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PLU - Annexes - livret la plaine de ain et du Rhone
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Balan.
Lien du pdf (PLU - Annexes - livret la plaine de ain et du Rhone)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Transports,
Balan
Blyes
Charnoz-sur-Ain
Chazey-sur-Ain
Loyettes
Nievroz
St-Jean-de-Niost
Ste Julie
St-Maurice-de-Gourdans
St Vulbas
Thil
Les communes concernées
Carte de l’unité de paysage
Charte de paysage et d’architecture du SCoT BUCOPA - Livret de l’unité de paysage - 2017
La Plaine de l’Ain
et du Rhône
Recommandations de paysage et d’architecture
Le paysage de la plaine est à la fois «sauvage et
domestiqué». Accompagnée de ses brotteaux,
rivière d’Ain prend toute son ampleur. Elle
dessine son lit au milieu de sols légers, à
l’origine peu propices à l’agriculture de céréales.
La plaine concentre a la fois des infrastructures
lourdes et des réservoirs de biodiversité
remarquables.2 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Qu’est-ce que cette charte ?
Les RandoSCoT BUCOPA
La RandoSCot est une démarche participative, associant une
équipe d’élus, qualifiés d’«arpenteurs».
Les parcours « sur le terrain » pendant deux premiers jours,
ponctués de rencontres et de lectures de paysage, suivis par une
séance de retour d’expérience, ont permis les échanges riches
entre élus et techniciens.
À la suite des journées de RandoSCoT, le syndicat mixte BUCOPA a
organisé deux ateliers de travail dont l’objectif a été d’apprendre à
tirer parti du paysage pour conduire vos projets.
«Le paysage comme moteur de projet»
Par groupes, les élus se sont emparés d’une unité de paysage du
territoire à travers une série d’exercices :
- Un état des lieux cherchant à partager vos connaissances et
l’objectif de qualité de paysage.
- Un cas pratique visant à concilier projets et objectifs de qualité
de paysage.
- Une restitution collective afin de partager cette soirée de travail.
« Quand les élus parlent aux experts»
Après un travail de synthèse le projet de paysage des élus a été
présenté au paysagiste-conseil et à l’architecte-conseil de la DDT.
Ces experts ont alors complété, questionné et élargi les sujets
abordés afin d’accompagner les réflexions sur la qualité du cadre
de vie.
1
2
3
Vous trouvez ici :
- La synthèse de l’atelier de travail concernant l’unité de
paysage de la Plaine de l’Ain et du Rhône
- Une série de fiches de recommandations visant à
répondre à l’objectif de qualité de paysage et d’architecture
concernant l’unité de la Plaine de l’Ain et du Rhône
Les deux randos :
S’approprier les paysages
L'atelier de travail :
Travailler sur un cas d’école
La charte du paysage BUCOPA traduit une volonté politique de
faire du paysage une préoccupation transversale et permanente,
présente dans toutes les politiques sectorielles (aménagement,
urbanisme, environnementales, touristiques et culturelles …).
Cette charte résulte d’une démarche co-construite entre les
acteurs du territoire par le biais de différentes instances et de
différents outils. Elle a vu le jour dans le cadre de la révision du
SCoT BUCOPA au cours de laquelle le syndicat mixte a souhaité
forger une stratégie ambitieuse autour des paysages.
En formulant des objectifs de qualité paysagère, la loi inscrit
désormais la prise en compte des paysages dans les documents
d’urbanisme dans une approche transversale, concrète et
opérationnelle qui ne se limite pas à la préservation des paysages
remarquables.
Les paysages sont en effet modelés au fil du temps par les
interactions entre l’homme et son milieu. Ils reflètent ainsi le
fonctionnement et l’évolution d’une société, leur perception
et leur prise en compte évoluent aussi à travers les époques.
Aujourd’hui, dans un contexte concurrentiel entre territoires, la
qualité des paysages participe grandement à la valorisation et à
l’attractivité de ceux-ci.
Le syndicat mixte BUCOPA a fait appel au CAUE pour mener à bien
cette démarche globale qui consiste à mettre le paysage au coeur
des projet d’aménagement du territoire.
Trois séquences ont rythmé cette démarche entre le printemps
2016 et l’automne 2017.
Les ateliers de travail
La charte de qualité de paysage
et d’architecture3 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Projet de paysage proposé par les élus
À Charnoz-sur-Ain
* «Tenir le village»
* Soigner la lisière agricole.
Créer, à l’Ouest, un chemin à travers champs et
maintenir les parcelles agricoles pour garantir
des vues sur le village.
* Ouvrir la lisière côté rivière.
Ouvrir, à l’Est, un chemin et des belvédères au
bord de la rivière.
Redécouvrir la rivière en créant une tyrolienne
partant du parc du Château de Messimy (rive
droite) pour atteindre «le parc des lônes» (rive
gauche).
* Entrer dans le village.
Aménager et planter la route.
Créer un nouveau quartier d’habitations, et une
voie traversante se terminant sur un belvédère.
Rendre plus accessible le quartier mairie-école
et le parc du château de Messimy.
Réaménager l’entrée sur Charnoz pour arriver à
travers champs.
L’ambition des élus pour l’unité de paysage :
«Conserver cet écrin de paysage sauvage et
naturel autour de la rivière, en maîtrisant une
accessibilité au cours d’eau»
Le travail sur les franges, lisières, limites pose la question du rapport entre la ville / le village avec la lisière «sauvage» et la plaine agricole «domestiquée».
Comment on articule ces limites ? (points de vue, chemins ...).
Un dialogue, une relation entre des espaces dits de qualité (rivière, forêt,...) et d’autres (ZA, quartiers,...) sont mis en évidence. Quelles relations entre la plaine agricole et les quartiers d’habitations ? «Comment on les termine ? Comment on s’ouvre sur ceux-ci ?».
