Offres
API
Connexion
Documents similaires
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file
Document publié le Jeudi 22 septembre 2022
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Mellois en Poitou - file)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Animaux,
Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 ne
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
ERG DEVELOPPEMENT FRANCE — ERG
0
Mémoire en réponse à l’avis de la Mission
Régionale d’Autorité Environnementale
sur le projet de parc éolien de la Foye
Mai 2022Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 mlummnints
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
1
Introduction
Ce rapport vise à répondre point par point aux remarques formulées par la Mission Régionale
d’Autorité Environnementale (MRAe) dans leur courrier du 2 mars 2022 concernant le dossier de
demande d’Autorisation Environnementale déposé en préfecture par la société Parc Eolien de la Foye
le 23 septembre 2020.
Afin de faciliter la lecture de ce document, chaque point de la MRAe est repris et encadré en vert, suivi
de la réponse.Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 ue
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
La Mission Régionale d'Autorité environnementale rappelle que le raccordement fait partie intégrante du
projet. Ses impacts doivent à ce titre être compris dans la démarche d'évitement, de réduction et à défaut de
compensation des impacts, dite démarche ERC. Si le fait de suivre les voies existantes conduit en principe à
limiter les impacts liés au raccordement, des précisions restent cependant attendues sur le sujet.
2
Analyse de l’état initial du site du projet et de son environnement
Comme décrit en page 459 du Volume 3 de l’EIE, le tracé du raccordement externe, c’est-à-dire
entre le parc éolien et le poste source, a été étudié sur la base d’une proposition faite par ERG et qui
sera confirmée par ENEDIS. Ce raccordement sera amené à avoir différents effets sur
l’environnement :
• Effet positif sur l’économie ;
• Effet temporaire faible sur l’activité agricole, l’occupation des sols, la santé humaine, le transport, la production de poussière, les sol et sous-sol, les paysage et patrimoine ; • Effet temporaire très faible sur les eaux souterraine et superficielle ;
• Effet temporaire négligeable sur la biodiversité ;
• Effet temporaire nul sur le champ électromagnétique, les topographie et relief ; • Effet permanent nul sur le champ électromagnétique, la santé humaine, les topographie et relief, la biodiversité, l’activité agricole, l’occupation des sols, le transport, la production de poussière, les sol et sous-sol, les paysage et patrimoine, les eaux souterraine et superficielle.
Le raccordement ne concerne aucun zonage reconnu du patrimoine naturel, qui se situent par
ailleurs bien au-delà de l’AEI, comme le diagnostic d’état initial a pu le démontrer (voir cartes pages
43 et 47 de l’étude écologique). Dans tous les cas, il ne constituerait pas pour autant un risque
d’impacts dans la mesure où il est enterré dans le bas-côté de la route préexistante et n’atteint pas
les milieux naturels. En effet, le tracé suivra le bas-côté routier : la ligne électrique sera installée à
l’aide d’une trancheuse sur une profondeur d’environ 80 cm et 1 mètre de largeur maximum. Le
franchissement des éventuels cours d’eau se fera via les ponts routiers ou à même la chaussée, aucun
passage en souille ne sera effectué. Les impacts permanents sur l’environnement du raccordement
externe sont jugés nuls dans l’étude d’impact, volume 3, page 462.
Au regard de la nature du projet et de son insertion sur les voiries existantes sur toute la longueur
du tracé, les impacts du raccordement externe du projet éolien sur la faune et la flore sont non
significatifs.
Vis-à -vis du raccordement interne, celui-ci n’engendre aucun impact significatif sur le milieu
naturel et la biodiversité, au regard de la configuration du projet et des habitats sous emprises. En
effet, le réseau traverse uniquement des parcelles cultivées, présentant bien moins d’enjeux que les
boisements et linéaires de haies alentours, qui ne seront nullement affectés dans le cadre de ces
travaux. Au sein de ces parcelles, aucune patrimonialité botanique n’a été décelée (aucun habitat ni
espèce floristique patrimoniale), et aucun arbre susceptible d’accueillir des insectes saproxylophages
protégés n’a été localisé.
