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Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes,
ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
ZONE NEL - BP 247 - KAWENI
97600 MAMOUDZOU
MAYOTTE
Une ingénierie indépendante au cœur de l’Océan Indien
3 rue de la Vanille
97424 PITON SAINT-LEU
Tél. 02 62 22 46 55 / reunion@eco-strategie.fr
www.eco-strategie.fr
M’TSAMOUDOU, COMMUNE DE BANDRELE, ILE DE MAYOTTE
PROJET DE CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE AU SOL SUR LA CARRIERE DE M’TSAMOUDOU
RESUME NON TECHNIQUE DE L’ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL
FEVRIER 2020Etude N° AR1932-D191021-v1-66
Maître d’ouvrage : ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
Bureaux d’études : ECO-STRATEGIE REUNION, ESPACES
Le présent dossier est basé sur nos observations de terrain, la bibliographie, notre retour d’expérience en aménagement du territoire et les informations fournies par le porteur de projet.
Il a pour objet d’assister, en toute objectivité, le maître d’ouvrage dans la définition de son projet.
Le contenu de ce rapport ne pourra pas être utilisé par un tiers en tant que document contractuel. Il ne peut être utilisé de façon partielle, en isolant telle ou telle partie de son contenu.
Le présent rapport est protégé par la législation sur le droit d'auteur et sur la propriété intellectuelle. Aucune publication, mention ou reproduction, même partielle, du rapport et de son contenu ne pourra être faite sans accord écrit préalable d’ECO-STRATEGIE REUNION et ALBIOMA.
Les prises de vue présentées ont été réalisées par ECO-STRATEGIE REUNION ou par le porteur de projet.
Les fonds de carte sont issus des cartes IGN, de Google Earth et de Géoportail. Les photographies prises sur le site sont précisées.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
AR1932-D191021 – v1 page 1
I. SOMMAIRE
I. Sommaire .......................................................................................................................... 1
II. Descriptif du projet .......................................................................................................... 2
II.1. Situation du projet ....................................................................................................... 2
II.1.1 Localisation géographique ....................................................................................... 2
II.1.2 Situation foncière ................................................................................................... 2
II.2. Présentation du projet .................................................................................................. 2
II.2.1 Caractéristiques générales du projet ......................................................................... 2
II.2.2 Caractéristiques techniques du projet ....................................................................... 5
III. Analyse de l’état initial du site et de son environnement ...................................................... 9
III.1. Les aires d’étude ....................................................................................................... 9
III.2. Méthodologie d’évaluation des enjeux du projet ............................................................ 9
III.3. Méthodologie d’évaluation des incidences du projet ....................................................... 9
III.4. Méthodologie d’évaluation du milieu naturel ................................................................. 9
III.5. Difficultés rencontrées ............................................................................................. 10
III.6. Synthèse des enjeux ............................................................................................... 11
III.6.1 Synthèse des enjeux associés au milieu physique ..................................................... 11
III.6.2 Synthèse des enjeux associés au milieu naturel ....................................................... 13
III.6.3 Synthèse des enjeux associés au milieu humain ....................................................... 14
III.6.4 Synthèse des enjeux paysagers du territoire d’étude ................................................ 16
III.7. Synthèse des incidences .......................................................................................... 18
III.7.1 Synthèse des incidences associées au milieu physique .............................................. 18
III.7.2 Synthèse des incidences associées au milieu naturel ................................................ 21
III.7.3 Synthèse des incidences associées au milieu humain ................................................ 22
III.7.4 Synthèse des incidences associées au paysage ........................................................ 25
III.8. Analyse des effets cumulés avec d’autres projets connus ............................................. 27
III.8.1 Réglementation.................................................................................................... 27
III.8.2 Effets connus et cumulés avec d’autres projets ........................................................ 27
IV. Principales solutions de substitution et raisons pour lesquelles le projet a été retenu ............. 28
IV.1. Critères technico-économiques ................................................................................. 28
IV.1.1 Facteurs propres aux sites d’implantation ................................................................ 28
IV.1.2 Possibilités de raccordement électrique ................................................................... 28
IV.1.3 Intérêts publics et économiques ............................................................................. 28
IV.2. Critères environnementaux ...................................................................................... 29
IV.2.1 Milieux physiques et naturel .................................................................................. 29
IV.2.2 Milieu humain, paysage et patrimoine ..................................................................... 30
IV.3. Evolution de l’implantation du projet .......................................................................... 30
V. Synthèse des incidences et des mesures .......................................................................... 31
V.1. Synthèse des mesures proposées pour le projet de centrale photovoltaïque de Mtsamoudou 31
V.2. Milieu physique .......................................................................................................... 33
V.3. Milieu naturel ............................................................................................................. 36
V.4. Milieu humain............................................................................................................. 37
V.5. Milieu Paysager .......................................................................................................... 40
VI. Table des illustrations ..................................................................................................... 41
VI.1. Figures ................................................................................................................... 41
VI.2. Tableaux ................................................................................................................ 41ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
AR1932-D191021 – v1 page 2
II. DESCRIPTIF DU PROJET
II.1. Situation du projet
II.1.1 Localisation géographique
Le projet de centrale photovoltaïque au sol et le local de stockage d’énergie comprenant les batteries de stockage sont localisés sur la commune de Bandrélé, située au Sud-Est de l’île. Le site concerné est situé sur la carrière d’ETPC (COLAS) sur la parcelle cadastrale AX 49 présentant une surface de 19 888 m².
Situé au Nord-Ouest du village de M’Tsamoudou, à une altitude moyenne de 70 m NGM, il est bordure de la départementale 4 qui permet de relier le Sud de l’île par l’Est.
Les coordonnées géographiques du site d’étude sont présentées dans le référentiel géodésique de référence RGM04. Les coordonnées au centre du site d’étude sont :
▪ X=517514.31
▪ Y=8568698
Le projet viendra ainsi se positionner, sans fondation profonde, sur une zone ancienne de carrière non exploitée (cf. Figure 2).
II.1.2 Situation foncière
Le porteur de projet (ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE) a signé un protocole d’accord avec le propriétaire privé (ETPC – COLAS), lui octroyant la possibilité d’une réservation foncière du site. Si ASM est lauréat de l’Appel d’Offres CRE, ce protocole d’accord évoluera vers un bail emphytéotique de la parcelle concernée. La structure contractuelle retenue par les deux parties est la suivante :
Figure 1 : Structure contractuelle reliant le propriétaire de la parcelle et l’exploitant (Source : ALBIOMA)
II.2. Présentation du projet
II.2.1 Caractéristiques générales du projet
Située sur l’ancienne carrière d’ETPC (Colas) de M’Tsamoudou, dans le village de M’Tsamoudou dans la commune de Bandrélé, un projet de centrale photovoltaïque est envisagé.
Ce projet, d’une surface globale de 7 404,85m², est partiellement situé sur la parcelle AX 49. L'installation sera couplée à un système de stockage implanté à proximité. L'ensemble sera géré et exploité par la société ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE.
L’objectif d’une plus grande indépendance énergétique de l’ile de MAYOTTE requiert d’engager des efforts importants en faveur du développement des énergies renouvelables et de la maitrise de l’énergie. Le département est d’ores et déjà engagé dans une démarche active de promotion de la transition énergétique de l’ile notamment au travers de la programmation Pluriannuelle de l’Energie de MAYOTTE. La ressource solaire à MAYOTTE présente un gisement encore sous-exploité alors que cette ressource est abondante.
La puissance de la centrale photovoltaïque projetée sera de 1 524,13 kWc. La totalité de l’énergie produite sera injectée sur le réseau EDM.
Le projet de centrale photovoltaïque au sol de M’Tsamoudou prévoit de s’étendre sur approximativement 37,2% de la superficie totale de la parcelle concernée pour une puissance installée prévue d’environ 1 524,13 kWc.
Le projet sera porté par ASM (cf. Figure 1), afin d’assurer le financement, la construction et l’exploitation de la centrale photovoltaïque suivant un schéma classique de financement de projet.
▪ ALBIOMA intervient comme actionnaire, en s’engageant à apporter les fonds propres nécessaires au financement du projet ;
▪ ALBIOMA SOLAIRE REUNION intervient comme maitre d’ouvrage délégué pendant la phase de construction ;
▪ ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE intervient comme exploitant à partir de la mise en service :
o L’exploitation de la centrale sera assurée par les équipes locales d’ASM, filiale d’ALBIOMA spécialisée dans l’exploitation et la maintenance des centrales solaires sur la zone OCEAN INDIEN.
o La société est certifiée ISO 9001/14001 et ILO OSH.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
AR1932-D191021 – v1 page 3
Figure 2 : Localisation du projet (Source : Eco-Stratégie Réunion, Fond de carte Géoportail)ECO-STRATEGIE REUNION
AR1932-D191021 – v1
Figure 3 : Implantation du projet sur la parcelle (Source : Rapport de présentation, Albioma, Décembre 2019)ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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II.2.2 Caractéristiques techniques du projet
Les principales caractéristiques du projet sont reprises dans le tableau ci-dessous :
Tableau 1 : Caractéristiques techniques du projet de centrale photovoltaïque de M’Tsamoudou (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019)
NOM DU PROJET ASYTPVG0102
Localisation
Site de l’Ancienne carrière COLAS, Village
MOUTSAMOUDOU 97 620 BANDRELE Région
Région Mayotte
Tension de livraison 20 kV
Rendement nominal estimé des modules
photovoltaïques
20,6 %
Puissance installée 1 524,13 kWc
Rapport entre la surface totale consommée
et la puissance
5,55 m²/ kW
Rapport entre la surface totale consommée
et la production annuelle estimée 4,39 m²/MWh
Disponibilité annuelle et mensuelle
(Équivalent pleine puissance) 1 538 heures/an
Hypothèses concernant l’ensoleillement de
référence
2 010 kWh/m²/an
Date de mise en service industrielle
attendue
Janvier 2022
Production annuelle attendue 2 210 MWh (avec stockage)
Capacité de stockage 2 011 kWh / 1 330 kVA
Type de stockage Batteries Li-Ion
Types de modules photovoltaïques SunPower E20-445-COM DC
Nombre de modules 3 432
Puissance crête nominale / module 445 Wc
Onduleurs et convertisseurs HUAWEI et TESLA ;
Locaux techniques pour installations
électriques
1 CT 40 pieds et 1 plateforme béton.
Surface globale de l’installation 7 404,85m²
• Les modules photovoltaïques : choix technique
Pour la réponse à cet Appel d’Offres, ASM travaille avec la société SunPower qui s’efforce de fournir des solutions solaires de haute fiabilité et de première qualité. Les produits solaires de l’entreprise sont soumis à des contrôles et tests très poussés, ce qui leur a permis d’obtenir de nombreuses certifications, telles que :
▪ Certifications IEC / EN
▪ Certification ISO 9001 :2015
▪ Philippine Quality Award
De plus, les panneaux solaires SunPower sont classés numéro 1 dans la scorecard de la Silicon Valley Toxics Coalition 2017 4 et sont les premiers et seuls panneaux solaires à être certifiés Cradle to Cradle™ argent. Les usines de Toulouse et De Vernejoul en France sont certifiées zéro déchet par NSF Sustainability.
Les produits de modules SunPower ont obtenu l’accréditation aux normes IEC relatives à la conception et la sécurité des modules photovoltaïques, délivrée par TÜV Rheinland (61215 ed.2 et 61730).
La nouvelle génération de modules SunPower garantit des performances supérieures et de meilleurs rendements de l’installation. Elle offre plus de simplicité en matière de montage et plus de sécurité.
Avec leur faible empreinte carbone de 345,887 gCO2/kWh, les modules solaires SunPower sont conformes aux exigences du programme français d’appels d’offres administré par la CRE.
• Structure support des modules
La structure présélectionnée par ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE pour la réalisation du projet carrière de MTSAMOUDOU est dimensionnée pour supporter le poids des panneaux, résister aux contraintes cycloniques et respecter les contraintes techniques imposées par les caractéristiques du site.
L’implantation de modules photovoltaïques sera faite au sol par encrage dans le sol à une profondeur de 1 195 mm avec des orientations et inclinaisons choisies de façon optimale.
Les modules photovoltaïques sont assemblés les uns aux autres par un système de visserie inoxydable sur des structures porteuses fixes formant des tables. L’ensemble est constitué d’Aluminium. Les tables seront orientées de 10° par rapport à l’horizontal.
Chaque structure de panneaux est composée de 27 modules, soit une puissance totale de 12,015 kWc.
La hauteur maximum d’une table est de 2,129 mètres par rapport au sol. Les dimensions d’une table seront de 9,592 x 6,146 mètres.
Une hauteur minimale au-dessus du sol de 100 cm permet l’apport de lumière diffuse à la végétation sous les panneaux, ainsi qu’une meilleure répartition des eaux pluviales.
L’implantation des tables est étudiée pour optimiser l’espace disponible, en limitant l’ombre portée d’une rangée sur l’autre.
Le terrain étant en pente, il est prévu des remblais pour les zones où les tassements de terrain seraient trop prononcés.
Les câbles utilisés pour transporter l’énergie ne seront pas enterrés mais fixés sur les structures soutenant les panneaux de manière à ne pas endommager le substrat. La seule tranchée prévue est celle faisant le lien entre la centrale et le local technique.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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Figure 4 : Table du site ENERSADO (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019)
• Le stockage d’Energie : batterie technologie du lithium-ion
Le dimensionnement de la capacité des batteries est l’élément stratégique des centrales avec stockage. Cela doit être réalisé en fonction de l’historique d’ensoleillement du site et des conditions de fonctionnement de la centrale dans le cadre de l’Appel d’Offres (Plateforme EMS).
Pour déterminer le dimensionnement optimal de la capacité de stockage sur site, une étude préliminaire sera réalisée par BERTIN Technologies.
Les critères à respecter sont :
▪ Un stockage minimum pouvant contenir une énergie utile de 0.5 kWh par kW de puissance installée.
▪ Une puissance utile en injection et en soutirage devant être au moins de 0.5 kW par kW de puissance installée.
ASM prend comme hypothèse préliminaire un ratio de 1.23 KWh/KW installé, soit 1 MEGAPACK de TESLA pouvant délivrer 2 011 kWh.
Figure 5 : Batteries Li-Ion de la centrale Leclerc (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019)
Le partenaire pour la fourniture de batteries Lithium est la société TESLA, société certifiée comme demandé dans l’appel d’offre.
ASM a fait le choix des batteries électrochimiques au lithium pour leur maturité industrielle, leur bon rendement et pour leur adéquation au niveau quantité d’énergie-puissance demandées pour cette application. L’entretien et la maintenance de ces équipements est réalisée par ses équipes d’exploitation qui sont formés pour intervenir en cas de pannes. Les avantages de ces batteries sont :
▪ La densité énergétique des batteries Li-ion est élevée limitant ainsi leur emprise au sol ;
▪ Le rendement faradique de charge est proche de 100 % et l’autodécharge est faible (moins de 5% par an) ;
▪ La durée de vie calendaire peut atteindre plus de 20 ans sur des milliers de cycles ;
▪ Le fonctionnement se fait entre -30 et +60°C ;
▪ Les batteries sont étanches et ne nécessitent pas de maintenance.
TESLA développe dans le solaire, des batteries résidentielles (Powerwall), ainsi que dans des systèmes à grande échelle avec le Powerpack et le Megapack.
Les deux produits de stockage reposent sur l'architecture du groupe motopropulseur et sur les composants utilisés dans les véhicules électriques conçus et fabriqués par Tesla où la chimie est optimisée en fonction des applications. Les entreprises et les services publics peuvent stocker de l’énergie durable et renouvelable, gérer la demande d’énergie, fournir de l’alimentation de secours et accroître la résilience du réseau.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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Figure 6 : Containers TESLA accueillant les batteries de stockage (1) (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019)
Pour des raisons de sécurité et afin que leurs performances ne soient pas dégradées pendant le transport, les batteries Lithium sont transportées dans des containers réfrigérés.