Le projet proposé incite à se demander : comment accéder à la rivière depuis les champs et à travers la ville ? S’appuyer sur l’existant (ripisylve) pour créer des continuités transversales jusque dans l’enveloppe urbaine, pourrait être une des réponses».
Savoir qualifier les ensembles permet de les identifier et de mieux les saisir pour faire des projets de territoire, c’est aussi ce qui caractérise et qui correspond à l’unité de paysage dans laquelle on se trouve.
Retours «d’experts»:
Unité de paysage de
la Plaine de l’Ain
et du Rhône Synthèse du travail des élus sur le cas d’école
de Charnoz-sur-Ain
Objectif de qualité : Tirer parti des deux caractères de la plaine pour dessiner
des lisières à l’urbanisation4 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Les fiches de recommandation
Recommandations Paysage
Paysages Urbains
- Urbaniser à partir des règles dictées par les paysages
de la plaine
- S’inspirer du paysage pour faire une belle zone d’activités
Paysages de l’Eau
- Remettre la rivière d’Ain et ses affluents au cœur
des aménagements de la plaine
Paysages Parcourus
- Choyer les portes d’entrée des paysages de la plaine
Recommandations Architecture
- Préserver l’identité des villages et réutiliser les formes traditionnelles
- Valoriser l’architecture traditionnelle
. . . . . . . . . . . . . . . . . p. 5
. . . . . . . . . . . . . . . . p. 9
. . . . . . . . . . . . . . . . p. 11
. . . . . . . . . . . . . . . . p. 13
. . . . . . . . . . . . . . . . p. 15
. . . . . . . . . . . . . . . . . p. 7
Paysages parcourus - fiche n°4
Choyer les portes d’entrée des
paysages de la plaine: les routes,
les entrées de ville et les sorties
d’autoroute sont les premières
images qu’offre la plaine aux
usagers
Paysages urbains - fiche n°1
Urbaniser à partir des règles dictées
par les paysages
de la plaine: prendre en compte
l’aspect sauvage et l’aspect
domestiqué des paysages de la plaine
Paysages urbains - fiche n°2
S’inspirer du paysage pour faire
une belle zone d’activités:
Inviter le paysage alentour
au coeur de la zone d’activités
(sauvage et domestiqué)
Architecture - fiche n°5
Préserver l’identité des
villages et réutiliser les
formes traditionnelles
Architecture - fiche n°6
Valoriser l’architecture
traditionnelle
Paysages de l’eau - fiche n°3
Remettre la rivière d’Ain et
ses affluents au coeur des
aménagements de la plaine: la
rivière qui s’écoule au centre de
la plaine associe les paysages
sauvages et domestiqués5 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
La Plaine de l’Ain et du Rhône est forte de deux traits
de caractères opposés : au cœur de la plaine se
côtoient des paysages «sauvages» liés à la rivière
et des paysages «domestiqués» liés quand à eux
aux mondes agricole et industriels.
Ces paysages sont fortement soumis à la pression
foncière exercée notamment par la métropole
lyonnaise. Historiquement implantés en surplomb
des rivières et sur les points hauts de la plaine, les
villes et les villages se développent aujourd’hui le
long des axes de transports et tendent à s’étendre
dans la plaine agricole.
Afin d’accompagner les transformations lié a
l’urbanisation il essentiel de ne pas perdre de vus
les qualités de la plaine et de s’en servir pour établir
le cadre des nouveaux paysages urbains.
Contexte
Urbanisation en surplomp de la rivière d’Ain
Transition entre champs cultivés et constructions récentes Village installé historiquement sur les buttes de la plaine
Acteurs concernés
Que dit le SCoT
Unité de paysage de
la Plaine de l’Ain
et du Rhône
Fiche n° 1
Urbaniser à partir des règles dictées par les paysages
de la plaine
Objectif de qualité : Tirer parti des deux caractères de la plaine pour dessiner des lisières à l’urbanisation
Préconisation:
Cf. Fiches Architecture n°5 et n°6
Tout projet d’aménagement modifie durablement le
paysage, il est préférable de se poser une somme de
questions pour bien les accompagner :
Questions générales
Où ? Pourquoi ? Avec Qui ?
Comment dessiner ces nouveaux paysages ?
Questions propres à l’unité
- Comment prendre en compte l’objectif de qualité lors
de l’aménagement de nouveaux quartiers ?
- Quels sont les éléments structurant du paysage qui
définissent les limites à ces nouvelles extensions ?
Quelles en sont leurs qualités ?
- Comment connecter ces nouvelles extensions au
reste de la ville pour former un ensemble territorial
cohérent ?
- Comment les nouvelles habitations se connectent
avec le centre ancien ?
Questions préalables
Collectivités locales, Architecte, Urbaniste, Paysagiste, UDAP,
Syndicat mixte BUCOPA, aménageurs publics et privés, CC.
