de communes du Pays flechois)
Thèmes du document : Investissement et développement économique, Aménagement du territoire, Budget,
25, rue Paul Bellamy B.P. 14119 - 44041 Nantes Cedex 01 - www.ccomptes.fr
Le 10 juin 2021
Le président
à
Madame Nadine Grelet-Certenais
Présidente de la communauté de
communes du Pays fléchois
Espace Pierre Mendès-France
72205 La Flèche Cedex
Dossier suivi par : Patricia ABEL, greffière de section
Tel : 02 40 20 71 24
patricia.abel@crtc.ccomptes.fr
sylvie.bayon@crtc.ccomptes.fr (greffière)
Réf. : ROD 2021-215
P.J. : 1 rapport
Objet : notification du rapport d’observations
définitives
Envoi dématérialisé avec accusé de réception (Article R. 241-9
du code des juridictions financières)
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le rapport comportant les observations définitives de la chambre sur la gestion de la communauté de communes du Pays fléchois, concernant les exercices 2015 et suivants, ainsi que votre réponse.
Je vous rappelle que ce document revêt un caractère confidentiel qu’il vous appartient de protéger jusqu’à sa communication à votre conseil communautaire. Il conviendra de l’inscrire à l’ordre du jour de sa plus proche réunion, au cours de laquelle il donnera lieu à débat. Dans cette perspective, le rapport est joint à la convocation adressée à chacun de ses membres.
Dès la tenue de cette réunion, ce document pourra être publié et communiqué aux tiers en faisant la demande, dans les conditions fixées par le code des relations entre le public et l’administration.
En application de l’article R. 243-14 du code des juridictions financières, je vous demande d’informer le greffe de la date de la plus proche réunion de votre conseil communautaire et de lui communiquer en temps utile copie de son ordre du jour.
Conformément à l’article L. 243-8 du code précité, le présent rapport d’observations définitives sera transmis par la chambre, dès sa présentation à votre assemblée délibérante, aux maires des communes membres, qui inscriront son examen à l’ordre du jour du plus proche conseil municipal.
Par ailleurs je vous précise qu’en application des dispositions de l’article R. 243-17 du code précité, le rapport d’observations est transmis au préfet ainsi qu’au directeur départemental des finances publiques.
CRC Pays-de-la-Loire
KPL GD210897 KJF
10/06/20212 / 2
Enfin, j’appelle votre attention sur le fait que l’article L. 243-9 du code des juridictions financières dispose que « dans un délai d'un an à compter de la présentation du rapport d'observations définitives à l'assemblée délibérante, l’ordonnateur de la collectivité territoriale ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre présente, dans un rapport devant cette même assemblée, les actions qu'il a entreprises à la suite des observations de la chambre régionale des comptes ».
Il retient ensuite que « ce rapport est communiqué à la chambre régionale des comptes, qui fait une synthèse annuelle des rapports qui lui sont communiqués. Cette synthèse est présentée par le président de la chambre régionale des comptes devant la conférence territoriale de l'action publique. Chaque chambre régionale des comptes transmet cette synthèse à la Cour des comptes en vue de la présentation prescrite à l'article L. 143-9 ».
Dans ce cadre, vous voudrez bien notamment préciser les suites que vous aurez pu donner aux recommandations qui sont formulées dans le rapport d’observations, en les assortissant des justifications qu’il vous paraîtra utile25 rue Paul Bellamy BP. 14119 – 44041 Nantes Cedex 01 www.ccomptes.fr
Le présent document, qui a fait l’objet d’une contradiction avec les destinataires concernés, a été délibéré par la chambre le 13 avril 2021.
RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
ET SA REPONSE
COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU
PAYS FLÉCHOIS
(Département de la Sarthe)
Exercices 2015 et suivantsCOMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
1
TABLE DES MATIÈRES
SYNTHÈSE ............................................................................................................................... 3
RECOMMANDATIONS ........................................................................................................... 6
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 7
1 LES MUTUALISATIONS AVEC LES COMMUNES MEMBRES ................................... 9
2 L’EXERCICE DES COMPÉTENCES ET LES RELATIONS AVEC LES COMMUNES MEMBRES ................................................................................................. 10
2.1 L’exercice des compétences de la communauté de communes .................................... 10 2.1.1 Les statuts ....................................................................................................................... 10 2.1.2 La répartition fonctionnelle des dépenses ....................................................................... 11 2.1.3 La transparence ............................................................................................................... 12 2.1.4 Transferts de compétences et projet communautaire ...................................................... 12
2.2 Exercice et transferts de compétences et relations avec les communes membres ........ 13 2.2.1 Transferts de compétences et transferts d’équipements.................................................. 13 2.2.2 Transferts de compétences et transferts de charges ........................................................ 14
3 LES RELATIONS FINANCIÈRES ENTRE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES ET LES COMMUNES MEMBRES ................................................................................... 14
3.3 L’attribution de compensation ...................................................................................... 16 3.4 Le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) : ......................................................................................................................... 16
4 LA QUALITE DE L’INFORMATION FINANCIÈRE ET LA FIABILITÉ DES COMPTES ........................................................................................................................... 17
5 LA SITUATION ET LES PERSPECTIVES FINANCIERES ........................................... 31
5.1 Les charges de gestion .................................................................................................. 31 5.2 Les produits de gestion ................................................................................................. 32 5.3 La formation de l’autofinancement du budget principal............................................... 33 5.4 L’investissement et son financement ............................................................................ 33 5.5 L’endettement ............................................................................................................... 34
6 LE PILOTAGE DE L’INVESTISSEMENT – ENQUÊTE NATIONALE DES JURIDICTIONS FINANCIÉRES ....................................................................................... 35 6.1.2 Le cadre organisationnel ................................................................................................. 37 6.1.3 Évaluation du besoin et décision d’investissement ......................................................... 37 6.1.4 Décision d’investir et contrainte financière .................................................................... 37 6.1.5 Décision d’investir et cycle électoral .............................................................................. 38
6.2 Les axes prioritaires d’investissement .......................................................................... 38 6.2.1 Les domaines prioritaires ................................................................................................ 38 6.2.2 La répartition entretien-renouvellement/opérations nouvelles ....................................... 39
6.3 Les acteurs extra-communaux ...................................................................................... 42 6.4 Le mode de pilotage ...................................................................................................... 42 6.4.1 Pilotage et acteurs tiers ................................................................................................... 42RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
2
6.4.2 Pilotage financier ............................................................................................................ 42 6.4.3 Pilotage budgétaire ......................................................................................................... 43
6.5 Investissement et démarche d’évaluation ..................................................................... 43
7 COVID-19 : GESTION ET IMPACT DE LA CRISE SANITAIRE (PREMIER CONFINEMENT) ............................................................................................................... 43
7.1 Crise sanitaire et organisation interne des services ....................................................... 43 7.2 Les actions conduites .................................................................................................... 44 7.2.1 Dans le domaine sanitaire ............................................................................................... 44 7.2.2 Dans le domaine socio-économique ............................................................................... 44 7.2.3 L’impact financier .......................................................................................................... 44
7.3 Le plan de relance ......................................................................................................... 44COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
3
SYNTHÈSE
La chambre régionale des comptes Pays de la Loire a contrôlé les comptes et la gestion de la communauté de communes du Pays fléchois à compter de l’exercice 2015.
Une communauté au fonctionnement asymétrique dont le projet de territoire reste à construire
La communauté de communes du Pays fléchois est marquée par une asymétrie de fonctionnement : si de nombreux services sont mutualisés avec ceux de la ville-centre, elle peine à initier et faire vivre un projet de territoire mobilisateur pour l’ensemble de ses communes membres, comme l’illustre par exemple l’absence de pacte financier et fiscal. La relative défiance dont fait l’objet l’établissement de la part de ses treize communes membres autres que La Flèche, apparaît renforcée par la confusion des rôles entre la communauté et la ville de La Flèche dans l’exercice de certaines compétences. Ce manque de confiance et de projet communautaire n’est à son tour pas propice à la communautarisation de compétences, qui apparaîtrait pourtant justifiée. La communauté n’exerce par exemple aucune compétence dans le domaine culturel en dépit de l’existence d’équipements culturels à La Flèche dont le rayonnement dépasse le périmètre de la commune. L’exercice de compétences par la communauté dans le domaine de la voirie demeure purement formel, dès lors qu’il se traduit concrètement par le versement forfaitaire d’enveloppes aux communes, dont le montant est reconduit chaque année, sans qu’une politique d’aménagement, ou d’entretien du réseau n’existe à l’échelle communautaire.
Une telle situation n’est manifestement pas un gage d’efficience.
En dépit des mutualisations menées à bien, les charges de gestion se sont accrues à un rythme deux fois supérieur que celui des produits, d’où une diminution continue, d’assez forte ampleur depuis 2015, de l’épargne brute. Étant donnée la relative vigueur de l’investissement, ponctué au cours de la période par quelques projets d’envergure (maison d’accueil des jeunes enfants en 2015, maison de santé en 2018/2019), la communauté a dégagé chaque année depuis 2015 un besoin de financement, financé par deux emprunts nouveaux, l’un en 2017, l’autre en 2019. Rapporté au nombre d’habitants, l’encours de dette est ainsi le double de celui observé dans les communautés de la même strate. Si la situation financière de la communauté ne présente pas de risque avéré, les perspectives à court-moyen terme risquent d’assombrir la situation au vu des projections d’investissement envisagées.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
4
Une nécessaire rationalisation du mode de pilotage de l’investissement
Afin d’éviter de rentrer dans une zone de turbulence, la communauté se trouve soumise à un impératif de vigilance qui devrait passer par des ajustements voire une révision profonde de son mode de fonctionnement interne. L’examen du mode de pilotage de l’investissement, qui s’inscrit dans le cadre d’une enquête nationale des juridictions financières (Cour des comptes et chambres régionales des comptes) sur ce thème, a en effet mis au jour plusieurs facteurs d’inefficience :
- une absence de cadre stratégique et de programmation pluriannuelle ;
- une absence de coopération avec les communes membres en matière de projection des dépenses d’investissement ;
- une absence d’outils opérationnels permettant d’objectiver les choix réalisés en fonction de critères relatifs à des priorités par ailleurs affichées, en termes notamment d’économies de fonctionnement ou de performance environnementale ;
- une absence de culture de l’évaluation ;
- une insuffisante mobilisation d’outils d’appréhension des besoins des usagers ex ante (cette insuffisance s’est notamment traduite par des choix non optimaux, tant sur le plan de la conception de l’équipement, que sur celui des solutions techniques adoptées) ;
- une connaissance insuffisante du patrimoine ;
- une absence de culture et d’outils de comptabilité analytique ;
- une information des élus parcellaire, notamment en matière de réhabilitation et de renouvellement des équipements.
Ces facteurs d’inefficience ne sont pas sans lien avec les difficultés relevées par la chambre en matière de qualité et de transparence de l’information, notamment financière, et en ce qui concerne la fiabilité des comptes.
Une amélioration attendue de la qualité et de la transparence de l’information financière
La communauté doit se conformer dans les plus brefs délais à son obligation légale de production d’un rapport d’activité. Elle doit également améliorer la qualité des informations transmises aux élus, non seulement sur le plan budgétaire, mais également en matière de perspectives d’investissement. Des améliorations sont en outre attendues s’agissant de la qualité des informations mises à la disposition des citoyens, notamment les annexes des comptes administratifs et leur publicité.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
5
La nécessité d’une application plus stricte de la règlementation pour garantir la sincérité des comptes
La chambre a relevé des pratiques, notamment la comptabilisation en restes à réaliser de recettes non certaines, l’absence de provisionnement dans des situations où la réglementation l’impose, l’engagement de dépenses postérieur à leur paiement ou encore des anomalies dans la tenue de la comptabilité patrimoniale (écarts entre l’état des immobilisations et l’état de l’actif dressé par la trésorerie, incohérences internes de l’inventaire, durées d’amortissement retenues inappropriées), qui sont de nature à porter atteinte à la sincérité des comptes produits par l’établissement.
La chambre, au vu notamment des suites données à son précédent contrôle, souligne l’importance de certaines de ses observations critiques et recommandations et invite en conséquence la communauté de communes du Pays fléchois à tenir compte des premières et mettre en œuvre les secondes sans tarder.
En réponse aux observations provisoires de la chambre, l’ordonnatrice a indiqué que le mode de gouvernance et certaines procédures seraient revisités en cours de mandat afin notamment de garantir davantage le partage d’informations entre élus du territoire et avec la population. Par ailleurs dans le contexte sanitaire particulier lié à la Covid 19, l’ordonnatrice soutient vouloir veiller à garantir les grands équilibres budgétaires dans une optique de programmation pluriannuelle.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
6
RECOMMANDATIONS
Recommandation n° 1 : Procéder à une définition systématique de l’intérêt communautaire, dans une optique d’efficacité et d’efficience opérationnelle de l’exercice de ses compétences par l’établissement public de coopération intercommunal (EPCI).
Recommandation n° 2 : Veiller à l’exercice exclusif des compétences communautaires par la communauté de communes du Pays fléchois.
Recommandation n° 3 : Se conformer à son obligation légale de produire un rapport d’activité annuel (article L. 5211-39 du code général des collectivités territoriales - CGCT).
Recommandation n° 4 : Engager une réflexion sur l’intérêt communautaire de l’école de musique, voire d’autres équipements culturels.
Recommandation n° 5 : Se doter d’un projet de territoire.
Recommandation n° 6 : Établir sans délai les procès-verbaux requis à l’article L. 1321-1 du CGCT pour l’ensemble des équipements mis à disposition de la CCPF consécutivement aux transferts de compétence.
Recommandation n° 7 : Mettre un terme au vote concomitant de décisions budgétaires distinctes et voter dans un document budgétaire unique l’ensemble des décisions budgétaires relatives à un même exercice.
Recommandation n° 8 : Ne comptabiliser les restes à réaliser en recettes que dans le strict respect des dispositions de l’article R. 2311-11 du CGCT les encadrant.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
7
INTRODUCTION
Le contrôle des comptes et de la gestion de la communauté de communes du Pays fléchois à compter de 2015 a été inscrit au programme des travaux de la chambre régionale des comptes Pays de la Loire pour 2020.
Le courrier de notification d’ouverture du contrôle a été adressé le 24 février 2020 à l’ordonnateur alors en fonction, M. Guy Michel Chauveau.
Le contrôle, malgré un contexte sanitaire exceptionnel, ponctué par deux périodes de confinement, s’est néanmoins déroulé sur pièces et sur place. Il a donné lieu à trois questionnaires et à des entretiens avec le président en fonction lors de l’ouverture du contrôle, puis avec la présidente nouvellement élue à l’issue des élections municipales de 2020, Mme Nadine Grelet Certenais, le directeur général des services, des responsables de services (comptabilité finances, communication, cadre de vie et services techniques), ainsi que le responsable du centre aquatique l’Ilébulle.
Les entretiens de fin de contrôle, avec chacun des deux ordonnateurs concernés, prévus par l’article L. 243-1 du code des juridictions financières se sont déroulés le 20 novembre 2020.
Outre l’examen de la fiabilité des comptes, de la qualité de l’information financière et de la situation et des perspectives financières, le choix des points de contrôle a visé à rendre compte des enseignements qu’avait tirés la commune des précédentes observations et recommandations de la chambre, concernant notamment la mutualisation et les relations avec les communes membres1. L’examen du pilotage de l’investissement a par ailleurs fait l’objet d’investigations approfondies dans le cadre de la contribution à une enquête nationale des juridictions financières (Cour des comptes et chambres régionales des comptes) sur ce thème. L’examen du mode d’exercice des compétences a également été appréhendé, dans le cadre d’un contrôle parallèle de la ville-centre. Enfin les circonstances particulières de la crise sanitaire ont donné lieu à une tentative de mesure de ses premiers impacts, tant sur l’organisation des services que sur les finances de la communauté de communes.
Le rapport d’observations provisoires a été délibéré le 10 décembre 2020 et a été transmis à Mme Grelet-Certenais et à M. Chauveau le 28 décembre 2020.
La réponse de M. Chauveau, ancien ordonnateur, est parvenue à la chambre le 26 février 2021, celle de Mme Grelet-Certenais, actuelle ordonnatrice, le 1er mars 2021.
