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unknown - Communauté de communes - Seignanx - 4 18 SchemaGes
unknown - Communauté de communes - Seignanx - 4 5 Droit Pree
unknown - Communauté de communes - Seignanx - 4 11 Recul Trait de Cote
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Seignanx - 4 11 Recul Trait de Cote)
Thèmes du document : Changement climatique, Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes,
Plan local d’urbanisme
intercommunal
du Seignanx
4. ANNEXES
4. 11. Z ones de recul du trait de côte
Vu pour être annexé à la
Délibération du
Conseil communautaire du
18 décembre 2025
- Version A pprobation -Echelle : 1 /12 000 Plan local d’urbanisme
intercommunal
du Seignanx
Vu pour être annexé à la délibération
du Conseil communautaire du
18 décembre 2025
Source : Direction générale des impôts. Cadastre 2025
Recul du Trait de côte 2050 (art. L.121-22-5 du CU)
Médian
Sécuritaire
Recul du Trait de côte 2120 (art. L.121-22-5 du CU)
Médian
Sécuritaire
NExposition du littoral de la Communauté de
communes du Seignanx et de la
Communauté d’Agglomération du Pays
basque au recul du trait de côte, aux
échéances +30 ans et +100 ans
Rapport final
BRGM/RP-74017-FR
Version 1 du 16 décembre 2024
Étude réalisée dans le cadre des projets de recherche et développement
Bernon N., Martins L., Bourbon P., Caritg S., Le Roy S., Longueville F., Hoareau A. avec la participation de Garnier C., Levy C.
Ce rapport a été vérifié le 13/12/2024 et approuvé le
17/12/2024 selon la procédure interne en vigueur au sein
du BRGM, qui garantit le respect de ses engagements
contractuels, de l’intégrité et de l’impartialité du contenu
scientifique et technique du présent rapport, de l’éthique
et de la déontologie du BRGM, ainsi que des dispositions
réglementaires et législatives auquel il est soumis pour
l’exercice de son activité.
Le système de management de la qualité et de l’environnement du BRGM est certifié selon les normes ISO 9001 et ISO 14001.
Contact : qualite@brgm.frAvertissement
Ce rapport est adressé en communication exclusive au demandeur, au nombre d’exemplaires prévu contractuellement.
Le demandeur assure lui-même la diffusion qu’il souhaite des exemplaires de ce tirage initial, dont il est seul propriétaire.
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Mots clés : Littoral, recul, trait de côte, cordon dunaire, falaise, plage de poche, mouvement de terrain, érosion, loi « Climat et résilience », projection, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Nouvelle-Aquitaine
En bibliographie, ce rapport sera cité de la façon suivante :
Bernon N., Martins L., Bourbon P., Caritg S., Le Roy S., Longueville F., Hoareau A. avec la participation de Garnier C., Levy C. 2024. Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans. Rapport final V1. BRGM/RP-74017-FR, 170 p.
© BRGM, 2024, ce document ne peut être reproduit en totalité ou en partie sans l’autorisation expresse du BRGM. IM003-MT008-P2-08/04/2024Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 3
Synthèse
Au premier semestre 2021, la Communauté d’Agglomération du Pays basque (CAPB) et la Communauté de communes du Seignanx (CCS) ont mobilisé les services de l’Etat, la Région Nouvelle-Aquitaine, le BRGM et le GIP Littoral, dans l’objectif d’établir les modalités de réalisation d’une étude visant à projeter le trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans.
À l’issue de cette phase de discussions, la CAPB et le BRGM se sont engagés le 15 octobre 2021 dans la réalisation de cette étude pour caractériser l’exposition au recul du trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans, pour les littoraux de la Communauté de communes du Seignanx (CCS) et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque (CAPB). Cette étude s’inscrit en continuité de la Stratégie locale de gestion des risques littoraux (SLGRL) de la CAPB, et en cohérence avec la loi du 22 août 2021 dite loi « Climat et résilience ». Les résultats de ce programme pourront bénéficier à l’ensemble des politiques publiques et compétences des collectivités locales. En outre, ces projections de la position du trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans sont susceptibles d’alimenter le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) à l’échelle du Pays basque et du Seignanx.
Le littoral de la CCS et de la CAPB comprend trois environnements littoraux : les cordons dunaires (Ondres, Tarnos et Anglet), les falaises et versants rocheux et les plages de poche ; ces deux derniers environnements étant exclusivement présents sur le littoral basque. Disposant de dynamiques d’évolution distinctes, mais reposant sur un socle méthodologique commun, le rapport d’étude est décliné de façon similaire pour chacun d’entre eux. Une description des contextes géomorphologiques et hydrosédimentaires de ces trois environnements est proposée, et l’état des connaissances sur le phénomène de recul du trait de côte, qui s’y exprime, exposé.
Un travail significatif a été mené pour l’élaboration d’un modèle géologique côtier à l’échelle du Seignanx et du Pays basque, en étendant le modèle géologique existant (dont la dernière version a été mise au point dans le cadre du projet de recherche Ezponda), et en densifiant les informations géologiques autour du linéaire côtier. Il aboutit à une meilleure connaissance des formations géologiques du substratum et des formations superficielles le recouvrant.
Le document national de recommandations pour l’élaboration de la carte locale d’exposition au recul du trait de côte (Collectif BRGM/Cerema, 2022) et le document régional en la matière (Longueville et al., 2024) fournissent des éléments de méthode pour la réalisation de projections de recul du trait de côte. Des orientations pour caractériser le recul des têtes d’escarpement (Lévy et al., à paraître) sont en cours de réflexion et ont également été considérées dans la présente étude.
Dans l’objectif de fluidifier la lecture, un résumé de chaque méthode est proposé dans le chapitre 4. Il expose les grandes orientations techniques et les principales hypothèses de travail émises, pour chaque environnement littoral étudié.
Le chapitre 5 détaille les méthodes mises en œuvre. Au droit des cordons dunaires du Seignanx et d’Anglet, la méthode est conforme aux standards en matière de projection du trait de côte. Pour les falaises et versants rocheux, une méthode spécifique a été développée, s’appuyant sur la connaissance existante, le modèle géologique et la notion de cycle d’érosion et de propagation au cours de la période prospective. Enfin, les plages de poche du Pays basque (grande plage de Biarritz, Milady-Ilbarritz, Uhabia, baie de Saint-Jean-de-Luz et plage d’Hendaye) ont également fait l’objet d’une méthode particulière, s’appuyant sur les hypothèses de travail de la SLGRL, en lien avec la forte anthropisation qui les caractérise.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
4 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
La caractérisation de l’exposition des cordons dunaires, des falaises et versants rocheux, et des plages de poche, a nécessité le développement de méthodes distinctes pour restituer au mieux leurs dynamiques d’évolution. Les trois méthodes sont cependant cohérentes entre elles et respectent les préconisations nationales en matière de caractérisation de l’aléa de recul du trait de côte. Elles reposent sur des hypothèses de travail communes : l’utilisation d’un trait de côte de référence (2020), la détermination d’hypothèses de pérennité des ouvrages et des actions de gestion de sédiments, la caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″, la prise en compte du changement climatique, et la projection aboutissant à cartographier les traits de côte dans le futur. Toutes ces hypothèses de travail sont déclinées à +30 ans et à +100 ans, dans deux scénarios d’évolution : un scénario médian, avec des hypothèses de travail modérées, et un scénario sécuritaire, considérant des hypothèses plus impactantes en termes de recul. Tout au long de l’étude, ces hypothèses ont fait l’objet d’un travail collaboratif avec le maître d’ouvrage, et en particulier celle visant à déterminer la pérennité des ouvrages et des actions de gestion des sédiments aux deux échéances, en raison du rôle important qu’elle joue dans l’évolution du littoral.
Enfin, les incertitudes ont été identifiées à chacune des étapes de construction des scénarios de projection, permettant une bonne appropriation de l’exercice et de ses limites. Ces incertitudes reposent essentiellement sur les hypothèses prises dans les scénarios médian et sécuritaire, en concertation avec le maître d’ouvrage, et ne remettent pas en cause le travail réalisé. Il peut être considéré que l’espace séparant les projections, selon ces deux scénarios, est une représentation des incertitudes liées aux choix opérés avec les hypothèses émises.
Ces méthodes conduisent à définir des distances de reculs potentiels à partir du trait de côte de 2020, aux échéances 2050 et 2120. Elles sont cartographiées dans un atlas, à l’échelle 1/5 000, disponible en Annexe 3.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 5
Sommaire
1. Contexte et objectifs ............................................................................................................. 13
2. Phénomène de recul du trait de côte pour les littoraux du Seignanx et du Pays basque ...... 15
2.1. Contextes géomorphologiques et hydrosédimentaires ............................................... 15 2.1.1. Environnements littoraux ..................................................................................... 15 2.1.2. Agents dynamiques météo-marins ...................................................................... 16
2.2. Découpage du secteur d’étude en cellules hydrosédimentaires et secteurs d’évolution homogènes ........................................................................................................................... 24 2.2.1. La cellule hydrosédimentaire du sud des Landes ................................................ 24 2.2.2. Le littoral d’Anglet................................................................................................ 29 2.2.3. La côte basque.................................................................................................... 32
2.3. Etat des connaissances sur le phénomène de recul du trait de côte .......................... 42 2.3.1. Cellule hydrosédimentaire 6.2 : le littoral du Seignanx ........................................ 42 2.3.2. Cellule hydrosédimentaire 7 : le littoral d’Anglet .................................................. 44 2.3.3. Le littoral du Pays basque ................................................................................... 48
3. Elaboration d’un modèle géologique côtier du Seignanx - Pays basque ............................... 59
3.1. Approche méthodologique.......................................................................................... 59 3.1.1. Mobilisation de la connaissance existante ........................................................... 59 3.1.2. Emprises des modèles ........................................................................................ 62 3.1.3. Pile stratigraphique ou réflexion sur le choix des formations géologiques à modéliser ............................................................................................................ 62 3.1.4. Maille de restitution ............................................................................................. 65
3.2. Extension et consolidation des modèles géologiques ................................................. 66 3.2.1. Collecte des données issues de logs de forages existants non bancarisés ......... 66 3.2.2. Cartes géologiques des formations superficielles et du substratum..................... 69 3.2.3. Nouvelles mesures et levés de terrain ................................................................. 71 3.2.4. Identification de bases complémentaires existantes exploitables ........................ 73
3.3. Modélisation géologique, résultats et exploitation....................................................... 75 3.3.1. Modélisation géologique et approche géostatistique ........................................... 75 3.3.2. Modèle géologique des formations superficielles ................................................ 75 3.3.3. Modèle géologique du substratum....................................................................... 82
4. Etablissement de scénarios de projection du trait de côte .................................................... 89
4.1. Recommandations nationales .................................................................................... 89
4.2. Application aux contextes géomorphologiques du Seignanx et du Pays basque ........ 90 4.2.1. Application aux cordons dunaires du Seignanx et d’Anglet ................................. 90 4.2.2. Application au littoral rocheux du Pays basque ................................................... 92 4.2.3. Application aux plages de poche du littoral basque ............................................. 94
5. Caractérisation de l’exposition du littoral du Seignanx et du Pays basque au recul du trait de côte .......................................................................................................................................... 99
5.1. Scénarios de projection du trait de côte au droit des cordons dunaires du Seignanx et d’Anglet................................................................................................................................. 99 5.1.1. Traits de côte de référence et historiques............................................................ 99 5.1.2. Hypothèses de pérennité des ouvrages de protection et des actions de gestion de sédiments.......................................................................................................... 100 5.1.3. Caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″ ................................................ 102 5.1.4. Conséquences et prise en compte du changement climatique .......................... 108Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
6 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
5.1.5. Projection et cartographie ..................................................................................113 5.1.6. Identification et prise en compte des incertitudes ...............................................114
5.2. Scénarios de projection du trait de côte au droit du littoral rocheux du Pays basque 115 5.2.1. Traits de côte de référence ................................................................................115 5.2.2. Hypothèses de pérennité des ouvrages de protection et des actions de gestion des sédiments....................................................................................................116 5.2.3. Caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″ .................................................119 5.2.4. Conséquence et prise en compte de l’impact du changement climatique...........125 5.2.5. Projection et cartographie ..................................................................................126 5.2.6. Identification et prise en compte des incertitudes ...............................................126
5.3. Scénario de projection du trait de côte au droit des plages de poche du Pays basque .. .................................................................................................................................128 5.3.1. Trait de côte de référence ..................................................................................128 5.3.2. Hypothèses de pérennité des ouvrages de protection et des actions de gestion de sédiments ..........................................................................................................128 5.3.3. Caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″ .................................................128 5.3.4. Conséquence et prise en compte de l’impact du changement climatique...........129 5.3.5. Projection et cartographie ..................................................................................130 5.3.6. Identification et prise en compte des incertitudes ...............................................130
6. Résultats : cartographie de l’aléa ″recul du trait de côte″ pour les littoraux du Pays basque et du Seignanx, aux échéances +30 ans et +100 ans .................................................................131
6.1. Principes et représentation cartographique ...............................................................131
6.2. Atlas cartographique à l’échelle 1/5 000 ...................................................................131
7. Conclusion ..........................................................................................................................133
8. Bibliographie .......................................................................................................................135
Liste des illustrations
Illustration 1 - Communes littorales de la Communauté de communes de Seignanx et de la Communauté d’Agglomération Pays basque .......................................................................................... 14
Illustration 2 - Cartographie des environnements littoraux présents sur le littoral du Seignanx et du Pays basque .............................................................................................................................. 15
Illustration 3 - Orthophotographie couleur RVB (à gauche), pentes issues du MNT LiDAR (au centre) et courbure longitudinale (à droite) ; OrthoExpress®IGN, Observatoire de la Côte Aquitaine, 2016 ; pointillés bleus = pied de dune mesuré au D-GPS lors de la mission de 2016 (extrait de Bernon et al., 2022) ......................................................................................... 16
Illustration 4 - Bidart : orthophotographie couleur RVB (à gauche), pentes issues du MNT LiDAR (au centre) et courbure longitudinale (à droite) ; OrthoExpress®IGN, Observatoire de la Côte Aquitaine, 2016 ; pointillés violets = pied de falaise et pointillés rouges = sommet de falaise, mesurés au D-GPS lors de la mission de 2016 (extrait de Bernon et al., 2022) . 16
Illustration 5 - Mouvements verticaux du sol mesurés à proximité du secteur d’étude : en haut, station GNSS de Socoa (https://www.sonel.org/?page=gps&idStation=835) ; en bas, données du service Copernicus EGMS (https://egms.land.copernicus.eu/) ; les points de la bande côtière sur laquelle l’analyse s’appuie se trouvent dans le polygone blanc de l’extrait cartographique .................................................................................................................. 18
Illustration 6 - Analyses statistiques des états de mer mesurés à l’houlographe d'Anglet (bouée Candhis n°06402) (source : https://candhis.cerema.fr/).................................................................. 19Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 7
Illustration 7 - Rose des houles sur le site de Bidart (données CFSR, période de janvier 2008 à mai 2019) (Nicolae Lerma et al., 2019) ............................................................................................. 20
Illustration 8 - Distributions mensuelles des vagues sur le site de Bidart (données CFSR, période de janvier 2008 à mai 2019), échelle d’intensité des hauteurs de vague disponible dans l’Illustration 7 ..................................................................................................................... 20
Illustration 9 - Rose des vents sur le site de Bidart (données CFSR, période de janvier 2008 à mai 2019) (Nicolae Lerma et al., 2019) ............................................................................................. 22
Illustration 10 - Distributions mensuelles des vents sur le site de Bidart (données CFSR, période de janvier 2008 à mai 2019) ; échelle d’intensité des vents disponible à l’Illustration 9 (Nicolae Lerma et al., 2019) ............................................................................................. 22
Illustration 11 - Régime de précipitations à la station Météo-France de Biarritz-Pays basque, au cours de la période 1991-2020 ........................................................................................................ 23
Illustration 12 - Normales mensuelles de températures (min - max) et durées mensuelles d'ensoleillement pendant la période 1991-2020 .......................................................................................... 24
Illustration 13 - Cartographie des cellules hydrosédimentaires de la côte aquitaine (source : Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine) ..................................................................................... 25
Illustration 14 - Morphologie et évolutions du profil plage-dune (en haut) et du haut de plage (zoom, en bas) relevés au printemps, à Tarnos, par l’OCNA, pendant la période 2009-2024, au droit du profil L20-La Butte de Tir (bien que relevés annuellement, et complétés par des profils topographiques LiDAR à l’automne, seuls quelques profils sont représentés ici par souci de lisibilité) ........................................................................................................................ 26
Illustration 15 - Morphologie des plages au niveau de la sous-cellule sédimentaire 6.2, en 2000 et 2016 (les tirets rouges soulignent la double berme en croissants) ........................................... 27
Illustration 16 - Morphologie de la dune au droit de la sous-cellule 6.2, de Capbreton à l’Adour en 1998 (en haut) et 2016 (en bas) (source : BRGM et ONF, 2018) ............................................. 28
Illustration 17 - Type de contact dune/plage au droit de la sous-cellule 6.2 (au droit du profil L20 - La Butte de Tir, relevé par l’OCNA, le 22/05/2024) ............................................................... 29
Illustration 18 - Morphologie des plages dans la cellule hydrosédimentaire 7 des plages d’Anglet .......... 30
Illustration 19 - Toponymie des plages et principaux aménagements du littoral d’Anglet ......................... 31
Illustration 20 - Carte lithologique simplifiée et log stratigraphique de la partie occidentale du Pays basque .......................................................................................................................................... 33
Illustration 21 - Coupe schématique d’un profil d’altération-type dans des calcaires marneux (Genna et al., 2004) ........................................................................................................................... 34
Illustration 22 - Glissement de terrain dans les altérites surplombant les flyschs à silex de Guéthary-La Muserie (Aubié et Mathon, 2006) ..................................................................................... 34
Illustration 23 - Cavité karstique dans la falaise au droit de la plage Miramar à Biarritz (© Observatoire de la Côte Aquitaine, janvier 2013) ........................................................................................ 35
Illustration 24 - Stratification régulière des flyschs marno-calcaires de Socoa (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 25/01/2016) ...................................................................................................... 35
Illustration 25 - Faille localisée à l’extrémité de la Pointe Sainte-Anne, favorisant la formation d’un sous- cavage (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 08/10/2013) ............................................. 36
Illustration 26 - Morphotypes côtiers de falaises, définis par Genna et al. (2004a) : A - morphotype 1 au nord de la Pointe Saint-Martin à Biarritz ; B - morphotype 1 à la Pointe Sainte-Anne à Hendaye ; C - morphotype 2 à la Corniche de Bidart ; D - morphotype 3, illustré par le complexe chaotique d’Ilbarritz au nord de Bidart ; E - morphotype 4 à Saint-Jean-de-Luz dans les rochers de la Pointe-Sainte-Barbe ; F - morphotype 5 entre Ciboure et Urrugne (illustration tirée des travaux de thèse de Guillen (2024) ; en blanc, les plans deExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
8 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
stratification de la roche (R.) ; en orange, le mur des altérites (Alt.) ; en jaune, le mur des alluvions (Allu.))................................................................................................................. 37
Illustration 27 - Répartition spatiale des morphotypes, améliorés à partir de la classification de Genna et al (2004) et des cartographies détaillées de la couverture d’altérites et d’alluvions, et des structures (Guillen, 2024) (les numéros de morphotypes correspondent aux descriptions du Tableau 1) .................................................................................................................... 39
Illustration 28 - Réseau hydrographique de la côte basque ....................................................................... 40
Illustration 29 - (a) Venue d’eau naturelle sur la plage du Pavillon Royal à Bidart (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 04/12/2013) ; (b) Ruisseau Antereneko Erreka (ou Grand Isaka ou Basarun Erreka), dont le lit est entièrement aménagé au niveau de la plage d’Erromardie à Saint-Jean-de-Luz (© Observatoire de la Côte Aquitaine, Michel Le Collen, 2013) .......... 40
Illustration 30 - (a) Sous-cavage des bancs calcaires à la base de la Pointe Saint-Martin, dans la commune de Biarritz (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 24/07/2015) ; (b) Coupe schématique-type de ce tronçon littoral (Nédellec et al., 2005) ........................................ 41
Illustration 31 - Evolution des positions du trait de côte au cours de la période 2008-2019, par profil, le long de la côte aquitaine (Nicolae Lerma et al., 2020) ..................................................... 43
Illustration 32 - Positions historiques du trait de côte au sein de la sous-cellule sédimentaire 6.2............ 44
Illustration 33 - Plage sableuse d’Anglet (©OCA, 2008) et aménagement piétonnier du cordon dunaire . 45
Illustration 34 - Positions historiques du trait de côte sur le littoral d'Anglet : de 1954 à 2021 .................. 47
Illustration 35 - Plage de Marinella en mars 1971, brèche dans la digue de protection (photographies : à droite, M. Le Collen ; à gauche, ULM Sud Bassin, ©OCA 2017) ..................................... 48
Illustration 36 - Glissement de terrain affectant le sentier du littoral à Erromardie (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 17/02/2014) ............................................................................................. 49
Illustration 37 - Glissement ″banc sur banc″ sur la Corniche Basque à Urrugne (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 18/01/2016) ...................................................................................................... 49
Illustration 38 - Eboulements au niveau de la Pointe Sainte-Anne à Saint-Jean-de-Luz (© Observatoire de la Côte Aquitaine, octobre 2013 ; à gauche) ; coupe schématique-type (Nédellec et al., 2005 ; à droite) .................................................................................................................. 50
Illustration 39 - Instabilités gravitaires d'après la BD-MVT (Martins et al., 2021) ; les morphotypes numérotés de 1 à 7 ont été établis par Genna (2004) ...................................................... 51
Illustration 40 - A : Signes d’activité érosive par l’absence de végétation sur certains versants (baie d’Erromardie, Saint-Jean-de-Luz) ; B : Dépressions topographiques mises en évidence par l’ombrage du MNT 1 m de l’IGN ; C : Présence de blocs en pied de versant indiquant la nature rocheuse des matériaux érodés (Urrugne) (source : Guillen, 2024) ................. 52
Illustration 41 - A : Types et proportions d’instabilités gravitaires recensées sur la côte basque par la BD- MVT en 2018 ; B : Mise à jour de l’inventaire, réalisée dans le cadre des travaux de thèse de Guillen (2024) et de stage de Martins (2020) .............................................................. 53
Illustration 42 - Erosion du sommet des falaises basques entre 1938 et 2018 .......................................... 54
Illustration 43 - Emprise approximative du glissement de décembre 2021, affectant le versant de la plage d’Harrotzen Costa, à Guéthary (Garnier, 2022) ................................................................ 55
Illustration 44 - Schéma conceptuel de l'instabilité initiée le 29 octobre 2020 sur la Corniche d’Urrugne (Garnier et al., 2020) ......................................................................................................... 56
Illustration 45 - Vue aérienne de la couronne du glissement de Lafitenia en décembre 2021 (Garnier, 2022) ................................................................................................................................. 56
Illustration 46 - Glissement d'Erromardie ouest, en décembre 2021 (Garnier, 2022) ................................ 57Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 9
Illustration 47 - Evolution de la niche d’arrachement sommitale du glissement d’Archilua, entre décembre 2020 (à gauche) et décembre 2021 (à droite), au niveau de l’ancien sentier du littoral (Garnier, 2022).................................................................................................................. 57
Illustration 48 - Localisation des emprises des modèles géologiques et des communes concernées par l’étude (fond de carte : géologie de l’Aquitaine à 1/250 000, source : BRGM) : modèles préexistants : « régional Ezponda » en orange et « FormSup » en rose ; nouveaux modèles : « Substratum » en bleu et « Formations superficielles » en vert ..................... 60
Illustration 49 - Extrait de la carte de l’épaisseur des altérites « faciès flysch du Crétacé » issu du modèle FormSup (Peter-Borie, 2010) ........................................................................................... 61
Illustration 50 - Présentation synthétique du modèle géologique 3D régional Ezponda ............................ 61
Illustration 51 - Localisation des projets ayant fait l’objet d’études techniques incluant un ou plusieurs sondages et dont les dossiers ont été récupérés dans le cadre de la collecte des données ............................................................................................................................ 68
Illustration 52 - Localisation de l’ensemble des forages utilisés pour la modélisation 3D des formations superficielles, dans le cadre de la présente étude ........................................................... 69
Illustration 53 - Carte géologique des formations superficielles ................................................................. 70
Illustration 54 - Carte géologique du substratum de la zone d’étude, emprise du modèle géologique 3D du substratum et localisation des données structurales implémentées dans GeoModeller® pour le modèle .................................................................................................................. 71
Illustration 55 - Planche de photos illustrant la campagne de terrain réalisée en avril 2022, afin de compléter les mesures lithologiques et structurales pour alimenter les modèles ............ 72
Illustration 56 - Tronçons de l’étude de Nédellec et al. (2005 - BRGM/RP-52783-FR), avec identification des valeurs d’épaisseurs affectées................................................................................... 73
Illustration 57 - Présentation des fiches d’identification géomorphologique (exemple de la fiche 63 ; Nédellec et al., 2005) ........................................................................................................ 74
Illustration 58 - Carte en isopaches des altérites (ALTE) ........................................................................... 76
Illustration 59 - Carte en isohypse du toit du substratum (SUB) ................................................................ 77
Illustration 60 - Carte en isopaches des formations alluvionnaires anciennes et plio-quaternaires (ALLU) .......................................................................................................................................... 77
Illustration 61 - Carte en isopaches des alluvions récentes et des sables littoraux actuels (ACTU) ......... 78
Illustration 62 - Carte en isopaches des formations dunaires (DUNE) ...................................................... 78
Illustration 63 - Exemple d’une coupe verticale dans le modèle, située dans le secteur de Guéthary, illustrant le front d’altération du flysch............................................................................... 79
Illustration 64 - Carte de localisation de 92 coupes géologique, extraites du modèle géologique des formations superficielles ................................................................................................... 79
Illustration 65 - Aperçu du modèle géologique 3D des formations superficielles (nord : flèche blanche) . 80
Illustration 66 - Histogramme de l’erreur brute de l’interface correspondant à la base des altérites (base exacte de la formation codée ALTE) ................................................................................ 81
Illustration 67 - Carte de représentation de la variance de krigeage pour les variables interpolées « Mur ALTE » et « Mur ALLU » ................................................................................................... 82
Illustration 68 - Carte de représentation de la variance de krigeage pour la variable interpolée « Mur ACTU » et la variable calculée « Epaisseur DUNE » ....................................................... 82
Illustration 69 - Exemple de coupes interprétées par Razin (non publié), et utilisées dans la modélisation pour le modèle géologique régional Ezponda (Bourbon et Caritg, non publié) ................ 83
Illustration 70 - Carte de présentation des données géologiques et structurales superficielles ayant servi à construire le nouveau modèle du substratum du Pays basque ........................................ 84Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 71 - Exemple de coupes géologiques dans le modèle 3D du substratum du Pays basque ..... 85
Illustration 72 - Aperçu cartographique de résultats obtenus avec le modèle géologique du substratum : carte en isohypse du toit de la formation des marnes de Bidart ....................................... 86
Illustration 73 - Bloc diagramme représentant en 3D les couches modélisées dans le modèle du substratum du Pays basque et identification des zones peu contraintes ......................... 87
Illustration 74 - Principaux éléments à prendre en compte pour bâtir des scénarios de projection du trait de côte (Collectif BRGM/Cerema, 2022) .......................................................................... 89
Illustration 75 - Schéma conceptuel d’une falaise affectée par un évènement de recul unitaire et hypothèse de propagation à différentes échéances (La probabilité et l’intensité de recul sont considérées identiques le long d’un secteur d’évolution homogène) (adapté de Lévy et al., à paraître) ................................................................................................................ 92
Illustration 76 - Exemple du calcul de DSAS (ArcGIS, ® ESRI) à Lacanau, espacement inter-transects de 100 m ; (a) La ligne de base offshore parallèle à la côte fournit une origine pour l’analyse statistique sur les différentes positions historiques du trait de côte (en bleu) ; (b) Les résultats sont attribués à chaque transect et ensuite reportés sur l’ensemble du linéaire du TDC (fond photographique : © IGN, GIP ATGeRi 2009, secteur nord de Lacanau) . 103
Illustration 77 - Moyenne, quantile 95% et maximum des valeurs de Hs et flux d’énergie des vagues cumulé, calculés pour chaque hiver (du 1 er octobre de l’année N au 30 avril de l’année N+1), depuis l’hiver 2008-2009 au niveau de la bouée Cap Ferret ................................ 106
Illustration 78 - Carte des cordons dunaires étudiés et des valeurs de Tx et Lmax, retenues dans la présente étude ................................................................................................................ 107
Illustration 79 - Courbes et valeurs (83 ème percentile) d’élévation du niveau marin selon les scénarios GIEC et nationaux, pour le marégraphe de Socoa et par rapport à la période de référence 1995-2014 ....................................................................................................................... 110
Illustration 80 - Schéma de principe de la règle de Bruun, avec SLR : élévation du niveau marin, S Bruun : recul du trait de côte, h et L : respectivement hauteur et longueur du profil actif de la plage (depuis la profondeur de fermeture d c jusqu’au sommet de la dune), α : pente moyenne du profil actif .................................................................................................... 110
Illustration 81 - Distances de reculs imputables à l’élévation du niveau marin (ENM) et aux mouvements verticaux du sol (MVS), selon les trajectoires de réchauffement +3°C et +5°C avec effondrement des calottes glaciaires (Marine Ice cliff instability - MICI), calculées pour chacun des secteurs d’évolution homogène des cordons dunaires étudiés .................. 111
Illustration 82 - Reculs liés à l'élévation du niveau de la mer et aux mouvements verticaux du sol, au droit du secteur 1, d'après la règle de Bruun et suivant différents scénarios de réchauffement global (projections pour le site de Socoa ; valeurs de distances (histogramme, en haut) et illustration cartographique (en bas)) ............................................................................... 113
Illustration 83 - Identification, caractérisation et traitement des incertitudes au cours de chaque étape conduisant à la détermination des différentes composantes de recul et au recul final .. 115
Illustration 84 - Schéma d’une instabilité affectant un escarpement rocheux ; dans le cas d’une falaise, le trait de côte correspond à la tête d’escarpement (adapté de Lévy et al., à paraître) ..... 116
Illustration 85 - Principales informations retenues pour statuer sur les hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments, pour les échéances +30 ans (en haut) et +100 ans (en bas) ........................................................................................................... 118
Illustration 86 - Modèles conceptuels de diminution de la résistance mécanique d’un massif rocheux, jusqu’à la rupture (en haut) ; modèles conceptuels du recul des falaises dans le temps (en bas) (Extraits de Giuliano, 2015) .............................................................................. 120
Illustration 87 - Représentation schématique des cycles d’évolution des falaises et versants rocheux mixtes .............................................................................................................................. 122Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 11
Illustration 88 - Connaissance mobilisée pour déterminer les intensités du recul cumulé Ru 30, soient le recul unitaire Ru30, défini dans la SLGRL, et les épaisseurs des formations superficielles (à gauche) ; Schéma de principe de détermination d’un recul cumulé Rc 30 correspondant à un cycle d’érosion pour les scénarios de recul médian et sécuritaire (à droite) .......... 123
Illustration 89 - Matrice de calcul des reculs cumulés Rc 30 sur la base des reculs unitaires attribués dans la SLGRL (Ru30) et des épaisseurs de formations superficielles ................................... 124
Illustration 90 - Prise en compte du changement climatique pour les falaises du Pays basque ............. 126
Illustration 91 - Identification, caractérisation et traitement des incertitudes au cours de chaque étape conduisant à la détermination du recul du trait de côte, dans la présente étude ........... 127
Illustration 92 - Extrait de l'atlas cartographique à l'échelle 1/5 000 ........................................................ 132
Illustration 93 - Niveau marin moyen mesuré par les données satellitaires pendant la période 1993-2023 (source : Cazenave et Moreira, 2022, dans Le Cozannet et Cazenave, 2024) ............. 153
Illustration 94 - Projections futures du niveau marin moyen, par rapport à la période 1986-2006, selon un faible (RCP 2.6 en bleu) et un fort (RCP 8.5 en rouge) scénario d’émissions de gaz à effet de serre (IPCC, 2019) ............................................................................................. 154
Illustration 95 - Projections de l’élévation du niveau de la mer au marégraphe de Socoa, pour plusieurs scénarios d’augmentation de la température mondiale (source : actualisé d’après Le Cozannet et al., 2024) .................................................................................................... 155
Illustration 96 - Evènements de fortes houles simulés pour la période actuelle (1979-2004) et évolutions projetées pour la période 2081-2100, en fonction des scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5 (extrait de Morim et al., 2021) ; High wave day : le maximum journalier de hauteur significative dépasse 6 m ; les zones hachurées indiquent les régions où les évolutions projetées sont robustes .................................................................................................. 156
Illustration 97 - Etats de mer moyens simulés actuels (1979-2004) et évolutions projetées pour la période 2081-2100, en fonction des scénarios RCP 4.5 et 8.5 ; les zones hachurées indiquent les régions où les évolutions projetées sont robustes (source : extrait de Morim et al., 2019) ........................................................................................................................................ 157
Illustration 98 - Cartes présentant les hauteurs, périodes et directions actuelles des vagues dans le Golfe de Gascogne, ainsi que les changements anticipés pour un scénario de changement climatique A2 (scénarios du rapport de 2007 du GIEC - Extrait de Charles et al. (2012)) ........................................................................................................................................ 158
Illustration 99 - Valeurs absolues (m) des niveaux maximaux de pleine mer, par rapport aux niveaux moyens, pour le scénario de référence (SLR = 0 m, à gauche) et changements relatifs pour 3 scénarios d’élévation du niveau marin (SLR=5, 2, 1 m ; 3 cartes de droites) ..... 159
Illustration 100 - (a) Distribution non uniforme de l'élévation du niveau marin moyen (en m), en fonction du scénario RCP 4.5, pour la période 2081 - 2100 (IPCC, 2013) ; variation absolue (b) et relative (c) du niveau de marée haute, induit par ce même scénario ............................. 159
Illustration 101 - Températures moyennes (degrés Celsius, en haut) et précipitations moyennes (mm, en bas) de la France métropolitaine : valeurs moyennes annuelles pour la période de référence 1976-2005 (à gauche) et écarts à cette valeur à l’horizon temporel moyen (2050) pour les scénarios de réchauffement en France métropolitaine de +2,7°C (au milieu) et de +4°C (à droite) - produits « multi-modèles » de DRIAS-2020, médianes de l’ensemble (source : Drias, données Météo-France, CERFACS, IPSL) ........................ 161
Illustration 102 - Intensité des précipitations extrêmes (moyenne pour la période autour des horizons temporels, valeurs médianes) (en haut) ; nombre de jours avec un sol sec (SWI < 0,4) : valeur de référence et écart à cette valeur par horizon (en bas) (source : Drias, données Météo-France, CERFACS, IPSL) ................................................................................... 162
Illustration 103 - Projections de l'évolution de la moyenne annuelle du débit journalier (au milieu) et des crues de période de retour 10 ans (en bas), pour La Nive à Cambo-les-Bains (source : drias-eau.fr/accompagnement/carteFicheResultatsExplore2/) ...................................... 163Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 104 - Evolution des niveaux piézométriques moyens annuels agrégés spatialement sans prélèvements pour la période de référence (noir) et les 3 scénarios RCP du GIEC ; traits pleins : médiane de l’ensemble, traits pointillés : médiane de l’ensemble avec application d’une moyenne mobile de fenêtre fixée à 30 ans (ensemble Explore2-2024, ADAMONT) ; en haut : aquifère du Plio-Quaternaire ; en bas : aquifère de l’Oligocène (Extrait de Vergnes et al. (2024)) ..................................................................................................... 164
Liste des annexes
Annexe 1 Recensement des ouvrages et informations complémentaires associées, par commune .... 143
Annexe 2 Impacts du changement climatique sur les environnements littoraux de Nouvelle-Aquitaine 153
Annexe 3 Atlas cartographique au 1/5 000 de l’exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque, au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans (hors texte) .................................................................. 167Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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1. Contexte et objectifs
La France s’est dotée, fin 2011, d’une Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC). L’ambition de ce document, et du programme d’actions 2012-2015 qui en découle, fut l’amélioration et le partage de la connaissance des évolutions du littoral, et la définition de stratégies à l’échelle des territoires pour favoriser leur adaptation. Le second programme d’actions 2017-2019 a eu pour objectif principal de promouvoir une approche globale de la gestion intégrée du trait de côte. Les axes identifiés dans ce programme sont, comme dans le précédent, l’amélioration de la connaissance du risque et la mise en œuvre de stratégie de gestion à l’échelle des territoires, mais aussi le développement de démarches expérimentales pour faciliter la recomposition spatiale et l’identification des modalités d’intervention financière en appui à la gestion du risque de recul du trait de côte. A la date de la rédaction du présent rapport, la SNGITC est en cours d’actualisation.
