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Conseil Municipal - 2024 116 Avis du conseil municipal Mise en place ZFE
Document publié le Mercredi 21 mai 2008 par la commune d'Ifs.
Lien du pdf (Conseil Municipal - 2024 116 Avis du conseil municipal Mise en place ZFE)
Thèmes du document : Environnement, Transports, Changement climatique,
Arrêté n°XX
Arrêté
Le Président,
Vu la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 modifiée concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe ;
Vu la directive 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques ;
Vu le Code général des collectivités territoriales, notamment ses articles L.2213-4-1, L.2213-4-2, L.5211- 9-2, R.2213-1-0-1, D.2213-1-0-2 et D.2213-1-0-3 ;
Vu le Code de la route, notamment ses articles L.318-1, R.311-1, R.318-2, R.411-8, R.411-19-1, R.411- 25, R.411-26 et R.433-1 ;
Vu le Code de l'action sociale et des familles et notamment ses articles L.241-3 et L.241-3-2 ;
Vu le Code de l'environnement et notamment ses articles L.123-19-1, L.221-1, L.222-4, L.224-8 et L.229- 26 ;
Vu le décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010 relatif à la qualité de l’air transposant la directive 2008/50/CE ;
Vu le décret n° 2016-858 du 29 juin 2016 relatif aux certificats qualité de l'air ;
Vu le décret n°2017-782 du 5 mai 2017 renforçant les sanctions pour non-respect de l'usage des certificats qualité de l'air et des mesures d'urgence arrêtées en cas d'épisode de pollution atmosphérique ;
Vu le décret n°2022-99 du 1er février 2022 relatif aux conditions d’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité ;
Vu le décret n°2022-1641 du 23 décembre 2022 relatif aux conditions d’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants situées sur le territoire métropolitain ;
Vu l'arrêté du 9 février 2009 modifié relatif aux modalités d'immatriculation des véhicules ;Vu l'arrêté du 21 juin 2016 modifié établissant la nomenclature des véhicules classés en fonction de leur niveau d'émission de polluants atmosphériques en application de l'article R.318-2 du code de la route ;
Vu l'étude justifiant la création d'une ZFE-m établie conformément aux dispositions des articles L.2213- 4-1 et R.2213-1-0-1 du code général des collectivités territoriales,
Considérant le caractère cancérogène certain de la pollution atmosphérique établi par le Centre International de Recherche sur la Cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé, dans son rapport du 17 octobre 2013 ;
Considérant les conclusions du rapport « Données relatives aux aspects sanitaires de la pollution atmosphérique » remis par l’Organisation Mondiale de la Santé à la Commission européenne en juillet 2013 dans le cadre de la révision de la directive 2008/50/CE sur le lien entre l’exposition au dioxyde d’azote et des effets néfastes sur la santé à court terme ;
Considérant les nouvelles lignes directrices de l'Organisation Mondiale de la Santé relatives à la qualité de I 'air, lancées le 22 septembre 2021, qui offrent une plus grande certitude quant au fait que les effets sur la santé se produisent à des niveaux de pollution atmosphérique plus faibles qu'on ne le croyait auparavant, inférieurs aux valeurs normatives en vigueur ;
Considérant que le diagnostic du Plan Climat Air Energie Territorial de Caen Normandie Métropole met en évidence que le secteur des transports routiers reste majoritairement à l'origine des polluants atmosphériques sur le territoire, et qu’il est prévoit parmi ses actions en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air, la création d’une Zone à Faibles Emissions sur l’agglomération caennaise.
Considérant que le plan de prévention du bruit dans l’environnement adopté par le bureau Communautaire de Caen la Mer le 15 septembre 2022 indique que la création de la Zone à Faibles Emissions de Caen la Mer pourrait également entraîner localement une diminution du bruit émis par certains de ces véhicules non autorisés à circuler.
Considérant que l'instauration d'une zone à faibles émissions mobilité est obligatoire dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants situées sur le territoire métropolitain avant le 31 décembre 2024 ;
Considérant le transfert des attributions et compétences liées à la « ZFE » au Président de l’EPCI à fiscalité propre soit ici la communauté urbaine de Caen la Mer,
Arrête
Article 1.
Une zone à faibles émissions mobilité (ZFE), au sens de l'article L. 2213-4-1 du code général des collec- tivités territoriales, est créée pour une durée de 5 années à compter du 01/01/2025.
Cette restriction de circulation s’applique à l’ensemble des voitures ou véhicules particuliers (M1) consi- dérés comme « non classées » conformément à la classification établie par l'arrêté ministériel du 21 juin 2016 susvisé.
Pour rappel, l’apposition d’un certificat qualité de l’air est obligatoire pour tous les véhicules qui y sont astreints y compris ceux non concernés par le présent arrêté.Article 2.
Ces restrictions de circulation s’appliquent de façon permanente 7j/7 et 24h/24 sur les axes routiers strictement compris à l'intérieur du périmètre délimité par la RN 814 à l’exclusion des voies suivantes :
Sur la commune de Caen :
- Cours Caffarelli
- Avenue Victor Hugo
- Rue Dumont d’Urville
- Rue Suède et Norvège
- Quai de Normandie
- Avenue de l’Orne
- Rue de Cardiff
- Rue de la Chaussée d’Alger
- Quai et rue Gaston Lamy
- Avenue Nelson Mandela
- RD 405
- Rue Michelle Guillais
- Rue Joseph Philippon sur sa section comprise entre le boulevard Guillou et la rue Michelle Guillais
- Rue de Touraine
- Rue d’Authie de l’ouvrage enjambant la RN 814 à son carrefour avec la rue de Touraine
Sur la Commune de Mondeville :
- Quai Hippolyte Lefebvre
- Rue de la Chaussée d’Alger
- Cours Caffarelli
- Rue Gaston Lamy
- Voie 810
Sur la Commune d’Hérouville-Saint- Clair :
- Quai Hippolyte Lefebvre
- Voie 810Sur la Commune de Louvigny :
- RD 405
Sur la Commune d’Eterville :
- RD 405
Sur la Commune d’Ifs :
- Avenue Jean Vilar de l’ouvrage enjambant la RN 814 au parking relais
Sur la Commune de Bretteville-sur-Odon :
- Boulevard des Pépinières
Ce périmètre peut être consulté à l'adresse (URL) suivante : https://caenlamer.fr/
Les restrictions de circulation ne s’appliquent pas sur les itinéraires de déviation qui sont mis en place par l'autorité de police de circulation en cas de travaux, évènements particuliers ou situation de gestion de crise routière, lorsque le trafic routier circulant à l'extérieur du périmètre de la ZFE-m se retrouve dévié sur des axes compris dans le périmètre et ce, pendant la durée de l’événement justifiant cette déviation.
Article 3.
La mesure instaurée à l'article 1er ne s'applique pas aux véhicules pour lesquels l'accès à la zone à faibles émissions ne peut être interdit, tels que listés à l'article R. 2213-1-0-1 du code général des collec- tivités territoriales.
Article 4.
La mesure instaurée à l'article 1er ne s'applique pas, pendant une durée de 3 ans suivant la date d'entrée en vigueur du présent arrêté aux véhicules dont le kilométrage annuel n’excède pas 6 000 km.
Article 5.
Les demandes de dérogations individuelles visées à l'article 4-2°sont à demander par voie électronique à l’adresse suivante : zfe@caenlamer.fr
Les décisions d'octroi ou de refus de dérogations individuelles donnent lieu à un justificatif précisant le cas échéant les conditions de validité de la dérogation, le périmètre sur lequel elle s'applique et sa durée de validité.
Lorsque les conditions justifiant la dérogation ne sont plus remplies, le bénéficiaire doit en informer sans délai la communauté urbaine de Caen la Mer.En cas de non-respect d'application des conditions d'octroi, la dérogation individuelle peut être retirée.
Article 6.
Les infractions au présent arrêté seront constatées par procès-verbaux dressés par les forces de l'ordre assermentées à cet effet et réprimées selon les textes et la réglementation en vigueur, en particulier l’article R411-19-1 du code de la route.
Article 7.
Le présent arrêté sera publié au recueil des actes administratifs de Caen la Mer et affiché au siège de la collectivité conformément à la règlementation en vigueur.
Article 8.
Les dispositions du présent arrêté prendront effet à compter de sa date de publication au recueil des actes administratifs de Caen la Mer, sous réserve de la mise en place de la signalisation règlementaire destinée à les porter à la connaissance des usagers.
Article 9.
Le présent arrêté peut faire l'objet, dans un délai de deux mois à compter de sa publication d'un recours contentieux devant le Tribunal administratif de Caen, qui peut être saisi notamment par voie dématérialisée sur le site www.telerecours.fr
Dans ce même délai, un recours gracieux peut être déposé par écrit devant le Président de la communauté urbaine de Caen La Mer. Cette démarche proroge le délai de recours contentieux.
Article 10.
Le Directeur Général des Services de Caen la Mer, le Directeur Interdépartementale de la Police Nationale et tous les agents de la force publique et de la police municipale sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont une copie sera adressée :
• Au Préfet de département du Calvados ;
• Au Directeur Interdépartementale de la Police Nationale ;
• Au Président de la Région Normandie ;
• Au Président du Département du Calvados;
• Au Directeur de la Direction Interdépartementale des Routes Nord Ouest (DIR Nord Ouest) ;
• Aux Maires des communes de Hérouville-Saint-Clair, Mondeville, Cormelles le Royal, Ifs, Fleury sur Orne, Louvigny Saint-André sur Orne, Eterville, Bretteville sur Odon, Carpiquet et Saint-Germain la Blanche-Herbe.
Fait à Caen, le
Pour le Président
Le vice-président délégué
Prénom NOMAnnexe : Carte du périmètre de la Zone à Faibles Émissions mobilité (ZFE-m)ZONE A FAIBLES EMISSIONS MOBILITE (ZFE-M)
DE L’AGGLOMERATION DE CAEN LA MER
Dossier de consultation réglementaire
Préparé pour le compte de :
Caen la mer
23 juil. 24Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
Version 2.1
page 2
Gestion du document
Titre de l’étude : Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer
N° de projet : C23-00212 (C1555)
Titre du document : Dossier de consultation réglementaire
Maitre d’ouvrage : Caen la mer
Répertoire & nom du fichier :
C:\PROJETS\C1555 ZFE
Caen\3_Travail\4_D_Réglementaire\C23-
00212 ZFE Caen_v1.6.docx
Auteur principal : Florent Dibilly, Aline Bagland
Autre(s) rédacteur(s) : Thamara Vieira da Rocha, Laurent Jardinier
Distribution
Version Revu par Date de parution Distribution Modifications apportées
1.0 A. Bréèrette 2 juil. 24 Caen la mer
2.0 A. Bagland 19 juil. 24 Caen la mer Intégration des remarques
2.1 A. Bagland 23 juil. 24 Caen la mer -Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Sommaire
1 Préambule ......................................................................................... 7
2 Résumé non technique ........................................................................... 9
3 Le contexte de mise en œuvre de la ZFE-m ................................................. 19
3.1 La communauté urbaine Caen la Mer ................................................... 19
3.2 Les Zones à Faibles Emissions mobilité (ZFE-m) ....................................... 30
4 Le projet de Zone à Faibles Emissions mobilité ............................................. 35
4.1 Le périmètre et les véhicules concernés ............................................... 36
4.2 Les dérogations............................................................................. 39
4.3 Le dispositif de contrôle et de sanctions ............................................... 40
5 Les principes méthodologiques de l’évaluation ............................................. 41
5.1 Les périmètres d’évaluation ............................................................. 41
5.2 L’estimation du parc de véhicules en l’absence de ZFE-m .......................... 43
5.3 La mise en place d’un modèle de déplacements, outil de l’évaluation des trafics 47
5.4 L’estimation des trafics en l’absence de ZFE-m....................................... 48
5.5 La situation de projet intégrant la ZFE-m .............................................. 49
5.6 L’évaluation des émissions de polluants et des Gaz à Effet de Serre (GES) ....... 50
6 Les effets sur la mobilité ....................................................................... 51
6.1 Les effets sur le parc de véhicules ...................................................... 51
6.2 Les effets sur les déplacements et le trafic routier .................................. 54
7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires .............................................. 59
7.1 La réglementation des émissions de polluants ........................................ 59
7.2 L’état initial de la qualité de l’air ...................................................... 60
7.3 Les impacts de la ZFE-m sur les émissions de polluants.............................. 65
7.4 Les impacts de la ZFE-m sur les concentrations et l’exposition des populations . 67
7.5 Les impacts sur les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) ........................ 74
7.6 Les autres impacts : bruit, mobilité active… .......................................... 75
8 Les impacts socio-économiques ............................................................... 77
8.1 Les acteurs concernés ..................................................................... 77
8.2 Les impacts sur les ménages résidant dans la ZFE-m ................................. 78
8.3 Les impacts sur les ménages résidant hors de ZFE-m................................. 83
8.4 Les impacts sur les professionnels ....................................................... 91
8.5 Les impacts sur les usagers des autres modes de transport ......................... 93
8.6 Les autres acteurs de la collectivité : la puissance publique et les riverains ..... 95
9 Le projet d'arrêté ................................................................................ 97Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
Version 2.1
page 4
Sommaire des tableaux
Tableau 1 : Classification des véhicules selon leur vignette Crit’Air ......................... 31 Tableau 2 : Normes de qualité de l’air des concentrations de polluants en moyenne annuelle ........................................................................................... 60 Tableau 3 : Exposition de la population au NO2 en 2025 ....................................... 67 Tableau 4 : Exposition de la population aux PM10 en 2025 .................................... 69 Tableau 5 : Exposition de la population aux PM2,5 en 2025 ................................... 71 Tableau 6 : Répartition du parc automobile total et de voitures Crit’Air Non Classé sur la communauté urbaine Caen la Mer............................................................. 79
Sommaire des illustrations
Figure 1 : Evolution démographique ............................................................. 20 Figure 2 : Concentration de l’emploi au regard de la population active ................... 22 Figure 3 : Parts modales des résidents de Caen, de Caen la Mer (hors Caen) et des territoires alentour .............................................................................. 24 Figure 4 : Motorisation des ménages ............................................................ 25 Figure 5 : Evolution des émissions de polluant sur la communauté urbaine Caen la Mer en tonnes ......................................................................................... 26 Figure 6 : Contribution des différents secteurs d’activité aux émissions de polluants (en pourcentage) en 2019 pour la communauté urbaine Caen la Mer ........................ 28 Figure 7 : Contribution des différents secteurs d’activité aux émissions de gaz à effet de serre (en pourcentage) en 2019 pour la communauté urbaine Caen la Mer............. 29 Figure 8 : Le périmètre de la Zone à Faibles Emissions mobilité ............................ 36 Figure 9 : Le calendrier de mise en œuvre et les véhicules concernés .................... 38 Figure 10 : Les périmètres d’évaluation .......................................................... 42 Figure 11 : Evolution des parcs de véhicules du périmètre élargi entre les situations de référence (2025) et actuelle (2022) : parcs en fonction des types de véhicules ....... 43 Figure 12 : Parc de véhicules particuliers (VP) du périmètre élargi en fonction des catégories Crit’Air : parc historique entre 2010 et 2022 et projection à l’horizon 2025 (situation de référence) ........................................................................ 44 Figure 13 : Evolution des parcs de véhicules particuliers (VP) entre les situations de référence (2025) et actuelle (2022) du périmètre élargi : parcs en fonction des motorisations ..................................................................................... 45 Figure 14 : Parc de véhicules particuliers (VP) Crit’Air Non Classé du périmètre élargi : (a) parc historique entre 2010 et 2022 et projection à l’horizon 2025 (situation de référence) ; (b) zoom sur le parc de 2020 à 2025 ........................................... 45 Figure 15 : Parc de véhicules particuliers (VP) Crit’Air Non Classé de la communauté urbaine Caen la Mer : (a) parc historique entre 2010 et 2022 et projection à l’horizon 2025 (situation de référence) ; (b) zoom sur le parc de 2020 à 2025 ; (c) part de ces véhicules sur le total du périmètre élargi.................................................... 46 Figure 16 : Evolution du nombre de déplacements en qualité de conducteurs de voiture entre 2022 et la situation de référence 2025 ................................................ 48 Figure 17 : Alternative pour les conducteurs de véhicules Non Classés réalisant un trajet (interne ou d’échange) en lien avec la ZFE-m............................................... 49Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Page 5
Figure 18 : Evolution des parcs de véhicules particuliers (VP) du périmètre élargi entre les situations de projet et de référence : (a) VP Diesel et (b) VP essence en fonction des catégories Crit’Air .......................................................................... 52 Figure 19 : Evolution des parcs de véhicules particuliers (VP) de la communauté urbaine Caen la Mer entre les situations de projet et de référence : (a) VP Diesel et (b) VP essence en fonction des catégories Crit’Air ................................................. 53 Figure 20 : Evolution des kilomètres parcourus entre les situations de référence et de projet 55
Figure 21 : Evolution du trafic journalier des voitures Crit’Air Non Classé entre les situations de projet et de référence .......................................................... 57 Figure 22 : Part des voitures Crit’Air Non Classé en situation de référence (première carte) et de projet (deuxième carte) ......................................................... 58 Figure 23 : Les mesures de concentration annuelles de polluants ........................... 61 Figure 24 : Moyenne annuelle de concentration de NO2 en 2022 ............................. 62 Figure 25 : Moyenne annuelle de concentration de PM10 en 2022 ........................... 63 Figure 26 : Moyenne annuelle de concentration de PM2,5 en 2022 .......................... 64 Figure 27 : Emissions de NO2 en situation de référence et de projet à l’horizon 2025 .... 65 Figure 28 : Emissions de PM10 en situation de référence et de projet à l’horizon 2025 .. 66 Figure 29 : Emissions de PM2,5 en situation de référence et de projet à l’horizon 2025 . 66 Figure 30 : Différence de concentration moyenne annuelle de NO2 entre les situations de référence et de projet 2025.................................................................... 68 Figure 31 : Concentration moyenne annuelle de de NO2 en situation de projet 2025 ..... 68 Figure 32 : Différence de concentration moyenne annuelle de PM10 entre les situations de référence et de projet 2025 ................................................................ 70 Figure 33 : Concentration moyenne annuelle de PM10 en situation de projet 2025 ....... 70 Figure 34 : Différence de concentration moyenne annuelle de PM2,5 NO2 entre les situations de référence et de projet 2025 ................................................... 72 Figure 35 : Concentration moyenne annuelle de PM2,5 en situation de projet 2025 ...... 72 Figure 36 : Evolution des émissions de GES entre les situations de projet et de référence 74
Figure 37 : Relations Domicile-Travail en lien avec la ZFE-m ................................. 80 Figure 38 : Accessibilité au centre-ville de Caen en modes actifs............................ 81 Figure 39 : Intensité de l’offre en transports collectifs ........................................ 82 Figure 40 : Intensité de l’emploi sur le territoire de Caen la Mer ............................ 84 Figure 41 : L’offre d’intermodalité en gare ..................................................... 85 Figure 42 : Réseau ferroviaire, routier et aires de covoiturage............................... 87 Figure 43 : Itinéraires proposés par Google Maps ............................................... 88 Figure 44 : Niveau de vie moyen par individu ................................................... 89 Figure 45 : Vocation principale des Zones d’Activités Economiques (ZAE) de Caen la Mer92 Figure 46 : Parts modales sur les communes* de la ZFE-m .................................... 93 Figure 47 : Illustration de la thématique Mobilité - PADD du PLUi-HM de Caen la Mer .... 94Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Page 7
1 PREAMBULE
Tel que stipulé à l’article L2213-4-1 du Code général des collectivités territoriales, une
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) est instaurée par un arrêté qui établit les
modalités d’application des restrictions de circulation : périmètre, type et catégorie
de véhicules concernés, éventuelles dérogations locales… Cet arrêté est
accompagné d’une étude réglementaire, constituée par le présent dossier.
