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unknown - qestionnaire diagnostic paysager
unknown - Communauté de communes - Oisans - 3.5.15. Diagnostic urbain et paysager
Document publié le Samedi 1 janvier 2022
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Oisans - 3.5.15. Diagnostic urbain et paysager)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Espaces terrestres et maritimes,
Lot 3
Diagnostic urbain et paysager
Communauté de communes de l’Oisans
Schéma de Cohérence Territoriale
Claire Bonneton, urbaniste-paysagiste
Caroline Giorgetti, paysagiste
Christophe Séraudie, architecte
Avril 2014SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 2
Sommaire
Introduction 5
L’organisation du territoire 6
Paysage & patrimoine 8
Un territoire de haute montagne 9
Des massifs emblématiques, des reliefs puissants et prédominants 9 Des vallées très encaissées 14
L’étagement dans la pente 16
Repères historiques et « construction » des paysages 17
Les typologies urbaines 28
Unités paysagères 38
Etudes amont et découpage en unités paysagères 38
8 unités paysagères 40
Basse vallée de la Romanche 42
Vallée de l’Eau d’Olle 45
Vallée de Bourg d’Oisans 51
Vallée de la Sarenne 59
Haute vallée de la Romanche 63
Vallée du Ferrand 68
Vallée du Ferrand 70
Vallée de la Lignarre 71
Vallée du Vénéon 74
Valeurs paysagères et patrimoniales 79
Valeurs institutionnelles 79
Paysages emblématiques 81
Perceptions visuelles 82
Patrimoine 92
Synthèse des enjeux 109
Une valorisation et mise en projet globale des patrimoines bâtis, urbains et paysagers (préambule aux chapitres suivants) 109 La maîtrise de la fermeture des paysages par le développement des bois 110 La basse vallée de la Romanche : un paysage et un patrimoine en devenir 112 La conciliation de la qualité des paysages du quotidien, du respect des structures bâties traditionnelles et de l’évolution urbaine de la plaine 113 La poursuite de l’amélioration qualitative des paysages de stations 114 Forces/Faiblesses/ Menaces /Opportunités 117SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 5
IntroductionSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 6
Titre L’organisation du territoire
La communauté de communes de l’Oisans est un
territoire de montagne qui impose une implantation
humaine spécifique principalement due au relief. Le
territoire s’est organisé autour de 6 vallées, notamment
en terme d’implantations urbaines (villages de vallées, de
balcons, voire d’altitude) mais aussi de déplacements.
Selon le degré d’ouverture et d’accessibilité des vallées,
l’implantation urbaine, les équipements et les réseaux
routiers sont différents.
La vallée de la Romanche est la porte d’entrée du
territoire à la fois depuis Grenoble et Briançon. La RD
1091 (axe Est-Ouest) est le principal réseau routier
qui permet de traverser le territoire toute l’année (il est
aussi possible de passer par le col d’Ornon en direction
de La Mure et de Gap). Sur cet axe de déplacement,
le territoire est tout de même plus accessible depuis
l’ouest (depuis Grenoble) via la vallée de la basse
Romanche. La commune de Livet-et-Gavet et les bourgs
qui la composent, sont donc les portes d’entrées et
d’échanges principales du territoire. A l’autre extrémité
de la RD 1091, une autre porte d’échanges se situe sur
la commune de Mizoën en relation avec le Briançonnais.
Cependant cet axe peut être momentanément fermé
pour cause de neige (au col du Lautaret en hiver).
Bourg d’Oisans est l’espace central de la communauté
de communes. Située dans la partie élargie de la vallée
de la Romanche, la commune bénéficie d’un espace
de plaine plus ouvert et de la proximité de l’axe routier
principal (RD 1091) pour se développer. Depuis ce
point central du territoire, le réseau des déplacements
et des villages s’organise en râteau.
Les autres portes d’entrées et d’échanges du territoire
se situent à l’extrémité de la vallée de l’Eau d’Olle (en
direction de Saint-Jean-de-Maurienne) et à Ornon (en
direction du Valbonnais puis de la Matheysine) sur la RD
0 500
© 2003 LOXANE Données I.G.N © <<2003>>
0km 50
Territoire de la
communauté de
commune de l’Oisans
L’Oisans dans un territoire élargiSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 7
Titre L’organisation du territoire
526 (axe Nord-Sud). Cet axe dit primaire est toutefois
une liaison de moindre importance que la précédente.
Les réseaux secondaires (et tertiaires) permettent de
relier les communes d’altitudes et des vallées plus
reculées. Ce réseau est souvent formé de routes en
terminaisons sur le territoire de l’Oisans, qui sont aussi
soumises à des conditions climatiques difficiles en
hiver.
RD 1091
vers Grenoble RD 1091 vers Briançon
RD 526
vers Saint-Jean-de-
Maurienne
RD 526
vers La Mûre
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de Sarenne
0 18 km 6 12
Urbanisation
Rivière
Axe secondaire
Axe tertiaire
Axe primaireSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 8
Paysage & patrimoineSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 9
Un territoire de haute montagne
L’Oisans s’inscrit dans la zone cristalline externe des Alpes
et est reconnu pour sa géologie et les structures rocheuses
qu’elle développe, particulièrement rares (structure en blocs
basculés) et très lisible dans le paysage. Les différentes
couches géologiques (métamorphiques, sédimentaires)
ont été déformées par les mouvements du socle et affectées
par de grandes failles. La tectonique a fait ainsi apparaître
soit le socle cristallin (pics, aiguilles, crêtes acérées) soit
la couverture sédimentaire (reliefs doux et arrondis). La
forme du relief, les couleurs et textures du paysage, sont
directement liées aux types de roches qui affleurent.
Quatre grands massifs composent le territoire et
participent fortement à la structuration du paysage :
- Le massif de Belledonne
- Le massif des Grandes Rousses
- Le massif du Taillefer
- Le massif des Ecrins
Le massif de Belledonne
Il forme une longue chaîne cristalline, entre l’Arc au
nord et la Romanche au sud. Il est limité à l’est par les
vallées de la Romanche et de l’Eau d’Olle. Sa ligne de
crête oscille entre 2300 et 2977 m d’altitude et culmine
au Grand Pic de Belledonne. Il est constitué de gneiss,
granites et amphibolites. La moitié sud du massif, sa
ligne de crête et son versant oriental constituent la limite
ouest du territoire de l’Oisans.
Le massif des Grandes Rousses
Il forme une longue et lourde échine, prolongement nord
de celui des Ecrins. Il culmine au Pic Bayle à 3465 m et
accueille les premiers glaciers en venant de l’ouest. Il
est constitué d’une partie cristalline centrale orientée
N-S (granites, leptynites, houiller.../ Petites et Grandes
Rousses, Rissiou) et de parties sédimentaires de part
et d’autre, constituée de plusieurs strates (alternance
de calcaire et de marnes, calcaire lité, schistes.../
Aiguillettes, Grande Sure, Echine de Praouat). La
fracturation du socle cristallin, par extension orientée
N-S, est ici très lisible (cf. photo ci-contre) :
- faille séparant le Rissiou des Grandes Rousses, faille
de la vallée du Ferrand (ou du Chambon) séparant les
Grandes Rousses du Plateau d’Emparis
- faille séparant les Petites Rousses des Grandes
Rousses. Le versant occidental présente ainsi deux
paliers séparés par un mur de faille de 400 m et portant
chacun une ligne de lacs.
Le massif constitue une part du territoire de l’Oisans et
se prolonge au nord en Savoie.
Des massifs emblématiques, des reliefs puissants et prédominants
Source photos commentées Guide du relief des Alpes française du
Nord - H. Widmer - 2011
Massif de Belledonne Massif des Grandes RoussesSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 10
Un territoire de haute montagne
Le massif du Taillefer
Il est le prolongement sud de celui de Belledonne
dont il est séparé par l’entaille profonde des gorges
de la Romanche. Il est ainsi constitué des mêmes
roches que le massif de Belledonne (gneiss, granites
et amphibolites), et présente une structure en « bloc
basculé »,(cf. coupe et schémas ci-contre) comme le
massif des Grandes Rousses. Seule la partie nord du
massif, y compris son double sommet (Taillefer 2857 m
- Pyramide 2839 m), concerne le territoire de l’Oisans.
Le massif des Ecrins
Il présente la particularité d’être d’un seul tenant, toutes
les lignes de crête sont reliées, sa forme est circulaire,
les nombreuses vallées viennent buter sur la crête
principale et sont fermées par des glaciers de cirques.
Le massif est articulé autour de la Barre des Ecrins
culminant à 4102 m. Au total, plus de cent sommets
y dépassent les 3000 m, dominant de plus de 2000 m
les fonds de vallées encaissées. Les glaciers ont
profondément marqué de leur empreinte le paysage du
massif, et y couvrent encore 17 000 ha.
Il est constitué de roches cristallines (principalement de
gneiss, ordinaires et amphibolites, et d’un peu de granite)
et de roches sédimentaires sur le socle cristallin (Pic du
col d’Ornon, Tête Moute, Tête de la Toura). Ces restes de
couverture sédimentaire se remarquent surtout sous la
forme de superbes falaises plissées (versants de part et
d’autre de Bourg d’Oisans). Il s’agit de calcaire gris lité,
aux strates plus ou moins argileuses (dit Lias calcaire).
Le massif des Ecrins couvre la moitié sud du territoire
de l’Oisans et se prolonge au sud et à l’est.
Des massifs emblématiques, des reliefs puissants
et prédominants
Source des
illustrations et photos
commentées : Guide
du relief des Alpes
française du Nord - H.
Widmer - 2011
Massif des Ecrins
Massif des Ecrins Massif des Ecrins
Massif du TailleferSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 11
Des massifs emblématiques, des reliefs puissants et prédominants
Un territoire de haute montagne
Source : Esquisses paysagères pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP/CG38 - mars 2010
carte des grands ensemBles de roches
situation de la plaine du B ourg
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Blocs Basculés
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sco : la visibilité des reliefs
ntielle. Esquisses paysagères pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP - CG 38 - octobre 2009 - mars 2010 35/88 LA PLAINE DU BOURG D’OISANS
les grands ensemBles de roches : vue vers l ’ ouest
CARTE DES GRANDS ENSEMBLES DE ROCHES
faille du col d’ornon
SITUATION DE LA PLAINE DU B OURG
D ’O ISANS DANS LA STRUCTURE EN
BLOCS BASCULÉS
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dolomies
socle cristallin
calcaire
Les fondements de la plaine du Bourg d’Oisans
Géologie des reliefs environnants
L’Oisans est géologiquement célèbre, car il présente
des structures rocheuses particulièrement rares et
très lisibles dans le paysage. (structure en blocs
basculés)
Les grands massifs de Taillefer, de Belledonne, des
Grandes Rousses, des Écrins sont omniprésents. Ils
forment un cadre pour la plaine du Bourg d’Oisans.
Le socle métamorphique* est recouvert par une
épaisse couche sédimentaire*. Ces deux strates
superposées ont été extrêmement déformées par les
mouvements du socle, et notamment affectées par de
grandes failles. La tectonique a fait apparaître soit le
socle cristallin* (pics, aiguilles, crêtes acérées), soit la
couverture sédimentaire (reliefs doux et arrondis). La
forme du relief est donc dictée par le type de roches
qui affleurent.
Cette structure géologique rare va être classée au
patrimoine mondial de l’Unesco : la visibilité des reliefs
est donc d’autant plus essentielle.
situation de la plaine du B ourg
d ’o isans dans la structure en
Blocs Basculés
1
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dolomies
socle cristallin
calcaire
Esquisses paysagères pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP - CG 38 - octobre 2009 - mars 2010 36/88 LA PLAINE DU BOURG D’OISANS
Massif des Grandes Rousses
Massif des Grandes Rousses
faille du col d’ornon
La Grande Sure
La Grande Sure
Massif de Belledonne
Massif de Belledonne
Montagne de l’Homme
Montagne de l’Homme
Les Écrins
Les Écrins
LES GRANDS ENSEMBLES DE ROCHES : VUE VERS L ’ EST
VUE DEPUIS LE P RÉGENTIL
Les fondements de la plaine du Bourg d’Oisans
Massif des Grandes Rousses
Massif des Grandes Rousses
faille du col d’ornon
La Grande Sure
La Grande Sure
Massif de Belledonne
Massif de Belledonne
Montagne de l’Homme
Montagne de l’Homme
Les Écrins
Les Écrins
les grands ensemBles de roches : vue vers l ’ est
vue depuis le p régentil
36/88 ISANS
Les Écrins
Les Écrins
MBLES DE ROCHES : VUE VERS L ’ EST
VUE DEPUIS LE P RÉGENTIL
CARTE DES GRANDS ENSEMBLES DE ROCHES
SITUATION DE LA PLAINE DU B OURG
D ’O ISANS DANS LA STRUCTURE EN
BLOCS BASCULÉS
1
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dolomies
socle cristallin
calcaire
Géologie des reliefs environnants
L’Oisans est géologiquement célèbre, car il présente
des structures rocheuses particulièrement rares et
très lisibles dans le paysage. (structure en blocs
basculés)
Les grands massifs de Taillefer, de Belledonne, des
Grandes Rousses, des Écrins sont omniprésents. Ils
forment un cadre pour la plaine du Bourg d’Oisans.
Le socle métamorphique* est recouvert par une
épaisse couche sédimentaire*. Ces deux strates
superposées ont été extrêmement déformées par les
mouvements du socle, et notamment affectées par de
grandes failles. La tectonique a fait apparaître soit le
socle cristallin* (pics, aiguilles, crêtes acérées), soit la
couverture sédimentaire (reliefs doux et arrondis). La
forme du relief est donc dictée par le type de roches
qui affleurent.
Cette structure géologique rare va être classée au
patrimoine mondial de l’Unesco : la visibilité des reliefs
est donc d’autant plus essentielle.
res pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP - CG 38 - octobre 2009 - mars 2010 35/88 LA PLAINE DU BOURG D’OISANS
les grands ensemBles de roches : vue vers l ’ ouest
CARTE DES GRANDS ENSEMBLES DE ROCHES
faille du col d’ornon
SITUATION DE LA PLAINE DU B OURG
D ’O ISANS DANS LA STRUCTURE EN
BLOCS BASCULÉS
1
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ments de la plaine du Bourg d’Oisans
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géologiquement célèbre, car il présente
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situation de la plaine du B ourg
d ’o isans dans la structure en
Blocs Basculés
1
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dolomies
socle cristallin
calcaireSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 12
Des massifs emblématiques, des reliefs puissants et
prédominants
Un territoire de haute montagne
Depuis Villard Reculas
Taillefer
Ecrins
Source : Esquisses paysagères pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP/CG38 - mars 2010
Esquisses paysagères pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP - CG 38 - octobre 2009 - mars 2010 36/88 LA PLAINE DU BOURG D’OISANS
Massif des Grandes Rousses
Massif des Grandes Rousses
faille du col d’ornon
La Grande Sure
La Grande Sure
Massif de Belledonne
Massif de Belledonne
Montagne de l’Homme
Montagne de l’Homme
Les Écrins
Les Écrins
les grands ensemBles de roches : vue vers l ’ est
vue depuis le p régentil
Les fondements de la plaine du Bourg d’Oisans
Esquisses paysagères pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP - CG 38 - octobre 2009 - mars 2010 36/88 LA PLAINE DU BOURG D’OISANS
Massif des Grandes Rousses
Massif des Grandes Rousses
faille du col d’ornon
La Grande Sure
La Grande Sure
Massif de Belledonne
Massif de Belledonne
Montagne de l’Homme
Montagne de l’Homme
Les Écrins
Les Écrins
les grands ensemBles de roches : vue vers l ’ est
vue depuis le p régentil
Les fondements de la plaine du Bourg d’Oisans
Esquisses paysagères pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP - CG 38 - octobre 2009 - mars 2010 36/88 LA PLAINE DU BOURG D’OISANS
Massif des Grandes Rousses
Massif des Grandes Rousses
faille du col d’ornon
La Grande Sure
La Grande Sure
Massif de Belledonne
Massif de Belledonne
Montagne de l’Homme
Montagne de l’Homme
Les Écrins
Les Écrins
les grands ensemBles de roches : vue vers l ’ est
vue depuis le p régentil
Les fondements de la plaine du Bourg d’Oisans
Territoire de l’Oisans et bassin versant de la
Romanche
L’entité humaine et géographique de l’Oisans
correspond au bassin hydrographique de la Romanche
et de ses affluents : l’Eau d’Olle, la Sarenne, le Ferrand,
le Vénéon, et la Lignarre. C’est pourquoi il porte le
nom de « l’Oisans aux 6 vallées ». Il couvre une partie
des massifs de Belledonne, de Taillefer, des Grandes
Rousses, d’Arves et des Écrins. La forte présence
de l’eau a permis le développement de l’industrie
hydroélectrique au 20 ème siècle.
carte du Bassin versant de la r omanche
LA ROMANCHE
La Lignare
Le Ferrand La Sarenne
Le Vénéon
LE LAC DE
CHAMBON
LE LAC DU
VERNEY
LE LAC DE
GRAND MAISON
L’Eau d’Olle
la Romanche
photo de la r omanche canalisée
photo du lac du verney
panorama sur la vallée de la r omanche et le lac de c hamBon depuis les hauteurs de m ont - de -l ans .
vallée de la Romanche lac de Chambon
Des reliefs qui font la particularité de l’Oisans (Toutes les photographies dont les sources ne sont pas indiquées sont prises par l’une d’entre nous.)
> Une succession de crêtes, sommets
emblématiques : cimes, aiguilles en dentelles, pics
(socle cristallin), têtes et monts (reliefs doux et arrondis
de la couverture sédimentaire).
> La roche, omniprésente, marque et qualifie le
paysage : escarpements rocheux, falaises, éboulis,
plis monumentaux...
> Une forte compartimentation et structuration du
paysage / géomorphologie - topographie
> Des vues impressionnantes, des effets visuels très
marqués. Des paysages très visibles.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 13
Titre Un territoire de haute montagne
> La roche, omniprésente, marque et qualifie le
paysage : escarpements rocheux, falaises, éboulis, plis
monumentaux, blocs rocheux...
> Des risques naturels perceptibles dans le paysage
Combe de la Fayolle - RD211a
Falaise et éboulis
Vallée du Vénéon
Eboulis
Vallée de la Salse
Escarpement rocheux
«Tête de Louis XVI» - Basse vallée de la Romanche / Bloc rocheux
Vallée de la Lignarre
Falaise
Lac du Chambon / Escarpement rocheux et falaises «Bout du Monde» / Pli monumental
Cote Alamèle - RD211b / Escarpement rocheux
Des protections contre
les risques naturels qui
artificialisent les sites naturels
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)
• Enjeux paysagers : Préserver et mettre en valeur les
vues vers la roche : mise en valeur et traitement des
abords des blocs ou affleurements remarquables,
attention particulière au regard des aménagements
à proximité des affleurements, intégration paysagère
des dispositifs de protection contre les risques
naturels et des aménagements de voirie
Sécurisation des versants dans le cadre des travaux EDF de
la vallée de la Romanche
Soutènement routierSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 14
Un territoire de haute montagne
Des vallées très encaissées
Le territoire de l’Oisans correspond au bassin versant de la Romanche et de ses affluents. Les vallées sont étroites et très encaissées entre les massifs. Les versants sont abrupts, parfois rocheux, et présentent de forts dénivelés. Seule la vallée de Bourg d’Oisans (moyenne vallée de la Romanche) dénote et impressionne par son fond large (1-2 km) et parfaitement plat, issu du modelage d’un glacier et d’un lac.
L’Oisans aux six vallées :
- La Romanche
- L’Eau D’Olle
- La Sarenne
- Le Ferrand
- Le Vénéon
- La Lignarre
B. Basse vallée de la Romanche A. Moyenne vallée de l’Eau d’Olle C. Vallée de Bourg d’Oisans
G. Vallée du Ferrand
D. Haute vallée de la Romanche
E. Vallée de la Lignarre F. Vallée de la Sarenne H. Vallée du Vénéon
0 1 2 3 4 5 km
1000
2000 m
0 1 2 3 4 5 km
1000
0 1 2 3 4 5 6 km
1000
2000 m
0 1 2 3 4 km
2000 m
0 1 2 3 km
2000 m
0 5 10 15 km
2000
3000 m
0 1 2 3 4 5 6 km
1000 m
0 1 2 3 4 5 km
1000
1000 1000 1000
Taillefer
Belledonne Grandes Rousses Ecrins Grandes Rousses Ecrins
Grandes
Rousses
Belledonne
Taillefer
Ecrins
Massif des Ecrins Massif des
Grandes Rousses
Massif des
Grandes Rousses
0
40 km
500 m
1000 m
Coupe longitudinale de la Romanche
Gavet
Rioupéroux
Livet
Pont de la Véna Bourg-d’Oisans Barrage du Clapier
Le Ferney-d’Oisans
Barrage du Chambon
A
B
C
D
E
F G
H
Coupes transversales des valléesSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 15
Titre Un territoire de haute montagne
Des vallées très encaissées
> L’eau, sous diverses formes (Torrents, cascades,
lacs, sources, glaciers) est une composante importante
du paysage.
> Les torrents et rivières souvent encaissés et noyés
dans la végétation ne sont pas toujours très visibles.
> Les lacs constituent un motif récurrent dans le
paysage et participent à la qualité perceptions visuelles.
La Lignarre Le Vénéon La Romanche
Lac de Grand-maison Lac du Verney Lac du Chambon
Le Vénéon La Romanche L’Eau d’Olle La Lignarre
Ruisseau de Champhorent
Vallée du Vénéon
Cascade d’en Bas
Vallée du Vénéon
• Enjeux paysagers : Préserver et mettre en valeur les vues vers les torrents et rivières, les cascades, les lacs, les glaciers : réouverture de vues, mise en valeur et traitement des abords, attention particulière au regard des aménagements à réaliser dans l’axe de vision ou dans le cône de vueSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 16
L’étagement dans la pente
• Jusque vers 800 à 850 m d’altitude, étage « collinéen » : cultures, prairies fauchées et série du chêne «sessile» (Châtaignier, Charme, Frêne, Érable, Tilleul, Bouleau...).
• De 800 à 1500 m, étage « montagnard » : hêtraie sapinière et Pin sylvestre. • De 1500 m à 2200 m, étage « subalpin » : Épicéa, Mélèze et Pin cembro, Pin à crochets
• De 2200 m à 2900 m, étage « alpin » : prairies alpines avec présence disséminée du Pin cembro, du Mélèze dans les couloirs d’avalanches, vires et zones dénudées d’altitude, du Bouleau dans les éboulis.
• Au delà de 2900 m, étage nival : éboulis, rochers et glaciers.
Végétation du bord des eaux : Saules, Aulnes et Peupliers (constitutifs de la ripisylve).
Un territoire de haute montagne
Source : Atlas du Parc National des Ecrins
Source : Atlas du Parc National des Ecrins
> Tous les étages sont représentés. Une grande lisibilité du territoire à travers le socle naturel monumental, l’étagement selon l’altitude et la pente qui a conditionné les implantations humaines.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 17
Titre
Repères historiques et « construction » des paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Préhistoire
Le massif de l’Oisans n’a reçu que tardivement un peuplement permanent, sans doute du fait de son altitude élevée, son relief et son éloignement : premiers témoignages d’implantation humaine à partir du 7 e et 8 e siècle avant J.C (gisement au Freney d’Oisans).
Époque romaine
Les Allobroges (peuple de Gaule en Dauphiné et Savoie) occupaient le territoire de l’Oisans (clan des Uceni), et sont vaincus en 14 avant J.C. L’Oisans est alors traversé par une des voies romaines principales reliant Beauvais au col du Mont Genèvre et allant jusqu’à Turin. La voie romaine, taillée dans la roche, relie la moyenne vallée de l’Isère et Gap par la basse vallée de la Romanche et le col du Lautaret. Quelques peuplements sont en lien avec cet axe (Auris, Bourg d’Oisans, la Garde, Mont-de-Lans, Mizoën) et dans les hautes vallées (Ornon, Venosc, Oz).
Un territoire de haute montagne
Sites gallo-romains (Source : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001) Porte de Bons, Mont-de-Lans La voie romaine à Rochetaillée (Source : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001)SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 18
Un territoire de haute montagne
Repères historiques et « construction » des paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Époque médiévale
L’Oisans au Moyen Age est encore un territoire hostile
aux hommes (rudesse des lieux, multiplicité des risques
naturels, accès difficiles, terres pauvres et pénibles à
travailler).
Au 11e siècle « des textes attestent la présence d’églises dans la plupart des villages actuels ». (Sources :C. Mazard et I. Vernus, « Le premier Moyen Âge », Oisans, patrimoine en Isère). Chaque église va être à l’origine de la formation des villages, à la différence d’autres villages dauphinois, regroupés autour d’un château.
Les implantations bâties, groupées, sont adaptées aux contraintes du relief et conditionnées par les cols et voies de communication, la fertilité des terres, l’ensoleillement, la nature de la propriété foncière, les relations avec les bourgs ou villes plus éloignées.
Pendant des siècles, la vie des habitants est rythmée par les activités agricoles et divers petits métiers qui s’inscrivent dans l’économie rurale montagnarde de subsistance (besoin d’autosuffisance des communautés éloignées et isolées) : utilisation de la force motrice des torrents (moulins, battoirs, scierie...), activité textile (chanvre), exploitation des mines d’argent (site de Brandes 1800 m / 13e s.), d’or, de plomb, de fer, activité métallurgique (fourneaux, martinets / vallée de l’Eau d’Olle surtout).
Planche n° 3 : Grenoble,
Belledonne, Oisans jusqu’au
Lautaret, Matheysine, rive
gauche du Drac, partie ouest du
massif des Ecrins. Cette carte
représente et identifie quelques
uns des sommets du massif des
Ecrins : Aiguille du Midy (Meije),
Montagne d’Oursine (Barre des
Ecrins), Grand Pelvoux. C’est la
première fois qu’ils apparaissent
sur une carte.
Carte géométrique du Haut-
Dauphiné et de la frontière
ultérieure levée par ordre du
Roi sous la direction de Mr. de
Bourcet, Maréchal de Camp, par
Mrs. les Ingénieurs ordinaires et
par les Ingénieurs Géographes
de Sa Majesté, pendant les
Années 1749 jusqu’en 1754.
Source Net.
Dans la plaine du Bourg d’Oisans, la
Romanche formait autrefois un lac qui
se vidangeait périodiquement. En 1091,
un barrage naturel formé au niveau de
l’actuel pont de la Véna, à Livet, bloqua les
eaux : le lac s’étendait jusqu’au bourg au
12e siècle. En 1219, la rupture soudaine
de ce barrage provoqua une inondation
catastrophique jusqu’aux environs de
Grenoble. Pendant les siècles suivants,
la Romanche divague dans la plaine
qu’elle inonde régulièrement.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 19
Un territoire de haute montagne
Repères historiques et « construction » des paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse Cette époque nous lègue la structure du territoire en groupements bâtis, le cœur ancien des villages, quelques vestiges du patrimoine castral (Brandes, La garde, Oz).
Planche n° 3 : Grenoble, Belledonne, Oisans jusqu’au
Lautaret, Matheysine, rive gauche du Drac, partie
ouest du massif des Ecrins. Cette carte représente et
identifie quelques uns des sommets du massif des
Ecrins : Aiguille du Midy (Meije), Montagne d’Oursine
(Barre des Ecrins), Grand Pelvoux. C’est la première
fois qu’ils apparaissent sur une carte.
Carte géométrique du Haut-Dauphiné et de la
frontière ultérieure levée par ordre du Roi sous la
direction de Mr. de Bourcet, Maréchal de Camp, par
Mrs. les Ingénieurs ordinaires et par les Ingénieurs
Géographes de Sa Majesté, pendant les Années 1749
jusqu’en 1754.
Source Net.
Époque médiévaleSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 20
Titre Un territoire de haute montagne
Source IGN - Géoportail
Carte de Cassini (18 e s.)
Repères historiques et « construction » des paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Période moderne (16 e s. - 18 e s.) :
Le territoire vit d’une culture paysanne multi-séculaire et
hiérarchisée :
• Exploitation agricole étagée du territoire montagnard :
- Prés de fauche et cultures à proximité du bâti, sur terrasses,
où chaque année la terre devait être remontée pour
remodeler les talus afin d’adoucir la pente et de faciliter le
travail de la terre. Présence de « clapiers », « tas de pierres »
(amenées par les avalanches et chutes de blocs) que les
paysans retiraient patiemment des terres cultivables
- Pâturages : lieux fauchés autour du village servant aussi au
pacage avant et après l’estive. Les paysans ont défriché de
nombreuses terres pour subvenir à leur besoin en foin.
- Alpages plus éloignés en distance et en altitude (avec
chalets d’alpage)
Les zones arides, pentues et exposées aux risques naturels, étaient
autrefois laissées aux troupeaux de moutons et chèvres en liberté.
• Réseau de chemins, murets et murs de soutènement, clapiers
• Réseau hiérarchisé de villages et hameaux ;
Le territoire fait peur (paysages rudes « taillés
à coup de hache », gorges aux abrupts
dangereux, verrous rocheux, vallées encaissées
et menacées par les débordements des
torrents), et est seulement fréquenté par les
paysans, chasseurs de chamois, chercheurs
de cristaux et colporteurs. Il reste longtemps
inexploré. Les 1ers à s’y aventurer furent
les militaires et géographes. Les Cassini
commencèrent leurs relevés dans le massif de
l’Oisans dès 1683.
II. LE SITE DE BESSE EN OISANS
TOPOGRAPHIE
La haute-montagne, couvre le Nord de la commune.
