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Document publié le Samedi 11 novembre 2006 par la commune de Muraz.
Lien du pdf (Compte-Rendu - 36)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Mode, textile et habillement, Culture et patrimoine,
Bulletin
communal
no
36SOMMAIRE
Le mot du Maire
1
Fleurissement été 2006
2-3
Une explication possible de la famine à la Muraz en 1816 - Réseau de gérontologie
4-5
Cérémonie du 11 novembre 2006
6-7
Téléthon 2006
8
Association sports et loisirs
9
Tribune libre: itinéraire d’un adolescent qui sait prendre de la hauteur
10
Changement d’horaires à la ferme du Champ-Bolliet - Service de car, calendrier 2007
11
Patois - Trucs et astuces
12
Manifestations à la Muraz, dates à retenir, janvier-décembre 2007
13
Echos de notre école: semaine du goût, marché de noël
14
Echos de notre école - Recette
15
En marche pour le «Mont Salève en marches»
16
Urbanisme - Etat civil
17
Comptes rendus
18-19
Le car du vendredi
20
La ballade... des gens heureux - Horaire de la déchetterie
21
Les anciens racontent: interview de Jeanne Guérin
22-23
Bloc-notes
24
Journal communal de la Muraz n° 36
Parution biannuelle, gratuite Tirage 450 exemplaires Commission du journal:
Marie-Noëlle Bovagne, René Drevoux, Christian Dubouloz, Marie-Chantal Jacquemoud,
Yves Maire, Nadine Perinet, Etienne Toullec, Didier Verhenne, Christian Zanolla. Impression:
Atelier d’impression Arbusigny
Responsable de la publication:
Noël Jacquemoud
BULLETIN COMMUNAL
NUMÉRO 36 - DÉCEMBRE 2006Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Au début de l’année 2006, vous avez eu la visite
de l’agent recenseur chargé de la collecte des
données destinées, en particulier, à connaître de
manière aussi exacte que possible le nombre
d’habitants vivant de manière permanente dans
notre commune.
Le résultat officiel de ce travail vient de nous être
rendu par l’INSEE (Institut National de la
Statistique et des Etudes Economiques). Fin
février 2006, nous étions exactement 804 habi-
tants principaux, ce qui démontre une augmenta-
tion de la population de 92 habitants, soit une
progression de 12,92 % par rapport à 1999 où l’on
dénombrait 712 habitants. Le nombre des rési-
dences secondaires demeure stable, aux environs
de 100. Le rythme annuel de croissance de popu-
lation a, quant à lui, légèrement fléchi : de plus de
2,50 % pour la période 1990-1999, il passe à
quelque 2 % pour les années 1999-2006. Cette
progression de population ne prend évidemment
pas en compte les habitants qui occupent ou
vont occuper la soixantaine de logements collec-
tifs terminés ou en cours de construction, cette
part représentant de manière très approximative
au moins 100 personnes supplémentaires sur le
territoire de notre commune.
Je profite de ces lignes pour exprimer à tous
ceux qui durant cette année 2006 se sont établis
dans notre commune la cordiale bienvenue au
sein de notre collectivité. Que chacune et chacun
y trouvent sa place et s’y sentent bien, au sein
d’une commune que l’on peut classer dans les
rangs des petites ; située dans un cadre encore
préservé, elle n’est pourtant distante que de
quelques dizaines de minutes des aggloméra-
tions annemassienne et genevoise.
Notre commune possède donc un caractère rural
indéniable mais elle ne fait pas partie pour
autant des plus défavorisées, tant s’en faut.
Cependant, de par sa taille et compte tenu du
fait qu’elle n’abrite pas sur son territoire d’activi-
tés économiques génératrices de taxes profes-
sionnelles conséquentes, elle ne dispose pas de
moyens financiers importants. Par ailleurs, la
pression fiscale communale est largement conte-
nue puisque les taux des quatre taxes n’ont pas
augmenté depuis plus de quinze ans, et ont
même diminué en 2001, ceci résultant d’une
volonté communale affirmée. Aussi, compte tenu
du contexte, des priorités et des choix, l’équipe
municipale en place privilégie l’investissement et
essaye de comprimer les charges de fonctionne-
ment.
Petite commune signifie petits services ou du
moins, et c’est très logique, services proportion-
nels et dimensionnés à l’importance de la popu-
lation et à son caractère manifeste. Ceci a pour
conséquence qu’elle ne peut répondre favorable-
ment à toutes les sollicitations et assumer seule
la création ou la pérennisation de services
publics. Ce n’est qu’avec l’implication du secteur
associatif et la mise en commun de tous les
potentiels humains et financiers qu’un certain
niveau de services peut être maintenu, ou que de
nouveaux services peuvent être créés. Il s’agit là
de la seule alternative possible compte tenu de la
situation démographique et financière présente.
Assurément, choisir d’habiter la campagne com-
porte des inconvénients mais ceux-ci sont à
opposer aux avantages, et ils ne sont pas inexis-
tants ni négligeables, les principaux étant la
qualité de vie, la tranquillité…A chacun de faire
le bilan.
Le bilan, celui de l’année 2006, nous en ferons
l’exposé le dimanche 14 janvier 2007, à 11 h 30,
à la salle des fêtes, à l’occasion de la présenta-
tion des vœux du Conseil Municipal à laquelle
toute la population est invitée. Retenez cette date
et faites-nous le plaisir de nous rejoindre. Dans
l’attente, je présente à chacun et chacune d’entre
vous mes meilleurs vœux pour l’année 2007.
Noël JACQUEMOUD
1
LE MOT DU MAIREBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Je plante, nous fleurissons, ils gagnent… telle
était la devise le vendredi 24 novembre à la salle
consulaire de la mairie.
Les gens avaient répondu présent se vendredi
soir pour la traditionnelle remise des prix du
concours de fleurissement. Pour arriver au clas-
sement suivant, le choix fut difficile, les villa-
geois faisant preuve d’innovation, d’imagination
dans leurs compositions florales au fil des ans :
Villas
1er Mme Molland Joëlle,
2ème Mr et Mme Trilles Javier,
3ème Mr et Mme Drevoux René.
Balcons
1er Mr et Mme Gerber François,
2ème Mr et Mme Bessières Norbert,
3ème Mr et Mme Malinge Patrice
Chalet
1er Mr et Mme Schmidt Ulysse,
2ème Mr et Mme Gal Patrick
Ferme anciennes et en/ou activité
1er Mr Molland Paul,
2ème Mr et Mme Locher Gérard,
3ème Mr et Mme Bovagne Georges
Prix « Spécial du jury »
Mr et Mme Viret Michel,
Mr et Mme Dusonchet Michel,
Mr et Mme Dupont Jean-Pierre.
Ces prix « Spécial du jury » sont attribués pour
l’ originalité et les compositions florales variées.
Diplômes, bon d’achats et photos furent remis
aux récipiendaires, le verre de l’amitié clôturant
la soirée.
N.P.
2
UN BON CRU …POUR LE FLEURISSEMENT ÉTÉ 2006,
MALGRÉ UN TEMPS MI-FIGUE MI-RAISIN.
COMMISSION ENVIRONNEMENT
1er prix : villa
Mme Joëlle MollandBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
3
1er prix : Balcons et terrasses:
Mr et Mme Gerber François
1er prix : chalet : Mr et Mme
Schmidt Ulysse La Croisette
1er prix: ferme en activité et/ou
ancienne : Mr Molland PaulBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Le Tambora, vous connaissez ? Sans doute pas,
mais peut-être peut-on tous situer, ne serait-ce
qu’approximativement, l’Indonésie et ses nom-
breuses îles. Celle qui nous intéresse aujour-
d’hui se nomme Sumbawa.
Ici, en avril 1815, le mont Tambora culmine à
4300 m d’altitude ; après 7 mois de phénomènes
précurseurs, une éruption cataclysmale en déca-
pite le sommet en quelques heures pour laisser
place à un immense cratère qui ne s’élève plus
aujourd’hui qu’à 2 950 m. L’explosion majeure a
lieu le 10 avril 1815 : trois colonnes de cendres
et de flammes s’élèvent au-dessus du cratère et
se combinent en une seule, dont la hauteur a été
évaluée plus tard à 44 km. Des milliers de
mètres cubes de roches sont projetés à 50 km à
la ronde, le ciel s’assombrit durant 2 jours sur
une distance de 600 km alentour et le bruit des
explosions est même entendu jusqu’à l’île de
Sumatra, pourtant située à 2 500 km à l’ouest.
Près du volcan, l’épaisseur des dépôts atteint
une trentaine de mètres et, comme à Pompéi, des
nuages de cendres brûlantes détruisent tous les
environs. Des raz de marée s’abattent sur les îles
à plusieurs centaines de kilomètres de distance.