Plaine de l’Ain, CAUE
Le DOO décline les actions et les objectifs ciblés concernant
la politique de l’urbanisation et la préservation des paysages
du BUCOPA:
Les interfaces entre les espaces urbains et les espaces
agricoles et naturels
La gestion du développement et le traitement des lisières
entre espace agricole et espace urbain seront mis en œuvre
en visant deux objectifs :
- donner de la lisibilité aux silhouettes urbaines
- Favoriser la restauration de la biodiversité et des
connexions écologiques (...). (extrait DOO p.100-101)
La protection des espaces agricoles et la réduction de leur
urbanisation
Les documents d’urbanisme locaux mobiliseront en priorité
les espaces disponibles à l’intérieur de l’enveloppe urbaine
pour répondre aux besoins en foncier pour la réalisation de
nouveaux logements : 63% des objectifs de logements y seront
réalisés, à l’échelle globale du BUCOPA.(extrait DOO p.31)
Les documents d’urbanisme devront prendre en considération
les fronts urbains intangibles dans la Plaine de l’Ain définit par
le SCoT. (voir DOO p.35)6 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
L’Ain
Les bons réflexes
Poser des limites au développement urbain, en utilisant
une échelle globale et en s’appuyant sur le paysage
existant
S’inspirer du caractére sauvage et domestiqué des
paysages de la plaine pour construire les nouveaux
quartiers
Maintenir des coupures végétalisées (forêt, espace
cultivé, etc.) entre les bourgs pour limiter les continuums
urbains et favoriser la biodiversité
Déterminer les espaces à ouvrir à l’urbanisation, entre
des limites existantes, mais sans pour autant urbaniser
tout de suite
Favoriser une densité bâtie importante à l’intérieur du
village pour préserver les terres agricoles
Donner à voir les paysages sauvages de bords de rivière
depuis les espaces urbains et créer des promenades
dans la plaine cultivée, aux départs des villes, pour
valoriser la diversité de part et d’autre des espaces
urbains
G r a n d p a y s a g e
U s a g e s
P a r c e l l e
Les bons principes illustrés
1
2
3
Ouvrir à l’urbanisation en
priorité les parcelles à proximité
du centre-bourg tout en
conservant des espaces ouverts
(jardin privé, placette...)
Maintenir à l’extérieur de la ville
les éléments naturels (ruisseau,
forêt...) en appuyant sur ces
derniers les limites urbaines
Végétaliser certaines parcelles
en vue de les ouvrir à
l’urbanisation dans plusieurs
années (préverdissement)
Programmation de l’urbanisation
Cadrage et points de méthode
Lors de l’élaboration du PLU, une analyse des paysages et de l’occupation du sol sont nécessaires pour définir la limite urbaine: topographie, points de vue, éléments de patrimoine, enclaves
agricoles, hydrographie, végétation, etc.
Développer l’urbanisation au sein des villages
1. Le choix du site est déterminant pour l’insertion du projet.
Privilégier des sites à l’intérieur de l’enveloppe du village est gage de préservation des paysages et permet de conforter la centralité.
2. Au PLU, rédiger des OAP sur les secteurs à enjeux pour garantir la
cohérence urbaine et paysagère des opérations. Il est important de développer les zones urbaines en cohérence
avec le centre urbain, éviter les nuisances visuelles possibles, traiter les coupures/limites en N ou A, ou EBC…
3. Favoriser la rénovation des bâtiments
Des guides de recommandation à destination des propriétaires publics et privés pourront être réalisés afin d’encourager à la rénovation du patrimoine existant et occuper les bâtiments vacants des centres-bourgs.
4. Proposer l’outil BIMBY aux propriétaires fonciers
« Build in My Back Yard » ou « Construire dans mon jardin »
pour densifier en ville sur les parcelles privées (http://bimby.fr/)
Protéger les espaces agricoles
• Les espaces agricoles de forte qualité paysagère (points de vue
remarquables, espace de respiration entre urbain et forêt...) doivent
être inscrits dans le PLU en zone As (stricte) ou Ap (protégé) de
manière à éviter les constructions même agricoles.
Accueillir la biodiversité dans les projets d’aménagement
Intégrer la Trame verte et bleue dans les documents d’urbanisme:
les PLU doivent déterminer les espaces et sites naturels à protéger.
Depuis 2010, la loi d’engagement national pour l’environnement
(Grenelle II) impose une prise en compte des Trames vertes et
bleues dans les documents d’urbanisme.
Les nouvelles constructions sont déconnectées du noyau villageois et les
ouvertures paysagères non préservées. Les villages ne se distinguent pas les
uns des autres. L’urbanisation nouvelle, développée le long des axes routiers,
participe à la création d’un continuum urbain.
Les nouvelles constructions sont intégrées au tissu urbain existant. Les
ouvertures paysagères sont préservées.
Urbanisation
en lien avec
la rivière
Urbanisation
en lien avec
l’agriculture
Ouverture
paysagère
Parcelles
agricoles
Lisière agriculture /
village
promenade, parc,
végétation basse
Lisière village / abords de la rivière
accès à l’eau, lien avec les
habitations, vues dégagées
sur la rivière d’Ain
Village
Ain
S’assurer que le nouveau quartier est bien relié aux
quartiers existants et avec le centre-ville afin de
garantir un accès aux services quotidiens sans prendre
systématiquement la voiture
Identifier un gestionnaire pour l’entretien de ces milieux
ou intégrer ces milieux à une démarche de gestion
collective (espace collectif privé,...)
Anticiper les futures zones d’expansion urbaines dans
les documents d’urbanisme (PLU, PLUi)
Maitriser le foncier sur les espaces les plus sensibles
(pression urbaine, fort impact visuel, ceinture urbaine...)7 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
La Plaine de l’Ain et du Rhône située à proximité de
l’agglomération lyonnaise, traversée par des axes
de communication majeurs est un territoire très
dynamique en matière d’activités économiques.
La construction d’espaces économiques ne peut
pas faire abstraction des paysages de plaine. Au
contraire, les zones d’activités doivent s’appuyer
sur les caractéristiques du paysage et s’en inspirer
en matière d’échelle, d’implantation, d’architecture
de couleur... malgré son histoire particulière, le
Parc Industriel de la Plaine de l’Ain prouve que des
choix de mise en œuvres simples ont un impact
très positif sur la qualité des paysages de zones
d’activités.
Contexte
Front commercial en entrée
de ville à Meximieux
La topographie est complètement niée
(ici un terrassement important) Concentration des activités et des entreprises du PIPA
Unité de paysage de
la Plaine de l’Ain
et du Rhône
Fiche n° 2
S’inspirer du paysage pour faire une belle zone d’activités
Objectif de qualité : Tirer parti des deux caractères de la plaine pour dessiner des lisières à l’urbanisation
Préconisation:
Cf. Fiches Architecture n°5 et n°6
Tout projet d’aménagement modifie durablement le
paysage, il est préférable de se poser une somme de
questions pour bien les accompagner :
Questions générales
Où ? Pourquoi ? Avec Qui ?