Pic du Mas de la Grave (3021m), Cimes des Torches (2958 m)
Le plateau d’Emparis, qui domine la vallée de la Romanche est situé partiellement au Sud-Est de la commune de Besse, et sur le département des Hautes-Alpes.
La vallée de la Salse.
S’insérant profondément dans des pentes ravinées, la Salse prend naissance à la montagne de la Crevasse qui encadre en amphithéâtre tout le bassin versant de la haute vallée de la Salse. L’érosion des roches argilo-calcaires sur des pentes fortes a donné naissance à des ravines importantes. Ces dernières alternent avec des éboulis calcaires. C’est dans cette vallée, sur les versants de l’adret, que se sont installés le village de Besse et les hameaux de Bonnefin et du Sert.
Le village est implanté sur un léger replat des pentes du versant de l’adret, ceint par des sommets atteignant plus de 2000 mètres d’altitude, dominant au plus près le ravin de la Salse.
Sources : Besse en Oisans. Étude architecturale et aménagement. Mémoire de 3 ème cycle.C. paillet
Source :
Besse-en-
Oisans. Etude
architecturale et
aménagement.
Mémoire 3e
cycle. C. Paillet
- C. de Vallée,
UPAG. 1979.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 21
Un territoire de haute montagne
Repères historiques et « construction » des
paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de
Besse
• Période moderne - suite (16e s. - 18 e s.)
Le colportage, pratiqué depuis la fin du moyen-
âge jusqu’au début du 20e s., et la transhumance
permettent des échanges commerciaux importants.
Les exploitations du fer (extraction du minerai et
transformation) se multiplient, malgré l’altitude,
notamment dans les basses vallées de l’Eau d’Olle
et de la Romanche (main d’oeuvre abondante, bois
exploité pour charbonnage, houille de l’Oisans et
de la Matheysine exploité comme combustible).
La fonderie royale d’Allemond date de 1768 et se
distingue des établissements traditionnels (étendue
du site, qualité architecturale du bâti, jardins à la
française...).
« L’activité minière et métallurgique en Oisans n’a
pas été réellement créatrice d’emplois pour les
gens du pays. Il s’agit surtout d’un travail saisonnier,
irrégulier et cantonné aux travaux de charbonnage,
de transport, au mieux d’extraction du minerai. »
(Sources : « Mines et métallurgie du Moyen Âge au
XIXe siècle », Oisans, patrimoine en Isère, 2001).
L’exploitation ardoisière, déjà existante au Moyen-
Âge, est en constant développement jusqu’au 18e s
(quatre grands sites : Ornon, Allemont, Besse et Oz).
Elle constitue une ressource complémentaire, mais
l’activité reste modeste et artisanale. Les ardoises, de
bonne qualité et renommées, sont essentiellement
utilisées pour la couverture des toits.
Au cours du 18e siècle la Romanche fut endiguée
et la plaine fut drainée selon une trame géométrique
bien lisible qui fait l’originalité du bocage actuel. Vue de la fonderie d’Allemont - Gravure par Cl. Fessard, vers 1775 (source : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001)
MINES ET MÉTALLURGIE EN OISANS
(Sources : « Oisans », Patrimoine en Isère, 2001, p. 186)
LES ARDOISIÈRES ET LES EFFECTIFS ARDOISIERS AU XVIII° S.
(Sources : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.195)SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 22
Titre Un territoire de haute montagne
Repères historiques et « construction » des paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
• Période moderne - suite (16e s. - 18 e s.)
VIII. VOLET ENVIRONNEMENTAL
A L’ECHELLE PAYSAGERE ET URBAINE
ISÈRE | Besse en Oisans | A.V.A.P. | Rapport de présentation | Novembre 2012 86
Étroitement liée aux enjeux patrimoniaux, la considération de l’environnement permet d’orienter le développement de la commune.
L’élaboration de l’AVAP considère l’environnement à diverses échelles, du grand paysage à la mise en œuvre de dispositifs de production énergétique sur le bâti.
La préservation du paysage « écrin » :
Les chapitres de présentation du site, du patrimoine paysager et du diagnostic paysager ont insisté sur le paysage exceptionnel du territoire de Besse en Oisans : paysage naturel et paysage anthropomorphique. L’Etat a ainsi particulièrement reconnu cette qualité en protégeant une grande partie du territoire au titre des Sites (Loi de 1930). Ce paysage abrite également un large éventail d’espèces animales et végétales, dont les écosystèmes sont importants à préserver.
Les espaces non-bâtis sont un lieu privilégié pour le développement de la faune et de la flore.
L’intervention des hommes qui ont depuis des siècles façonné ce paysage représente également un enjeu pour la conservation et la mise en valeur du territoire, tant les pratiques agro-économiques évoluent.
C’est ainsi que l’AVAP de Besse devra intégrer les éléments nécessaires au maintien de l’activité agro-pastorale, tout en préservant le paysage.
Le développement urbain épars (mitage) et le développement des voies de circulation altèrent considérablement le paysage. En l’absence de PLU avant 2012, la Loi Montagne, les accompagnements du STAP et de la DREAL (Site Inscrit), du CAUE de l’Isère , du Parc des Ecrins, … ont permis de ne pas « abîmer » le paysage. Les différents projets, tels que la création d’une piste pastorale pour contourner le village, ont pu être menés dans la concertation entre commune et services de l’Etat (DREAL, STAP…).
9
Le paysage Clavans le Haut
L’accueil se fait par la mairie, bâtiment facilement
identifiable, qui n’est cependant pas mis en valeur
par un stationnement en remblais le cachant
partiellement.
Le charme de Clavans le Haut se dévoile lorsque l’on arpente les espaces arrières de la rue principale. Toute la partie est, avec ses anciennes fermes tout en longueur, ses venelles et son ensemble de jardins, en font un lieu poétique et remarquable.
La rue principale, bordée par le bâti et par de petits
espaces publics et de petites cours.
Cette époque nous lègue un patrimoine conséquent :
- Patrimoine urbain : implantations et formes urbaines
- Patrimoine religieux : églises, chapelles, oratoires...
- Patrimoine lié à l’eau, lié aux mines et à la métallurgie
- Patrimoine lié à l’habitat et l’activité rurale : maisons
de notables, maisons permanentes, chalets d’alpage,
dépendances diverses...
- Patrimoine agraire (chemins, murets, terrasses,
clapiers...)...
cf. Chapitre «valeurs paysagères et patrimoniales»
Besse-en-Oisans «Ados» autour de Besse-en-Oisans Alpages
Murets de pierres - Haie champêtre Clapier Clavans verger, structure bâtie, patrimoine rural (source : carte communale) Jardin potager
Mizoën et les hameaux de Singuigneret et le Aymes sur le versant nord du lac du Chambon, Hameau de Cuculet sur un replat Source : AVAP de BesseSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 23
Titre Un territoire de haute montagne
Source IGN - Géoportail
Carte de l’Etat Major (1820-1866)
Album du Dauphiné - 1835-37 - V. Cassien
Le Bourg d’Oisans
Le Lac Lauvitel Livet
Repères historiques et « construction » des paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
19 e siècle : essor puis achèvement de l’économie tradi-
tionnelle de montagne
Le 19 e siècle améliore les conditions de circulation
(routes, chemins, ponts sont construits ou reconstruits).
En 1893, l’arrivée du chemin de fer constitue un moteur
industriel et participe à l’essor du tourisme.
Source Album du DauphinéSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 24
Titre Un territoire de haute montagne
La Romanche à Livet - Ernest Hareux Vallée Vénéon à St-Christophe-en-Oisans Laurent Guétal
Fin XIXe - début XXe
Gorges du Vénéon - Charles Bertier Saint-Christophe-en-Oisans - Charles Bertier
1896
Affiche PLM - Années 1920
Repères historiques et « construction » des paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
« Découverte » de la montagne et essor du tourisme (19e s.- 20e s.)
A partir des années 1860 des alpinistes britanniques
(Whymper, Coolidge...) viennent découvrir et gravir les
sommets de l’Oisans. Puis les «touristes» en famille
succèdent aux « voyageurs », souhaitent pratiquer des
«excursions» et découvrir les « sites pittoresques ».
Le Club Alpin Français est créé en 1874, les paysans
deviennent « guides paysans », la première ascension
de la Meije fut réalisée par un français (Emmanuel
Boileau de Castelnau avec Pierre Gaspard et fils) en
août 1877 : ce fut le dernier sommet majeur des Alpes
à être gravi.
A cette époque se développent de grands
établissements hôteliers, des restaurants, des villas et
appartements meublés...souvent à l’écart des centres
anciens pour accueillir les touristes.
Les hameaux d’alpages de Venosc, Mont-de-Lans et
d’Huez, occupés en période estivale jusqu’au 19 e s.,
commencent à accueillir des voyageurs à la fin du 19 e s
(transformation des chalets). Puis sont construits des
hôtels (hôtel des Grandes Rousses 1911, hôtel des
Glaciers 1936) et refuges pour accueillir randonneurs
et skieurs.
Sources NetSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 25
Un territoire de haute montagne
La découverte de la montagne et l’appropriation de l’Oisans par la société
«Entre Grenoble et Briançon l’Oisans est un massif du Dauphiné détenteur de richesses prodigieuses tant par les incroyables ressources naturelles que par la variété de paysages qu’il offre. La société détourne cependant pendant des siècles son regard de ces monts majestueux. Originellement, la montagne effraie de par sa grandeur et sa difficulté d’accès. Cependant ses hauteurs deviennent, dans le contexte des Lumières un nouvel objet d’étude pour le savant, l’artiste ou bien le philosophe. On la jauge désormais avec un oeil neuf, on pense, en l’explorant, découvrir un monde nouveau. [...] Au coeur de ce mouvement qu’on appelle la découverte des Alpes, dans ce moment d’effusion et de savoir nouveau, l’Oisans est délaissé, en décalage avec le reste des Alpes. A la fin du XVIIIe siècle, les premiers voyageurs foulent sa terre, pour des intérêts principalement d’origine scientifique. Ils y découvrent un milieu original. Dans les décennies suivantes, les hauts alpages de l’Oisans deviennent un objet d’étude, attirant savants et artistes, locaux et européens. Des sommets aux villages entourés par les cimes, les représentations de la haute nature alpestre de l’Oisans sont diverses, variés et nombreuses.»
(Source : La représentation de la haute montagne entre Lumières et Romantisme : le cas atypique de l’Oisans dans la découverte des Alpes - Anne-Laure LEROUX - Mémoire de Master 1 « Sciences humaines et sociales » - 2010)
Village de la Bérarde Lac de Lauvitel
Saint-Christophe-en-Oisans
Brume dans les gorges
de la Romanche La meije et les Ecrins
Les Fréaux-en-Oisans
Le Vénéon et le hameau des Etages
La meije et les Ecrins
Laurent Guétal
Ernest Hareux Charles Bertier Edouard Brun
Repères historiques et « construction » des paysages
« Découverte » de la montagne et essor du tourisme (19e s.- 20e s) Illustrations - Sources NetSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 26
Titre Un territoire de haute montagne
Repères historiques et « construction » des paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
« Découverte » de la montagne et essor du tourisme (19e s.- 20 e s) - suite
A partir des années 1935 les alpages s’équipent : les chemins muletiers sont transformés en routes d’accès (de Bourg d’Oisans à l’Alpe via Huez, traversée du plateau de Venosc depuis Mont-de-Lans), le premier téléski de la station d’Huez est installé en 1935 (pentes de l’Eclose) et en 1938 sur les pentes de la « Vallée Blanche » (Alpe de Mont-de-Lans).
En 1950, les alpages de l’Alpe d’Huez et de Mont-de-Lans/Venosc sont devenus de véritables stations de sports d’hiver (hôtels, transformation des chalets d’alpage, remonte-pentes).
« A partir des années cinquante, l’équipement en remontées mécaniques
commande l’aménagement des deux stations qui s’engagent dans une véritable «course» vers un équipement toujours plus performant. » (Source : L’alpe, le câble et la station - Patrimoine en Isère) : téléphérique, télésièges, forfait journalier en 1957.
Dans les années soixante, les stations partent à la conquête des glaciers : le glacier de Sarenne est atteint en 1963 (téléphérique du Pic Blanc) et celui de Mont- de-Lans en 1973 (télécabine du Jandri). Les glaciers sont équipés en remontées mécaniques, des tunnels sont percés pour les retours skieurs ou accès en funiculaire quelle que soient les conditions météorologiques.
Les 2 alpages sont devenus de grandes villes d’altitude, pourtant sans plan d’urbanisme ou pensée d’ensemble, «au coup par coup», au gré des initiatives individuelles et des opportunités foncières.
L'école de ski à l'Alpe d'Huez - Photo de presse par Keystone
(années 30)
Le patrimoine bâti ordinaire / re-
marquable ?
Le bourg industriel et touristique,
le développement de l'hydroélectricité
L'hôtel de Milan
La centrale hydro-électrique
Villa de villégiature
Façade de l'hôtel des Alpes
Le patrimoine bâti ordinaire / re-
marquable ?
Le bourg industriel et touristique,
le développement de l'hydroélectricité
L'hôtel de Milan
Villa de villégiature
Source : PLU de Bourg d’Oisans
Cette époque nous lègue un patrimoine
important :
- Patrimoine iconographique
- Patrimoine touristique : hôtels, villas de
villégiature, chalets hôtels, abris et refuges...
cf. Chapitre «valeurs paysagères et
patrimoniales»
Sources Net
Sources NetSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 27
Titre Un territoire de haute montagne
Repères historiques et « construction » des paysages
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
Naissance et développement de la grande industrie (fin 19 e s.- début 20 e s.)
La fin du 19 e s. voit le développement des premières centrales
hydroélectriques, édifiées le long de la Romanche, de l’Eau d’Olle et du Vénéon. Les torrents sont canalisés, détournés, le développement de l’industrie conditionne le développement bâti (usines, logements du
personnel).
Dès le début du 20e s., sont créées des entreprises électriques comme « Force et lumière » (chute et centrale de Gavet) ou la société hydroélectrique de l’Eau d’Olle, qui distribuent et vendent le courant produit.
Puis les usines électro-métallurgiques et électro-chimiques se multiplient dans la vallée de la Romanche, les centrales deviennent des édifices monumentaux « temples de l’énergie » (aujourd’hui patrimoniaux). L’Oisans constitue désormais le pôle énergétique essentiel qui fournit l’électricité de Grenoble.
La construction des barrages va profondément modifier les paysages : le barrage du Chambon en 1937 (travaux gigantesques pour réguler la force motrice de la Romanche), les barrages du Verney et de Grand Maison en 1984 et 1988 (« station de transfert d’énergie par pompage » : échange de masses d’eau des 2 bassins pour production d’électricité).
La centrale des Roberts. Source : Patrimoine en Isère
Cette époque nous lègue un patrimoine
exceptionnel :
- Patrimoine industriel : usines ou
centrales hydroélectriques, conduites,
aménagements de la rivière...
- Patrimoine bâti né de l’industrie :
logement patronal, logements ouvriers,
maisons ou immeubles locatifs,
équipements collectifs...
cf. Chapitre «valeurs paysagères et
patrimoniales»
Sources : « Oisans»,
Patrimoine en Isère,
2001
Sources NetSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 28
Titre
Sous-titre
Texte
Texte
Un territoire de haute montagne
Les typologies urbaines
Les logiques de construction et d’implantation
La géographie et l’histoire ont façonné les paysages
naturels et urbains de l’Oisans.
La géographie et plus particulièrement la topologie,
l’ensoleillement, les points d’eau, etc., ont induit,
comme nous avons pu le voir précédemment, les axes
de déplacement et les implantations. Le développement
d’activités diverses, dans un premier temps agricoles
et artisanales, puis plus industrielles par la suite
et, à travers l’émergence d’une société des loisirs,
touristiques, a ainsi pu avoir lieu, rendant peu à peu le
territoire de l’Oisans plus spécifique. L’histoire est donc
bien présente, inscrivant en Oisans, territoire à priori
reculé et difficile d’accès, des politiques nationales
comme le développement de la «houille blanche» ou le
développement du tourisme de masse (volonté initiale
du Général de Gaulle qui, en territoire de montagne
plus particulièrement, s’est vite heurtée au coût des
aménagements réduisant ainsi très vite la possibilité
d’accès au plus grand nombre - seuls moins de 10 %
des français partent aux sports d’hiver-).
L’urbanisme a donc accompagné ces différents
développements, créant des logiques spécifiques de
construction et d’implantation.
Ainsi nous pouvons, par exemple, citer pêle-mêle :
- des villages façonnés par l’industrie que ce soit dans
l’implantation des usines ou des logements ouvriers et
cadres,
- des villages isolés d’agriculteurs, artisans,
colporteurs ...
- des bourgs commerçants profitant du passage,
- des stations de sports d’hiver développés selon le
principe de la «grenouillère» chère à Laurent Chappis
(l’Anarchitecte ; Laurent Chappis rebelle de l’or blanc ;
Philippe Revil ; Editions Guérin ; 2002).
Qui se sont implantés :
- en vallées sur les axes de déplacements et proches
des rivières mais souvent étroites à l’ensoleillement
compté,
- en balcons ensoleillés, au panorama imprenable mais
où la neige persiste une bonne partie de l’année,
- de manière historique, où l’économie de moyens
préside : il faut se regrouper autour d’un puits, se
protéger des vents dominants en faisant front, limiter
les déplacements exclusivement piétons au départ ...
- de manière contemporaine sous forme de maison
isolées, de lotissements de maisons individuelles
(plutôt pour les résidents à l’année) ou de groupes
d’immeubles (plutôt pour les touristes en station et par
manque de foncier disponible à ces altitudes).
Il ne s’agit pas ici de confronter ces modes de
développement mais plutôt de les qualifier pour
constater que chacun d’eux répond à des besoins et
des attentes spécifiques qui se sont faits jour au fil des
siècles.
Le Bourg d’Oisans : maisons de ville et
lotissements se côtoient.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 29
Titre Un territoire de haute montagne
Exemple : la commune du Bourg d’Oisans
Une ville constituée, sur un cône de déjection ; des maisons de
ville en alignement avec des rez de chaussée commerciaux ; un
épaississement du bourg autour de l’artère principale qui s’est
déplacée dans le temps, avec l’urbanisation, vers la plaine inondable,
puis un délitement de l’urbanisation. Des enjeux de rendre plus
attractif le centre, de densifier les extensions urbaines, et de se
développer avec pour contrainte les risques naturels.
La route royale
La nationale de la fin du dix-neuvième siècle / du début du vingtième siècle La petite déviation à l’époque de la reconstruction
La moyenne déviation des années 2000
Les typologies urbaines (suite)
Le bourg-centreSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 30
Titre Un territoire de haute montagne
Exemple : la commune d’Huez
Un ancrage historique en balcon bien orienté où les
habitants se regroupent pour affronter les conditions
climatiques ; la neige comme nouvel outil de
développement économique avec de la compacité
(immeubles collectifs) mais aussi des usages moins
économes de l’espace naturel et agricole. Une
reconversion des lits froids s’accompagnant d’une
remise à niveau aux standards actuels est à mener.
Le village historique économe du territoire
Un développement urbain selon le modèle de la seconde moitié du vingtième siècle Un lotissement à la conquête des cimes
Les derniers futurs lieux de développement ?
Les typologies urbaines (suite)
La stationSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 31
Titre
Les typologies urbaines (suite)
Le village patrimonial
Exemple : la commune de Besse
Un village sur une pente modérée, bien exposé. Un
village longtemps en décroissance ; un patrimoine
urbain préservé ; un développement à maîtriser
notamment aux abords afin d’éviter les écueils
rencontrés sur d’autres communes.
Un territoire de haute montagneSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 32
Titre Un territoire de haute montagne
3
Le paysage Topographie
La vallée du Ferrand est très encaissée, la commune est dominée à l’ouest par le massif des Grandes
Rousses. Les hameaux se sont implantés sur des
replats. La route qui vient de la vallée de Bourg
d’Oisans dessert les hameaux et rejoint le col de
Sarenne.
Face à Clavans en Haut Oisans, à l’est, le village de
Besse en Oisans lui fait écho, dans son implantation
et dans sa forme urbaine groupée.
Les villages de Clavans et de Besse se sont implantés
sur des replats (relatifs) dans un paysage de pentes,
d’escarpements, de vallées (coupe ouest-est).
Clavans le Bas
Clavans le Haut
Besse en Oisans
Col
de Sarenne
Les typologies urbaines (suite)
Le village patrimonialSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 33
Titre
Les typologies urbaines (suite)
La ville à reconquérir
Un territoire de haute montagne
Exemple : la commune de Livet-Gavet
Des villages implantés dans le fond de vallée encaissé
de la Romanche ; Un passé industriel glorieux ; un
patrimoine difficile à assumer ; un environnement
contraint ; une reconquête encore à établir.
Les usines
Une cité ouvrière
Un village rueSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 34
Titre
Les typologies urbaines (suite)
Le micro-village
Un territoire de haute montagne
Exemple : la commune de Villard-Reymond
Un village rural d’altitude ; un accès difficile ; des résidents
à l’année qui ont failli disparaître ; une proportion 35/65
des résidences principales/secondaires (INSEE 2009)
; une fragilité structurelle inévitable liée à la perte de
population présente à l’année.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 35
Titre Un territoire de haute montagne
Les typologies urbaines (suite)
Les évolutions du développement urbain et de l’organi-
sation de l’espace
Pendant des siècles, le développement urbain s’est
fait sans planification mais avec le souci quotidien de
l’économie de moyens. Des réseaux peu développés,
des moyens de déplacement archaïques, des
technologies encore inexistantes ont conduit les
habitants de territoires par ailleurs «rudes» à s’organiser
sur un replat, autour d’une source d’eau, au milieu
de leurs terres agricoles, en négociant avec leur
environnement pour se protéger des vents dominants,
profiter au mieux de l’ensoleillement ... Le village et la
ville denses étaient là avec leurs avantages (proximité
de l’échange et de la rencontre, économie de projets,
par exemple) et leurs inconvénients (promiscuité,
isolement, insalubrité, par exemple).
A la sortie de la seconde guerre mondiale, l’envie d’aller
de l’avant, les grands desseins portés par l’Etat (voies de
communication, réseaux fluides, tourisme de masse ...),
la sensation d’un territoire infini à conquérir, les moyens
techniques enfin disponibles, des financements ad hoc
le faible coût de l’énergie, sont autant d’éléments qui
ont favorisés l’étalement du bassin de vie de chaque
habitant, se sentant en mesure de parcourir de fortes
distances entre lieu de travail, lieu d’habitation puis lieu
de loisirs.
Ainsi, sur deux siècles (19 ème et 20 ème siècles)
se sont opérés deux mouvements de la population,
quasiment concomitants, de la campagne vers la ville
et du centre-ville vers une périphérie de plus en plus
éloignée.
L’Oisans n’a pas échappé à ces mouvements de
fonds même si ils prennent forcément une signification
particulière dans un territoire à l’environnement contraint
mais aussi exceptionnel.
Par exemple, les stations de ski ont été créées ex-nihilo
durant la seconde moitié du vingtième siècle, venant,
à travers le lieu de vie construit et le domaine skiable,
profondément changer le paysage et l’usage de terres
d’estive, mais aussi les paysages situés en amont avec
la création d’infrastructures routières hors d’échelles
pour les territoires traversés. La population ne s’est
certainement pas longtemps posé la question de la
«durabilité» d’une telle création devant l’extraordinaire
développement économique qu’elle laissait présager.
Des moyens exceptionnels ont été mis en place pour
construire un lieu de vie, consommateur d’espaces
naturels et agricoles mais aussi d’énergie (acheminer les
matériaux de construction puis l’énergie de chauffage,
par exemple). Dans le même temps, une grande partie
des constructions s’est faite de manière «compacte», à
travers des immeubles d’habitation collectifs, avec les
commerces, les services et les équipements, en pieds
d’immeubles, ou à proximité piétonne immédiate. Moins
vertueuse (au sens des économies de réseaux, de
moyens pour la collectivité), la demande contemporaine
d’un chalet à la montagne (icône dans l’imaginaire
collectif) doit aujourd’hui, au regard d’autres enjeux
(environnementaux en particulier) être étudiée de près,
non pas pour la rejeter ou la prendre en l’état mais pour
la négocier dans un esprit d’équilibre durable.
Villages et stations en balconsSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 36
Titre Un territoire de haute montagne
Autre exemple, de développement urbain et
d’organisation spatiale à repenser, la commune de
Livet-Gavet a vu disparaître son industrie et détourner sa
traversée des espaces commerciaux. Si la disparition de
l’activité (qui n’a plus besoin d’être au plus près d’une
source d’énergie -l’eau-) explique une grande partie de
la baisse régulière de la population sur une période de
quarante ans, l’amélioration de la desserte de l’Oisans
n’a pas pour seule conséquence la disparition des
commerces. Cette amélioration met aussi à proximité
(temps de parcours) des lieux de vie plus attractifs
en terme de cadre de vie (moins d’encaissement,
plus d’ensoleillement). Seule une combinaison entre
patrimoine et projet de développement attractif
permettra, dans un premier temps de stabiliser le cadre
urbain et peut-être de relancer son développement.
Les «hameaux/villages rue» qui s’égrènent tout au long
de la traversée de la commune ont du potentiel de
développement mais il ne s’agit pas là de freiner leurs
extensions (comme se pose souvent la question pour
les communes attractives) mais plutôt de redonner
de l’attractivité à ces lieux à travers un travail de
requalification des équipements et espaces publics
pour ce qui concerne la dimension urbaine.
La commune du Bourg d’Oisans est aussi dans une
logique singulière, contrainte à la maîtrise de son
développement par la prise en compte des risques
naturels (de montagne et de plaine), ne lui laissant
dorénavant que peu de choix dans l’implantation de
nouvelles constructions. La question de la reconstruction
de la ville sur la ville s’ouvre à la commune qui ne pourra
temporiser éternellement en s’emparant d’espaces
encore vierges mais techniquement constructibles. Il faut
amorcer une réflexion sur l’évolution d’une organisation
spatiale ancrée sur le territoire depuis des décennies.
Quelles formes urbaines pour les lieux denses mais
parfois à la limite de l’insalubrité (ensoleillement en
particulier) ? Quelles formes urbaines pour les espaces
où les propriétaires de maisons individuelles souhaitent
détacher une parcelle pour des raisons économiques,
rester sur la commune dans un logement plus petit,
etc. ? Quelles formes urbaines pour les activités
artisanales et industrielles ne pouvant être accueillies
au sein des espaces urbains mixtes et ne trouvant
pas de place sur un territoire contraint (risques, enjeux
environnementaux) ?
D’autres communes du territoire sont plus
emblématiques de ce qui se passe autour des grandes
villes et du phénomène de péri-urbanisation. Elles
«grandissent» souvent parce que leurs accès ont été
améliorés et que le coût du foncier reste encore attractif.
Sauf cas de village patrimonial avéré, l’étalement a
commencé, essentiellement dans les vallées, et les
formes urbaines organisées avec des rues, des lieux de
rencontres, des cheminements piétons, des espaces
d’activités, de loisirs et d’habitation mixés, cèdent peu
à peu la place à des lotissements répondant au rêve
de la maison individuelle. Encore une fois, il ne s’agit
pas d’opposer des modèles de développement mais
plutôt de les équilibrer pour répondre à la diversité des
demandes et de les penser plus en lien avec le territoire
pour pallier leurs inconvénients propres.
Ainsi, la page suivante sur la notion de compacité doit
être lue comme une information qui a pour entrée la
quantité. Mais elle ne peut être dissociée de la qualité,
car la densité quantitative (qui peut être calculée de
différentes façons) est à rapprocher de la densité
vécue ou perçue. La qualité de vie n’est pas corrélée à
la densité mais plutôt à un cadre de vie qui offre parfois
des panoramas ou de l’intimité, des services ou des
lieux de rencontres ...
Bourg d’Oisans et sa plaine agricoleSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 37
Titre
Sous-titre
Texte
Texte
Un territoire de haute montagne
Les typologies urbaines (suite)
La compacité comme nécessité
La prise de conscience de la nécessité d’une économie
du foncier et du territoire, opérée depuis une quinzaine
d’années, s’est traduite par de nombreuses lois et doit
maintenant être traduite en faits. Il est donc vital de
s’intéresser à la construction de la ville (au sens large), non
pas comme l’assemblage subit d’objets architecturaux
hétéroclites mais bien comme la construction de lieux de
vie à travers une réflexion sur les formes urbaines en tant
qu’élément générateur du vivre ensemble.
Le hameau (Bassey au Bourg d’Oisans)
De 15 à 50 logements à l’hectare.
La ville constituée (centre-ville du Bourg d’Oisans)
De 50 à 100 logements à l’hectare.