Les vagues et les chutes de pierres et de cendres
tuent 12 000 personnes dans l’immédiat ; ulté-
rieurement, suite aux dévastations provoquées
par ce cataclysme, 49 000 habitants des îles voi-
sines meurent de faim, les récoltes ayant toutes
été détruites.
La puissance de cette éruption est estimée à 8
fois celle du Vésuve, soit plus de cent fois les
bombes d’Hiroshima et de Nagasaki réunies ;
c’est la plus violente éruption volcanique jamais
connue et surtout la plus meurtrière. D’autant
plus que ses effets ne se limitèrent pas à
l’Indonésie seule car la cendre envoyée dans l’at-
mosphère fit plusieurs fois le tour de la terre.
L’année suivante, des répercussions furent enre-
gistrées sur les différentes continents, en parti-
culier les Etats-Unis et l’Europe qui connurent
en 1816 une année sans été («The year without a
summer») avec de magnifiques couchers de soleil
rougeoyants peints par le peintre anglais William
Turner, mais aussi :
un été froid et pluvieux avec, en juin, une chute
de 15 cm de neige aux USA, plus précisément
sur la côte Est en Nouvelle-Angleterre,
des gelées en Europe les 9 juillet, 21 et 30
août qui eurent des conséquences désas-
treuses sur les récoltes et ruineront les pay-
sans. Cet été 1816, le plus froid jamais enre-
gistré en Europe (il a neigé presque toutes les
semaines dans les Alpes suisses), serait à
l’origine d’une famine qui fit plus de 200 000
victimes en Europe.
Et c’est à ce stade que la relation peut sans
conteste être faite avec le manuscrit rédigé par J.
Masson, alors recteur de la paroisse de La
Muraz. Il relate en effet, en termes français de
l’époque que « Dans l’année de 1816, la prise a
totalement manqué. Cette année a été pluvieuse,
froide, les grains n’ont pas pu parvenir à la matu-
rité : sauf
le village
de l’égli-
se, tous
les blés
sont res-
tés sous
la neige
tellement
qu’il y a
eu une
f a m i n e
4
UNE EXPLICATION POSSIBLE DE LA FAMINE
À LA MURAZ EN 1816Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
dans presque toute la Savoie. L’on n’a point
recueilli de vin ; les blés sont montés à un prix
exorbitant. Le froment étant vendu quatre louis la
coupe. La bataille deux louis et un écu, l’avoine
vingt six francs la coupe et sans les blés que le Roi
a fait venir des pays étrangers, la moitié aurait
été la victime de la famine et de la mort. Parmi la
classe du peuple, pères, mères, enfants, tous
allaient chercher l’aumône. Le plus grand nombre
demeurait sans pain des huit jours et ne se sou-
tenait la vie qu’en faisant bouillir des dents de
lion avec du sel. Telle était la nourriture ordinaire
dans les mois d’avril, mai et juin.
Voyant le triste état de la paroisse ainsi que de
toutes les Bornes, j’ai sollicité des secours auprès
d’une société de gens charitables de Genève et
trois dames avec un Monsieur nommé Louis
Jacquet sont venus à la Cure où elles ont fait leur
demeure, et je les ai nourris sous une modique
pension, et elles ont établi des fourneaux pour
faire cuire de la soupe très excellente, et nous
l’avons distribué tous les jours au nombre de
quatre cent cinquante par jour aux paroissiens
d’Arbusigny, Le Sappey, Esserts et La Muraz qui
en ont eu la plus grande partie, et nous avons
encore distribué du pain et de l’argent à ceux qui
n’avaient point de soupes. La principale de ces
dames était Madame Prévost et son fils demeu-
rant à Genève faisait des cueillettes pour fournir
aux besoins multipliés et un Anglais nommé
Milord Pointet a donné beaucoup pour toute la
dépense ».
MCJ
Sources : recherches sur Internet, reportage
télévisé sur le Tambora le 4 novembre 2006,
manuscrit sur la Famine à La Muraz figurant
dans sa forme originale à la rubrique
Historique/Evolution de la population du site
Internet de la commune
5
LE RÉSEAU DE GÉRONTOLOGIE
DES CANTONS D’ANNEMASSE ET REIGNIER: REGAR
Un lieu d’accueil, d’écoute, de soutien, de conseil...
Pour:
Répondre aux besoins des personnes âgées et aux préoccupations de leur entourage, apporter toutes les informations et tous les éclairages nécessaires pour décider des meilleures solutions à adopter, procurer les documents nécessaires aux demandes d’aide.
Et aussi:
Etre un instrument de coordination pour:
- utiliser au mieux ce qui existe
- mettre en évidence les difficultés et faire des propositions
- mettre en place des actions de prévention (de la dépendance, des chutes, d’aide aux aidants,...) pour nous permettre de vieillir dans les meilleures conditions possibles.
Nous vous proposons:
Une écoute téléphonique au 04 50 39 89 25
Des rencontres pendant les permanences: le mardi et le samedi de 9h. à 12h. le mercredi de 14h30 à 16h30
au bureau qui nous a été attribué par le CCAS de la ville d’Annemasse, au premier étage du Foyer Logement l’Eau Vive.
REGAR
Foyer Logement l’Eau Vive
2, Place du Jumelage
74100 Annemasse
Tél./Fax: 04 50 39 89 25
E-mail: regar@regar.infoBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Samedi 11 novembre très particulier à La Muraz
pour cette commémoration de l’armistice de 1918
: c’était en effet au tour de notre commune d’or-
ganiser cette année la partie intercommunale de
cette cérémonie qui rassemblait les 8 collectivités
du canton de Reignier ainsi que la commune
d’Arthaz. Réunions de préparation, plannings de
réservation et d’achats, invitations officielles,
organisation de la cérémonie et du repas : tout fut
mis en place afin que rien ne soit laissé au hasard
et que chaque participant se sente bien accueilli.
Premier moment émouvant de ce samedi : lorsque
les porte-drapeaux des communes concernées
entrèrent à 10 h 30 dans l’église où fut célébrée
une messe pour la paix, messe rehaussée par les
chants de la chorale paroissiale de Monnetier-
Mornex-La Muraz.
Puis ce fut le deuxième temps fort de la journée :
l’important cortège emmené par l’Harmonie muni-
cipale de Reignier et composé successivement
d’un détachement militaire du 27ème BCA
d’Annecy, d’un zouave et de quelques poilus en
costume d’époque, des porte-drapeaux et des
maires des différentes communes ; venaient
ensuite les Anciens Combattants, Résistants,
Prisonniers de guerre, Anciens d’A.F.N. les
membres du Souvenir Français et bien sûr les
nombreux muraziens ou voisins qui avaient tenu
à être présents.
La cérémonie officielle pouvait commencer, autour
du Monument aux Morts et sur la place rénovée
l’an dernier. Le Capitaine de Vaisseau Jean-Paul
Grillet et M. Claude Bucastel du Souvenir
Français, intervinrent en tant que maîtres de
cérémonie pour disposer les différents corps et
introduire successivement :
la lecture du message du Ministre des
Anciens Combattants, par Monsieur Maurice
Sonnerat, Conseiller général;
la lecture des noms des soldats de La Muraz
tombés pour la France, par Nadine et Etienne;
le dépôt de 3 gerbes : de la municipalité de La
Muraz, de la communauté de communes Arve
et Salève, ainsi que celle du Souvenir français
et des Anciens d’AFN;
le dépôt de roses bleues, blanches et rouges,
par les enfants de l’école primaire de notre
commune et les jeunes présents, précédant la
minute de silence;
les différentes interventions de l’Harmonie,
notamment pour la sonnerie aux Morts et La
Marseillaise ;
la lecture du poème Le dormeur du val ainsi que
de lettres de poilus par les enfants des écoles;
le chant des Allobroges par la chorale;
l’allocution finale par notre maire, Noël
Jacquemoud;
le tout rythmé par les ordres du chef du détache-
ment du 27ème BCA et, en final involontaire, par
les ‘cloches de la paix’ !
A l’issue de la cérémonie, tous les participants
furent invités à se rendre à la salle des fêtes pour
le vin d’honneur, fort apprécié en raison de la fraî-
cheur du temps. Ce fut enfin l’heure du repas
servi aux différents intervenants, anciens combat-
tants et invités du jour, sous le chapiteau chauffé
installé quelques jours auparavant et magnifique-
ment apprêté pour la circonstance. Et là, de l’avis
de tous les convives, on peut dire que ce fut la
conclusion mémorable de cette journée, tant
l’équipe de serveurs bénévoles, composée des
membres du conseil municipal et de leurs
conjoints, enfants ou amis, tant cette équipe s’est
montrée efficace dans une ambiance chaleureuse
et conviviale. Quelle satisfaction pour tous de
s’entendre dire : «à La Muraz, on est toujours bien
reçu» !