Comment dessiner ces nouveaux paysages ?
Questions propres à l’unité
- Comment prendre en compte l’objectif de qualité lors
de tout aménagement d’une zone d’activités ?
- Comment inscrire la zone d’activités dans le paysage?
Quels sont les enjeux importants ?
- Comment construire un lien fort entre ZA et ville / ZA
et nature ?
- Comment créer des espaces publics de qualité dans
les zones d’activités ?
- Comment requalifier ou aménager une zone
d’activités?
Questions préalables
Le DOO décline les actions et les objectifs ciblés concernant
l’organisation du développement des activités économiques
sur le territoire du BUCOPA.
La qualité des parcs d’activités économiques
L’insertion paysagère et environnementale
- Organiser et aménager les transitions en continuité avec
les espaces urbains.
- Permettre une intégration paysagère de qualité définissant
une nouvelle lisière urbaine
- Adopter un parti d’aménagement qui définit l’urbanité
développée dans le parc
- Traiter les limites, les accès principaux, les entrées de ville
- Assurer par des écrans visuels qualitatifs l’intégration
paysagère (extrait DOO p.127 à 129)
Les documents d’urbanisme devront prendre en
considération les fronts urbains intangibles dans la Plaine
de l’Ain définit par le SCoT. (voir DOO p.37)
Acteurs concernés
CCI, Chambre des métiers, STAP, ADEME, DDT, aménageurs
publics et privés, enseignes commerciales, collectivités
locales, CAUE, CC. de la Plaine de l’Ain
cf : étude de la CCPA sur les zones d’activités
Que dit le SCoT8 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Cadrage et points de méthode
Qualifier les zones artisanales, d’activités et
commerciales
1. Rechercher le site d’implantation le plus adapté en privilégiant une réflexion intercommunale:
Il est important de privilégier une réflexion intercommunale afin de
répondre aux questions d’impact paysager et économique.
Une analyse des éléments du paysage est nécessaire : on étudiera la topographie, l’hydrographie, le rapport au parcellaire agricole ou au bâti environnant ou encore à la végétation existante.
2. Dans les PLU, les secteurs à vocation économique à urbaniser font l’objet d’OAP qui doivent indiquer des principes d’implantation des bâtiments, d’alignement ou de recul par rapport à la voie, d’emplacement des parkings et de qualification paysagère et piétonne des espaces publics et privatifs. Il s’agit donc de veiller à la procédure choisie (ZAC,...), aux aspects fonciers et à une intégration du projet
en amont notamment dans le PLU ( orientations d’aménagement, zone de servitude, éléments paysagers à préserver,...)
Les bons réflexes
Apporter une grande attention à la conservation et la
valorisation de l’existant (topographie, cours d’eau,...)
Définir l’emprise de la zone d’activités en amont et
s’appuyer sur les éléments naturels existants pour fixer
les limites de développement
Déterminer les espaces à ouvrir au développement des
activités, entre des limites existantes, sans
pour autant construire ou viabiliser tout de suite
Privilégier la continuité avec les espaces urbains. Mettre
en valeur les zones d’activités pour une valorisation des
entrées de ville et de leurs abords
Préserver les vues lointaines et proches sur les paysages
Dessiner et/ou renforcer les lisières entre ZA / village
et ZA / espace naturel pour favoriser des transitions
douces et agréables entre les différentes composantes
du territoire
G r a n d p a y s a g e
U s a g e s
Imposer une charte de qualité de la zone: architecture et
hauteurs des bâtiments, harmonisation des enseignes,
gabarit des voiries...
Penser l’épaisseur de la ZA et la densification des
constructions plutôt que la linéarité
P a y s a g e d e Z A
3. Dans les permis d’aménager des zones d’activités, des principes
pour garantir la qualité et la cohérence des opérations doivent être
demandés/inscrits : coupes de projet, plan de composition avec
principes d’implantations et d’orientation du bâti, colorimétrie et
matériaux des bâtiments, gestion architecturale et paysagère des
accès et limites de parcelles, ordonnancement des parkings.
La participation d’un concepteur architecte, paysagiste ou urbaniste
à la formalisation du Permis d’Aménager est indispensable pour
garantir la qualité du projet.
Il est préférable que la collectivité conserve la maîtrise foncière et
la gestion des éléments paysagers et d’espaces publics structurant
le projet : principales haies en limites de tènements, voiries et
cheminements plantés,...
4. La zone d’activités doit avoir un règlement ou une charte qui
cadre les enseignes commerciales, les choix de plantations, les
modes de gestion des haies séparatives, traitements des espaces
de stationnements.
Exemple le PIPA bénéficie d’une Charte de Paysage et d’Architecture
et d’une Charte Architecture et Couleur
Espace public pour
les usagers de la zone
d’activités
Voie principale
Espace public / Bande
boisée sur modelé paysage
protection des vents et
des vues
Voies/parking
Partie administrative
usines et éléments
techniques à l’arrière
Chemin en lisière
de ZA
10m min. 10 à 15m 5m de la limite privée
Le traitement des limites dans une zone d’activités
Permettre la traversée des ZA grâce à des voiries reliées
aux routes existantes et faciliter les modes doux
Qualifier les espaces de stationnement
Profiter de l’installation d’une zone d’activités pour
dessiner et qualifier les espaces publics à disposition
des habitants à proximité et des usagers de la ZA
Les bons principes illustrés
Prévoir l’aménagement des
limites de la zone d’activités
Encourager la mixité des
programmes et favoriser les
zones d’activités compactes
Limiter les impacts visuels depuis
les bourgs et éviter les positions
dominantes très visibles
Maîtriser le lieu d’implantation:
acquérir des réserves foncières
Illustration issue de l’Atlas des
Paysages du Lot-et-Garonne
La programmation et l’organisation des zones d’activités9 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
La rivière d’Ain qui a donné son nom au département
et qui traverse la plaine en son centre, semble
oubliée, dissimulée derrière sa ripisylve.