Le lotissement (au Bourg d’Oisans)
De 5 à 15 logements à l’hectare.
carrés de 1 hectare (100 m x 100 m)SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 38
Unités paysagères
Etudes amont et découpage en unités paysagères
Observatoire des paysages - DREAL Rhône-Alpes - 2005
Sept grandes familles de paysages ont été identifiées à l’échelle
de la région Rhône-Alpes (découpage en 302 unités paysagères),
5 familles (n° 1 à 5) sont présentes sur le territoire de la CC de
l’Oisans, réparties sur 7 unités paysagères (de a à g) :
• 1. Paysages naturels
Au-delà des paysages réellement naturels, telle que la haute
montagne au-dessus des alpages, les paysages « naturels »
concernent ici tous les espaces où la main de l’homme est perçue
comme marginale par rapport aux « forces de la nature ».
a. Vallée de l’Eau d’Olle et Lac de Grand’Maison
b. Vallée de la Lignarre et autres vallées de l’ouest de l’Oisans
c. Bassin du Vénéon
• 2. Paysages naturels de loisirs
Les paysages naturels de loisirs de la région Rhône-Alpes
désignent certains territoires naturels, initialement vierges, de
moyenne et haute-montagne sur lesquels se sont implantés de
grands domaines skiables.
d. Complexes de l’Alpe d’Huez et des Deux-Alpes
• 3. Paysages agraires
Les paysages agraires sont ceux que l’on assimile d’abord à
des espaces façonnés et gérés par l’activité agricole, habités
visiblement par l’homme de façon permanente.
e. Bassin de Bourg-d’Oisans
• 4. Paysages ruraux-patrimoniaux
Les paysages ruraux-patrimoniaux se distinguent des paysages
agraires en raison de structures paysagères singulières qui leur
confèrent une identité forte.
f. Bassin du grand Lac et hautes-vallées du Ferrand et de la
Romanche
• 5. Paysages marqués par de grands aménagements
Les paysages marqués par de grands aménagements
correspondent essentiellement à des couloirs géographiques de
déplacement fortement aménagés aux XIXème et XXème siècles.
g. Bassin de Vizille et cluse de LivetSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 39
Synthèse bibliographique
Les découpages des unités paysagères issus de
l’observatoire des paysages de la DREAL Rhône
Alpes et des Chemins du paysage du conseil général
de l’Isère, concordent peu et se chevauchent. Par
exemple (cf. tableau ci-contre) l’unité de la vallée de
la Romanche des Chemins du Paysage comprend le
bassin de Bourg-d’Oisans ainsi qu’une partie du bassin
de Vizille et une partie de la vallée de l’Eau d’Olle de la
DREAL Rhône-Alpes.
Le découpage des Chemins du Paysage raisonne
tantôt en vallées tantôt en massifs.
Le découpage de la DREAL Rhône-Alpes raisonne plutôt
en vallées hormis pour le complexe de l’Alpe d’Huez et
des Deux-Alpes qui est calé sur un type d’occupation
du sol lié à un mode d’évolution (domaines skiables).
A l’échelle qui nous concerne cette unité doit être
précisée et redécoupée pour faire apparaître la vallée
de la Romanche entre les deux domaines.
Unités paysagères
Unités paysagères dans la bibliographie
Unités paysagères de la
DREAL Rhône-Alpes
Chemins du Paysage du
Conseil général de l’Isère
Bassin de Vizille et cluse de Livet
Chaîne de Belledonne
méridionale
Vallée de la Romanche Bassin de Bourg-d’Oisans
Vallée de l’Eau d’Olle et Lac de
Grand’Maison
Vallée de l’Eau D’Olle, le Rissiou
Les 7 laux
Bassin du grand Lac et hautes-
vallées du Ferrand et de la
Romanche
Plateau d’Emparis
Massif de l’Oisans
La Meije et la vallée du Vénéon
Vallée de la Lignarre et autres
vallées de l’ouest de l’Oisans
Complexes de l’Alpe d’Huez et
des Deux-Alpes Grandes Rousses
Etudes amont et découpage en unités paysagères
Chemins du paysage - Conseil général de l’Isère - 2003
Les « Chemins du Paysage » identifient 64 unités
paysagères à l’échelle du département de l’Isère, dont
7 concernent le territoire de la CC de l’Oisans :
Chaîne de Belledonne méridionale
Vallée de la Romanche
Vallée de l’Eau D’Olle, le Rissiou
Les 7 laux
Plateau d’Emparis
Massif de l’Oisans
Grandes Rousses
Définition
Unité paysagère : « Une unité paysagère correspond à
un ensemble de composants spatiaux, de perceptions
sociales et de dynamiques paysagères qui, par leurs
caractères, procurent une singularité à la partie de
territoire concernée. [...]
La notion d’unité paysagère ne repose pas sur
un paysage homogène, car un paysage est
fondamentalement hétérogène mais sur son caractère
unique. [...]
Aussi, l’unité paysagère se détermine-t-elle par
rapport à ses voisines, c’est-à-dire qu’elle acquiert
son individualité par comparaison avec les paysages
environnants. Cette caractéristique a au moins deux
conséquences concrètes : l’unité est localisée en
un endroit unique et ne peut pas se voir éclatée en
plusieurs morceaux.» Définition issue de «Prise en
compte du paysage dans les documents d’urbanisme
- Guide pour une meilleure prise en compte des
paysages dans le cahier des charges des Scot,
PLU et cartes communales -Direction régionale
et interdépartementale de l’environnement et de
l’énergie d’île-de-France - www.driee.ile-de-france.
developpement-durable.gouv.fr - Avril 2013»SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 40
Unités paysagères
8 unités paysagères
L’identification des unités paysagères de l’Oisans,
qui servent à la fois d’outil de travail, d’analyse et de
lecture pour la présente étude, s’est appuyée sur les
différentes études paysagères existantes à l’échelle
régionale, départementale ou locale.
Le découpage proposé reprend et précise le
découpage de la DREAL Rhône-Alpes (qui comprenait
7 unités paysagères) et s’appuie sur les unités
hydrographiques existantes (de ligne de crête à ligne
de crête, comprenant le fond de vallée, les versants
jusqu’aux sommets ou ruptures de pente) :
- Les 5 affluents de la romanche et leurs bassins
versants (compris dans le périmètre d’étude)
- La Romanche découpée, quant à elle, en 3 unités
paysagères (3 sous-bassins versants / aval-plaine-
amont).
Il en résulte un découpage en 8 unités paysagères :
• Basse vallée de la Romanche
• Vallée de l’Eau d’Olle
• Vallée de Bourg d’Oisans
• Vallée de la Sarenne
• Haute vallée de la Romanche
• Vallée du Ferrand
• Vallée de la Lignarre
• Vallée du Vénéon
400
500
700
800
1000
1100
1 km
Coupe longitudinale de la Romanche
Basse vallée de la
Romanche
Vallée de Bourg d’Oisans
Haute vallée de
la RomancheSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 41
Unités paysagères
8 unités paysagères
Cependant, le découpage en 8 unités paysagères
présenté en page précédente ne peut suffire à
présenter et caractériser les paysages de l’Oisans
puisqu’il ne rend pas compte des 4 grands massifs,
présentés précédemment, qui structurent le territoire.
Ainsi, les unités paysagères calées sur les vallées sont
elle-même découpées en sous-unités paysagères qui
font notamment apparaître :
• les massifs et notamment les secteurs d’altitude et de
domaines skiables
• l’évolution des paysages de vallée selon l’altitude
(basse, moyenne, haute vallées)
Unités
paysagères Sous-Unités paysagères
Basse
vallée de la
Romanche
• Massif de Belledonne
• Fonds de vallée et versants
• Val du Ruisseau du Taillefer / Plateau des lacs du
Taillefer / Taillefer
Vallée de
l’Eau d’Olle
• Massif de Belledonne
• Basse / Moyenne / Haute vallée de l’Eau d’Olle
• Vallée du Flumet / Haute vallée du Flumet
• Massif des Grandes Rousses / Domaine Alpe d’Huez
Vallée de
Bourg
d’Oisans
• Plaine bocagère
• Plaine habitée du bourg
• Plaine naturelle de la Romanche et du Vénéon
• Balcon de Villard-Reculas
• Balcon de l’Armentier
Vallée de la
Sarenne
• Gorges de la Sarenne / Haute vallée de la Sarenne
• Massif des Grandes Rousses / Domaine Alpe d’Huez
Haute
vallée de la
Romanche
• Gorges de la Romanche
• Bassin du lac Chambon
• Plateau d’Emparis
• Massif des Ecrins / Domaine des 2 Alpes
Vallée du
Ferrand
• Massif des Grandes Rousses
• Vallée du Ferrand et de la Salse
Vallée de la
Lignarre
• Massif du Taillefer
• Vallée de la Lignarre
• Vallée de Villard Reymond
• Massif des Ecrins
Vallée du
Vénéon
• Basse / Moyenne / Haute vallée du Vénéon
• Vallée de la Pisse
BELLEDONNE
TAILLEFER
GRANDES
ROUSSES
ECRINS
GRANDES
ROUSSESSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 42
Unités paysagères
Basse vallée de la Romanche
• Vallée très étroite et longue entre Belledonne à
l’Ouest et Taillefer à l’Est, reliefs abrupts et dénivelés
importants.
• Bois, roches, éboulis et affleurements rocheux
omniprésents (des risques naturels perceptibles
dans le paysage : blocs, éboulis, protections des
versants...).
• Romanche, peu visible dans le paysage, hormis en
quelques traversées et jumelage avec la route.
• Fond de vallée occupé par le bâti, les usines, les
ouvrages hydroélectriques (développement linéaire
en lien avec la rivière / contraintes : reliefs abrupts,
risques naturels), les infrastructures (voirie, déviation,
voie ferrée), quelques rares parcelles agricoles
(impression de couloir, vues très fermées).
• Patrimoine bâti important en lien avec l’activité
industrielle et hydro-électrique (halles, centrales
plusieurs époques, logements ouvriers, maisons de
maître, maisons sur pilotis).
Vallée de la
Romanche
Val du ruisseau
du Taillefer
Plateau
des lacs
Versant occidental du
Taillefer
400
500
700
1 km Coupe longitudinale de la Romanche
m
m
m
Basse vallée de l’Eau d’Olle
Grandes
Rousses Belledonne
Moyenne vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 5 km
1000
2000 m
Haute vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 km
2000 m
2500
1 2 3 4 5 6 km
1000 1000
Grandes
Rousses
Belledonne
Grandes
Rousses
Belledonne
Allemond
Sardonne
La Grande
Sure 2114 m
La Rivoire
Barre des
Ecus
Le Rissiou
2622 m
Roche Noire
B. Basse vallée de la Romanche C. Vallée de Bourg d’Oisans
G. Vallée du Ferrand
D. Haute vallée de la Romanche
E. Vallée de la Lignarre F. Vallée de la Sarenne
1 2 3 4 5 km
1000
1 2 3 4 5 6 km
1000
2000 m
1 2 3 4 km
2000 m
1 2 3 km
2000 m
1 2 3 4 5 6 km
1000 m
1 2 3 4 5 km
1000
1000 1000
Taillefer
Belledonne Grandes Rousses Ecrins Grandes Rousses Ecrins
Taillefer
Ecrins
Massif des
Grandes Rousses
Massif des
Grandes Rousses
Coupe transversale
«Tête de Louis XVI» : bloc rocheux rappelant la présence du
risque dans la vallée, peu valorisé dans le traitement des abords
Ouverture visuelle au nord de la vallée : espace agricole de
présentation visuelle des massifs environnants remarquables
La Romanche à Rioupéroux
Gavet
Rioupéroux
Livet
Pont de la VénaSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 43
Basse vallée de la Romanche
• Tendances évolutives :
- Enfrichement, forte avancée des bois, fermeture du
paysage sur les premières pentes des versants, les
replats anciennement exploités et en fond de vallée >
perte de lisibilité et de qualité paysagère
- Entre 1948 et aujourd’hui l’espace bâti s’est
développé en extension linéaire mais peu, l’essentiel
ayant été construit au début du XXe siècle en lien avec
le développement de l’industrie. Aujourd’hui, compte
tenu de l’étroitesse de la vallée, on observe une
fermeture quasi-complète du paysage (bois + bâti)
- Retrait de l’industrie, sentiment d’abandon qui pose
la question de la transformation et de l’évolution
globale de l’unité.
- Aménagement de déviations qui apaisent les traversées
des villages-rues et modifient les perceptions de la vallée
avec une composante routière omniprésente (impact
paysager des publicités, impression de couloir peu
d’incitation à la pause et à la découverte du paysage,
perception de l’arrière des villages)
- Grands travaux EDF en cours dans la vallée, et projet
de démontage et/ou mise en valeur de certaines
installations et patrimoines industriels
Unités paysagères
Fond IGN 1948 Fond IGN Orthophoto 2009
2009 Rioupéroux - 1948
Bois en 1948 Espace bâti en 1948 Extension de la forêt depuis 1948 Secteur en cours d’enfrichement ? Extension de l’espace bâti depuis 1948 Nouvelle voie depuis 1948
Rioupéroux Les Clots
Les Clavaux
La centrale des Roberts.
Source : Patrimoine en Isère
Travaux EDFSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 44
Unités paysagères
• Enjeux paysagers :
- Préserver et valoriser le patrimoine industriel exceptionnel de la vallée (visibilité, compréhension, reconnaissance, reconversion, requalification... dans une perspective patrimoniale de mémoire industrielle, de tourisme, de développement économique...
- Requalifier la traversée de l’unité (maîtrise de l’affichage publicitaire, qualification des abords de la route en rapport aux villages, traitement paysager des délaissés, valorisation des éléments paysagers structurant comme les rochers de Rioupéroux ou les structures bâties et des quelques ouvertures visuelles) - Replacer la Romanche au coeur du paysage : travailler les liens visuels et physiques à la rivière (depuis les villages, depuis la route) et le long de la rivière, mettre en scène la rivière naturelle/la rivière industrielle. - Poursuivre mise en valeur des espaces publics des traversées des villages
Basse vallée de la Romanche
Centrale des Roberts. Sources : http://www.isere-patrimoine.frSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 45
Titre Unités paysagères
Basse vallée de l’Eau d’Olle
Grandes
Rousses Belledonne
Moyenne vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 5 km
1000
2000 m
Haute vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 km
2000 m
2500
1 2 3 4 5 6 km
1000 1000
Grandes
Rousses
Belledonne
Grandes
Rousses
Belledonne
Allemond
Sardonne
La Grande
Sure 2114 m
La Rivoire
Barre des
Ecus
Le Rissiou
2622 m
Roche Noire
Basse vallée de l’Eau d’Olle
Grandes
Rousses Belledonne
Moyenne vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 5 km
1000
2000 m
Haute vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 km
2000 m
2500
1 2 3 4 5 6 km
1000 1000
Grandes
Rousses
Belledonne
Grandes
Rousses
Belledonne
Allemond
Sardonne
La Grande
Sure 2114 m
La Rivoire
Barre des
Ecus
Le Rissiou
2622 m
Roche Noire
Basse vallée de l’Eau d’Olle
Grandes
Rousses Belledonne
Moyenne vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 5 km
1000
2000 m
Haute vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 km
2000 m
2500
1 2 3 4 5 6 km
1000 1000
Grandes
Rousses
Belledonne
Grandes
Rousses
Belledonne
Allemond
Sardonne
La Grande
Sure 2114 m
La Rivoire
Barre des
Ecus
Le Rissiou
2622 m
Roche Noire
Haute vallée du Flumet et Grandes Rousses
Vallée de l’Eau d’Olle
• Vallée très encaissée entre Belledonne et Grandes
Rousses. Le Rissiou (2622 m) entre Eau d’Olle et
Flumet. Nombreux torrents qui dévalent les versants
et rythment les vallées, et cascades, mais Eau d’Olle
et Flumet restent très peu perceptibles. La pierre, peu
visible en fond de vallée, apparaît avec l’altitude (larges
coulées sur les flancs de montagne, affleurements,
falaises). Belledonne et Grandes Rousses, motifs de
naturalité spectaculaires.
Coupes transversales
Coupe longitudinale de l’Eau d’Olle
A B C
• Bâti regroupé en villages et hameaux sur les replats
ou pentes douces des versants bien exposés, étagés
dans la pente. Routes à flancs de versants.
• Fonds de vallée aménagés à Allemond (bâti en
lien avec la RD526 et activité métallurgique 18-19e,
patrimoine bâti / site de la fonderie), présence de
deux immenses retenues hydroélectriques qui à
la fois créent des ruptures géomorphologiques et
agrémentent les vues.
• Développement de la station de l’Alpe d’Huez sur le
massif des Grandes Rousses (Vaujany / en extension
du village et Oz-station / créée en altitude).
Basse vallée de l’Eau d’Olle Moyenne vallée de l’Eau d’Olle Haute vallée de l’Eau d’Olle Versant occidental des Grandes Rousses
• Forêt quasi-omniprésente entre le fond de vallée
(800 m), et sa limite supérieure (1700-1800 m),
paysage très fermé en moyenne vallée.
• Activité agricole encore présente sur les pentes
ensoleillées (Sardonne, Oz, Vaujany, la Vilette) avec
patrimoine rural (réseau de haies, murets et clapiers).
Pastoralisme en haute vallée de l’Eau d’Olle et du Flumet,
qui génère des paysages grand ouverts, remarquables.
1000 m
1500 m
Basse vallée de
l’Eau d’Olle
Moyenne vallée de l’Eau d’Olle Haute vallée de
l’Eau d’Olle
Vallée du
Flumet Grandes
Rousses
Haute vallée
du Flumet
A
B
C
1 km Lac du Verney
Lac de Grand-Maison
Allemond Le Rivier d’AllemondSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 46
Unités paysagères
Fond IGN 1948 Fond IGN Orthophoto 2009
2009 Allemond - 1948 Oz
Le Roberand
Sardonne
Allemond
Le Plan
Bois en 1948 Espace bâti en 1948 Extension de la forêt depuis 1948 Secteur en cours d’enfrichement ?
Extension de l’espace bâti depuis 1948 Nouvelle voie depuis 1948
Vallée de l’Eau d’Olle
• Tendances évolutives :
- Une modification des pratiques agricoles : les
cultures vivrières qui ont façonné les paysages ont peu
à peu été abandonnées au profit de la fauche et du
pâturage.
- Une régression des espaces agricoles par avancée de
la forêt (sur les secteurs difficilement exploitables (pente,
accès, éloignement...) et épaississement des structures
arborées. Un enfrichement des versants escarpés
autrefois laissées aux troupeaux de moutons et chèvres
en liberté.
- Vallée profondément marquée par l’aménagement
des 2 retenues hydroélectriques du Verney et de
Grandmaison, dont les efforts d’intégration paysagère
sont perceptibles (pentes enherbées, parement
pierres), et les installations électriques qui leur sont
liées (lignes, pylônes).
- Fond de vallée quasi-entièrement occupé soit par le
barrage soit par espace bâti.
- Reste les villages sur les pentes, dont l’urbanisation
des dernières années a parfois altéré la silhouette
lorsqu’elle est encore perceptible.
Autour d’Allemond :
- Aménagement du barrage : profonde modification du
paysage
- Une forte fermeture du paysage par avancée de la
forêt (effacement de l’ensemble des motifs paysagers
agraires)
- Un développement/étalement du bâti en fond de vallée
sur terrain plat et sur le coteau le long des routes
> Un paysage aujourd’hui très fermé ou seuls
quelques groupements (comme Oz ou Sardonne)
restent lisibles dans le paysage par les espaces
ouverts en herbe qui les cernent. Barrage de Grandmaison Barrage du Verney
Source : photos DREAL (7 familles de paysages)
AllemondSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 47
Unités paysagères
Vaujany - 1948 2009 Fond IGN 1948 Fond IGN Orthophoto 2009
Vaujany
La Vilette
Sur le coteau de Vaujany :
- Dans les années 1950, les quelques frênes bordant
les clapiers ou murets étaient encore taillés (bois de
chauffage et feuillage pour les bêtes). Aujourd’hui,
certains de ces motifs paysagers (terrasses, clapiers)
s’effacent.
- Une composante agricole qui reste bien présente et
participent à la qualité et l’identité des paysages.
- Un développement important du village et des
infrastructures (routes, stationnement, espaces de
loisirs) en lien avec la station de ski et l’accès au col
du sabot.
- Le hameau de la Villette (reconstruit après les
bombardements de 1944) reste préservé.
Vallée de l’Eau d’Olle
• Tendances évolutives :
Bois en 1948 Espace bâti en 1948 Extension de la forêt depuis 1948 Secteur en cours d’enfrichement ?
Extension de l’espace bâti depuis 1948 Nouvelle voie depuis 1948
Vaujany, le village et ses extensions résidentielles et
«touristiques»
Vaujany : la Condamine (à gauche) et le Perrier (à droite) restent bien identifiables, dilution de la silhouette du hameau de Pourchery (au centre)SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 48
Unités paysagères
Carte postale ancienne - Début 20e s. (Source : net) Vues actuelles
Allemond
Le Rivier d’Allemond
• Tendances évolutives (suite) :
Très forte fermeture du paysage, déprise agricole et
avancée de la forêt autour du Rivier d’Allemond et
d’Allemond (versant ouest de l’Eau d’Olle)
Les groupements bâtis (villages et hameaux) sont
enserrés dans la végétation.
Encore quelques ouvertures autour de Vaujany et la
Vilette dans la vallée du Flumet, puis autour de Oz et
Sardonne .
Vallée de l’Eau d’Olle
Une silhouette bâtie altérée par :
- le développement des constructions : éparpillement et mitage du paysage, rupture en termes de formes urbaines, qui brouillent les perceptions
- le développement des bois qui noie et masque les vues vers la structure bâtie.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 49
Unités paysagères
• Enjeux paysagers :
- Maîtriser la fermeture des paysages par avancée de la forêt, maintenir des espaces agricoles ouverts notamment autour des groupements bâtis (perception et identification visuelle des groupements dans le paysage : lisibilité) et en certains points le long des axes de communication (ouverture visuelle, appréhension globale et compréhension du paysage, panoramas de qualité)
- Réouvrir certains espaces stratégiques en lien avec les villages et hameaux ? Quel devenir pour les hameaux éloignés et enserrés dans les bois ?
- Préserver la qualité paysagère des alpages, grands espaces ouverts, image de naturalité... (paysages agricoles remarquables et emblématiques) et leur continuité avec les espaces agricoles de versant
- Préserver les motifs paysagers agricoles (clapiers, murets de pierres, ados, structures arborées, arbres isolés et haies) notamment dans la vallée du Flumet, et les formes bâties traditionnelles, témoins de l’histoire rurale du territoire et participant à la qualité des paysages emblématiques de l’Oisans (ambiances, perceptions, ressenti...)
- Maîtriser le mitage du paysage par le développement bâti, maintenir les perceptions et qualités des silhouettes (formes urbaines, confortement, fronts bâtis...)
Vallée de l’Eau d’Olle
De nombreux hameaux totalement enserrés dans les bois
La Traverse, le Clot, hameaux d’Allemond
Des silhouettes bâties de moins en moins perceptibles
(développement de la végétation le long des routes)
Des silhouettes bâties altérées par des extensions bâties en
rupture avec les formes traditionnelles groupées / mitage
Des formes urbaines et architecturales traditionnelles en lien avec le contexte paysager (implantées dans la pente, jardins potagers en transition), des motifs paysagers agricolesSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 50
Unités paysagères
• Enjeux paysagers :
- Maîtriser les extensions urbaines des stations, fixer
des limites à l’urbanisation, conforter les enveloppes
existantes
. Requalifier les espaces publics et aires de
stationnement, limiter l’imperméabilisation des sols
. Favoriser l’insertion paysagère des équipements,
aménagements, constructions…
. Limiter de l’artificialisation de la montagne,
«cicatriser» les aménagements et terrassements
(voirie, piste...) réalisés et projetés.
Des aménagements de pistes ou remontées mécaniques qui ne sont pas sans incidences visuelles (artificialisation, contraste de texture qui attire les regards) Développement bâti qui s’étire le long de la courbe de niveau, dessinant tantôt des formes groupées bien identifiables dans le paysage, tantôt plus diffuses et moins lisibles
Fort contraste avec les routes d’accès
aux espaces de stations de ski, avec
changement d’échelle, forte emprise
routière, soutènement parfois conséquents...
Des routes en balcon qui s’insèrent dans
la pente (échelle humaine, faible emprise,
abords enherbés et faible présence
d’éléments routiers standardisés) et offrent
des vues remarquables lorsque les pentes
sont encore exploitées.
En altitude, urbanisation, voirie, stationnements, terrassements... dessinent un paysage très artificialisé, parfois «dur» (grandes surfaces en enrobé, enrochements), en rupture d’image avec le paysage environnant et les formes urbaines traditionnelles.
Vallée de l’Eau d’Olle
IGN Orthophoplan 2009 - 1/15000 - Station d’Oz
Fort impact de la voirie et forte artificialisation de l’espaceSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 51
Titre Unités paysagères
Coupe transversale
B. Basse vallée de la Romanche A. Moyenne vallée de l’Eau d’Olle C. Vallée de Bourg d’Oisans
G. Vallée du Ferrand
D.
E. Vallée de la Lignarre F. Vallée de la Sarenne H. Vallée du Vénéon
0 1 2 3 4 5 km
1000
2000 m
0
1000
0 1 2 3 4 5 6 km
1000
2000 m
0 1 2 3 4 km
2000 m
0 1 2 3 km
2000 m
0 5
2000
3000 m
0 1 2 3 4 5 6 km
1000 m
0 1 2 3 4 5 km
1000
1000 1000 1000
Taillefer
Belledonne Grandes Rousses Ecrins Gra
Grandes
Rousses
Belledonne
Taillefer
Ecrins
M Massif des
Grandes Rousses
Massif des
Grandes Rousses
0
500 m
Coupe longitudinale de la Romanche
Gavet
Rioupéroux
Livet
Pont de la Véna Bourg-d’Oisans Barr
Balcon
de Villard
Reculas
Balcon de
l’Armentier
Plaine
bocagère
Plaine
habitée
du Bourg
Plaine
naturelle de la
romanche et
du Vénéon
Vallée de Bourg d’Oisans
• Une longue plaine ouverte et séquencée (presque 10 km de long), encadrée par les massifs du Taillefer et des Grandes Rousses (cadre montagnard exceptionnel). • Contraste fort entre la plaine plate, la verticalité des pentes rocheuses ou boisées et les balcons habités.
• Des paysages naturels prédominants : massifs montagneux qui composent un écrin imposant, l’eau et la végétation partout présentes de l’état sauvage à l’état domestiqué. La Romanche, endiguée sur un long linéaire, est peu perceptible. • Un bâti traditionnel qui s’est développé sous de nombreuses formes : le bourg compact (implanté sur un cône de déjection), les hameaux, les bâtisses isolées, les fermes qui jalonnent l’ancienne route royale dans la plaine des Sables. • Une plaine agricole «polder de montagne» remarquable par sa structure orthogonale (le réseau de haies souligne les canaux et fossés de drainage, bocage très structuré au nord, adapté au relief et plus sinueux
au sud).
Plaine agricole «polder de montagne» La plaine des Sables et le développement du bâti le long de l’axe historique
Coupe longitudinale de la Romanche dans la vallée de Bourg d’Oisans 700
800
1 km
m
m
Source : PLU Bourg d’Oisans
Bourg-d’Oisans Barrage du ClapierSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 52
Vallée de Bourg d’Oisans
• Une plaine habitée : la commune accueille 1/3 de la
population de l’Oisans, répartie dans le bourg, des hameaux
et de l’habitat dispersé, notamment égrénés le long de la RD
1091. Des villages perchés sont en lien visuel avec la plaine.
• Les balcons des Grandes Rousses dominant la vallée avec
routes vertigineuses (vues exceptionnelles sur la vallée) :
balconsdeVillardReculas(ambianceagricoledemontagne,
village enserré dans les prairies) et balcon de l’Armentier.
Unités paysagères
Plaine habitée Plaine naturelle de la romanche et du Vénéon Villard-Reculas
Plaine habitée Plaine naturelle de la romanche et du Vénéon
Source : PLU Bourg d’Oisans
Source : PLU Bourg d’OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 53
Titre Unités paysagères
Vallée de Bourg d’Oisans
• Tendances évolutives :
- Une fragilisation de l’espace agricole de la plaine du fait du développement résidentiel (mitage et étalement bâtis) : extensions récentes du bourg et des hameaux.
- Une fermeture du paysage sur les balcons (avancée de la forêt) et dans la plaine (épaississement des haies et des boisements, avancée de la forêt en piémont), perte de vues.
1956 - 1975 - 2000 Source : Diagnostic territorial de la chambre d’agriculture 2003. Extrait d’une étude CEMAGREFF.
Rochetaillée
Les Sables
L’Ordre
La Paute
Le Vert La Rive
Sarenne Le Bourg
Le Vernis
Les Alberges
Une urbanisation qui s’est développée essentiellement autour du bourg, mais également autour des hameaux existants, le long de l’ancienne route nationale, autour de quelques maisons (les Alberges, le Vernis). Le hameau de la Rive a été créé ex-nihilo.
PLU du Bourg d’Oisans 19
La
•
m
ag
•
da
ha
•
ag
•
s’é
ou
•
il s
: r
É Bois et bosquets en 1968
Bois et bosquets en 2001
Recul des boisements entre 1968 et 2001
Épaississement de la ripisylve
Descente de la lisière forestière
- Une banalisation du bourg et des hameaux par une
urbanisation récente déconnectée de l’urbanisation
traditionnelle, tant en terme d’implantation sur les
parcelles, de compacité des ensembles bâtis, de
connections par les chemins et rues les impasses
sont privilégiées), que de volumétrie du bâti.
- La zone d’activités a banalisé et dégradé l’entrée
nord du Bourg d’Oisans.
- La déviation du bourg a fortement modifié la
perception de celui-ci.
Sources : PLU Bourg d’Oisans
1956 2010
• Les haies se sont
fortement épaissies
et multipliées par
manque d’entretien
• Les boisements se
sont développés en
pied de coteau, le
long de la rivière et
des parcelles se sont
fermées
• La plaine est
envahie (étalement
du bourg) et mitée
par l’habitat.