Conformément aux exigences de l’article R2213-1-0-1 du Code général des
collectivités territoriales, cette étude justifiant la création d'une Zone à Faibles
Emissions doit comporter :
• Un résumé non technique ;
• Une description de l'état initial de la qualité de l'air sur la zone concernée ;
• Une évaluation de la population concernée par les dépassements ou le risque de dépassement des normes de qualité de l'air ;
• Une évaluation des émissions de polluants atmosphériques dues au transport routier sur la zone concernée ;
• Une évaluation de la proportion de véhicules concernés par les restrictions et, le cas échéant, les dérogations prévues ;
• Une évaluation des réductions des émissions de polluants atmosphériques attendues par la création de la zone à circulation restreinte.
Elle s’appuie sur plusieurs études pilotées par Caen la Mer avec l’assistance du
CEREMA : une étude des impacts sur la qualité de l’air de la ZFE-m réalisée par Atmo
Normandie, une étude relative aux évolutions de trafics et impacts socio-
économiques menées par plusieurs prestataires du domaine (Explain, CITEPA, Algoé).
Cette étude réglementaire incluant le projet d’arrêté est soumise à la consultation et
à l’avis du public et des acteurs institutionnels (Autorité Organisatrice de la Mobilité,
Conseils Municipaux des communes impactées et limitrophes, gestionnaires de voirie,
Chambres Consulaires) au cours de l’automne 2024.
Le bilan de la consultation et la signature de l’arrêté définitif sont prévus pour la fin de
l’automne.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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page 8
En parallèle, un dispositif de communication et d’information locale sur la ZFE-m est
mis en place pour une durée d’au moins trois mois, afin de porter à la connaissance
du public, le périmètre, les restrictions de circulation et les alternatives à l'usage
individuel de la voiture.
En accord avec le Code général des collectivités territoriales, la ZFE-m fera l’objet
d’une évaluation régulière, au moins tous les 3 ans, afin de suivre les évolutions de la
pollution atmosphérique locale et au besoin faire évoluer le dispositif.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
Version 2.1
Page 9
2 RESUME NON TECHNIQUE
La pollution atmosphérique, un enjeu de santé publique majeur
Santé Publique France estime que chaque année près de 40 000 décès seraient
attribuables à une exposition des personnes âgées de 30 ans et plus aux particules
fines (PM2,5). La pollution de l’air ambiant est ainsi un facteur de risque important pour
la santé en France puisqu’elle représente 7 % de la mortalité totale de la population
française liée à une exposition aux PM2,5. En termes d’impact économique, la
Commission d’enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l’air du
Sénat estime que le coût total de la pollution de l’air (extérieur et intérieur) s’établit
entre 68 et 97 milliards d’euros par an pour la France, dont une très large part est liée
aux impacts sanitaires1. A cela s’ajoutent les effets nocifs sur l’environnement
(l’eutrophisation des milieux aquatiques, l’acidification de l’eau et des sols, la
contamination des milieux, des plantes et des animaux).
Une qualité de l’air métropolitain en amélioration
Depuis 2004, les progrès accomplis pour la réduction des émissions de polluants
atmosphériques se reflètent dans l’évolution des teneurs en polluants dans l’air
notamment sur la communauté urbaine Caen la Mer. En 2021, la communauté
urbaine Caen la Mer n’a ainsi pas fait l'objet de dépassements des valeurs limites
réglementaires actuelles pour les douze polluants réglementés aux niveaux national
et européen pour la protection de la santé humaine.
Toutefois, en septembre 2021, l’Organisation Mondiale de la Santé a établi de
nouvelles recommandations en termes d’objectifs de concentrations pour six
polluants. A la suite, la Commission européenne a initié une révision de la directive
européenne 2008/50/CE sur la qualité de l’air ambiant qui devrait prochainement
amener à un abaissement des seuils réglementaires. Par ailleurs, les valeurs guides de
l’OMS sont dépassées pour plusieurs polluants sur le territoire de la communauté
urbaine Caen la Mer.
Ainsi, il est nécessaire de poursuivre les efforts pour améliorer la qualité de l’air et
réduire la pollution à un niveau qui ne serait plus néfaste pour la santé.
1 Qualité de l’air : Sources de pollution et effets sur la santé - Ministère du travail, de la santé et des
solidarités (sante.gouv.fr)Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
Version 2.1
page 10
Le trafic routier : un secteur largement responsable des émissions de polluants atmosphériques
Les sources de ces émissions de polluants sont multiples : transports, industrie,
chauffage résidentiel ou agriculture, phénomènes naturels. Toutefois, le secteur du
transport reste la première source de certains polluants ayant un impact sanitaire
important, notamment parce qu’ils sont émis à proximité de zones habitées et au
niveau du sol, renforçant potentiellement l’exposition des populations.
En 2019, pour la communauté urbaine Caen la Mer, le secteur du transport a
contribué à 78 % des émissions d’oxydes d’azote NOx, (qui incluent le monoxyde
d’azote NO et le dioxyde d’azote NO2), 41 % des particules PM2,5 (particules d’un
diamètre inférieur à 2,5 μm) et 37 % des particules PM10 (particules de diamètre
inférieur à 10 micromètres ou μm)2.
Au-delà de leur impact sur la pollution atmosphérique locale et la santé, les transports
jouent également un rôle dans le changement climatique à l’œuvre : ils sont
responsables de 52 % des émissions de dioxyde de carbone CO2 de Caen la Mer.
Le secteur des transports a donc un impact significatif sur lequel il faut agir pour
améliorer la qualité de l’air et réduire les effets du changement climatique.
Le projet de ZFE-m
L’objectif des ZFE-m est d’améliorer la qualité de l’air, afin de réduire les impacts de la
pollution atmosphérique locale sur la santé. Elles contribuent également à une
réduction de la consommation d’énergie fossile en faveur de la lutte contre le
dérèglement climatique.
Le principe consiste à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants sur le
réseau viaire d’un périmètre défini et selon des modalités spécifiques (type et
catégorie de véhicules interdits, plages horaires, jours concernés…). Le dispositif mis
en place permet ainsi d’inciter à l’utilisation de modes de déplacement alternatifs à
la voiture, d'accélérer le renouvellement du parc automobile ou d'augmenter le
nombre d’occupants par voiture.
La réglementation dans les ZFE-m repose sur la classification des véhicules et les
vignettes Crit’Air (aussi dénommées « certificat qualité de l’air »).
2 Atmo Normandie. Inventaire des émissions 2019 : communauté urbaine Caen la Mer. Disponible sur :
https://www.atmonormandie.fr/dataviz/emissions?type_zone=1&zone_id=200065597&code_parametre =12Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
Version 2.1
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Les caractéristiques de la ZFE-m
Le périmètre proposé (voir carte ci-dessous) pour le projet de ZFE-m est délimité par le
boulevard périphérique de Caen, la route nationale RN 814. Pour permettre des
déplacements intermodaux par l’accès aux parcs relais (P+R) existants ou en projet,
certaines voies à l’intérieur du périmètre sont exclues de la réglementation. De même,
le boulevard périphérique de Caen (RN 814) est également exclu de la
réglementation afin de maintenir un itinéraire de contournement pour les flux de
transit.
La ZFE-m sera instaurée à partir du 1er janvier 2025 pour une durée de 5 ans, soit
jusqu’au 31 décembre 2029.
Pour une meilleure lisibilité du dispositif, les restrictions de circulation et de
stationnement seront effectives en continu, 7 jours sur 7 et 24h sur 24.
Elles concerneront les voitures ou véhicules particuliers « Non Classés » (NC).Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Les dérogations
La mise en place de la ZFE-m s’accompagne d’un cadre dérogatoire national et local
permettant de prendre en compte les spécificités de certains usages ou certains types
de véhicules.
Les exemptions nationales :
Selon l’article R 2213-1-0-1 du Code général des collectivités territoriales, l’accès à la
zone de circulation ne peut être interdit, quelle que soit leur vignette Crit’Air :
• Aux véhicules d'intérêt général au sens de l'article R 311-1 du code de la route,
• Aux véhicules du ministère de la Défense,
• Aux véhicules affichant une carte mobilité inclusion comportant la mention « stationnement pour les personnes handicapées » délivrée sur le fondement de l'article L 241-3 du code de l'action sociale et des familles ou une carte de stationnement pour personnes handicapées délivrée sur le fondement de l'article L 241-3-2 du même code dans sa rédaction antérieure au 1er janvier 2017,
• Aux véhicules de transport en commun de personnes à faibles émissions au sens de l’article L 224-8 du code de l'environnement.
Les dérogations locales :
En complément de ces exemptions nationales, la communauté urbaine Caen la Mer
souhaite accorder, sur demande, des dérogations à certains véhicules non autorisés
au sein de la ZFE-m.
Ces dérogations concernent :
• Les véhicules présentant un intérêt historique (véhicules dits de collection) au sens du paragraphe 6.3 de l’article R 311-1 du code de la route, car ils ne peuvent pas être mis aux normes écologiques et concourent au patrimoine roulant. Cette dérogation est octroyée pour une durée de 3 ans ;
• Les « petits rouleurs », c’est-à-dire les personnes qui utilisent peu leur voiture (moins de 6 000 km par an).
Les effets attendus de la ZFE-m sur le renouvellement du parc et le trafic
À l’échelle du périmètre élargi, la mise en œuvre d’une ZFE-m devrait conduire à un
renouvellement de quelques 2 900 des 6 500 véhicules particuliers « Non classés » à
l’horizon 2025. Ce renouvellement se fera en faveur de motorisations plus récentes et
accentuera ainsi la tendance observée de rajeunissement du parc.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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La mise en place de la ZFE-m entrainera également des changements de
comportement et du report modal de la voiture vers d’autres modes dont les
transports en commun, le vélo. Ce phénomène contribuera à faire baisser les niveaux
de trafics.
Ainsi, en situation de projet, les flux routiers journaliers internes et en échange avec la
ZFE-m s’atténuent de 0,4 %, soit une baisse de l’ordre de 2 000 déplacements
automobiles par jour (sur une base de 310 000). Le renouvellement du parc a quant à
lui des effets sur la structure de ces déplacements puisque 85 % des déplacements
avec des véhicules « Non classés » sont évités avec la ZFE-m.
Les impacts environnementaux du projet
Réduction des émissions de polluants
En 2025, le projet de ZFE-m permet une diminution de 0,3 tonne par an des émissions
de NO2 au sein du périmètre de la ZFE-m, soit une baisse de 0,3 % par rapport à la
situation de référence.
Pour les PM10, la diminution est de 0,2 tonne par an, soit une baisse de 0,4 %. Pour les
PM2,5, le gain est de 0,1 tonne par an, ce qui représente une diminution de 0,5 %.
Amélioration des concentrations de polluants
La baisse limitée des émissions de NO2 a pour conséquence d’atténuer très
légèrement les concentrations de ce polluant en situation de projet. Ces diminutions
se font principalement à l’intérieur de la ZFE-m et sur les axes structurants connectés
au périphérique comme la RN 13 ou la RD 515. Les concentrations de NO2 restent
inférieures à la valeur limite réglementaire de 40 μg/m3 sur l’ensemble du périmètre
(situation inchangée par rapport à la situation actuelle). Cependant, elles sont
supérieures à la future valeur limite réglementaire de 20 μg/m3 sur les grands axes
routiers, et donc également supérieures à la valeur cible recommandée par l’OMS de
10 μg/m3.
Les concentrations de PM10 s’atténuent légèrement en situation de projet par rapport
à la situation de référence. Ces diminutions sont principalement localisées le long des
axes structurants à l’intérieur de la ZFE-m et à l’extérieur (périphérique RN 814, RN 13,
A 13, RD 515). Pour les PM2,5, les concentrations s’atténuent très légèrement par
rapport à la situation de référence. Ces diminutions sont situées le long du réseau
structurant connecté au périphérique.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Sur l’ensemble du périmètre, les concentrations de PM10 et PM2,5 sont inférieures aux
valeurs limites réglementaires (respectivement 40 μg/m3 et 25 μg/m3) : situation
inchangée par rapport à la situation actuelle. A proximité des principaux axes routiers,
les concentrations de PM10 dépassent la valeur guide recommandée par l’OMS de
15 μg/m3 et elles sont proches de la future valeur limite réglementaire de 20 μg/m3.
Les concentrations de PM2,5 dépassent la valeur guide recommandée par l’OMS de
5 μg/m3 sur l’ensemble du périmètre et elles se situent au-dessus de la future valeur
limite réglementaire de 10 μg/m3 à proximité des grands axes routiers.
Impact sur l'exposition des populations
Aucun habitant n’est exposé à une concentration supérieure aux seuils
réglementaires en vigueur, aussi bien pour le NO2, les PM10 que les PM2,5.
Toutefois, ces seuils sont amenés à évoluer. Dans cette perspective, les valeurs limites
européennes envisagées sont dépassées en situation de projet 2025 pour 3 % de la
population pour les PM2,5 et jusqu’à quelques dizaines d’habitants pour le NO2 et les
PM10. La ZFE-m contribue légèrement à réduire la population exposée à ces seuils.
Les valeurs guides de l’OMS, plus strictes, sont en revanche dépassées pour quelques
dizaines de personnes pour les PM10, près de la moitié des habitants pour le NO2 et
l’ensemble de la population pour les PM2,5. Des actions complémentaires, y compris
sur les autres secteurs émetteurs, seront à poursuivre pour réduire certains polluants
comme les PM2,5 (émis à 36 % par les transports routiers et 46 % par le secteur
résidentiel).
Les impacts socio-économiques du projet
La mise en place de la Zone à Faibles Emissions-mobilité va permettre d’améliorer la
qualité de l’air sur le territoire de la communauté urbaine Caen la Mer. Au-delà des
phénomènes de remplacements de véhicules, sa mise en œuvre va induire des
changements de pratiques de mobilités des habitants, usagers des offres de transport,
des entreprises.
La ZFE-m vise à interdire la circulation des véhicules Crit’Air « Non Classé ». Sur les 6 500
véhicules concernés par la règlementation sur le périmètre élargi, 1 300 voitures sont
domiciliées à l’intérieur du périmètre. 1 000 (soit 77 %) de ces véhicules sont possédés
par des résidents de la ville de Caen, ville où la dépendance à la voiture est la moins
marquée et où les alternatives à celle-ci sont les plus nombreuses.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Les impacts sur les actifs résidant dans la ZFE-m
Sur les 55 000 actifs ayant un emploi et présents sur le périmètre de la ZFE-m, 40 %
d’entre eux (soit 22 000) travaillent à l’intérieur de ce périmètre et se rendent sur leur
lieu de travail en voiture. Ils sont 25 % (14 000) à travailler à l’extérieur et à également
utiliser une voiture. Ces chiffres peuvent révéler une dépendance à la voiture.
Cependant, les résidents de la ZFE-m qui possèdent un véhicule non autorisé
disposeront de plusieurs options pour continuer à se déplacer.
Une première option est de remplacer leur voiture par un modèle conforme aux règles
de circulation dans la ZFE-m et faire appel pour cela aux aides financières de l’Etat
s’ils y sont éligibles. Il est à noter que la dérogation « petits rouleurs » permettra de
conserver des véhicules non conformes à la nouvelle règlementation dans les cas
d’utilisation de voitures pour des faibles volumes kilométriques.
Les autres options consistent à explorer les alternatives à la voiture individuelle qui sont
nombreuses pour les déplacements internes au périmètre. La desserte en transports
en commun couvre largement le périmètre de la ZFE-m, avec en perspective la mise
en service mi-2028 d’une 4ème ligne de tramway. En complément, les modes actifs
(vélo et marche à pied) sont des modes pertinents en termes d’accessibilité et
concurrentiels de la voiture en termes de temps de parcours. L’offre de vélos en libre-
service (Vélolib) et de vélos à assistance électrique à la location (Véloloc) permettent
de faciliter l’usage de ce mode de déplacement.
Les options pour les déplacements d’échange avec la ZFE-m sont plus limitées.
Toutefois, au-delà du train, le covoiturage, le recours à des services automobiles tels
que l’autopartage, le taxi, le VTC (voiture de transport avec chauffeur) peuvent
répondre aux besoins.
La mise en place de la ZFE-m est également l’occasion pour les personnes concernées
par les interdictions de s’interroger sur les coûts de leur mobilité. En effet,
l’abonnement annuel au réseau Twisto, de 440 € (soit près de 7 fois inférieur au coût
d’utilisation d'une voiture), le vélo et la marche permettent de réaliser d’importantes
économies, même si celles-ci peuvent parfois se faire au détriment des temps de
parcours.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Les impacts sur les ménages résidant hors de la ZFE-m
Le nombre d’actifs résidants à l’extérieur de la ZFE-m mais qui y travaillent est supérieur
à celui des actifs résidant dans la ZFE-m (59 000 vs 55 000), avec un usage de la voiture
personnelle davantage marqué.
En cas de renouvellement de leur véhicule, ces actifs pourront solliciter les aides
nationales sous réserve des conditions d’attribution, avec la possibilité d’une surprime
de 1 000 euros s’ils travaillent dans la ZFE-m.
Parmi les solutions alternatives à la voiture, les offres régionales Krono et Krono+
permettent de desservir de nombreux emplois implantés au cœur de Caen, avec des
temps de parcours concurrentiels de la voiture. Par ailleurs, les 10 gares de l’axe est-
ouest (incluant Saint-Pierre-sur-Dives) sont toutes équipées de parking relais. Le
périmètre de la ZFE-m a été défini spécifiquement pour maintenir un accès aux
parkings relais existants ou à venir du réseau Twisto et au centre-ville via les transports
en commun.
Les 600 places de covoiturage, réparties dans une dizaine d’aires à proximité
immédiate du périphérique (RN 814), sont également un support à la pratique du
covoiturage pour accéder à l’intérieur de la ZFE-m. Là aussi, le covoiturage permet
de réduire les coûts de mobilité, aussi bien pour le passager que pour le conducteur.
