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unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 17 P
unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 17 Plui Soule Xiberoa 1.3 RdP Diagnostic paysage
Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 17 Plui Soule Xiberoa 1.3 RdP Diagnostic paysage)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Environnement,
À. Pays COMMUNAUTÉ
/N Basque D'AGGLOMÉRATION E © @communautePB | communaute-paysbasque.fr
HR HERRI
ELABORATION DU PLAN LOCAL D’URBANISME
INFRACOMMUNAUTAIRE (PLUi)
SOULE-XIBEROA
Rapport de
Présentation
1.3 Diagnostic paysager
(version arrêt du projet au conseil communautaire du 21/06/2025)
SOULE
- XIBEROA
| AMIKUZE | SUD BASSE
- NAVARRE | LITTORAL/LABOURD OUEST |
RÉTRO LITTORAL / LABOURD ESTTable des matières /
Table des matières / ............................................................................................... 2 PRÉAMBULE ......................................................................................................... 3 Contexte de l’étude............................................................................................ 3 Le territoire du PLui Soule-Xiberoa ...................................................................... 3 Analyse paysagère ............................................................................................... 5 Paysage socle.................................................................................................... 5 Les unités de paysages .................................................................................... 11 Occupation du sol et typologie paysagère ......................................................... 12 Structures de motifs paysagers......................................................................... 24 Analyse patrimoniale ........................................................................................ 30 Évolution des paysages ....................................................................................... 39 Évolution du socle boisé et agricole .................................................................. 39 Paysage et changement climatique ................................................................... 46 Évolution urbaine............................................................................................. 48 Conclusion ......................................................................................................... 54 Premières pistes d’enjeux ................................................................................. 54 Approche thématique des enjeux ...................................................................... 59 GLOSSAIRE ........................................................................................................ 731- PRÉAMBULE
1.1 Contexte de l’étude
La Communauté d’agglomération Pays Basque a initié une étude « paysage et patrimoine » afin de nourrir des procédures et projets spécifiques tels que le SCOT Pays Basque Seignanx, les PLUI infra-communautaires et le Projet Parc naturel Régional Montagne Basque.
Cette étude comporte notamment un diagnostic. Ce diagnostic se compose de la manière suivante :
• Un diagnostic à l’échelle des 166 communes que compose le SCOT Pays Basque et qui associe les EPCI « Communauté d’agglomération Pays Basque » et « Communauté de communes Seignanx »,
• Un diagnostic à l’échelle du projet PNR Montagne Basque portant sur 111 communes de l’Agglomération,
• Des diagnostics spécifiques pour chaque procédure PLUI engagée par les deux intercommunalités,
• Des fiches typo-morphologiques afin de mieux appréhender l’organisation urbaine des villes et villages ainsi que les logiques de développement,
• Des fiches par unités de paysage afin de faire lien avec l’Atlas des paysages du Département Pyrénées-Atlantiques tout en proposant des spécificités locales et territoriales.
Par arrêté préfectoral du 4 mai 2020, la CAPB a la possibilité d’élaborer à terme cinq plans locaux d’urbanisme infra-communautaires sur l’ensemble du territoire de la CAPB.
1.2 Le territoire du PLUi Soule-Xiberoa
Conformément à l’article L.153-8 du code de l’urbanisme, le PLUi est élaboré à l'initiative et sous la responsabilité de la Communauté d’Agglomération Pays Basque compétente en matière de plan local d'urbanisme, de document d'urbanisme en tenant lieu et de carte communale depuis le 1er janvier 2017.