> Fragilisation de
l’espace agricole,
perte des vues et
enfermement de
l’espace qui contraint
le cadre de vie
(habitants, tourisme)
et qui renforce la
sensation de «couloir»
Sources : PLU Bourg d’OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 54
Unités paysagères
Vallée de Bourg d’Oisans
• Tendances évolutives :
Sur certains secteurs il
semble que certaines
haies ont disparu et que
certaines parcelles se
sont agrandies : la trame
bocagère orthogonale et
régulière est affaiblie et
moins lisible
1948 / Source IGN 2009 / Source IGNSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 55
Titre Unités paysagères
Vallée de Bourg d’Oisans
Cartes postales anciennes - Début 20e s. (Source : net)
Vues actuelles
• Évolutions du paysage
Villard Reculas
- Ouverture du paysage relativement préservée,
modification des pratiques culturales (disparition
cultures au profit des prairies)
- Développement du village vers l’amont en lien avec la
station de l’Alpe d’Huez : forme urbaine en rupture avec
la structure bâtie ancienne du village
Bourg d’Oisans
- Fermeture de la plaine par les boisements
- Développement du bourg sous forme de lotissement essentiellement > étalement, consommation d’espace - Mitage de la plaine par l’habitat > fragilisation de l’espace agricole
- Fermeture des coteaux sur les reliefs
> Perte de lisibilité du paysage de la plaine
Source : PLU Bourg d’Oisans
Groupement ancien Extension résidentielle et
touristiqueSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 56
Titre Unités paysagères
Vallée de Bourg d’Oisans
• Évolutions du paysage
PLU du Bourg d’Oisans 17
Les perceptions visuelles Les perceptions visuelles externes replacent le bourg dans son contexte
géographique, sur le cône
de déjection, et surplombé
par le bout du monde.
L’urbanisation s’étale en direction de la plaine. Des espaces agricoles mités deviennent relictuels et tendent à s’enfricher.
Les villages perchés sont des points d’appel visuels qui marquent l’emprise humaine sur ce territoire de montagne. Le mitage bâti affaiblit le potentiel de la plaine agricole.
urg d’Oisans 26
dans le parcours.
La Romanche constitue une limite (recul de
l’urbanisation par rapport à la rivière) et un passage
(vers les stations de ski). Endiguée, elle est peu
perceptible si ce n’est lorsqu’on la traverse.
Sources : PLU Bourg d’Oisans
Impact paysager de la zone
d’activité de Bourg d’Oisans
Les villages perchés sont des points d’appel visuels qui marquent l’emprise humaine sur ce territoire de montagne depuis la plaine (cercles roses). Le mitage bâti (cercles marron) affaiblit le potentiel de la plaine agricole.
L’urbanisation s’étale en direction de la plaine. Des espaces agricoles mités deviennent relictuels et tendent à s’enfricher.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 57
Unités paysagères
• Enjeux paysagers :
- Sur les pentes et balcons, maîtriser la fermeture des paysages par avancée de la forêt, maintenir des espaces agricoles ouverts de fort intérêt paysager autour aux abords des hameaux et villages (cadre de vie, identification visuelle des groupements dans le paysage, lisibilité) et le long des «routes balcon» (ouverture visuelle, appréhension globale et compréhension du paysage, panoramas exceptionnels sur la plaine)
- Maîtriser les lisières forestières et limiter l’avancée de la forêt en piémont (lisibilité du bourg dans le paysage).
- Réouvrir certains espaces stratégiques en lien avec les villages et hameaux ? Quel devenir pour les hameaux éloignés et enserrés dans les bois ?
- Maintenir le paysage remarquable et emblématique du bocage agricole de la plaine : préservation de la vocation agricole, préservation et entretien des canaux et fossés à l’origine de la trame bocagère, préservation (voire plantation pour restructurer certains secteurs) et entretien des haies (pour éviter leur épaississement et la fermeture des parcelles, améliorer sa lisibilité).
Vallée de Bourg d’OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 58
Unités paysagères
• Enjeux paysagers :
- Stopper le mitage de la plaine par le développement
du bâti. Stopper l’étalement du bourg.
- Affirmer et respecter les structures bâties
traditionnelles (bâti patrimonial, organisation et
compacité) : maintenir le caractère groupé des
hameaux de la plaine et groupements des balcons,
cernés d’espaces agricoles qui les mettent en valeur,
rechercher des forme compactes lisibles dans le
paysage et marquer des limites claires à l’urbanisation
- Requalifier l’axe de la RD, stopper l’urbanisation
linéaire, marquer l’entrée nord, mettre en scène les
vues (découverte du bocage, perception du grand
paysage, lecture des groupements bâtis, vues vers la
rivière...) : espaces publics le long de la RD et dans
la traversée du bourg, abords de la zones d’activités
(désencombrement visuel, mise en valeur des points
d’appel du regard, aménagement qualitatif)
- Valoriser le centre-bourg : désencombrer les espaces
publics, les hiérarchiser, utiliser la Rive comme fil
d’Ariane du bourg aux quartiers périphériques à
l’espace agricole (continuité des parcours piétons),
mettre en place une stratégie d’aménagement des
espaces publics avec un vocabulaire à définir et des
acquisitions foncières à réaliser.
- Valoriser la présence de l’eau (la Romanche, la
Rive, le Vénéon, les canaux, les zones humides)
dans le paysage : préserver et renforcer la perception
de l’eau (accès visuel et physique), maintenir les
ripisylves, s’appuyer sur les rivières et canaux pour
développer les continuités douces et liens à travers et
entre les différents espaces bâtis, entre les espaces
bâtis et la plaine, à travers la plaine...
PLU du Bourg d’Oisans 27
Les unités paysagères
La rivière la Rive traverse la plaine agricole ainsi que le
bourg.
Tendances d’évolution
Une banalisation du bourg et des hameaux par une
urbanisation récente déconnectée de l’urbanisation
traditionnelle, tant en terme d’implantation sur les
parcelles, de compacité des ensembles bâtis, de
connections par les chemins et rues les impasses sont
privilégiées), que de volumétrie du bâti.
Une banalisation due également à la zone d’activités en
entrée du bourg.
Une fermeture du paysage agricole au profit du
boisement, c’est à dire à terme un isolement et un
enfermement de l’habitat et une perte de viabilité des
espaces agricoles.
A gauche : la rivière est un potentiel unique en terme de
déplacements doux, de continuité piétonne, de nature,
de tourisme. Ses abords sont même utilisés de manière
informelle à travers les quartiers.
A droite : en plein centre-bourg des espaces publics
encombrés, qui ne donne pas à voir les rues internes,
et encore trop dédiés à la voiture dans le vocabulaire
utilisé.
PLU du Bourg d’Oisans 16
Les perceptions visuelles
aysage. Les vues sur la Romanche sont très ponctuelles. Ces
espaces ouverts offrent des vues spectaculaires.
r est
ent dans la
Une entrée historique aujourd’hui encombrée :
publicité, végétation et aménagements ne mettent pas
en valeur le site voire cachent le clocher.
Les espaces agricoles mettent en scène l’entrée
dans les gorges de la Lignarre. Ils sont menacés par
l’urbanisation.
LU du Bourg d’Oisans 25
Les unités paysagères
eux de Des espaces publics routiers, même quand ils
marquent de petits lieux comme l’école
Les unités paysagères
La rivière la Rive traverse la plaine agricole a
bourg.
Tendances d’évolution
Une banalisation du bourg et des hameaux
urbanisation récente déconnectée de l’urba
traditionnelle, tant en terme d’implantation s
parcelles, de compacité des ensembles bâ
connections par les chemins et rues les imp
privilégiées), que de volumétrie du bâti.
Une banalisation due également à la zone d
entrée du bourg.
Une fermeture du paysage agricole au profi
boisement, c’est à dire à terme un isolemen
enfermement de l’habitat et une perte de via
espaces agricoles.
A gauche : la rivière est un potentiel unique
déplacements doux, de continuité piétonne
de tourisme. Ses abords sont même utilisés
informelle à travers les quartiers.
A droite : en plein centre-bourg des espace
encombrés, qui ne donne pas à voir les rue
Les unités paysagères
La rivière la Rive traverse la plaine agricole ainsi que le
bourg.
Tendances d’évolution
Une banalisation du bourg et des hameaux par une
urbanisation récente déconnectée de l’urbanisation
traditionnelle, tant en terme d’implantation sur les
parcelles, de compacité des ensembles bâtis, de
connections par les chemins et rues les impasses sont
privilégiées), que de volumétrie du bâti.
Une banalisation due également à la zone d’activités en
entrée du bourg.
Une fermeture du paysage agricole au profit du
boisement, c’est à dire à terme un isolement et un
enfermement de l’habitat et une perte de viabilité des
espaces agricoles.
A gauche : la rivière est un potentiel unique en terme de
déplacements doux, de continuité piétonne, de nature,
de tourisme. Ses abords sont même utilisés de manière
informelle à travers les quartiers.
A droite : en plein centre-bourg des espaces publics
PLU du Bourg d’Oisans 27
Les unités paysagères
La rivière la Rive traverse la plaine agricole ainsi que le
bourg.
Tendances d’évolution
Une banalisation du bourg et des hameaux par une
urbanisation récente déconnectée de l’urbanisation
traditionnelle, tant en terme d’implantation sur les
parcelles, de compacité des ensembles bâtis, de
connections par les chemins et rues les impasses sont
privilégiées), que de volumétrie du bâti.
Une banalisation due également à la zone d’activités en
entrée du bourg.
Une fermeture du paysage agricole au profit du
boisement, c’est à dire à terme un isolement et un
enfermement de l’habitat et une perte de viabilité des
espaces agricoles.
A gauche : la rivière est un potentiel unique en terme de
déplacements doux, de continuité piétonne, de nature,
de tourisme. Ses abords sont même utilisés de manière
informelle à travers les quartiers.
A droite : en plein centre-bourg des espaces publics
encombrés, qui ne donne pas à voir les rues internes,
et encore trop dédiés à la voiture dans le vocabulaire
utilisé.
Sources : PLU Bourg d’Oisans
Bourg d’Oisans : une forte impression de fermeture par le
bâti, par la végétation / des perceptions visuelles brouillées
Extension urbaine en rupture avec la forme du hameau
traditionnel : consommation d’espaces, perte de continuité
agricole
Vallée de Bourg d’OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 59
Titre Unités paysagères
Moyenne vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 5 km
1000
2000 m
Haute vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 km
2000 m
2500
1000
Grandes
Rousses
Belledonne
Grandes
Rousses
Belledonne
Le Rissiou
2622 m
Roche Noire
C. Vallée de Bourg d’Oisans
G. Vallée du Ferrand
D. Haute vallée de la Romanche
F. Vallée de la Sarenne
1 2 3 4 5 km
1000
1 2 3 4 km
2000 m
1 2 3 km
2000 m
1 2 3 4 5 km
1000
1000 1000
Grandes Rousses Ecrins Grandes Rousses Ecrins
Massif des
Grandes Rousses
Massif des
Grandes Rousses
Vallée de la Sarenne
• Gorge et vallée encaissées dans le massif des
Grandes Rousses (versants très raides, escarpés et
rocheux). Espaces en balcons sur la Sarenne encaissée
(Huez).
• Étagement lisible : gorges naturelles ; groupements
bâtis implantés en balcon sur replats et pentes douces
en co-visibilité de part et d’autre des gorges, parfois
encore cernés de prairies ; alpages et station de ski en
altitude.
• Célèbre route en lacet qui rejoint la plaine de Bourg
d’Oisans à Huez. Fortes relations visuelles avec la plaine,
vues remarquables.
• Développement du grand domaine de l’Alpe d’Huez
sur le massif des Grandes Rousses.
• Evolutions du paysage
Forte fermeture du paysage sur les pentes autour d’Huez, abandon des cultures vivrières et prairies : perte de l’écrin paysager de mise en valeur du village.
Plantations pour prévenir les risques naturels sur les pentes fortes des Grandes Rousses en altitude
Cartes postales anciennes - Début 20e s. Vues actuelles
Coupe transversale
Grandes Rousses
Gorges de
la Sarenne
Haute vallée de la SarenneSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 60
Unités paysagères
Vallée de la Sarenne
• Tendances évolutives :
De l’alpage à la station de ski,
la transformation du paysage
d’altitude a été totale. En 1948 déjà
apparaissaient des constructions
implantées sans lien avec l’existant
(contraste de gabarits, de formes
bâties...) produisant un réel mitage.
Depuis 1948, la station
n’a cessé d’augmenter
(hébergements collectifs de
différentes générations, chalets
privés, nouvelles voiries...) :
fort développement, forte
consommation foncière et
artificialisation.
Au village d’huez, le bâti s’est
développé au Nord vers la station.
Tout autour, la déprise agricole
a amené à une forte fermeture
du paysage, encore en cours
(secteurs d’enfrichement).
En altitudes, des plantations de
forêts de protection couvrent les
pentes pour lutter contre l’érosion
et les risques naturels.
Fond IGN 1948 Fond IGN Orthophoto 2009
Bois en 1948
2009
Espace bâti en 1948 Extension de la forêt depuis 1948
Secteur en cours d’enfrichement ? Extension de l’espace bâti depuis 1948 Nouvelle voie depuis 1948
Huez - 1948
Plantations d’altitude / risques naturels
Huez
L’Alpe d’Huez
Le Châtelard
La VilleSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 61
Vallée de la Sarenne
• Histoire du développement de l’Alpe d’Huez
Unités paysagères
- Commune d'Huez en Oisans - Département de l'Isère -
- Rapport de Présentation Plan Local d'Urbanisme -
Le quartier du Viel Alpe est le secteur historique de la station, datant de la fin du XIXème siècle. Son architecture est traditionnelle et ses constructions compactes, de faibles hauteurs, s’étagent le long de la pente en direction du sud.
Rapport de Présentation PLU - 102
Le quartier du Coulet est situé au centre de la station dans un triangle formé par l’avenue de Rif Nel, la route du Signal et l’avenue de Brandes. Il correspond à l’extension de la station des années soixante. De densi té moyenne, les bâtiments implantés parallèlement à la pente en direction du sud ont été construit sans réelle structure urbaine. L’urbanisation mélange habitat individuel, petits résidentiel et grands collectifs.
Le quartier d’Eclose, construit dans les années 80-90, est situé à l’entrée est de la station de l’Alpe d’Huez. Le secteur est peu dense. L’urbanisation très homogène se caractérise par des résidences de tourisme de g rande taille, déconnectées du reste de la station. Le paysage est ouvert sur le reste du secteur qui est occupé par de vastes espaces publics (parkings, places…), par le circuit automobile et par des espaces naturels de t ype prairie de montagne.
- Commune d'Huez en Oisans - Département de l'Isère -
- Rapport de Présentation Plan Local d'Urbanisme -
Le quartier des Bergers, construit dans les années 90, est situé à l’entrée est de la station. Ce secteur, peu dense, comprend un grand parking ceinturé par de grands bâtiments plutôt contemporains (résidences touristique, commerces, hôtels…), tournés vers le sud.
Le quartier des Chalets de l'Altiport, construit entre les années 2000, représente la quatrième génération urbaine de la station. Il est situé au nord-est de l’Alpe d’Huez, à proximité de l’Altiport, au sein d’un espace
- Commune d'Huez en Oisans - Département de l'Isère -
- Rapport de Présentation Plan Local d'Urbanisme -
Rapport de Présentation PLU - 104
Le quartier du Rif Nel s'échelonne selon un rythme bâti en frange le long de l'avenue du Rif Nel avec une typologie contemporaine des années 70.
La station de l’Alpe d’Huez comprend donc :
de l’habitat individuel :
− A l’architecture traditionnelle ancienne représentée par des murs de pierre et des
charpentes en bois à deux pans.
− De construction traditionnelle récente.
− A l’architecture du mouvement moderne, des années 70, représentée par des
constructions bétons avec toits à un pan ou toits papillon.
− Nouveau chalet de l’altiport
de l’habitat collectif :
− De grands ensembles à l’architecture postmoderniste.
− De l’habitat collectif de petites tailles avec commerces au rez-de-chaussée.
− Nouveau chalet de l’altiport
des bâtiments publics :
− De construction traditionnelle récente.
Rapport de Présentation PLU - 101
Le quartier du Viel Alpe est le secteur historique de la station, datant de la fin du XIXème siècle. Son architecture est traditionnelle et ses constructions compactes, de faibles hauteurs, s’étagent le long de la pente en direction du sud.
1. Le Vieil Alpe : groupement
historique, architecture traditionnelle
étagées dans la pente
2. Années 1960 - Quartier du Coulet
: bâtis (habitat individuel, petits
résidentiels et grands collectifs)
implantés parallèlement à la pente
en direction du sud, sans véritable
structures urbaine
- Commune d'Huez en Oisans - Département de l'Isère -
- Rapport de Présentation Plan Local d'Urbanisme -
Le quartier du Coulet est situé au centre de la station dans un triangle formé par l’avenue de Rif Nel, la route du Signal et l’avenue de Brandes. Il correspond à l’extension de la station des années soixante. De densi té moyenne, les bâtiments implantés parallèlement à la pente en direction du sud ont été construit sans réelle structure urbaine. L’urbanisation mélange habitat individuel, petits résidentiel et grands collectifs.
Le quartier d’Eclose, construit dans les années 80-90, est situé à l’entrée est de la station de l’Alpe d’Huez. Le secteur est peu dense. L’urbanisation très homogène se caractérise par des résidences de tourisme de g rande taille, déconnectées du reste de la station. Le paysage est ouvert sur le reste du secteur qui est occupé par de vastes espaces publics (parkings, places…), par le circuit automobile et par des espaces naturels de t ype prairie de montagne.
4. Années 1980-90 - Quartier d’Eclose : situé à l’entrée est de la
station, résidences de tourisme de grande taille, déconnectées
du reste de la station, vastes stationnements.
5. Années 1990 - Quartier des Bergers : situé à l’entrée est de la station, grand stationnement ceinturé par de grands bâtiments tournés vers le sud accueillant des résidences touristiques, des commerces, des hôtels...
- Commune d'Huez
- Rapport de Prés
Le quartier des Bergers, construit dans les anné
dense, comprend un grand parking ceinturé
touristique, commerces, hôtels…), tournés vers l
Le quartier des Chalets de l'Altiport, constru
urbaine de la station. Il est situé au nord-est d
naturel ouvert. Ce quartier isolé se caractéris
traditionnelle dont l'ensemble bâti est homogèn
6. Années 2000 - Quartier des
Chalets de l’Altiport : situé au nord-
est de la station, habitat individuel
de type chalet, absence d’espaces
publics
3. Années 1970 - Quartier
du Rif Nel : situé en frange
du quartier du Coulet,
habitat collectif
Source : PLU D’Huez - 2012
- Commune d'Huez en Oisans - Département de l'Isère -
- Rapport de Présentation Plan Local d'Urbanisme -
Rapport de Présentation PLU - 102
Le quartier du Coulet est situé au centre de la station dans un triangle formé par l’avenue de Rif Nel, la route du Signal et l’avenue de Brandes. Il correspond à l’extension de la station des années soixante. De densi té moyenne, les bâtiments implantés parallèlement à la pente en direction du sud ont été construit sans réelle structure urbaine. L’urbanisation mélange habitat individuel, petits résidentiel et grands collectifs.
Le quartier d’Eclose, construit dans les années 80-90, est situé à l’entrée est de la station de l’Alpe d’Huez. Le secteur est peu dense. L’urbanisation très homogène se caractérise par des résidences de tourisme de g rande taille, déconnectées du reste de la station. Le paysage est ouvert sur le reste du secteur qui est occupé par de vastes espaces publics (parkings, places…), par le circuit automobile et par des espaces naturels de t ype prairie de montagne.
Rapport de Présentation PLU - 101
ue de la station, datant de la fin du XIXème siècle. Son architecture
ctes, de faibles hauteurs, s’étagent le long de la pente en direction
- Commune d'Huez en Oisans - Département de l'Isère -
- Rapport de Présentation Plan Local d'Urbanisme -
Rapport de Présentation PLU - 104
Le quartier du Rif Nel s'échelonne selon un rythme bâti en frange le long de l'avenue du Rif Nel avec une typologie contemporaine des années 70.
La station de l’Alpe d’Huez comprend donc :
de l’habitat individuel :
− A l’architecture traditionnelle ancienne représentée par des murs de pierre et des
charpentes en bois à deux pans.
− De construction traditionnelle récente.
− A l’architecture du mouvement moderne, des années 70, représentée par des
constructions bétons avec toits à un pan ou toits papillon.
− Nouveau chalet de l’altiport
de l’habitat collectif :
− De grands ensembles à l’architecture postmoderniste.
− De l’habitat collectif de petites tailles avec commerces au rez-de-chaussée.
− Nouveau chalet de l’altiport
des bâtiments publics :
− De construction traditionnelle récente.
- Commune d'Huez en Oisans - Département de l'Isère -
- Rapport de Présentation Plan Local d'Urbanisme -
Rapport de Présentation PLU - 102
Le quartier du Coulet est situé au centre de la station dans un triangle formé par l’avenue de Rif Nel, la route du Signal et l’avenue de Brandes. Il correspond à l’extension de la station des années soixante. De densi té moyenne, les bâtiments implantés parallèlement à la pente en direction du sud ont été construit sans réelle structure urbaine. L’urbanisation mélange habitat individuel, petits résidentiel et grands collectifs.
Le quartier d’Eclose, construit dans les années 80-90, est situé à l’entrée est de la station de l’Alpe d’Huez. Le secteur est peu dense. L’urbanisation très homogène se caractérise par des résidences de tourisme de g rande taille, déconnectées du reste de la station. Le paysage est ouvert sur le reste du secteur qui est occupé par de vastes espaces publics (parkings, places…), par le circuit automobile et par des espaces naturels de t ype prairie de montagne.
- Commune d'Huez en Oisans - Département de l'Isère -
- Rapport de Présentation Plan Local d'Urbanisme -
Le quartier des Bergers, construit dans les années 90, est situé à l’entrée est de la station. Ce secteur, peu dense, comprend un grand parking ceinturé par de grands bâtiments plutôt contemporains (résidences touristique, commerces, hôtels…), tournés vers le sud.
Le quartier des Chalets de l'Altiport, construit entre les années 2000, représente la quatrième génération urbaine de la station. Il est situé au nord-est de l’Alpe d’Huez, à proximité de l’Altiport, au sein d’un espace
- Commune d'Huez en Oisans - Département de l'Isère -
- Rapport de Présentation Plan Local d'Urbanisme -
Rapport de Présentation PLU - 103
Le quartier des Bergers, construit dans les années 90, est situé à l’entrée est de la station. Ce secteur, peu dense, comprend un grand parking ceinturé par de grands bâtiments plutôt contemporains (résidences touristique, commerces, hôtels…), tournés vers le sud.
Le quartier des Chalets de l'Altiport, construit entre les années 2000, représente la quatrième génération urbaine de la station. Il est situé au nord-est de l’Alpe d’Huez, à proximité de l’Altiport, au sein d’un espace naturel ouvert. Ce quartier isolé se caractérise par de l’habitat individuel de type chalet, à l’architecture traditionnelle dont l'ensemble bâti est homogène. L'espace public est absent.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 62
Unités paysagères
• Enjeux paysagers :
- Maîtriser les extensions urbaines en altitude, fixer des
limites à l’urbanisation, conforter les enveloppes existantes
- Adapter les extensions aux formes urbaines
traditionnelles, en fonction des contextes
. Requalifier les espaces publics et aires de stationnement,
limiter l’imperméabilisation des sols et préférer des
matériaux naturels et des sols perméables pour favoriser
leur insertion paysagère
. Favoriser l’insertion paysagère des équipements,
aménagements, constructions…
. Limiter de l’artificialisation de la montagne, «cicatriser»
(végétaliser et adoucir) les aménagements et terrassements
(voirie, piste...) pour minimiser les impacts visuels (par
contraste de couleurs et de textures).
- Poursuivre l’ensemencement des pistes de ski et travaux de
terrassements ainsi que le démantèlement des équipements
obsolètes ou remplacés
- Atténuer les impacts paysagers des plantations RTM
(adoucir les lisières, diversifier les essences ?)
Vallée de la SarenneSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 63
Unités paysagères
Plateau
d’Emparis
Gorges de la
Romanche
Bassin du lac
Chambon
Domaine
des 2 Alpes
Haute vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 km
2000 m
2500
1000
es
es Grandes
Rousses
Belledonne
iou
m
G. Vallée du Ferrand
D. Haute vallée de la Romanche
1 2 3 4 5 km
1000
1 2 3 km
2000 m
1000
Grandes Rousses Ecrins
Massif des
Grandes Rousses
Coupe transversale
800
1000
1100
1 km
Coupe longitudinale de la Romanche
m
m
m Lac du Chambon
Haute vallée de la Romanche
• Vallée très encaissée entre Grandes Rousses et Ecrins : gorges de l’Infernet (versants très raides, escarpé et rocheux), petit élargissement de la vallée au Freney, falaises et versants minéraux imposants du lac du Chambon. • Plateau d’Emparis à l’Est, au relief doux (lignes arrondies de buttes et bosses) et nu de schiste gris et prairies rases, paysages naturels d’exception, grand ouvert sur le panorama des pics de haute montagne environnant. Nombreux chalets d’alpage abandonnés, d’autres accueillant les bergers à la belle saison et d’autres encore réhabilités par de nouveaux résidents.
• Prairies et motifs arborés (réseau de haies, anciennes terrasses agraires étagées sur le versant) autour des groupements principaux (Auris), lisibilité et qualité paysagère
• Nombreux groupements bâtis implantés en balcon sur replats et pentes douces : Mizoën placé en sentinelle sur son éperon, Mont-de-Lans et ses nombreux hameaux. Phénomènes de co-visibilités importants d’un versant à l’autre, d’un village à l’autre.
• Développement du grand domaine de l’Alpe d’Huez sur le massif des Grandes Rousses (Auris) et du domaine des 2Alpes sur le massif des Ecrins (Mont-de-Lans).
• Barrage du lac du Chambon
Barrage du Clapier
Le Ferney-d’OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 64
Unités paysagères
Haute vallée de la Romanche
• Tendances évolutives
- Modification totale et profonde de l’alpage de Mont-de-Lans/Venosc par développement de la station des 2Alpes - Forte fermeture du paysage en rive gauche de la Romanche (ubac) suite à la déprise agricole, de nombreux hameaux enserrés dans la végétation, développement bâti mesuré voire faible. - Sur l’adret, les structures agraires anciennes sont encore lisibles et participent à la qualité du paysagère malgré un enfrichement progressif et un fort épaississement des haies et ripisylves. - Développement bâti relativement important des groupements bâtis anciens (village et hameaux) et création de la station d’Auris en altitude.
Mont de Lans - Venosc - 1948 Fond IGN 1948
Fond IGN Orthophoto 2009
Fond IGN Orthophoto 2009
Bois en 1948
2009
Espace bâti en 1948 Extension de la forêt depuis 1948 Secteur en cours d’enfrichement ?
Extension de l’espace bâti depuis 1948 Nouvelle voie depuis 1948
Auris - 1948
Fond IGN 1948
2009
Auris
Le Cert
La Balme
Le Garcin
Le Ponteil
La Ville
Le Grand ChâtainSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 65
Unités paysagères
Plantations et avancée de la forêt sur les pentes
Disparition des cultures au profit des prairies ou abandon
Fort épaississement des structures arborées (haies, bosquets)
> paysage en cours de fermeture ?
> perte de lisibilité et de qualité paysagères, effacement du patrimoine agraire
• Evolutions du paysage
Mizoën
Fort épaississement des structures arborées (haies, bosquets) > altération des vues
Haute vallée de la Romanche
AurisSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 66
Unités paysagères
Mont de Lans Le Freney
Forte régression des espaces agricoles autour des noyaux bâtis / Forte avancée de la forêt sur les pentes et en fond de vallée > perte de lisibilité et de qualité paysagères.
• Evolutions du paysage
Haute vallée de la RomancheSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 67
Unités paysagères
Haute vallée de la Romanche
• Enjeux paysagers :
- Maîtriser la fermeture des paysages par avancée
de la forêt, maintenir des espaces agricoles ouverts
notamment autour des groupements bâtis (perception
et identification visuelle des groupements dans
le paysage : lisibilité) et en certains points le long
des axes de communication (ouverture visuelle,
appréhension globale et compréhension du paysage,
panoramas de qualité)
- Entretenir la trame arborée pour éviter
l’épaississement des structures, la progression des
bois et la fermeture du paysage
- Réouvrir certains espaces stratégiques en lien
avec les villages et hameaux ? Quel devenir pour les
hameaux éloignés et enserrés dans les bois (Mont-de-
Lans) ?
- Préserver la qualité paysagère des alpages, grands
espaces ouverts, image de naturalité... (paysages
agricoles remarquables et emblématiques) et leur
continuité avec les espaces agricoles de versant
- Préserver les motifs paysagers agricoles (clapiers,
ados, structures arborées, vergers, arbres isolés et
haies) (notamment en rive droite de la Romanche) et
les formes bâties traditionnelles, témoins de l’histoire
rurale du territoire et participant à la qualité des
paysages emblématiques de l’Oisans (ambiances,
perceptions, ressenti...)
- Maîtriser le mitage du paysage par le développement
bâti, maintenir les perceptions et qualités des silhouettes
(formes urbaines, confortement, fronts bâtis...)
- Maîtriser les extensions urbaines en altitude, fixer
des limites à l’urbanisation, conforter les enveloppes
existantes... cf. enjeux Alpe d’Huez (vallée de la Sarenne)
Mizoën
Auris Auris Auris
Cuculet - Mont-de-LansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 68
Titre Unités paysagères
Haute vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 km
2000 m
2500
1000
s
s Grandes
Rousses
Belledonne
ou
m
G. Vallée du Ferrand
D. Haute vallée de la Romanche
1 2 3 4 5 km
1000
1 2 3 km
2000 m
1000
Grandes Rousses Ecrins
Massif des
Grandes Rousses
Vallée du Ferrand
• Vallée étroite et très encaissée, au sein du massif des Grandes Rousses : dominée à l’Ouest par le Pic de l’Etendard (3464m) et à l’Est (2300-2500 m) par le plateau d’Emparis, cadre paysager exceptionnel. • Vallée «la plus sauvage de l’Oisans», vastes prairies d’alpage : forte impression de naturalité • Adret déboisé par les hommes « Oisans chauve ». Forêts claires de mélèzes en ubac. • Villages pittoresques «en écaille de tortue», à forte valeur patrimoniale, implantés sur replats ou adrets, remarquablement regroupés autour de leur clocher (architecture traditionnelle de pierres, très préservée, toits de lauzes d’ardoises ou de tôle grise pour les plus récents). Villages isolés. Pentes qui gardent les traces d’une exploitation agricole ancienne, les « ados » notamment autour de Besse, activités pastorales dans les alpages : caractère rural patrimonial affirmé.