Riche de ses milieux biologiques (brotteaux,
confluence avec le Rhône, etc.) et de ses villages
installés en promontoire, la rivière est un élément
majeur rêvé pour améliorer l’attractivité et le cadre
de vie des populations.
Révéler la rivière d’Ain pour rétablir avec elle un réel
rapport de proximité doit être l’un des principaux
objectifs du projet de territoire de la Plaine de l’Ain
si l’on souhaite valoriser le territoire et renforcer
son identité.
Contexte
Paysages sauvages le long de l’Ain et paysages
entretenus et domestiqués dans l’étendue agricole
Présence de l’eau sur le territoire en lien avec les carrières
et les gravières Ripisylve dense qui rend difficile l’accès à l’eau
Questions préalables
Tout projet d’aménagement modifie durablement le
paysage, il est préférable de se poser une somme de
questions pour bien les accompagner :
Questions générales
Où ? Pourquoi ? Avec Qui ?
Comment créer des projets de paysage ?
Questions propres à l’unité
- Comment prendre en compte l’objectif de qualité lors
de tout aménagement de rivière?
-Quelle place occupera la rivière d’Ain dans la plaine
en 2050 ?
- Comment concilier protection de la rivière et usages?
- Quels seraient les sites à offrir en priorités aux
usagers ? (Identifier et hiérarchiser)
- Comment créer du lien entre les aménagements
(urbains, loisirs, touristiques, etc.) et la rivière?
CC. Plaine de l’Ain, collectivités locales, Agence de l’eau,
DREAL, Conservatoire des espaces naturels en Rhône-
Alpes, Fédération de pêche, Syndicat de la Basse Vallée
de l’Ain, ONF, CAUE
Acteurs concernés
Que dit le SCoT
Le DOO décline les actions et les objectifs ciblés concernant
la trame bleue et la valorisation des paysages:
La protection des cours d’eau et de leurs abords
Les documents d’urbanisme devront contribuer au bon
fonctionnement naturel de tous les cours d’eau(...):
• ils maîtriseront l’urbanisation et les aménagements (...)
afin de garantir la mobilité du lit des cours d’eau.
• ils définiront des « zones tampons » ou « de recul » non
constructibles, d’un minimum de 5 mètres.
Si cela est compatible avec le fonctionnement du milieu
naturel et de l’activité agricole, les documents d’urbanisme
favoriseront l’accès aux cours d’eau dans le cadre de
liaisons douces afin de valoriser la nature en ville.
(voir extrait DOO p.20 et 21)
Préserver les vues sur les espaces d’eau
Les collectivités identifient dans les documents d’urbanisme
les points de vue sur les espaces d’eau depuis les routes
mais aussi depuis les parcours de randonnée (...).
(voir extrait DOO p.145)
Unité de paysage de
la Plaine de l’Ain
et du Rhône
Fiche n° 3
Remettre la rivière d’Ain et ses affluents au cœur des
aménagements de la plaine
Objectif de qualité : Tirer parti des deux caractères de la plaine pour dessiner des lisières à l’urbanisation
Préconisation:10 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Les bons réflexes
G r a n d p a y s a g e
U s a g e s
P a r c e l l e
Prendre en compte la biodiversité et les continuités
écologiques comme la Trame Verte et Bleue
Créer des itinéraires de découverte depuis les villages
permettant de découvrir la richesse des milieux
aquatiques et naturels de l’Ain (brotteaux, confluence
avec le Rhône,...)
Profiter de l’eau sous toutes ses formes pour qualifier et
aménager les cœurs de villes et villages
Créer et entretenir les lisières entre les parcelles
agricoles, la rivière d’Ain et les villages
Rendre accessible et aménager des espaces ponctuels
agréables et confortables au bord des cours d’eau et
des étangs issus des carrières
Proposer des loisirs de pleine nature et des activités
aquatiques sur la rivière d’Ain
Entretenir et gérer les boisements/ripisylves pour créer
des ouvertures et ainsi marquer davantage la présence
de l’eau sur le territoire
Maitriser le foncier sur les espaces les plus sensibles
(pression urbaine, fort impact visuel, lisières entre les
villages et la rivière...)
Offrir des points de vue sur la rivière d’Ain et le Rhône
depuis les routes, les chemins, les villages,...
Respecter le lit majeur des rivières : construire hors des
zones inondables
Aménager des lisières humides qui mettent en
connexion les habitats éloignés
Pèche, activités sportives sur l’eau, baignade, aire de détente, promenade,etc.
Proposer différentes activités pour rendre la rivière d’Ain attractive
Les bons principes illustrés
Développer les connexions piétonnes le long de la rivière d’Ain
et au départ des villages
Créer des sentiers de
découverte sur les
abords de la rivière
d’Ain en maintenant
ouvert et enherbé
certains tronçons
pour apprécier les
vues dégagées
Créer des connexions piétonnes et cyclables
entre les villages et la rivière d’Ain
Installer des panneaux
d’information pour valoriser
la richesse des milieux
humides (lônes, brotteaux...)
Aménager des aires de détente
et de loisirs pour profiter de
l’eau et des paysages de bords
de rivière
Préserver les abords des cours d’eau et les paysages
Certains éléments paysagers remarquables comme les boisements et les lisières peuvent être classés au titre de l’article L. 151-23 du Code de l’Urbanisme.
Les PLU peuvent classer en Espaces de Continuités Ecologiques
(ECE) des éléments de la Trame Verte et Bleue qui sont nécessaires à la préservation ou à la remise en bon état des continuités écologiques (art L.113-29 du Code de l’Urbanisme).