La loi n°2021-1104 du 22 août 2021, portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, comporte des mesures relatives à l’adaptation des territoires littoraux au recul du trait de côte (articles 236 à 251 : adapter les territoires aux effets du dérèglement climatique). Dans ce contexte, à la demande de la Direction de l’Environnement et de la Biodiversité et de la Direction Générale de la Prévention des Risques du Ministère de la Transition Ecologique, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) travaillent collectivement au développement d’une méthode d’aide à la conception de cartographies locales d’évolution du trait de côte, en lien avec les dispositions législatives précitées. Cette collaboration s’est notamment concrétisée par la parution de « recommandations pour la réalisation de la carte locale d’exposition au recul du trait de côte » (Collectif BRGM/Cerema, 2022), et d’une trame de cahier des charges pour l’élaboration de la carte locale d’exposition au recul du trait de côte (Collectif BRGM/Cerema, 2023).
Aux échelles régionale et locale, les stratégies de gestion de la bande côtière ont notamment pour objectif de préciser les risques liés au recul du trait de côte et d’étudier différents scénarios de gestion du littoral. A l’échelle locale, ces étapes menées par les collectivités locales concernées, dans un esprit de concertation, aboutissent à un programme d’actions pour favoriser la gestion du risque de recul du trait de côte au travers de l’amélioration de la connaissance, d’actions de prévention, de gestion de crise, de l’intégration du risque dans les documents de planification et de la mise en œuvre de modalités de gestion de l’évolution du trait de côte. Dans ce contexte, la Communauté d’Agglomération Pays basque (CAPB) dispose depuis 2017 d’une Stratégie locale de gestion des risques littoraux, aux échéances 2023 et 2043, et le BRGM a établi, en 2011, une cartographie régionale de l’aléa ″recul du trait de côte″ aux horizons 2020 et 2040 (Aubié et al., 2011), actualisée en 2016 aux horizons 2025 et 2050 (Bernon et al., 2016).
Au premier semestre 2021, la CAPB et la Communauté de communes de Seignanx (CCS) ont mobilisé les services de l’Etat (DREAL1 de Nouvelle-Aquitaine, DDTM2 des Landes et des Pyrénées-Atlantiques), la Région Nouvelle-Aquitaine, le BRGM et le GIP3 Littoral dans l’objectif d’établir les modalités de réalisation d’une étude visant à projeter le trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans. Sur la base de ses compétences et de son expérience en matière de recul du trait de côte sur les territoires concernés (Illustration 1), le BRGM a été sollicité pour la
1 Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement
2 Direction départementale des territoires et de la mer
3 Groupement d’Intérêt PublicExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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définition et la réalisation d’un programme scientifique et technique répondant aux objectifs de cette étude. Ce programme s’inscrit donc dans le cadre d’un projet de partenariat. Celui-ci est mené dans la continuité de la Stratégie locale de gestion des risques littoraux (SLGRL) de la CAPB, et en cohérence avec la loi du 22 août 2021 dite loi « Climat et résilience ». Les résultats de ce programme pourront bénéficier à l’ensemble des politiques publiques et compétences des collectivités locales.
En outre, ces projections de la position du trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans sont susceptibles d’alimenter le SCoT4 Pays basque et Seignanx, où la prise en compte de la projection du trait de côte à long terme est sollicitée par les services de l’Etat, dans une note d’enjeux adressée en 2020. Enfin, ces projections sont également produites en conformité avec le SRADDET5 de Nouvelle-Aquitaine, qui impose de tenir compte de deux règles concernant l’intégration des risques côtiers dans les documents d’urbanisme : la règle 25 (les SCoT des territoires littoraux intègrent les scénarios de projection du GIEC 2050 - 2100) et la règle 26 (les documents de planification et d’urbanisme anticipent les évolutions de la bande côtière).
Le territoire de l’étude correspond aux côtes des communes littorales de la Communauté de communes de Seignanx (Ondres et Tarnos) et de la CAPB (d’Anglet à Hendaye).
Illustration 1 - Communes littorales de la Communauté de communes de Seignanx et de la Communauté d’Agglomération Pays basque
La formalisation de cette étude est établie au travers d’une convention de recherche et développement partagés entre la CAPB et le BRGM, signée le 15 octobre 2021 pour une durée initiale de 2 ans, reconduite par avenant jusqu’au 15 décembre 2024.
4 Schéma de cohérence territoriale
5 Schéma régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des TerritoiresExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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2. Phénomène de recul du trait de côte pour
les littoraux du Seignanx et du Pays basque
2.1. CONTEXTES GEOMORPHOLOGIQUES ET HYDROSEDIMENTAIRES
2.1.1. En viro n n e m e nts littorau x
Le secteur d’étude comprend trois environnements littoraux parmi ceux présents en Nouvelle- Aquitaine, tels que défini par l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine (OCNA) : les dunes littorales, les falaises et versants rocheux, et les plages de poche (ou de fond de baie) (Bernon et al., 2022). Leur distribution spatiale est gouvernée par les contextes géologiques et géomorphologiques du sud de la région (Illustration 2).
Illustration 2 - Cartographie des environnements littoraux présents sur le littoral du Seignanx et du Pays basque
Les cordons dunaires sont présents au nord du secteur d’étude, sur les communes d’Ondres, Tarnos et Anglet, pour un linéaire de 11,5 kilomètres. Les falaises et versants rocheux couvrent, sur 30,1 kilomètres, la majorité sud du linéaire d’étude, depuis le sud d’Anglet jusqu’à Hendaye. Enfin, les plages de poche occupent une portion réduite du littoral (8,2 kilomètres) au droit des débouchés des fleuves côtiers de l’Uhabia, de l’Antereneko Erreka (ou Grand Isaka), de la Nivelle et de l’Untxin, de la Bidassoa (Illustration 28), ou d’anciennes vallées aujourd’hui disparues de la côte des Basques ou de Milady-Ilbarritz.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
16 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Ces environnements littoraux conditionnent la mobilité du trait de côte, offrant au littoral des configurations spécifiques : nature de l’estran, disponibilité en sédiments, pentes, caractéristiques mécaniques, exposition aux agents dynamiques, etc. L’OCNA détermine ainsi les descripteurs du trait de côte les plus adaptés pour retranscrire les dynamiques d’évolution du littoral néo-aquitain. Au droit du secteur d’étude, il s’agit du pied de dune (rupture de pente concave) pour les cordons dunaires, du pied de cordon (rupture de pente concave) pour les plages de poche, et les sommets de falaise (rupture de pente convexe) pour les falaises et versants rocheux (Illustration 3 et Illustration 4).
Illustration 3 - Orthophotographie couleur RVB (à gauche), pentes issues du MNT LiDAR (au centre) et courbure longitudinale (à droite) ; OrthoExpress®IGN, Observatoire de la Côte Aquitaine, 2016 ; pointillés bleus = pied de dune mesuré au D-GPS lors de la mission de 2016 (extrait de Bernon et al., 2022)
Illustration 4 - Bidart : orthophotographie couleur RVB (à gauche), pentes issues du MNT LiDAR (au centre) et courbure longitudinale (à droite) ; OrthoExpress®IGN, Observatoire de la Côte Aquitaine, 2016 ; pointillés violets = pied de falaise et pointillés rouges = sommet de falaise, mesurés au D-GPS lors de la mission de 2016 (extrait de Bernon et al., 2022)
2.1.2. Ag e n ts d yn a m iq u e s m é té o -m arin s
Les agents dynamiques météo-marins sont responsables de sollicitations mécaniques ou chimiques s’exerçant sur le littoral et responsables de son évolution. Un rapide exposé des caractéristiques des principaux agents dynamiques présents sur les littoraux du Seignanx et du Pays basque est proposé dans les paragraphes suivants.
a) Eustatisme et mouvements verticaux du sol
L’observation du niveau moyen de la mer est opérée par le Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom). Le niveau de la mer est fonction de plusieurs composantes tels que la marée et les états de mer, mais il est aussi influencé par les vents, la nature et la morphologie des fonds. Sa mesure s’effectue localement au niveau de marégraphes. Au travers du réseau RONIM (Réseau d'observation du niveau de la mer), le Shom opère etExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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entretient cinquante marégraphes sur les côtes de France métropolitaine et outre-mer. Au droit du secteur d’étude, le marégraphe de Saint-Jean-de-Luz appartient à ce réseau en tant que marégraphe de référence, où les niveaux marins moyens sont mesurés et diffusés dans les Références altimétriques maritimes (Shom, 2022).
Le niveau marin moyen mesuré au port de Saint-Jean-de-Luz est de 2,51 m par rapport au zéro hydrographique. Ce dernier correspondant à -2,173 m NGF-IGN69, le niveau marin moyen au port de Saint-Jean-de-Luz est de 0,337 m NGF-IGN69.
Les mouvements verticaux du sol peuvent actuellement être estimés à partir de deux sources : le réseau SONEL (Système d’observation du niveau des eaux littorales) à l’aide de stations GNSS (Global Navigation Satellite System) et le Copernicus European Ground Motion Service (EGMS). Les données de la station GNSS de Socoa, couvrant la période de fin 2005 à actuellement, indiquent un mouvement vertical du sol de -1,53 +/- 0,23 mm/an, d’après l’analyse produite par l’Université de La Rochelle (Gravelle et al., 2023). Le service Copernicus EGMS fournit, au sein de la bande littorale correspondante au secteur d’étude, une tendance comparable de -1,36 mm/an (erreur quadratique moyenne de 1,08 mm) pour la période 2018-2022. Etudié à l’échelle européenne comparativement aux données GNSS, il a été démontré l’existence d’un biais dans l’estimation des vitesses de mouvements verticaux du sol, lié au référentiel géodésique utilisé pour calibrer le service Copernicus EGMS (Thieblemont et al., 2024 ). Ce biais, pour le sud- ouest de la France, est de 0,65 mm/an. Ces informations confirment les résultats de l’étude de Thieblemont (2024), qui suggèrent que les plaines côtières européennes s’enfoncent à un taux de l’ordre de 1 mm/an. Cette valeur sera retenue dans les hypothèses de travail pour l’établissement des scénarios de projection du trait de côte au droit des cordons dunaires (cf. chapitre 5.1.4).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 5 - Mouvements verticaux du sol mesurés à proximité du secteur d’étude : en haut, station GNSS de Socoa (https://www.sonel.org/?page=gps&idStation=835) ; en bas, données du service Copernicus EGMS (https://egms.land.copernicus.eu/) ; les points de la bande côtière sur laquelle l’analyse s’appuie se trouvent dans le polygone blanc de l’extrait cartographiqueExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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b) Etats de mer
Dans le secteur d’étude, l’houlographe d’Anglet appartenant au réseau Candhis6 fournit la plus longue série temporelle, exploitée en 2023 dans le rapport d’analyse du Cerema, égale à 10,37 ans (Cerema, 2023). Situé à plus de 6 km au large d’Anglet, où la profondeur est de 50 mètres, il fait état d’une climatologie moyenne des houles avec des incidences ouest / nord- ouest à nord-ouest en très grand majorité, dont 80% des vagues ont une hauteur significative (Hm0, moment d’ordre 0 de la densité spectrale des hauteurs des vagues) inférieure à 2,45 m et 50% inférieure à 1,40 m, pour des périodes comprises majoritairement entre 8 et 14 s. Ces états de mer présentent un régime saisonnier, où les H m0 sont inférieures, pour 80% des valeurs mesurées, à 1,72 m en été (avril à septembre) et 3,06 m en hiver (janvier à mars et octobre à décembre), et comprenant des périodes de pics plus élevées durant la saison hivernale.
Illustration 6 - Analyses statistiques des états de mer mesurés à l’houlographe d'Anglet (bouée Candhis n°06402) (source : https://candhis.cerema.fr/)
Dans le cadre du programme de recherche MAREA, porté par le Groupement d’Intérêt Scientifique Littoral Basque, une analyse des états de mer à l’aide des données CFSR7 a été produite par le BRGM (Nicolae Lerma et al., 2019) au droit de Bidart. Elle est reprise ci-après.
Les roses des houles représentées ci-dessous (Illustration 7 et Illustration 8) indiquent le pourcentage des houles (hauteurs significatives des vagues) en fonction de leur direction de provenance. Pour l’ensemble de la période étudiée (janvier 2008 à mai 2019), les vagues incidentes viennent presque exclusivement du secteur ouest / nord-ouest à nord-ouest, soit entre 300 et 315°N. On observe une légère différence des directions entre les saisons automne - hiver, où le mode directionnel est autour de 300 à 330°N, et les saisons printemps - été, où le mode est plutôt autour de 290-300°N (Illustration 7). Les bascules se faisant respectivement en août et en mars. Du point de vue de l’intensité, les houles les plus fortes (supérieures à 3 m) sont observables d’octobre à avril et dépassent fréquemment 5 m de novembre à février.
6 https://candhis.cerema.fr/_public_/campagne.php
7 Climate Forecast System Reanalysis : https://climatedataguide.ucar.edu/climate-data/climate-forecast-
system-reanalysis-cfsrExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 7 - Rose des houles sur le site de Bidart (données CFSR, période de janvier 2008 à mai 2019) (Nicolae Lerma et al., 2019)
Illustration 8 - Distributions mensuelles des vagues sur le site de Bidart (données CFSR, période de janvier 2008 à mai 2019), échelle d’intensité des hauteurs de vague disponible dans l’Illustration 7Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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c) Marée
Sur la côte du sud-ouest de la France, la marée est de type semi-diurne avec une période de 12h25’. Pour des marées de vives-eaux moyennes (coefficients de 95), le niveau moyen de la mer mesuré au marégraphe de Saint-Jean-de-Luz est de 4,35 m/ZH (soit 2,177 m NGF) à marée haute et de 0,60 m/ZH (soit -1,573 m NGF) à marée basse (Shom, 2022).
L’action de la marée sur la morphologie côtière est double :
- elle modifie le niveau d’action des houles sur l’estran et module ainsi le temps d’action des processus hydrodynamiques sur le profil de plage ;
- elle engendre d’importants courants alternatifs dans les zones d’embouchure (comme l’Adour) qui peuvent ainsi constituer une véritable barrière hydraulique agissant sur la dérive littorale des sédiments ; le terme « d’épi hydraulique » est fréquemment employé pour caractériser ce phénomène.
Sur les plages, en dehors des contextes particuliers des embouchures, les courants de marée sont négligeables par rapport à ceux induits par la houle (Castelle et Bonneton, 2006). Déjà relativement faibles au large (0,25 m/s d’après Lorin et al., 1979), leur vitesse décroît progressivement vers la côte, limitant ainsi fortement leur rôle dans la dynamique littorale.
En revanche, les variations de l’altitude du plan d’eau (marnage en association avec les surcotes) influent sur la morphologie et la largeur des plages. Elles contrôlent également le niveau maximum et la durée d’attaque des vagues sur le haut de plage et au-delà du trait de côte (dune, falaise, versant rocheux).
d) Vents
Dans le cadre du programme de recherche MAREA, porté par le Groupement d’Intérêt Scientifique Littoral Basque, une analyse des conditions de vents à l’aide des données CFSR a été produite par le BRGM (Nicolae Lerma et al., 2019) à Bidart. Elle est reprise ci-après.
La base de données CFRS propose des chroniques de vitesse et direction du vent horaire à 10 m d’altitude. Les caractéristiques de vents sont présentées ci-dessous pour un point, au large (isobathe 50 m) du site de Bidart, couvrant la période de janvier à 2008 à mai 2019 (Illustration 9 et Illustration 10).
Les vents d’origine océanique de secteur ouest à nord-ouest sont largement dominants et les plus fréquents (environ 25%). Parmi eux, on retrouve les vents les plus forts avec des intensités supérieures à 10 m/s, majoritairement durant la saison hivernale (de novembre à mars). Durant cette période, on observe que les vents sont également assez variables, pouvant provenir de secteur sud avec des intensités supérieures à 10 m/s, ou de secteur est avec des valeurs supérieures à 5 m/s. La période d’avril à septembre est plus clémente avec des vents majoritairement inférieurs à 5 m/s, principalement issus du quart nord-ouest.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 9 - Rose des vents sur le site de Bidart (données CFSR, période de janvier 2008 à mai 2019) (Nicolae Lerma et al., 2019)
Illustration 10 - Distributions mensuelles des vents sur le site de Bidart (données CFSR, période de janvier 2008 à mai 2019) ; échelle d’intensité des vents disponible à l’Illustration 9 (Nicolae Lerma et al., 2019)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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e) Conditions météorologiques
Le Seignanx et le Pays basque bénéficient d’un climat océanique, doux et aux pluies abondantes, influencé par la proximité du massif pyrénéen, accentuant les précipitations comparativement au reste de la façade océanique métropolitaine.
Une description du régime de précipitations et des températures au droit du secteur d’étude est proposée à l’aide de la station Météo-France de Biarritz8, dont les enregistrements ont débuté en 1921. Les normales mensuelles de précipitations sont représentées sur l’Illustration 11. Elles illustrent le climat océanique qui règne sur le site d’étude, avec des précipitations conséquentes tout au long de l’année, supérieures à 100 mm/mois de septembre à mai, distinguant une saison estivale de juin à août, aux précipitations légèrement moins marquées, comprises entre 75 mm et 100 mm/mois. Il pleut tout au long de l’année avec une moyenne mensuelle comprise entre 8 et 14 jours par mois. Les normales annuelles calculées pendant la période 1991-2020 témoignent d’une pluviométrie annuelle à hauteur de 1 473,6 mm/an, répartis sur 141,1 jours de pluie. Ces valeurs figurent parmi les plus importantes de France métropolitaine. On notera toutefois un gradient positif nord-sud, en terme de précipitations annuelles, s’exprimant au droit du secteur d’étude : les littoraux du Seignanx et du nord du Pays basque ont une pluviométrie annuelle moindre que le sud du Pays basque.
Illustration 11 - Régime de précipitations à la station Météo-France de Biarritz-Pays basque, au cours de la période 1991-2020
Les normales mensuelles de températures à la station Météo-France Biarritz-Pays basque traduisent également le climat océanique doux qui règne sur le secteur, avec des températures moyennes mensuelles comprises entre 14,5°C et 25,1°C de juin à septembre, et entre 4,9°C et 12,9°C de décembre à février. L’ensoleillement dépasse les 110 heures de soleil par mois, les ¾ de l’année, les minimums pour cette variable se produisant entre les mois de novembre et janvier.
8 https://meteofrance.com/climat/normales/france/nouvelle-aquitaine/biarritz-pays-basqueExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 12 - Normales mensuelles de températures (min - max) et durées mensuelles d'ensoleillement pendant la période 1991-2020
2.2. DECOUPAGE DU SECTEUR D’ETUDE EN CELLULES
HYDROSEDIMENTAIRES ET SECTEURS D’EVOLUTION HOMOGENES
Considérant les contextes géologiques et géomorphologiques des littoraux du Seignanx et du Pays basque d’une part, et les agents dynamiques météo-marins qui s’y expriment d’autre part, les évolutions de la frange littorale se comportent de manière distinctes et variées. Il est toutefois possible de considérer des portions de la frange littorale du secteur d’étude pour lesquelles les évolutions du littoral sont homogènes, dans le temps et dans l’espace. Ils sont décrits dans différents documents existants et repris ci-après. La description du contexte géologique au droit du secteur d’étude a fait l’objet d’un travail spécifique et est abordé en détail dans le chapitre 3.
2.2.1. La c e llu le h yd ro s é dim en ta ire d u s u d d e s La n de s
Les littoraux d’Ondres et Tarnos sont situés dans la cellule hydrosédimentaire 6 « Nord Adour » (BRGM et ONF, 2018), dont les limites nord et sud correspondent respectivement au gouf de Capbreton et à l’embouchure de l’Adour (Illustration 13). L’orientation du trait de côte nord - nord- est / sud - sud-ouest est globalement perpendiculaire aux houles incidentes de cette région du Golfe de Gascogne (cf. chapitre 2.1.2). Il en résulte un transport sédimentaire parallèle au rivage réduit et des pentes de plage raides comparativement à celles du littoral landais plus au nord. Les estimations de flux de sédiments à Labenne sont de 150 000 à 160 000 m 3/an, avec une résultante de quelques dizaines de milliers de m 3/an orientée du sud vers le nord (Idier et al., 2013).
Plus précisément, les littoraux d’Ondres et Tarnos se situent dans la sous-cellule hydrosédimentaire 6.2, dont les principales caractéristiques sont décrites dans les chapitres suivants (BRGM et ONF, 2018).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 13 - Cartographie des cellules hydrosédimentaires de la côte aquitaine (source : Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine)
a) Type de plage
Le type de plage qui caractérise ce petit secteur, au nord de l’embouchure de l’Adour, est remarquable par :
- un sable de plus en plus grossier, comparativement au littoral situé plus au nord ;
- une pente de la plage forte à très forte : les profils relevés au printemps par l’OCNA9, pendant la période 2008-2024, témoignent, entre les cotes de 7 m NGF et 2 m NGF, d’une pente classiquement de l’ordre de 7 à 8% à Ondres (profil L19) et de 7 à 9% à Tarnos (profil L20, Illustration 14) ;
- un profil estival en haut de plage, avec souvent une double berme sur laquelle se forment fréquemment des croissants de plage ;
9 https://www.observatoire-cote-aquitaine.fr/Fiches-transect-Cote-sableuseExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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- une altitude du pied de dune plus élevée qu’au nord (généralement supérieure à la cote 7 m NGF/IGN69) ;
- une enveloppe de variabilité non négligeable de la plage entre les profils estivaux et hivernaux, croissante en direction du bas de plage (enveloppe, Illustration 14).
Illustration 14 - Morphologie et évolutions du profil plage-dune (en haut) et du haut de plage (zoom, en bas) relevés au printemps, à Tarnos, par l’OCNA, pendant la période 2009-2024, au droit du profil L20-La Butte de Tir (bien que relevés annuellement, et complétés par des profils topographiques LiDAR à l’automne, seuls quelques profils sont représentés ici par souci de lisibilité)
Cette sous-cellule se distingue par de petites barres intertidales, relativement parallèles à la côte, dont les chenaux de vidange, perpendiculaires au trait de côte, sont marqués. Il s’agit de barres quasi-symétriques rattachées à la plage en leur milieu. La double berme en croissants est fréquente (Illustration 15).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 15 - Morphologie des plages au niveau de la sous-cellule sédimentaire 6.2, en 2000 et 2016 (les tirets rouges soulignent la double berme en croissants)
b) Type de dune
Le cordon dunaire, étalé et de faible altitude, est caractérisé par l’absence de traces d’érosion et la présence quasi-systématique d’une avant-dune généralement en continuité avec la plage. Pour autant, la dynamique éolienne y est faible. Ainsi, la dune blanche à Gourbet y est très peu développée voire absente : une transition rapide s’opère entre l’avant-dune à Agropyron et le revers interne semi-fixé. Les faciès externes du cordon dunaire (avant-dune généralisée et établie notamment) dans ce secteur sont les signes d’une longue période de répit de l’érosion marine. La morphologie observée en 2016 est comparable à celle décrite en 1998, attestant de l’équilibre du système dunaire au sein de cette sous-cellule (Illustration 16).
La digue nord de l’Adour, sur laquelle viennent s’accoler les sables transportés par la dérive littorale, accroît probablement la durabilité de cet équilibre.
Le cordon dunaire est ici très original par rapport au cordon de type « aquitain ». En effet, le bombement frontal, de type ″avant-dune bien établie″, n’est pas adossé à un cordon plus volumineux remanié par l’homme, mais à une dune grise accolée à une lisière forestière.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 16 - Morphologie de la dune au droit de la sous-cellule 6.2, de Capbreton à l’Adour en 1998 (en haut) et 2016 (en bas) (source : BRGM et ONF, 2018)
c) Type de contact entre plage et dune
Le contact dune/plage est doux et progressif, en raison de la présence quasi-uniforme d’avant- dunes bien développées (Illustration 17).
La berme est bien marquée dans la topographie de la plage, l’avant-dune la prolonge plus à l’ouest en pente douce jusqu’au sommet de la dune. Il n’y a pas de falaise dunaire dans ce secteur.
1. berme à croissants
2. avant-dune en continuité avec le
haut de plage
3. revers interne du cordon littoral
4. saupoudrage de l’arrière-dune sur
une faible épaisseur
5. dune grise
6. lisière forestière à chêne-liègeExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 17 - Type de contact dune/plage au droit de la sous-cellule 6.2 (au droit du profil L20 - La Butte de Tir, relevé par l’OCNA, le 22/05/2024). Le haut de plage est très riche en sable, et le contact avec la dune grise se fait sans rupture par accolement de la berme à une avant-dune bien végétalisée.
2.2.2. Le litto ra l d ’An gle t
A l’extrémité sud du système des dunes littorales d’Aquitaine, cette dernière cellule trouve sa place entre l’embouchure de l’Adour et la Pointe Saint-Martin, laquelle marque le début de la côte rocheuse du Pays basque. Elle concerne intégralement le linéaire côtier sableux de la commune d’Anglet. La plage de 4,5 km de long et d’orientation 31°N est bordée par un système dunaire peu important et fortement masqué par l’urbanisation de la ville d’Anglet. Le transit de sédiments sous l’action de la dérive littorale (flux longshore) est, d’après le Cerema (2020), estimé avec une résultante orientée vers le nord à hauteur de 100 000 m 3/an (LCHF, 1981). On notera le caractère alternatif marqué du courant sur cette côte qui, de par l’orientation du trait de côte, orthogonale aux houles incidentes classiques, est largement influencé par les barres de l’avant-côte.
a) Type de plage
Les plages d’Anglet sont plutôt étroites avec un estran de l’ordre de 100 à 150 m. Des analyses granulométriques récentes (Foulquier, 2020) témoignent d’une prédominance de la fraction des sables grossiers et des graviers (> 400 μm), devant des sables moyens (200-400 μm). Ces derniers se situent sur le bas de plage, les éléments grossiers étant plus représentés dans la partie supérieure du profil de plage. En lien avec la nature des sédiments qui la composent, la zone intertidale présente une morphologie à deux pentes : une pente plus marquée sur le haut de plage (3%) et une pente plus faible en bas-estran (1%). La berme en haut de plage est souvent caractérisée par des croissants de plage, formés dans les matériaux les plus grossiers.
La morphologie générale de la plage est fortement impactée par la présence de la digue de l’Adour et des sept épis qui se succèdent de l’embouchure (plage de la barre) à Biarritz (plage de la Chambre d’Amour). Sur l’estran, des barres internes, associées à des chenaux de vidange perpendiculaires au trait de côte, se développent fréquemment, bien que leur continuité latérale soit perturbée (Illustration 18).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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La partie subtidale est caractérisée par des barres sous-marines pérennes, mais dont la géométrie est plus rectiligne que celles présentes le long de la côte aquitaine (Rihouey, 2004).
Illustration 18 - Morphologie des plages dans la cellule hydrosédimentaire 7 des plages d’Anglet
b) Type de dune
Le littoral d’Anglet a été très fortement artificialisé sur l’ensemble du linéaire (Illustration 19). Au nord et au sud, où des ouvrages lourds, murs et épis, ont été installés pour lutter contre l’érosion marine, le cordon dunaire a en partie disparu. Dans la partie centrale, la dune est basse et étroite et, dans son tronçon le plus développé - entre la plage des Cavaliers et la plage de la Madrague - elle se réduit à un simple bourrelet calibré, d’une vingtaine de mètres au maximum de largeur, supportant un sentier piétonnier.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 19 - Toponymie des plages et principaux aménagements du littoral d’Anglet
c) Type de contact entre plage et dune
Dans ce secteur littoral très fortement anthropisé, la plupart des faciès n’ont plus rien de naturel. La plage est systématiquement nettoyée par des moyens mécaniques. Au début de la saison touristique, le sable, que le vent a accumulé en hiver dans des ganivelles, est redistribué sur la plage. Dans la partie sud, le sable qui tend à envahir la promenade aménagée est stocké, cette fois-ci en simple tas, pour être restitué à la plage aux beaux jours.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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2.2.3. La c ô te b a s q u e
La géomorphologie et la géologie de la côte basque ont fait l’objet de plusieurs travaux remarquables au cours des 20 dernières années, menés dans le cadre de programmes de recherche ou d’études scientifiques et techniques (Genna, 2004 ; Nédellec, 2005 ; Peter Borie, 2009 ; Garnier et Millescamps, 2014 ; Prémaillon, 2018 ; programmes MAREA et Ezponda). Ce chapitre propose d’en exposer les principales informations qui sont particulièrement pertinentes pour la présente étude. Elle se concentre donc sur l’identification de tronçons aux comportements homogènes vis-à-vis du recul du trait de côte.
A l’échelle du littoral rocheux basque, les études les plus récentes, qui ont porté sur la description du linéaire côtier basque et ses dynamiques d’évolution, sont les diagnostics établis dans le cadre de la Stratégie locale de gestion des risques littoraux de la CAPB (Garnier et Millescamps, a et b, 2014). Ils sont repris en partie et complétés ci-après.
La côte rocheuse basque, longue d’environ 41 km, se situe au sud-est du Golfe de Gascogne, s’étend de la Pointe Saint-Martin au nord (Biarritz) jusqu’à l’embouchure de la Bidassoa (Hendaye). Orientée ENE-OSO, elle contraste avec le littoral sableux quasi-rectiligne du Seignanx et d’Anglet, orienté sensiblement NNE-SSO.
Le littoral se caractérise par des falaises ou versants rocheux dont les hauteurs varient entre 10 m et 70 m et les pentes entre 10° et 90°. L’estran comporte des matériaux issus du démantèlement des falaises, voire de l’estran, fréquemment remaniés et mélangés à des cordons sableux le recouvrant. Dans ces secteurs, la dynamique d’évolution du trait de côte est liée à la dynamique d’évolution des falaises, affectée de mouvements de terrain. Le linéaire de falaise est entrecoupé par des plages de poche (ou de fond de baie), situées entre deux caps rocheux et caractérisées par une topographie basse, siège des exutoires de fleuves côtiers encore présents aujourd’hui (de l’Uhabia, de l’Antereneko Erreka (ou Grand Isaka), de la Nivelle et de l’Untxin, de la Bidassoa ; Illustration 28), ou d’anciennes vallées aujourd’hui sèches de la côte des Basques ou de Milady-Ilbarritz. Ces portions du littoral basque évoluent dans un contexte de plage de poche, remaniant des matériaux fins meubles.
a) Cadre géologique
Le long de ses 41 km de linéaire, la côte basque présente une géologie diversifiée en matière de lithologie et notamment de faciès de flyschs, de déformations structurales et d’altération. Ces caractéristiques s’inscrivent dans un contexte géologique et structural particulier, hérité de l’orogénèse pyrénéenne (Guillen, 2024).
La succession des formations géologiques présentes sur la côte rocheuse, des plus récentes aux plus anciennes, est la suivante (Illustration 20) :
- formations détritiques du Plio-Quaternaire : parmi lesquelles on distingue les colluvions (dépôts de pente issus de l’altération des formations en place), les alluvions (constituées sur le littoral basque de graves à matrice sablo-limoneuse), et les formations dunaires composées de sables moyens à grossiers propres ;
- calcaires et marnes gréseuses de l'Oligocène : il s'agit de séquences de grès calcaires, de calcaires gréseux et de marnes, affleurant au niveau de Biarritz ;
- marnes et marno-calcaires de l'Eocène : alternance de marnes grises et de marno-calcaires gris-blancs, en bancs puissants, que l'on rencontre sur la côte des Basques (Biarritz) et au nord de Bidart ;Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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- marno-calcaires et flyschs du Crétacé : ils sont constitués d'une alternance souvent décimétrique de marnes et de calcaires ; on retrouve ces formations notamment entre Bidart et Urrugne ;
- argiles gypsifères du Trias : argiles rougeâtres contenant des niveaux de gypse, affleurant au niveau de Bidart.
Illustration 20 - Carte lithologique simplifiée et log stratigraphique de la partie occidentale du Pays basque
b) Altération des formations géologiques
Les formations géologiques anté-tectoniques et syn-tectoniques sont altérées mécaniquement et chimiquement par la dissolution des calcaires, l’oxydation et l’hydrolyse des roches, contribuant à leur argilisation (Peter-Borie et al., 2006 dans Guillen, 2024). La dégradation physico-chimique des terrains en place a conduit à la formation quasi généralisée d’altérites sur la côte basque. Ces formations superficielles se développent sur différents types de substratum (marnes, flyschs), et possèdent donc des caractéristiques différentes (Illustration 21). Ces formations se prolongent à l’intérieur du Pays basque jusqu’au pied des premiers reliefs pyrénéens. Les altérites présentent un intérêt fondamental dans l’étude des instabilités. Elles induisent des mouvements de terrain dans toute la zone où elles se développent. Leurs épaisseurs, très hétérogènes, peuvent atteindre 50 m (Peter-Borie et al., 2009-a, 2009-b, 2010).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 21 - Coupe schématique d’un profil d’altération-type dans des calcaires marneux (Genna et al., 2004)
L'altération se développe sur la roche mère (substratum), mais elle s'exprime différemment en fonction de sa nature lithologique. Ainsi, sur le littoral de la côte basque, on observe des altérations très différentes (lithologie et degré d'altération). Les altérites, les mieux représentées en termes d'extension géographique et d'épaisseur, sont celles qui se sont développées sur les flyschs à silex de Guéthary (Illustration 22). Ces faciès d'altération, du fait de leur forte concentration en minéraux argileux et de leur compacité souvent médiocre, sont très défavorables pour la tenue des versants.
Illustration 22 - Glissement de terrain dans les altérites surplombant les flyschs à silex de Guéthary-La Muserie (Aubié et Mathon, 2006)
On notera enfin que certaines falaises, comme au niveau de la Pointe Saint-Martin, du rocher de la Vierge à Biarritz, de la Corniche d’Urrugne, présentent de nombreuses cavités naturelles, issues de la karstification de la roche. Ces cavités procurent une nette fragilité au massif (Illustration 23).
Altérite
Roche altérée
Roche saine
Base de l’altériteExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 23 - Cavité karstique dans la falaise au droit de la plage Miramar à Biarritz (© Observatoire de la Côte Aquitaine, janvier 2013)
c) Discontinuités structurales
Quatre grands types de discontinuités intervenant dans les processus d’érosion et de recul du trait de côte ont été rencontrés sur le littoral basque :
- les plans de stratification qui délimitent chaque banc dans les horizons géologiques. La stratification est subhorizontale, de Biarritz jusqu'à la plage d'Ilbarritz à Bidart, puis, en progressant vers le sud, elle présente des pentes très variables jusqu'à Ciboure (Illustration 24) ;
Illustration 24 - Stratification régulière des flyschs marno-calcaires de Socoa (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 25/01/2016)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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- les diaclases, qui correspondent à des fractures des compartiments, sans mouvement apparent. Elles sont le plus souvent sub-verticales et favorisent le délitement progressif des couches géologiques ;
- les fractures d'appel au vide sont des grandes fractures de traction, sub-parallèles aux parois rocheuses qui se développent dans les versants très redressés. Elles se produisent par décompression naturelle des versants et provoquent l'apparition de grandes écailles sub- verticales dans les massifs, potentiellement génératrices d’instabilités ;
- les failles, qui sont le produit de la tectonique cassante, sont marquées par un décalage plus ou moins net entre les compartiments. Sur la côte basque, les plus grandes failles présentent une direction N 110° - N 120°, conforme à la structuration des chaînons sub-pyrénéens (Illustration 25).
Illustration 25 - Faille localisée à l’extrémité de la Pointe Sainte-Anne, favorisant la formation d’un sous- cavage (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 08/10/2013)
L'orientation, la densité et la persistance (distance de pénétration dans le massif) de ces discontinuités influent directement sur la stabilité des versants. Les discontinuités contribuent aux phénomènes de chutes de blocs et aux éboulements. Elles constituent par ailleurs des plans de faiblesse vis-à-vis de glissements plans de type ″bancs sur bancs″, et conditionnent le développement de l’altération.
d) Morphologie côtière
Face à la diversité géologique et géomorphologique des falaises basques, une classification géomorphologique fondée sur la géologie a été proposée par Genna et al. (2004), et récemment mise à jour par les travaux de thèse de Guillen (2024). La côte basque présente 7 morphotypes littoraux, dont 5 sont des types de falaises côtières (Illustration 26). Ces morphotypes sont définis selon des combinaisons de critères tenant compte de variations géologiques verticales et latérales (Guillen, 2024), soit :
- le type de déformation tectonique de la stratification (stratification horizontale, inclinée, plissée) ;
- la présence d’altérites ;
- la présence d’alluvions sommitales ;
- la présence de reliefs bas, constitués de dunes ou de formations altérées.
FailleExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 26 - Morphotypes côtiers de falaises, définis par Genna et al. (2004a) : A - morphotype 1 au nord de la Pointe Saint-Martin à Biarritz ; B - morphotype 1 à la Pointe Sainte-Anne à Hendaye ; C - morphotype 2 à la Corniche de Bidart ; D - morphotype 3, illustré par le complexe chaotique d’Ilbarritz au nord de Bidart ; E - morphotype 4 à Saint-Jean-de-Luz dans les rochers de la Pointe-Sainte-Barbe ; F - morphotype 5 entre Ciboure et Urrugne
(illustration tirée des travaux de thèse de Guillen (2024) ; en blanc, les plans de stratification de la roche (R.) ; en orange, le mur des altérites (Alt.) ; en jaune, le mur des alluvions (Allu.))Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Dans le cadre des travaux de thèse de Guillen (2024 ; projet Ezponda), une nouvelle classification a été proposée avec un travail plus affiné des facteurs structuraux, de l’épaisseur des altérites et de la présence d’alluvions. Cette classification a pour objectif d’être plus adaptée à l’étude de l’érosion des falaises (Tableau 1 et Illustration 27).