Après les derniers échanges et remerciements, le
mot de la fin revenait à Monsieur Yves Rosset,
maire d’Arthaz, qui annonçait que la cérémonie
intercommunale de l’an prochain aurait lieu dans
sa commune.
MCJ
6
CÉRÉMONIE INTERCOMMUNALE DU 11 NOVEMBRE À LA MURAZ
UNE ASSISTANCE NOMBREUSE ET BEAUCOUP D’ÉMOTIONBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
7
CÉRÉMONIE INTERCOMMUNALE DU 11 NOVEMBRE 2006dons, 202 entrées
ons, 171 entrées
ons, 170 entrées
Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
L’horaire de ce départ du Téléthon 2006 était
fixé cette année à 15h00, à l’abri bus du villa-
ge de la Muraz. Une navette attendait les mar-
cheurs, tous âges confondus, afin de les dépo-
ser devant l’église de Reignier.
Départ du chef-lieu de canton, la centaine de
personnes, plutôt bien emmitouflée, prend
enfin la route. Une petite restauration attend
tout le monde dans la jolie localité d’Esery, le
temps de glisser un billet dans l’urne et vient le
moment de repartir, direction la
Muraz. L’arrivée vers le village de la
Muraz, surplombant ce tortillard
lumineux est toujours du plus bel
effet, saluée par l’harmonie muni-
cipale de Reignier. Puis vint l’heure
d’envahir le bar afin de se procurer
le vin chaud tant apprécié et qui a
le mérite de réchauffer les corps. A
l’étage de la salle des fêtes, l’organi-
sation s’affaire, les premiers bols
de soupe sont servis. Pour conten-
ter petits et grands, potage de
légumes et hot-dog sont également
prévus au menu. Le seul bémol est la faible par-
ticipation des autochtones, seulement 10 pour
100 des marcheurs étaient des «muraziens».
C’est un peu mieux au repas, et un sans faute
au bar, de là à dire que les villageois lèvent bien
le coude, il n’y a qu’un pas !
Quant à nos élus, on peut adresser un 10 sur
10, député et conseiller général étaient bien
présents ce soir à table !
Alors que manque-il à notre Téléthon, si ce
n’est qu’une salle plus vaste !
Y.M.
8
TÉLÉTHON 2006
QUELQUES CHIFFRES …
Téléthon 2004 : Bénéfice net €. 2'520.60 dont €. 645.10 de dons, 202 entrées Téléthon 2005 : Bénéfice net €. 2'366.60 dont €. 248.- de dons, 171 entrées Téléthon 2006 : Bénéfice net €. 2'445.54 dont €. 475.- de dons, 170 entrées
Un grand merci aux généreux donateurs, qui grâce à leur participation d’une manière ou d’une autre, nous permettent chaque année, de récolter des fonds en faveur du Téléthon.
N.P.Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Dynamique ou douce, la gymnastique est au
programme de vos soirées tous les lundis à par-
tir de 19h15 !
Si telle est votre devise, «souffrir pour être belle»,
plus de doute, venez rejoindre le groupe entraîné
par Valérie, tous les lundis soir, à la salle des
fêtes, dès 19h15 pour le programme
«Dynamique» travail sur la taille, les abdos + fes-
siers. Si la forme est avec vous, vous pourrez
enchaîner avec le cours de «stretching», plus
relaxant et favorisant la récupération physique.
Si vous vous sentez «rouiller» ou si vous avez
tout simplement envie de tester votre
forme, une première séance est offer-
te. Tous les niveaux sont acceptés,
adolescents et adultes.
A partir du 17 octobre, un cours sera
dispensé (travail de motricité) pour les
enfants scolarisés jusqu’au CM2, tous
les mardis, de 16H40 à 17H40.
N.P.
9
ASSOCIATION SPORTS ET LOISIRS
Deux cours vous sont proposés afin de
répondre aux attentes de chacun :
- cours de fitness de 19h15 à 20h15
- cours de stretching de 20h15 à 21h15
La nouveauté de cette année : la création d’un
cours de gymnastique enfants, destiné aux
jeunes de la GS/CP au CM, le mardi de 16h40
à 17h40.
Tarifs :
Adultes : 60 € le trimestre pour un cours.
85 € le trimestre pour les deux cours
Enfants : 125 € annuel
+ adhésion à l’Association Sports et Loisirs de
8 € (16 € pour les familles).
Pour de plus amples informations, veuillez
contacter Mme Gradia Myriam au 04 50 94 54 95
Les absents auront eu tort de ne pas se
déplacer pour applaudir «les Patoisans du
Salève» début novembre à la salle des fêtes !
Pendant deux bonnes heures, une trentaine de
personnes s’est amusée en écoutant les bali-
vernes et les traditionnels récits de la vie des vil-
lages, en patois. Les spectateurs ont eu du plai-
sir à redécouvrir les veillées d’antan, moment où
les villageois aimaient à se retrouver pour casser
les noix, manger des châtaignes, boire le cidre et
parler des histoires du bourg, racontées par la
troupe des Patoisans du Salève. «Les deux
Blondes» fut un des moments très apprécié de ce
spectacle, coupé par un petit entracte permet-
tant de se restaurer. Place aux enfants, et on a
pu apprécier «la salle d’attente» interprété par
les plus jeunes quant on sait que parler le patois
nécessite de l’entraînement. Mention très bien
pour la troupe et son Président Clément Baillard.
N.P.
SPECTACLE ORGANISÉ PAR SPORTS ET LOISIRS
LA PAGE DES ASSOCIATIONSBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Cette rubrique concerne
généralement des por-
traits que nous faisons
sur des «personnalités» du
village. Par le biais de
notre bulletin, nous dési-
rons vous les faire
connaître, sous forme de
dialogue ou de récit. Ce
dernier a été fait en colla-
boration avec les parents
d’Alexandre qui nous ont autorisés à le publier.
ITINÉRAIRE D’UN ADOLESCENT QUI
SAIT PRENDRE DE LA HAUTEUR…
Juste après les fêtes de Noël, à l’heure où les
adolescents jouent avec leurs dernières consoles
de jeux, inutile de le chercher dans la maison
familiale, Alexandre Mabboux a déjà rejoint son
centre de Sports Etudes aux Rousses, le Pôle
France, réserve de l’équipe nationale de saut à
ski, afin de reprendre les entraînements.
A l’image de ses parents, discrets et réservés,
Alexandre n’aime pas que l’on s’attarde sur ses
prouesses sportives. Pourtant le palmarès du
jeune murazien fait de lui une valeur sûre du
saut à ski français portant les couleurs du club
du Grand-Bornand. Sur les conseils d’un ami de
la famille, moniteur de ski, qui trouvait
qu’Alexandre faisait beaucoup trop de sauts
pour du «simple ski alpin», son papa, Bernard,
décide alors de l’inscrire dans un club pour l’ini-
tier à ce sport. C’est au cours d’une retransmis-
sion à la télévision, d’une compétition de saut à
ski des Jeux Olympiques de Nagano en 1998,
qu’Alexandre a la révélation : le saut à ski sera
incontournable dans sa vie. A partir de ce
moment là, les déplacements pour se rendre sur
les différents tremplins de la région (Haute-
Savoie et Savoie, Courchevel construit pour les
J.O. de 1992) vont ponctuer la vie d’Alexandre et
de ses parents, emploi du temps parfois difficile
à gérer jusqu’à son entrée en Sports études.
Chaque sport ayant son calendrier des compéti-
tions, celui-ci débute le 19 décembre pour se ter-
miner le 31 mars, c’est pourtant pendant l’été
qu’Alexandre réalise le plus grand nombre de
sauts, entre 800 et 1000 chaque année !
Champion de France minime, pour la saison
2004/2005, l’année 2005/2006 sera encore plus
riche en émotions, Champion de France Cadet,
2ème en coupe de France des Jeunes, 4ème
junior aux Championnats de France, 8ème aux
Jeux nordiques de l’OPA et 1er français en
Slovénie, son objectif à l’époque étant de termi-
ner dans les 25 premiers. Pour sa maman,
Pascale, ce que vit Alexandre à travers ce sport,
(et tous les déplacements dans les nombreux
pays, Autriche, Allemagne, Italie, etc…) est
magique et lui apporte une aventure humaine et
une ouverture d’esprit extraordinaires, au
contact de ses camarades où l’entraide et le sou-
tien sont primordiaux.
Ses principaux objectifs pour la saison
2006/2007, perdurer et garder la tête du
Championnat de France Cadet, une meilleure
place que deuxième en coupe de France des
Jeunes ! persister dans les 10 premiers aux Jeux
de l’OPA (qui aura lieu en février 2007 en Italie
dans les Dolomites) et gagner une place qualifi-
cative aux Championnats du Monde Junior.
Avec des heures d’entraînement, des sauts répé-
tés avec des gestes précis et une hygiène de vie
rigoureuse, Alexandre pourra bientôt jouer dans
«la cour des grands».