Des incitations financières peuvent être accordées par l’employeur dans le cadre du
Forfait Mobilités Durables (FMD), ou par l’Etat en ce qui concerne le conducteur
(prime covoiturage de 100 €).
Les populations économiquement fragiles
Environ 16 000 ménages de la communauté urbaine Caen la Mer se situent sous le
seuil de pauvreté, soit environ 14 % des ménages. 60 % d’entre eux habitent à
l’intérieur de la ZFE-m et peuvent ainsi bénéficier des offres alternatives à la voiture
individuelle présentes (transport en commun, covoiturage, modes actifs, …). En outre,
de nombreux quartiers prioritaires « Politique de la Ville » sont desservis par des lignes
de tramway et des lignes fortes du réseau Twisto.
L’Etat propose des aides à l’achat de véhicules propres pour certains particuliers
(bonus écologique, prime à la conversion) ainsi que sur le rétrofit (transformation du
moteur thermique d’une voiture en un moteur électrique ou hybride rechargeable).
Par ailleurs, les ménages modestes peuvent bénéficier, sous certaines conditions, du
dispositif de location de véhicule électrique proposé par l’Etat (cette aide a pris fin
courant 2024, tel que le prévoit le décret du 12 février, mais une reprise du dispositifZone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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est possible en 2025). Ce « leasing social » permet de louer un véhicule électrique pour
un montant généralement de l’ordre de 100 € par mois ou moins et jusqu’à 150 € par
mois pour les modèles de véhicules familiaux.
Les impacts sur les professionnels
La ZFE-m ne comporte pas de restrictions d’accès pour les véhicules utilitaires légers
(VUL) et les poids lourds (PL). L’impact pour les professionnels concerne donc
uniquement leurs flottes automobiles, au même titre que les particuliers. Les
professionnels disposent ainsi de solutions similaires à celles des particuliers.
Elles peuvent en outre être accompagnées par Caen la Mer dans l’élaboration de
plans de mobilité et, à travers leur politique RSE (Responsabilité Sociétale des
Entreprises), encourager l’utilisation de modes alternatifs à la voiture, y compris pour
les déplacements professionnels et favoriser de nouvelles pratiques de travail, telles
que les réunions par visio-conférence.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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3 LE CONTEXTE DE MISE EN ŒUVRE DE LA ZFE-M
3.1 La communauté urbaine Caen la Mer
Des fonctions concentrées au centre de l’agglomération
Caen la Mer constitue le pôle majeur de l’ouest normand au regard de son poids
démographique, économique et de son offre de services.
Avec plus de 270 000 habitants, la communauté urbaine Caen la Mer accueille près
de 40 % de la population sur 7 % du territoire départemental.
Cette forte polarisation résidentielle a tendance à se renforcer ces dernières années
avec un dynamisme démographique marqué sur le territoire de Caen la Mer, quatre
fois plus élevé que sur l’ensemble du département. Plus localement, autour de Caen,
l’évolution de la population présente des disparités avec une croissance plus forte en
première ou deuxième couronne que sur les communes centrales.
La périurbanisation, l’étalement urbain et la démographie dynamique engendrent
des besoins de déplacements croissants, ainsi que des trajets plus longs.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Figure 1 : Evolution démographique
Source : Données Insee, recensement de la population 2013 et 2018Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Cette concentration ne se limite pas à la population avec près de 150 000 emplois,
soit plus de la moitié des emplois du Calvados, implantés sur le territoire
communautaire. L’influence de Caen en termes de déplacement domicile-travail
s’étend ainsi au-delà du périmètre institutionnel de Caen la Mer, sur un total de 296
communes regroupant 480 000 habitants.
En miroir des évolutions démographiques, le nombre d’emplois présents sur le territoire
communautaire croit à un rythme plus rapide qu’à l’échelle du Calvados.
Ce dynamisme économique est notamment porté par un ensemble de 92 zones
d’activités économiques principalement localisées en première couronne et
représentant environ 66 000 emplois soit presque la moitié des emplois salariés de la
communauté urbaine (le Plateau Nord de Caen et Hérouville-Saint-Clair, le quadrant
sud-est, le pôle de Carpiquet…). A cela s’ajoutent des structures de recherche et de
soutien au développement économique (le Moho, le Dôme). En particulier, le Science
& Innovation Park EPOPEA constitue un site de 300 hectares dédié à l’innovation dans
les domaines des matériaux, de l’énergie, de la santé et des sciences du numérique
accueillant des établissements de soins (centre hospitalier universitaire, centre
François Baclesse…), des centres de recherche (Cyceron, GREYC, GANIL…), des
établissements d’enseignement supérieur (ENSICAEN, UNICAEN…), mais aussi des
start-up, PME et industriels.
A côté de ce rôle économique majeur, Caen constitue un pôle administratif et de
services (enseignement, santé…) avec une grande richesse d’équipements au regard
de sa taille :
• L’Université de Caen Normandie (UNICAEN) et divers autres établissements d’enseignement supérieur représentant près de 35 000 étudiants ;
• Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Caen Normandie (611 000 entrées au CHU en 2019 dont 25 % au-delà du Calvados et près de 6 000 salariés) ;
• Le Stade Michel Ornano (20 000 places), le Zénith (7 000 places), le Parc des expositions de Caen, le centre des Congrès.
Ces pôles d’intérêt génèrent des besoins de déplacements, principalement en lien
avec Caen et les communes environnantes.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Figure 2 : Concentration de l’emploi au regard de la population active
Source : Données Insee, recensement de la population 2019Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Cette concentration de population, d’activités et d’équipements se traduit par un fort
rayonnement de Caen la Mer et de Caen :
• Ainsi, à l’échelle du département, 39 % des déplacements sont réalisés à l’intérieur du périmètre de Caen la Mer et 11 % en échange, ce sont ainsi la moitié des flux du Calvados en lien avec le territoire communautaire.
• A l’échelle de Caen la Mer, 54 % des déplacements sont en lien avec la ville Caen, la moitié sont des liaisons internes et l’autre moitié de l’échange.
Caen la Mer bénéficie également de l’attrait touristique de La Normandie,
notamment dans sa dimension mémorielle (Mémorial de Caen - 466 000 entrées en
2019, plages du débarquement). D’autres sites patrimoniaux, de loisirs ou des
évènements culturels ponctuent le territoire : le château de Caen, la Colline aux
Oiseaux, le Jardin des Plantes, des édifices religieux (abbayes aux Dames, aux
Hommes), le musée des Beaux-arts, le musée de Normandie, mais aussi les plages et
stations balnéaires, le festival Beauregard, les Boréales.
En 2019, 28 millions de touristes ont ainsi été accueillis (dont 20 millions de visiteurs à la
journée et 8 millions passant au moins une nuit sur leur lieu de visite). Pour y accéder,
le territoire dispose notamment d’un aéroport Caen-Carpiquet (environ 300 000
passagers en 2019) et du port Caen-Ouistreham (1 million de passagers transmanche
et 3,13 millions de tonnes de marchandises transitées).
Des pratiques de mobilité dominées par l’usage de la voiture
Selon l’Enquête Mobilité Certifiée Cerema3 de 2022 (EMC²) sur le Calvados, 62 % des
déplacements réalisés par les habitants du département le sont en voiture, dont 80 %
en tant que conducteur (et 20 % comme passagers). En d’autres termes, une voiture
transporte en moyenne 1,3 occupant. Ce taux est relativement stable selon les
secteurs du Calvados. En revanche, la part modale de la voiture est hétérogène.
Les habitants de Caen présentent un usage modéré de la voiture, avec moins de 40 %
des déplacements réalisés avec ce mode en tant que conducteur ou passager. En
raison de trajets de longueur limitée, la marche est le premier moyen de déplacement
utilisé. La part modale des transports en commun est notable grâce à une bonne
couverture des pôles d’intérêt de la ville. L’usage du vélo reste limité alors que le
territoire se caractérise par un relief très modéré, propice au développement des
modes actifs.
3 L’Enquête Mobilité Certifiée Cerema ou EMC2 est un dispositif mis en place par le Cerema ayant pour
but de connaître les pratiques de mobilité de la population résidant au sein d’un territoire. La communauté urbaine Caen la Mer, accompagnée du Cerema Normandie-Centre a ainsi enquêté en 2022 la mobilité quotidienne des habitants du Calvados, dans le cadre d’une EMC2.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Sur la communauté urbaine hors Caen, l’usage de la voiture prédomine (62 % des
déplacements), malgré un réseau de transport en commun radial assez développé
et là-aussi une topographie plane favorable au vélo.
Avec une offre alternative à la voiture moins présente à l’extérieur de Caen la Mer,
l’utilisation de la voiture se renforce encore pour atteindre 67 %.
L’usage de la voiture est ainsi majoritaire dans les territoires périurbains et ruraux, alors
que la marche s’affirme sur la ville de Caen et dans une moindre mesure les transports
en commun. L’usage du vélo reste limité sur l’ensemble du territoire.
Figure 3 : Parts modales des résidents de Caen, de Caen la Mer (hors Caen) et des territoires alentour
Source : Données EMC² sur le Calvados, 2022
Cet usage de la voiture individuelle est étroitement lié au niveau de motorisation des
ménages (cf. figure ci-après). Si seuls 15 % des ménages de Caen possèdent au moins
deux véhicules, cette part est deux fois supérieure en considérant l’ensemble du
territoire de Caen la Mer. Les ménages résidant dans le Calvados sont quant à eux
40 % à disposer d’au moins deux voitures.
Ainsi les taux de motorisation, mais également l’usage de la voiture, augmentent avec
l’éloignement de Caen : plus limités en milieu urbain et plus élevé sur les territoire péri-
urbains et ruraux.
Le territoire porte ainsi une dynamique socioéconomique positive, soulignant une
croissance des besoins de mobilité. L’autosolisme et la convergence des flux radiaux
entrainent une forte sollicitation de la voirie au niveau des pénétrantes, du boulevard
périphérique caennais et d’une manière générale au cœur de l’agglomération, avec
les nuisances, les pollutions et les émissions de gaz à effet de serre que cela implique.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Figure 4 : Motorisation des ménages
Source : Données Insee, recensement de la population 2019Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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La pollution atmosphérique, un enjeu de santé publique
La qualité de l’air ne se limite pas à un enjeu environnemental, c’est également un
enjeu de santé publique.
« En France, Santé Publique France estime que chaque année près de 40 000 décès
seraient attribuables à une exposition des personnes âgées de 30 ans et plus aux
particules fines (PM2,5). La pollution de l’air ambiant est ainsi un facteur de risque
important pour la santé en France puisqu’elle représente 7 % de la mortalité totale de
la population française attribuable à une exposition aux PM2,5.
En termes d’impact économique, la Commission d’enquête sur le coût économique
et financier de la pollution de l’air du Sénat estime que le coût total de la pollution de
l’air (extérieur et intérieur) s’établit entre 68 et 97 milliards d’euros par an pour la
France, dont une très large part est liée aux impacts sanitaires. » 4
Depuis 2004, des progrès ont été accomplis pour la réduction des émissions de
polluants atmosphériques avec la mise en place de différentes actions (évolutions
technologiques, changements de comportements et développement de plans pour
la protection de l’atmosphère) et se reflètent dans l’évolution des émissions de
polluants notamment sur la communauté urbaine Caen la Mer.
Figure 5 : Evolution des émissions de polluant sur la communauté urbaine Caen la Mer en tonnes
Source : Données Atmo Normandie, Inventaire version 3.2.8 - Format Tous Secteurs
4 Qualité de l’air : Sources de pollution et effets sur la santé - Ministère du travail, de la santé et des
solidarités (sante.gouv.fr)Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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En 2021 et 2022, la communauté urbaine Caen la Mer n’a pas fait l'objet de
dépassements des valeurs limites réglementaires actuelles pour les douze polluants
réglementés aux niveaux national et européen pour la protection de la santé
humaine5.
Toutefois, en septembre 2021, l’Organisation Mondiale de la Santé a établi de
nouvelles recommandations en termes d’objectifs de concentrations pour six
polluants. A la suite, la Commission européenne a initié une révision de la directive
européenne 2008/50/CE sur la qualité de l’air ambiant qui devrait prochainement
amener à un abaissement des seuils réglementaires (cf. paragraphe 0). Par ailleurs, les
valeurs guides de l’OMS 2021 sont dépassées pour plusieurs polluants sur le territoire
de la communauté urbaine Caen la Mer.
Ainsi, il est nécessaire de poursuivre les efforts pour améliorer la qualité de l’air et
réduire la pollution à un niveau qui ne serait plus néfaste pour la santé.
Les sources de ces émissions de polluants sont multiples : transports, industrie,
chauffage résidentiel ou agriculture, mais également des phénomènes naturels.
Toutefois, le secteur du transport reste la première source de certains polluants ayant
un impact sanitaire important, notamment parce qu’ils sont émis à proximité de zones
habitées et au niveau du sol, renforçant potentiellement l’exposition des populations.
Les effets sur la santé des émissions de polluants du trafic routier peuvent se manifester
à court ou long terme et peuvent être à l’origine ou aggraver différentes pathologies :
asthme et autres symptômes respiratoires, voire des maladies cardiovasculaires ou des
cancers.
« Selon des études épidémiologiques, un lien existe entre la distance d’habitation par
rapport aux grands axes routiers et différents effets sanitaires :
• Un lien avéré avec une exacerbation de l’asthme chez l’enfant ;
• Un lien suggéré à avéré dans l’apparition de l’asthme chez l’enfant : habiter à proximité de grands axes de circulation serait responsable d’environ 15 à 30 % des nouveaux cas d’asthme de l’enfant selon une étude portant sur 10 villes européennes et une étude menée sur l’agglomération parisienne ;
• Un lien suggéré dans la survenue de symptômes respiratoires non asthmatiques, de troubles de la fonction pulmonaire et de pathologies cardiovasculaires (infarctus aigu du myocarde…), ainsi que dans une diminution de la survie des personnes (toutes causes et pour causes cardiovasculaires) ;
5 Ministère de la Transition Ecologique et de la Cohésion des Territoires. Bilan de la qualité de l'air
extérieur en France en 2021. Disponible sur : https://www.statistiques.developpement- durable.gouv.fr/bilan-de-la-qualite-de-lair-exterieur-en-france-en-2021Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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• Un lien suspecté dans la survenue de leucémies (leucémies de type myéloblastiques, leucémies aiguës myéloïdes et leucémies lymphoïdes aiguës) chez les enfants. Ainsi, une étude française a mis en évidence une fréquence des leucémies de type myéloblastiques plus élevée de 30 % chez les enfants habitant à moins de 150 mètres d’une route à fort trafic. » 6
A cela s’ajoute les effets nocifs sur l’environnement (l’eutrophisation des milieux
aquatiques, l’acidification de l’eau et des sols, la contamination des milieux, des
plantes et des animaux).
En 2019, pour la communauté urbaine Caen la Mer, le secteur du transport a
contribué à 78 % des émissions d’oxydes d’azote NOx, (qui incluent le monoxyde
d’azote NO et le dioxyde d’azote NO2), 41 % des particules PM2,5 (particules d’un
diamètre inférieur à 2,5 μm) et 37 % des particules PM10 (particules de diamètre
inférieur à 10 micromètres ou μm)7.
Figure 6 : Contribution des différents secteurs d’activité aux émissions de polluants (en pourcentage) en 2019 pour la communauté urbaine Caen la Mer
Source : Atmo Normandie, Inventaire version 3.2.8 - Format Tous Secteurs
6 Qualité de l’air : Sources de pollution et effets sur la santé - Ministère du travail, de la santé et des
solidarités (sante.gouv.fr)
7 Atmo Normandie. Inventaire des émissions 2019 : communauté urbaine Caen la Mer. Disponible sur :
https://www.atmonormandie.fr/dataviz/emissions?type_zone=1&zone_id=200065597&code_parametre =12Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Au-delà de leur impact sur la pollution atmosphérique locale et la santé, les transports
jouent également un rôle dans le changement climatique à l’œuvre : ils sont
responsables de 52 % des émissions de dioxyde de carbone CO2 de Caen la Mer.
Figure 7 : Contribution des différents secteurs d’activité aux émissions de gaz à effet de serre (en pourcentage) en 2019 pour la communauté urbaine Caen la Mer
Source : Atmo Normandie, Inventaire version 3.2.8 - Format Tous Secteurs
Le secteur des transports a donc un impact significatif sur lequel il faut agir pour
améliorer la qualité de l’air et réduire les effets du changement climatique.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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3.2 Les Zones à Faibles Emissions mobilité (ZFE-m)
Les objectifs et principes des ZFE-m
L’objectif des ZFE-m est d’améliorer la qualité de l’air, afin de réduire les impacts de la
pollution atmosphérique locale sur la santé des habitants et des autres usagers
(étudiants, travailleurs, etc.) des villes et des métropoles les plus densément peuplées
et les plus polluées. Les ZFE-m contribuent également à une réduction de la
consommation d’énergie fossile en faveur de la lutte contre le dérèglement
climatique.
Le principe consiste à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants sur le
réseau viaire d’un périmètre défini et selon des modalités spécifiques (type et
catégorie de véhicules interdits, plages horaires, jours concernés…). Le dispositif mis
en place permet ainsi d’inciter à l’utilisation de modes de déplacement alternatifs à
la voiture, d'accélérer le renouvellement du parc automobile ou d'augmenter le
nombre d’occupants par voiture.
La réglementation dans les ZFE-m repose sur la classification et les vignettes Crit’Air
(aussi dénommées « certificat qualité de l’air) », valables sur l’ensemble du territoire
national. La pastille de couleur apposée sur le pare-brise des véhicules de manière à
être lisible depuis l’extérieur permet d’identifier son niveau d’émissions de polluants
atmosphériques selon six catégories : Crit'Air E pour les véhicules électriques et
hydrogènes, Crit'Air 1 à 5 pour les véhicules utilisant d’autres types de carburants. Plus
le numéro de la vignette est élevé, plus le véhicule pollue. Les véhicules les plus
polluants dit « Non Classés » (NC) ne sont pas éligibles à un certificat qualité de l’air,
et ne peuvent donc pas apposer de vignette sur leur véhicule.
Cette classification détaillée dans le tableau suivant pour les voitures particulières se
fait selon :
• Le type de véhicules (deux-roues, voitures, véhicules utilitaires légers, poids lourds…) ;
• L'énergie utilisée (essence, Diesel, gaz, hybride, électricité, hydrogène) ;
• La norme européenne d’émissions polluantes, dite « norme Euro », définie en fonction de la date de la première immatriculation.