Accueillir la biodiversité des rivières dans les projets
d’aménagement
La prise en compte des rivières n’est pas un frein au développement urbain ou économique d’un territoire mais plutôt une démarche qualitative en faveur du cadre de vie et de l’environnement. Elle implique de s’entourer des compétences de naturalistes et/ou
paysagistes au moment du projet.
Intégrer la Trame verte et bleue dans les documents d’urbanisme: Les PLU doivent déterminer les espaces et sites naturels à protéger.
Depuis 2010, la loi d’engagement national pour l’environnement
(Grenelle II) impose une prise en compte des Trames vertes et
bleues dans les documents d’urbanisme.
Un Schéma régional de cohérence écologique de la Région
Rhône-Alpes a été approuvé en 2014. Les SCoT, les PLU
communaux et intercommunaux doivent prendre en compte les
orientations du SRCE. Par ailleurs, les collectivités ont intérêt à
engager des démarches d’Agenda 21.
Les cours d’eau comme support de
développement touristiques et de loisirs
La Trame verte et bleue n’implique pas nécessairement la mise
à distance du public et des activités humaines. Les enjeux de
protection des milieux peuvent être conciliés avec des activités
de loisirs et sportives (non motorisées) en lien avec les villages
et les zones d’activités. Ainsi, la rivière d’Ain pourrait être support
d’itinéraire de randonnée, de sentier d’interprétation, d’activités
de loisirs respectueuses de l’environnement (baignade, canoë,
randonnée aquatique, etc.).
Cadrage et points de méthode
Plaine domestiquée
(activités
industrielles,
agriculture...)
Plaine sauvage
et naturelle
Plaine
domestiquée
(villages,
agriculture...)
Zone
d’activités Village
Les lisières, de
part et d’autre de la rivière
d’Ain et en continuité avec
la ripisylve, offrent une
transition douce entre les
éléments caractéristiques
du territoire (plaine
sauvage et plaine
domestiquée)
Gradation des
aménagements à prévoir
(du + naturel au +
anthropique)
Le traitement des lisières dans la valorisation de la rivière d’Ain11 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Contexte
Des paysages agricoles et ouverts offrant
des points de v ue sur les coteaux habités
La centrale du Bugey comme élément de repère du territoire
Unité de paysage de
la Plaine de l’Ain
et du Rhône
Fiche n° 4
Choyer les portes d’entrée des paysages de la plaine
Objectif de qualité : Tirer parti des deux caractères de la plaine pour dessiner des lisières à l’urbanisation
Préconisation:
Pont permettant d’apprécier les paysages de la plaine
Questions préalables
Tout projet d’aménagement modifie durablement le
paysage, il est préférable de se poser une somme de
questions pour bien les accompagner :
Questions générales
Où ? Pourquoi ? Avec Qui ?
Comment créer des projets de paysage ?
Questions propres à l’unité
- Comment prendre en compte l’objectif de qualité lors
de tout aménagement d’infrastructures routières, de
sorties d’autoroutes, d’entrées de villes, de ponts... ?
- Comment donner envie ou inviter les usagers à venir
ou revenir sur le territoire ?
- Comment aménager des espaces de qualité en lien
avec les axes routiers pour accueillir les usagers ?
La Plaine de l’Ain et du Rhône est un territoire de
transit très important, comprenant de nombreuses
routes, deux autoroutes (A 42 et A 432) et une ligne
ferroviaire longeant la Côtière de l’Ain.
Principales «portes d’entrée» ces infrastructures
sont de véritables vitrines sur les paysages de la
plaine.
Afin d’inviter à découvrir la grande diversité de la
plaine, aussi bien sauvage qu’aménagée, et à se
détacher de l’image industrielle et économique, la
route doit tisser des liens forts avec le territoire dans
lequel elle se trouve et s’imprégner des éléments du
paysage local : relief, végétation, constructions...
L’objectif est triple : assurer la sécurité des usagers,
mieux intégrer la route au paysage et mettre en
valeur son environnement proche et lointain.
Acteurs concernés
Collectivités locales, CC. Plaine de l’Ain, Syndicat mixte,
Département (services infrastructures), l’Etat et les
concessionnaires d’autoroutes, CAUE
Que dit le SCoT
Le DOO décline les actions et les objectifs ciblés concernant
la valorisation des paysages depuis les axes de transport et
aux entrées de ville:
Améliorer la qualité des entrées de ville
Les documents d’urbanisme locaux mettent en œuvre
des prescriptions qui permettent la mise en valeur et la
qualification esthétique de ces espaces. (voir extrait DOO p.103)
Préserver les vues sur les espaces d’eau
Les collectivités identifient dans les documents d’urbanisme
les points de vue sur les espaces d’eau depuis les routes mais
aussi depuis les parcours de randonnée ou les chemins de
découverte. (voir extrait DOO p.149)
Mettre en valeur les «sites patrimoniaux bâtis reconnus»
Créer des points de perception privilégiés de ce bâti
d’exception dans le grand paysage et particulièrement
depuis les voies routières et les sentiers de randonnées.
(pour aller plus loin voir extrait DOO p.149-150)12 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Cadrage et points de méthode
Les bons principes illustrés
Créer une palette végétale identique ou similaire à celle
des milieux proches (forêt, agriculture, rivière,...) pour
tout aménagement paysager
Intégrer et soigner davantage les entrées/sorties
d’autoroute qui sont des infrastructures conséquentes
dans les paysages de plaine
Les bons réflexes
Hiérarchiser les voies en fonction de leur rôle ou de leur
statut : traversée, voie rapide, itinéraire de promenade,...
et choisir quels sont les linéaires ou les points
particuliers à mettre en scène
Ouvrir les points de vue depuis les routes afin de révéler
et faire découvir l’immensité de la plaine, la rivière
d’Ain, les reliefs bordant le territoire et les silhouettes
villageoises
Valoriser et identifier les entrées comme vitrine des
villages traversés
Donner à voir les ambiances paysagères traversées
depuis les routes et définir de grandes séquences à
valoriser sur l’ensemble du linéaire routier
Garantir des vues et mettre en scène le grand paysage
depuis les croisements, les P+R, les entrées/sorties
d’autoroute...