Car si la montagne, la neige et le saut à ski lui
apportent finalement un plaisir avant tout,
prendre de la hauteur ne lui fait pas pour autant
perdre le sens de la réalité ! Que le meilleur
gagne !
N.P.
10
TRIBUNE LIBRE …UNE FOIS PAR QUINZAINE.
Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Par souci de fraîcheur et dans le but de satisfai-
re le client, le point de vente est désormais
ouvert tous les jours de 17 à 19H, sauf le
dimanche !
Entre un mois de juillet caniculaire et un mois
d’août plutôt automnal, le bilan du premier
semestre est plutôt satisfaisant pour Patricia et
Roger Bovagne, à la ferme du « Champ-Bolliet ».
A travers ce changement d’horaire, c’est avant
tout une possibilité de venir chaque jour en fin
de journée se réapprovisionner en légumes frais.
Cette tranche horaire correspond parfaitement à
celle des trajets quotidiens du retour au domici-
le et permet un arrêt pour faire son
marché. Outre les légumes de sai-
sons cueillis pour vous et devant
vous si vous le désirez, ou ceux qui
vous attendent sur les différents
étalages, c’est aussi la qualité de
l’accueil, et les conseils prodigués
pour les cuisiner, tout en gardant le
goût et la saveur, de ces produits
issus d’une culture sans pesticide
ni engrais. Confitures, marmelades,
toutes sortes de conserves maison
sont également fabriquées et ven-
dues sur place. Le point de vente ne
désemplit pas, on y vient, on y
revient aussi par plaisir.
N.P.
11
CHANGEMENT D’HORAIRES À LA «FERME DU CHAMP-BOLLIET»
ARTISANS DU VILLAGE…
Le service de car à destination d'Annemasse le vendredi est assuré UNE FOIS PAR QUINZAINE. Durant l'année 2007, le car desservira la ligne aux horaires actuels et aux dates suivantes:
SERVICE DE CAR - CALENDRIER 2007
JANVIER vendredi 12 JUILLET vendredi 13
vendredi 26 vendredi 27
FEVRIER vendredi 9 AOUT vendredi 10
vendredi 23 vendredi 24
MARS vendredi 9 SEPTEMBRE vendredi 7
vendredi 23 vendredi 21
AVRIL vendredi 6 OCTOBRE vendredi 5
vendredi 20 vendredi 19
MAI vendredi 4 NOVEMBRE vendredi 2
vendredi 18 vendredi 16
vendredi 30
JUIN vendredi 1 DECEMBRE vendredi 7
vendredi 15 vendredi 21
vendredi 29Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
L’rtor de fère
Diet l’timps, les autos n’incombravent pos les
rotes, et pè s’daplaci ona mita luein, y fallè alla à
dos de m’let. Onna sézon, Fanfoë à la Gustine,
on viot garçon, qu’amâve bien bère, deschend
d’son v’llaze fâre on to’ à la fère d’Bonnavellà.
Après avè attashia sa mule, fé on to’ sû l’pros
d’fère, é va s’attablia awoë los amis, tant et si
bien qu’la nè est itie et qu’y fô rentra. E va vers
sa mula, la tête shauda et les piôtes en flanèle.
Poë, al essaye d’monta d’sus sa borika Y’allave
pas tot solè: la mula simbliave pè hiauta qu’d’ha-
bitude. Al avè bo s’lanci, è r’tombôve tozo à
coûté. Yé t’alors qu’al a zu l’idée d’invoquò los
Saints du Paradis: «Saint Francé, patron d’la
Savoë, peuss-mè» Nion répand... «Saint Antoëne,
Saint Joset», tozo ran...
Tot d’on coup, veyant on moë d’pirres à la riva
d’la rota, n’tron Fanfoë approshe sa mula, monte
d’sus les pirres, rassembleïe ses feurces aprè avè
imploirô tos los saints du Paradis, s’lance, mais
pè allò tomba de l’atro flian d’sa montura.
E se r’lève in colère en criant: «Nom de Diu, fallè
pas peussò tos à la coup»...
Le retour de foire…
Dans le temps, les autos n’encombraient pas
les routes, et pour se déplacer un peu loin, il
fallait aller à dos de mulet.
Une saison, François à la Gustine, un vieux gar-
çon qui aimait bien boire, descend de son village
faire un tour à la foire de Bonneville.
Après avoir attaché sa mule, il fait un tour sur le
champ de foire; il va s’attabler avec des amis,
tant et si bien, que la nuit était là, et qu’il fallait
rentrer. Il va vers sa mule la tête «chaude» et les
jambes en «flanelle», puis il essaie de monter sur
sa bourrique. Ca n’allait pas tout seul : la mule
semblait plus haute que d’habitude. Il avait beau
se lancer, il retombait toujours à côté !
C’est alors qu’il eut l’idée d’invoquer les Saints
du paradis. «Saint François, patron de la Savoie,
pousse-moi». Personne ne répond… «Saint
Antoine, Saint Joseph» toujours rien …
Tout d’un coup, voyant un tas de pierres au bord
de la route, notre François approche sa mule,
monte sur les pierres, rassemble ses forces,
après avoir imploré tous les Saints du paradis,
se lance, mais pour aller tomber de l’autre côté
de sa monture.
Il se relève en colère, et criant :
«Nom de Dieu, fallait pas pousser tous en même
temps» …
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PATOIS
TRUCS ET ASTUCES …
Contre les crampes
Si vous êtes sujette aux crampes, essayer cet ancien remède qui consiste à mettre sous son matelas un aimant (non, non, pas un amant … !)
Une cicatrisation efficace
Une petite plaie, une petite coupure… il vous suffit de mettre du sucre en poudre dessus. Etonnant mais très efficace, le sucre en poudre est un excellent cicatrisant.
Pour avoir de jolies plantes vertes
Lorsque vous faites cuire du riz, gardez l’eau de cuisson. Laissez-la refroidir et arrosez vos plantes vertes avec. L’amidon contenu dans l’eau est un excellent engrais, cette astuce est peu connue et très efficace !
Faire briller vos cuivres
Coupez un oignon en deux et frottez vos cuivres. Ils retrouveront leur éclat. Puis passez un coton légè- rement imbibé d’huile. Faites briller.Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
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MANIFESTATIONS A LA MURAZ
DATES À RETENIR JANVIER-DÉCEMBRE 2007
Manifestations Organisateurs Lieu Date et horaire
Janvier Vœux du maire Conseil Municipal Salle des Fêtes Dimanche 14 janvier 11 h 30
Concours de Belote – repas
en soirée
Anciens d’Afrique du Nord
(A.F.N.) Salle des Fêtes
Dimanche 11 février
14 h Février
Soirée Sauce-Coffe Association Saint Antoine Salle des Fêtes Samedi 24 février 20 h 30
Mars Soirée Lasagnes – Animation Association Sports et Loisirs Salle des Fêtes Samedi 24 mars 20 h
1 er tour Elections
présidentielles Salle consulaire Dimanche 22 avril
Avril
Nettoyage de Printemps Conseil Municipal Parking de la Muraz Samedi 28 avril 9 h 00
2 ème tour Elections
présidentielles Salle consulaire Dimanche 6 mai
Cérémonie du 8 mai Conseil Municipal Monument aux Morts Mardi 8 mai 11 h 15
Fête de printemps – Marché
aux fleurs & plantons APE de La Muraz Parking de la Muraz A CONFIRMER
Mai
Repas des Anciens Conseil Municipal Salle des Fêtes Dimanche 20 mai 12 h 00
Fête des Mères Conseil Municipal Salle consulaire Samedi 2 juin 19 h 30
1 er tour Elections législatives Salle consulaire Dimanche 10 juin
2 ème tour Elections législatives Salle consulaire Dimanche 17 juin
Juin
Promenade des Anciens Conseil Municipal Hangar communal Samedi 30 juin Toute la journée
Fête Nationale
Bal – Moules-Frites
APE de La Muraz
Conseil Municipal
Sous chapiteau au chef-
lieu
Vendredi 13 juillet
20 h 00 Juillet
Fête au village Association St Antoine Sous chapiteau au chef- lieu Dimanche 22 juillet Toute la journée
Sept. Mont Salève en Marches Syndicat Mixte du Salève Massif du Salève Dimanche 2 septembre Toute la journée
Oct. Finale de la coupe du Monde de Rugby Conseil Municipal Bâtiment ‘’Coop’’ Samedi 20 octobre 20 h
Armistice 1918 Conseil Municipal Monuments aux morts Dimanche 11 novembre 10 h 30 Nov.
Résultats du concours de
fleurissement Conseil Municipal Salle Consulaire
Vendredi 23 novembre
19 h 30
Téléthon Conseil Municipal Salle des Fêtes Samedi 8 décembre
Déc.