Le certificat qualité de l’air est obligatoire pour les véhicules circulant et stationnant
dans les zones à faibles émissions, y compris pour les véhicules bénéficiant de
dérogations.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Le site internet officiel pour connaître le classement de son véhicule et obtenir sa
vignette Crit’Air est : https://www.certificat-air.gouv.fr/
Tableau 1 : Classification des véhicules selon leur vignette Crit’Air
Source : Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Certificats qualité de l’air : Crit’Air, 2023Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Les obligations réglementaires
La loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités (LOM) et la LOI
n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et
renforcement de la résilience face à ses effets, dite loi climat et résilience, fixent le
cadre et les obligations concernant la mise en place de ZFE-m dans les grandes
agglomérations, en fonction du respect ou du non-respect des seuils réglementaires
de qualité de l’air. Les Comités Ministériels Qualité de l’Air en Ville du 10 juillet 2023 et
du 19 mars 2024 ont réaffirmé et apporté des éclaircissements sur ces obligations.
L’article L. 221-1 du code de l’environnement et son article d’application R. 221-1
fixent des seuils à ne pas dépasser pour certains polluants atmosphériques, afin de
protéger la santé humaine. Ces seuils découlent de la directive européenne
n°2008/50/CE du 21 mai 2008, concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour
l’Europe. Le non-respect de manière régulière des normes de la qualité de l’air est
fondé sur le dépassement d’au moins trois années sur les cinq dernières années civiles
des valeurs limites horaire, journalière ou annuelle, des émissions relatives au dioxyde
d’azote (NO2), ou aux particules fines PM10 ou des valeurs cibles pour les particules
PM2,5.8
Ainsi, deux types de territoires avec des niveaux de contraintes différents sont
identifiés :
• Les agglomérations dites « territoires ZFE », qui dépassent de manière régulière les seuils réglementaires de qualité de l’air ;
• Les agglomérations dites « territoires de vigilance ». Il s’agit des agglomérations de plus de 150 000 habitants en France métropolitaine9 qui respectent de manière régulière les seuils réglementaires de qualité de l’air.
L’agglomération de Caen la Mer se classe dans cette deuxième catégorie des
territoires de vigilance.
De ce fait, la collectivité a l’obligation de mettre en œuvre une ZFE-m avant le 1er
janvier 2025 sur un périmètre couvrant au moins 50 % de la population de l'EPCI
(Etablissement Public de Coopération Intercommunale) le plus peuplé résidant dans
le périmètre de l’agglomération. Les restrictions de circulations doivent concerner à
minima les voitures non classées (immatriculées avant le 31 décembre) et/ou les
8 Source : Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires
9 Le terme « agglomération » s’entend en tant que « unité urbaine » telle que définie par l'Institut
National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE).
Une unité urbaine est une commune ou un ensemble de communes qui comporte sur son territoire une zone bâtie d'au moins 2 000 habitants où aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres. En outre, chaque commune concernée possède plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie (source : INSEE).Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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véhicules utilitaires légers non classés (immatriculés avant le 30 septembre 1997 et/ou
les poids lourds immatriculés avant le 30 septembre 2001).
Le décret n° 2022-1641 du 23 décembre 2022 relatif aux conditions de l'instauration
d'une zone à faibles émissions mobilité dans les agglomérations de plus de 150 000
habitants situées sur le territoire métropolitain en précise les exemptions. L’obligation
est levée dès lors qu’il est démontré par mesures ou modélisations que :
• Les concentrations moyennes annuelles en NO2 sont inférieures ou égales à 10 μg/m3 sur l'ensemble des stations fixes de mesures de la qualité de l'air de l’agglomération ou pour au moins 95 % de la population de chaque commune de l’agglomération, au moins 3 années sur les 5 dernières années.
• Des actions équivalentes permettent d’atteindre ce critère dans des délais plus courts ou similaires à ceux à d’une ZFE-m.
Un projet de ZFE-m de l’agglomération caennaise inscrit au PCAET et au PPBE
Le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) vise à réduire les émissions de Gaz à Effet
de Serre (GES) au niveau local, afin de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux
de réduction des émissions de GES de 40 % d’ici 2030 (par rapport à 1990) et de
neutralité carbone en 2050.
Son diagnostic met notamment en évidence les impacts importants du secteur des
transports en termes d’émissions de GES et sa stratégie pointe l’intérêt de la ZFE-m de
l’agglomération caennaise pour « accélérer la transformation du parc automobile, en
plus de favoriser l’intermodalité et les modes actifs qui ont un effet positif sur la qualité
de l’air ». En ce sens, le plan d’action intègre la ZFE-m au volet « Mettre en œuvre un
aménagement du territoire favorable à la qualité de l'air ». Il évoque également la
prise en compte du transport de marchandises dans la réglementation de la ZFE-m
de l'agglomération caennaise, point qui pourra être envisagé ultérieurement dans le
cadre des évaluations de suivi qui seront mises en place au moins tous les trois ans.
Le Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE) adopté en bureau
communautaire du 15 septembre 2022 présente les actions permettant de réduire les
niveaux sonores dans l’environnement, en tenant compte du bruit des infrastructures
de transports routier, ferroviaire, aérien, et des sites industriels classés. Il estime que la
ZFE-m de l’agglomération caennaise pourrait localement concourir à une diminution
du bruit émis par les véhicules non autorisés à circuler.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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4 LE PROJET DE ZONE A FAIBLES EMISSIONS MOBILITE
Le projet de Zone à Faibles Emissions mobilité (ZFE-m) détaillé ci-après est
présentement porté à la consultation et à l’avis du public et des acteurs institutionnels.
Ces caractéristiques seront arrêtées dans leur version définitive à l’automne 2024, suite
aux éventuelles modifications qui auront émanées du bilan de la consultation.4 Le projet de Zone à Faibles Emissions mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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4.1 Le périmètre et les véhicules concernés
Le périmètre proposé pour le projet de Zone à Faibles Emissions mobilité (ZFE-m) est
délimité par le boulevard périphérique de Caen, la route nationale RN 814.
Il couvre principalement une partie des communes de Caen, Mondeville, Cormelles-
le-Royal, Ifs, Fleury-sur-Orne, Louvigny et Bretteville-sur-Odon, et dans une moindre
mesure quelques rues de Carpiquet, Eterville, Hérouville-Saint-Clair, Saint-André-sur-
Orne et Saint-Germain-la-Blanche-Herbe.
Figure 8 : Le périmètre de la Zone à Faibles Emissions mobilité4 Le projet de Zone à Faibles Emissions mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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La Presqu’île, à l’est de Caen entre le canal de Caen à la Mer, le canal Victor Hugo
et l’Orne, n’est pas intégrée au périmètre, au regard des contraintes présentes sur ce
secteur10.
De plus, certaines voies à l’intérieur du périmètre permettant de rejoindre des parcs
relais (P+R) existants ou en projet sont également exclues de la réglementation.
L’accès au périmètre de la ZFE-m par un déplacement intermodal combinant la
voiture et les transports en commun est ainsi maintenu.
Ces voies sont :
• L’avenue Jean Vilar à Ifs qui permet de rejoindre le P+R Ifs Jean Vilar ;
• Le futur boulevard des Pépinières à Bretteville-sur-Odon, afin de rejoindre le futur P+R de Bretteville Pépinières ;
• La rue du Chemin Vert et la rue de Touraine à Caen, qui permettront de rejoindre le futur P+R Touraine ;
• La D405, le boulevard Yves Guillou, le boulevard des Baladas à Louvigny et à Caen, afin de rejoindre le futur P+R Palais des Sports – Zénith.
Le boulevard périphérique de Caen (RN 814), délimitant le périmètre de la ZFE-m, est
également exclu de la réglementation. L’objectif est de maintenir un itinéraire de
contournement pour les flux de transit afin d’éviter un allongement des distances
parcourues qui ne serait pas sans influence sur la qualité de l’air et les émissions de
gaz à effet de serre, ainsi que le report de trafic de transit sur des voies inadaptées.
10 Accessibilité limitée par les barrières constituées par le canal de Caen à la Mer, le canal Victor Hugo
et l’Orne, desserte par le projet de tramway abandonnée en raison de contraintes environnementales (zone inondable) …4 Le projet de Zone à Faibles Emissions mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Le calendrier reprend les prescriptions de la loi portant lutte contre le dérèglement
climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, avec une mise en place
du dispositif de ZFE-m à partir du 1er janvier 2025. Cette zone à circulation restreinte
serait instaurée pour une durée de 5 ans, soit jusqu’au 31 décembre 2029.
Pour une meilleure lisibilité du dispositif, les restrictions de circulation et de
stationnement seraient effectives en continu, 7 jours sur 7 et 24h sur 24.
Elles concerneraient les voitures ou véhicules particuliers (catégorie M1 au sens de
l'article R.311-1 du code de la route) « Non Classés » (NC).
Figure 9 : Le calendrier de mise en œuvre et les véhicules concernés4 Le projet de Zone à Faibles Emissions mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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4.2 Les dérogations
La mise en place de la ZFE-m s’accompagne d’un cadre dérogatoire national et local
permettant de prendre en compte les spécificités de certains usages ou certains types
de véhicules.
Les exemptions nationales
Selon l’article R 2213-1-0-1 du Code général des collectivités territoriales, l’accès à la
zone de circulation ne peut être interdit, quelle que soit leur vignette Crit’Air :
• Aux véhicules d'intérêt général au sens de l'article R 311-1 du code de la route,
• Aux véhicules du ministère de la Défense,
• Aux véhicules affichant une carte mobilité inclusion comportant la mention « stationnement pour les personnes handicapées » délivrée sur le fondement de l'article L 241-3 du code de l'action sociale et des familles ou une carte de stationnement pour personnes handicapées délivrée sur le fondement de l'article L 241-3-2 du même code dans sa rédaction antérieure au 1er janvier 2017,
• Aux véhicules de transport en commun de personnes à faibles émissions au sens de l’article L 224-8 du code de l'environnement.
Les dérogations locales
En complément de ces exemptions nationales, la communauté urbaine Caen la Mer
souhaite accorder, sur demande, des dérogations à certains véhicules non autorisés
au sein de la ZFE-m.
Ces dérogations concernent :
• Les véhicules présentant un intérêt historique (véhicules dits de collection) au sens du paragraphe 6.3 de l’article R 311-1 du code de la route, car ils ne peuvent pas être mis aux normes écologiques et concourent au patrimoine roulant. Cette dérogation est octroyée pour une durée de 3 ans ;
• Les « petits rouleurs », c’est-à-dire les personnes qui utilisent peu leur voiture (moins de 6 000 km par an). Cette dérogation permet de répondre à des besoins variés, mais ponctuels de déplacement dans la ZFE-m (loisirs, déménagement, vie sociale, week-ends, etc.), que ce soit pour les résidents du périmètre de la ZFE-m ou pour des visiteurs ne résidant pas nécessairement dans la communauté urbaine.
L’arrêté instaurant la ZFE-m décline les modalités d’obtention d’une dérogation.4 Le projet de Zone à Faibles Emissions mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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4.3 Le dispositif de contrôle et de sanctions
L’efficacité de la ZFE-m et l’atteinte de ses objectifs sont étroitement dépendantes du
contrôle du respect des restrictions de circulation.
Ce contrôle peut être réalisé par interception par les forces de l’ordre, mais la Loi
d’Orientation de Mobilité (LOM) a également introduit la possibilité d’un contrôle
automatisé. Ainsi, l’Etat travaille à la mise en place d’un système informatique associé
à des radars permettant un contrôle automatisé des ZFE-m en conformité avec les
contraintes de protection de la vie privée (contrôle aléatoire par échantillonnage).
Après homologation par l’Etat, un tel dispositif pourra être envisagé pour compléter le
dispositif par interception.
Les sanctions et leurs montants sont prévus par les articles R. 318-2 et R. 411-19-1 du
code de la route.
Les cas passibles de sanctions sont :
• L’utilisation d’un certificat frauduleux ;
• L’utilisation d’un certificat illisible ou s’il n’est pas apposé de manière visible ;
• Le fait de circuler dans une ZFE-m sans certificat, ni dérogation ;
• Le fait de stationner dans une ZFE-m permanente (en vigueur 24h/24h et 7j/7j) si le véhicule ne dispose pas d’une dérogation.
Pour les voitures, l’amende est une contravention de troisième classe dont le montant
est de 68 € (amende forfaitaire minorée : 45 € et majorée : 180 €).Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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5 LES PRINCIPES METHODOLOGIQUES DE L’EVALUATION
Afin d’évaluer les effets d’un projet tel que la mise en place d’une ZFE-m sur un
territoire, deux trajectoires d’évolution des transports doivent être définies, dans le cas
présent à l’horizon 2025 :
• La situation de référence, qui correspond à la situation future la plus probable dans le cas où le projet de ZFE-m ne serait pas réalisé ;
• La situation de projet, qui correspond à la situation future la plus probable dans le cas où le projet de ZFE-m serait réalisé.
Cette démarche permet de mettre en exergue les effets de la ZFE-m par une
comparaison entre ces deux situations. Les méthodes et hypothèses appliquées pour
constituer ces deux situations sont décrites ci-dessous, après une présentation des
périmètres d’analyses.
5.1 Les périmètres d’évaluation
Les périmètres d’analyse ont été adaptés en fonction des impacts considérés :
• Les émissions de polluants sont appréhendées sur une aire resserrée autour du projet de ZFE-m. Ce périmètre où sont pressentis les principaux effets comprend 36 communes et couvre l’ensemble de l’agglomération de Caen la Mer (au sens de l’unité urbaine de l’INSEE).
Il est dénommé par la suite « périmètre resserré ».
• L’influence de Caen et des communes périphériques en termes de déplacements s’étendant au-delà de la communauté urbaine, les parcs de véhicules sont estimés sur un territoire couvrant 14 Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), soit la quasi-totalité du Calvados.
Ce périmètre est dénommé par la suite « périmètre élargi ».
• L’analyse des trafics tient compte des parcs de véhicules et est nécessaire à l’estimation des émissions de polluants. Elle est menée sur un périmètre intermédiaire couvrant les six EPCI les plus proches de Caen, soit 167 communes.
Ce périmètre est dénommé par la suite « périmètre de modélisation ».5 Les principes méthodologiques de l’évaluation
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Figure 10 : Les périmètres d’évaluation5 Les principes méthodologiques de l’évaluation
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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5.2 L’estimation du parc de véhicules en l’absence de
ZFE-m
Le parc de véhicules est en évolution constante à chaque mise sur le marché d’un
nouveau véhicule. La situation de référence intègre ainsi les tendances d’évolution
du parc observées entre 2020 et 2022 à l’échelle des communes (données sur le parc
automobile11 et sur les immatriculations12).
Les parcs résultants des véhicules immatriculés sur le périmètre élargi augmentent
globalement par rapport à 2022 : +3,1 % pour les véhicules particuliers, +6,8 % pour les
véhicules utilitaires légers, +23 % pour les deux-roues motorisés, +10 % pour les poids
lourds et +0,4 % pour les bus et cars.
Figure 11 : Evolution des parcs de véhicules du périmètre élargi entre les situations de référence (2025) et actuelle (2022) : parcs en fonction des types de véhicules
11 SDES, 2023. Données sur le parc automobile français au 1er janvier 2023. Publié le 16/11/2023.
Disponible ici.
12 SDES, 2023. Données 2023 sur les immatriculations des véhicules. Publié le 06/03/2024. Disponible ici.5 Les principes méthodologiques de l’évaluation
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Le renouvellement du parc des véhicules implique le remplacement des plus anciens
(généralement plus polluants) par des plus récents (généralement moins polluants).
Concernant les voitures particulières entre 2022 et la situation de référence (2025), leur
nombre diminue de 37 % pour les Non Classés, de 51 % pour les Crit’Air 5, de 37 % pour
les Crit’Air 4 et de 20% pour les Crit’Air 3. Cette valeur augmente en contrepartie de
5 % pour les Crit’Air 2, de 27 % pour les Crit’Air 1 et de 93 % pour les véhicules
électriques.
Figure 12 : Parc de véhicules particuliers (VP) du périmètre élargi en fonction des catégories Crit’Air : parc historique entre 2010 et 2022 et projection à l’horizon 2025 (situation de référence)
L’évolution du parc en situation de référence intègre également l’évolution des
motorisations impliquant une diminution du nombre de véhicules particuliers Diesel de
7 % entre 2022 et 2025, tandis que les autres motorisations augmentent.5 Les principes méthodologiques de l’évaluation
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Figure 13 : Evolution des parcs de véhicules particuliers (VP) entre les situations de référence (2025) et actuelle (2022) du périmètre élargi : parcs en fonction des motorisations
Concernant les véhicules particuliers Crit’Air Non Classé, des différences entre les
évolutions des motorisations sont également observées. Entre la situation actuelle
(2022) et celle de référence (2025), les véhicules concernés par la ZFE-m diminuent de
48 % pour les motorisations Diesel et de 32 % pour les motorisations essence. Ces parcs
représentent 2,6 % du total des véhicules particuliers en 2022 et 1,6 % en 2025.
Figure 14 : Parc de véhicules particuliers (VP) Crit’Air Non Classé du périmètre élargi : (a) parc historique entre 2010 et 2022 et projection à l’horizon 2025 (situation de référence) ; (b) zoom sur le parc de 2020 à 20255 Les principes méthodologiques de l’évaluation
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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La même évolution peut être observée pour les véhicules particuliers Crit’Air Non
Classé de la communauté urbaine Caen la Mer. Entre la situation actuelle (2022) et
celle de référence (2025), les véhicules concernés par la ZFE-m diminuent de façon
plus importante que celle du périmètre élargi : 63 % pour les motorisations Diesel et de
42 % pour les motorisations essence. Ces parcs représentent 1,9 % du total des
véhicules particuliers en 2022 et 1,0 % en 2025.
Au regard du parc des véhicules particuliers Crit’Air Non Classé du périmètre élargi, la
part du parc de la communauté urbaine Caen la Mer diminue depuis 2010. En 2022
cette valeur est égale à 28 % et en 2025 égale à 24 %.
Figure 15 : Parc de véhicules particuliers (VP) Crit’Air Non Classé de la communauté urbaine Caen la Mer : (a) parc historique entre 2010 et 2022 et projection à l’horizon 2025 (situation de référence) ; (b) zoom sur le parc de 2020 à 2025 ; (c) part de ces véhicules sur le total du périmètre élargi5 Les principes méthodologiques de l’évaluation
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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5.3 La mise en place d’un modèle de déplacements,
outil de l’évaluation des trafics
L’évaluation des effets du projet sur la circulation s’appuie sur un modèle de trafic.
Un modèle est une représentation mathématique simplifiée de la réalité. Il a pour but
de proposer une représentation interprétable, reproductible et simulable d’un
phénomène.
Appliqué au domaine des transports, un modèle permet de restituer l’usage d’un ou
plusieurs modes de transport (volume de trafic, itinéraire emprunté…) et d’évaluer les
répercussions d’un projet sur les pratiques de déplacement.
Un modèle routier a donc été créé à une échelle assez large autour du projet de ZFE-
m. Le périmètre du modèle est compris dans un rayon d’environ 30 kilomètres autour
de Caen. Il s’étend ainsi sur six Etablissements Publics de Coopération Intercommunale
(EPCI) :
• La communauté urbaine Caen la Mer ;
• La communauté de communes Cœur de Nacre ;
• La communauté de communes Seulles Terre et Mer ;
• La communauté de communes Vallées de l’Orne et de l’Odon ;
• La communauté de communes Val ès Dunes ;
• La communauté de communes Normandie-Cabourg-Pays d’Auge.
