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unknown - Communauté d'agglomération - Provence Alpes agglomération - 16 synthese charte mars2024
Document publié le Lundi 3 mars 1997
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Provence Alpes agglomération - 16 synthese charte mars2024)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Énergies,
PARC NATUREL RÉGIONAL DU VERDON
SYNTHÈSE
9
ESSENTIEL
DE LA CHARTE
DU PARC
2024-2039
VISER L'ÉQUILIBRE
PARC NATUREL RÉGIONAL DU VERDON
ESSENTIEL
DE LA CHARTE
DU PARC
2024-2039
VISER L'ÉQUILIBRELes changements climatiques et sociétaux en cours
ont et auront des répercussions importantes sur nos
modes de vie, notre environnement et notre rapport
à la nature. La diminution de la ressource en eau, le
dépérissement forestier, l’érosion de la biodiversité,
la baisse des rendements agricoles, les risques ac-
crus d’aléas naturels, sécheresses ou inondations…
sont autant de signes précurseurs qui démontrent
que notre territoire est vulnérable. Il est impacté
par le contexte mondial, notamment concernant
les nombreuses ressources sous tension, dont l’eau
et l’énergie. Ces problématiques viennent s’ajouter,
voire renforcer celles déjà existantes : difficultés
d’accès au logement ou au foncier, de mobilité, de
maintien des services et des commerces de proximi-
té ou d’accès à la culture.
Le Verdon est un territoire remarquable aux pay-
sages majestueux qui attire de nouveaux habitants
et de nombreux visiteurs chaque année permettant
un dynamisme économique. Cependant, les phéno-
mènes de concentration de la fréquentation sur la
période estivale et sur certains sites emblématiques
causant des dégradations ou des conflits d’usage,
doivent être traités collectivement pour parvenir à
un développement respectueux des ressources na-
turelles et humaines.
Les bouleversements à venir viennent questionner
cet équilibre précaire et nous obligent à anticiper
l’avenir. Que voulons-nous pour demain ? Comment
consolider nos bases ? Comment se préparer au
mieux pour garder l’équilibre ?
La période des deux décennies qui s’ouvre est déci-
sive pour pouvoir encore réagir : contribuer à limiter
le réchauffement, en atténuer les impacts, s’adapter,
renforcer la résilience du territoire pour garantir un
cadre de vie durable à ses habitants et un accueil
de qualité à ses visiteurs. Deux décennies, c’est le
temps de notre Charte de territoire.
Pour traverser ces moments difficiles, il nous faudra
trouver des solutions, chercher des consensus, faire
des choix qui nous permettront à la fois de maintenir
nos activités économiques, de préserver notre qua-
lité de vie, de gérer et d’économiser des ressources
naturelles de plus en plus sous pression, et surtout
de vivre ensemble sans que les plus faibles ne soient
lésés. Il nous faudra reconsidérer notre place dans la
nature, sans tenter de la soumettre ou d’en disposer
sans limite. Trouver des solutions innovantes, pouvant
s’inspirer du passé et de nos savoir-faire pour préparer
un avenir satisfaisant. Reconsidérer nos « biens com-
muns » pour les transmettre aux générations futures,
s’appuyer sur une ruralité porteuse d’avenir.
C’est l’esprit dans lequel nous avons construit
la 3e Charte du Parc naturel régional du Verdon.
Une Charte ambitieuse, issue d’une dynamique de
concertation, qui se veut fédératrice et entraînante,
pour nous permettre de mobiliser des moyens et des
partenariats, et faire bouger les lignes sur des sujets
importants pour le territoire.
Un projet qui nous « oblige » aussi à être lucides,
à anticiper les changements et nous met face à la
difficulté partagée de susciter l’adhésion. Cette
ambition est couplée à une attitude réaliste sur les
moyens à mobiliser, les financements à trouver, le
pragmatisme à appliquer dans la priorisation de nos
interventions, la déclinaison des objectifs en actions.
Bernard Clap,
Président du Parc naturel régional du Verdon
édito
SOMMAIRE
2
Sommaire
Un peu d’histoire / / 4
• La Région et le Parc / / 4
Une charte de Parc naturel régional / / 5
Les étapes de rédaction de la Charte / / 6
Le périmètre du Parc naturel
régional du Verdon / / 7
Pourquoi écrire une nouvelle Charte ? / / 8
• Les enjeux du territoire du Verdon / / 8
• La portée de la Charte / / 10
• Les engagements des signataires/ / 10
Les objectifs de la nouvelle Charte / / 12
• Orientation 1 : Le climat / / 14
• Orientation 2 : L’énergie / / 16
• Orientation 3 : L’éducation et la citoyenneté / / 18
• Orientation 4 : L’eau / / 20
• Orientation 5 : La biodiversité / / 22
• Orientation 6 : La forêt / / 26
• Orientation 7 : La culture / / 28
• Orientation 8 : Le paysage / / 30
• Orientation 9 : L’aménagement du territoire / / 32
• Orientation 10 : L’agriculture et le pastoralisme / / 34
• Orientation 11 : Le tourisme / / 36
VRAI ou FAUX ? / / 39
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ÉDITO
3
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n dLA RÉGION ET LE PARC
Les Parcs naturels régionaux relèvent d’une compétence régionale. La Région Sud Provence- Alpes-Côte d’Azur a ainsi initié la création du Parc du Verdon en 1991 après un appel à volontariat auquel les communes des Gorges ont répondu.
Elle pilote la procédure de renouvellement
du label lancée en 2018. La Région
est ainsi le premier et le principal
partenaire du Parc, elle apporte son
appui administratif, technique et
financier. Elle soutient également
le réseau des 9 Parcs naturels
régionaux qui, de la Camargue
au Queyras, permettent, sur
plus d’un tiers du territoire, de
mettre en œuvre les politiques
régionales et participent à la
stratégie de transition climatique
« Gardons une Cop d’avance ».
UN PEU D’HISTOIRE
4
©B. Vacherand-Denand
UNE CHARTE DE PARC NATUREL RÉGIONAL
5
Un peu d’histoire
Le Parc naturel régional du Verdon a été créé officiellement par Décret du 1er Ministre le 3 mars 1997, après 7 années de « gestation » consacrées aux études préalables et à la recherche d’un consensus local. Dès 1990, alimentées par les résultats des « Assises du Verdon » organisées par le Syndicat Mixte des Pays du Verdon, les communes des Gorges répondaient favorablement à un appel à candidatures émis par le
Conseil régional. En effet, c’est la Région qui détient, seule, la capacité d’initier la création ou le renouvellement d’un Parc naturel régional mais le classement d’un territoire en Parc est une reconnaissance nationale donnée par l’Etat sur la base de la Charte. La première Charte du Parc a donc été validée par l’Etat en 1997 et a été suivie par une 2e en 2008. Les durées de validité des Chartes ayant été rallongées entre temps, la 2 e Charte nous mènera jusqu’en 2024. Afin de se préparer, la démarche de rédaction de la 3 e Charte a donc été lancée fin 2018.
Une Charte de Parc naturel régional
Un Parc est un territoire rural, remarquable, aux nombreux
patrimoines naturels, culturels et paysagers et soumis à
des pressions ou des enjeux qui nécessitent une attention
particulière. Les Parcs ont 5 missions générales, inscrites au code
de l’environnement :
• Protéger les paysages et le patrimoine naturel et culturel,
notamment par une gestion adaptée;
• Contribuer à l'aménagement du territoire ;
• Contribuer au développement économique, social,
culturel et à la qualité de la vie ;
• Contribuer à assurer l'accueil, l'éducation et l'information
du public ;
• Réaliser des actions expérimentales ou exemplaires
dans les domaines cités ci-dessus et de contribuer
à des programmes de recherche.
La Charte est la formalisation du projet construit collectivement
pour protéger et développer de manière harmonieuse le territoire
du Parc. Adaptée à chaque Parc, la Charte contient des objectifs
pour 15 ans ainsi que des engagements des signataires pour
les atteindre. Ces objectifs concernent la préservation et la
valorisation des patrimoines naturels et culturels, les paysages
et les savoir-faire locaux, ils permettent de promouvoir un
développement durable du territoire en accompagnant des
pratiques citoyennes et socio-économiques responsables et
respectueuses de nos patrimoines. Le classement du Parc par
l’Etat s’obtient sur la base de cette Charte.
Une fois rédigée, elle est soumise à approbation des collectivités
comprises dans le périmètre d’étude. C’est une démarche
volontaire, chacune est libre d’adhérer ou non. Celles qui
l’approuvent, désignées « signataires » s’engagent à atteindre les
objectifs et s’impliquent dans l’administration du Parc en tant que
membre de la structure chargée de mettre en œuvre la Charte :
le syndicat mixte de gestion du Parc naturel régional. Chaque
commune désigne un élu qui siège aux côtés des délégués des
intercommunalités, des villes portes, des Départements des
Alpes de Haute Provence et du Var et de la Région.