Par ailleurs, les dispositifs s’appliquant au chantier du parc éolien seront appliqués également
dans le cadre de son raccordement, tant interne qu’externe. Les périodes préconisées dans la mesure
E2 seront donc appliquées, afin d'éviter de réaliser des travaux pendant la période de reproduction
de la faune, en particulier des oiseaux. Dans le cas du raccordement interne en particulier, cette
mesure est notamment avantageuse pour d’éventuels couples nichant au sol, comme les Busards ou
l’Œdicnème criard.Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 ue
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
Le projet est inclus dans le périmètre de protection éloignée (PPE) des captages d'eau potable de la
Corbelière.
En phase chantier, le projet va toutefois entraîner la suppression de 59 ml de haies (haies relictuelles arborées). L'étude
estime que 150 ml de haies seront délaissées par la Linotte mélodieuse pendant l'exploitation du parc.
En compensation, le projet prévoit la plantation de 1050 mi de haies arbustives (essences locales), favorables à la
biodiversité dont la localisation est présentée en page 505 de l'étude d'impact. Une convention sera signée avec les
propriétaires fonciers pour l'entretien des haies.
3
Les entreprises en charge des travaux seront également sensibilisées à d’autre mesures pour
éviter les impacts accidentels liés aux travaux, telles que :
• Une mise en défens des berges et des abords des ruisseaux traversés par la mise en place d’une barrière de chantier. Ces espaces seront interdits au personnel comme aux engins. • Le ravitaillement en hydrocarbures sera effectué en dehors des lits majeurs des ruisseaux et des rivières franchis.
• La mise à disposition d’un kit anti-pollution pour chaque engin amené à intervenir sur le chantier.
• L’ensemble des autres précautions en faveur de l’environnement classiquement mises en œuvre dans le cadre d’un chantier seront également appliquées ici.
Ainsi, les travaux de raccordement interne ou externe ne seront pas de nature à induire un impact
significatif sur le milieu naturel. L’ensemble des travaux de raccordement, qu’il soit interne au parc
(entre les éoliennes et le poste de livraison) ou externe (du parc vers le poste source), induit un impact
potentiel uniquement à caractère temporaire : ceux-ci disparaissent après la période de chantier.
- Milieu physique
En page 369 et en annexe 6 de l’Etude d’Impact sur l’Environnement (volume 3), l’étude
hydrogéologique identifie des impacts négligeables à très négligeables sur les captages d’eau. De plus
la réglementation de l’arrêté d’utilité publique en date du 19 décembre 2013 qui concerne le captage
d’eau de la Corbelière sera respectée.
Analyse des impacts temporaires, permanents, directs et indirects du projet sur l’environnement et
des mesures d’évitement, de réduction et de compensation
- Milieux naturels
Le porteur de projet souhaite préciser que les conventions sont déjà signées avec les
exploitants concernés par la mesure (voir en annexe 1).Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 ue
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
La MRAe recommande que les modalités de bridage liées à la prise en compte des risques de
collision avec les chiroptères fassent l'objet d'un appui et d'un suivi de mise en œuvre par un
écologue spécialisé, en lien avec l'exploitation des données issues du dispositif réglementaire de
suivi d'activité et des mortalités mentionné plus loin dans l'avis.
La MRAe note les mesures en faveur notamment de la reproduction de la Linotte mélodieuse et de la Pie-
grièche écorcheur avec la plantation de haies. Elle relève que les haies qui seront plantées gagneraient à
être composées d'essences adaptées à ces espèces et que les modalités d'entretien des haies leur
permettent d'y prospérer.
4
Pour rappel, le projet de parc éolien de la Foye comprend une mesure de bridage des éoliennes
ayant pour but de limiter au maximum l’impact lié au risque de mortalité par collision et
barotraumatisme pour les chiroptères. Cette mesure est indiquée aux pages 317-318 de l’étude
écologique, volume 6.1.
Afin de vérifier l’efficacité de cette mesure, un expert chiroptérologue effectuera les mesures de
suivi notamment S3 et S4 pour s’assurer que le plan de bridage n’entraine pas une mortalité sous-
estimée dans l’étude d’impact. Le porteur de projet peut également mettre à disposition de
l’administration, les données du SCADA ainsi que les données météo en guise d’assurance de
conformité de la mesure d’arrêt.
La mesure est spécifiquement conçue pour favoriser la présence de ces espèces localement.
Le texte ci-après reprend la mesure initiale et détaille davantage les points soulevés par la MRAe.