Il permet d’identifier les niveaux de trafic sur les principaux axes routiers du territoire.
Les effets de la ZFE-m sur la circulation sont mis en évidence à partir de la comparaison
des trafics sur le réseau viaire du modèle entre deux situations prospectives, celle de
référence et celle de projet.
Au préalable à ces analyses basées sur les situations futures, il est nécessaire de
connaître et reconstituer, à l’aide du modèle, les trafics d’aujourd’hui. Une situation
actuelle a donc été construite, principalement avec les données issues de l’Institut
National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE), de l’Enquête Mobilité
Certifiée Cerema de 2022 (EMC²) et des comptages routiers issus du Département du
Calvados et de la communauté urbaine Caen la Mer.
Elle est représentative de l’année 2022, année la plus récente pour laquelle les
données sont disponibles.5 Les principes méthodologiques de l’évaluation
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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5.4 L’estimation des trafics en l’absence de ZFE-m
La situation de référence a été élaborée à l’horizon 2025 en projetant la situation
actuelle (basée sur des données de 2022, les plus récents disponibles) à partir des
évolutions des données socio-économiques du territoire et en intégrant les nouveaux
projets de transports. En l’occurrence, il s’agissait essentiellement de prendre en
compte le nouvel échangeur des Pépinières, tout récemment mis en service en 2023,
situé sur le boulevard périphérique ouest de Caen entre l’échangeur du Bessin et la
Porte de Bretagne.
Il en ressort une croissance des trafics routiers de véhicules légers de l’ordre de 1,2 %
par an entre 2022 et 2025 que ce soit sur l’ensemble du modèle ou sur la communauté
urbaine Caen la Mer. Pour les trafics en lien avec le périmètre de la ZFE-m, cette
hausse est plus modérée de 0,5 % par an. Elle résulte d’une augmentation des flux
d’échange (avec Caen la Mer et le reste du modèle) de +0,8 % par an, tandis que les
flux internes sont globalement stables (-0,2 % par an).
Figure 16 : Evolution du nombre de déplacements en qualité de conducteurs de voiture entre 2022 et la situation de référence 2025
Par ailleurs, la situation de référence intègre les tendances récentes d’évolution du
parc automobile présentées précédemment.
En 2025, les flux routiers journaliers internes et en échange avec la ZFE-m sont estimés
à 310 000 déplacements en qualité de conducteur de véhicule. En tenant compte
de l’évolution du parc automobile, environ 3 200 déplacements par jour, soit 1 %, sont
réalisés en qualité de conducteur d’une voiture Crit’Air Non Classé.5 Les principes méthodologiques de l’évaluation
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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5.5 La situation de projet intégrant la ZFE-m
La situation de projet est construite sur la base de la situation de référence en ajoutant
l’interdiction de circulation à l’intérieur du périmètre de la ZFE-m des voitures Crit’Air
Non Classé. Face à ces restrictions, les usagers possédant un véhicule concerné
adaptent leurs habitudes de déplacement.
Les automobilistes qui ne sont plus autorisés à circuler dans la ZFE-m sont alors
confrontés à plusieurs options :
• Ils peuvent choisir de se doter d’un véhicule répondant aux normes autorisant l’accès à la ZFE-m. Dans ce cas, ils ne changent pas leur utilisation de la voiture et le trajet réalisé, mais ils en réduisent les impacts en faveur d’une mobilité plus durable.
• Les automobilistes concernés peuvent opter pour un autre mode de déplacement tels que les transports en commun avec ou sans rabattement sur un parc relais, le vélo, la marche, le covoiturage par exemple. Une faible part peut renoncer à son déplacement. Ces évolutions de pratiques impliquent une réduction du trafic routier.
• Enfin, d’autres automobilistes pourront remplir les critères offrant droit à une dérogation ou ne pas respecter le dispositif que ce soit volontairement ou par méconnaissance des restrictions. Ni leur comportement de déplacement, ni leurs effets sur l’environnement ne sont modifiés.
Figure 17 : Alternative pour les conducteurs de véhicules Non Classés réalisant un trajet (interne ou d’échange) en lien avec la ZFE-m
Au regard des caractéristiques du territoire et
d’autres projets de ZFE-m actuellement en place en
France, les différents choix d’adaptation effectués
par les ménages réalisant un trajet interne ou
d’échange en lien avec la ZFE-m sont transcrits dans
le modèle de la manière suivante :
• 45 % de renouvellement du véhicule ;
• 40 % de report modal ou d’évaporation de
trafic ;
• 15 % de dérogation et de fraude.
Les automobilistes transitant via le périmètre la ZFE-m en situation de référence optent
quant à eux pour un nouvel itinéraire leur permettant d’être en règle. L’exclusion du
boulevard périphérique de Caen, la RN 814, du périmètre réglementé facilite le
contournement de la ZFE-m.5 Les principes méthodologiques de l’évaluation
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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5.6 L’évaluation des émissions de polluants et des Gaz à
Effet de Serre (GES)
La méthodologie appliquée pour les calculs des émissions de polluants et de gaz à
effet de serre se base sur la composition technologique du parc de véhicules
(globalement présenté en section 5.2 pour la situation de référence, et en section 6.1
pour la situation de projet). Le parc de véhicules est détaillé au niveau le plus fin
disponible selon les données statistiques collectées :
• Type de véhicule :
o Véhicules particuliers ;
o Véhicules utilitaires légers ;
o Poids-lourds, qui peuvent être décomposés en :
▪ Camions ;
▪ Tracteurs routiers.
o Bus ;
o Cars ;
o Deux-roues motorisés, qui peuvent être décomposés en :
▪ Deux-roues motorisés de cylindrée inférieure ou égale à 50 cm3 ;
▪ Deux-roues motorisés de cylindrée supérieure à 50 cm3 ;
▪ Voiturettes Diesel.
• Motorisation ou carburant utilisé :
o Essence ;
o Essence HNR (hybride non rechargeable) ;
o Diesel ;
o Diesel HNR (hybride non rechargeable) ;
o Hybride rechargeable ;
o Gaz (GNV ou GPL) ;
o Electrique (y compris les véhicules à hydrogène).
• Catégories Crit’Air.
La combinaison de ces différents éléments résulte en 59 classes de véhicules
caractérisées par une consommation de carburant spécifique, et donc des émissions
de gaz à effet de serre ad hoc.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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6 LES EFFETS SUR LA MOBILITE
L'évaluation du projet identifie et caractérise les effets sociaux, environnementaux et
économiques du dispositif, et plus particulièrement dans ce chapitre les effets sur la
répartition du parc selon les catégories Crit’Air, ainsi que les trafics routiers.
6.1 Les effets sur le parc de véhicules
L’effet de la ZFE-m est calculé sur le parc statique de véhicules immatriculés dans le
périmètre élargi (14 Etablissements Publics de Coopération Intercommunale du
Calvados). Sur le plan des déplacements domicile-travail, c’est le parc dont les
propriétaires sont sous l’influence de la communauté urbaine Caen la Mer.
La restriction de circulation concerne seulement les véhicules particuliers (VP)
appartenant à la catégorie Crit’Air « Non Classé ». Tel que mentionné à la section
précédente, il est considéré que 45 % de ces véhicules sont remplacés par des
véhicules plus récents. Dans ce cas, la modélisation considère que le renouvellement
se fait à iso-motorisation, autrement dit, les véhicules Diesel Non Classés sont
remplacés par des Diesel nouveaux et les véhicules essence Non Classés par des
nouveaux, également de motorisation essence. Le nombre total de véhicules
particuliers est considéré constant.6 Les effets sur la mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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L’effet de la ZFE-m se traduit par le remplacement de 628 véhicules particuliers Diesel
Non Classés et 2 297 véhicules particuliers essence. Le nombre de véhicules
particuliers Diesel appartenant à la catégorie Crit’Air 2 augmente de 0,5% et de 1,9%
pour les véhicules particuliers Crit’Air 2 essence.
Figure 18 : Evolution des parcs de véhicules particuliers (VP) du périmètre élargi entre les situations de projet et de référence : (a) VP Diesel et (b) VP essence en fonction des catégories Crit’Air6 Les effets sur la mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Concernant la communauté urbaine Caen la Mer spécifiquement, l’effet de la ZFE-m
se traduit par le remplacement de 579 véhicules particuliers Diesel Non Classés et
109 véhicules particuliers essence. Le nombre de véhicules particuliers Diesel
appartenant à la catégorie Crit’Air 2 augmente de 0,2 % et de 1,1 % pour les véhicules
particuliers Crit’Air 2 essence.
Figure 19 : Evolution des parcs de véhicules particuliers (VP) de la communauté urbaine Caen la Mer entre les situations de projet et de référence : (a) VP Diesel et (b) VP essence en fonction des catégories Crit’Air6 Les effets sur la mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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6.2 Les effets sur les déplacements et le trafic routier
Les effets sur les déplacements en voiture sont mesurés selon deux approches :
• Les kilomètres parcourus, indicateur étroitement lié aux volumes d’émissions polluantes ;
• Le nombre de déplacements et les niveaux de trafic par voie.
Les kilomètres parcourus
Sur le périmètre de modélisation (soit le territoire des six Etablissements Publics de
Coopération Intercommunale présentés précédemment), les distances parcourues
quotidiennement en véhicules Crit’Air Non Classé diminuent d’un peu moins de 29 000
kilomètres, soit une baisse de 22 % entre la situation de référence et celle de projet.
A l’inverse, presque 14 000 kilomètres supplémentaires sont réalisés chaque jour par
des véhicules classés Crit’Air 5 ou moins, soit une augmentation de 0,2 % entre les deux
situations. Cette hausse traduit notamment le choix par certains automobilistes de
changer leur véhicule ancien par un véhicule plus propre autorisé dans le périmètre
de la ZFE-m.
In fine, les distances parcourues (tous véhicules confondus) s’atténuent de 15 000
kilomètres par jour, soit une diminution de 0,2 % en projet par rapport à la situation de
référence. Cette évolution résulte principalement de changements de
comportement de mobilité tel que le recours plus fréquent aux transports en commun
et aux modes actifs (vélo, marche à pied, trottinette…), ou le choix de partager un
véhicule à plusieurs pour un déplacement donné.
Ces impacts ne sont bien sûr pas homogènes sur le territoire :
• A l’intérieur du périmètre de la ZFE-m, en situation de projet, les véhicules Crit’Air Non Classé parcourent quotidiennement près de 7 000 kilomètres de moins, soit une baisse de 83 % par rapport à la situation de référence, tandis que les véhicules classés Crit’Air 1 à 5 ou électrique réalisent chaque jour 4 000 kilomètres de plus, soit une augmentation de 0,5 % qui est due au renouvellement des véhicules Non Classés. La circulation résiduelle de véhicules Crit’Air Non Classé découle des dérogations, de fraude ou d’une méconnaissance du dispositif.6 Les effets sur la mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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• A l’extérieur du périmètre de la ZFE-m, le nombre de kilomètres effectués en véhicule Crit’Air Non Classé diminue également. Cette évolution s’établit à presque 22 000 kilomètres par jour, soit une diminution de 18 % entre la situation de référence et celle de projet. Elle est donc plus forte en volume (c’est-à-dire en nombre de kilomètres) que dans le périmètre même de la ZFE-m, mais plus faible en proportion (pourcentage). Inversement, environ 10 000 kilomètres supplémentaires sont consécutifs de l’utilisation renforcée de véhicules classés Crit’Air 5 ou moins, soit une augmentation de 0,1 % entre les 2 situations.
Sans distinction de classification Crit’Air, le nombre de kilomètres se réduit plus
fortement à l’extérieur de la ZFE-m (12 000 kilomètres évités par jour grâce au projet)
qu’à l’intérieur de la ZFE-m (3 000 kilomètres de moins). Toutefois, rapporté au volume
de kilomètres parcourus sur ces deux territoires, l’impact est plus marqué à l’intérieur
de la ZFE-m qu’à l’extérieur, respectivement des diminutions de 0,4 % et 0,1 %.
Figure 20 : Evolution des kilomètres parcourus entre les situations de référence et de projet6 Les effets sur la mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Au fil des années, le parc se renouvelle naturellement, les véhicules anciens
disparaissent au profit de véhicules plus récents. Comme évoqué précédemment,
cette tendance a été intégrée au modèle, mettant en évidence une baisse des
kilomètres parcourus par les voitures Crit’Air Non Classé de 14 % par an entre 2022 et
la situation de référence 2025. En prolongeant cette diminution, il faudrait environ 2
ans pour atteindre les effets estimés de la ZFE-m présentés précédemment.
Cet effet est davantage marqué dans le périmètre de la ZFE-m. La diminution des
kilomètres parcourus par les voitures Crit’Air Non Classé est de 19 % par an entre 2022
et la situation de référence 2025. En prolongeant cette tendance, 9 années seraient
nécessaires pour atteindre les effets estimés de la ZFE-m en termes de kilomètres
parcourus par les voitures Crit’Air Non Classé dans le périmètre de la ZFE-m.
Le projet de ZFE-m accélère le processus de renouvellement naturel du parc
automobile. Les véhicules anciens disparaissent plus rapidement au profit de véhicules
moins émetteurs en polluants contribuant à améliorer plus rapidement la qualité de
l’air. Ce gain est évalué à 2 ans à l’échelle du modèle et à 9 ans à l’intérieur du
périmètre de la ZFE-m.
Le nombre de déplacements et les niveaux de trafic
En situation de projet 2025, les flux routiers journaliers internes et en échange avec la
ZFE-m s’atténue légèrement (-0,4 %) en lien avec les reports vers d’autres modes, pour
s’établir autour de 308 000 déplacements par jour en qualité de conducteur de
véhicule (comparé à 310 000 déplacements en situation de référence).
Les évolutions sont plus sensibles en tenant compte de la structure du parc
automobile. Environ 500 déplacements en qualité de conducteur de véhicule, soit
0,2 %, sont réalisés chaque jour avec une voiture Crit’Air Non Classé en situation de
projet. Ce sont ainsi de l’ordre de 2 700 déplacements journaliers réalisés en voiture
Crit’Air Non Classé qui sont évités par rapport à la situation de référence, soit une
baisse de 85 %.6 Les effets sur la mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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En termes de répartition sur le réseau viaire, le nombre de véhicules Crit’Air Non Classé
diminue sur la quasi-totalité des voies à des niveaux variables.
Les diminutions de trafics Crit’Air Non Classé peuvent atteindre jusqu’à 200 véhicules
par jour sur le périphérique ou certaines pénétrantes à l’approche de Caen. Les
quelques augmentations de trafics Crit’Air Non Classé sont peu sensibles. Elles
pourraient concerner la voie d’accès à la Presqu’Ile ou le boulevard Henri Becquerel,
mais pour quelques véhicules uniquement.
Figure 21 : Evolution du trafic journalier des voitures Crit’Air Non Classé entre les situations de projet et de référence
Les effets de la ZFE-m se traduisent également à travers la part de véhicules Crit’Air
Non Classé sur chaque voie qui diminue de façon notable à l’intérieur du périmètre
de la ZFE-m : sur toutes les voies, la proportion de véhicules Crit’Air Non Classé est
inférieure à 0,5 % en situation de projet (cf. cartes page suivantes).
Cette diminution de la circulation à l’intérieur du périmètre de la ZFE-m, et en
particulier des véhicules Crit’Air Non Classé apportera des bénéfices, principalement
environnementaux et sanitaires, aux personnes habitants à l’intérieur de la ZFE-m.6 Les effets sur la mobilité
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Figure 22 : Part des voitures Crit’Air Non Classé en situation de référence (première carte) et de projet (deuxième carte)Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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7 LES BENEFICES ENVIRONNEMENTAUX ET SANITAIRES
Les variations de trafics et en particulier les distances parcourues influent sur la
pollution atmosphérique qui elle-même impacte la santé et l’environnement, mais
aussi sur les émissions de gaz à effet de serre, dont l’accroissement est responsable du
réchauffement climatique.
Les émissions de polluants sont par la suite exprimées en tonnes (t) par an et les
concentrations de polluants dans l’air ambiant en microgrammes par m3 (μg/m³).
Les émissions de gaz à effet de serre sont présentées en kilogramme (kg) ou tonne (t)
par jour.
7.1 La réglementation des émissions de polluants
L’article L. 221-1 du code de l’environnement et son article d’application R. 221-1
fixent des seuils réglementaires à ne pas dépasser pour certains polluants
atmosphériques. Ces seuils découlent de la directive européenne n° 2008/50/CE du
21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fixe également des valeurs guides de
qualité de l’air afin de préserver la santé des populations vis-à-vis de la pollution
atmosphérique. En 2021, elle a établi de nouvelles recommandations renforçant ces
objectifs en raison de nouvelles connaissances sur les effets nocifs de la pollution de
l’air sur la santé.
A la suite, la Commission européenne a initié une révision de la directive européenne
2008/50/CE sur la qualité de l’air ambiant qui devrait prochainement amener à un
abaissement des valeurs limites à atteindre d’ici 2030.7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Tableau 2 : Normes de qualité de l’air des concentrations de polluants en moyenne annuelle
Polluant Seuil réglementaire actuel Valeur guide OMS Valeur du projet de directive pour 2030
NO2 40 μg/m³ 10 μg/m³ 20 μg/m³
PM10 40 μg/m³ 15 μg/m³ 20 μg/m³
PM2,5 25 μg/m³ 5 μg/m³ 10 μg/m³
μg/m³ : microgrammes par mètre cube, unité de mesure de la concentration
En complément de ces moyennes annuelles, la réglementation actuelle fixe une limite
horaire pour les NO2 de 200 μg/m³ à ne pas dépasser plus de 18 heures par an et une
limite journalière pour les PM10 à 50 μg/m³ à ne dépasser plus de 35 jours par an.
Les valeurs guides journalières à ne pas dépasser plus de 3 à 4 jours par an
recommandées par l’OMS sont 25 μg/m³ pour le NO2, 45 μg/m³ pour les PM10 et
15 μg/m³ pour les PM2,5.
7.2 L’état initial de la qualité de l’air
Les mesures de la pollution de l’air ambiant
Quatre stations de mesures des concentrations de polluants atmosphériques sont
implantées sur le territoire de Caen la Mer afin de surveiller la qualité de l’air :
• Station de Ouistreham mesurant les PM10, les PM2,5 et l’ozone, mais éloignée du cœur de l’agglomération ;
• Station de Caen Chemin Vert représentative de la pollution en milieu urbain et ne se trouvant pas sous l’impact d’une source d’émission particulière (mesures du NO2, des PM10, des PM2,5, de l’ozone et prélèvements de benzène, métaux lourds et pesticides) ;
• Station d’Ifs, située en milieu périurbain afin d’y mesurer la qualité de l’air sans cibler une source spécifique (NO2, PM10 et ozone) ;
• Station trafic du cours Montalivet depuis 2022 (station Caen Vaucelles précédemment), plus particulièrement destinée à mesurer les impacts du trafic sur la pollution atmosphérique (NO2, PM10).7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Les analyses suivantes portent sur le NO2, les PM10 et les PM2,5. Les postes de mesure
montrent globalement une diminution des moyennes annuelles des concentrations
de ces polluants depuis 2009, voire plus tôt pour le NO2.