Concertation
Conultation
Validation
en Comité
syndical
Décisions
2019
Ateliers de la
Charte #1 et
Cafés du Parc
Avis nouvelles
communes
Périmètre
d'étude
Conseil
régional :
lancement
révision
2020
Ateliers #2
et #3 et
La Fabrique
du Parc
Questionnaires
et entretiens
Enjeux
et défis
2021
Ateliers de
la Charte #4,
#5 et #6
3 Avis
collectivités
et partenaires
Objectifs
puis Projet de
Charte
2022
Avis Etat,
CNPN 1,
Fédération
des Parcs
Modifications
suite avis
2023
Avis AE2,
enquête
publique
Modifications
suite enquête
publique
Examen final
par l'État
2024
Charte
Délibérations
CT + CR3
Décrêt
1 er Ministre
1 Conseil national de protection de la nature - 2 autorité environnementale - 3 collectivités territoriales et RégionLes étapes de rédaction de la Charte
Une révision de Charte est une procédure administrative très encadrée par le code de l’environnement et jalonnée de temps « officiels », passages obligés qui ponctuent les différentes avancées. Pour les curieux, se référer aux articles L. 333-1 et L. 333-4 du code de l’environnement, au Décret n° 2017-1156 du 10 juillet 2017 relatif aux parcs naturels régionaux.
LES QUATRE TEMPS FORTS DE LA RÉVISION
De manière générale, la démarche de révision dure en moyenne 4 ans et passe par les grandes étapes suivantes :
QUEL EST LE PÉRIMÈTRE DU PARC NATUREL RÉGIONAL DU VERDON ?
7
LES ÉTAPES DE RÉDACTION DE LA CHARTE
6
© D. Chavy
Les études
préalables
Elles permettent de
re-questionner le
périmètre du Parc et
de réaliser un bilan de
santé du territoire.
1
La rédaction du
nouveau projet
pour le territoire
Elle aboutit à la
définition des
objectifs et des
engagements de
la Charte et du
Plan du Parc.
2
l’enrichissement
du projet
de nombreuses
consultations per-
mettent aux acteurs
locaux, régionaux ou
nationaux (minis-
tères, fédération
des Parcs, conseil
national de protection
de la nature, autorité
environnementale…)
d’améliorer le docu-
ment. Une enquête
publique permet éga-
lement aux habitants
de se prononcer.
3
le renouvelle-
ment du label
une fois le dossier
parachevé, les
communes, les
intercommunalités,
les départements et
la Région délibèrent.
C’est, in fine, le 1er
Ministre qui s’assurera
de la qualité du projet
et qui classera par
décret le territoire en
Parc naturel régional
pour une durée de 15
ans supplémentaires.
4
Tout au long de la démarche, de nombreux
contributeurs sont sollicités : institutions,
élus, associations et acteurs écono-
miques, universitaires, scienti-
fiques et experts… sans ou-
blier les habitants. Chacun
à son niveau, apporte sa
connaissance, ses idées,
son expérience sur ce qui
fonctionne ou ne fonc-
tionne pas…. La révision
d’une Charte permet à
chaque citoyen de dé-
battre de l’avenir de son
territoire, et par là-même
de se l’approprier.
Le périmètre du Parc
naturel régional du Verdon
La révision de la Charte est le seul moment où il est possible de remettre en question le contour du Parc ; c’est l’opportunité qui permet de s’interroger sur le découpage qui rendra plus faciles les interventions, en intégrant par exemple, toutes les communes concernées par un massif forestier ou par un alpage ou en étant plus cohérent dans la gestion de sites naturels fréquentés…. Sur la base d’analyses croisées entre élus, techniciens et scientifiques, un périmètre d’étude élargi à 59 communes (dont les
46 actuellement classées) a été validé après avis des communes
concernées en 2019. Le nouveau « visage » du Parc du Verdon
sera constitué de tout ou partie de ces 59 communes
et dépendra des délibérations des conseils
municipaux en 2024, qui valideront leur
appartenance (ou pas) au Parc pour la
période 2024-2039.
Quelques chiffres
59 communes
6 intercommunalités
39 300 habitants
234 500 hectares
environ 520 kms de rivière et 5 lacs
7 zones paysagères
400 milliers d’années de présence humaine
45 000 brebis
32 % de territoire cultivés ou pâturés
63% couvert de forêt
3% artificialisés
4,6 millions de visiteursPourquoi écrire une nouvelle Charte ?
Il est indispensable que les objectifs restent « connectés » avec la réalité et s’adaptent à l’évolution du contexte local et global. Tous les 15 ans, les Parcs sont donc amenés à « revisiter » leur stratégie en faisant un point d’étape, en évaluant ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré, et en adaptant les objectifs aux nouveaux besoins émergents. Réécrire la Charte, c’est la garantie d’avoir un projet toujours adapté à son territoire et c’est l’opportunité de remettre les sujets sur la table pour trouver collectivement les meilleures réponses à apporter.
POURQUOI ÉCRIRE UNE NOUVELLE CHARTE
?
8
POURQUOI ÉCRIRE UNE NOUVELLE CHARTE
?
9
© D. Chavy
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Une richesse patrimoniale
mieux connue mais à préserver
et valoriser davantage
Une ressource en eau
stratégique pour la
région à préserver et
à partager équitablement
Des sites et paysages de grande
notoriété, où la qualité d’accueil
est à améliorer
Une forêt omniprésente
mais peu valorisée
Un territoire marqué par
les grands aménagements
(barrages, camp militaire)
Un territoire peu artificialisé mais
convoité (pression foncière liée à
l’habitat et production énergétique)
Une activité traditionnellement
agricole et pastorale qui se
maintient mais sous pression
Des signes déjà bien présents du
changement climatique et une nécessité
de s’adapter collectivement
Une activité touristique
importante mais très
centrée sur la saison et
autour de l’eau, à diversifier
et organiserRéponses apportées :
Objectifs fixés, engagements
pris, consensus local
Enjeux du territoire,
Défis identifiés
LA PORTÉE
DE LA CHARTE
10
La portée
de la Charte
Approuvée volontairement, la Charte
peut être comparée à un contrat entre
les signataires (collectivités) et l’État qui
s’engagent à en respecter les objectifs et
les dispositions, dans le respect de leurs
compétences respectives.
La Charte promeut une démarche de
qualité pour le territoire, en posant un
niveau d’ambition. Elle suscite également
une dynamique collective, créant une
émulation entre les signataires et les dif-
férents acteurs et habitants du territoire.
La Charte privilégie la recherche de
solutions, souvent dans des situations
complexes ou sensibles pour trouver un
juste équilibre entre développement et
préservation des patrimoines, dans la
perspective de l’intérêt général.
En fixant des objectifs à atteindre qui
engagent les signataires, la Charte crée
une obligation de cohérence des actions
menées par les collectivités adhérentes
et par l’État.
Le non-respect des engagements peut
entraîner, au moment de la révision, la
perte du label pour le territoire.
Le syndicat mixte de gestion du Parc
ne dispose pas de pouvoir réglemen-
taire spécifique car la Charte ne peut
pas créer d’obligation qui s’applique aux
tiers (personnes morales ou physiques),
autres que les collectivités signataires.
Le syndicat est garant de la Charte mais
il ne se substitue pas, il anime, coor-
donne, harmonise…
Les engagements
des signataires
En approuvant la Charte, les collectivités s’engagent sur un plan politique, en approuvant les objectifs précis de gestion et de valorisation des patrimoines et des ressources naturelles. Elles font le choix d’un développement économique et d’un aménagement du territoire raisonnés et respectueux des patrimoines et des hommes qui y vivent. C’est aussi l’expression d’une identité rurale et d’une volonté à travailler collectivement pour rechercher le meilleur équilibre entre développement et préservation des biens communs.
ÉCHANGER
• Informer ou solliciter le Parc sur leurs projets, notamment
ceux qui seront soumis pour avis, prendre en compte les
porter-à-connaissance du Parc
• Participer aux instances du Parc et à la construction
des stratégies ou des projets
• Relayer les objectifs de la Charte auprès des porteurs
de projet sur la commune
• Relayer les informations, les initiatives, les appels à projet
ou à volontariat et mettre en relation le Parc avec les
personnes ressources connues et impliquées dans les
questions patrimoniales ou de transition
AIDER
• Apporter une aide technique (ex : mise à disposition de salle,
de matériel, intervention des services techniques...)
et/ou financière aux actions qui vont dans le sens de la Charte
• S’impliquer dans des démarches portées par le Parc et
permettant l’amélioration des connaissances, la restauration
ou la préservation des patrimoines, l’expérimentation de
pratiques alternatives de gestion forestière, la restauration
ou requalification des secteurs dégradés en terme de
continuités ou de paysages (ex : résorption de la
publicité illégale), etc.
FAIRE
• Être exemplaire dans ses propres démarches ou projets,
se former (élus et services) pour mieux connaitre et prendre
en compte les enjeux de la Charte (ex : atténuation et adaptation
au changement climatique, préservation de
la biodiversité, économies d’eau ou d’énergie,
maitrise des plantes invasives, entretien du patrimoine
bâti traditionnel, gestion des déchets, intégration paysagère,
choix d’éco-matériaux, utilisation de produits locaux,
recours à des savoir-faire traditionnels ...)