Pour rappel, au total 59 ml de haies seront supprimés par le chantier (haie relictuelle arborée).
Cette coupe, discontinue (pas de suppression de haies complètes), est considérée comme non
significative à l’échelle de l’AEI, puisqu’elle représente environ 0,8% du maillage bocager existant sur
l’AEI (7 611 m). Par ailleurs, environ 150 ml de haies seront théoriquement délaissés par la Linotte
mélodieuse pendant l’exploitation du parc (effet repoussoir). Il est proposé de replanter et donc
renforcer ce réseau de haies arbustives, très favorables à la Pie-grièche écorcheur, ainsi qu’à l’Alouette
lulu, la Linotte mélodieuse, le Bruant jaune et les autres espèces du bocage.
Les retours d’expérience sur le secteur sont positifs, à savoir qu’une haie arbustive aura une
croissance rapide, et sera attendue fonctionnelle en seulement quelques années, sous réserve que la
pression du gibier n’impacte pas les plants. Des répulsifs biologiques pourront être utilisés pour
éloigner le gibier au premier stade de croissance. Les haies seront plantées sur 2 rangs, espacés de 60
cm. Les plants choisis seront préférentiellement des espèces locales et mesureront 1 m de hauteur au
moment de la plantation.
Afin d’assurer la pérennité de la mesure de replantation des linéaires de haies bocagères, les
conventions signées avec les propriétaires fonciers et les exploitants agricoles des parcelles sur
lesquelles seront plantés les nouveaux linéaires de haies (cf. annexes), mentionnent que l’exploitant
agricoles s’engage la première année à entretenir et à maintenir en état la haie bocagère (désherbages
mécaniques et arrosages) aux frais du maître d’ouvrage. Il est également précisé que durant toute la
phase d’exploitation du parc éolien, le propriétaire foncier et l’exploitant agricole s’engagent à ne pas
détruire le linéaire de haies bocagères plantées sur leurs parcelles.Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 ne
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
8m
Entre les arbres de haut-jet
T
ssue1 Z
entre les plants
5
Afin d’optimiser la croissance de ces haies replantées et pérenniser leur rôle fonctionnel, il est
préconisé de suivre les recommandations suivantes :
Plantation d’une haie simple :
✓ Haie sur 2 lignes espacées de 60 cm ;
✓ Plant tous les 2 m (en quinconce) ;
✓ 1 arbre de haut jet tous les 8 m ;
✓ Plants de :
• 0,5 cm de haut pour les espèces arbustives ;
• 1 m de haut pour les arbres au moment de la plantation.
Figure 1 : Schéma récapitulant les préconisations de plantation d'une haie fonctionnelle, NCA Environnement, 2020
Création :
✓ La période d’intervention doit être comprise entre mi-juillet (travail du sol en été) et mi-mars de l’année suivante (fin des plantations hors période de vent fort et de gel) ; ✓ Plantation d’essences locales :
• multistrates (herbacée, arbustive, arborée) ;
• espèces à baies (très favorable à l’avifaune) ;
• espèces mellifères (très favorables aux insectes pollinisateurs) ;
• arbres et arbustes à épines (très recherchés par la Pie-grièche écorcheur) ; • proscrire les espèces horticoles, d’ornement ou invasives.
Composition possible des strates :
✓ strate arborescente : Chêne pubescent, Erable de Montpellier, Erable champêtre, Orme champêtre ;
✓ strate arbustive : Viorne lantane, Cornouiller sanguin, Fusain d’Europe ; ✓ strate arbrisseau : Troène commun, Noisetier, Prunellier, Rosier des chiens, Cerisier.
Implantation :
✓ Les haies à planter seront créées à plus de 1 km de toutes éoliennes, en dehors de toute
emprise du chantier. En effet, il est peu pertinent de créer des corridors écologiques et des zones refuges pour la faune et la flore à proximité des éoliennes afin de ne pas augmenter le risque de collision pour l’avifaune et les chiroptères.
✓ Privilégier également la connexion de ces nouvelles haies aux linéaires déjà existant, si
possible selon la répartition des haies in situ, afin de maximiser le rôle structurel des corridors écologiques renforcés.Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 ue
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
La MRAe recommande d'activer le suivi environnemental dès la mise en service du parc. Le suivi d'activité et
de mortalité (avifaune / chiroptères) doit permettre d'adapter en continu le protocole de bridage à l’activité de
la faune voire de faire face, par une révision de ses hypothèses initiales, à des mortalités constatées
suffisamment tôt pour permettre une adaptation efficace. Une articulation avec le programme de suivi des
parcs voisins est également recommandé.