Figure 7 : Containers TESLA accueillant les batteries de stockage (2) (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019)
Une fois les containers en place, les modules de stockage sont rackés et câblés par les techniciens de TESLA.
• La conversion d’énergie
La conversion d’énergie se fera avec :
▪ Conversion partie solaire avec 23 onduleurs solaire DC /AC ;
▪ Conversion de tension avec un transformateur double enroulement.
La partie solaire sera équipée de convertisseurs solaires de la marque HUAWEI.
La centrale sera équipée de 23 onduleurs qui seront intégrés dans un local technique. L’intégration des onduleurs sera réalisée en usine, les onduleurs arriveront sur le site dans les containers, câblés et prêts à fonctionner.
Les onduleurs et le poste électrique HTA de la centrale photovoltaïque seront intégrés dans des containers surélevés. Ils seront positionnés sur des fosses techniques ou sur des plots béton afin de
permettent le passage des câbles et le raccordement des équipements. Au total, la centrale sera composée de :
▪ Dalle béton →Batteries Lithium et convertisseur DC/AC ;
▪ 1 container 40’ → Onduleurs solaires et transformateur.
Figure 8 : Container de conversion d’énergie comprenant l'électronique de puissance et le poste HTA (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019)
• Partie stockage : MegaPACK TESLA
Le Megapack de Tesla, un système de stockage d'énergie à batterie à la pointe de la technologie, offre une large compatibilité d'applications et une installation rationalisée en intégrant les batteries, l'électronique de puissance, la gestion thermique, l'appareillage de commutation CA et les commandes de batterie dans un système clé en main préassemblé. Le Megapack est construit sur la même plate- forme technologique et comprend les mêmes sous-systèmes de base que le Tesla Powerpack, sa grande capacité réduit les coûts unitaires et améliore l'efficacité de l'installation pour les projets à grande échelle. Le Megapack est une solution modulaire et évolutive conçue de manière optimale pour les déploiements à grande échelle tels que ceux proposés pour SpaldingBESS.
La conception unique de Megapack offre une valeur supérieure grâce au pré-assemblage entièrement intégré, à la flexibilité de conception, à l'efficacité, aux performances et à la sécurité :
▪ TECHNOLOGIE AVANCÉE : Fabriqué à Sparks, NV, le Megapack intègre la 4e génération des technologies de base de Tesla, y compris les cellules de batterie, l'électronique de puissance, la gestion thermique et les commandes, tirant parti de leurs années d'expérience dans la conception et la construction de véhicules électriques et de produits de stockage d'énergie fixes. Leurs systèmes sont connus pour avoir des coûts de cycle de vie les plus bas, une efficacité élevée et des performances optimales sur le marché.
▪ MODULARITÉ : Le système Megapack s'adapte aux besoins d'espace, de puissance et d'énergie des applications de services publics, d'une ressource de support de sous-station de distribution plus petite à une usine de réserve de filage à l'échelle de transmission. Les mégapacks peuvent être configurés pour différentes durées selon les besoins de l'utilitaire.
▪ SOLUTION INTÉGRÉE : Le Megapack comprend des modules de batteries, un onduleur, un système thermique et un disjoncteur principal CA, tous préassemblés et testés en usine dans un boîtier non occupable et scellé dans un environnement.
▪ SÉCURITÉ : les produits énergétiques industriels de Tesla ont subi des tests rigoureux. Megapack est conçu avec la sécurité comme une priorité absolue et garantit que le système estECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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non seulement sûr pendant son fonctionnement, mais également pendant le transport, la mise en service, la maintenance et la mise hors service. Tesla est la seule entreprise à avoir réalisé une évaluation à grande échelle des risques d'incendie de sa technologie de système de batterie, garantissant que les systèmes brûlent de manière sûre et contrôlée.
▪ CONTRÔLE THERMIQUE LIQUIDE : Le système de gestion thermique de pointe de Tesla utilise un liquide de refroidissement pour optimiser la température dans les cellules. Ce niveau de contrôle de température granulaire optimise l'efficacité opérationnelle en fournissant les pertes parasites les plus faibles de l'industrie et maximise la durée de vie des cellules de la batterie par rapport aux systèmes de batteries traditionnels refroidis par air. Le refroidissement liquide est également utilisé dans leurs onduleurs bidirectionnels pour garantir une efficacité élevée et prolonger la durée de vie de la gestion électronique de la puissance.
▪ CONÇU POUR LES ENVIRONNEMENTS DIFFICILES : Le Megapack est conçu pour une utilisation en extérieur dans presque tous les environnements. Avec un entretien de routine, le système est protégé contre la poussière, la pluie et l'humidité pendant toute sa durée de vie.
Figure 9 : Megapack de TESLA (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019)
• Organisation du site
La centrale photovoltaïque sera surveillée et conduite à distance par télé-suivi 24h/24. Périodiquement du personnel habilité passera sur le site pour la maintenance et l’entretien des installations, le débroussaillage des abords, le lavage des modules (si nécessaire), les remplacements de petits matériels et la maintenance des onduleurs et transformateurs.
Un gardiennage, via la mise en place d’une présence humaine 24h/24 sur le site est également envisagé. Le recrutement d’un gardien sera fait préférentiellement sur l’un des villages voisins (M’Tsamoudou).
La construction des installations sera effectuée sur une durée prévisionnelle du chantier de 4 mois.
II.2.2.1. Un projet de développement durable
• Une installation de production d’électricité propre
La production annuelle attendue sur le site est de 2,210 GWh (soit 2 210 MWh), soit pour une période d’exploitation de 20 ans, une production moyenne de 44,2 GWh (soit 44 200 MWh sans application des coefficients de pourcentage de perte).
Selon les données du bilan annuel d’EDM datant de 2019, et du recensement de l’INSEE de 2017, la consommation électrique moyenne à Mayotte est de 0,66 MWh/an/hab. Ainsi, la production annuelle envisagée correspond à la consommation annuelle moyenne de près de 3 350 habitants mahorais.
La mise en place de la centrale solaire photovoltaïque permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère d’environ 1 576 tonnes CO2/an (le facteur d’émission d’électricité à Mayotte considéré est de 780 gCO2/kWh, source ADEME)1.
• Une installation à caractère temporaire
A la fin de la période d’exploitation, ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE s’engage à réhabiliter l’ensemble de la zone concernée en retirant les panneaux et les locaux techniques.
Le démantèlement sera réalisé par une société spécialisée sous la direction d’ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE. Il consistera en un démontage de l’ensemble des structures métalliques et béton. L’ensemble sera intégré aux filières de traitement des déchets locaux.
Le béton sera, soit réutilisé dans le cadre d’un projet similaire, soit traité en centre de tri des déchets du BTP (2 sites existants sur l’île de MAYOTTE à ce jour).
Les structures métalliques suivront la filière locale de traitement des aciers.
Les installations photovoltaïques seront exportées en métropole pour un traitement conforme aux normes en vigueur au moment du démontage.
ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE s’engage à remettre en état ces installations de stockage de déchets après avoir finalisé son exploitation et le démantèlement des infrastructures.
II.2.2.2. Respect des conditions d’admissibilité de la centrale solaire aux critères de l’appel d’offre
• Caractéristiques de l’installation
Le projet de la carrière de MOUTSAMOUDOU consiste bien en la réalisation d’une installation utilisant une technique de conversion du rayonnement solaire en électricité à partir d’une technologie photovoltaïque.
D’autre part, il s’agit bien d’une installation nouvelle, tel que défini dans le cahier des charges : il s’agit d’une installation qui ne sera pas mise en service avant la date de publication des résultats de l’appel d’offres par le Ministre.
La puissance installée de l’installation qui sera mise en œuvre correspond bien à la puissance définie à l’article 1 du décret n°2000-877 du 7 septembre 2000, c'est-à-dire qu’il s’agit de la puissance crête. La puissance crête d’un panneau – et au-delà de l’installation – étant définie comme la puissance maximale sous les conditions de tests standards : Valeurs à température nominale d'opération de la cellule (NOCT) : ensoleillement 800W/m², température 20°C, vitesse du vent 1 m/s.
Selon le rapport de présentation d’ALBIOMA, cette puissance est de 1 250,90 kWc, donc installations au sol couplant production et stockage, de puissance strictement supérieure à 500 kWc et inférieure ou égale à 5 MWc, contraintes à respecter pour le cas de la famille n°1 C.
• Démantèlement de l’installation
ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE s’engage à démanteler l’ensemble de l’installation à l’arrêt de l’exploitation du site. La totalité des équipements sera démontée et les matériaux évacués vers les filières de récupération et de recyclage adéquates. La durée prévue de démantèlement est de 2 mois.
Les conditions d’admissibilité sont donc bien respectées par ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE pour le projet Carrière de MTSAMOUDOU présenté ici.
1 Les détails du calcul sont donnés dans le chapitre Erreur ! Source du renvoi introuvable..ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT
III.1. Les aires d’étude
Deux aires d’étude sont différenciées afin de prendre en compte l’ensemble des enjeux environnementaux à plusieurs échelles :
▪ L’Aire d’Etude Immédiate – AEI, dénommée aussi zone ou site d’étude : il s’agit d’une zone d’implantation potentielle du projet qui délimite la zone de réalisation des inventaires naturalistes. Sa superficie est de 1,98 ha ;
▪ L’Aire d’Etude Eloignée – AEE : elle correspond à un rayon de 2,5 km dans laquelle s’implante le site d’étude. L’objectif est de replacer le site dans son contexte environnemental, humain ou paysager, de vérifier l’existence d’interrelations entre le périmètre d’étude et les zonages du patrimoine naturel, identifier les co-visibilités, recenser les ICPE et les pôles économiques locaux, etc.
Le tout permet d’avoir une vision plus globale de l’ensemble des thèmes étudiés (cf. Figure 2).
III.2. Méthodologie d’évaluation des enjeux du projet
Source : Ministère De L’écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement – Installations photovoltaïques au sol – Guide de l’étude d’impact.
D’après le guide de l’étude d’impact des installations photovoltaïques au sol (MEDDTL, 2011) :
▪ L’enjeu représente pour une portion du territoire, compte tenu de son état actuel ou prévisible, une valeur au regard de préoccupations patrimoniales, esthétiques, culturelles, de cadre de vie ou économiques. Les enjeux sont appréciés par rapport à des critères tels que la qualité, la rareté, l’originalité, la diversité, la richesse, etc. L’appréciation des enjeux est indépendante du projet : ils ont une existence en dehors de l’idée même d’un projet ;
▪ La sensibilité exprime le risque que l’on a de perdre tout ou partie de la valeur de l’enjeu du fait de la réalisation du projet. Il s’agit de qualifier et quantifier le niveau d’impact potentiel du projet sur l’enjeu étudié : ici la sensibilité a été utilisée seulement pour le paysage et le patrimoine.
L’analyse de l’état initial n’est pas un simple recensement des données brutes caractérisant un territoire (les enjeux). Il est, avant tout, une analyse éclairée de ce territoire, par la hiérarchisation des enjeux recensés, en les confrontant aux différents effets potentiels d’un projet de type photovoltaïque, pour en déduire la sensibilité du site vis-à-vis d’un tel projet.
Echelle de valeur de l’enjeu utilisée dans cette étude :
Nul Très faible Faible Modéré Fort Très fort
Un inventaire diagnostic portant sur la faune, la flore et les habitats a été réalisé sur l’aire d’étude en consultant au préalable les données bibliographiques disponibles (cf. chapitre Bibliographie).
III.3. Méthodologie d’évaluation des incidences du projet
Nota : un tableau synthétise les incidences brutes du projet en fin de chapitre pour chacun des grands thèmes développés ci-après.
L'une des étapes clés de l'évaluation environnementale consiste à déterminer, conformément au Code de l’environnement, la nature, l'intensité, l'étendue et la durée de toutes les incidences environnementales, positives ou négatives, que le projet peut engendrer.
Dans le présent rapport, les notions d’effets et d’incidences seront utilisées de la façon suivante :
▪ Un effet est la conséquence objective du projet sur l’environnement indépendamment du territoire qui sera affecté.
▪ L’incidence est la transposition de cet effet sur une échelle de valeur (enjeu) : à niveau d’effet égal, l’incidence du projet sera moindre si le milieu forestier en cause soulève peu d’enjeux.
L’évaluation d’une incidence sera alors le croisement d’un enjeu (défini dans l’état initial) et d’un effet (lié au projet) :
ENJEU x EFFET = INCIDENCE
Dans un premier temps, les incidences « brutes » seront évaluées. Il s’agit des incidences engendrées par le projet en l’absence des mesures d’évitement et de réduction.
Pour chaque incidence identifiée, les mesures d’évitement et de réduction prévues seront citées – elles seront détaillées précisément dans le chapitre « Mesures ».
Ensuite, les incidences « résiduelles » seront évaluées en prenant en compte les mesures d’évitement et de réduction.
Les incidences environnementales (brutes et résiduelles) seront hiérarchisées de la façon suivante :
III.4. Méthodologie d’évaluation du milieu naturel
L’inventaire floristique a été réalisé par le biais d’un transect parcourant la parcelle.
L’inventaire a été réalisé de façon globale sur la parcelle par le biais de transects de comptage qui ont été réalisés les 19 et 21 janvier 2020 en journée et en soirée.
III.4.1.1. Déroulement des inventaires
▪ 19 Janvier 2020 : prospection (itinéraires-transect) le matin (Gérard Rocamora et Olivier Soumille)
▪ 21 Janvier 2020 : prospection (itinéraires-transect) l’après-midi et la nuit (Gérard Rocamora, Soufou Said et Simon Iglesias).
Les relevés faunistiques ont été réalisés pendant les heures d’activité maximale des vertébrés et des oiseaux en particulier, soit le matin entre 7h00 et 11h00, et l’après-midi entre 15h00 et 18h00. Les transects en soirée se sont déroulés entre 19h00 et 21h00.
Les conditions météorologiques ont été médiocres pendant la première matinée de travail de terrain, avec un ciel couvert, rarement dégagé, et une interruption par la pluie de 15-20 minutes. Elles ont cependant été correctes pendant le deuxième passage diurne, en après-midi, et lors de la prospection nocturne du même jour.
Les prospections faunistiques ont été réalisées le matin entre 7h50 et 9h52 et de 16h29 à 18h15 l’après-midi, et de 19h08 à 20h25 en soirée, soit au total 5 heures et 5 minutes de prospection (305 minutes). Les prospections en soirée ont été réalisées à partir de la tombée de la nuit, au début du crépuscule, afin de détecter les oiseaux (chouettes et hiboux), mammifères (chauve-souris frugivores et insectivores), reptiles (geckos, caméléons et serpents) et amphibiens (deux espèces endémiques) nocturnes ou plus faciles à détecter la nuit. Le tracé des itinéraires a été choisi de façon aléatoire sur le terrain en fonction des possibilités de passage, tout en s’assurant de couvrir l’essentiel du site et avec une attention spéciale dans les secteurs susceptibles de retenir le plus d’espèces natives, en particulier les plus rares et menacées. La position géographique de chaque observation a été notée avec un GPS.
La prospection matinale a couvert 1188m et celle de l’après-midi 1152m, soit 2592m pendant la journée, et en soirée 1131m, soit au total 3723m d’itinéraires. La carte 1 ci-dessous présente ces différents tracés.
ENJEU
INCIDENCE
Positive Nulle Très faible Faible Modérée Forte Très forteECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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• Détection et mesure de l’activité des microchiroptères
L’enregistreur fixe SM3Bat a été installé lors de la prospection nocturne du 21/01/2020. Celui-ci a été programmé afin d’enregistrer tous les ultrasons qu’il détecte dans la gamme allant de 16 à 192kHz. L’enregistreur a été placé sur un arbre proche du plan d’eau de la carrière afin d’optimiser au maximum le nombre de contact. En effet, les plans d’eau constituent les zones avec les plus fortes activités constatées (dû notamment à l’abondance de proies potentielles) (Barataud et al. 2015). Le coucher du soleil a eu lieu à 18h33 sur la zone d’étude, et l’enregistrement a débuté à 19h03 qui correspond au début du crépuscule. L’enregistrement s’est donc effectué durant l’heure suivant le crépuscule (soit jusqu’à 20h03), qui correspond à l’heure où l’activité des microchiroptères atteint son maximum. L’analyse bioacoustique des contacts obtenus s’est ensuite faite via informatique par le biais du logiciel BatSound. Une attention particulière a été mise sur la reconnaissance des espèces, ainsi que sur l’utilisation du milieu par les individus.