Versant
oriental des
Grandes
Rousses
Vallées du Ferrand
et de la Salse
Versant occidental
du Pic du Mas de
la Grave (Grandes
Rousses)
Coupe transversale
IV. PATRIMOINE PAYSAGER
RELIEF ET OCCUPATION PAYSAGERE – LA VALLEE DE LA SALSE
ISÈRE | Besse en Oisans | A.V.A.P. | Rapport de présentation | Novembre 2012 38
Avec la diminution de la population, de nombreuses terrasses autrefois cultivées reviennent en herbe, réduisant le territoire agricole, au profit des prairies de fauche et des pâturages.
La comparaison de photos entre le début du XXème siècle et le début du XXIème siècle montre ainsi la profonde évolution du paysage.
Enfin, sur une grande partie du territoire se trouvent les alpages.
L’étagement dans la pente par strates :
« village / terres cultivées / herbe fauchée / herbe pâturée »
évolue petit à petit au gré de l’activité humaine.
Photo noir et blanc – 1908 : importance des parcelles cultivées sur le versant Nord de la Salse Aujourd’hui: parcelles cultivées dans l’environnement immédiat du village
Source : AVAP de Besse
Clavans
• Évolutions du paysage
L’étagement dans la pente par strates « village / terres cultivées / herbe fauchée / herbe pâturée » s’efface mais le paysage reste encore très ouvertSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 69
Titre
Vallée du Ferrand
Unités paysagères
Fond IGN Orthophoto 2009 Fond IGN 1948
• Tendances évolutives
- Déprise agricole sur Clavans essentiellement,
notamment des parcelles de subsistance, générant
une forte fermeture du paysage.
- Le Plan Pastoral Territorial de l’Oisans a permis la
réalisation de travaux de rechargement sur certaines
pistes d’accès aux alpages, et de restauration ou
création de chalets d’alpage notamment..
Bois en 1948 Espace bâti en 1948 Extension de la forêt depuis 1948 Secteur en cours d’enfrichement ? Extension de l’espace bâti depuis 1948 Nouvelle voie depuis 1948
2009 Clavans/Besse - 1948
- Des villages très préservés dans leur forme originelle
et patrimoniale : ils se sont très peu développés et très
peu étendus.
- Des aménagements plus «urbains» récents et peu
qualitatifs (un parking en enrobé) et créations de
routes, en lien avec la fréquentation touristique.
- Une dynamique touristique importante lisible dans
le paysage (stationnement, restauration de chalets
d’alpage...).
- L’érosion constitue aussi une forte dynamique de
transformation des paysagesSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 70
Unités paysagères
• Enjeux paysagers :
- Maîtriser la fermeture du paysage par avancée de
la forêt sur le versant de Clavans : maintenir des
espaces agricoles ouverts de fort intérêt paysager
autour des groupements bâtis (cadre de vie,
identification visuelle dans le paysage, lisibilité) et le
long de la «route balcon» (RD25 : ouverture visuelle,
appréhension globale et compréhension du paysage,
vues remarquables)
- Maintenir ces paysages exceptionnels et
emblématiques de l’Oisans : préservation de
l’ouverture agricole du paysage (alpages et versants)
et des motifs paysagers associés (ados ou talus :
chaque année la terre devait être remontée pour
remodeler les talus afin d’adoucir la pente et de
faciliter le travail de la terre en terrasses)
- Conserver l’architecture traditionnelle et
accompagner la restauration du bâti (cf. AVAP de
Besse) pour Clavans et les chalets d’alpage
- Respecter les structures bâties traditionnelles :
maintenir le caractère groupé des hameaux cernés
d’espaces agricoles qui les mettent en valeur,
maîtriser les extensions urbaines, rechercher
des formes urbaines respectueuses du contexte
paysager et urbain, préserver les espaces de
jardins en transition entre espaces bâtis et espaces
agricoles
- Gérer la fréquentation touristique : réserver les
pistes pastorales aux bergers, canaliser les flux
des randonneurs, intégrer les aménagements
nécessaires (ex. stationnement) au paysage
- Porter une attention particulière à tout
aménagement de l’unité, particulièrement sensible
Vallée du Ferrand
VII. DIAGNOSTIC URBAIN ET PAYSAGER
HYPOTHESES DE DEVELOPPEMENT
ISÈRE | Besse en Oisans | A.V.A.P. | Rapport de présentation | Novembre 2012 78
ETAT ACTUEL DE BESSE
VII. DIAGNOSTIC URBAIN ET PAYSAGER
HYPOTHESES DE DEVELOPPEMENT
ISÈRE | Besse en Oisans | A.V.A.P. | Rapport de présentation | Novembre 2012 81
HYPOTHESE 3 DE DEVELOPPEMENT DE BESSE
Respect de l’habitat groupé.
Développement géré pour maintenir la cohésion de la
« carapace ».
Hypothèse de développement du village de Besse respectueux de la forme traditionnelle Source : AVAP de Besse
Etat actuel Hypothèse de développement
Secteur en cours de fermeture - Versant de Clavans
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)
Stationnement à l’entrée de BesseSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 71
Titre Unités paysagères Basse vallée de l’Eau d’Olle Moyenne vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 5 km
1000
Haute vallée de l’Eau d’Olle
1 2 3 4 km 1 2 3 4 5 6 km
1000 1000 Allemond
B. Basse vallée de la Romanche C. Vallée de Bourg d’Oisans
G. Vallée du Ferrand
D. Haute vallée de la Romanche
E. Vallée de la Lignarre F. Vallée de la Sarenne
1 2 3 4 5 km
1000
1 2 3 4 5 6 km
1000
2000 m
1 2 3 4 km
2000 m
1 2 3 km
2000 m
2000
3000 m
1 2 3 4 5 6 km
1000 m
1 2 3 4 5 km
1000
1000
1000
1000
Taillefer
Belledonne Grandes Rousses Ecrins Grandes Rousses Ecrins
Taillefer
Ecrins
Massif des Ecrins
Massif des
Grandes Rousses
Massif des
Grandes Rousses
Vallée de la
Lignarre
Vallée
de Villard
Reymond
Combe
du Grand
Renaud
(Massif des
Ecrins)
Versant
oriental du
Taillefer
Coupe transversale
Source Géol Apl
Vallée de la Lignarre
• Entre Taillefer (2857m) et Ecrins.
• Vallées entaillées dans les schistes : versants très accidenté, dénivelés très prononcés, surprenants plissements géologiques : ambiance austère, profonde et sombre, presque sauvage. • Lignarre et cours d’eau profonds, peu perceptibles
• Pâtures d’altitude qui contrastent avec les boisements de versants naturels. Pays d’alpage, avec des témoins d’une culture agricole passée.
• Présence humaine limitée à 4 villages de montagne et de minuscules hameaux perchés sur les flancs. • Station de moyenne montagne au col d’Ornon (1300-1900 m) : équipements de ski limité à quelques remonte- pentes et ses quelques auberges.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 72
Titre
Vallée de la Lignarre
• Tendances évolutives :
- Très forte avancée de la forêt. Ici comme ailleurs, le
pastoralisme est en déclin.
-Très faible développement du bâti, sans doute en lien
avec son éloignement des grandes agglomérations
et voies de passage, qui pose question du devenir de
certains villages (Oulles, Villard-Reymond)
- De nombreux secteurs demeurent peu perturbés par
les activités humaines.
- L’érosion constitue aussi une forte dynamique de
transformation des paysages
Unités paysagères
Fond IGN 1948 Fond IGN Orthophoto 2009
Bois en 1948 Espace bâti en 1948 Extension de la forêt depuis 1948 Secteur en cours d’enfrichement ?
Extension de l’espace bâti depuis 1948 Nouvelle voie depuis 1948
2009 Ornon - 1948
Cartes postales anciennes - Début 20e s. (Source : net) Vues actuellesSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 73
Vallée de la Lignarre
Unités paysagères
• Enjeux paysagers :
- Préserver la qualité des paysages emblématiques
naturels et pastoraux des sommets (Taillefer)
- Gérer la fréquentation touristique : canaliser les
flux des randonneurs, intégrer les aménagements
nécessaires au paysage
- Maîtriser la fermeture du paysage par avancée de
la forêt : maintenir des espaces agricoles ouverts de
fort intérêt paysager autour des groupements bâtis
(cadre de vie, identification visuelle dans le paysage,
lisibilité) et le long des «routes balcon» (ouverture
visuelle, appréhension globale et compréhension du
paysage, vues remarquables)
- Respecter les structures bâties traditionnelles
: maintenir le caractère groupé des hameaux,
rechercher des formes urbaines respectueuses du
contexte paysager et urbain
Secteur en cours de fermeture - Val d’Ornon
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)
Impacts de la fréquentation sur les paysages et milieux
naturels sensibles
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)
Etirement de la silhouette de Villard-Reymond Oulles - Secteur en cours de fermeture ?SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 74
Titre
Vallée du Vénéon
Vallée de la Pisse
(Villard-Notre-Dame)
Unités paysagères
B. Basse vallée de la Romanche C. Vallée de Bourg d’Oisans
G. Vallée du Ferrand
D. Haute vallée de la Romanche
E. Vallée de la Lignarre F. Vallée de la Sarenne
H. Vallée du Vénéon
1 2 3 4 5 km
1000
1 2 3 4 5 6 km
1000
2000 m
1 2 3 4 km
2000 m
1 2 3 km
2000 m
5 10 15 km
2000
3000 m
1 2 3 4 5 6 km
1000 m
1 2 3 4 5 km
1000
1000
1000
1000
Taillefer
Belledonne Grandes Rousses Ecrins Grandes Rousses Ecrins
Taillefer
Ecrins
Massif des Ecrins
Massif des
Grandes Rousses
Massif des
Grandes Rousses
165
Coupe transversale
Vallée du Vénéon
Vallée emblématique de l’Oisans, « Temple de la rudesse » (Raoul Blanchard), « patrie des alpinistes ».
• Paysage de haute montagne, nature grandiose et site préservé : vallées aux versants abrupts, alternance de verrous et de surcreusements, gorges (modelage glaciaire), glaciers de cirques qui ferment les différentes vallées, succession de crêtes (cîmes et aiguilles en dentelles alternent avec sommets plus ronds, têtes et monts), sommets mythiques (la Meije - 3983m, les Ecrins - 4102m, Ailefroide - 3927m) dominant de plus de 2000 m les fonds de vallées encaissées.
• Trois éléments composent le paysage totalement dominé par haute montagne : - la pierre : escarpements rocheux, éboulis, moraines, blocs
- l’eau : torrents tumultueux et eaux cristallines, cascades, lacs, neige et glaciers - la végétation : diversité végétale amplifiée par la disposition radiale des vallées qui multiplie les types d’orientation. En ubac, c’est généralement le mélézin qui domine, en adret, forêts de Pin à crochets ou de Pin sylvestre, hêtraies et même chênaie pubescente sont bien représentées, en altitude présence disséminée du Pin cembro et bouleaux dans les éboulis.
• Route de la Bérarde devenue
carrossable en 1923, part de 700 m et
chemine le long du Vénéon.
• Vallée très «naturelle» où les
groupements bâtis, peu nombreux,
à Venosc (développement actuel en
lien avec les 2Alpes et le Vénéon), St
Christophe en Oisans et La Bérarde
nichée à 1700m (départ des sentiers
randonnées et accès aux refuges)
ponctuent l’unité, auxquels s’ajoutent
de multiples hameaux perdus dans
la végétation, parfois abandonnés
et témoignant de l’ancienne activité
pastorale. Nombreux refuges dont
certains font partie intégrante du
patrimoine de montagne.
Source : APR / ENSP DREAL RA Appréhender l’impact sur le paysage des projets isolés en montagneSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 75
Titre Unités paysagères Fond IGN 1960 Fond IGN Orthophoto 2009
Bois en 1948 Espace bâti en 1948 Extension de la forêt depuis 1948 Secteur en cours d’enfrichement ? Extension de l’espace bâti depuis 1948 Nouvelle voie depuis 1948
2009 Venosc - 1960
Fond IGN 1960 Fond IGN Orthophoto 2009
2009 Saint-Christophe-en-Oisans - 1960
Le Bourg d’Arud
L’Alleau
Le Courtil
La ville
Vallée du Vénéon
• Tendances évolutives
- Venosc concentre l’essentiel du développement
bâti de l’unité : extensions du village et des hameaux
(effacement des coupures vertes entre les groupements
bâtis, perte de lisibilité paysagère), développement
important le long le Vénéon (activité touristique,
campings).
- La rudesse des lieux et les conditions de vie ont
entraîné la désertification du reste du territoire
aujourd’hui surtout fréquenté pour les activités agricoles
saisonnières (transhumance vers alpages) et de loisirs
(alpinisme, randonnées > développement des activités
touristiques : stationnements, gîtes...).
- L’ensemble de l’unité dévoile une forte fermeture du
paysage par déprise agricole des cultures vivrières
autour des noyaux bâtis et avancée de la forêt.
- La dynamique naturelle (érosion, éboulements,
coulées, chute d’arbres, fonte des glaciers…) est
dominante dans l’évolution des paysages.
- La centrale hydroélectrique et le téléphérique de
Venosc constituent les plus grands «aménagements»
de l’unité.
La ville
La Bernadière
Téléphérique de VenoscSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 76
Unités paysagères
Vallée du Vénéon
• Évolutions du paysage
Saint-Christophe-en-Oisans
Forte fermeture du paysage par avancée de la forêt. Etirement de la silhouette de Venosc Urbanisation en fond de vallée
Fermeture du paysage par avancée de la forêt.
Venosc
Bâti en ruines
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 77
Titre
Vallée du Vénéon
• Évolutions du paysage
Unités paysagères
La Bérarde – Saint-Christophe-en-Oisans
En Oisans
Le site de La Bérarde, au cœur du massif des Ecrins, est un des hauts-lieux de
l’histoire de l’alpinisme, et le
premier parc national français fut créé dans ce fond de vallée en 1909 par l’administration des Eaux et Forêts. Le tourisme est devenu l’unique activité ici : la première auberge accueillit les visiteurs dès 1875, et la route, devenue carrossable en 1923, a amené ensuite de nombreux touristes. Les arbres ont « mangé » les petites parcelles autrefois cultivées, certains ont été planté pour stabiliser les éboulis. Les maisons traditionnelles côtoient des constructions disparates, la Bérarde a perdu un peu de son caractère. Aujourd’hui le hameau fait l’objet d’un projet de réhabilitation (parking, accès…) et une maison de la Montagne prolonge l’ancien hôtel Rodier, transformé en centre d’alpinisme en 2009.
Carte postale ancienne - vers 1900
Repérez la chapelle
construite en 1892
sur les deux images
Le site de La Bérarde, au cœur du massif des Ecrins, est un des hauts-lieux de
l’histoire de l’alpinisme, et le
premier parc national français fut créé dans ce fond de vallée en 1909 par l’administration des Eaux et Forêts. Le tourisme est devenu l’unique activité ici : la première auberge accueillit les visiteurs dès 1875, et la route, devenue carrossable en 1923, a amené ensuite de nombreux touristes. Les arbres ont « mangé » les petites parcelles autrefois cultivées, certains ont été planté pour stabiliser les éboulis. Les maisons traditionnelles côtoient des constructions disparates, la Bérarde a perdu un peu de son caractère. Aujourd’hui le hameau fait l’objet d’un projet de réhabilitation (parking, accès…) et une maison de la Montagne prolonge l’ancien hôtel Rodier, transformé en centre d’alpinisme en 2009.
Carte postale ancienne - vers 1900
Reprise de vue Denis Fiat
2010
Reconnaissez-vous
quelques-unes des
maisons sur les
deux images ?
Repérez la chapelle
construite en 1892
sur les deux images
Source Parc National des Ecrins - Exposition itinérante Générations de paysages, 2010
Lac et vallon du Lauvitel – Le Bourg d’Oisans
En Oisans
La présence du lac rend le fond du vallon du Lauvitel difficile d’accès par voie terrestre. Il n’est plus pâturé depuis 1947. Les 689 hectares de ce cirque présentaient donc des conditions intéressantes pour être classés en « réserve intégrale » (1995). Désormais, toute activité et toute pénétration humaine sont interdites à l’intérieur de la réserve, sauf pour motifs scientifiques ou de sécurité. Les épicéas, mêlés de quelques bouleaux et
pins sylvestres, côtoient les aulnes
verts, et tous partent à la conquête
des versants, freinés dans leur
progression par les avalanches.
De nombreux protocoles concernant
le couvert végétal, les insectes, la
faune… font de ce site un morceau
de montagne naturelle de référence.
Une « nature-étalon », en quelque
sorte !
Carte postale ancienne
début 20e siècle
Reprise de vue Denis Fiat
2010
Lac et vallon du Lauvitel – Le Bourg d’Oisans
En Oisans
La présence du lac rend le fond du vallon du Lauvitel difficile d’accès par voie terrestre. Il n’est plus pâturé depuis 1947. Les 689 hectares de ce cirque présentaient donc des conditions intéressantes pour être classés en « réserve intégrale » (1995). Désormais, toute activité et toute pénétration humaine sont interdites à l’intérieur de la réserve, sauf pour motifs scientifiques ou de sécurité. Les épicéas, mêlés de quelques bouleaux et
pins sylvestres, côtoient les aulnes
verts, et tous partent à la conquête
des versants, freinés dans leur
progression par les avalanches.
De nombreux protocoles concernant
le couvert végétal, les insectes, la
faune… font de ce site un morceau
de montagne naturelle de référence.
Une « nature-étalon », en quelque
sorte !
Carte postale ancienne
début 20e siècle
Retrouvez ces deux détails
sur la photo récente…
Ont-ils changé?
Reprise de vue Denis Fiat
2010
Le vallon du Lauvitel « n’est plus pâturé depuis 1947. [...] Les épicéas,
mêlés de quelques bouleaux et pins sylvestres, côtoient les aulnes verts, et tous partent à la conquête des versants, freinés dans leur progression par les avalanches ».
« Les maisons traditionnelles côtoient des constructions disparates, la Bérarde
a perdu un peu de son caractère. Aujourd’hui le hameau fait l’objet d’un projet de réhabilitation (parking, accès...) et une maison de la Montagne prolonge
l’ancien hôtel Rodier, transformé en centre d’alpinisme en 2009 ».
La Bérarde
Lac et vallon du LauvitelSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 78
Vallée du Vénéon
Unités paysagères
• Enjeux paysagers :
- Préserver et respecter la qualité des paysages
emblématiques naturels de la vallée du Vénéon
- Poursuivre les aménagements qualitatifs d’accueil
du public (ex. stationnement de la Bérarde) et
d’intégration des équipements (ex. route de la
Bérarde). Maîtriser et intégrer les aménagements
induits ou nécessaires à la fréquentation touristique.
- Maîtriser la fermeture du paysage par avancée de
la forêt : maintenir des espaces agricoles ouverts de
fort intérêt paysager autour des groupements bâtis
de Villard-Notre-Dame, Venosc et St-Christophe-
en-Oisans ainsi que de hameaux (cadre de vie,
identification visuelle dans le paysage, lisibilité)
- Respecter les structures bâties traditionnelles
: maintenir le caractère groupé des hameaux, le
patrimoine bâti, rechercher des formes urbaines
respectueuses du contexte paysager et urbain
(Venosc, St-Christophe-en-Oisans)
- Accompagner les évolutions des refuges (confort,
impératifs de sécurité) tout en respectant leurs
caractéristiques patrimoniales (refuge de la Pilatte,
refuge du promontoire...)
Stationnement de la Bérarde
Route de la Bérarde
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)
Patrimoine bâti - Saint-Christophe-en-OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 79
Valeurs institutionnelles
Sites classés et inscrits
Valeurs paysagères et patrimoniales
Le territoire compte :
- 6 sites classés : dans le massif des Grandes Rousses
(lacs, glacier, plateau d’Emparis et massif de l’Etendard)
- 24 sites inscrits dont 22 dans la vallée du Vénéon :
cascades et torrents, lacs, fonds de vallée, sommets,
forêts, clapiers et sites bâtis patrimoniaux
• Les sites classés
Le lac Blanc des Rousses est le premier site, en 1911, à
être classé sur le territoire, parmi les «Sites et Monuments
Naturels de caractère artistique». Dans les années 1990,
4 autres sites («ensembles naturels») ont été classés en
raison de leur «caractère pittoresque et scientifique»
(Plan des Cavalles, Lac et glacier des Quirlies, Lacs
des petites Rousses et Plateau d’Emparis), «dont la
conservation et la préservation présentent un intérêt
général au sens de l’article 4 de la loi du 2 mai 1930». Sur
l’emprise du site classé du Plateau d’Emparis certains
sites avaient été inscrits dans les années 1940-1950.
Le site classé du Plateau d’Emparis a été retenu par la
Commission départementale ses Sites comme l’un des
trois sites emblématiques isérois.
Le classement du site, «en raison de son caractère
pittoresque», de l’ensemble formé par le massif
de l’Etendard, le col du Glandon, les Aiguilles de
l’Argentières et leurs abords, est le plus récent (2008).
Les sites du glacier de Saint-Sorlin,des glaciers de Côte
Blanc et des abords des cols du Glandon et de la Croix
de Fer (inclus dans le périmètre actuel du site classé,
étaient inscrits depuis 1939. Le classement de ce site
a été en lien avec la création d’une unité touristique
nouvelle de l’Ouillon/Sybelles.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 80
Valeurs institutionnelles
Valeurs paysagères et patrimoniales
Détail des sites inscrits - Sources DREAL RA
Détail des sites classés - Sources DREAL RA
Protections et label du patrimoine
• Monuments historiques
- La centrale hydroélectrique des Vernes Monument
Historique Classé depuis le 02 septembre 1994
- Le site minier d’Huez Monuments Historiques Classés
depuis le 02 décembre 1993
• Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine
AVAP de Besse-en-Oisans
• Label «Patrimoine en Isère»
Une reconnaissance à travers le label «Patrimoine en
Isère» :
- l’église de Livet et ses vitraux,
- le pavillon Keller à Livet-et-Gavet,
- le cimetière de Saint-Christophe-en Oisans.
En instance : la conduite de Rioupéroux.
Sites classés et inscrits (suite)
La circulaire du 7 juillet 2011 actualise la liste des sites
majeurs de la région Rhône-Alpes. Sur l’Oisans, le
programme régional de classement cite :
- Procédures non engagées : La Meije (Isère et Hautes-
Alpes) et le vallon du Ferrand
- Opportunités du classement à évaluer : Le massif du
Taillefer, les hameaux patrimoniaux du Vénéon
- Désinscription : Alpe de Venosc à Venosc (inséré dans
la station de ski).
• Les sites inscrits
Les premiers sites inscrits sur le territoire, en 1941,
concernent des sites naturels (cascade du Maupas,
Lac du Lauvitel et ses abords, cascade formée par le
ruisseau de la Muzelle et le Lac Muzelle et ses abords.
L’alpe de Venosc a été inscrit en 1942.
Ensuite, en 1943, de nombreux sites ont été inscrits dans
la vallée du Vénéon protégeant ainsi des sommets, des
bois, des cascades et cours d’eau, du patrimoine bâtiSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 81
Valeurs paysagères et patrimoniales
Paysages emblématiques
• Paysages naturels des montagnes et vallées
emblématiques
• Paysages ruraux-patrimoniaux :
- Paysages d’alpages
- Paysages de versants et balcons habités
portant les traces d’une implantation ancienne
• Paysage bocager de la plaine de Bourg-d’Oisans
Vallée du Ferrand
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)
Alpages Plateau d’Emparis Alpages Taillefer Lac des Grandes Rousses Vallée du Vénéon
Vallée de la Lignarre - Villard-Reymond Mizoën et les hameaux de Singuigneret et le Aymes sur le versant nord du lac du Chambon, Hameau de Cuculet sur un replat
Plaine agricole «polder de montagne»
Source : PLU Bourg d’Oisans Source : photo DREAL (7 familles de paysages)
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)
Plaine de Bourg-d’OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 82
Valeurs paysagères et patrimoniales
Perceptions visuelles
Un cadre paysager d’exception
De nombreux sommets mythiques emblématiques : la
Meije (3983m), des Ecrins (4102m), la Muzelle (3465m),
le Pic de l’Etendard (3464m)…
Une succession de crêtes : têtes et monts (reliefs doux
et arrondis de la couverture sédimentaire), cimes,
aiguilles en dentelles, pics (socle cristallin).
La roche, sous toutes ses formes, marque et qualifie le
paysage, et attire les regards : escarpements rocheux,
falaises, éboulis, plis monumentaux, blocs...
Structuration du paysage
Les reliefs puissants, les dénivelés importants, et la
présence de vallées entre ou au sein des massifs,
participent à la forte compartimentation et la structuration
du paysage, créant des unités visuelles bien identifiées.
Selon les points de vue et l’altitude, le regard embrasse un
large panorama composé de plusieurs unités visuelles.
Une topographie produisant des effets visuels très mar-
qués, des implantations humaines et des modes de décou-
verte des paysages à l’origine de vues impressionnantes
• Effet d’ouverture / fermeture. Effet de «porte»
• Vues dominées depuis les fonds de vallée / vues
dominantes à flanc de versant («routes balcon»)
• Alternance de séquences fermées dans bois /
séquences agricoles ouvertes
• Points repère et points d’appel visuel
• Nombreux points de vue et belvédères : vues
exceptionnelles vers les massifs, nombreux panoramas
et vues lointaines
• Phénomènes de covisibilité : liens visuels d’un versant
à l’autre, d’un village ou hameau à l’autre.
• Des paysages très visibles.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 83
Valeurs paysagères et patrimoniales
Perceptions visuelles
Les routes balcon, vecteurs de découverte des pay-
sages, un motif paysager récurrent de l’Oisans
Les routes à flanc de versants, abrupts et escarpés
ou dévoilant des pentes enherbées, offrent des vues
dominantes exceptionnelles, parfois vertigineuses, et
de larges champs visuels.
RD219 - Route de Villard Notre Dame RD526 - Route d’Ornon, vallée de la Lignarre
RD530 - Route de la Bérarde, vallée du
Vénéon
RD211a - Route de l’Armentier, vallée de la Romanche - plaine de Bourg-d’Oisans
RD211e - Route d’Auris, balcons et gorges de la RomancheSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 84
Valeurs paysagères et patrimoniales
Route balcon
Route jumelée avec la rivière (le Vénéon)
• Enjeux paysagers :
- Maintenir le caractère des routes balcon : ouverture
visuelle panoramique et dominante, faible emprise
visuelle de la voirie, accotements naturels ou
maçonnés (absence d’éléments standardisés type
glissière ou peinture au sol)
- Préserver et mettre en valeur les sections de voies
en jumelage avec les rivières : perception directe de
la rivière, accotements naturels et ouverts permettant
les vues, réouverture de certains secteurs ?
- Préserver les vues remarquables : ouverture visuelle
depuis le point de vue, maîtrise de la fermeture du
paysage par avancée de la forêt, qualité et évolution
du paysage perçu
- Valoriser les parcours et points de vue (tourisme, loisirs)
Perceptions visuelles
Les routes vecteurs de découverte des paysages et vues
remarquablesSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 85
Valeurs paysagères et patrimoniales
Perceptions visuelles
Des vues exceptionnelles
RD219 - Route de Villard Notre Dame
RD211a - Route de l’Armentier, vallée de la Romanche - plaine de Bourg-d’Oisans RD211 - Route de l’Alpe d’Huez
RD44b - Route de Villard-Reculas RD211 - Route de l’Alpe d’Huez
• Vues plongeantes sur la plaine de Bourg d’Oisans
qui permettent d’appréhender le paysage dans sa
globalité, de comprendre l’organisation et la structure
du paysage : le bocage de la plaine des Sables,
l’implantation du Bourg d’Oisans, la Romanche et le
Vénéon fils conduteurs... la plaine cernée et magnifiée
par les massifs qui l’encadrent...SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 86
Valeurs paysagères et patrimoniales
Perceptions visuelles
Des vues exceptionnelles
• Vues dominantes et panoramiques qui offrent des
vues d’ensemble au coeur des massifs, et permettent
d’appréhender l’échelle monumentale des paysages
de l’Oisans.
Depuis Villard Notre Dame vers la haute Romanche, les Grandes Rousses et les Ecrins Depuis Oulles vers les Grandes Rousses
Depuis la route d’Auris vers le balcon de Mont-de-Lans et les Ecrins Depuis la RD213 (route de Mont-de-Lans, vers Mizoën, la vallée du Ferrand et le lac du Chambon
Depuis la RD211, route de l’Alpe d’Huez, vers Huez, la station et les gorges de la Sarenne Depuis la RD211b, route de Villard-Reculas, vers la vallée de la Lignarre, le Taillefer et les Ecrins
La Lignarre Le Vénéon La RomancheSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 87
Valeurs paysagères et patrimoniales
Perceptions visuelles
Des vues exceptionnelles
• Ouvertures visuelles souvent permises par les espaces agricoles en herbe des premiers plans, espaces de présentation du cadre montagnard, parfois animés de structures arborées (arbres isolés, haies, bouquets d’arbres), et qui participent aux ambiances champêtres ou montagnardes du paysage.