La MRAe recommande de consolider les hypothèses concernant l'absence de risque d’« effet barrière » pour
les migrateurs, par l'analyse des suivis effectués pour les oiseaux migrateurs au niveau des parcs éoliens
déjà en activité autour du projet.
6
Gestion :
✓ Afin d’assurer la pérennité de la mesure de replantation des linéaires de haies bocagères,
l'entretien sera effectué la première année par un paysagiste avec une garantie de reprise des plants mort après 1 an, puis l'entretien sera réalisé par l'exploitant selon les conditions de la convention. Il est également précisé que durant toute la phase d’exploitation du parc éolien, le propriétaire foncier et l’exploitant s’engagent à ne pas détruire les linéaires de haies bocagères plantées sur leurs parcelles.
✓ Mise en place de protections grillagées (rongeurs, lapin, chevreuil).
Calendrier de la mesure : Avant le démarrage des travaux. Les espèces sensibles aux dérangements
trouveront ainsi des milieux sur lesquels se reporter pendant les phases de chantier.
Acteurs de la mesure : Propriétaire / exploitant agricole.
Coût de la mesure : Un montant de 20 € / ml pour l’implantation, soit un total d’environ 21 000 €
pour le linéaire total implanté et de 1 € / ml / an pour l’entretien des haies, soit un total d’environ
21 000 € pour l’entretien des haies sur toute la durée d’exploitation (20 ans).
Suivi de la mesure : Document de contractualisation avec l’exploitant agricole (attestation
d’engagement pour l’implantation des linéaires de haies). Contrôle de l’application de la mesure.
Il est bien prévu de démarrer ces suivis dès la mise en service du parc éolien, et cela pendant
les trois premières années d’exploitation de ce dernier. Cette précision pourra être ajouté dans
l’arrêté préfectoral. Les suivis menés se réfèreront à minima au protocole national de suivi en vigueur
(aujourd’hui : version de 2018), comme c’est le cas pour tous les parcs éoliens, dans le but de pouvoir
à termes comparer les résultats d’un parc à un autre.
Les suivis des oiseaux migrateurs au niveau des parcs éoliens en activité autour du projet ont
fait l’objet d’une demande auprès des services de la DREAL UbD17/79 le 18 mai 2022. À ce jour, aucun
retour n’a été formulé. La partie « effets cumulés » pourra être complétée via une note avant le
lancement de l’enquête publique, en fonction de la bibliographie disponible.
Par ailleurs, il convient de rappeler (voir page 465 de l’Etude d’Impact sur l’Environnement
(volume 3) que:
• Le parc éolien le plus proche (6,4 km) de Clussais-la-Pommeraie a fait l’objet d’un suivi de mortalité entre le 04/04/2018 et le 24/10/2018 : aucun cadavre d’oiseau n’a été recensé sur l’ensemble de la période de prospection.Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 __——
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
La MRAe confirme l'importance de réaliser des mesures acoustiques dès l'installation du parc pour
confirmer le respect des seuils réglementaires, voire pour affiner les configurations de
fonctionnement des éoliennes, ceci en fonction du modèle d'éolienne retenu.
Plusieurs éléments de connaissance disponibles (Eurobats 2014, Note technique du Groupe de Travail
Eolien de décembre 2020) cités précédemment rappellent l'importance d'éviter l'implantation d'éoliennes en
secteur forestier ou bocager, tout en émettant des recommandations visant à limiter les effets négatifs d'un
parc éolien sur ces espèces. Il s'avère que le projet ne respecte pas ces dispositions, notamment vis-à-vis :
* des distances d'éloignement des lisières (comprises entre 103 et 182 mètres) alors que les
recommandations Eurobats prescrivent un éloignement minimum de 200 mètres,
* des caractéristiques des éoliennes (rotor de 150 m maximum de diamètre) alors que la Note
technique du Groupe de Travail Eolien recommande de proscrire les rotors supérieurs à 90 m et les
gardes au sol inférieures à 50 m.
