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Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 2020 07 08 RAA spécial DCPPAT du 8 juillet 2020
Document publié le Mercredi 8 juillet 2020
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 2020 07 08 RAA spécial DCPPAT du 8 juillet 2020)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Transports, Espaces terrestres et maritimes,
EX = Liberté » Égalité ° Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET
DES HAUTS-DE-SEINE
RECUEIL
DES
ACTES ADMINISTRATIFS
DIRECTION DE LA COORDINATION DES POLITIQUES
PUBLIQUES ET DE L’APPUI TERRITORIAL
N° Spécial 08 Juillet 2020PREFECTURE DES HAUTS-DE-SEINE
RECUEIL DES ACTES ADMINISTRATIFS
N° Spécial DCPPAT du 08 Juillet 2020
SOMMAIRE
Arrêté Date
DIRECTION DE LA COORDINATION DES
POLITIQUES PUBLIQUES ET DE L’APPUI
TERRITORIAL
Page
DCPPAT
N° 2020-72 06.07.2020
Arrêté préfectoral encadrant les ouvrages de la
RNI118 et autorisant l’élargissement de voies pour
la création de voies dédiés aux transports en
commun (RN118 — Zone Nord A86) sur la
commune de Meudon, dans le département des
Hauts-de-Seine.
ANNEXE
Annexe 1: Schéma de fonctionnement des
installations, ouvrages et aménagements existants
sur la section nord A86 de la RN118.
23
ANNEXE Annexe 2: Schéma de fonctionnement des
installations, ouvrages et aménagements projetés. 24BE cd Liberté + Égalité « Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET DES HAUTS-DE-SEINE
ARRÊTE PRÉFECTORAL N° 2020-72 EN DATE DU 6 JUILLET 2020 ENCADRANT LES OUVRAGES DE LA RN118 ET AUTORISANT
L’ÉLARGISSEMENT DE VOIES POUR LA CRÉATION DE VOIES DÉDIÉES
AUX TRANSPORTS EN COMMUN (RN118 - ZONE NORD A86) SUR LA
COMMUNE DE MEUDON, DANS LE DEPARTEMENT DES HAUTS-DE-SEINE
Le Secrétaire Général
chargé de l’administration de l’État dans le département,
Chevalier de l’Ordre National du Mérite
VU le code de l’environnement et notamment ses articles L.181-1 et suivants, L.211-1, L.214-
let suivants, R.181-1 et suivants, R.214-1 et suivants, L.411-1 et L.411-2 ;
VU le décret n° 2010-146 du 16 février 2010 modifiant le décret n° 2004-374 du 29 avril
2004 relatif aux pouvoirs des Préfets, à l’organisation et à l’action des services de l’État dans
les régions et les départements ;
VU le décret du 23 août 2016 portant nomination de monsieur Pierre Soubelet, en qualité de
préfet des Hauts-de-Seine (hors classe) ;
VU le décret du 22 août 2017 portant nomination de monsieur Vincent Berton, en qualité de
secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine ;
VU le décret du 21 avril 2020 portant admission à la retraite de Monsieur Pierre SOUBELET,
préfet des Hauts-de-Seine, à compter du 6 juillet 2020 ;
VU l'arrêté ministériel du 20 janvier 1982 relatif à la liste des espèces végétales protégées sur
l’ensemble du territoire national ;
VU l'arrêté ministériel du 11 mars 1991 relatif à la liste des espèces végétales protégées en
région Île-de-France complétant la liste nationale ;
VU l'arrêté ministériel du 22 juillet 1993 relatif à la liste des insectes protégés en région Île-
de-France complétant la liste nationale ;
VU l'arrêté ministériel du 23 avril 2007 modifié fixant la liste des insectes protégés sur
l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection ;
VU l'arrêté ministériel du 23 avril 2007 modifié fixant la liste des mammifères protégés sur
l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection :
ADRESSE POSTALE : 167-177, avenue Joliot Curie — 92013 Nanterre Cedex
STANDARD 01 40 97 20 00 TELECOPIE : 01.47.25.21.21/ COURRIEL : prefecture(@hauts-de-seine. gouv.fr
ADRESSE INTERNET : http://www.hauts-de-seine.gouv.fr
3VU l'arrêté ministériel du 19 novembre 2007 modifié fixant les listes des amphibiens et des
reptiles protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection ;
VU l'arrêté ministériel du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble
du territoire et les modalités de leur protection ;
VU l’arrêté n° 2009-1531 du 20 novembre 2009 du Préfet de la région d'Île-de-France, préfet
de Paris, portant approbation du Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux
du bassin de la Seine et des cours d’eau côtiers normands et arrêtant le programme
pluriannuel de mesures ;
VU l'arrêté interpréfectoral n° 2017-1415 signé le 19 avril 2017, du Préfet de la région d’Île-
de-France, préfet de Paris, du préfet du Val-de-Marne, de la préfète de l’Essonne, du préfet
des Hauts-de-Seine et du préfet des Yvelines, approuvant le Schéma d'Aménagement et de
Gestion des Eaux de la Bièvre ;
VU la décision de l’Autorité Environnementale du 21 décembre 2018 dispensant le projet
d'étude d’impact après examen au cas-par-cas pour le projet de réaménagement de la bande
d’arrêt d’urgence de la RN118 en voie de bus (92) :
VU le dossier de déclaration d’existence déposé au titre de l’article R.214-53 du code de
l’environnement reçu le 11 avril 2019, présenté par la Direction Régionale et
Interdépartementale de l'Equipement et de l'Aménagement — Direction des Routes d’Île-de-
France (DRIEA -— DIRIF), enregistré sous le n° 75 2019 00097 et relatif aux ouvrages et
installations présents sur la RN118 — Zone Nord A86 sur la commune de Meudon, dans le
département des Hauts-de-Seine ;
VU le porter-à-connaissance déposé au titre des articles L.181-14 et R.181-45 du code de
l’environnement reçu le 11 avril 2019, présenté par la Direction Régionale et
Interdépartementale de l'Equipement et de l'Aménagement -- Direction des Routes d’Île-de-
France (DRIEA — DIRIF), enregistré sous le n° 75 2019 00097 et relatif à la création de voies
dédiées aux transports en commun sur la RN118 — Zone Nord A86 sur la commune de
