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Déliberation - 06
Compte-Rendu - 37
Compte-Rendu - 35
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Muraz.
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Thèmes du document : Aménagement du territoire, Histoire et mémoire, Mode, textile et habillement,
SOMMAIRE
Le mot du Maire 1-2
Cérémonie des voeux 3
Les débuts d’un jeune chef cuisinier à la télé 4
Carnaval 2006 - Spectacle de cirque à l’école 5
Tribune libre Carine Lantiat 6
Opération «village propre» 7
Repas des Aînés 8
Fête des mères - Soirée de l’Association Sport et Loisirs 9
Les artisans de notre village 10-11
Marché aux fleurs de l’Association des parents d’élèves 12
Le village paré de mille couleurs 13
Retour sur la préparation de la fête pour les passionnés de ballon rond... 14-16
Coupe du monde de football 2006 - Sudoku 17
Le car du vendredi 18
Service de car, calendrier 2006 - Recette 19
La ballade des gens heureux - Solution du sudoku 20
Compte administratif 2005 et budget 2006 21-23
Rénovation de l’ancienne fruitière - Projet de construction d’une salle polyvalente 24-25
Comptes rendus 26-28
Les anciens racontent 29-34
Urbanisme - Etat civil 2006 35
Campagne de prévention de la délinquance 36
Patois 37
Des nouvelles du Sri-lanka - Secourisme 38-39
Bloc-notes 40
Handi Festif 41
Journal communal de la Muraz n° 35
Parution biannuelle, gratuite
Tirage 450 exemplaires
Commission du journal: Marie-Noëlle Bovagne, René Drevoux, Christian Dubouloz, Marie-Chantal Jacquemoud, Yves Maire, Nadine Perinet, Etienne Toullec, Didier Verhenne, Christian Zanolla.
Impression: Atelier d’impression Arbusigny
Responsable de la publication: Noël Jacquemoud
BULLETIN COMMUNAL
NUMÉRO 35 - JUILLET 2006Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Un peu plus de cinq années se sont écoulées
depuis le jour où vous avez apporté vos suffrages
à l’équipe actuellement en charge des responsa-
bilités communales. Nous voilà donc presque
arrivés au terme de ce mandat qui devait s’ache-
ver en mars prochain, mais qui, pour des raisons
de calendrier électoral passablement chargé
pour l’année 2007, sera vraisemblablement pro-
longé d’une année. Les décisions officielles
n’étant toujours pas prises, il y a lieu de parler
au conditionnel. Quoi qu’il en soit, votre conseil
municipal continue de travailler et n’accuse pas
de baisse de régime tant la diversité de la tâche
et les compétences incombant aux communes
sont importantes. Les échéances électorales ont,
me semble-t-il, de moins en moins de prise sur
la stratégie ou sur les plannings d’actions à
court ou moyen terme que doivent mettre en
place les conseils municipaux successifs.
Ainsi, le projet de construction de salle polyva-
lente suit son cours, même si cet équipement ne
pourra pas être réalisé en totalité avant mars
2008, ce qui était prévu, ceci pour des raisons
pratiques mais aussi financières. Le bureau d’ar-
chitecture choisi parmi une dizaine de candidats
doit plancher sur le projet et nous rendre, début
septembre, son travail d’esquisse. Dès cette pre-
mière échéance passée, un calendrier serré de
validation des différentes étapes par lesquelles
passera ce projet sera proposé à la commission
chargée des bâtiments communaux et au
Conseil Municipal ; ils auront à se prononcer au
fur et à mesure sur les propositions faites par les
différents cabinets spécialisés tels que béton,
fluides etc….
Le cahier des charges que nous avons établi tient
bien sûr compte de la situation présente en
matière d’énergie. Ainsi, en particulier, nous
souhaitons que des capteurs solaires chauffent
l’eau chaude sanitaire et que tous les moyens de
chauffage actuellement sur le marché fassent
l’objet d’une étude exhaustive (géothermie,
chaudière à bois déchiqueté, granulés, etc…).
Pour cela, nous pourrons solliciter l’expérience
et le soutien d’organismes para-publics spéciali-
sés dans le domaine des économies d’énergie.
Autre point, compte tenu d’une part de la décli-
vité que l’on peut enregistrer sur le terrain
prévu, la rareté et le prix du foncier d’autre part,
il est prévu que le bâtiment soit totalement pour-
vu de sous-sols qui pourront dans les années à
venir trouver sans aucun doute des affectations
en relation avec la vie sociale de la commune.
L’évocation de vie sociale m’amène à parler du
logement dit social ou plus exactement logement
pour tous, autre volet en charge des collectivités
et que chacune d’elles a le devoir ou essaye à sa
mesure de remplir. Ainsi, depuis près de deux
mois, les travaux de gros œuvre du bâtiment de
l’ancienne fruitière ont débuté. Cette première
tranche de travaux devrait ensuite permettre, à
la fin de cette année ou au début de l’an pro-
chain, l’aménagement des trois logements pré-
vus : deux T3 et un T1. Leurs loyers seront fixés
en fonction de critères correspondant à la desti-
nation donnée aux étages de cette bâtisse, pro-
priété communale depuis le début de l’année
2002. Lorsque ces logements pourront être
livrés, notre commune comptera donc 13 appar-
tements à loyers modérés. Ce n’est certainement
pas suffisant eu égard aux prix des loyers prati-
qués dans le privé qui ont pour conséquence que
toute une partie de la population est en attente
de logement, en particulier les plus jeunes ; mais
nous essayons, à notre niveau, d’apporter notre
petite pierre à l’édifice. Comme vous le constatez,
le logement privé se développe dans notre com-
mune puisque ce ne sont pas moins de 60 loge-
ments collectifs qui seront livrés durant la
seconde moitié de cette année et la fin de l’an
prochain. On peut observer que ces apparte-
ments ont été acquis pour partie par des ressor-
tissants de notre commune et qu’ainsi, ces pro-
grammes de construction privés répondent à une
demande. Il me semble que cette évolution que
connaît notre commune n’est pas rejetée mais
plutôt bien acceptée, sachant que cet habitat
collectif prend place autour du centre de la com-
mune qui a, lui, vocation à se densifier.
L’arrivée de nouveaux habitants entraînera
inexorablement un accroissement de la popula-
tion scolaire, c’est un fait. Cependant, et contrai-
rement à certaines rumeurs, nous n’avons pas
encore pour le moment à faire face à une arrivée
massive d’enfants à scolariser à la rentrée sco-
laire de septembre 2006. Les effectifs restent
pratiquement stables pour cette rentrée, ce qui
ne veut pas dire que nous ne devrons pas nous
préparer pour les rentrées prochaines à
accueillir plus d’enfants. Je tiens tout de même
à rassurer à ce sujet, et dans le cas de nécessité
absolue d’ouverture d’une classe supplémentaire
1
LE MOT DU MAIREBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
à la rentrée de septembre 2007, nous aurions
une solution immédiate à proposer : la salle de
réunion attenante à la salle des fêtes et possé-
dant un accès direct avec les classes actuelles
peut parfaitement devenir un local scolaire, sans
aucun aménagement à réaliser ; seul le mobilier
serait à acquérir.
Durant le printemps, et ce début d’été, vous avez
pu constater que la décharge a fait l’objet de tra-
vaux de réhabilitation consistant en une remise
en forme des remblais, travaux financés par la
Communauté de Commune Arve et Salève par
ailleurs subventionnés par des organismes para-
étatiques. Dans le courant de l’automne, les
talus et la plate forme seront recouverts d’une
membrane en géo-textile puis du compost sera
répandu afin que la végétation puisse s’enraci-
ner. Nous maintiendrons cependant sur ce
même site, sur des parcelles en cours d’acquisi-
tion, un espace réservé exclusivement à la com-
mune et destiné à recevoir les terres de curage
de fossé et autres déchets végétaux produits par
les services communaux. Comme chaque année
à pareille époque, les services intercommunaux
rattachés à la Communauté de Communes sont
intervenus sur les routes et chemins de la com-
mune et quelques notables améliorations ou
nouveaux revêtements ont été apportés à notre
réseau routier, en particulier au Ferney, au
Mont, au Chef-lieu, sur le parking de la Mairie.
A noter aussi que la route départementale reliant
Esery a elle aussi reçu un nouveau revêtement
entre le chef-lieu et Chez Mollière sur une dis-
tance approximative d’1 km 600, travaux à
mettre au crédit du Conseil Général de la Haute-
Savoie que nous pouvons remercier des efforts
faits pour notre commune.
Autres chantiers qui ont démarré ou qui sont en
instance de l’être : l’enfouissement des réseaux
secs et les renforcements électriques Chez
Deperraz et Chez Blaise ; ces travaux permet-
tront de supprimer, vers la fin de l’année, un cer-
tain nombre de supports béton et bois qui dis-
paraîtront ainsi du paysage ; personne ne se
plaindra, j’en suis convaincu, de ce ‘plus’ esthé-
tique. En parallèle, le réseau de distribution
d’eau potable a lui aussi enregistré ou va enre-
gistrer de notables améliorations dans le secteur
de Lignières, du Ferney, Beuffy, Besace,
Cologny, les travaux étant adjugés et devant se
dérouler sur une période de deux ans.
Comme on le voit, notre commune bénéficie
d’importantes tranches de travaux financées par
les divers syndicats ou intercommunalités aux-
quels nous appartenons. Sans l’appui de ces
organismes, il nous serait extrêmement difficile
d’investir les montants colossaux que nécessi-
tent les réseaux d’eau, d’assainissement, ou de
voirie. Chaque jour qui passe nous montre com-
bien la mise en commun et la délégation de cer-
taines compétences aux établissements de
coopération intercommunale est utile et néces-
saire.
Autre motif de satisfaction, les internautes peu-
vent, depuis le 30 mai, disposer des services du
haut débit ou de l’ADSL après avoir dû patienter
de longs mois. Je dois ici rendre hommage pour
l’action de l’un de nos sénateurs qui est interve-
nu pour que le répartiteur de téléphone de notre
commune soit relié à la fibre optique, et ceci dès
les premières semaines de janvier 2006. Malgré
de multiples interventions de ma part, il a enco-
re fallu attendre cinq longs mois avant que
France-Telecom n’intervienne sur son réseau
pour que nous puissions enfin être raccordés à
ce service, délai que l’on peut déplorer ; mais
lorsque nous sommes face à un interlocuteur
détenant un monopole, il est extrêmement diffi-
cile de peser sur ses décisions. Je pense que
nous apprécions d’autant plus ce progrès impor-
tant que l’attente fut longue, et j’espère que les
utilisateurs d’Internet, chevronnés ou non, sont
nombreux à goûter désormais aux immenses
possibilités offertes par la ‘toile’.
Savoir apprécier l’instant présent, c’est tout au
long du mois de juin que bon nombre de jeunes
de notre commune ont pu le faire. Au moment
d’écrire ces lignes, l’équipe de France s’apprête à
jouer en demi-finale du Mondial et on ne peut
pas savoir qui sera champion du monde au soir
du 9 juillet, mais je peux affirmer que la passion
de nos plus jeunes concitoyens lors de chaque
match retransmis sur grand écran dans le han-
gar communal, à l’arrière de l’école, faisait plai-
sir à voir. Aussi, je tiens à louer et remercier les
membres du conseil municipal et les personnes
bénévoles qui ont assuré à chaque fois la tenue
de ces soirées festives en direction des habitants
jeunes et plus ou moins jeunes de notre com-
mune ou des environs.
Bon été, bonnes vacances à toutes et à tous.
Noël JACQUEMOUD
2Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Comme maintenant
depuis deux ans, lors
de la cérémonie des
vœux, c’est en image
(avec l’appui de cli-
chés) que le premier
magistrat, Noël
Jacquemoud s’adresse
à ces concitoyens,
preuves vivantes et
colorées des nom-
breuses manifestations
locales qui marquent la
vie sociale et écono-
mique de la commune
durant l’année 2005.
Nombre de personnes s’était déplacé ce
dimanche 15 janvier, à la salle des fêtes.
La cérémonie des vœux est toujours l’occasion
de dresser un bilan de l’année écoulée et de se
projeter dans celle qui commence.
Au chapitre du bilan de l’année 2005, plusieurs
projets ont vu leur concrétisation durant cette
année : suite et fin de la réfection des façades de
l’église, fermeture des locaux du hangar commu-
nal créés dans les anciennes porcheries de la
fruitière, réaménagement du square de l’église
terminé tout juste pour la cérémonie du 11
novembre dernier, achat d’un nouveau tracteur,
divers achats de matériel informatique pour
l’école de la Muraz,
pose d’un colombarium
dans le cimetière, pour-
suite de la remise en
état de l’éclairage
public et construction
d’antennes d’assainis-
sement par le Syndicat
de Bellecombe.
L’année 2006 verra le
lancement de quelques
travaux, dont le projet
de construction de la
nouvelle salle polyva-
lente. La salle des fêtes
actuelle pourrait per-
mettre ainsi l’aména-
gement de salles de classe. Le premier magistrat
présenta les réalisations ou améliorations qui
devraient intervenir, renforcement du réseau en
eau potable, ADSL sur notre commune pour la
fin du 1er trimestre 2006. Il remercia chaleureu-
sement les membres du conseil municipal, le
personnel communal, les enseignants, facteurs,
les commerçants, les associations et tous ceux
qui oeuvrent au quotidien à faire du village de la
Muraz, un endroit où il fait bon vivre. La céré-
monie s’est achevée par le verre de l’amitié et la
galette des rois.
N.P.
3
L’ANNÉE RECOMMENCE …
CÉRÉMONIE DES VŒUXBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Tout le monde ou
presque à La
Muraz était au cou-
rant : le dimanche
22 janvier, Yannick
Janin, chef du res-
taurant l’Angelick,
‘‘passait à la télé’’
en fin de matinée et
il n’était pas ques-
tion de rater ça !
Le tournage avait
été réalisé le 10
janvier, par une
belle journée d’hi-
ver, et ceux qui ont
traversé le village
ce jour-là ont pu se
rendre compte de
l’important maté-
riel déployé par
France 3.
A 11 h 30 le jour de
la diffusion, c’est
entouré de son
épouse, de ses
parents, de ses employés et de quelques amis
que notre jeune chef a découvert les 30 minutes
de reportage, résultat de nombreuses heures de
tournage.