1 Rapport d’observations définitives de 2015RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
8
Présentation de la communauté de communes
Sur le plan démographique, la taille de la communauté de communes se situe dans la moyenne des groupements à fiscalité propre de moins de 100 000 habitants (26 526 habitants contre 27 163 à l’échelle de la France métropolitaine). En revanche comparée aux groupements de sa seule strate démographique (de 20 000 à 100 000 habitants), la communauté de communes du Pays fléchois (CCPF) est de taille relativement modeste (moyenne de 30 604 habitants à l’échelle de la France métropolitaine et de 32 796 habitants à l’échelle de la seule région Pays de la Loire).
La communauté a vu son périmètre s’élargir aux communes de Courcelles-la-Forêt et Ligron à compter du 1er janvier 2014, aux communes de Oizé et de La Fontaine Saint-Martin à compter du 1er janvier 2018.
Elle comprend actuellement 14 communes, dont la population de La Flèche, avec 15 163 habitants au 1er janvier 2019, représente plus de la moitié de la population totale. Seule une autre commune comprend plus de 2 000 habitants (Bazouges Cré-sur-Loir (2 075)), cinq communes ont entre 1 000 et 1 700 habitants, sept communes ont entre 400 et 730 habitants.
Le poids relatif de la ville centre au sein de la communauté, s’il peut constituer un facteur favorable en termes de mutualisation, exige parallèlement une vigilance particulière afin de limiter le risque de recouvrement, réel et/ou perçu, notamment par les autres communes membres, entre les deux entités.
Les suites du précédent contrôle
Lors du rapport d’observations définitives notifié à l’établissement le 5 août 2015, la chambre avait formulé les recommandations suivantes :
- « La communauté doit assumer pleinement sa compétence voirie et abandonner la procédure de versement des enveloppes aux communes »,
- « Si la collectivité est dans l’obligation d’intégrer, en cours d’année, d’importantes dépenses d’équipement dans son budget, elle doit le faire au moyen d’un budget supplémentaire et non d’une décision modificative, reprenant l’ensemble des données relatives à l’équilibre général du budget »,
- « La chambre recommande d’amortir le centre aquatique ».
Aucune de ces trois recommandations n’a été suivie d’effet.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
9
1 LES MUTUALISATIONS AVEC LES COMMUNES MEMBRES
Par délibération du 17 décembre 2015, la communauté a adopté un schéma de mutualisation, conformément à l’article L. 211-39-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT).
Ce schéma de mutualisation prévoyait à compter de 2015 la mutualisation des services Finances et Ressources Humaines, la création d’un service Urbanisme – Autorisations du droit des sols, commun avec deux autres communautés de communes à l’échelle du territoire de la CCPF, la mutualisation du service informatique, dans le prolongement du travail commun entrepris dans ce domaine depuis 2011.
Au cours de la période sous contrôle, la CCPF a conclu plusieurs conventions de mise à disposition de services avec l’ensemble de ses communes ou exclusivement avec la commune de La Flèche :
- une convention permettant la création d’un service commun au niveau de la CCPF pour exercer ses compétences et celles de ses communes membres en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire ;
- une convention signée le 8 juillet 2016 entre la CCPF et la commune de La Flèche, en vue du renouvellement de la mise en commun à compter du 1er janvier 2016 des services (cf. annexe n° 1) destinés à répondre aux besoins communs des deux structures dans les domaines opérationnels et fonctionnels (la direction générale, la direction de l’administration générale, l’acheminement du courrier, l’aménagement du territoire, l’informatique, les ressources humaines, les finances, l’urbanisme, la direction des sports de la jeunesse et de l’éducation, la direction du cadre de vie, des espaces naturels et des bâtiments) ;
- une convention entre la CCPF et les communes membres afin que l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) mette à leur disposition le service animation périscolaire pour l’organisation du Pass Éducatif ;
- deux conventions du 10 octobre 2019 entre la CCPF et les communes de La Fontaine-Saint-Martin et d’Oizé, afin que ces dernières puissent mettre à la disposition de l’EPCI du personnel administratif en vue d’assurer le secrétariat des différentes commissions communautaires.
- des conventions passées en 2019 entre les communes et la CCPF afin qu’elles mettent à disposition de l’EPCI leur service Enfance, Jeunesse et Loisirs pour l’encadrement des activités des accueils de loisirs sans hébergement du 1er septembre 2019 au 31 août 2023.
Le tableau des emplois des services mutualisés (cf. annexe n° 1) ne distingue pas les services communs, créés en dehors de toute compétence transférée entre l’EPCI et la commune de La Flèche pour l’exercice de missions fonctionnelles, et les services mis à disposition ou mutualisés dans le cadre de l’exercice par l’EPCI de ses compétences, alors qu’ils reposent pourtant sur des dispositions réglementaires distinctes.
Chaque convention prévoit les conditions financières de ces différentes mises à disposition.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
10
Il en résulte une hausse à la fois des dépenses relatives à la mise à disposition de personnel par les communes membres à la CC (communauté de communes), qui ont augmenté sur la période de contrôle de 49,51 %, passant de 224 780 € en 2015 à 336 065 € en 2019, et des recettes liées à la mise à disposition par l’EPCI de personnel aux communes membres, qui ont augmenté de 32,44 %, passant de 915 018 € en 2015 à 1 211 887 € en 2019 (cf. annexe n° 2).
D’autres pistes de mutualisation sont en cours de réflexion et/ou de finalisation entre la communauté et la ville centre dans les domaines notamment de la communication, des services techniques et des bâtiments.
2 L’EXERCICE DES COMPÉTENCES ET LES RELATIONS AVEC LES COMMUNES MEMBRES
2.1 L’exercice des compétences de la communauté de communes
2.1.1 Les statuts
Au regard de sa version la plus récente (arrêté du 23 septembre 2019), la communauté exerce la totalité des compétences obligatoires (les statuts reproduisent les termes de l’article L. 5214-16 du CGCT), ainsi que la quasi-totalité des compétences optionnelles. Seule la gestion de l’eau et de l’assainissement des eaux usées n’est pas de la compétence de la communauté. S’ajoutent 17 compétences facultatives, qui correspondent, soit à des domaines spécifiques circonscrits, soit à des compléments de compétences exercées de façon obligatoire ou optionnelle, soit enfin à des principes de coopération avec les communes membres.
Si l’intérêt communautaire est défini pour certaines compétences dans le domaine de l’action économique, il ne l’est pas en ce qui concerne la compétence relative à l’aménagement de l’espace pour la conduite d’actions d’intérêt communautaire. En outre, s’agissant des aides au dernier commerce, l’intérêt communautaire se réfère à une délibération qui s’avère n’avoir jamais été prise. Concernant les compétences optionnelles, l’intérêt communautaire est soit défini de façon concrète et pragmatique, soit à l’inverse de façon très générale et donc peu ou pas opérationnelle.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
11
2.1.2 La répartition fonctionnelle des dépenses
Les dépenses d’investissement dans le domaine économique connaissent de fortes fluctuations d’une année sur l’autre, alors que les dépenses d’aménagement, de services urbains ou d’environnement sont stables. L’essentiel en est constitué par des dépenses relatives à la voirie. Or, l’exercice communautaire de cette compétence est purement formel, dès lors qu’il se réduit à une distribution d’enveloppes forfaitaires aux communes, reconduites d’une année sur l’autre. La communauté n’a ainsi pas mis en œuvre la recommandation de la chambre invitant l’établissement à mettre un terme à cette pratique. L’attention de la communauté est à nouveau attirée sur la nécessité d’exercer effectivement ses compétences, pour des motifs aussi bien d’efficience que de régularité, ce qui suppose d’abandonner la pratique du versement d’enveloppes aux communes.
La structure fonctionnelle des dépenses de fonctionnement comporte quelques spécificités par rapport aux dépenses d’investissement : importance relative des dépenses consacrées à la famille, majeure partie des dépenses d’aménagement, services urbains, environnement consacrée à la collecte et au traitement des ordures ménagères (OM).
L’exercice de compétences, supposément exclusives dans le domaine économique, n’empêche pas la ville centre d’y consacrer également des ressources, qui au vu de leur évolution et de leur montant, ne sauraient être qualifiées de résiduelles.
Certaines compétences statutaires, notamment dans le domaine sportif, ne donnent lieu à aucune dépense, que la compétence ne soit pas exercée ou que, si elle est exercée, sa trace comptable ne soit pas correctement enregistrée : tel est pas exemple le cas de subventions à des associations sportives, enregistrées au titre d’actions sociales et qui par ailleurs n’apparaissent pas dans l’annexe du compte administratif consacrée au recensement des concours versés à des personnes privées
Recommandation n° 1: Procéder à une définition systématique de l’intérêt communautaire, dans une optique d’efficacité et d’efficience opérationnelle de l’exercice de ses compétences par l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI).
Recommandation n° 2 : Veiller à l’exercice exclusif des compétences communautaires par la communauté de communes du Pays fléchois.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
12
2.1.3 La transparence
La communauté n’a pas été en mesure de produire les rapports sur l’exercice des missions de l’intercommunalité présentés au sein de chaque conseil municipal pour les exercices 2015 à 2019 (article L. 5211-39 du CGCT). Il n’existe ainsi aucun document du type rapport d’activité, permettant d’avoir une vision synthétique et exhaustive des compétences exercées par la communauté et des modalités de cet exercice. Les explications avancées ne sauraient justifier l’irrégularité constatée, révélatrice d’un manque de transparence de l’établissement, notamment vis-à-vis des élus des communes membres, nonobstant la transmission aux élus communautaires et aux secrétaires de mairie des documents émis par la communauté, notamment les rapports de présentation du conseil communautaire et les compte rendu de commissions.
Recommandation n° 3 : Se conformer à son obligation légale de produire un rapport d’activité annuel (article L. 5211-39 du code général des collectivités territoriales - CGCT).
2.1.4 Transferts de compétences et projet communautaire
2.1.4.1 Des transferts de compétence non négligeables mais incomplets
Les transferts de compétences et nouvelles compétences exercées par la communauté au cours de la période sous contrôle concernent principalement l’enfance et la jeunesse (notamment la gestion des accueils de loisirs de 3 à 17 ans et la gestion des temps péri scolaires), l’urbanisme (PLUi et instruction des demandes d’autorisation d’utilisation du sol), la voirie (élargissement à l’élagage), la gestion d’une maison de services au public, la gestion d’une nouvelle maison de santé à La Flèche.
La communauté continue à n’exercer aucune compétence dans le domaine culturel, malgré le rayonnement pourtant manifestement communautaire de certains équipements sis dans la ville-centre (école de musique, salle de spectacle, cinéma).
Recommandation n° 4 : Engager une réflexion sur l’intérêt communautaire de l’école de musique, voire d’autres équipements culturels.
2.1.4.2 Une absence d’identité et de projet communautaires
La communauté est caractérisée par une absence d’identité et de projet communautaires, nonobstant la réalisation d’actions conduites à l’échelle communautaire, notamment l’aménagement des rythmes scolaires ou la confection d’un plan local d’urbanisme intercommunautaire.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
13
Si la responsabilité en est imputée à l’absence d’esprit communautaire de solidarité de la part des maires ruraux, les modalités de mutualisation des services avec ceux de la ville-centre ne sauraient pour autant exonérer de leurs responsabilités l’ordonnateur de la CC et celui de la ville-centre : aucune initiative notable n’a pu être rapportée en vue de construire un projet de territoire à l’échelle communautaire avec tous les acteurs concernés, exceptée une initiative ponctuelle avortée en début de période sous contrôle. Le chevauchement entre services communautaires et services de la ville-centre a sans doute été conduit d’une manière telle qu’il n’a pu éviter que les intérêts de la communauté ne soient associés à ceux de la seule ville-centre aux yeux de maires et d’habitants ruraux, dont la défiance a pu en conséquence être renforcée, favorisant un rapport purement instrumental de leur part à la communauté.
Recommandation n° 5 : Se doter d’un projet de territoire.
2.2 Exercice et transferts de compétences et relations avec les communes membres
2.2.1 Transferts de compétences et transferts d’équipements
L’exemple des modalité d’exercice des compétences transférées dans les domaines de l’enfance et de la jeunesse illustre le caractère pour une part informel du mode d’articulation entre compétences communautaires et compétences communales, pouvant donner lieu à un recouvrement non encadré juridiquement : en l’espèce, les mises à disposition de locaux à titre gracieux par la ville-centre ne sont pas systématiquement contractualisées.
Le seul document produit par la communauté, à savoir un modèle de convention-cadre se référant à l’article L. 5211-42 du CGCT relatif aux services communs, à propos de l’exercice de la compétence « temps éducatifs périscolaires » dans les écoles communales, illustre le caractère perfectible du mode de régulation juridique entre la communauté et ses communes membres.
Recommandation n° 6 : Établir sans délai les procès-verbaux requis à l’article L. 1321 1 du CGCT pour l’ensemble des équipements mis à disposition de la CCPF consécutivement aux transferts de compétence.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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2.2.2 Transferts de compétences et transferts de charges
Les transferts de charges ayant accompagné les transferts de compétences suscitent quelques interrogations :
- s’agissant de l’extension de la compétence voirie, outre le fait que l’élagage n’apparaît pas explicitement dans les statuts, le rapport de la commission locale d’évaluation des charges transférées (CLECT) fournit un tableau des montants par commune des charges transférées pour le fauchage et l’élagage, sans toutefois donner aucune indication sur les modalités de calcul, ce qui ne permet pas d’identifier les raisons pour lesquelles ce montant peut varier du simple au double pour des communes de taille comparable. On notera par ailleurs que le rapport de la CLECT est postérieur à l’entrée en vigueur de l’extension de compétence ;
- aucun transfert de charge n’est intervenu lors de la prise de compétence « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » (GEMAPI), alors que les coûts des actions communales, ainsi que le montant des participations à des syndicats relatifs à l’exercice de la compétence de 2015 à 2017, s’ils sont négligeables pour dix communes, sont en revanche significatifs pour trois d’entre elles et d’une importance bien supérieure pour la ville-centre. Il est difficile, dans ces circonstances de ne pas regarder l’absence de transfert de charge comme une subvention implicite à certaines communes, au premier rang desquelles la commune centre ;
- enfin, s’agissant de la compétence enfance-jeunesse, toutes les communes sont concernées par un transfert de charges, alors que six communes sur 14 ne disposaient pas d’accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) au moment de la prise de compétence.
3 LES RELATIONS FINANCIÈRES ENTRE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES ET LES COMMUNES MEMBRES
3.1 Le pacte financier et fiscal
La formalisation des règles régissant les relations financières et fiscales entre les EPCI et leurs communes membres prend généralement la forme d’un pacte financier et fiscal, parfois dénommé pacte financier de solidarité. L’élaboration d’un tel pacte est rendue obligatoire pour les EPCI à fiscalité professionnelle unique signataires d’un contrat de ville (loi n° 2014-173 du 21 février 2014). Tel n’est pas le cas à la CCPF. Mais il peut aussi être le fruit d’un volontarisme local. Le pacte peut s’analyser comme une charte de principes sur lesquels les communes s’engagent pour donner corps au projet intercommunal et rendre plus lisible et cohérente la stratégie financière et fiscale du bloc communal.
En l’absence de projet de territoire partagé entre la CCPF et ses communes membres, aucun pacte financier et fiscal n’a pu pour l’instant être élaboré.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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3.2 Les fonds de concours
Suite à la mise en place de la taxe professionnelle unique, la CCPF a décidé d’attribuer une dotation communautaire de solidarité aux communes. Par cet acte, la collectivité a souhaité redistribuer une partie des richesses fiscales produites par les acteurs économiques du territoire. Cette dotation fut remplacée, avant le début de la période de contrôle, par des fonds de concours en vue de contribuer au financement des investissements de ses communes membres.
Par délibération du 2 avril 2015, la CCPF a reconduit la pratique des fonds de concours en actualisant les indicateurs de répartition des plafonds de montants dédiés aux communes.