7
• À l’échelle locale, le contournement du parc éolien de La Foye peut se faire à moindre coût énergétique pour les espèces pour lesquelles le parc est susceptible de représenter un obstacle (effet barrière).
• Concernant le projet de parc de Champs Paille à 3,3 km, en instruction, aucun effet barrière supplémentaire n’est attendu pour les oiseaux migrateurs puisque les deux parcs possèdent une orientation similaire et leur amplitude ne s’additionne pas sur un axe perpendiculaire à la migration.
• Le projet éolien de La Foye, de faible amplitude (800m bout de pale) et composé de seulement 3 éoliennes, fait partie d’un axe migratoire d’ores et déjà concerné par des projets éoliens : lors de leur survol en migration active, les oiseaux ont pu intégrer les parcs éoliens dans leur plan de vol, limitant ainsi le risque de collision.
• Les distances recommandées par la DREAL Centre entre les éoliennes (300 – 400 m), et entre les parcs ou lignes d’éoliennes (1 000 – 1 500 m), sont largement respectées.
- Milieu humain
Le porteur de projet s’engage, via la Mesure R20 à réaliser des mesures acoustiques dans la première année après la mise en service pour s’assurer du respect des seuils réglementaires comme énoncé en page 494 de l’étude d’impact sur l’environnement (volume 3) :
« Compte tenu des incertitudes sur le mesurage et les calculs, il sera nécessaire, après installation du parc, de réaliser des mesures acoustiques pour s’assurer de la conformité du site par rapport à la réglementation en vigueur. Ces mesures devront être réalisées au cours de la première année d’exploitation du parc éolien selon la norme de mesurage NFS 31-114 « Acoustique - Mesurage du bruit dans l’environnement avec et sans activité éolienne » ou les textes règlementaires en vigueur. »
- Paysage et le cadre de vie
Il est important de souligner que les éléments de connaissance disponibles cités par la MRAe
ne sont que des recommandations et n’ont pas de valeur réglementaire. Ces derniers proposent une
implantation qui suit une logique de compromis entre différents aspects aux contraintes parfois
contradictoires, à savoir l’écologie, le foncier, le paysage, le physique, l’humain, etc. La prise en
compte de l’ensemble de ces aspects explique l’implantation proposée par ERG, résultant d’un
compromis global entre l’ensemble de ces thématiques.Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 ue
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
La MRAe relève que le dossier ne présente pas d'analyse d'alternatives permettant de prendre en
compte les recommandations techniques connues concernant les chiroptères, alors qu'il s'agit d'un
enjeu fort pour le projet. La MRAe demande au porteur de projet d'exposer si de telles alternatives
ont été étudiées et le cas échéant, les raisons qui ont conduit à les écarter.
8
Rappelons également que si EUROBATS propose des recommandations européennes, ne
tenant compte ni de l’activité enregistrée à l’échelle locale ni des mesures d’évitement ou de
réduction mises en œuvre, le collectif KELM D. H., LENSKI J., KELM V., TOELCH U. & DZIOCK F. (2014) a quant
à lui étudié l’activité saisonnière des chauves-souris par rapport à la distance des lisières (haies,
boisements), et a démontré que cette activité diminuait significativement dès les 50 premiers mètres
des lisières, aussi bien en période printanière qu’estivale, pour les espèces utilisant ces lisières comme
support de déplacement et de chasse. La carte page 294 de l’étude écologique montre par ailleurs que
les éoliennes se tiennent à distance des zones où l’activité chiroptérologique est potentiellement la
plus forte, car elles sont implantées en pleine culture. Ceci est une mesure d’évitement qui a joué un
rôle prépondérant dans le choix de l’implantation des machines.
Par ailleurs, il est important de prendre du recul par rapport à la note rédigée par la SFEPM au
sujet des « grands rotors » et « faibles gardes au sol ». En effet, le rapport se base sur des données
discutables : prise en compte des données brutes de mortalité (sans correction), pas de considération
du contexte (alors même que les milieux, les conditions météorologiques… influent l’activité des
chauves-souris), pas de considération des caractéristiques des parcs étudiés (certains sont-ils bridés ?
sous quelles conditions ?), etc.