Pendant et après l’émission, les commentaires et
questions allaient bon train :
- sur le tournage lui-même, les séances de
maquillage, les séquences ratées ou les prises à
refaire, mais aussi les conseils bienveillants de la
sympathique Odile Mattei, présentatrice de
l’émission « Goûtez-voir », qui a su intervenir au
bon moment pour déstresser l’interviewé du
jour,
- sur le chemin parcouru depuis la reprise de
l’affaire familiale jusqu’à l’appel téléphonique
à l’automne dernier de cette même Odile
Mattei,
- sur « les légumes oubliés », principal thème du
reportage, et plus particulièrement le topinam-
bour et la pomme de terre Vitelotte cultivés à La
Muraz, ou encore les crosnes et autres radis
noirs,
- sur les deux autres invités de l’émission :
d’une part Philippe Machenay de Bourg-en-
Bresse, ethno-biologiste, chercheur au CNRS et
spécialiste de ces légumes anciens parfois
oubliés, et d’autre part Colette Mary, diététicien-
ne à Romans, ancienne élève de l’école d’hygiène
alimentaire de Paris et qui prône particulière-
ment la consommation régulière des fruits et
légumes,
- sur les retombées éventuelles d’un tel repor-
tage : elles ne se sont pas fait attendre puisque,
l’émission à peine terminée, le téléphone a
sonné à plusieurs reprises pour des réserva-
tions.
Alors, félicitations et tous nos vœux de réussite
pour l’avenir !
M.C.J.
4
LES DÉBUTS D’UN JEUNE CHEF CUISINIER À LA ‘TÉLÉ’.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Cacophonie à la salle des fêtes…
Comme pour fêter les vacances de
février, le Carnaval de l’école pri-
maire de la Muraz, battait son
plein à la salle des fêtes. Aucun
thème n’était imposé cette année,
chacun pouvant laisser libre cours
à son imagination, et revêtir le
costume de ses rêves…
Perruques, fées clochettes, che-
veux colorés, Zorro, petits et
grands étaient invités à se dégui-
ser, le tout dans le but de s’amu-
ser et de passer une bonne soirée.
Pour les plus jeunes, tout avait
commencé en fin d’après-midi ou
un défilé était prévu avec récom-
pense pour le déguisement le plus
original, la pluie ayant quelque
peu chamboulé le programme.
Alors par précaution, on resta à l’intérieur où un
goûter accueillait la joyeuse ribambelle.
Vers 20 heures, Corine Tosco, Présidente de
l’Association des Parents d’élèves, (association
organisatrice de cette soirée), invita les per-
sonnes présentes à se mettre à table, une
Tartiflette les attendait .
Que d’excitation et de bien grandes émotions
pour nos chérubins…
N.P.
5
CARNAVAL 2006
LA MURAZ
ECHOS DE NOTRE ÉCOLE…
Un spectacle de cirque avait lieu à la salle des
fêtes, avec pour acteur les enfants de l’école pri-
maire, toutes
sections confon-
dues, en présen-
ce de leurs
parents, conviés
pour la circons-
tance. Le thème
de l’année scolai-
re 2005/2006
étant le cirque,
c’est tout au long
de ces mois
qu’avec Gildas,
animateur, et
sous forme de
module de tra-
vail, que ce spec-
tacle a pu prendre forme. Les enfants ont beau-
coup répété les exercices en gymnastique avec
leurs professeurs d’écoles respectifs. Grâce à la
magie de la musique de la «Piste aux étoiles»,
effectuant des roulades, jonglages, acrobaties
diverses, les enfants offrirent un spectacle
magique. Certains
numéros étant
inventés par les
enfants, des pyra-
mides où les
«plus» grandes
portent leurs
camarades plus
légers, le tout sur-
veillé et dirigé par
Gildas et le per-
sonnel ensei-
gnant. Mais aussi
jeux d’adresse,
d ’ é q u i l i b r e ,
lorsque le trac et
le précipitation se
mélangent, l’artiste recommence son numéro,
sous l’œil attendri des parents.
N.P.
SPECTACLE DE CIRQUE À L’ÉCOLEBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Carine Lantiat, toute jeune Directrice de l’école
de la Muraz, depuis la rentrée 2005 aime à
reconnaître qu’il fait bon vivre à la Muraz ! Logés
dans l’appartement situé au dessus des classes
maternelles, vacant depuis le départ en retraite
de Mme Bouchet en juin 2004, Carine et son
ami sont aux premières loges de la vie associati-
ve qui se déroule dans le village.
Elle apprécie cette proximité de son lieu de tra-
vail qui lui permet ainsi de regagner sa classe au
gré de ses besoins professionnels.
Née dans la région de la Haute-Normandie, dans
le département de la Seine-Maritime, Carine est
arrivée en Haute-Savoie depuis toute petite, où
ses parents, tout deux professeurs, se sont ins-
tallés à Groisy. Elle effectua ses études sur Lyon,
elle occupa ensuite dans cette région ses pre-
miers postes de Professeur des écoles, dans des
villages de campagne de taille similaire à ceux de
la Muraz . Carine est l’aînée d’une fratrie de deux
enfants, elle adore la danse, rock, salsa, modern
jazz, qu’elle pratique en cours et avec son petit
ami. La randonnée, le vélo et le ski lui apportent
également un équilibre, une bouffée d’oxygène.
Pourquoi le village de la Muraz ?
«Mon ami ayant trouvé un travail sur Genève, j’ai
fait une liste de vœux (nous devons formuler jus-
qu’à 30 souhaits), en précisant que je désirais
une école de campagne. C’est ainsi que l’on me
proposa le village de la Muraz »
Pourquoi un poste de Directrice ?
Le poste étant vacant depuis juin 2005, et en
acceptant moi-même de venir enseigner à la
Muraz, c’est tout naturellement que je suis la
nouvelle Directrice. Ce poste représente beau-
coup d’investissement avec des responsabilités
et un travail administratif qui s’ajoutent au
temps consacré à ma propre classe.
Que dire de la Muraz ?
L’accueil, de la part de la mairie, des collègues,
des parents d’élèves fut excellent. Les employés
municipaux également, au moindre problème, je
peux leur demander leur aide. Tous les parents
d’élèves se connaissent, c’est l’ambiance des
petits villages de campagne.
L’avantage de la campagne: on peut y enseigner
l’écologie, l’environnement, tout ce qui se rap-
porte à la nature. L’inconvénient, lorsque l’on
doit se déplacer en car pour des visites au
musée, cela génère un coût qui peut se révéler
assez onéreux sur une année scolaire.
Et votre devenir à la Muraz ?
J’ai formulé le vœu de rester pour la rentrée
2006/2007, c’est dire que je m’y plais.
Son vœu s’est réalisé, Carine Lantiat occupera le
poste de Directrice pour l’année 2006/2007. Un
jour par semaine sera consacré pour sa fonction
de directrice, (lui permettant ainsi le suivi admi-
nistratif), cette journée de remplacement étant
assurée par un « renfort extérieur » envoyé par
l’Inspection académique.
Nous lui adressons tous nos vœux de réussite
dans cette nouvelle organisation.
N.P.
6
TRIBUNE LIBRE …..
PORTRAIT DE CARINE LANTIAT,
DIRECTRICE DE L’ÉCOLE DE LA MURAZ.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Samedi 22 avril, 8H45,
le rendez-vous était
donné avec le tradition-
nel café- croissants, pour
motiver les volontaires…
Par ce beau temps enso-
leillé, ce nettoyage de
printemps a rassemblé
un petit groupe de béné-
voles, ce samedi matin
coïncidant avec le début
des vacances scolaires de
Pâques, on notait moins
de volontaires que les
années précédentes.
Depuis pas mal d’années
maintenant, ce rendez-
vous annuel est consacré
au nettoyage des che-
mins, des bords de ruisseaux, où tous les
détritus sont ramassés dans des sacs pou-
belles. On parlera plutôt « d’opération d’entre-
tien » plutôt que de nettoyage proprement dit !
bien que certains gros objets insolites tels que
canapés, frigos sont encore trop souvent aban-
donnés par certains qui voient la nature
comme une décharge. Tracteurs et remorques
viennent en renfort pour sortir les objets les
plus volumineux et les
transporter jusqu’aux
bennes mises à notre dis-
position ce week-end là. A
la demande de Carine
Lantiat, Directrice de
l’école de la Muraz, les
enfants de l’école primai-
re, accompagnés de leurs
institutrices respectives et
de quelques parents béné-
voles, ont également par-
ticipé à ce grand nettoya-
ge de printemps, le but ?
les sensibiliser depuis le
plus jeune âge au respect
de la nature. Au retour de
leur promenade, un goûter les attendait dans
la cour de l’école.
Vers 12H00, casse-croûte convivial servi par le
Conseil municipal, pour remercier toutes les
personnes présentes à cette matinée de net-
toyage.
N.P.
7
OPÉRATION « VILLAGE PROPRE »Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
La tradition ne se dément pas. A l’invitation du
conseil municipal et du C.C.A.S., les « aînés » de
la commune étaient invités ce dimanche du
mois d’avril pour le traditionnel repas qui leur
est offert à la salle des fêtes du village.
Accueillis comme il se doit
dans la bonne humeur, et
après le discours du premier
magistrat, les invités ont
dégusté un excellent repas pré-
paré par le traiteur local, la
maison Presset-Anthonioz. Ce
repas est l’occasion, pour
beaucoup, de se retrouver,
d’échanger leurs souvenirs.
Entre ballottine de homard et
fromage, valses, tangos, mais
aussi chansons en solo ou en
duo, agrémentèrent la journée
et chacun pouvait danser au
rythme de ses envies.
Au terme de cette journée, sont désignés les «
doyens du jour ». Cette année, Mme Camille
Méno, 90 printemps (bientôt) et pleine d’allant,
et M. Armand Duret, 86 ans, reçurent bouquet
de fleurs et bouteille de champagne. Nos
doyens, avec un humour commun, souhaitè-
rent à chacun une bonne santé en se disant au
mois d’avril l’année prochaine, avec une version
en patois « a l’an ‘c vin »…A la demande géné-
rale et uniquement pour le plaisir, Armand
nous a raconté une histoire en « patoué » de
chez nous. Rires assurés …
N.P.
8
REPAS DES AÎNÉS
IL FAIT BON AVOIR 65 ANS ET PLUS À LA MURAZ…
Mi se en bouche
Ballotti ne de homard
Feui lleté de ri s de veau
Trou normand
Noi x de veau et son jus de cui sson
Garni ture de champi gnons
Grati n dauphi noi s
Salade pri ntani ère
Fromages de nos alpages
Déli ce de pri ntemps glacé et son couli s
Café
Mi gnardi sesBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Fêter les mamans est devenu au
fils des années une réjouissante
coutume pour laquelle les habi-
tants du village aiment à se
retrouver dans la salle consulai-
re de la mairie. Celle-ci devenue
un peu exiguë, nombre de per-
sonnes s’était déplacé, on ouvrit
les portes et pour certains l’apé-
ritif se déroula en plein air.
Pour le conseil municipal et son
maire, ce rendez-vous est l’occa-
sion d’honorer celles qui ont
donné la vie, celles qui conso-
lent, qui cajolent petits enfants,
devenus grands. Dans son dis-
cours, le premier magistrat,
expliquant l’origine de cette
cérémonie, qui au début était
consacré aux familles nom-
breuses, souligna l’importance
de se retrouver pour fêter et rendre hommage à
toutes les mamans présentes ce soir là, en rap-
pelant l’attachement de chacune et chacun
d’entre nous à notre mère. Après le verre de
l’amitié et à l’issue de cette cérémonie, toutes les
mamans reçurent une magnifique rose rouge.
N.P.
9
UNE ROSE POUR … POUR TOUTES LES MAMANS PRÉSENTES
En dépit du calendrier, 1er avril, personne n’avait
manqué ce rendez-vous de l’année, pour la soirée
lasagnes de l’Association Sports et Loisirs. Pour
Chantal Gaillard, Présidente de l’association, la
satisfaction se lisait sur son visage, heureuse du
bon déroulement de cette soirée, qui a l’habitude
d’attirer toujours beaucoup de monde.
Plusieurs sections existent au sein de cette asso-
ciation, la gymnastique, tous les lundis à la salle
des fêtes, à 19 heures Fitness, puis stretching à
20 H, deux cours que l’on peut enchaîner si l’en-
vie et la forme sont au rendez-vous. Le vélo de
route, (en contact avec les «Bornes en V.T.T.») ;
pour les sorties s’adresser auprès du responsable
André Gougain au 04.50.38.61.64. La biblio-
thèque (située dans les anciens locaux de la mai-
rie), tous les jeudis de 16h15 à 18H15 en période
scolaire, et de 18H à 19H30 pour les mois de
juillet et août. Cette section propose une fois par
année des journées d’animation sur différents
thèmes. La cotisation annuelle s’élève à € 8.- pour
une adhésion
individuelle et €
16.- pour une
famille complè-
te.
Tous renseigne-
ments complé-
mentaires peu-
vent être
d e m a n d é s
auprès de la pré-
sidente Chantal
Gaillard au
04.50.94.50.00.
N.P.
SOIRÉE DE L’ASSOCIATION SPORTS ET LOISIRS DE LA MURAZBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Du nouveau à la Muraz
«La ferme du Champ Bolliet»…
du producteur au consommateur.
Le quartier du Champ-Bolliet est en pleine effer-
vescence. Samedi 1er juillet, première journée de
vente à la ferme, dont les maîtres des lieux,
Patricia et Roger Bovagne sont heureux de vous
accueillir, dans leur chalet en madrier, point de
vente de leurs légumes fermiers.
Qui n’a jamais rêvé de tout changer ? Faire autre
chose, envie de travailler pour soi-même, c’est le
point de départ de cette « nouvelle entreprise ». Ce
printemps fût celui des démarches administra-
tives, de la course aux autorisations nécessaires
pour la validation d’un tel projet, celui de planter
des légumes fermiers de saison, et d’en proposer
la vente directe sur place, aux consommateurs.
Pour cet été, ce sont des légumes du potager de
saison, tels que pommes de terre, salades, hari-
cots, carottes, petits pois, radis etc. qui sont pro-
posés à la vente. L’achat d’une serre, dans les
mois à venir, devrait permettre de proposer
d’autres variétés de légumes, mais aussi de régu-
ler les caprices de la météorologie. Aucun pestici-
de, engrais ou désherbant n’est utilisé, des
contrôles sont effectués sur place et peuvent être
inopinés. Il faut attendre une période de deux ans
pour la certification « Culture BIO », deux années
qui seront cruciales et déterminantes, pour
Patricia et Roger. A une époque où le consomma-
teur regarde davantage la qualité des produits, ce
concept devrait séduire les citadins, mais aussi
les gens de passage et les habitants du village qui
ne jardinent pas eux-mêmes. Cet été sera celui de
tous les défis, celui de proposer à la campagne,
des légumes frais, à quelques minutes seulement
de voiture des grandes villes environnantes. Fiers
de leur projet, mais certainement inquiets et
anxieux de cette nouvelle aventure, les proprié-
taires des lieux sauront nous accueillir à la «ferme
du Champ Bolliet».
Horaires d’ouverture :
Les mardi et jeudi : 17H-19H
Le samedi : 9H-11H et 16H-18H
Téléphone : 04.50.94.53.83
N.P.