Meudon, dans le département des Hauts-de-Seine :
VU les compléments reçus le 17 octobre 2019 et le 15 juin 2020 suite à la demande de
compléments formulée en date du 22 mai 2019 ;
VU le courriel du 26 mai 2020 par lequel le projet d’arrêté préfectoral a été transmis au
bénéficiaire de l'autorisation et l’a informé de la possibilité qui lui était ouverte de présenter
ses observations ;
VU la réponse formulée par le bénéficiaire de l'autorisation en date du 30 juin 2020 ;
VU le rapport du service police de l’eau de la direction régionale et interdépartementale de
l’environnement et de l’énergie d'Île-de-France en date du 3 juillet 2020 :
CONSIDÉRANT qu’en cas de vacance du poste de préfet, l’intérim est assuré par le secrétaire général de la préfecture, conformément à l’article 45 du décret n° 2004-374 du 29
avril 2004 modifié ;CONSIDÉRANT que les ouvrages et installations présents sur la RN118 — Zone Nord A86
sont antérieurs aux décrets d’application de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992, et qu’à ce titre,
ils bénéficient de l’antériorité au regard de l’article R.214-53 du code de l’environnement ;
CONSIDÉRANT que l’opération contribue à la non augmentation des rejets d’eaux pluviales
aux réseaux de collecte existants ;
CONSIDÉRANT que l’imperméabilisation supplémentaire occasionnée par ce projet est très
faible ;
CONSIDÉRANT que les prescriptions du présent arrêté permettent de garantir que le projet n'aura pas d’impact significatif sur la gestion globale et équilibrée des eaux ;
CONSIDÉRANT que le projet est compatible avec les dispositions du schéma directeur
d'aménagement et de gestion des eaux du bassin Seine-Normandie et n’est pas de nature à
compromettre l'objectif d'atteinte du bon état écologique et chimique pour les masses d’eau
superficielles ;
CONSIDÉRANT que la sollicitation de l’avis du conseil départemental de l’environnement et
des risques sanitaires et technologiques des Hauts-de-Seine est facultative et qu’elle n’est pas
nécessaire dans le cas présent, le projet présentant un enjeu limité au regard de sa nature ;
CONSIDÉRANT que l’opération projetée est compatible avec le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux de la Bièvre ;
CONSIDÉRANT que les intérêts mentionnés aux articles L.211-1 et L.181-3 du code de l’environnement sont garantis par les prescriptions imposées ci-après ;
Sur proposition du Secrétaire Général de la Préfecture des Hauts-de-Seine ;
ARRÊTE
TITREI : OBJET DE L’AUTORISATION
ARTICLE 1 : Bénéficiaires de l’autorisation
En application de l’article L.181-14 du code de l’environnement, la Direction Régionale et
Interdépartementale de l’Équipement et de l'Aménagement — Direction des Routes d’Île-de-
France (DRIEA — DIRIF), identifiée comme le maître d'ouvrage, ci-après dénommée « le
bénéficiaire de l’autorisation », est autorisée à réaliser le projet de la RN118 — Zone Nord
A86 pour la création de voies dédiées aux transports en commun sur la commune de Meudon
et à réaliser les travaux prévus par le porter-à-connaissance dans les conditions fixées par la
réglementation en vigueur, conformément aux éléments techniques figurant dans le porter-à-
connaissance et ses pièces annexes, et en tout ce qui n’est pas contraire aux dispositions du
présent arrêté.
ARTICLE2 : Description des ouvrages et des travaux
2.1. Description des ouvrages et installations actuels
5La section dite «zone nord A86 » de la RN118, entre les points PR 2+300 et PR 5+100 est
équipée de dispositifs de gestion des eaux pluviales qui collectent et orientent les eaux vers 3
exutoires :
+ La Seine au Nord du tronçon, via un unique rejet (R1) vers le réseau d’assainissement
de la RNI18 qui se poursuit vers le Nord : intercepte l’impluvium lié à la RN118 ainsi
que les eaux en provenance de bassins versants extérieurs à l’infrastructure routière
(bassins versants À et B) :
+ L’étang de Villebon, à l’Ouest du tronçon, via 4 points de rejet (R2a à R24d) ;
+ Le réseau d’assainissement intercommunal (Établissement public territorial Grand
Paris Seine Ouest - GPSO), via un unique rejet (R3): intercepte les eaux en
provenance de la rue du colonel Marcel Moraine
Au total, la zone Nord A86 de la RN118 comporte 12,31 hectares de plateforme routière
collectés par le dispositif d’assainissement pluvial, ainsi que 58,13 hectares de bassin versant
extérieur à la plateforme routière intercepté, soit une superficie totale de 70,44 hectares de
bassin versant interceptés.
Le schéma présenté en annexe 1 permet de visualiser le fonctionnement des installations,
ouvrages et aménagements existants.
2.2. Description des ouvrages et travaux à l’état projet
Le projet de la RN118 — Zone Nord A86 pour la création de voies dédiées aux transports en
commun sur la commune de Meudon s’étend entre les points PR 2+300 et PR 5+100.
Deux sections de la RN118 sont retenues pour aménager des voies bus ou des voies
auxiliaires :
e_ Corridor « Paris 1 » - voie bus : ce corridor se situe au nord de l’A86 dans le sens
Province- Paris entre le PR 3.500 et le PR 2.000. La zone aménageable, s’étend sur un
linéaire de 780 m avec un élargissement de la plate-forme de 1,4m en section
courante ;
°_ Corridor « Vélizy 1 » - voie bus : ce corridor se situe au nord de l’A86 dans le sens
Paris-Province entre le PR 3.500 et le PR 5.000. La zone aménageable, s’étend sur un
linéaire de 1 300 m.
Trois (3) exutoires et six (6) points de rejet sont recensés sur le périmètre du projet.
La phase exploitation comprend le suivi et l’entretien de la voirie et des espaces et ouvrages
attenants créés.