Haute vallée du Flumet
Balcon d’Auris Besse-en-Oisans - Vallée de la Salse
Haute vallée du Flumet Plaine de Bourg-d’Oisans
Vallée du vénéon
Villard-Reculas - Domaine skiable
Villard-Notre-Dame Vallée de la LignarreSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 88
Valeurs paysagères et patrimoniales
Perceptions visuelles
Perceptions des groupements bâtis
Les nombreux groupements bâtis (villages et hameaux)
qui ponctuent le territoire constituent souvent des points
d’appel et de focalisation du regard. Certaines silhouettes
bâties présentent un caractère remarquable selon leur
forme urbaine, leur implantation dans la pente, les écrins
paysagers qui les mettent en valeur...
Compte tenu de la topographie et des vallées qui
structurent le territoire, la plupart des groupements bâtis
de versant sont en relation visuelle avec les groupements
du versant opposé. Ces phénomènes d’inter-visibilité
sont une constante dans les paysages de l’Oisans.
Vallée de la Sarenne
• Enjeux paysagers :
- Préserver les silhouettes bâties remarquables :
maintenir des espaces ouverts de présentation du
bâti, maîtriser la fermeture du paysage par avancée de
la forêt et développement de la végétation, prolonger
les caractéristiques urbaines et architecturales du bâti
ancien lors des extensions urbaines
- Conforter et mettre en valeur les groupements bâtis
perceptibles dans le paysage et constituant des
points d’appel ou zones de focalisation du regard
- Préserver les phénomènes d’inter-visibilité d’un
versant à l’autre, du bas (fond de vallée) vers le
haut et inversement, d’un groupement bâti à l’autre.
Pour tout aménagement sur un versant ou en fond
de vallée, veiller à la prise en compte des vues et
incidences visuelles depuis le versant opposé et/ou
depuis les secteurs en altitude (vues plongeantes).SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 89
Perceptions visuelles
Des vues remarquables vers les villages et hameaux
Valeurs paysagères et patrimoniales
• Des silhouettes bâties remarquables qui attirent et focalisent les regards par leur structure groupée et bien identifiable dans le paysage (parfois menacées par le développement de la végétation qui les cerne), étagées dans la pente (Besse-en-Oisans, Huez, Auris...), implantées sur un promontoire (Mizoën) ou un replat (Mont-de-Lans, Oz...).
Besse-en-Oisans Mizoën
Mont-de-Lans
Villard-Reymond
Huez Auris
Oz
Saint-Christophe-en-Oisans
OzSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 90
Valeurs paysagères et patrimoniales
Villard-Notre-Dame
La Poutuire - Le Rivier
Perceptions visuelles
Des vues remarquables vers les villages et hameaux
• Des groupements bâtis qui attirent les regards
mais dont la silhouette est parfois altérée par le
développement de la végétation (perte des espaces en
herbe qui cernent les groupements et les mettent en
valeur), ou du bâti récent dont la forme urbaine est en
rupture avec les formes traditionnelles.
Venosc
Oulles Saint-Christophe-en-Oisans
Villard-ReculasSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 91
Perceptions visuelles
Des vues remarquables vers les villages et hameaux
Valeurs paysagères et patrimoniales
• Certains hameaux sont presque totalement enserrés dans la végétation et deviennent peu identifiables dans le paysage (ex. dans la vallée de l’Eau d’Olle ou sur l’ubac des gorges de la Romanche).
Vallée de l’Eau d’Olle Mont-de-Lans - Gorges de la romanche
•Des vues lointaines : certains groupements implantés en altitude sont parfois perçus en vue très lointaine et constituent ainsi des éléments de repérage dans le paysage.
Villard-Reculas et Huez depuis Villard-Notre-Dame Villard-Reculas depuis la vallée de la LignarreSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 92
Valeurs paysagères et patrimoniales
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Le territoire de l’Oisans présente un patrimoine urbain
et un patrimoine bâti très diversifié, d’une grande
richesse, qui raconte et témoigne de l’histoire locale,
des adaptations de l’homme à la montagne et de
l’utilisation des ressources.
Patrimoine urbain
• Implantation
La majorité des groupements est implanté en altitude
sur les versants, à proximité des terrains propices à la
culture, privilégiant une topographie accueillante (replat
ou pente la moins forte) et les sites ensoleillés de l’adret.
Les fonds de vallée ont été peu occupés (risques
naturels et marécages) hormis les hameaux sous les
eaux du lac de Chambon et quelques implantations
juste au-dessus (Le Freney, Venosc). Le développement
des voies de communication dans les fonds de vallée
au 19e s. a généré un développement du bâti.
Livet
Gavet
Rioupéroux
Huez
Villard-Reculas
Villard-
Reymond
Villard-
Notre-
Dame
Oulles
Ornon
Allemond Oz
Vaujany
Besse-en-Oisans
Clavans
Mizoën
Mont-de-Lans
Le Freney-
d’Oisans
Auris
Venosc
Saint-Christophe-en-Oisans
La GardeSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 93
• Regroupement des constructions
Les constructions sont regroupées en hameaux ou villages (hormis les chalets d’alpage ou les grosses fermes de la plaine de Bourg-d’Oisans isolés), généralement structuré autour d’un axe. Le regroupement répond notamment à l’économie de terres agricoles (valoriser les terres cultivables dans un contexte où la topographie et l’ensoleillement étaient déterminant), à l’économie de moyens (optimiser et rentabiliser les services de proximité et la réalisation d’infrastructures), à l’économie d’énergie (habitat groupé et positionnement du bâtiment sur la parcelle), aux longs hivers et aux risques naturels (exemple : le hameau de la Vilette, compris entre deux couloirs d’avalanches, se développe en hauteur dans la pente).
Chaque groupement est particulier et s’adapte aux conditions de pente, d’orientation, d’accès... :
- Sur les terrains les plus abrupts : le bâti est étagé dans la pente. Les voies principales suivent les courbes de niveau tandis que les voies secondaires sont perpendiculaires à la pente (ex. Cuculet à Mont-de-Lans).
- Sur les terrains en pente moins forte, les voies dessinent parfois la forme d’un peigne (ex. Clavans d’en Haut)
- Sur les terrains les plus plats : la structure en hameau-rue domine, les constructions s’étirent le long d’une voie (ex. Livet), mais il existe aussi des structures avec quadrillage de ruelles (ex. Le Rivier-d’Ornon).
Valeurs paysagères et patrimoniales
Sources : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.107
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Patrimoine urbain (suite)
Le patrimoine «urbain»
Le patrimoine «urbain» est un patrimoine
remarquable à Clavans. En effet, c’est l’organisation
des bâtiments entre eux, sous la forme d’un
ensemble groupé, autour et le long de la route
principale, intégrés dans la pente qui est la première
caractéristique de la commune. Cette caractéristique
est porteuse de la qualité de chaque village de
Clavans, de son image, de son attrait pour le cadre
de vie comme de son attrait touristique.
Clavans le Bas groupé avec ses toits gris qui
contrastent avec son environnement vert. L’église
domine l’ensemble depuis le point haut.
Clavans le Haut se développe le long de la rue
principale et vers le bas. Les bâtiments sont tous
orientés vers le sud.
Les bâtiments sont intégrés dans la pente, ils Les jardins sont souvent regroupés, offrant ainsi des
Clavans le Haut.
La bâti s’implante
perpendiculairement
à la rue principale,
les bâtiments sont
accolés, ouverts vers
le sud.
V. PATRIMOINE URBAIN
SILHOUETTE GENERALE
ISÈRE | Besse en Oisans | A.V.A.P. | Rapport de présentation | Novembre 2012 46
ANCRAGE
RAYONNEMENT
Ancrage des pignons Nord dans le versant Pignons Nord peu émergents Façades Nord sur un seul niveau
Pignons Sud ouverts sur la vallée de la Salse, extrémité Est du village Pignons Sud ouverts sur la vallée de la Salse, centre du village
Pignons Sud ouverts sur la vallée de la Salse, extrémité Ouest
du village
ANCRAGE
RAYONNEMENT
Ancrage des pignons Nord dans le versant Pignons Nord peu émergents Façades Nord sur
Besse : le rayonnement du village au sud contraste avec l’ancrage du bâti au nord dans le versant. Source : AVAP de Besse Source : carte communale de Clavans
V. PATRIMOINE URBAIN
SILHOUETTE GENERALE
ISÈRE | Besse en Oisans | A.V.A.P. | Rapport de présentation | Novembre 2012 46
ANCRAGE
RAYONNEMENT
Ancrage des pignons Nord dans le versant Pignons Nord peu émergents Façades Nord sur un seul niveau
Pignons Sud ouverts sur la vallée de la Salse, extrémité Est du village Pignons Sud ouverts sur la vallée de la Salse, centre du village
Pignons Sud ouverts sur la vallée de la Salse, extrémité Ouest
du village
ANCRAGE
RAYONNEMENT
Ancrage des pignons Nord dans le versant Pignons Nord peu émergents Façades Nord surSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 94
• Réseau viaire
Les ruelles (pentues et étroites pour limiter la neige
et les vents froids) étaient souvent pavées avec des
blocs ou galets trouvés à proximité. Certaines restent
enherbées. Pour protéger le pied des murs contre
l’humidité, des dalles de pierre ou des lauzes inclinées
étaient disposées à l’automne.
• Silhouettes bâties
Le caractère très groupé du bâti, son adaptation au
site (réseau viaire, proximité des volumes, sens de
faîtage...) et son implantation dans la pente, constituent
un patrimoine urbain important à l’échelle du territoire
et confèrent aux villages et hameaux des silhouettes
remarquables bien identifiables dans le paysage.
La silhouette de Besse-en-Oisans constitue l’une des
plus remarquables avec un «effet carapace» (proximité
des volumes bâtis entre eux et avec le relief qui permet
au village de se protéger des tourments de l’hiver) très
prononcé et très spécifique, protégée et valorisée par
une Aire de Protection et de Valorisation du Patrimoine.
• Transitions et liens entre bâti et cultures
En limite des groupements, et parfois à proximité
immédiate des maisons, de petits jardins potagers et/
ou arbres fruitiers accompagnent la silhouette bâtie et
font transition avec les terres cultivées.
Pour accéder aux terres et les rendre plus productives
des chemins, des murs et de gros travaux d’épierrement
ont été réalisés. Les jardins, les anciens chemins et les
clapiers gardent la mémoire de ce travail séculaire.
Valeurs paysagères et patrimoniales
ISÈRE | Besse en Oisans | A.V.A.P. | Rapport de présentation | Novembre 2012 44
SILHOUETTE GENERALE :
Besse est caractérisée par son urbanisme d’habitat regroupé.
Les toits des bâtiments serrés les uns aux autres forment une carapace homogène, très liée au relief, qui permet au village de se protéger des tourments de l’hiver.
Les lignes de faîtages sont dans le sens de la plus grande pente permettant d’ouvrir largement les façades pignon sur le Sud. Le rayonnement du village au Sud contraste ainsi avec l’ancrage du bâti, au Nord, dans le versant de la vallée de la Salse. La plupart des faîtages ne sont pas horizontaux mais accompagnent la pente. Cette proximité des volumes bâtis avec le relief renforce le principe du village « carapace » que seul domine le clocher de l’église, excentré au Nord-Est du village.
L’effet de « carapace » du village est extrêmement visible depuis de nombreux points de vue aux alentours. Le village est d’ailleurs reconnu pour cette caractéristique. La vision depuis le Nord montre une « mer » claire de pans de toitures dont les lignes directrices des faîtages suivent les pentes vers le « balcon » au-dessus de la Salse. La vision depuis le Sud-Ouest (secteur d’arrivée sur le village) montre l’étagement très resserré des façades pignons (principalement des toitures à deux pans).
La vision depuis le Sud et l’Est rend très perceptible le rapport du village à la pente avec ses bâtiments regroupés, juste au-dessus du ravin de la Salse, dominés par l’église dont le clocher se détache nettement, protégeant le village.
Vue schématique du village
Coupe schématique sur le village
«Effet carapace» du village de Besse
Source : AVAP de Besse
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Patrimoine urbain (suite)
9
Le paysage Clavans le Haut
facilement
is en valeur
chant
Le charme de Clavans le Haut se dévoile lorsque l’on arpente les espaces arrières de la rue principale. Toute la partie est, avec ses anciennes fermes tout en longueur, ses venelles et son ensemble de jardins, en font un lieu poétique et remarquable.
par de petits
Clavans verger, structure bâtie, patrimoine rural (source : carte communale)
Livet-et-Gavet - Les Clots
Jardins potagers
Vaujany - La Condamine Mizoën
Besse-en-OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 95
Patrimoine urbain (suite)
Valeurs paysagères et patrimoniales
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Le bâti dessine en creux les rues.
Des coeurs d'îlot construits ou en jardins.
Les façades sur rue dessinent l'espace public. Les façades arrières sont plus so- bres. Une diversité du bâti mais des caractéristiques communes.
Quelle évolution des coeur d'îlots construits ? Comment encadrer l'évolution des granges, ateliers, etc. ?
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Le bâti dessine en creux les rues.
Des coeurs d'îlot construits ou en jardins.
Les façades sur rue dessinent l'espace public. Les façades arrières sont plus so- bres. Une diversité du bâti mais des caractéristiques communes.
Quelle évolution des coeur d'îlots construits ? Comment encadrer l'évolution des granges, ateliers, etc. ?
• Patrimoine de centre-bourg
La commune du Bourg d’Oisans, chef-lieu du canton,
comporte le centre-bourg le plus constitué du territoire.
Le patrimoine urbain est composé de maisons de
villes alignées sur rue et formant des îlots, plus ou
moins ouverts, qui se sont densifiés avec le temps. Les
bâtiments possèdent des caractéristiques communes.
Les façades sont composées, les hauteurs sont de
type rez de chaussée + deux niveaux en général. Dans
ce coeur dense, les rez de chaussée étaient souvent
commerciaux, ils le sont encore mais de manière plus
concentrée. Des fermes étaient également présentes.
Le patrimoine bâti ordinaire
Le bourg rural et commerçant
Le bourg est composé de plusieurs typologies bâties
qui ont en commun un alignement sur la rue et des
coeurs d'îlots construits la plupart du temps ou parfois
ouverts. Les bâtiments possèdent des caractéristiques
architecturales communes, des modénatures parfois,
selon le type de bâtiment. Les façades sont compo-
sées (alignement des baies), les hauteurs des bâti-
ments sont de type R+2 en général.
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Maison d'habitation à usage agricole
Immeuble d'habitation avec encadre-
ments moulurés en ciment et lambre-
quins aux fenêtres
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Rue commerçante, commerces en rdc et habitations à
l'étage, façades colorés, volets en bois peints, souvent
persiennés. Les enduits sont colorés dans des teintes
douces.
Le patrimoine bâti ordinaire
Le bourg rural et commerçant
Le bourg est composé de plusieurs typologies bâties
qui ont en commun un alignement sur la rue et des
coeurs d'îlots construits la plupart du temps ou parfois
ouverts. Les bâtiments possèdent des caractéristiques
architecturales communes, des modénatures parfois,
selon le type de bâtiment. Les façades sont compo-
sées (alignement des baies), les hauteurs des bâti-
ments sont de type R+2 en général.
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Maison d'habitation à usage agricole
Immeuble d'habitation avec encadre-
ments moulurés en ciment et lambre-
quins aux fenêtres
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Rue commerçante, commerces en rdc et habitations à
l'étage, façades colorés, volets en bois peints, souvent
persiennés. Les enduits sont colorés dans des teintes
douces.
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Le bourg rural et commerçant
Le bourg est composé de plusieurs typologies bâties
qui ont en commun un alignement sur la rue et des
coeurs d'îlots construits la plupart du temps ou parfois
ouverts. Les bâtiments possèdent des caractéristiques
architecturales communes, des modénatures parfois,
selon le type de bâtiment. Les façades sont compo-
sées (alignement des baies), les hauteurs des bâti-
ments sont de type R+2 en général.
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Maison d'habitation à usage agricole
Immeuble d'habitation avec encadre-
ments moulurés en ciment et lambre-
quins aux fenêtres
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Rue commerçante, commerces en rdc et habitations à
l'étage, façades colorés, volets en bois peints, souvent
persiennés. Les enduits sont colorés dans des teintes
douces.
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Le bourg rural et commerçant
Le bourg est composé de plusieurs typologies bâties
qui ont en commun un alignement sur la rue et des
coeurs d'îlots construits la plupart du temps ou parfois
ouverts. Les bâtiments possèdent des caractéristiques
architecturales communes, des modénatures parfois,
selon le type de bâtiment. Les façades sont compo-
sées (alignement des baies), les hauteurs des bâti-
ments sont de type R+2 en général.
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Maison d'habitation à usage agricole
Immeuble d'habitation avec encadre-
ments moulurés en ciment et lambre-
quins aux fenêtres
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Rue commerçante, commerces en rdc et habitations à
l'étage, façades colorés, volets en bois peints, souvent
persiennés. Les enduits sont colorés dans des teintes
douces.
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Le bourg rural et commerçant
Le bourg est composé de plusieurs typologies bâties
qui ont en commun un alignement sur la rue et des
coeurs d'îlots construits la plupart du temps ou parfois
ouverts. Les bâtiments possèdent des caractéristiques
architecturales communes, des modénatures parfois,
selon le type de bâtiment. Les façades sont compo-
sées (alignement des baies), les hauteurs des bâti-
ments sont de type R+2 en général.
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Maison d'habitation à usage agricole
Immeuble d'habitation avec encadre-
ments moulurés en ciment et lambre-
quins aux fenêtres
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Rue commerçante, commerces en rdc et habitations à
l'étage, façades colorés, volets en bois peints, souvent
persiennés. Les enduits sont colorés dans des teintes
douces.
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Le bourg rural et commerçant
Le bourg est composé de plusieurs typologies bâties
qui ont en commun un alignement sur la rue et des
coeurs d'îlots construits la plupart du temps ou parfois
ouverts. Les bâtiments possèdent des caractéristiques
architecturales communes, des modénatures parfois,
selon le type de bâtiment. Les façades sont compo-
sées (alignement des baies), les hauteurs des bâti-
ments sont de type R+2 en général.
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Maison d'habitation à usage agricole
Immeuble d'habitation avec encadre-
ments moulurés en ciment et lambre-
quins aux fenêtres
Coeur d'ilôt ouvert avec arrière de commerces, d'im-
meubles d'habitation et des bâtiments anciennement
agricoles
Rue commerçante, commerces en rdc et habitations à
l'étage, façades colorés, volets en bois peints, souvent
persiennés. Les enduits sont colorés dans des teintes
douces.
• Les équipements publics
Les équipements publics présentent des typologies
aisément identifiables, dans les villages comme dans
les bourgs. Ils datent souvent de la fin du XIXème siècle
ou du début du XXème siècle. Ils ont été conçus afin
que leur fonction soit identifiable immédiatement. Ils
peuvent également indiquer le rôle de la commune
dans le territoire ou son niveau de richesse (mairie-
école de Livet et Gavet par exemple).
14
Le patrimoine bâti ordinaire
on d’un notaire,
ouvertures entre
ouvertures et
nil. Chaque porte
La mairie et le bâtiment situé en contrebas (une
«chambre») datent du début du XXème siècle.
Contrairement à la plupart des bâtiments de
la commune, on perçoit que leur usage, même
premier, n’est pas mixte ni agricole. La fonction de
la mairie (ancienne école) est identifiable comme
bâtiment administratif.
Clavans - L'école de la Paute,
architecture caractéristique
des écoles de cette époque
Livet et Gavet - L’ancienne
mairie-école
Le Bourg d’Oisans - L'école
de la Paute, architecture
caractéristique des écoles de
cette époque
Le foyer des années
trente et son architecture
caractéristique
Source : PLU de Bourg d’Oisans
Source : Carte communale de ClavansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 96
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Patrimoine bâti lié à l’habitat et à l’activité rurale
La plupart des maisons paysannes ont une structure
mixte (hormis à Besse où la pénurie de bois à généré
des constructions toutes en pierres) :
- maçonnerie de pierres issues du site, ramassée dans
les éboulis et moraines : schiste lorsqu’il est présent
(entre plaine de Bourg d’Oisans et Haut Oisans), et
galets ou petits blocs de tout venant ailleurs (vallée du
Vénéon notamment). Pour renforcer les maçonneries
et limiter les déperditions de chaleur, les murs sont
couverts d’un enduit protecteur à base de chaux ou
d’un mélange de terre et de chaux.
- ossature de bois : grands volumes ventilés pour le
stockage du fourrage). Les pignons et souvent les
parois latérales sont constitués d’un bardage en
planches qui laissent passer l’air.
Les encadrements des baies du logis sont très souvent
rehaussés d’un badigeon de chaux, dont la teinte claire
tranche avec l’enduit du reste du mur (captage de la
lumière, insertion d’un décor symbolique de protection,
croix, «IHS» : Jésus sauveur des hommes, coeur...).
Trois types d’habitat rural sont présents sur le territoire :
- Maisons permanentes
- Maisons de notables
- Chalets d’alpage
Valeurs paysagères et patrimoniales
13
Vue nord d’un bâtiment tout en longueur. Aucune
ouverture au nord. L’accès à la grange se fait par
une rampe enherbée.
14
Le patrimoine bâti ordinaire
Une façade secondaire de la maison d’un notaire,
mais composée (organisation des ouvertures entre
elles) avec ses portes, ses petites ouvertures et
en haut les trous d’aération du fenil. Chaque porte
devait comporter un escalier.
La partie basse a conservé
son enduit protecteur. Les
barres de toit sont des
arrêts de neige, la galerie
de séchage perdure et les
ouvertures triangulaires
dans la façade servent
d’aération pour le fenil.
Source : Patrimoine en Isère.
Oisans. 2001.
La mairie et le bâtiment situé en contrebas (une
«chambre») datent du début du XXème siècle.
Contrairement à la plupart des bâtiments de
la commune, on perçoit que leur usage, même
premier, n’est pas mixte ni agricole. La fonction de
la mairie (ancienne école) est identifiable comme
bâtiment administratif.
rres.
13
Le patrimoine bâti ordinaire
Coupe et façade d’une maison en longueur à
Clavans le Haut.
Le rez de chaussée se compose d’une écurie
(1) et d’un logis (2), accessibles par une unique
porte. Le fenil occupe l’étage. La galerie de
séchage est suspendue.
La charpente a pour particularité que le coyau
débute à l’intérieur du bâtiment et non sur la
maçonnerie (cf. coupe du haut et photo ci-
dessous).
Source : Patrimoine en Isère. Oisans. 2001.
Vue nord d’un bâtiment tout en longueur. Aucune
ouverture au nord. L’accès à la grange se fait par
une rampe enherbée.
Photo du même bâtiment en 2000 et 2012 à Clavans
le Haut. Les galeries de séchage sont exposées au
sud. La rampe d’accès à la grange est cachée en
2012 par un appentis. Les réserves de bois sont
intégrées au bâtiment. Le caniveau traditionnel en
pierre a disparu.
Source photo ci-dessus: Patrimoine en Isère. Oisans. 2001.
Source : carte communale de Clavans
Vallée de l’Eau d’Olle - Le Rivier d’Allemond
Source : DREAL - 7 familles de paysages
Venosc
St-Christophe en OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 97
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Patrimoine bâti lié à l’habitat et à l’activité rurale (suite)
• Maisons permanentes
Les maisons traditionnelles sont unitaires, la plupart
regroupent sous un même toit le logis, l’écurie et la grange.
- Maisons trapues (devenues rares) : maison de petite
taille, adossées à la pente, comprenant écurie et logis
au rez-de-chaussée et surmontées d’une grange. Porte
d’écurie, porte du logis et petite fenêtre sont percées
dans le pignon aval.
- Maisons en profondeur : amélioration des précédentes.
L’écurie est repoussée à l’arrière avec une porte sur le
côté. Dans certains cas des chambres sont situées à
l’étage avec un escalier intérieur d’origine ou un escalier
extérieur accroché à la façade qui révèle la transformation
de la grange. > Principalement dans les secteurs de
moyennes et fortes pentes (vallée de l’Eau d’Olle, de
la Haute-Romanche, du Vénéon et villages de Villard
Reculas, Oulles, Villard-Reymond et Villard Notre Dame.
- Maisons en longueur : les terrains en pente douce ou
plats ont permis l’implantation de maisons où l’écurie, la
remise et l’accès à la grange sont disposés côte à côte.
Les portes et fenêtres sont percées dans le mur goutterau.
> Nombreuses au Rivier d’Ornon, à Clavans (où elles sont
souvent mitoyennes) et dans la plaine du Bourg-d’Oisans.
Par économie d’espace, les maisons paysannes ne
disposent pas de véritables cours. Parfois seule la
largeur de la dépassée de toiture suggère une limite.
Pour compenser le manque de place, un ou plusieurs
niveaux de galeries en bois (sobres ou ouvragées)
ont été construits : séchage du linge et des produits
agricoles, stockage des fagots ou blettes (briques de
crottin de mouton ou chèvre tassées et séchées puis
utilisées comme combustibles).
Valeurs paysagères et patrimoniales
Sources : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.128
Maison trapue de la vallée de l’Eau-d’Olle Maisons en profondeur
2a : Ici, une demi-croupe, probablement récente, offre moins de prise au vent
Maisons en longueur
3a : maison en longueur et chambre à Clavans
3b : maison en longueur de la plaine de Bourg d’Oisans
3c : maisons en longueur mitoyennes, caractéristiques de ClavansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 98
Valeurs paysagères et patrimoniales
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Patrimoine bâti lié à l’habitat et à l’activité rurale (suite)
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Les fermes des Sables
Ces fermes se caractérisent par un dispersement dans
le long de la route départementale. Elles sont implan-
tées et construites sur un même modèle, perpen-
diculaires à la RD, adossées à un chemin située au
nord avec une façade nord quasiment aveugle et une
longue façade sud, avec une partie habitable au plus
proche de la RD et des extensions agricoles sous un
même volume.
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Les fermes des Sables
Ces fermes se caractérisent par un dispersement dans
le long de la route départementale. Elles sont implan-
tées et construites sur un même modèle, perpen-
diculaires à la RD, adossées à un chemin située au
nord avec une façade nord quasiment aveugle et une
longue façade sud, avec une partie habitable au plus
proche de la RD et des extensions agricoles sous un
même volume.
Source : PLU de Bourg d’OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 99
•Maisons de notables
Les maisons de riches laboureurs, notaires et
bourgeois se différencient de celles des paysans par
leurs caractéristiques architecturales et la qualité de
leurs décors. Elles occupent souvent un emplacement
privilégié au coeur du village ou en hauteur dominant
ainsi les autres habitations. Leur répartition est inégale
sur le territoire (7 sont conservées sur Le Freney et
Auris, 1 dans vallée de la Lignarre).
Ces maisons sont souvent constituées de bâtiments
dissociés (grange, écurie, chambre…), disposés
autour d’une cour fermée (mur relativement haut) et
accessibles par celle-ci. Il existe souvent un petit jardin
potager associé à la construction.
Le logis dévoile une volonté de marquer la différence
sociale par l’architecture : bâtiment souvent trapu,
volume important, toit à quatre pans, et dépassées
de toiture moins importantes que sur les maisons
paysannes, généralement portées par des corniches,
décors en trompe-l’oeil ou en relief. Il n’y a pas de
bardage bois et les galeries de séchage sont rares.
Valeurs paysagères et patrimoniales
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Patrimoine bâti lié à l’habitat et à l’activité rurale (suite)
• Chalets d’alpage (habitat temporaire de l’alpage)
Les montagnes de l’Oisans sont utilisées autant pour :
- La transhumance ovine : activité d’hommes seuls qui
a généré peu de constructions remarquables excepté
quelques modestes cabanes de bergers et parcs où
troupeau est rassemblé.
- La remue des bovins : activité qui engage la vie de
famille, plutôt femmes et enfants en Oisans, durant
plusieurs mois, a justifié la construction de bâtiments
nombreux et divers.
Deux types de chalets en fonction des usages :
- Chalets de mi-saison : souvent proches des
hameaux, bâtiments relativement importants avec
grands fenils.
- Chalets d’estive : habituellement plus petits,
généralement unitaires. Accroches au terrain
et architectures varient mais les fonctions sont
identiques : petits logis, écurie pour vaches, espace
pour préparer beurre et fromage, cave, petit fenil et
petit bûcher.
• Autres dépendances
- Caves (pour protéger de la chaleur et du gel les produits
essentiels) : elles peuvent constituer de petits édicules
indépendants et semi-enterrés, édifiés à distance, ou être
intégrées ou accolées au logis, à l’écurie ou au chalet d’estive.
- Chambres : bâtiments en pierres aux façades soignées,
indépendant mais proche de l’habitation principale. Le
propriétaire y entrepose ce qu’il veut préserver en cas
d’incendie du logis ou du fenil (récoltes, objets précieux).
La chambre peut également servir d’annexe au logis
(jeune couple ou domestiques pour grande exploitation).
Les chambres se répartissent sur tout le territoire, hormis
dans la vallée de l’Eau-d’Olle, la basse vallée de la
Romanche et Besse où les constructions en pierres (en
raison de pénuerie de bois) limitent le risque d’incendie.
- Très souvent, du fait de l’absence de sources à
proximité du bâti et de la nature des sols qui autorise
peu de puits, des fontaines et lavoirs ne sont aménagés
qu’à la fin du 19e s. et au début du 20e. s.
- Moulins à grain Moulins à huille (noix) qui utilisent
force motrice des torrents
- Fours : ils constituent un équipement indispensable de
la vie quotidienne jusqu’au milieu du XXe s. Certains fours
sont à l’écart des habitations, d’autres intégrés au bâti.