• Améliorer l’accueil sur les sites naturels fréquentés
(ex : installation de points de collecte des déchets, de toilettes
sèches, de signalétique d’information/sensibilisation du
public...). Faciliter le développement de l’itinérance en
entretenant les sentiers ou en installant des équipements
(ex : bornes VAE, panneau d’information...).
• Informer, sensibiliser les visiteurs sur les enjeux de
préservation des sites et des milieux, s’impliquer
dans la structuration et la promotion d’un tourisme
recherchant l’équilibre entre économie, patrimoine et
cadre de vie
• Réglementer (par arrêté), organiser les pratiques et usages
des espaces naturels (ex : circulation motorisée dans
les secteurs à enjeux, activités de loisirs...)
• Connaitre, préserver et valoriser le patrimoine et notamment
les sites d’intérêt écologique majeur et les pépites du
patrimoine bâti
• Améliorer la qualité du cadre de vie et du paysage en
maitrisant la publicité (cf charte signalétique du Parc),
en recherchant la qualité des matériaux et la bonne
implantation des équipements publics.
DÉCIDER
• Se questionner en amont des projets et décisions sur leurs
impacts au regard du changement climatique
• Traiter dans les documents de planification ou stratégiques,
les questions de mobilité, de sobriété énergétique,
de préservation des secteurs à enjeux identifiés au Plan
du Parc (milieux aquatiques, sites d’intérêt écologique majeur,
éléments structurants du paysage, pépites du patrimoine
bâti...), de continuités écologiques (TVB), de préservation
des espaces agricoles et pastoraux, d’anticipation des risques
naturels, de reconquête des centres des villages,
• Favoriser la diversification économique et la relocalisation
des activités et des emplois
• Penser les projets en lien avec les autres collectivités pour
éviter la concurrence ou l’effet cumulatif (ex de la planification
intercommunale des projets de développement des énergies
renouvelables)
• Si possible, mener des stratégies foncières permettant de
préserver les terres agricoles, les sites naturels ou permettant
de développer des projets d’habitat durable et mobiliser le
foncier pour favoriser l’installation agricole et pastorale
• Proposer des processus participatifs locaux pour impliquer
les habitants dans les projets, les décisions. Associer les
jeunes aux actions (ex : conseil municipal des jeunes)
LA PORTÉE
DE LA CHARTE
11
La charte
engage tous
ses signataires :
communes, EPCI,
départements,
région, pas
uniquement
le syndicat
du Parc !LES OBJECTIFS DE LA NOUVELLE CHARTE
12
LES OBJECTIFS DE LA NOUVELLE CHARTE
13
Les objectifs de
la nouvelle Charte
La stratégie de la troisième Charte du Parc naturel
régional du Verdon est articulée autour de 3 grandes
ambitions, elles-mêmes déclinées en 11 orienta-
tions thématiques :
ORIENTATION 2
L'ÉNERGIE
Page 16
ORIENTATION 3
L’ÉDUCATION ET
LA CITOYENNETÉ
Page 18
ORIENTATION 4
L'EAU ET MILIEUX
AQUATIQUES
Page 20
ORIENTATION 5
LA BIODIVERSITÉ
Page 22
ORIENTATION 6
LA FORÊT
Page 26
ORIENTATION 7
LA CULTURE
Page 28
ORIENTATION 9
L'AMÉNAGEMENT
DU TERRITOIRE
Page 32
ORIENTATION 10
LE PASTORALISME
Page 34
ORIENTATION 10
L'AGRICULTURE
Page 34
ORIENTATION 11
LE TOURISME
Page 36
ORIENTATION 8
LE PAYSAGE
Page 30
Faire face collectivement aux bouleversements
climatiques et sociétaux :
en anticipant les changements, en réduisant notre
dépendance aux énergies fossiles, en misant sur
les démarches citoyennes et sur l’éducation
Gérer de manière concertée nos
« biens communs » :
en gérant la ressource en eau, en préservant les
milieux naturels et les espèces, en transmettant
aux générations futures les patrimoines culturels,
les paysages et les savoir-faire locaux
Viser un développement équilibré du territoire :
en permettant aux activités humaines (habitat,
services, économie, loisirs) de se développer dans
le respect des ressources naturelles, des pay-
sages et des habitants du territoire.
ORIENTATION 1
LE CLIMAT
Page 14Orientation 1 : le climat
Dans un contexte mondial de lutte contre le
changement climatique, et face aux grands défis qui
s’imposent à nos modèles de développement et nos
modes de vie, la Charte place l’enjeu de la transition
écologique comme fil rouge qui traverse tous les
autres thèmes et doit nous permettre d’accélérer
nos démarches de :
Construire un nouveau modèle plus résilient s’impose et nécessite un changement des comportements et une mobilisation de
tous : société civile et institutions. Pour cela, il est nécessaire
d’accompagner la prise de conscience et le passage à l’action. Cela passera par une gouvernance ouverte et mobilisant toutes les bonnes volontés.
Objectifs :
Accélérer la prise de conscience des communes,
habitants et entreprises.
Préparer les comportements pour engager des changements
de pratique vers des modes de vie plus sobres et solidaires.
Coopérer avec les réseaux citoyens et les intercommunalités
engagées ou souhaitant s’engager dans une démarche de type
« Plan Climat ».
Atténuation des émissions de gaz
à effet de serre
Adaptation aux effets du
changement climatique
ORIENTATION 1
14
ORIENTATION 1
15
ANIMER ET
ORGANISER UN
TERRITOIRE PLUS
RÉSILIENT AU
CHANGEMENT
CLIMATIQUE
Susciter la prise
de conscience
collective face
à l’urgence des
enjeux du
changement
climatique
Promouvoir un développement rural
innovant, répondant aux besoins essentiels
et fonctionnels des habitants du territoire
Développer l’économie circulaire et le lien
entre consommateurs et producteurs
1
2
3
Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
50 actions de sensibilisation menées
10 démarches engagées en matière d’évaluation
des impacts carbone
Réduction de 40% des émissions de GES
(CO2, CH4, N2O) d'origine énergétique
10 actions de résilience portées ou accompagnées
par le Parc
50 entreprises accompagnées dans des démarches
de sobriété (énergie, foncier, eau...)
La recherche de sobriété et d’efficacité énergétique vise des
pratiques économiques et sociales décarbonnées, un usage plus
frugal des matières premières et des ressources naturelles, une
prise en compte des écosystèmes. Ces évolutions de nos modes
de vie touchent tous les secteurs : logement, déplacement,
alimentation, loisirs, commerce, agriculture et nécessitent une
approche globale et une vision partagée.
Objectifs :
Accélérer les changements de pratique vers des modes
de vie plus sobres et solidaires.
Accompagner les mutations économiques et sociales
du territoire, en prenant en compte les nouveaux usages
du numérique.
Les territoires ruraux n’échappent pas à la nécessaire adaptation
des modes de production et de consommation vers l’économie
circulaire qui promeut la réutilisation des ressources afin de les
économiser. Relocalisation des productions, échanges en circuits
courts et valorisation des déchets sont porteurs d’innovation
pour l’économie de demain.
Objectifs :
Relever ensemble les défis de la consommation individuelle
responsable, pour une baisse de consommation des
ressources et une réduction des déchets.
Faire du Verdon un territoire où la transition écologique
passe aussi par des changements comportementaux
dans la gestion des ressources, dans la production
de biens et de services communs.
Aider à la création d’activités de réparation, de réemploi
pour offrir une alternative à la mise en décharge
systématique et soutenir l’emploi local.ORIENTATION 2
17
ORIENTATION 2
16
Orientation 2 : l’énergie
La crise énergétique nous impose une transition urgente vers des
modèles de production et de consommation moins énergivores.
L’existence des barrages hydro-électriques sur le Verdon permet
au territoire d’être excédentaire pour ses besoins en électricité,
il reste dépendant des énergies fossiles. Il nous faut donc :
La première action à mener pour s’engager dans une trajectoire énergétique vertueuse est de rechercher la sobriété et l’efficacité, notamment dans l’habitat et le transport qui restent les principaux postes de consommation (plus de 80%).
Objectifs :
Réduire les consommations d’énergie et les impacts du changement climatique en anticipant notamment l’adaptation dans l’habitat.
Faire opter pour la sobriété énergétique dans les actions de consommation, production et aménagement (publics et privés).
Repenser les mobilités pour un désenclavement du territoire
(physique et numérique).
S’appuyer sur les démarches proches ou plus
englobantes des EPCI pour optimiser les synergies
d’actions et agir sur la précarité énergétique.