Vente de décorations et de
sapins de Noël APE de La Muraz Hangar communal A CONFIRMERBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Des pommes, des poires et… un
«jeune» chef qui joue le jeu en ini-
tiant les jeunes aux différences de
saveur des produits.
Pour la semaine du goût, l’ invitation
était lancée par le restaurant
«l’Angélick» pour les différentes sec-
tions de l’école de la Muraz.
Accompagnées de parents béné-
voles, les petites sections participè-
rent à une animation dans les cui-
sines du restaurant autour du goût
et des saveurs de différentes variétés
de pommes. Acide, sucré, fruité, la
palette entière des goûts fut énon-
cée, mais aussi les différentes varié-
tés de pommes, leurs couleurs,
l e u r s
formes, fer-
meté, leurs
caractéris-
tiques pour
les cuisi-
ner. Notre
jeune chef,
Y a n n i c k
Janin se
prêta aux jeux des saveurs, invitant les enfants
à reconnaître les goûts salés et sucrés et le
mélange qui peut s’en dégager, en mélangeant
saumon et roquefort. Pour une participation
encore plus active, les enfants, accompagnés de
parents, confectionnèrent des tartes aux
pommes et poires, un apprentissage de la cuisi-
ne qui s’est révélé intéressant ! et bien sûr, ils
les dégustèrent pour le goûter.
N.P.
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SEMAINE DU GOÛT
ECHOS DE NOTRE ÉCOLE...
L’association des parents d'élèves de
l’école primaire a organisé son tradi-
tionnel marché de Noël.
Dans le hangar de la coopérative situé
vers le terrain de sports, régnait une
ambiance chaleureuse avec une odeur
de vin chaud. A l’intérieur, sur les
tables trônaient des décorations de
fête, des Pères Noël en bois peint, des
objets décorés par les enfants des
écoles durant les ateliers du mercredi.
Une dégustation de foie gras et de
saumon était proposée cette année. A
l’extérieur, les sapins attendaient les
acheteurs, histoire de passer les fêtes
de Noël au chaud. Une bonne ambian-
ce de Noël …
N.P.
MARCHÉ DE NOËLBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
15
ECHOS DE NOTRE ÉCOLE...
Voici la composition du bureau du comité de l’Association des parents d’élèves de l’école primaire pour l’année scolaire 2006/2007 :
Président : Christophe Delmere
Vice président: Guillaume Ogay
Trésorière: Emmanuelle Janin
Secrétaire: Nathalie Gusic
Les autres membres du comité sont :
Jean-Marie Dufrêne, Valérie Lugrin, Nathalie Cosson, Florence Molland, Gianni Guerini, Marie-Noëlle Leran.
Veuillez vous reporter au calendrier des Fêtes et manifestations pour connaître les différentes dates de leur programme festif de l’année en cours
EFFECTIFS DE L’ANNÉE SCOLAIRE 2006-2007 :
3 ans 4 ans 5 ans C.P. CE1 CE2 CM1 CM2
10 19 13 11 13 11 14 8
Total 99 enfants scolarisés
Brownies aux noix de pécan
Pour 16 brownies
Préparation : 20 min
Cuisson : 15 min
Ingrédients :
240 g de chocolat noir à 70 % de cacao
240 g de noix de pécan
240 g de sucre en poudre
300 g de beurre
150 g de farine
5 œufs
5 g de sel fin
Pour décorer :
sucre glace
cacao en poudre
Matériel :
moule carré ou rectangulaire, souple de préfé-
rence
- Préchauffer le four à 200°C (th. 6-7).
- Hacher le chocolat au couteau et le placer dans
un saladier au bain-marie. Ajouter le beurre
coupé en morceaux et faire fondre le tout en
remuant régulièrement au fouet.
- Dès que le mélange est fondu et lisse (compter
3 à 4 min), retirer du bain-marie.
- Mettre de côté 16 noix de pécan entières et
hacher grossièrement les autres au couteau. Les
parsemer sur la plaque du four et les faire griller
dans le four pendant 5 minutes au maximum,
jusqu'à ce qu’elles dorent légèrement.
- Baisser le four à 170°C (th. 5-6).
- Dans un autre saladier, casser les 5 œufs et
ajouter le sucre en poudre.
- Fouetter au batteur électrique pendant
quelques minutes avant d’y verser le chocolat
fondu et mélanger à nouveau pour bien homogé-
néiser.
- Tamiser la farine et l’incorporer au mélange
œufs – chocolat.
- Ajouter les noix de pécan hachées et grillées
ainsi que le sel. Bien mélanger tout l’ensemble.
- Répartir la pâte ainsi obtenue dans le moule
souple sur 1 cm de hauteur environ, enfourner
et laisser cuire de 10 à 12 min. La pâte est cuite
lorsque la pointe d’un couteau que l’on y pique
ressort sèche.
- Démouler la pâte cuite sur une feuille de papier
sulfurisé et découper 16 carrés.
Saupoudrer ensuite de sucre glace tamisé ou de
cacao et déposer au centre une des noix de
pécan mises de côté.
RECETTEBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Le dimanche 3 septembre, un joyeux groupe de
randonneurs s’était donné rendez-vous sur le par-
king de la Muraz, pour la montée aux alpages des
Crêts. Dans le cadre du «Mont-Salève en marches»
des marches étaient organisées au départ de
chaque village, avec une arrivée prévue aux alen-
tours de 11H30 aux Crêts, avec apéritif offert à
tous les participants
ainsi qu’un cadeau
souvenir.
Sur le plateau, des
randonnées décou-
verte nature et his-
toire étaient organi-
sées. On pouvait
également acheter
des produits du ter-
roir du Salève, profi-
ter de balades en
ânes pour les
enfants, ou profiter
des conseils de
l’Association «La
Chanterelle» et son
exposition de cham-
pignons. Une démonstration de vol de planeurs
par les différents clubs de modélisme ravit les
passionnés, dans un ciel bleu azur. La chaleur
étant de la partie et le pique-nique tiré des sacs,
les marcheurs de tous les villages se rassemblè-
rent pour un casse-croûte bien mérité !
N.P
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EN MARCHE POUR LE «MONT SALÈVE EN MARCHES»…Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
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Déclarations de travaux
Truchet Alain Champ-Bolliet piscine 31 08 06
Janin Yannick Chef-Lieu fermeture terrasse 27 09 06
Mattey André La Biollitte abri pour chevaux 19 10 06
Battig Raphael Champ-Bolliet abri 23 10 06
Gal Patrick Vers Monnet véranda 23 10 06
Petitjean Fabien Les Berthets velux 13 11 06
Rebucci Dario La Biollitte mur de soutainement 13 11 06
Pignol Jacky Le Fernex panneaux solaires 13 11 06
Permis de construire
Uguet Adrien Chez Chappé maison individuelle 5 07 06
Earl Le Beuffy Le Beuffy extension bâtiment agricole 5 07 06
Bonnois Michael Champ-Bolliet agrandissement 1 09 06
Goulard Cédric Grange Rouge atelier,garage 23 10 06
Bovagne Alain Les Berthets extension chalet 23 10 06
URBANISME
Naissances
06 09 06 Di-Marino Romain Vers Monnet
28 09 06 Baillard Thomas Chez Blaise
28 09 06 Petitjean Hortense Les Berthets
17 10 06 Mayousse Guillaume Chef-lieu
28 10 06 Guillaume Enzo Chef-lieu
01 12 06 Pellet Agathe Chef-lieu
17 12 06 Cannone Morgan Grange Rouge
Mariage
22 07 06 Polliand Magali et Soares David
19 08 06 Maillet Marie-Edith et Locher Gérard
26 08 06 Lopez Isabel et Drevard Régis
Décès
17 08 06 Lucienne Megevand La Biollitte
ETAT CIVIL 2006
En raison d’un printemps 2007 particulièrement chargé avec les fêtes et
manifestations, 1er et 2ème tour des élections présidentielles,
1er et 2ème tour des élections législatives, communions etc… (se rapporter au calendrier des
manifestations page 13), le repas des aînés est fixé au
dimanche 20 mai 2007, à la salle des fêtes de la Muraz, à partir de 11 heures 30. Merci de noter d’ores et déjà ce rendez- vous annuel !Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
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COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 7 SEPTEMBRE 2006
Lors de sa séance du 7 septembre le conseil municipal a :
➘ Décidé de l’achat de matériel informatique pour un des postes du secrétariat auprès de la Société
Assistance Informatique, 74930 Reignier, pour un montant de €. 935.-H.T., avec le forfait Installation.
