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Conseil Municipal - 2023 12 12 Annexe point III Règlement budgétaire
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune d'Herserange.
Lien du pdf (Conseil Municipal - 2023 12 12 Annexe point III Règlement budgétaire)
Thèmes du document : Budget, Démocratie, Investissement et développement économique,
1
REGLEMENT
BUDGETAIRE & FINANCIER
(RBF)2
Préambule
Dans le cadre de la réglementation M57, la commune doit se doter d’un Règlement Budgétaire
et Financier (RBF).
Les mentions qui doivent figurer au RBF sont définies par le Code Général des Collectivités
Territoriales.
Le RBF permet à la Commune de :
- Décrire les procédures, de les définir , de les faire connaître avec exactitude et de se
donner l’ objectif de les suivre le plus précisément possible.
- Créer un référentiel commun et une culture de gestion que les services de la collectivité
se sont appropriés.
- Rappeler les normes et respecter le principe de permanence des méthodes,
- Préciser les procédures en matière d’ engagement, d’ autorisations de programme et de
crédits de paiement.3
TITRE 1 – LE CADRE BUDGETAIRE
Les différents documents budgétaires sont les suivants :
- Le Budget Primitif : acte par lequel le Conseil Municipal prévoit et autorise les dépenses
et les recettes de l’ exercice. Il ouvre les autorisations de programmes ; les autorisations
d’ engagement et les crédits de paiement. Il s’ exécute selon un calendrier précis (date
limite de vote). Il reprend les résultats de l’ exercice précédent tels qu’ils figurent au
compte administratif , dans la mesure où la Commune ne met pas en place de budget
supplémentaire.
- Les Décisions Modificatives : elles autorisent les dépenses ou recettes non prévues ou
insuffisamment évaluées lors des précédentes décisions budgétaires. Elles doivent
s’équilibrer.
- Le Compte Administratif : ce document de synthèse présente les résultats de l’ exécution
du budget de l’ exercice écoulé.
Section 1 – Présentation du Budget :
Le Budget de Commune est présenté et voté par nature, et est assorti d’une présentation
croisée par fonction.
Il est divisé en chapitres et articles : les crédits budgétaires sont regroupés au sein d’ enveloppes
financières globales appelées chapitres et sont déclinés par nature au niveau le plus fin (articles).
Section 2 – Vote du Budget :
DOB : le vote du Budget primitif est précédé du Débat d’Orientation Budgétaire dans les 2 mois
précédant son vote. Le DOB permet d’ aborder et de débattre des orientations budgétaires pour
lesquelles un document de synthèse est communiqué à chaque élu. Ce document présente le
contexte économique mondial, national et/ou local, souligne les réformes touchant les
collectivités locales prévues par la loi de finances susceptibles d’ avoir un impact sur le budget
communal. Le document reprend également les principales recettes et dépenses, les principaux
investissements projetés, l’état de la dette de la Commune et l’évolution envisagée des taux
d’imposition.
LE BUDGET : il est présenté par le Maire et est voté par chapitres en investissement et en
fonctionnement. Etant voté par chapitres, lorsque les crédits sont insuffisants, seule l’ assemblée
délibérante est autorisée à modifier les crédits.4
TITRE 2 – LA GESTION DES CREDITS : la comptabilité d’ engagement
Section 1 – Définition de l’ engagement :
La tenue d’une comptabilité d’ engagements au sein de la comptabilité administrative est une
obligation qui incombe à l’ exécutif de la Commune. Elle n’ est pas obligatoire en recettes bien
qu’ elle permette un suivi plus aisé.
L ’ engagement est l’ acte juridique par lequel la Commune crée ou constate à son encontre une
obligation de laquelle résultera une charge. L’ engagement s’ appuie le plus souvent sur un
document contractuel (bon de commande, contrat, convention, marché, délibération, …). Ces
documents sont définis ci-dessous.
La comptabilité d’ engagement doit permettre à tout moment de déterminer les crédits ouverts,
les crédits disponibles, les dépenses et recettes réalisées. Elle permet également, en fin
d’ exercice, de déterminer les restes à réaliser en investissement, et rend possible le rattachement
des charges et produits à l’ exercice, procédure obligatoire pour la Commune compte-tenu de sa
strate démographique.
L ’ engagement comptable précède ou est concomitant à l’ engagement juridique et permet de
s’ assurer de la disponibilité de crédits pour conclure l’ engagement juridique.
L ’ engagement comptable est obligatoirement constitué d’un montant prévisionnel de dépense
ou recette, de la désignation d’un tiers et de l’imputation budgétaire (article, fonction, service).