Tableau 1 - Nouveaux morphotypes des falaises basques, améliorés à partir de la classification de Genna et al. (2004) et des structures et épaisseurs de couverture altéritique et alluvionnaire (Guillen, 2024)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 27 - Répartition spatiale des morphotypes, améliorés à partir de la classification de Genna et al (2004) et des cartographies détaillées de la couverture d’altérites et d’alluvions, et des structures (Guillen, 2024) (les numéros de morphotypes correspondent aux descriptions du Tableau 1)
e) Contexte hydrologique et hydrogéologique
Le réseau hydrographique du littoral basque est relativement dense avec 173 km de rivières et fleuves (Illustration 28). L’importance et la relative régularité des précipitations (cf. chapitre 2.1.2) font que les cours d’eau sont généralement pérennes.
La présence d’eau est un facteur aggravant des mouvements de terrain (Aubié et al., 2008 ; Peter-Borie et al., 2009a, 2009b). En effet, outre les dégradations mécaniques liées à l’altération qu’elle occasionne, l’eau génère des pressions interstitielles ainsi qu’une diminution de la résistance au cisaillement du matériau ou de ses discontinuités, susceptibles de déstabiliser les terrains. La détermination du rôle de l’eau dans le déclenchement et l’évolution des mouvements de terrain est fondamentale.
Les principaux fleuves côtiers de la côte rocheuse terminent leurs courses par des estuaires argilo-sableux peu profonds. Ils sont, du nord au sud :
- l’Uhabia à Bidart, qui termine sa course par un estuaire d’environ 700 m de largeur ;
- la Nivelle et l’Untxin, qui rejoignent le littoral dans la baie de Saint-Jean-de-Luz ;
- la Bidassoa à Hendaye, aboutissant dans la baie de Chingoudy et marquant la frontière avec l’Espagne.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 28 - Réseau hydrographique de la côte basque
Outre les fleuves côtiers et les talwegs, de nombreuses émergences sont visibles en falaise. Plusieurs types de venues d’eau sont observables (Illustration 29) :
- les venues d'eau naturelles, correspondant aux suintements et autres sources ;
- les venues d'eau anthropiques, correspondant aux émissaires des stations d'épuration, aux rejets des eaux usées, aux canalisations et aux fuites de réseaux.
Illustration 29 - (a) Venue d’eau naturelle sur la plage du Pavillon Royal à Bidart (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 04/12/2013) ; (b) Ruisseau Antereneko Erreka (ou Grand Isaka ou Basarun Erreka), dont le lit est entièrement aménagé au niveau de la plage d’Erromardie à Saint-Jean-de-Luz (© Observatoire de la Côte Aquitaine, Michel Le Collen, 2013)
(a) (b)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Les études ont confirmé la présence de deux types d’aquifères distincts et indépendants sur la côte basque, en accord avec les formations géologiques :
- les aquifères libres alluviaux. Le premier système aquifère est formé par les alluvions de l’Adour et de ses affluents, ainsi que les formations mio-plio-quaternaires qui s’étendent entre Anglet et Bidart. Le second système aquifère est formé par les alluvions de la Bidassoa ; il correspond à la nappe alluviale de ce fleuve. En zone aval, et jusqu’à Biriatou, l’influence des marées (intrusion d’eau salée) est notable sur la qualité des eaux de cette nappe. Ces deux aquifères correspondent à un découpage, à petite échelle, qui ne prend pas en compte les aquifères locaux de faibles extensions qui peuvent être le siège de circulations d’eau.
- l’aquifère des flyschs carbonatés. Il correspond au massif rocheux du flysch dont la perméabilité est essentiellement liée à la porosité de fractures et de fissures. Les directions d’écoulement sont fonction de la stratification et de la fracturation. Les circulations d’eau au sein de cet aquifère constituent un facteur de déclenchement prépondérant des instabilités dans ces formations.
Dans la mesure où une bonne connaissance des circulations d’eaux souterraines est nécessaire à la compréhension des mécanismes de déclenchement des instabilités, l’ensemble de ces connaissances hydrologiques et hydrogéologiques est notamment pris en compte pour la caractérisation de l’aléa ″mouvement de terrain″.
f) Dynamique marine
Les falaises résultent des processus d’érosion littorale qui comprennent les mouvements de terrain et l’érosion marine. Au contact des formations géologiques, l’océan façonne une côte qui forme une falaise et une plate-forme d’abrasion. Cette action marine s’exprime de différentes manières, selon qu’il s’agit de formations dures ou de formations meubles :
- dans les formations meubles, elle entraîne principalement des coulées boueuses et la purge des matériaux glissés en falaise ;
- dans les formations compétentes (dures), elle provoque des phénomènes de dissolution et d’abrasion produisant des cavités et des sous-cavages en pied de falaise (Illustration 30).
Illustration 30 - (a) Sous-cavage des bancs calcaires à la base de la Pointe Saint-Martin, dans la commune de Biarritz (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 24/07/2015) ; (b) Coupe schématique-type de ce tronçon littoral (Nédellec et al., 2005)
La dynamique marine locale a également une action de déblaiement du pied de falaise, contrariant ainsi la formation d’un profil d’équilibre (Pedreros et al., 2009).
(a) (b)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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L’incidence des houles à la côte est variable suivant les secteurs littoraux considérés de la zone d’étude, en fonction notamment des caractéristiques morphologiques des falaises, versants et des plages de poche, de la nature de l’estran, et des particularités locales de la bathymétrie.
2.3. ETAT DES CONNAISSANCES SUR LE PHENOMENE DE RECUL DU TRAIT DE COTE
2.3.1. Ce llu le h yd ro s é dim e nta ire 6.2 : le litto ra l d u S e ig n a n x
Les études identifiées traitant de la dynamique du littoral du Seignanx sont des productions de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine, dont les principaux enseignements sont exposés ci-après.
L’Atlas morphodynamique de la côte sableuse (BRGM et ONF, 2018) retrace l’historique de l’évolution du trait de côte dans le secteur. Un réexamen des données disponibles par Manaud et al. (2001) indique que le trait de côte est généralement stable ou en progression entre 1825 et 1966. De 1966 à 1998, l’avancée a été de l’ordre de 0,5 à 1 m/an.
Cependant, cette tendance à la stabilité voire à l’accrétion n’est pas constante, et des phases de reculs ont été constatées lors de cette période : des témoignages font état de reculs à des vitesses10 de 1,5 m/an entre 1955 et 1965, à 1,6 km au nord de l’embouchure, et 6,5 m/an, pendant la même période, à 150 m au nord de l’embouchure. Plus globalement, la présence des blockhaus sur la plage au droit du parking « du Métro » traduit un recul certain du trait de côte depuis la Seconde Guerre mondiale.
Ces alternances de phases d’avancée et de recul invitent donc à la prudence en matière de pronostic déterminé à partir des tendances historiques.
Au cours de la période plus récente, entre 1998 et 2009 (Illustration 32), on observe un recul quasi-généralisé du trait de côte de la sous-cellule, avec un maximum de 60 m au droit de Tarnos et de l’ordre de 40 à 50 m à l’embouchure de l’Adour.
Pour la période de 2009 à 2014, un recul du trait de côte de 10 m maximum sur l’ensemble de la sous-cellule est observé, bien que très localement, au nord de la sous-cellule, une entaille d’érosion importante ait incisé le cordon dunaire sur une largeur de l’ordre de 25 m. Ces reculs correspondent en majeure partie aux conséquences des tempêtes de l’hiver 2013/2014 (Illustration 32).
Par ailleurs, l’abaissement des fonds de l’avant-côte a été constaté, en particulier depuis les tempêtes de l’hiver 2013/2014 et aux environs de Tarnos (plage du Métro). Dans ce secteur où la granulométrie des sables est relativement grossière, induisant une pente forte de la plage, ce phénomène d’abaissement renforce l’effet de pente général de la plage, avec un sillon prélittoral très marqué. L’expression de l’érosion sous la forme d’un abaissement du profil de plage est ici clairement mise en évidence.
L’exploitation des données de suivi des profils de plage au D-GPS et des campagnes LiDAR offre une vision de la dynamique côtière aux échelles interannuelle et saisonnière, pour la période 2008 - 2019 (Illustration 31). Ces analyses témoignent d’une dynamique côtière singulière de la
10 La vitesse de recul, ou le taux de recul, est une variable fréquemment employée pour caractériser les
dynamiques côtières.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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cellule sédimentaire 6, comparativement à la majorité du littoral landais. L’analyse de l’évolution de la cote altimétrique de 6 m NGF, au droit des profils L19 et L20 de l’OCNA, respectivement situés à Ondres et Tarnos, traduit un déplacement vers l’ouest de 20 à 25 mètres, entre 2008 et 2019, et une tendance à la stabilité et à l’accrétion au regard des évolutions minimum et maximum de cette cote altimétrique pour l’ensemble de la période. Pour être plus adaptée à ce secteur, une analyse d’une cote altimétrique de 7 à 8 m NGF serait plus représentative de l’évolution du trait de côte.
Illustration 31 - Evolution des positions du trait de côte au cours de la période 2008-2019, par profil, le long de la côte aquitaine (Nicolae Lerma et al., 2020)
Entre 2014 et 2023, les entailles d’érosion dans le cordon dunaire ont été comblées à la faveur d’hivers relativement peu énergétiques, comparativement à 2013-2014, sous la forme d’avant- dunes les premières années, jusqu’à une reconstruction complète dans la majorité des secteurs ayant subi les plus forts reculs. Ailleurs, la position du pied de dune a peu évolué dans la moitié nord de la cellule. Il a avancé d’une quinzaine de mètres dans la moitié sud.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 32 - Positions historiques du trait de côte au sein de la sous-cellule sédimentaire 6.2
2.3.2. Ce llu le h yd ro s é dim e nta ire 7 : le litto ral d’An g le t
L’Atlas morphodynamique de la côte sableuse (BRGM et ONF, 2018) retrace l’historique de l’évolution du trait de côte dans le secteur. Cette côte, qui englobe les plages de la commune d'Anglet, a été particulièrement étudiée en raison de la lutte incessante menée dans ce secteur pour à la fois maintenir navigable l'embouchure de l'Adour, et favoriser des enjeux touristiques très importants. L’étude de la dynamique morphosédimentaire des plages d’Anglet, sous l’action cumulée des agents naturels et anthropiques, liés aux clapages côtiers et aux reprofilages (Rihouey, 2022), apporte des informations récentes, notamment sur le fonctionnement hydrosédimentaire du secteur.
a) Aménagements du littoral
Depuis le percement de l’embouchure de l’Adour en 1578, à Boucau-Neuf, et la construction d'ouvrages de fixation du chenal qui ont suivi, jusqu'à la grande digue édifiée en 1966, cette partie extrême de la province sédimentaire aquitaine a été progressivement coupée de l'apport en sables de la dérive littorale nord-sud, en provenance du littoral landais. De même, la Pointe Saint- Martin isole cette zone des apports du sud, car l'approfondissement des fonds côtiers ne permet plus les échanges sédimentaires latéraux entre zones via les plages sous-marines et les petits fonds.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Le démaigrissement progressif des fonds côtiers et l'érosion des plages d'Anglet ont débuté dans les années 1970. Les extractions de sédiments au large ont été stoppées, un protocole a été mis en place pour le rechargement systématique des petits fonds actifs situés devant les plages avec les matériaux (sables grossiers) issus des dragages d’entretien du chenal de navigation.
Entre 1974 et 1979, afin de limiter le recul du trait de côte dans la partie sud des plages d’Anglet, des ouvrages voient le jour : digue sud, arrêtant le courant d’expansion de la houle, et six épis. De cette même période et jusqu’en 1996, les sédiments dragués étaient rejetés au large des plages (celle du VVF à celle des Corsaires). Plus tard, en 1999, les services maritimes de la DDE creusent une fosse de garde, au sud de l’embouchure, afin de servir d’espace tampon et de limiter ainsi l’ensablement du chenal.
Ces différents modes de gestion du littoral ont permis, entre 1973 et 1981, « un retour à un état moins préoccupant avec une sédimentation générale au niveau des fonds de -3 m CM environ (par rapport au zéro hydrographique) et une tendance au retour à l'état initial » (LCHF, 1987). Au sud de l'Adour, les ouvrages de défense et le rechargement constant des plages d'Anglet ont conduit à une quasi-maîtrise des processus érosifs qui n'ont plus de rapport avec une évolution naturelle (Sogreah, 1992).
Ainsi, les plages d’Anglet ont été protégées temporairement de l’érosion par les masses sédimentaires présentes sur la plage sous-marine dans les petits fonds. Ce stock joue un rôle important de dissipation de l’énergie, en favorisant le déferlement des vagues de tempêtes, au large, au niveau des barres subtidales, et protège ainsi le haut de plage de leur impact direct.
Illustration 33 - Plage sableuse d’Anglet (©OCA, 2008) et aménagement piétonnier du cordon dunaire. La gestion hivernale de la plage s’effectue par l‘installation de ganivelles pour stocker le sable au niveau de l’interface dune/plage sur le cordon dunaire résiduel.
L’arrêt du clapage dans les petits-fonds en 1990 a entraîné la diminution immédiate et rapide du stock sédimentaire dans toutes les zones. Un bilan permet de montrer que le taux d’érosion est important (de l’ordre de 500 000 m 3 par an) et constante depuis 1990 (Rihouey, 2004).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Cela se traduit directement sur la géométrie des plages par une forte augmentation de la pente de l’avant-plage, ce qui limite d’autant plus la dissipation des vagues de tempêtes qui sont alors plus efficaces pour éroder l’estran, et des dégradations sur les ouvrages.
Pour lutter contre ces phénomènes, les clapages côtiers ont repris en 2010 et la CCI Bayonne Pays basque s’est dotée d’une drague pour gérer l’accès au port et les opérations de clapages au droit du littoral d’Anglet. De 2010 à fin 2021, environ 3,2 millions de m 3 de sable ont été déposés au droit des plages d’Anglet et un suivi topo-bathymétrique régulier a été mis en œuvre pour évaluer l’efficacité des rechargements d’avant-côte (Rihouey, 2022). Ces opérations de gestion des sédiments sont associées à un reprofilage des plages visant à adoucir leur profil, assurant une meilleure sécurité pour la baignade.
L’analyse des MNT couvrant les petits fonds, par le bureau d’étude Casagec Ingénierie (Rihouey, 2022), établit un historique de l’évolution de la zone subtidale. Il distingue alors deux zones (nord, sud) et trois périodes :
- 1979 - 1990 : L’importante proportion de sables clapés à la côte a engendré une augmentation du volume (taux moyen d’évolution de l’ordre de +160 000 m 3/an) dans la partie sud. La partie nord est quant à elle en érosion (taux moyen d’évolution de l’ordre de -105 000 m 3/an) ;
- 1990 - 2010 : La diminution brutale puis l’arrêt des clapages côtiers en 2004 a engendré une forte baisse des volumes dans les deux zones (taux moyen d’évolution de l’ordre de -155 000 m 3/an pour la partie sud et de -165 000 m 3/an pour la partie nord) ;
- 2010 - 2021 : La reprise des clapages côtiers a permis d’inverser cette tendance érosive avec un gain d’environ 3 000 000 m 3 (taux moyen d’évolution de l’ordre de +130 000 m 3/an pour la partie sud, et de +85 000 m 3/an pour la partie nord).
Les relevés topographiques témoignent des évolutions durant la période 2010 - 2021 de la largeur des plages. Concernant le haut de plage, les tendances sont à la stabilité voire à l’élargissement (0 à 20 m) pour les plages situées au nord d’Anglet (de Marinella à la Barre). Les plages sud (des Sables d’Or à la Chambre d’Amour) ont en revanche une tendance au rétrécissement du haut de plage, marqué pour la plage des Sables d’Or).
b) Vitesses d’évolution du trait de côte
Suite à la construction de la digue nord de l’Adour en 1963, la côte a reculé d’une quarantaine de mètres en 10 ans, au sud de l’embouchure, soit une vitesse moyenne de recul de 4 m/an. Par ailleurs, le littoral reste extrêmement sensible aux fortes tempêtes qui l’affectent. Ainsi en 1975, une série de violentes tempêtes a conduit à la disparition complète de la plage.
La mise en place des rechargements et des ouvrages a par la suite stabilisé l’érosion des plages et le recul du trait de côte jusqu’en 1990, date à laquelle les rechargements ont été diminués puis interrompus. Ceux-ci ont été rétablis dans les années 2010.
Entre 1998 et 2009, les relevés du trait de côte disponibles pour la partie nord (plages de la Barre et des Cavaliers) montrent que le recul est de l’ordre de 0,5 à 1 m/an.
La position du trait de côte de 2014 n’indique pas de recul fort pour le littoral de la cellule hydosédimentaire 7 depuis cette date (Illustration 34).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 34 - Positions historiques du trait de côte sur le littoral d'Anglet : de 1954 à 2021
c) Scénario évolutif
L’évolution de ce secteur est étroitement liée aux actions anthropiques, tant concernant l’aménagement du trait de côte, que la gestion du stock sédimentaire.
d) Évolution prévisible / aléa
Ce secteur fait l’objet d’une gestion active de la dynamique sédimentaire. L’arrêt des opérations de dragage et de rechargement s’est déjà produit par le passé et a entraîné un retour de l’érosion des plages, structurellement en déficit sédimentaire depuis la construction de la grande jetée nord de l’Adour. Aussi, sans une telle gestion à l’échelle de la cellule, la poursuite de l’érosion à des vitesses de l’ordre de 0,5 à 1 m/an est probable pour la totalité du linéaire sableux de cette cellule.
Dans le cadre de la Stratégie locale de gestion de la bande côtière de l’Agglomération Côte Basque Adour (Garnier et Millescamps, 2014a) et de la caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″ aux horizons 2025 et 2050, les vitesses moyennes de recul retenues sont de 0,9 m/an à 1,2 m/an en moyenne.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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e) Impact d’un évènement majeur
Les tempêtes de l’hiver 2013/2014 ont eu des impacts sur l’ensemble du littoral aquitain (Bulteau et al., 2014). Malgré un abaissement des plages et des débordements par paquets de mer ayant endommagé les infrastructures au droit des plages d’Anglet, le cordon dunaire n’a pas été érodé.
Toutefois, au regard des évolutions passées, des reculs majeurs pourraient se produire dans ce secteur. A titre d’exemple, sur l’Illustration 35, une brèche dans la digue de protection en haut de plage s’était produite à la suite d’une tempête. Actuellement, le trait de côte est situé bien plus en arrière, le bâtiment situé le plus proche du rivage et au droit de la brèche a disparu.
Illustration 35 - Plage de Marinella en mars 1971, brèche dans la digue de protection (photographies : à droite, M. Le Collen ; à gauche, ULM Sud Bassin, ©OCA 2017). En rouge est entouré un groupe d’habitations commun aux deux photographies.
2.3.3. Le litto ra l d u P a ys b a s q u e
a) Erosion et mouvement de terrain
L’érosion des falaises basques est essentiellement provoquée par une dynamique de mouvement de terrain. Sous cette expression sont regroupés plusieurs types de phénomènes d’instabilité des terrains, variables en fonction du mécanisme mis en jeu (évolution de l’instabilité, vitesse du mouvement durant la phase d’instabilité majeure, surface de rupture, désorganisation des terrains, etc.).
Les instabilités gravitaires sont contrôlées par des facteurs de prédisposition et des facteurs déclenchants. Les facteurs de prédisposition sont des facteurs statiques, d’ordre géologique et géomorphologique : ils contrôlent la répartition spatiale des instabilités gravitaires (Varnes, 1978 ; Corominas et al., 2014 dans Guillen, 2024) et ont été exposés dans le chapitre 2.2.3. Différents facteurs déclenchants sont identifiés sur la côte basque : l’impact de la houle et les précipitations en font notamment partie, et ont été brièvement exposés au chapitre 2.1.2.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Les principaux types de mouvements de terrain rencontrés sont :
- les glissements de terrain et les coulées de boue affectant les formations meubles (Illustration 36) ;
Illustration 36 - Glissement de terrain affectant le sentier du littoral à Erromardie (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 17/02/2014)
- les glissements ″banc sur banc″, dans les formations de type ″flysch ou calcaire″ (Corniche Basque, Illustration 37) ;
Illustration 37 - Glissement ″banc sur banc″ sur la Corniche Basque à Urrugne (© Observatoire de la Côte Aquitaine, 18/01/2016)
- les éboulements et les chutes de blocs affectant les formations rocheuses (calcaires, marnes, Illustration 38).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 38 - Eboulements au niveau de la Pointe Sainte-Anne à Saint-Jean-de-Luz (© Observatoire de la Côte Aquitaine, octobre 2013 ; à gauche) ; coupe schématique-type (Nédellec et al., 2005 ; à droite)
D’autres phénomènes moins nombreux (ravinements, effondrement de terrain) ont été recensés sur le littoral basque.
La BD-MVT (base de données des mouvements de terrain, www.georisques.fr) recense les principales instabilités se produisant sur le territoire national (Illustration 39). Elle compile la localisation, la date et le type de phénomène, en indiquant la précision temporelle et spatiale des objets localisés. En 2018, la BD-MVT recensait 131 instabilités gravitaires sur le littoral basque, parmi lesquelles trois types étaient distingués : les éboulements, les glissements et les coulées (Guillen, 2024). Dans le cadre d’une thèse et d’un travail de master, réalisé pour le projet Ezponda (Guillen, 2024 ; Martins, 2020), cet inventaire a été mis à jour afin de délimiter les instabilités gravitaires, affiner leur typologie suivant un standard international et caractériser leur activité. Ce travail d’inventaire est réalisé par photo-interprétation et observations de terrain. La méthode est classique et repose sur l’analyse de l’orthophotographie et du MNT ombré de 2018 de l’IGN, de résolutions planimétriques respectives de 0,1 et 1 m.
Cette analyse complète utilement la BD-MVT et recense 290 instabilités gravitaires, soit 159 nouveaux évènements inconnus de la BD-MVT de 2018 (Illustration 40 et Illustration 41). Cinq types d’instabilités gravitaires ont été identifiés : des chutes de blocs, des glissements rocheux ″banc sur banc″, des glissements de matériaux mixtes, des glissements de matériaux fins et des glissements-coulées.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 51
Illustration 39 - Instabilités gravitaires d'après la BD-MVT (Martins et al., 2021) ; les morphotypes numérotés de 1 à 7 ont été établis par Genna (2004)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
52 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 40 - A : Signes d’activité érosive par l’absence de végétation sur certains versants (baie d’Erromardie, Saint-Jean-de-Luz) ; B : Dépressions topographiques mises en évidence par l’ombrage du MNT 1 m de l’IGN ; C : Présence de blocs en pied de versant indiquant la nature rocheuse des matériaux érodés (Urrugne) (source : Guillen, 2024)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 41 - A : Types et proportions d’instabilités gravitaires recensées sur la côte basque par la BD- MVT en 2018 ; B : Mise à jour de l’inventaire, réalisée dans le cadre des travaux de thèse de Guillen (2024) et de stage de Martins (2020)
Selon Guillen (2024), en 2018, plus de la moitié des instabilités gravitaires inventoriées sont actives (53%, soit 153 évènements) et participent au démantèlement des falaises et versants rocheux.
b) Quantification et répartition de la dynamique érosive des falaises et versants rocheux basques
Selon le travail de thèse de Guillen (2024), durant ces dernières années, plusieurs études ont caractérisé le recul du sommet de falaise sur la côte basque, pour différentes périodes (Aubié et al., 2011 ; Bernon et al., 2016 ; Martins et al., 2021). Parmi ces études, la période la plus longue analysée par photo-interprétation entre 1938 et 2018, indique que 15% du linéaire des falaises, soit 3,6 km, a subi une érosion du sommet de falaise (Martins et al., 2021). Notons cependant que les zones érodées se répartissent sur l’ensemble du linéaire de la côte basque (Illustration 42).
Sur la base de la méthode dite « des aires perdues », l’analyse conclut à une érosion moyenne du littoral basque à une vitesse de 11,5 cm/an +/- 6,6 cm/an, toutefois variable dans le temps et dans l’espace, en lien avec l’hétérogénéité géologique et géomorphologique qui la caractérise. Le littoral est scindé en 5 sections, elles-mêmes regroupées en 2 portions. La portion A, de la Pointe Saint-Martin à la frontière des communes de Guéthary et Bidart (sections 4 et 5), comprend les vitesses d’évolution les plus élevées, supérieures à la moyenne (14 à 19 cm/an +/- 6,6 cm/an). A l’inverse, au droit de la portion B (sections 1, 2 et 3) s’étendant de la frontière des communes de Bidart et Guéthary jusqu’à la Pointe Sainte-Anne, les reculs sont comparativement plus faibles, de l’ordre de 4 à 8 cm/an (+/- 6,6 cm/an) (Illustration 42).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
54 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 42 - Erosion du sommet des falaises basques entre 1938 et 2018
Les données disponibles à ce jour à propos de ces instabilités montrent que l’eau continentale joue un rôle prépondérant dans les processus de mouvements gravitaires. La dynamique marine joue principalement une action de déblaiement du pied de falaise, empêchant la formation d’un profil d’équilibre, par effacement de ces protections naturelles. Ces éboulis ont en effet un rôle temporaire de protection en pied de falaise, et alimentent in fine les stocks sédimentaires des plages.
Pour caractériser l’évolution des falaises et versants rocheux, la consultation des travaux de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine et de la BD-MVT apporte des informations quantitatives sur les mouvements de terrain. Le Tableau 2 fournit quelques évènements remarquables ainsi identifiés, quelques mouvements récents sont illustrés par la suite.
Les analyses diachroniques de l’évolution des sommets de falaise digitalisés sur des orthophotographies aériennes témoignent de reculs décamétriques pendant des périodes de quelques décennies, en de nombreuses localités de la côte basque (Alexandre et al., 2002 ; Aubié et al., 2008 ; Nédellec et al., 2005 ; Martins et al. 2021). Sans permettre de préciser la temporalité et l’intensité de chaque évènement de mouvement de terrain, ces informations sont cohérentes avec les reculs des sommets de falaise observés pour les évènements où cette variable a été mesurée ou estimée.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Tableau 2 - Evénements remarquables identifiés sur la côte rocheuse basque
Les Illustration 43 à 47 exposent des mouvements de terrain caractéristiques, survenus ces dernières années, sur la côte basque. Les reculs en tête d’escarpement sont de plusieurs mètres.
Illustration 43 - Emprise approximative du glissement de décembre 2021, affectant le versant de la plage d’Harrotzen Costa, à Guéthary (Garnier, 2022)
Localisation -
Date Formation géologique
Type de
mouvement de
terrain
Contexte
géomorphologique
Linéaire de
falaise
concerné
Volume
mobilisé
Recul en tête de
falaise/versant Source
Guéthary,
Harrotzen Costa
- 11/12/2021
Flyschs à silex de Guéthary +
altérites
Glissement de
terrain
Versant formé dans
des altéries, pente
faible à moyenne
150 m 20000 à 30000 m 3 3 à 5 m
Rapport
OCNA-
BRGM/RP-
72047-FR
Bidart, Corniche
de la falaise –
Entre 1954 et
1968
Marnes de Bidart – alternance
de marnes, calcaires et marno-
calcaires, formations
superficielles
Glissement de
terrain,
éboulement
Versant marneux à
pente forte, altéré,
surmonté par 5 à 10
mètres de formations
alluviales
60 m - - BDMVT
Biarritz, Miramar
- 06/12/1965
Marnes et marno-calcaires de
l'éocène, Calcaires gréseux de
l’Oligocène
Eboulement
Versant calcaire et
marno-calcaire
surmonté par des
dépôt alluviaux
30m 5000 m 3 ≈5 m BD MVT
Bidart,
Parlementia –
entre le
18/04/2010 et le
10/05/2012
Flyschs à silex de Guéthary Glissement de terrain
Versant de flyschs
calcaires, pente
moyenne à forte,
présence d'altérite en
sommet
80m - ≈2 m BDMVT
Biarritz, Côte
des Basques -
31/07/1999
Marnes de l’Eocène, en
alternance avec calcaires, des
calcaires argileux ou gréseux
Glissement de
terrain,
éboulement
Versant et falaise
marneux et marno-
calcaires, pente
moyenne à forte,
épaisseurs d'alluvions
pluri-métriques en
sommet
50m 12 000 m 3 Jusqu’à 8 m BD MVT
Anglet, plage
VVF (Villa Nuit
de Mai) –
24/03/1999
Calcaires gréseux et marno-
gréseux de l’Oligocène Eboulement
Falaise vive de
calcaires, grès calcaire,
marnes, à pente forte
surmontée par des
altérites et des
alluvions
30 m 12000 m 3 - BD MVT
Note OCNA
NT_BDX-
2020-020
900 m 3 (le
29/10/2020)
2000 à 2500
m 3 au total
Urrugne, Viviers
basques -
29/10/2020 et
semaines
suivantes
Flyschs marno-calcaires de
Socoa et flyschs marno-
calcaire de Loya
Glissement banc
sur banc
Falaise de flyschs
marno-calcaires, à
pente forte et pendage
aval, sous faible
épaisseur d'altérite
58 m (le
29/10/2020) 2 à 3 mExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
56 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 44 - Schéma conceptuel de l'instabilité initiée le 29 octobre 2020 sur la Corniche d’Urrugne (Garnier et al., 2020)
Illustration 45 - Vue aérienne de la couronne du glissement de Lafitenia en décembre 2021 (Garnier, 2022)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 46 - Glissement d'Erromardie ouest, en décembre 2021 (Garnier, 2022)
Illustration 47 - Evolution de la niche d’arrachement sommitale du glissement d’Archilua, entre décembre 2020 (à gauche) et décembre 2021 (à droite), au niveau de l’ancien sentier du littoral (Garnier, 2022)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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3. Elaboration d’un modèle géologique côtier
du Seignanx - Pays basque
3.1. APPROCHE METHODOLOGIQUE
3.1.1. Mo b ilis atio n d e la c o n na is s a n c e e xis ta nte
Le projet a pour objectif d’établir des projections de la position du trait de côte de la zone d’étude, aux échéances +30 ans et +100 ans. Ces projections sont calculées à partir de la caractérisation de la dynamique d’évolution déterminée à partir de différents tronçons du littoral, définis comme homogènes selon des caractéristiques identifiées : la géomorphologie, la géologie, l’exposition aux agents d’érosion, la présence d’ouvrages de protection, etc. Une réflexion approfondie a ainsi été menée sur la variabilité spatiale de ces caractéristiques pouvant impliquer une évolution dans les vitesses d’érosion, notamment à mesure que le trait de côte évolue.
Dans cette optique, un examen, détaillé des faciès géologiques aux comportements géomécaniques pouvant être différents et ainsi entraîner des réponses variées à l’érosion, a été fait. Ainsi, la réalisation d’un modèle géologique 3D s’est avérée à la fois opportune et nécessaire, afin d’appréhender les dispositions géométriques des différentes interfaces géologiques identifiées dans le sous-sol.
Dans le cadre des actions de recherche et d’appui aux politiques publiques menées par le BRGM, des travaux de modélisation géologique ont déjà été réalisés concernant le Pays basque (Illustration 48). On distingue les deux modèles suivants :
- le modèle des formations géologiques superficielles du Pays-basque : modèle FormSup (Peter-Borie, 2010), réalisé en 2010, à la maille de 50 mètres, à l’aide du logiciel ISATIS ®, sur la base de l’analyse de 1 157 forages. L’Illustration 49 présente le résultat de cette modélisation sur l’interface du toit des altérites (ALTE) ;
- le modèle des formations géologiques du Pays basque : modèle régional11 Ezponda (Bourbon et Caritg, non publié), réalisé en 2021, à la maille de 100 mètres, à l’aide du logiciel GeoModeller ®. Il a été établi sur la base d’un ensemble de données cartographiques (Karnay et Razin, non publié), de coupes géologiques interprétées (Razin, 1989 ; Razin, non publié), de mesures structurales (Borie, 2008 ; Guillen 2024) et d’une série de 50 forages sélectionnés.
11 Modèle géologique construit dans le cadre du programme de recherche européen EZPONDA, en appui
des travaux réalisés dans le cadre d’une thèse de doctorat relative à l’identification des mécanismes de mouvements de terrain sur la côte basque (Guillen, 2024). Le terme « régional » est employé par opposition aux modèles « locaux », réalisés pour les secteurs de Socoa (non finalisé) et Bidart.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
60 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 48 - Localisation des emprises des modèles géologiques et des communes concernées par l’étude (fond de carte : géologie de l’Aquitaine à 1/250 000, source : BRGM) : modèles préexistants : « régional Ezponda » en orange et « FormSup » en rose ; nouveaux modèles : « Substratum » en bleu et « Formations superficielles » en vert
Les deux modèles préexistants régional Ezponda et FormSup ont donc été construits de deux manières distinctes, avec des logiciels et des jeux de données en entrée très différents.
Le modèle FormSup est réalisé à partir du logiciel GDM/Multilayer ® spécialement adapté pour modéliser des domaines assez peu structurés et ne pouvant accepter que des failles verticales. Il présente une importante capacité de calcul avec des mailles réduites, en domaine étendu. Ce logiciel semble ainsi particulièrement adapté en vue de la modélisation des formations superficielles, dans le domaine de la présente étude. Il ne semble en revanche pas du tout adapté pour la modélisation des formations géologiques du substratum crétacé et paléogène, ces dernières étant particulièrement structurées : pendage souvent élevé, voire parfois même inversé, failles majeures obliques, etc. (voir Illustration 50).
En revanche, le logiciel GeoModeller ® paraît être un outil plus adapté pour la modélisation des formations géologiques du substratum. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le modèle géologique régional Ezponda avait été réalisé avec ce logiciel.
Pour toutes ces raisons, il a été décidé, pour les travaux de modélisation réalisés dans le cadre du présent projet, de maintenir une distinction entre le modèle des formations superficielles et le modèle du substratum.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 61
Illustration 49 - Extrait de la carte de l’épaisseur des altérites « faciès flysch du Crétacé » issu du modèle FormSup (Peter-Borie, 2010)
Illustration 50 - Présentation synthétique du modèle géologique 3D régional EzpondaExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
62 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Après avoir validé l’utilisation de ces deux outils/logiciels pour modéliser les formations géologiques, il reste encore les trois paramètres majeurs suivants à considérer, étudier et valider avant d’entrer dans la phase de modélisation. Il s’agit de :
- l’emprise des modèles ;
- les piles stratigraphiques à modéliser (choix des interfaces) ;
- les mailles de restitution.
3.1.2. Em p ris e s d e s m o d è le s
En première approche, on peut considérer que le travail de modélisation soit focalisé sur un linéaire ciblé le long du littoral, au droit des communes concernées par l’étude. Mais, compte tenu de l’objectif de cartographie de projections de futurs traits de côte, et notamment celui à l’échéance de 100 ans, le choix de l’emprise géographique, et notamment de la largeur à considérer en arrière-côte, peut s’avérer délicate.
Pour une telle échéance de 100 ans, la bande de retrait sera vraisemblablement projetée sur les premières dizaines voire les premières centaines de mètres à partir de la position actuelle du trait de côte. Une première option serait donc de se limiter à une emprise correspondant à cette largeur pour la modélisation. Toutefois, les travaux de modélisation nécessitent d’imposer un certain nombre de contraintes (données géologiques), à la fois au cœur de la zone à modéliser, mais aussi jusqu’en limite géographique de celle-ci. De plus, ces contraintes ne sont pas toujours suffisamment nombreuses pour obtenir un modèle robuste, ce qui favorise les incertitudes. La prise en compte de contraintes, au-delà des limites géographiques de la stricte zone qui nécessite d’être modélisée, est donc de nature à permettre d’améliorer la fiabilité du modèle, notamment en limites de celui-ci.
Pour toutes ces raisons, il a été décidé de considérer une bande de 2 kilomètres de large à partir de la position du trait de côte actuel. C’est donc au droit de cette frange littorale que vont se concentrer les efforts concernant l’apport de données géologiques à implémenter dans les nouveaux modèles (voir chapitre 3.2).
Toutefois, dans le cas de la modélisation sous GeoModeller ® (cela concerne donc le modèle géologique du substratum), les contraintes techniques intrinsèques à l’usage du logiciel nécessitent d’élargir cette emprise, celle-ci devant être obligatoirement de forme rectangulaire et avec des côtés parallèles aux axes des coordonnées du système géographique employé (voir aussi chapitre 3.3).
NB : La fiabilité du modèle géologique du substratum restera cependant limitée à l’emprise de la bande des 2 km. En effet, la densité des données géologiques reste assez limitée en dehors de ce domaine et la plupart des données de forages ne permet pas de bien différencier les lithologies du substratum.
3.1.3. P ile s tra tig ra p hiq u e ou ré fle xio n s ur le c ho ix d e s fo rm atio n s gé o lo g iq u e s à m o d é lis e r
Les deux modèles préexistants n’avaient pas les mêmes objectifs et ne présentent pas les mêmes caractéristiques, notamment concernant les formations géologiques modélisées (ou pile stratigraphique).