III.5. Difficultés rencontrées
L’élaboration de l’étude d’impact environnemental de la centrale photovoltaïque de Koungou a été lancée après dépôt du Permis de Construire, dans des délais extrêmement courts. Le principe d’itérativité demandé dans le cadre de l’évaluation environnementale de projet n’a donc pas pu être mis en œuvre entre le bureau d’études et le porteur de projet. A noter également que le porteur de projet étant dans l’attente des retours de l’Appel d’Offres de la CRE (Commission de Régulation de l’Energie), certaines études seront lancées après la publication des résultats. De même, que certaines informations sur le projet et le déroulement du chantier n’ont pas pu nous être communiquées rendant difficile l’analyse des incidences.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III.6. Synthèse des enjeux
III.6.1 Synthèse des enjeux associés au milieu physique
Echelle de valeur de l’enjeu utilisée dans cette étude :
Nul Très faible Faible Modéré Fort Très fort
Tableau 2 : Synthèse du milieu physique
THEME ETAT INITIAL NIVEAU DE L’ENJEU
Climat et changement
climatique
Mayotte jouit d’un climat tropical qui, allié au relief, accentue les inégalités pluviométriques du point de vue de leur répartition spatiale et saisonnière.
Comme la plupart de l’ensemble du territoire, le site d’étude bénéficie d’un gisement solaire important. En effet, l’ensoleillement mensuel varie alors de 140,32 kWh/m² à 200,19 kWh/m² au cours de l’année, pour un rayonnement reçu annuel moyen de 2 061,24 kWh/m² et de 2010 kWh/m² de moyenne sur 2019. Il est, par ailleurs, localisé dans le secteur le plus sec de l’île avec des précipitations moyennes inférieures à 1 300 mm/an.
Deux principales saisons caractérisent l'année : l'une chaude et pluvieuse, l'autre plus fraîche et sèche. Elles sont séparées par deux intersaisons plus brèves.
L’ile de Mayotte, comme tout petit territoire insulaire, est particulièrement sensible aux effets du changement climatique. Bien que les conséquences du réchauffement climatique ne soient pas encore bien connues à l’échelle de Mayotte, il est certain que l’île subira de plein fouet ses impacts : augmentation de l’intensité des cyclones, submersion marine, rareté de la ressource en eau, etc. L’adaptation n’est donc pas un choix mais une nécessité dans l’aménagement futur du territoire. De la même manière, en ce qui concerne l’atténuation, le potentiel solaire est important et doit être valorisé par la mise en œuvre de centrales photovoltaïques sur des sites préférentiellement dégradés, comme l’ancienne carrière de M’Tsamoudou.
Modéré
Topographie
Le périmètre immédiat se situe sur les pentes Sud de la chaîne du Mlima Chirongui qui s’étendent de 250 m NGM jusqu’à la mer (Anse Mounyambani à environ 1 km à l’est du périmètre immédiat). Il se situe à une altitude moyenne de 70 m NGM et a été exploité dans le cadre de l’extraction de roches basaltiques de la carrière de M’Tsamoudou, il a donc été artificialisé et présente maintenant une « topographie en terrasse ». La topographie du site d’étude est donc relativement contrainte liée aux excavations de la carrière.
Modéré
Hydrographie et
hydrogéologie
Aux abords du périmètre immédiat, ne sont présents que des cours d’eau à écoulement intermittent qui rejoignent rapidement la mer située 800 m à l’Est.
Sur le site de la carrière, un bassin de rétention et de décantation des eaux pluviales récupère les eaux de ruissellement.
Sur le site d’étude, sont présents des talwegs et petites ravines qui constituent les chemins préférentiels d’écoulement des eaux pluviales. Le relief crée à certains endroits des cuvettes où l’eau stagne.
Au sein de l’AEE, la rivière Bé est identifiée au SDAGE 2016-2021 dans le cadre de la DCE, celle-ci est en état global mauvais avec un objectif de bon état reporté à 2027.
La masse d’eau Bambo Est côtière (FRMC14), situé à proximité du site d’étude est dans un état environnemental qualifié de moyen, tandis que Bambo Est lagonaire (FRMC14) est quand a-t-elle en état global bon. Une attention particulière devra être portée aux eaux de ruissellement, dont l’exutoire naturel est le lagon.
Aucun forage ou captage d’alimentation en eau potable n’ont été recensés au droit du périmètre immédiat. Le forage de Dapani (F1) est situé au sein de l’AEE mais son périmètre de protection ne concerne pas le site d’étude (le forage est localisé de l’autre côté de la ligne de crête). Les eaux de ruissellement du périmètre immédiat n’auront donc aucun impact sur ces forages.
Le site d’étude est situé sur l’aquifère FRMG005 dit « Volcanisme du Complexe Sud » en bon état chimique et quantitatif.
Faible
Géologie et pédologie
Les formations géologiques sont de nature volcanique. Le climat tropical humide de Mayotte entraîne une altération prononcée de ces roches, les roches sont alors propices à des instabilités. Sur les cendres issues du volcanisme récent, des sols de type andosols ferralitiques se sont développés et ont évolué vers des sols bruns et des sols rouges (riches en oxydes de fer). Des padzas sont visibles à l’Ouest du site d’étude.
Au niveau du site d’étude, sont présents des formations volcaniques lavique de type phonolite et de type basaltique aux alentours. Des formations alluvionnaires indifférenciées traversent les pentes du Mlima Chirongui et semblent rejoindre le littoral.
La carrière fait partie de l’inventaire des sites géologiques remarquables de Mayotte (BRGM, 2001). Il s’agit d’un site géologique d’importance pour l’exploitation de granulats dont l’exploitation touche bientôt à sa fin : la fermeture de la carrière est prévue dans moins de cinq ans.
Modéré
ENJEUECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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THEME ETAT INITIAL NIVEAU DE L’ENJEU
Risques naturels
Le site d’étude est majoritairement caractérisé par un aléa chutes de blocs de niveau fort et par un aléa de glissements de terrains de niveau fort. Le reste du site est en aléa chute de bloc ou glissement de terrain de niveau moyen.
Le site d’étude est concerné par l’aléa inondation : de niveau fort au Sud et à l’Est du site d’étude, de niveau moyen au Sud du site d’étude. A noter que le bassin de rétention est en aléa inondation de niveau moyen.
Très fort
L’île est classée en zone sismique 3, c’est-à-dire modérée.
La menace cyclonique à Mayotte s’étend de décembre à avril, avec un maximum de risque sur les trois mois d’été austral, entre janvier et mars.
La saison sèche constitue une période particulièrement propice pour le déclenchement des incendies de forêts. Le brûlis est à l’origines de la quasi-totalité des incendies forestiers sur l’île.
Mayotte peut être touchée par un tsunami en cas de séisme ou glissement de terrain important bien qu’elle ne soit pas située directement sur une zone de forte activité tectonique.
Le site d’étude ne présente pas de susceptibilité des sols à la liquéfaction.
Etant situé à 800m du littoral le plus proche et à 70m de hauteur, le site n’est pas concerné par les aléas submersion marine et recul du trait de côte.
ModéréECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III.6.2 Synthèse des enjeux associés au milieu naturel
Echelle de valeur de l’enjeu utilisée dans cette étude :
Nul Très faible Faible Modéré Fort Très fort
Tableau 3 : Synthèse du milieu naturel
THEME ETAT INITIAL NIVEAU DE L’ENJEU
Espaces naturels
protégés et espaces
d’inventaires
Au regard de ces éléments, les enjeux vis-à-vis des milieux naturels peuvent être considérés comme modérés. L’AEI est située hors des espaces inventoriés ou de protection. La réserve forestière et le corridor écologique se situent en amont et les ZNIEFF sont relativement éloignées.
En revanche, le site d’étude se situant en amont d’une zone humide (mangrove), une attention particulière devra être portée par rapport aux eaux de ruissellement pouvant s’écouler vers la mangrove et le lagon.
Modéré
Habitat naturels La parcelle est caractérisée par une très grande pauvreté liée à l'occupation très ancienne du site pour l’activité de la carrière. Faible
Flore La parcelle ne comporte aucune espèce protégée au titre de l’arrêté n°362/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces végétales protégées et règlementant l’utilisation d’espèces végétales menacées dans le Département de Mayotte. Faible
Faune
24 espèces animales sont protégées au titre de l’arrêté préfectoral n°361/DEAL/SEPR/2018 qui interdit notamment leur destruction.
Parmi elles :
▪ 14 espèces sur 24, soit 58.33%, ont un statut de préoccupation mineure (LC),
▪ 5 espèces sur 24, soit 20.8% ont un statut d’espèce quasi-menacée (NT)
▪ 1 espèce est vulnérable (VU)
▪ 1 espèce est en danger (EN)
▪ 1 espèce est en danger critique (CR)
Modéré sur la
majeure partie du
site à fort au Sud du
site (lac et son
pourtour)
ENJEUECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III.6.3 Synthèse des enjeux associés au milieu humain
Echelle de valeur de l’enjeu utilisée dans cette étude :
Nul Très faible Faible Modéré Fort Très fort
Tableau 4 : Synthèse du milieu humain
THEME ETAT INITIAL NIVEAU DE L’ENJEU
Organisation territoriale Le site d’étude est situé à proximité du village de Mtsamoudou dans la commune de Bandrélé au Sud de l’île de Mayotte. Il appartient à la Communauté de Communes du Sud (CCSud). Faible
Démographie
La commune de Bandrélé est la commune la plus peuplée du secteur Sud avec 10 282 habitants en 2017 selon l’INSEE. Elle représente 30 % de la population de ce secteur. Elle possède la croissance démographique la plus dynamique du secteur et la 4ème de l’ile avec un Taux de Croissance Annuel Moyen de 5,5 % entre 2012 et 2017. M’Tsamoudou compte 1 923 habitants (INSEE, 2017), soit environ 18% de la population communale. Il s’agit du deuxième village le plus peuplé après celui de Bandrélé.
Le site d’étude est situé à 2,5 km du centre du village de M’Tsamoudou.
Modéré
Urbanisation
Comme le reste de Mayotte, le développement de Bandrélé s’est fait sans forme urbaine réfléchie répondant avant tout à un besoin urgent de logements (constructions illégales sur les zones agricoles et naturelles).
Afin d’apporter une réponse adaptée et durable à la croissance importante de la population de l’île, et notamment dans la commune de Bandrélé, l’urbanisation doit être structurée et réfléchie tout comme la protection d’espaces non urbains à vocation naturelle et agricole.
Le site d’étude est situé en zone naturelle (Ne) mais sur un site dégradé (carrière). L’AEE est majoritairement composée de zones naturelles et agricoles. Les zones urbaines sont concentrées dans les villages (notamment celui de M’Tsamoudou).
Modéré
Logement/habitat
Sur la commune de Bandrélé, l’INSEE a recensé environs 2 650 résidences principales en 2017 soit 4,2% des logements de l’île et dont 38% sont en tôles, bois, végétal ou terre. Au village de Mtsamoudou, il a été recensé 477 habitations considérées comme résidences principale pour 1923 habitants. Ces résidences sont à 29% en tôles, bois, végétal ou terre. Il y a eu une évolution de 11% du nombre de résidence principale et de 18% du nombre d’habitant entre 2012 et 2017.
Les premières habitations se situent à Chirongui et au village de Mtsamoudou, soit à 1,7 km et 1,45 km respectivement du périmètre immédiat.
Faible
Activités socio-
économiques
A l’échelle de Mayotte, le secteur tertiaire qui est le premier employeur avec un taux d’emploi de 55,4%. Sur la commune de Bandrélé, 34 entreprises ont été créés en 2018 et 70,6% d’entre elles sont dans le secteur du commerce, transport, hébergement et restauration. C’est aussi le secteur d’activité majoritairement présent sur la commune avec 62,5 des entreprises fin 2017. La carrière de M’Tsamoudou et le site de concassage attenant sont les seules activités industrielles du Sud de Mayotte ; le reste étant concentré dans le Nord-Est de l’île. Les activités économiques sont essentiellement tournées vers les commerces et services sur la commune.
Selon l’INSEE, en 2017, sur les 10 282 habitants de la commune de Bandrélé environs 2 846 personnes sont actif soit 28% de la population et 21% d’entre eux travaillent au sein de la commune de Mamoudzou. Le village de Mtsamoudou totalise quant à lui 1 923 habitants dont seulement 25% ont un emploi. La population jeune est fortement touchée par le chômage.
Comme toutes les ZNI, il existe une forte dépendance de l’île aux énergies fossiles.
Modéré
Occupation du sol
Contrairement au Nord-Est de l’île, le Sud de Mayotte est rural et peu urbanisé. Les villages se succèdent le long de la route Nationale puis Départementale. Des zones naturelles marquées par des peuplements de feuillus et des zones agricoles, notamment constituées par de l’agriculture vivrière et maraichère occupent l’espace.
Modéré
Infrastructure de
Transport
Le site d’étude, situé au Sud de la Commune de Bandrélé est desservi par le réseau primaire (RN3) puis secondaire (RD4) qui longe le périmètre du site. La route étroite et sinueuse est de mauvaise qualité (nombreux nids de poule) et nécessite une vigilance accrue en cas d’emprunt. Les transports en commun sur la commune de Bandrélé sont assurés par des taxis-minibus réalisant des liaisons interurbaines avec Mamoudzou.
Le site d’étude est facilement accessible en voiture.
Modéré
ENJEUECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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Servitudes et réseaux
divers
Le site d’étude n’est traversé par aucune faisceau hertzien.
Le Sud de Mayotte reste le secteur le moins bien loti en termes de maillage électrique territorial. Les lignes hautes tensions qui s’étendent sur plusieurs kilomètres occasionnent des pertes importantes. La nouvelle ligne Haute-Tension Longoni-Sada permettra de sécuriser l’alimentation électrique. Sa mise en service est prévue pour fin 2012. De nombreuses lignes sont encore aériennes, à l’instar de la ligne électrique aérienne longeant la D4, à proximité du site d’étude, et occasionnent des coupures. L’autre volet de la sécurisation est l’enfouissement des lignes.
En raison de l’absence de servitudes et de réseaux particuliers au niveau de l’AEI, les enjeux sont considérés comme faibles.
Faible
Risques industriels
La RN1 est le principal axe de transport de matières dangereuses. Le site d’étude se trouve éloigné des installations industrielles liées à un risque technologique qui sont situées sur la moitié Nord de l’île.
La seule Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) présente sur la commune est la carrière/installation de concassage ETPC de Mtsamoudou, située à proximité immédiate du site d’étude.
Le site d’étude est situé sur le site de la carrière de M’Tsamoudou dont une partie est toujours en activité. La carrière de roches basaltiques exploitées par ETPC (COLAS) et le site de concassage attenant sont classés ICPE. Ce site est également répertorié comme un site BASIAS. Trois autres sites BASIAS sont présent au sein de l’AEE.
Faible
Gestion des déchets
L’enfouissement représente 98 % des DMA collectés à Mayotte, la valorisation matière et organique des DMA ne concerne donc que 2% car 85% des déchets valorisable ne le sont pas. Faute d’équipements et de logistique de collecte adaptés et suffisants, les dépôts sauvages se multiplies et impactent significativement l’environnement et la qualité des eaux.