Entretenir et valoriser les bords des routes et des
chemins (planter, défricher...) afin de ponctuer les
trajets des usagers
Maintenir ou créer des réseaux de mobilités douces
entre les villages et des passerelles piétonnes et
cyclables permettant de relier les espaces urbains et
les zones d’activités de part et d’autre de la rivière d’Ain
Installer des aires de stationnement plus régulièrement
au bord des routes pour faciliter l’arrêt et permettre la
contemplation sur le paysage
Qualifier les entrées de ville
Vitrines économiques et commerciales, les entrées de ville sont des sites stratégiques pour le développement des activités.
L’article L111-8 du Code de l’urbanisme ou amendement Dupont renforce la réglementation et engage les collectivités à réfléchir sur la qualité urbaine et paysagère de leurs entrées de villes et à mener des projets d’aménagements soignés autour des voies.
Limiter les constructions le long des axes importants
En dehors des espaces urbanisés des communes, les constructions ou installations sont interdites dans une bande de cent mètres de part et d’autre de l’axe des autoroutes, des routes express et des déviations (au sens du code de la voirie routière) et de soixante- quinze mètres de part et d’autre de l’axe des autres routes classées à grande circulation.
Toutefois, les documents d’urbanisme (type PLU) peuvent fixer des règles d’implantation différentes lorsque ces règles sont compatibles avec la prise en compte des nuisances, de la sécurité, de la qualité
architecturale, ainsi que de la qualité de l’urbanisme et des paysages.
Améliorer le paysage des routes
Les abords des routes doivent être valorisés afin de permettre aux
usagers d’apprécier les paysages traversés tout en prenant en
compte les questions de sécurité et d’entretien (recul des arbres
par rapport à la chaussée, mise en place de glissières de sécurité,
création de fossé de protection...).
Les alignements, les lisières et les éléments paysagers
remarquables peuvent être protégés en tant qu’Espaces boisés
classés (EBC) ou être classés au titre de l’article L. 151-23 du Code
de l’Urbanisme.
Valoriser les paysages
La SAFER en application des articles L143-1 et 2 du code rural peut
instituer une préemption pour « la réalisation des projets de mise en
valeur des paysages et de protection de l’environnement approuvée
par l’État ou les collectivités locales et leurs établissements
publics»
G r a n d p a y s a g e
U s a g e s
P a r c e l l e
Une entrée de ville non maitrisée,
avec l’installation d’une
urbanisation linéaire le long de la
route
La silhouette de la ville est
dissimulée derrière des rideaux
d’arbres non entretenus
La ville ne semble pas se
disperser, ce qui permet
de voir se dessiner la
silhouette dans ce paysage ouvert, qui «raccommode» les différents éléments de paysage entre eux
Une entrée de ville maitrisée
Ouvrir les bords des routes pour révéler l’immensité de la plaine agricole
et la rivière d’Ain
Des fenêtres sont aménagées au bord des
routes pour donner à voir les paysages
de la plaine
Point de vue sur les reliefs
et les villages en hauteur
Percée visuelle
sur l’Ain et les
paysages de l’autre
côté de la rivière
Tunnel végétal
apportant de l’ombrage
Paysages ouverts en
lien avec l’agriculture
Abords de voirie
aménagés et fleuris
en entrée de ville
Des portions de routes diversifiées permettant
d’apprécier les paysages de la plaine13 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
L’implantation du village
Chazey-sur-Ain est une commune implantée depuis le moyen-âge (XIIème siècle) et située sur la rive Est de la rivière d’Ain, à environ 20km au nord de son confluent avec le Rhône, dans l’axe routier reliant Lyon à Genève. Le bourg ancien avec son château domine un méandre de la rivière. Chazey-sur-Ain était autrefois enfermée dans une enceinte dont on trouve quelques restes.
L’habitat est essentiellement groupé entre le bourg et ses hameaux (Rignieu-le-Désert, L’Hôpital, Luizard et le port de Loyes).
L’essentiel du bâti visible actuel du coeur de la commune existait déjà au XIXème siècle.
Cet ensemble compact et homogène, rivé à l’Ain, s’est vu
développée ces dernières décennies au sud, et au nord-est, sous forme d’habitat individuel et de lotissements.
Bâti ancien (Cad. napoléonien)
Constructions récentes
Cartes postales anciennes
Vue depuis les coteaux
Préconisations :
• Maintenir les structures des tissus anciens
(voirie, densité bâtie, gabarits ...)
• Maintenir un lien avec le paysage (la rivière, les
coteaux, l’écrin de verdure).
Unité de paysage de
la Plaine de l’Ain et du
Rhône
Fiche n° 6
Préserver l’identité des villages
et réutiliser les formes traditionnelles
Objectif de qualité : Tirer parti des deux caractères de la plaine
pour dessiner les lisières à l’urbanisation
Préconisation:
Les préconisations architecturales de cette unité sont établies sur le cas de Chazey-sur-Ain. Elles restent valables sur l’ensemble des communes de l’unité de paysage.14 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Usages du bâti traditionnel
Formes architecturales
Trois types de bâtiments sont identifiables :
Il existe encore beaucoup de maisons datant du
XIXème siècle au coeur de la commune.
Ces maisons sont en général de faibles volumes,
couverts à deux pans. Le bâti est prioritairement
situé en front de rue et ruelles qui le desservent.