ARTICLE3 : Rubriques de la nomenclature IOTA
L'ensemble des opérations prévues par le porter-à-connaissance relève des rubriques
suivantes des opérations soumises à déclaration ou à autorisation en application de l’article
R.214-1 du code de l’environnement :| Rubriques Intitulé Régime
Autorisation
| La section nord A86
de
| | la RN118 présente les
| | caractéristiques
| |
suivantes :
| | Rejet d’eaux pluviales dans les eaux douces |
superficielles ou sur le sol ou dans le sous-sol, la | - 12.31 hectares de
surface totale du projet, augmentée de la surface | plateforme routière
2.1.5.0 correspondant à la partie du bassin naturel dont les | collectés dont 0,41
| écoulements sont interceptés par le projet, étant : | hectares dus à
| 1° Supérieure ou égale à 20 ha (A) : l'élargissement ;
2° Supérieure à 1 ha mais inférieure à 20 ha (D).
:- 58.13 hectares de bassin
versant extérieur à la
| | plateforme routière
intercepté.
Déclaration
. La section nord A86 de la
RN118 nécessite, dans le
. Cadre de son exploitation,
l’utilisation de sels
dissous. Lorsque cette
utilisation est nécessaire, |
elle concerne une quantité |
| supérieure à 2,69 t/jour
(base d’un apport de |
30 g/m° lors d’une
opération d’entretien),
dont 0,07 t/jour dus à
l’élargissement
| Installations ou activités à l'origine d'un effluent |
224.0 | correspondant à un apport au milieu aquatique de |
| plus de 1 t/ jour de sels dissous (D)
|
Les prescriptions des arrêtés ministériels visés par le présent arrêté s’appliquent. Les articles
suivants précisent ou complètent ces prescriptions.TITRE II : PRESCRIPTIONS EN PHASE CHANTIER
ARTICLE 4 : Information préalable au démarrage du chantier
Une (1) semaine avant la réalisation des travaux, le bénéficiaire de l'autorisation communique
au service police de l'eau un planning avec la description de chaque tâche de travaux.
ARTICLE5 : Dispositions relatives au risque de pollution
Toutes les mesures conservatoires sont prises pour limiter l’impact des travaux sur l’eau et les
milieux aquatiques.
À défaut de possibilité de raccordement au réseau de collecte des eaux usées, les rejets des
installations sanitaires de chantier sont récupérés dans des bacs étanches et évacués dans un
centre de traitement. Aucun rejet d’eaux vannes ne s’effectue directement ou indirectement
dans le milieu naturel.
Les eaux pluviales collectées sur le chantier sont gérées selon les dispositions de l'article 7 du
présent arrêté.
Les aires de lavage, d'entretien des véhicules et de manutention de chantier sont équipées de
bacs de rétention et d'un système de décantation. L'ensemble des bacs de rétention et ouvrages
de traitement prévus sur les installations de chantier est muni d'une vanne en sortie afin de
pouvoir confiner leur contenu en cas de déversement accidentel d'une pollution.
Les substances polluantes (huiles, hydrocarbures...) susceptibles d'altérer la qualité des eaux
sont stockées dans des récipients étanches et sur des aires de stockage imperméabilisées
munies de bacs de rétention ou en cuve à double enveloppe d’un volume au moins égal au
volume stocké. Le bénéficiaire de l’autorisation s’assure que la manipulation de ces
substances s’effectue par du personnel informé sur les produits utilisés et les risques associés.
Les accès et stationnements des véhicules sont choisis en vue de limiter tout risque de
pollution pendant le chantier.
Pendant toute la durée du chantier, des équipements destinés à lutter contre les pollutions
accidentelles de toute origine (produits absorbants, pompes, bacs récupérateurs) sont
maintenus disponibles en permanence sur le site pour être mis en œuvre, sans délai, suite à un
incident.
En cas de pollution accidentelle, des dispositions doivent être prises par le bénéficiaire de
l'autorisation afin de limiter l’effet de l’incident sur le milieu. Le bénéficiaire de l’autorisation
informe, dans un délai d’une (1) semaine, le préfet, le service police de l’eau et, si besoin, les
gestionnaires de réseaux de collecte.
Afin de prévenir tout risque de contamination par des espèces envahissantes, les véhicules et
engins sont nettoyés avant leur arrivée sur le chantier, en particulier les organes en contact
avec le sol et la végétation : roues, chenilles, garde-boue, carter, etc.
ARTICLE 6 : Dispositions vis-à-vis du risque d’étiage
Le bénéficiaire s’informe de la situation et se conforme le cas échéant aux dispositions
prévues dans les arrêtés préfectoraux définissant des mesures de limitation ou de suspension
provisoire des usages de l’eau en période de sécheresse. Ces arrêtés, ainsi que les bulletinsd’étiages, sont disponibles 24h/24 sur le site Internet de la DRIEE-IF et sur le site
PROPLUVIA aux liens ci-dessous :
http://www. driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/
http://www.propluvia.developpement-durable:£ouv.fr/
En situation d'alerte renforcée et si la situation le nécessite, le préfet peut prendre des
prescriptions complémentaires au présent arrêté pour suspendre temporairement la réalisation
des travaux ou renforcer le suivi de la qualité des eaux. Le lavage des véhicules est interdit
sauf dans les stations professionnelles équipées d'économiseurs d'eau ou de lavage haute
pression, et sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire ou technique
(bétonnières) et pour les organismes liés à la sécurité.
ARTICLE 7: Dispositions concernant les ouvrages de gestion des eaux pluviales
(rubrique 2.1.5.0)
7.1. Principes de gestion des eaux pluviales en phase chantier (ouvrages temporaires)
Pour la gestion des eaux pluviales de chantier, le bénéficiaire de l’autorisation recherche en
priorité le rejet des eaux pluviales au milieu naturel plutôt que dans les réseaux de collecte.
Sur l’ensemble du chantier, les eaux pluviales qui sont rejetées en cours d’eau ou dans les
réseaux de collecte, sont collectées, stockées et traitées avant rejet.
Les eaux pluviales collectées sont dirigées vers des bassins de décantation. Ces ouvrages sont
dimensionnés pour assurer un taux d’abattement théorique d’au moins 85 % sur les matières
en suspension. En cas d'impossibilité de mettre en place des bassins de décantation, d'autres
moyens de traitement aux performances équivalentes sont utilisés (décanteurs lamellaires,
filtres à sable, etc.).
Ces ouvrages provisoires sont entretenus régulièrement de façon à assurer leur bon
fonctionnement.
Pour les rejets au réseau de collecte, le bénéficiaire de l’autorisation respecte les seuils définis
dans les autorisations temporaires de déversement des gestionnaires concernés.