En 2022, les concentrations annuelles du NO2, des PM10 et des PM2,5 sont
significativement inférieures aux valeurs limites réglementaires.
Le code de l’environnement fixe également un objectif de qualité à 30 μg/m³ pour
les PM10 et de 10 μg/m³ pour les PM2,5. Il s’agit d’un « niveau à atteindre à long terme
et à maintenir, sauf lorsque cela n'est pas réalisable par des mesures proportionnées ».
En complément, pour les PM2,5, il définit une valeur cible de 20 μg/m³ qui est un
« niveau à atteindre, dans la mesure du possible, dans un délai donné ». Les
concentrations annuelles de PM10 sont en-dessous de l’objectif de qualité, celles de
PM2,5 sont à la fois plus faibles que la valeur cible et que l’objectif de qualité, mais
proche de ce dernier.
En revanche, les concentrations de ces trois polluants se situent majoritairement au-
dessus des seuils recommandés par l’OMS. C’est particulièrement le cas de la station
du cours Montalivet à Caen qui mesure plus spécifiquement les impacts du trafic sur
la pollution atmosphérique.
Figure 23 : Les mesures de concentration annuelles de polluants
Source : Données Atmo Normandie7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Le dioxyde d’azote (NO2)
Au sein du périmètre resserré retenu pour les analyses des polluants atmosphériques,
en 2021, le secteur des transports routiers est le premier émetteur de NO2 (68%) devant
les transports non routiers (11 %) et l’industrie (8 %).
La carte suivante, représentant la moyenne annuelle de la concentration de NO2 en
2022, montre le lien entre le trafic routier et les concentrations de NO2.
Les concentrations dépassent les valeurs limites (VL) pour la protection de la santé de
40 μg/m3 le long du périphérique au nord et à l’est. La population exposée à des
niveaux supérieurs au seuil réglementaire est estimée à moins d’une dizaine
d’habitants (moins de 0,01 % de la population du périmètre resserré).
La concentration de ce polluant est supérieure à la valeur recommandée par l’OMS
de 10 μg/m3 sur les principaux axes routiers en direction du périphérique et
majoritairement à l’intérieur de celui-ci. Un peu moins de 190 000 habitants, soit 80 %
de la population du périmètre resserré, est exposé à des concentrations supérieures à
la valeur guide de l’OMS.
Figure 24 : Moyenne annuelle de concentration de NO2 en 2022
Source : Atmo Normandie7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
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Les particules fines de diamètre inférieur à 10 micromètres (PM10)
En 2021, le secteur des transports routiers est aussi le premier émetteur de PM10, à
hauteur de 35 %, au sein du périmètre resserré, devant le secteur résidentiel (29 %),
l’agriculture (16 %) et l’industrie (16 %).
Les concentrations de PM10 sont globalement en-dessous des valeurs limites pour la
protection de la santé (VL) : aucun habitant n’est exposé à des concentrations
supérieures à 40 μg/m3.
Toutefois elles sont supérieures à la valeur de 15 μg/m3 sur presque la totalité du
territoire. Un peu moins de 230 000 habitants est ainsi exposé à des niveaux de
concentration plus élevés que les recommandations de l’OMS, soit 97% de la
population du périmètre resserré.
Figure 25 : Moyenne annuelle de concentration de PM10 en 2022
Source : Atmo Normandie7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Les particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres (PM2,5)
En 2021, le secteur résidentiel est le premier émetteur de PM2,5 (46 %), suivi par les
transports routiers (36 %).
La concentration des PM2,5 est supérieure à la valeur cible pour la protection de la
santé de 10 μg/m3 sur presque tout le linéaire du périphérique (RN 814), mais aussi le
long de la route nationale RN 13 et d’une partie de l’autoroute A 84. Toutefois, aucun
habitant ne réside sur ce secteur.
Les concentrations de PM2,5 sont plus élevées que la valeur guide de l’OMS sur la
totalité du territoire. Ainsi, un peu plus de 235 000 habitants sont exposés à un niveau
de concentration de plus de 5 μg/m3.
Figure 26 : Moyenne annuelle de concentration de PM2,5 en 2022
Source : Atmo Normandie7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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7.3 Les impacts de la ZFE-m sur les émissions de
polluants
Les émissions de NO2
En 2025, le projet de ZFE-m permet une diminution, de plus d’une tonne par an, des
émissions de NO2 sur l’ensemble du périmètre resserré, soit une baisse de 0,1 % entre
la situation de référence et celle de projet.
Environ un quart de ces gains se fait au sein du périmètre de la ZFE-m, qui ne
représente pourtant que 15 % de la surface totale du périmètre resserré. L’émission de
0,3 tonne par an de NO2 y est évitée grâce à la ZFE-m, soit une diminution de 0,3 %
par rapport à la situation de référence.
Figure 27 : Emissions de NO2 en situation de référence et de projet à l’horizon 2025
Source : Données Atmo Normandie
Les émissions de PM10
En 2025, sur le périmètre resserré, les émissions de PM10 diminuent d’un peu moins
d’une tonne grâce au projet de ZFE-m, soit une baisse de 0,2 %.
Plus de 20 % de ces effets concernent le périmètre de la ZFE-m, représentant environ
0,2 tonne évitée par an, soit une diminution de 0,4 % entre la situation de référence et
celle de projet.7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Figure 28 : Emissions de PM10 en situation de référence et de projet à l’horizon 2025
Source : Données Atmo Normandie
Les émissions de PM2,5
En 2025, la mise en place de la ZFE-m se traduit par une demi-tonne de PM2,5 évitée
par an sur le périmètre resserré, soit une diminution de 0,2 % entre la situation de
référence et celle de projet.
Presque un quart de ces gains, soit 0,1 tonne par an, est localisé à l’intérieur du
périmètre de la ZFE-m, ce qui représente une diminution de 0,5 % entre la situation de
référence et celle de projet.
Figure 29 : Emissions de PM2,5 en situation de référence et de projet à l’horizon 2025
Source : Données Atmo Normandie7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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7.4 Les impacts de la ZFE-m sur les concentrations et
l’exposition des populations
Les concentrations de NO2
Les concentrations de NO2 pourraient s’atténuer en situation de projet par rapport à
la situation de référence. Ces diminutions, très légères, se feraient principalement à
l’intérieur de la ZFE-m et sur les axes structurants connectés au périphérique comme
la RN 13 ou la RD 515.
La concentration de NO2 reste inférieure à la valeur limite réglementaire de 40 μg/m3
sur l’ensemble du périmètre resserré : aucun habitant n’est exposé à une
concentration supérieure au seuil réglementaire.
Toutefois, le long des axes principaux, la concentration est supérieure à 20 μg/m3, (seuil
réglementaire pressenti pour la future directive européenne) représentant un peu plus
de 300 habitants exposés selon les calculs théoriques croisant concentration de
polluant et lieu de résidence.
En situation de référence, environ 110 900 habitants, soit près de la moitié de la
population du périmètre resserré, sont soumis à une concentration de NO2 plus élevée
que la valeur guide de l’OMS. Le projet de ZFE-m permet de soustraire 310 habitants
à une exposition supérieure à 10 μg/m3, soit une diminution de 0,3 %.
Tableau 3 : Exposition de la population au NO2 en 2025
Concentration
annuelle Indicateurs Référence Projet
Plus de 40 μg/m3
(valeur limite
actuelle)
Nombre d’habitants en dépassement 0 hab. 0 hab.
Evolution entre les situations de
référence et de projet
0 hab.
(0 %)
Plus de 20 μg/m3
(future valeur limite)
Nombre d’habitant en dépassement 320 309
Evolution entre les situations de
référence et de projet
-11 hab.
(-3,4 %)
Plus de 10 μg/m3
(valeur guide OMS)
Nombre d’habitant en dépassement 110 892 hab. 110 584 hab.
Evolution entre les situations de
référence et de projet
-308 hab.
(-0,3 %)
Source : Données Atmo Normandie7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
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Figure 30 : Différence de concentration moyenne annuelle de NO2 entre les situations de référence et de projet 2025
Figure 31 : Concentration moyenne annuelle de de NO2 en situation de projet 20257 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Les concentrations de PM10
Les concentrations de PM10 pourraient s’atténuer très légèrement en situation de
projet par rapport à la situation de référence. Ces diminutions seraient principalement
localisées le long des axes structurants à l’intérieur de la ZFE-m et à l’extérieur
(périphérique RN 814, RN 13, A 13, RD 515).
Cette diminution est faible en raison du nombre limité de véhicules concernés par
l’interdiction. De plus, la moitié des émissions de particules fines totales émises par les
véhicules routiers ne sont pas liées à la combustion du carburant et donc aux gaz
d’échappement13. Elles proviennent de l’abrasion des freins et du contact des
pneumatiques et de la chaussée, qui restent similaires malgré le renouvellement du
parc automobile. En outre, d’autres secteurs, tels que l’habitat, sont également des
émetteurs importants de particules fines.
Sur l’ensemble du périmètre resserré, la concentration de PM10 est inférieure à la
valeur limite réglementaire de 40 μg/m3.
Toutefois cinq habitants sont exposés à des concentrations supérieures au seuil
réglementaire qui pourrait être retenu dans la future directive européenne (à savoir
20 μg/m3) et quelques dizaines d’habitants à des concentrations supérieures à la
recommandation de l’OMS de 15 μg/m3.
Tableau 4 : Exposition de la population aux PM10 en 2025
Concentration
annuelle Indicateurs Référence Projet
Plus de 40 μg/m3
(valeur limite
actuelle)
Nombre d’habitants en dépassement 0 hab. 0 hab.
Evolution entre les situations de
référence et de projet
0 hab.
(0 %)
Plus de 20 μg/m3
(future valeur limite)
Nombre d’habitants en dépassement 5 hab. 5 hab.
Evolution entre les situations de
référence et de projet
0 hab.
(0 %)
Plus de 15 μg/m3
(valeur guide OMS)
Nombre d’habitants en dépassement 46 hab. 45 hab.
Evolution entre les situations de
référence et de projet
-1 hab.
(-2,2 %)
Source : Données Atmo Normandie
13 Emissions des Véhicules routiers - Les particules hors échappement, ADEME, 20227 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
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Figure 32 : Différence de concentration moyenne annuelle de PM10 entre les situations de référence et de projet 2025
Figure 33 : Concentration moyenne annuelle de PM10 en situation de projet 20257 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
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Les concentrations de PM2,5
En situation de projet, les concentrations de PM2,5 pourraient s’atténuer très
légèrement par rapport à la situation de référence. Ces diminutions seraient situées le
long du réseau structurant connecté au périphérique.
Comme pour les PM10, la diminution est faible car les particules proviennent
majoritairement de l’usure des freins, des pneumatiques et de la chaussée. Par ailleurs,
une part importante des PM2,5 sont émises par le secteur résidentiel.
La concentration des PM2,5 est inférieure à la valeur limite réglementaire de 25 μg/m3
sur l’ensemble du périmètre resserré : aucun habitant n’est exposé à une
concentration supérieure au seuil réglementaire.
En revanche le long des axes principaux, des concentrations supérieures à la
probable future valeur limite européenne (10 μg/m3) sont présentes et touchent
environ 6 200 habitants, soit 3 % de la population du périmètre resserré. Le projet de
ZFE-m permet de préserver de l’ordre de 80 habitants, soit une baisse de 1,3 % par
rapport à la situation de référence.
L’ensemble de la population du périmètre resserré, soit plus de 235 000 habitants, est
exposé une concentration des PM2,5 supérieure à la recommandation de l’OMS fixée
à 5 μg/m3.
Tableau 5 : Exposition de la population aux PM2,5 en 2025
Concentration
annuelle Indicateurs Référence Projet
Plus de 25 μg/m3
(valeur limite
actuelle)
Nombre d’habitants en dépassement 0 hab. 0 hab.
Evolution entre les situations de
référence et de projet
0 hab.
(0%)
Plus de 10 μg/m3
(future valeur limite)
Nombre d’habitants en dépassement 6 258 hab. 6 176 hab.
Evolution entre les situations de
référence et de projet
-82 hab.
(-1,3%)
Plus de 5 μg/m3
(valeur guide OMS)
Nombre d’habitants en dépassement 235 649 hab. 235 649 hab.
Evolution entre les situations de
référence et de projet
0 hab.
(0%)
Source : Données Atmo Normandie7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
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Figure 34 : Différence de concentration moyenne annuelle de PM2,5 NO2 entre les situations de référence et de projet 2025
Figure 35 : Concentration moyenne annuelle de PM2,5 en situation de projet 20257 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
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Synthèse
L’atténuation du trafic routier et le renouvellement du parc automobile liés à la ZFE-m
ont un impact positif, mais limité sur la pollution atmosphérique.
Sur le périmètre resserré (36 communes autour de Caen totalisant environ 235 000
habitants), aucun habitant n’est exposé à des concentrations de NO2, PM10 ou PM2,5
supérieures aux valeurs limites réglementaires en vigueur (situation actuelle non
modifiée par la ZFE).
Les valeurs limites européennes envisagées (qui devront être atteintes à l’horizon 2030)
sont dépassées en situation de projet 2025 pour 3 % de la population concernant les
PM2,5 et jusqu’à quelques dizaines d’habitants pour le NO2 et les PM10. La ZFE-m a un
impact faible, mais positif, sur la diminution de la population exposée à ces seuils.
Les valeurs guides de l’OMS, plus strictes, sont en revanche dépassées pour quelques
dizaines de personnes pour les PM10, près de la moitié des habitants pour le NO2 et
l’ensemble de la population concernant les PM2,5. Des actions complémentaires, y
compris sur les autres secteurs émetteurs, seront à poursuivre pour réduire les émissions
et concentrations de certains polluants comme les PM2,5 (émis à 36 % par les
transports routiers et 46 % par le secteur résidentiel).7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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7.5 Les impacts sur les émissions de Gaz à Effet de Serre
(GES)
Les Gaz à Effet de Serre (GES), dont l’intensification dans l’atmosphère est à l’origine
du changement climatique, regroupent différents gaz, dont en particulier le dioxyde
de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le dioxyde d’azote (N2O), tous les trois émis
par les transports.
L’effet de la ZFE-m sur les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) est directement lié
aux kilomètres parcourus par les véhicules à motorisation thermique. En complément,
la composition technologique du parc de véhicules (catégorie Crit’Air notamment)
influe sur les émissions de CH4 et de N2O, mais ces dernières restent marginales au
regard des émissions de CO2.
En situation de projet 2025, les émissions de CO2 s’atténuent légèrement de 0,2 % par
rapport à la situation de référence. Cette diminution est directement en lien avec
celle du volume de kilomètres qui diminue également de 0,2 %. Les émissions pour les
autres types de substance diminuent de : 0,4 % pour le CH4 et 0,5 % pour le N2O.
L’effet de la ZFE-m sur les émissions de GES est détaillé à la figure suivante sur le
périmètre de modélisation pour une journée. Le trafic journalier en volume de
kilomètres parcourus est également présenté à titre de comparaison.
Figure 36 : Evolution des émissions de GES entre les situations de projet et de référence7 Les bénéfices environnementaux et sanitaires
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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7.6 Les autres impacts : bruit, mobilité active…
Au-delà, des impacts sur la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre,
les impacts sanitaires de la ZFE-m inclut l’atténuation des nuisances sonores et le
renforcement de la pratique des mobilités actives.
Les effets sur la tranquillité sonore
Le bruit des transports est la principale source de nuisances sonores pour 54 % des
Français selon une enquête du Ministère du Développement Durable14. Les effets de
l’exposition à ces nuisances sont multiples sur la santé des habitants, comme la
perturbation du sommeil ou l’augmentation de la tension artérielle.15
La mise en place de la ZFE-m engendre une diminution du trafic routier au sein du
périmètre, mais aussi un recours croissant à une motorisation électrique, qui se
traduisent tous deux par une diminution des impacts en termes de bruit. Les riverains
se retrouvent donc moins exposés aux nuisances, ce qui limitent les effets sur la santé.
Les effets sur les des mobilités actives
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’activité physique est très bénéfique pour
la santé du cœur, du corps et de l’esprit16. Elle contribue notamment à la prévention
et à la prise en charge des maladies non transmissibles telles que les maladies
cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, le diabète et plusieurs cancers.
Cependant, un adulte sur quatre dans le monde ne pratique pas une activité
physique aux niveaux recommandés à l’échelle mondiale, alors qu’on estime que les
personnes ayant une activité physique insuffisante ont un risque de décès majoré de
20 % à 30 % par rapport à celles qui sont suffisamment actives.
Le report modal vers les modes actifs contribue à augmenter le temps d’activité
physique et à lutter contre la sédentarité.
14 TNS Sofres, Les Français et les nuisances sonores, mai 2010, TNS_Sofres-
MEEDM__Bruit_Resultats_detailles-2.pdf (pas-de-calais.gouv.fr), p.11
15 Anses, Evaluation des impacts sanitaires extra-auditifs du bruit environnemental, février 2013,
AP2009sa0333Ra.pdf (anses.fr)
16 Activité physique (who.int)Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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8 LES IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES
Les déplacements en voiture sont au cœur du quotidien des ménages, et sont
également structurants pour les entreprises et la collectivité. Dans ce cadre, l’objectif
de l’analyse des impacts socio-économiques est de faire ressortir les différents effets
économiques et sociaux, bénéfiques et préjudiciables, pour chacun des acteurs
concernés.
8.1 Les acteurs concernés
Différents groupes d’acteurs présents sur le territoire de l’agglomération de Caen la
Mer sont concernés par le projet de ZFE-m. Tous ne seront pas affectés de manière
équivalente selon leur profil, leur besoin de déplacement, leur activité, les origines et
les destinations des trajets réalisés…
Quatre grandes familles d’acteurs sont identifiées :8 Les impacts socio-économiques
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8.2 Les impacts sur les ménages résidant dans la ZFE-m
Le périmètre de la ZFE-m couvre 127 000 habitants17, soit 60 % de la population de
l'EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) le plus peuplé du
territoire résidant dans le périmètre de l’agglomération18, en conformité avec la loi
Climat et Résilience qui fixe un seul minimal de 50 %.
A l’échelle de l’ensemble de la communauté urbaine Caen la Mer, ce sont ainsi un
peu moins de 50 % des habitants qui résident dans la ZFE-m, représentant également
environ 20 % de la population du Calvados.