Modéré
Qualité de l’air
Les mesures effectuées à la station de surveillance de Sada, la plus proche du site d’étude, témoignent d’un air de bonne qualité. A noter que pour l’instant, aucune station permanente de surveillance de la qualité de l’air n’est présente sur le territoire communal de Bandrélé.
La présence de la carrière de Mtsamoudou – toujours en activité – est génératrice de poussières. La qualité de l’air, à cet endroit est dégradée. Cependant, les habitations sont relativement éloignées du site d’étude.
Modéré
Champs
électromagnétiques
En l’absence de ligne électrique de haute tension et de faisceau hertzien sur le site d’étude, l’enjeu vis-à-vis des champs électro-magnétiques est donc considéré comme faible. Faible
Nuisance
Sur le périmètre immédiat, aucune mesure de bruit n’a été effectué à ce jour. Les sources de nuisances sonores potentielles sont les explosifs utilisés pour concasser les roches extraites de la carrière ainsi que la circulation routière (limitée) sur la CCD4. Les premières habitations se situent à Chirongui et au village de Mtsamoudou, soit à 1,7 km et 1,45 km respectivement du périmètre immédiat.
Modéré
Radon La commune de Bandrélé est classée en potentiel de catégorie 3, soit le niveau le plus élevé. FortECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III.6.4 Synthèse des enjeux paysagers du territoire d’étude
Echelle de valeur de l’enjeu utilisée dans cette étude :
Nul Très faible Faible Modéré Fort Très fort
Tableau 5 : Tableau de synthèse des enjeux paysagers et patrimoniaux liés à la AEI
THEME ETAT INITIAL
ENJEU DU SITE VIS-A-
VIS DE LA
THEMATIQUE
RECOMMANDATIONS
Patrimoine
règlementé Aucun élément du patrimoine règlementé ne se localise au sein de l’AEE et de l’AEI. Nul
Fondements
paysagers
Contexte territorial
Des risques naturels marqués (volcanisme, érosion intense, affaissement et déplacement progressif de l’île) ;
Une évolution rapide de l’île et de ses paysages pour lesquels l’urbanisation est un sujet majeur ;
AEI localisée sur les fortes pentes de la baie de Mounyambani, dans le sud de l’île sur des espaces de forêts humides, à dominante boisée.
Modéré
▪ Dans un contexte de forte pluie et de glissement
de sol, prévoir l’écoulement des eaux issues du
projet ;
▪ Respecter strictement l’emprise de l’ancienne
activité de carrière ;
Archipel péninsulaire sud
Unité paysagère qui se caractérise par la succession de baies et de péninsules étirées vers l’océan
Elle bénéficie d’une image de territoire sauvage encore préservé.
Des séquences paysagères identifiées depuis la RD 4, en relation avec les potentialités d’inscription à l’UNESCO.
La carrière de M’tsamoudou est un géosite non retenu à l’inventaire final de 2015. Elle est également identifiée dans l’atlas des paysages comme un « point discordant dans le paysage ».
Modéré
▪ Préserver les séquences paysagères le long de la
RD 4 :
o Prévoir un recul de l’implantation vis-à-vis
de la RD 4 ;
o Maintenir voire renforcer un cordon boisé le
long de la route.
Enjeux et dynamiques d’évolution
PADDM : AEI se trouve sur des espaces à vocation naturelle et agricole (les centrales photovoltaïques ne sont pas citées dans les activités autorisées).
Carte des enjeux littoraux : AEI au sein des baies inhabitées de l’île (à préserver) entre la route du littoral « à protéger de l’urbanisation linéaire » et les réserves forestières (à protéger).
SAR de Mayotte (en cours d’élaboration) : enjeux de l’AEI focalisés sur la proximité immédiate de la route littorale (potentialité touristique en lien avec la plage de Bambo-Est, la pointe de Saziley et l’itinéraire paysager de la RD4- perspective d’une démarche d’inscription à l’UNESCO).
AEI en zone Ne au PLU de Bandrélé (espace naturel éloigné du littoral). Le règlement y autorise les champs de panneaux solaires et leurs installations afférentes.
Modéré
▪ Respecter les préconisations liées à la RD 4 ;
▪ Elaborer les mesures paysagères en relation avec
les offices de tourisme, les élus locaux et les
services de l’Etat (UDAP).
Perceptions et
visibilités
A l’échelle de l’AEI :
AEI implantée sur l’ancienne carrière de M’tsamoudou, sur une parcelle en zone Ne au PLU de Bandrélé (panneaux solaires autorisés).
Malgré l’importante végétation spontanée, horizons visuels ouverts sur la baie de Mounyambani (AEI visible depuis l’océan). En l’absence du projet, la zone aurait été réhabilitée (mesure liée à l’activité de carrière).
Faible ▪ Respecter les préconisations précédentes.
A l’échelle de l’aire d’étude éloignée :
Bassin visuel de la AEI limité :
▪ Aux espaces internes de la carrière ;
▪ A la RD 4, au sud de l’entrée de la carrière et depuis les abords immédiats de l’AEI (partie qui longe l’AEI) ;
▪ Le nord de Mgnambani, le long de la RN3 ;
▪ Aux abords du GR1 sur la pointe de Rossi Bambo ;
Faible ▪ Respecter les préconisations précédentes.
ENJEUECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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▪ Au lagon, dans la baie de Mounyambani.
Ailleurs, aucune relation visuelle n’est relevée avec l’AEI, notamment depuis le col de Chirongui ou le nord de M’tsamoudou.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III.7. Synthèse des incidences
III.7.1 Synthèse des incidences associées au milieu physique
Tableau 6 : Synthèse des incidences du projet sur le milieu physique
MILIEU
CONCERNE ETAT INITIAL
NIVEAU
DE
L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES
PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU D’INCIDENCE
Milieu physique
Climatologie
Mayotte jouit d’un climat tropical qui, allié au relief, accentue les inégalités pluviométriques du point de vue de leur répartition spatiale et saisonnière. Comme la plupart de l’ensemble du territoire, le site d’étude bénéficie d’un gisement solaire important. En effet, l’ensoleillement mensuel varie alors de 140,32 kWh/m² à 200,19 kWh/m² au cours de l’année, pour un rayonnement reçu annuel moyen de 2 061,24 kWh/m² et de 2010 kWh/m² de moyenne sur 2019. Il est, par ailleurs, localisé dans le secteur le plus sec de l’île avec des précipitations moyennes inférieures à 1 300 mm/an.
Deux principales saisons caractérisent l'année : l'une chaude et pluvieuse, l'autre plus fraîche et sèche. Elles sont séparées par deux intersaisons plus brèves.
L’ile de Mayotte, comme tout petit territoire insulaire, est particulièrement sensible aux effets du changement climatique. Bien que les conséquences du réchauffement climatique ne soient pas encore bien connues à l’échelle de Mayotte, il est certain que l’île subira de plein fouet ses impacts : augmentation de l’intensité des cyclones, submersion marine, rareté de la ressource en eau, etc. L’adaptation n’est donc pas un choix mais une nécessité dans l’aménagement futur du territoire. De la même manière, en ce qui concerne l’atténuation, le potentiel solaire est important et doit être valorisé par la mise en œuvre de centrales photovoltaïques sur des sites préférentiellement dégradés, comme l’ancienne carrière de M’Tsamoudou.
Modéré
Travaux
Aucune incidence sur les perturbations
météorologiques Nul
Formation de poussières sans influence significative
sur les éléments climatiques Très faible
Emission de Gaz à Effet de Serre (engins
thermiques) Très faible
Exploitation
Aucune incidence sur les perturbations
météorologiques Nul
Formation d’ozone (O3) au niveau des installations
électriques Très faible
Contribution à la réduction des Gaz à Effet de Serre
(CO2) Positif
Topographie
Le périmètre immédiat se situe sur les pentes Sud de la chaîne du Mlima Chirongui qui s’étendent de 250 m NGM jusqu’à la mer (Anse Mounyambani à environ 1 km à l’est du périmètre immédiat). Il se situe à une altitude moyenne de 70 m NGM et a été exploité dans le cadre de l’extraction de roches basaltiques de la carrière de M’Tsamoudou, il a donc été artificialisé et présente maintenant une « topographie en terrasse ». La topographie du site d’étude est donc relativement contrainte liée aux excavations de la carrière.
Modéré
Travaux
Modification de la topographie du site : remblais et
terrassement nécessaires Modéré
Passage des camions pouvant créer des ornières et
des tassements mais n’influant pas la topographie
(surtout lors de l’acheminement des panneaux et de
l’installation des gabions)
Très faible
Exploitation Aucune incidence sur la topographie en phase exploitation. Nul
Géologie et
pédologie
Les formations géologiques sont de nature volcanique. Le climat tropical humide de Mayotte entraîne une altération prononcée de ces roches, les roches sont alors propices à des instabilités. Sur les cendres issues du volcanisme récent, des sols de type andosols ferralitiques se sont développés et ont évolué vers des sols bruns et des sols rouges (riches en oxydes de fer). Des padzas sont visibles à l’Ouest du site d’étude.
Au niveau du site d’étude, sont présents des formations volcaniques lavique de type phonolite et de type basaltique aux alentours. Des formations alluvionnaires indifférenciées traversent les pentes du Mlima Chirongui et
Modéré Travaux
Mise à nue des sols lors des travaux Faible
Remaniement des sols Modéré
Artificialisation par l’installation d’infrastructures
temporaires Faible
Pollution des sols par les fluides techniques des
engins FaibleECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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MILIEU
CONCERNE ETAT INITIAL
NIVEAU
DE
L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES
PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU D’INCIDENCE
semblent rejoindre le littoral.
La carrière fait partie de l’inventaire des sites géologiques remarquables de Mayotte (BRGM, 2001). Il s’agit d’un site géologique d’importance pour l’exploitation de granulats dont l’exploitation touche bientôt à sa fin : la fermeture de la carrière est prévue dans moins de cinq ans.
Exploitation
Erosion du sol Fort
Pollution des sols en cas de fuite depuis les postes de
transformation Très faible
Tassement et imperméabilisation Faible
Assèchement et ombrage du sol sous les panneaux Faible
Préservation de la qualité des sols et valorisation du
site Positif
Hydrographie et
Hydrogéologie
Aux abords du périmètre immédiat, ne sont présents que des cours d’eau à écoulement intermittent qui rejoignent rapidement la mer située 800 m à l’Est.
Sur le site de la carrière, un bassin de rétention et de décantation des eaux pluviales récupère les eaux de ruissellement.
Sur le site d’étude, sont présents des talwegs et petites ravines qui constituent les chemins préférentiels d’écoulement des eaux pluviales. Le relief crée à certains endroits des cuvettes où l’eau stagne.
Au sein de l’AEE, la rivière Bé est identifiée au SDAGE 2016-2021 dans le cadre de la DCE, celle-ci est en état global mauvais avec un objectif de bon état reporté à 2027.
La masse d’eau Bambo Est côtière (FRMC14), situé à proximité du site d’étude est dans un état environnemental qualifié de moyen, tandis que Bambo Est lagonaire (FRMC14) est quand a-t-elle en état global bon. Une attention particulière devra être portée aux eaux de ruissellement, dont l’exutoire naturel est le lagon.
Aucun forage ou captage d’alimentation en eau potable n’ont été recensés
au droit du périmètre immédiat. Le forage de Dapani (F1) est situé au sein
de l’AEE mais son périmètre de protection ne concerne pas le site d’étude
(le forage est localisé de l’autre côté de la ligne de crête). Les eaux de
ruissellement du périmètre immédiat n’auront donc aucun impact sur ces
forages.
Faible
Travaux
Pollution des eaux par fuites au niveau des engins Faible
Consommation d’eau potable par les intervenants sur
le chantier et pour la préparation du béton Faible
Exploitation
Consommation d’eau limitée au cours de la vie de la
centrale photovoltaïque excepté lors du nettoyage
des modules (fréquence entre 1 fois par an
maximum sinon une fois tous les 3 ans)
Faible
Modification des écoulements des eaux par
imperméabilisation Faible
Risque de pollution des eaux lors des travaux
d’entretien ou en cas de fuite depuis les locaux
techniques.
Faible
Risques naturels
Le site d’étude est majoritairement caractérisé par un aléa chutes de blocs de niveau fort et par un aléa de glissements de terrains de niveau fort. Le reste du site est en aléa chute de bloc ou glissement de terrain de niveau moyen.
Le site d’étude est concerné par l’aléa inondation : de niveau fort au Sud et à l’Est du site d’étude, de niveau moyen au Sud du site d’étude. A noter que le bassin de rétention est en aléa inondation de niveau moyen.
Très fort
Travaux
Accentuation des risques d’inondation du fait des
obstacles créés par les supports de panneaux Fort
Aggravation des mouvements de terrain et
vulnérabilité aux chutes de blocs Fort
Exploitation
Accentuation des risques d’inondation du fait des
obstacles créés par les supports de panneaux Fort
Aggravation des mouvements de terrain et
vulnérabilité aux chutes de blocs FortECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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MILIEU
CONCERNE ETAT INITIAL
NIVEAU
DE
L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES
PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU D’INCIDENCE
L’île est classée en zone sismique 3, c’est-à-dire modérée.
La menace cyclonique à Mayotte s’étend de décembre à avril, avec un maximum de risque sur les trois mois d’été austral, entre janvier et mars.
La saison sèche constitue une période particulièrement propice pour le déclenchement des incendies de forêts. Le brûlis est à l’origines de la quasi- totalité des incendies forestiers sur l’île.
Mayotte peut être touchée par un tsunami en cas de séisme ou glissement de terrain important bien qu’elle ne soit pas située directement sur une zone de forte activité tectonique.
Le site d’étude ne présente pas de susceptibilité des sols à la liquéfaction.
Etant situé à 800m du littoral le plus proche et à 70m d’altitude, le site
n’est pas concerné par les aléas submersion marine et recul du trait de
côte.
Modéré
Travaux
Augmentation du risque incendie du fait de la
présence des travaux Modéré
Pas d’augmentation du risque sismique ni du risque
radon Nul
Exploitation Présence d’appareils électriques susceptibles de générer des départs de feu Modéré
Pas d’augmentation du risque sismique ni du risque
radon Nul
Les incidences environnementales brutes sont hiérarchisées de la façon suivante :
Positive Nul Très faible Faible Modérée Forte Très forte
N.B. : les incidences en phase travaux s’établissent sur une courte durée (4 mois environ de construction + 4 à 6 mois de démantèlement) ; les incidences en phase d’exploitation de la centrale s’établissent sur une durée d’environ 30 ans.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III.7.2 Synthèse des incidences associées au milieu naturel
Tableau 7 : Synthèse des incidences du projet sur le milieu naturel
MILIEU
CONCERNE ETAT INITIAL NIVEAU DE L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES
PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU D’INCIDENCE
Milieu physique
Espaces naturels
protégés et espaces
d’inventaires
Au regard de ces éléments, les enjeux vis-à-vis des milieux naturels peuvent être considérés comme modérés. L’AEI est située hors des espaces inventoriés ou de protection. La réserve forestière et le corridor écologique se situent en amont et les ZNIEFF sont relativement éloignées.
En revanche, le site d’étude se situant en amont d’une zone humide (mangrove), une attention particulière devra être portée par rapport aux eaux de ruissellement pouvant s’écouler vers la mangrove et le lagon.
Modéré Travaux Ecoulement des eaux pluviales vers le
bassin de rétention et la ravine Nord en
respectant et la ravine Nord en respectant la
répartition sur les bassins versants actuels
Faible
Modéré Exploitation Très faible
Habitat La parcelle est caractérisée par une très grande pauvreté liée à
l'occupation très ancienne du site pour l’activité de la carrière.
Faible
Travaux Perte de surface des différents habitats présent sur site Très faible
Exploitation Aucune incidence Nul
Flore
La parcelle ne comporte aucune espèce protégée au titre de l’arrêté n°362/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces végétales protégées et règlementant l’utilisation d’espèces végétales menacées dans le Département de Mayotte.