L’enveloppe globale des fonds de concours pour la période 2015 2020 a été fixée à 3 466 062,79 €. Sa répartition par commune (selon les quatre critères de la population, de la dotation globale de fonctionnement (DGF) 2014 à hauteur de 41 %, du produit de la fiscalité à hauteur de 33 %, du potentiel fiscal à hauteur de 26 %) est fournie à l’annexe n° 3. La chambre n’a toutefois pas été en mesure, au vu des documents communiqués en cours de contrôle, de déterminer la méthode aboutissant à la détermination du montant global de fonds de concours à répartir. En réponse aux observations provisoires de la chambre, l’ancien ordonnateur a précisé que la détermination du montant global des fonds de concours pour la période 2014-2020 « fait référence à la somme identique consacrée sur la période précédente, qui elle- même s’appuyait sur la somme de la dotation de solidarité communautaire ». La communauté a ainsi entendu réguler financièrement de la même manière deux dispositifs dont les raisons d’être sont pourtant distinctes (dotation globale / financement de projets ponctuels).
La communauté ne méconnaît pas la règlementation et notamment les dispositions de l’article L. 5214-16 V du CGCT 2 à l’occasion de ses décisions d’attribution de fonds de concours aux communes. Il résulte toutefois de l’instruction qu’aucune délibération fixant les règles d’éligibilité des investissements ne semble avoir été adoptée. Une telle absence, consécutive à la suppression de la dotation de solidarité communautaire (DSC), n’a pas été de nature à faire émerger un sentiment d’appartenance communautaire.
Il est en outre à noter que les plafonds des enveloppes ont pu être majorées par l’octroi de fonds de concours exceptionnels. C’est ainsi que, si la commune de La Flèche a pu percevoir un montant initial de 481 160 € pour la salle de gymnastique au Petit Versailles, celui-ci a été complété par un fonds de concours exceptionnel d’un montant de 300 000 €. Ce montant représente l’essentiel des fonds de concours exceptionnels attribués au cours de la période sous contrôle.
2 qui posent trois conditions au versement d’un fonds de concours :
- le fonds de concours doit nécessairement avoir pour objet de financer la réalisation ou le fonctionnement d’un équipement (la promotion d’un événement sportif est par exemple exclue) ; - le montant total des fonds de concours ne peut excéder la part du financement assurée, hors subventions, par le bénéficiaire du fonds de concours ;
- le fonds de concours doit avoir donné lieu à délibérations concordantes, adoptées à la majorité simple, du conseil communautaire et du ou des conseils municipaux concernés.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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3.3 L’attribution de compensation
Sur la période contrôlée, l’attribution de compensation (AC) à verser (annexe n° 4) par l’EPCI a eu tendance à diminuer passant de 2,7 M€ en 2015 à 1,9 M€ en 2020, soit une baisse de 29,05 %.
À l’inverse, l’AC à percevoir (annexe n° 5) par l’EPCI a fortement augmenté, passant de 195 919,46 € en 2015 à 316 426,46 € en 2020, (+ 61,51 %).
Ces évolutions s’expliquent par les transferts de compétences opérés sur la période contrôlée (voir le chapitre 2), notamment la prise en charge à compter de 2016 de la compétence relative à l’organisation des temps éducatifs périscolaires (TEP), l’extension en 2018 de la compétence voirie de la CC avec l’intégration du traitement des abords routiers en matière d’élagage et de fauchage, la prise en charge en 2019 des compétences GEMAPI et Enfance Jeunesse.
En 2020, une commune, La Flèche, perçoit 98,16 % de l’AC versée par l’EPCI et trois communes (Clermont Créans, Mareil sur Loire et Villaines sous Malicorne) versent plus de 50 % (52,85 %) de l’AC perçue par l’EPCI.
3.4 Le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et
communales (FPIC) :
Le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales est un fonds de péréquation horizontale entre communes et intercommunalités, créé par la loi de finances de 2011 et mis en place en 2012, à la suite de la suppression de la taxe professionnelle.
Il consiste à prélever une partie des ressources de certaines intercommunalités et communes pour la reverser à des intercommunalités et communes moins favorisées.
La CCPF a été sur toute la période contrôlée bénéficiaire du FPIC. Elle a été une seule année contributrice : en 2017 pour un montant de 16 827 €.
La CC a décidé d’opter pour une répartition dérogatoire « libre » du montant du FPIC. Cela signifie que le reversement de l’EPCI est calculé librement, sous réserve d’une adoption à l’unanimité. Cependant, la CC n’a apporté aucun élément d’explication sur les modalités de calcul de la répartition du FPIC entre les communes membres. En réponse aux observations provisoires de la chambre, l’ancien ordonnateur a précisé, sans l’étayer, que « les chiffres proposés par les services de l’Etat ont été adoptés ».
Sur la période contrôlée, le montant du FPIC versé à l’ensemble intercommunal (CCPF et communes membres) a augmenté, passant de 620 243 € en 2015 à 793 312 € en 2020, représentant une hausse de 27,9 % (annexe n° 6). Le montant conservé par la CC a, quant à lui, baissé, passant de 396 594 € en 2015 à 370 526 €. Mais cette baisse n’a pas été continue. En effet, alors que la part du FPIC conservée par la CC a diminué entre 2015 et 2018, à compter de 2019, cette part est en progression jusqu’en 2020. Il en résulte une forte augmentation de la part du FPIC redistribuée aux communes membres, qui passe de 223 649 € en 2015 à 422 786 € en 2020, représentant une hausse de 89,04 %.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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4 LA QUALITE DE L’INFORMATION FINANCIÈRE ET LA FIABILITÉ DES COMPTES
4.1 Les budgets annexes
Outre son budget principal, la CCPF gère sur la période contrôlée quatre budgets annexes (BA) en M14, comptabilité applicable aux communes et aux établissements publics communaux à caractère administratif :
- le budget annexe du Parc d’Activités La Monnerie ;
- le budget annexe du Parc d’Activités L’Aubrière ;
- le budget annexe de la Zone d’Activités L’Espérance ;
- le budget annexe de la Zone d’Activités La Bertraie.
La CCPF gère également un budget annexe en M49, comptabilité applicable aux services publics industriels et commerciaux : le budget annexe du Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC).
Ces budgets annexes ne représentant qu’une faible part du budget global de la CC, la chambre a décidé de procéder à un contrôle de la qualité de l’information financière et de la fiabilité des comptes du seul budget principal.
4.2 La qualité de l’information financière
4.2.1 Le calendrier budgétaire
La présentation du rapport sur les orientations budgétaires (ROB) prévu à l’article L. 312-1 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) au conseil communautaire intervient bien dans le délai de deux mois précédant l’examen du budget.
La reprise des résultats de l’exercice précédent est effectuée dès la plus proche décision suivant le vote du compte administratif, à savoir, à l’occasion du vote d’une décision modificative pour la période sous contrôle, comme le prévoit l’article L. 2311-5 du CGCT.
Si le calendrier est respecté (reprise des résultats avant la fin de l’exercice), la CC reprend cependant les résultats de l’exercice précédent dans le cadre d’une décision modificative alors que c’est l’objet d’un budget supplémentaire.
Le précédent rapport de la chambre recommandait d’ailleurs à la CC : « si elle est dans l’obligation d’intégrer, en cours d’année, d’importantes dépenses d’équipement dans son budget, de le faire au moyen d’un budget supplémentaire, et non d’une décision modificative, reprenant l’ensemble des données relatives à l’équilibre général du budget ».RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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Interrogée sur les suites données à cette recommandation, la CC a indiqué que « toutes les dépenses d’équipements sont reprises dans la DM votée en juin qui a les mêmes caractéristiques qu’un budget supplémentaire ».
Le budget supplémentaire est effectivement une décision modificative. Cependant, il s’agit d’une décision modificative spécifique, puisqu’elle a pour objet de reprendre les résultats de l’exercice précédent lorsque le budget primitif a été voté sans reprise des résultats et éventuellement de décrire des opérations nouvelles.
La CC votant son budget primitif sans reprise des résultats de l’exercice précédent, elle est tenue de procéder au vote d’un budget supplémentaire. Par ailleurs et surtout, la CC n’intègre toujours pas, de manière conjointe, la reprise des résultats antérieurs et les nouvelles dépenses d’équipement, dans le cadre de l’adoption d’un même acte budgétaire.
La CC n’a donc pas suivi la recommandation de la chambre.
L’approbation du compte administratif N-1 intervient également dans les délais légaux.
À compter de 2016, la CC a modifié son calendrier budgétaire.
En effet, suite à la mutualisation du service des finances entre la commune de La Flèche et la CCPF, un nouveau calendrier a été mis en place. Alors que jusqu’en 2015, la CC votait son budget primitif N+1 en fin d’année N, à compter de 2016, elle vote le budget primitif N dans les tous premiers mois de l’année N.
Grâce à ce nouveau calendrier, le travail de préparation budgétaire a été lissé sur une plus longue période et la CC peut consacrer plus de temps à la clôture des comptes, de novembre à fin janvier.
Toutefois, la CC, qu’il s’agisse du budget principal ou des budgets annexes, peut voter plusieurs décisions modificatives3 pour un seul budget à l’occasion d’un même conseil communautaire.
Selon la CC, cette pratique, mise en place également à la commune de La Flèche, a pour objectif d’améliorer la transparence budgétaire en ne confondant pas dans le cadre d’un même acte budgétaire des inscriptions budgétaires qui ne poursuivent pas les mêmes objectifs, ainsi que de faciliter la gestion budgétaire par les services concernés.
Chaque décision modificative, toujours selon la CC, a un objectif précis :
- la DM1 reprend les résultats de l’année N-1 et les restes à réaliser (RAR) ;
- la DM2 est chargé de ventiler les crédits votés au budget primitif entre chapitres budgétaires différents ;
- la DM3 inscrit de nouveaux crédits en dépenses et en recettes.
La CC soutient que les élus ont une information distincte, à propos, d’une part, de l’impact des résultats de l’année N-1 sur le budget N de l’établissement, d’autre part, de l’impact des nouvelles inscriptions sur ce même budget N.
3 Jusqu’à trois décisions modificatives peuvent être votées lors d’un même conseil communautaire
(conseil communautaire du 28/06/2018 ou conseil communautaire du 27/06/2019).COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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Cependant, ce calendrier ne permet pas aux élus d’avoir une vision d’ensemble des décisions budgétaires votées et d’appréhender leur impact sur le budget de l’année N (résultats N-1 + RAR + nouvelles inscriptions budgétaires).
La chambre demande à la CC de mettre fin à cette pratique et ne peut que lui recommander une nouvelle fois de voter un budget supplémentaire qui est une décision modificative, dont l’objectif est de reprendre les résultats de l’exercice précédent et éventuellement de voter des décisions nouvelles.
Pour améliorer la qualité de l’information financière des élus, rien n’empêche la communauté, en complément, de construire en annexe d’une décision modificative ou d’un budget supplémentaire un document expliquant aux élus les différentes décisions adoptées dans cet acte budgétaire.
Recommandation n° 7 : Mettre un terme au vote concomitant de décisions budgétaires distinctes et voter dans un document budgétaire unique, l’ensemble des décisions budgétaires relatives à un même exercice.
4.2.2 Le rapport d’orientations budgétaires (ROB)
Les informations présentées dans les ROB adoptés sur la période 2015-2020 de la CCPF ne répondent pas pleinement aux objectifs fixés par l’article L. 312-1 du CGCT4 quant à leur contenu.
Les éléments suivants sont absents :
- la présentation de la structure et de l'évolution des dépenses et des effectifs mais aussi les informations concernant l'évolution prévisionnelle et l'exécution des dépenses de personnel, les rémunérations, les avantages en nature et le temps de travail5 ;
4 Article L. 2312-1 du CGCT : « Le budget de la commune est proposé par le maire et voté par le conseil
municipal.
Dans les communes de 3 500 habitants et plus, le maire présente au conseil municipal, dans un délai de deux mois précédant l'examen du budget, un rapport sur les orientations budgétaires, les engagements pluriannuels envisagés ainsi que sur la structure et la gestion de la dette. Ce rapport donne lieu à un débat au conseil municipal, dans les conditions fixées par le règlement intérieur prévu à l'article L. 2121-8. Il est pris acte de ce débat par une délibération spécifique.
Dans les communes de plus de 10 000 habitants, le rapport mentionné au deuxième alinéa du présent article comporte, en outre, une présentation de la structure et de l'évolution des dépenses et des effectifs. Ce rapport précise notamment l'évolution prévisionnelle et l'exécution des dépenses de personnel, des rémunérations, des avantages en nature et du temps de travail. Il est transmis au représentant de l'État dans le département et au président de l'établissement public de coopération intercommunale dont la commune est membre ; il fait l'objet d'une publication. Le contenu du rapport ainsi que les modalités de sa transmission et de sa publication sont fixés par décret.
Les dispositions du présent article s'appliquent aux établissements publics administratifs des communes de 3 500 habitants et plus. »
5 Sur la période 2016-2019, les ROB de la CC ne contiennent aucune donnée de ce type. Il faut attendre
le ROB 2020 pour que la CC intègre des informations sur la répartition des effectifs par âge, par statut et par catégorie. Ces données sont relatives à l’année 2019. Il existe toutefois dans les ROB 2018 à 2020 un focus sur les créations de poste prévues sur l’année.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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- les évolutions relatives aux relations financières entre les communes membres et l’établissement ;
- la revalorisation des bases d’imposition ;
- l’évolution des taux de la fiscalité locale.
D’autres sont bien présentés mais mériteraient d’être plus détaillés :
- la partie du rapport consacrée à la dette pourrait être complétée d’une évolution des principaux ratios de gestion de la dette et pas seulement de celui relatif à l’évolution de l’annuité de la dette sur les recettes réelles de fonctionnement ;
- de même aucune donnée relative à la structure de la dette n’est produite, à l’exception de la répartition de la dette par prêteurs.
Des éléments qui ne sont pas prévus par les textes sont présents au ROB comme :
- le contexte national ;
- le projet de loi de finances et ses conséquences sur les dotations de l’État ;
- l’évolution pluriannuelle des principaux agrégats ;
- la présentation rétrospective du budget de l’année écoulée, même si cette rétrospective en fonctionnement est réalisée sur la base des crédits votés et non des crédits réalisés.
Mais d’autres informations qui pourraient également intéresser le conseil communautaire ne sont pas mentionnées comme :
- les résultats de l’exercice précédent ;
- les évolutions significatives relatives aux relations financières avec les principaux partenaires ;
- les grandes orientations de la politique budgétaire de la CC ;
- les budgets annexes.
Afin d’améliorer la présentation du ROB, la chambre invite la communauté à se rapporter aux articles L. 2312-1 et D. 2312-3 du CGCT qui précisent les informations que doit contenir ce document.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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4.2.3 Les notes explicatives de synthèse de l’article L. 2121-12 du CGCT
La CCPF n’établit pas de notes explicatives de synthèse, prévues à l’article L. 2121 12 du CGCT 6
Elle a fait plutôt le choix de communiquer aux membres du conseil communautaire avec la convocation aux assemblées, les documents budgétaires complets (hors annexes) pour l’adoption du budget primitif, du compte administratif et des décisions modificatives. Ces derniers sont par ailleurs accompagnés de pièces complémentaires permettant à l’établissement d’enrichir les informations ainsi transmises sur des points précis.
Pour l’adoption des rapports d’orientations budgétaires, sont adressés aux membres du conseil communautaire les rapports en question.
Malgré l’absence de notes explicatives de synthèse, les documents transmis à la place et remplissant une fonction analogue sont, compte tenu de leur contenu et de leur spécificité, suffisamment détaillés pour permettre aux membres du conseil communautaire de mener un vrai débat lors des délibérations. Par ailleurs, la communauté a apporté la preuve que l’ensemble de ces éléments était bien joints à la convocation des membres du conseil communautaire.
La chambre invite toutefois la communauté de communes à établir, conformément aux dispositions du CGCT, de véritables notes explicatives de synthèse sur les documents budgétaires soumis à délibération, à même de faciliter une appropriation par les élus des thèmes et enjeux des débats.