Section 2 – les différents types d’ engagement :
Nature Exécution de l’ engagement
comptable
Matérialisation de
l’ engagement juridique
Marchés publics, MAPA Bon de commande ou ordre de service
Autres dépenses à l’ exception des
fluides
Bon de commande et/ou contrat
Subventions versées Délibération et/ou convention (si > à 23 000 €)
Versement aux syndicats et/ou EPCI Délibération
Dépenses : locations, contrats de
maintenances, d’ entretien, …
Contrat ou bon de commande
Emprunts Engagement prévisionnel en
début d’année sur la base du
tableau d’amortissement
Contrat
Payes et indemnités Engagement prévisionnel en
début d’année
Délibérations, arrêtés, contrats5
TITRE 3 – LA GESTION DE LA PLURIANNUALITE
Section 1 – Définition des autorisations de programme (AP) et des autorisations
d’ engagement (AE) :
Les Autorisations de Programme (AP) constituent la limite supérieure des dépenses qui peuvent
être engagées pour l’ exécution des investissements. Elles demeurent valables, sans limitation de
durée, jusqu’à ce qu’il soit procédé à leur annulation. Elles peuvent être révisées.
Les Autorisations d’Engagement (AE) constituent la limite supérieure des dépenses qui peuvent
être engagées pour l’ exécution des dépenses de fonctionnement. Elles demeurent valables sans
limitation de durée jusqu’à ce qu’il soit procédé à leur annulation. Elles peuvent être révisées.
Elles ne peuvent s’ appliquer ni aux frais de personnel ni aux subventions versées à des
organismes privés
Section 2 – Modalités d’ adoption des AE/AP et règles de gestion des AE/AP :
1- Règles relatives à la date du vote :
Les AE et AP sont votées par une délibération distincte de celle du vote du budget ou d’une
décision modificative (art. R 2311.9 du CGCT).
Elles peuvent être votées lors de tout conseil municipal.
La délibération précise l’ objet de l’ AP , son montant, la répartition pluriannuelle des crédits de
paiement. Le cumul de crédits de paiement (CP) doit être égale au montant de l’ AP .
Il peut s’ agir :
- D’une AP projet dont l’ objet est constitué d’une opération d’ envergure ou d’u périmètre
financier conséquent (constructions neuves, opération d’ aménagement urbain lourd, …).
Ces AP ont une durée déterminée en fonction du projet.
- D’une AP programme qui correspond à un ensemble d’ opérations financières de
moindre ampleur (maintenance du bâti scolaire, ...). Ces AP sont millésimées (ex :
programme de rénovation scolaire 2024/2025).
2- Règles relatives au niveau de vote des AP/AE :
Les crédits de paiement sont votés en même temps que l’ AP et sont ventilés par exercice, par
chapitres budgétaires. Leur somme doit être égale au montant de l’ AP .
Avant le vote du budget suivant, l’ exécutif peut liquider et mandater, le comptable peut payer
les dépenses à caractère pluriannuel incluses dans une AP ou une AE votée sur des exercices6
antérieurs, dans la limite des crédits de paiement prévus au titre de l’ exercice par la délibération
d’ ouverture de l’ AP ou de l’ AE.
3- Règles d’affectation et de gestion d’ affectation :
Gestion de l’affectation / caducité : Toute AP ou AE non affectée dans le délai de 12 mois après
son vote est réputée caduque, afin de remettre à jour les programmes en fonction de leur
probabilité de réalisation.
Règles de virement des AP/AE : tout ajustement (mouvement de chapitre à chapitre, révision
d’une AP/AE, …) fera l’ objet d’une délibération par le Conseil Municipal.
4- Règles de péremption, modification, annulation, clôture des AP/AE :
Les AP/AE restent valables, sans limitation de durée, jusqu’à ce qu’il soit procédé à leur
annulation. Elles peuvent également être révisées par délibération du Conseil Municipal (art.
L2311.3 – 3312.4 – 4312.4 du CGCT).
Section 3 – Règles de gestion des Crédits de Paiement (CP) :
Chaque AP/AE comporte la répartition prévisionnelle par exercice des crédits de paiement
correspondant.
Les CP non consommés en fin d’ exercice tombent, sauf s’ils sont ventilés sur les années restant à
courir de l’ AP par Décisions Modificatives ou si l’ AP a été votée, affectée et engagée, avec crédits
de paiement inscrits au budget et adossés à un engagement juridique.
La Commune suit le taux de réalisation des crédits de paiement afin d’ avoir une vision précise
de la prévision. Elle ventile de manière annuelle les engagements sur les AP/AE pour connaître
le disponible annuel des crédits engagés.