Ces opérations sont consignées dans le cahier de suivi de chantier.
7.2. Principes de gestion des eaux pluviales en phase exploitation (ouvrages pérennes)
7.2.1 Principes généraux pour la conception et le dimensionnement des OUVrAgEs pérennes
Le dimensionnement des ouvrages est basé sur une pluie de période de retour décennale et
selon les débits de fuite autorisés par le service police de l’eau ou les gestionnaires de réseaux
de collecte.
Si nécessaire, un rejet complémentaire aux réseaux de collecte est mis en place après accord
des gestionnaires concernés selon les modalités décrites ci-après.
7.2.2 Principes spécifiques au projet pour la conception et le dimensionnement des ouvrages
pérennes
Découpage du projet en bassin versantLa surface du bassin-versant intercepté par le projet est de 27,64 hectares. Elle se décompose
en trois sous-bassins :
— Le bassin versant intercepté par le rejet R1 s’étendant du PR 2+300 au PR 34000 (point
haut) ;
— Le bassin versant intercepté par le rejet R2 s’étendant du PR 4+800 au PR 3+000 ;
— Le bassin versant intercepté par le rejet R3 s’étend du PR 4+800 au PR 5+400.
Le plan global pour la gestion des eaux pluviales est présenté en annexe 2.
Gestion des eaux de plateforme du bassin versant intercepté par le rejet R1
Du PR 3+000 au PR 2+300 (échangeur des Bruyères), le réseau de collecte principal existant
est gardé en l’état. Le collecteur principal se relie à un ovoïde, pour un exutoire en Seine.
Une partie de l’impluvium R1 existant sera reporté vers l’exutoire de R2 pour bénéficier de
l'ouvrage de traitement prévu au droit de ce rejet.
Gestion des eaux de plateforme du bassin versant intercepté par le rejet R2
Les eaux issues de l’impluvium routier sont séparées de celles issues des bassins versants
naturels interceptés. Un ouvrage de traitement est prévu pour la mise en œuvre du traitement
des eaux issues de la plateforme routière associée au rejet R2 dans l’étang de Villebon, depuis
la voie forestière royale et l’autre depuis la route des 6 Frères. Un porter-à-connaissance
relatif à l’ouvrage de traitement associé est à déposer auprès du service police de l’eau pour
instruction avant le début des travaux dans un délai de 18 mois après la signature du présent
arrêté selon les prescriptions de l’article 24.
Un relevé floristique et faunistique de la parcelle sur laquelle est prévue le bassin de rétention
est à ajouter au porter-à-connaissance. Il devra prendre en prenant en compte à minima la
période du printemps, qui est la plus propice à cet inventaire. Les éléments à transmettre au
service police de l’eau, ou aux agents de contrôle, et leur format sont récapitulés dans le
tableau à l’article 10.
Les principaux aménagements projetés sont les suivants :
condamnation des points de « vidange » des bassins naturels intermédiaires dans le réseau de
collecte des eaux routières ;
ecréation d’un réseau de collecte des eaux de plateforme routière longitudinal en bord
extérieur de plateforme routière. Ce réseau dit « perché » est positionné à faible profondeur (-
30 cm en tête de réseau) afin de canaliser et conduire les eaux vers les points bas et exutoires
existants sans contraintes de nivellements et sans mélange avec les eaux issues des bassins
versants naturels.
Gestion des eaux de plateforme du bassin versant intercepté par le rejet R3
L’impluvium R3 est divisé en deux sous impluviums, dénommés R3a et R3c (à l’ouest de la
RN118). Ces impluviums sont redirigés vers le rejet R2.
Le rejet pour le reste de l’impluvium R3 s’effectue dans le réseau séparatif d’eaux pluviales
intercommunal Grand Paris Seine Ouest situé à l’Est de la RN118. Les eaux collectées sur cet
impluvium sont entièrement des eaux de plateforme routières (voiries et/ou talus associés).
AOARTICLE8 : Gestion des déblais et matériaux de démolition
Les déblais et les produits d’excavation des travaux sont gérés selon la réglementation en
vigueur.
ARTICLE 9 : Lutte contre les espèces envahissantes végétales
#
Afin d’éviter la prolifération des espèces envahissantes, toutes les dispositions sont prises
pour ne pas favoriser l’implantation ou la dissémination de ces espèces dans le milieu avec
l’écologue en charge du suivi environnemental des secteurs à enjeux :
-avant le démarrage du chantier, un repérage préalable des gisements d’espèces envahissantes
est effectué dans les emprises travaux (y compris installations de chantier, éventuelles zones
de stockage...) est effectué par un écologue ;
-à l’issu de ce repérage, les zones contaminées par des espèces envahissantes seront balisées
et géolocalisées ;
“avant leur arrivée sur le chantier, les véhicules sont vérifiés en particulier les organes en
contact avec le sol et la végétation ;
-une procédure de gestion de ces espèces est proposée. Elle présente les modalités de gestion,
d’éventuel stockage provisoire et les filières de traitement envisagées ;
“après validation de cette procédure, les fragments de végétaux (aériens et souterrains) sont
arrachés et ramassés rigoureusement, la terre contenant des fragments de ces espèces est
décapée ;
-en cas de stockage provisoire sur le chantier, les stocks contaminés par des plantes
envahissantes sont balisés et protégés pour éviter un risque de dissémination (bâchage en cas
de risque d’envol de graines ou fragments).
ARTICLE 10 : Suivi des travaux
Les éléments à transmettre au service police de l’eau, ou aux agents de contrôle, et leur format
sont récapitulés dans le tableau ci-après. Ces éléments sont transmis par le bénéficiaire de
l’autorisation dans le cadre de bilans trimestriels. En application de l’article 20 du présent
arrêté, tout incident compromettant le respect des prescriptions du présent arrêté est également
porté sans délai à la connaissance du service police de l’eau.