10
LES ARTISANS DE NOTRE VILLAGE.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Du nouveau pour satisfaire les clients, installa-
tion d’une rôtissoire devant la boulangerie !
Les Samedis, dimanches, l’odeur est plutôt allé-
chante du côté de la boulangerie du village !
Patricia et Fabrice Meunier ont rajouté un plus
à leur palette de produits, dans le but de satis-
faire le client. Si vous êtes en panne d’inspira-
tion pour le repas de midi, vous y trouverez des
poulets rôtis fermiers (Label Rouge), à emporter,
accompagnés de pommes de terre cuites au jus,
pour un menu complet. Avec les beaux jours et
les pique-niques, les clients de passage ou les
gens du village semblent apprécier ce service
supplémentaire, faisant de ce commerce de
proximité une étape incontournable. Depuis le
22 mars 2006, date de réouverture de la bou-
langerie suite à des travaux d’installation d’un nou-
veau four, une palette complète de pains tradition-
nels, céréales vous sont proposés. Pâtissier de
métier, Fabrice a « mis la main à la pâte », assurant
ainsi la fabrication du pain et des pâtisseries. Au
comptoir, Patricia et Nathalie vous réserveront le
meilleur accueil ! N.P.
11
BOULANGERIE DE LA MURAZ
Retour sur les huit premiers mois d’activités d’une
fleuriste… pas tout à fait comme les autres !
Loin de la chaleur du goudron des villes, loin de
l’agitation des magasins surchargés des samedis
après-midi, inutile
de chercher la
monnaie pour
mettre dans le
parcmètre, vous
êtes arrivés et
vous vous garez à
deux pas du
magasin de vente
de Nicole
Chevrier-Dupont,
artisan-fleuriste,
installée au
Ferney, depuis
maintenant 8
mois. Si vous avez
de la chance, la
maîtresse des
lieux vous
accueille, un lys
Martagon ou une rose à la main, dans l’autre un
sécateur ou un couteau, vous avez cette impression
d’être unique et son temps n’est pas compté pour
vous prodiguer des conseils. Ou alors, vous ouvri-
rez la grande porte en bois que vous refermerez
aussitôt pour laisser la fraîcheur à l’intérieur, vous
pénétrez dans son échoppe. Le temps semble s’ar-
rêter, vous restez
en extase devant la
beauté des compo-
sitions florales, des
paniers de toutes
formes et couleurs
suspendus, un
mélange de sen-
teurs d’écorces
séchées, de fleurs
coupées de saisons
… Après un
démarrage assez
fort lors de l’ouver-
ture pour la
Toussaint, l’activi-
té a démarré lente-
ment avec mainte-
nant une régulari-
té, et une fidélité
chez ses clients. Son désir, se rapprocher peut-être
un jour du centre du village.
N.P.
AU GRÉ… DES RAISONS.
«Nicole Chevrier-Dupont, dans son magasin de vente,
entre fleurs et décorations»
ARTISANS DU VILLAGE…Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Ambiance fleurie et conseils… jardiniers
en herbe s’abstenir !
Si la Muraz est connue pour sa tran-
quillité, une joyeuse animation régnait
ce week-end avec le marché aux fleurs
de l’école. Le chapiteau avait été dressé
pour la circonstance et pour parer aux
pluies annoncées pour la fin de journée.
Ces deux jours de vente ont attiré beau-
coup de visiteurs passionnés de jardina-
ge, les Saints de Glace se terminant ce
week-end, les plantations pourront com-
mencer dans les prochains jours. La
vente des géraniums, plantes diverses,
plantons de toutes sortes est très appré-
ciée des villageois, avec cette proximité
non négligeable offrant ainsi la possibili-
té de revenir plusieurs fois pour faire
ses achats et prendre de précieux
conseils. C’était également l’occasion pour les
lauréats du concours de fleurissement de l’été
2005 d’échanger leurs bons d’achats, offert par
la mairie, contre fleurs et plantes diverses. On
pouvait même se restaurer en musique. N.P.
12
MARCHÉ AUX FLEURS DE L’ASSOCIATION
DES PARENTS D’ÉLÈVES.
ECHOS DE NOTRE ÉCOLE…
Par choix ou par nécessité, vous aidez un proche âgé, quelqu’un de votre entourage. Vous ren- contrez peut-être des difficultés dans cet accompagnement. Partager vos expériences, échanger sur ces difficultés permet de mieux appréhender le quotidien. Un Collectif d’animation pour l’ai- de aux aidants s’est constitué. Il rassemble: l’association Alzheimer Haute-Savoie, les CCAS, le pôle gérontologique du Conseil Général, la Caisse Régionale d’Assurance Maladie, REGAR (Réseau Gérontologique des Cantons d’Annemasse nord, sud et Reignier), les Services d’aide et de soins à domicile.
Nous vous proposons de participer à des rencontres sur le thème:
«Accompagner un proche âgé, pour le meilleur et pour le pire»
La première de ces rencontres aura lieu
le jeudi 28 septembre 2006 de 18h à 20h
Salle de Conférence du complexe Martin Luther King, rue du Docteur Baud à Annemasse.
A cette occasion vous pourrez évoquer les sujets dont vous aimeriez débattre en présence de per- sonnes qualifiées.
Cette action d’aide aux aidants se poursuivra au cours de l’année selon les souhaits que vous exprimerez.
Pour plus de renseignements, vous pouvez vous adresser:
- Pôle Gérontologique du Conseil Général: tél. 04 50 84 40 00
- Service Retraités de la ville de Gaillard: tél. 04 50 38 83 44
- Association REGAR: tél. 04 50 39 89 25
- Accompagnante de proximité ADMR: tél. 04 50 94 68 15 ou 06 26 97 04 72Bénévoles et
conseillers muni-
cipaux déguisés
en Nicolas le jar-
dinier..
Chaque année
vers la mi-mai, la
campagne de
fleurissement bat
son plein à la
Muraz ! Les can-
tonniers ayant
déjà commencé le
repiquage des plantons qui ornementeront le vil-
lage pendant l’été, c’est un groupe de bénévoles
et de quelques conseillers qui se retrouvèrent ce
samedi matin pour s’affai-
rer à la continuité de ce
fleurissement. Sorties du
hangar communal, les
tables servent de plan de
travail et les plantations
vont bon train.
C’est ainsi que les lampa-
daires, les panneaux des
entrée et sortie du village,
le pont de la Meunière
(passage obligatoire pour
monter sur Arbusigny), la
place devant la mairie se
parent de plusieurs espèces
ornementales différentes, ren-
dant ces abords plus agréables
pour les habitants ainsi que les
personnes de passage.
Nouveauté cette année, le pont
à l’entrée du village, côté ter-
rains de sports, sera également
fleuri, comme pour souhaiter la
bienvenue aux gens.
A travers ce fleurissement, c’est
aussi donner l’exemple pour les
personnes désireuses d’embellir
leurs maisons et participer ainsi à
la 5ème édition du concours
des maisons fleuries de l’été,
dont les résultats sont procla-
més à l’automne. Mains vertes…
au travail.
N.P.
Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
13
LE VILLAGE PARÉ DE MILLE COULEURS.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
AVANT :
Après quelques samedis et
dimanches de foot à tapoter
la balle pendant mon temps
de repos, je me suis rendu
compte que le terrain de
sport de la Muraz était bien
plus qu’un lieu de sport ! Il
est aussi et surtout un
endroit de vie et de ren-
contres. Rencontres entre
les générations mais aussi
entre jeunes du village et
des villages alentour qui ne
se côtoieraient pas forcé-
ment sans ce lieu d’attrac-
tion.
Tous les week-ends de mars à décembre, il y
avait toujours du monde pour taper dans la
balle, je me suis dit qu’il fallait fédérer ces
envies pour en faire un événement de la vie du
village.
J’ai pris les devants, et je me suis rendu en
mairie de la Muraz où mon idée a tout de suite
plu; là j’ai reçu un soutien immédiat du conseil
municipal et de son maire, Noël Jacquemoud.
Bien sûr je me suis tourné aussi vers mon
médecin traitant et ami de
longue date, Pierre Rousset,
président du football club
des Salèves regroupant les
communes de Monnetier, de
Mornex, et de La Muraz. Il a
de suite été motivé par le
projet, et même si celui ci lui
paraissait un peu trop
important au départ, il m’a
donné toute la logistique
possible pour que tout se
passe dans de bonnes condi-
tions.
Nous avons donc arrêté notre
projet avec cinq poules de
quatre équipes, chacune composée de quatre
joueurs soit quatre vingt joueurs au total. Pour
que toutes les tranches d’age soient représen-
tées, nous avons opté pour trois catégories dis-
tinctes ; les – de douze ans, les juniors (12-18
ans ) et les seniors.
Après quatre mois de préparation où chacun
avait une part de travail bien définie à l’avan-
ce, nous avons mis toutes nos forces en com-
mun, pour que le jour J, la fête soit complète.
14
RETOUR SUR LA PRÉPARATION DE LA FÊTE
POUR LES PASSIONNÉS DE BALLON ROND…
Première réunion
Toute l’équipe organisatriceBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
JOUR J :
Les seniors ont ouvert « le bal » dès onze heures
le samedi matin sous un soleil radieux accom-
pagné de musique rock, pour six matchs de 10
minutes chacun, puis le repas a été servi sous
le hangar communal où les bénévoles ont tra-
vaillé sans discontinuer pendant toute la jour-
née pour servir des plateaux repas, des frites
des merguez, grillades et des pâtisseries, des
glaces. Le succès des ventes de repas a dépas-
sé nos espérances et les tables ont rapidement
manqué, merci au passage à tous les bénévoles
qui ont su faire face à la demande avec un
grand sens de l’organisa-
tion. L’ambiance était
bonne, le soleil chaud, je
sentais que rien ne pou-
vait nous empêcher de
réaliser ce que nous
avions tous prévu de faire
: une grande fête !!
L’après midi ce sont les
jeunes qui se sont expri-
més sur le terrain. Tous
les gabarits étaient repré-
sentés, ce qui, il est vrai, a
donné lieu à des scores
sévères. Mais au delà des
résultats l’important était
de participer et tous les
joueurs ont donné le
meilleur d’eux même. Je
ne peux que m’émouvoir
quand je vois ces gosses
de six ans qui viennent de
perdre mais qui sortent
du terrain avec la certitu-
de qu’ils feront mieux le
prochain match, ce qui
les remplit de joie…Je me
suis un peu retrouvé
quand j’étais … enfant.
Les matchs s’enchaî-
naient sans retard et
même sous une averse de
pluie battante, le jeu a pu
continuer et les fervents
supporters que sont les parents, ont poursuivi
leurs encouragements.
Avec une bonne dose d’organisation et de res-
pect des horaires, nous avons pu mettre en
place des matchs supplémentaires : demies
finales enfants, demies finales croisées etc …
Le soleil revenant peu à peu les derniers
matchs étaient de plus en plus relevés et nous
avons vu de beaux gestes techniques, de l’en-
gagement physique, de la rage de vaincre mais
pas de haine,pas de discordes, pas de brutalité.
15Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
APRES :
Et si je dois être fier de quelque chose ce serait
de cela, le respect entre les joueurs, l’envie de
gagner et la joie collective de participer à ce pre-
mier tournoi mini foot des Salèves qui avant
tout … n’est qu’un jeu
La remise des prix qui a eu lieu vers les vingt
heures, a récompensé une solide équipe senior
et ils ont reçu les coupes des vainqueurs, mais
aussi le trophée de l'Angelick à remettre en jeu
l’année prochaine.
Tous les participants furent récompensés grâce
à nos divers partenaires : l'Angelick (la Muraz),
Alpes ouvrages (Mornex), Akkro magazine
(Archamps), la fruitière d’Arbusigny, Repro
copy (Annemasse), Maxess land (Ville la grand),
Petit Casino (Mornex), Le Ramoneur Savoyard
(Aix les Bains), la mairie de Monnetier, la Mairie
de La Muraz. Merci également à l’association
St-Antoine (La Muraz), la boulangerie de La
Muraz, la boucherie Anthonioz-Presset
(Collonges).
« Vivement l’année prochaine » m’ont-ils tous
dit, et vraiment ça fait chaud au cœur…
Je vous le dis : toute l’équipe qui m’a accompa-
gné sera là pour renouveler cette fabuleuse
journée encore et encore….
Alors « A l’année prochaine ! »
Yannick Janin
16
LES VAINQUEURS
- de 12 ans
12-18 ans
+ de 18 ansBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
17
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2006
La retransmission des matchs de football, durant cette coupe du monde en Allemagne sur écran géant, sous le hangar communal, fut très appréciée des jeunes du village et des alentours, mais également par beaucoup de femmes, hommes, enfants, tous âges confondus. A chaque fois, un bar et une petite restauration furent proposés, dont le bénéfice sera versé en faveur du centre communal d’action socia- le, (C.C.A.S.). Voici le récapitulatif de ces différentes soirées :
France Corée du Sud, dimanche 18 juin, €. 50.50 (bénéfice net) France Togo, vendredi 23 juin, €.148.00 (bénéfice net)
France Espagne, mardi 27 juin, €.259.00 (bénéfice net)
France Brésil, samedi 1er juillet, €.350.00 (bénéfice net)
France Portugal, mercredi 5 juillet €.408.70 (bénéfice net)
Merci à toutes les personnes qui
ont participé d’une manière ou
d’une autre à l’organisation, à
la préparation, au rangement
de toutes ces soirées qui se sont
succédées à un rythme soute-
nu.
A l’heure où nous mettons sous
presse, la France est qualifiée
pour la finale. Le match de la
finale de la coupe du monde fai-
sant partie des manifestations
prévues dans le calendrier
2006, celui-ci sera retransmis
sur grand écran. N.P.
SUDOKU – KECEKSA ?
EN PARTANT DES CHIFFRES
DÉJÀ INSCRITS,
REMPLIR LA GRILLE
DE MANIÈRE QUE CHAQUE LIGNE,
CHAQUE COLONNE ET CHAQUE
CARRÉ DE 3 X 3 CONTIENNE
UNE SEULE FOIS
TOUS LES CHIFFRES DE 1 À 9.
(Grille moyenne)Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Plus qu’un service, c’est un peu le «dernier salon
où l’on cause»…juste pour le plaisir.
Un vendredi sur deux, si vous désirez descendre
au marché en évitant les multiples péripéties
pour vous garer, vous bénéficiez au départ de
«Chez Fauraz», d’un service de car qui vous
emmènera à Annemasse. Départ de la Muraz à 8
heures précises, retour 11H50 à l’abri bus du vil-
lage! Sous forme de mini bus, ou de car, selon le
nombre de personnes, ce sont les cars Gal qui
assurent ce trajet.
Retour sur l’histoire d’un bus nommé
plaisir !