Section 4 – Les différents soldes utilisés par le suivi pluriannuel :
Pour suivre l’utilisation des AP/AE, la Commune s’ appuie sur différents soldes :
- Reste à réaliser sur les AP/AE votées : cet état permet de mesurer pour une AP/AE
donnée ce qu’il reste effectivement à mandater pour son exécution complète. Le reste à
réaliser sur le voté est un solde égal au montant de l’ AP/AE globale diminué du montant
cumulé des mandatements réalisés.7
- Reste à réaliser sur les AP/AE engagées non soldées : cet état est calculé au regard du
montant cumulé des engagements comptables enregistrés pour une AP/AE. Il permet de
mesurer ce qu’il reste effectivement à mandater pour l’ exécution des engagements. Le
reste à réaliser sur l’ engagé non soldé est un solde égal au montant cumulé des
engagements diminué du montant cumulé des mandatements réalisés.
Section 5 – Les règles de continuité :
Il s’ agit des règles de liquidation des AP/AE/CP entre la fin de l’ exercice et le vote du budget.
Pour les dépenses à caractère pluriannuel incluses dans une AP/AE votées sur des exercices
antérieurs, l’ exécutif peut les liquider et les mandater dans la limite des crédits de paiements
prévus au titre de l’ exercice par la délibération d’ ouverture de l’ AP/AE.
Section 6 – Les règles d’information des élus et des tiers :
La gestion pluriannuelle est obligatoire dans le cadre des annexes budgétaires.
Conformément au CGCT (art. L3312.4 et L2311.3), la Commune produit un état de situation des
AE/AP/CP au BP et au CA comme suit (modèle pouvant différer en fonction du logiciel
comptable utilisé) :
AP affectées
non
couvertes par
des CP
réalisées au
1/1/N
Flux d’ AP
affectées en n
AP affectées
annulées
Stock d’ AP
affectées
restant à
financer
CP mandatés
au budget N
AP affectées
non
couvertes par
des CP
mandatées au
31/12/N
Ratio de
couverture
des AP
affectées
1 2 3 4 = (1+2)-3 5 6 = 4 – 5 6/5
TITRE 4 – DIVERS
Section 1 - Rattachement des charges et produits :
Le rattachement des charges et des produits concerne uniquement la section de
fonctionnement, et vise à faire apparaître dans le résultat d’un exercice donné toutes les charges
et tous les produits qui s’y rapportent.
Les dépenses engagées pour lesquelles le service a été fait avant le 31 décembre sans que la
facture ne soit parvenue font l’ objet d’un rattachement à l’ exercice.8
Sont aussi rattachées à l’ exercice les produits correspondants à des droits acquis au cours de
l’ exercice et qui n’ ont pu être comptabilisés.
Le montant des charges et produits rattachés doivent avoir une incidence significative sur le
résultat. Ainsi, ces rattachements, aussi bien des dépenses et des recettes, ne sera opéré :
- qu’à partir d’un montant de 1 000 €,
- qu’à engagement mis en place avant le 30/11 de l’ année
Section 2 – L ’ amortissement :
L ’ amortissement comptabilise la dépréciation des immobilisations. Ce procédé comptable
permet de constituer un autofinancement nécessaire au renouvellement des immobilisations.
Les biens amortissables et les durées d’ amortissement sont précisées ci-dessous, à compter du
01/01/2024 :
- Logiciels 2 ans
- Voitures 5 ans
- Camions et véhicules industriels 5 ans
- Mobilier 10 ans
- Matériel de bureau électrique et électronique 5 ans
- Matériel informatique 5 ans
- Matériels classiques 6 ans
- Coffre-fort 20 ans
- Installations et appareil de chauffage 10 ans
- Appareils de levage – ascenseurs 20 ans
- Equipements de garage et d’ atelier 10 ans
- Equipements de cuisine 10 ans
- Equipements sportifs 10 ans
- Installations de voirie 20 ans
- Plantations 15 ans
- Autres agencements et aménagements de terrain 15 ans9
- Bâtiments légers, abris 10 ans
- Constructions neuves 60 ans
- Agencement et aménagement de bâtiments 15 ans
- Installations électriques et téléphoniques 15 ans
Section 3 – Les subventions aux associations :
Dans le cadre de sa compétence, la Commune peut soutenir financièrement des associations
locales ou non qui mènent des actions d’intérêt général.
L ’ attribution d’une subvention est soumise à la libre appréciation du Conseil Municipal, et reste
facultative, précaire et conditionnelle.
L ’ association doit déposer un dossier de demande de subvention composé d’une lettre de
demande, des derniers rapports moraux, d’ activités et financiers présentés en AG, du compte de
résultat de l’ année N-1, du budget prévisionnel de l’ année N, du solde en banque au 31/12/N-1
et d’un RIB.
S’il s’ agit d’une nouvelle association, elle fournira les statuts, le récépissé de déclaration en
Préfecture.
Le dossier de demande complet devra être déposé, pour l’ année N, au plus tard au 31/01/N.
Les demandes sont pré-instruites par la Commission Municipale « Sports, Jeunesse et Vie
associative » pour présentation au Conseil Municipal au cours duquel est étudié le DOB.