6 Article L. 2121-12 du CGCT : « Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse
sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal. »
Cette règle s’applique aux EPCI qui comprennent au moins une commune de 3 500 habitants et plus en vertu de l’article L. 5211-1 du CGCT : « Les dispositions du chapitre Ier du titre II du livre Ier de la deuxième partie relative au fonctionnement du conseil municipal sont applicables au fonctionnement de l'organe délibérant des établissements publics de coopération intercommunale, en tant qu'elles ne sont pas contraires aux dispositions du présent titre.
Pour l'application des dispositions des articles L. 2121-8, L 2121-9, L. 2121-19 et L. 2121-22 et L 2121-27-1, ces établissements sont soumis aux règles applicables aux communes de 1 000 habitants et plus. Pour l'application des articles L. 2121-11 et L. 2121-12, ces établissements sont soumis aux règles applicables aux communes de 3 500 habitants et plus.
L'article L. 2121-22-1 s'applique aux établissements publics de coopération intercommunale regroupant une population de 50 000 habitants ou plus.
Pour l'application de l'article L. 2121-4, la démission d'un membre de l'organe délibérant des établissements publics de coopération intercommunale est adressée au président. La démission est définitive dès sa réception par le président, qui en informe immédiatement le maire de la commune dont le membre démissionnaire est issu. »RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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4.2.4 La mise en ligne des informations financières
Ni la présentation brève et synthétique retraçant les informations financières essentielles (présentation qui est jointe au budget primitif et au compte administratif afin de permettre aux citoyens d’en saisir les enjeux), ni le rapport adressé au conseil communautaire à l’occasion du débat sur les orientations budgétaires, ni la note explicative de synthèse théoriquement annexée au budget primitif et au compte administratif, et en l’espèce inexistante, ne sont mis en ligne sur le site internet de la CCPF, en méconnaissance des articles L. 2313-1 et R. 2313-8 du CGCT.
Seuls sont mis en ligne depuis 2017 les procès-verbaux des conseils communautaires ou les relevés des délibérations, dont les contenus sont identiques.
Afin d’améliorer la qualité de l’information délivrée aux citoyens, la chambre invite la communauté à se mettre en conformité avec les dispositions des articles L. 2313-1 et R. 2313-8 du CGCT ainsi qu’avec celles du décret n° 2017-779 du 5 mai 2017.
4.2.5 Les états financiers et annexes aux documents budgétaires
Les états annexes sont destinés à compléter l’information contenue dans les documents budgétaires, en informant le plus précisément possible les élus et les contribuables sur des éléments substantiels du bilan, du hors bilan et sur divers éléments qui permettent d’appréhender dans son ensemble la situation d’une collectivité. Il importe donc que les règles d’information et de transparence soient respectées.
Il ressort du contrôle effectué sur les comptes administratifs du budget principal depuis l’exercice 2015 jusqu’à l’exercice 2019, que les dispositions des articles L. 2313-1 et R. 2313-3 du CGCT et de l’instruction budgétaire et comptable M14, relatives aux états à produire en annexe du budget primitif et du compte administratif, sont dans l’ensemble correctement appliquées. La chambre a toutefois constaté quelques anomalies sur les annexes jointes au compte administratif du budget principal.
La chambre a constaté, d’une part, l’absence de certaines annexes (ou annexes qui sont jointes mais qui ne sont jamais complétées) pourtant utiles pour garantir l’information des élus et des contribuables :
- l’état de la dette relatif à la répartition des emprunts par structure de taux ;
- l’état relatif aux provisions alors que la communauté a constitué une provision7 en 2019 ;
- l’état relatif à l’emploi des recettes grevées d’une affectation spéciale alors que la CC perçoit la taxe de séjour, qui est une recette grevée d’une affectation spéciale ;
- l’état relatif à l’identité des flux croisés (entre le groupement et les communes) ;
- l’état relatif à la décision en matière de taux de contributions directes.
7 Par délibération du 25 septembre 2019, le conseil communautaire a, en effet, décidé, la constitution d’une
provision de 12 000 € (compte 6875 – dotations aux provisions pour risques et charges exceptionnels) dans le cadre de la procédure contentieuse engagée par la CC contre diverses entreprises suite à plusieurs désordres constatés à la réception des travaux de construction du centre aquatique dénommé l’Ilébulle.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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La chambre note également que ce n’est qu’à partir de 2018 que l’état de la répartition de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) (fonctionnement et investissement) a été complété, alors même que le précédent rapport de la chambre comportait une observation critique relative à l’affectation du produit de cette taxe.
D’autre part, la chambre a constaté des erreurs dans l’annexe relative à la liste des concours attribués à des tiers en subventions et en nature (la somme des subventions de fonctionnement versées aux associations, compte 6574 « Subventions de fonctionnement aux associations et autres personnes de droit privé », et celles versées aux organismes publics, compte 6573 « Subventions de fonctionnement aux organismes publics », ne correspond pas au montant inscrit au compte administratif, et cela pour chaque année contrôlée).
Certaines annexes sont, par ailleurs, incomplètes :
- l’état relatif à la liste des services individualisés dans un budget annexe (il manque les références des délibérations correspondantes sur l’ensemble de la période contrôlée) ;
- l’annexe relative à la liste des concours attribués à des tiers en subventions et en nature (le détail du compte 204 « Subventions d’équipement versées » n’est jamais précisé) ;
- enfin, la chambre a constaté que les durées d’amortissement des subventions d’équipement, indiquées dans l’état des méthodes utilisées pour les amortissements, ne sont pas conformes à la règlementation (cf. point 4.3.3.3).
La chambre invite ainsi la CCPF à une plus grande vigilance au moment de l’édition de ces annexes et à faire preuve de plus de rigueur en procédant à un contrôle systématique des données figurant ces annexes.
4.2.6 La sincérité des prévisions budgétaires
Le taux de réalisation des dépenses de fonctionnement (cf. annexe n° 7) pour le budget principal oscille entre 91 % et 96 %, celui des recettes de fonctionnement entre 98 % et 103 %.
Les prévisions budgétaires sont donc correctes pour la section de fonctionnement et n’appellent pas d’observation particulière.
En investissement (cf. annexe n° 7), le taux d’exécution des dépenses est très bas pendant deux années consécutives : en 2017 avec 58,6 % et en 2018 avec 61,2 %.
Il en est de même du taux d’exécution des recettes, qui est de 47,9 % en 2017 et de 40,4 % en 2018.
Ce faible niveau d’exécution des dépenses s’explique par un décalage d’opérations d’investissement importantes comme les travaux de la voie verte La Flèche/Bazouges/Durtal en 2017, la CC n’ayant pas la certitude à ce moment-là de recevoir les subventions pour ce projet.
En 2018, il s’agit notamment des études préalables avant travaux qui n’ont pas été réalisées dans le cadre de la mise en œuvre de la compétence GEMAPI.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
24
Ainsi l’annulation de ces crédits illustre la difficulté de la CC à programmer ses dépenses d’investissement. En effet, cette dernière ne lance les projets que lorsqu’elle a l’assurance de bénéficier de l’aide financière de plusieurs partenaires publics (voir sur ce point également le chapitre 6).
Quant à la baisse du taux de réalisation des recettes d’investissement en 2017 et 2018, elle résulte de la baisse des dépenses d’investissement, la CC ayant un besoin de financement moins important ces deux années.
En 2019, le taux de réalisation des dépenses d’investissement (76 %) comme celui des recettes d’investissement (73 %) se situe à un niveau sensiblement plus élevé.
La faiblesse des taux de réalisation des dépenses d’investissement constitue la trace budgétaire de difficultés structurelles que rencontre la communauté dans le pilotage de l’investissement (voir le chapitre 6), et qui n’est pas sans susciter d’interrogation relative à la sincérité des comptes.
4.3 La fiabilité des comptes
4.3.1 Les provisions
La CCPF a opté pour le régime des provisions semi budgétaires.
Un état des provisions permettant d’en suivre la nature, l’emploi et l’évolution (constitution, reprise, montant) doit être annexé au budget primitif et au compte administratif (article R. 2313-3 du CGCT).
Ce dernier est bien joint aux comptes administratifs 2015 à 2019 mais il n’a jamais été complété, alors même que par délibération du 25 septembre 2019, le conseil communautaire a décidé la constitution d’une provision de 12 000 € (compte 6875 « Dotations aux provisions pour risques et charges exceptionnels ») dans le cadre de la procédure contentieuse engagée par la CC contre diverses entreprises suite à plusieurs désordres constatés à la réception des travaux de construction du centre aquatique l’Ilébulle (voir le point 6.2.2).
En effet, par jugement du 6 mars 2019, le tribunal administratif de Nantes a décidé notamment qu’une société devait verser à la CC la somme de 11 566,56 € au titre des frais de l’expertise assortie des intérêts au taux. Cependant par une requête enregistrée le 10 mai 2019, la société a demandé à la Cour Administrative d’Appel (CAA) de Nantes d’annuler ce jugement. Cet appel de la décision du tribunal administratif de Nantes pouvant entrainer pour la CC le remboursement de la somme ainsi versée par la société, elle était tenue de constituer une provision d’une somme équivalente. Par jugement du 30 mars 2020, la CAA a rejeté la requête de la société. Le risque ayant disparu pour la CC de devoir rembourser cette somme d’argent, cette provision devra faire l’objet d’une reprise.
Les états annexes relatifs aux provisions n’ayant jamais été complétés, il n’a pu être vérifié si sur la période antérieure au contrôle, la CCPF avait déjà constitué des provisions.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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Alors que la CCPF a été confrontée à deux autres procédures contentieuses sur la période contrôlée, celle-ci n’a pas pour autant constitué de nouvelles provisions, contrairement à ce que prévoit la M14, alors même que l’une d’entre elles8 a entrainé une charge financière pour la communauté.
La chambre invite la communauté de communes à constituer des provisions dès l’ouverture d’un contentieux en première instance à hauteur du montant estimé par la CC de la charge qui pourrait en résulter pour elle, conformément à l’article R. 2321-2 du CGCT.
4.3.2 La comptabilité d’engagement et les restes à réaliser
4.3.2.1 La tenue de la comptabilité d’engagement
La procédure d’engagement mise en place par la commune à partir du logiciel de gestion financière est dématérialisée depuis 2017. Celle-ci est rappelée en annexe n° 8.
Il ressort de cette procédure deux observations :
- la communauté a su s’adapter au nouveau portail public de l’État « Chorus Pro », par lequel elle réceptionne depuis le 1er janvier 2017 les factures dématérialisées de ses fournisseurs. En effet, alors que cet outil peut poser des difficultés au moment du rattachement des factures à leur engagement en raison de l’absence de référence au numéro d’engagement sur les factures, celle-ci a réussi à surmonter cet obstacle en mettant notamment en place plusieurs modes de traitement des factures ;
- la présidente, ni aucun adjoint ne vise de bon de commande jusqu’à 90 000 € HT.
La CCPF n’a pas réalisé de guide de procédures comptables et financières décrivant le processus à mettre en place pour chaque étape de la chaîne comptable de la définition du besoin jusqu’au paiement par le comptable, en passant par l’engagement de la dépense et la vérification du service fait.
Malgré l’absence de procédure formalisée, l’établissement a été en mesure de décrire avec précision les grandes étapes de la chaîne comptable.
La chambre invite la communauté à procéder à une certaine formalisation de ses procédures comptables, qui présenterait notamment l’avantage de faciliter la mise en place de contrôles internes dans le cadre d’une démarche de fiabilisation de ses comptes.
8 Procédure contentieuse engagée devant le tribunal administratif de Nantes, qui par jugement du 3 mai 2018 a
rejeté la demande des consorts Poirrier d’annuler la décision de la CCPF d’exercer son droit de préemption sur les parcelles leur appartenant et situées sur la commune de LF. Par un arrêt du 20 septembre 2019, la Cour administrative d’appel de Nantes a annulé le jugement du 3 mai 2018 et la décision de la CCPF du 18 mars 2015 et a condamné la communauté au versement d’une somme indemnitaire.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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Par ailleurs, la chambre a constaté, à partir des fichiers comptables de la CC que chaque mandat était relié à un numéro d’engagement. Force est ainsi de constater que le taux d’engagement des dépenses est de 100 %.
La communauté a indiqué, sur ce point que, si la dépense n’avait pas été préalablement engagée, le logiciel comptable permettait de générer automatiquement un engagement a posteriori de la dépense au moment du rapprochement de la facture à l’engagement.
Dans ces conditions, eu égard au mode d’utilisation du logiciel par la commune, compte tenu de l’absence de référence aux numéros de bons de commande ainsi qu’à leur date dans les fichiers comptables transmis, il n’a pas été possible, dans le cadre de l’instruction, d’apprécier le véritable taux d’engagement des dépenses effectuées par l’établissement.
4.3.2.2 Les restes à réaliser
À la CCPF, les restes à réaliser (RAR) concernent la seule section d’investissement. Les montants des recettes et des dépenses inscrites en RAR sur la période 2015-2019 sont rappelés en annexe n° 9.
À l’exception de l’année 2019, aucun compte administratif de la période contrôlée ne présentait d’états des RAR, contrairement à ce que prévoit l’instruction budgétaire et comptable M14.
En cours de contrôle, la CCPF a transmis les états de RAR de la période 2015-2019.
Ces états ne respectent pas toutes les conditions de forme requises par la M149 dès lors qu’ils ne sont pas arrêtés en toutes lettres.
La chambre a également constaté que de nombreuses inscriptions de recettes en RAR ne reposaient sur aucune pièce justificative :
- des recettes de FCTVA sur l’ensemble de la période contrôlée : l’inscription d’un montant de FCTVA en RAR n’est possible que si la collectivité dispose dans les premiers jours de l’année N de l’arrêté d’attribution daté de l’année N-1. En l’espèce, l’EPCI, pour justifier l’inscription d’un montant de FCTVA en RAR, a seulement transmis, pour chaque année concernée, un tableau récapitulant les montants de TVA déclarés, les montants déjà perçus le cas échéant, ainsi que les montants attendus au titre du FCTVA. Le montant du FCTVA à inscrire en RAR tient compte également du FCTVA qui pourrait être perçu au titre des dépenses inscrites en RAR, comme par exemple en 2015. Sur la base des pièces justificatives transmises, la CCPF ne pouvait donc inscrire des recettes de FCTVA en RAR ;
9 Les conditions de forme requises pour la présentation des restes à réaliser sont précisées dans l’instruction
budgétaire et comptable M14 (tome 2, titre 4, chapitre 1, point 2.3.2.8 relatif à l’établissement de l’état des restes à réaliser) : « L’état est établi au 31 décembre de l’exercice. L’état des restes à réaliser, détaillé par chapitre ou article en fonction du vote du conseil municipal, est arrêté en toutes lettres et visé par le maire ».COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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- des recettes d’emprunt en 2019 : la CC a inscrit un RAR de 2 403 560 € au chapitre 16 et a fourni comme justificatifs des contrats d’emprunt pour un montant de 1 990 200 € (contrat d’emprunt souscrit auprès du Crédit Agricole pour un montant de 1 750 200 € le 24 février 2020 et contrat d’emprunt souscrit auprès du Crédit Agricole pour un montant de 240 000 € le 24 février 2020). La CC a précisé que l’emprunt de 413 360 € pour les travaux d’extension de l’usine de mécanique de précision des Pays de la Loire (MPPL) était en cours. Elle ne pouvait donc inscrire un RAR au titre de cet emprunt. De même, la CC ne disposant pas au 31 décembre 2019 des offres de prêts correspondant aux deux emprunts souscrits le 24 février 2020 auprès du Crédit Agricole, elle ne pouvait pas les comptabiliser en RAR au titre de l’exercice 2019.
Par ailleurs, la CCPF a enregistré sur la période contrôlée, à l’exception de l’année 2018, des RAR sur le chapitre 024 « Produits des cessions d’immobilisations ». Outre le fait que ce chapitre n’a pas pour vocation d’enregistrer des émissions de titre, cette inscription a conduit la communauté à prendre en compte dans le résultat des exercices 2015 à 2017 et 2019 des recettes d’investissement, qui s’avèrent être en réalité des recettes de fonctionnement.
