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Document publié le Lundi 18 octobre 2021
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Thèmes du document : Ruralité, Aménagement du territoire, Investissement et développement économique,
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SECONDA SESSIONE URDINARIA DI U 2021
RIUNIONE DI I 28 È 29 D’UTTOBRE 2021
2EME SESSION ORDINAIRE DE 2021
REUNION DES 28 ET 29 OCTOBRE 2021
Question orale déposée par Mme Cathy COGNETTI-TURCHINI
Au nom du groupe “Un soffiu novu – Un nouveau souffle pour la Corse”
Objet : Plan Avenir Montagne et développement de l’intérieur
Monsieur le Président,
Alors même que nous nous interrogeons, sûrement à juste titre, sur l’intérêt de limiter l’accès aux sites naturels fréquentés, le plus souvent littoraux pour les préserver, se pose à l’inverse la question de l’accompagnement de territoires ruraux disposant d’infrastructures existantes ou de parcours à valoriser.
Trois territoires insulaires, les communautés de communes de l’Alta Rocca, de Celavu-Prunelli, et dans une démarche commune celles de Castagniccia-Casinca et de Costa Verde font partie des 32 lauréats sélectionnés dans le cadre du plan Avenir Montagne. Ce sont des démarches locales financées par ce nouveau dispositif géré par l’Agence Nationale pour la Cohésion des Territoires.
Nous apprenions ces jours-ci que le Paisolu d’Aitone était potentiellement éligible au plan Avenir Montagne si nous sommes en mesure de définir un projet viable pour ce site de soixante logements qui s’étend sur 4400 mètres carrés, propriété de la Collectivité depuis 2002, qui a connu une nette dégradation ces dernières années, au point de ne même plus être en situation d’accueillir ses quelques habitués depuis la fin de la saison 2016.
Il est évident que pour pouvoir être éligible, il faut un projet ficelé, chiffré et viable. Des EPCI y parvenant, notre collectivité doit pouvoir se positionner via la définition de projets d’autant plus structurants eu égard à l’ingénierie qui est la sienne.
Au cœur de nos montagnes, le GR20 accueille des milliers de randonneurs de Calenzana à Conca, traversant le Parc sur la ligne de partage des eaux de la Corse.
2021/O2/03911
180 kilomètres, 16 étapes de 4 à 8h30, et autant de refuges et de gîtes pour accueillir les randonneurs dans les meilleures conditions possibles. C’est un formidable vecteur économique pour nos villages de montagne qui profitent de cette attractivité et de cette fréquentation.
La vallée d’Asco, ou même le Giussani, vivent tant bien que mal de cette « mane » alors même qu’un accompagnement s’impose en faveur de la revitalisation de l’intérieur et du tourisme vert qui ne doivent pas rester de vains mots. La formation des professionnels de la montagne, la sensibilisation des plus jeunes aux espaces forestiers, le tourisme social et solidaire sont des pistes de développement.
Après la réactivation du comité de massif qui nous est opposé comme un vecteur de développement des communes rurales, on ne retrouve pas le financement de projets d’envergure comme par exemple la réhabilitation du Paisolu. Des actions ont bien sûr été engagées. Pour ne parler que de mon territoire, des avancées sont à saluer concernant la Strada Paolina qui ambitionne de connecter plusieurs sites dont le couvent de Morosaglia. Ces fonds nouveaux déployés par l’ANCT ne sont-ils pas l’occasion de voir plus grand ?
Plutôt que de disperser nos efforts en matière de développement de l’intérieur, il faudrait permettre aux acteurs de la montagne de disposer d’une offre sur-mesure pour répondre aux besoins concrets et spécifiques de ces territoires.
La perspective financière offerte par le Plan Avenir Montagne nous oblige d’une part à dresser une liste exhaustive de sites à valoriser ou à réhabiliter, et d’autre part à élaborer des projets viables permettant l’accès aux financements pour que la revitalisation de l’intérieur ne soit pas une chimère folklorique.
Comptez-vous positionner la Collectivité dans le cadre de ce dispositif qui peut être une réponse en faveur de notre patrimoine rural, levier d’un développement tant attendu de la montagne ?
Je vous remercie.