Réduire les consommations énergétiques du territoire
Accompagner et maitriser le développement
des énergies renouvelables dans
le respect des qualités paysagères
et environnementales
qui font la richesse
du Verdon
Réduire la consommation
énergétique du territoire
Faire du Parc un « territoire de villes
et villages étoilés »
Maîtriser la production industrielle d’énergie
renouvelable dans le respect de la
biodiversité et des paysages
Accompagner le développement de petits
projets énergétiques dans une démarche
citoyenne
1
2 4
3
Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
100% de communes ayant engagé des actions
de maîtrise de l’énergie (diagnostics, travaux)
8 études et actions menées en matière de mobilité
(études, réalisations)
100% de réussite ou de reconduction des communes
au label Villages Etoilés
10 projets d’Enr impliquant des citoyens
(via des collectifs ou des collectivités)
1903 GWh de Production d’énergie renouvelable
Taux de 1,64 de couverture énergétique
(production Enr/ consommation totale)
Alors que la quantité de lumière émise la nuit par un éclairage
public a augmentée de 94 % depuis les années 1990 et que ce
dernier représente en moyenne 50 % de la facture d’électricité
des communes, le Parc accompagne déjà les communes dans des
démarches de réduction énergétique et de lutte contre la pollution
lumineuse. La Charte prévoit l’obtention du label « territoire de
villes et villages étoilés » qui nécessite que 2/3 des communes
s’engagent dans la poursuite de cette dynamique.
Objectifs :
Sensibiliser les communes, les professionnels et
les habitants aux enjeux de la pollution lumineuse.
Réduire substantiellement l’impact de l’éclairage
sur la biodiversité locale et le budget de l’énergie
des communes.
Impulser une dynamique territoriale entraînant l’ensemble
des acteurs potentiellement producteurs de pollution
lumineuse vers une démarche d’engagement reconnue.
Les besoins en énergie renouvelable étant croissants, et notamment
en Région Sud, les différentes politiques nationales et régionales
encouragent le développement de filières locales. Cela se traduit sur
le territoire par de nombreux projets de centrales photovoltaïques
au sol , et l’émergence de l’agrivoltaïsme. Ces équipements sont
impactants en terme d’environnement, de paysages, de foncier et
nécessitent un encadrement. La Charte, déclinée dans une straté-
gie plus opératoire, définit les critères d’acceptabilité de ces projets.
Objectifs :
Accompagner les collectivités dans leurs démarches
de développement des projets de production industrielle
d’énergie renouvelable, et notamment d’origine
photovoltaïque, dans le respect des critères définis
dans la Charte (priorisation sur les espaces anthropisés,
moindre impact environnemental et paysager, planification
à l’échelle intercommunale, utilisation des retombées
financières pour améliorer la sobriété et l’efficacité
énergétique...).
Relayer, diffuser les projets innovants en matière de
production industrielle d’énergie renouvelable engagés
sur le territoire ou à l’extérieur, ayant vocation
à être dupliqués.
Dans un contexte territorial où les énergies renouvelables sont prin-
cipalement focalisées sur des projets de nature industrielle (barrages
du Verdon, centrales photovoltaïques au sol), il reste un potentiel
important de développement des projets à vocation non industrielle
(bois-énergie, hydraulique, petit éolien) et par nature moins suscep-
tibles d’impacter les écosystèmes et les paysages.
Objectifs :
Accompagner et valoriser les communes, les professionnels
et les citoyens qui s’engagent dans des démarches locales,
notamment issues de collectifs, pour contribuer aux
objectifs de production d’énergie renouvelable.
Étudier et valoriser les ressources énergétiques du territoire
et les adapter à ses particularités, dans une démarche
tournée vers l’innovation et la recherche de solutions au
plus près des besoins, et dans le respect des fonctionnalités
écologiques et des patrimoines.
S’ENGAGER
DANS UNE
POLITIQUE DE
SOBRIÉTÉ ET DE
PRODUCTIONS
ÉNERGÉTIQUES
DIVERSIFIÉES,
AU BÉNÉFICE
DE TOUSOrientation 3 :
l’éducation et la citoyenneté
Face aux différents bouleversements que sont le changement
climatique, l’érosion de la biodiversité mais aussi les changements
sociétaux, il y a urgence à agir. D’autant plus que les grandes
crises qu’entraîneront ces changements, risquent d’augmenter
les inégalités sociales ou géographiques et que nos territoires
ruraux seront particulièrement concernés.
L’éducation et la participation
citoyenne doivent permettre à
toutes et tous d’agir mais aussi
à chacun de repenser la place
de l’homme dans son environ-
nement et dans sa relation
aux autres.
L’éducation à l’environnement et au territoire vise à permettre aux citoyens, qui habitent ou séjournent sur le territoire, d’appréhender la complexité des enjeux environnementaux pour amener à la prise de conscience, au respect du vivant, à la responsabilisation et à l’action. Elle vise l’ensemble des publics (adultes, enfants...) et s’appuie sur des approches originales et variées, une approche pluridisciplinaire, en immersion sur le terrain, et recherchant l’échanges de connaissances ou de compétences.
Objectifs :
Développer un appui éducatif et de formation autour des enjeux de transition énergétique et écologique, en s’appuyant notamment sur la ferme
pédagogique du domaine de Valx.
Sensibiliser les habitants et promouvoir des actions pour
faire ensemble la transition du territoire.
Adapter les actions
pédagogiques aux
différents publics
1
RENFORCER
L’ÉDUCATION ET
L’ESPRIT CRITIQUE POUR
PERMETTRE À CHAQUE
CITOYEN D’AGIR FACE AUX
ÉVOLUTIONS SOCIÉTALES
ET ENVIRONNEMENTALES
ORIENTATION 3
18
ORIENTATION 3
19
Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
400 projets pédagogiques réalisés en milieu scolaire
et 2500 élèves concernés
30 projets pédagogiques réalisés avec des structures
d’accueil collectif de mineurs
400 rencontres habitants et d’ateliers thématiques
réalisées
15 formations réalisées ou accompagnées
15 démarches participatives destinées à la population
mises en place
Diversifier l’offre de formation pour
accompagner le changement des pratiques
des acteurs socio-professionnels et ouvrir
des perspectives aux jeunes.
Soutenir les initiatives locales et favoriser le
débat et la participation citoyenne. 3
L’offre de formation intitale et professionnelle sur le territoire du
Verdon est faible et explique en partie le faible taux de diplomés
et l’exode des jeunes étudiants. La montée en compétences et
d’évolution prfessionnelle sont indispenasables pour s’adapter aux
nouveaux contextes.
Objectifs :
Valoriser les filières de métiers, anciens et nouveaux,
adaptées au territoire et permettant de s’installer
à l’année.
Permettre l’accès à une orientation plus diversifiée
pour les jeunes du territoire.
Permettre aux différentes catégories socio-professionnelles
d’acquérir des compétences pour accompagner la
pérennisation de leur activité, et favoriser l’évolution
des pratiques face aux enjeux des changements
climatiques environnementaux et sociétaux.
Transmettre des savoirs et savoir-faire écoresponsables
aux habitants pour accompagner la résilience du territoire.
Cette mesure doit permettre à celles et ceux qui le souhaitent,
quel que soit leur âge, de pouvoir à la fois faire entendre leur voix,
et de s’impliquer de différentes manières dans la vie du territoire
mais aussi d’accompagner des changements de société en lien
avec les enjeux du territoire
Objectifs :
Questionner la place de l’humain dans son environnement
et dans sa relation aux autres, ainsi que la notion de biens
communs, pour faire société.
Permettre aux habitants dans toute leur diversité de pouvoir
s’exprimer, échanger et débattre.
Soutenir la vie associative et les dynamiques citoyennes
qui participent à la transition, à la vie sociale et culturelle.
Encourager et favoriser le passage à l’acte, l’implication
citoyenne et les changements de comportements. 2Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
80% des masses d’eau en bon état / très bon état
écologique (eaux superficielles) et 88,9% en bon état
chimique (eaux souterraines) (bassin versant du Verdon)
3 projets de restauration morphologique et linéaires
(bassin versant Verdon)
525 kms de linéaires de travaux de restauration
et entretien des ripisylves (bassin versant Verdon)
3 380m² de surfaces d’interventions sur les espèces
exotiques envahissantes végétales (bassin versant)
5 captages prioritaires avec programme d’actions
approuvé (bassin versant Verdon)
84 stations d’épuration conformes selon le portail
national (BV + Parc)
20 communes engagées dans une démarche
d’économie d’eau (BV + Parc)
Orientation 4 : l’eau
Forte de ses 165 kms, de ses affluents et de ses 5 retenues ar-
tificielles, le Verdon est une rivière emblématique de haute Pro-
vence, reconnue pour la qualité de ses milieux aquatiques et de
son eau qui permet à de nombreux usages de cohabiter : alimen-
tation en eau potable d’une grande partie de la région, production
hydro-électrique, irrigation agricole, loisirs nautiques...
Cette pression exercée par les différents
besoins est d’autant plus exacerbée
quand la ressource est mise à mal
par le changement climatique. Les
objectifs de gestion concertée et
solidaire de l’eau et des milieux
aquatiques du Verdon sont plus
que jamais indispensables et l’or-
ganisation des acteurs de l’eau mise
en place à l’échelle du bassin versant
déterminante.