Chalet d’estive dissocié à Montfrais à Vaujany
Sources : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.134
Chalet de mi-saison aux Prés à
Clavans
Chalet d’estive au col du Sabot à Vaujany :
presque totalement enterré pour permettre
aux avalanches de glisser dessusSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 100
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans / AVAP de Besse
Patrimoine bâti lié à l’activité rurale et artisanale
Le territoire dévoile un très grand nombre de moulins
(environ 170 sites ont été recensés, la plupart ayant
fonctionné durant le 19e s.), situés au bords des torrents
et au fond des vallées encaissées. L’éloignement des
villages et des hameaux, éparpillés dans un relief très
compartimenté, et les difficultés de communication,
ont incité à la création de moulins dans chacune des
petites communautés comme le four à pain (besoin
d’autosuffisance).
Les emplacements des moulins étaient souvent
favorables à l’installation d’autres industries utilisant
l’énergie hydrauliques et ont souvent évolué. Les
anciens moulins de Sarenne ont fait place en 1886 à
une usine de tissage puis à une centrale électrique.
La plupart des moulins étudiés sont aujourd’hui en
ruines ou disparus, détruits par les risques naturels
(crues, avalanches) ou par divers aménagements
(barrage par exemple).
Certains de ces petits moulins possèdent encore
tout leur équipement grâce à des particuliers ou
associations qui les entretiennent (La Bérarde, St-
Christophe). D’autres sont transformés en résidence
secondaire (Vaujany, St-Christophe, Allemont) ou en
gîte (Le Freney). Le plus souvent les béals d’amenée
d’eau ont disparu ou ont été comblés.
Les moulins constituent un patrimoine menacé
nécessitant entretien et préservation. Dans ce sens,
le moulin de Besse-en-Oisans a fait l’objet d’une
réhabilitation, sa valorisation et son ouverture au public
est projetée.
Valeurs paysagères et patrimoniales
Les exploitations du fer (extraction du minerai et
transformation) ont été nombreuses dans les basses
vallées de l’Eau d’Olle et de la Romanche. La fonderie
royale d’Allemond date de 1768 et se distingue des
établissements traditionnels (étendue du site, qualité
architecturale du bâti, jardins à la française...).
Vue de la fonderie d’Allemont - Gravure par Cl. Fessard, vers 1775 (source : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001)SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 101
Valeurs paysagères et patrimoniales
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
Patrimoine religieux
Au 17e et 18e s. les églises de Besse, Vaujany, Le Freney,
Oz, Venosc, Clavans, Mont-de-Lans, La Garde, Ornon
et Auris suivent en grande partie le même modèle :
édifices de plan rectangulaire, avec une toiture à deux
pans couverte en ardoises, les clochers, de section
carrée, sont entièrement en tuf. A Livet, Bourg-d’Oisans,
Oulles et St-Christophe, les flèches des clochers sont
couvertes d’ardoises.
Les deux prieurés de La Garde et du Bourg d’Oisans, fondations
médiévales, demeurent au centre du réseau paroissial.
Au 19e s. de nouvelles églises sont édifiées (Bourg-
d’Oisans, Le Freney, Oulles, Huez, Ornon, Besse, Oz,
Vaujany, Allemont, Mizoën, Livet), alors que d’autres
sont agrandies ou «rhabillées» (Villard-Reymond, Auris,
Venos, Villard-Reculas, et probablement Clavans et St-
Christophe). Rares sont celles qui sont peu touchées
(La Garde, Villard-Notre-Dame, Mont-de-Lans).
Le tuf domine à Auris, Besse, Huez, Mizoën et Oz. Le ciment
moulé est présent à Allemont, Livet, Mizoën et Vaujany.
> Deux églises romanes : Saint-Pierre-de-Venosc et
Saint-Julien d’Auris.
> Des clochers remarquables : Vaujany (moellons de
schistes, piqués de rangées régulières de trous de
boulins, appareil de tuf aux chaîne d’angle et à l’étage
des baies), Le Freney (même technique de construction
de schiste et de tuf, Mont-de-Lans, Ornon.
De nombreux petits édifices, chapelles et oratoires,
construits à l’époque moderne, ponctuent le territoire.
Le cimetière de Saint-Christophe-en-Oisans, lieu de
mémoire sur l’histoire de l’alpinisme en Oisans. Quelques
tombes remarquables de notables dans les cimetières
de Bourg-d’Oisans, de Mont-de-Lans et d’Huez, souvent
agrémentées de motifs de fleurs de pensée.
Le réseau des chapelles en 1757
Source : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.174
Oratoires
Source : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.176
Le petit patrimoine tel que fontaines, bassins, puits,
fours, qu’ils soient privés ou publics, est présent sur
la commune. Le patrimoine religieux est présent
également à travers l’église, la chapelle à Clavans le
Haut et de nombreux oratoires qui sont à préserver.
e est un peu
De nombreux oratoires sont présents sur le territoire
de l’Oisans, et particulièrement le long de la route
de Clavans.
Source : Patrimoine en Isère. Oisans. 2001.
Le petit patrimoine bâti
et le patrimoine religieux
Bassin en pierre à Clavans le Bas.
En haut, oratoire situé entre Clavans le Haut et le Perron.
En bas, oratoire à l’entrée du Perron.
VI. PATRIMOINE ARCHITECTURAL
PATRIMOINE RELIGIEUX
ISÈRE | Besse en Oisans | A.V.A.P. | Rapport de présentation | Novembre 2012 56
CHAPELLE SAINT-ROCH à BONNEFIN :
construite en 1655, elle est dédiée à Saint-Roch..
un fond de tableau représentant Saint-Antoine, Saint-Roch et Saint-Sébastien. détruite en 1966 par une avalanche.
reconstruite par les habitants et l’abbé Vaudaine, et bénite le 20 Avril 1967 par Mgr Fougerat.
CHAPELLE NOTRE DAME DES SEPT DOULEURS :
appelée aussi Chapelle Notre Dame de Pitié, Chapelle de la Croisette ou Chapelle de Très La Ville.
construite en 1668 par André Roux.
derrière l’autel, un grand tableau de Notre Dame des Sept Douleurs.
CHAPELLE SAINT ROCH - BONNEFIN
CHAPELLE NOTRE-DAME DES SEPT DOULEURS
Source : carte communale de Clavans Source : AVAP de Besse
Eglise d’Huez
Eglise de
VenoscSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 102
Valeurs paysagères et patrimoniales
Pour les accueillir les alpinistes britanniques, puis les
«voyageurs», et «touristes» viennent découvrir les sites
pittoresques de l’Oisans, se développent les clubs
d’alpinisme (accompagnement des «excursions),
et à Bourg d’Oisans essentiellement : de grands
établissements hôteliers (Hôtel de l’Oberland français,
Grand hôtel, Hôtel Ramel, Hôtel des Alpes), des
restaurants, des villas de villégiature, des appartements
meublés, généralement construits à l’écart du centre et
contrastant avec l’architecture vernaculaire.
En altitude, la découverte du massif s’accompagne peu
à peu de la construction de refuges pour les alpinistes.
- Dans un premier temps, le Club Alpin Français et la
Société des Touristes du Dauphiné, utilisent d’anciens
lieux habités, cavités naturelles ou abris sous roche qui
ne nécessitent que la construction d’un ou deux murs,
ou des chalets d’alpage.
- Puis c’est la construction (1875-1925) de refuge-abris
en pierres (Refuges des Grandes Rousses, de la Selle,
de Bonne-Pierre...) et constructions préfabriquées avec
charpente en bois préparées dans la vallée (refuges du
Promontoire, des Ecrins, de l’Aigle...).
- A partir de 1940, plusieurs grands refuges sont mis en
chantier par l’Etat (Service Equipement de la Montagne
; refuges de l’Alpe du Pin, de Temple-Ecrins, de la
Pilatte, du Chatelleret).
- Puis dès les années 1960, l’hélicoptère révolutionne
l’art de construire en altitude en amenant des matériaux
légers (charpente métallique ou bois préparée en
atelier ; refuges du Promontoire, de la Selle).
- Depuis les années 1980, l’autonomie énergétique est
recherchée et le confort est amélioré.
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
Patrimoine bâti lié au tourisme
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire / re-
marquable ?
Le bourg industriel et touristique,
le développement de l'hydroélectricité
L'hôtel de Milan
La centrale hydro-électrique
Villa de villégiature
Façade de l'hôtel des Alpes
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire / re-
marquable ?
Le bourg industriel et touristique,
le développement de l'hydroélectricité
L'hôtel de Milan
La centrale hydro-électrique
Villa de villégiature
Façade de l'hôtel des Alpes
PLU du Bourg d’Oisans
Milan
e hydro-électrique
Villa de villégiature
Façade de l'hôtel des Alpes
Source : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.153-155
Refuge du vallon de la Selle (PN Ecrins)
Refuge du du Carrelet, St-
Christophe (Musée Dauphinois)
Refuge du Lac Noir, Mont de Lans
(Musée Dauphinois)
Source : PLU de Bourg d’OisansSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 103
Sous-titre
Texte
Texte
Valeurs paysagères et patrimoniales
Livet
les Roberts
Rioupéroux
Salignière
les Clavaux
Gavet
les Ponants
Centrale souterraine de
Bâton
Prise d’eau de Livet
Centrale de Livet
Centrale des Vernes
Prise d’eau des Roberts
Centrale des Roberts
Prise d’eau de Rioupéroux
Centrale de Rioupéroux
Prise d’eau des Clavaux
Centrale des Clavaux Prise d’eau de Pierre Eybesse
Centrale de Pierre Eybesse
secteur des Gorges, lit rectiligne naturel
- Les nombreux ouvrages hydroélectriques
(centrales et prises d’eau) marquent la rivière et
ponctuent la traversée des gorges. Le patrimoine
industriel est un élément fort de l’histoire de cette
vallée, il pourrait participer à la valorisation de la
rivière. Il faudrait pour cela travailler sur sa visibilité,
sa valorisation, ou encore sa reconversion.
- Les villages ponctuent notre traversée le long des
gorges. Aujourd’hui, la question de leur relation à la
rivière se pose.
Livet
les Roberts
Rioupéroux
les Ponants
Centrale de Livet
Centrale des Vernes
Prise d’eau des Roberts
Centrale des Roberts
Prise d’eau de Rioupéroux
Source : Esquisses paysagères pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP/CG38 - mars 2010
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
http://www.isere-patrimoine.fr
Patrimoine bâti industriel et né de l’industrie
• Le patrimoine industriel
Les centrales et les barrages de l’Oisans illustrent par
leur diversité l’essor de l’industrie née de la houille
blanche et un siècle de production énergétique.
Chaque centrale comprend :
- Le bâtiment abritant la production,
- À l’amont : prise d’eau, canal d’amenée d’eau,
chambre de mise en charge, conduite forcée, vannes...
- Au niveau de la centrale et à l’aval : poste de transformation,
départ des lignes électrique, canal de fuite...
La majorité des centrales de la Romanche (Livet I, les
Roberts, Rioupéroux, les Clavaux et Pierre-Eybesse)
relèvent d’un modèle simple et fonctionnel. Elles
consistent à l’origine en un bâtiment allongé, aux
façades symétriques, couvert d’une toiture à deux pans
abritant la salle des machines où les groupes (turbines)
sont disposés en rang (http://www.isere-patrimoine.fr).
Certaines centrales sont des édifices monumentaux,
«temples de l’énergie» (les Vernes, Livet II) reflétant la
toute-puissance des constructeurs, avec un traitement
architectural original et des matériaux «nouveaux» mis
en avant (ciment, métal).
Ces centrales constituent un patrimoine industriel,
architectural et urbain exceptionnel, témoignages
symboliques et historiques de l’évolution industrielle
régionale. Leur état de conservation et l’existence
encore des différents éléments composant la centrale
(bâtiment, prise d’eau, canal...) ainsi que les différentes
époques de construction et modernisation font la
singularité et la richesse de ce patrimoine à l’échelle
nationale.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 104
Valeurs paysagères et patrimoniales
Centrale des Vernes. Sources : http://www.isere-patrimoine.fr
- La centrale des Vernes construite par Charles Albert Keller en 1918 (classée Monument Historique), dévoile une architecture en maçonnerie de pierres jointoyées, des appareillages en ciment moulés, un grand escalier monumental, un jardin paysagé à la française autrefois ouvert au public...
- Les centrales de Livet : le bâtiment
de Livet I (1898) est une grande
halle de forme rectangulaire en
pierre avec une toiture à charpente
métallique. Le bâtiment de Livet II
(1905) plus grand que le 1er reflétait
autrefois l’image de marque de la
vallée avec sa façade de métal et de
verre caractéristique dès l’époque,
et ses détails décoratifs.
- La centrale des Roberts (1915) : bâtiment
rectangulaire de type halle industrielle, construite
suivant les techniques traditionnelles de la deuxième
moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle,
accessible par un pont métallique, présente un soin
particulier pour les façades sud et ouest les plus
visibles depuis la route (baies disposées de façon
régulière, brique, ciment moulé)
Centrales de Livet. Sources : http://www.isere-patrimoine.fr
Centrale des Roberts. Sources : http://www.isere-patrimoine.fr
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
http://www.isere-patrimoine.fr
Patrimoine bâti industriel et né de l’industrie (suite)
• Le patrimoine industriel (suite)
Des éléments associés aux bâtiments (conduite,
pylônes, vannes...) qui participent à l’identité des
paysages et rappellent l’activité industrielle
Sources : http://www.isere-patrimoine.frSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 105
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
http://www.isere-patrimoine.fr
Patrimoine bâti industriel et né de l’industrie (suite)
Valeurs paysagères et patrimoniales
- La centrale de Rioupéroux (1917) de conception architecturale proche de celle de Livet I et des Roberts, mais un peu plus grande. Elle conserve la première conduite forcée de la vallée, construite en 1867.
- La centrale double des Clavaux (1905 et 1931) : les bâtiments reprennent l’architecture de l’époque (Livet I, les Roberts, Rioupéroux). Le bâtiment de Clavaux II a été ensuite repris avec la mise ne place d’un toit terrasse.
Centrale de Rioupéroux. Sources : http://www.isere-patrimoine.fr
- La centrale de Pierre-Eybesse II (1924) et III (1959) : les bâtiments ne sont pas visibles depuis la route. Le bâtiment de Pierre-Eybesse II est une construction de plan rectangulaire de type halle industrielle avec un souci esthétique quasi-inexistant. Le bâtiment de Pierre-Eybesse III est de plan rectangulaire et appartient à la famille des hangars industriels ou agricoles de la seconde moitié du XXe siècle avec peu de recherche architecturale mais des détails constructifs de la structure et des aménagements soignés. - La centrale du Verney, sur l’Eau d’Olle construite en 1909 par Maurice Bergès : vaste halle abritant la salle des machines, grandes baies
appareillées en brique et pierre factice, une architecture élégante aux proportions généreuses.
- La centrale de Pont-Escoffier sur le Vénéon construite en 1944 : long bâtiment en béton armé, environnement paysagé.
Centrale des Clavaux. Sources : http://www.isere-patrimoine.fr
• Le patrimoine industriel (suite)
Pour rentabiliser les coûts de production et augmenter la
production hydroélectrique, Électricité de France (EDF)
réalise actuellement un aménagement hydroélectrique
majeur comprenant un barrage prise d’eau à Livet,
une conduite souterraine d’amenée d’eau de 9 km
(sous Belledonne) et une usine souterraine à Gavet.
Cet aménagement va priver d’eau les 6 centrales
«historiques» installées à l’aval (Livet, Les Vernes, les
Roberts, Rioupéroux et Pierre-Eybesse) qui vont de fait
cesser leur activité. Quel devenir pour ces bâtiments qui
seront désaffectés ?
Centrale de Pierre-Eybesse.
Sources : http://www.isere-patrimoine.fr
Enjeux patrimoniaux forts pour les centrales de la
basse vallée de la Romanche :
- Conserver et mettre en valeur (reconversion,
rénovation, requalification) le patrimoine industriel
remarquable d’un point de vue architectural ou
historique
- Veiller à la préservation, par souci de cohérence
et de compréhension, des différents éléments
composant la centrale et des différentes centrales
présentant des liens entre elles
- Démanteler les structures présentant un intérêt
architectural et industriel moindre : reconvertir les
sites, renaturer la rivière ?SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 106
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
http://www.isere-patrimoine.fr
Patrimoine bâti industriel et né de l’industrie (suite)
• Le patrimoine bâti né de l’industrie
Livet, Rioupéroux et Gavet ont généré un habitat
spécifique lié à l’industrie de la vallée et destiné à loger
sur place les personnels des usines.
Rioupéoux
Le groupement de Rioupéroux est quasi-entièrement
né de l’industrialisation.
Des immeubles sont construits par les particuliers ou
investisseurs avec l’objectif de louer des chambres.
Ils présentent 3 ou 4 niveaux, une façade sur rue
relativement soignée (décors, encadrements de portes
et de fenêtres moulurés, balcons en ferronerie...) et
accueillent des commerces en rez-de-chaussée.
La petite cité ouvrière de Firminy regroupe 6 maisons
alignées, comprenant chacune 4 logements, avec une
architecture répétitive reprenant le modèle d’habitat
ouvrier répandu à l’époque.
L’habitat du personnel de direction et d’encadrement
est regroupé au sein d’une cité créée dans le
prolongement de l’ancien hameau de Salinière. La
hiérarchie professionnelle est ici lisible selon un axe est-
ouest. A l’entrée la maison du directeur (imposante avec
vaste jardin d’agrément), puis celle du sous-directeur
et de l’autre côté de la rue, celles des ingénieurs (plus
petites)...
Valeurs paysagères et patrimoniales
Sources : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.201
Cité de la Salinière - Sources : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001,
p.199
Carte postale ancienne de Rioupéroux - Source : netSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 107
Patrimoine
Sources : Patrimoine en Isère - Oisans
http://www.isere-patrimoine.fr
Patrimoine bâti industriel et né de l’industrie (suite)
• Le patrimoine bâti né de l’industrie (suite)
Valeurs paysagères et patrimoniales
Livet
L’habitat du début de 20e s. se fond dans l’ancien, les
maisons dominent et reprennent le plan rectangulaire,
les deux niveaux et le toit à deux pans des maisons
paysannes.
Un immeuble à galeries est conçu pour loger les
ouvriers et leurs familles. Il présente une architecture
très caractéristique (logements de plusieurs pièces sur
trois niveaux accessibles par des coursières en bois).
Le personnel de direction et d’encadrement loge dans
une grande villa à l’architecture insolite (Pavillon Keller-
et-Leleux), dont la distribution des étages répond à la
hiérarchie professionnelle (le dernier étage étant bien
sûr le plus luxueux).
Des équipements collectifs sont construits autour de
la 3e usine (lavoirs, dispensaire, épicerie coopérative,
cantine, cinéma...) forment le nouveau coeur de Livet et
témoignent de la politique patronale paternaliste avec
le pavillon et l’église comme symbole.
Gavet
Les villas des directeurs et ingénieurs s’alignent face à
l’usine et reprennent le registre ornemental de la cité de
Salynière. L’habitat destiné aux ouvriers et contremaîtres
est dispersé et mêlé.
Sources : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.201 et 202
Pavillon Keller-et-Leleux
Label «Patrimoine en Isère»
Sources : Unités paysagères de la
DREAL RA
Immeuble à galeries
Sources : « Oisans», Patrimoine en Isère, 2001, p.200SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 108
Valeurs paysagères et patrimoniales
16
Ce bâtiment, fortement transformé, a perdu toutes
ses qualités d’origine : enduit à la chaux, ouvertures
d’origine, perception des usages d’origine.
Cette façade fortement modifiée a perdu ses
volets en bois et son séchoir qui sont des éléments
typiques. L’enduit au ciment va à terme dégrader la
maison (maintien de l’humidité dans les murs).
Originellement les enduits sont à la chaux (le
mur respire, aspect moins uniforme et plus lisse)
appliqués en couche fine. Les pierres d’angles tout
comme les linteaux ne sont pas destinés à être vus.
Ici, le résultat est grossier et tente de rappeler un
aspect rustique qui n’a jamais existé.
Le ciment sur ce mur en pierre est garant de
désordres à venir dans le mur à terme, car il
maintient l’humidité et accélère la dégradation des
pierres.
La modification des ouvertures est maladroite et
dégrade la façade.
Synthèse des enjeux du patrimoine bâti
• Conserver / Valoriser :
- Le patrimoine urbain, les groupements bâtis identitaires
et développer leurs caractéristiques (forme urbaine,
implantations, volumes, réseau viaire, motifs paysagers
de potagers et vergers...) dans le cadre de leur extension
: caractère groupé, cohérence d’ensemble, alignements,
silhouettes, espaces non clos...
- Le patrimoine bâti (lié à l’activité rurale, lié à l’activité
commerçante et touristique du 19e et 1e moitié du
20e s., né de l’industrie dans la basse vallée de
la Romanche, né du développement touristique,
édifices publics et religieux) et ses caractéristiques
urbaines et architecturales : accompagner les
interventions et transformations des bâtiments,
maintenir la lisibilité de la fonction première des
bâtiments lors des changements de destination (ex.
transformation d’une grange en habitation)
- Les chalets d’alpage, patrimoine menacé avec le
changement des pratiques pastorales : abandon/
disparition, ou intervention/réhabilitation en résidence
secondaire ou autre (banalisation). Accompagner et
cadrer les interventions, respecter les caractéristiques
patrimoniales des bâtis
- Les petits édifices bâtis (chambres, fours, bassins,
oratoires...), en péril en raison de leur fragilité
- Les moulins, patrimoine menacé d’abandon et de
disparition
• Prolonger les caractéristiques urbaines et
architecturales du bâti ancien lors de l’aménagement
d’extensions ou nouvelles constructions : s’adapter
selon les quatre grands types de formes urbaines
rencontrées sur le territoire : village ancien, bourg,
cité industrielle, station.
• Développer un projet ambitieux de conservation
du patrimoine industriel de certaines centrales en
lien avec des projets de reconversion, requalification,
valorisation...
16
Le patrimoine bâti ordinaire
Des rénovations à éviter Les rénovations
ENJEUX
Encadrer les réhabilitations dans le règlement afin
de prolonger le caractère patrimonial du bâti.
Ce bâtiment, fortement transformé, a perdu toutes
ses qualités d’origine : enduit à la chaux, ouvertures
d’origine, perception des usages d’origine.
Cette façade fortement modifiée a perdu ses
volets en bois et son séchoir qui sont des éléments
typiques. L’enduit au ciment va à terme dégrader la
maison (maintien de l’humidité dans les murs).
Originellement les enduits sont à la chaux (le
mur respire, aspect moins uniforme et plus lisse)
appliqués en couche fine. Les pierres d’angles tout
comme les linteaux ne sont pas destinés à être vus.
Ici, le résultat est grossier et tente de rappeler un
aspect rustique qui n’a jamais existé.
Le ciment sur ce mur en pierre est garant de
désordres à venir dans le mur à terme, car il
maintient l’humidité et accélère la dégradation des
pierres.
La modification des ouvertures est maladroite et
dégrade la façade.
16
Le patrimoine bâti ordinaire
Des rénovations à éviter Les rénovations
ENJEUX
Encadrer les réhabilitations dans le règlement afin
de prolonger le caractère patrimonial du bâti.
Ce bâtiment, fortement transformé, a perdu toutes
ses qualités d’origine : enduit à la chaux, ouvertures
d’origine, perception des usages d’origine.
Cette façade fortement modifiée a perdu ses
volets en bois et son séchoir qui sont des éléments
typiques. L’enduit au ciment va à terme dégrader la
maison (maintien de l’humidité dans les murs).
Originellement les enduits sont à la chaux (le
mur respire, aspect moins uniforme et plus lisse)
appliqués en couche fine. Les pierres d’angles tout
comme les linteaux ne sont pas destinés à être vus.
Ici, le résultat est grossier et tente de rappeler un
aspect rustique qui n’a jamais existé.
Le ciment sur ce mur en pierre est garant de
désordres à venir dans le mur à terme, car il
maintient l’humidité et accélère la dégradation des
pierres.
La modification des ouvertures est maladroite et
dégrade la façade.
16
Ce bâtiment, fortement transformé, a perdu toutes
ses qualités d’origine : enduit à la chaux, ouvertures
d’origine, perception des usages d’origine.
Cette façade fortement modifiée a perdu ses
volets en bois et son séchoir qui sont des éléments
typiques. L’enduit au ciment va à terme dégrader la
maison (maintien de l’humidité dans les murs).
Originellement les enduits sont à la chaux (le
mur respire, aspect moins uniforme et plus lisse)
appliqués en couche fine. Les pierres d’angles tout
comme les linteaux ne sont pas destinés à être vus.
Ici, le résultat est grossier et tente de rappeler un
aspect rustique qui n’a jamais existé.
Le ciment sur ce mur en pierre est garant de
désordres à venir dans le mur à terme, car il
maintient l’humidité et accélère la dégradation des
pierres.
La modification des ouvertures est maladroite et
dégrade la façade.
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Le patrimoine bâti ordinaire
Des rénovations à éviter
ent afin
âti.
Ce bâtiment, fortement transformé, a perdu toutes
ses qualités d’origine : enduit à la chaux, ouvertures
d’origine, perception des usages d’origine.
Cette façade fortement modifiée a perdu ses
volets en bois et son séchoir qui sont des éléments
typiques. L’enduit au ciment va à terme dégrader la
maison (maintien de l’humidité dans les murs).
Originellement les enduits sont à la chaux (le
mur respire, aspect moins uniforme et plus lisse)
appliqués en couche fine. Les pierres d’angles tout
comme les linteaux ne sont pas destinés à être vus.
Ici, le résultat est grossier et tente de rappeler un
aspect rustique qui n’a jamais existé.
Le ciment sur ce mur en pierre est garant de
désordres à venir dans le mur à terme, car il
maintient l’humidité et accélère la dégradation des
pierres.
La modification des ouvertures est maladroite et
dégrade la façade.
16
Le patrimoine bâti ordinaire
Des rénovations à éviter Les rénovations
ENJEUX
Encadrer les réhabilitations dans le règlement afin
de prolonger le caractère patrimonial du bâti.
Ce bâtiment, fortement transformé, a perdu toutes
ses qualités d’origine : enduit à la chaux, ouvertures
d’origine, perception des usages d’origine.
Cette façade fortement modifiée a perdu ses
volets en bois et son séchoir qui sont des éléments
typiques. L’enduit au ciment va à terme dégrader la
maison (maintien de l’humidité dans les murs).
Originellement les enduits sont à la chaux (le
mur respire, aspect moins uniforme et plus lisse)
appliqués en couche fine. Les pierres d’angles tout
comme les linteaux ne sont pas destinés à être vus.
Ici, le résultat est grossier et tente de rappeler un
aspect rustique qui n’a jamais existé.
Le ciment sur ce mur en pierre est garant de
désordres à venir dans le mur à terme, car il
maintient l’humidité et accélère la dégradation des
pierres.
La modification des ouvertures est maladroite et
dégrade la façade. Source : Carte communale de Clavans
PLU du Bourg d’Oisans
Hameaux
Implantation
- perpendiculairement ou parallèlement à la rue, façade exposée au sud - souvent en limite de parcelle
Ancrage dans le terrain
- adaptation à la pente
Volume
- volumes compacts et de grandes dimensions sur plans rectangulaires ou carré, volume imposant en R+1 ou 2
Toiture
- toitures à 2 pans pour les annexes ou les habitations modestes, croupes pleines ou demi-croupe pour les autres
- couvertures en ardoises, remplacées progressivement par ardoises ciment ou de la tôle (initialement couvertures en chaume ?)
- pentes de toitures à 40/45° soit 84% à 100% de pente).
- pas d’ouvertures en toitures
Façades
- des volets en bois, toujours peints pour les parties d’habitation
- des menuiseries : volets pleins, fenêtres à grands carreaux (6 en général) plus hautes que larges, dispo- sées avec régularité
- des enduits à la chaux (avec sable fin de la Romanche de tonalité grise) puis des enduits ciment de tonalité gris, et plus récemment des enduits chaux de tonalité gris beige ; parfois des façades peintes sur enduit ciment (blanc). Encadrement des baies par badigeon blanc.
- décors de façades (marquage des angles)
Matériaux
- pierre locale locale
- enduits à la chaux initialement
- bois pour les menuiseries
Clôtures
- la plupart du temps pas de clôture
Le patrimoine bâti ordinaire
ENJEUX
- prolonger les caractéristiques de l’implantation du bâti ancien lors de nou- velles constructions : alignement sur la rue, sur les limites parcellaires. - conserver le caractère groupé des hameaux et les coupures entres les hameaux.
- préserver ces caractéristiques lors de réhabilitations ou de changements de destination
- lors de transformation de grange en habitation, l'usage premier (grange) du bâtiment doit être perceptible.
Exemple de transformation de grange en
maison d'habitation rendant lisible la fonction
première (baies vitrées à la place des ouvertu-
res originelles, mise en valeur de la charpente,
utilisation d'un vocabulaire de type grange pour
les volets, etc.).
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Les rénovations à éviter
se, sans conti-
r étage).
s le bâti ancien
attants) et parti-
battants peints
s.
A gauche un bâtiment réhabilité et à droite un bâtiment
non réhabilité. Le bâtiment réhabilité semble avoir des
ouvertures modifiées dans leurs proportions, la mar-
quise n'a pas lieu d'être, les volets ne sont pas peints,
les décors non conservés (s'ils existaient) : angles et
encadrement de fenêtres peints.
A gauche, les ouvertures ont été modifiés, les linteaux
bois sont un pastiche, les volets ne sont pas peints et
l'enduit est un crépi façon "rustique" non traditionnel.
Transformation d'une partie grange sans continuité
des ouvertures en terme de régularité et de traitement
(ouverture carrée, volets en bois non peint, fenêtre sans
carreaux, etc.)