En réponse aux observations provisoires de la chambre, l’ancien ordonnateur a fait valoir, d’une part, que, dès lors que les emprunts ont été réalisés ultérieurement, l’absence de pièces en RAR « ne fausse pas la sincérité de l’ordonnateur », d’autre part, que « les cessions sont des ressources d’investissement et non de fonctionnement ». La chambre rappelle à cet égard, que :
1. aucune offre de prêt valide au 31 décembre n’a été transmise par la communauté à l’appui des RAR correspondant à des emprunts, qui seule aurait été susceptible d’en assurer la régularité ;
2. s’agissant des produits de cession, seul le montant de l’éventuelle plus-value, qui doit être comptabilisée en section d’investissement lors de la sortie de l’actif du bilan, a vocation à constituer un reste à réaliser en recette d’investissement.
De plus, pour justifier l’inscription de produits de cession en RAR, la CCPF a transmis soit des délibérations10 donnant autorisation à la communauté de procéder à certaines ventes, soit une fiche d’inventaire accompagnée d’une fiche relative aux écritures comptables à réaliser suite à la vente d’une immobilisation (en l’espèce une benne à ordures ménagères vendue en 2015 pour un montant de 6 000 €).
Cependant, ces pièces justificatives ne sont pas suffisantes pour caractériser ces différentes cessions de certaines, même si la délibération précise qu’un acquéreur potentiel est intéressé par le bien ou désigne le futur acquéreur.
Seul un compromis de vente, qui juridiquement vaut vente, aurait permis de justifier le caractère certain de l’ensemble de ces ventes.
10 - La délibération du 25 juin 2015 relative à l’autorisation donnée par le conseil communautaire de
procéder à la vente d’une maison d’habitation (située 27 rue Ravenel à La Flèche) pour un montant de 142 500 €, - La délibération du 28 septembre 2017 relative à la décision du conseil communautaire de vendre les parcelles et bâtiments constituant l’ancien hôtel communautaire pour un montant de 440 000 € au bénéficie de Sarthe Habitat, - La délibération du 19 décembre 2019, par laquelle le conseil communautaire a décidé la vente d’un terrain (cadastré YB 157 d’une surface de 3 616 m²) à M. Marquet pour un montant de 116 000 €.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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En cours d’instruction, la CCPF a informé la chambre des dates des ventes de ces différents biens immobiliers et terrains en indiquant par ailleurs : « Pour l’ensemble, les signatures d’actes étaient réalisées ou proches et devenues certaines à la clôture des comptes. L’inscription permet donc d’avoir une certitude totale et une sincérité optimale des comptes ».
Elle n’a cependant joint aucune pièce justificative à l’appui de ses propos.
Sur la sincérité des RAR en subventions, l’ensemble des courriers de notification des subventions a bien été transmis par la CC. La sincérité de l’ensemble de ces RAR a pu donc être vérifiée.
De nombreuses recettes inscrites en RAR étant infondées, les comptes administratifs votés pendant la période de contrôle doivent être regardés comme ne satisfaisant qu’imparfaitement tous les critères de la sincérité des comptes. Tel est par conséquent également le cas des budgets votés pour les exercices à suivre.
En effet, le solde des restes à réaliser est pris en compte dans le calcul du besoin de financement de la section d’investissement lors de l’affectation des résultats.
Si ces derniers sont bien comptabilisés dans le calcul de l’affectation des résultats du budget principal sur la période contrôlée conformément aux dispositions des articles L. 2311-5 et R. 2311-11 et suivants du CGCT, les montants retenus doivent être regardés comme ayant été surévalués.
De même, le solde des restes à réaliser est pris en compte dans le résultat cumulé rapporté aux recettes réelles de fonctionnement et à l’excédent de fonctionnement reporté, pour déterminer si une collectivité affiche un taux de déficit excédant les seuils de saisine budgétaire prévus par le législateur à l’article L. 1612-14 du CGCT (seuil de 10 % des recettes de la section de fonctionnement pour les communes de moins de 20 000 habitants et 5 % dans les autres cas). Ces dispositions sont applicables aux EPCI en vertu de l’article L. 1612-20 du même code.
En l’espèce, le tableau ci-dessous met en évidence un taux de déficit du compte administratif 2019 du budget principal de plus de 7 %, si on tient compte d’un montant des RAR en recettes corrigé des montants d’emprunts non justifiés. Nonobstant la prise en compte exhaustive des anomalies détectées, le compte administratif pour l’année 2019 présentait un déficit excédant 5 % des recettes de fonctionnement. Cette situation aurait justifié une saisine de la chambre par le préfet de la Sarthe sur le fondement de l’article L. 1612-14 du CGCT.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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Résultat 2019 corrigé des RAR non justifiés régulièrement
Source : Calculs CRC à partir des comptes administratifs de la communauté de communes du Pays fléchois
Sur la sincérité des RAR en dépenses, l’absence de référence à tout numéro d’engagement juridique sur l’état des restes à réaliser n’a pas permis à la chambre de vérifier que ces dépenses engagées non mandatées au 31 décembre constituaient bien des RAR au sens de l’article R. 2311-11 du CGCT.
Enfin, il a pu être observé que ces RAR sont totalement repris au budget suivant, à l’occasion d’une décision modificative suivant le vote du compte administratif.
En réponse aux observations provisoires de la chambre, l’ordonnatrice en fonction a indiqué que « la gestion des restes à réaliser » avait été « traitée », sans toutefois produire aucun document à l’appui.
Recommandation n° 8 : Ne comptabiliser les restes à réaliser en recettes que dans le strict respect des dispositions de l’article R. 2311-11 du CGCT les encadrant.
4.3.3 L’inventaire et l’état de l’actif
4.3.3.1 Rapprochement de l’inventaire avec l’état de l’actif
De nombreux écarts ont été constatés sur les comptes d’immobilisation ainsi que sur les comptes d’amortissement entre, d’une part, l’état des immobilisations au 31 décembre 2018 et l’état de l’actif et, d’autre part, entre l’état des immobilisations au 31 décembre 2018 et la balance du compte de gestion.
Tous les écarts observés ont été recensés en annexe n° 10.
Malgré les premières régularisations effectuées par la communauté sur certains comptes, suite aux premières observations de la chambre, communiquées à l’établissement en cours d’instruction, des écarts demeurent. Ces derniers sont en cours de traitement dans le cadre d’un travail collaboratif entre la CCPF et la trésorerie.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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Par ailleurs, la fonctionnalité relative à la gestion du patrimoine du nouveau logiciel comptable, acquis en 2017 par la communauté, devrait permettre à cette dernière d’améliorer le suivi de ses opérations patrimoniales. En effet, celui-ci permet notamment de mettre l’actif à jour au fil de l’eau, puisque chaque mandat d’investissement génère automatiquement et systématiquement un bien ainsi qu’un flux informatique à destination de la trésorerie.
La chambre encourage la communauté à poursuivre le travail entrepris avec la trésorerie afin de corriger les écarts constatés sur les comptes d’immobilisation ainsi que sur les comptes d’amortissement entre l’état des immobilisations au 31 décembre 2018 et l’état de l’actif. Cela doit permettre de donner une image fidèle, complète et sincère de la situation patrimoniale de l’établissement, qui sera à l’avenir favorisée par la transmission régulière au comptable public des informations nécessaires au correct enregistrement comptable des opérations patrimoniales que seule l’établissement connait. En réponse aux observations provisoires de la chambre, l’ordonnatrice a indiqué que la comptabilité patrimoniale avait « été traitée », sans toutefois fournir davantage de précisions ni produire de document à l’appui.
1. Cohérence interne de l’inventaire de la CCPF
L’état des immobilisations transmis par l’ordonnateur n’est pas toujours cohérent. En effet, la valeur nette comptable affichée ne correspond pas, pour plusieurs comptes 11 à la valeur d’acquisition diminuée des amortissements.
Par ailleurs, l’inventaire n’indique pas la durée d’amortissement appliquée pour chacune des immobilisations.
La chambre invite l’établissement à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de fiabiliser son inventaire.
2. L’amortissement des immobilisations
La CCPF procède bien à l’amortissement de ses immobilisations. Elle a opté pour un amortissement linéaire de ses immobilisations.
Les durées d’amortissement des immobilisations du budget principal ont été fixées par les délibérations du 15 novembre et du 13 décembre 2012 ainsi que par la délibération du 27 juin 2013. Elles sont venues actualiser les durées fixées par une délibération datant de 1998.
Les durées d’amortissement retenues par la CCPF sont rappelées en annexe n° 11.
Ces durées sont conformes à celles données à titre indicatif par l’instruction budgétaire et comptable M14 et couvrent l’ensemble des biens amortissables de la CC, à l’exception des durées d’amortissement des subventions d’équipement versées.
En effet, le décret n° 2015-1846 du 29 décembre 2015 est venu modifier la durée des amortissements des subventions d’équipement versées12 . La chambre invite la communauté à prendre une nouvelle délibération, afin de s’y conformer.
11 Comptes 2111, 2115, 2118, 2128, 21318, 2132, 2138, 2184, 2313
12 À compter du 1er janvier 2016, les subventions d'équipement sont amorties sur une durée maximale de
cinq ans lorsque la subvention finance des biens mobiliers, du matériel ou des études, de trente ans lorsque la subvention finance des biens immobiliers ou des installations, et de quarante ans lorsque la subvention finance desCOMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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Un rapprochement entre les durées d’amortissement fixées par la CC et l’inventaire au 31 décembre 2018 a permis de constater que les durées d’amortissement pratiquées étaient globalement conformes à celles fixées dans la délibération du 15 novembre 2012.
La chambre a cependant fait les constats suivants :
- des frais d’étude (étude de faisabilité voie verte) ont été amortis sur 2 ans et non sur 5 ans ;
- plusieurs licences en lien avec l’urbanisme ainsi que la licence Microsoft office 2013 ont été amorties sur 3 ans au lieu de 2 ans ;
- du matériel informatique a été amorti sur 2 ans (ordinateur, vidéoprojecteur, écran) mais aussi sur 16 ans (47 tablettes) au lieu de 3 ans.
Ces durées couvrent, par ailleurs, l’ensemble des biens amortissables de l’établissement public.
5 LA SITUATION ET LES PERSPECTIVES FINANCIERES
5.1 Les charges de gestion
Les charges de gestion se sont accrues de manière régulière (+ 19,3 %) et ont eu tendance à s’accélérer en fin de période contrôlée, suivant une tendance analogue à ce qui a pu être observé au niveau de la ville-centre.
Les charges à caractère général ont connu l’augmentation la plus importante (de plus d’un quart (+ 26 %)) de 2015 à 2019. Elles représentent en 2019 35 % des charges de gestion. Les charges de personnel ont également connu un accroissement significatif (+ 18 %). Elles représentent en 2019 plus de la moitié des charges de gestion (53 %).
Tant le niveau que la structure des charges de gestion sont atypiques, comparés à ce qui est observé en moyenne dans les communautés à fiscalité propre de la même strate démographique : leur niveau y est relativement élevé, tout comme l’est le poids relatif des charges à caractère général et de personnel. D’une façon générale, les dépenses de fonctionnement (hors dépenses exceptionnelles) sont, rapportées au nombre d’habitants, plus élevées d’environ 50 % à la CCPF qu’en moyenne dans les communautés de la même strate (par exemple en 2017 : 416 € contre 274 €).
projets d'infrastructure d'intérêt national ; les aides à l'investissement des entreprises ne relevant d'aucune de ces catégories sont amorties sur une durée maximale de cinq ans.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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De même, rapporté au nombre d’habitants, le niveau des dépenses de personnel est très sensiblement supérieur au niveau moyen observé dans les communautés de la même strate.
À l’inverse, très fluctuant d’une année sur l’autre, le montant moyen des subventions versées, rapporté au nombre d’habitants, est d’un niveau très faible.
5.2 Les produits de gestion
On observe, sur toute la période sous contrôle, une tendance à l’accroissement des produits de gestion, à un rythme cependant environ deux fois moindre que celui des dépenses de fonctionnement.
La vigueur des recettes fiscales a en effet permis de plus que compenser le repli, pourtant significatif, des recettes institutionnelles13. L’accroissement observé résulte d’une dynamique plus marquée à compter de 2017, dès lors que la relative stabilisation des ressources institutionnelles s’est accompagnée à partir de cette date d’une accélération de la croissance des ressources fiscales.
Si la dynamique globale des produits suit une évolution similaire au sein de la CCPF et au sein de la commune de La Flèche, leur ressort est ainsi différent. À La Flèche, la compensation du repli des ressources institutionnelles et de la fiscalité reversée s’est principalement opérée par la dynamique des ressources d’exploitation en 2018, dans une moindre mesure des ressources fiscales, surtout en 2019. À la communauté de communes, le repli des dotations et participations a été beaucoup plus marqué qu’à La Flèche et a été plus que compensé, dès 2016 par les ressources d’exploitation et à compter de 2017 par les ressources fiscales, qui se sont accrues de 16 % de 2017 à 2019, année où elles représentent plus de 45 % des produits de gestion, contre 41 % en 2015.
Les ressources fiscales, rapportées au nombre d’habitants, sont, de fait, beaucoup plus élevées dans le Pays fléchois qu’en moyenne dans les communautés de la même strate.
La croissance des ressources fiscales propres s’explique principalement par l’introduction de taxes liées à l’environnement et l’urbanisation à compter de 2018 et par l’accroissement des taxes sur les activités de service et le domaine, particulièrement marqué également en 2018 : alors que l’ensemble des taxes s’est accru de 22 %, les seuls impôts locaux n’ont, eux, connu un accroissement que de 6,5 % sur l’ensemble de la période.
Les taux d’imposition n’ont pas été modifiés sur la période sous contrôle ; seule l’évolution des bases, peu dynamique, rend compte de la dynamique des produits, en conséquence très modeste.
Ainsi, en l’absence de dynamique du produit des impôts, le produit de taxes, sous l’effet de l’accroissement de leur taux, et la diminution de l’attribution de compensation versée, expliquent l’essentiel de l’accroissement des ressources fiscales observé.
13 Si les dotations ont, comme dans la ville-centre, diminué, leur niveau, rapporté au nombre d’habitants,
demeure toutefois plus élevé qu’en moyenne dans les communautés de la même strate.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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En l’absence de changement majeur en matière de fiscalité reversée, l’accroissement significatif de la part de la fiscalité perçue conservée résulte pour l’essentiel de la combinaison d’une diminution de l’AC reversée et d’un accroissement de l’AC brute perçue (voir sur ce point le chapitre 3).
La chambre observe également le caractère très dynamique, comme dans la ville centre, des produits d’exploitation, correspondant notamment à des ressources tirées des travaux, études et prestations de services.
5.3 La formation de l’autofinancement du budget principal
De 2015 à 2019, l’excédent brut d’exploitation (EBF) diminue de 15 %. Deux sous périodes sont toutefois à distinguer. De 2015 à 2017, l’absence de dynamique de croissance des produits, dans un contexte de tendance à la hausse des charges, se traduit par une baisse marquée de l’EBF (- 24 %). Si, de 2017 à 2019, la hausse des dépenses de fonctionnement se poursuit, et s’accélère même, elle est partiellement compensée par un net accroissement des produits, à un rythme cependant heurté, qui se retrouve au niveau des fluctuations de l’EBF, hausse sensible en 2018, à nouveau diminution en 2019.
Le profil d’évolution de l’épargne brute est semblable à celui de l’EBF, aux variations de résultats financiers et exceptionnels près, dont les montants sont relativement peu significatifs.
Il est à noter que, malgré la diminution observée, le taux d’épargne de la CC est comparable à son niveau moyen dans les communautés de la même strate. Rapportée au nombre d’habitants, l’épargne y est même très sensiblement plus élevée que dans les communautés de taille comparable.
5.4 L’investissement et son financement
S’il peut connaître des fluctuations d’assez forte ampleur d’une année sur l’autre, le niveau des dépenses d’équipement de la communauté a conservé un montant relativement élevé, plus du double, rapporté au nombre d’habitants, qu’en moyenne dans les communautés de la même strate.
Les dépenses d’action économique et, dans une moindre mesure, les dépenses d’aménagement, services urbains, environnement demeurent les plus importantes ; on observe toutefois une tendance à l’accroissement des dépenses jeunesse et liées aux équipement sportifs.