La recherche d’une gestion équitable, respectueuse des milieux, conciliant les différents usages est au cœur des objectifs de la stratégie locale formalisée dans le schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) depuis 2014. Cela nécessite d’améliorer les connaissances, de suivre les évolutions et de sensibiliser usagers et gestionnaires aux bonnes pratiques.
Objectifs :
Associer les usagers et gestionnaires (élus, acteurs économiques,
associations), ainsi que les riverains et les habitants dans l’élaboration et la mise en œuvre des actions de préservation et de restauration
des milieux aquatiques.
Conduire des démarches d’amélioration des connaissances et d’éducation à la préservation des milieux aquatiques.
Mettre en œuvre une gestion équilibrée et durable de l’eau et des milieux aquatiques, en portant les enjeux du Verdon à l’échelle supra territoriale.
Partager une culture commune et une gestion concertée
de l’eau à l’échelle des bassins versants et déversants 1
RENFORCER LA
GESTION COMMUNE
ET SOLIDAIRE ENTRE
TERRITOIRES AVAL ET
AMONT DE LA RESSOURCE
EN EAU ET DES MILIEUX
AQUATIQUES
ORIENTATION 4
20
ORIENTATION 4
21
Restaurer, atteindre et garantir une bonne
qualité de l’eau et des milieux aquatiques
Piloter la gestion concertée pour une
répartition équitable de l’eau entre milieux et
usages, en exigeant la solidarité aval amont
3
Des milieux aquatiques en bon état seront plus résilients face aux
effets du changement climatique et pourront rendre des services
durables : fourniture d’eau, loisirs aquatiques, régulation des crues
et sécheresses, préservation de la santé humaine. Ce bon état
nécessite d’agir sur diverses composantes : qualité et quantité
d’eau, continuités écologiques, transport des matériaux, forme du
cours d’eau, espaces de bon fonctionnement…
Objectifs :
Préserver et restaurer le fonctionnement
des milieux aquatiques.
Lutter contre les pollutions de la ressource et l’altération
des milieux aquatiques.
Une quantité d’eau suffisante dans les cours d’eau et les nappes
est nécessaire pour leur bon fonctionnement. Cela passe par
une gestion équilibrée et durable de la ressource permettant de
satisfaire les besoins des milieux tout en répondant au mieux aux
besoins actuels et futurs des usages.
Objectifs :
Atteindre et préserver l’équilibre entre besoins des
usages et ressource disponible, dans le respect de
la bonne fonctionnalité des écosystèmes aquatiques,
et en anticipant le changement climatique.
Conduire des démarches de concertation afin de définir
et mettre en œuvre des plans de gestion et de développer
les solidarités financières aval/amont.
Développer les économies d’eau. 2Orientation 5 : la biodiversité
L’érosion forte de la biodiversité, avec près d’un 1/3
des espèces de France métropolitaine désormais
menacées, n’épargne pas le Verdon. Cette pression
touche les espèces les plus sensibles à la qualité de
leur environnement (Petit rhinolophe, Outarde cane-
petière, Pie-grièche, Ecrevisse à pattes blanches)
mais également les espèces communes. Face à cette
urgence à agir, la Charte s’engage sur la prise de
conscience généralisée, et le passage à l’action de
manière concrète.
La connaissance constitue le socle d’une stratégie de préservation de la biodiversité. Connaître, mieux comprendre pour partager, responsabiliser, et provoquer le passage à l’action.
Objectifs :
Disposer d’indicateurs de suivi de la biodiversité pour
guider les actions en matière de gestion, de préservation
ou de restauration de la biodiversité.
Éveiller les consciences sur l’érosion de la biodiversité
Mobiliser les différents acteurs pour des actions
concrètes, coordonnées et à différentes échelles
en faveur de la biodiversité.
Poursuivre
l’acquisition et
le partage des
connaissances
pour inciter à
inciter à agir 1
FAIRE DE LA
BIODIVERSITÉ
UN BIEN COMMUN
À PRÉSERVER ET À
TRANSMETTRE AUX
GÉNÉRATIONS
FUTURES
Intégrer les enjeux de biodiversité dans
les choix d’aménagement et de gestion
du territoire
S’engager concrètement et durablement
dans des actions de gestion et de
restauration de la biodiversité
3
Les documents de planification (schéma de cohérence
territoriale - SCOT, plan local d’urbanisme - PLU) constituent une
première porte d’entrée importante pour intégrer les enjeux de
préservation de la biodiversité dans les choix d’aménagement du
territoire, lutter contre l’artificialisation des sols et préserver les
continuités écologiques.
Objectifs :
Contenir l’artificialisation des sols, facteur d’érosion
de la biodiversité.
Préserver et restaurer les continuités écologiques
(permettant aux espèces de se déplacer et effectuer
leur cycle de vie.
Renforcer les mesures de préservation de la biodiversité,
remarquable ou celle dite plus « ordinaire ».
Définir et mettre en œuvre la séquence éviter-réduire-
compenser aux bonnes échelles appropriées, avec
une vision des effets cumulés sur l’environnement
à l’échelle territoriale.
En s’appuyant sur les politiques publiques et les outils existants
(Stratégie nationale des aires protégées, plans nationaux et
régionaux d’actions pour préserver des espèces menacées,
démarche Natura 2000, mise en œuvre de la Trame verte et
bleue, etc.), la Charte propose de mener des actions concrètes de
gestion, de préservation et/ou de restauration de la biodiversité.
Objectifs :
Préserver les sites d’intérêt écologique majeur au
Plan de Parc, ainsi que les zones humides dans leur globalité.
Préserver et restaurer les continuités écologiques à l’échelle
du territoire mais aussi en lien avec les territoires voisins.
Poursuivre la contribution du territoire du Parc à la Stratégie
nationale des aires protégées (SNAP).
S’engager dans la préservation des espèces patrimoniales
ou communes.
2
ORIENTATION 5
22
ORIENTATION 5
23
© P. MurtasORIENTATION 5
24
ORIENTATION 5
25
Préserver et valoriser la géodiversité
dans ses différentes composantes
Prévenir les risques de nuisances
liés aux activités motorisées dans
les espaces naturels
5
Le territoire du Verdon abrite un patrimoine géologique
exceptionnel qu’atteste la création de la Réserve naturelle
nationale géologique de Haute-Provence ainsi que le GéoParc
Unesco de Haute-Provence dont les périmètres recoupent
une partie du territoire du Parc. La Charte permet de replacer
le patrimoine géologique à sa juste place dans les actions de
connaissance, de préservation et de valorisation des patrimoines.
Objectifs :
Mener, accompagner des actions de connaissance,
de préservation et de valorisation de sites
d’intérêt géologique.
Mieux intégrer la géodiversité dans les politiques
d’aménagement et de découverte du territoire,
des patrimoines.
Depuis plus de 20 ans d’observation et de contrôle des pratiques
motorisées, il est constaté une circulation récurrente des
véhicules terrestres à moteur (véhicules 4x4, quads, motos …)
dans certains espaces naturels, entrainant dérangement de la
faune, destruction de milieux naturels ou de patrimoines bâtis,
érosion des sols et conflits d’usages avec les riverains ou les
autres usagers de la nature. La loi impose aux chartes de Parc de
fixer des modalités de maitrise de ces pratiques, notamment en
s’appuyant sur les structures professionnelles qui les encadrent.
Objectifs :
Poursuivre la mise en application de la réglementation
en vigueur relative à la circulation des véhicules
terrestres dans les espaces naturels.
Poursuivre l’encadrement des activités motorisées
en espaces naturels.
Renforcer la vigilance et l’encadrement des pratiques
de survol et de circulation aérienne.
4
Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
39 600 observations faune-flore réalisées sur
le territoire et capitalisées
30 études et programmes de suivi réalisés,
dont 10 participatifs
1 154 kms de haies existantes dans les espaces agricoles
du territoire du Parc
25 zones humides (inventaire 2020-2021)-hors
ripisylves- faisant l’objet de démarches de gestion/
préservation/restauration (bassin versant et Parc)
100 % de sites d’intérêt écologique majeur faisant l’objet
d’une démarche d'animation/gestion/restauration
(18 sites)
10 actions de préservation et/ou de restauration
des continuités écologiques terrestres
3% de surface du territoire en protection forte (SNAP)
10 géosites faisant l’objet d’actions d'une démarche
d'animation/préservation/valorisation
20 espèces des Plans Nationaux d’Actions ou Plans
Régionaux d’Action concernées par des actions menées
par le Parc et/ou ses partenaires
45 actions menées pour maitriser la circulation motorisée
en espace naturel (avis, arrêtés, signalétique…)
© D. ChavyOrientation 6 : la forêt
Représentant 62 % de la surface du Parc, aux ¾
privée, la forêt rend de nombreux services essentiels :
habitats pour la biodiversité, séquestration
du carbone, espaces de loisirs et touristiques,
production de bois (chauffage, énergie, papier,
construction), réduction des risques inondation...
Face à de nouveaux défis dont la crise énergétique
et le changement climatique, la gestion forestière
doit s’adapter.