Faible
Travaux Perte des espèces floristiques présentes Faible
Exploitation Aucune incidence Nul
Faune
24 espèces animales sont protégées au titre de l’arrêté préfectoral n°361/DEAL/SEPR/2018 qui interdit notamment leur destruction.
Parmi elles :
14 espèces sur 24, soit 58.33%, ont un statut de préoccupation mineure (LC),
5 espèces sur 24, soit 20.8% ont un statut d’espèce quasi-menacée (NT)
1 espèce est vulnérable (VU)
1 espèce est en danger (EN)
1 espèce est en danger critique (CR)
Modéré sur la majeure
partie du site à fort au
Sud du site (lac et son
pourtour)
Travaux Perte potentielle des habitats d’espèces protégées Modéré
Exploitation Aucune incidence Nul
Les incidences environnementales brutes sont hiérarchisées de la façon suivante :
Positive Nul Très faible Faible Modérée Forte Très forte
N.B. : les incidences en phase travaux s’établissent sur une courte durée (4 mois environ de construction + 4 à 6 mois de démantèlement) ; les incidences en phase d’exploitation de la centrale s’établissent sur une durée d’environ 30 ans.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III.7.3 Synthèse des incidences associées au milieu humain
Tableau 8 : Synthèse des incidences du projet sur le milieu humain
THEME ETAT INITIAL
NIVEAU
DE
L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES
PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU D’INCIDENCE
Organisation
territoriale
Le site d’étude est situé à proximité du village de Mtsamoudou dans la commune de Bandrélé au Sud de l’île de Mayotte. Il appartient à la Communauté de Communes du Sud (CCSud).
Faible
Travaux
Exploitation
Pas d’effet sur l’organisation territoriale Nul
Démographie
La commune de Bandrélé est la commune la plus peuplée du secteur Sud avec 10 282 habitants en 2017 selon l’INSEE. Elle représente 30 % de la population de ce secteur. Elle possède la croissance démographique la plus dynamique du secteur et la 4ème de l’ile avec un Taux de Croissance Annuel Moyen de 5,5 % entre 2012 et 2017. M’Tsamoudou compte 1 923 habitants (INSEE, 2017), soit environ 18% de la population communale. Il s’agit du deuxième village le plus peuplé après celui de Bandrélé.
Le site d’étude est situé à 2,5 km du centre du village de M’Tsamoudou.
Modéré Travaux
Exploitation
Pas d’effet sur la démographie Nul
Urbanisation
Comme le reste de Mayotte, le développement de Bandrélé s’est fait sans forme urbaine réfléchie répondant avant tout à un besoin urgent de logements (constructions illégales sur les zones agricoles et naturelles).
Afin d’apporter une réponse adaptée et durable à la croissance importante de la population de l’île, et notamment dans la commune de Bandrélé, l’urbanisation doit être structurée et réfléchie tout comme la protection d’espaces non urbains à vocation naturelle et agricole.
Le site d’étude est situé en zone naturelle (Ne) mais sur un site dégradé (carrière). L’AEE est majoritairement composée de zones naturelles et agricoles. Les zones urbaines sont concentrées dans les villages (notamment celui de M’Tsamoudou).
Modéré Travaux
Exploitation
Projet s’inscrivant sur un site dégradé
Caractère temporaire de l’installation
Compatible avec les documents d’urbanisme sous
réserve de ne pas compromettre le caractère
naturel de la zone
Faible
Logement/habitat
Sur la commune de Bandrélé, l’INSEE a recensé environs 2 650 résidences principales en 2017 soit 4,2% des logements de l’île et dont 38% sont en tôles, bois, végétal ou terre. Au village de Mtsamoudou, il a été recensé 477 habitations considérées comme résidences principale pour 1923 habitants. Ces résidences sont à 29% en tôles, bois, végétal ou terre. Il y a eu une évolution de 11% du nombre de résidence principale et de 18% du nombre d’habitant entre 2012 et 2017.
Les premières habitations se situent à Chirongui et au village de Mtsamoudou, soit à 1,7 km et 1,45 km respectivement du périmètre immédiat.
Faible
Travaux
Exploitation
Pas d’effet sur les logements Nul
Activités socio-
économiques
A l’échelle de Mayotte, le secteur tertiaire qui est le premier employeur avec un taux d’emploi de 55,4%. Sur la commune de Bandrélé, 34 entreprises ont été créés en 2018 et 70,6% d’entre elles sont dans le secteur du commerce, transport, hébergement et restauration. C’est aussi le secteur d’activité majoritairement présent sur la commune avec 62,5 des entreprises fin 2017. La carrière de M’Tsamoudou et le site de concassage attenant sont les seules activités industrielles du Sud de Mayotte ; le reste étant concentré dans le Nord-Est de l’île. Les activités économiques sont essentiellement tournées vers les commerces et services sur la commune.
Selon l’INSEE, en 2017, sur les 10 282 habitants de la commune de Bandrélé environs 2 846 personnes sont actif soit 28% de la population et 21% d’entre eux travaillent au sein de la commune de Mamoudzou. Le village de Mtsamoudou totalise quant à lui 1 923 habitants dont seulement 25% ont un emploi. La population jeune est fortement touchée par le chômage.
Comme toutes les ZNI, il existe une forte dépendance de l’île aux énergies fossiles.
Modéré
Travaux Retombées locales positives pendant les travaux (restauration, commerce, etc.) Positif
Exploitation
Possibles retombées touristiques positives liées au
tourisme technologique
Apport économique à la commune et à l’EPCI
Emploi local (gardien)
PositifECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
AR1932-D191021 – v1 page 23
Occupation du sol
Contrairement au Nord-Est de l’île, le Sud de Mayotte est rural et peu urbanisé. Les villages se succèdent le long de la route Nationale puis Départementale. Des zones naturelles marquées par des peuplements de feuillus et des zones agricoles, notamment constituées par de l’agriculture vivrière et maraichère occupent l’espace.
Modéré Travaux
Exploitation
Pas d’effet
Projet s’implantant dans une zone de carrière en
fin d’exploitation (zone de remblais) : site dégradé
Nul
Infrastructure de
Transport
Le site d’étude, situé au Sud de la Commune de Bandrélé est desservi par le réseau primaire (RN3) puis secondaire (RD4) qui longe le périmètre du site. La route étroite et sinueuse est de mauvaise qualité (nombreux nids de poule) et nécessite une vigilance accrue en cas d’emprunt. Les transports en commun sur la commune de Bandrélé sont assurés par des taxis-minibus réalisant des liaisons interurbaines avec Mamoudzou.
Le site d’étude est facilement accessible en voiture.
Modéré
Travaux
Augmentation temporaire de la circulation de
camions et de divers engins de chantier sur les
voiries riveraines du site (D4, RN3)
Faible
Exploitation
Pas d’effet
Peu de présence sur le site, pas d’augmentation
sensible sur les axes de circulation
Nul
Servitudes et réseaux
divers
Le site d’étude n’est traversé par aucune faisceau hertzien.
Le Sud de Mayotte reste le secteur le moins bien loti en termes de maillage électrique territorial. Les lignes hautes tensions qui s’étendent sur plusieurs kilomètres occasionnent des pertes importantes. La nouvelle ligne Haute-Tension Longoni-Sada permettra de sécuriser l’alimentation électrique. Sa mise en service est prévue pour fin 2012. De nombreuses lignes sont encore aériennes, à l’instar de la ligne électrique aérienne longeant la D4, à proximité du site d’étude, et occasionnent des coupures. L’autre volet de la sécurisation est l’enfouissement des lignes.
En raison de l’absence de servitudes et de réseaux particuliers au niveau de l’AEI, les enjeux sont considérés comme faibles.
Faible
Travaux Perturbation des réseaux lors des travaux de raccordement Faible
Exploitation Pas d’effets Nul
Risques industriels
La RN1 est le principal axe de transport de matières dangereuses. Le site d’étude se trouve éloigné des installations industrielles liées à un risque technologique qui sont situées sur la moitié Nord de l’île.
La seule Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) présente sur la commune est la carrière/installation de concassage ETPC de Mtsamoudou, située à proximité immédiate du site d’étude.
Le site d’étude est situé sur le site de la carrière de M’Tsamoudou dont une partie est toujours en activité. La carrière de roches basaltiques exploitées par ETPC (COLAS) et le site de concassage attenant sont classés ICPE. Ce site est également répertorié comme un site BASIAS. Trois autres sites BASIAS sont présent au sein de l’AEE.
Faible Travaux
Exploitation
Pas d’augmentation de l’exposition des
populations aux risques technologiques
(notamment au risque TMD).
Nul
Gestion des déchets
L’enfouissement représente 98 % des DMA collectés à Mayotte, la valorisation matière et organique des DMA ne concerne donc que 2% car 85% des déchets valorisable ne le sont pas. Faute d’équipements et de logistique de collecte adaptés et suffisants, les dépôts sauvages se multiplies et impactent significativement l’environnement et la qualité des eaux.
Modéré
Travaux
Production de déchets : déchets verts, déchets de
chantier, plastiques d’emballage, éléments
détériorés en phase travaux
Modéré
Production de déchets lors du démontage des
modules, câbles, structures porteuses de
l’installation photovoltaïque au moment de la
déconstruction du site
Modéré
Exploitation
Très faible production de déchets en phase
exploitation : liés à la maintenance, remplacement
de panneaux, entretien de la clôture
Faible
Qualité de l’air
Les mesures effectuées à la station de surveillance de Sada, la plus proche du site d’étude, témoignent d’un air de bonne qualité. A noter que pour l’instant, aucune station permanente de surveillance de la qualité de l’air n’est présente sur le territoire communal de Bandrélé.
La présence de la carrière de Mtsamoudou – toujours en activité – est génératrice de poussières. La qualité de l’air, à cet endroit est dégradée. Cependant, les habitations sont relativement éloignées du site d’étude.
Modéré
Travaux Émissions de poussières et gaz d’échappement des engins de chantier Faible
Exploitation Risque de formation d’ozone NulECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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Champs
électromagnétiques
En l’absence de ligne électrique de haute tension et de faisceau hertzien sur le site d’étude, l’enjeu vis-à-vis des champs électro-magnétiques est donc considéré comme faible.
Faible Travaux
Exploitation
Formation de champs électromagnétiques dans
des valeurs largement inférieures à celles
préconisées par la législation en vigueur
Nul
Nuisances
Sur le périmètre immédiat, aucune mesure de bruit n’a été effectué à ce jour. Les sources de nuisances sonores potentielles sont les explosifs utilisés pour concasser les roches extraites de la carrière ainsi que la circulation routière (limitée) sur la CCD4. Les premières habitations se situent à Chirongui et au village de Mtsamoudou, soit à 1,7 km et 1,45 km respectivement du périmètre immédiat.
Modéré
Travaux Bruit et vibrations (circulation sur le chantier et travaux de construction) Faible
Exploitation Émissions acoustiques (transformateur et onduleurs) Très faible
Radon La commune de Bandrélé est classée en potentiel de catégorie 3, soit le niveau le plus élevé. Fort Travaux Exploitation
Travaux du sous-sol limités et réalisés en plein air Nul
Les incidences environnementales brutes sont hiérarchisées de la façon suivante :
Positive Négligeable Très faible Faible Modérée Forte Très forte
N.B. : les incidences en phase travaux s’établissent sur une courte durée (4 mois de construction + 4 à 6 mois de démantèlement) ; les incidences en phase d’exploitation de la centrale s’établissent sur une durée d’environ 30 ans.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III.7.4 Synthèse des incidences associées au paysage
Le chantier du projet aura des incidences brutes :
- Faibles vis-à-vis du patrimoine règlementé du fait des possibilités de découvertes fortuites en phase chantier ;
- Globalement modérée vis-à-vis du paysage du fait du caractère ponctuel des effets visuels du chantier et des engins associés (25 à 50m de hauteur maximum sur un temps réduit).
Le projet dans sa phase d’exploitation aura des incidences brutes :
- Nulles vis-à-vis du patrimoine règlementé ;
- Globalement modérées vis-à-vis du paysage :
Ces incidences sont liées au contraste entre la grande naturalité de la baie de Mounyambani et le renforcement du motif industriel (champ solaire) accolé à la route du littoral (également seul accès au sud de l’île). Notons que le projet s’inscrit toutefois en limite de la carrière actuellement exploitée de M’tsamoudou et que la zone Ne du PLU de Bandrélé autorise les champs de panneaux solaires et les installations afférentes.
Comme indiqué dans l’état initial, le bassin visuel du projet est limité par les limites physiques de l’anse de Mounyambani ainsi que par la végétation luxuriante qui l’occupe. Ainsi, les visibilités sur le projet de M’tsamoudou se concentrent sur les espaces internes de la carrière, la RD 4 au sud de l’entrée de la carrière et depuis les abords immédiats du projet, le long de la RN3 au nord de Mgnambani, aux abords du GR1 sur la pointe de Rossi Bambo, le lagon, dans la baie de Mounyambani. Ainsi, les incidences strictement liées au bassin visuel sont plus faibles.
MILIEU
CONCERNE CONTEXTE INITIAL ENJEUX PHASE
INCIDENCES BRUTES
NATURE INTENSITE TEMPORALITE / DUREE
Patrimoine
règlementé
Aucun élément du patrimoine règlementé ne se localise au sein de l’AEE et de l’AEI.
Absence de prescriptions de fouilles préventives
Nul
Travaux Possibilité de découvertes fortuites Faible
Travaux
Exploitation Fouilles et découvertes éventuelles limitées à la phase travaux. Nul
Fondements
paysagers
AEI localisée dans le sud de Grande Terre (image sauvage et préservée) dans la baie de Mounyambani (risques naturels marqués + espaces de forêts humides).
Archipel sud de Mayotte dont les enjeux majeurs sont liés à la route littoral (séquence paysagère) avec des questionnements autour d’un projet de candidature à l’UNESCO.
Les documents cadres révèlent que l’AEI se situe sur une baie inhabitée à vocation naturelle et agricole. Les orientations concernant l’AEI sont liées à la préservation de la baie de Mounyambani, notamment le long de la RD4 « à protéger de l’urbanisation linéaire » et en frange des réserves forestières (à protéger). L’AEI est d’autant plus concernée qu’elle se place entre la plage Bambo-Est et la pointe Saziley (sites à valorisation naturelle et touristique).
Le PLU de Bandrélé place l’AEI en zone Ne du règlement de zonage où les champs de panneaux solaires et les installations afférentes y sont autorisés.
Modéré Travaux et
Exploitation
Le projet de centrale photovoltaïque au sol
introduit un contraste entre la grande
naturalité de la baie de Mounyambani et le
renforcement du motif industriel (champ
solaire) accolé à la route du littoral
(également seul accès au sud de l’île).
Le projet s’inscrit toutefois en limite de la
carrière actuellement exploitée de
M’Tsamoudou et que la zone Ne du PLU de
Bandrélé autorise les champs de panneaux
solaires et les installations afférentes. Par
ailleurs, le projet ne traite pas suffisamment
les enjeux de mise en contact des différents
espaces (industriel/naturel) notamment au
regard de la proximité et des relations
immédiates à la RD4.
Modéré Exploitation
Visibilités et
perceptions
AEI implantée sur une ancienne zone exploitée de la carrière de M’Tsamoudou, en zone Ne (Naturelle éloignée du littoral) du PLU de Bandrélé. En l’absence du projet, la zone aurait fait l’objet d’une réhabilitation (mesure liée à l’activité de carrière).
Bassin visuel de l’AEI limité :
- Aux espaces internes de la carrière ;
- A la RD 4, au sud de l’entrée de la carrière et depuis les abords immédiats de l’AEI (partie qui longe l’AEI) ;
- Le nord de Mgnambani, le long de la RN3 ;
- Aux abords du GR1 sur la pointe de Rossi Bambo ;
- Au lagon, dans la baie de Mounyambani.
Ailleurs, aucune relation visuelle n’est relevée avec l’AEI, notamment depuis le
Faible
Travaux
Visibilités ponctuelles des engins circulant
sur le site et de la grue sur quelques jours,
sur le même bassin visuel que celui du
projet au phase d’exploitation.