Deux projets significatifs ont été menés à bien durant la période sous contrôle : une Maison d’accueil de jeunes enfants (2015, 1,2 M€) et une Maison de santé (2018 et 2019, 2,3 M€).RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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L’effort d’équipement (mesuré par le taux d’équipement : dépenses d’équipement (y compris subventions) /recettes réelles de fonctionnement) est sensiblement plus élevé dans le Pays fléchois qu’en moyenne dans les communautés de la même strate (30,8 % contre 22,8 % en 2017), pour un taux d’épargne brute similaire. Dans ces conditions, en dépit de ressources d’investissement propres pouvant atteindre des montants significatifs (notamment des subventions d’investissement en 2015, 2016 et 2018 et, cette même année, des produits de cession atteignant 700 480 €), la communauté dégage chaque année depuis 2015 un besoin de financement.
L’ampleur de ce besoin de financement (6,8 M€) a donné lieu à deux emprunts nouveau, en 2017 et 2019, d’un montant respectif de 1,9 et 2 M€.
5.5 L’endettement
Le recours au financement externe a accru le stock de dette, dont l’encours, rapporté au nombre d’habitants, est double de celui observé en moyenne dans les communautés de la même strate.
Alors que, logiquement, le montant des annuités de remboursement est nettement plus élevé dans le Pays fléchois qu’en moyenne dans les communautés de la strate, l’épargne nette y est toutefois sensiblement plus élevée qu’en moyenne. Cela tient à un niveau d’épargne brute lui-même beaucoup plus important : en 2017, 78 € par habitant contre 53 € en moyenne. D’où un taux d’épargne brute (16 %) et nette (11 %) se situant en 2017 (année où l’épargne atteint un plancher) dans la moyenne des niveaux atteints par les communautés de la strate. D’où également une capacité de désendettement, qui, si elle se situe à un niveau supérieur au niveau moyen des communautés de la strate (4,8 années contre 3,4), n’en excède toutefois pas le niveau dans les mêmes proportions que pourrait le laisser penser le niveau relativement élevé de dette. On notera à cet égard que la capacité de désendettement demeure inférieure à la fin de l’année 2019 à celui atteint à la fin de l’année 2017, malgré un nouvel emprunt de 2 M€.
Si la capacité de désendettement demeure ainsi sous contrôle, elle exige cependant une grande vigilance pour l’avenir, surtout si la communauté envisage de procéder à court terme à un nouvel emprunt
Finalement, si la situation financière de la communauté ne présente jusqu’à présent pas de risque avéré, les perspectives à court moyen terme risquent d’assombrir la situation au vu des projections d’investissement envisagées. En effet, au vu de l’analyse rétrospective des écarts entre prévisions d’investissement et réalisations selon différents horizons temporels (voir chapitre 6), il ne semble pas infondé de penser que, pour les années 2020 2021, le montant de l’investissement se situera en moyenne chaque année dans une fourchette comprise entre 4 et 6 M€. Les montant projetés pour les années 2022-2023, s’ils devaient atteindre un montant plus faible, semblent avoir une probabilité faible de se situer à un niveau inférieur à 3 M€. Un tel niveau semble difficilement finançable sans recours à l’emprunt. Or, un nouvel emprunt, en l’absence de changements structurels susceptibles d’infléchir la tendance d’évolution des dépenses de fonctionnement, et sans révision significative des projections d’investissement, risque de plonger la communauté dans une zone de turbulences.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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6 LE PILOTAGE DE L’INVESTISSEMENT – ENQUÊTE NATIONALE DES JURIDICTIONS FINANCIÉRES
6.1 Stratégie et décision d’investissement
6.1.1 Cadre stratégique
6.1.1.1 Stratégie et programmation
La communauté n’a pas mis en œuvre de démarche stratégique en matière d’investissement. Aucun axe stratégique n’encadre son action, excepté un objectif financier, consistant à rechercher des co-financements en amont du lancement d’opérations, à hauteur de 50 %.
Les opérations d’investissement sont gérées au cas par cas, y compris en matière de gros entretien, au motif allégué que la communauté dispose d’un patrimoine peu important. La gestion commune, dans le cadre de services techniques mutualisés, du patrimoine avec la ville- centre limite toutefois la portée de l’argument.
La communauté ne dispose par ailleurs d’aucun pouvoir décisionnaire en matière de voirie.
La communauté n’a ainsi pas tenu compte de l’observation du précédent rapport de la chambre daté 2015, l’invitant à mettre en œuvre une programmation pluriannuelle des investissements. Seules quelques enveloppes sont reconduites d’année en année, dans le domaine de la voirie, mais également en vue du remplacement régulier des bennes à ordure.
Toutefois, certaines projections sont réalisées dans le cadre de la préparation du ROB : chaque année la communauté y fait figurer une liste d’investissements à envisager sur les trois (quatre depuis 2018) années à venir. Le ROB précise bien qu’il s’agit de données purement indicatives, correspondant aux demandes des services, entre lesquelles aucune priorisation n’est réalisée, et susceptibles d’être modifiée au fil de l’eau. Cette liste a cependant le mérite d’exister, ce qui n’est pas le cas pour la ville-centre, et présente en outre les investissements envisagés de manière plus désagrégée depuis 2017.
En dépit de l’absence de démarche stratégique, les prévisions opérées dans ce cadre ne sont pas dépourvues d’une certaine qualité empirique : on ne note globalement pas de gros écart entre prévisions et réalisations (faibles écarts, que l’exemple du mode d’exercice de la compétence voirie invite cependant à interpréter avec circonspection et qui n’empêchent pas, certaines années, le taux de réalisation des dépenses d’investissement d’atteindre des niveaux très modestes).RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
36
En outre, le degré de réalisation des prévisions est moindre lorsqu’on l’examine à un niveau fonctionnel désagrégé : à titre d’exemple, alors que le ROB 2017 ne prévoyait pas d’investissements pour la piscine en 2018 et 2019, les dépenses d’équipement y ont été respectivement de 256 000 € et 280 000 €.
Il n’existe aucune coopération avec les communes membres en matière de projection des dépenses d’investissement. Si la communauté reproche aux élus ruraux une absence de vision de territoire et de n’utiliser les fonds de concours communautaires que comme une manne, elle ne démontre pas avoir tenté de remédier à cette situation : aucune initiative n’a par exemple été prise en vue de confectionner un pacte fiscal et financier ou un règlement intégrateur en matière d’éligibilité au financement par fonds de concours (voir chapitres 2 et 3).
6.1.1.2 Investissement et développement durable
La communauté n’est dotée d’aucune ligne directrice, d’aucun mode de pilotage dédié, d’aucun document structurant, en matière d’intégration de la préoccupation liée au développement durable dans la décision d’investir.
La préoccupation environnementale est toutefois loin d’être inexistante. Elle se manifeste de façon éparse à travers des actions ponctuelles. Les effets de l’intégration de la préoccupation environnementale dans les décisions d’investissement ne font cependant l’objet d’aucun suivi, ni d’un point de vue écologique, ni d’un point de vue financier.
La préoccupation environnementale est plus difficile à intégrer pour les projets de réhabilitation que pour les nouveaux projets.
L’absence de cadre partagé et de coopération entre la communauté et les communes membres peut, par ailleurs, donner lieu à des choix non efficients : par exemple, la station de gaz naturel de ville décidée par la ville de La Flèche se serait révélée inadaptée à l’approvisionnement en carburant des camions de ramassage des ordures ménagères, si ceux- ci avaient fonctionné au gaz, ce qui, selon l’ancien ordonnateur, était une option susceptible d’être proposée lors de la consultation pour l’achat de bennes ordures ménagères. En effet, la station n’est conçue que pour l’approvisionnement de véhicules légers.
La communauté aspire à une plus grande intégration de la préoccupation environnementale dans ses décisions d’investissement, afin notamment d’optimiser ses consommations énergétiques. Sa mise en œuvre est conditionnée au recrutement d’un technicien énergie, pour laquelle la communauté rencontre quelques difficultés et dans l’attente de laquelle les services n’apparaissent pas en mesure de réaliser un suivi plus systématique des consommations énergétiques, malgré l’existence de données disponibles.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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6.1.2 Le cadre organisationnel
Le président de la communauté a joué, tout au long de la période sous contrôle, un rôle déterminant dans le processus de prise de décision, relatif notamment aux nouveaux projets.
L’intensité de la sollicitation et de la mobilisation des services techniques est d’autant plus grande que les projets présentent une certaine complexité, non seulement sur le plan strictement technique, mais également sur le plan partenarial.
6.1.3 Évaluation du besoin et décision d’investissement
Si la communauté soutient que certains projets ont été précédés d’une consultation des usagers potentiels dans le cadre de l’élaboration d’études de faisabilité, elle n’a pas été en mesure de produire lesdites études.
L’exemple des difficultés rencontrées par le centre aquatique (voir le point 6.2.2.4.), notamment en termes de fréquentation, illustre le caractère manifestement perfectible du mode de connaissance et de prise en compte des besoins en amont des décisions d’investissement.
La nouvelle présidente semble consciente de la marge de progrès en matière de prise en compte des besoins en amont des décisions, notamment d’investissement, dès lors qu’elle a exprimé sa volonté de faire de cette prise en compte un axe de son mandat à travers le déploiement d’une « démocratie participative », même si, à ce stade, aucune modalité de mise en œuvre opérationnelle n’est encore envisagée.
6.1.4 Décision d’investir et contrainte financière
La contrainte financière n’a jusqu’à présent pas constitué un facteur de limitation de l’investissement. L’impératif d’attractivité a donné lieu à des investissements, pour le financement desquels le choix de l’endettement a été fait. Toutefois, la contrainte financière pourrait limiter à court terme la dynamique d’investissement. L’évaluation des coûts de fonctionnement induits pas des opérations d’investissement n’est pas réalisée de manière systématique. Par suite, ces coûts, non connus en amont, ne constituent pas un critère d’arbitrage entre projets alternatifs.
Le rétrécissement des marges de manœuvre financières, résultant notamment selon la communauté de la diminution des dotations et des conséquences de la réforme de la fiscalité professionnelle, a, jusqu’à présent, eu davantage un effet qualitatif que quantitatif : répondant davantage à des appels à projets, en vue de maximiser les cofinancements, le pilotage des projets est devenu plus partenarial. Le délai entre décision d’investissement et réalisation s’est, dans ces circonstances, accru.
Les fonds de concours perçus par la communauté, très spécifiques, ne constituent pas un critère de prise de décision en matière d’investissement.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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6.1.5 Décision d’investir et cycle électoral
Si, aux dires de la communauté, le cycle électoral a un impact sur le rythme d’investissement, l’évolution observée de l’investissement à la CCPF n’illustre qu’imparfaitement un tel cycle. Certes, au niveau global, après avoir fléchi en début de mandat (- 18 % entre 2015 et 2016), l’investissement connaît un accroissement accéléré en fin de mandat (+ 19 % de 2018 à 2019) ; la fin de mandat est de plus marquée par plusieurs opérations (maison de santé, transfert du siège de la communauté). Mais force est cependant de constater, d’une part, que les variations globales d’investissement sont relativement modestes d’une année sur l’autre au cours de la période sous contrôle, et d’autre part, que le montant de l’investissement consacré à la maison de santé en 2018 et 2019 ne représente qu’une part relativement modeste (respectivement 22 % et 15 %) du montant total d’investissement, inférieure à la part annuelle moyenne consacrée à l’action économique et à l’aménagement, aux services urbains et à l’environnement (voirie, déchetteries).
6.2 Les axes prioritaires d’investissement
6.2.1 Les domaines prioritaires
L’examen de la répartition fonctionnelle des dépenses d’équipement fait apparaître les points suivants :
- le poids dans l’ensemble prépondérant des dépenses d’aménagement et d’action économique ;
- l’existence de deux opérations ponctuelles, se traduisant par des dépenses relativement importantes correspondant à d’autres fonctions. En 2015 : 1,2 M€ imputées à la fonction famille (Maison d’accueil de jeunes enfants) et en 2018 et 2019 respectivement 1,2 et 1,1 M€ imputées à la fonction interventions sociales et santé (Maison de santé). Il s’agit pour l’essentiel, dans les deux cas de dépenses de construction (c./ 2313 « Immobilisations corporelles en cours ») ;
- le caractère périodisé des dépenses d’action économique : alors qu’elles représentent moins de 15 % des dépenses en 2015 et 2018, leur montant et leur poids est beaucoup plus important en 2016, 2017 et 2019. On notera que la modestie relative des dépenses d’action économique en 2018 par rapport aux deux années précédentes est concomitante de son très fort accroissement à l’échelle de la commune de La Flèche. Son niveau est demeuré à un niveau élevé pour la commune en 2019, malgré le très fort accroissement observé cette même année au sein de la communauté ;
- le maintien d’un niveau relativement élevé de dépenses d’aménagement, services urbains, environnement, oscillant entre 2,3 M€ et 3,1 M€ ;
- une tendance régulière à l’accroissement des dépenses d’équipement dans le domaine sportif et lié à la jeunesse.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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6.2.2 La répartition entretien-renouvellement/opérations nouvelles
6.2.2.1 La programmation des investissements selon leur type
(maintenance/opérations nouvelles)
En l’absence de démarche et de la mobilisation d’outils stratégiques en matière de programmation des investissements, il n’est logiquement pas surprenant que la communauté n’ait pas déployé d’outils de programmation de la répartition pluriannuelle souhaitée entre investissements de renouvellement et nouveaux investissements, même si certaines enveloppes sont reconduites d’une année sur l’autre (voir précédemment).
6.2.2.2 La connaissance et la gestion de son patrimoine par la communauté
Si la communauté se dit satisfaite de sa connaissance, empirique, et de sa gestion, au cas par cas, de son patrimoine, au motif qu’il ne serait pas très important, il résulte toutefois de l’instruction qu’elle ne dispose pas de données suivies systématiques relatives à l’âge des bâtiments et à leurs coûts d’exploitation. Par ailleurs la superficie de mêmes bâtiments peut différer selon la source documentaire utilisée.
Les 40 000 m2 environ possédés par la communauté se répartissent fonctionnellement par ordre décroissant d’importance entre des bâtiments économiques, des réserves de logement, les maisons de santé, le centre aquatique, le pôle petite enfance.
La communauté ne pratique pas une gestion active de son patrimoine et ne parvient pas à optimiser son occupation. Certains bâtiments économiques sont vacants, la pépinière d’entreprises n’est que partiellement louée. Surtout, elle dispose de près de 10 000 m2 inoccupés situés dans l’ancien hôpital, comptabilisés comme réserves de logement, et pour lesquelles aucune perspective n’est à ce jour dessinée.
6.2.2.3 Les besoins d’investissement en entretien/renouvellement/réhabilitation
La communauté ne dispose pas de plan pluriannuel d’entretien.
Les éléments de diagnostic dont elle dispose sont très parcellaires : un audit pour la voirie des communes de Oizé et La Fontaine Saint Martin, réalisé à la suite de leur adhésion à la communauté et un diagnostic thermique des bâtiments gros consommateurs d’énergie (pour l’essentiel, le centre aquatique et la maison de santé située dans l’ancien hôpital), réalisé en 2019, et qui, de l’aveu de l’établissement, n’a donné lieu à aucune action.
Les projets en matière de diagnostic apparaissent aujourd’hui très incertains : celui, émanant des services communautaires, de procéder à un audit de toute la voirie communautaire en vue de construire une programmation pluriannuelle de travaux à l’échelle communautaire impliquerait une remise en cause des enveloppes voirie, heurtant manifestement l’intérêt de maires ruraux. Ce projet n’a d’ailleurs pas été validé par le conseil communautaire. Les autres projets de supervision des installations de chauffage ou de gestions des abords routiers n’ont, pas davantage, été validés ; aucun calendrier n’a été ébauché.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
40
Dans ces conditions, l’entretien continue à s’opérer au fil de l’eau, au gré des urgences à gérer.
6.2.2.4 Les domaines prioritaires de renouvellement
Les deux domaines prioritaires à court-moyen terme, identifiés par la communauté en matière de dépenses de renouvellement, sont le centre aquatique et la voirie, sans toutefois que cette identification ne repose sur une étude diagnostic.