Améliorer les
connaissances
pour guider les
choix de gestion
forestière dans
le contexte de
changement
climatique 1
Promouvoir une gestion forestière
multifonctionnelle respectueuse des milieux
Générer une dynamique territoriale
permettant de comprendre les enjeux
de la forêt
3
La Charte encourage les acteurs forestiers à rechercher et adapter
leurs modalités d’exploitation et de gestion, en expérimentant
des nouvelles pratiques, en s’appuyant sur des outils de suivi
en s’engageant dans des démarches de certification ou de
structuration de la filière.
Objectifs :
Définir collectivement un schéma de gestion à l’échelle
du territoire.
Promouvoir des pratiques préservant les sols, la biodiversité,
la géodiversité et les paysages ; l’adaptation climatique.
Développer le déploiement sur le territoire des documents
et certifications de gestion forestière durable,
renforcer leur plus-value environnementale.
Face aux pressions accrues subies par la forêt (recrudescence
des coupes pour les usages énergétiques, dépérissement,
risques incendie...) exacerbées par le manque de connaissances
sur la gestion forestière, il est plus que jamais nécessaire de
communiquer et de permettre les échanges entre usagers
et gestionnaires.
Objectifs :
Partager la connaissance de la gestion forestière auprès
du grand public.
Développer la coopération entre les acteurs forestiers.
Anticiper les risques d’incendie pour développer
une exploitation forestière résiliente.
2
ORIENTATION 6
26
ORIENTATION 6
27
Dans un objectif de production de bois raisonnée et de gestion multifonctionnelle, il est important que les gestionnaires et
propriétaires forestiers puissent s’appuyer sur des outils fins de diagnostics et d’aide à la gestion.
Objectifs :
Développer et animer des outils de diagnostic et d’aide
à la gestion forestière, comme par exemple les démarches
simplifiées de catalogues des stations forestières.
Développer des outils de suivi de l’état de conservation
des habitats forestiers et de l’état sanitaire
des peuplements.
S’APPUYER
SUR LA CAPACITÉ
NATURELLE
D’ADAPTATION
DES FORÊTS POUR
FAVORISER LEUR
RÉSILIENCE FACE AUX
CHANGEMENTS
CLIMATIQUES
Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
150 placettes forestières permanentes de suivi
dendro-écologique
10 diagnostics écologiques ou d’identification
des stations forestières
5 démarches territoriales de planification forestière
4 000 ha de surface pour la conservation de la trame
de vieux bois dans les documents d'aménagements
forestiers ou les Plans Simples de Gestion
15 actions auprès du grand-public pour la connaissance
des acteurs forestiers et de la gestion forestière
© D. ChavyOrientation 7 : la culture
À la croisée des Alpes et de la Méditerranée, le Verdon est
une zone d’échanges culturels continus couvrant toutes les
périodes de notre histoire jusqu’aux transformations récentes :
urbanisation, aménagements hydrauliques, tourisme, camp
militaire de Canjuers, ... Cette richesse patrimoniale, matérielle
et immatérielle, contribue à faire émerger une offre culturelle
pour les habitants et les visiteurs qui nécessite d’être valorisée
et préservée, transmise aux générations futures.
Les découvertes archéologiques et les inventaires du bâti menés sur le territoire du Parc nous conduisent à traiter avec attention le patrimoine vernaculaire comme les édifices prestigieux, le paysage du quotidien comme les paysages grandioses, mais aussi les savoir-faire immatériels en tant que marqueurs culturels. Conscients de leur fragilité, la Charte propose des mesures de conservation et de restauration.
Objectifs :
Identifier les éléments patrimoniaux à préserver, conserver ou restaurer. Ce travail permet d’estimer la fragilité, l’urgence et la nécessité d’intervention. Cet objectif préalable devra s’appuyer sur des outils mis en place et la mise à jour de l’inventaire.
Trouver des leviers pour accompagner des actions qui s’inscrivent en faveur de conservation, préservation et restauration d’édifices bâtis : chantiers, partenariats et mutualisation, programmes de recherches, retours d’expérience et échanges avec d’autres territoires.
Partager les états des lieux du patrimoine et sensibiliser les acteurs du territoire, les habitants et les élus, à la fragilité et au besoin d’intervenir sur nos patrimoines. Il s’agit d’interpeller et de faire prendre conscience du besoin et de l’urgence d’agir dans certains cas, en s’appuyant
sur des opérations exemplaires.
Sensibiliser à la fragilité
du patrimoine bâti et des
sites archéologiques et
favoriser leur préservation
ou leur restauration
1
RÉVÉLER
ET PARTAGER
LE PATRIMOINE
CULTUREL
ORIENTATION 7
28
ORIENTATION 7
29
Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
40 édifices du patrimoine bâti restaurés avec
l’appui du Parc
50% de pépites du patrimoine bâti préservées
ou valorisées
4 coopérations pour des programmes de recherches
ou d’inventaires
24 projets d’interprétation accompagnés ou portés
12 programmations culturelles et artistiques
accompagnées ou portées
24 acteurs culturels mobilisés dans le réseau de passeurs
de patrimoines
Revitaliser et valoriser le patrimoine culturel
Développer la transmission du patrimoine
culturel pour que chacun devienne un
« passeur de patrimoine »
3
Face au désintérêt pour certains patrimoines culturels, matériel
ou immatériel, qui ont parfois basculé dans l’oubli ou restent
inconnus pour les habitants, il apparait nécessaire de redonner vie
à ces lieux, de susciter une nouvelle attractivité, via une approche
culturelle et artistique.
Objectifs :
Mobiliser les médias culturels et artistiques pour toucher
et sensibiliser les publics et donner à comprendre et à
apprécier nos patrimoines culturels.
Développer une offre culturelle et artistique autour
des patrimoines culturels à destination des habitants
et des touristes en investissant et détournant des lieux
de leur utilisation première pour pallier le manque de lieux
culturels et pour inviter à une découverte plus originale
du territoire.
En tant que biens communs, les patrimoines culturels constituent
un socle important pour la construction individuelle et collective,
l’ancrage des individus au territoire du Verdon. Ils sont les témoins
de notre histoire et de nos savoirs. Il est donc nécessaire de trouver
les leviers pour mieux les transmettre et les faire approprier par
tout un chacun.
Objectifs :
Développer nos connaissances sur les patrimoines culturels
en s’appuyant sur les sciences humaines (l’histoire,
l’ethnologie, l’archéologie, etc.).
Faire des patrimoines culturels un sujet partagé et commun
aux différents acteurs qui s’y intéressent, en s’appuyant
aussi bien sur les individus, les associations patrimoniales
que les chercheurs.
Créer des dynamiques multi-acteurs autour des enjeux
patrimoniaux, en développant la notion de « passeur de
patrimoine » pour permettre à tout un chacun de connaître,
s’approprier la connaissance, la transmettre, la valoriser.
2Orientation 8 : le paysage
Fort de sa mosaïque de paysages naturels et agri-
coles articulés autour de la rivière du Verdon, le
territoire du Parc est marqué par les grands amé-
nagements du XXe siècle (barrages, camp militaire)
et la déprise agricole. Très attractif, il connait des
évolutions démographiques fortes qui contribuent
à la transformation des paysages (développement
résidentiel, banalisation des espaces urbains...).
L’avènement des énergies renouvelables, avec prin-
cipalement les centrales photovoltaïques au sol,
constitue un nouvel enjeu pour la préservation de la
qualité des paysages.
La permanence des grands ensembles paysagers et de certaines structures paysagères (massifs forestiers, sommets, la rivière
Verdon et le grand canyon, silhouettes villageoises, patrimoine bâti vernaculaire) sont des marqueurs forts qui enracinent les habitants et constituent des repères qui se transmettent dans le temps.
Afin de préserver ces biens communs, la nouvelle Charte devra également être l’occasion d’affirmer le paysage comme un préalable à toute action, à tout projet d’aménagement, à toute planification.
Objectifs :
Préserver les éléments structurants des paysages du Verdon.
Accompagner le territoire dans la mise en œuvre
des objectifs de qualité paysagère, définis par unité paysagère.
Préserver les
éléments
caractéristiques
et identitaires
des paysages
du Verdon 1
RÉVÉLER ET
PRÉSERVER
LES PAYSAGES
DU VERDON,
ACCOMPAGNER
LEUR ÉVOLUTION
Promouvoir une approche qualitative auprès
des différents publics afin d’accompagner
les évolutions paysagères
Bien qu’ils puissent sembler immuables, les paysages du territoire
ne sont toutefois pas figés et connaissent des évolutions, soit
progressives au fil du temps, soit plus soudaines et plus visibles.
L’ensemble de ces phénomènes fait peser sur le Verdon une perte
d’identité patrimoniale, identité à laquelle les habitants sont
pourtant attachés et que recherchent les visiteurs. Ainsi, la Charte
pose des objectifs de prise en compte des paysages dans les
projets permettant d’en conserver les principales caractéristiques
et d’accompagner leur transformation de manière qualitative.
Objectifs :
Faire du paysage un préalable à tout projet.
Améliorer la connaissance des éléments constitutifs
et structurants des paysages du Verdon.