Le détail des formations géologiques, qui ont été modélisées pour chacun de ces deux modèles existants, est présenté ci-après. Les choix opérés pour la modélisation géologique de ce projetExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 63
sont également présentés, avec les raisons de ce choix et le détail des compléments nécessaires à apporter.
a) Modélisation des formations superficielles
Ce modèle préexistant FormSup avait pour objectif d’identifier les géométries des formations superficielles, restituées à la maille de 50 mètres. Il est ainsi composé de quatre formations, qui sont, de la plus récente à la plus ancienne :
- les alluvions récentes (FZ), qui forment des plaines inondables où divaguent les principaux fleuves côtiers : l’Adour, l’Uhabia, le Baldareta, l’Antereneko, la Nivelle, l’Unxin, la Mentaberry et la Bidassoa ;
- les formations détritiques plio-quaternaires (PLIO), qui se subdivisent en différentes formations dont : les alluvions des nappes pliocènes, les terrasses quaternaires anciennes liées aux grands épisodes glaciaires, les remplissages flandriens des chenaux würmiens, les sables éoliens, les sables marins ;
- les altérites (ALTE). Le flysch crétacé est surmonté d’une couche d’argile gréseuse stratifiée à silex, pouvant atteindre plus de 30 m à l’affleurement sur le littoral. Cette formation est issue de l’altération in situ des flyschs, per descensum, au cours du Néogène et/ou du Quaternaire. Elle est caractérisée par la persistance de la stratification du flysch au sein de ces argiles ainsi qu’une perte de volume de 50% en moyenne, mais variant selon la nature lithologique du banc de flysch concerné. En effet, l’altération ayant principalement consisté en une décalcification du flysch, les bancs de flysch les plus carbonatés ont subi une perte de volume plus importante que les interbancs marneux. Cette variabilité dans l’altérabilité du flysch, associée à la géométrie de la roche (présence ou absence de discontinuités tectoniques, plis et pendages des couches), a contribué à l’existence d’un front d’altération non plan, avec des dénivelés importants et des blocs erratiques au sein de l’altérite ;
- le substratum géologique (SUBS). Le long du littoral basque, le substratum est composé de formations géologiques carbonatées, datées du Crétacé supérieur à l’Oligocène ; argilites, gypse et ophites triasiques affleurent localement à la faveur d’injections dans les accidents majeurs (Razin, 1989 ; Viennot, 1930).
Pour le nouveau modèle, le choix a été fait de conserver les trois dernières couches, mais de subdiviser, au sein de la première couche, le système dunaire. Ce choix a été pris en raison de la spécificité de ce système, notamment vis-à-vis des mécanismes géologiques pour permettre sa mise en place et à sa position située à des altitudes plus élevées.
Ainsi, le modèle des formations superficielles a été réalisé sous GDM/Multilayer ® , à partir d’une base de forages existante (Peter-Borie, 2010), devant être complétée afin d’affiner la maille de restitution et d’étendre l’emprise du modèle. Les interfaces modélisées sont les suivantes (de la plus récente à la plus ancienne) :
- dunes holocènes (DUNE) ;
- alluvions actuelles et sables littoraux actuels (ACTU) ;
- alluvions anciennes et formations plio-quaternaires (ALLU) ;
- altération (ALTE) ;
- substratum (SUB).
NB : La notation des formations, pour le code GDM/Multilayer ® , a légèrement changé : SUBS est devenu SUB ; PLIO est devenu ALLU.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
64 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
b) Modélisation du substratum
Le modèle géologique régional Ezponda (modèle géologique du Pays basque et du Seignanx (Bourbon et Caritg, non publié)) a été réalisé à l’aide du logiciel GeoModeller ® . Il est à la fois un modèle moins précis (maille de 100 mètres) que le modèle FormSup, mais également plus détaillé, notamment concernant les formations géologiques du substratum crétacé et paléogène. On y retrouve les formations suivantes, de la plus récente à la plus ancienne :
- nappe alluviale plio-quaternaire ;
- altérites du substratum ;
- calcaire de Lasseube (Danien) ;
- marnes de Bidart (Maastrichtien) ;
- flysch d’Hayzabia (Santonien à Campanien) ;
- flysch de Socoa (Coniacien à Santonien) ;
- flysch à silex de Guéthary (Coniacien) ;
- calcaire de Béhobie (Turonien) ;
- calcaires d’Ablaintz et de Villarosa (Cénomanien à Turonien) ;
- flysch à silex inférieur (Cénomanien) ;
- flysch de Mixe (Albien à Cénomanien).
Le nouveau modèle du substratum vise à compléter ce modèle régional Ezponda préexistant. Il doit en effet être prolongé au-delà de la limite nord, qui correspond peu ou prou à la faille d’Ilbarritz (système chevauchant qui affleure au niveau de la plage), ainsi qu’au-delà de la Pointe Sainte- Anne, côté sud-ouest de l’emprise du modèle.
Ainsi, le choix a été fait de strictement conserver les formations du substratum présentes dans le modèle préexistant et de simplement inclure les formations géologiques du substratum situées au nord de la faille d’Ilbarritz : les formations du Trias, de l’Eocène et de l’Oligocène.
Pour cela, de nouvelles données géologiques, stratigraphiques et structurales doivent venir compléter les données, notamment vers le nord (en prolongeant l’emprise jusqu’à Tarnos) et vers le sud (en prolongeant jusqu’à la Bidassoa).
Ainsi, depuis le flysch de Mixe jusqu’au calcaire de Lasseube, les formations géologiques modélisées n’ont pas changé. Les formations ajoutées sont les suivantes, de la plus récente à la plus ancienne :
- calcaires, marnes gréseuses et marnes à nummulites (Oligocène) ;
- grès et calcaire gréseux à nummulites (Oligocène basal) ;
- marno-calcaire (Eocène supérieur) ;
- marnes (Eocène moyen à supérieur) ;
- marno-calcaire (Eocène inférieur à moyen) ;
- argiles gypsifères (Trias).
NB : Bien qu’initialement présentes dans le modèle régional Ezponda, les altérites ainsi que les formations sédimentaires plio-quaternaires n’ont pas été intégrées dans le nouveau modèle géologique dédié aux seules formations du substratum crétacé et paléogène.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 65
3.1.4. Ma ille d e re s titutio n
La modélisation géologique consiste à interpoler des données géologiques « réelles » (i.e. de données d’entrées issues d’une carte géologique, de forages, etc.), afin de proposer une géométrie « calculée » ou fictive dans un espace préalablement défini. Les données « réelles » en entrée doivent correspondre à une (ou plusieurs) interface(s) choisie(s) que l’on souhaite identifier spatialement. Dans les travaux de modélisation, les résultats des calculs d’interpolation sont le plus souvent présentés sous la forme d’une grille, où chaque point d’intersection, de coordonnée X et Y, est affecté d’une valeur Z correspondant à l’altitude de la variable calculée.
Cette grille est disposée le plus souvent sous la forme d’un maillage carré qui constitue la maille de restitution du modèle.
Quatre critères vont être examinés conjointement afin de définir ou d’ajuster la maille de restitution d’un modèle, notamment afin que celui-ci soit en adéquation avec les données dont on dispose et les objectifs du projet. Il s’agit de : 1/ la taille et l’emprise géographique du modèle ; 2/ la densité des données de contraintes physiques du modèle (les données géologiques « réelles », ex : les données de forages) ; 3/ l’usage de l’utilisateur final ; 4/ les capacités de calcul du logiciel utilisé.
Dans le cas du Pays basque, l’emprise à modéliser est d’environ 40 km de linéaire côtier, sur une bande littorale d’environ 2 km, soit un total d’environ 80 km².
a) Maillage proposé pour le modèle des formations superficielles
La base de données déjà codée dont on dispose12 est constituée par 1 157 forages, auxquels ont été ajoutées 51 données ponctuelles issues de relevés effectués sur le terrain, à partir d’affleurements géologiques.
L’objectif final étant de définir une dynamique d’évolution pour des tronçons (ou secteurs) côtiers homogènes, qui peuvent être de taille décamétrique voire hectométrique, l’idéal serait d’obtenir un modèle à la maille d’un mètre, voire éventuellement de 5 m. Toutefois, compte tenu des difficultés au moment du calcul des surfaces par interpolation, avec une telle superficie et pour une maille aussi réduite, dans le logiciel GDM/Multilayer ® , il a été décidé de s’accorder sur la réalisation d’un modèle géologique des formations superficielles à la maille de 10 mètres, restant acceptable pour l’exploitation qui en est faite dans la présente étude.
b) Maillage proposé pour le modèle géologique du substratum
Le programme de travail identifié dans le cadre de la réalisation de ce modèle géologique 3D du substratum consiste en la récupération et à la prolongation vers le nord-est et vers l’ouest du modèle géologique régional Ezponda (Bourbon et Caritg, non publié).
Le maillage d’origine employé pour ce modèle est de 25 mètres ; il a donc naturellement été proposé de réaliser le nouveau modèle étendu sur l’ensemble de la zone d’étude avec une maille résultante équivalente.
Le nouveau modèle géologique du substratum a donc été réalisé à la maille de 25 mètres.
12 Base ayant servi pour la réalisation du modèle géologique des formations superficielles du Pays basque
(Peter-Borie, 2010).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
66 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
3.2. EXTENSION ET CONSOLIDATION DES MODELES GEOLOGIQUES
La production d’un modèle géologique 3D nécessite de disposer de données factuelles (ou « réelles ») sur le sous-sol, qui vont permettre de contraindre les outils géostatistiques utilisés au moment des calculs. A cet effet, les données de la carte géologique, les données structurales ainsi que les bases de données de forages sont assez largement utilisées, car elles permettent de disposer d’informations très précieuses et utiles pour restituer convenablement la géométrie du sous-sol.
Dans le cadre du projet, les travaux de modélisation vont très largement s’appuyer sur des modèles existants. Toutefois, afin de consolider et/ou de procéder à l’extension de ces modèles, des acquisitions complémentaires ont été collectées et intégrées.
3.2.1. Co lle c te d e s d o n n ée s is s u e s d e lo g s d e fora ge s e xis ta n ts n o n b a n c aris é s
Le modèle géologique des formations superficielles doit donc être alimenté par une nouvelle base de données de forages à créer. Cette dernière est construite à partir de celle utilisée dans le cadre de la réalisation du modèle des formations superficielles du Pays basque (Peter-Borie, 2010). Une première étape a consisté à la compléter par les données bancarisées au sein de la BSS (Banque du sous-sol) depuis 2010.
Ensuite, partant du principe qu’un certain nombre de forages ne sont pas nécessairement bancarisés en BSS (les forages géotechniques notamment), dès le stade d’initiation du projet, la réalisation d’une phase de collecte auprès de diverses communes et autres collectivités du Pays basque et du Seignanx a été proposée. Cette seconde étape a pour objectif d’optimiser au maximum l’intégration de nouvelles coupes géologiques du sous-sol, pour améliorer la fiabilité résultante finale du modèle à créer.
Cette phase de collecte a été mise en œuvre au cours de l’année 2022. Toutes les communes littorales concernées par l’étude ont ainsi été contactées : Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart, Ciboure, Guéthary, Ondres, Tarnos, Saint-Jean-de-Luz, Urrugne, Hendaye, ainsi que la Communauté d’Agglomération du Pays basque (CAPB) et le Conseil Départemental des Landes (CD40).
Après divers échanges entre le BRGM et les services compétents ciblés auprès des différentes collectivités citées ci-dessus, des réponses ont été obtenues de la part des communes d’Anglet, Biarritz et Ciboure, ainsi que de la part de la CAPB (108 dossiers) et du CD40 (1 dossier). Une série de dossiers d’études géologiques et géotechniques a ainsi pu être inventoriée, récupérée et cartographiée (Tableau 3 et Illustration 51).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 67
Tableau 3 - Récapitulatifs des dossiers d’études récupérés dans le cadre de la collecte des données
L’examen de ces dossiers et leurs analyses ont permis d’identifier de nombreuses coupes géologiques, issues de forages réalisés dans le secteur d’étude, dont un certain nombre n’avait pas été historiquement inventorié et bancarisé dans la BSS (bien qu’ayant été examinés, la plupart des forages issus des dossiers situés en dehors de la bande côtière des 2 kilomètres n’ont pas été intégrés).
Nbre de dossiers récupérés
12
1
1
CD40 1
TARNOS 1
CAPB 108
ANGLET 37
BIARRITZ 9
BIDART 16
CIBOURE 7
HENDAYE 7
St JEAN DE LUZ 6
URRUGNE 7
SAINT-JEAN-DE-LUZ 13
Collectivités
ANGLET
BIARRITZ
CIBOURE
Commune(s) concernée(s)
Commune(s) concernée(s)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
68 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 51 - Localisation des projets ayant fait l’objet d’études techniques incluant un ou plusieurs sondages et dont les dossiers ont été récupérés dans le cadre de la collecte des données (sur cette carte, il ne s’agit pas de la localisation des forages, mais de celle des projets)
Les données issues des sondages récupérés dans le cadre de cette collecte ont été ajoutées à la base de données de forages pour le modèle (regroupant à la fois ceux qui avaient été utilisés dans le cadre de la réalisation du modèle des formations superficielles en 2010 et les données bancarisées en BSS depuis 2010).
On y distingue 1 475 données de forages, dont les sources dont réparties de la manière suivante :
- 1 157 forages provenant du modèle géologique de 2010,
- 161 forages provenant de la BSS,
- 110 forages provenant de la collecte de données réalisée en 2022,
- 47 forages provenant d’études récentes (BRGM, Cerema, Géolithe).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 69
L’Illustration 52 présente la localisation de l’ensemble de la base de forages résultante après le travail de collecte de nouvelles données.
Illustration 52 - Localisation de l’ensemble des forages utilisés pour la modélisation 3D des formations superficielles, dans le cadre de la présente étude
3.2.2. Ca rte s g é olo g iq u e s d es fo rm a tio n s s u p erfic ielle s e t d u s u b s tra tum
Les données présentes sur une carte géologique fournissent à la fois des informations sur les couches géologiques du substratum et sur les formations superficielles. Le plus souvent de faible épaisseur, ces dernières n’ont toutefois pas toujours systématiquement été cartographiées.
Dans les travaux de modélisation, l’usage des cartes géologiques nécessite une phase de traitement des données qui sont ainsi représentées (regroupement de certaines formations, sélection des formations que l’on souhaite modéliser, etc.).
Dans cette optique, deux cartes géologiques distinctes pour les deux modèles à créer ont été réalisées. Leur emprise a été adaptée aux contraintes liées aux logiciels de modélisation (GDM/Multilayer ® est un logiciel qui permet une certaine liberté quant aux limites géographiques des modèles, alors que GeoModeller ® contraint l’utilisateur à ce que les limites soient parallèles aux axes du système de coordonnées géographiques).
Dans le cas du modèle géologique des formations superficielles, la carte géologique a ainsi été adaptée afin de représenter les couches géologiques de la pile stratigraphique à modéliser (voir chapitre 3.1.3).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
70 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 53 - Carte géologique des formations superficielles
La carte géologique du modèle des formations superficielles dévoile une extension des altérites qui a volontairement été définie sur l’ensemble des zones d’affleurement du substratum. Bien qu’il existe des secteurs où le substratum sain affleure, ce dernier est en effet, la plupart du temps, présent sous une forme plus ou moins altérée en surface. Il est à noter que cette représentation cartographique n’a pas eu d’impact sur la modélisation, car le contour des altérites n’a pas été intégré dans les calculs d’interpolation pour le mur de cette surface.
La carte géologique du modèle du substratum est présenté en Illustration 54.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 71
Illustration 54 - Carte géologique du substratum de la zone d’étude, emprise du modèle géologique 3D du substratum et localisation des données structurales implémentées dans GeoModeller® pour le modèle
3.2.3. No u ve lle s m e s u re s e t le vé s d e te rrain
Contrairement aux formations superficielles, les formations du substratum sont assez peu identifiables et distinguables dans les descriptions de forages proposées. Ainsi, la modélisation en 3D des formations géologiques du substratum crétacé et paléogène s’est largement construite à partir de données de la carte géologique (interfaces des formations affleurantes) et des données structurales de terrain (mesures de pendages, discontinuités, failles, etc.).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
72 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 55 - Planche de photos illustrant la campagne de terrain réalisée en avril 2022, afin de compléter les mesures lithologiques et structurales pour alimenter les modèles (a : discordance Eocène/Pliocène (plage de Marbella) ; b : mesure du pendage (Pointe Saint-Martin) ; c : calcaire gréseux à nummulites (Rocher de la Vierge) ; d : marnes gréseuses du phare de Biarritz)
Dans le cadre de la réalisation du modèle géologique du substratum, les données de modélisation provenant de travaux précédents (Bourbon et Caritg, non publié - programme Ezponda) ont ainsi été reprises. Le modèle avait principalement été construit à partir d’un ensemble de données cartographiques (Karnay et Razin, non publié), de données structurales (Borie, 2008 ; Guillen, 2024) et d’interprétation de coupes géologiques (Razin, 1989 ; Razin, non publié).
Afin de compléter ces données, et dans l’objectif de prolonger ce modèle dans la zone concernée par la présente étude, de nouvelles mesures de terrain ont été relevées, notamment dans les secteurs d’Hendaye et de Biarritz (voir Illustration 55).
Les données structurales utilisées ainsi que les données de la carte géologiques sont présentées en Illustration 54.
a)
b)
c) d)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 73
3.2.4. Id e n tific a tio n d e b a s e s c o m p lém e n taire s e xis ta n te s e xplo ita b le s
Des études menées au début des années 2000 ont conduit à mieux définir et mieux caractériser les différents contextes géomorphologiques sur tout le littoral rocheux de la côte basque (Genna et al., 2004 ; Aubié et al., 2005). Différents tronçons ont ainsi pu être définis en proposant de leur attribuer des caractéristiques géologiques, géomorphologiques et structurales, qui leurs soient propres (Nédellec et al. 2005).
Dans le cadre de cette étude menée par Nédellec et al. (2005), des observations, levés de coupes et mesures de terrain au droit des falaises et depuis l’estran, ont alors été menés de manière exhaustive sur l’ensemble de la côte. Lorsqu’elles ont été reportées, ces données ont été considérées comme utilisables au même titre qu’une information cartographique ou un log de forage. Il s’agit notamment de l’épaisseur des altérites, puisque cela a été défini de manière assez précise pour chacun de ces tronçons.
L’Illustration 56 présente, de manière générale, la localisation des 100 tronçons homogènes qui ont été définis selon des critères physiques, avec notamment ceux décrits ci-dessus. L’Illustration 57 expose un extrait de fiche synthétique des relevés de terrain effectués en 2005 (Nédellec et al., 2005).
Illustration 56 - Tronçons de l’étude de Nédellec et al. (2005 - BRGM/RP-52783-FR), avec identification des valeurs d’épaisseurs affectéesExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
74 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 57 - Présentation des fiches d’identification géomorphologique (exemple de la fiche 63 ; Nédellec et al., 2005)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 75
3.3. MODELISATION GEOLOGIQUE, RESULTATS ET EXPLOITATION
3.3.1. Mo d é lis a tio n g é olo g iqu e e t a p p ro c h e g é os ta tis tiq u e
Dans le cadre de la présente étude, la modélisation est réalisée à partir d’une approche géostatistique de la cote d’altitude des différentes surfaces à modéliser, qui limitent les formations géologiques retenues pour le(s) modèle(s).
Cette modélisation est effectuée par krigeage à l’aide du logiciel GDM/Multilayer ® pour le modèle des formations géologiques superficielles, et du logiciel GeoModeller ® pour celui des formations géologiques du substratum.
Le krigeage est, en géostatistique, la méthode d'estimation linéaire garantissant le minimum de variance et donc de dispersion des valeurs d’une variable aléatoire que l’on calcule. C’est un processus qui comprend l’analyse statistique exploratoire des données connues d’une variable, la modélisation des variogrammes13, la création de la surface et éventuellement l’exploration de la surface de variance. Il réalise ainsi l'interpolation spatiale d'une variable régionalisée, par un calcul utilisant l'interprétation et la modélisation du variogramme expérimental.
Plus précisément, la méthode d’interpolation employée pour la modélisation dans les deux modèles réalisés ici est le krigeage avec variogramme linéaire sans dérive, qui constitue un bon compromis et qui présente les propriétés de passer par les points de données et de tenir compte de la densité des données.
La superposition des différentes surfaces ainsi modélisées permettra de créer les deux modèles géologiques. Toutefois, chacune des surfaces pourra être exploitée indépendamment les unes des autres si nécessaire.
3.3.2. Mo d è le g é o lo giq u e d e s fo rm a tio n s s u p erfic ielle s
a) Résultats et exploitation
Pour le modèle des formations superficielles, la modélisation géostatistique est réalisée à partir de l’interprétation de 1 599 données géologiques, géoréférencées dans le système géodésique WGS84 associé au système de projection Lambert 93, et dont l’altitude des têtes est exprimée relativement au zéro NGF (Nivellement général de la France), correspondant à :
- 1 462 forages qui proviennent en grande partie de la BSS (BRGM) et des données collectées dans le cadre de ce projet (voir chapitre 3.2) ;
- 137 observations de terrain qui proviennent des données du modèle préexistant (Peter-Borie, 2010), des nouvelles données d’observations effectuées dans le cadre de la présente étude, ainsi que des données récupérées dans les bases existantes et exploitables.
Chacune de ces données a été codée, afin d’être implémentée dans le logiciel GDM/Multilayer ®.
13 Le variogramme est défini comme étant la variance de la différence entre deux variables à deux
localisations. La variogramme augmente généralement avec la distance et est décrit par les paramètres de pépite, de palier et de portée (source : dictionnaire SIG - ESRI support).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Après la phase d’interpolation des surfaces par krigeage, à partir des données codées, les surfaces correspondantes peuvent être exploitées. La représentation cartographique du modèle peut être affichée sous différentes formes, avec :
- soit les surfaces interpolées dans le logiciel : on obtient alors des cartes en isohypses du toit ou du mur de chacune de ces surfaces (voir Illustration 59) ;
- ou les épaisseurs des formations modélisées par « remplissage » de l’espace entre le toit et le mur des formations à considérer (choisie par le modélisateur, via le logiciel) : on obtient alors des cartes en isopaches (voir Illustration 58, Illustration 60, Illustration 61, Illustration 62).
Illustration 58 - Carte en isopaches des altérites (ALTE)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 77
Illustration 59 - Carte en isohypse du toit du substratum (SUB)
Illustration 60 - Carte en isopaches des formations alluvionnaires anciennes et plio-quaternaires (ALLU)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
78 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 61 - Carte en isopaches des alluvions récentes et des sables littoraux actuels (ACTU)
Illustration 62 - Carte en isopaches des formations dunaires (DUNE)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 79
Diverses autres représentations peuvent également être extraites du modèle, afin d’être exploitées : coupes verticales dans le modèle, droites ou brisées (voir Illustration 63), ou des blocs diagrammes pour une visualisation en perspective 3D (voir Illustration 65).
Illustration 63 - Exemple d’une coupe verticale dans le modèle, située dans le secteur de Guéthary, illustrant le front d’altération du flysch
Une série de 93 coupes a été extraite du modèle afin de pouvoir disposer des géométries résultantes à grande échelle : 92 coupes sériées, ainsi qu’une coupe le long du trait de côte (voir Illustration 64).
Illustration 64 - Carte de localisation de 92 coupes géologique, extraites du modèle géologique des formations superficielles
Nord-ouest Sud-estExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
80 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 65 - Aperçu du modèle géologique 3D des formations superficielles (nord : flèche blanche)
b) Erreurs et cartes de précision des variables du modèle des formations superficielles
Il est important de rappeler que les cartes, coupes ou toutes autres représentations des variables d’un modèle, obtenues à partir de données interpolées par méthodes géostatistiques, correspondent à une estimation de la réalité. En dehors des points de contrainte -ou valeurs exactes- issus des données physiques réelles, implémentées dans l’outil de modélisation, les valeurs calculées pour l’interpolation des surfaces du modèle géologique des formations superficielles du Pays basque et du Seignanx correspondent à des estimations. L’incertitude (ou plutôt la précision) issue de l’interpolation géostatistique de données dans un modèle géologique peut être estimée. Toutefois, à cette incertitude peut s’ajouter celle des données d’entrée (points de contraintes) qui sont également susceptibles de contenir des erreurs (ex : au moment du levé géologique du forage, lors de l’interprétation ou du codage des données, etc.). Seul un examen de la précision des résultats obtenus, dans le cadre de l’interpolation géostatistique, est présenté ci-après.
Plusieurs outils sont disponibles pour pouvoir étudier la précision d’un modèle et ainsi en examiner les incertitudes. La validation croisée en est un qui consiste à effectuer une estimation de la valeur d’une variable en chaque point (x, y) de donnée où la variable est connue, à partir des autres points de données où cette variable est connue. Pour cela, chaque point (x, y) est enlevé des données de façon temporaire, au moment de son estimation, à partir des autres points. Le résultat de cette validation croisée peut ainsi être examiné afin de vérifier les écarts entre la valeur calculée (ou estimée) et la valeur réelle. Le résultat est de bonne qualité lorsque l’estimation est au plus proche de la valeur vraie et que les erreurs ainsi estimées sont proches de 0.
DUNE
ACT U
ALLU
ALTE
SUB
EROD
EROD
EROD
Dunes holocènes
Alluvions act et sables litto
Alluvions anciennes
Altérites
Substratum
Form ation T ype Surf. DescriptionExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 81
L’histogramme suivant présente les différentes valeurs de l’erreur brute, calculée par validation croisée de la variable correspondant à la base de la formation superficielle des altérites (Illustration 66).
Illustration 66 - Histogramme de l’erreur brute de l’interface correspondant à la base des altérites (base exacte de la formation codée ALTE)
Les résultats de la validation croisée sont à considérer avec prudence, car cette méthode ne porte en effet que sur les points qui ont servi à construire le modèle. Selon la configuration de l’échantillonnage, elle ne permet pas nécessairement d’apprécier l’adéquation du modèle géostatistique dans toute la gamme des distances considérées.
Cette méthode permet toutefois d’identifier la présence d’erreurs brutes pouvant être supérieures à 10 m. Ces erreurs sont notamment dues au choix d’un domaine de modélisation allant au-delà des zones à enjeux où les efforts de modélisation se sont focalisés. Cette particularité introduit un biais en dehors des zones à enjeux, notamment en raison de :
- une densité plus importante de données de forages à proximité du trait de côte ;
- une densité plus faible de données, à mesure que l’on s’éloigne de celui-ci.
Sans pouvoir être considérée comme une carte d’incertitude du modèle, mais plutôt comme une carte de précision, la représentation de la variance de l’erreur de krigeage (ou variance de krigeage) pour chaque maille apparaît également comme un outil de contrôle pour les surfaces estimées. Sur ces cartes, plus les valeurs apparaissent élevées et moins l’interpolation est à considérer comme précise.
NB : Si la carte de variance de krigeage (ou de sa racine carrée, l’écart-type de krigeage) nous renseigne sur la précision de l’estimation, elle ne peut être assimilée à une carte d’incertitude. Aussi faut-il veiller à ne pas en faire une interprétation trop hâtive (d’après INERIS, 2003).
Des cartes représentant ces valeurs sont proposées en Illustration 67 et en Illustration 68.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
82 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 67 - Carte de représentation de la variance de krigeage pour les variables interpolées « Mur ALTE » et « Mur ALLU »
Illustration 68 - Carte de représentation de la variance de krigeage pour la variable interpolée « Mur ACTU » et la variable calculée « Epaisseur DUNE »
Les cartes obtenues permettent de distinguer des zones où les estimations calculées pour les variables modélisées apparaissent plus dispersées, avec notamment un effet de bordure qui est assez bien marqué en limite du modèle, et en dehors de la zone littorale.
De plus, il est à noter que toutes les variables ne sont pas identifiées au droit de chaque forage (si l’interface géologique n’a pas été rencontrée), et que les zones d’imprécision marquent la plus faible densité de points de données pour lesquels la variable considérée est connue. Une amélioration de la précision de ce modèle des formations superficielles du Pays basque semble possible, soit par l’utilisation d’une méthode d’interpolation plus ajustée (afin d’améliorer l’erreur de krigeage des variables estimées) et/ou par l’intégration de plus de données (de forages notamment, etc.).
3.3.3. Mo d è le g é o lo giq u e d u s u b s tra tum
Les travaux concernant la modélisation géologique du substratum s’inspirent du modèle géologique régional, qui a été réalisé dans le cadre du programme Ezponda (Guillen, 2024 ; Bourbon et Caritg, non publié). Lors de sa construction, ce modèle régional s’est très largementExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 83
appuyé sur des travaux réalisés dans les années 2000, pour la révision de la carte géologique de Bayonne (Karnay et Razin, non publié ; Peter-Borie, 2008).
Afin d’enrichir les informations issues de la carte géologique, certaines données structurales avaient également été implémentées dans le logiciel GeoModeller ® pour le modèle régional Ezponda. Celles-ci sont issues à la fois des mesures réalisées sur le terrain, identifiées dans la thèse de Razin (1989), mais elles proviennent également de géométries interprétées par Razin (non publié) au droit de grandes coupes régionales (Illustration 69).
Illustration 69 - Exemple de coupes interprétées par Razin (non publié), et utilisées dans la modélisation pour le modèle géologique régional Ezponda (Bourbon et Caritg, non publié)
Pour réaliser le nouveau modèle géologique du substratum élargi, la carte géologique initialement créée pour le modèle régional Ezponda a dû être complétée, notamment vers le nord-est au-delà de la commune de Bidart (Illustration 54). Ces données provenant de la carte géologique, ainsi que les nouvelles données structurales (contacts, pendages, failles, etc.) mesurées lors de la campagne d’avril 2022 (voir § 3.2) ont également été ajoutées dans le logiciel GeoModeller ®.
La pile stratigraphique a ainsi dû être complétée, afin d’intégrer les dépôts du Tertiaire qui affleurent à partir d’Erretegia, au-delà de la limite du modèle régional Ezponda. Un aperçu de l’ensemble de ces données est présenté en Illustration 70.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
84 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 70 - Carte de présentation des données géologiques et structurales superficielles ayant servi à construire le nouveau modèle du substratum du Pays basque
(Des données géologiques et d’orientations structurales en sections verticales issues de coupes interprétées sont également existantes, mais elles ne sont pas visibles ici).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 85
Des aperçus des résultats fournis par le modèle sont présentés en Illustration 71, par l’intermédiaire de coupes géologiques pouvant être extraites puis exploitées.
Illustration 71 - Exemple de coupes géologiques dans le modèle 3D du substratum du Pays basque
Un autre exemple de document graphique pouvant également être exploité à partir du modèle est présenté en Illustration 72 : c’est un export sous forme de carte en isohypse, avec l’exemple du toit de la formation des marnes de Bidart. Sur cette carte, on observe une bonne concordance du pendage modélisé pour cette interface, qui est bien marqué au niveau du secteur situé au nord de la plage du centre à Bidart. Le pendage a tendance à être plus faible en direction d’Erretegia, ce qui est bien représenté dans le modèle.
La possibilité de spécifier et de différencier les pendages dans l’ensemble de la zone modélisée est une opportunité pour l’étude quantitative de phénomène d’érosion, car ce paramètre est un marqueur géomorphologique très important pour caractériser les différentes typologies du littoral basque (Genna et al., 2003 ; Aubié et al., 2005). Il est à noter que les pendages peuvent varier de manière assez importante aussi bien latéralement que perpendiculairement à la côte.
Il faut toutefois garder à l’esprit que le modèle du substratum propose une géométrie à la maille de 25 mètres et ne permet donc pas de différencier et cibler les variations de pendages localisées.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 72 - Aperçu cartographique de résultats obtenus avec le modèle géologique du substratum : carte en isohypse du toit de la formation des marnes de Bidart
Par ailleurs, toujours sur la carte en isohypse du toit de la formation des marnes de Bidart, on remarque que le chevauchement d’Ilbarritz, marqué sur le littoral par la présence des affleurements d’argiles gypsifères du Trias, perturbe assez notablement la surface modélisée. On note ainsi une interpolation qui semble plus perturbée et hasardeuse dans ce secteur, notamment à partir du platier et vers le large, où on observe une remontée « artificielle » et notable du toit de cette formation.
L’absence ou la faible quantité de contraintes géologiques pour la construction du modèle ne permet pas d’obtenir des résultats satisfaisants au-delà de la frange littorale, ce qui est malheureusement le cas pour une grande partie du domaine modélisé (qui est caractérisé par une zone rectangulaire tel que cela est techniquement imposé par le logiciel, voir chapitre 3.1.2 et Illustration 48). Le bloc diagramme présenté en Illustration 73 présente approximativement la zone modélisée, qui doit être considérée comme fiable : elle se limite à la zone du modèle préexistant régional Ezponda et à son prolongement situé au nord-est, et se concentre autour de la zone la plus dense en informations et située autour du trait de côte.
La finalité de ce modèle étant de produire une géométrie sur le linéaire côtier, ce constat n’est pas de nature à en limiter l’exploitation potentielle pour la définition des projections du trait de côte.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 87
Illustration 73 - Bloc diagramme représentant en 3D les couches modélisées dans le modèle du substratum du Pays basque et identification des zones peu contraintes
Modèle EZPONDA
Trait de côte
(approximatif)
Zone où le
modèle n’est pas
bien contraintExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 89
4. Etablissement de scénarios de projection
du trait de côte
4.1. RECOMMANDATIONS NATIONALES
Les dispositions relatives au trait de côte de la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite loi « Climat et résilience », incitent les collectivités territoriales à adapter leur politique d’aménagement et mettent à leur disposition de nouveaux outils. Les collectivités territoriales sont incitées à élaborer des cartes d’exposition au recul du trait de côte. Cette cartographie locale doit permettre d’identifier les zones exposées au recul du trait de côte et de projeter ce recul aux horizons de 30 et 100 ans. Pour ce faire, le BRGM et le Cerema ont produit un document national de recommandations relatives à l’élaboration de cette cartographie des zones exposées au recul du trait de côte, à moyen et long termes (Collectif BRGM/Cerema, 2022). Ce document propose des repères méthodologiques pour chaque étape menant à la réalisation de ces cartographies : la connaissance du fonctionnement et de la dynamique d’évolution du littoral, la considération des ouvrages côtiers, la prise en compte du changement climatique et des incertitudes. Pour chacune de ces étapes, des méthodes sont proposées pour bâtir in fine deux scénarios de cartographies des zones exposées au recul du trait de côte, dits « médian » et « sécuritaire » (Illustration 74).
Illustration 74 - Principaux éléments à prendre en compte pour bâtir des scénarios de projection du trait de côte (Collectif BRGM/Cerema, 2022)
Ce cadre générique ne présente pas de valeur prescriptive, et il peut être adapté aux contextes locaux. Dans le cadre de la présente étude, certains choix méthodologiques ont été opérés, notamment concernant la côte basque, en concertation avec le Comité de pilotage de l’étude. En effet, les travaux de recherche et opérationnels, menés sur la côte basque depuis plus de vingt ans, offrent aujourd’hui un niveau de connaissances ayant permis de proposer une méthode spécifique pour les secteurs à falaises et versants rocheux.
Les méthodes mises en œuvre pour les territoires du Seignanx et du Pays basque diffèrent selon les environnements littoraux en présence. Elles sont donc exposées dans des parties distinctes au cours des prochains chapitres.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
90 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
4.2. APPLICATION AUX CONTEXTES GEOMORPHOLOGIQUES DU SEIGNANX ET DU PAYS BASQUE
Devant la diversité des environnements côtiers présents le long du linéaire d’étude, des processus et des phénomènes conduisant au recul du trait de côte qui s’y exercent, et des méthodes envisageables pour les retranscrire, ce chapitre propose une description synthétique des méthodes mises en œuvre dans cette étude. Elles seront plus largement détaillées et explicitées dans le chapitre 5.
4.2.1. Ap p lic a tio n a u x c o rd o ns d u n a ire s d u S e ig n a nx e t d ’An g let
Les recommandations nationales (Illustration 74) peuvent directement s’appliquer pour les cordons dunaires d’Ondres, de Tarnos et d’Anglet.
En concertation avec le Comité de pilotage de l’étude, le trait de côte de référence utilisé est celui de l’année 2020, le plus récent levé disponible au démarrage de l’étude. Il s’agit du trait de côte à partir duquel les projections des traits de côte futurs sont réalisées. Les échéances de projection de la position du trait de côte à +30 ans et +100 ans sont donc 2050 et 2120.
Une analyse diachronique sur un échantillon de traits de côte historiques a été produite pour définir des tronçons homogènes du point de vue de la dynamique d’évolution, et des vitesses moyennes de reculs par an (Tx) associées, qui diffèrent entre le scénario médian et le scénario sécuritaire. L’échantillon de traits de côte disponibles, correspondant au pied de dune ou à des pieds d’ouvrage (à Anglet), couvre la période 1950 - 2021, bien que les couvertures spatiale et temporelle varient selon les secteurs.
Des données d’observation ont permis de déterminer une valeur de recul maximal pour un évènement majeur (Lmax), sans distinction entre le scénario médian et le scénario sécuritaire. Les modélisations climatiques actuelles à propos des régimes des états de mer futurs indiquent une tendance légère à la baisse des hauteurs significatives des vagues et du nombre d’évènements extrêmes dans l’Atlantique Nord (Charles et al., 2012 ; Morim et al., 2019 ; Meucci et al., 2020 ; Morim et al., 2021). Il n’a donc pas été proposé de valeurs distinctes de recul lié à un évènement majeur Lmax pour les différentes échéances.