AAPhase chantier — Suivi des travaux
Ouvrages | Délai de transmission Éléments à transmettre au service police | Forme
jou articles |/ fréquence de l’eau
| concernés | |
Pour toute | À la disposition du eplanning du chantier permettant de Cahier de
l'emprise service police de l’eau retracer le déroulement des travaux : suivi de
de chantier | pendant toute la durée chantier.
du chantier. | |
À la disposition du lerapport trimestriel faisant apparaître les
service police de l’eau volumes et les tonnages de déblais extraits
à l'issue du chantier. ainsi que leur lieu de destination ;
incidents survenus au niveau de
l'exploitation ou au niveau des installations
de gestion des eaux pluviales ;
| [eopérations de contrôle, d’entretien des
| (différents équipements composant les.
installations pluviales. |
Pour toute | Au bout des six edéroulement des travaux ; | Compte-
l'emprise remiers mois de . |
d prise |Premi emesures prises par le bénéficiaire delrendu de e chantier | chantier : . |
chant: | l'autorisation pour respecter
les Chantier
| prescriptions du présent arrêté ; | (format
|. . Lun . , numérique).
puis tous les trois seffets que le bénéficiaire de l'autorisation | que)
Mois a identifié de son aménagement sur le.
| milieu et mesures de rétablissement qu'il
aura prises pour atténuer ou réparer ces.
| effets. |
Pour toute À Ja fin des travaux. |edéroulement des travaux ; Rapport de
d'emprise | emesures prises par le bénéficiaire de|fin de travaux |
de chantier l'autorisation pour respecter les (format
prescriptions du présent arrêté : numérique).
ecffets que le bénéficiaire de l'autorisation
| | a identifié de son aménagement sur le
| milieu et mesures de rétablissement qu'il
| | aura prises pour atténuer ou réparer ces
| effets. | L :
| Ouvrages de gestion des eaux pluviales (rubrique 2.1.5.0)
AŸ
10| Phase chantier — Suivi des travaux
Ouvrages Délai de transmission |Eléments à transmettre au service police! Forme jou articles / fréquence ‘de l’eau
Iconcemnés !
Art. 7 ‘1 semaine après eincidents survenus. | Cahier de
l'incident | suivi de | |
eu chantier.
| |
|. «entretiens, contrôles et remplacement des |
À la disposition du différents équipements composant les
| service police de l’eau installations pluviales.
| pendant toute la durée
du chantier.
Une fois la fin du
|chantier, les données |
| sont à conserver trois | |
ans. |
| 18 mois après la | Précision de l’ouvrage de traitement avec |Porter-à-
| | signature de l’arrêté. [relevé faunistique et floristique. connaissance.
|
TITRE II : PRESCRIPTIONS EN PHASE EXPLOITATION
ARTICLE 11 : Prescriptions générales
L'ensemble des ouvrages est convenablement entretenu et fera l'objet d'examens annuels
appropriés permettant de s'assurer de leur bon état de fonctionnement.
Les éléments à transmettre au service police de l’eau, la forme et les délais de transmission
sont récapitulés dans le tableau de l’article 14.
ARTICLE 12 : Dispositions concernant la gestion des eaux pluviales (rubrique 2.1.5.0)
12.1. Suivi et entretien des ouvrages
Le bénéficiaire de l'autorisation assure le suivi et l’entretien réguliers des réseaux de collecte
et ouvrages de gestion des eaux pluviales au moyen de personnel qualifié et de matériel
adapté, de manière à garantir leur pérennité et le bon écoulement des eaux.
Le bénéficiaire de l'autorisation procède à ses frais aux différentes constatations, études ou
travaux qui pourraient s'imposer pour s’assurer de la bonne conservation des ouvrages. Les
cahiers de suivi des ouvrages sont tenus à la disposition du service police de l’eau.
Des visites de contrôle sont programmées périodiquement et systématiquement après chaque
événement pluviométrique notable ou pollution accidentelle.
11
A3En cas de développement d’espèces végétales envahissantes exogènes dans les ouvrages, le
bénéficiaire de l’autorisation prend sans délai les mesures pour éradiquer les plants en prenant
soin de ne pas disperser les essences végétales dans le milieu naturel.
Les déchets issus de l’entretien des ouvrages sont acheminés vers des filières de traitement
conformes à la réglementation en vigueur sur le traitement et l’élimination des déchets.
Les ouvrages ne doivent en aucun cas recevoir des rejets d’eaux usées.
Les éléments à transmettre au service police de l’eau, la forme et les délais de transmission
sont récapitulés dans le tableau de l’article 14.
12.2. Qualité des eaux et autosurveillance
Gestion des eaux de plateforme du bassin versant intercepté par le rejet R1
La masse d’eau au sens de la Directive Cadre sur l’Eau concernée pour le rejet R1 est la
masse d’eau FRHR155A «Seine du confluent de la Marne (exclu) au confluent du Ru
d’Enghien (inclus) ».
Quatre (4) analyses d'eaux pour le point de rejet R1 au milieu naturel (la Seine) sont réalisées
chaque année pour des pluies représentatives. Les concentrations mesurées n'excèdent pas les
valeurs suivantes :
Paramètres à surveiller Valeurs seuils maximales
MES (mg/l) L | <50 |
DCO (mg/l) <30 |
Azote Ammoniacal (NH4+ mg/l) <0,5
Plomb (uy/) “14 (pour chaque prélèvement)
<1,2 (valeur moyenne annuelle)
<0,45 JC Cadmium (ug/l) _ <0,45 (pour chaque prélèvement) L
| | | <0,08 (valeur moyenne annuelle)
Cuivre (g/l) <1
Zinc (ug/l) <7,8 LES 7
|
| :
CO _.
:
Benzo(a)pyrène (mg/l) 0,27 (pour chaque prélèvement) <1,7 x 10* (valeur moyenne annuelle)
Les éléments à transmettre au service police de l’eau, la forme et les délais de transmission
sont récapitulés dans le tableau de l’article 14.
Quatre (4) analyses d'eaux pour chaque point de rejet (R2a, R2b, R2c et R2d) au milieu
naturel (étang de Villebon) sont réalisées chaque année pour des pluies représentatives. Les
concentrations mesurées n'excèdent pas les valeurs suivantes :
12
14Paramètres à surveiller .- Valeurs seuils maximales
MES (mg) oo <50 a
DCO (mg) 0
Azote Ammoniacal (NH4+ mg/l) <0,5 L a
| < 14 (pour chaque prélèvement)
:Plomb (ug/l)
| _ <12 (Valeur moyenne amnuelle)
<0,45 (pour chaque prélèvement) Cadmium
(g/l)
L <0,08 (valeur moyenne annuelle)
Cuivre (ug/1) <1 —
Zinc (ug/l) TS n
: <0,27 (pourchaque prélèvement) .