➘ Voté les subventions suivantes au titre de l’exercice 2006 :
1. Souvenir français, €. 75.-
2. Ligue contre le cancer, €. 75.-
3. A.C.C.F. formation, €. 75.-
4. Collèges « les Allobroges » la Roche s/Foron, €. 50.-
5. Association des Donneurs de Voix, €. 75.-
6. Centre médico-psycho-pédagogique (Centre Binet), €. 50..-
7. Arc-en-Ciel, €.75.-
8. Alzheimer (Haute-Savoie), €.75.-
9. Mutam Savoie Mont-Blanc, €.66.-
10. Albec, €. 75.-
11. Anciens Combattants du canton de Reignier, €.75.-
➘ Pris la décision de louer un chapiteau pour le repas qui sera servi le 11 novembre dans le cadre de la
cérémonie intercommunale.
➘ Approuvé la proposition de L’Office Nationale des Forêts pour le programme des coupes de bois de
l’exercice 2007.
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 5 OCTOBRE 2006
Lors de sa séance du 5 octobre, le conseil municipal a :
➘ Alloué une subvention en faveur de l’A.D.M.R. (aide à domicile en milieu rural), secteur de Reignier,
pour un montant de €. 1'404.48.
➘ Accepté le devis de la marbrerie Gilbert Lavergnat, 74100 Annemasse, pour un montant de €. 3'298.-
h.t.
➘ Approuvé la délibération du syndicat Intercommunal de Bellecombe, proposant l’ajout d’une quatriè-
me compétence dénommée « RIVIERE DES USSES » comprenant la réalisation d’études nécessaires à
l’élaboration du contrat de rivière définitif, l’élaboration du dossier définitif du contrat, l’animation, le
suivi et la coordination du projet de contrat et la mise en œuvre d’actions de communication et de sen-
sibilisation inhérentes au projet de contrat de rivière.
➘ Pris note des préparatifs de la cérémonie intercommunale du 11 novembre.Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
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COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 7 DÉCEMBRE 2006
Lors de sa séance du 7 décembre, le conseil municipal a :
➘ Accepté le devis de la Société PACCARD, 74320 Sevrier, concernant la mise en sécurité mécanique de
la grosse cloche de l’église, pour un montant de €.2'682.50 H.T.
➘ Accepté le devis de la Société B.V. Services, 74560 La Muraz, pour un montant de €.1'700.- H.T.
concernant le changement du photocopieur destiné au secrétariat de la mairie.
➘ Accepté le devis de la Société Assistance Informatique, 74930 Reignier, concernant l’achat d’un ordi-
nateur portable pour un montant de €. 1'549.- H.T.
➘ Accepté le devis de la Société Benoistores, 74930 Arbusigny, pour un montant de €. 535.- H.T. concer-
nant l’achat de stores pour les fenêtres de la salle de restauration de la cantine (côté hangar communal).
➘ Accordé une participation communale de €. 1'100.- pour le financement d’un séjour de 5 jours en
classe de neige pour les enfants de CM de l’école primaire devant se dérouler du 15 janvier au 19 jan-
vier 2007. Cette participation est établie selon les critères d’intervention du Département de la Haute-
savoie qui finance à hauteur de €. 20.- par enfant et par jour, pour autant que la commune prenne à sa
charge la somme de €.10.- par enfant et par jour. La participation globale des parents concernés par ce
séjour s’élève à €.1'100.- l’Association des Parents d’élèves prenant à sa charge €.925.- pour l’ensemble
du séjour.
Coût total du séjour : €.5'325.-
Dans le cadre de ses missions, le syndicat Mixte d’Etudes des Transports et des Déplacements (SMETD1) fait réaliser une enquête sur les déplacements effectués quotidiennement par les rési- dents du Genevois français. Les données recueillies conduiront notamment à l’élaboration d’un modè- le de déplacements en 2008 à l’échelle du bassin franco-valdo-genevois.
Une telle enquête menée en partenariat avec les cantons de Genève et de Vaud, l’Etat français et la Région Rhône-Alpes, servira à définir les projets de routes et de transports collectifs nécessaires à l’ave- nir. Elle se déroule suivant une méthode nationale standardisée et a fait l’objet d'une déclaration auprès de la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL). Les informations recueillies sont utilisées de façon strictement anonyme.
C’est le bureau d’études SOFRECO qui va réaliser cette enquête.
La première phase de son travail, qui débute du 27 novembre au 16 janvier 2007, consiste à composer l’échantillon de ménages à enquêter par un repérage direct des adresses sur le terrain. Des enquêteurs seront donc amenés à parcourir votre commune dans ce but. Ils déposeront un premier courrier d’information dans les boites aux lettres des ménages présélectionnés. L’enquête elle même se déroulera du mardi 16 janvier au samedi 28 avril 2007, par téléphone pour une partie de l’échantillon des ménages à interroger, au domicile des ménages pour l’autre partie de l’échantillon. Tous les ménages à enquêter seront préalablement informés par un courrier officiel. Des enquêteurs de la société SOFRECO les contacteront ensuite pour fixer un rendez-vous.
Pour les enquêtes conduites en face-à-face, un enquêteur se présentera au domicile du ménage aux date et heure convenues, muni d’une carte professionnelle et d’une copie du courrier officiel envoyé. Par télé- phone, un télé-enquêteur contactera le ménage aux date et heure convenues.
1 SMETD: syndicat de collectivités qui regroupe les départements de la Haute Savoie et de l’Ain, les communautés de
commune de l’agglomération Annemassienne, du Genevois, du Pays de Gex, des Voirons, du Bassin Bellegardien et du Bas ChablaisBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
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Plus qu’un service, c’est un peu le «dernier salon
où l’on cause»…juste pour le plaisir.
Un vendredi sur deux, si vous désirez descendre
au marché en évitant les multiples péripéties
pour vous garer, vous bénéficiez au départ de
«Chez Fauraz», d’un service de car qui vous
emmènera à Annemasse. Départ de la Muraz à 8
heures précises, retour 11h50 à l’abri bus du vil-
lage! Sous forme de mini bus, ou de car, selon le
nombre de personnes, ce sont les cars Gal qui
assurent ce trajet.
Retour sur l’histoire d’un bus nommé
plaisir !
A la suite d’un sondage effectué auprès de
la population, c’est avec l’équipe munici-
pale de 1993, et son maire Noël
Jacquemoud, que ce projet a vu le jour.
Après bon nombre de démarches adminis-
tratives, ce service fût d’abord proposé
tous les vendredis matin. A l’époque, le
tarif du transport était de FFr. 20.- (€.
3.05) au départ de la Muraz et de FFR. 15.-
(€.2.28), au départ des villages d’Esserts-
Salève et de Mornex. Début 1994, le
nombre des utilisateurs réguliers n’étant
pas suffisant, et faisant suite à un deuxiè-
me sondage, seul un vendredi sur deux sera
conservé.
Prix inchangé, malgré le passage à l’Euro ! le mon-
tant du «ticket à payer» est toujours de €. 3.05, au
départ de la Muraz. Le déficit de ce transport est
supporté, en deux parts égales, entre les mairies
de la Muraz et d’Esserts-Salèves/Monnetier-
Mornex, leurs montants respectifs s’élèvent à
€. 1'067.-
Quelques témoignages :
«Je descends juste plus le plaisir, je n’ai pas
grand-chose à y faire», nous disent certains habi-
tués, «et puis on se retrouve au bistrot pour boire
le café, chacun paie à son tour, et puis on sait
toutes les dernières nouvelles du village» les habi-
tués aiment à se retrouver ; pour certains, c’est le
jour des rendez-vous, chez le coiffeur, chez le doc-
teur ; «on va faire un petit tour sur le marché et
ensuite on retourne au café ou à la buvette du
marché». «et les chauffeurs sont gentils, ils nous
aident à charger nos paquets, à monter, à des-
cendre du car». A l’heure actuelle, une dizaine
de personnes, (essentiellement constituée de
personnes ne conduisant pas ou plus, et ayant
plus de 70 ans) emprunte régulièrement ce car.
Plus qu’un service, c’est un rituel, un moment
de plaisir, une balade en ville qu’on ne man-
querait pour rien…
Comme dans chaque édition de notre bulletin,
vous trouverez un tableau récapitulatif indi-
quant les dates et les horaires du passage du
car.
(Pour illustrer cet article, nous avons pris quelques
photos au départ, à l’abri bus de la Muraz. Nous
nous excusons auprès des personnes qui utilisent
régulièrement ce service, qui ne figurent pas sur
ces clichés).
N.P.
LE CAR DU VENDREDI…
Ces articles, dont la parution fut programmée dans notre précédent bulletin, avaient quelque peu été mal centrés et par conséquent difficiles à lire. Nous avons décidé de les publier à nouveau dans ce bulletin. Bonne lecture à nouveau…Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
21
C’est le 24 juin 2006 que le voyage de nos aînés a
eu lieu.
Départ à 7 heures, place de la mairie, en direction
de Hauterives dans le département de la Drôme
pour visiter «Le palais idéal du Facteur Cheval».