A la suite d’un sondage effectué auprès de
la population, c’est avec l’équipe municipa-
le de 1993, et son maire Noël Jacquemoud,
que ce projet a vu le jour. Après bon
nombre de démarches administratives, ce
service fût d’abord proposé tous les ven-
dredis matin. A l’époque, le tarif du trans-
port était de FFr. 20.- (€. 3.05) au départ
de la Muraz et de FFR. 15.- (€.2.28), au
départ des villages d’Esserts-Salève et de
Mornex. Début 1994, le nombre des utilisateurs
réguliers n’étant pas suffisant, et faisant suite à
un deuxième sondage, seul un vendredi sur deux
sera conservé.
Prix inchangé, malgré le passage à l’Euro ! le mon-
tant du «ticket à payer» est toujours de €. 3.05, au
départ de la Muraz. Le déficit de ce transport est
supporté, en deux parts égales, entre les mairies
de la Muraz et d’Esserts-Salèves/Monnetier-
Mornex, leurs montants respectifs s’élèvent à
€. 1'067.-
Quelques témoignages :
«Je descends juste plus le plaisir, je n’ai pas grand-
chose à y faire», nous disent certains habitués, «et
puis on se retrouve au bistrot pour boire le café,
chacun paie à son tour, et puis on sait toutes les
dernières nouvelles du village» les habitués aiment
à se retrouver ; pour certains, c’est le jour des ren-
dez-vous, chez le coiffeur, chez le docteur ; «on va
faire un petit tour sur le marché et ensuite on
retourne au café ou à la buvette du mar-
ché». «et les chauffeurs sont gentils, ils
nous aident à charger nos paquets, à mon-
ter, à descendre du car». A l’heure actuel-
le, une dizaine de personnes, (essentielle-
ment constituée de personnes ne condui-
sant pas ou plus, et ayant plus de 70 ans)
emprunte régulièrement ce car. Plus qu’un
service, c’est un rituel, un moment de plai-
sir, une balade en ville qu’on ne manque-
rait pour rien…
Comme dans chaque édition de notre bul-
letin, vous trouverez un tableau récapitu-
latif indiquant les dates et les horaires du
passage du car.
(Pour illustrer cet article, nous avons pris quelques
photos au départ, à l’abri bus de la Muraz. Nous
nous excusons auprès des personnes qui utilisent
régulièrement ce service, qui ne figurent pas sur
ces clichés).
N.P.
18
LE CAR DU VENDREDI…Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
19
Le service de car à destination d'Annemasse le vendredi est assuré UNE FOIS PAR QUINZAINE.
Durant l'année 2006, le car desservira la ligne aux horaires actuels et aux dates suivantes:
SERVICE DE CAR - CALENDRIER 2006
JANVIER vendredi 13 JUILLET jeudi 13
vendredi 27 vendredi 28
FEVRIER vendredi 10 AOUT vendredi 11
vendredi 24 vendredi 25
MARS vendredi 10 SEPTEMBRE vendredi 8
vendredi 24 vendredi 22
AVRIL vendredi 7 OCTOBRE vendredi 6
vendredi 21 vendredi 20
MAI vendredi 5 NOVEMBRE vendredi 3
vendredi 19 vendredi 17
JUIN vendredi 2 DECEMBRE vendredi 1
vendredi 16 vendredi 15
vendredi 30 vendredi 29
LA RECETTE DU MOIS
Coulis d’été
Préparation:
20 min
Ingrédients:
1 melon de 600 g environ
100 g de sucre
1 citron
2 cuillerées à soupe de miel
Facultatif : 2 cuillerées à soupe de muscat
de rivesaltes ou de beaumes-de-venise
Dans une casserole, porter à ébullition 25 cl d’eau et 100 g de sucre.
Laisser frémir pendant 2 min.
Couper le melon en deux ; éliminer les graines et prélever la pulpe à l’aide d’une cuillère. Faire pocher cette pulpe dans le sirop pendant 3 min, puis l’égoutter et la mixer avec un filet de jus de citron et les 2 cuillerées à soupe de miel.
Laisser refroidir le coulis ainsi obtenu.
Le cas échéant, ajouter du muscat de rivesaltes ou du beaumes-de-venise. Servir ce coulis très frais, en accompagnement par exemple d’un nougat glacé.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
C’est le 24 juin 2006 que le voyage de nos aînés a
eu lieu.
Départ à 7 heures, place de la mairie, en direction
de Hauterives dans le département de la Drôme
pour visiter «Le palais idéal du Facteur Cheval».
Après la visite de ce dernier, classé monument his-
torique et construit
avec beaucoup
d’imagination entre
1869 et 1912, nous
avons pris la direc-
tion de
St Antoine de
l’Abbaye pour déjeu-
ner dans un superbe
cadre, l’auberge de
l’abbaye.
Au menu :
Ravioles
Cuisse de canard
accompagnée de son
gratin dauphinois et
petits légumes
Fromage,
St Marcellin bien
sûr….
Gâteau aux noix sur son coulis de chocolat
Sans oublier les boissons et le café.
Après ce délicieux repas, nous avons visité l’Abbaye
de style gothique et profité du temps libre accordé afin
de flâner dans les rues de ce charmant village médié-
val, puis nous nous sommes tous retrouvés au car et
avons pris la direction de Chatte pour visiter un
ancien moulin à huile de noix, encore en activité, avec
démonstration et dégustation.
Retour à La Muraz et arrivée vers 20 heures au villa-
ge.
Comme chaque année, nos aînés furent contents
de cette balade et se préparent déjà pour l’année
prochaine.
Je tiens à remercier nos fidèles «gens heureux et
heureuses» de leur présence car ce rendez vous
annuel ne pourrait avoir lieu sans eux.
Encore un grand merci à toutes et tous.
M. L.
20
LA BALLADE …DES GENS HEUREUX
SOLUTION DU SUDOKU TRUCS ET ASTUCES
Pour empecher les algues de se developper
dans un bassin ou an autre décor aquatique:
- remplissez une paire de vieux collants de
paille d’orge
- nouez chaque extremités
- et attachez un poids au paquet avant de le
submerger
Pour garder des tulipes droites dans un vase:
- transpercez chaque tige de part et d’autre
avec un «passe-laine»,
juse au dessous de chaque fleur.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Compte administratif 2005
Par rapport au budget établi, nous pouvons
noter une augmentation des charges d’envi-
ron 3%, compensée très largement par une
augmentation des recettes (subventions). Ceci
a permis d’augmenter la part disponible pour
les investissements.
Les retards dans certains programmes et sur-
tout dans la facturation des prestataires de
service font apparaître un déficit d’investisse-
ment. Cette expression ne signifie pas dépas-
sement de budget, mais absence de réalisa-
tion. Le sens comptable de ce dernier mot est:
absence de paiement. Elle peut être due au
fait que des investissements ne sont pas
effectués ou au fait qu’ils ne sont pas payés
sur l’exercice écoulé parce que les factures ou
les subventions sont arrivées trop tard.
Budget 2006
Les non réalisés de 2005 sont reportés sur le
budget 2006. Cette année 2006 devrait voir les
premiers travaux de la nouvelle salle des fêtes.
Le budget en tient compte naturellement.
Réflexion générale sur nos
finances
Sans vouloir empiéter sur les explications du
premier magistrat de la Commune, on peut
remarquer deux points importants au fil des
années :
- Les recettes provenant des impôts locaux
restent stables, suivant seulement l’évolution
du coût de la vie. Ceci signifie que les taux
communaux ne varient pas.
Ce sont seulement les bases d’imposition,
définies au niveau national qui sont indexées
sur ce facteur. Les augmentations de nos
feuilles d’imposition sont essentiellement
dues à l’augmentation ou à l’apparition, au fil
des années, des taux appliqués par les autres
collectivités territoriales (Communautés de
communes, Département, Région), dont les
charges et les investissements augmentent
avec le temps.
- Notre endettement diminue régulièrement.
Ceci est bien réel et peut être constaté par
tout un chacun et n’est pas dû à un tour de
magie ou à une manipulation comptable. De
nombreux emprunts sont échus et donc rem-
boursés. Ceci augmente notre capacité d’au-
tofinancement et nos possibilités d’emprunt
en cas de nécessité.
Vous avez sans doute lu dans les comptes-
rendus des séances de Conseil municipal qu’il
nous fallait ouvrir des lignes de crédit en
cours d’exercice. C’est le moyen le plus simple
et le moins contraignant de permettre le paie-
ment des charges et des petits investisse-
ments lorsque les subventions attendues tar-
dent à arriver. Ces lignes de crédit ne sont pas
toujours utilisées car elles ne sont qu’un fac-
teur de souplesse pour le cas où il serait
nécessaire d’y recourir.
Votre serviteur vous souhaite de bonnes
vacances.
E.T.
21
COMPTE ADMINISTRATIF 2005 ET BUDGET 2006Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
22
Charges à caractère général
18%
Charges de Personnel
19%
Autres charges de gestion
7% Charges financières 2%
Virt à section d'Invest,
54%
Charges à caractère général 146'551.81
Charges de Personnel 151'062.85
Autres charges de gestion 56'212.13
Charges financières 15'910.40
Virt à section d'Invest, 430'220.72
Total 799'957.91
FONCTIONNEMENT - DÉPENSES
COMPTE ADMINISTRATIF 2005
Impôts et taxes 181'167.20
Dotations, subventions 353'948.88
Autres produits 48'059.41
Résultat exercice antérieur 216'782.42
Total 799'957.91
Impôts et taxes
23%
Dotations, subventions
44%
Autres produits
6%
Résultat exercice antérieur
27%
FONCTIONNEMENT
RECETTES
Immobilisations corporelles 23'841.25
Immobilisations en cours 319'998.33
Remboursement d'emprunts 106'217.85
Excédent de recettes 317690.76
Total 767'748.19
Immobilisations corporelles
3%
Immobilisations en c
42%
Remboursement d'emprunts
14%
Excédent de recettes
41%
Subv. et part. d'inv.
24%
Emprunts
0%
Dotations et rése
8% Virement de sect. Fonctionnement
68%
Subv. et part. d'inv. 156'104.37
Emprunts
Dotations et réserves 52'496.00
Virement de sect. Fonctionnement 430'220.72
Report exercice antérieur 128'927.10
Total 767'748.19
INVESTISSEMENT
RECETTES
INVESTISSEMENT
DÉPENSESBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
23
Immobilisations corporelles 26'500.00
Immobilisations en cours 482'500.00
Remboursement d'emprunts 52'214.67
Excédent de recettes et reports 458462.05
Total 1'019'676.72
Immobilisations corporelles
3%
Immobilisations en cours
47%
Remboursement d'emprunts
5%
Excédent de recettes et reports
45%
Subv. et part. d'inv.
12%
Emprunts
16%
Dotations et réserves
5%
Report exercice antérieur
42%
Subv. et part. d'inv. 122'700.00
Emprunts 159'520.00
Dotations et réserves 47'934.00
Virement de sect. Fonctionnement 251'060.67
Report exercice antérieur 438'462.05
Total 1'019'676.72
INVESTISSEMENT
RECETTES
BUDGET
INVESTISSEMENT
DÉPENSES
Impôts et taxes 189'696.00
Dotations, subventions 351'946.00
Autres produits 35'220.00
Excédent exercice antérieur 91'758.67
Total 668'620.67
Impôts et taxes
28%
Dotations, subventions
53%
Autres produits
5%
Excédent exercice antérieur
14%
FONCTIONNEMENT
RECETTES
Charges à caractère général
24%
Charges de Personnel
26% Charges financières 2%
Virt à section d'Invest,
38%
Autres charges de gestion
10%
Charges à caractère général 162'825.00
Charges de Personnel 171'460.00
Autres charges de gestion 69'775.00
Charges financières 13'500.00
Virt à section d'Invest, 251'060.67
Total 668'620.67
FONCTIONNEMENT
DÉPENSESBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Comme évoqué dans un précédent bulletin com-
munal, l’ancienne fruitière sera réhabilitée en
logements.
En effet 3 appartements seront réalisés dont un
T2 de 38m2 et T3 de 72 m2 au 1er étage et un
T3 de 59 m2 dans les combles.
Le rez de chaussé pourra, quant à lui, être amé-
nagé au gré de ses affectations futures non fina-
lisées aujourd’hui.
Afin d’étaler les dépenses, les travaux se réalise-
ront en plusieurs tranches dont la première, le
gros œuvre, a débuté en mai :
Pour ces réalisations, plusieurs offres nous sont
parvenues et suite au dépouillement, en présen-
ce de l’architecte Mr Sonnerat, l’attribution «au
moins disant» a retenu les entreprises suivantes :
- maçonnerie Bovagne Frères pour: 96913E.
- charpente Mugnier pour: 24602E
- zinguerie Alpes Zinguerie pour: 5530E
- peinture S.C.T.B pour: 8614E
Sur le coût total de cette première tranche 30%
seront pris en charge par le Conseil Général.
Prochaine étape, l’aménagement intérieur !
C.D.
24
RENOVATION DE L’ANCIENNE FRUITIERE
Construction
d’abris- voiture
situés sur
le parking arrière
de la fruitière,
en alignement
avec
le hangar
technique,
modification
extérieure du
bâtiment avec,
entre autres,
la création d’un
escalier et
ouvertures
permettant
l’accès aux
appartements.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
A plusieurs reprises, lors de rencontres avec les
habitants de la commune, Mr le Maire évoquait
le projet de réalisation d’une salle polyvalente,
l’existante devenant trop exiguë et bientôt desti-
née à être transformée en salle de classe ou
autre projet d’agrandissement des bâtiments
scolaires.
Eh bien, c’est parti !
Cette salle sera construite sur un terrain situé à
Cologny (parcelle d’environ 8000m2).
Un panneau a d’ailleurs été érigé signalant cette
future réalisation.
Ce projet a donc démarré en janvier par la publi-
cation d’un avis officiel dans Le Messager pour
l’attribution du marché de maîtrise d’œuvre.
Neuf candidatures ont été enregistrées et l’ou-
verture des plis s’est effectuée le 21 février par
la commission «d’Appel d’Offres».
Après étude des différents dossiers reçus et pour
sélectionner le meilleur candidat, un système de
notation a été utilisé en jugeant les critères sui-
vants :
- le tarif demandé pour cette prestation
- les références et expériences de projet similaire
- les moyens humains et matériel du candidat.
Le choix s’est finalement porté sur le bureau
d’étude SONNERAT de Pers-Jussy dont le point
fort a été l’expérience et son tarif de 11,5 % du
montant des travaux.
A la suite de cette désignation, la commission
«Bâtiment» a établi puis présenté un cahier des
charges aux représentants du bureau d’études
afin qu’ils puissent se mettre au travail et nous
soumettre une première proposition (chiffrage
estimatif avec plans et vues 3D) pour le mois de
septembre.
Quelques points importants de ce cahier des
charges que l’architecte devra traiter avec atten-
tion sont :
- l’insonorisation de la salle par rapport au voisi-
nage
- l’acoustique intérieure
- la ventilation
- la luminosité intérieure.