Modéré Travaux
Exploitation
Visibilités sur le projet localisée sur :
- Les espaces internes de la carrière,
- La rd 4, au sud de l’entrée de la
carrière (le projet s’inscrit dans l’axe
de la route) et depuis le tronçon qui
longe le projet ;
- Le nord de mgnambani le long de la
rn3 dans des fenêtres ponctuelles ;
- Les abords du gr1 sur la pointe de
Modéré ExploitationECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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Les incidences environnementales brutes sont hiérarchisées de la façon suivante :
Positive Nul Très faible Faible Modérée Forte Très forte
N.B. : les incidences en phase travaux s’établissent sur une courte durée (4 mois environ de construction + 4 à 6 mois de démantèlement) ; les incidences en phase d’exploitation de la centrale s’établissent sur une durée d’environ 30 ans.
col de Chirongui ou le nord de M’Tsamoudou. rossi bambo ;
- Le lagon, dans la baie de
mounyambani.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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III.8. Analyse des effets cumulés avec d’autres projets connus
III.8.1 Réglementation
Conformément à l’article R.122-5 du code de l’environnement, l’objectif de ce chapitre est d’analyser « les effets cumulés du projet avec d’autres projets connus.
Ces projets sont ceux qui, lors du dépôt de l’étude d’impact :
▪ Ont fait l’objet d’un document d’incidences au titre de l’article R.214-6 et d’une enquête publique,
▪ Ont fait l’objet d’une étude d’impact, au titre du code de l’environnement, et pour lesquels un avis de l’autorité administrative de l’Etat compétente en matière d’environnement a été rendu public.
Sont exclus les projets ayant fait l’objet d’un arrêté au titre des articles R.214-6 à R.214-31 mentionnant un délai et devenu caduc, ceux dont la décision d’autorisation, d’approbation ou d’exécution est devenue caduque, dont l’enquête publique n’est plus valable ainsi que ceux qui ont été officiellement abandonnés par le pétitionnaire ou le maître d’ouvrage ».
III.8.2 Effets connus et cumulés avec d’autres projets
Selon la DEAL de Mayotte, il n’y a pas de projets à la connaissance de la MRAe à ce jour dans le secteur d'implantation du projet de centrale photovoltaïque à Mtsamoudou.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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IV. PRINCIPALES SOLUTIONS DE SUBSTITUTION ET RAISONS POUR LESQUELLES LE PROJET A ETE RETENU
Le Maître d’ouvrage a mené une réflexion à l’échelle du territoire de Mayotte afin d’identifier le terrain le plus apte à recevoir le projet.
Le présent projet est le fruit d’une relation entre deux entreprises locales ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE (ASM) et ETPC (COLAS).
Le choix d’un site dégradé (zones de remblais de la carrière de M’Tsamoudou) permet de limiter les incidences potentielles de la centrale sur l’environnement.
IV.1. Critères technico-économiques
IV.1.1 Facteurs propres aux sites d’implantation
• Ensoleillement
La zone projet possède un potentiel d’irradiation solaire annuelle situé aux alentours de 2 010 kWh/m²/an2, ce qui assure une production énergétique intéressante. La centrale propose un angle de radiation favorable avec exposition au Nord.
• Site dégradé
Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Bandrélé, le projet sera implanté en zone naturelle en dehors de la bande littorale ne faisant pas l’objet d’une protection stricte (Ne). Plus particulièrement, il se situe au sein de la carrière de M’Tsamoudou dans une zone de remblaiement par les stériles de la carrière après extraction de la roche. Les talus ont été revégétalisés artificiellement.
En s’implantant sur un site dégradé, le projet de centrale photovoltaïque au sol de M’Tsamoudou répond aux conditions d’implantation définies dans le cahier des charges (article 2.6) :
▪ Cas n°3 – Site dégradé
o Le site est une ancienne carrière, sauf lorsque la remise en état agricole ou forestier a été prescrite.
o Le Procès-verbal de recollement en vertu de l’article R.512-39-3 du code de l’environnement (à défaut arrêté préfectoral d’autorisation ICPE) doit être fourni. A ce titre, ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE a fourni l’Arrêté Préfectoral n°10-1199 portant autorisation d’exploitation d’une carrière à ciel ouvert de roches basaltiques à M’Tsamoudou sur la commune de Bandrélé.
Le certificat d’éligibilité du terrain d’implantation signée par la DEAL permet d’en attester (Annexe n°3).
Il s’agit donc d’un espace propice à l’installation d’une centrale photovoltaïque qui permettra de valoriser au mieux ce terrain.
• Paysage
Le projet s’insère dans un environnement arboré et en friche sur une grande partie de son pourtour et topographie locale masquant en grande partie les futures installations.
• Accès
Le site est accessible en voiture avec un accès direct depuis la D4.
2 Cf. Rapport de présentation de la centrale photovoltaïque de M’Tsamoudou, ASM, Décembre 2019
IV.1.2 Possibilités de raccordement électrique
En plus d’être convenablement ensoleillé, un site d’accueil du projet solaire doit être à proximité d’une infrastructure électrique à même de recevoir l’électricité produite par la centrale.
La proximité d’une ligne 20 KV ou d’un poste source électrique favorise l’accueil d’un projet solaire. Dans le cas du projet dont il est ici question, deux scénarii ont été étudiés pour le raccordement de la centrale photovoltaïque :
Le Point de Livraison (PdL) est situé au Sud-Est du site d’étude.
▪ Cas n°1 :
Un raccordement en « coupure d’artère » est envisagé sur le tracé de la liaison HTA reliant le Point De Livraison au Domaine Public (départ HTA Sud issu du poste source SADA). La longueur de raccordement serait de 15 ml (cf. Figure 10).ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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Figure 10 : Plan de raccordement du cas n°1 (Source : ESR à partir d’informations d’ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE)
▪ Cas n°2 :
Figure 11 : Plan de raccordement du cas n°2 (Source : ESR à partir d’informations d’ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE)
Un raccordement en « coupure d’artère » est envisagé sur le tracé de la liaison HTA reliant le Point De Livraison au Domaine Public (départ HTA SADA issu du poste source SADA). La longueur de raccordement serait de 2 400 ml (cf. Figure 11).
La distance de raccordement au poste source le plus proche est un critère déterminant dans la sélection d’un site. En l’état, le scénario n°1 parait plus pertinent, la distance avec le poste source étant de 15 ml (contre 2 400 ml pour le scénario n°2).
N.B. : A noter que lors de la rédaction de ce présent document, nous ne disposons pas d’informations supplémentaires sur le raccordement. ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE (ASM) est en attente du retour de la Proposition de Raccordement Avant Complétude du dossier (PRAC) en cours d’instruction par EDM. La PRAC permet de connaitre les frais et les délais liés au projet.
IV.1.3 Intérêts publics et économiques
• Une source de développement local
La filière solaire est depuis quelques années en plein essor. De nombreux grands projets ont déjà vu le jour, et les politiques environnementales continuent à promouvoir ce développement. La création de parcs photovoltaïques permet la création d’emplois, notamment durant la phase de construction.
Aussi, la commune d’implantation peut utiliser le projet en matière de promotion territoriale pour relever le caractère innovant et engagé dans le domaine du développement durable du territoire. A ce titre, le projet de centrale photovoltaïque au sol intègre les objectifs du PCAET de la Communauté de Communes du Sud (CCSud) en cours d’élaboration.
De la même manière, la phase de maintenance et de suivi génère une activité locale et des possibilités de formation et de création d’emplois locaux. Pour ces différentes raisons, les projets solaires, s’ils sont bien intégrés sur tous les aspects vus précédemment, sont généralement bien accueillis par les collectivités locales.
A noter également qu’il s’agit de l’implantation d’une nouvelle activité économique sur l’intercommunalité (taxe IFER revenant à la CdC, contribution CET versée à la commune).
• Un projet conforme aux objectifs de la LTECV et de la PPE de Mayotte
Comme décrit dans le chapitre Erreur ! Source du renvoi introuvable., le projet de centrale photovoltaïque au sol de la carrière de M’Tsamoudou s’inscrit pleinement dans la LTECV en contribuant à l’augmentation de la part des énergies renouvelables sur le territoire mahorais. De plus, il permettra de réduire les émissions de 1 576t CO2/an sur toute sa durée de vie, participant ainsi à la lutte contre le changement climatique.
Le présent projet, qui produira de l’énergie renouvelable localement s’inscrit pleinement dans les orientations de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) de Mayotte actuellement en vigueur. L’objectif final étant l’autonomie énergétique de l’île d’ici 2030 qui contribuera à l’objectif d’atteindre 50% de part EnR dans le mix énergétique électrique en 2020.
• Un projet peu impactant pour la santé humaine
En effet, les projets de centrale photovoltaïque ne sont pas des types de projet impactant directement et significativement la santé humaine.
IV.2. Critères environnementaux
IV.2.1 Milieux physiques et naturel
▪ Site à fort potentiel d’ensoleillement
▪ Site dégradé situé sur une zone de remblais dans l’enceinte de la carrière de M’Tsamoudou sur la commune de Bandrélé
▪ Site à risque mouvement de terrain et inondation fort mais compatible avec le projetECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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IV.2.2 Milieu humain, paysage et patrimoine
▪ Site éloigné de la zone urbaine ;
▪ Visibilités limitées à partir des villages et habitations proches, et des lieux de passages importants de public ;
▪ Le terrain du projet est encaissé au niveau topographique et entouré de zones boisées.
▪ Le projet pourra fournir de l’énergie renouvelable à plus ou moins 1 281 ménages.
IV.3. Evolution de l’implantation du projet
A ce jour et à notre connaissance, il n’y a pas eu d’autres propositions d’implantations du projet.ECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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V. SYNTHESE DES INCIDENCES ET DES MESURES
V.1. Synthèse des mesures proposées pour le projet de centrale photovoltaïque de Mtsamoudou
Au total, la mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction à réaliser en phases travaux et exploitation aura un coût de maximum de 33 k€ HT.
Tableau 9 : Synthèse des mesures proposées pour le projet photovoltaïque
TYPE DE
MESURE PHASE CODE INTITULE DE LA MESURE OBJECTIF DE LA MESURE
COUT ESTIME
(HT)
Eviter Travaux ET01 Choix technique Limiter l’impact de la circulation des engins sur le site et la durée du chantier Intégré au projet
Eviter Travaux ET02 Choix de la conception du projet pour éviter les terrassements Limiter les terrassements et ses effets (érosion, déstructuration des sols, mouvements de terrain, etc.) Intégré au projet
Eviter Travaux ET03 Respect du libre écoulement des eaux et de la transparence hydraulique Ne pas aggraver le risque inondation Intégré au projet
Eviter Travaux ET04 Balisage de la zone de travaux Sécuriser le chantier Intégré au projet
Eviter Travaux ET05 Période des travaux dans l’année Eviter la saison des pluies Intégré au projet
Eviter Travaux ET06 Gestion des pollutions Limiter les pollutions des milieux Intégré au projet
Eviter Travaux ET07 Optimisation de la sécurité des personnes Assurer la sécurité du personnel Intégré au projet
Eviter Travaux ET08 Eviter d’installer des panneaux solaires aux abords immédiats du lac de barrage Ne pas déranger la faune et la flore des milieux liés au lac et aux zones humides Intégré au projet
Eviter Travaux ET09 Interdire l’utilisation de produits phytosanitaires Ne pas polluer les sols et les masses d’eau Intégré au projet
Eviter Travaux ET10 Adapter la période de réalisation des travaux afin d’éviter de détruire et de perturber la faune
Eviter la période de reproduction des oiseaux potentiellement nicheurs au sein de l’emprise.
(Travaux à faire d’Avril à septembre)
Intégré au projet
Eviter Travaux ET11 Repérage et piquetage des nids d’oiseaux protégés avant démarrage des défrichements Eviter l’atteinte à des nids, poussins, individus d’oiseaux protégés. 1 500 €
Eviter Travaux ET12 Repérage des reptiles et de amphibiens avant le passage des engins et leur relocalisation hors de la zone de travaux Eviter l’atteinte à des individus 3 150 €
Eviter Travaux ET13 Redéfinition des caractéristiques du projet Recul de l’implantation vis-à-vis de la RD 4 Intégré au projet
Eviter Travaux ET14 Respect des normes en vigueur et sensibilisation des entreprises Vérification que toute découverte fortuite en termes d’archéologie soit bien déclarée En fonction des découvertes
Eviter Exploitation EE01 Écartement des panneaux et des modules suffisant pour assurer la transparence hydraulique Assurer le libre écoulement des eaux Intégré au projet
Eviter Exploitation EE02 Optimisation de la sécurité des personnes (Exploitation) Assurer la sécurité du personnel Intégré au projet
Eviter Exploitation EE03 Maintenance des installations Assurer une maintenance préventive efficace pour éviter
tout dysfonctionnement ou tout risque (départ de feu par
exemple)
Intégré au projet
Eviter Travaux Exploitation EE04 Prise en compte des préconisations du SDIS en matière de risque incendie et des normes et réglementations Eviter tout risque d’incendie Intégré au projet
Eviter Exploitation EE05 Choix du site suffisamment éloigné des zones habitées Eviter les effets sur la santé humaine Intégré au projet
Eviter Exploitation EE06 Mener une étude complémentaire hydraulique Prendre en compte le fonctionnement hydraulique du site,
éviter toute aggravation du risque d’inondation, revoir le
design de la centrale PV
5 à 10 k€
Eviter Exploitation EE07 Mener une étude complémentaire géotechnique Prendre en compte l’état du sol et du sous-sol, éviter toute
aggravation du risque de mouvement de terrain, revoir le
design de la centrale PV
5 à 10 k€
Eviter Exploitation EE08
Choix du site d’implantation des installations photovoltaïques hors zones régulièrement inondées par des crues fréquentes (ex. : hors de proximité des cours d’eau et de la zone rouge du PPR inondation) et des risques mouvements de terrain (chute de blocs, glissements de terrain) Ne pas aggraver les risques Intégré au projet
Eviter Exploitation EE10 Interdire l’utilisation de produits phytosanitaires Ne pas polluer les sols et les masses d’eau Intégré au projet
Réduire Travaux RT01 Préparation et déroulement du chantier Assurer la sécurité du personnel, réduire les impacts Intégré au projetECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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environnementaux liés au chantier
Réduire Travaux RT02 Limiter au strict minimum les emprises de chantier (zone d’intervention) Limiter la consommation d’espaces et la déstructuration des sols Intégré au projet
Réduire Travaux RT03 Si des terrassements sont nécessaires, recherche d’un équilibre entre déblais et remblais Eviter les effets de déstructuration des sols Intégré au projet
Réduire Travaux RT04 Signalisation du chantier et circulation des véhicules Informer les riverains et assurer la sécurité du personnel Intégré au projet
Réduire Travaux RT05 Période des travaux Réduire les nuisances du chantier Intégré au projet
Réduire Travaux RT06 Gestion des pollutions accidentelles Minimiser l’effet d’un accident Intégré au projet
Réduire Travaux RT07 Nettoyage du chantier et gestion des déchets Limiter les pollutions Intégré au projet
Réduire Travaux RT08 Limiter la prolifération des espèces exotiques envahissantes (EEE) Limiter les espèces exogènes Intégré au projet
Réduire Travaux RT09 Libre écoulement des eaux Assurer la transparence hydraulique du site Intégré au projet
Réduire Travaux RT10
Information des riverains
Respect de la réglementation en vigueur pour les bruits de chantier, respect des heures de repos des riverains
Limiter les nuisances Intégré au projet
Réduire Exploitation RE01 Limiter et adapter les éclairages du projet Eviter l’impact des éclairages sur ces espèces sensibles (échouages, piégeage, fatigue, …). Intégré au projet
Réduire Exploitation RE02 Adapter spécifiquement les aménagements paysagers du projet Créer des aménagements paysagers favorables à la faune (circulation, refuge, reproduction, …) Intégré au projet
Réduire Exploitation RE03 Choix de fondations adaptées au sol minimisant la surface au sol (ex. : utilisation de pieux) Limiter l’imperméabilisation du sols Intégré au projet
Réduire Exploitation RE04 Mise en place d’une couverture végétale durable du sol permettant une protection contre l’érosion Limiter l’érosion des sols et les mouvements de terrain Intégré au projet
Réduire Exploitation RE05 Réalisation éventuelle d’un réseau pluvial pour l’évacuation des eaux de ruissellement et assurant la transparence hydraulique du site d’implantation Assurer le libre écoulement des eaux Intégré au projet
Réduire Exploitation RE06 Respect des prescriptions du PPRn Ne pas aggraver les risques d’inondation et de mouvements de terrain Intégré au projet
Réduire Exploitation RE07 Gestion des pollutions accidentelles Réduire l’effet de pollution accidentelle Intégré au projet
Réduire Exploitation RE08 Habillage du poste de livraison Intégration dans le paysage Intégré au projet
Réduire Exploitation RE09 Plantations diverses Intégration dans le paysage Intégré au projetECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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V.2. Milieu physique
Tableau 10 : Evaluation des incidences brutes et résiduelles du projet après mesures pour le milieu physique
MILIEU
CONCERNE ETAT INITIAL
NIVEAU
DE
L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES
DESCRIPTION
DE LA MESURE
NIVEAU DE
L’IMPACT
RESIDUEL PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU D’INCIDENCE
Climatologie
Mayotte jouit d’un climat tropical qui, allié au relief,
accentue les inégalités pluviométriques du point de
vue de leur répartition spatiale et saisonnière.