Les hypothèses de pérennité de chaque ouvrage de protection et des actions de gestion de sédiments littoraux, influençant l’évolution du littoral, sont étudiées au cas par cas pour le scénario médian. Les ouvrages sont considérés non pérennes dans le scénario sécuritaire. Seules les digues de l’Adour ont été considérées pérennes, quels que soient les scénarios, parce que ces dernières sont structurantes pour l’accès au port de Bayonne.
La prise en compte du changement climatique est réalisée en considérant l’élévation du niveau marin comme conséquence la plus impactée et impactante vis-à-vis de l’aléa ″recul du trait de côte″ (Le Cozannet et al., 2017). Les scénarios de référence d’élévation du niveau marin nationaux (Le Cozannet et al., 2024), pour le site de Socoa, ont été utilisés, selon deux trajectoires de réchauffement : le premier considérant une augmentation moyenne de la température mondiale de +3°C (soit +4°C en France métropolitaine), et le second, une augmentation moyenne de +5°C, entraînant un effondrement des calottes glaciaires. Ces valeurs et scénarios sont en effet les plus actuels et disponibles, calculés à partir des modélisations climatiques classiquement utilisées à l’échelle mondiale et déclinées régionalement, notamment dans les travaux les plus récents du GIEC. Aux élévations du niveau marin ont été ajoutés les mouvements verticaux du sol, mesurés sur le même site de Socoa (Illustration 5). En définitive, les valeurs correspondantes à ces scénarios d’élévation du niveau marin et de subsidence ontExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 91
été traduites en reculs du trait de côte à l’aide de la règle de Bruun (1962), pour chacun des scénarios de projection médian et sécuritaire, et pour chaque secteur d’évolution homogène.
Ces paramètres et méthodes étant définis, les distances depuis le trait de côte de référence de 2020 jusqu’aux échéances 2050 et 2120 ont été calculées sur la base de la formule :
𝑳𝑳𝑳𝑳 = 𝒏𝒏. 𝑻𝑻𝑻𝑻 + 𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑻𝑻 + 𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳
où :
Lr est la distance du trait de côte en mètres par rapport au trait de côte de référence de 2020 ;
n est le nombre d’années entre le trait de côte de référence de 2020 et l’échéance de projection (2050 ou 2120) ;
Tx est la vitesse moyenne annuelle d’évolution en mètres par an ;
Lmax est la distance de recul lié à un évènement majeur en mètres ;
Lcc est la distance de recul imputable à l’élévation du niveau marin, déduite à l’aide de la règle de Bruun, pour chacune des échéances de projection, en mètres.
La cartographie des traits de côte prospectifs est réalisée sous logiciel de Système d’Information Géographique (SIG) en reportant la distance totale Lr par rapport au trait de côte de référence.
Enfin, les incertitudes ont été identifiées à chacune des étapes de construction des scénarios de projection, permettant une bonne appropriation de l’exercice et de ses limites. Ces incertitudes reposent essentiellement sur les hypothèses prises dans les scénarios médian et sécuritaire, en concertation avec le maître d’ouvrage, et ne remettent pas en cause le travail réalisé. La propagation ensuite des incertitudes jusqu’au résultat final n’a pas pu s’appuyer sur une approche probabiliste, du fait de l’absence d’informations suffisantes pour établir les lois de probabilité. Il est proposé de considérer les incertitudes comme l’espace compris entre le scénario médian et le scénario sécuritaire, pour chaque échéance.
Le Tableau 4 synthétise ces différentes étapes conduisant à la cartographie des projections du trait de côte aux échéances + 30 ans et +100 ans.
Projections :
principaux éléments Méthode Paramètres
Scénario
médian
Scénario
sécuritaire
Evolution chronique
Analyse diachronique et
segmentation en
tronçons homogènes
Vitesse d’évolution
moyenne annuelle Tx Tx moyen Tx marge haute
Reculs majeurs
évènementiels Observations de terrain Recul Lmax Lmax
Ouvrages de
protection et
actions de gestion
des sédiments
Inventaire et identification
de critères pour définir
une hypothèse de
pérennité
BDD de l’OCNA,
actualisation par
échanges avec les
autorités compétentes
Au cas par cas
Non pérennes,
sauf les digues de
l’Adour
Changement
climatique +
Mouvements
verticaux du sol
Règle de Bruun
Projections d’élévation
du niveau de la mer, et
taux de subsidence
historique mesuré à
Socoa
Lcc calculé à
partir de la
Trajectoire +3°C
à 2100 / 83 ème
percentile
Lcc calculé à
partir de la
Trajectoire + 5°C-
MICI à 2100 /
83 ème percentile
Projection
cartographique Cartographie sous SIG
Report de la valeur Lr à
partir du TDC de
référence
Tableau 4 - Principales étapes de construction des scénarios de projections du trait de côte appliquées aux littoraux du Seignanx et d’Anglet
Identification des incertitudesExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
92 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
4.2.2. Ap p lic a tio n a u litto ral ro c h e u x d u P a ys b a s q ue
Les réflexions en cours au niveau national, et dans lesquelles le BRGM est impliqué, apportent des éléments de méthode pour caractériser l’aléa ″recul du trait de côte″ appliqué au contexte d’escarpement rocheux (Levy et al., à paraître). Il a donc été proposé de s’en rapprocher pour proposer une méthode adaptée au littoral rocheux de la côte basque. L’objectif de cette méthode est de mieux restituer la cinétique d’évolution, sous la forme de cycles d’érosion, des falaises et versants rocheux. Concrètement, il s’agit de bâtir des scénarios de référence, pour lesquels un aléa de recul de référence (probabilité d’occurrence, intensité) de la tête d’escarpement est défini, pour une période de référence donnée.
Ces éléments de méthode conduisent donc à ne pas tenir compte d’une vitesse d’évolution moyenne annuelle, mais à se focaliser sur la notion de cycle d’érosion et du recul de la tête d’escarpement associé. Dans la suite du rapport, ce recul évènementiel appliqué aux escarpements rocheux sera appelé « recul unitaire » et « Ru ». Sur la base des connaissances disponibles (Nédellec, 2005 ; Garnier et Millescamps, 2014a et 2014b), des reculs unitaires ont été attribués pour chaque tronçon d’évolution homogène. Ces reculs intègrent ensuite les connaissances établies par le modèle géologique côtier, réalisé dans la présente étude (chapitre 3). Ces étapes conduisent à définir des valeurs de reculs cumulés de période de retour de l’ordre de 30 ans. Des hypothèses de propagation de reculs cumulés, pour les périodes prospectives de 2050 et 2120, ont alors été émises.
Illustration 75 - Schéma conceptuel d’une falaise affectée par un évènement de recul unitaire et hypothèse de propagation à différentes échéances (La probabilité et l’intensité de recul sont considérées identiques le long d’un secteur d’évolution homogène) (adapté de Lévy et al., à paraître)
Plus précisément, dans la SLGRL de la CAPB, les reculs unitaires Ru susceptibles d’affecter chaque tronçon homogène sont de 5 ou de 10 mètres, avec une période de référence estimée de l’ordre de 10 ans. L’hypothèse que ces reculs unitaires se produisent sur une période de 30 ans apparaît, en l’état des connaissances, plus réaliste, moyennant l’intégration plus détaillée du contexte géologique et géomorphologique en présence. L’hypothèse est faite qu’à la suite d’un recul unitaire, un recul supplémentaire de la tête de versant s’effectue de manière à retrouver une pente d’équilibre, notamment en présence de formations superficielles meubles. Ainsi, l’intensité de ce recul cumulé Rc30 correspond à celle d’un recul unitaire Ru 30, auquel s’ajoute un potentiel recul proportionnel au Ru30, selon l’épaisseur des formations superficielles, et du scénario médian ou sécuritaire considéré.
A l’instar du travail mené sur les cordons dunaires, l’hypothèse de pérennité de chaque ouvrage de protection et des actions de gestion de sédiments littoraux, influençant l’évolution du littoral,
Ru t1
Echéance t 1
Ru t 2
Echéance t 2
Tête d’escarpement =
trait de côteExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 93
est étudiée au cas par cas pour le scénario médian. Les ouvrages sont considérés non pérennes dans le scénario sécuritaire. Seules les digues de Saint-Jean-de-Luz (digues de Socoa, de l’Artha et de Sainte-Barbe) et de Sokoburu ont été considérées pérennes, quels que soient les scénarios, les digues étant structurantes pour les infrastructures qu’elles abritent. Toutes les hypothèses de pérennité, aux deux échéances et pour les deux scénarios, s’appuient sur un socle d’informations afin de les objectiver autant que possible, en concertation avec le maître d’ouvrage de l’étude.
La revue bibliographique a démontré que plusieurs agents dynamiques impliqués dans les processus de démantèlement des falaises (par définition, littorales) vont être modifiés comparativement à ceux historiques par le changement climatique. Pour l’essentiel, il s’agit des précipitations, des températures, des niveaux piézométriques des nappes dans les formations aquifères, et de l’élévation du niveau marin et les mouvements verticaux du sol. Par ailleurs, ces évolutions des conditions environnementales auront un impact variable en fonction des formations géologiques constitutives des falaises. Caractériser l’impact du changement climatique sur les falaises est par conséquent complexe ; la revue bibliographique (Annexe 2) n’ayant pas révélé de méthode opérationnelle pour quantifier ses effets sur la cinétique de recul de la tête d’escarpement. En définitive, la prise en compte du changement climatique est proposée au travers de l’application de reculs unitaires supplémentaires, suivant le scénario médian ou sécuritaire, et l’échéance de projection.
Enfin, les incertitudes ont été identifiées à chacune des étapes de construction des scénarios de projection, permettant une bonne appropriation du travail mené et de ses limites. Ces incertitudes reposent essentiellement sur les hypothèses prises dans les scénarios médian et sécuritaire, en concertation avec le maître d’ouvrage, et ne remettent pas en cause les projections obtenues. A l’instar de la méthode appliquée aux cordons dunaires, les traits de côte prospectifs, associés aux scénarios, peuvent être considérés comme les contours d’un espace des positions possibles des traits de côte futurs, aux deux échéances.
Projections :
principaux éléments Méthode Paramètres
Scénario
médian
Scénario
sécuritaire
Evolution chronique
Recul unitaire Ru
(ou reculs
évènementiels) et
Recul cumulé Rc
Observations de
terrain, modèle
géologique et
bibliographie.
Détermination de
tronçons d’évolution
homogènes
Reculs Ru et Rc
Ru30 : intensité de 5 ou 10 m pour
une période de retour de l’ordre de
30 ans
Rc 30 : intensité du recul pour une
période de retour de l’ordre de 30
ans, intégrant une intensité de recul
supplémentaire selon les variations
d’épaisseur des formations
superficielles
Recul Rc 30 =
Ru 30 + n.Ru 30
n : coefficients
appliqués selon
les classes
d’épaisseur des
formations
superficielles
Recul Rc 30 =
Ru 30 + m.Ru 30
m : coefficients
appliqués selon
les classes
d’épaisseur des
formations
superficielles
Ouvrages de
protection et
actions de gestion
des sédiments
Inventaire et
identification de
critères pour définir
une hypothèse de
pérennité
BDD de l’OCNA, actualisation
par échanges avec les autorités
compétentes
Au cas par cas
Non pérennes,
sauf les digues
de Saint-Jean-
de-Luz et de
Sokoburu
Changement
climatique Forfaitaire
Application variable de reculs
unitaires supplémentaires selon
les scénarios et échéances
2050 : 0 x Ru30
2120 : 1 x Ru30
2050 : 1 x Ru30
2120 : 2 x Ru30
Projection
cartographique
Cartographie sous
SIG
Report de la distance de recul à
partir du TDC de référence
Tableau 5 - Principales étapes de construction des scénarios de projections du trait de côte appliquées au littoral rocheux du Pays basque
Identification des incertitudesExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
94 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
4.2.3. Ap p lic a tio n a u x pla g e s d e p o c h e d u littora l b as q u e
Les plages de poche (ou de fond de baie) du littoral basque sont : la Grande Plage de Biarritz, Milady-Ilbarritz et Erromardie (dont la dynamique d’évolution naturelle est contrainte par un arrière-pays essentiellement rocheux), l’Uhabia, la baie de Saint-Jean-de-Luz, et la Grande Plage d’Hendaye (dont la dynamique d’évolution naturelle s’apparente à celle d’une côte basse).
Chacune de ces plages de poche présente des contextes très contraints, en termes de géomorphologie, d’ouvrages et d’actions de gestion de sédiments, d’urbanisation et d’exposition à la submersion marine et aux inondations fluviales. Le Tableau 6 offre un visuel de ces entités, et un profil altimétrique perpendiculaire au trait de côte. Ces contraintes naturelles et anthropiques gouvernent les évolutions de ces plages, et rendent très difficile la quantification du recul du trait de côte. Une approche spécifique a donc été mise en œuvre ; possibilité mentionnée dans le document de recommandations (Collectif BRGM/Cerema, 2022). Les ouvrages et les actions de gestion de sédiments, et/ou l’urbanisation, gouvernent la dynamique d’évolution des plages de poche du Pays basque depuis plusieurs décennies, à l’exception des secteurs peu ou pas protégés (Erromardie est et Uhabia).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 95
Plage de
poche Visuel sur fond photographique (©IGN)
Profil altimétrique (trait bleu sur
l’orthophotographie)
Grande Plage de Biarritz
Milady - Ilbarritz (Biarritz-Bidart)
Erromardie ouest (Saint-Jean-de-Luz)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
96 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Uhabia (Bidart)
Saint-Jean-de-Luz
Plage d’
Hendaye
Tableau 6 - Plages de poche du Pays basque : vue orthophotographique et profil altimétrique caractéristique (www.géoportail.fr)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 97
La méthode proposée (Tableau 7) s’appuie par conséquent sur la connaissance historique, extraite de la SLGRL portée par la CAPB, et des hypothèses fortes de travail sur les évolutions, notamment d’un contrôle total des dynamiques futures par les ouvrages et actions de gestion des sédiments, dans le scénario médian. Le scénario sécuritaire envisage le recul du trait de côte en s’appuyant sur la méthode mise en œuvre dans la SLGRL. Cette dernière n’envisageait pas de recul évènementiel et d’impact lié au changement climatique.
Projections :
principaux éléments Méthode Paramètres
Scénario
médian
Scénario
sécuritaire
Evolution chronique Analyse diachronique ou dire d’expert Tx
Stabilité dans
les zones
protégées, recul
ailleurs
Recul (Tx de la
SLGRL, dire
d’expert) partout
Reculs évènementiels
Ouvrages de
protection et actions
de gestion des
sédiments
Inventaire et
identification de
critères pour définir
une hypothèse de
pérennité
BDD de l’OCNA,
actualisation par
échanges avec les
autorités compétentes
Au cas par cas
Non pérennes, sauf
les digues de Saint-
Jean-de-Luz et de
Sokoburu
Changement
climatique
Projection
cartographique
Cartographie sous
SIG
Report de la distance
de recul à partir du
TDC de référence
Projection ou
dire d’expert
Projection ou dire
d’expert
Tableau 7 - Principales étapes de construction des scénarios de projections du trait de côte appliquées aux plages de poche du Pays basque
Identification des incertitudesExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 99
5. Caractérisation de l’exposition du littoral du
Seignanx et du Pays basque au recul du trait de côte
5.1. SCENARIOS DE PROJECTION DU TRAIT DE COTE AU DROIT DES CORDONS DUNAIRES DU SEIGNANX ET D’ANGLET
5.1.1. Traits d e c ôte d e réfé ren c e e t h is to riq u e s
L’utilisation du terme « trait de côte » est très commune et généralisée dans les études relatives au littoral. La notion de trait de côte est en effet utile dans plusieurs catégories d’étude : prescriptives (Plan de Prévention des Risques Littoraux, par exemple), prospectives et opérationnelles (aménagement du territoire), comme scientifiques, cherchant à caractériser les évolutions spatio-temporelles du littoral. Bien que la position du trait de côte et l’analyse de ses évolutions au cours du temps ne permettent pas de caractériser la dynamique côtière dans toute sa diversité et sa complexité, il n’en est pas moins un marqueur indispensable pour identifier les tendances d’évolution du littoral. Le trait de côte permet simplement et efficacement de délimiter les secteurs en érosion (où le trait de côte recule), stables, ou en accrétion (où le trait de côte avance).
En concertation avec le Comité de pilotage de l’étude, le trait de côte de référence utilisé est celui de l’année 2020, le plus récent disponible au démarrage de l’étude. Il s’agit du trait de côte à partir duquel les projections des traits de côte futurs sont réalisées.
A notre connaissance, il n’existe pas de données acquises localement, traduisant l’évolution du littoral des cordons dunaires du secteur d’étude, exploitables pour quantifier son évolution, autres que celles créées par l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine (OCNA).
Au droit d’un cordon dunaire naturel, tel que celui d’Ondres et de Tarnos, ou historiquement à Anglet (avant les années 1970), le descripteur du trait de côte le plus pertinent pour étudier son évolution est le pied de dune (Bernon et al., 2022). La construction d’ouvrages sur le littoral d’Anglet, dans les années 1970, ne permet plus de situer correctement le pied du cordon dunaire, ces ouvrages venant progressivement se substituer à cette morphologie naturelle. Ainsi, le descripteur du trait de côte, relevé après les années 1970, correspond au pied des ouvrages longitudinaux.
Ces traits de côte ont été digitalisés dans le cadre de l’OCNA et constituent un jeu de données de 14 traits de côte, couvrant la période 1998-2021. Les métadonnées de ces objets géographiques renseignent sur les méthodes de cartographie et la précision de chacun des traits de côte. De manière à agrandir le spectre temporel de l’échantillon de traits de côte pour cette étude, celui de 1950 a été digitalisé sur la base de l’orthophotographie historique, mise à disposition du public par l’IGN. En définitive, les traits de côte disponibles sont recensés dans le Tableau 8. La précision avec laquelle le trait de côte a été cartographié pour chaque date dépend du (ou des) support(s) de digitalisation à partir duquel (desquels) il a été identifié, ainsi que de leur qualité. Il est alors possible d’estimer leur précision pour chaque millésime.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
100 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Tableau 8 - Dates, supports et précision des traits de côte,
disponibles pour les littoraux du Seignanx et d’Anglet
Les incertitudes sur la position du trait de côte diminuent avec la qualité du ou des supports de digitalisation. S’appuyant sur plus d’informations, le pied de dune et le pied d’ouvrage peuvent être digitalisés de manière plus précise depuis 2014, résultant de la croisée d’un faisceau d’indices visuels (couleur de pixel, texture notamment) et numériques (topographiques, pentes, courbure). En complément, des données de terrain ponctuelles, notamment les profils D-GPS, acquis par l’OCNA chaque année au printemps, et les photographies associées, ont été mobilisées lorsque nécessaire. Enfin l’inter-comparaison des données photographiques et topographiques, utilisées lors de la digitalisation, avec celles des années antérieures est également réalisée de manière à identifier les évolutions. Ce processus décisionnel appliqué à la digitalisation du trait de côte par l’équipe de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine, est décrit dans un rapport dédié (Bernon et al., 2022). Reposant sur des données moins résolues et moins nombreuses, les incertitudes sur les traits de côte plus anciens (avant 2014) sont plus importantes. Les incertitudes évoluent donc entre 5 et 12 m, à considérer comme un maximum d’erreur potentiel autour de la position digitalisée.
5.1.2. Hyp o th è s e s d e p ére n n ité d e s o u vra g e s d e p rote c tio n e t d e s a ctio n s de g e s tio n de s é d im e nts
L’inventaire des ouvrages et actions de gestion des sédiments a été réalisé à partir de la base de données de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine.
Au droit du littoral du Seignanx sont identifiés deux ensembles de protection du littoral de type ″ganivelle″, des actions de gestion des sédiments (rechargement) et de gestion dunaire (végétalisation) et deux ensembles d’ouvrages transversaux.
Année Support de digitalisation
Estimation de la
précision du trait
de côte (m)
Couverture
spatiale
Descripteur du
trait de côte
Couverture
spatiale
Descripteur du
trait de côte
1950 Orthophotographie (pixel 50 cm) 12 Totale Pied de dune Nulle Pied de dune
1954 Orthophotographie (pixel 50 cm) 12 Nulle Pied de dune Totale Pied de dune
1998 Orthophotographie (pixel 50 cm) 10 Totale Pied de dune Partielle Pied d'ouvrage
2000 Orthophotographie (pixel 50 cm) 10 Totale Pied de dune Nulle Pied d'ouvrage
2006 Orthophotographie (pixel 50 cm) 10 Totale Pied de dune Nulle Pied d'ouvrage
2007 Orthophotographie (pixel 50 cm) 10 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2008 Orthophotographie (pixel 50 cm) 10 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2009 Orthophotographie (pixel 40 cm) 10 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2010 Orthophotographie (pixel 50 cm) 10 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2014 Orthophotographie (pixel 50 cm) + LiDAR (précision planimétrique ≈ 20 cm; altimétrique ≈10cm) 5 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2016 Orthophotographie (pixel 50 cm) + LiDAR (précision planimétrique ≈ 20 cm; altimétrique ≈10cm) 5 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2017 Orthophotographie (pixel 50 cm) + LiDAR (précision planimétrique ≈ 20 cm; altimétrique ≈10cm) 5 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2018 Orthophotographie (pixel 50 cm) + LiDAR (précision planimétrique ≈ 20 cm; altimétrique ≈10cm) 5 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2019 Orthophotographie (pixel 50 cm) + LiDAR (précision planimétrique ≈ 20 cm; altimétrique ≈10cm) 5 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2020 Orthophotographie (pixel 50 cm) + LiDAR (précision planimétrique ≈ 20 cm; altimétrique ≈10cm) 5 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
2021 Orthophotographie (pixel 50 cm) + LiDAR (précision planimétrique ≈ 20 cm; altimétrique ≈10cm) 5 Totale Pied de dune Totale Pied d'ouvrage
Seignanx AngletExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 101
Les ouvrages et actions de gestion de sédiments présents sur le littoral d’Anglet sont plus nombreux. On note ainsi la réalisation de clapages réguliers de sédiments dans les petits fonds, depuis les années 1970, ayant été abandonnés dans les années 1990, puis recommencées régulièrement depuis 2010 (cf. chapitre 2.3.2). Le pied de dune est masqué en totalité par des ouvrages longitudinaux ; 7 épis sont comptabilisés sur la plage, et, tout au nord de la commune, la digue sud de l’Adour a été construite en 1977.
De manière à identifier les hypothèses de pérennité à attribuer à chaque ouvrage et action de gestion de sédiments, pour chacun des horizons temporels (+30 et +100 ans), des échanges avec les collectivités ont été menés durant toute la période de réalisation de l’étude (2021 à 2024). Ces échanges ont visé à vérifier le contenu de la base de données de l’OCNA, à la fois en termes d’existence et de géométrie, mais aussi à recueillir les informations et engager les discussions permettant, in fine, de statuer sur les hypothèses de pérennité. Les critères définis comme majeurs dans ces discussions ont été l’identification d’un propriétaire et d’un gestionnaire, leurs natures (public/privé), l’existence d’un cadre de gestion de l’ouvrage, le rôle et le niveau de protection de l’ouvrage vis-à-vis de l’érosion côtière. Non déterminantes, mais susceptibles d’influencer le choix de l’hypothèse de pérennité, des informations complémentaires ont parfois pu être collectées ; elles portent sur la date de construction, les matériaux et le dimensionnement des ouvrages. L’exhaustivité de ces informations pour l’ensemble du secteur d’étude a été recherchée, il reste néanmoins quelques lacunes ou imprécisions. Elles figurent en Annexe 1.
Les discussions autour de ces critères et informations ont permis de ne conserver dans la réflexion que les ouvrages et actions de gestion jouant un rôle dans la dynamique du trait de côte. Dans un second temps, elles ont permis aux collectivités de se positionner sur les hypothèses de pérennité de chacun des ouvrages présents et actions de gestion opérées, sur le littoral du secteur d’étude. Les hypothèses retenues sont exposées dans l’Atlas cartographique (Annexe 3). Une analyse plus complète est réalisée par commodité dans la partie de côte rocheuse présentant le plus grand nombre d’ouvrages et d’actions de gestion de sédiments du linéaire d’étude.
Les communes d’Ondres et Tarnos comptent respectivement 2 et 6 ouvrages. Parmi eux, 5 sont jugés pérennes sur la commune de Tarnos, pour chaque échéance, correspondant aux ouvrages de l’embouchure de l’Adour. La commune d’Anglet comporte 18 ouvrages, parmi lesquels 14 ont été identifiés comme exerçant un rôle de lutte contre l’érosion côtière. 12 de ces ouvrages ont été estimés pérennes pour les deux échéances.
En 2023 et 2024, la CAPB et le Cerema ont mené un diagnostic de l’état patrimonial des ouvrages. Les calendriers de réalisation de ce diagnostic et de la présente étude n’ont pas rendu possible l’intégration de ces informations dans la réflexion. Elles pourront néanmoins être considérées, ultérieurement, pour l’attribution des hypothèses de pérennité des ouvrages. Les ouvrages comportent néanmoins les mêmes géométries et les mêmes identifiants, ce qui permet une mise en relation aisée de ces différentes informations.
Conscients de l’importance des hypothèses de pérennité à attribuer dans les scénarios prospectifs, mais aussi de la complexité de statuer objectivement sur ces hypothèses, étant donné le nombre de critères et d’informations à considérer, l’étude prévoit de réaliser deux scénarios de projection :
- Le premier, « avec ouvrages et actions de gestion de sédiments », tient compte d’une hypothèse de pérennité attribuée après examen des différents critères au cas par cas.
- Le second scénario, « sans ouvrage et action de gestion des sédiments », envisage, d’une manière générale, l’inefficacité des ouvrages et l’arrêt des opérations de gestion de sédiments dès le début de la période prospective. Toutefois, au droit des cordons dunairesExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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d’Anglet et en concertation avec la CAPB, ce second scénario considère plutôt une période mixte d’évolution naturelle et d’évolution sous l’influence des ouvrages et opérations de gestion de sédiments, au travers d’une vitesse moyenne d’évolution annuelle couvrant ces deux périodes. Cet aspect est développé dans le chapitre suivant.
Les incertitudes relatives aux hypothèses de pérennité des ouvrages et des actions de gestion de sédiments attribuées sont inhérentes aux choix réalisés par le maître d’ouvrage de l’étude. Ces choix ont été réalisés à la lumière de la connaissance disponible pour chacun des ouvrages et des actions de gestion de sédiments. Cette connaissance a été travaillée dans le cadre de la présente étude, selon un certain nombre de critères destinés à objectiver et standardiser autant que possible la prise de décision. Des hypothèses distinctes ont pu être posées dans les scénarios médian et sécuritaire et couvrent ainsi un large spectre des possibles, considérés réalistes pour le maître d’ouvrage.
5.1.3. Ca ra c té ris a tio n d e l’a léa ″re c ul d u trait d e c ôte ″
La méthode proposée pour caractériser l’évolution des littoraux du Seignanx et d’Anglet est conforme à celle recommandée dans le document national de recommandations (Collectif BRGM/Cerema, 2022) et le guide d’élaboration des Plans de Prévention des Risques Littoraux (MTE, 2014). Elle consiste à déterminer deux composantes de l’aléa ″recul du trait de côte″ : la tendance historique d’évolution Tx, dans le cas où l’évolution du littoral est linéaire, et le recul évènementiel Lmax. Notons que la prise en compte des effets du changement climatique est également recommandée, ce paramètre est décrit au chapitre suivant 5.1.4.
a) Vitesse moyenne de recul annuel
Les tendances d’évolution historiques du trait de côte ont été déterminées à partir d’une analyse diachronique sur les positions historiques du trait de côte. Elle est couramment utilisée et à plusieurs reprises sur le littoral néo-aquitain, comme lors de la caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″ à l’échelle de l’ex-Aquitaine en 2011 (Aubié et al., 2011) et 2016, dont le principe est repris ci-après (Bernon et al., 2016).
L’analyse statistique déterministe sur les positions historiques du trait de côte présente l’avantage de se révéler robuste dans la majorité des cas d’utilisation (bonne reproduction de l’évolution passée du littoral). Elle permet une bonne traçabilité des différentes étapes de construction des traits de côte futurs. L’outil utilisé pour réaliser cette analyse est DSAS (Digital Shoreline Analysis System), exploitable sous ArcGIS®. Cet outil calcule des vitesses moyennes d’évolution (Tx) du trait de côte à intervalles réguliers le long du linéaire côtier à partir de la date de chaque trait de côte et des distances qui les séparent d’une ligne de base (Illustration 76).
Dans cette étude, plusieurs méthodes statistiques de calcul des vitesses d’évolution ont été appliquées sur l’échantillon des traits de côte. Ces méthodes sont disponibles dans DSAS et comprennent notamment la LRR (Linear Regression Rate-of-change) et l’EPR (End Point Rate) (Thieler et al., 2009), ainsi que des intervalles de confiance pour certaines de ces méthodes. L’analyse a été réalisée au niveau de transects espacés de 10 mètres, globalement perpendiculaires à la côte. Les résultats issus de cette analyse correspondent à des valeurs de vitesses d’évolution au droit de chaque transect. Ils peuvent être attribués aux intersections entre les transects et le trait de côte de référence, et par extension, 5 mètres de part et d’autre des transects (schéma de principe sur l’Illustration 76).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Illustration 76 - Exemple du calcul de DSAS (ArcGIS, ® ESRI) à Lacanau, espacement inter-transects de 100 m ; (a) La ligne de base offshore parallèle à la côte fournit une origine pour l’analyse statistique sur les différentes positions historiques du trait de côte (en bleu) ; (b) Les résultats sont attribués à chaque transect et ensuite reportés sur l’ensemble du linéaire du TDC
(fond photographique : © IGN, GIP ATGeRi 2009, secteur nord de Lacanau)
L’utilisation de l’outil DSAS possède des avantages et des inconvénients qu’il est important de préciser. Cet outil permet de prendre en compte l’ensemble des traits de côte disponibles et d’avoir une précision correcte des vitesses d’évolution. Il est également rapide à mettre en œuvre et s’applique bien en milieu océanique ouvert. Cependant, l’analyse statistique diachronique peut être délicate dans les zones où alternent des phases d’érosion et d’accrétion. Elle requiert alors une analyse de la sensibilité au jeu de traits de côte utilisé et une bonne connaissance du fonctionnement du littoral, pour être exploitée correctement. En outre, les dynamiques sédimentaires fortes, induites par exemple au niveau des embouchures et provoquant des évolutions importantes du trait de côte, ne peuvent être retranscrites par les méthodes statistiques disponibles dans DSAS (régressions linéaires). En conséquence, la reprise des résultats bruts de DSAS à dire d’expert est fondamentale pour utiliser les calculs statistiques.
Pour identifier les secteurs nécessitant une approche experte, les résultats des différentes méthodes statistiques ont été comparés. L’influence du jeu de données sur les résultats, constitué de plusieurs traits de côte, a également été étudiée.
Plus précisément, l’analyse statistique sur l’échantillon de traits de côte a été calculée tous les 10 mètres, soit une résolution adaptée à l’échelle des données d’entrée et de restitution (1/5 000). L’analyse effectuée sur les résultats statistiques a consisté à étudier la variabilité des vitesses d’évolution, calculées selon les méthodes LRR (et intervalles de confiance associés) et EPR. Elle a abouti à délimiter quatre zones homogènes du littoral, en termes d’évolution chronique du traitExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
104 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
de côte, pour Ondres et Tarnos, et une portion du littoral d’Anglet, pour lesquelles les vitesses moyennes annuelles calculées sont cohérentes. Dans un second temps, la frontière précise entre les secteurs a été déterminée en visant à limiter, par calculs itératifs, la dispersion statistique autour de la moyenne du Tx selon la méthode LRR, et des intervalles de confiance à 95% associés. En définitive, pour chacun des secteurs, les vitesses retenues correspondent à la moyenne des valeurs de Tx déterminées au droit de chaque transect par la méthode LRR (Tableau 9, Illustration 78).
Les actions anthropiques perturbent les dynamiques d’évolution du littoral. L’évolution du littoral d’Anglet s’effectue sous l’influence d’actions de gestion de sédiments et d’ouvrages de protection côtiers depuis les années 1970. Par ailleurs, les évolutions constatées s’inscrivent dans un contexte de changement climatique, notamment d’élévation du niveau marin, mais aussi de subsidence. Dès lors, l’analyse des positions du trait de côte de la période historique (1950 - 2021) ne traduit pas une évolution intégralement naturelle.
Ainsi, les vitesses moyennes d’évolution annuelles calculées sur l’échantillon de traits de côte historiques, pour chaque tronçon, intègrent implicitement ces éléments. Dans l’objectif de mettre en œuvre une chaîne de modélisation cohérente pour toute la période 1950 - 2120, les vitesses calculées ont été corrigées d’une vitesse moyenne par an, qui serait liée à l’élévation du niveau marin et la subsidence pendant la période d’analyse (1950 - 2021), définie à partir de la règle de Bruun.
Cette correction repose donc sur les hypothèses suivantes :
- l’élévation du niveau marin et la subsidence ont été mesurées durant les périodes historiques 1950 - 2021 (Seignanx) ou 1954 - 2021 (Anglet), par le marégraphe de Socoa (le marégraphe s’enfonce en même temps que le niveau marin s’élève). Les données mensuelles du marégraphe indiquent une valeur de 0,16 m pour cette variable pendant ces périodes.
- la loi de Bruun est calculée à partir d’un « profil d’activité » allant du sommet de la dune jusqu’à la profondeur de fermeture. Elle est exposée en détail dans le chapitre dédié à la prise en compte du changement climatique (chapitre 5.1.5).
Le résultat de cette approche conduit à un recul historique imputable à l’élévation du niveau marin et à la subsidence, pour chacun des tronçons homogènes. Ce recul est ensuite divisé par le nombre d’années d’observation, pour en déduire une vitesse moyenne annuelle. La vitesse corrigée correspond à la vitesse moyenne annuelle calculée pendant la période historique, à laquelle est retranchée la vitesse moyenne annuelle causée par l’élévation du niveau marin et la subsidence. Le Tableau 9 fournit les principales étapes et valeurs calculées pour ces paramètres.
Devant la nécessité de mettre en œuvre des scénarios médian et sécuritaire, les vitesses calculées ont été modulées différemment pour les littoraux naturels et artificialisés du secteur d’étude. Ainsi, pour le littoral du Seignanx, les vitesses moyennes annuelles de recul calculées ont été retenues pour le scénario médian. Ces mêmes vitesses ont été augmentées de l’intervalle de confiance 95% sur la régression linéaire fourni par l’outil DSAS, pour le scénario sécuritaire. Pour le littoral d’Anglet, la vitesse moyenne annuelle de recul calculée (intégrant une évolution naturelle, puis sous l’influence des ouvrages et actions de gestion de sédiments) a été retenue pour le scénario sécuritaire. Une vitesse nulle, soit une relative stabilité, définie sur la base d’une analyse diachronique de la période 2010 - 2021 (intégralement sous l’influence des ouvrages et actions de gestion de sédiments) a été prise en compte pour le scénario médian, qui considère la poursuite du mode de gestion actuel de l’érosion des plages d’Anglet.
Le Tableau 9 présente ces différentes étapes de détermination des vitesses moyennes de recul par an et les distances de reculs associées, pour chaque échéance.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Tableau 9 - Vitesses de reculs (Tx) retenues par secteur, pour les scénarios médian et sécuritaire, et distances de recul associées aux échéances +30 ans et +100 ans
Les incertitudes identifiées lors de l’analyse diachronique et du calcul des vitesses d’évolution moyennes annuelles reposent sur la précision de l’échantillon de traits de côte (cf. chapitre 5.1.1), sur l’espacement inter-transects, sur l’analyse des résultats statistiques obtenus, sur la détermination des secteurs d’évolution homogène qui en découle et sur le choix des valeurs de Tx finalement retenues. La méthode mise en œuvre, bien que reposant sur une part d’interprétation, intègre l’ensemble de ces paramètres pour amener aux résultats statistiquement les plus robustes, et à une échelle de travail adaptée aux données d’entrées et de restitution.
Par ailleurs, de manière à assurer une cohérence globale de la méthode de calcul du recul du trait de côte aux deux échéances, un travail spécifique a été mené pour intégrer l’élévation du niveau marin et les mouvements verticaux du sol pendant la période historique (1950 - 2020 pour le Seignanx et 1954 - 2020 pour Anglet), mesurés à proximité du secteur d’étude. A l’aide de la règle de Bruun, le recul imputable à ces paramètres a été déterminé dans l’objectif de corriger les Tx retenus (uniquement dans le scénario sécuritaire pour Anglet). Ce travail permet de disposer de vitesses moyennes d’évolution annuelles uniquement liées à l’impact des agents météo-marins, en dehors de l’élévation du niveau marin et de la subsidence, qui seront réintroduits pour la période prospective, exposée dans le chapitre suivant.
b) Recul lié à un évènement majeur
Le recul lié à un évènement majeur (Lmax) correspond, sur le littoral du Seignanx et d’Anglet, au recul imputable à des conditions météo-marines favorisant l’abaissement du profil de plage et l’attaque du pied de dune par l’océan. Dans le Golfe de Gascogne, de telles conditions se manifestent essentiellement en saison hivernale où des tempêtes génèrent de fortes houles et un niveau d’eau marin moyen plus élevé qu’attendu sous le simple effet de la marée astronomique, selon l’intensité de la dépression atmosphérique, des vents, du déferlement des vagues et du jet de rive.