Diffuser une culture commune des paysages.
Accompagner les évolutions des paysages.
2
ORIENTATION 8
30
ORIENTATION 8
31
Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
80% de zones agricoles reconnues et protégées
pour leur valeur paysagère dans les documents
d’urbanisme par un outil approprié
30 actions de conseil du Parc pour la prise en compte
des enjeux environnementaux et paysagers
dans les projets agricoles, forestiers, urbains
8 actions de requalification de secteurs banalisés
ou dégradés (dont actions de l’Opération Grand Site
et sur l’affichage publicitaire)
10 actions de sensibilisation
6 dispositifs de protection réglementaire mis en place
en faveur de la préservation des paysages
12 reconductions de l’observatoire photographique
des paysages
B. Vacherand-DenandOrientation 9 :
l’aménagement du territoire
Territoire très rural, le Verdon est bordé par les unités urbaines
de Manosque, Aix-en-Provence, Brignoles, Draguignan et Digne-
les-Bains. Sa croissance démographique soutenue entre 1999 et
2010 (+2,7% par an) s’est ralentie entre 2011 et 2016 (+0,82%)
et s’est concentrée sur l’ouest du territoire où vivent huit habi-
tants sur dix. Sur les quinze dernières années,
les évolutions de l’occupation des sols ont
principalement été portées par la pro-
gression des territoires artificialisés qui
ont augmenté de 23% au détriment
des espaces naturels et agricoles.
Cette évolution rapide exige la re-
cherche d’équilibre entre développe-
ment et préservation des patrimoines.
Les politiques, les outils et l’organisation locale relatives à l’encadrement de l’urbanisme, de la consommation foncière, de la qualité architecturale et paysagère ont été développés dans le Verdon, comme ailleurs. La Charte propose de poursuivre l’accompagnement des collectivités pour une application coordonnée des différentes réglementations, dans le respect des spécificités et des richesses du territoire.
Objectifs :
Limiter la consommation foncière des espaces agricoles et naturels, notamment sur les franges du territoire.
Favoriser une urbanisation économe et équilibrée sur le territoire,
en privilégiant la densification et le renouvellement urbain.
Mener un aménagement cohérent entre les différents secteurs du Parc et prenant en compte les spécificités rurales du territoire.et mettant en cohérence les politiques de planification sur le territoire.
Anticiper la prise en compte des risques naturels dans l’aménagement du territoire.
Développer une culture commune de l’urbanisme durable et résilient.
Accompagner la mise en œuvre des
différentes politiques d’aménagement
de l’espace en prenant en compte
les spécificités rurales du Verdon
1
AGIR POUR UN
AMÉNAGEMENT
ÉQUILIBRÉ DU
VERDON, ADAPTÉ AUX
MODES DE VIE RURAUX,
ET ATTRACTIF À
L’ANNÉE
ORIENTATION 9
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ORIENTATION 9
33
Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
30 actions de conseil du Parc pour la prise en compte
des enjeux environnementaux et paysagers dans
les projets agricoles, forestiers, urbains
20 porter à connaissance réalisés et transmis aux
collectivités lors de l’élaboration ou de la révision
de leur document d’urbanisme
100% des documents d’urbanisme définissant un
classement ou zonage adapté permettant la protection
de la trame verte et bleue et des infrastructures
agro-écologiques
Maintien des équilibres fonciers sur les espaces naturels
et agricoles
2 dispositifs de protection du foncier agricole mis
en place (de type ZAP ou autre outil équivalent)
10 centres anciens ayant fait l’objet de démarches
d’amélioration de leur cadre de vie
10 projets d’aménagement opérationnels exemplaires
associant le Parc et ses partenaires
15 actions de sensibilisation menées
Promouvoir et accompagner des projets
d’aménagements et d’habitats qualitatifs
Reconquérir les cœurs de villages pour
redonner envie de « vivre ensemble » 3
Face à la banalisation des espaces urbains et des aménagements
(dispersion de l’habitat, architecture néo-provençale, faible
traitement des espaces publics, développement de la publicité...),
la Charte propose la définition de démarches qualitatives
respectueuses des spécificités naturelles, paysagères et agricoles
du territoire, marqueurs de l'identité du Verdon.
Objectifs :
Améliorer la qualité de l’urbanisme dans les villes
et villages du Verdon.
Limiter la consommation d’espaces nouveaux,
densifier et renouveler l’existant.
Prendre en compte l’identité rurale du Verdon
dans des opérations d’aménagement qualitatives
et intégrées.
Accompagner les porteurs de projets de construction
et de restauration le plus en amont possible
de leur démarche.
Une attention particulière devra être portée au réinvestissement
des centres anciens par la valorisation des espaces publics et
la rénovation du patrimoine bâti, par l'adaptation de l'offre de
logements aux besoins contemporains et le maintien d'un niveau
de services répondant aux attentes des habitants.
Objectifs :
Réinvestir les centres anciens et lutter contre leur abandon.
Adapter le patrimoine bâti ancien aux besoins
contemporains tout en préservant son identité.
Favoriser le lien social.
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© D. TatinORIENTATION 10
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Orientation 10 :
l’agriculture et le pastoralisme
Secteurs d’activités traditionnels du territoire, l’agriculture
et le pastoralisme se maintiennent malgré les difficultés
économiques et environnementales (changement climatique...)
et font face à de nombreux défis d’adaptation aux attentes
sociétales, d’intégration de nouvelles contraintes, et de prise
en compte croissante de l’environnement. Ils participent au
maintien du tissu économique du Verdon.
Les populations d’agriculteurs ont fortement chuté ces 20 dernières années dans le Verdon, comme partout en France. Les exploitations s’agrandissent au détriment de l’installation de nouveaux agriculteurs. Nombre d’entre eux arrivent au seuil de la retraite et la nécessité s’intensifie de créer les conditions favorables à l’installation ou la transmission des exploitations.
Objectifs :
Maintenir les effectifs agricoles et réussir la transmission des exploitations dans les quinze prochaines années.
Installer des porteurs de projet en agriculture autour de plus petites unités foncières, mobilisant des infrastructures de production agricoles à rénover et tournés vers la satisfaction des besoins de proximité.
Porter à connaissance les savoirs écologiques et de sélection des races et variétés qui sont héritées de l’observation des paysans, professionnels ou amateurs.
Favoriser le
renouvellement des
générations d’agriculteurs
en préservant le
patrimoine agricole
Soutenir un pastoralisme viable,
indispensable à la vie des communes
et à la diversité des paysages
Valoriser les savoir-faire respectueux de la
nature et les produits agricoles répondant
aux besoins alimentaires locaux
Accompagner l’adaptation des pratiques
agricoles face aux contraintes économiques,
aux défis environnementaux
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Objectifs chiffrés d’ici 15 ans
670 exploitations maintenues dans le périmètre
d’étude du Parc
Maintien de la Surface Agricole Utile moyenne
des exploitations agricoles autour des 80 ha
7 110 ha de surfaces des MAEC pastorales engagées
10 000 ha de surfaces d’opérations
de reconquête pastorale (ha)
703 ha de surfaces engagées en MAEC biodiversité
1 verger conservatoire implanté
600 plants de variétés traditionnelles diffusés
20 % agriculture biologique dans la surface
agricole totale
0 commune du Parc classées en zone vulnérable nitrate
15 km de linéaires de haies diversifiées implantés (en km)
8 filières de produits agricoles accompagnées
via la marque « valeurs Parc »
31 points de vente collectifs (dont marchés)
de produits locaux maintenus ou créés
Le pastoralisme et l’élevage façonnent le territoire et contribuent
à l’économie et l’identité culturelle du Verdon. De nombreuses
pressions viennent cependant complexifier les pratiques extensives
(aléas climatiques, difficultés d’accès au foncier et à l’eau, prédation
du loup) mais elles restent indispensables au maintien de l’ouverture
des milieux et la lutte contre les risques d’incendie.
Objectifs :
Maintenir et améliorer les fonctionnalités des espaces
pastoraux en cours de fermeture au profit de l’activité
d’élevage et de la biodiversité.
Maintenir l’activité pastorale dans un contexte de présence
et de prédation permanente par le loup.
Promouvoir le pastoralisme comme marqueur de l’identité
rurale du Verdon et une activité d’avenir.
Les besoins de relier les acteurs de la consommation et de la
production alimentaire restent d’actualité pour permettre au
territoire de gagner en autonomie.
Objectifs :
Soutenir la promotion des produits agricoles adhérents
aux valeurs de la charte.
Promouvoir une agriculture de proximité répondant aux
besoins alimentaires locaux et pouvant prendre la forme
d’un ou plusieurs Projets Alimentaires Territoriaux.
Conforter l’autonomie des exploitations et leur intégration
dans les circuits courts.
Les attentes de la société vis-à-vis des modes production plus res-
pectueux de la santé et de l’environnement, les normes et règles de
plus en plus nombreuses, des aléas naturels qui se cumulent et la ren-
tabilité attendue des investissements mettent une charge de plus en
plus lourde sur le métier et la conduite des exploitations. La Charte
propose d’accompagner les agriculteurs à relever le défi de la néces-
saire adaptation et de la transition agricole attendue.