En parallèle, il convient de noter que les recommandations de la SFEPM sont déconnectées
des contraintes actuelles du développement éolien en France, notamment du fait que les modèles mis
à disposition par les turbiniers offrent un diamètre largement supérieur à 90 mètres et ce, depuis
plusieurs années. La décision quant au choix de la taille des rotors et de la garde au sol minimale n’est
pas prise au hasard mais en fonction de la multiplicité des contraintes d’un site : on peut citer par
exemple des contraintes et servitudes de l’aviation civile et militaire, la présence de radars
météorologiques, des servitudes liées aux réseaux, des servitudes liées aux axes de communication,
des contraintes et servitudes paysagères ou liées au patrimoine…
Le choix d’un modèle d’éolienne et d’une variante d’implantation est donc le meilleur
compromis pour limiter au maximum les impacts sur l’ensemble des thématiques environnementales,
milieu naturel compris.
Précisons enfin que la séquence ERC réfléchie dans le cadre du projet du parc éolien de La
Foye a permis d’éviter de nombreux secteurs à forts enjeux écologiques (comme expliqué dans la
mesure E1), et a en outre intégré un plan d’arrêt des éoliennes en faveur des chiroptères et de
l’avifaune aux déplacements nocturnes (mesure R4), mesure reconnue comme étant efficace par
Eurobats, et qui qui fera l’objet d’un suivi afin de s’assurer de sa bonne mise en œuvre (mesure S5).
Lors de la conception du projet, plusieurs modèles d’éolienne ont été retenus. L’étude
d’impact s’est basée sur le cas jugé le plus impactant sur la faune volante, à savoir une hauteur bas de
pale de 30 m. Toutefois, 4 autres modèles d’éoliennes proposent des gardes au sol supérieures à 30 m,
et jusqu’à 42 m pour la E138. Ces modèles sont décrits en page 74 de l’Etude d’Impact sur
l’Environnement (volume 3)Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022
cs ut nn
7 =
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
Modeéles d'éolienne retenus
Eolienne V150-5,6MW | N149-4,5MW | 5G145-4,5MW | E138-3,5MW | GE137-3,8MW
Classe IEC 38 s 28 3A 38
Capacité [MW] 5,6 4,5 45 3,5 3,8
Total capacité [MW] 16,8 13,5 13,5 10,5 11,4
Diamètre du rotor [m] 150 143 145 138 137
Hauteur bout de pale [m] 180 179,2 180 180 178,5
Hauteur bas de pale [m] 30 30,2 35 42 41,5
Longueur de pale [m] 74 72,4 71 66,89 67,2
Largeur base de pale [m] 2,584 2,3 2,856 3,28 2,4
Hauteur moyeu[m] 105 104,7 107,5 111 110
Hauteur nacelle supérieure 109 106,715 109,55 114,44 111,75
Emprise au sol des mâts - diamètre [m] 5 4,3 4,278 10 4,3
Variante d'implantation Æ - Enjeu chiroptères
Cure tation prerhe de
PACE PLTC'TAT IEC
Crdese chérogtéro hagiques des unies
Fate
LE TTE
Lapeas chorngtérolagiquen des habitats
Tarte
Nocièré
tent
tes œterr ch peter
COTAR LS TETE)
9
Concernant les alternatives d’emplacement, trois implantations ont été étudiées. La version
retenue permet de concentrer les éoliennes au nord de la ZIP et ainsi éviter des parcelles à enjeux
modérés et forts pour s’implanter uniquement dans des parcelles à enjeu faible. De plus, cette
variante limite les effets cumulés du risque de collision tout en évitant les survols de haies à enjeux.
Ainsi, elle est estimée la moins impactante pour le milieu naturel, avec une cotation de l’impact brut
pour les chiroptères à 37 (contre 47 pour la variante 1 et 42 pour la variante 2 – comme énoncé dans
le chapitre 4 du volume 3).Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 _——
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
Mortalité par Mesure d’evitement et Impact Espèces . 2 Mesures de suivi pee collision / de reduction residuel » mt
barotraumatisme*
Barbastelle d'Europe Fort Négligeable
Grand Rhinolophe n.