La motorisation et le parc automobile des résidents de la ZFE-m
Plus de 70 % des ménages de la ZFE-m possèdent au moins une voiture, dont près de
20 % deux voitures ou plus, sans évolution significative ces dix dernières années à
l’échelle des sept principales communes concernées par la ZFE-m. Ces taux sont en
revanche fortement contrastés selon la commune d’habitation :
• A Caen, ils sont globalement du même ordre de grandeur que sur l’ensemble de la ZFE-m ;
• La part des ménages disposant d’une voiture ou plus dépasse 80 % pour les communes de Fleury-sur-Orne, Ifs et Mondeville, dont environ 30 % avec au moins 2 voitures ;
• Les ménages de Bretteville-sur-Odon, Cormelles-le-Royal et Louvigny sont équipés pour plus 90 % d’au moins une voiture, dont 40 % d’au moins 2 voitures.
Ces taux de motorisation montrent une dépendance notable à la voiture, en
particulier à l’extérieur de Caen en lien avec le niveau d’offre de transport alternative
à la voiture de ces territoires. A Caen, la proximité des lieux d’intérêt (commerces,
loisirs, emplois…) et la desserte en transports en commun permettent de s’affranchir
du besoin d’une seconde voiture, voire parfois d’une voiture.
17 Les données socio-économiques (population, actifs, navettes domicile-travail, motorisation, revenu
des ménages, nombre de ménages sous ce seuil de pauvreté sont issues de l’INSEE.
18 Sur les 48 communes de Caen la Mer (EPCI le plus peuplé de l’agglomération), 20 communes sont
inclues dans le périmètre de l’agglomération (au sens de l’unité urbaine définie par l’INSEE) : Caen, Hérouville-Saint-Clair, Ifs, Mondeville, Colombelles, Cormelles-le-Royal, Fleury-sur-Orne, Giberville, Bretteville-sur-Odon, Verson, Biéville-Beuville, Carpiquet, Démouville, Rots, Saint-Germain-la-Blanche- Herbe, Cuverville, Mouen, Épron, Tourville-sur-Odon, Grentheville. Elles totalisent quelques 200 000 habitants.
Outre les vingt communes citées précédemment, l’unité urbaine de Caen inclut quatre communes de la communauté de communes Vallées de l'Orne et de l'Odon : Fontaine-Étoupefour, Grainville-sur- Odon, Baron-sur-Odon, Mondrainville.8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Au global le parc automobile dans la ZFE-m représente de l’ordre 73 000 voitures, dont
1,8 % de véhicules Crit’Air Non Classé en 2022. Ainsi environ 1 300 voitures Non Classées
sont immatriculées à l’intérieur de la ZFE-m, soit près de la moitié (47 %) de l’ensemble
du parc automobile Crit’Air Non Classé de Caen la Mer. Plus précisément, ces
véhicules appartiennent principalement à des résidents de Caen, 1 000 voitures soit
34 % du parc automobile Crit’Air Non Classé de la communauté urbaine.
Une part significative des voitures Non Classées de l’EPCI est donc présente à Caen,
ville où la dépendance à la voiture est la moins marquée et où les alternatives à celle-
ci sont les plus nombreuses.
Tableau 6 : Répartition du parc automobile total et de voitures Crit’Air Non Classé sur la communauté urbaine Caen la Mer
Périmètre Parc automobile total Parc automobile NC
Part des voitures NC du périmètre
par rapport au nombre total de
véhicules NC de Caen la Mer
Caen la Mer 152 000 2 800 100 %
Caen 49 000 1 000 34 %
ZFE-m* 73 000 1 300 47 %
* Communes de Bretteville-sur-Odon, Caen, Cormelles-le-Royal, Fleury-sur-Orne, Louvigny, Mondeville et Ifs
Sources : Données Citepa, 20228 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Les actifs résidant dans la ZFE-m
Le périmètre de la ZFE-m regroupe plus de 55 000 actifs ayant un emploi, mais tous
n’utilisent pas la voiture pour se rendre sur leur lieu de travail, dépendant notamment
des solutions de mobilité alternatives en présence plus nombreuses dans les zones
urbaines densément peuplées.
Selon les données de l’INSEE croisant le lieu de résidence et le lieu de travail, environ
22 000 actifs habitant dans la ZFE-m, soit de l’ordre de 40 %, travaillent également à
l’intérieur du périmètre et s’y rendent en voiture. Environ 14 000 actifs de la ZFE-m, soit
25 %, travaillent à l’extérieur et effectuent également ce trajet en voiture.
Sur les relations domicile-travail internes à la ZFE-m, la voiture est utilisée par 60% des
actifs. Cette part s’élève à 80% pour les relations entre un domicile situé dans la ZFE-m
et un travail localisé en dehors illustrant une plus forte dépendance à la voiture sur ces
liaisons.
Figure 37 : Relations Domicile-Travail en lien avec la ZFE-m
Une offre de déplacement variée
Les résidents de la ZFE-m qui possèdent un véhicule non autorisé disposeront de
différentes options pour continuer à se déplacer.
Une de ces options est d’opter pour le remplacement de leur voiture en faveur d’un
modèle conforme aux règles de circulation dans la ZFE-m et faire appel pour cela aux
aides financières de l’Etat s’ils y sont éligibles.8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Leurs autres options sont d’explorer les alternatives à la voiture individuelle qui sont
nombreuses pour les déplacements internes au périmètre.
En ville, les modes actifs sont souvent concurrentiels en termes de temps de parcours
pour des distances jusqu’à 2 à 3 km pour la marche à pied, de l’ordre de 5 km pour
le vélo. Pour faciliter ces déplacements, environ 230 vélos en libre-service (Vélolib)
sont répartis sur 22 stations (11 stations dans le centre-ville de Caen et 11 stations en
périphérie) et 400 vélos à assistance électrique sont proposés à la location pour une
durée d’un an maximum (Véloloc).
Figure 38 : Accessibilité au centre-ville de Caen en modes actifs8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Concernant, les transports en commun, ils couvrent largement le périmètre de la ZFE-
m en termes de desserte. Par ailleurs, l’offre sera encore renforcée dans les années à
venir avec la mise en service prévue mi-2028 d’une nouvelle ligne de tramway dans
le secteur ouest de Caen venant compléter la desserte des trois lignes existantes au
sud, au nord et au nord-est.
Figure 39 : Intensité de l’offre en transports collectifs
Source : Aucame 2021
En ce qui concerne les déplacements d’échange avec la ZFE-m, les choix sont plus
limités, en particulier pour les trajets au-delà de la communauté urbaine Caen la Mer.
L’utilisation du train peut être une solution, sous réserve d’une localisation accessible8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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du lieu de travail et d’horaires appropriés. De manière plus générale, selon les motifs
de déplacement, le recours à des services automobiles tels que l’autopartage, le taxi,
le VTC (voiture de transport avec chauffeur), ou au covoiturage peut répondre à des
besoins de trajet à la fois internes à la ZFE-m ou d’échange.
Dans certains cas, la voiture est utilisée pour un faible volume de kilomètres : motifs
non quotidiens ou utilisation régulière sur de courtes distances. Grâce à la dérogation
« petits rouleurs », ces personnes qui ont peu recours à la voiture pourront conserver
leur véhicule non conforme à la nouvelle règlementation. Cette mesure apporte une
solution simple et bien adaptée aux ménages qui, par exemple, utilisent leur voiture
pour des déplacements de loisir, achat, visite…
Le temps de parcours total via certains modes alternatifs (transport en commun,
covoiturage) pourrait être légèrement allongé par rapport à l’utilisation de la voiture
mais ce report modal permettrait aux résidents de réaliser des économies financières
sur leur mobilité.
Selon le bilan annuel des transports en 202219, les ménages ont dépensé 118 milliards
d'euros pour l’utilisation de véhicules hors achat et assurance (carburant, entretien et
réparation, pièces détachées…). Au regard du nombre de véhicules en circulation,
le coût annuel d’utilisation d'une voiture peut être estimé à plus de 3 000 €. En
comparaison, l'abonnement mensuel 26-64 ans tous public au réseau Twisto est de
44 € par mois ou 440 € par an, ce qui est près de 7 fois inférieur au coût d’utilisation
d'une voiture. Le vélo et la marche permettent également de réaliser d’importantes
économies.
Les résidents qui sont parmi les plus touchés par la pollution en l’absence de ZFE-m
(car ils habitent dans un secteur où la concentration de polluants est souvent la plus
élevée), bénéficieront par ailleurs des gains sanitaires les plus importants, d’autant plus
s’ils optent pour la marche ou le vélo.
8.3 Les impacts sur les ménages résidant hors de ZFE-m
Hors de la ZFE-m, l’usage de la voiture personnelle est davantage marqué,
notamment dans les zones rurales. En effet, presque 90 % des ménages résidant dans
le Calvados et à l’extérieur de la ZFE-m possèdent au moins une voiture ; et parmi eux
19 Source : Ministère de la Transition Ecologique et de la Cohésion des Territoires8 Les impacts socio-économiques
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la moitié possède 2 voitures ou plus. Cette part élevée qui a tendance à s’accentuer
est le reflet d’une offre de déplacement alternative à la voiture limitée sur ce territoire.
Les automobilistes qui se rendent dans la ZFE-m, notamment pour motifs travail
Tous modes confondus, un peu moins de 59 000 actifs résident à l’extérieur de la ZFE-
m, mais y travaillent, dont 90 % qui utilisent la voiture pour se rendre sur leur lieu de
travail. Ce sont ainsi environ 53 000 actifs qui se rendent en voiture à l’intérieur de la
ZFE-m depuis le reste du département pour y travailler, soit 23 % des actifs occupés du
département du Calvados (hors communes de la ZFE-m). Ce volume significatif,
supérieur au nombre d’actifs résidant dans la ZFE-m et utilisant la voiture pour se rendre
sur leur lieu de travail, traduit la présence de nombreux emplois au sein
d’établissements publics ou privés, notamment implantés au cœur de Caen comme
le montre la figure ci-dessous.
Figure 40 : Intensité de l’emploi sur le territoire de Caen la Mer
Source : Aucame 20178 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Comme pour les actifs résidant dans la ZFE-m et effectuant des liaisons d’échange
sortant avec celle-ci, les ménages résidant hors du périmètre et concernés par la
mesure pourront changer de véhicule, opter pour une autre solution de déplacement
que la voiture ou covoiturer.
En cas de renouvellement de leur véhicule, ils pourront solliciter les aides nationales
sous réserve des conditions d’attribution, avec la possibilité d’une surprime de 1 000
s’ils travaillent dans la ZFE-m.
Les nombreux emplois implantés au cœur de Caen peuvent être aisément desservis
par le réseau interurbain, notamment ferroviaire depuis les différentes gares du
territoire. Grâce aux offres Krono et Krono+20, les temps de parcours entre les grandes
agglomérations (Bayeux, Caen, Lisieux) sont concurrentiels. D’une manière générale,
Caen est accessible en moins de 30 minutes depuis les 10 gares de l’axe est-ouest
(incluant Saint-Pierre-sur-Dives), à l’exception de Lison. Ces gares sont toutes équipées
de parking relais totalisant environ 1 400 places de stationnement pour les voitures
(gratuites au moins 24h). Le rabattement est, dans la plupart des cas, également
possible en vélo, bus urbains (pour Bayeux et Lisieux) ou autocars interurbains du
réseau Nomad.
Figure 41 : L’offre d’intermodalité en gare
20 Les services KRONO+ offrent des liaisons directes avec peu d’arrêts entre les grands pôles régionaux
et vers Paris, et avec plus de services à bord. Les services KRONO correspondent à des liaisons directes avec peu d’arrêts entre les grands pôles régionaux.8 Les impacts socio-économiques
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Les détenteurs de véhicules non adaptés aux nouvelles réglementations ont
également la possibilité de se rendre dans les différents parcs relais existants ou à venir
du réseau Twisto dont les accès ont été spécifiquement exclus du périmètre de la ZFE-
m (cf. figure 8 pour la localisation des parcs relais). Ils pourront y laisser leur voiture et
effectuer leurs derniers kilomètres en transport en commun.
Quatre parcs relais sont actuellement présents sur Caen ou à proximité :
• Le P+R Caen Côte de Nacre d’une capacité de 150 places, implanté au nord du centre hospitalier universitaire ;
• Le P+R Ifs Jean Vilar (80 places) situé à proximité du périphérique sud ;
• Le P+R Grands Bureaux, à l’Est de l’agglomération ;
• Le P+R Palais des Sports, accessible depuis l’Ouest.
Depuis ces équipements, l’offre de transport en commun permet d’accéder au
centre-ville en 15 à 20 minutes environ.
Le stationnement est également possible sur le parking en accès libre Caen Chemin
Vert avec des temps de parcours en transport en commun de l’ordre de 15 minutes
pour rejoindre le centre-ville. Depuis le secteur Est de l’agglomération, il faut environ
30 minutes en transport en commun pour relier le parking en accès libre Colombelles
au centre-ville.
Avec la nouvelle ligne de tramway sur les quartiers ouest de Caen, des P+R seront
aménagés au droit des arrêts Touraine et Bretteville Pépinières. Ce projet contribuera
à optimiser l’offre de rabattement et d’accès au centre-ville, notamment pour les
habitants de la périphérie.
Sur les relations non couvertes par les transports en commun entre la périphérie et la
ZFE-m, le covoiturage prend tout sa pertinence permettant de rejoindre, sur les aires
à disposition, le conducteur d’un véhicule autorisé à l’intérieur de la ZFE-m. Environ 600
places de covoiturage réparties dans une dizaine d’aires sont présentes à proximité
immédiate du périphérique (RN 814) :
• Au sud, à un kilomètre de l’échangeur Porte d’Espagne le long de la RN 158 et au droit du diffuseur Suisse Normande en lien avec la RD 562A ;
• Au sud-ouest, A la sortie Éterville du périphérique, en lien avec la RD 8 et la RD 405 ;
• A l’ouest, sur les communes de Verson et Bretteville-sur-Odon à proximité de l’A 84 et à l’échangeur Pépinières à quelques kilomètres de l’aéroport de Caen- Carpiquet, de la RD 9 et de la RN 13 ;
• Au nord-est, sur l’échangeur Porte d’Angleterre reliant le périphérique et la RD 515 ;8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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• A l’est, à proximité l’échangeur Porte de Paris, de l’A 13, de la RD 675 et de la RD 403 ;
• A l’intersection entre la RD 226 et la RD 513 sur la commune de Colombelles à quelques kilomètres à l’est du périphérique.
Enfin, à plus de 10 kilomètres du périphérique se trouvent aussi plusieurs aires de
covoiturage le long de la RN 13, l’A 84, la RD 562, la RN 158, la RD 613, l’A 13 et la
RD 514.
Figure 42 : Réseau ferroviaire, routier et aires de covoiturage8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Dans un contexte de précarité économique en lien avec le prix du carburant plus
importante dans les territoires péri-urbains et semi-ruraux, le covoiturage permet de
réduire le coût de déplacement, aussi bien pour le passager que pour le conducteur.
Des incitations financières peuvent être accordées par l’employeur dans le cadre du
Forfait Mobilités Durables (FMD), ou par l’Etat en ce qui concerne le conducteur
(prime covoiturage de 100 €).
Les automobilistes qui traversent la ZFE-m
Les automobilistes résidant et travaillant hors de la ZFE-m dont le trajet traverserait le
périmètre seraient amenés à modifier leur itinéraire pour éviter les interdictions de
circulation. Le temps de trajet et le coût du déplacement pourraient être augmentés.
Toutefois, l’exclusion du périphérique de la ZFE-m limite ces impacts.
D’une manière générale, les planificateurs d’itinéraires proposent des trajets
empruntant le périphérique pour les origines-destinations à l’extérieur de la ZFE-m,
comme le montrent les figures ci-dessous.
Figure 43 : Itinéraires proposés par Google Maps
Sources : Google Maps, proposition itinéraire hors congestion (2h30 du matin)
En dehors des heures de pointe, l’itinéraire empruntant le périphérique est plus rapide
d’environ 2 minutes mais plus long de l’ordre de 5 kilomètres par rapport à celui
traversant le périmètre de la ZFE-m. En heures de pointe, l’itinéraire traversant la ZFE-
m est rarement proposé, du fait des congestions présentes dans le centre de Caen.
Par conséquent, l’effet de la ZFE-m sur les usagers qui la traverseraient est faible.8 Les impacts socio-économiques
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Les populations économiquement fragiles
En 2019, en France métropolitaine, le niveau de vie21 médian de la population est de
22 000 euros annuels. Le seuil de pauvreté, est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de
vie médian, soit environ 13 200 € par an. La carte suivante montre le niveau de vie
moyen des individus habitant dans un carré de 200 mètres par 200 mètres.
Figure 44 : Niveau de vie moyen par individu
21 L’INSEE définit le niveau de vie comme le revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités
de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.
Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.8 Les impacts socio-économiques
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Les ménages les plus modestes sont en moyenne moins motorisés, mais possèdent plus
souvent un véhicule ancien. Environ 16 000 ménages de la communauté urbaine
Caen la Mer se situent sous ce seuil de pauvreté, soit environ 14 % des ménages. Une
large partie de ces 16 000 ménages habitent à proximité de la ZFE-m, dont 9 600
ménages à l’intérieur de celle-ci, soit 60 % des ménages de Caen la Mer se situant
sous le seuil de pauvreté.
Ainsi, une partie importante de ces ménages ont des alternatives à la voiture
individuelle afin de se déplacer à l’intérieur de la ZFE-m (transport en commun,
covoiturage, modes actifs, …). Les quartiers prioritaires « Politique de la Ville »
Guérinière et Pierre-Heuzé sont desservis par le tramway T1, celui de Grâce de Dieu
par le T3, Calvaire-Saint-Pierre par le T1 et le T2. Le quartier Chemin-Vert est
notamment traversé par la ligne 1, la ligne 6 et accueillera prochainement la ligne de
tramway en projet. Par ailleurs, une tarification solidaire est proposée par le réseau
Twisto.
L’Etat propose des aides à l’achat de véhicules propres pour certains particuliers. Les
aides dépendent principalement du type de véhicules à acquérir et du revenu fiscal
de référence par part du ménage (bonus écologique, prime à la conversion). L’Etat
propose également des aides sur le rétrofit, qui permet de transformer le moteur
thermique d’une voiture en un moteur électrique ou hybride rechargeable.
Les ménages modestes effectuant des distances de plus de 15 kilomètres, entre leur
lieu d’habitation et de travail, et ou les alternatives à la voiture individuelle sont peu
nombreuses, peuvent bénéficier du dispositif de location de véhicule électrique
proposé par l’Etat. La première vague du dispositif a pris fin en février 2024 et une
nouvelle ouvrira en 2025. Ce « leasing social » permet de louer un véhicule électrique
pour un montant généralement de l’ordre de 100 € par mois ou moins et jusqu’à 150 €
par mois pour les modèles familiaux.8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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8.4 Les impacts sur les professionnels
L’absence de restriction d’accès pour les véhicules utilitaires légers (VUL) et les poids
lourds (PL) limite les impacts sur les professionnels. Toutefois, leur parc automobile, au
même titre que celui des particuliers, se voit affecté par les interdictions de circulation
et de stationnement.