L’approche retenue pour caractériser le recul lié à un évènement majeur (Lmax) est proposée dans les différents documents cadres en la matière (MTE, 2014 ; Desmazes et al., 2015 ; Collectif BRGM/Cerema, 2022). Elle consiste à le déterminer à l’aide d’observations de terrain effectuées à la suite d’un évènement majeur ou d’une séquence d’évènements majeurs. A l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, la succession des tempêtes survenues lors de l’hiver 2013-2014 constitue
Secteurs
Tx (érosion) période
historique (1950-2021
pour Seignanx, 1954-
2021 pour Anglet)
(m/an)
Recul période historique
(1950-2021 pour Seignanx
et 1954-2021 pour Anglet)
lié à ENM + MVS (m)
Tx historique (1950-
2021 pour Seignanx et
1954-2021 pour Anglet)
lié à ENM + MVS SJDL
(m/an)
Tx
historique
corrigé ENM
+ MVS
(SJDL)
(m/an)
Projection
Tx à +30
sans ENM et
MVS (m)
Projection
Tx à +100
sans ENM et
MVS (m)
1 0,90 6,13 0,09 0,82 24,53 81,77
2 0,46 5,89 0,08 0,38 11,33 37,75
3 0,23 5,35 0,08 0,16 4,68 15,61
4 0,73 5,67 0,08 0,65 19,57 65,24
5 0,00 7,08 0,11 0,00 0,00 0,00
1 1,30 6,13 0,09 1,21 36,40 121,35
2 0,80 5,89 0,08 0,72 21,66 72,19
3 0,55 5,35 0,08 0,47 14,11 47,03
4 1,18 5,67 0,08 1,10 33,11 110,35
5 1,50 7,08 0,11 1,40 41,92 139,73
ENM : Elévation du niveau marin ; MVS : Mouvements verticaux du sol ; SJDL : Saint-Jean-de-Luz
Scénario médian
Scénario
sécuritaireExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
106 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
encore aujourd’hui une séquence exceptionnelle au regard des conditions météo-marines, en termes de hauteur de vagues mesurées et d’énergie estimées provenant des houles, au niveau du Cap Ferret (Bulteau et al., 2014). L’analyse des conditions météo-marines des saisons hivernales de 2008 à 2024 témoigne de vents mesurés et de flux d’énergie des vagues cumulé, lors de l’hiver 2013-2014, comme les plus intenses survenus au cours des 15 dernières années (Robinet et al., 2024, Illustration 77). Les hivers 2019-2020 et 2023-2024 sont également remarquables pour ces paramètres.
Illustration 77 - Moyenne, quantile 95% et maximum des valeurs de Hs et flux d’énergie des vagues cumulé, calculés pour chaque hiver (du 1 er octobre de l’année N au 30 avril de l’année N+1), depuis l’hiver 2008-2009 au niveau de la bouée Cap Ferret
Les observations évènementielles et saisonnières relevées dans le cadre de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine sont utilisées pour proposer une valeur du recul lié à un évènement majeur à l’échelle du littoral du Seignanx. Ce territoire constituant une sous-cellule hydrosédimentaire à part entière, une unique valeur est retenue pour l’ensemble du linéaire. Les sources des données utilisées sont : les relevés D-GPS14 des profils L19 (Ondres - aérodrome) et L20 (Tarnos - La Butte de Tir), les relevés des entailles dunaires réalisés annuellement en sortie d’hiver, les synthèses évènementielles et saisonnières émises tous les hivers depuis 2019. En l’absence de données d’observation sur le littoral d’Anglet, ces mêmes informations ont été utilisées pour définir le Lmax dans ce secteur.
Le rapport de synthèse des observations de l’impact des tempêtes de l’hiver 2013-2014 (Bulteau et al., 2014) note un recul observé au droit du littoral du Seignanx (cellule 6.2) de l’ordre de 5 m en moyenne. Les relevés au D-GPS des profils de plage d’Ondres et de Tarnos révèlent des valeurs de recul du pied de dune maximum de 6,5 m, entre le printemps 2015 et le printemps 2016, et de 13 m, entre le printemps 2020 et le printemps 2021. Enfin, les relevés d’entailles d’érosion marine effectués sur le terrain témoignent de profondeurs d’entailles assimilables au recul du pied de dune, de 1 m à 9 m, cette dernière valeur ayant été relevée à Ondres en 2007.
Sur la base de ces informations, il est proposé de retenir une valeur de recul lié à un évènement majeur de 10 mètres pour le linéaire de cordon dunaire des communes d’Ondres, de Tarnos et d’Anglet.
14 https://www.observatoire-cote-aquitaine.fr/Fiches-transect-Cote-sableuseExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 107
Le recul lié à un évènement majeur a été déterminé sur la base d’observations historiques. La précision de ces mesures, issues d’observations, est d’ordre métrique. La valeur retenue se situe dans la fourchette haute de la gamme de valeurs identifiées. Etant donné les tendances stationnaires, voire en légère baisse d’intensité, dans un contexte de changement climatique, des principaux processus générateurs des reculs évènementiels (cf. ci-après et en Annexe 1), la considération d’une seule valeur de Lmax, quelle que soit l’échéance apparaît, dans l’état actuel des connaissances, acceptable.
En définitive, la cartographie des secteurs d’évolution homogène et les composantes de l’aléa ″recul du trait de côte″, selon les scénarios médian et sécuritaire, sont présentées sur l’Illustration 78.
Illustration 78 - Carte des cordons dunaires étudiés et des valeurs de Tx et Lmax, retenues dans la présente étudeExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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5.1.4. Co n s é q u e n c e s e t pris e e n c om p te d u c h a n g em e n t c lim atiq u e
a) Synthèse de la revue bibliographique
Une revue bibliographique récente de l’impact du changement climatique, pour chacune des variables environnementales liées à la dynamique d’évolution des espaces littoraux, est fournie en annexe du présent rapport (Annexe 2). Une synthèse de cette connaissance et les enseignements opérationnels qui en ressortent pour la présente étude sont exposés dans ce chapitre.
En ce qui concerne l’étude des risques côtiers, Le Cozannet et al. (2016) considèrent que le principal changement à considérer, induit par le réchauffement climatique, est l’élévation du niveau de la mer. Une aggravation des risques de submersion marine est une conséquence inéluctable de l’élévation du niveau de la mer : au minimum, il sera nécessaire de s’adapter à une élévation des niveaux marins extrêmes lors de tempêtes, principalement induite par l’élévation du niveau de la mer. En l’absence d’adaptation, cela se traduira par des submersions plus fréquentes et plus intenses dès le milieu du 21 ème siècle. Si la submersion marine n’est pas traitée dans cette étude, il faut néanmoins prendre en compte que ce phénomène entraîne une érosion des terrains, notamment par ressuyage et mise à nu du sol (destruction de la végétation). L’élévation du niveau de la mer conduira également à des inondations plus régulières des vallées côtières et des marais maritimes, comparativement à l’actuel. Ainsi, l’envahissement chronique, puis permanent, de zones basses par la mer, sous l’effet de la montée progressive du niveau moyen des mers, se traduira par un déplacement du trait de côte vers l’intérieur des terres, sans nécessairement se manifester par une érosion (au sens « perte de sédiments »), et/ou une évolution de la topographie.
Deux périodes de temps distinctes peuvent être considérées :
- une première période pendant laquelle la variabilité climatique peut provoquer des changements dans les régimes de vents, vagues et tempêtes actuels, qui continueront à provoquer des effets notables sur le littoral ;
- une seconde période pendant laquelle l’élévation du niveau de la mer, de par son ampleur, s’ajoutera significativement aux autres paramètres hydrométéorologiques.
Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne le trait de côte, l’élévation du niveau de la mer favorisera l’érosion côtière et le recul du trait de côte, et en particulier des côtes basses meubles et des zones basses. Concomitamment à la dynamique d’évolution du niveau de la mer, une accélération du phénomène est attendue entre le milieu et la fin du 21ème siècle, en cas d’échec des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre (ou de limitation du réchauffement global).
Néanmoins, les éléments de connaissance exposés en Annexe 2 ont montré que de nombreuses interrogations subsistent avec les changements des forçages océanographiques, météorologiques et continentaux, au-delà de la seule élévation du niveau marin. Les évolutions futures de ces variables sont susceptibles d’impacter les dynamiques des différents environnements côtiers : côtes à falaises, plages de poches et marais maritimes notamment. Il convient donc de rappeler que l’évolution future du linéaire côtier sera soumise à de nouvelles conditions environnementales dans les prochaines décennies, qui dépassent la seule élévation du niveau marin, et qui amplifieront les aléas littoraux. Ainsi, la poursuite des tendances passées dans le futur peut être questionnée, impliquant une nécessaire poursuite des travaux d’observation de ces territoires.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Concernant les estuaires et les secteurs limono-vaseux, les sources d’incertitudes importantes sont la disponibilité sédimentaire à l’intérieur du bassin versant, les apports depuis l’amont (et éventuellement depuis la mer pour certains secteurs) et la gestion de ces milieux souvent très artificialisés. Là encore, les émissions futures de gaz à effet de serre dans l’atmosphère joueront un rôle prépondérant. Il est possible que l’élévation du niveau marin, si elle reste modérée, soit compensée par les taux de sédimentation positifs dans les secteurs limono-vaseux. Dans le cas contraire, une maritimisation du milieu est attendue, avec un recul du trait de côte significatif au droit des zones de faible altitude.
Les côtes à falaise, formées de roches et souvent élevées de plusieurs mètres par rapport au niveau de la mer, n’apparaissent pas les plus menacées par les impacts du changement climatique, telle que l’élévation du niveau marin. Cependant, de fortes incertitudes pèsent sur les conséquences des évolutions des paramètres météorologiques et continentaux. En première approche, les évolutions anticipées de ces paramètres dans le futur apparaissent défavorables pour la stabilité des falaises et des versants, notamment au travers d’une augmentation des circulations d’eau (facteur majeur expliquant les mouvements de terrain d’une manière générale).
b) Application aux cordons dunaires du Seignanx et d’Anglet
La revue bibliographique a mis en évidence l’élévation du niveau de la mer comme le paramètre qui impactera durablement les cordons dunaires dans leur dynamique d’évolution, à moyen et long terme. Pour ce paramètre, plusieurs projections sont disponibles : celles du GIEC (Kopp et al., 2023 ; Garner et al., 2021 ; Fox Kemper et al., 2021, projections du 6 ème rapport d’évaluation du GIEC) et celles destinées à alimenter les politiques publiques en France (Le Cozannet et al., 2024). Ces dernières ont été préférées, traduites dans des scénarios de réchauffement global (mondial). Le scénario correspondant à la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) est, à l’échéance 2100, celui d’un réchauffement global à +3°C (soit 4°C en France métropolitaine). Il existe également pour la France des scénarios complémentaires, selon des trajectoires de réchauffement à échéance de 2100, étendues de +1,5°C à +5°C avec effondrement des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland (Marine Ice Cliff Instability - MICI). Les projections d’élévation du niveau marin du GIEC et celles faisant référence en France sont régionalisées, et disponibles pour le marégraphe de Socoa.
On notera que les valeurs d’élévation du niveau de la mer aux échéances 2050 et 2120 sont comparables pour les scénarios nationaux (Le Cozannet et al., 2024) et GIEC15 (Illustration 79). Les courbes peuvent néanmoins présenter des trajectoires différentes, en particulier les courbes correspondant au scénario SSP5-8.516 (dit low end) du GIEC et celle de niveau de réchauffement +5°C MICI. Pour cette dernière, une accélération très forte du phénomène s’opère à partir de 2080, s’expliquant par des processus physiques pris en compte partiellement différents de ceux du scénario SSP5-8.5 (low end) du GIEC.
Pour estimer le recul induit par l’élévation du niveau marin sur le pied de dune, la règle de Bruun (1965) est utilisée. Il est proposé d’utiliser, respectivement pour les scénarios médian et sécuritaire, les valeurs du 83 ème percentile pour les niveaux de réchauffement globaux de +3°C, et +5°C avec effondrement des calottes glaciaires.
15 Extraites depuis https://sealevel.nasa.gov/data_tools/17
16 SSP5 8.5 : Avec un forçage radiatif supplémentaire de 8,5 W/m² d'ici 2100, ce scénario représente la
limite supérieure de la gamme des scénarios décrits dans la littérature. Source : www.drias-climat.fr.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
110 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 79 - Courbes et valeurs (83 ème percentile) d’élévation du niveau marin selon les scénarios GIEC et nationaux, pour le marégraphe de Socoa et par rapport à la période de référence 1995-2014
Afin de ramener les échéances temporelles à partir de l’année 2020 (date de début des projections du trait de côte dans cette étude), les valeurs proposées dans les scénarios nationaux d’élévation du niveau de la mer ont été corrigées des enregistrements d’élévation mesurées au marégraphe de Socoa pendant la période 2005 - 2020, l’année 2005 correspondant au milieu de la période de référence des scénarios nationaux.
A ces valeurs d’élévation du niveau marin futures, définies dans les trajectoires de réchauffement pour la France, une subsidence de 1 mm/an est considérée (cf. chapitre 2.1.2, Thieblemont et al., 2024). Elle sera ajoutée à chacun des scénarios d’élévation du niveau marin nationaux qui, issus de modélisations numériques, n’intègrent pas ce phénomène.
La règle de Bruun, souvent débattue dans la communauté scientifique, mais dont l’utilisation croit depuis plus de six décennies (D’Anna et al., 2021) repose sur l’hypothèse que la plage maintient son profil d’équilibre, ce dernier migrant vers l’intérieur des terres sous l’effet de l’élévation du niveau marin. Elle s’exprime ainsi :
Illustration 80 - Schéma de principe de la règle de Bruun, avec SLR : élévation du niveau marin, S Bruun : recul du trait de côte, h et L : respectivement hauteur et longueur du profil actif de la plage (depuis la profondeur de fermeture d c jusqu’au sommet de la dune), α : pente moyenne du profil actifExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 111
Pour appliquer la règle de Bruun, les valeurs suivantes ont été utilisées :
- hauteur de la dune : 11,5 m NGF, d’après les fiches transects de l’OCNA, profils L19 et L20 ;
- profondeur de fermeture : 15 m NGF (13 à 15 m cote marine au large d’Anglet d’après CASAGEC Ingénierie (2014)) ;
- longueur du profil actif : distances moyennes entre ces deux cotes altimétriques, extraites du Litto3D, pour chacun des 5 tronçons homogènes du linéaire sableux traité ;
- valeurs d’élévation du niveau marin en 2050 et 2120, respectivement pour les scénarios médian et sécuritaire : 0,33 m, 0,27 m et 1,03 m, 2,17 m (Illustration 79), valeurs auxquelles une subsidence de 1 mm/an a été ajoutée en tenant compte d’une référence à l’année 2005, soit 0,04 m pour 2050 et 0,11 m pour 2120.
La règle de Bruun a ensuite été appliquée à chaque tronçon du Seignanx et d’Anglet pour définir, aux échéances 2050 et 2120, des valeurs de reculs imputées à l’élévation du niveau de la mer et aux mouvements verticaux du sol.
Illustration 81 - Distances de reculs imputables à l’élévation du niveau marin (ENM) et aux mouvements verticaux du sol (MVS), selon les trajectoires de réchauffement +3°C et +5°C avec effondrement des calottes glaciaires (Marine Ice cliff instability - MICI), calculées pour chacun des secteurs d’évolution homogène des cordons dunaires étudiés
Les incertitudes inhérentes à l’intégration du changement climatique sont nombreuses, tant est qu’un travail plus large pourrait être entrepris pour les préciser. Seules les incertitudes relatives à la méthode mise en œuvre seront développées ici. Tout d’abord, l’élévation du niveau marin a été considérée comme unique paramètre impactant la dynamique de recul du trait de côte des cordons dunaires, aux deux échéances. Ce choix a été pris à la suite d’une revue des publications scientifiques traitant des impacts du changement climatique sur les principales variables météo- océanographiques qui interviennent dans la dynamique côtière, démontrant que l’élévation du niveau marin est le paramètre qui impactera le plus fortement et durablement l’évolution de la frange littorale. Les valeurs retenues pour l’élévation du niveau marin sont issues des travaux les plus récents en la matière et déterminées localement. Elles sont cohérentes avec les valeurs du dernier rapport GIEC pour les échéances de 2050 et 2120, ce qui aurait conduit à des résultats
Secteurs
Lcc - Bruun
ENM + MVS
d'ici 2050
(trajectoire
+3°C /
83ème
percentile
(m)
Lcc - Bruun
ENM + MVS
d'ici 2120
(trajectoire
+3°C /
83ème
percentile
(m)
Lcc - Bruun
ENM + MVS
d'ici 2050
(trajectoire
+5°C-MICI /
83ème
percentile
(m)
Lcc - Bruun
ENM + MVS
d'ici 2120
(trajectoire
+5°C-MICI /
83ème
percentile
(m)
1 9,12 38,04
2 8,77 36,57
3 7,96 33,20
4 8,43 35,16
5 10,53 43,94
1 6,76 81,39
2 6,50 78,24
3 5,90 71,04
4 6,25 75,22
5 7,81 94,01
Scénario
sécuritaire
ENM : Elévation du niveau marin ; MVS : Mouvements verticaux du sol ; SJDL :
Saint-Jean-de-Luz
Scénario
médianExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
112 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
comparables dans l’application de la règle de Bruun. Les scénarios retenus, dans l’esprit des orientations nationales (Collectif BRGM/Cerema, 2022) avec deux valeurs « médiane » et « sécuritaire », permettent de proposer un ensemble élargi des futurs possibles, dépendants des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre mondiales. L’intégration des mouvements verticaux du sol permet de ne pas occulter ce phénomène local dont la contribution est faible, mais non négligeable. Enfin, la transcription de l’élévation du plan d’eau (comparativement à la frange littorale) (ENM + MVS), en termes de recul du trait de côte, en appliquant la règle de Bruun, est largement utilisée, en dépit des hypothèses simplificatrices sur lesquelles elle repose. Si d’autres méthodes avaient pu être mises en œuvre, l’effort a été porté sur une application rigoureuse de la règle de Bruun, et pour toute la période étudiée, historique et future.
A titre d’illustration, la règle de Bruun appliquée au secteur 1 conduit, en suivant la même méthode que celle réalisée dans ce chapitre et pour les différentes trajectoires de réchauffement global disponibles, à des valeurs globalement identiques pour l’échéance 2050, et plus contrastées pour l’échéance 2120 (Illustration 82). Ce constat conforte la distance de recul estimée pour l’échéance 2050, où les modèles climatiques indiquent des valeurs d’élévation du niveau des mers comparables. Les incertitudes sont plus fortes pour les échéances longues, dans la mesure où les trajectoires divergent au cours de la seconde moitié du 21 ème siècle.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 113
Illustration 82 - Reculs liés à l'élévation du niveau de la mer et aux mouvements verticaux du sol, au droit du secteur 1, d'après la règle de Bruun et suivant différents scénarios de réchauffement global (projections pour le site de Socoa ; valeurs de distances (histogramme, en haut) et illustration cartographique (en bas))
5.1.5. P ro je c tio n et c arto g ra ph ie
Sur la base des différentes hypothèses précédemment décrites, la formule de calcul de la distance de recul aux deux échéances 2050 et 2120 (détaillée dans le 4.2.1), et pour chaque scénario médian et sécuritaire, est appliquée pour chacun des secteurs d’évolution homogène (Tableau 11).
𝑳𝑳𝑳𝑳 = 𝒏𝒏. 𝑻𝑻𝑻𝑻 + 𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑻𝑻 + 𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
114 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Tableau 10 - Calcul des valeurs de recul du trait de côte, aux échéances 2050 et 2120, pour chacun des scénarios médian et sécuritaire étudiés
Les traits de côte prospectifs sont cartographiés en reportant cette distance vers l’intérieur des terres depuis le trait de côte de référence de 2020. Un lissage cartographique a été appliqué à la frontière entre chaque secteur, de manière à limiter les effets de bords, qui n’auraient aucune réalité physique.
Les incertitudes inhérentes à cette ultime étape sont limitées à l’expérience de l’opérateur dans les différentes opérations géomatiques conduisant au report de la distance du trait de côte depuis le trait de côte de référence, et à son appréciation dans l’opération de lissage cartographique. Elles peuvent être considérées comme négligeables.
5.1.6. Id e n tific a tio n et p ris e en c o m pte d e s in c ertitud e s
Pour décrire de manière cohérente les incertitudes affectant les différents processus à l’origine de la mobilité du trait de côte, il est recommandé de définir un cadre de gestion des incertitudes applicable aux travaux réalisés, c’est-à-dire aux données utilisées et aux méthodes mises en œuvre (Collectif BRGM/Cerema, 2022). Celles-ci peuvent alors être décrites et mieux cernées. Enfin, devant l’hétérogénéité des incertitudes présentes lors du travail effectué, il n’est pas possible de quantifier précisément les incertitudes concernant les résultats. Il est en revanche proposé d’analyser et de hiérarchiser ces incertitudes.
Les incertitudes ont été identifiées à chaque étape de travail, détaillées (en italique) à la fin de chaque paragraphe précédent. Elles sont synthétisées et caractérisées dans le tableau suivant (Illustration 83). Trois principales variables sont responsables des différences de recul global du trait de côte, déterminés pour les scénarios médian et sécuritaire : l’hypothèse de pérennité des ouvrages, le calcul des vitesses moyennes d’évolution annuelles et le recul induit par l’élévation du niveau marin et les mouvements verticaux du sol, selon la règle de Bruun. Toutefois, la mise en œuvre des scénarios médian et sécuritaire offre une représentation des possibles selon des hypothèses modérées pour le premier, et plus impactantes en termes de recul pour le second. Il peut ainsi être considéré que l’espace séparant les projections, selon ces deux scénarios, est une représentation des incertitudes liées aux choix opérés à propos des hypothèses de projection.
Secteurs
Tx
historique
corrigé
ENM + MVS
(SJDL)
(m/an)
Projection
Tx à +30
sans ENM et
MVS (m)
Projection
Tx à +100
sans ENM et
MVS (m)
Lmax (m)
Lcc - Bruun
ENM + MVS
d'ici 2050
(trajectoire
+3°C /
83ème
percentile
(m)
Lcc - Bruun
ENM + MVS
d'ici 2120
(trajectoire
+3°C /
83ème
percentile
(m)
Lcc - Bruun
ENM + MVS
d'ici 2050
(trajectoire
+5°C-MICI /
83ème
percentile
(m)
Lcc - Bruun
ENM + MVS
d'ici 2120
(trajectoire
+5°C-MICI /
83ème
percentile
(m)
Lr - Recul
total 2050
(trajectoire
+3°C /
83ème
percentile
(m)
Lr - Recul
total 2120
(trajectoire
+3°C /
83ème
percentile
(m)
Lr - Recul
total 2050
(trajectoire
+5°C-MICI /
83ème
percentile
(m)
Lr - Recul
total 2120
(trajectoire
+5°C-MICI /
83ème
percentile
(m)
1 0,82 24,53 81,77 10 9,12 38,04 43,65 129,81
2 0,38 11,33 37,75 10 8,77 36,57 30,09 84,32
3 0,16 4,68 15,61 10 7,96 33,20 22,64 58,81
4 0,65 19,57 65,24 10 8,43 35,16 38,00 110,40
5 0,00 0,00 0,00 10 10,53 43,94 20,53 53,94
1 1,21 36,40 121,35 10 6,76 81,39 53,16 212,74
2 0,72 21,66 72,19 10 6,50 78,24 38,15 160,44
3 0,47 14,11 47,03 10 5,90 71,04 30,01 128,06
4 1,10 33,11 110,35 10 6,25 75,22 49,35 195,58
5 1,40 41,92 139,73 10 7,81 94,01 59,72 243,74
Scénario
sécuritaire
Composantes du recul Résultats : distances de recul à 2050 et 2120
ENM : Elévation du niveau marin ; MVS : Mouvements verticaux du sol ; SJDL : Saint-Jean-de-Luz
Scénario
médianExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 115
Etape de travail Type d’incertitude Caractérisation des incertitudes Traitement des incertitudes proposé
Jeu de traits de côte
et trait de côte de
référence
Incertitudes de
mesure et
cartographique
Variable quantifiable Quantifiée (5 à 12 m)
Hypothèse de
pérennité des
ouvrages et actions
de gestion de
sédiments
Incertitudes
inhérentes aux
scénarios
Variable non quantifiable -
binaire (pérenne ou non
pérenne)
Couverture des possibles réalistes
sur la base d’un socle d’information
commun à tous les
ouvrages/actions de gestion de
sédiments
Détermination des
Tx
Incertitudes
paramétriques et de
méthode
Variables en partie quantifiables
Couverture des possibles sur la
base des hypothèses de pérennité
des ouvrages et des intervalles de
confiance calculés
Détermination des
Lmax
Incertitude liée à la
mesure et
paramétrique
Variable quantifiable Quantifiée, d’ordre métrique
Détermination de
l’impact de
l’élévation du
niveau marin (ENM)
et des mouvements
verticaux du sol
(MVS), via la règle
de Bruun
ENM : incertitudes
liées au choix des
modèles et
inhérentes aux
scénarios
MVS : incertitudes
liées à la mesure
Implémentation via
la règle de Bruun :
incertitude
paramétrique
ENM : variable en partie
quantifiable, valeurs retenues
issues de modèles régionaux
extraits localement, à partir des
données les plus récentes
MVS : valeur retenue dans la
gamme des valeurs mesurées
selon 2 méthodes distinctes
Règle de Bruun : incertitude
approchée par une gamme de
valeurs
ENM : couverture des possibles sur
la base de différents scénarios de
réchauffement global, dont le plus
impactant.
MVS : quantifiable, d’ordre infra-
millimétrique par an, de quelques
centimètres aux deux échéances
Règle de Bruun : couverture des
possibles sur la base de différents
scénarios, la principale variable
étant les scénarios conduisant aux
valeurs d’ENM retenues
Projection
cartographique
Incertitude
paramétrique Variable quantifiable D’ordre métrique, localement
Illustration 83 - Identification, caractérisation et traitement des incertitudes au cours de chaque étape conduisant à la détermination des différentes composantes de recul et au recul final
5.2. SCENARIOS DE PROJECTION DU TRAIT DE COTE AU DROIT DU LITTORAL ROCHEUX DU PAYS BASQUE
5.2.1. Traits d e c ôte d e réfé ren c e
Le descripteur du trait de côte utilisé sur le littoral rocheux du Pays basque est le sommet de falaise ou de versant, également appelé « tête d’escarpement ». Ces termes seront employés indifféremment dans la suite du rapport. Il s’agit de l’objet du paysage le plus représentatif de l’évolution des falaises et versants rocheux, en tant que sommet d’un objet enclin à des instabilités. Dans l’éventualité où un départ de matériaux intervient au sein du versant ou d’un escarpement, il est fait l’hypothèse qu’il est susceptible de se propager vers l’amont et de provoquer un recul en tête. Ce recul en tête peut se produire instantanément (i.e. l’instabilité concerne l’ensemble de la falaise ou du versant, ou sa partie supérieure), ou à la suite d’un retour à un état d’équilibre de l’escarpement en quelques jours à quelques années (i.e. l’instabilité concerne partiellement le versant en dehors de la partie sommitale, et régresse jusqu’à la tête d’escarpement).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
116 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 84 - Schéma d’une instabilité affectant un escarpement rocheux ; dans le cas d’une falaise, le trait de côte correspond à la tête d’escarpement (adapté de Lévy et al., à paraître)
Le trait de côte de référence de 2020, correspondant au sommet de falaise/versant, est digitalisé par l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine. Il est identifié à l’aide d’une méthode précise, combinant plusieurs données, et notamment un levé LiDAR (et ses dérivées), une orthophotographie, des levés de terrain et des photographies terrestres et aériennes (Bernon et al., 2022). Sa précision est estimée à 5 mètres.
En concertation avec le Comité de pilotage de l’étude, le trait de côte de référence utilisé est celui de l’année 2020, le plus récent et disponible au démarrage de l’étude. Il s’agit du trait de côte à partir duquel les projections des traits de côte futurs sont réalisées.
Les incertitudes liées à la détermination du trait de côte de référence sont limitées à sa digitalisation, qui repose sur des données cartographiques et la subjectivité de l’opérateur. La précision des données socles, LiDAR et orthophotographie, dépend de la taille du pixel, du géoréférencement et de l’orthorectification. L’OCNA réalise un contrôle de la qualité de ses acquisitions, à partir d’un échantillon de points mesurés sur le terrain au D-GPS (Ayache, 2020), menant à estimer l’erreur quadratique moyenne en planimétrie de l’orthophotographie à moins de 11 cm, et en altitude du LiDAR à moins de 8 cm pour le millésime 2020. La subjectivité de l’opérateur est réduite, du fait d’une méthode de digitalisation combinant plusieurs sources d’informations pour guider l’identification du trait de côte. Ces données et méthodes conduisent à estimer la précision du trait de côte de 2020 digitalisé à 5 mètres près.
5.2.2. Hyp o th è s e s d e pé re n nité d e s o u vra g e s d e p ro te c tio n et d e s a c tio n s d e g e s tio n d e s s é d im e n ts
L’inventaire des ouvrages et actions de gestion des sédiments a été réalisé à partir de la base de données de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine. De manière à identifier les hypothèses de pérennité à attribuer à chaque ouvrage et action de gestion de sédiments, pour chacun des horizons temporels +30 et +100 ans, des échanges avec les collectivités ont été menés durant toute la période de réalisation de l’étude (2021 à 2024). Ces échanges ont visé à vérifier le contenu de la base de données de l’OCNA, à la fois en termes d’existence et de géométrie, mais aussi à recueillir les informations et engager les discussions permettant, in fine, de statuer sur les hypothèses de pérennité. Les critères définis comme majeurs dans ces discussions ont été l’identification d’un propriétaire et d’un gestionnaire, leurs statuts (public/privé), l’existence d’un cadre de gestion de l’ouvrage, le rôle et le niveau de protection de l’ouvrage vis-à-vis de l’érosion côtière. Non déterminantes, mais susceptibles d’influencer le choixExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 117
de l’hypothèse de pérennité, des informations complémentaires ont parfois pu être collectées ; elles portent sur la date de construction, les matériaux et le dimensionnement des ouvrages. L’exhaustivité de ces informations sur l’ensemble du secteur d’étude a été recherchée, il reste néanmoins quelques lacunes ou imprécisions. Elles sont rassemblées dans les tableaux reportés en Annexe 1.
Les discussions autour de ces critères et informations ont permis de ne conserver dans la réflexion que les ouvrages et actions de gestion jouant un rôle dans la dynamique du trait de côte. Dans un second temps, elles ont permis aux collectivités de se positionner sur les hypothèses de pérennité de chacun des ouvrages présents et des actions de gestion opérées, sur le littoral du secteur d’étude. Les hypothèses retenues sont exposées dans l’Atlas cartographique (Annexe 3).
La côte basque, d’Anglet à Hendaye, compte 234 ouvrages en 2024, parmi lesquels 176 ont été identifiés comme participant à la lutte contre l’érosion côtière. Les hypothèses de pérennité ont fait l’objet de réunions dédiées avec chaque commune littorale, en présence du BRGM et de la CAPB, en fin d’année 2022. Devant l’hétérogénéité des situations, de nouveaux échanges entre la CAPB et le BRGM ont été menés en 2024 pour mettre à jour la base de données « Ouvrages », consolider les hypothèses retenues et les justifications associées. Un critère a été étudié pour estimer le degré de protection conféré par les ouvrages, disposés au droit d’un versant rocheux ou d’une falaise. En effet, un certain nombre de ces ouvrages protégeant partiellement un versant ou une falaise ont été jugés pérennes, sans qu’ils n’assurent une stabilité pour toute la hauteur du massif rocheux (cas par exemple des ouvrages situés en pied de versant). Le recul de la tête d’escarpement a été défini dans ces configurations, suivant les mêmes hypothèses de recul qu’en l’absence d’ouvrage.
Cette étude détaillée des ouvrages et actions de gestion des sédiments participant à la lutte contre l’érosion côtière a abouti, outre leurs cartographies et la base d’informations associées, à attribuer des hypothèses de pérennité pour chaque échéance de projection. Les principales justifications retenues pour attribuer ces hypothèses sont exposés ci-après (Illustration 85).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
118 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 85 - Principales informations retenues pour statuer sur les hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments, pour les échéances +30 ans (en haut) et +100 ans (en bas)
Ce travail autour des ouvrages est constitué par une couche d’informations géographiques et un classeur comprenant les informations complémentaires. Un champ commun permet de relier ces deux données. Elles sont mises à la disposition du maître d’ouvrage de l’étude. Le tableau d’informations complémentaires est exposé en Annexe 1.
En 2023 et 2024, la CAPB et le Cerema ont mené un diagnostic de l’état patrimonial des ouvrages. Les calendriers de réalisation de ce diagnostic et de la présente étude n’ont pas rendu possible l’intégration de ces informations dans la réflexion. Elles pourront néanmoins être considérées, ultérieurement, pour l’attribution des hypothèses de pérennité des ouvrages. Les ouvrages comportent néanmoins les mêmes géométries et les mêmes identifiants, ce qui permet une mise en relation aisée de ces différentes informations.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 119
Conscients de l’importance de ces hypothèses de pérennité à attribuer dans les scénarios prospectifs, mais aussi de la complexité de statuer objectivement sur ces hypothèses, étant donné le nombre de critères et d’informations à considérer, l’étude prévoit de considérer deux scénarios de projection :
- le premier, « avec ouvrages et actions de gestion de sédiments » tient compte d’une hypothèse de pérennité attribuée après examen des différents critères au cas par cas : il s’agit du scénario médian ;
- le second scénario, « sans ouvrage et action de gestion des sédiments », envisage, d’une manière générale, l’inefficacité des ouvrages et l’arrêt des opérations de gestion de sédiments dès le début de la période prospective, à l’exception des digues de la baie de Saint-Jean-de-Luz (Socoa, Artha et Sainte-Barbe). Ce second scénario est le scénario sécuritaire. A noter que les digues de l’Adour et de Sokoburu ont également été considérées pérennes quels que soient les scénarios, mais concernent d’autres environnements littoraux (respectivement cordon dunaire et plage de poche) que celui (rocheux) traité dans ce chapitre.
Les incertitudes relatives aux hypothèses de pérennité des ouvrages et des actions de gestion de sédiments attribuées sont inhérentes aux choix réalisés par le maître d’ouvrage de l’étude. Ces choix ont été pris à la lumière de la connaissance disponible pour chacun des ouvrages et des actions de gestion de sédiments. Cette connaissance a été affinée selon un certain nombre de critères, destinés à objectiver et standardiser autant que possible la prise de décision. Des hypothèses distinctes ont pu être posées dans les scénarios médian et sécuritaire et couvrent ainsi un large spectre des possibles.
5.2.3. Ca ra c té ris a tio n d e l’a léa ″re c ul d u trait d e c ôte ″
a) Concepts et éléments de méthode
Les évolutions de la méthode appliquée au littoral basque, essentiellement rocheux, proposées dans cette étude, comparativement à la méthode recommandée au niveau national (Collectif BRGM/Cerema, 2022), concernent la répétition de reculs unitaires pour les périodes prospectives et non la considération d’une composante Tx.
En effet, des réflexions, auxquelles le BRGM contribue activement, sont en cours quant à la caractérisation de l’aléa ″recul de la tête de falaise″, au niveau national (Lévy et al., à paraître). Malgré le caractère encore provisoire de ces réflexions, il a été jugé opportun de proposer une méthode de caractérisation de l’aléa la plus conforme possible aux approches envisagées. Ces dernières visent à mieux considérer la dynamique évènementielle des reculs de falaises, telles que celles du Pays basque, dont la cinétique est gouvernée majoritairement par des cycles d’érosion comprenant deux phases : une phase préparatoire et une phase d’éboulement. Pendant la phase préparatoire, les sollicitations des agents météo-marins entraînent une diminution progressive de la résistance de la roche. Elle est suivie d’une phase d’éboulement (ou de détachement), atteinte lorsque les seuils critiques de stabilité sont dépassés et que la gravité, parfois combinée à d’autres forces déstabilisatrices, l’emporte sur la résistance mécanique de la roche (Giuliano, 2015 ; Prémaillon, 2018), (Illustration 86).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
120 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 86 - Modèles conceptuels de diminution de la résistance mécanique d’un massif rocheux, jusqu’à la rupture (en haut) ; modèles conceptuels du recul des falaises dans le temps (en bas) (Extraits de Giuliano, 2015)
L’approche proposée est donc de considérer un aléa diffus le long des falaises. Elle consiste à considérer qu’un événement caractéristique peut se produire à n’importe quel endroit, le long de la tête de falaise. Une étape cruciale est donc de préciser les dimensions et l’activité de cet événement caractéristique, en chaque point du linéaire de falaise.
b) Scénarios de référence de recul en tête d’escarpement
L’approche par scénarios de référence s’attache à définir un aléa de référence, soit le recul du sommet (ou tête) de falaise (ou d’escarpement) d’occurrence et d’intensité données, susceptible de se propager vers les enjeux, pour une période de référence donnée (Lévy et al., à paraître). Au-delà de la définition d’un cycle d’érosion pour caractériser l’évolution des falaises, les autres hypothèses employées, et qui sont à associer à l’approche par scénario de référence, sont :Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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- la probabilité d’occurrence d’un phénomène de grande ampleur (gros volume) est plus faible que celle de petits volumes (Hantz, 2018). Le recul notable des têtes de falaise est lié à l’occurrence de phénomènes de grande ampleur ;
- la probabilité de recul est décroissante en s’éloignant de la tête de falaise ;
- la probabilité de recul au sein d’un secteur (ou tronçon) homogène d’un point de vue géomorphologique est considérée comme identique en tout point du tronçon. Cette approche revient à considérer un aléa diffus le long du tronçon, ce qui est adapté au niveau de connaissance limitée de l’état d’évolution vers la rupture de chaque portion du tronçon.