Benzo(a)pyrène (mg/l)
<1,7 x 10* (valeur moyenne annuelle)
O; dissous (mg/l) <6 LL
|
|Corga (mg/L) | 7 L
Une autosurveillance de l’étang de Villebon sur ces mêmes paramètres est assurée avec 4
prélèvements par an aux mêmes dates que pour les points de rejet.
Les éléments à transmettre au service police de l’eau, la forme et les délais de transmission
sont récapitulés dans le tableau de l’article 14.
13ARTICLE 13: Dispositions relatives à l’exploitation_ hivernale des voiries (rubrique 2.2.4.0)
Afin de limiter l’apport de fondants routiers (sels de déverglaçage) dans l’eau et les milieux
aquatiques, des mesures sont prises tout au long de la phase d’exploitation pour former et sensibiliser
les personnels aux dosages nécessaires à appliquer, à l’utilisation de matériels de précision
et à la réalisation de salages préventifs.
ARTICLE 14 : Suivi en phase d’exploitation
Les éléments à transmettre au service police de l'eau, ou aux agents de contrôle, la forme et les
délais de transmission sont récapitulés dans le tableau ci-après. En application de l’article 20 du présent
arrêté, tout incident compromettant le respect des prescriptions du présent arrêté est également porté
sans délai à la connaissance du service police de l’eau.
Phase exploitation — Autosurveillance
Ouvrages ou |Délai de Eléments à transmettre au service police |Forme
articles transmission / de l’eau
concernés fréquence
Ensemble du |Sans délai ‘incidents survenus, en lien avec l’eau
Cahier de suivi projet
et les milieux aquatiques. de l’exploitation.
À la disposition *entretiens et suivi des installations
du service police |dédiées à la gestion des eaux pluviales,
de l’eau tel que demandé à l’article 12.1
;
Cahier de suivi
de l’exploitation.
Les données sont
à conserver trois
ans.
Art. 12.1et |Sans délai eincidents survenus.
Cahier de suivi 12.2
de l’exploitation.
À la disposition |eentretiens, contrôles et remplacements
du service police |des ouvrages de gestion des eaux
de l’eau pluviales.
Les données sont
à conserver trois |
ans. |
Dans les trois erésultats des analyses d’eau des rejets
| mois suivants la |et du
milieu
fin de l’année
|
14
1ë
|
|TITRE IV : PRESCRIPTIONS PARTICULIÈRES RELATIVES A LA PROTECTION
DE LA FAUNE ET DE LA FLORE
ARTICLE 15 : Mise en place d’une mission de Coordination Environnement en phase
travaux
Un Chargé Environnement est désigné par le bénéficiaire de l'autorisation. Il est
linterlocuteur privilégié en matière d'environnement sur le chantier. Son rôle consiste à veiller
à la bonne application du Plan de Respect de l’Environnement (organisation prévue en matière
d’environnement et dispositions prévues pour limiter les impacts), à anticiper les
problèmes environnementaux, à informer et sensibiliser les équipes en charge des travaux et à effectuer
un contrôle externe du chantier en matière d’environnement Il veille à sensibiliser
les différents intervenants (Maître d’Ouvrage, Maître d'œuvre et Entreprises en charge des
travaux) aux enjeux environnementaux du milieu et aux dispositions à respecter pour garantir
la protection de l’environnement durant toute la période de travaux.
ARTICLE 16 : Adaptation du calendrier des travaux au cycle biologique des espèces
Les opérations de débroussaillage — fauchage — décapage des sols sont adaptés au cycle
biologique des espèces selon le tableau suivant :
h Débroussaillage-Fauchage-Décapage des sols Groupe
concerné
Oiseaux
Amphibiens
S O N D
Reptiles
Période non autorisée
Période autorisée
Les travaux d’abattage des arbres doivent être réalisés en dehors de la période de nidification
des oiseaux (mi-mars à fin août) et pour les arbres cavitaires en dehors des périodes
d’hibernation, de reproduction et élevage des jeunes (novembre à août). Le cas échéant,
l'abattage des arbres favorables aux chiroptères se réalisera selon une méthode douce.
=—
Lo
Abattages d’arbres |
»
Groupe slrlmlalim rs slalslolno concerné |
_ S Oiseaux
£ ;
Chiroptères | 77 4 |
Période non autorisée
Période autorisée L
15
17En plus des mesures de réduction énoncées plus haut, le bénéficiaire de l'autorisation veille à :
* organiser les travaux par plots, et non simultanément sur le linéaire total du projet, de
manière à permettre à la faune de fuir vers d’autres milieux similaires. C’est
notamment le cas pour les ouvrages hydrauliques permettant le franchissement de la
route par la faune :
+ éviter une interruption dans les travaux, de manière à limiter dans le temps la durée
des travaux et l’occupation des milieux pouvant servir de refuge à la faune pour les
travaux au niveau des zones les plus sensibles pour la faune (franchissements de
ravins, fourrés) ;
+ réaliser la majorité des travaux de jour afin de limiter le dérangement sur les espèces
nocturnes et en particulier les rapaces noctummes et les chiroptères particulièrement
sensibles à la pollution lumineuse et sonore de nuit :
*_ orienter l’éclairage au sodium vers le sol et minimiser les éclairages inutiles afin de
limiter l’impact sur les populations limitrophes à la zone de travaux.
ARTICLE 17 : Aménagement des zones de stockages et pistes de chantier
Les installations de chantier doivent être évitées dans ou à proximité des zones sensibles. Ces dernières
sont clôturées, et en fonction de leur emplacement, une clôture petite faune est
également mise en place (clôture à petite maille 2 cm x 2 cm, disposée en L sur la partie basse
et plaquée au sol avec des épingles).
De plus, les stagnations d’eau (zones de dépression, ornières.....) au droit des plate-formes et pistes
de chantier sont évitées.
ARTICLE 18 : Mise en place de mesures de protection des ouvrages d’assainissement
pour préserver la faune
Une clôture petite faune (clôture à petite maille 2 cm x 2 cm, disposée en L sur la partie basse
et plaquée au sol avec des épingles) est aménagée en partie basse de la clôture de protection
des ouvrages (sur les 50 premiers centimètres) les exposant le plus à un risque de collision
(proximité de la route, absence d'ouvrages de franchissement à proximité....).