Comme la plupart de l’ensemble du territoire, le site
d’étude bénéficie d’un gisement solaire important. En
effet, l’ensoleillement mensuel varie alors de 140,32
kWh/m² à 200,19 kWh/m² au cours de l’année, pour
un rayonnement reçu annuel moyen de 2 061,24
kWh/m² et de 2010 kWh/m² de moyenne sur 2019. Il
est, par ailleurs, localisé dans le secteur le plus sec
de l’île avec des précipitations moyennes inférieures à
1 300 mm/an.
Deux principales saisons caractérisent l'année : l'une
chaude et pluvieuse, l'autre plus fraîche et sèche.
Elles sont séparées par deux intersaisons plus brèves.
L’ile de Mayotte, comme tout petit territoire insulaire,
est particulièrement sensible aux effets du
changement climatique. Bien que les conséquences
du réchauffement climatique ne soient pas encore
bien connues à l’échelle de Mayotte, il est certain que
l’île subira de plein fouet ses impacts : augmentation
de l’intensité des cyclones, submersion marine, rareté
de la ressource en eau, etc. L’adaptation n’est donc
pas un choix mais une nécessité dans l’aménagement
futur du territoire. De la même manière, en ce qui
concerne l’atténuation, le potentiel solaire est
important et doit être valorisé par la mise en œuvre
de centrales photovoltaïques sur des sites
préférentiellement dégradés, comme l’ancienne
carrière de M’Tsamoudou.
Modéré
Travaux
Aucune incidence sur les perturbations
météorologiques Nul - Nul
Formation de poussières sans influence
significative sur les éléments
climatiques
Très faible RT01 Nul
Emission de Gaz à Effet de Serre
(engins thermiques) Très faible
ET07 (Plan de
circulation des
engins)
Très faible
Exploitation
Aucune incidence sur les perturbations
météorologiques Nul - Nul
Formation d’ozone (O3) au niveau des
installations électriques Très faible - Très faible
Contribution à la réduction des Gaz à
Effet de Serre (CO2) Positif - Positif
Topographie
Le périmètre immédiat se situe sur les pentes Sud de
la chaîne du Mlima Chirongui qui s’étendent de 250 m
NGM jusqu’à la mer (Anse Mounyambani à environ 1
km à l’est du périmètre immédiat). Il se situe à une
altitude moyenne de 70 m NGM et a été exploité dans
le cadre de l’extraction de roches basaltiques de la
carrière de M’Tsamoudou, il a donc été artificialisé et
présente maintenant une « topographie en
terrasse ». La topographie du site d’étude est donc
relativement contrainte liée aux excavations de la
carrière.
Modéré
Travaux
Modification de la topographie du site :
remblais et terrassement nécessaires Modéré
ET02
RT03
Faible
Passage des camions pouvant créer
des ornières et des tassements mais
n’influant pas la topographie (surtout
lors de l’acheminement des panneaux)
Très faible ET01 Très faible
Exploitation Aucune incidence sur la topographie en phase exploitation Nul - Nul
Géologie et
pédologie
Les formations géologiques sont de nature
volcanique. Le climat tropical humide de Mayotte
entraîne une altération prononcée de ces roches, les
roches sont alors propices à des instabilités. Sur les
Modéré Travaux
Mise à nue des sols lors des travaux Faible ET04, RT02, RE04 Faible
Remaniement des sols Modéré ET02, RT03 FaibleECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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MILIEU
CONCERNE ETAT INITIAL
NIVEAU
DE
L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES
DESCRIPTION
DE LA MESURE
NIVEAU DE
L’IMPACT
RESIDUEL PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU D’INCIDENCE
cendres issues du volcanisme récent, des sols de type
andosols ferralitiques se sont développés et ont
évolué vers des sols bruns et des sols rouges (riches
en oxydes de fer). Des padzas sont visibles à l’Ouest
du site d’étude.
Au niveau du site d’étude, sont présents des
formations volcaniques lavique de type phonolite et
de type basaltique aux alentours. Des formations
alluvionnaires indifférenciées traversent les pentes du
Mlima Chirongui et semblent rejoindre le littoral.
La carrière fait partie de l’inventaire des sites
géologiques remarquables de Mayotte (BRGM, 2001).
Il s’agit d’un site géologique d’importance pour
l’exploitation de granulats dont l’exploitation touche
bientôt à sa fin : la fermeture de la carrière est
prévue dans moins de cinq ans.
Artificialisation par l’installation
d’infrastructures temporaires Faible
ET04
RT01, RT02
Très faible
Pollution des sols par les fluides
techniques des engins Faible RT01 Très faible
Exploitation
Erosion du sol Fort RE03, RE04, RE05, RE06 Modéré
Pollution des sols en cas de fuite
depuis les postes de transformation Très faible RE07 Très faible
Tassement et imperméabilisation Faible RE03, RE04 Très faible
Assèchement et ombrage du sol sous
les panneaux Faible
EE01
RE05
Très faible
Préservation de la qualité des sols et
valorisation du site Positif - Positif
Hydrographie et
Hydrogéologie
Aux abords du périmètre immédiat, ne sont présents
que des cours d’eau à écoulement intermittent qui
rejoignent rapidement la mer située 800 m à l’Est.
Sur le site de la carrière, un bassin de rétention et de
décantation des eaux pluviales récupère les eaux de
ruissellement.
Sur le site d’étude, sont présents des talwegs et
petites ravines qui constituent les chemins
préférentiels d’écoulement des eaux pluviales. Le
relief crée à certains endroits des cuvettes où l’eau
stagne.
Au sein de l’AEE, la rivière Bé est identifiée au SDAGE
2016-2021 dans le cadre de la DCE, celle-ci est en
état global mauvais avec un objectif de bon état
reporté à 2027.
La masse d’eau Bambo Est côtière (FRMC14), situé à
proximité du site d’étude est dans un état
environnemental qualifié de moyen, tandis que
Bambo Est lagonaire (FRMC14) est quand a-t-elle en
état global bon. Une attention particulière devra être
portée aux eaux de ruissellement, dont l’exutoire
naturel est le lagon.
Aucun forage ou captage d’alimentation en eau
potable n’ont été recensés au droit du périmètre
immédiat. Le forage de Dapani (F1) est situé au
sein de l’AEE mais son périmètre de protection ne
concerne pas le site d’étude (le forage est localisé
de l’autre côté de la ligne de crête). Les eaux de
ruissellement du périmètre immédiat n’auront donc
Faible
Travaux
Pollution des eaux par fuites au niveau
des engins Faible
ET06
RT06
Très faible
Consommation d’eau potable par les
intervenants sur le chantier et pour la
préparation du béton
Faible - Faible
Exploitation
Consommation d’eau limitée au cours
de la vie de la centrale photovoltaïque
excepté lors du nettoyage des modules
(fréquence entre 1 fois par an
maximum sinon une fois tous les 3
ans)
Faible - Faible
Modification des écoulements des eaux
par imperméabilisation Faible RE03 Faible
Risque de pollution des eaux lors des
travaux d’entretien ou en cas de fuite
depuis les locaux techniques
Faible RE07 Très faibleECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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MILIEU
CONCERNE ETAT INITIAL
NIVEAU
DE
L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES
DESCRIPTION
DE LA MESURE
NIVEAU DE
L’IMPACT
RESIDUEL PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU D’INCIDENCE
aucun impact sur ces forages.
Risques
naturels
Le site d’étude est majoritairement caractérisé par un
aléa chutes de blocs de niveau fort et par un aléa de
glissements de terrains de niveau fort. Le reste du
site est en aléa chute de bloc ou glissement de terrain
de niveau moyen.
Le site d’étude est concerné par l’aléa inondation : de
niveau fort au Sud et à l’Est du site d’étude, de
niveau moyen au Sud du site d’étude. A noter que le
bassin de rétention est en aléa inondation de niveau
moyen.
Très fort
Travaux
Accentuation des risques d’inondation
du fait des obstacles créés par les
supports de panneaux
Fort
ET03, ET05
RT09
FORT
Aggravation des mouvements de
terrain et vulnérabilité aux chutes de
blocs
Fort ET02, ET05, RT09 FORT
Exploitation
Accentuation des risques d’inondation
du fait des obstacles créés par les
supports de panneaux
Fort
EE01, EE06,
EE08
RE05, RE06
FORT
Aggravation des mouvements de
terrain et vulnérabilité aux chutes de
blocs
Fort
EE07, EE08
RE03, RE04
FORT
L’île est classée en zone sismique 3, c’est-à-dire
modérée.
La menace cyclonique à Mayotte s’étend de décembre
à avril, avec un maximum de risque sur les trois mois
d’été austral, entre janvier et mars.
La saison sèche constitue une période
particulièrement propice pour le déclenchement des
incendies de forêts. Le brûlis est à l’origines de la
quasi-totalité des incendies forestiers sur l’île.
Mayotte peut être touchée par un tsunami en cas de
séisme ou glissement de terrain important bien
qu’elle ne soit pas située directement sur une zone de
forte activité tectonique.
Le site d’étude ne présente pas de susceptibilité des
sols à la liquéfaction.
Etant situé à 800m du littoral le plus proche et à
70m d’altitude, le site n’est pas concerné par les
aléas submersion marine et recul du trait de côte.
Modéré
Travaux
Augmentation du risque incendie du
fait de la présence des travaux Modéré EE04 Faible
Pas d’augmentation du risque sismique
ni du risque radon Nul - Nul
Exploitation
Présence d’appareils électriques
susceptibles de générer des départs de
feu
Modéré EE04 Faible
Pas d’augmentation du risque sismique
ni du risque radon Nul - NulECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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V.3. Milieu naturel
Tableau 11 : Evaluation des incidences brutes et résiduelles du projet après mesures pour le milieu naturel
MILIEU
CONCERNE ETAT INITIAL
NIVEAU DE
L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES DESCRIPTION
DE LA MESURE
NIVEAU DE
L’IMPACT
RESIDUEL PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU
D’INCIDENCE
Espaces naturels
protégés et
espaces
d’inventaires
Au regard de ces éléments, les enjeux vis-à-vis des
milieux naturels peuvent être considérés comme
modérés. L’AEI est située hors des espaces inventoriés
ou de protection. La réserve forestière et le corridor
écologique se situent en amont et les ZNIEFF sont
relativement éloignées.
En revanche, le site d’étude se situant en amont d’une
zone humide (mangrove), une attention particulière
devra être portée par rapport aux eaux de ruissellement
pouvant s’écouler vers la mangrove et le lagon.
Modéré Travaux
Ecoulement des eaux pluviales
vers le bassin de rétention et la
ravine Nord en respectant et la
ravine Nord en respectant la
répartition sur les bassins
versants actuels
Faible ET03, ET08 Très faible
Modéré Exploitation Très faible RE05 Très faible
Habitat
La parcelle est caractérisée par une très grande
pauvreté liée à l'occupation très ancienne du site pour
l’activité de la carrière.
Faible
Travaux Perte de surface des différents habitats présents sur site Très faible ET08, ET09, ET11 Très faible
Exploitation Aucune incidence Nul - Nul
Flore
La parcelle ne comporte aucune espèce protégée au
titre de l’arrêté n°362/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste
des espèces végétales protégées et règlementant
l’utilisation d’espèces végétales menacées dans le
Département de Mayotte.
Faible
Travaux Perte des espèces floristiques présentes Faible ET09 Faible
Exploitation Aucune incidence Nul - Nul
Faune
24 espèces animales sont protégées au titre de l’arrêté
préfectoral n°361/DEAL/SEPR/2018 qui interdit
notamment leur destruction.
Parmi elles :
14 espèces sur 24, soit 58.33%, ont un statut de
préoccupation mineure (LC),
5 espèces sur 24, soit 20.8% ont un statut d’espèce
quasi-menacée (NT)
1 espèce est vulnérable (VU)
1 espèce est en danger (EN)
1 espèce est en danger critique (CR)
Modéré sur la
majeure partie du
site à fort au Sud
du site (lac et son
pourtour)
Travaux Perte potentielle des habitats d’espèces protégées Modéré ET10, ET11, ET12 RE01, RE02 Faible
Exploitation Aucune incidence Nul - NulECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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V.4. Milieu humain
Tableau 12 : Evaluation des incidences brutes et résiduelles du projet après mesures pour le milieu humain
THEME ETAT INITIAL
NIVEAU
DE
L’ENJEU
INCIDENCES BRUTES DESCRIPTION
DE LA MESURE
NIVEAU DE
L’IMPACT
RESIDUEL PHASE DESCRIPTION DE L’EFFET NIVEAU
D’INCIDENCE
Organisation
territoriale
Le site d’étude est situé à proximité du village de Mtsamoudou dans la commune de Bandrélé au Sud de l’île de Mayotte. Il appartient à la Communauté de Communes du Sud (CCSud).
Faible
Travaux
Exploitation
Pas d’effet sur l’organisation territoriale Nul - Nul
Démographie
La commune de Bandrélé est la commune la plus peuplée du secteur Sud avec 10 282 habitants en 2017 selon l’INSEE. Elle représente 30 % de la population de ce secteur. Elle possède la croissance démographique la plus dynamique du secteur et la 4ème de l’ile avec un Taux de Croissance Annuel Moyen de 5,5 % entre 2012 et 2017. M’Tsamoudou compte 1 923
habitants (INSEE, 2017), soit environ 18% de la population communale. Il s’agit du deuxième village le plus peuplé après celui de Bandrélé.
Le site d’étude est situé à 2,5 km du centre du village de
M’Tsamoudou.
Modéré Travaux
Exploitation
Pas d’effet sur la démographie Nul - Nul
Urbanisation
Comme le reste de Mayotte, le développement de Bandrélé
s’est fait sans forme urbaine réfléchie répondant avant tout à un besoin urgent de logements (constructions illégales sur les zones agricoles et naturelles).
Afin d’apporter une réponse adaptée et durable à la croissance importante de la population de l’île, et notamment dans la
commune de Bandrélé, l’urbanisation doit être structurée et réfléchie tout comme la protection d’espaces non urbains à
vocation naturelle et agricole.
Le site d’étude est situé en zone naturelle (Ne) mais sur un site dégradé (carrière). L’AEE est majoritairement composée de zones naturelles et agricoles. Les zones urbaines sont
concentrées dans les villages (notamment celui de
M’Tsamoudou).