Mesure E3 :
RE — éoliennes et de Murin à moustaches
n. l'ensemble du projet en
dehors des secteurs les
Murin à oreilles échancrées n. plus sensibles pour la Mesure S3 : Suivi
iodiversité de mortalité
Murin d’'Alcathoé n. piod avifaune /
Murin de Bechstei a Mesure R22 : Maintien chiroptères
d'habitats peu Lei
Murin de a f bles à la f Mesures sun
Murin de Natterer n. des éoliennes et avitaune /
limitation de la chiroptères
Noctule commune Fort pollution lumineuse Négligeable Mesure S4 :
: nocturne émise au . Suivi d'activité Noctule de Leisler Fort niveau des éoliennes Negligeable A
Oreillard gris n. chiroptères
Mesure R24 :
Oreillard roux n. Programmation d'un
protocole d'arrêt des
Petit Rhinolophe n. éoliennes la nuit
rnionmue _. poste cena Der négigebe
Sérotine commune
10
Ces modèles d’éolienne à garde au sol élevée et ce choix de la variante de moindre impact,
associés aux mesures d’évitement et de réduction mises en œuvre (et notamment le bridage pour les
chiroptères), permettent d’aboutir à un impact sur la totalité des taxons négligeable ou nul, comme
énoncé en page 501 de l’étude d’impact (volume 3). Cela résulte donc d’un travail efficace d’analyse
du site et de dimensionnement du parc, en privilégiant l’évitement des impacts puis leur réduction.Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 mlmnénté
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
11
Annexe 1
Attestations d’engagement dans un protocole environnementalEnvoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 so
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
Objet : Attestation d'engagement dans un protocole environnemental
Je soussigné,
M Gaëlle PELLETIER, représentant le GAEC de La Renaudière, domicilié La Renaudière 79500 FONTIVILLIE, enregistré au RCS sous le numéro 781417548
Atteste par la présente avoir signé un protocole avec la société PARC EOLIEN DE LA FOY pour permettre la mise en place de mesures d'accompagnement environnementales pendant toute la
durée de l'exploitation du parc éolien, comprenant notamment :
e La création d’un linéaire de 675 m de haie sur les parcelles ZC3, ZC9 et ZC10 sises FONTIVILLIE (anciennement CHAIL)
e Le maintien et l’entretien environnemental de ce linéaire pendant la durée de vie du parc éolien
9 A
Fait en 2 exemplaires à LA RENAUDIERE, le 14/84 flakd pour faire valoir ce que de droit.
77Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 so
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
Objet : Attestation d'engagement dans un protocole environnemental
Je soussigné,
M Fabien SUSSET, représentant l’EARL La Boulfolière, domiciliée LA BOULFOLIERE 79500
SAINT VINCENT LA CHATRE, enregistrée au RCS sous le numéro 431476332
Atteste par la présente avoir signé un protocole avec la société PARC EOLIEN DE LA FOY pour
permettre la mise en place de mesures d'accompagnement environnementales pendant toute la
durée de l’exploitation du parc éolien, comprenant notamment :
e La création d’un linéaire de 517 m de haie sur la parcelle ZC12 sises FONTIVILLIE
(anciennement CHAIL),
e Le maintien et l’entretien environnemental de ce linéaire pendant la durée de vie du parc
éolien,
e La création d’une jachère environnementale de 1,99 ha sur la même parcelle et son maintient
pendant la durée de vie du parc éolien.
Fait en 2 exemplaires à LA RENAUDIERE, le 24/4] 224... pour faire valoir ce que de droit.Envoyé en préfecture le 28/09/2022
Reçu en préfecture le 28/09/2022
Affiché le 29/09/2022 ee
ID : 079-200069755-20220922-C22 09 2022 30-DE
Objet : Attestation d'engagement dans un protocole environnemental
Je, soussignée,
Monsieur Jean René BOUCHET, agriculteur, domicilié Les Portes 79120 SAINT COUTANT
Atteste par la présente avoir Signé un protocole avec la société PARC EOLIEN DU PLATEAU DE LA
PERCHE pour permettre la mise en place de mesures d'accompagnement environnementales pendant
toute la durée de l’exploitation du parc éolien, comprenant notamment :
° La création d’un linéaire de 475 m de haie sur la
parcelle ZC1 sise FONTIVILLE (anciennement
CHAIL)
° Le maintien et l'entretien environnemental de
ce linéaire pendant la durée de vie du parc
éolien
=
Fait en 2 exemplaires à SAINT COUTANT, le nel trs pour faire valoir ce que de droit.