Dans nos prochains bulletins, nous ne manque-
rons pas de vous tenir informés de l’évolution de
cette construction.
C.D.
25
PROJET DE CONSTRUCTION D’UNE SALLE POLYVALENTEBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
26
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 5 JANVIER 2006
Lors de sa séance du 5 janvier, le conseil municipal a :
Fixé le prix à payer pour l’obtention d’une concession d’alvéole cinéraire dans le columbarium muni- cipal, soit €. 800.- (par alvéole), pour une durée de trente ans renouvelable. (Chaque alvéole concédée pouvant recevoir quatre urnes, dans la mesure où les dimensions de celles-ci le permettent. Le conces- sionnaire devra respecter scrupuleusement le règlement en vigueur à la date de la concession).
Approuvé le projet de travaux sur le réseau de distribution publique d’électricité, d’éclairage public et sur le réseau de télécommunication présenté par le SELEQ 74, dans le cadre du programme 2006 et voté la répartition financière proposée de l’opération, comme suit :
o Lieu-dit « Chez Blaise » :
€.432'000.-, montant global estimé
€.126'225.-, participation financière communale
€. 12'582.-, frais généraux.
o Lieu-dit « Chez Déperraz » :
€. 313'000.-, montant global estimé
€. 102'033.-, participation financière communale
€. 9'116.-, frais généraux.
La commune s’engage à rembourser au Syndicat d’Electricité, des Energies et d’Equipement de la Haute-Savoie sa participation inhérente à ces opérations.
Accepté le projet de révision d’aménagement de la forêt communale de la Muraz pour la période 2006- 2020, établie par l’Office National des Forêts, et le programme d’actions associé pour un montant de €.6'040.- H.T., pour l’année en cours.
Pris note de la cérémonie des vœux du maire qui se déroulera à la salle des fêtes le dimanche 15 jan- vier 2006 à partir de 11H30.
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 2 FÉVRIER 2006
Lors de sa séance du 2 février, le conseil municipal a :
Accepté et décidé du lancement des travaux consistant en la construction d’un abri voiture ainsi que la création d’un escalier d’accès et divers travaux de modification, dans le cadre du plan de réfection des logements de l’ancienne fruitière. Ces travaux sont divisés en un montant de €. 137'930. H.T. auxquels s’ajoutent €. 17'930.—H.T. représentant les honoraires de l’équipe d’ingénierie. Le conseil municipal a autorisé le maire à effectuer les démarches d’appel à la concurrence.
Elu la Commission d’appel d’offre concernant l’appel à candidature de la maîtrise d’œuvre du projet de construction de la salle polyvalente, comme suit :
Titulaires :
- Christian Dubouloz,
- Jean-Philippe Bocquet,
- Marie-Noëlle Bovagne
Suppléants
- Jean-François Laruaz,
- Michel Lemaire,
- Nadine Perinet.
Désigné les membres de la Commission d’appel d’offre qui seront appelés à siéger pour les affaires concernant les bâtiments communaux.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
27
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 4 MAI 2006
Lors de sa séance du 4 mai, le conseil municipal a :
Accepté les montants de l’indemnité représentative des instituteurs pour l’année 2005, fixés par arrê- té préfectoral, après consultation du conseil départemental de l’Education nationale et des conseils muni- cipaux, comme suit :
o €.168.14, pour les instituteurs non chargés de famille,
o €.210.17, pour les instituteurs chargés de famille,
o € 243.80, pour les instituteurs chargés de famille, directeurs avant 1983.
Cette indemnité est versée au nom des communes pour chaque instituteur ayant droit par les services de l’Inspection d’académie, dans la limite des crédits alloués au titre de la dotation spéciale Instituteurs.
Fixé les derniers préparatifs de la cérémonie du 8 mai 2006 qui aura lieu au Monument aux morts à 11H15.
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 30 MARS 2006
Lors de sa séance du 30 mars 2006, le conseil municipal a :
Voté le compte administratif avec un excédent de fonctionnement de 213'438.30 (différence entre les montants de €.583'175.49 pour les recettes et €. 369'737.19 pour les dépenses) et un virement de € 338'462.05 à la section d’investissement.
Voté le compte administratif avec un déficit d’investissement de €.341'274.41 (différence entre les montants de €.678'801.88 pour les dépenses et €.337'527.47 pour les recettes).
Accepté le compte de gestion présenté par le percepteur,
Décidé de l’affectation du résultat excédentaire d’exploitation de l’exercice 2005, de € 430'220.72 (excédent de l’exercice soit €. 213'438.30 plus l’excédent au 31.12.2004. €. 216'782.42), avec un vire- ment à la section d’investissement pour un montant de € .338'462.05.
Décidé de ne pas modifier les taux d’imposition des quatre taxes directes locales par rapport à 2005 (taux qui avaient été révisés à la baisse en 2001) :
1. 7.89 % Taxe d’habitation
2. 9.40 % Taxe foncière sur les propriétés bâties,
3. 61.86% Taxe foncière sur les propriétés non bâties,
4. 9.95 % Taxe professionnelle.
Voté le budget primitif pour l’année 2005, pour lequel la section de fonctionnement s’équilibre en recettes et dépenses pour un montant de €. 668’620.67. Le budget s’équilibre en dépenses et recettes d’investissement pour un montant de €.1'019'676.72
Autorisé le maire à signer la prorogation d’avance de trésorerie pour un montant de €.100'000.-, pour un an, (renouvelable chaque année), destinée à faciliter l’exécution budgétaire et à pallier à une éven- tuelle insuffisance temporaire de liquidité.
Validé le choix de la commission d’appel d’offre pour la maîtrise d’œuvre de la construction de la salle polyvalente. Il s’agit du cabinet d’architecture Maurice Sonnerat, 74930 Pers-Jussy.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
28
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 1 JUIN 2006
Lors de sa séance du 1er juin 2006, le conseil municipal a :
Décider d’adopter la modification de la rédaction de l’article N°6 – COMPETENCES, des Statuts de la communauté de commune Arve et Salève.
Voté une subvention pour un montant de €. 970.- en faveur de l’A.D.M.R. (aide à domicile en milieu rural) du secteur de Reignier.
Accordé une subvention de €. 700.- en faveur de l’école primaire de la Muraz, concernant la prise en charge d’une partie des frais de déplacements des trajets en car, pour des sorties qui ont lieu à la pisci- ne des Dronières, à Cruseilles.
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 6 JUILLET 2006
Lors de sa séance du 6 juillet 2006, le conseil municipal a :
Accepté le devis de la Société VEYRAT Equipement, 74230 Thônes, pour un montant de €. 989.- H.T., concernant l’achat d’une friteuse pour la cantine scolaire.
Accepté le devis de la société Arobase Informatique, 74250 Fillinges, concernant l’achat de 5 ordina- teurs portables, pour un montant de €. 4'260.- H.T. Cette deuxième acquisition s’inscrit dans le cadre du programme d’équipement scolaire, et permettra à l’école de disposer à la rentrée 2006 de matériel informatique supplémentaire, conformément à la demande des maîtres d’écoles qui avait été faite en mairie.
Accepté les devis de l’entreprise d’électricité Jean-Pierre SONNERAT, 74930 Pers-Jussy, concernant des travaux de mise en conformité électrique dans les bâtiments communaux :
o Pour €. 620.72 T.T.C., concernant le bâtiment de l’école maternelle, o Pour €. 2'377.72 T.T.C., concernant l’église (disjoncteur, coffret de la chaufferie etc …)
Accepté le devis de la Société BV informatique, 74560 La Muraz, pour un montant de €.1'100.- H.T., concernant le contrat de maintenance du photocopieur de l’école primaire.
Pris connaissance du rapport annuel du Syndicat Intercommunal des Eaux des Rocailles sur le prix et la qualité de l’eau potable rendue aux abonnés.
Pris connaissance du rapport annuel du Syndicat Intercommunal de Bellecombe sur le prix et la qua- lité du service de l’assainissement rendu aux abonnés.
Pris connaissance de l’effectif scolaire de la rentrée 2006/2007.
Pris note de l’organisation de la soirée du 13 juillet, qui se déroulera à partir de 20 heures.Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Comme un lointain son de cloche qui fait vibrer
l’air jusqu’à nous, voici que parviennent de nou-
veau à nos oreilles les échos d’un village d’un
autre temps, les récits de vies des anciens. Si les
veillées au coin du feu n’ont plus cours aujour-
d’hui, notre cœur d’enfant reste en appétit de ces
histoires d’autrefois. Régalons-nous d’entendre
Germaine, Lucette et Gustave (en attendant de
retrouver Juliette et Louis, Marcelle et Jeanne,
dans un prochain bulletin municipal). Avec leurs
mots à eux - qu’ils soient empreints de terroir, de
fantaisie ou d’émotion - c’est un peu de nos
racines qu’ils nous font partager.
Germaine Duret
Vous rappelez-vous Germaine ? La « femme à
Henri à la Julia », la « sœur à Gaston la Magne le
rebouteux ». Oui, la petite dame à la glycine, la
spécialiste des tartes aux fruits. Oui, c’est bien
elle. Germaine. Tous ces pseudonymes pour évo-
quer le même petit bout de femme que nous
avions rencontré chez Jacquet, l’automne dernier.
Voici quelques-unes de ses confidences.
Jeune fille, elle travaille à la ferme, aussi dur
qu’un homme
« Je suis née aux Mouilles. C’était une ferme. J’ai
dû quitter l’école à treize ans et demi pour aider le
papa qui était tout seul, parce que mon frère
Gaston était prisonnier… je crois bien que c’est
pour ça que j’ai mal au dos et que je me tiens toute
voûtée. Moi je dis que c’est les héritages de la jeu-
nesse ! Fallait s’occuper des animaux - ils avaient
trois génisses - fallait faire le foin, tout à la main.
Papa était sur le char et moi, il fallait tout tourner à
la fourche, il n’y avait pas les machines. Même
avec la faucheuse, c’était pas rien : quand c’était
du gros foin, il fallait tout retourner pour laisser
passer la faucheuse. Et pour charger, il fallait faire
des petites fourchées, tout à la main.
Depuis les Mouilles, je portais la boille de lait à la
fruitière de La Mûre, deux fois par jour. Et puis je
prenais aussi le lait de mon frère, vers La Joie : il
l’apportait chez nous avec le nôtre et c’était tou-
jours moi qui descendais.
Je me souviens qu’un jour il y avait beaucoup de
neige et je suis quand même descendue porter le
lait. Mes voisins n’avaient pas osé descendre. A la
fruitière on me disait :
- Oh ! Germaine, t’as osé descendre ? Personne n’a
osé descendre !
Moi, je disais :
- C’est rien, mais c’est pour remonter… comment ça
va faire ? »
Même le dimanche
« Même le dimanche, on travaillait. J’allais garder
le troupeau. A l’époque, il n’y avait pas d’enclos.
Les bêtes, il fallait les garder, qu’elles n’aillent pas
chez le voisin, qu’elles n’aillent pas manger ce qu’il
fallait pas. Papa avait aussi cinq ou six chèvres.
Mon voisin avait planté des petits arbres et les
chèvres avaient commencé à les manger ! Ça fai-
sait un peu long de garder les bêtes pendant toute
la journée.
Des fois, avec de l’herbe fraîche ou de la luzerne,
les vaches, elles se gonflaient et elles devenaient
comme des ballons. Il y avait un endroit où on les
perçait (ça devait être à un endroit entre les côtes).
Ça ne saignait pas, c’était que de la vapeur qui sor-
tait. C’était Louis Molland qui savait bien faire,
parce qu’il était maquignon. Si on ne les perçait
pas, elles pouvaient mourir.
On n’avait pas trop de loisirs à l’époque. Si c’était
maintenant, si le papa voyait les jeunes devant la
télévision il dirait :
- Eh, là ! Vous n’avez rien à faire ?
Lui c’était comme ça, fallait y aller quoi. Le
dimanche si on voulait sortir, fallait dire « Ce soir, je
ne serai peut-être pas là pour les bêtes …». Une sor-
tie avec les copines, c’était rare. »
L’époque où l’on faisait tout à pied
« Je portais la boille de lait à pied deux fois par jour.
Et quand le papa cassait quelque chose à la fau-
cheuse, il me demandait :
- Oh ! Germaine, descends vite chez Marc Viandaz
(le ferronnier)
Moi qui étais déjà toute timide, quand j’arrivais, il
me disait :
- Ah qu’t’es donc là toi !
- Oui, papa m’envoie pour souder ça…
29
LES ANCIENS RACONTENTBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Sa femme, elle était gentille, elle me disait :
- Viens, Germaine, viens donc boire un sirop pen-
dant qu’il y soude.
L’après-midi, ça recommençait quelque chose. J’y
redescendais deux ou trois fois dans la journée,
par les champs, à travers, par le chemin de la
Biollitte. Il n’y avait pas de vélo, tout à pied et puis
par la chaleur ! Tu sais ce que c’est que de des-
cendre là-bas dessous et puis de remonter et
l’après-midi de recommencer, hou la la ! Ce serait
maintenant, je dirais zut, j’y ferais pas, je crois ! »
Gaston la Magne, le rebouteux
« C’était un don qui avait été transmis dans la
famille. Le papa avait déjà ce don. Il l’a transmis à
mon frère Gaston. Pourquoi à lui ? Comment il l’a
transmis ? Je ne sais pas. Il faut y croire aussi.
Gaston soignait un tas de choses, l’eczéma, des
entorses… seulement avec les mains. Il avait une
réputation dans le village et même une clientèle
suisse, notamment une dame qui amenait sa fille
de Lausanne pendant des années pour soigner un
eczéma. La petite fille (elle avait peut-être deux
ans), ils l’avaient amenée à Genève … partout,
pour soigner l’eczéma. Ils ne savaient plus ce qu’ils
devaient faire et puis on leur a dit d’aller voir M.
Megevan à La Mûre. Et ils étaient venus. Et ils
étaient tellement contents – ça lui avait passé à la
petite, il l’avait guérie – que chaque année ils
venaient lui apporter quelque chose à Noël.
Il était très impressionnant quand il faisait ses
gestes. Des fois la nuit, on l’entendait se réveiller et
il disait les prénoms, pour couper le feu ou couper
le sang. Sans avoir la personne et avec ça il cou-
pait.
Le papa allait aussi pour les bêtes. Les chevaux,
les vaches… pour les soigner. »
Un témoignage de Nadine (Perinet bien sûr !): « Je
devais avoir onze ans. On était quinze, on allait se
mettre à table. Ma grand-mère qui voulait faire une
tarte avait laissé le gaz allumé dans le four. Quand
elle a mis l’allumette, elle s’est toute brûlée, les
sourcils, tout. Elle avait un jupon en nylon et le
nylon avait même collé. On est tout de suite monté
chez Gaston La Magne. Je me souviens que j’étais
gamine et qu’il était devant elle, à faire des gestes,
des gestes qu’on ne devait pas regarder.