Après la visite de ce dernier, classé
monument historique et construit avec
beaucoup d’imagination entre 1869 et
1912, nous avons pris la direction de
St Antoine de l’Abbaye pour déjeuner
dans un superbe cadre, l’auberge de
l’abbaye.
Au menu :
Ravioles
Cuisse de canard accompagnée de son
gratin dauphinois et petits légumes
Fromage,
St Marcellin bien sûr….
Gâteau aux noix sur son coulis de cho-
colat
Sans oublier les boissons et le café.
Après ce délicieux repas, nous avons visité
l’Abbaye de style gothique et profité du temps libre
accordé afin de flâner dans les rues de ce char-
mant village médiéval, puis nous nous sommes
tous retrouvés au car et avons pris la direction de
Chatte pour visiter un ancien moulin à huile de
noix, encore en activité, avec démonstration et
dégustation.
Retour à La Muraz et arrivée vers 20 heures au
village.
Comme chaque année, nos aînés furent contents
de cette balade et se préparent déjà pour l’année
prochaine.
Je tiens à remercier nos fidèles «gens heureux et
heureuses» de leur présence car ce rendez vous
annuel ne pourrait avoir lieu sans eux.
Encore un grand merci à toutes et tous. M. L.
LA BALLADE …DES GENS HEUREUX
HORAIRES DE LA DÉCHETTERIE
Mars, avril, mai, juin
lundi 8h.30 - 12h.00
mardi 8h.30 - 12h.00
mercredi 8h.30 - 12h.00 et 14h.00 - 19h.00
jeudi 8h.30 - 12h.00
vendredi 14h.00 - 19h.00
samedi 9h.00 - 12h.00 et 13h.00 - 19h.00
Janvier, février, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre lundi 8h.30 - 12h.00
mardi 8h.30 - 12h.00
mercredi 8h.30 - 12h.00 et 14h.00 - 18h.00
jeudi 8h.30 - 12h.00
vendredi 14h.00 - 18h.00
samedi 9h.00 - 12h.00 et 13h.00 - 18h.00
La déchetterie est ouverte même les jours fériés, sauf le jour de l’An, Noël et la Fête du Travail.Bulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
Les pneus crissent aux abords de la ferme de
Jeanne, une grande bâtisse tranquillement posée
en plein dans le premier virage du Salève.
Autrefois, à la croisée du chemin de l’alambic.
Une fois l’an, le feu sacré embaumait la vallée et
invitait plus d’un homme à s’y étourdir. Une fête,
l’odeur des fruits, la joie des retrouvailles autour
des petits verres, dans la chaleur des machines,
parfois la difficulté de retrouver le chemin du
retour... L’alambic, Jeanne le redoutait aussi,
comme on frémit aux premiers flocons tombés au
pas de la porte, comme un surcroît de travail : les
trois bouches des mécaniciens que leur patronne
lui avait demandé de nourrir. Elle se souvient.
La ferme, hier et aujourd’hui
« Je suis depuis toujours dans cette maison. Je suis
née chez ma grand-mère à Essert, mais après je
suis revenue ici, puisque c’est ici que ma famille
habitait. Et puis j’y suis restée. C’était une ferme,
une petite ferme. Quand j’étais jeune, on avait des
vaches et un cheval. L’habitation était au nord. A
côté, il y avait l’écurie, avec les vaches. Quand je
me suis mariée, je suis restée là. Mes parents
étaient assez âgés, ils avaient été malades. On
était trois enfants, alors les parents nous ont par-
tagé. Et quand on a repris, on a acheté un tracteur
et petit à petit, on s’est remonté. Je me suis mariée
« à cul de loup ». C’était fréquent que le mari vienne
dans la maison de la fille.
Mon mari était du chef-lieu, la dernière maison en
allant chez Donat. On s’est connu dans le village,
on sortait pas tant. Il avait eu toutes sortes d’em-
plois dans la commune : par exemple, il s’est occu-
pé de l’électricité. Ça lui a bien réussi, parce que
tous ces emplois se sont trouvés déclarés et ça lui
a fait une petite retraite complémentaire. Après il a
laissé la ferme. Il pouvait pas être partout. On a
élevé cinq enfants, quand même, avec des petits
moyens. Cette maison, je l’ai toujours connue
mitoyenne. Elle est centenaire, cette ferme.
Mon papa, il avait planté un tilleul dans la cour, il
était tout petit, il avait cinq ans. Ce tilleul, il était
plus que centenaire. Et je l’ai fait couper, il y a une
année ou deux. Il était trop près de la maison, on
voyait plus du tout le soleil. Qu’est-ce que j’ai pas
entendu ? « Je vais te tirer les oreilles » qu’il me fai-
sait, mon fils Dany ! Cet arbre, il était gros, gros. Il
était centenaire et il avait pas une branche d’atta-
quée, il était intact, le bûcheron m’a dit. Mais il y a
des fois encore, ça m’ennuie, j’aimais bien aller
m’asseoir dessous. Pourtant quand j’ouvre les
volets que je vois un beau soleil, ça fait bien plaisir
quand même.
Avant il n’y avait personne sur la butte de Cologny,
parce que c’était de la mollasse. Les gens du coin
n’auraient pas construit là. Ça s’est construit il y a
une trentaine d’années. »
L’école et « son théâtre »
« A l’école, il y avait une classe à plusieurs niveaux.
La maîtresse s’appelait Madame Métral. Après, ils
ont réparé une vieille classe et il y a eu une deuxiè-
me classe avec une institutrice pour les plus petits.
Au début, on était tous ensemble, les plus grands
faisaient lire les petits. Je me suis retrouvée dans
les grands, quand les petits sont venus.
A l’école, on était costumé. On portait des tresses.
On avait des sabots qui prenaient des grands
socques de neige. Ça collait la neige. Fallait taper
pour les faire partir. Dans la classe, on les gardait
aux pieds. C’est après qu’il y a eu des pantoufles,
moi j’y étais plus.
On avait des gros bas en laine. Ça
piquait ça ! c’était tricoté à la main. Je
me rappelle, j’avais été malade – une
pneumonie-méningée – j’étais bien
malade. Le docteur Ducret, le vieux
docteur de Reignier - il avait une voi-
ture, il venait même en vélo les tout
premiers temps depuis Reignier - il me
faisait mettre des bas de laine trem-
pés dans du vinaigre chaud. Les bas,
je les portais dans mon lit. Mais ça
piquait, moi que j’aimais déjà pas les
bas en laine tricotés ! Mais c’était une
horreur ! je pouvais pas y supporter.
Je sais pas quel bien ça me faisait.
J’étais restée là, je suis pas allée à
l’hôpital. Mais c’était grave. J’ai fait
trois années de suite une pneumonie,
22
LES ANCIENS RACONTENT
INTERVIEW DE JEANNE GUÉRINBulletin communal - Numéro 36 Décembre 2006
c’est pour ça que maintenant j’ai de la bronchite
chronique.
Dans l’école, il y avait un fourneau à charbon.
C’était Marcel Viandaz, qui était le plus près de
l’école qui allait allumer le feu. Ou bien des fois,
Marc chez Patois. La maîtresse, elle habitait bien
au-dessus, mais c’était les enfants qui allaient allu-
mer le fourneau. La maîtresse, elle avait une brique
qu’on lui faisait chauffer. Elle avait froid aux pieds
et elle mettait les pieds sur la brique.
Dans la cour de récréation, le parterre, c’était des
cailloux. Même tard, mon fils Dany, il usait une
paire de sandales par mois sur ces graviers ! Dans
la cour, on jouait aux camps, aux billes, on faisait
des rondes, des balles au prisonnier. Les garçons,
ils avaient des jeux un peu plus violents. En hiver,
on faisait des bonshommes de neige.
On avait un groupe de théâtre. L’hiver, on préparait
un théâtre. Ça nous payait une promenade. Après,
quand on était hors de classe, les anciens élèves
faisaient des plus grandes promenades. On est allé
à Paris, à Strasbourg, en Italie… Je me souviens
que j’ai chanté avec mon frère souvent. Des duos.
Les premières fois, nos représentations, ça se pas-
sait à la remise, derrière chez Décérier. La salle des
fêtes, elle n’y était pas. Après, je crois qu’on avait
été chez Montessuit. J’ai bien joué aussi des pièces
en patois avec mon frère. C’était comique, on avait
du succès. Mon frère et moi, on chantait aussi. Et
ma sœur, elle avait chanté en public.