TITRE V : GÉNÉRALITÉS
ARTICLE 19 : Contrôles
Les agents en charge du contrôle au titre du code de l’environnement peuvent, à tout moment,
pendant et après les travaux, procéder à des contrôles inopinés, notamment techniques,
cartographiques et visuels. Le bénéficiaire de l’autorisation permet aux agents chargés du
contrôle de procéder à toutes les mesures de vérification pour constater l'exécution des
présentes prescriptions.
Les dispositifs de mesure doivent être accessibles aux agents chargés du contrôle.
Le bénéficiaire de l'autorisation met à disposition des agents chargés du contrôle, sur leur
réquisition, le personnel et les appareils nécessaires pour procéder à toutes les mesures de
vérification et expériences utiles pour constater l'exécution des présentes prescriptions.
16
afLes frais d’analyses inhérents à ces contrôles inopinés sont à la charge du bénéficiaire de
l'autorisation. Les analyses sont réalisées par des laboratoires agréés par le ministère chargé de l’environnement.
ARTICLE 20 : Déclaration des incidents ou accidents
Conformément à l'article L.211-5 du code de l'environnement, le bénéficiaire de l’autorisation
est tenu de déclarer, dès qu'il en a Connaissance, au préfet les accidents ou incidents
intéressant les installations, Ouvrages, travaux ou activités faisant l'objet du présent arrêté qui sont
de nature à porter atteinte aux intérêts mentionnés à l'article L.211-1 du code de l'environnement.
Sans préjudice des mesures que pourra prescrire le préfet, le bénéficiaire de l’autorisation
devra prendre ou faire prendre toutes dispositions nécessaires pour mettre fin aux causes de l'incident
ou accident, pour évaluer ces conséquences et y remédier.
Le bénéficiaire de l’autorisation demeure responsable des accidents ou dommages qui seraient la
conséquence de l'activité ou de l'exécution des travaux et de l'aménagement.
ARTICLE 21 : Durée de l’autorisation
La présente autorisation est accordée pour une durée de 20 ans.
En application de l’article R.181-48 du code de l’environnement, l'arrêté d'autorisation cesse
de produire effet lorsque le projet n'a pas été mis en service ou réalisé dans le délai fixé par l'arrêté
d'autorisation, sauf cas de force majeure ou de demande justifiée et acceptée de prorogation de
délai.
Le délai sus-mentionné est suspendu jusqu'à la notification au bénéficiaire de l'autorisation
d'une décision devenue définitive en cas de recours devant la juridiction administrative contre l'arrêté d'autorisation
ou ses arrêtés complémentaires.
Toute demande de prolongation ou de renouvellement de l’autorisation est adressée au préfet par le
bénéficiaire de l’autorisation deux ans au moins avant la date d'expiration de cette
autorisation.
ARTICLE 22: Caractère de l’autorisation
En application des articles L.181-22 et L.214-4 du code de l’environnement, l’autorisation est accordée à
titre personnel, précaire et révocable sans indemnité.
Si à quelque époque que ce soit, l’administration décidait dans un but d’intérêt général de modifier
de manière temporaire ou définitive l'usage des avantages concédés par le présent arrêté, le bénéficiaire
de l'autorisation ne pourrait réclamer aucune indemnité.
ARTICLE 23 : Transmission de l'autorisation. suspension ou cessation d’activité
En application des articles L.181-15 et R.181-47 du code de l'environnement, lorsque le
bénéfice de l’autorisation est transféré à une autre personne, le nouveau bénéficiaire en fait la déclaration au
préfet dans les trois mois qui suivent ce transfert.
17
19Cette déclaration mentionne, s'il s'agit d'une personne
physique, les noms, prénoms et
domicile du nouveau bénéficiaire et, s'il s'agit d'une personne morale, sa dénomination ou sa raison
sociale, sa forme juridique, l'adresse de son siège social
ainsi que la qualité du signataire
de la déclaration. Le préfet en accuse réception dans un délai d'un mois.
La cessation définitive, ou pour une période supérieure
à deux ans, de l'exploitation ou de
l'affectation indiquée dans l'autorisation d'un Ouvrage où
d'une installation fait l'objet d'une
déclaration par l'exploitant, ou, à défaut, par le propriétaire, auprès du préfet dans le mois qui suit
la cessation définitive ou le changement d'affectation
et au plus tard un mois avant que
l'arrêt de plus de deux ans ne soit effectif. En cas de cessation définitive ou d'arrêt de plus de deux
ans, il est fait application des dispositions de l'article R.214-48.
ARTICLE 24 : Modification du champ de l'autorisation
En application des articles L.181-14 et R.181-45 du code
de l’environnement, le bénéficiaire de
l'autorisation peut demander une adaptation des prescriptions imposées par l'arrêté. Le silence gardé
sur cette demande pendant plus de quatre mois à compter
de l'accusé de réception délivré par
le préfet vaut décision implicite de rejet.
Toute modification substantielle des activités, installations, ouvrages où travaux qui relèvent
de l'autorisation est soumise à la délivrance d'une nouvelle autorisation, qu'elle intervienne avant la
réalisation du projet ou lors de sa mise en œuvre ou
de son exploitation.
Toute autre modification notable apportée au projet doit être portée à la connaissance du préfet,
avant sa réalisation, par le bénéficiaire de l'autorisation avec tous les éléments d'appréciation.
S'il y a lieu, le préfet fixe des prescriptions complémentaires où adapte l'autorisation dans les formes
prévues à l'article R.181-45.
ARTICLE 25 : Réserve des droits des tiers et réclamation
Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés.
En application de l’article R.181-52 du code de l’environnement, les tiers intéressés peuvent déposer
une réclamation auprès du préfet, à compter de la mise en
service du projet autorisé, aux seules fins
de constater l’insuffisance ou l’inadaptation des
prescriptions définies dans l’autorisation,
en raison des inconvénients ou des dangers que le projet autorisé présente pour le respect des intérêts mentionnés
à l’article L.1 81-3.
Le Préfet dispose d’un délai de deux mois, à compter de
la réception de la réclamation, pour y
répondre de manière motivée. À défaut, la réponse est réputée négative. S’il estime la réclamation
fondée, le préfet fixe des prescriptions complémentaires dans les formes prévues à l’article R.181-45
du code de l’environnement.