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Les rénovations à éviter
Modification des ouvertures peu heureuse, sans conti-
nuité avec l'existant (fenêtres du premier étage).
Les volets roulants sont à proscrire dans le bâti ancien
(caissons apparent, pertes des volets battants) et parti-
culièrement dans le bourg ou les volets battants peints
sont une caractéristiques architecturales.
A gauche un bâtiment réhabilité et à droite un bâtiment
non réhabilité. Le bâtiment réhabilité semble avoir des
ouvertures modifiées dans leurs proportions, la mar-
quise n'a pas lieu d'être, les volets ne sont pas peints,
les décors non conservés (s'ils existaient) : angles et
encadrement de fenêtres peints.
A gauche, les ouvertures ont été modifiés, les linteaux
bois sont un pastiche, les volets ne sont pas peints et
l'enduit est un crépi façon "rustique" non traditionnel.
Transformation d'une partie grange sans continuité
des ouvertures en terme de régularité et de traitement
(ouverture carrée, volets en bois non peint, fenêtre sans
carreaux, etc.)
PLU du Bourg d’Oisans
Le patrimoine bâti ordinaire
Les rénovations à éviter
Modification des ouvertures peu heureuse, sans conti-
nuité avec l'existant (fenêtres du premier étage).
Les volets roulants sont à proscrire dans le bâti ancien
(caissons apparent, pertes des volets battants) et parti-
culièrement dans le bourg ou les volets battants peints
sont une caractéristiques architecturales.
A gauche un bâtiment réhabilité et à droite un bâtiment
non réhabilité. Le bâtiment réhabilité semble avoir des
ouvertures modifiées dans leurs proportions, la mar-
quise n'a pas lieu d'être, les volets ne sont pas peints,
les décors non conservés (s'ils existaient) : angles et
encadrement de fenêtres peints.
A gauche, les ouvertures ont été modifiés, les linteaux
bois sont un pastiche, les volets ne sont pas peints et
l'enduit est un crépi façon "rustique" non traditionnel.
Transformation d'une partie grange sans continuité
des ouvertures en terme de régularité et de traitement
(ouverture carrée, volets en bois non peint, fenêtre sans
carreaux, etc.)
Source : PLU de Bourg-d’Oisans
Ruine de chalet
d’alpage
Source : Photo DREAL
(7 familles de paysage)
Source :
PLU de Bourg-d’Oisans
PLU du Bourg d’Oisans
Hameaux
Implantation
- perpendiculairement ou parallèlement à la rue, façade exposée au sud - souvent en limite de parcelle
Ancrage dans le terrain
- adaptation à la pente
Volume
- volumes compacts et de grandes dimensions sur plans rectangulaires ou carré, volume imposant en R+1 ou 2
Toiture
- toitures à 2 pans pour les annexes ou les habitations modestes, croupes pleines ou demi-croupe pour les autres
- couvertures en ardoises, remplacées progressivement par ardoises ciment ou de la tôle (initialement couvertures en chaume ?)
- pentes de toitures à 40/45° soit 84% à 100% de pente).
- pas d’ouvertures en toitures
Façades
- des volets en bois, toujours peints pour les parties d’habitation
- des menuiseries : volets pleins, fenêtres à grands carreaux (6 en général) plus hautes que larges, dispo- sées avec régularité
- des enduits à la chaux (avec sable fin de la Romanche de tonalité grise) puis des enduits ciment de tonalité gris, et plus récemment des enduits chaux de tonalité gris beige ; parfois des façades peintes sur enduit ciment (blanc). Encadrement des baies par badigeon blanc.
- décors de façades (marquage des angles)
Matériaux
- pierre locale locale
- enduits à la chaux initialement
- bois pour les menuiseries
Clôtures
- la plupart du temps pas de clôture
Le patrimoine bâti ordinaire
ENJEUX
- prolonger les caractéristiques de l’implantation du bâti ancien lors de nou- velles constructions : alignement sur la rue, sur les limites parcellaires. - conserver le caractère groupé des hameaux et les coupures entres les hameaux.
- préserver ces caractéristiques lors de réhabilitations ou de changements de destination
- lors de transformation de grange en habitation, l'usage premier (grange) du bâtiment doit être perceptible.
Exemple de transformation de grange en
maison d'habitation rendant lisible la fonction
première (baies vitrées à la place des ouvertu-
res originelles, mise en valeur de la charpente,
utilisation d'un vocabulaire de type grange pour
les volets, etc.).
• Rénovations à éviter
• Rénovations référence • Nouvelles constructions
Venosc - Adaptation de la
construction à la pente
Venosc - Impact de
l’enrochement
• Abandon- RuinesSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 109
Titre
Une valorisation et mise en projet globale des patrimoines bâtis, urbains et paysagers (préambule aux chapitres suivants)
Synthèse des enjeux
Un patrimoine bâti et urbain important, riche et
très diversifié qui raconte l’histoire du territoire, son
économie montagnarde traditionnelle puis les épopées
du développement touristique et industriel. Pourtant
un manque de reconnaissance, de connaissance et
d’attention envers certains de ces patrimoines amène
ou peut amener à des pertes considérables (disparition,
altération, modification).
Un patrimoine paysager considérable à travers des
vues exceptionnelles sur le cadre montagnard comme
sur les vallées et balcons habités, des routes balcon
«historiques» qui permettent une découverte sensible
des paysages, des motifs paysagers emblématiques,
qui forgent l’identité du territoire et participent à l’image
qui en émane.
> Ces patrimoines bâtis, urbains et paysagers peuvent
être, à différentes échelles, supports de projets de mise
en valeur (du projet localisé à l’approche globale et
transversale du territoire).
• Un patrimoine bâti peu protégé par les Monuments
Historiques (site Minier à Huez et la Centrale
hydroélectrique des Vernes à Livet et Gavet), 1 AVAP
sur la commune de Besse-en-Oisans, les hameaux
de la vallée du Vénéon inscrits à l’inventaire des sites
ainsi que de nombreux sites et paysages naturels (lacs,
cascades, forêts et sommets) classés ou inscrits.
• Une reconnaissance à travers le label «Patrimoine en
Isère» : l’église de Livet et ses vitraux, le pavillon Keller
à Livet-et-Gavet, le cimetière de Saint-Christophe-en
Oisans. En instance : la conduite de Rioupéroux.
• Un patrimoine diversifié et riche :
- Un patrimoine urbain lié à l’organisation et à
l’implantation des villages et hameaux dans la
pente, à la construction et la morphologie du bourg
ancien de Bourg d’Oisans : menace d’altération
des silhouettes bâties et de rupture avec les formes
urbaines traditionnelles par le développement de
nouvelles extensions
- Un patrimoine bâti lié à l’habitat et à l’activité
rurale présent sur tout le territoire : maisons
paysannes, maisons de notables, chalets d’alpage
et autres dépendances / menaces d’abandon et/ou
disparition, ou de réhabilitation / transformation non
respectueuses
- Un patrimoine bâti lié à l’activité rurale et artisanale :
un très grand nombre de moulins menacé de
disparition (abandon)
- Un patrimoine religieux (églises et leurs clochers
particuliers, nombreux petits édifices : chapelles et
oratoires) souvent entretenu par les communes et
associations
- Un patrimoine bâti lié au tourisme (hôtels, villas
de villégiature, chalets hôtels, abris et refuges)
/ menaces d’abandon et/ou disparition, ou de
réhabilitation / transformation non respectueuses
- Un patrimoine industriel (usines ou centrales
hydroélectriques, conduites, prises d’eau,
aménagements de la rivière...) et un patrimoine
bâti et urbain né de l’industrie (logement patronal,
logements ouvriers, maisons ou immeubles locatifs,
équipements collectifs...) : peu reconnu localement
et menacé de démolition (usines). cf. chapitre «La
basse vallée de la Romanche : un paysage et un
patrimoine en devenir»
- Un patrimoine paysager lié aux vues exceptionnelles
et aux motifs paysagers emblématiques (la roche
omniprésente ; les rivières souvent peu perceptibles ;
les prairies, ados, clapiers... qui tendent à s’effacer ;
le bocage de la plaine de Bourg d’Oisans ; les
silhouettes bâtis ; les alpages...) / menaces de
disparition de certains motifs ou de perte de vues
lors de fermeture du paysage, menaces d’altération
de vues et des paysages en fonction des divers
aménagements.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 110
Titre
La maîtrise de la fermeture des paysages par le
développement des bois
Synthèse des enjeux
La forêt s’est considérablement développée et continue
à se développer générant une forte fermeture des
paysages et des incidences paysagères : perte de
vues, perte de lisibilité du paysage (identification des
villages et hameaux dans le paysage), simplification
du paysage, disparition du patrimoine rural (clapiers,
murets de pierres, ados) «enfoui» dans les bois, risque
de perte de paysages emblématiques (plaine bocagère
de Bourg d’Oisans, balcons et versants structurés par
des pratiques ancestrales et témoins de l’économie
rurale montagnarde)
> perte de qualité paysagère, perte d’attractivité
(résidentielle et touristique)
La fermeture du paysage est liée à la déprise agricole
(secteurs non mécanisables ou difficilement exploitables
en lien avec la pente, l’accès, l’éloignement, la nature
des sols…; versants escarpés autrefois laissés aux
troupeaux de moutons et chèvres en liberté) et à la
disparition des activités traditionnelles de gestion de
l’espace forestier (affouage).
Des plantations de résineux du RTM ont été
réalisées pour la stabilisation des sols et la gestion
des risques naturels, qui génèrent des impacts
paysagers (plantations rectilignes, monospécifiques
en contexte de paysage d’altitude ouvert) : l’Alpes
d’Huez, Venosc, Mont-de-Lans, Villard-Notre-Dame.
La fermeture du paysage est globale et généralisée
sur l’ensemble du territoire, depuis les 60 dernières
années : en pied de versant (vallée de la basse
Romanche, plaine de Bourg-d’Oisans), à mi-pente
sur les versants et même parfois en altitude vers les
alpages (Vaujany, Livet-et-Gavet au pied du Taillefer).
De nombreux hameaux totalement enserrés dans les bois
La Traverse, le Clot, hameaux d’Allemond
Secteur en cours de fermeture - Versant de Clavans
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)
Vallée de la basse Romanche
Source : photo DREAL (7 familles de paysages)SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 111
Titre
La maîtrise de la fermeture des paysages par
le développement des bois (suite)
Synthèse des enjeux
C'est sur les versants que la fermeture semble la plus
importante et la plus active aujourd'hui, la forêt se referme
sur les espaces autrefois exploités autour des villages
et hameaux, les espaces ouverts se resserrent puis ne
forment plus qu'une ""ceinture verte"" autour des noyaux
bâtis jusqu'à totalement noyer les groupements bâtis dans
les bois dans certains secteurs de fermeture avancée :
• Secteurs autrefois exploités quasi entièrement boisés
aujourd'hui : le versant ouest de l'Eau d'Olle jusqu'au Rivier
et le versant est au nord du barrage du Verney, Saint-
Christophe-en-Oisans (La Ville, la Bernardière), versant
ubac de la haute vallée de la Romanche en grande partie
• Secteurs qui se sont considérablement fermés depuis
les 60 dernières années, où une certaine ouverture (parfois
réduite) persiste encore aujourd'hui : Rivier d'Allemont, le
versant est de l'Eau d'Olle jusqu'au Verney et l'entrée de
la vallée du Flumet, Venosc (Le Courtil, le Bourg-d'Arud),
val d'Ornon, versant ouest du Ferrand (Clavans), Le
Freney, Mizoën, Mont-de-Lans (village, Bons, Cuculet)
• Secteurs semi-ouverts qui dévoilent une tendance
à la fermeture : Vaujany-La Vilette, Huez, Le Rosay-Le
Châtelard, adret de la haute vallée de la Romanche
(Auris), Oulles, Villard-Reymond et Villard-Notre-Dame
• Secteurs dont l'ouverture est préservée : Villard-
Reculas, Besse-en-Oisans (vallée de la Salse)
En fond de vallée, un épaississement des structures
arborées (haies, bosquets) tend à la fermeture du paysage
dans la plaine de Bourg d'Oisans (développement des
haies et développement des bois sur des parcelles
entières) et à la perte du motif bocager si particulier.
Hormis les plantations, l'exploitation des domaines
skiables contribue à maintenir l'ouverture du paysage
en altitude.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 112
Titre
Un enjeu lié à l’amélioration du cadre de vie et de l’image du
territoire (1e impression, entrée dans l’Oisans) et un enjeu lié à la
mise en tourisme de la vallée dans une optique de diversification en
complément des stations («tourisme 4 saisons»), en prenant appui
sur la préservation /valorisation des valeurs patrimoniales :
• Un patrimoine industriel (centrales et dispositifs associés : amenée
d’eau, vannes...) exceptionnel d’un point de vue architectural et
historique, bien conservé, qui forge en grande partie l’identité
paysagère de la vallée. Un patrimoine peu reconnu localement
et menacé de démantèlement et disparition (hormis la centrale
des Vernes classée Monument Historique) par l’aménagement
hydroélectrique d’EDF en cours (barrage prise d’eau à Livet,
conduite souterraine d’amenée d’eau sous Belledonne et usine
souterraine à Gavet) qui induit la désaffectation des 6 centrales
«historiques» et patrimoniales installées à l’aval (Livet, Les Vernes,
les Roberts, Rioupéroux et Pierre-Eybesse).
• Un patrimoine bâti né de l’industrie (logements ouvriers, maisons
de maîtres, équipements collectifs...), remarquable, qui prend
diverses formes, mais peu reconnu localement, peu valorisé et peu
perceptible lors de la traversée de la vallée
• Un patrimoine naturel paysager important peu lisible et peu
mis en valeur : la Romanche avant tout peu perceptible, les blocs
morainiques de Rioupéroux aux abords dégradés, les éboulis de
la Vaudaine et de l’Infernet (à l’origine du Lac Saint-Laurent de la
plaine de Bourg d’Oisans, témoins de l’histoire et de la formation du
paysage) peu lisibles...
Synthèse des enjeux
• Une dépréciation globale de la vallée
liée au déclin de l’industrie (sentiment
d’abandon), à l’image routière qui en
émane (standardisation du paysage des
déviations, affichage publicitaire, délaissés
routiers) : un couloir de communication
uniquement perçu comme tel ?
• Une perte d’attractivité pour l’habitat
: de nombreux logements vacants (109
dont 67 communaux en 2009 - nombre en
baisse /1998), un nombre de résidences
principales en baisse depuis 1968 (de 734
à 506 - pas de données antérieures), des
logements locatifs sociaux avec un taux
élevé de vacance, en mauvais état et sur
lesquels aucun investissement n’est prévu.
La basse vallée de la Romanche : un paysage et un patrimoine en devenir
. Un paysage marqué par la naissance et le développement de l’industrie de la houille blanche, dont le déclin et la transformation modifient et vont modifier profondément le paysage de demain. . Une localisation stratégique en entrée du territoire de l’Oisans (image, rôle d’articulation avec l’agglomération grenobloise)
> Des orientations fortes à donner à ce territoire dans un contexte de mutation profonde. Des caractéristiques propres à Livet-Gavet, mais qui ont une portée sur l’ensemble du territoire. Une complémentarité avec les autres communes de l’Oisans à développer.
Centrale des Roberts. Sources : http://www.isere-patrimoine.frSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 113
Titre
• Des centre-bourgs peu mis en valeur (patrimoine
urbain, espaces publics) malgré la forte centralité qu’ils
représentent à l’échelle de l’Oisans.
• Des paysages dévalorisés car trop routiers ou
trop aménagés (déviation et abords) ou désuets
(Rochetaillée), ou sans qualité d’insertion en entrées
de bourgs (notamment la zone d’activités du fond des
Roches).
• La RD, l’axe de découverte de la plaine. Des
séquences variées à marquer et mettre en scène
(entrée : Rochetaillée, plaine agricole des Sables,
articulation de la Paute, ZA, coupure verte et entrée
dans le bourg, la Romanche, Sarenne, grande coupure
verte, les Alberges).
Synthèse des enjeux
• Une fragilisation de l’espace agricole par le
développement urbain. Un paysage agricole bocager
de montagne comportant au nord un maillage de
haies, canaux et chemins orthogonaux, avec une
implantation des fermes le long de la RD, au sud la
structure bocagère est plus classique. Une extension
récente de l’espace «urbanisé» dans la plaine : habitat
pavillonnaire ponctuel et déviation aux Sables, fort
mitage et extension du centre-bourg dans la plaine
agricole sud. Une fermeture de la plaine agricole par
l’épaississement des haies au nord et les boisements
au sud.
• Des paysages naturels prédominants : massifs
montagneux qui composent un écrin imposant, l’eau
et la végétation partout présentes de l’état sauvage à
l’état domestiqué. La Romanche, endiguée sur un long
linéaire, est peu perceptible.
• Des silhouettes bâties et des structures urbaines qui
perdent en lisibilité, du fait des extensions bâties peu
structurées pour les centre-bourgs, ou bien du fait du
mitage (le Vert, les Sables, Sarenne, la Paute).
La conciliation de la qualité des paysages du quotidien, du respect des structures bâties traditionnelles et de l’évolution urbaine de la plaine
. Un paysage caractéristique et unique de polder agricole de montagne, une trame bocagère soulignant son drainage.
. Des structures bâties traditionnelles dont la lisibilité est perturbée par des implantations bâties récentes sans cohérence avec ses structures traditionnelles.
. Une banalisation en cours des paysages de la plaine (axes routiers, urbanisation pavillonnaire sous la forme de mitage et d’extensions du bourg, zone d’activités non intégrée, etc.).
> Des enjeux de préservation du réseau de canaux et fossés, à l’origine du bocage. > Des enjeux d’adaptation de l’urbanisation future (logements, activités, équipements).
Source : PLU Bourg d’Oisans PLU du Bourg d’Oisans 26
La plaine habitée du bourg
Cette plaine est composée d’un espace agricole
bocager lié au réseau de drainage. Cette trame
bocagère est cependant plus souple que celle de la
plaine des Sables.
La RD constitue la route d’accès au bourg, lui-même
implanté initialement sur un cône de déjection. Puis
l’urbanisation s’est étalée dans la plaine agricole plus
ou moins en continuité du bourg, sous la forme de
nouveaux hameaux (la Rive) et sous la forme d’un
habitant dispersé dans les terres agricoles.
La déviation récente a donné une autre façon de voir
cette plaine, évitant le bourg mais revalorisant ses
espaces agricoles. Cependant, la zone d’activités très
pénalisante pour l’image communale n’ets pas évitée
dans le parcours.
La Romanche constitue une limite (recul de
l’urbanisation par rapport à la rivière) et un passage
(vers les stations de ski). Endiguée, elle est peu
perceptible si ce n’est lorsqu’on la traverse.
Les unités paysagères
PLU du Bourg d’Oisans 23
Les terres fertiles de la plaine de Sables ont
été exploitées à partir du XVIII ème siècle après
l’endiguement de la Romanche et le drainage de la
plaine par un réseau de canaux et de fossés.
Cette plaine est marquée par trois axes : celui des
massifs, celui de la RD qui fabrique l’image de la
plaine et de la commune, et celui de la Romanche, peu
visible. Le paysage est très structuré, lisible et orienté.
Ce «polder de montagne» constitue une image unique.
Le tracé orthogonal et rationnel des fossés et canaux,
les bâtiments (habitation + exploitation) traditionnels
implantés perpendiculairement le long de la RD, les
chemins perpendiculaires à la RD forme un paysage
unique.
Les parcelles (en moyenne de 30m sur 100 m soit
d’une surface de 0,3 hectares) prennent la forme de
«casiers» de prairies étant essentiellement dédiées à la
fauche et à la pâture.
Tendances d’évolution
Les évolutions du fonctionnement agricole combiné
à la pression urbaine (relative mais non négligeable)
font muter fortement les usages et donc le paysage
de cette plaine. Les petits remembrements, le manque
d’entretien des haies (épaississement des haies,
fermeture de parcelles au profit du boisement), le
mitage par l’habitat tendent à fragiliser cet espace et
entraîner une fermeture. Cette plaine devient de moins
en moins visible et le risque est à terme un retour vers
une plaine alluviale boisée.
‘‘ L ’ ÎLE AGRICOLE ’’ DE LA PLAINE DES S ABLES
Source : Esquisses paysagères pour les gorges de la Romanche et la plaine du Bourg d’Oisans - ENSP Versailles-2010
Plaine bocagère de montagne
Plaine habitéeSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 114
Titre
La poursuite de l’amélioration qualitative des paysages de stations
Synthèse des enjeux
Photos DREAL - 7 familles de paysages
Auris
Oz
La question de la perception des paysages d’hiver/
paysages d’été peut être un point de départ pour
poursuivre l’amélioration qualitative des stations dans
une optique de diversification touristique (tourisme «4
saisons»).
Coeurs de station
• Un paysage bâti hétéroclite composé d’hébergements
collectifs de différentes générations complétés par des
lotissements de chalets plus récents, (peu propices au
tourisme estival, en rupture avec l’image de naturalité de
la haute montagne), un manque de cohérence urbaine.
• Des aménagements relativement «durs» où la
fonctionnalité prime, très souvent entièrement dédiés
à la voiture, qui dévalorisent les vues et génèrent des
impacts paysagers non négligeables, notamment en
été : voirie de large emprise, grandes surfaces en enrobé
pour stationnements, terrassements et enrochements.
• L’amélioration des espaces publics et de la place
donnée aux piétons est à l’étude dans certains secteurs.
Des aménagements de pistes ou remontées mécaniques qui ne sont pas sans incidences visuelles (artificialisation, contraste de texture qui attire les regards) - Développement bâti qui s’étire le long de la courbe de niveau, dessinant tantôt des formes groupées bien identifiables dans le paysage, tantôt plus diffuses et moins lisibles
Depuis leur création, les stations se sont développées à
travers différents programmes de construction et divers
aménagements des domaines skiables, avec un souci
de maintien de l’activité dans un contexte concurrentiel
de plus en plus fort. Les paysages produits offrent des
images très contrastées en hiver et en été.
L’hiver, la clientèle vient pour les équipements
et aménagements, elle recherche avant tout la
fonctionnalité et est peu exigeante sur la qualité des
paysages de proximité, d’autant plus que la neige
«masque» en grande partie les aménagements.
En été, la clientèle est plus attentive à la qualité des
paysages et l’absence de neige fait ressortir des
aménagements (montagne équipée, artificialisée,
urbanisée) en rupture avec l’image «naturelle» (alpages
et sommets) de montagne souvent recherchée.
Certains villages ont engagé en ce sens des actions
de restauration paysagère du domaine skiable ou des
aménagements de coeurs de stations.SCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 115
Titre
La poursuite de l’amélioration qualitative des paysages de stations
Synthèse des enjeux
Urbanisation en lien avec les stations
Les villages situés à proximité des stations et domaines
skiables, mais à l’étage intermédiaire, ont accueilli
un développement résidentiel et touristique parfois
important en lien avec les stations. Ces extensions
urbaines, en rupture de formes et d’architectures avec
les silhouettes bâties traditionnelles sont perceptibles
voire impactantes dans le paysage.
Villard-Reculas
Huez
Auris
Villard-Reculas
Huez
HuezSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 116
Titre
La poursuite de l’amélioration qualitative des paysages de stations
Synthèse des enjeux
Domaines skiables
• Une artificialisation importante de la montagne
(pylônes de remontées mécaniques, terrassements
des pistes de ski, plate-formes d’implantation des
équipements de remontées mécaniques, retenues
collinaires ...) qui se poursuit à travers l’aménagement
de nouveaux équipements mais aussi le démontage de
certains.
• Un projet de liaison téléportée entre les deux stations
de l’Alpe d’Huez et des 2 Alpes est à l’étude, d’autres
projets de liaison sont envisagés. Cela pose la question
de la capacité d’absorption des sites, des paysages et
de l’environnement.
• Une prise en compte des enjeux paysagers et
environnementaux a été engagée sur certains secteurs,
depuis plusieurs années, avec démantèlement
d’anciens équipements obsolètes ou remplacés,
ensemencement des pistes de ski et travaux de
terrassements.
> Les enjeux se situent donc dans la poursuite et la
mise en oeuvre d’aménagements qualitatifs en coeurs
de station, le développement mesuré et l’intégration
paysagère et urbaine des extensions, le prolongement
des actions de remise en état (paysagère) du domaine
skiable.
Photos DREAL - 7 familles de paysages
Photos DREAL - 7 familles de paysages
Mont-de-Lans / Les 2 Alpes
Villard-ReculasSCoT de l’Oisans / Diagnostic urbain et paysager 117
Forces/Faiblesses/ Menaces /Opportunités
Forces Faiblesses
• Des paysages de montagne de grande qualité voire d’exception, emblématiques et reconnus.
• L’Oisans dévoile une forte identité paysagère : socle naturel monumental, composition du paysage «composé» selon l’altitude (lisibilité de l’étagement de la végétation et des implantations humaines), forts motifs de naturalité (sommets, cascades, éboulis, roche affleurante...), nombreux motifs paysagers culturels (alpages, prairies, ados, clapiers.... ; patrimoine bâti...) qui témoignent de l’économie montagnarde traditionnelle du territoire et des adaptations de l’homme à la pente et à la montagne, et marqueurs de paysage (usines, les barrages, les stations et les refuges d’altitude...) qui résultent des épopées du développement industriel et touristique.
• Des unités paysagères d’une grande richesse qui dévoilent chacune des spécificités : la vallée de l’énergie et de l’industrie de la basse Romanche, la vallée boisée de l’Eau d’Olle ponctuée de deux grands barrages, la plaine au fond plat cerné de reliefs abrupts, la vallée du Ferrand «la plus sauvage de l’Oisans» avec ses villages pittoresques, la vallée du Vénéon de nature grandiose et emblématique de l’Oisans...
• Des vues exceptionnelles nombreuses, liées à la présence des sommets, de promontoires et de routes balcons, qui permettent d’appréhender le territoire dans sa globalité et de saisir la monumentalité de ses paysages.
• Un patrimoine urbain remarquable (silhouettes bâties, formes urbaines) et un patrimoine bâti important, riche et très diversifié qui raconte l’histoire du territoire.
• Des paysages dévalorisés car trop routiers ou trop aménagés (déviation et abords, basse vallée de la Romanche et plaine) ou désuets (Rochetaillée), ou sans qualité d’insertion en entrées de bourgs (notamment la zone d’activités du fond des Roches).
• Un paysage qui s’est progressivement fermé par avancée de la forêt sur certains secteurs (vallées de l’Eau d’Olle, de la Lignarre, du Vénéon...).
• Des rivières souvent peu perceptibles dans le paysage de proximité et peu mises en valeur.
• Quelques silhouettes bâties altérées par le développement de nouvelles extensions en rupture avec les formes urbaines traditionnelles, notamment sur les villages en lien avec les stations et dans la plaine : altération de la lecture des villages, banalisation des abords et entrées de ville, mitage des espaces agricoles (plain notamment).
• Des centre-bourgs peu mis en valeur (patrimoine urbain, espaces publics).
• Des stations qui offrent un paysage peu attractif en été en lien avec les installations, aménagements, terrassements, enrochements... nécessaires à l’activité hivernale et en rupture avec l’image «naturelle» portée par les alpages et sommets.
• Des paysages très visibles et sensibles qui nécessitent une évaluation des incidences paysagères des aménagements en vues externes proches, moyennes et même lointaines, compte tenu de la topographie et de la géomorphologie du territoire (phénomènes d’inter-visibilité d’un versant à l’autre, vues lointaines et globales depuis les points haut et routes balcon...).
• Un manque de reconnaissance, de connaissance et d’attention envers certains patrimoines urbains et bâtis (notamment le patrimoine industriel et né de l’industrie de la basse vallée de la Romanche).
Menaces Opportunités
• La fermeture des paysages par le développement des bois, liée à la déprise agricole et à la disparition des activités traditionnelles de gestion de l’espace forestier (affouage), et générant des incidences paysagères : perte de vues, perte de lisibilité et simplification du paysage, disparition du patrimoine rural «enfoui» dans les bois, risque de perte de paysages emblématiques (bocage de la plaine, paysages agricoles de versants).
• Une menace de démantèlement et de disparition des patrimoines industriels et nés de l’industrie de la basse vallée de la Romanche (hormis la centrale des Vernes classée Monument Historique) par l’aménagement hydroélectrique d’EDF en cours qui induit la désaffectation des 6 centrales «historiques» et patrimoniales installées à l’aval.
• L’altération des silhouettes bâties et la banalisation des paysages par le développement de nouvelles extensions sans cohérence avec les structures traditionnelles.
• La perte (abandon, démolition) ou l’altération (réhabilitation, transformation non respectueuses) du patrimoine bâti.
• Des projets de liaison téléportée qui pose la question de la capacité d’absorption des sites, des paysages et de l’environnement, et peuvent générer des incidences non négligeables.
• Les nombreuses ressources patrimoniales du territoire (patrimoines naturels, bâtis, urbains et paysagers) peuvent être, à différentes échelles, supports de projets de mise en valeur (du projet localisé à l’approche globale et transversale du territoire).
• L’aménagement hydroélectrique d’EDF en cours dans la basse vallée de la Romanche peut favoriser l’émergence d’un projet global de valorisation du patrimoine industriel et né de l’industrie
• La question de la perception des paysages d’hiver/paysages d’été peut être un point de départ pour poursuivre l’amélioration qualitative des stations dans une optique de diversification touristique (tourisme «4 saisons»).
• L’amélioration des espaces publics et de la place donnée aux piétons a été prise en compte dans certains coeurs de station ou sont à l’étude.
• L’exploitation des domaines skiables contribue au maintien de l’ouverture (espaces ouverts en herbe) de certains secteurs.