Cinq minutes après, j’ai vu la mémé qui se touchait
et qui disait « J’ai plus mal ». Après, elle n’avait plus
que des cloques mais ça a passé. J’avais vraiment
été impressionnée. »
Côté cuisine
«Toutes les années je repeignais à la chaux, c’était
bien affreux, ça brûlait les mains et ça tombait
dans les yeux. Il y avait une tradition : comme on
faisait du feu tout l’hiver, les cuisines au printemps
étaient toujours un peu noircies. Les femmes
avaient une coutume un peu avant Pâques, tous les
ans, elles blanchissaient la cuisine. On disait pas «
repeindre », mais « blanchir».
La cuisine, c’est depuis que je suis mariée que je
la fais, depuis que la maman est morte, en 1960.
C’est ma belle-sœur qui m’a appris. Tout le monde
me dit que je fais des bonnes tartes, mais c’est
pour blaguer ! Je fais les tartes comme les autres !
Faut pas blaguer la tarte ! L’autre jour, l’amie de
Roger voulait m’apporter une tarte et puis Roger lui
a dit :
- Ouais, apporte-lui pas une tarte à la Germaine,
parce que la Germaine elle sait bien les faire, les
tartes.
Mon autre spécialité ? J’en ai pas ! On faisait aussi
de la tome blanche, c’est du lait qu’on fait cailler et
on met de la présure dedans, un produit naturel qui
vient de la caillette, des intestins. Il faut en mettre
quelques gouttes seulement. La tome blanche, ça
ressemble à la faisselle. Quand elle est vraiment
fraîche, on la mange avec des pommes de terre à
l’eau et une salade verte. On en faisait quand les
vaches avaient vêlé, qu’elles avaient beaucoup de
lait. C’était un lait qu’on ne pouvait pas mettre à la
Fruitière, alors on faisait de la tome blanche. On
faisait aussi un petit peu de beurre pendant la
guerre. C’était long à faire. »
Et si vous passez chez Jacquet, ne manquez
pas d’admirer la glycine de Germaine !
« La glycine, elle aurait quel âge ? C’est la sœur à
Henri qui l’a plantée, quand elle était jeune fille et
qu’elle habitait là. C’est quelqu’un qui lui avait
donné une bouture. La glycine, elle a bien 74 ans !»
Lucette et Gustave Bartholdi
Ou le courage de changer de vie, quitter les
champs pour la ville, quitter la ferme pour
rejoindre l’usine. Lucette et Gustave nous bala-
dent de haut en bas du Salève, d’hier à aujour-
d’hui, pour nous mener jusqu’aux coulisses de la
« Sauce Coffe ». Approchez-vous, Lucette va vous
raconter. Mais chut ! que cela reste entre nous …
Une famille de condition modeste
« Gustave : Ici c’était une ferme, sur toute la lon-
gueur. Autrefois, il y avait trois ménages, qui
n’avaient aucune parenté entre eux. Dans notre
ferme, il y avait trois vaches et une chèvre, c’était
pas les troupeaux d’à présent.
Lucette : Tout le monde était au même niveau.
Gustave : Non, il y avait nos voisins, c’était déjà
des gens « riches » pour nous. Ils avaient déjà quin-
ze ou seize bêtes et les bœufs et les chevaux. Pour
nous, gamins, c’était des riches. Quand on était
gamin, on voyait la différence entre les gamins qui
étaient aisés et ceux qui ne l’étaient pas : les habits
déjà, à l’école, au catéchisme, le dimanche à la
messe, il y avait une grosse différence. On disait
que c’était le bon temps, mais on en souffrait quand
même.
Mon voisin, Raymond, qui avait un an de plus que
moi, lui il avait déjà des jouets, des petits vélos,
30Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
des carabines à air comprimé, tout ça. Moi, je n’ai
jamais su ce que c’était qu’un jouet ! Mais il me les
prêtait ses jouets. Malgré tout, il y a jamais eu
d’histoires avec nos voisins. C’est peut-être assez
rare. Il y a d’autres villages où ils étaient toujours
en procès.
Lucette : Nous, à part des papillotes, on n’avait pas
beaucoup non plus, mais on avait un cadeau à
Noël (des poupées, beaucoup de choses…) parce
que j’avais des tantes qui étaient à Genève. Elles
nous gâtaient.
Gustave : Quand on allait au catéchisme et à la
messe, on avait les habits du dimanche. Quand on
arrivait fallait les poser. C’était pas le moment de
faire les abrutis avec. On jouait avec des boîtes de
conserve. C’est vrai que les parents étaient assez
durs. Ils vous aimaient bien, mais ils étaient durs.
C’est pour ça qu’on les respectait. Je me rappelle
quand j’étais petit - j’avais dix ou
onze ans - je tapais là, avec les
sabots, dans la boîte de conserve
pour m’amuser. Mon père m’avait
dit en patois :
- T’as pas honte de t’amuser ?
T’as rien à faire ?
Il fallait vite aller couper une bas-
sine de bois … »
Toujours tout à pied !
« Lucette : Moi, je suis de la
Croisette et, à ce moment là, nous
non plus on n’avait pas de route.
Depuis là-haut, on descendait à
pied jusqu’à La Mûre. Pour le
catéchisme, pour tout.
Gustave : La route (dernier tron-
çon Le Tournier-La Croisette), elle
s’est faite en 1962. C’était l’an-
cien chemin. La route qui monte
depuis La Mûre, elle a été goudronnée en deux
tronçons : La Mûre - chez Blandin en 1957 et l’an-
née suivante jusque chez le Tournier.
Lucette : Quand j’habitais à la Croisette, il y avait
pas autant de maisons que maintenant, il y avait
que le village. Que des maisons de ferme et les
quatre cafés-restaurants. Il y avait beaucoup de
Suisses qui montaient déjà, bien avant guerre. Les
quatre restaurants faisaient le plein, maintenant, il
y en a qu’un sur deux.
Il n’y avait pas d’épicerie en haut, fallait se ravi-
tailler à Collonges. Ça faisait 7 km de la poste. A ce
moment là, on trouvait tout à Collonges, il y a tou-
jours eu beaucoup de commerces. Ça faisait quand
même 7 km avec un sac sur le dos. Ou bien on se
veillait quand le père Dusonchet ouvrait la route en
hiver, on se mettait sur le traîneau. Il avait deux
chevaux à ce moment là. La route, elle était pas
comme elle est maintenant, ni goudronnée, ni rien.
C’était pénible. Et puis après il fallait aller racler le
foin, quand on arrivait. Ou bien en champ. Mais
tout le monde le faisait. »
Une convivialité de village
« Lucette : On connaissait tout le monde du chef-
lieu. On se connaissait tous. Il y avait beaucoup
moins de monde qu’à présent. Et puis on allait
deux fois par jour à la fruitière, alors tout le monde
se trouvait là. On se mettait à discuter, on n’était
pas pressé. Sur la place du village maintenant,
quand on interroge des personnes âgées, elles
regrettent de plus avoir la rencontre à la fruitière.
Gustave : Les veillées, ça se faisait beaucoup. Il y
avait rien de prévu. On rentrait chez le voisin
comme on rentrait chez nous. Ah oui, j’exagère pas
! A ce moment là, il y avait pas la télévision, il y
avait plus de familiarité. On s’entraidait beaucoup.
Il y en avait un qui avait un cheval ou bien des
bœufs, l’autre en avait pas, alors il fallait bien se
prêter. Il y avait pas de jalousie. Oh ! je vais pas
dire que ça a toujours été parfait, mais dans l’en-
semble, c’était bien.
Les veillées, il y a longtemps que
ça a disparu. Dès que les gens
ont eu la télévision. En plus, les
gens qui vont travailler dehors,
ils partent de bonne heure le
matin : vous rentrez le soir, vous
n’allez pas vous occuper de ce
que fait le voisin ! D’abord, pour
les femmes, ça reste quand
même du travail à la maison. Il
faut préparer le lendemain et
puis encore avec les enfants...
Alors c’est plus le moment de
faire la java.
Quand la batteuse venait, il fal-
lait une quinzaine de personnes
pour mettre à tous les postes,
alors on faisait quinze maisons
pour avoir quinze bonshommes.
Il y avait ceux qui abattaient les
gerbes de blé, ceux qui les déliaient sur la batteu-
se, ceux qui étaient au grain, ceux qui étaient à la
paille… Les hommes étaient tout noirs, ils avalaient
la poussière. Moi, je ramassais la crève chaque
fois.
Lucette : Quand on était jeune, on aimait ça. Et
puis il y avait du monde à manger. Il y avait un cou-
sin de son papa qui était venu dire bonjour. Il venait
à vélo depuis Genève. Il a dit comme ça :
- Ouh ! Quand je te vois faire cette viande ! Tout ce
qu’il faut pour faire à manger ! Tu fais pas trop?
Ça faisait une vingtaine à manger. Il y avait beau-
coup d’hommes. On mangeait où on se trouvait.
S’ils avaient fini chez le voisin à 10 h, à 11 h ils
étaient là et ils mangeaient là. Des fois on se
demandait : « Est-ce qu’on aura la batteuse ? Est-
ce qu’il faut faire à manger ? » On savait pas exac-
tement quand ils finissaient.
Gustave : Avant la guerre, il y avait la Vogue à
Dumas. Une vogue, c’est une fête. C’est un nommé
Dumas, qui avait un petit bistrot, qui avait instauré
cette vogue. C’était pas la fête patronale, parce que
31Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
la fête patronale, c’est la Saint Martin, au mois de
novembre. Il la faisait au mois de juin, autour de
Pentecôte, ça durait deux jours. Parce qu’il y avait
que ça dans le temps. Quand il y avait une vogue,
les gens, ils languissaient la vogue. Il y avait déjà
des manèges, une tombola, des forains… On dan-
sait aussi. Dumas était ensuite parti s’installer à
Etrembières, alors c’est tout le temps resté le nom «
la vogue à Dumas » et puis après c’est venu la guer-
re, on n’avait plus le droit de faire des fêtes.
Il y avait beaucoup de bistrots à l’époque, chez
Tournier, chez Guy. Il y en avait même un chez
Jacquet (la maison en rénovation). C’était des
petits bistrots, il y avait du vin, de la limonade.
Et puis l’absinthe, de la vraie, tel-
lement vraie que les gens ils
devenaient fous avec ça. Ça
avait été interdit et puis c’est
revenu. En Suisse.
On pouvait la faire nous. C’est
pour ça qu’il y avait beaucoup
d’alcoolisme, parce qu’il y avait
pas de distractions. Il y avait
rien, les gens se rabattaient là-
dessus. Moi je me rappelle enco-
re de ça, les sépultures, c’était
une drôle de « fête », une occasion
pour sortir, c’était un jour de sor-
tie, il y avait rien d’autre.
Pendant la messe, les hommes
faisaient le tour des bistrots,
même les jeunes. Il y avait quatre
bistrots à La Mûre. On dit que c’était le bon
temps, mais avec le recul, c’était quand même
dur, il y avait trop de privations. On en souffrait
quand même. »
L’école arrêtée trop tôt, pour aider à la ferme
« Gustave : Il y avait quatre écoles avant : au chef-
lieu, au Feu, vers Le Mont et à La Croisette. Il y
avait déjà deux classes au chef-lieu, les grands et
les petits. Mais l’ensemble ne faisait pas le chiffre
de maintenant.
Au village du Feu, quand j’allais à l’école en 1936,
on était 32 à l’école. Il y avait Les Mouilles qui
venaient, chez Mangin, il y avait Bovagne, chez Le
Tournier, chez Jacquet.
Lucette : Moi, j’allais à l’école à La Croisette, sur le
parking aux Dusonchet, là où ils font leur terrasse.
On était une vingtaine, il y avait des familles nom-
breuses. L’école de La Croisette a été détruite. Il n’y
avait plus assez d’élèves. Avant, elle avait été fer-
mée et il a fallu prendre des enfants de
l’Assistance publique pour la rouvrir. Alors tout le
monde avait pris des enfants.
Au Crêt, ils descendaient à l’école à pied, avec la
neige comme ça ! Le maximum de neige ici, ça fri-
sait le mètre. Mais, c’était surtout les congères !
Dans le village, il y avait des congères qui faisaient
deux mètres cinquante ! Ils faisaient des tunnels
pour passer, pour aller à l’école. Et il y avait des
gamins du Tournier, ils restaient huit jours sans
venir à l’école.
Gustave : Quand j’allais à l’école, il fallait aller en
champ garder les bêtes, il n’y avait pas de parcs
électriques, rien. Fallait aller garder les vaches jus-
qu’à huit heures. Donc il fallait se lever de bonne
heure, pour qu’elles aient assez mangé pour les
rentrer pour huit heures. Et puis comme il n’y avait
pas de parc, il fallait courir après, elles allaient
manger chez le voisin. Pendant que je courais
après, une fois, la chèvre elle avait mangé mon livre
de géographie. Elle avait tout déchiqueté. Et alors à
l’école, attention, c’est que ça bardait, c’était pas
comme maintenant ! C’était une maîtresse, la mère
Matron.
Lucette : Madame Matron
Gustave : La mère Matron…
Lucette : Pas la mère Matron, on
dit Madame Matron !
Gustave : La même maîtresse
qu’Armand Duret. La mère… la
dame Matron, elle était sévère !
hou la ! A ce moment là, ils n’hési-
taient pas, la règle sur les doigts…
maintenant c’est défendu.
Lucette (désignant Gustave) : Il
était bon en tout.
Gustave : Oh, non, j’étais moyen.
C’est peut-être prétentieux, mais
envers beaucoup, je me défendais
pas mal.
Lucette : Dommage, t’aurais peut-
être fait un bon avocat !
Gustave : J’aimais bien le dessin, l’histoire géogra-
phie. Bon c’est sûr, si on avait eu les possibilités
pour aller aux écoles… »
La guerre
« Gustave : On a fait la Résistance, fallait partir en
Allemagne, alors on a pris le maquis. On était des
hors-la-loi, on était poursuivi comme des traîtres.
J’ai pas fait les camps de jeunesse, j’étais réfrac-
taire, ça faisait une raison de plus pour se cacher.
Comme on était trop jeune pour la guerre, on devait
aller en Autriche dans les camps de jeunesse.
Après, les Allemands nous envoyaient en
Allemagne. Et comme on ne voulait pas collaborer
avec les Allemands, on a pris le maquis. Fallait se
cacher. C’était en 1943-44, on avait vingt ans. On a
passé une drôle de jeunesse. Il fallait se cacher
comme des bandits. On se cachait comme on pou-
vait. On pouvait pas aller trop loin : c’était partout
pareil, on était recherché. On avait l’avantage de
connaître le terrain, de savoir où il fallait aller, on
dormait souvent dans les bois. De temps en temps,
on venait de nuit que personne nous voit. On avait
peur. Il y avait des gens qu’on a toujours connu,
mais on savait pas trop ce qu’ils pensaient, on
savait pas trop leur opinion.