Une approche plus détaillée pour préciser l’aléa de recul nécessiterait l’acquisition de données supplémentaires à l’échelle locale, afin de mieux caractériser l’état d’évolution vers la rupture en chaque point du tronçon (connaissance fine des lithologies, morphologie locale, densité de fracturation, circulations d’eau…).
Dès le montage de la présente étude, devant le linéaire rocheux important à traiter (≈ 35 km), il a été convenu que la caractérisation des intensités de recul s’appuierait sur la connaissance existante. En particulier, les travaux de Nédellec en 2005, déjà mobilisés pour l’évolution du modèle géologique (cf. chapitre 3) et ayant conduit à la définition de tronçons homogènes du littoral, ainsi que le diagnostic « risque », établi dans le cadre de la Stratégie locale de gestion des risques littoraux de la CAPB (SLGRL, Garnier et Millescamps, 2014a et b), ont été réemployés dans cette étape de caractérisation des phénomènes de recul. Le diagnostic « risque » avait notamment abouti à attribuer à chaque tronçon homogène une valeur de recul unitaire Ru en tête de falaise ou versant. Ces valeurs, de 5 m ou 10 m, selon les tronçons, ont été confortées par une confrontation avec les évènements de mouvements de terrain historiques connus et les études récentes (cf. chapitres 2.2.3 et 2.3.3). Déterminées sur la base d’observations de terrain, ces valeurs attribuées à chaque tronçon d’évolution homogène traduisent d’une manière générale les phénomènes affectant les falaises et versants rocheux.
Dans la SLGRL, la période de référence des reculs unitaires Ru est estimée de l’ordre de 10 ans. En se basant sur les modèles conceptuels d’évolution précités, l’hypothèse que ces reculs unitaires Ru se produisent sur une période de 30 ans apparaît, en l’état des connaissances, comme plus réaliste, moyennant l’intégration de la connaissance plus affinée du contexte géologique et géomorphologique en présence, désormais accessible grâce au modèle géologique. Ce recul sera dénommé ci-après Ru30. Le modèle du substratum permet quant à lui de détecter les évolutions des formations géologiques dans l’espace, alors que le modèle des formations superficielles permet d’évaluer la nature et l’épaisseur de ces formations superficielles qui couvrent le substratum.
Sur la côte basque et dans le cadre de cette étude, où l’on s’intéresse aux dynamiques de recul de la tête d’escarpement, un des principaux critères gouvernant l’intensité du recul est le type de mouvements de terrain qui affecte les falaises et versants rocheux. Cette typologie des phénomènes est implicitement intégrée dans les valeurs de recul unitaire en tête Ru 30, attribuées dans le cadre de la SLGRL (Garnier et Millescamps, 2014 a et b). Ainsi, d’une manière générale, les hypothèses suivantes sont considérées :
- les formations rocheuses et compétentes sont principalement sujettes à des phénomènes de type ″chute de blocs et éboulement″, d’intensité de recul en tête de l’ordre de 5 m ;
- les formations meubles sont principalement sujettes à des phénomènes de glissements de terrain, d’intensité de recul en tête de l’ordre de 10 m ;
- les versants mixtes, composés de formations compétentes à la base et de matériaux meubles en partie haute (altérites, formations alluviales et dunaires) peuvent être affectésExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
122 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
indifféremment par les deux typologies de mouvements de terrain, dont l’intensité dépend de l’épaisseur des formations superficielles. A noter que la déstabilisation des formations compétentes à la base du versant, par éboulement, a pour effet cascade la déstabilisation des formations meubles en partie haute, sous forme de glissement (perte de la stabilité de pied).
Un schéma de principe représentant deux cycles d’érosion d’un versant mixte est proposé dans l’Illustration 87.
Illustration 87 - Représentation schématique des cycles d’évolution
des falaises et versants rocheux mixtesExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 123
Dans la présente étude, un recul cumulé Rc 30, c’est-à-dire un recul total attendu pour un cycle d’érosion à 30 ans, est déterminé pour chaque tronçon homogène, en ajoutant au recul unitaire Ru30, déterminé dans la SLGRL (d’intensité de 5 ou 10 m), un éventuel recul supplémentaire correspondant à la déstabilisation de matériaux meubles sous forme de glissement par l’éboulement des formations rocheuses sous-jacentes. La façon de prendre en compte ces événements en cascade a été de considérer un recul supplémentaire lié à ces glissements de matériaux meubles, dont la valeur dépend en partie de l’épaisseur de matériaux meubles mobilisables (Illustration 88). Pour des raisons pratiques, ces reculs ont été exprimés en multiples de Ru30, avec un coefficient multiplicateur (Coeff_form_sup) dépendant de l’épaisseur de matériaux meubles mobilisables. Le recul cumulé Ru30 + Ru30*Coeff_form_sup correspond donc au recul total attendu pour un cycle d’érosion à 30 ans, dénommé par la suite Rc 30.
Illustration 88 - Connaissance mobilisée pour déterminer les intensités du recul cumulé Ru 30, soient le recul unitaire Ru30, défini dans la SLGRL, et les épaisseurs des formations superficielles (à gauche) ; Schéma de principe de détermination d’un recul cumulé Rc 30 correspondant à un cycle d’érosion pour les scénarios de recul médian et sécuritaire (à droite)
Les classes d’épaisseur de formations superficielles ont été définies de manière à représenter un potentiel d’intensité de recul supplémentaire associé. Elles sont de 0 m [classe 0], de 1 à 2 m [classe 1], de 3 à 10 m [classe 2] et supérieures à 10 m [classe 3]. A ces classes sont attribués des coefficients multiplicateurs au recul unitaire Ru30, initialement défini dans la SLGRL. Ces coefficients multiplicateurs diffèrent entre le scénario médian et le scénario sécuritaire (Illustration 89). Dans l’exemple de l’Illustration 88, le passage d’une classe d’épaisseur de formations superficielles d’une classe 1 à une classe 2, après la manifestation d’un recul Ru 30, implique d’après la matrice de l’Illustration 89, l’application d’un recul supplémentaire Ru 30 pour le scénario médian, et d’une fois et demi Ru30 pour le scénario sécuritaire.
Ru30Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
124 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 89 - Matrice de calcul des reculs cumulés Rc 30 sur la base des reculs unitaires attribués dans la SLGRL (Ru30) et des épaisseurs de formations superficielles
Enfin, l’épaisseur des formations superficielles est déterminée après chaque cycle d’érosion, en interrogeant l’épaisseur de formations meubles donnée par le modèle géologique au niveau de la position de l’escarpement rocheux, projetée en fin de cycle d’érosion.
c) Hypothèses de propagation aux échéances +30 ans et +100 ans
La méthode, mise en œuvre pour aboutir aux reculs du trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans, considère la répétition des évènements de recul cumulé Rc30 pour les périodes prospectives. A échéance de 30 ans, l’hypothèse est la réalisation d’un recul cumulé Rc 30 tel que défini dans le chapitre précédent. A échéance de 100 ans, le scénario de recul fait l’hypothèse d’une succession de 3 cycles d’érosion successifs (3 x Rc30) qui affectent la paroi. Ces hypothèses de propagation conduisent à déterminer les distances de recul aux deux échéances, qui sont projetées vers l’intérieur des terres depuis le trait de côte de référence de 2020.
Les valeurs d’intensité de recul en tête d’escarpement (Ru30 et Rc30) et l’hypothèse de propagation pour la période prospective concentrent l’essentiel des incertitudes de la caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″.
Les valeurs d’intensité de recul en tête d’escarpement reposent sur un socle de connaissances important, conforté par des observations de terrain, et augmenté d’une modélisation géologique renforcée sur le domaine littoral dans le cadre de cette étude, dont les limites sont exposées (cf. chapitre 3). L’intégration des variations des épaisseurs de formations superficielles, lorsque présentes, dans la dynamique d’évolution permet un ajustement des valeurs de reculs cumulés dans l’espace et à chaque cycle d’érosion. Cette prise en compte de l’hétérogénéité géologique et géomorphologique dans la bande de recul est de nature à réduire les incertitudes comparativement aux méthodes historiques à cette échelle, qui considère que la configuration de la falaise/du versant telle qu’observée depuis le pied de l’escarpement au temps initial est identique vers l’intérieur des terres. Les valeurs d’intensité de recul cumulé Rc 30 sont différentes entre les scénarios médian et sécuritaire. Cette différence permet de considérer indirectement les incertitudes du modèle géologique et de l’exploitation qui en est faite dans la méthode. Les deux scénarios offrent ainsi un cadre d’appréciation des variations possibles des distances de recul, susceptibles d’impacter les sommets de falaises et de versants.
Classe à t0
(état initial)
Classe
form. sup.
à t0+1Ru 30
Coefficient
multiplicateur
Recul total
Rc 30 à t1 (après
1 cycle
d'érosion)
Classe à t0
(état initial)
Classe form.
sup. à
t0+1Ru 30
Coefficient
multiplicateur
Recul total
Rc 30 à t1 (après
1 cycle
d'érosion)
0 0 0,5xRu30 Ru30 + 0,5xRu30 0 0 1 x Ru30 Ru30 + Ru30
0 1 1 x Ru30 Ru30 + Ru30 0 1 1,5 x Ru30 Ru30 + 1,5xRu30
0 2 1,5 x Ru30 Ru30 + 1,5xRu30 0 2 2 x Ru30 Ru30 + 2Ru30
0 3 2 x Ru30 Ru30 + 2Ru30 0 3 2,5Lmax Ru30 + 2,5Ru30
1 0 0xRu30 Ru30 + 0xRu30 1 0 0,5xRu30 Ru30 + 0,5xRu30
1 1 0,5xRu30 Ru30 + 0,5xRu30 1 1 1 x Ru30 Ru30 + Ru30
1 2 1xRu30 Ru30 + 1xRu30 1 2 1,5 x Ru30 Ru30 + 1,5xRu30
1 3 1,5xRu30 Ru30 + 1,5xRu30 1 3 2 x Ru30 Ru30 + 2Ru30
2 0 0xRu30 Ru30 + 0xRu30 2 0 0xRu30 Ru30 + 0xRu30
2 1 0xRu30 Ru30 + 0xRu30 2 1 0,5xRu30 Ru30 + 0,5xRu30
2 2 0,5xRu30 Ru30 + 0,5xRu30 2 2 1xRu30 Ru30 + 1xRu30
2 3 1xRu30 Ru30 + 1xRu30 2 3 1,5xRu30 Ru30 + 1,5xRu30
3 0 0xRu30 Ru30 + 0xRu30 3 0 0xRu30 Ru30 + 0xRu30
3 1 0xRu30 Ru30 + 0xRu30 3 1 0xRu30 Ru30 + 0xRu30
3 2 0xRu30 Ru30 + 0xRu30 3 2 0,5xRu30 Ru30 + 0,5xRu30
3 3 0,5xRu30 Ru30 + 0,5xRu30 3 3 1xRu30 Ru30 + 1xRu30
Scénario
sécuritaire
Scénario
médianExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 125
L’hypothèse de propagation des reculs cumulés pour la période prospective est une hypothèse fortement dépendante des données d’observation disponibles. Par manque de données suffisantes, il n’est actuellement pas possible de construire une loi de probabilité (ou loi puissance) permettant d’attribuer précisément des intensités de recul à des périodes de retour, et ce pour la centaine de tronçons homogènes déterminés sur la côte basque. C’est pourquoi, un seul recul cumulé Rc 30 a été considéré, se produisant une fois à échéance +30 ans, et à trois reprises à échéance +100 ans.
Pour ces deux sources d’incertitudes, valeurs de recul en tête et hypothèse de propagation pour les périodes prospectives, l’amélioration de la connaissance, concernant les contextes géologiques en présence et les instabilités qui s’y produisent, constitue le principal axe permettant de préciser la méthode mise en œuvre.
5.2.4. Co n s é q u e n c e e t pris e e n c o m pte d e l’im p a c t d u c h a n g e m e nt clim a tiq u e
La revue bibliographique (Annexe 2) propose un état des conséquences prévisibles du changement climatique affectant les variables océanographiques et météorologiques, selon différentes trajectoires de changement climatique. Pour les falaises et versants rocheux situés à l’interface terre-mer, l’évolution est régie par les agents dynamiques marins (principalement niveau marin moyen, états de mer saisonniers et inter-annuels, évènements de fortes houles) et les agents dynamiques continentaux (température, précipitations, circulations d’eaux de surface et souterraines). Des trajectoires d’évolution de chacun de ces paramètres existent, dans un contexte de changement climatique, et selon différentes trajectoires de réchauffement. Néanmoins, aucune ressource bibliographique n’a pu être identifiée quant à la combinaison des effets de ces évolutions avec la dynamique de recul des falaises. Les configurations des falaises et versants (nature des formations géologiques, nature et densité de fracturation, paramètres structuraux, niveaux d’altération, géométries) sont d’une telle diversité qu’il convient de tenir compte, pour étudier l’impact des évolutions, de chacune des variables météo-marines sur leur dynamique. La réponse d’une falaise ou d’un versant dépendra donc de sa sensibilité à chacun de ces forçages et de leurs évolutions, dans un contexte de changement climatique.
Une méthode conduisant à une quantification précise de l’impact du changement climatique sur l’évolution des falaises et versants rocheux ne peut en l’état des connaissances être établie. Cependant, le contexte environnemental dans lequel évoluent ces objets sera différent aux échéances futures comparativement à l’actuel, de façon plus ou moins prononcée selon les trajectoires de réchauffement global, et de manière de plus en plus contrastée selon la durée des échéances de projection.
En première approche, les circulations d’eau constituant l’un des principaux facteurs de déclenchement des mouvements de terrain en Nouvelle-Aquitaine, il peut être considéré que les évolutions du niveau marin moyen, des régimes de précipitations, de température et d’humidité de l’air, des niveaux piézométriques des nappes sont susceptibles d’affecter les dynamiques d’évolution des falaises et versants rocheux. Les scénarios de changement climatique prévoient des niveaux marins plus élevés, des épisodes de fortes pluies et de sécheresse plus fréquents, des étiages dans les cours d’eau et dans les nappes plus longs et fréquents, et des crues plus fréquentes. Ces changements de l’environnement des falaises et versants rocheux apparaissent défavorables à leur stabilité.
Ainsi, sans pouvoir quantifier précisément les répercussions du changement climatique sur la dynamique des falaises et versants rocheux, il est néanmoins proposé d’en tenir compte dans les projections futures. Etant donné que les évolutions les plus importantes se produiront dans la seconde moitié du siècle et au-delà, seul le scénario médian à échéance de 2050 n’intègre pasExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
126 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
cet aspect. Un ou plusieurs reculs en tête d’escarpement Ru30 est appliqué pour les autres scénarios et échéances (Illustration 90). Le choix d’utiliser la valeur Ru30 plutôt que Rc 30 repose sur l’hypothèse que les reculs liés au changement climatique peuvent intervenir à n’importe quel moment au cours de la période prospective. En effet, bien que l’impact du changement climatique sur les variables environnementales soit de plus en plus fort au cours des prochaines décennies, il n’est cependant pas possible de connaître la configuration de la falaise ou du versant au moment précis où interviendra ce recul.
Recul supplémentaire à
échéance +30 ans
Recul supplémentaire à
échéance +100 ans
Scénario médian Pas de recul supplémentaire 1 x Ru30
Scénario sécuritaire 1 x Ru30 2 x Ru30
Illustration 90 - Prise en compte du changement climatique pour les falaises du Pays basque
Les incertitudes relatives aux impacts du changement climatique sur les falaises et versants rocheux sont intrinsèquement liées à la multiplicité des agents dynamiques et des processus responsables de leur démantèlement. Elles sont également dépendantes des trajectoires de réchauffement global (ou de réduction de gaz à effet de serre) dans lesquelles la société s’inscrira au niveau mondial, qui auront un impact plus ou moins prononcé sur les variables météo-marines. Il peut être néanmoins considéré que le changement climatique aura un impact défavorable sur la stabilité des falaises, notamment par l’augmentation des circulations d’eau et une évolution des caractéristiques mécaniques des sols et des roches par rapport à l’actuel. La méthode proposée intègre ce caractère incertain en tenant compte d’un recul forfaitaire croissant, suivant les scénarios médian et sécuritaire et les échéances de projection.
5.2.5. P ro je c tio n et c arto g ra ph ie
Pour chaque échéance et chaque secteur d’évolution homogène, les scénarios médian et sécuritaire conduisent à déterminer des distances de recul.
Les traits de côte prospectifs sont cartographiés en reportant ces distances vers les terres, depuis le trait de côte de référence de 2020. Un lissage cartographique a été appliqué à la frontière entre chaque secteur, de manière à limiter les effets de bord, qui n’auraient aucune réalité physique.
Les incertitudes inhérentes à cette ultime étape sont limitées à l’expérience de l’opérateur dans les différentes opérations géomatiques menant au report de la distance du trait de côte depuis le trait de côte de référence, et à son appréciation dans l’opération de lissage cartographique. Elles peuvent être considérées comme négligeables.
5.2.6. Id e n tific a tio n et p ris e en c o m pte d e s in c ertitud e s
Pour décrire de manière cohérente les incertitudes affectant les différents processus à l’origine de la mobilité du trait de côte, il est recommandé de définir un cadre de gestion des incertitudes applicable aux travaux réalisés, c’est-à-dire aux données utilisées et aux méthodes mises en œuvre. Celles-ci peuvent alors être décrites et mieux cernées. Enfin, devant l’hétérogénéité des incertitudes présentes lors du travail effectué, il n’est pas possible de quantifier précisément les incertitudes concernant les résultats. Il est en revanche proposé de les analyser et de les hiérarchiser.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 127
Les incertitudes ont été identifiées à chaque étape de travail, détaillées dans les paragraphes précédents (en italique). Elles sont synthétisées et caractérisées dans le tableau de l’Illustration 91. Quatre principales variables sont responsables des différences de recul global du trait de côte, déterminés pour les scénarios médian et sécuritaire : l’hypothèse de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments, les reculs unitaires employés (intensité, période de retour), les hypothèses de propagation à +30 ans et +100 ans, et l’impact du changement climatique. La mise en œuvre des scénarios médian et sécuritaire offre une représentation des possibles selon des hypothèses modérées pour le premier, et plus impactantes en termes de recul pour le second. Il peut ainsi être considéré que l’espace séparant les projections, selon ces deux scénarios, est une représentation des incertitudes liées aux choix opérés sur les hypothèses émises.
Etape de travail Type d’incertitude Caractérisation des incertitudes Traitement des incertitudes proposé
Trait de côte de
référence
Incertitudes de
cartographie (supports,
digitalisation)
Variable quantifiable Quantifiée (5 m)
Hypothèse de
pérennité des
ouvrages et
actions de
gestion de
sédiments
Incertitudes inhérentes
aux scénarios
Variable non quantifiable - binaire
(pérenne ou non pérenne)
Couverture des possibles réalistes
sur la base d’un socle
d’informations commun à tous les
ouvrages/actions de gestion de
sédiments
Détermination
des reculs
unitaires
Ru 30 : Incertitudes
paramétriques
Rc 30 : Incertitudes liées
au modèle géologique
et à son exploitation
Ru 30 : variables quantifiables
considérées comme
représentatives (bibliographie,
observations de terrain)
Rc 30 : variable qualifiable (modèle
géologique) et propagée dans son
utilisation (classes d’épaisseur,
coefficients multiplicateurs)
Couverture des possibles via des
hypothèses distinctes entre le
scénario médian et le scénario
sécuritaire (traduit dans le
coefficient multiplicateur sur le
paramètre d’épaisseur des
formations superficielles)
Hypothèses de
propagation sur
les périodes
prospectives
Incertitude
paramétrique
Variable non quantifiable en
l’absence d’une loi puissance
permettant d’attribuer précisément
des intensités et des périodes de
retour aux reculs unitaires
Hypothèses génériques en
matière de reculs de tête
d’escarpement
respectées (chapitres 5.2.3.a) et
5.2.3b)).
Détermination de
l’impact du
changement
climatique
Incertitudes
paramétriques et de
modèles
Variable non quantifiable :
Incertitudes multi-sources (agents
dynamiques, configuration des
falaises/versants), multi-impacts,
et dépendantes des niveaux de
réchauffements futurs possibles.
Couverture des possibles par
l’attribution de reculs
supplémentaires éventuels dans
les scénarios médian et
sécuritaire
Projection
cartographique
Incertitude
paramétrique Variable quantifiable D’ordre métrique, localement
Illustration 91 - Identification, caractérisation et traitement des incertitudes au cours de chaque étape conduisant à la détermination du recul du trait de côte, dans la présente étudeExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
128 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
5.3. SCENARIO DE PROJECTION DU TRAIT DE COTE AU DROIT DES PLAGES DE POCHE DU PAYS BASQUE
5.3.1. Trait d e c ôte d e réfé re nc e
Les descripteurs du trait de côte utilisés pour les plages de poche sont : le pied de cordon sableux, dans les secteurs où il n’est pas directement contraint par des ouvrages (Erromardie ouest et Uhabia), ou le pied d’ouvrage, lorsque celui-ci se substitue à la morphologie du trait de côte (Grande Plage de Biarritz, Milady-Ilbarritz, Erromardie est, baie de Saint-Jean-de-Luz et Hendaye).
En concertation avec le Comité de pilotage de l’étude, le trait de côte de référence utilisé est celui de l’année 2020. Il s’agit du trait de côte à partir duquel les projections des traits de côte futurs sont réalisées.
Les incertitudes concernant la détermination du trait de côte de référence sont limitées à sa digitalisation qui repose sur des données cartographiques et la subjectivité de l’opérateur. La précision des données-socle pour ce travail, soit le LiDAR et l’orthophotographie, dépend de la taille du pixel, du géoréférencement et de l’orthorectification. L’OCNA réalise un contrôle de la qualité de ses acquisitions à partir d’un échantillon de points mesurés sur le terrain au D-GPS (Ayache, 2020), menant à estimer l’erreur quadratique moyenne en planimétrie de l’orthophotographie à moins de 11 cm, et en altitude du LiDAR à moins de 8 cm pour le millésime 2020. La subjectivité de l’opérateur est réduite, du fait d’une méthode de digitalisation combinant plusieurs sources d’informations pour guider l’identification du trait de côte. Ces données et méthodes conduisent à estimer la précision du trait de côte de 2020 digitalisé à 5 mètres près.
5.3.2. Hyp o th è s e s d e p ére n n ité d e s o u vra g e s d e p rote c tio n e t d e s a ctio n s de g e s tio n de s é d im e nts
Le lecteur est renvoyé au chapitre 5.2.2, qui décrit la méthode mise en place pour l’identification des ouvrages et actions de gestion de sédiments présents sur le littoral basque, l’attribution des hypothèses de pérennité et les incertitudes associées.
Il est néanmoins rappelé que le scénario médian considère un examen au cas par cas de chaque ouvrage et action de gestion de sédiments, afin d’attribuer une hypothèse de pérennité, alors que le scénario sécuritaire considère d’une manière générale l’inefficacité des ouvrages et l’arrêt des opérations de gestion de sédiments dès le début de la période prospective, à l’exception des digues de la baie de Saint-Jean-de-Luz (Socoa, Artha et Sainte-Barbe) et de Sokoburu.
Les hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments sont déterminantes pour les plages de poche. En effet, ces ouvrages et opérations gouvernent la dynamique d’évolution des plages, et conduisent, lorsqu’ils sont présents, à une stabilité du trait de côte, situé au pied de l’ouvrage, observée au cours de la période historique. Ce cas est majoritaire pour les plages de poche du Pays basque.
5.3.3. Ca ra c té ris a tio n d e l’a léa ″re c ul d u trait d e c ôte ″
La caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″ dans ces secteurs est directement dépendante des hypothèses de pérennité des ouvrages de protection et des actions de gestion de sédiments. En effet, leur présence pendant la période historique rend très délicate les analyses diachroniques au droit des plages de poche, où ces objets existent d’une manière générale depuis plusieurs décennies.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Ainsi, il est proposé de reprendre la méthode mise en œuvre dans le diagnostic de la SLGRL (Garnier et Millescamps, 2014a et b). Elle considère, dans son scénario « sans ouvrage », une vitesse moyenne annuelle de recul de 0,15 m/an. Cette méthode n’attribue pas de recul évènementiel de type Lmax dans ces secteurs.
Au regard de la configuration des sites, il a toutefois été défini une méthode propre au scénario sécuritaire pour les plages d’Uhabia et d’Hendaye. Dans le cas de l’Uhabia, la route départementale située directement en limite est de la plage est structurante pour l’évolution du secteur, qui ne comporte pas d’autres ouvrages ou actions de gestion de l’érosion côtière jugées pérennes aux deux échéances. À Hendaye, la Grande Plage est bordée par un enrochement et un perré, étendus sur toute la longueur du haut de plage, et se substituant donc totalement à la morphologie du trait de côte dans ce secteur d’évolution homogène. Dans ces deux cas, définir une évolution en l’absence de ces structures est fortement incertaine. Une cartographie à dire d’expert des évolutions de ces sites est néanmoins proposée, reposant pour l’essentiel sur la topographie des sites.
Le Tableau 11 synthétise les hypothèses de pérennité des ouvrages et des actions de gestion des sédiments, ainsi que la méthode de caractérisation de l’aléa proposée pour chaque plage de poche.
Plages de poche Scénario médian 2050 Scénario sécuritaire 2050 Scénario médian 2120 Scénario sécuritaire 2120
Grande Plage de Biarritz
Plage de Milady
Plage d’Erromardie
ouest (ouvrage pérenne)
Tx = 0 m/an
(ouvrage pérenne)
Lmax = 0 m
Tx = 0,15 m/an
(SLGRL)
Lmax = 0 m
Tx = 0 m/an
(ouvrage pérenne)
Lmax = 0 m
Tx = 0,15 m/an
(SLGRL)
Lmax = 0 m
Plage d’Erromardie est
(sans ouvrage pérenne)
Tx = 0,15 m/an
(SLGRL)
Lmax = 0 m
Tx = 0,15 m/an
(SLGRL)
Lmax = 0 m
Tx = 0,15 m/an
(SLGRL)
Lmax = 0 m
Tx = 0,15 m/an
(SLGRL)
Lmax = 0 m
Plage de l’Uhabia
Plage d’Hendaye
Recul jusqu’à
partie urbaine
Recul à dire
d’expert sans
urbanisation
Recul jusqu’à partie
urbaine
Recul à dire d’expert
sans urbanisation
Plages de la baie de
Saint-Jean-de-Luz
Tx = 0 m/an
(ouvrage pérenne)
Lmax = 0 m
Tx = 0,15 m/an
(SLGRL)
Lmax = 0 m
Tx = 0 m/an
(ouvrage pérenne)
Lmax = 0 m
Tx = 0,15 m/an
(SLGRL)
Lmax = 0 m
Tableau 11 - Hypothèses de caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″ au droit des plages de poche du Pays basque
5.3.4. Co n s é q u e n c e e t pris e e n c o m pte d e l’im p a c t d u c h a n g e m e nt clim a tiq u e
A l’instar de la méthode de caractérisation retenue de l’aléa ″recul du trait de côte″ des plages de poche, la méthode proposée pour la prise en compte de l’impact du changement climatique est celle mise en œuvre dans le diagnostic de la SLGRL de la CAPB (Garnier et Millescamps, 2014a et b). Elle ne traite pas du sujet et, par conséquent, ne détermine pas de recul supplémentaire lié au changement climatique.
La revue bibliographique (Annexe 2) relative aux conséquences possibles du changement climatique témoigne des évolutions attendues des variables météo-océaniques à l’origine deExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
130 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
l’érosion du secteur. Les plages de poches du Pays basque se distinguent par des topographies de la zone rétro-littorale peu marquées pour la plupart : Erromardie, Uhabia, Saint-Jean-de-Luz et Grande Plage d’Hendaye, en lien direct avec leur origine estuarienne. A l’inverse, la Grande Plage de Biarritz et la plage de Milady-Ilbarritz présentent un profil plus accidenté directement en arrière du trait de côte (cf. chapitre 4.2.3).
Dans les deux cas néanmoins, les variables susceptibles d’être particulièrement impactantes en termes de recul du trait de côte sont l’élévation du niveau marin et les variables continentales, dont les évolutions apparaissent défavorables à la stationnarité des morphologies actuelles.
N’étant pas considéré, il n’existe pas d’incertitude liée à ce paramètre. Il s’agit cependant d’une hypothèse de travail importante.
5.3.5. P ro je c tio n et c arto g ra ph ie
Pour chaque échéance et chaque plage de poche, les scénarios médian et sécuritaire conduisent à déterminer des distances de recul. Pour les secteurs et scénarios où des reculs ont été définis de façon quantitative, via l’application d’une vitesse moyenne de recul annuelle, les traits de côte prospectifs sont cartographiés en reportant ces distances vers l’intérieur des terres depuis le trait de côte de référence de 2020. Pour les secteurs et scénarios conduisant à une projection à dire d’expert, la topographie des sites (disponible via le produit Litto3D - https://data.shom.fr/), les configurations géomorphologiques et anthropiques ont guidé la cartographie.
Les incertitudes inhérentes à cette ultime étape sont limitées à l’expérience de l’opérateur dans les différentes opérations géomatiques menant au report de la distance du trait de côte depuis le trait de côte de référence : elles peuvent être considérées comme négligeables. Elles sont en revanche fortes dans les projections à dire d’expert, bien qu’appuyées sur la réalité de terrain.
5.3.6. Id e n tific a tio n et p ris e en c o m pte d e s in c ertitud e s
Pour décrire de manière cohérente les incertitudes affectant les différents processus à l’origine de la mobilité du trait de côte, il est recommandé de définir un cadre de gestion des incertitudes applicable aux travaux réalisés, c’est-à-dire aux données utilisées et aux méthodes mises en œuvre. Celles-ci peuvent alors être décrites et mieux cernées. Enfin, devant l’hétérogénéité des incertitudes présentes lors du travail effectué, il n’est pas possible de quantifier précisément les incertitudes relatives aux résultats. Il est en revanche proposé d’analyser et de hiérarchiser ces incertitudes.
Les incertitudes ont été identifiées à chaque étape de travail, détaillées dans les paragraphes précédents (en italique). L’hypothèse déterminante dans l’évolution des plages de poche est celle concernant la pérennité des ouvrages et des actions de gestion des sédiments. Elle concentre la majorité des incertitudes de projection du trait de côte, avec celles inhérentes aux cartographies à dire d’expert considérant l’effacement et l’inefficacité de ces ouvrages et actions de gestion.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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6. Résultats : cartographie de l’aléa ″recul du
trait de côte″ pour les littoraux du Pays basque et du
Seignanx, aux échéances +30 ans et +100 ans
6.1. PRINCIPES ET REPRESENTATION CARTOGRAPHIQUE
Les méthodes mises en œuvre pour caractériser l’exposition au recul du trait de côte des cordons dunaires du Seignanx et d’Anglet, d’une part, les falaises, versants rocheux et les plages de poche du Pays basque, d’autre part, aboutissent à déterminer des distances potentielles de recul aux échéances +30 ans et +100 ans.
Conformément aux recommandations pour ce travail (Collectif BRGM/Cerema, 2022), des scénarios médian et sécuritaire ont été établis. Ils reposent sur des hypothèses, travaillées pour chaque échéance et chaque environnement littoral. Ces hypothèses concernent les traits de côtes historiques et de référence, l’identification de secteurs d’évolution homogène, la pérennité des ouvrages et des actions de gestion des sédiments, la méthode appliquée pour caractériser les évolutions, la prise en compte du changement climatique et l’ultime étape de projection et de cartographie.
Ainsi, les distances de recul évaluées varient suivant chaque scénario médian et sécuritaire, et chaque échéance de projection. Ces distances ont été reportées depuis le trait de côte de référence de 2020, conduisant à deux zones d’exposition au recul du trait de côte aux échéances de 2050 et 2120. Ainsi, les traits de côte projetés ne sont pas des positions déterministes et effectives des traits de côte futurs. En effet, il convient de garder à l’esprit que des positions intermédiaires entre tous les traits représentés (référence 2020, 2050 médian et sécuritaire, et 2120 médian et sécuritaire) sont probables. En d’autres termes, les zones comprises entre ces différents traits sont à considérer comme des emprises possibles de mobilité du trait de côte à l’avenir.
6.2. ATLAS CARTOGRAPHIQUE A L’ECHELLE 1/5 000
L’atlas (hors texte) illustre les zones exposées au recul du trait de côte aux échéances de 2050 et 2120. La représentation cartographique permet de visualiser :
- le trait de côte de référence de 2020, et le descripteur du trait de côte associé ;
- les zones exposées au recul du trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans, selon des hypothèses conduisant à un scénario médian et à un scénario sécuritaire ;
- les hypothèses de pérennité des ouvrages et des actions de gestion des sédiments retenues pour chaque échéance, pour le scénario médian.
L’échelle de validité de ces différentes informations est 1/5 000. Dans l’objectif de faciliter la lecture de l’atlas, les cartographies sont présentées par échéance temporelle. Un extrait est présenté à l’Illustration 92 ; l’atlas est exposé dans son intégralité en Annexe 3.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
132 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 92 - Extrait de l'atlas cartographique à l'échelle 1/5 000Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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7. Conclusion
Le 15 octobre 2021, la CAPB et le BRGM se sont engagés dans la réalisation d’une étude visant à projeter le trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans, pour les littoraux de la Communauté de communes du Seignanx (CCS) et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque (CAPB). Cette étude s’inscrit en continuité de la Stratégie locale de gestion des risques littoraux (SLGRL) de la CAPB ; et en cohérence avec la loi du 22 août 2021 dite loi « Climat et résilience ». Les résultats de ce programme pourront bénéficier à l’ensemble des politiques publiques et compétences des collectivités locales. En outre, ces projections de la position du trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans sont susceptibles d’alimenter le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) à l’échelle du Pays Basque et du Seignanx.
Le littoral étudié comprend trois environnements littoraux : les cordons dunaires (Ondres, Tarnos et Anglet), les falaises et versants rocheux, et les plages de poche (ou de fond de baie). Le fonctionnement et les évolutions connues de ces environnements littoraux, au droit du secteur d’étude, ont été décrits et le socle de connaissances disponibles mobilisé. Le linéaire de falaises et versants rocheux a fait l’objet d’un travail spécifique, s’appuyant sur deux décennies de travaux de recherche, ainsi que sur le modèle géologique côtier basque existant. Avec l’intégration de données concernant la nature du sous-sol sur l’ensemble du linéaire d’étude, le modèle géologique couvre désormais le Seignanx et le Pays basque, et a été précisé sur une bande de deux kilomètres depuis le trait de côte vers l’intérieur des terres.
Les cordons dunaires, les falaises et versants rocheux, et les plages de poche disposent chacun de dynamiques d’évolution distinctes. Ainsi, trois méthodes de caractérisation de l’exposition du littoral au recul du trait de côte aux échéances +30 ans et +100 ans ont été mises en œuvre. Elles s’appuient sur les documents nationaux en la matière, et en particulier le document national de recommandations pour l’élaboration de la carte locale d’exposition au recul du trait de côte (Collectif BRGM/Cerema, 2022), le document régional (Longueville et al., 2024) et les éléments en cours de réflexion sur le recul des têtes d’escarpement (Lévy et al., à paraître).
Cependant, ces méthodes sont cohérentes, et reposent sur des hypothèses de travail communes : la détermination d’un trait de côte de référence de 2020, d’hypothèses de pérennité des ouvrages et des actions de gestion de sédiments, la caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″, la prise en compte du changement climatique, et la projection aboutissant à cartographier des zones d’exposition au recul du trait de côte. Toutes ces hypothèses de travail sont déclinées, à +30 ans et à +100 ans, dans deux scénarios d’évolution : un scénario médian, avec des hypothèses de travail modérées, et un scénario sécuritaire, considérant des hypothèses plus impactantes en termes de recul.