1/ le centre aquatique l’Ilébulle
La priorité conférée à la piscine intervient après des années d’inadaptation manifeste entre le pilotage des projections de dépenses (par reconduction d’une enveloppe forfaitaire) et la réalité des dépenses d’entretien engagées, pour un montant systématiquement plus élevé que ce qui était présenté au ROB.
Ces difficultés de pilotage, et l’accroissement très significatif des dépenses de rénovation que la communauté devra engager en 2021 et 2022, ne sont pas sans lien, d’une part, avec les insuffisances en matière de connaissance et de prise en compte du besoin en amont du projet, et d’autre part, plus généralement, avec le manque d’appréhension des différentes solutions techniques existantes en amont, afin d’être en mesure de sélectionner le projet de manière parfaitement informée.
S’agissant de l’amortissement du centre aquatique, la communauté n’a pas souhaité mettre en œuvre la recommandation de la chambre, au motif que ni la règlementation, ni la jurisprudence de l’y oblige. La chambre prend acte de cette position, tout en invitant la CCPF à prolonger sa réflexion sur ce point, dans une optique d’amélioration du pilotage de l’investissement.
2/ La voirie
La priorité accordée à la voirie à court-moyen terme en matière de dépenses d’entretien intervient, comme pour la piscine, après des années d’inadaptation manifeste entre le pilotage des projections de dépense (par reconduction d’enveloppes forfaitaires) et la réalité des besoins à l’échelle communautaire. Le maintien du système de distribution d’enveloppes communales tout au long de la période sous contrôle constitue un exemple de la manière dont l’absence d’esprit, de projet, et de pilotage communautaires est en tant que telle un facteur d’inefficience.
En dépit du caractère prioritaire de l’entretien de la voirie, le montant lui étant consacré figurant dans le ROB 2020 est en diminution, par rapport aux années précédentes.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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6.2.2.5 L’information des élus
L’information des élus en matière d’investissement, de réhabilitation et de renouvellement apparaît très parcellaire. En effet, le niveau formel d’information des élus en matière de besoin de gros entretien ou de réhabilitation du patrimoine est supposément assuré par la seule liste des investissements figurant chaque année sur une page située à la fin du ROB. Cependant, si, il est vrai, la liste des investissements figurant dans le ROB a eu tendance, depuis 2015, à être présentée de manière plus désagrégée et détaillée, elle ne fait pas figurer en tant que tels les investissements de gros entretien ou de réhabilitation. La liste n’est accompagnée d’aucun commentaire. Elle n’a manifestement pas pour objet d’informer les élus sur la répartition qualitative des investissements envisagés sur les trois ou quatre années à venir. Son objet est simplement de justifier le chiffrage du montant global d’investissement envisagé dans le but, conformément à la raison d’être du DOB, de dégager les perspectives budgétaires et financières de l’établissement à court moyen terme.
L’autre modalité d’information des élus tient dans la tenue de commissions avec comptes rendus plusieurs fois par an. Seuls ceux relatifs aux commissions GEMAPI et déchets ménagers-environnement-développement durable ont été produits au cours du contrôle. Ces derniers exposent pour l’essentiel des données relatives à l’exploitation du service. On n’y trouve pas trace de données relatives aux travaux de gros entretien ou de réhabilitation du patrimoine, notamment pas de la construction d’une nouvelle déchèterie, qui semble pourtant envisagée à court moyen terme. Par ailleurs, aucun compte rendu n’existe dans les services à propos de la voirie14 .
6.2.2.6 Le rôle des normes dans les décisions d’entretien / renouvellement / réhabilitation
Si les normes ne sont pas par elles-mêmes un facteur déclenchant d’opérations, en revanche, tous travaux de réhabilitation ou de renouvellement impliquent une mise aux normes.
Les normes sont perçues par la communauté comme une contrainte aléatoire, renforcée par les conditions de conduite des contrôles de leur mise en œuvre. Pourtant, malgré la connaissance de la nécessité de travaux à conduire en lien avec la qualité de l’air, la communauté n’a établi aucun calendrier des actions à mettre en œuvre.
La communauté n’est pas en mesure de chiffrer, même de façon approximative, le coût de ses travaux imputables à la mise aux normes, ni, le cas échéant, les économies induites.
14 Selon les services communautaires, « Ils devaient être rédigés par le vice-président de la voirie et envoyés
directement aux élus ».RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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6.3 Les acteurs extra-communaux
La communauté ne pratique aucune externalisation de la gestion des investissements requis par ses services publics, excepté le traitement des déchets.
6.4 Le mode de pilotage
La communauté ne dispose d’aucun document écrit, décrivant les modalités organisationnelles de pilotage des projets dont elle assure la maîtrise d’ouvrage.
Elle soutient, pour quelques projets, notamment la construction de la maison de santé de Villaines-sous-Malicorne et l’aménagement de bâtiments blancs à vocation économique, notamment à la Bertraie, avoir procédé, à l’initiative du directeur général des services techniques (DGST) mutualisé ou d’un chef de projet désigné par lui, à la mise en réseau des différentes directions intéressées (voirie, eau, urbanisme, environnement, éclairage, bâtiment, mobilité, etc.). Elle ne produit cependant aucun élément, ni aucune pièce susceptible de l’établir et de donner une idée du mode de pilotage adopté, qui, manifestement est informel.
Une difficulté identifiée par la communauté réside dans l’impossibilité de contractualiser avec les maîtres d’œuvre des engagements de limitation des coûts de fonctionnement induits par les projets. La communauté n’a cependant fourni aucun élément sur les projets concernés, ni sur la manière dont elle aurait tenté de surmonter la difficulté alléguée.
6.4.1 Pilotage et acteurs tiers
Les relations avec les tiers revêtent pour la communauté une certaine importance, dès lors que les projets d’investissement s’inscrivent dans le cadre de dispositifs donnant lieu à appel à projet, notamment le dispositif cœur de ville.
Aucun projet n’a jusqu’à présent donné lieu à assistance à maîtrise d’ouvrage.
6.4.2 Pilotage financier
Le cofinancement comme critère de réalisation des investissements se traduit par l’importance croissante de dispositifs contractuels dans le cadre d’appels à projet (contrat de ruralité, actions cœur de ville, territoire d’industrie), davantage appréciés lorsqu’ils émanent de l’État que du département ou de la région, du fait notamment d’une plus grande préservation de l’autonomie de choix de l’EPCI.
Ne disposant pas d’une culture et d’outils de comptabilité analytique, la communauté ne procède à aucune évaluation du coût de la maîtrise d’ouvrage réalisée en régie lorsqu’elle cherche à apprécier le coût global d’un projet d’investissement.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
43
6.4.3 Pilotage budgétaire
Le budget de la communauté ne comporte pas de chapitres d’opérations d’équipement, qui, par conséquent, ne donnent pas lieu à un vote.
6.5 Investissement et démarche d’évaluation
Investissement et démarche d’évaluation
Aucune démarche ou procédure évaluative, ni contrôle interne, n’a été engagé par la communauté.
Son appréciation des conditions d’exécution des projets engagés est contradictoire : alors qu’elle cite, parmi les difficultés récurrentes rencontrées, l’importance des malfaçons (dont elle avance quelques hypothèses explicatives : sous-traitance, faiblesse des moyens coercitifs réglementaires auprès des maîtres d’œuvres, complexification de l’action de construire dû à l’empilement de nombreuses normes), elle soutient pas ailleurs ne pas être en mesure de citer un chantier ayant été confronté à cette difficulté depuis 2015.
7 COVID-19 : GESTION ET IMPACT DE LA CRISE SANITAIRE (PREMIER CONFINEMENT)
7.1 Crise sanitaire et organisation interne des services
La gestion de la crise sanitaire s’est réalisée de manière intégrée au niveau de la ville et de la communauté de communes ;
Une cellule de crise, réunissant très régulièrement les directeurs de services, les élus, des représentants de la gendarmerie et de la police municipale et des pompiers, a été mise en place le 15 mars 2020. Elle a été amenée à prendre des décision urgentes en lien avec la situation sanitaire, mais également des décisions plus lourdes, dans les domaines par exemple de gestion du personnel (régime des congés pendant le confinement) ou de l’investissement (report des travaux prévu dans le centre aquatique communautaire), devant être régularisées lors de conseils municipaux ou communautaires ultérieurs.
Le télétravail durant la période du premier confinement n’a donné lieu à aucune procédure formalisée et n’a pas été l’occasion du lancement d’une réflexion relative aux modalités éventuelles de sa pérennisation pour les personnels intéressés au-delà de la période de confinement.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
44
Certains services accueillant du public (centre aquatique, centre de la Monnerie, maison de la petite enfance) ont été fermés. Pour autant, la communauté de communes s’est adaptée en vue de soutenir les résidents et usagers fragiles : aide à domicile et portage des repas, renforcement de présence dans les résidences autonomie, à compter du 26 mars, ouverture de deux écoles pour accueillir les enfants des personnels, indispensables à la gestion de la crise sanitaire. Elle s’est par ailleurs efforcée d’assurer au maximum les services indispensables : continuité de la distribution de l’eau potable et du traitement des eaux usées, même si moins de gros entretien a été réalisé, maintien sur le terrain des quatre policiers municipaux organisés en binôme, travail en alternance des agents des espaces verts, poursuite du travail du service urbanisme via la dématérialisation des dossiers, veille technique des bâtiments communaux inoccupés pour vérifier les ouvertures, l’absence de fuite ou encore d’éclairage inopiné.
7.2 Les actions conduites
7.2.1 Dans le domaine sanitaire
Les actions sanitaires entreprises sont pour l’essentiel relatives, d’une part, au soutien logistique apporté aux maisons de santé en vue de faciliter les conditions d’accueil des patients, et d’autre part, à la distribution de masques à la population.
7.2.2 Dans le domaine socio-économique
Si aucun dispositif d’aide aux entreprises n’a été initié au niveau local (excepté une exonération de droits de place pour les forains et les cafetiers au 3ème trimestre 2020), un soutien ciblé sur les usagers des services publics a été mis en place (gratuité du 16 mars au 10 mai 2020 [hors mercredi et vacances scolaires du 1er au 26 avril 2020] et mise en place d’un tarif unique de repas fourni par la collectivité pour l’accueil périscolaire, remboursement du montant des abonnements au centre aquatique correspondant au 3ème trimestre). L’action conduite à destination des entreprises a consisté, pour l’essentiel, à informer régulièrement l’ensemble des entreprises et commerçants de la communauté des dispositifs décidés par le gouvernement, à travers des envois réguliers de mails. La seule action économique décidée localement a été d’échelonner les loyers, en accord avec le comptable public.
7.2.3 L’impact financier
La communauté a indiqué n’être pas en mesure, à la fin de l’année 2020, d’évaluer l’impact financier de la crise sanitaire.
7.3 Le plan de relance
Il ressort de l’entretien de fin de contrôle avec l’ordonnatrice que la communauté de communes pourrait bénéficier d’un financement d’investissements à hauteur de 7 M€, charge pour la commune de financer 20 % des projets retenus.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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ANNEXES
Annexe n° 1. Tableau des emplois des services mutualisés ................................................................. 46 Annexe n° 2. Évolution des flux financiers entre la CC et ses communes membres liées aux mises à disposition .......................................................................................................... 47 Annexe n° 3. Fonds de concours 2015-2020 ........................................................................................ 48 Annexe n° 4. Évolution de l’AC à verser par l’EPCI à ses communes membres 2015-2020............... 49 Annexe n° 5. Évolution de l’AC à percevoir par l’EPCI de la part des communes membres .............. 50 Annexe n° 6. Évolution du FPIC 2015-2020 ........................................................................................ 51 Annexe n° 7. Évolution du taux de réalisation des recettes et des dépenses du budget principal ........ 52 Annexe n° 8. La procédure d’engagement mise en place à la CCPF .................................................... 53 Annexe n° 9. Montants des restes à réaliser 2015-2019 de la CCPF .................................................... 55 Annexe n° 10. Écarts constatés sur les comptes d’immobilisation et sur les comptes d’amortissement entre d’une part, l’état des immobilisations au 31 décembre 2018 et l’état de l’actif et d’autre part, entre l’état des immobilisations au
31 décembre 2018 et la balancedu compte de gestion .................................................... 56 Annexe n° 11. Durées d’amortissement de la CCPF ............................................................................. 58RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
46
Annexe n° 1. Tableau des emplois des services mutualisés
Source : Convention de mise en commun de services entre la ville de La Flèche et la CCPF du 8 juillet 2016COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
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Annexe n° 2. Évolution des flux financiers entre la CC et ses communes membres liées aux mises à disposition
Source : CRC à partir des comptes de gestion
Articles
comptables 2015 2016 2017 2018 2019 Évolution 2015-
2019
Mise à disposition de personnel par les communes membres c/6217 224 783,35 340 059,33 322 274,12 308 615,20 336 064,52 49,51% Dont commune de La Flèche 193 700,95 141 872,48 263 001,79 260 777,12 273 514,64 41,20%
Mise à disposition de personnel aux communes membres c/70845 915 017,80 970 881,22 1 086 624,84 1 166 869,97 1 211 887,21 32,44% Dont commune de La Flèche 889 118,05 942 235,12 1 064 970,85 1 124 188,04 1 163 762,46 30,89%
Remboursement de frais aux communes membres c/62875 93 129,12 47 444,39 21 002,69 216 165,88 346 421,28 271,98%
Dont commune de La Flèche 93 129,12 43 031,07 21 002,69 210 670,88 204 683,45 119,78%
Remboursement de frais par les communes membres c/70875 6 776,25 71 599,92 0,00 73 179,51 42 149,32 522,02% Dont commune de La Flèche 5 140,33 67 159,44 0,00 52 670,26 33 532,32 552,34%RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
48
Annexe n° 3. Fonds de concours 2015-2020
communes fonds 2015-2020
Arthezé 31 874,00
Bazouges 155 721,00
Bousse 37 835,00
Clermont 119 697,00
Courcelles 38 002,00
Cré 74 605,00
Crosmières 141 313,00
La Chapelle 173 468,00
La Flèche 2 405 226,00
Ligron 43 242,00