On faisait partie d’un mouvement de Résistance,
on a été enrôlé dans des groupes de combat.
32Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
C’était clandestin, on avait des chefs. On était
considéré comme des voyous, parce qu’il y avait
quand même une partie de la population qui était
pour les Allemands. A La Mûre, il y a pas eu d’ex-
cès. Mais c’est pour ça que nous, on avait peur, on
avait même peur des voisins, on savait pas ce
qu’ils pensaient, s’ils allaient nous dénoncer. Les
parents, ils étaient pas trop rassurés. Quand vous
avez un gamin de vingt ans qui se cache... Il y avait
des gars qui venaient de Lyon, de Paris, d’Alsace
qui ont pris le risque de venir pour se cacher ici. Et
en arrivant, il y en a qui sont tombés sur des gens
qui les ont dénoncés. On peut dire qu’ils nous ont
volé notre jeunesse. C’était pas un privilège d’avoir
vingt ans à cette époque.
Je suis resté caché une année. Après, je suis parti en
occupation en Autriche. Là-bas ça allait mieux, la
guerre était finie, on était chez l’ennemi. Tout de
suite après la guerre, je suis resté 18 mois dans l’ar-
mée. C’est nous qui avons reconstitué l’armée que
les Allemands avaient détruite. On faisait surtout du
ski. On a fait un hiver sur les Alpes et puis un hiver
au Tyrol. Après la guerre, il y avait des prisonniers
allemands qui étaient placés dans les maisons, pour
travailler à la ferme. Nous on en a pas eu, les voisins
en avaient un. C’était aussi malheureux pour eux
que pour nous. Ils ont pas voulu la guerre.
Et puis les privations de manger, le chocolat, les
oranges, tout ça … on est resté quatre-cinq ans
sans savoir ce que c’était qu’une orange. Ça venait
plus rien. On faisait le café avec de l’orge qu’on fai-
sait griller. Les tickets de rationnement : t’avais
droit à tant de grammes de beurre par personne,
tant de grammes de pain, tant de grammes de
viande. A la campagne, c’est sûr qu’on pouvait
quand même tricher. T’avais un veau, on se le par-
tageait entre les voisins. On semait du colza pour
faire de l’huile, ça faisait les matières grasses
quand même.
Lucette : En ville ça devait être plus dur. D’ailleurs
les dernières années, dans les campagnes, on pre-
nait des gosses, c’était principalement de Lyon. Il y
avait de ces gamins qui étaient vraiment dans un
état… sous-alimentés. Après-guerre, on les plaçait
dans les campagnes pour les ravigoter. Nous, on en
a pris pendant deux ou trois ans. Il y a eu une de
Lyon, après une de Vence qui est venue et puis on
a eu le petit de l’Assistance pour ouvrir l’école. Il est
toujours en contact avec nous, Jeannot, il a 62 ans.
On l’a accueilli pour ouvrir l’école, quand j’étais à
La Croisette. Et puis on l’a toujours gardé. Un gosse
terrible, il a toujours fallu beaucoup s’en occuper.
Mais il a très bien cheminé. »
Des hirondelles enfermées dans une cage
« Gustave : On a fait quelques années la ferme ici.
On n’avait pas d’enfant et puis c’était pas rentable,
alors on a laissé tomber. On s’est décidé d’aller tra-
vailler à Annemasse.
Lucette : Moi aussi, j’étais au contrôle. C’était les «
Maillons rapides », chez Péguet.
Gustave : C’était l’époque où les jeunes partaient
beaucoup. En 1962, à La Muraz, c’est descendu à
364 habitants. Les jeunes arrêtaient la ferme, ils
prenaient des appartements à Annemasse. Il y en
a qui sont restés. Après, ça s’est inversé, les gens
aimaient revenir, ils avaient de la terre ici, ça leur a
permis de construire. On est allé travailler à
Annemasse en mai 1962. J’ai fait 22 ans.
Lucette : Moi je suis rentrée après. Pour le contrôle,
il fallait pas rouiller. Il a fallu que j’aille faire un test
: si on a de l’acidité, on rouille les pièces !
Gustave : Au bout de sept ans, mon père qui était
âgé est tombé malade, alors elle a arrêté. Elle est
restée pour le soigner.
Lucette : Après, il a pas voulu que je reprenne le
travail. Il a dit : « Qu’est-ce qu’on fera ? La maison
sera fermée. » Et puis à ce moment là, on faisait dix
heures par jour.
Gustave : Je regrette pas d’avoir travaillé en usine.
Ça me permet d’avoir une retraite. Bon, ça a été
dur pour moi, parce que j’étais un gars de la cam-
pagne, j’étais pas un gars des villes. Surtout que
j’avais pas de formation, rien du tout. Je suis ren-
tré comme manœuvre, c’était dur. Dans les usines,
c’est comme ailleurs, il faut avoir une formation
quelconque.
Lucette : On faisait des maillons rapides… il y a le
mousqueton, il y a du 3, c’est tout petit. Du 3, du
3,5 et puis ça allait jusqu’au… qu’est-ce qu’on a
fait ? Du 20 ? Alors, là, moi j’ai choppé un panaris,
parce que le contrôle, ça commence par le débloca-
ge, après l’ouverture et puis la fermeture des
chaînes de 10. Celle qui contrôlait la première
devait voir quelque chose – on était par trois – et
quand ça arrivait à la troisième, il fallait voir ce que
les autres avaient laissé passer.
Gustave : C’est ça le maillon rapide. C’est un écrou
… quand vous craquez une chaîne, et bien vous
mettez ça. Pour les delta-planes aussi, pour la mon-
tagne, pour les cordes, dans les ports, pour les
grues, tout ça… Je suis resté 22 ans en usine. Il y
avait pas des moyens pour évoluer.
Lucette : Lui, il faisait des tout petits. Fallait voir, ils
étaient deux qui faisaient les petits, faut pas avoir
les doigts trop gros pour faire. C’est minutieux.
Gustave : A ce moment là, on prenait à six heures
et quart à l’usine. A six heures et quart, il fallait
pointer. On avait la coupure de midi (une heure et
demi), alors on finissait tard.
Lucette : La vie en usine, je trouvais ça dur. Dur,
quand on a jamais fait, quand on a été à l’air libre.
Mais surtout lui.
Gustave : C’est comme si tu mets une hirondelle
dans une cage. Mettre un paysan à l’usine, c’est
pareil. L’ambiance, c’est pas terrible, c’est chacun
pour soi, même celui qui pouvait tirer dans les
pattes à l’autre… pas terrible comme ambiance, j’ai
jamais bien supporté.
Lucette : On mangeait ensemble. Je préparais la
gamelle. Au début il avait mangé dans un petit res-
taurant et puis il m’a dit « Oh ! tu sais, j’ai tellement
mal mangé aujourd’hui qu’il faudra me faire la
gamelle ». Alors j’ai su ce qu’il fallait faire.»
33Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Une voiture qui donne des ailes
« Gustave : Quand on a eu notre voiture, on faisait
beaucoup de sorties. Le dimanche, on trouvait
quand même un moment pour partir, parce qu’au-
trement on devenait fou. Et son papa en profitait.
On a fait toutes les montagnes, les Aravis, en
Savoie… on passait le tunnel du Mont-blanc, on
descendait pas jusqu’à Aoste, on tournait tout de
suite. On remontait au Saint Bernard… on aimait
bien la montagne.
Le permis, à l’époque, tout le monde était résigné.
Ils se disaient « Moi j’aurais jamais une voiture, je
pourrais jamais me la payer ». Alors ça incitait pas
à passer le permis et puis après, ça s’est quand
même amélioré. On a commencé par les moby-
lettes, les 125, et les 4 chevaux. Moi, c’était déjà la
Dauphine. J’étais pas le seul, tout le monde com-
mençait à avoir une voiture. On a bien fait des sor-
ties. »
Hiver, quand tu nous tiens ...
« Gustave : En principe, on avait l’hiver à
Toussaint. On avait déjà des paquets de neige, elle
repartait plus, ça allait jusqu’à Pâques. On n’a plus
les neiges d’avant.
Lucette : Depuis La Croisette, je descendais deux
fois la semaine au catéchisme, le jeudi et le
dimanche. On allait assister à la messe et on
remontait à pied. Même quand il y avait de la
neige, on le faisait. Il y a bien des fois, c’était
impossible, il y avait des tempêtes. On était plu-
sieurs, on descendait ensemble, tous ceux qui
avaient l’âge d’aller au catéchisme. Depuis Besace,
Irène, Yvonne et Madeleine, elles remontaient dîner
à midi à Besace. Il y avait pas de cantine. Ça fai-
sait des kilomètres. A travers bois, il y avait la
neige qui avait baissé les branches et elle nous
tombait dessus.
Gustave : La première année qu’on est allé tra-
vailler, le 17 novembre, il a commencé de neiger jus-
qu’au mois de mars, sans arrêt, sans arrêt et la
route n’était pas déneigée. Il y avait encore pas le
tracteur qui déneigeait. A l’époque, c’était Louis
Demolis qui était cantonnier. Au début, il avait une
vieille étrave en bois et un petit tracteur qui n’était
pas couvert, sans cabine sans rien et il faisait toute
la commune.
Lucette : Un jour quand il a neigé, il y a Susanne
Molland qui est venue, elle a dit « Hou ! il neige, il
neige », alors on a descendu la voiture au Mont,
dans la neige, on a poussé et tiré la voiture.
Gustave était au volant, on a traversé le pré à
Maurice Bovagne. Elle est restée là quelques jours,
après il a reneigé un petit peu, on l’a descendue
chez Joindet.
D’ici, on allait à pied jusqu’à la voiture (il fallait se
lever de bonne heure) et on remontait à pied, après
dix heures de travail. Et après on l’a laissée à La
Mûre. D’ici, ça fait 4 km jusqu’à La Mûre. »
Les secrets de la Sauce Coffe
« Lucette : On arrive toutes avec une casserole, une
grande casserole. Il y a toutes les belles-filles
Bovagne. En tout, il y a dix femmes. Et Michel
Dusonchet et Pierrot. Et elles se racontent des his-
toires. Ce qu’il y a, c’est qu’il faut pas trop discuter
et puis louper sa sauce. Les messieurs, ils savent
doser. La cuisinière ne doit pas laisser brûler ses
morceaux.
C’est des carrés de viande qu’il faut rôtir, pour 300
personnes. Vous mettez à rôtir, vous mettez un petit
peu d’huile dans le fond (des fois, il y a du gras,
alors ça fond un petit peu). A ce moment là, on vous
met le sel et une petite pincée d’oignons. Vous bras-
sez, il faut bien brasser pour pas que ça attache.
C’est Pierrot ou Michel qui dose. Après une fois que
ça a bien rôti, on met une cuillérée de farine ou
deux et vous brassez sans laisser attacher. Vous
tournez bien, vous avez une spatule pour décoller
tout ça. Et puis quand c’est bien rôti, on les appel-
le et ils vous mettent de l’eau et du vin, pour rebras-
ser, laisser cuire. Il faut laisser cuire quand même
un bon moment, il faut compter une demi-heure à
chaque casserole, pour que ce soit à mettre dans
ces grands faitouts qui sont déjà sur des trépieds
avec le feu au-dessous. Ils vident tout ça dans les
grands faitouts pour que ça ait le même parfum. Et
puis il y a quelqu’un qui brasse, qui goûte, sans
laisser attacher.
L’année passée je crois qu’il y avait douze casse-
roles. La préparation, ça va d’une heure et demie
jusqu’à six heures. Ce qu’il y a : il y a une entente
avant, pendant et après. Au moment où tout est
prêt, brassé, juste avant de servir, ils mettent le
sang, pour pas que ça caille.
Gustave : On dit « sauce coffe », parce que la sauce
est un peu marron, « coffe » ça veut dire sale. Quand
on tuait un cochon avant, on invitait les voisins, la
famille et on mangeait la sauce coffe, avec du riz,
en général. C’est un plat de Haute-Savoie. Il y a
des régions où elle est meilleure. A La Mûre, c’est
l’authentique sauce coffe, parce que maintenant,
elle se fait partout. Dans le temps, au Sappey, ils
savaient pas ce que c’était, ça se faisait pas, c’est
ici que ça se faisait, ça se faisait chez Le Tournier,
à La Croisette, dans le coin. Ça se faisait dans les
maisons. Et puis comme c’est devenu la mode, les
associations se sont mises à faire des « sauces
coffe » et chacun la fait à sa façon.
Lucette : C’est toujours le dernier week-end de
février. C’est assez sympa comme fête, moi ma coif-
feuse d’Annemasse, elle ne louperait pas la sauce
coffe. Il y a peut-être vingt ans qu’elle vient. Déjà un
mois avant, elle demande si les cartes sont en
vente ! »
34Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
35
Déclarations de travaux
Janvrin Christiane Chavanne sanitaires 16 12 05
Stokton Isabelle Chef lieu ouvertures fenètres, local chaudière 20 12 05 Fabbi Michel Jovy Véranda 22 02 06
Perrin Yannick Le Mont ouverture fenètre 21 03 06
Jeanin Michel Chef lieu Abri poubelles 21 03 06
Lazzuri Vania Cologny chenil 10 04 06
Rota Marcelle Le Ferney Re-hausse toiture 02 05 06
Lecornu Olivier Chef lieu Abri outils 02 05 06
Giganti Gigante Chez Patois Portail et cloture 18 05 06
Petitjean Fabien Chef lieu Fenètre 23 05 06
Baillard Chantal Chez Mangin Veelux et fenètres 16 06 06
Truchet Alain Champ Bolliet véranda 23 06 06
Bovagne Roger Champ Bolliet Abri de jardin 23 06 06
Permis de construire
Laverriere Edmond Merdasson 1 garage 20 12 05
Locher Gérard et Maillet Edith Le Mont 1 maison individuelle 2 02 06 Alain Baillard Chez Blaise 1 garage 21 03 06
Jean-Luc Jacquemoud Chef-lieu Hangar 23 03 06
Sci Clos des Deux Fermes Cologny 2 batiments collectifs 27 03 06 Mignot Michel Le Mont Garage 05 04 06
Porcelli Eric Chez Briard Maison individuelle 25 04 06
De-Rosso Frédéric Vers Monet extension maison 02 05 06
Anthonioz Philippe Chef lieu garage 02 05 06
Zanolla Damien La Biollitte Maison individuelle 01 06 06
Seres Fabien Chez Deperraz aménagement 2 logements 23 06 06 Leprince Bernadette Besace Aménagement batiment éxistant 23 06 06 Peillex Johann Vers Monet Maison individuelle 23 06 06
Truchet Valérie Le Feu Maison individuelle 23 06 06
URBANISME
Naissances
01 01 06 Nicolas Laruaz Lachat
12 01 06 Valentin Piard Vers Monnet
24 01 06 Morgan Battig Champ Bolliet
08 02 06 Léo Guerini le Beuffy
13 03 06 Anna Chamarty Primuraz
30 03 06 Maxime Bovagne Chef lieu
19 04 06 Alexis Clément Le Mont
09 05 06 Antony Dupont-Descombes Chez Deperraz
12 05 06 Carla Veyrat Les Palatins
02 07 06 Victor Hogay Les Molliets
Mariage
14 01 06 Marie Claire Dailly et Norbert Dupont-Descombes
29 04 06 Véronique Poncet et Pascal Saintives
01 07 06 Nathalie Benkhadra et Laurent Drevoux
Décès
06 03 06 Michel Bovagne Bovagne
17 04 06 Michel Roux Chef Lieu
01 06 06 Marcel Dupont Lignières
04 07 06 Lucien Megevand Champ Bolliet
ETAT CIVIL 2006Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Protégez votre véhicule:
Le vol de véhicule
Faites installer si possible une alarme et un
coupe-circuit;
Faites tatouer le numéro de chassis sur toutes
les vitres du véhicule;
Dès que vous stationnez, verrouillez coffre et
portes et bloquez l’antivol de direction (Neiman).