Ces méthodes conduisent à définir des distances de reculs potentiels aux échéances de 2050 et 2120, cartographiées dans un atlas à l’échelle 1/5 000.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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140 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
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BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 143
Annexe 1 Recensement des ouvrages et informations
complémentaires associées, par communeExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 145Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
146 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 147Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
148 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 149Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
150 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 151Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
152 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
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Annexe 2 Impacts du changement climatique sur les
environnements littoraux de Nouvelle-Aquitaine
Dans le cadre de la caractérisation de l’aléa ″recul du trait de côte″ à l’échéance 2050 en Charente-Maritime (Bernon, 2021), une revue bibliographique autour des conséquences du changement climatique sur le phénomène du recul du trait de côte a été produite, s’appuyant elle- même sur des travaux plus anciens (Le Cozannet et al., 2016 ; IPCC, 2019 ; IPCC 2021). Une actualisation, lorsque possible, de cette synthèse bibliographique est exposée dans les prochains paragraphes. Elle s’attache à décrire les évolutions prévisibles des variables climatiques à l’aide des publications les plus récentes, et exploitables à l’échelle de la façade océanique de la Nouvelle-Aquitaine.
Elévation du niveau marin
Au niveau mondial, le niveau marin moyen s’élève et sa hausse s’accélère : de 1,3 [0,6 - 2,1] mm.an-1 entre 1901 et 1971, de 1,9 [0,8 - 2,9] mm.an-1 entre 1971 et 2006, et de 3,7 [3,2 - 4,2] mm.an-1 entre 2006 et 2018, pour un total de 20 cm entre 1901 et 2018 (IPCC, 2021). Au cours des dernières décennies, les données satellitaires confirment les données mesurées par les marégraphes pendant la période historique et la tendance à l’accélération (Cazenave et Moreira, 2022). Ainsi, alors que la vitesse d’élévation était de 2,13 mm.an-1 entre 1993 et 2002, elle est désormais de près de 5 mm.an -1 pour la période 2013 - 2022 (Illustration 93).
Illustration 93 - Niveau marin moyen mesuré par les données satellitaires pendant la période 1993-2023 (source : Cazenave et Moreira, 2022, dans Le Cozannet et Cazenave, 2024)
La cause principale de l’élévation du niveau de la mer observée actuellement est le réchauffement climatique, lié aux émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique (IPCC, 2013). En effet, ce phénomène de réchauffement climatique cause :
- un réchauffement de l’océan, impliquant sa dilatation et une élévation du niveau de la mer sans apport supplémentaire d’eau dans les océans ;Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
154 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
- la fonte des glaciers de montagne, polaires et des calottes, qui accroit le volume d’eau des océans. Elle constitue désormais la principale contribution expliquant l’élévation du niveau marin moyen à l’échelle mondiale (IPCC, 2019, 2021 ; Horwath et al., 2022).
L’élévation du niveau marin moyen est hétérogène à l’échelle mondiale ; l’expression des contributions, qui en sont responsables, étant variable à l’échelle du globe. Par ailleurs, les mouvements verticaux du sol, sous l’effet de l’ajustement isostatique global de la croûte terrestre en lien avec les contraintes qui s’y exercent, doivent également être pris en compte. En effet, leur rôle peut être significatif dans l’étude de l’évolution à long-terme du niveau de la mer, issu d’observations marégraphiques. Le réchauffement climatique causera ainsi une redistribution des masses et une modification du champ de gravité, consécutives à la fonte des glaciers et des calottes glaciaires. La conséquence est une baisse du niveau de la mer à proximité de la source (ex : calotte groenlandaise) et au contraire une hausse, sensiblement plus rapide que la moyenne, à distance du lieu de fonte (plus de 7 500 km).
Aux échelles régionales et locales, les mouvements verticaux du sol mis en évidence peuvent être d’origine naturelle (volcanique, tectonique, variations naturelles) ou anthropogénique (extractions de fluides du sous-sol, mouvements de remblais…).
Les rapports émis par le GIEC en 2019 et 2021 (IPCC, 2019 & 2021) établissent que le niveau marin moyen global sera fortement dépendant des scénarios d’émissions de GES (Representative Concentration Pathways en anglais, RCP), mais n’enrayera pas la dynamique actuelle d’élévation et d’accélération. Plusieurs scénarios sont définis, et notamment : RCP 2.6, RCP 4.5, RCP 6.0, RCP 8.517. Des scénarios de développements socio-économiques et diverses stratégies d’adaptation et d’atténuation y sont associés. Le scénario RCP 2.6 implique de fortes réductions d’émissions de GES par la communauté internationale. Le RCP 8.5 est le plus pessimiste, mais c’est un scénario probable, car il correspond au prolongement des tendances d’émissions actuelles. Les modélisations d’élévation du niveau marin moyen, en fonction de ces scénarios d’émissions de gaz à effet de serre, illustrent clairement que plus les émissions seront importantes, plus la hausse du niveau marin moyen, engendrée à l’échelle du globe, sera élevée et rapide (Illustration 94).
Illustration 94 - Projections futures du niveau marin moyen, par rapport à la période 1986-2006, selon un faible (RCP 2.6 en bleu) et un fort (RCP 8.5 en rouge) scénario d’émissions de gaz à effet de serre (IPCC, 2019)
17 Ces RCP sont identifiés par leur forçage radiatif total approximatif pour l’année 2100 par rapport à 1750 :
2,6 W m- 2 pour le RCP 2.6; 4,5 W m- 2 pour le RCP 4.5; 6,0 W m -2 pour le RCP 6.0 et 8,5 W m -2 pour le RCP 8.5.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 155
A l’échelle du globe, ces simulations prévoyaient une élévation du niveau marin de 0,43 m et 0,84 m à l’horizon 2100, respectivement selon les scénarios RCP 2.6 et RCP 8.5.
Au cours des dernières années, plusieurs études ont conduit à régionaliser ces simulations et à les rendre accessibles, au travers notamment de plateformes de consultations et paramétrables. Parmi elles, nous pouvons citer la plateforme https://sealevelrise.brgm.fr/, développée par le BRGM dans le cadre du projet ECLISEA (European advances on CLImate Services for Coasts and SEAs), ou encore celle de la NASA (https://sealevel.nasa.gov/data_tools/17/). A l’occasion des travaux en cours de définition de la prochaine stratégie française ″énergie-climat″, le BRGM (Le Cozannet et al., 2024) a établi des scénarios de référence à propos de l’élévation du niveau de la mer pour les côtes françaises et selon différentes trajectoires de réchauffement global et horizons temporels, s’appuyant sur les derniers modèles du GIEC (6 ème rapport d’évaluation). Ce travail considère donc des trajectoires d’augmentation de la température mondiale, qui restent cohérentes avec les approches RCP-SSP du GIEC, reposant sur des simulations climatiques communes. Dans le cadre de la présente étude, des scénarios d’élévation du niveau marin pour le marégraphe de Socoa ont été calculés (Illustration 95).
Illustration 95 - Projections de l’élévation du niveau de la mer au marégraphe de Socoa, pour plusieurs scénarios d’augmentation de la température mondiale
(source : actualisé d’après Le Cozannet et al., 2024)
Échéance 17% 50% 83% 17% 50% 83% 17% 50% 83% 17% 50% 83% 17% 50% 83% 17% 50% 83%
2030 0,06 0,10 0,14 0,04 0,10 0,17 0,06 0,12 0,18 0,09 0,12 0,15 0,08 0,11 0,15 0,08 0,11 0,14
2040 0,09 0,14 0,20 0,09 0,15 0,22 0,10 0,18 0,26 0,12 0,17 0,22 0,14 0,17 0,22 0,14 0,17 0,19
2050 0,11 0,18 0,25 0,14 0,21 0,29 0,16 0,24 0,33 0,15 0,23 0,31 0,20 0,24 0,30 0,19 0,23 0,27
2060 0,15 0,23 0,32 0,16 0,26 0,37 0,21 0,32 0,42 0,20 0,31 0,43 0,26 0,32 0,41 0,26 0,31 0,35
2070 0,20 0,29 0,39 0,19 0,31 0,44 0,29 0,39 0,51 0,23 0,38 0,55 0,33 0,42 0,53 0,34 0,40 0,46
2080 0,22 0,33 0,45 0,24 0,37 0,51 0,35 0,46 0,60 0,32 0,48 0,68 0,41 0,52 0,66 0,44 0,53 0,63
2090 0,26 0,37 0,52 0,27 0,42 0,58 0,41 0,54 0,70 0,40 0,58 0,77 0,50 0,62 0,80 0,61 0,73 0,87
2100 0,26 0,41 0,59 0,28 0,45 0,64 0,48 0,61 0,79 0,47 0,67 0,91 0,62 0,75 0,95 0,80 0,96 1,17
2110 0,28 0,47 0,67 0,30 0,50 0,73 0,53 0,70 0,89 0,55 0,80 1,09 0,70 0,87 1,12 1,05 1,29 1,59
2120 0,28 0,50 0,74 0,33 0,57 0,83 0,58 0,80 1,03 0,64 0,90 1,21 0,80 0,99 1,31 1,36 1,70 2,17
Scénarios d'élévation du niveau marin selon différentes trajectoires de réchauffement global pour la station de Socoa (m)
Trajectoire à 1,5°C Trajectoire à 2°C Trajectoire à 3°C Trajectoire à 4°C Trajectoire à 5°C Trajectoire à 5°C MICIExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
156 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Evolution des conditions océanographiques
Au-delà de l’élévation du niveau de la mer, le changement climatique est susceptible de modifier les régimes de tempêtes, les vents, les vagues et les surcotes marines. L’ensemble de l’évolution de ces paramètres (élévation du niveau marin et facteurs océanographiques) concourent à une augmentation des niveaux marins extrêmes. Rappelons toutefois qu’au-delà du changement climatique, les agents dynamiques météo-marins sont également affectés par les grands modes de la variabilité climatique (ex : oscillation nord-atlantique - ONA).
Evènements de fortes houles
Les évènements de fortes houles dans la littérature scientifique sont liés à un phénomène tempétueux et aux forts vents associés. Ces épisodes de fortes houles sont généralement responsables des aléas côtiers, érosion et submersion marine.
Les travaux en la matière s’appuient généralement sur les modèles climatiques globaux et les bases de données associées, et s’intéressent en particulier aux modèles de vagues. Dans ces modèles sont introduites les futures conditions à l’origine de la génération des houles, notamment les vents, issues des simulations climatiques globales selon les différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre. Les résultats montrent de grandes divergences à l’échelle du globe entre l’hémisphère nord et l’hémisphère sud. Une augmentation importante des épisodes de fortes houles est attendue au niveau des zones tropicales et dans les hautes latitudes de l’hémisphère sud, alors qu’une diminution générale de ces épisodes ressort dans l’hémisphère nord (Morim et al., 2021). Meucci et al. (2021) ont par ailleurs démontré statistiquement une baisse des hauteurs significatives des vagues pour des évènements extrêmes de l’ordre de 5 à 15% et une baisse de la fréquence des évènements extrêmes par an.
Pour les côtes de Nouvelle-Aquitaine, ces résultats indiquent que les conséquences du changement climatique induiront des épisodes de fortes houles légèrement moins fréquents et moins intenses, dans des proportions toutefois assez réduites et plus ou moins prononcées selon les scénarios d’émissions de gaz à effet de serre futurs. Des investigations complémentaires seraient utiles, par exemple en réalisant une descente d’échelle pour préciser régionalement ces résultats, en simulant d’autres trajectoires climatiques, ou encore en étudiant des seuils de détection d’évènements de fortes houles en adéquation avec ceux que nous connaissons actuellement dans le Golfe de Gascogne.
Illustration 96 - Evènements de fortes houles simulés pour la période actuelle (1979-2004) et évolutions projetées pour la période 2081-2100, en fonction des scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5 (extrait de Morim et al., 2021) ; High wave day : le maximum journalier de hauteur significative dépasse 6 m ; les zones hachurées indiquent les régions où les évolutions projetées sont robustesExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 157
Etats de mer
Les variables caractérisant les états de mer sont la hauteur des vagues (mètres), la période (secondes) et la direction du pic (en degrés). Ces paramètres résultent d’une combinaison entre les champs de vents générateurs des vagues et la morphologie côtière.
Les réanalyses et les mesures effectuées en mer suggèrent que la hauteur moyenne des vagues s’est élevée en Atlantique Nord-Est, entre 1958 et 2002 (IPCC, 2013). Le rapport du GIEC (IPCC, 2019) confirme cette tendance, déterminant que la hauteur moyenne des vagues s’est élevée de 0,8 cm.an-1 dans l’Atlantique Nord au cours de la période 1985 - 2018 (niveau de confiance moyen).
Cependant, d’une manière générale, la communauté scientifique s’accorde pour conclure que les incertitudes sur les régimes de vagues futures sont élevées. L’enjeu actuel est de quantifier ces incertitudes, en identifiant celles qui sont issues des désaccords entre modèles de climat, de la variabilité interne du système climatique et du scénario de changement climatique.
Une des méthodes mises en œuvre pour cerner les résultats les plus robustes est de constituer un échantillon de multiples projections des états de mer futurs est d’en extraire les résultats les plus statistiquement robustes. Cette méthode, mise en œuvre à l’échelle mondiale et pour différents scénarios d’émissions de gaz à effet de serre, suggère pour l’Atlantique Nord, une diminution des moyennes annuelles de la hauteur significative des vagues et une réorientation vers le nord de la direction moyenne des vagues (Morim et al., 2019).
Illustration 97 - Etats de mer moyens simulés actuels (1979-2004) et évolutions projetées pour la période 2081-2100, en fonction des scénarios RCP 4.5 et 8.5 ; les zones hachurées indiquent les régions où les évolutions projetées sont robustes (source : extrait de Morim et al., 2019)
Ces résultats confirment les travaux plus anciens, mais régionalisés aux côtes de l’Europe occidentale. Charles et al. (2012) ont forcé un modèle de vagues avec des vents du modèle Arpège-Climat de Météo-France. Dans le cas du scénario de changement climatique A2 (scénario de fortes émissions de gaz à effets de serre retenu par le GIEC en 2007), ils obtiennent une baisse des hauteurs de vagues de 5 à 11 % dans le golfe de Gascogne, ainsi qu’un décalage vers le nord d’environ 5° des directions des vagues (Illustration 98). Ces deux phénomènes ont des effets contradictoires sur le transport sédimentaire et la dérive littorale : le premier l’atténue, tandis que le second l’accélère. Du fait de la réfraction bathymétrique, c’est la réduction de la hauteur des vagues qui domine finalement.
Il est difficile d’imaginer que la contribution de ces changements sur les aléas littoraux puisse avoir des effets aussi importants que l’élévation du niveau de la mer d’au moins quelques dizaines de centimètres à la fin du XXI ème siècle. En revanche, la variabilité interannuelle des régimes deExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
158 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
vagues et les effets des tempêtes continueront à avoir des effets importants sur le littoral au cours des prochaines décennies.
Illustration 98 - Cartes présentant les hauteurs, périodes et directions actuelles des vagues dans le Golfe de Gascogne, ainsi que les changements anticipés pour un scénario de changement climatique A2 (scénarios du rapport de 2007 du GIEC - Extrait de Charles et al. (2012)). Ces projections sont basées sur le modèle Arpège-Climat de Météo-France. Les zones hachurées indiquent un changement significatif à 95 %.
Surcotes marines
Comparativement à l’étude des vagues, on dispose de beaucoup moins d’informations concernant l’influence du changement climatique sur les surcotes marines. L’étude de Marcos et al. (2011) suggère une baisse des surcotes pour la fin du siècle. Plus précisément, Marcos et al. (2012) montrent que le nombre d’évènements baisserait légèrement, mais l’amplitude des surcotes elle-même ne changerait pas. D’autres études sont en cours pour estimer l’impact du changement climatique sur les régimes de surcotes (Laborie et al., 2015). Néanmoins, on peut anticiper un résultat très général : la réduction anticipée des surcotes lors de tempêtes, quelle que soit son origine et son ampleur, ne suffira pas à compenser celles de l’élévation du niveau de la mer. Ce point est montré très clairement par Marcos et al. (2012) dans le cas du golfe de Gascogne et pour les scénarios climatiques de 2007, qui supposaient une élévation du niveau marin modérée.
Marées
Les travaux de D. Idier et al. (2017) étudient les impacts de l’élévation du niveau marin moyen sur les dynamiques de marées, le long des côtes ouest-européennes (Illustration 99). Ils démontrent que les dynamiques des marées (en particulier la composante M2) sont modifiées proportionnellement à l’élévation du niveau marin moyen tant que cette dernière reste inférieure à +2 m, sur une majeure partie des côtes. Cette relation est valable pour la majorité du domaine étudié, même pour un scénario d’élévation du niveau de la mer non uniforme. Selon les localisations, les modifications de la dynamique des marées contribuent pour +/-15% à l’élévation du niveau marin moyen (soit l’équivalent de 15 cm en plus ou en moins si la mer monte d’1 mètre).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 159
Cette étude démontre également une sensibilité de ce phénomène à la présence de défenses côtières.
Illustration 99 - Valeurs absolues (m) des niveaux maximaux de pleine mer, par rapport aux niveaux moyens, pour le scénario de référence (SLR = 0 m, à gauche) et changements relatifs pour 3 scénarios d’élévation du niveau marin (SLR=5, 2, 1 m ; 3 cartes de droites). Pour chacun des 3 scénarios, les changements relatifs sont obtenus en calculant d’abord la différence (en m) entre les niveaux maximaux de pleine mer pour le scénario choisi (SLR) et les niveaux pour le scénario de référence (SLR = 0 m), puis en divisant cette différence par la valeur de remontée du niveau marin considérée (SLR). Les 4 simulations (pour SLR = 0, 5, 2 et 1 m) ont été réalisées en considérant une année type (2009) et en ne faisant varier que le niveau moyen.
Physiquement, les changements de marée induits par l’élévation du niveau de la mer résultent de la compétition entre les réductions de l'amortissement du frottement sur le fond, les changements des propriétés de résonance de la marée et l'augmentation de la réflexion sur la côte, c'est-à-dire des processus locaux et non locaux.
D’après ces travaux et au droit des côtes de la Nouvelle-Aquitaine, pour un scénario futur considérant une augmentation du niveau marin moyen non uniforme à l’horizon 2100 (2081 - 2100), correspondant au scénario d’émissions de gaz à effet de serre RCP 4.5, établi par le GIEC en 2013 (IPCC, 2013), les modifications de la dynamique des marées apparaissent réduites. Elles contribueraient pour moins de 5 % à l’élévation du niveau marin moyen (Illustration 100). Les impacts en termes de dynamique sédimentaire pourraient être significatifs dans la Manche, mais plus restreints au sud du Golfe de Gascogne (Illustration 100).
Illustration 100 - (a) Distribution non uniforme de l'élévation du niveau marin moyen (en m), en fonction du scénario RCP 4.5, pour la période 2081 - 2100 (IPCC, 2013) ; variation absolue (b) et relative (c) du niveau de marée haute, induit par ce même scénarioExposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
160 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Evolution des températures et précipitations
Le dernier rapport du GIEC (IPCC, 2021) prévoit, sans équivoque, l’augmentation générale future des températures moyennes annuelles à l’échelle du globe, quel que soit le scénario d’émissions de gaz à effet de serre considéré. Sans de fortes réductions de ces émissions dans les prochaines décennies, le réchauffement global dépassera 1,5°C à 2°C, au cours du 21ème siècle. Les moyennes mondiales annuelles de précipitations sur les continents augmenteront de 1,5 à 8 %, selon un scénario intermédiaire d’émissions de gaz à effet de serre (RCP 2.6 à 4.5) et de 1 à 13 %, selon le scénario RCP 8.5, pour la période 2081-2100 relativement à la période 1995-2014 (intervalles vraisemblables).
Le portail DRIAS (www.drias-climat.fr) permet la visualisation des évolutions des températures et précipitations en France métropolitaine, considérant les scénarios d’émissions de gaz à effet de serre ou encore des trajectoires de réchauffement de la température mondiale et en France.
Selon une trajectoire de réchauffement en France métropolitaine de +2,7°C en 2050 et +4°C en 2100, les écarts dans le Sud-Ouest par rapport à la température moyenne annuelle actuelle (période de référence 1976-2005) seront respectivement de +2°C et de +3,4°C (valeurs médianes). Selon cette même trajectoire de réchauffement, les cumuls annuels de précipitations diminueront légèrement (entre 0 et -10 % d’ici 2100) (Illustration 101).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 161
Illustration 101 - Températures moyennes (degrés Celsius, en haut) et précipitations moyennes (mm, en bas) de la France métropolitaine : valeurs moyennes annuelles pour la période de référence 1976-2005 (à gauche) et écarts à cette valeur à l’horizon temporel moyen (2050) pour les scénarios de réchauffement en France métropolitaine de +2,7°C (au milieu) et de +4°C (à droite) - produits « multi- modèles » de DRIAS-2020, médianes de l’ensemble
(source : Drias, données Météo-France, CERFACS, IPSL)
Toutefois, à l’instar des prévisions à l’échelle mondiale, et toujours suivant la trajectoire de réchauffement en France utilisée précédemment, les extrêmes seront plus marqués, avec une augmentation des durées de périodes de sécheresse (nombres de jours consécutifs sans précipitations) et une hausse du nombre de jours de précipitations fortes et extrêmes. En outre, le nombre de jours avec un sol sec sera plus important de plusieurs dizaines de jours par an par rapport à l’actuel, dès 2050, et de l’ordre d’une cinquantaine de jours pour le sud de la région d’ici 2100 (Illustration 102).Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
162 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Illustration 102 - Intensité des précipitations extrêmes (moyenne pour la période autour des horizons temporels, valeurs médianes) (en haut) ; nombre de jours avec un sol sec (SWI < 0,4) : valeur de référence et écart à cette valeur par horizon (en bas)
(source : Drias, données Météo-France, CERFACS, IPSL)
Ces évolutions météorologiques peuvent influencer les propriétés et le comportement mécanique des roches et des sols. En outre, les circulations d’eau, à la surface du sol par ruissellement, ou dans le sol et le sous-sol par infiltration, constituent l’un des principaux facteurs expliquant l’occurrence de mouvements de terrain. Elles induisent une érosion mécanique et chimique des matériaux et augmentent les pressions interstitielles. Au-delà des seules circulations d’eau qui seront modifiées à l’avenir, notons également de potentielles évolutions du nombre de cycles de gel/dégel et du taux d’humidité, qui peuvent également être à l’origine de mouvements de terrain.
Enfin, l’augmentation du nombre de jours de précipitations exceptionnelles est susceptible d’entrainer une augmentation des crues des cours d’eau, et l’envahissement par la mer (progressif puis permanent) des zones basses littorales. Ce paramètre, croisé à l’augmentation du niveau marin, augmentera les phénomènes d’inondation des vallées côtières et des marais littoraux.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 163
Evolution des quantités d’eaux superficielles et souterraines
Le projet « Explore2 », porté par l‘INRAE et l’Office International de l’Eau (OIEau) propose des projections hydrologiques des eaux de surface et souterraines de référence, mises en ligne via la plateforme « Drias les futurs de l’eau » (DRIAS, Les futurs de l'Eau - Accueil). Les conséquences du changement climatique pour ces hydro-systèmes sont liées aux évolutions de la recharge et à l’évolution des prélèvements. Les projections futures sont réalisées sur la base de « narratifs » qui constituent des trajectoires d’évolutions du climat sous l’impact du changement climatique, ils ne portent pas sur l’aspect « prélèvements ».
Les résultats sont comparables pour les principaux cours d’eau présents dans le secteur d’étude (La Nive, La Nivelle). Quels que soient les narratifs simulés et d’ici la fin du siècle, il est estimé une diminution progressive de la moyenne annuelle du débit journalier de ces cours d’eau au cours des prochaines décennies (de l’ordre de 10 à 30%). A l’exception du scénario traduisant un fort réchauffement et de forts contrastes saisonniers en précipitations, une augmentation de l’occurrence des crues de période de retour 10 ans, de même que des étiages de période de retour 5 ans. Un extrait des résultats pour la Nive est fourni ci-après (Illustration 103).
Illustration 103 - Projections de l'évolution de la moyenne annuelle du débit journalier (au milieu) et des crues de période de retour 10 ans (en bas), pour La Nive à Cambo-les-Bains (source : drias-eau.fr/accompagnement/carteFicheResultatsExplore2/)Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
164 BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024
Explore 2 a également été l’occasion de travailler sur la ressource en eau, toutefois limité à l’emprise nord-aquitaine dans notre région, en lien avec les outils de modélisation disponibles (Vergnes et al., 2024). Il indique toutefois des tendances qui, sans pouvoir être généralisées, fournit des éléments d’information quant au comportement de systèmes aquifères dans un contexte de changement climatique. D’une manière générale, la synthèse des résultats montre une augmentation globale des niveaux de nappe pour les scénarios de changement climatique (issus du 5ème rapport d’évaluation du GIEC), ces hausses ne dépassant pas +3 m si l’on considère l’hypothèse « sans prélèvements » dans la ressource. Les résultats indiquent également que les prélèvements induisent des rabattements (i.e. baisse de niveau) de nappe pluri-métriques qui sont susceptibles de masquer ces hausses de niveaux piézométriques induits par le changement climatique (Illustration 104).
Illustration 104 - Evolution des niveaux piézométriques moyens annuels agrégés spatialement sans prélèvements pour la période de référence (noir) et les 3 scénarios RCP du GIEC ; traits pleins : médiane de l’ensemble, traits pointillés : médiane de l’ensemble avec application d’une moyenne mobile de fenêtre fixée à 30 ans (ensemble Explore2-2024, ADAMONT) ; en haut : aquifère du Plio-Quaternaire ; en bas : aquifère de l’Oligocène (Extrait de Vergnes et al. (2024))
La baisse des débits fluviaux, mais aussi l’augmentation des précipitations fortes et extrêmes perturberont le transport de sédiments (capacité de mobilisation de la charge solide, flux de sédiments) dans les bassins versants et tout au long des cours d’eau. Au droit des embouchures et des littoraux adjacents, la question de la disponibilité sédimentaire est essentielle, en particulier pour les secteurs limono-vaseux, où le taux de sédimentation positif (conduisant à un exhaussement des zones intertidales) est susceptible de compenser les effets de l’élévation du niveau marin.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 165
Les évolutions des niveaux piézométriques des nappes se traduiront par des modifications des pressions interstitielles, qu’elles exercent au sein des roches aquifères, et du taux d’humidité de ces dernières. Ainsi, selon les niveaux piézométriques futurs, des modifications potentielles des propriétés mécaniques des matériaux, constitutifs des zones côtières, pourraient impacter la dynamique d’évolution des côtes meubles et à falaises. Notons enfin, qu’avec l’élévation du niveau de la mer, les intrusions salines au sein des aquifères côtiers seront croissantes.Exposition du littoral de la Communauté de communes du Seignanx et de la Communauté d’Agglomération du Pays basque au recul du trait de côte, aux échéances +30 ans et +100 ans
BRGM/RP-74017-FR - Rapport final V1 - 16 décembre 2024 167
Annexe 3 Atlas cartographique au 1/5 000 de
l’exposition du littoral de la Communauté de
communes du Seignanx et de la Communauté
d’Agglomération du Pays basque, au recul du trait de
côte, aux échéances +30 ans et +100 ans (hors texte)1
TDC = PDD
ONDRES
TDC = PDD TDC = PDD
ONDRES
TDC = PDD
10
km
160 m F
Ondres
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"2
TDC = PDD
ONDRES
TDC = PDD TDC = PDD
ONDRES
TDC = PDD
10
km
160 m F
Ondres
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"3
TDC = PDD
ONDRES
TDC = PDD
TDC = PDD
ONDRES
TDC = PDD
10
km
160 m F
Ondres
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"4
TDC = PDD
ONDRES
TDC = PDD
TDC = PDD
ONDRES
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Ondres
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"5
TDC = PDD
TARNOS
ONDRES
TDC = PDD TDC = PDD
TARNOS
ONDRES
TDC = PDD
10
km
160 m F
Tarnos - Ondres
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"6
TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD
TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD
10
km
160 m F
Tarnos
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"7
TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Tarnos
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"8
TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Tarnos
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"9
TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Tarnos
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
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©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"10
TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD
10
km
160 m F
Tarnos
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"11
TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD TDC = PDD
TARNOS
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Tarnos
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"12
TDC = PDD
TARNOS
ANGLET
TDC = PDD
TDC = PDD
TARNOS
ANGLET
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Tarnos
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"13
TDC = PDD
TDC = PDO TDC = SDF
ANGLET
TARNOS
TDC = PDD
TDC = PDO
ANGLET
TARNOS
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Anglet - Tarnos
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"14
TDC = PDO
TDC = PDD
TDC = PDO
ANGLET
TDC = PDD
TDC = PDO
TDC = PDD
TDC = PDO
ANGLET
TDC = PDD
10
km
160 m F
Anglet
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"15
TDC = PDD
TDC = PDO
ANGLET
TDC = PDD TDC = PDD TDC = PDO
ANGLET
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Anglet
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"16
TDC = PDO TDC = PDD TDC = PDD
TDC = PDO
ANGLET
TDC = PDD TDC = PDO TDC = PDD TDC = PDD TDC = PDO
ANGLET
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Anglet
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"17
TDC = PDO
TDC = PDD
ANGLET
TDC = PDD
TDC = PDO
TDC = PDD
ANGLET
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Anglet
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"18
TDC = PDO
TDC = PDD
TDC = SDF TDC = SDF
ANGLET
TDC = PDO
ANGLET
TDC = PDD
TDC = SDF TDC = SDF
10
km
160 m F
Anglet
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"19
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = SDF
ANGLET
TDC = PDO
TDC = SDF
ANGLET
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Anglet
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"20
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
BIARRITZ
ANGLET
TDC = SDF
TDC = PDO
BIARRITZ
ANGLET
TDC = SDF
10
km
160 m
F Biarritz - Anglet
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"21
TDC = SDF TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDD
BIARRITZ
ANGLET
TDC = SDF TDC = PDO
BIARRITZ
ANGLET
TDC = SDF
TDC = PDD
10
km
160 m F
Biarritz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"22
TDC = PDO
TDC = PDD
BIARRITZ
TDC = PDO
BIARRITZ
TDC = PDD
10
km
160 m
F
Biarritz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"23
TDC = PDO
TDC = SDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = SDF
TDC = SDF
BIARRITZ
TDC = PDO
TDC = SDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO
TDC = SDF
BIARRITZ
TDC = SDF
TDC = SDF
10
km
160 m
F Biarritz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"24
TDC = PDO
TDC = SDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = SDF
TDC = SDF
BIARRITZ
TDC = PDO
TDC = SDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
BIARRITZ
TDC = SDF
TDC = SDF
10
km
160 m F
Biarritz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"25
TDC = PDO
TDC = SDF
BIARRITZ
TDC = PDO
BIARRITZ
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Biarritz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"26
TDC = PDO
TDC = SDF TDC = PDO TDC = SDF
BIARRITZ
TDC = PDO
TDC = SDF TDC = PDO
BIARRITZ
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Biarritz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"27
TDC = PDO
TDC = PDD
TDC = SDF
BIARRITZ
BIDART
TDC = PDO
BIARRITZ
BIDART
TDC = PDD
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Biarritz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"28
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDD
TDC = SDF
BIDART
BIARRITZ
TDC = PDO
TDC = SDF
BIDART
BIARRITZ
TDC = PDD
TDC = SDF
10
km
160 m F
Bidart - Biarritz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"29
TDC = SDF
TDC = PDO TDC = SDF
TDC = SDF TDC = SDF
BIDART
TDC = SDF
TDC = PDO TDC = SDF
BIDART
TDC = SDF TDC = SDF
10
km
160 m
F
Bidart
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"30
TDC = SDF
TDC = SDF
BIDART
TDC = SDF
BIDART
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Bidart
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"31
TDC = SDF
TDC = SDF
TDC = SDF
BIDART
TDC = SDF
BIDART
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Bidart
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"32
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
BIDART
TDC = SDF
TDC = PDO
BIDART
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Bidart
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"33
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDD
BIDART
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
BIDART
TDC = SDF
TDC = PDD
10
km
160 m F
Bidart
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"34
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDD
BIDART
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO
BIDART
TDC = SDF
TDC = PDD
10
km
160 m
F Bidart
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"35
TDC = PDO
TDC = SDF TDC = PDC
TDC = SDF
BIDART
GUETHARY
TDC = PDO
BIDART
GUETHARY
TDC = SDF TDC = PDC
TDC = SDF
10
km
160 m
F Guéthary - Bidart
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"36
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
GUETHARY
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
GUETHARY
TDC = SDF
10
km
160 m
F Guéthary
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"37
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
GUETHARY
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
SAINT-JEAN-DE-LUZ
GUETHARY
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Saint-Jean-de-Luz - Guéthary
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"38
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO TDC = SDF
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
10
km
160 m F
Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"39
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDO
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
10
km
160 m
F Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"40
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDC
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
TDC = PDO
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
TDC = PDC
10
km
160 m
F
Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"41
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = PDO
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"42
TDC = SDF
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
10
km
160 m
F Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"43
TDC = SDF
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
10
km
160 m
F Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"44
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = SDF
TDC = PDC
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = PDO
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = SDF
TDC = PDC
10
km
160 m F
Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"45
TDC = PDO
TDC = PDC
TDC = SDF
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = PDO
SAINT-JEAN-DE-LUZ
TDC = PDC
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"46
TDC = PDO TDC = PDC
SAINT-JEAN-DE-LUZ
CIBOURE
TDC = PDO
SAINT-JEAN-DE-LUZ
CIBOURE
TDC = PDC
10
km
160 m
F
Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"47
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = SDF
TDC = PDC
CIBOURE
SAINT-JEAN-DE-LUZ TDC = PDO
TDC = SDF
CIBOURE
SAINT-JEAN-DE-LUZ TDC = SDF
10
km
160 m
F Ciboure - Saint-Jean-de-Luz
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"48
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = PDC
TDC = SDF
CIBOURE
URRUGNE
URRUGNE
TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = PDO
CIBOURE
URRUGNE
URRUGNE
TDC = PDC
TDC = SDF
10
km
160 m
F Ciboure
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"49
TDC = PDO
TDC = SDF TDC = PDC
TDC = SDF
URRUGNE
CIBOURE
TDC = PDO
TDC = SDF
URRUGNE
CIBOURE
TDC = PDC
TDC = SDF
10
km
160 m
F Urrugne - Ciboure
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"50
TDC = SDF TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
10
km
160 m
F Urrugne
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"51
TDC = SDF
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
10
km
160 m
F Urrugne
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"52
TDC = SDF
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
10
km
160 m
F Urrugne
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"53
TDC = SDF TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
10
km
160 m
F Urrugne
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"54
TDC = SDF
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
10
km
160 m
F Urrugne
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"55
TDC = SDF
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
URRUGNE
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Urrugne
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"56
TDC = SDF TDC = PDO
TDC = SDF
TDC = SDF TDC = SDF
HENDAYE
URRUGNE
TDC = SDF TDC = PDO
TDC = SDF
HENDAYE
URRUGNE
TDC = SDF TDC = SDF
10
km
160 m
F Urrugne - Hendaye
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"57
TDC = SDF
TDC = SDF
HENDAYE
TDC = SDF
HENDAYE
TDC = SDF
10
km
160 m
F Hendaye
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"58
TDC = SDF
TDC = SDF
HENDAYE
TDC = SDF
HENDAYE
TDC = SDF
10
km
160 m
F Hendaye
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"59
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
HENDAYE
TDC = SDF
TDC = PDO
HENDAYE
TDC = SDF
10
km
160 m
F
Hendaye
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"60
TDC = SDF
TDC = PDO
TDC = SDF
HENDAYE
TDC = SDF
TDC = PDO
HENDAYE
TDC = SDF
10
km
160 m
F Hendaye
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"61
TDC = PDO
TDC = PDC
TDC = SDF
HENDAYE
TDC = PDO
HENDAYE
TDC = PDC
TDC = SDF
10
km
160 m
F Hendaye
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"62
TDC = PDO
TDC = PDC
HENDAYE
TDC = PDO
HENDAYE
TDC = PDC
10
km
160 m
F Hendaye
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"63
TDC = PDO
TDC = PDC
HENDAYE
TDC = PDO
HENDAYE
TDC = PDC
10
km
160 m
F Hendaye
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"64
TDC = PDO
TDC = PDC
TDC = PDC
HENDAYE
TDC = PDO
TDC = PDC
HENDAYE
TDC = PDC
10
km
160 m
F Hendaye
/64
1 : 5 000ème
Ouvrages pérennes dont la protection du versant est :
Hypothèses de pérennité des ouvrages et actions de gestion de sédiments
Non pérenne à +30 ou +100 ans
Pérenne à + 30 ans mais non pérenne à + 100 ans
Pérenne à +30 et +100 ans
Partielle
Fonds :
©OCNA, Sintegra, 2020
©Ortho Littorale V2, 2011/2012
Trait de côte
projeté en 2120, selon un scénario "médian"
de 2020 avec prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
Données indissociables du rapport BRGM/RP-74017-FR.
Se référer au rapport BRGM pour les méthodes et hypothèses appliquées.
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sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +100 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
Cartographie de l'exposition au recul du trait de côte
sur les littoraux du Pays basque et du Seignanx
à l'échéance +30 ans, selon les scénarios médian et sécuritaire
de 2020 sans prise en compte des ouvrages et actions de gestion*
*SDF = Sommet de falaise
PDC = Pied de cordon
PDD = Pied de dune
PDO = Pied d'ouvrage
SDO = Sommet d'ouvrage
Totale
projeté en 2050, selon un scénario "médian"
projeté en 2050, selon un scénario "sécuritaire"
projeté en 2120, selon un scénario "sécuritaire"Centre scientifique et technique
3, avenue Claude-Guillemin
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