On allait au catéchisme, entre onze heures et une
heure de l’après-midi. Et le jeudi et le dimanche,
c’était ceux des hameaux. A l’époque, on avait
école tout le samedi. Quand j’étais gamine, on
allait en champs de vaches, quand on revenait de
l’école. On n’allait pas devant la télé ou partir en
scooter ! Et le mois d’octobre, nos parents nous gar-
daient pour aller garder les vaches. On n’allait pas
à l’école. La maîtresse acceptait bien. Quand j’ai
quitté l’école, j’ai travaillé à la ferme : il y avait
assez de boulot, il y avait pas toutes les machines
de maintenant. »
L’époque où « on sortait pas tant »
« On allait un peu se promener des fois - il y avait
des groupes - mais tout le monde avait des vaches
à garder. En champ, je faisais beaucoup de tricot et
puis de la lecture.
Pour faire les courses, il y avait la Célestine qui
vendait de tout. Dans le tout vieux temps, elle avait
même les couronnes mortuaires dessus. Je me rap-
pelle de ça. Et plus tard, quand j’étais adulte, il y
avait trois épiciers qui passaient. Il y avait tout.
A La Mûre, il y avait beaucoup de bistrots. Quand
on fait le mariage maintenant, on fait un vin d’hon-
neur à la mairie, mais avant, on faisait tous les bis-
trots : il fallait passer dans les quatre bistrots,
avant de venir manger à la maison (parce qu’on
mangeait le repas à la maison la plupart du temps).
Il y avait chez le Blond, en face du jeu de boule ; il
y avait Félix ; chez Angèle Bovagne et puis chez
Décérier. C’était pas rien : si on allait chez l’un,
pour pas qu’il y ait de jalousie, fallait aller chez les
autres. Je me suis mariée en 1945, le 9 juin. C’était
encore comme ça. On faisait le tour des bistrots.
Mon mariage, ça s’est passé ici. J’avais une petite
robe blanche, mais courte, avec un petit voile
jusque là. On trouvait rien, rien. On pouvait pas
faire des belles toilettes, ni des listes de mariage.
Comme cadeau, les gens nous apportaient rien : il
y avait rien du tout. Les prisonniers étaient reve-
nus, on les avait invités au repas. Je me rappelle
pas du repas, mais c’était bon, c’était des cuisi-
nières d’ici, l’Adèle et puis la Germaine. Elles fai-
saient des rissoles. Elles faisaient la pâte, ça se
brisait, hum ! avec des poires à rissoles. »
La fête de l’alambic
« Elle s’appelait Françoise, « La Fouesse ». C’était un
sacré gendarme, c’est elle qui gérait les acquits. Il
y avait les acquits de famille, on payait déjà pas
trop cher, mais au-dessus, c’était déjà pas rien, fal-
lait payer la totalité !
Ils se mettaient sur le pont, juste là. Maintenant, ils
sont à Naz. « La Fouesse », elle portait des trucs for-
midables. C’est elle qui portait les bombonnes, les
énormes bombonnes que les gens apportaient,
avec dedans les fruits qui avaient déjà macéré. Les
mécaniciens, je leur faisais le dîner, par pitié, parce
qu’il faisait froid, c’était l’hiver, il y avait de la
neige, en février. Elle m’avait demandé de les faire
manger. Ils étaient trois qui mangeaient, pas tous à
la fois. Ça durait une semaine, quand l’alambic
venait. Alors quand je le voyais arriver, vous
savez… je savais pas dire non. Jusqu’à la derniè-
re année : j’ai pas pu, parce que j’avais une scia-
tique. Alors là, je ne sais pas comment ils se sont
débrouillés. Ils ont mangé à l’alambic, je crois. Ça
fait chaud tout de même autour de l’alambic. Il y
avait Aimé Duret qui a été longtemps travailler avec
eux. Depuis chez lui à pied, c’est lui qui venait allu-
mer le feu à cinq heures du matin. Il mettait le bois
pour allumer.
Des cuites, il y en a eu, oui. Tous ceux qui venaient
faire la gnôle, ils apportaient leur bouteille pour les
mécaniciens, tous. Le soir, ils rentraient chez eux,
mais ils couchaient dans la grange quand ils
étaient trop cuits. Ça sentait bon tout là. Même
peut-être il y avait un peu de gentiane aussi.
L’alambic, c’était la fête. »
Dossier réalisé par Isabelle Lebon
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BLOC-NOTES
Gendarmerie de Reignier – Tél. 04 50 95 75 11
SAMU – Tél. 15
Police Secours – Tél. 17
Pompiers (Annemasse) – Tél. 18
Urgence médicale 24h/24 – Tél. 04 50 38 11 22
S.M.U.R. – Tél. 04 50 92 47 47
Service social de Reignier, Grande Rue 20, 74930 Reignier – Tél. 04 50 43 44 94 Ouverture: lundi au vendredi 9h.-12h. / 14h.-17h. Fermé jeudi après-midi.
Hôpital d’Annemasse, Ambilly – Tél. 04 50 87 40 40
Clinique de Savoie, Annemasse – Tél. 04 50 92 07 22
Clinique des Vallées (neuro-psychiatrique) à Ville-la-Grand – Tél. 04 50 38 31 91
Eau, Syndicat des Rocailles – Tél. 04 50 03 95 46 (Dépannage Tél. 06 09 37 26 63 et 06 09 37 26 64)
Assainissement, Syndicat Intercommunal de Bellecombe – Reignier – tél: 04 50 95 71 63 Dépannage Tél. 06 77 04 19 50
Electricité – Administratif: 0810 050 333 – Dépannage: 0810 333 074
Communauté de communes Arve et Salève – Tél. 04 50 43 46 14
Poste Mornex – Tél. 04 50 36 51 51 – Numéro postal: 74560 LA MURAZ
Trésor public / Perception: Le Florin, 2 rue du Docteur Goy, 74930 Reignier – Tél. 04 50 43 40 55
Agence Nationale Pour l’Emploi: 21, avenue de Verdun, 74100 Annemasse – Tél. 04 50 37 27 08
Presbytère de Reignier – Tél. 04 50 43 40 50
Caractéristiques de la commune
Altitude à la mairie 640 mètres
Point culminant
«Les Rochers de Faverges» 1309 mètres
Superficie 1437 hectares et 62 ares
Population 804 habitants
La commune est reliée:
— au canton de Reignier
— à l’arrondissement de Saint Julien
— à la communauté de communes «Arve et Salève»
Relations intercommunales
Adhésion au: — Syndicat Intercommunal de Gestion des
Déchets du Faucigny Genevois (SIDEFAGE)
— Syndicat de Gestion des Nomades (SIGETA)
— Syndicat Intercommunal d’Assainissement
de Bellecombe
— Syndicat des Eaux des Rocailles
— Syndicat Mixte du Salève
Enseignement
Ecole maternelle et primaire — Tél. 04 50 94 54 17
Collège public à Reignier — Tél. 04 50 43 42 64
Lycée public des Glières à Annemasse — Tél. 04 50 92 07 10
Lycée Technologique Jean Monnet — Tél. 04.50.92.07.10
Administration communale
Mairie: le secrétariat est ouvert les mardi et vendredi,
de 13 h. à 18 h.
Tél. 04 50 94 51 86 aux mêmes heures.
Permanences du maire: mardi, de 19 h. à 20 h., et sur rendez-vous.
Réunions du Conseil municipal: le premier jeudi de chaque mois
(sauf exception), à 20 h. ou 20 h. 30 selon la saison; consulter le
tableau d’affichage.
Services divers
Animaux Secours - Refuge de l’espoir Tél. 04 50 36 03 39
Cantine scolaire
Ramassages scolaires — Cars Gal: Tél. 04 50 44 14 64
(vers Reignier, Annemasse, Ville-la-Grand)
Service de cars — La Muraz-Annemasse
Vendredi matin: départ à 8 h., retour à 12 h. (tous les 15 jours)
Ordures ménagères — Ramassage le lundi matin
Déchetterie de Reignier:
Matinée: lundi, mardi, mercredi, jeudi de 8h.30 à 12h.
Après-midi: mercredi et vendredi de 14h. à 18h.
Samedi: de 9h à 12h. et de 13h. à 19h.
Vie associative
Association des Parents d’Elèves de l’école primaire
Président: M. Christophe DELMERE – Tél. 04 50 85 04 42
Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR)
S’adresser à la mairie – Tél. 04 50 94 51 86
Mission Locale – 26, avenue de Verdun – Tél. 04 50 95 20 50
Sports et Loisirs avec ses sections (V.T.T. - Ping-pong - Bibliothèque
- Gymnastique)
Présidente: Mme Chantal GAILLARD – Tél. 04 50 94 50 00
Société de Chasse «Saint-Hubert» de La Muraz
Président: M. David CLERC – Tél. 04 50 94 52 12
Société de Pêche «l’Amicale des Pêcheurs du Viaison»
Président: M. Jacky CLERC – Tél. 04 50 94 52 12
Association paroissiale Saint-Antoine:
Président: M. Jean François LARUAZ – Tél. 04 50 94 56 08MAQUETTE DE NOTRE FUTURE SALLE POLYVALENTE