Modéré Travaux
Exploitation
Projet s’inscrivant sur un site dégradé
Caractère temporaire de l’installation
Compatible avec les documents
d’urbanisme sous réserve de ne pas
compromettre le caractère naturel de
la zone
Faible
ET04, ET09
EE10
RT02, RT07
RE04
Très faible
Logement/habitat
Sur la commune de Bandrélé, l’INSEE a recensé environs 2
650 résidences principales en 2017 soit 4,2% des logements de l’île et dont 38% sont en tôles, bois, végétal ou terre. Au village de Mtsamoudou, il a été recensé 477 habitations
considérées comme résidences principale pour 1923
habitants. Ces résidences sont à 29% en tôles, bois, végétal ou terre. Il y a eu une évolution de 11% du nombre de
résidence principale et de 18% du nombre d’habitant entre
2012 et 2017.
Les premières habitations se situent à Chirongui et au village de Mtsamoudou, soit à 1,7 km et 1,45 km respectivement du périmètre immédiat.
Faible
Travaux
Exploitation
Pas d’effet sur les logements Nul - Nul
Activités socio-
économiques
A l’échelle de Mayotte, le secteur tertiaire qui est le premier employeur avec un taux d’emploi de 55,4%. Sur la commune de Bandrélé, 34 entreprises ont été créés en 2018 et 70,6%
Modéré Travaux
Retombées locales positives pendant
les travaux (restauration, commerce,
etc.)
Positif - PositifECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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d’entre elles sont dans le secteur du commerce, transport,
hébergement et restauration. C’est aussi le secteur d’activité majoritairement présent sur la commune avec 62,5 des
entreprises fin 2017. La carrière de M’Tsamoudou et le site de concassage attenant sont les seules activités industrielles du Sud de Mayotte ; le reste étant concentré dans le Nord-Est de l’île. Les activités économiques sont essentiellement tournées vers les commerces et services sur la commune.
Selon l’INSEE, en 2017, sur les 10 282 habitants de la
commune de Bandrélé environs 2 846 personnes sont actif
soit 28% de la population et 21% d’entre eux travaillent au sein de la commune de Mamoudzou. Le village de
Mtsamoudou totalise quant à lui 1 923 habitants dont
seulement 25% ont un emploi. La population jeune est
fortement touchée par le chômage.
Comme toutes les ZNI, il existe une forte dépendance de l’île aux énergies fossiles.
Exploitation
Retombées touristiques positives liées
au tourisme technologique
Apport économique à la commune et à
l’EPCI
Emploi local (gardien)
Positif - Positif
Occupation du sol
Contrairement au Nord-Est de l’île, le Sud de Mayotte est rural et peu urbanisé. Les villages se succèdent le long de la route Nationale puis Départementale. Des zones naturelles
marquées par des peuplements de feuillus et des zones
agricoles, notamment constituées par de l’agriculture vivrière et maraichère occupent l’espace.
Modéré Travaux
Exploitation
Pas d’effet
Projet s’implantant dans une zone de
carrière en fin d’exploitation (zone de
remblais) : site dégradé
Nul - Nul
Infrastructure de
Transport
Le site d’étude, situé au Sud de la Commune de Bandrélé est desservi par le réseau primaire (RN3) puis secondaire (RD4) qui longe le périmètre du site. La route étroite et sinueuse est de mauvaise qualité (nombreux nids de poule) et nécessite
une vigilance accrue en cas d’emprunt. Les transports en
commun sur la commune de Bandrélé sont assurés par des taxis-minibus réalisant des liaisons interurbaines avec
Mamoudzou.
Le site d’étude est facilement accessible en voiture.
Modéré
Travaux
Augmentation temporaire de la
circulation de camions et de divers
engins de chantier sur les voiries
riveraines du site (D4, RN3)
Faible ET07 RT01, RT04 Très faible
Exploitation
Pas d’effet
Peu de présence sur le site, pas
d’augmentation sensible sur les axes
de circulation
Nul - Nul
Servitudes et
réseaux divers
Le site d’étude n’est traversé par aucune faisceau hertzien.
Le Sud de Mayotte reste le secteur le moins bien loti en
termes de maillage électrique territorial. Les lignes hautes
tensions qui s’étendent sur plusieurs kilomètres occasionnent des pertes importantes. La nouvelle ligne Haute-Tension
Longoni-Sada permettra de sécuriser l’alimentation électrique. Sa mise en service est prévue pour fin 2012. De nombreuses lignes sont encore aériennes, à l’instar de la ligne électrique aérienne longeant la D4, à proximité du site d’étude, et
occasionnent des coupures. L’autre volet de la sécurisation est l’enfouissement des lignes.
En raison de l’absence de servitudes et de réseaux particuliers au niveau de l’AEI, les enjeux sont considérés comme faibles.
Faible
Travaux Perturbation des réseaux lors des travaux de raccordement Faible - Faible
Exploitation Pas d’effets Nul - Nul
Risques industriels
La RN1 est le principal axe de transport de matières
dangereuses. Le site d’étude se trouve éloigné des
installations industrielles liées à un risque technologique qui sont situées sur la moitié Nord de l’île.
La seule Installation Classée pour la Protection de
l’Environnement (ICPE) présente sur la commune est la
carrière/installation de concassage ETPC de Mtsamoudou,
Faible Travaux
Exploitation
Pas d’augmentation de l’exposition des
populations aux risques technologiques
(notamment au risque TMD).
Nul - NulECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
AR1932-D191021 – v1 page 39
située à proximité immédiate du site d’étude.
Le site d’étude est situé sur le site de la carrière de
M’Tsamoudou dont une partie est toujours en activité. La
carrière de roches basaltiques exploitées par ETPC (COLAS) et le site de concassage attenant sont classés ICPE. Ce site est également répertorié comme un site BASIAS. Trois autres
sites BASIAS sont présent au sein de l’AEE.
Gestion des déchets
L’enfouissement représente 98 % des DMA collectés à
Mayotte, la valorisation matière et organique des DMA ne
concerne donc que 2% car 85% des déchets valorisable ne le sont pas. Faute d’équipements et de logistique de collecte
adaptés et suffisants, les dépôts sauvages se multiplies et
impactent significativement l’environnement et la qualité des eaux.
Modéré
Travaux
Production de déchets : déchets verts,
déchets de chantier, plastiques
d’emballage, éléments détériorés en
phase travaux
Modéré RT07 Faible
Production de déchets lors du
démontage des modules, câbles,
structures porteuses de l’installation
photovoltaïque au moment de la
déconstruction du site
Modéré RT07 Faible
Exploitation
Très faible production de déchets en
phase exploitation : liés à la
maintenance, remplacement de
panneaux, entretien de la clôture
Faible - Faible
Qualité de l’air
Les mesures effectuées à la station de surveillance de Sada, la plus proche du site d’étude, témoignent d’un air de bonne
qualité. A noter que pour l’instant, aucune station permanente de surveillance de la qualité de l’air n’est présente sur le
territoire communal de Bandrélé.
La présence de la carrière de Mtsamoudou – toujours en
activité – est génératrice de poussières. La qualité de l’air, à cet endroit est dégradée. Cependant, les habitations sont
relativement éloignées du site d’étude.
Modéré
Travaux Émissions de poussières et gaz d’échappement des engins de chantier Faible ET07 Très faible
Exploitation Risque de formation d’ozone Nul - Nul
Champs
électromagnétiques
En l’absence de ligne électrique de haute tension et de
faisceau hertzien sur le site d’étude, l’enjeu vis-à-vis des
champs électro-magnétiques est donc considéré comme
faible.
Faible Travaux
Exploitation
Formation de champs
électromagnétiques dans des valeurs
largement inférieures à celles
préconisées par la législation en
vigueur
Nul - Nul
Nuisances
Sur le périmètre immédiat, aucune mesure de bruit n’a été
effectué à ce jour. Les sources de nuisances sonores
potentielles sont les explosifs utilisés pour concasser les
roches extraites de la carrière ainsi que la circulation routière (limitée) sur la CCD4. Les premières habitations se situent à Chirongui et au village de Mtsamoudou, soit à 1,7 km et 1,45 km respectivement du périmètre immédiat.
Modéré
Travaux Bruit et vibrations (circulation sur le chantier et travaux de construction) Faible ET07 RT01, RT10 Très faible
Exploitation Émissions acoustiques (transformateur et onduleurs) Très faible EE02 Très faible
Radon La commune de Bandrélé est classée en potentiel de catégorie 3, soit le niveau le plus élevé. Fort Travaux Exploitation
Travaux du sous-sol limités et réalisés
en plein air Nul - NulECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
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V.5. Milieu Paysager
Tableau 13: Evaluation des incidences brutes et résiduelles du projet après mesures pour le milieu paysager
Milieu
concerné Contexte initial et niveau d’enjeu Phase
Incidences brutes
Mesures
d’Evitement (E),
Réduction (R) et
Accompagnement
(A)
Objectif
de la
mesure
Niveau de
l’incidence
résiduelle
NATURE INTENSITE TEMPORALITE / DUREE
Patrimoine
règlementé
Aucun élément du patrimoine règlementé ne se localise au sein de l’AEE et de l’AEI.
Absence de prescriptions de fouilles préventives
Nul
Travaux Possibilité de découvertes fortuites Faible Travaux
ET14 : Signalement de
toute découverte au
service concerné (Mairie
ou DAC)
Limiter
toute perte
du
patrimoine
historique
des lieux
Nul
Exploitation Fouilles et découvertes éventuelles limitées à la phase travaux. Nul / / /
Fondements
paysagers
AEI localisée dans le sud de Grande Terre (image sauvage et préservée) dans la baie de Mounyambani (risques naturels marqués + espaces de forêts humides).
Archipel sud de Mayotte dont les enjeux majeurs sont liés à la route littoral (séquence paysagère) avec des questionnements autour d’un projet de candidature à l’UNESCO.
Les documents cadres révèlent que l’AEI se situe sur une baie inhabitée à vocation naturelle et agricole. Les orientations concernant l’AEI sont liées à la préservation de la baie de Mounyambani, notamment le long de la RD4 « à protéger de l’urbanisation linéaire » et en frange des réserves forestières (à protéger). L’AEI est d’autant plus concernée qu’elle se place entre la plage Bambo-Est et la pointe Saziley (sites à valorisation naturelle et touristique).
Le PLU de Bandrélé place l’AEI en zone Ne du règlement de zonage où les champs de panneaux solaires et les installations afférentes y sont autorisés.
Modéré Travaux et
Exploitation
Le projet de centrale photovoltaïque
au sol introduit un contraste entre la
grande naturalité de la baie de
Mounyambani et le renforcement du
motif industriel (champ solaire) accolé
à la route du littoral (également seul
accès au sud de l’île).
Le projet s’inscrit toutefois en limite
de la carrière actuellement exploitée
de M’tsamoudou et que la zone Ne du
PLU de Bandrélé autorise les champs
de panneaux solaires et les
installations afférentes. Par ailleurs, le
projet ne traite pas suffisamment les
enjeux de mise en contact des
différents espaces (industriel/naturel)
notamment au regard de la proximité
et des relations immédiates à la RD4.
Modéré Exploitation
RE09 : plantations
diverses autour du
poste de livraison
Traiter les
lisières du
projet.
Modéré
Visibilités
et
perceptions
AEI implantée sur une ancienne zone exploitée de la carrière de M’tsamoudou, en zone Ne (Naturelle éloignée du littoral) du PLU de Bandrélé. En l’absence du projet, la zone aurait fait
l’objet d’une réhabilitation (mesure liée à l’activité de
carrière).
Bassin visuel de l’AEI limité :
- Aux espaces internes de la carrière ;
- A la RD 4, au sud de l’entrée de la carrière et depuis
les abords immédiats de l’AEI (partie qui longe l’AEI) ;
- Le nord de Mgnambani, le long de la RN3 ;
- Aux abords du GR1 sur la pointe de Rossi Bambo ;
- Au lagon, dans la baie de Mounyambani.
Ailleurs, aucune relation visuelle n’est relevée avec l’AEI,
notamment depuis le col de Chirongui ou le nord de
M’tsamoudou.
Faible
Travaux
Visibilités ponctuelles des engins
circulant sur le site et de la grue sur
quelques jours, sur le même bassin
visuel que celui du projet au phase
d’exploitation.
Modéré Travaux Modéré
Exploitation
Visibilités sur le projet localisée sur :
- les espaces internes de la
carrière,
- la RD 4, au sud de l’entrée de
la carrière (le projet s’inscrit
dans l’axe de la route) et
depuis le tronçon qui longe le
projet ;
- le nord de Mgnambani le long
de la RN3 dans des fenêtres
ponctuelles ;
- les abords du GR1 sur la
pointe de Rossi Bambo ;
- le lagon, dans la baie de
Mounyambani.
Modéré Exploitation
RE08 : habillage du
poste de livraison
RE09 : plantations
diverses autour du
poste de livraison
Réduire les
visibilités
sur le poste
de livraison
et proposer
une
architecture
de qualité.
ModéréECO-STRATEGIE REUNION ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE
AR1932-D191021 – v1 page 41
VI. TABLE DES ILLUSTRATIONS
VI.1. Figures
Figure 1 : Structure contractuelle reliant le propriétaire de la parcelle et l’exploitant (Source : ALBIOMA) ................................................................................................................................ 2
Figure 2 : Localisation du projet (Source : Eco-Stratégie Réunion, Fond de carte Géoportail) ............. 3
Figure 3 : Implantation du projet sur la parcelle (Source : Rapport de présentation, Albioma, Décembre 2019) ...................................................................................................................... 4
Figure 4 : Table du site ENERSADO (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019) ..................................................................................................................................... 6
Figure 5 : Batteries Li-Ion de la centrale Leclerc (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019) ..................................................................................................... 6
Figure 6 : Containers TESLA accueillant les batteries de stockage (1) (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019) ..................................................................... 7
Figure 7 : Containers TESLA accueillant les batteries de stockage (2) (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019) ..................................................................... 7
Figure 8 : Container de conversion d’énergie comprenant l'électronique de puissance et le poste HTA (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019) ...................................... 7
Figure 9 : Megapack de TESLA (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019) ..................................................................................................................................... 8
Figure 10 : Plan de raccordement du cas n°1 (Source : ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE)Erreur ! Signet non défini.
Figure 11 : Plan de raccordement du cas n°2 (Source : ALBIOMA SOLAIRE MAYOTTE)Erreur ! Signet non défini.
VI.2. Tableaux
Tableau 1 : Caractéristiques techniques du projet de centrale photovoltaïque de M’Tsamoudou (Source : Rapport de présentation du projet d’ALBIOMA, Décembre 2019) ...................................... 5
Tableau 2 : Synthèse du milieu physique ................................................................................... 11
Tableau 3 : Synthèse du milieu naturel ..................................................................................... 13
Tableau 4 : Synthèse du milieu humain ..................................................................................... 14
Tableau 5 : Tableau de synthèse des enjeux paysagers et patrimoniaux liés à la AEI ...................... 16
Tableau 6 : Synthèse des incidences du projet sur le milieu physique ........................................... 18
Tableau 7 : Synthèse des incidences du projet sur le milieu naturel .............................................. 21
Tableau 8 : Synthèse des incidences du projet sur le milieu humain ............................................. 22
Tableau 9 : Synthèse des mesures proposées pour le projet photovoltaïque .................................. 31
Tableau 10 : Evaluation des incidences brutes et résiduelles du projet après mesures pour le milieu physique ............................................................................................................................... 33
Tableau 11 : Evaluation des incidences brutes et résiduelles du projet après mesures pour le milieu naturel .................................................................................................................................. 36
Tableau 12 : Evaluation des incidences brutes et résiduelles du projet après mesures pour le milieu humain ................................................................................................................................. 37
Tableau 13: Evaluation des incidences brutes et résiduelles du projet après mesures pour le milieu paysager ............................................................................................................................... 40