Si vous disposez d’un emplacement de station-
nement dans un lieu fermé (parking ou box), uti-
lisez-le plutôt que de laisser votre véhicule
dehors même momentanément. Ne laissez pas
votre télécommande ou badge d’ouverture du
parking à l’intérieur du véhicule.
En toutes circonstances, ne vous absentez pas
de votre véhicule moteur en route et clés sur le
contact;
Si vous êtes accidenté (dégâts matériels) retirez
les clés de contact avant de descendre de votre
véhicule.
En cas de vol, avisez immédiatement la gendar-
merie ou la police; les chances de retrouver le
véhicule sont étroitement liées à la célérité de
votre déclaration.
Le vol à la roulotte
Apposez sur les vitres les autocollants fournis
avec l’alarme;
Ne laissez dans votre véhicule aucun objet qui
puisse être vu de l’extérieur;
Ne cachez pas d’objet (par exemple, la façade
détachable de votre autoradio) sous un siège;
l’astuce est connue des voleurs.
Conservez sur vous papiers, chéquiers, double
de clés, objets de valeur, ne les laissez pas dans
votre véhicule;
Evitez de stationner votre véhicule dans un lieu
isolé ou, la nuit, mal éclairé.
Le vol à portière
Le vol à la portière consiste pour les malfaiteurs,
souvent un duo circulant en deux-roues, à repé-
rer un véhicule dont le conducteur (ou conduc-
trice) ou le passager (passagère) a posé en évi-
dence un sac ou une veste. Lorsqu’un arrêt est
marqué (feu rouge, stop, etc.), le passager du
deux-roues ou un piéton en profite pour ouvrir la
porte ou glisser le bras par une vitre ouverte, et
s’emparer de l’objet convoité.
En ville, roulez toujours portes fermées et vitres
closes.
Cachez vos objets de valeurs et placez vos sacs,
sacoches et vestes dans le coffre fermé.
En cas d’agression, ne résistez pas.
36
CAMPAGNE DE PRÉVENTION DE LA DÉLINQUANCE
POUR LA PERIODE ESTIVALE
1 Nœud simple
Ce nœud s'adapte à tous les types de cols de chemise
et fonctionne bien avec la plupart des soies (twill, jacquard,...) Il est facile et rapide à exécuter!!
A suivre...
CELA PEUT TOUJOURS SERVIR !Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
On mâ-grouintâ.
Sakin zhò, on brâvo monchu,
Drefyà su sé late,
Avoué son ion sobiyê
Inmandjyà d’on koû èn ékiflyè,
Trénàve sa koria su lé rive d’ Fyé.
Y étai on héron k’se prenyîve pa
P’la inêtyâ d’onn étron.
L’éga tai klyâra. L’ seloual sharfâve,
To lô paisson, tyé à sonzhon,
Fassô d’ varvolyon.
Rli gran flyandru, s’al avai volu,
Aré poui nin bdjyî: al avai k’ à s’ klyanshî.
Pinsa bin, é kru myeu fére
D’atèdre on momè k’ al u mé d’apti.
A rli tin tyé topari,
É fassô d’ gônye p’ se nori.
Pa bdjyî ché, pa bdjyî lé.
Y è plyë 1’ eùra, y è pko 1’ eùra.
Apoué d’ paisson k’ farfôlyön
Dyè la laveùra!
Lô groû son pa preu bon,
Lô ptyoû pa preu groû.
é s’ prè pr on senyeù
Ke bdjyu pa lé râklyeùre.
Mé tant ass’ byè,
K’ é s’artrûve kontè
D’ ramassâ me dédyon
La mêtyâ d’on kouâtron.
É fô pa fére lô difissilo.
Lô myeu z akomodè son lô pe dégordi.
Onn azarde d’ pêrdre in volé trô gânyî.
Gardâvo byè d’ rê dédenyi,
Surtô kan vz î à pû pré vtron kontcho.
Une fine bouche.
Un jour, un beau monsieur,
Dressé sur ses perches,
Avec son long sifflet
Emmanché d’un cou en forme de clifoire,
Traînait sa peau / / personne sur les bords du Fier.
C était un héron qui ne se prenait pas
Pour la moitié d’un étron.
L’eau était claire. Le soleil chauffait.
Tous les poissons, là à la surface,
Faisaient des tourbillons.
Ce grand flandrin, s’il avait voulu,
Aurait pu en manger il n’ avait qu’ à se
pencher.
Évidemment, il crut mieux faire
D’attendre un moment qu’il eut davantage
d’appétit.
En ce temps-là également,
On faisait des façons pour se nourrir.
Ne pas manger ceci, ne pas manger cela.
Ce n’ est plus 1’ heure, ce n’ est pas encore
1’heure.
Et puis des poissons qui remuent
Dans 1’eau vaseuse
Les gros ne sont pas assez bons,
Les petits pas assez gros.
Il se prend pour un seigneur
Qui ne mange pas les restes.
Mais tant et si bien,
Qu’il se retrouve content
De ramasser comme déjeuner
La moitié d’une petite limace grise.
Il ne faut pas faire les difficiles.
Les plus accommodants sont les plus
dégourdis.
On risqué de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous bien de ne rien dédaigner,
Surtout quand vous avez à peu près votre
compte.
37
PATOISBulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
Tout le monde a en
mémoire le terrible raz
de marée qui a ravagé
le sud-est asiatique le
lendemain de Noël
2004. Notre commune
avait organisé une soi-
rée sri-lankaise le
samedi 16 avril 2005
dont les bénéfices ont
été versés aux Scouts
de Cluses, à l’excep-
tion d’une somme de
350.00 € qui elle a été
remise en mains
propres à l’une des
personnes, Bobby,
d’origine sri-lankaise ;
avec quelques amis, ils
nous avaient aidés à
organiser cette soirée en
prenant en charge la
confection du repas de
cette mémorable soirée.
Eh bien, ce modeste mon-
tant de 350.00 a permis
de fabriquer et de distri-
buer 40 petits meubles aux
familles de l’un des villages
de cette île appelée autre-
fois Ceylan, familles qui
ont, comme beaucoup de
leurs compatriotes, tout
perdu dans cette catas-
trophe. Nous reproduisons
ci-après leurs témoignages
de gratitude, accompagnés
de quelques photos. N.J.
38
DES NOUVELLES DU SRI-LANKA
Dear Friends,
This is to thank you so much for the valuable cash donaton of Euro 350.- you have sent us to be used for the tsunami victims here. There are so many people in camps who need many items. We have been working very close with these people and see their needs and try to find ways of sup- plying them with their needs. It is really nice to think that you all are still concerned about these people and we appreciate your effort and generosity at this moment. There was a request for small cupboard by the people in one camp and we supplied them with cupboards from your donation. We already sent you some pictures on the donation. We hope you got them. Once again thank you very much for all the help you all are giving us May God Bless you Shavi and MaliDear friends,
We would like to inform you that we sent you an email on the 22 nd of August thanking all of you for the cash donation sent for the tsunami victims. Herewith we are sending you a copy of the same. As we mentioned in the letter we were able to hand over 40 small timbre cupbboard (one for each family) with your cash donation and sending herewith a few photographs for your interrest. Once again thakyou so much for all your effort and help given to the tsunami victims in Moratuwa camp.
Sorry for not been able to write to you in French.
Love and regards to all
May God Bless you Shavi and Indramali
Bulletin communal - Numéro 35 Juillet 2006
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Dear Bobby aiya,
Thank you very much for the money you sent us. We have a camp at Moratuwa with 108 families and they have requested small cupboard to keep their clothes. We managed to give 24 families such cupboards and it cost Rs 750/- each. It was done by one of our known carpenters and the finish was very nice. One of our friends came from Australia and they gave money for the 24 cupboards. If you like we can get cupboards made with you money. It is someything which they can keep for ever and very useful to them. With your money we can give almost 50 families one cupboard each. This will be a good deed and please let me know whether you like the idea. Now i will write the let- ter of thanks.
SECOURISME
Dans notre précédent bulletin, nous envisagions
une nouvelle session de formation aux gestes de
premier secours.
Celle-ci avait finalement été fixée aux 2 et 3 juin.
Malheureusement, le nombre de dix personnes
requis pour cette formation, dispensée par les
pompiers d’Anemasse, n’a pu être atteint, et
nous avons été contraints d’annuler la session.
Toutefois, les personnes interessées peuvent
contacter la caserne des pompiers d’Annemasse
où des formations sont prévues, notamment les
8 et 9 septembre prochains.
MN B.
Dear friends,
This is to thank you so much for the valuable cash donation you have sent us to be used for the tsu- nami victims here. There are so many people in camps who need many items. We have been wor- king very close with these people and see their needs and try to find ways of supplying them with their needs. It is really nice to think that you all are still concerned about these people and we appre- ciate your effort and generosity at this moment. There is a request for small cupboards by the people in one camp.BLOC-NOTES
Gendarmerie de Reignier – Tél. 04 50 95 75 11
SAMU – Tél. 15
Police Secours – Tél. 17
Pompiers (Annemasse) – Tél. 18
Urgence médicale 24h/24 – Tél. 04 50 38 11 22
S.M.U.R. – Tél. 04 50 92 47 47
Service social de Reignier, Grande Rue 20, 74930 Reignier – Tél. 04 50 43 44 94 Ouverture: lundi au vendredi 9h.-12h. / 14h.-17h. Fermé jeudi après-midi.
Hôpital d’Annemasse, Ambilly – Tél. 04 50 87 40 40
Clinique de Savoie, Annemasse – Tél. 04 50 92 07 22
Clinique des Vallées (neuro-psychiatrique) à Ville-la-Grand – Tél. 04 50 38 31 91
Eau, Syndicat des Rocailles – Tél. 04 50 03 95 46 (Dépannage Tél. 06 09 37 26 63 et 06 09 37 26 64)
Assainissement, Syndicat Intercommunal de Bellecombe – Reignier – tél: 04 50 95 71 63 Dépannage Tél. 06 77 04 19 50
Electricité, La Roche-sur-Foron – Administratif: 04 50 03 00 03 – Dépannage: 04 50 25 88 88
Communauté de communes Arves et Salève – Tél. 04 50 43 46 14
Poste Mornex – Tél. 04 50 36 51 51 – Numéro postal: 74560 LA MURAZ
Trésor public / Perception: Le Florin, 2 rue du Docteur Goy, 74930 Reignier – Tél. 04 50 43 40 55
Agence Nationale Pour l’Emploi: 21, avenue de Verdun, 74100 Annemasse – Tél. 04 50 37 27 08
Presbytère de Reignier – Tél. 04 50 43 40 50
Caractéristiques de la commune
Altitude à la mairie 640 mètres
Point culminant
«Les Rochers de Faverges» 1309 mètres
Superficie 1437 hectares et 62 ares
Population 712 habitants (env.)
La commune est reliée:
— au canton de Reignier
— à l’arrondissement de Saint Julien
— à la communauté de communes «Arve et Salève»
Relations intercommunales
Adhésion au: — Syndicat Intercommunal de Gestion des
Déchets du Faucigny Genevois (SIDEFAGE)
— Syndicat de Gestion des Nomades (SIGETA)
— Syndicat Intercommunal d’Assainissement
de Bellecombe
— Syndicat des Eaux des Rocailles
Enseignement
Ecole maternelle et primaire — Tél. 04 50 94 54 17
Collège public à Reignier — Tél. 04 50 43 42 64
Lycée public des Glières à Annemasse — Tél. 04 50 92 07 10
Lycée Technologique Jean Monnet — Tél. 04.50.92.07.10
Administration communale
Mairie: le secrétariat est ouvert les mardi et vendredi,
de 13 h. à 18 h.
Tél. 04 50 94 51 86 aux mêmes heures.
Permanences du maire: mardi, de 19 h. à 20 h., et sur rendez-vous.
Réunions du Conseil municipal: le premier jeudi de chaque mois
(sauf exception), à 20 h. ou 20 h. 30 selon la saison; consulter le
tableau d’affichage.
Services divers
Animaux Secours - Refuge de l’espoir Tél. 04 50 36 03 39
Cantine scolaire
Ramassages scolaires — Cars Gal: Tél. 04 50 44 14 64
(vers Reignier, Annemasse, Ville-la-Grand)
Service de cars — La Muraz-Annemasse
Vendredi matin: départ à 8 h., retour à 12 h. (tous les 15 jours)
Ordures ménagères — Ramassage le lundi matin
Déchetterie de Reignier:
Matinée: lundi, mardi, mercredi, jeudi de 8h.30 à 12h.
Après-midi: mercredi et vendredi de 14h. à 18h.
Samedi: de 9h à 12h. et de 13h. à 19h.
Vie associative
Association des Parents d’Elèves de l’école primaire
Président: Mme Corine Tosco – Tél. 04 50 85 05 88
Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR)
S’adresser à la mairie – Tél. 04 50 94 51 86
Mission Locale – 26, avenue de Verdun – Tél. 04 50 95 20 50
Sports et Loisirs avec ses sections (V.T.T. - Ping-pong - Bibliothèque
- Gymnastique)
Présidente: Mme Chantal GAILLARD – Tél. 04 50 94 50 00
Société de Chasse «Saint-Hubert» de La Muraz
Président: M. David CLERC – Tél. 04 50 94 52 12
Société de Pêche «l’Amicale des Pêcheurs du Viaison»
Président: M. Jacky CLERC – Tél. 04 50 94 52 12
Association paroissiale Saint-Antoine:
Président: M. Jean François LARUAZ – Tél. 04 50 94 56 08CÉRÉMONIE DU 8 MAI