Objectifs :
Poursuivre et accélérer la transition agroécologique
avec les agriculteurs et les partenaires techniques.
Ne plus opposer développement agricole et préservation
de la biodiversité.
Redonner une place aux écosystèmes
dans les activités agricoles.
ACCOMPAGNER
ET VALORISER
UNE AGRICULTURE
ET UN PASTORALISME
TOURNÉS VERS L’AVENIR
ET RESPECTANT
LES RESSOURCES
NATURELLES DU
TERRITOIRE
ORIENTATION 10
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© D. ChavyOrientation 11 : le tourisme
Haut lieu du tourisme, de par la notoriété de ses paysages et la
palette de ses activités, le Verdon attire de nombreux touristes
séjournants ou excursionnistes, internationaux ou de proximité.
La fréquentation importante des sites naturels qui en découle
se concentre souvent sur la période estivale et sur quelques
lieux incontournables comme les Gorges et les lacs. Les dépla-
cements se font essentiellement en voiture. La gestion des flux
nécessite des équipements et des services pour permettre un
meilleur accueil et la réduction des dérangements engendrés
sur l’environnement humain et naturel. La montée en qualité
et la structuration du tourisme participent à la dynamique
économique du territoire.
Dans un contexte d’activité touristique très orientée sur l’utilisation des espaces naturels, il est indispensable d’éveiller les consciences sur le caractère vivant et fragile de ces milieux et de proposer au plus grand nombre de nouveaux modes de découverte, respectueux des patrimoines et favorisant l’échange. La marque Valeurs Parcs sera privilégiée pour atteindre les valeurs de l’écotourisme.
Objectifs :
Accompagner les entreprises touristiques vers les valeurs de l’écotourisme en encourageant l’éthique des pratiques et des modes de consommation.
Créer les filières de l’offre autour de modes de découverte appropriés à la rencontre du territoire orientés sur l’itinérance et l’ensemble
des déplacements doux.
Diffuser et promouvoir l’offre en veillant aux messages et à l’image
véhiculée en étant particulièrement attentif à la préservation des sites et des cadres de vie.
Construire une offre
d’écotourisme fondée sur
la découverte, la rencontre
et le respect des territoires
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RECHERCHER
L’ÉQUILIBRE
ENTRE ÉCONOMIE
TOURISTIQUE, VIE
LOCALE ET RESPECT
DES PATRIMOINES
ORIENTATION 11
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ORIENTATION 11
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Objectifs chiffrés d’ici 15 ans 50 entreprises engagées dans la Marque Valeurs Parc
10 sentiers de randonnées créés - GR de Pays
1 055 km de linéaires d’itinéraires vélo/voies propres
ou partagées créés
12 projets d’amélioration de l’accueil et de gestion
des flux portés ou accompagnés par le Parc
6 déploiements de lignes de transport collectif
et d’offre touristique connexe
40 professionnels des activités de pleine nature
formés aux enjeux patrimoniaux
50 000 visiteurs contactés par les écogardes
15 actions de communication et de sensibilisation
des publics aux valeurs Parc
10 partenariats constitués avec les réseaux
(filière écotourisme, destination intense Verdon)
Poursuivre la construction d’une organisation
touristique ancrée au territoire, engagée dans
la gestion de ses ressources et la qualité
de vie de ses habitants
Améliorer l’accueil sur les sites et accompa-
gner l’évolution des pratiques touristiques et
de loisirs pour atteindre collectivement une
juste régulation de la fréquentation
Avec l’évolution de l’organisation des compétences touristiques au
niveau intercommunal, correspond l’émergence d’une dynamique
collective pour construire une destination touristique Verdon
coordonnée à une échelle large dans laquelle le Parc s’implique,
en garant du positionnement écotouristique.
Objectifs :
Participer activement à la construction et la mise en œuvre
de la destination Verdon « des sources à la confluence » en
activant la solidarité pour partager les enjeux de préservation
des sites à forte notoriété.
Construire un positionnement appuyé par une
communication responsable pour organiser et promouvoir
la découverte respectueuse du Verdon.
Afin de garantir une qualité d’accueil à la hauteur de la notoriété
des sites naturels du Verdon et pour en préserver l’intégrité
environnementale et paysagère, plusieurs démarches sont
indispensables pour requalifier les sites, faciliter l’accès et les
déplacements, valoriser les patrimoines dans les gorges (avec
l’obtention du label Grand Site de France) et autour des lacs
notamment. L’objectif est de rééquilibrer les flux en tenant
compte des capacités des milieux et en définissant de manière
concertée des plans de gestion des secteurs les plus sensibles.
Objectifs :
Partager les enjeux d’aménagement et de gestion
des sites attractifs en s’organisant de manière solidaire.
Envisager la fréquentation à l’échelle du territoire
en optimisant les solutions de mobilité pour accéder
et se déplacer.
Repenser la politique d’accueil et d’information des publics
en renforçant les missions de sensibilisation.
Impliquer les partenaires privés ainsi que les habitants
pour en faire des ambassadeurs des patrimoines du Verdon.
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Crédit-Vélo-Loisir-ProvenceLES DIFFÉRENTS DOCUMENTS DU DOSSIER
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VRAI OU FAUX ?
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La Charte est complétée par une série de
documents permettant d’en préciser les objectifs
et sa mise en œuvre. Ils sont disponibles et
téléchargeables sur le site internet du Parc :
www.parcduverdon.fr
Les études préalables : diagnostic du territoire et évaluation de
la mise en œuvre de la Charte précédente (2008-2023), résu-
mées dans un document synthétique : « Parc naturel régional du
Verdon : évolutions et défis »
Le Plan du Parc, qui traduit et localise les objectifs de la Charte
sur une carte au 1/50 000è et notamment les sites patrimoniaux
à préserver en terme paysagers (monuments emblématiques
du grand paysage, points de vue remarquables), naturalistes
(sites d’intérêt écologique majeur et géosites, zones humides
stratégiques), architecturaux (pépites du patrimoine bâti).
Il est construit à partir des typologies d’occupation du sol
dominantes sur le territoire (forêt, pâturages et milieux ouverts,
espaces agricoles...) et en se projetant sur les objectifs de
continuité écologique (trame verte et bleue).
Le Plan du Parc permet une meilleure lecture du projet de
Charte et en facilite la mise en œuvre, notamment dans la
transcription vers les documents d’urbanisme.
VRAI ou FAUX ?
Le Parc interdit de chasser ou de pêcher
Le Parc donne un avis sur les permis de construire
Le Parc met des contraventions
Le Parc défend le loup
La propriété privée est respectée au sein du Parc
La publicité est encadrée sur un territoire de Parc
Le Parc aide les projets en phase avec la Charte
Le Parc ne donne pas de subventions
Des pièces complémentaires précisent certains points ou permettent un récapitulatif, elles sont disponibles sur www.parcduverdon.fr
Le Parc peut attribuer un label
&
&
→ le Parc n’a aucun pouvoir réglementaire
→ le Parc donne un avis sur les documents communaux (PLU)
ou intercommunaux (SCOT) mais n’instruit pas les demandes individuelles
→ seuls le coordinateur et les chefs de secteur assermentés peuvent dresser des
procès-verbaux pour atteinte à l’environnement (feu, circulation en espace naturel...) mais pas sur les autres pouvoirs de police (urbanisme, circulation routière, etc)
→ c’est un exemple de la difficulté de trouver un équilibre entre respect de la biodiversité et soutien à une économie locale indispensable à notre territoire qu’est le pastoralisme
→ toutes les mesures de valorisation du territoire (randonnée...)
se font dans le respect de la propriété privée
→ pour préserver la qualité de ses paysages, les enseignes et
pré-enseignes publicitaires sont possibles mais limitées
→ notamment en mobilisant les compétences pluridisciplinaires de son équipe
→ il peut aider à en trouver mais n’en donne pas directement
→ la marque Valeurs Parc valorise les produits et les services
respectueux des patrimoines et des hommes
FAUX
FAUX
FAUX
FAUX
VRAI
VRAI
VRAI
VRAI
VRAI
VRAI
VRAIEn décembre 1929,
André Breton définissait le surréalisme comme
« la recherche d’un certain point de l’esprit
d’où la vie et la mort,
le réel et l’imaginaire,
le passé et le futur,
le communicable et l’incommunicable,
le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement ».
Peu de temps après, il localisait ce point de l’esprit
dans un site des gorges du Verdon, appelé Le Point Sublime.
Pour suivre l’information du Parc :
www.parcduverdon.fr/verdon2039
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V E N E Z À L A M A I S O N D U PA R C
du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h
Domaine de Valx - 04360 Moustiers-Sainte-Marie
Tél. 04 92 74 68 00 - info@parcduverdon.fr
Directeur de publication : Bernard Clap - Rédaction : Suzanne Gioanni - Suivi : Marlène Economidès Conception : SMART SCIS / FERRY BOÂT ATELIER - Imprimé en France en avril 2023