ARTICLE 26 : Autres réglementations
La présente autorisation ne dispense en aucun cas le
bénéficiaire de l'autorisation de faire les
déclarations ou d'obtenir les autorisations requises par
d'autres réglementations, notamment au
titre de l’article L.411-1 du code minier.
18ARTICLE 27 : Publication notification et information des tiers 0 MAIN Ge fiers
L’arrêté est publié sur le site Internet des services
de l’État dans les Hauts-de-Seine pendant une
durée minimale de quatre mois.
Un extrait de l'arrêté est affiché à la mairie de Meudon
pendant une durée minimale d'un mois pour
y être consulté. Un procès-verbal de l'accomplissement de cette formalité est dressé par les soins
des maires concernés.
Une copie de l'arrêté est par ailleurs déposée
dans la mairie de Meudon et peut y être
consultée,
L'arrêté est notifié au bénéficiaire de lautorisation
et affiché par ses soins sur le site du chantier.
ARTICLE 28 : Infractions et sanctions
Le non respect des prescriptions du présent arrêté
est susceptible de sanctions prévues aux
articles L.171-8 et R.216-12 du code de l'environnement.
ARTICLE 29 : Délais et voies de recours
Recours contentieux :
En application des articles L.181-17 et R.181-50
du code de l’environnement, le bénéficiaire
de l’autorisation a la possibilité dans un délai
de deux mois suivant la notification de ja
présente décision d’effectuer un recours devant
le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
2/4, boulevard de l’Hautil BP 30322 95 027 Cergy-Pontoise Cedex.
Les tiers intéressés en raison des inconvénients
ou des dangers pour les intérêts mentionnés à
l'article L.181-3 ont la possibilité d’effectuer un recours
contre la présente décision devant le Tribunal
Administratif de Cergy-Pontoise, dans un délai
de quatre mois à compter de l'affichage en
mairie ou, si cette dernière est postérieure, de la
publication de la décision sur le site internet de
la préfecture des Hauts-de-Seine.
Ce recours peut être déposé auprès de cette juridiction
administrative par voie postale, sur place auprès de l'accueil de la juridiction ou par
le biais de l'application https://www.telerecours.fr/.
Recours non contentieux :
Dans le même délai de deux mois, le bénéficiaire
de l’autorisation a la possibilité d’effectuer :
+ soit d’un recours gracieux devant l’autorité
qui a signé la présente décision : Monsieur
le Préfet des Hauts-de-Seine, 167 avenue Joliot-Curie,
92 013 NANTERRE Cedex ; *
soit d’un recours hiérarchique auprès de Monsieur le Ministre de la Transition
Ecologique et Solidaire - 92 055 LA DÉFENSE.
Le silence gardé par l’administration sur un recours gracieux ou hiérarchique pendant plus de deux mois
à compter de la date de réception de ce recours fera
naître une décision implicite de rejet qu’il sera
possible de contester devant le tribunal administratif
de Cergy-Pontoise.
19ARTICLE 30 : Exécution
Le secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine, le maire de la commune de Meudon et le Directeur
Régional et Interdépartemental de l’Enironnement
et de l’Énergie d’Île-de- France sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l’Axécution du
présent arrêté, dont une copie est adressée à
l'Office National des Forêts.
Le |secrètaire général chargé de
adminiStratiôn de l’Etat
dans le département, _
nr
20Annexe 1 : Schéma de fonctionnement des installations, ouvrages et aménagements
existants sur la section nord A86 de la RN118
RN118 NORD - :
j Voies Dédiées PR2+300
SYNOPTIQUE
R1 Re
ASSAINISSEMENT
neLe
Cours)
BVA :
12.07ha
Q10=0.11m3/s |
5 —| 2,64 ha
BVB Q10=0,511m3/.
3.72ha
Q10=0.06m3/s
= ...Corridor Paris-1
= —Corridor Vélizy-1
BVC
14.06ha
Q10=0.12m3/s
Etang de Villebon
Etang de Meudon
(ONF) BVE
9.19ha
Q10=0.08m3/s
BVF
2.17ha
Q10=0.03m3/s
Dessableur
BVG
4.89ha
Q10=0.05m3/s
BVH
12.03ha
Q10=0.11m3/s
Pas de traitement
—— +
EP route du et
Colonel Moraine (
R3
Réseau communal
PR5+100
03Annexe 2 : Schéma de fonctionnement des
installations, ouvrages et aménagements
projetés
RN118 NORD -
| Voies Dédiées
| SYNOPTIQUE
ASSAINISSEMENT projeté É
Ouvrage
Place de la libération
(investigations en
BVA PR2+300
12.07ha
Q10=0.11m3/s cum)
BVB
3.72ha
Q10=0.06m3/s
; 2,34 ha
| Q10=0,490m3/
= —{orridor Paris-1
BvC | = —
14.06ha
Q10=0.12m3/s
9.194 Etang de Villébon Q10=0.08m3/s
Etang de Meudon
(ONF)
BVF
2.17ha
Q10=0.03m3/s
Dessableur
BVG
4,89ha
Q10=0.05m3/s P d
BVH
12.03ha
Q10=0.11m3/s
Pas de traitement
R3
|
EP route du
Colonel Moraine
PR5+100
7RECUEIL DES ACTES ADMINISTRATIFS
DU
PREFET DES HAUTS-DE-SEINE
ISSN 0985 - 5955
Pour toute correspondance, s’adresser à :
PREFET DES HAUTS-DE-SEINE
Direction de la Coordination des Politiques Publiques
et de l’Appui Territorial
Pôle de Coordination Interministérielle
167/177, Avenue Joliot Curie
92013 NANTERRE CEDEX
Le recueil des actes administratifs est consultable en
ligne sur le site de la préfecture
adresse Internet :
http://www.hauts-de-seine.gouv.fr/
Directeur de la publication :
Vincent BERTON
SECRETAIRE GENERAL
2PREFECTURE DES HAUTS-DE-SEINE
167-177, avenue Joliot Curie 92013 NANTERRE
Cedex
Courriel : Courrier@hauts-de-seine. gouv.fr
Standard : 01.40.97.20.00 Télécopie 01.40.97.25.21
Adresse Internet : http://www.hauts-de-seine.
gouv.fr/