1- La maison de polyculteur
Consituée d’une première bâtisse et d’une cour; une deuxième bâtisse s’est souvent développée soit perpendiculairement,
soit parallèle à la première, créant les conditions d’un véritable enclos; le portail principal reliant la cour directement à la rue.
2- La maison de ville
Constructions mitoyennes avec façades ordonnancées et se tiennent de chaque côté de la rue.
Préconisations :
• Conserver la volumétrie des bâtiments anciens qui constituent le village.
• Préserver les éléments qui font leur identité architecturale.
3- La grange «urbaine»
En bande, en alignement sur rue. Locaux à usage agricole dans les centres urbains.
3- La maison de Maître
Sur cour ou sur rue, elle présente une façade composée et des éléments de décors.15 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Les ouvertures
Les maisons anciennes ayant peu d’ouvertures ou de petites
dimensions, la luminosité intérieure est insuffisante.
Afin d’améliorer les conditions d’éclairements, tout en évitant des travaux trop conséquents et onéreux, il convient de tirer profit du volume bâti déjà existant. Il y aura gain à ouvrir d’anciennes baies bouchées, et de réfléchir sur l’organisation intérieure pour bien
définir les pièces qui ont le plus besoin d’être éclairées. Ces deux points respecteront l’équilibre des façades, ainsi que les structures principales du bâti. Malgré tout, si une modification est nécessaire, il faut privilégier le sens vertical, dominant dans l’architecture
traditionnelle.
Proportions des ouvertures
Préconisations :
• Conserver les proportions des ouvertures et les encadrements.
• Restituer les volets bois traditionnels.
• Conserver et entretenir les portes anciennes.
• Privilégier les menuiseries bois ou aluminium - Eviter le PVC.
• Les murets
Dans le coeur de village, les bâtiments sont construits presque
systématiquement en alignement sur la rue.
Les murs de clôture, souvent construits en galets, permettent
d’assurer la continuité bâtie depuis la rue et participent largement à l’identité au bourg ancien.
Les murs
Nombre de maisons sont en galets, offrant un caractère particulier aux murs, par l’alternace des sens de pose. Cela est à faire valoir. Les chaînages et encadrements des portes et fenêtres sont très souvent en pierres taillées appareillées. Le brique et le bois sont parfois utilisés.
Le pisé est généralement parfois utilisé pour quelques maisons,
parfois utilisé pour quelques maisons, parfois enduit, parfois
apparent, notamment sur les façades protégées. Cela est également à faire valoir pour l’animation de la façade.
En pied de façades, il faut éviter d’étanchéifier le sol par un trottoir ciment. Des exemples déjà pratiqués montre qu’il est possible de respecter une bande 50cm environ pour des gravillons, ou de l’herbe.
Préconisations :
• Application d’un enduit traditionnel. Celui-ci doit être simplement
brossé afin de laisser apparaître les têtes de pierre en transparence,
sans créer de sur-épaisseur.
• Conserver les murs de clôtures existants
Unité de paysage de la
Plaine de l’Ain et du Rhône
Fiche n° 7
Valoriser l’architecture traditionnelle
Objectif de qualité : Tirer parti des deux caractères de la plaine
pour dessiner les lisières à l’urbanisation
Préconisation:16 Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Les toits sont en général à deux pans, de faible pente
(30 à 45%, soit 16 à 25°). Dans la mesure où nombre de
maisons sont anciennes, elles devaient être originellement
couvertes de tuiles canal, ce qui a défini les pentes. Par la
suite, les tuiles mécaniques plates, et parfois des plaques
de fibrociment gris les ont très souvent remplacées.
Il conviendra, dans le meilleur des cas, de réutiliser des
tuiles de récupération comme des tuiles à crochet. A défaut,
on choisira des tuiles à crochet. A défaut, on choisira des
tuiles neuves demi-rondes à emboitement de couleur rouge-
brun, rouge flammé ou rouge nuancé. Les forgets laisseront
apparaître les solives de rive qui rythment l’ensemble.
Dans un territoire dynamique et attractif, il est nécessaire
d’accueillir la population dans les extensions urbaines. Au
vue des enjeux environnementaux, de cheminements, de
paysage et de cadre de vie, ces extensions doivent être
mesurées et réfléchies.
La qualité du projet de la zone à urbaniser est fondamentale,
car il doit à la fois répondre à la question de l’insertion de
ce nouveau quartier et à la qualité urbaine, architecturale
et paysagère.
Exemple d’un nouveau
quartier....
- Accroche au centre ancien,
- Formes architecturales
adaptées
- Traitement qualitatif des
espaces publics - cheminement
piètons, stationnement...
Village de Chazey-sur-Ain/ Plan ortho
Préconisations :
• Favoriser la tuile canal traditionnelle lors de réfection de
couvertures.
• Tous les éléments rapportés (fenêtres de toits en pentes,
panneaux solaires, ...) sont à intégrer parfaitement dans le
pan de toiture.
• Les souches de cheminées méritent d’être maçonnées.
• Les sous-faces visibles ne doivent pas être coffrées sur les
débords de toitures pour garantir un aspect traditionnel.
Préconisations :
• Favoriser une densité adaptée à la silhouette du village.
• Préserver la qualité paysagère
• Offrir une bonne articulation avec la trame bâtie existante et un cadre de vie agréable en continuité du village.
• Rendre lisible les effets de limite entre partie urbanisée et milieu naturel environnant.
La toiture
Les extensions urbaines
Article L.151-18 du code de l’urbanisme :
Le règlement peut déterminer des règles concernant l’aspect extérieur des constructions neuves, réno- vées ou réhabilitées, leurs dimensions, leurs conditions d’alignement sur la voirie et de distance mini- male par rapport à la limite séparative et l’aménagement de leurs abords, afin de contribuer à la qualité architecturale, urbaine et paysagère, à la mise en valeur du patrimoine et à l’insertion des constructions dans le milieu environnant.