Afin d’être en règle, les professionnels disposent de solutions similaires à celles des
particuliers.
A travers leur politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) de plus en plus
mise en avant, les entreprises peuvent encourager l’utilisation de modes alternatifs à
la voiture, y compris pour les déplacements professionnels ou favoriser de nouvelles
pratiques de travail, telles que les réunions par visio-conférence.
Pour les déplacements pour lesquels la voiture reste indispensable (pas d’alternative
modale, transport de petit matériel…), un véhicule conforme aux règles de la ZFE-m
devra être acquis pour continuer à opérer dans ce périmètre. Le développement de
la location longue durée ou des services d’autopartage peut également apporter
plus de souplesse aux entreprises dans la gestion de ces déplacements professionnels.
Les entreprises possédant une flotte automobile sur plusieurs sites pourront affecter les
véhicules interdits dans la ZFE-m sur une autre implantation non soumise à une
réglementation, car située au sein d’un territoire moins densément peuplé et avec,
par corolaire, un enjeu sanitaire moins important.
Pour les déplacements domicile-travail de leurs salariés, les entreprises et les
administrations peuvent être accompagnées par Caen la Mer dans l’élaboration de
leur plan de mobilité. Visant à réduire l’utilisation de la voiture via la promotion d’un
usage pertinent des autres modes de transport et la rationalisation des déplacements,
cet appui concerne la réalisation d’un diagnostic, ainsi que l’établissement et la mise
en œuvre d’un plan d’actions.8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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La plupart des zones d’activités économiques se situe en dehors de la ZFE-m. Celles
implantées à l’intérieur du périmètre le sont principalement en périphérie :
• A - ZI Espérance et ZA des Métiers à Cormelles-le-Royal, desservies par la ligne 40 et les lignes 8 et 21 dans sa frange nord ;
• B - ZAC de Fleury sur Orne, traversée par la ligne 4 et longée par la ligne 34 ;
• C - ZA Charles de Coulomb et ZA Vallée Barrey à Mondeville, desservies par les lignes 1 et 21 ;
• D - ZA La Grande Plaine à Bretteville-sur-Odon, desservie par la ligne 3 ;
• E - ZAC Montalivet à Caen desservie par la ligne 11 express sur le cours Montalivet et, pour le secteur ouest, l’ensemble des lignes desservant la gare de Caen ;
• F - ZA Les Forques à Bretteville-sur-Odon desservie par les lignes 11 et 32 ;
• G - ZAC Le Long Cours à Louvigny desservie par les lignes 23 et 37.
Figure 45 : Vocation principale des Zones d’Activités Economiques (ZAE) de Caen la Mer
Source : Aucame 2017
A
B
C
D
E
F
G8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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8.5 Les impacts sur les usagers des autres modes de
transport
Chaque jour, sur le périmètre de la ZFE-m, un certain nombre de personnes utilise les
modes alternatifs à la voiture : marche, vélo et transports en commun :
• Les résidents de la ville de Caen intra-périphérique se déplacent à 43 % à pied, 12 % en transport en commun et 4 % à vélo.
• Les habitants des autres communes de la ZFE-m utilisent en moyenne la marche pour environ 22 %, les transports en commun pour 7 % et le vélo pour 4 %.
Figure 46 : Parts modales sur les communes* de la ZFE-m
* Le secteur Fleury-sur-Orne inclut également la commune de Saint-André-sur-Orne, de même le secteur Louvigny comprend Eterville et le secteur Bretteville-sur-Odon couvre aussi Carpiquet. Source : EMC² du Calvados – 2022
La mise en place de la ZFE-m est favorable à l’usage des modes alternatifs à la voiture,
objectif également poursuivi par les documents de planification du territoire. En ce
sens, la ZFE-m accompagne la mise en œuvre des orientations en faveur de ces
modes alternatifs à la voiture décrites dans les documents de planification et
inversement.8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal Habitat-Mobilité (PLUi-HM) de Caen la Mer
est en cours d’élaboration. D’ores et déjà, le Projet d’Aménagement et de
Développement Durable (PADD) de juillet 2023 pointe, entre autres, les orientations
suivantes sur la thématique Mobilité :
• Poursuivre l'aménagement d'infrastructures cyclables et piétonnes pour mailler Caen la mer et la relier aux territoires voisins et développer des services relatifs aux mobilités actives ;
• Rééquilibrer le partage des espaces publics au profit des mobilités actives et des personnes à mobilité réduite ;
• Développer l’offre de transports en commun pour répondre aux enjeux de chaque territoire et faciliter l’intermodalité au cours d'un même déplacement ;
• Encourager la réduction de l’usage individuel de la voiture ;
• Accompagner la transition énergétique des déplacements routiers et la mise en œuvre de la Zone à Faibles Emissions ;
• Développer le réseau de parkings relais et les aires de covoiturage et développer l’offre de stationnement destinée aux vélos.
Figure 47 : Illustration de la thématique Mobilité - PADD du PLUi-HM de Caen la Mer
Source : PLUi-HM de Caen la Mer, PADD du 6 juillet 2023
Enfin, la ZFE-m contribue à des déplacements en modes actifs plus agréables dans un
environnement moins pollué.8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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8.6 Les autres acteurs de la collectivité : la puissance
publique et les riverains
La puissance publique
La puissance publique regroupe les collectivités locales, en particulier la communauté
urbaine Caen la Mer, mais également l’Etat. Elle prend en charge les investissements
nécessaires à la mise en œuvre du projet, les dépenses liées au contrôle du respect
de la mesure, et aide les particuliers à s’adapter aux nouvelles restrictions de
circulation et de stationnement.
Les principaux postes de dépenses pour la communauté urbaine Caen la Mer
concernant la mise en œuvre de la ZFE-m sont :
• La communication sur le projet ;
• La mise en place d’une signalisation adaptée ;
• L’instruction des dérogations ;
• Le contrôle du respect des interdictions ;
• Le développement des mobilités alternatives ;
• Le renouvellement de sa propre flotte de voitures.
Les communes situées dans le périmètre de la ZFE-m seront elles-aussi concernées par
l’adaptation de leur parc automobile, et le contrôle du respect des interdictions.
L’Etat quant à lui a mis en place différentes aides afin d’accélérer le renouvellement
du parc automobile ancien et polluant : bonus écologique, prime à la conversion et
surprime ZFE-m.
Il a également pérennisé le Fonds vert jusqu’en 2027, dispositif de soutien financier de
projets portés par les collectivités territoriales visant à accélérer la transition
écologique des territoires. Dans le domaine des transports, le fonds vert a notamment
été sollicité en 2023 pour des actions d’encouragement au covoiturage et
d’accompagnement au déploiement de ZFE-m. Dans ce dernier domaine
d’accompagnement au déploiement de ZFE-m, des projets de différentes natures
sont éligibles : la mise en place de dispositifs d’information et de conseil, de services
numériques, la mise en place de dispositifs incitatifs pour déployer les mobilités
alternatives, l’achat d’équipements et la mise en place d’aménagements… Ainsi, la
mise en place de la ZFE-m peut indirectement bénéficier aux usagers des modes
alternatifs à la voiture.8 Les impacts socio-économiques
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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La collectivité
La ZFE-m apporte des bénéfices environnementaux et sanitaires détaillés dans le
chapitre précédent au profit de la collectivité dans son ensemble (la puissance
publique et les riverains).
Les impacts sur la santé sont positifs, notamment grâce à l’amélioration de la qualité
de l’air, à laquelle s’ajoutent la baisse des nuisances sonores et un usage renforcé des
mobilités actives.
La réduction du trafic routier est bénéfique à la qualité de vie et à la diminution du
risque d’accident. Couplée à une part croissante de voitures à motorisation
électrique, une atténuation des émissions de Gaz à Effet de Serre peut également
être attendue.
La communauté urbaine Caen la Mer porte à la présente consultation un projet de
ZFE-m construit en cohérence avec les niveaux de pollution en présence sur
l’agglomération respectant des seuils réglementaires en vigueur. Les restrictions de
circulation imposées concernent un faible de nombre de véhicules, de fait, les effets
de ce projet de ZFE-m sur les pollutions de l’air ambiant sont limités. Recherchant
l’équilibre entre l’amélioration de la qualité de l’air et les contraintes imposées à la
population, la communauté urbaine a souhaité amorcer une dynamique. Cette
première étape fera l’objet d’évaluation a posteriori au regard de l’évolution des
niveaux de la pollution atmosphérique et des limites réglementaires qui pourront
amener à adapter la réglementation de la ZFE-m.Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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9 LE PROJET D'ARRETE
La ZFE-m de l’agglomération de Caen la Mer est instaurée par l’arrêté présenté ci-
après fixant le périmètre, les véhicules concernés, les périodes d’application, la date
de mise en œuvre et la durée du dispositif, ainsi que les dérogations locales.- Arrêté n°XX
Arrêté
Le Président,
Vu la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008
modifiée concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe ;
Vu la directive 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016
concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants
atmosphériques ;
Vu le Code général des collectivités territoriales, notamment ses articles L.2213-4-1,
L.2213-4-2, L.5211-9-2, R.2213-1-0-1, D.2213-1-0-2 et D.2213-1-0-3 ;
Vu le Code de la route, notamment ses articles L.318-1, R.311-1, R.318-2, R.411-8, R.411-
19-1, R.411-25, R.411-26 et R.433-1 ;9 Le projet d'arrêté
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Vu le Code de l'action sociale et des familles et notamment ses articles L.241-3 et
L.241-3-2 ;
Vu le Code de l'environnement et notamment ses articles L.123-19-1, L.221-1, L.222-4,
L.224-8 et L.229-26 ;
Vu le décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010 relatif à la qualité de l’air transposant la
directive 2008/50/CE ;
Vu le décret n° 2016-858 du 29 juin 2016 relatif aux certificats qualité de l'air ;
Vu le décret n°2017-782 du 5 mai 2017 renforçant les sanctions pour non-respect de
l'usage des certificats qualité de l'air et des mesures d'urgence arrêtées en cas
d'épisode de pollution atmosphérique ;
Vu le décret n°2022-99 du 1er février 2022 relatif aux conditions d’instauration d’une
zone à faibles émissions mobilité ;
Vu le décret n°2022-1641 du 23 décembre 2022 relatif aux conditions d’instauration
d’une zone à faibles émissions mobilité dans les agglomérations de plus de 150 000
habitants situées sur le territoire métropolitain ;
Vu l'arrêté du 9 février 2009 modifié relatif aux modalités d'immatriculation des
véhicules ;
Vu l'arrêté du 21 juin 2016 modifié établissant la nomenclature des véhicules classés
en fonction de leur niveau d'émission de polluants atmosphériques en application de
l'article R.318-2 du code de la route ;
Vu l'étude justifiant la création d'une ZFE-m établie conformément aux dispositions des
articles L.2213-4-1 et R.2213-1-0-1 du code général des collectivités territoriales,
Considérant le caractère cancérogène certain de la pollution atmosphérique établi
par le Centre International de Recherche sur la Cancer de l’Organisation Mondiale
de la Santé, dans son rapport du 17 octobre 2013 ;
Considérant les conclusions du rapport « Données relatives aux aspects sanitaires de
la pollution atmosphérique » remis par l’Organisation Mondiale de la Santé à la
Commission européenne en juillet 2013 dans le cadre de la révision de la directive
2008/50/CE sur le lien entre l’exposition au dioxyde d’azote et des effets néfastes sur
la santé à court terme ;9 Le projet d'arrêté
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Considérant les nouvelles lignes directrices de l'Organisation Mondiale de la Santé
relatives à la qualité de I 'air, lancées le 22 septembre 2021, qui offrent une plus grande
certitude quant au fait que les effets sur la santé se produisent à des niveaux de
pollution atmosphérique plus faibles qu'on ne le croyait auparavant, inférieurs aux
valeurs normatives en vigueur ;
Considérant que le diagnostic du Plan Climat Air Energie Territorial de Caen
Normandie Métropole met en évidence que le secteur des transports routiers reste
majoritairement à l'origine des polluants atmosphériques sur le territoire, et qu’il est
prévoit parmi ses actions en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air, la création
d’une Zone à Faibles Emissions sur l’agglomération caennaise.
Considérant que le plan de prévention du bruit dans l’environnement adopté par le
bureau Communautaire de Caen la Mer le 15 septembre 2022 indique que la création
de la Zone à Faibles Emissions de Caen la Mer pourrait également entraîner
localement une diminution du bruit émis par certains de ces véhicules non autorisés à
circuler.
Considérant que l'instauration d'une zone à faibles émissions mobilité est obligatoire
dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants situées sur le territoire
métropolitain avant le 31 décembre 2024 ;
Considérant le transfert des attributions et compétences liées à la « ZFE » au Président
de l’EPCI à fiscalité propre soit ici la communauté urbaine de Caen la Mer,
Arrête
Article 1.
Une zone à faibles émissions mobilité (ZFE), au sens de l'article L. 2213-4-1 du code
général des collectivités territoriales, est créée pour une durée de 5 années à compter
du 01/01/2025.
Cette restriction de circulation s’applique à l’ensemble des voitures ou véhicules
particuliers (M1) considérés comme « non classées » conformément à la classification
établie par l'arrêté ministériel du 21 juin 2016 susvisé.9 Le projet d'arrêté
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Pour rappel, l’apposition d’un certificat qualité de l’air est obligatoire pour tous les
véhicules qui y sont astreints y compris ceux non concernés par le présent arrêté.
Article 2.
Ces restrictions de circulation s’appliquent de façon permanente 7j/7 et 24h/24 sur les
axes routiers strictement compris à l'intérieur du périmètre délimité par la RN 814 à
l’exclusion des voies suivantes :
Sur la commune de Caen :
- Cours Caffarelli
- Avenue Victor Hugo
- Rue Dumont d’Urville
- Rue Suède et Norvège
- Quai de Normandie
- Avenue de l’Orne
- Rue de Cardiff
- Rue de la Chaussée d’Alger
- Quai et rue Gaston Lamy
- Avenue Nelson Mandela
- RD 405
- Rue Michelle Guillais
- Rue Joseph Philippon sur sa section comprise entre le
boulevard Guillou et la rue Michelle Guillais
- Rue de Touraine
- Rue d’Authie de l’ouvrage enjambant la RN 814 à son
carrefour avec la rue de Touraine9 Le projet d'arrêté
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Sur la Commune de Mondeville :
- Quai Hippolyte Lefebvre
- Rue de la Chaussée d’Alger
- Cours Caffarelli
- Rue Gaston Lamy
- Voie 810
Sur la Commune d’Hérouville-Saint- Clair :
- Quai Hippolyte Lefebvre
- Voie 810
Sur la Commune de Louvigny :
- RD 405
Sur la Commune d’Eterville :
- RD 405
Sur la Commune d’Ifs :
- Avenue Jean Vilar de l’ouvrage enjambant la RN 814 au
parking relais
Sur la Commune de Bretteville-sur-Odon :
- Boulevard des Pépinières
-
Ce périmètre peut être consulté à l'adresse (URL) suivante : https://caenlamer.fr/
Les restrictions de circulation ne s’appliquent pas sur les itinéraires de déviation qui
sont mis en place par l'autorité de police de circulation en cas de travaux,
évènements particuliers ou situation de gestion de crise routière, lorsque le trafic
routier circulant à l'extérieur du périmètre de la ZFE-m se retrouve dévié sur des axes
compris dans le périmètre et ce, pendant la durée de l’événement justifiant cette
déviation.9 Le projet d'arrêté
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Article 3.
La mesure instaurée à l'article 1er ne s'applique pas aux véhicules pour lesquels l'accès
à la zone à faibles émissions ne peut être interdit, tels que listés à l'article R. 2213-1-0-1
du code général des collectivités territoriales.
Article 4.
La mesure instaurée à l'article 1er ne s'applique pas, pendant une durée de 3 ans
suivant la date d'entrée en vigueur du présent arrêté aux véhicules dont le
kilométrage annuel n’excède pas 6 000 km.
Article 5.
Les demandes de dérogations individuelles visées à l'article 4-2°sont à demander par
voie électronique à l’adresse suivante : zfe@caenlamer.fr
Les décisions d'octroi ou de refus de dérogations individuelles donnent lieu à un
justificatif précisant le cas échéant les conditions de validité de la dérogation, le
périmètre sur lequel elle s'applique et sa durée de validité.
Lorsque les conditions justifiant la dérogation ne sont plus remplies, le bénéficiaire doit
en informer sans délai la communauté urbaine de Caen la Mer.
En cas de non-respect d'application des conditions d'octroi, la dérogation individuelle
peut être retirée.
Article 6.
Les infractions au présent arrêté seront constatées par procès-verbaux dressés par les
forces de l'ordre assermentées à cet effet et réprimées selon les textes et la
réglementation en vigueur, en particulier l’article R411-19-1 du code de la route.
Article 7.
Le présent arrêté sera publié au recueil des actes administratifs de Caen la Mer et
affiché au siège de la collectivité conformément à la règlementation en vigueur.
Article 8.9 Le projet d'arrêté
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Les dispositions du présent arrêté prendront effet à compter de sa date de publication
au recueil des actes administratifs de Caen la Mer, sous réserve de la mise en place
de la signalisation règlementaire destinée à les porter à la connaissance des usagers.
Article 9.
Le présent arrêté peut faire l'objet, dans un délai de deux mois à compter de sa
publication d'un recours contentieux devant le Tribunal administratif de Caen, qui
peut être saisi notamment par voie dématérialisée sur le site www.telerecours.fr
Dans ce même délai, un recours gracieux peut être déposé par écrit devant le
Président de la communauté urbaine de Caen La Mer. Cette démarche proroge le
délai de recours contentieux.
Article 10.
Le Directeur Général des Services de Caen la Mer, le Directeur Départemental de la
Sécurité Publique et tous les agents de la force publique et de la police municipale
sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont
une copie sera adressée :
• Au Préfet de département du Calvados ;
• Au Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Calvados ;
• Au Président de la Région Normandie ;
• Au Président du Département du Calvados;
• Au Directeur de la Direction Interdépartementale des Routes Nord
Ouest (DIR Nord Ouest) ;
• Aux Maires des communes de Hérouville-Saint-Clair, Mondeville,
Cormelles le Royal, Ifs, Fleury sur Orne, Louvigny Saint-André sur Orne,
Eterville, Bretteville sur Odon, Carpiquet et Saint-Germain la Blanche-
Herbe.
Fait à Caen, le9 Le projet d'arrêté
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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Pour le Président
Le vice-président délégué
Prénom NOM
- Annexe : Carte du périmètre de la Zone à Faibles Émissions
mobilité (ZFE-m)9 Le projet d'arrêté
Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFE-m) de l’agglomération de Caen la Mer Dossier de consultation réglementaire
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