Mareil 56 838,00
Thorée 70 982,00
Villaines 117 261,00
total 3 466 064,00
Source : Délibération du 2 avril 2015 de la CCPFCOMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
49
Annexe n° 4. Évolution de l’AC à verser par l’EPCI à ses communes membres 2015-2020
Source : Réponses CCPF à la Q3.A.182
2015 2016 2017 2018 2019 2020
Bazouges-sur-le-Loir (devenue Bazouges-Cré-sur-Loir) 74 185,20 71 385,20
Bazouges-Cré-sur-Loir 21 408,21 8 394,66 8 394,66
Courcelles-La-Forêt 474,00 138,00
Crosmières 37 743,33 33 235,33 27 943,33 22 028,33 23 288,33 18 674,33
La Chapelle d'Aligné 16 670,69 11 266,69 3 090,69
La Flèche 2 575 327,44 2 550 015,44 2 508 127,44 2 434 487,44 2 272 192,84 1 883 538,44
Oizé 22 308,00 20 518,00 16 564,50
Total 2 704 400,66 2 666 040,66 2 560 569,67 2 487 218,43 2 324 393,83 1 918 777,27
Montant DSC à verserRAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
50
Annexe n° 5. Évolution de l’AC à percevoir par l’EPCI de la part des communes membres
Source : Réponses CCPF à la Q3.A.182
2015 2016 2017 2018 2019 2020
Arthezé 13 331,51 13 331,51 18 331,51 24 480,29 24 480,29 26 768,29
Bazouges-Cré-sur-Loir 2 728,84
Bousse 32 256,27 33 684,27 35 616,27 43 055,54 42 915,54 44 926,54
Clermont - Créans 39 639,64 43 447,64 49 089,64 60 553,64 59 993,64 67 002,14
Cré (devenue Bazouges-Cré-sur-Loir) 41 926,99 43 690,99
Courcelles La Foret 506,00 5 693,27 5 693,27 7 986,77
La Chapelle d'Aligné 5 647,31 5 087,31 13 657,81
La Flèche 0,00
La Fontaine Saint Martin 2 139,00 2 157,00 3 563,00
Ligron 0,00 1 680,00 4 060,00 10 431,00 10 081,00 12 994,50
Mareil-sur-Loire 33 739,86 35 027,86 36 679,86 47 629,36 47 279,36 50 695,36
Oizé 0,00 0,00 0,00
Thorée-les-Pins 11 890,11 14 662,11 18 190,11 33 226,55 32 876,55 36 558,05
Villaines-sous-Malicorne 23 135,08 26 383,08 31 045,08 43 598,66 43 808,66 49 545,16
Total 195 919,46 211 907,46 193 518,47 276 454,62 274 372,62 316 426,46
Montant DSC à percevoirCOMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
51
Annexe n° 6. Évolution du FPIC 2015-2020
Sources : Délibérations relatives à la répartition du FPIC 2015-2020 de la CCPF
2015 2016 2017 2018 2019 2020
Montant FPIC versé par l'ensemble intercommunal - - 16 827,00 - - -
Montant FPIC versé par la CCPF 6 511,00
Montant FPIC perçu par l'ensemble intercommunal 620 243,00 761 843,00 711 815,00 778 096,00 779 958,00 793 312,00
Montant conservé par la CCPF 396 594,00 344 299,00 338 765,00 337 397,00 366 299,00 370 526,00
Montant redistribué aux communes membres 223 649,00 417 544,00 373 050,00 440 699,00 413 659,00 422 786,00
Arthezé 5 913,00 5 319,00 5 008,00 9 651,00 10 092,00 9 908,00
Bazouges-sur-le-Loir 16 955,00 19 856,00
Bazouges-Cré-sur-Loir 713,00 38 250,00 38 972,00 39 422,00
Bousse 0,00 10 616,00 9 905,00 0,00 10 256,00 0,00
Clermont - Créans 0,00 10 000,00 10 370,00 10 270,00 0,00 0,00
Cré (devenue Bazouges-Cré-sur-Loir) 9 853,00 11 095,00
Courcelles La Foret 6 092,00 10 142,00 9 432,00 8 815,00 9 060,00 9 507,00
Crosmières 14 240,00 20 565,00 19 576,00 19 095,00 19 322,00 20 031,00
La Chapelle d'Aligné 25 177,00 33 977,00 32 105,00 31 286,00 32 422,00 33 987,00
La Flèche 113 019,00 229 298,00 223 811,00 217 482,00 220 907,00 224 917,00
La Fontaine Saint Martin 17 412,00 14 196,00 14 682,00
Ligron 8 088,00 12 864,00 12 215,00 11 724,00 12 526,00 12 547,00
Mareil-sur-Loire 9 948,00 14 816,00 13 868,00 13 862,00 0,00 0,00
Oizé 38 452,00 20 492,00 31 563,00
Thorée-les-Pins 0,00 16 399,00 14 903,00 14 224,00 14 647,00 14 897,00
Villaines-sous-Malicorne 14 364,00 22 597,00 21 144,00 10 176,00 10 767,00 11 325,00RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
52
Annexe n° 7. Évolution du taux de réalisation des recettes et des dépenses du budget principal
Sources : Comptes administratifs 2015-2019 de la CCPF
2015 2016 2017 2018 2019
Dépenses prévues 13 645 603,16 13 909 590,00 14 475 411,00 15 782 785,82 15 946 939,62
Dépenses réalisées 13 063 764,99 13 267 773,28 13 686 403,27 14 320 968,90 14 638 917,51
Taux de réalisation 95,74% 95,39% 94,55% 90,74% 91,80%
Recettes prévues 15 361 631,47 15 684 931,00 15 747 390,67 17 284 402,62 17 210 834,85
Recettes réalisées 15 783 444,02 15 307 072,13 15 817 374,71 17 647 983,13 17 065 121,43
Taux de réalisation 102,75% 97,59% 100,44% 102,10% 99,15%
Dépenses prévues 10 659 793,58 10 411 835,17 12 847 389,48 12 031 433,71 12 439 741,20
Dépenses réalisées 5 170 661,19 4 248 919,59 5 456 042,49 5 407 158,17 6 207 835,37
Taux de réalisation sans RAR 48,51% 40,81% 42,47% 44,94% 49,90%
RAR 3 287 943,04 4 353 661,13 2 074 534,95 1 952 904,66 3 240 975,06
Taux de réalisation avec RAR 79,35% 82,62% 58,62% 61,17% 75,96%
Recettes prévues 6 585 776,55 6 500 389,93 10 629 290,22 10 331 725,86 11 335 061,82
Recettes réalisées 2 229 097,68 1 019 636,09 2 577 042,51 1 722 447,35 3 372 197,96
Taux de réalisation sans RAR 33,85% 15,69% 24,24% 16,67% 29,75%
RAR 2 156 381,77 4 269 904,25 2 515 029,61 2 455 967,29 4 905 739,13
Taux de réalisation avec RAR 66,59% 81,37% 47,91% 40,44% 73,03%
Dépenses réelles
Recettes réelles
Budget principal
Fonctionnement
Dépenses réelles
Recettes réelles
InvestissementCOMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
53
Annexe n° 8. La procédure d’engagement mise en place à la CCPF
L’engagement comptable est effectué sur le logiciel SEDIT depuis 2017 (logiciel qui a permis la mise en place de la « full-démat’ ») par les services gestionnaires de lignes budgétaires qui saisissent les bons de commande. Ces derniers suivent un parcours de visas dématérialisés En effet, jusqu’à 90 000 € HT, les bons de commande sont signés soit par le directeur du service concerné, soit par le directeur et le directeur général de service. La CC n’a cependant pas expliqué les critères des bons de commande faisant l’objet d’un double visa. Au-delà de 90 000 € HT, les consultations faisant l’objet de procédures particulières, il n’est pas prévu de procédure de visa spécifique.
La présidente ni aucun vice-président ne vise de bon de commande jusqu’à 90 000 € HT.
Après avoir été validés par le service des finances qui vérifient leur imputation comptable, les bons de commandes génèrent des engagements, qui seront rapprochés des factures correspondantes au moment du mandatement.
Alors que la M14 n’impose pas l’engagement des recettes, la CCPF a indiqué qu’elle procédait à l’engagement de ses recettes pour « faciliter et sécuriser la gestion comptable ».
Pour l’engagement des recettes, la CCPF n’a pas mis en place de circuit de validation. Les services gestionnaires procèdent ainsi directement à l’engagement comptable des recettes sur le logiciel et en informent ensuite le service des finances par courrier électronique.
Depuis le 1er janvier 2017, les collectivités locales et les établissements publics ont l’obligation d’accepter les factures électroniques produits par certains de leurs fournisseurs15, via le nouveau portail public de l’État « Chorus Pro ».
Les factures adressées à la CCPF arrivent désormais par ce portail informatique.
La procédure de dépôt des factures sur Chorus Pro oblige les fournisseurs à faire figurer sur les factures à destination des services de l’État la référence de l’engagement. En revanche, les autres entités publiques du secteur public local sont libres de déterminer si la référence à l’engagement est obligatoire ou non.
En l’espèce, l’obligation de référencer l’engagement sur la facture n’a pas été retenue par la CCPF, afin d’éviter toute difficulté qui pourrait survenir en cas de saisie erronée du numéro d’engagement par le fournisseur.
Le rapprochement de la facture à l’engagement est effectué par le service gestionnaire des crédits, qui procède en même temps à la constatation du service fait et à la validation de la facture. Pour cela et en l’absence de numéro d’engagement sur la facture, le logiciel propose une liste des engagements non soldés pour le tiers concerné par la facture ainsi que pour le service gestionnaire en question. Le service gestionnaire n’a plus qu’à choisir dans la liste proposée l’engagement correspondant.
15 1er janvier 2017 : Grandes entreprises et personnes publiques
1er janvier 2018 : entreprises intermédiaires (250 à 5 000 salariés)
1er janvier 2019 : petites et moyennes entreprises (10 à 250 salariés)
1er janvier 2020 : très petites entreprises (moins de 10 salariés).RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
54
Par ailleurs, Chorus Pro ne permet pas d’avoir de multiples références à un contrat, à un marché ou à un engagement. De fait, les factures qui concernent plusieurs engagements nécessitent de se rapprocher du destinataire de la facture pour définir le numéro qui doit apparaitre.
Sur ce point, la CCPF a indiqué qu’en cas de réception d’une facture concernant plusieurs engagements, elle avait le choix entre deux modes de traitement :
- soit les engagements ont été réalisés par le même gestionnaire, qui dans ce cas-là verra sur le logiciel l’ensemble des engagements qui le concernent et sera dans la capacité d’imputer la dépense sur plusieurs engagements ;
- soit les engagements concernent plusieurs gestionnaires issus de services différents et dans cette situation la facture, pour être traitée, devra être modifiée. Il est, en effet, demandé au fournisseur d’émettre une facture pour chaque engagement.
Pour faciliter la gestion des factures et éviter toute nouvelle édition de facture par le fournisseur, la CCPF précise sur ses bons de commande à l’attention des fournisseurs qu’il doit y avoir une seule facture par bon de commande.COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
55
Annexe n° 9. Montants des restes à réaliser 2015-2019 de la CCPF
Sources : États des restes à réaliser 2015-2019 de la CCPF
RAR Investissement -
budget principal 2015 2016 2017 2018 2019 Dépenses 3 287 943,04 4 353 661,13 2 074 534,95 1 952 904,66 3 240 975,06
Chapitre 20 19 455,03 131 080,83 173 197,45 286 582,28 232 899,78
Chapitre 204 1 269 297,00 1 071 996,00 629 984,00 647 905,50 518 528,50
Chapitre 21 722 844,71 457 521,76 188 272,87 196 738,69 468 632,81
Chapitre 23 1 276 346,30 2 693 062,54 1 053 080,63 791 678,19 2 008 413,97
Chapitre 26 - - - - 12 500,00
Chapitre 27 - - 30 000,00 30 000,00 -
Recettes 2 156 381,77 4 269 904,25 2 515 029,61 2 455 967,29 4 905 739,13
Chapitre 024 147 500,00 142 500,00 440 000,00 - 116 000,00
Chapitre 10 495 883,48 363 821,25 632 409,22 491 244,85 187 153,05
Chapitre 13 1 512 998,29 1 880 048,00 1 442 620,39 1 667 122,44 2 199 026,08
Chapitre 16 - 1 883 535,00 - 297 600,00 2 403 560,00
Chapitre 27 - - - - -
Solde RAR -1 131 561,27 -83 756,88 440 494,66 503 062,63 1 664 764,07RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
56
Annexe n° 10. Écarts constatés sur les comptes d’immobilisation et sur les comptes d’amortissement entre d’une part, l’état des immobilisations au 31 décembre 2018 et l’état de l’actif et d’autre part, entre l’état des
immobilisations au 31 décembre 2018 et la balance du compte de gestion
Écarts sur les comptes d’immobilisation entre l’inventaire et l’état de l’actif 2018
Sources : Inventaire et état de l’actif de la CCPF au 31 décembre 2018
Écarts sur les comptes d’amortissement entre l’inventaire et l’état de l’actif 2018
Sources : Inventaire et état de l’actif de la CCPF au 31 décembre 2018
Inventaire État de l'actif
2031 41 983,27 0,00 41 983,27
2111 811 541,49 647 761,36 163 780,13
2115 672 362,57 663 274,05 9 088,52
2118 67 884,01 55 185,99 12 698,02
2128 1 955 369,98 2 888 605,30 -933 235,32
21318 15 748 563,57 16 664 574,32 -916 010,75
2132 7 576 775,04 5 952 226,90 1 624 548,14
2135 45 820,03 46 087,77 -267,74
2138 3 654 395,04 3 631 638,81 22 756,23
21538 404 132,79 398 276,57 5 856,22
21748 905 749,69 11 538,69 894 211,00
21751 42 558 288,92 41 300 063,06 1 258 225,86
2182 1 430 380,42 1 652 739,89 -222 359,47
2312 306 482,13 315 466,96 -8 984,83
2313 3 815 846,10 5 418 353,21 -1 602 507,11
2315 813,73 6 669,95 -5 856,22
2317 0,00 2 152 436,86 -2 152 436,86
Nature du compte Valeur brute ÉcartsCOMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS FLÉCHOIS
57
Écarts sur les comptes d’amortissement et les comptes d’immobilisation entre l’inventaire et le compte de gestion 2018
Sources : Inventaire et état de l’actif de la CCPF au 31 décembre 2018
Inventaire Compte de gestion
Valeur brute Valeur en balance de sortir (débit/crédit)
2031 41 983,27 0,00 41 983,27
20422 75 000,00 0,00 75 000,00
2111 811 541,49 647 761,36 163 780,13
2115 672 362,57 663 274,05 9 088,52
2118 67 884,01 55 185,99 12 698,02
2128 1 955 369,98 2 888 605,30 -933 235,32
21318 15 748 563,57 16 664 574,31 -916 010,74
2132 7 576 775,04 5 952 226,90 1 624 548,14
2135 45 820,03 46 087,77 -267,74
2138 3 654 395,04 3 631 638,81 22 756,23
21538 404 132,79 398 276,57 5 856,22
21748 905 749,69 11 538,69 894 211,00
21751 42 558 288,92 41 300 063,06 1 258 225,86
2182 1 430 380,42 1 652 739,89 -222 359,47
2312 306 482,13 315 466,96 -8 984,83
2313 3 815 846,10 5 418 353,21 -1 602 507,11
2315 813,73 6 669,95 -5 856,22
2317 0,00 2 152 436,86 -2 152 436,86
28031 41 983,27 0,00 41 983,27
280422 75 000,00 0,00 75 000,00
28135 5 262,00 5 529,74 -267,74
281784 604,27 6 042,27 -5 438,00
28182 830 781,28 1 016 463,10 -185 681,82
28188 2 087 096,85 2 064 044,10 23 052,75
Nature du compte ÉcartsRAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
58
Annexe n° 11. Durées d’amortissement de la CCPF
Sources : Délibérations de la CCPF du 15 novembre, du 13 décembre 2012 et du 27 juin 2013
Immobilisations / budget principal Délibération du 15/11/2012 Délibération du 13/12/2012 Délibération du 27 juin 2013 Barème indicatif M14
Immobilisations incorporelles
Subventions d'équipement à un tiers public - 15 ans -
Subventions d'équipement à un tiers privé - 5 ans -
Subventions qui financent des biens mobiliers, du matériel
ou des études 5 ans 5 ans max
Subventions qui financent des biens immobiliers ou des
installations 15 ans max 30 ans max
Subventions qui financent des projets d'infrastructure
d'intérêt national 30 ans max 40 ans max
Études 5 ans 5 ans max
Logiciels 2 ans 2 ans
Immobilisations corporelles
Agencements et aménagements de terrains 15 ans 15 à 30 ans Appareil de levage - ascenseur 20 ans 20 à 30 ans Bâtiments légers et abris 10 ans 1 à 15 ans Camions et véhicules industriels 8 ans 4 à 8 ans Cheptel 7 ans - Coffre-fort 20 ans 20 à 30 ans Equipements de garages et ateliers 10 ans 10 à 15 ans Equipements des cuisines 10 ans 10 à 15 ans Equipements sportifs 10 ans 10 à 15 ans Immeubles productifs de revenus 20 ans - Installations de chauffage 15 ans 10 à 20 ans Installations de voirie 20 ans 20 à 30 ans Matériel de bureau 4 ans 5 à 10 ans Matériel informatique 3 ans 2 à 5 ans Matériels classiques 5 ans 6 à 10 ans Matériels de plein air 3 ans - Mobiliers 10 ans 10 à 15 ans Plantations 15 ans 15 à 20 ans Voitures de tourisme 5 ans 5 à 10 ansChambre régionale des comptes Pays de la Loire
25, rue Paul Bellamy
BP 14119
44041 Nantes Cedex 1
Adresse mél : paysdelaloire@ccomptes.fr
Les publications de la chambre régionale des comptes
Pays de la Loire
sont disponibles sur le site :
www.ccomptes.fr/Nos-activités/Chambres-régionales-des-comptes-CRC/Pays-de-la-LoireRéponse de Madame Nadine Grelet-Certenais
Présidente de la communauté de communes
du Pays fléchois
Au rapport d’observations définitives de
la chambre régionale des comptes Pays de la Loire
En date du 4 juin 2021CRC Pays-de-la-Loire
KPL GA210367 KJF
04/06/2021