Le périmètre du PLUi « Soule-Xiberoa » est appelé à couvrir 36 communes, à savoir : Ainharp, Alçay-Alçabéhéty-Sunharette, Alos-Sibas-Abense, Arrast-Larrebieu, Aussurucq, Barcus, Berrogain-Laruns, Camou-Cihigue, Charritte-de-Bas, Chéraute, Espès-Undurein, Etchebar, Garindein, Gotein-Libarrenx, Haux, L’Hôpital-Saint-Blaise, Idaux-Mendy, Lacarry-Arhan- Charitte-de-Haut, Laguinge-Restoue, Larrau, Lichans-Sunhar, Lichos, Licq-Athérey, Mauléon- Licharre, Menditte, Moncayolle-Larrory-Mendibieu, Montory, Musculdy, Ordiarp, Ossas-Suhare, Roquiague, Sainte-Engrâce, Sauguis-Saint-Etienne, Tardets-Sorholus, Trois-Villes, Viodos- Abense-de-BasOOD
P é rim è tre P NR
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PÉ R IMÈ T R EDEPR O JE T S
P LUi S oule2- Analyse paysagère
A. Paysage socle
La première analyse paysagère passe par l’analyse du socle géographique d’inscription du territoire du PLUi Soule-Xiberoa. Elle permet de se rendre compte de ce qui compose et constitue la « charpente paysagère », c’est-à-dire sa charpente naturelle structurée par l’eau, le relief, son sous-sol, et permettra de mieux comprendre l'organisation de ses composantes bâties, cultivées et naturelles.
La Soule est limitée par :
• au nord par le gave d'Oloron la séparant du Béarn;
• à l'est par la vallée de Barétous (Béarn);
• au sud par la vallée de Salazar en Navarre (Espagne) ;
• à l'ouest par la Basse-Navarre.
La Soule peut être délimitée en trois zones géographiques distinctes :
• la Basse-Soule au nord, composée d’une plaine animée notamment autour de Mauléon;
• le Massif des Arbailles à l’est,
• La Haute-Soule au sud, autour de Tardets, culminant à 2017m au pic d'Orhy et entaillée
par les gorges de Kakuetta. Le massif de la Madeleine surplombe l'entrée de la Haute- Soule.
1. Relief et hydrographie : une lecture paysagère par l’eau et l’altitude
Le territoire du PLUi de la Soule est bordé par la vallée de Barétous à l’Est, le pic d’Orhy (2017m) au Sud et la fin du massif des Arbailles à l’Ouest. Il s’inscrit dans un paysage entre montagne basque et les collines pâturées et cultivées, sur le bassin versant du Saison, dans un relief complexe qui offre une grande déclinaison de motifs.
Au Nord, on y retrouve des formes douces et ondulées soulignées par une végétation abondante. Au Sud, quand on se rapproche de la montagne, le relief s’intensifie, les pentes sont plus abruptes et des gorges profondes et vertigineuses se dessinent, sculptées par les gaves. Le monde souterrain est caractéristique de ce territoire, avec des formations géologiques singulières (karsts des Arbailles et de La Pierre-Saint-Martin) ; des gorges étroites et profondes (Haute Soule) ; des grottes parfois gigantesques (La Verna en Haute Soule). Les sommets sont nombreux sur la moitié Sud du territoire, notamment à partir de la commune de Tardets.
Excepté sur le massif des Arbailles, le réseau hydrographique est conduit par la rivière du Saison et ses affluents. Tumultueux, il descend directement des montagnes en développant une énergie avantageuse que les hommes ont rapidement exploitée sous la forme de moulins, de barrages ainsi que de petites industries. Traversant le paysage du Nord au Sud, il a forgé et accompagné le relief des versants abrupts aux espaces collinaires au nord. Le bassin versant du Saison constitue ainsi l’élément central de ce territoire. Ce réseau hydrique dense couplé à la topographie donne lieu à des paysages singuliers et remarquables : les versants des montagnes donnent naissance à des perspectives visuelles et paysagères profondes.www.delcampe.net cartalis
Les rivières au plus près de leur source ont toujours fait l'objet d'une charge symbolique et d’un attachement très fort pour les habitants des montagnes basques et particulièrement en Soule. Elles constituent en quelque sorte des archétypes fondamentaux de leur paysage. Le gave de Larrau et l'Iraty prennent naissance au pied du Pic des Escaliers. Le gave de Sainte- Engrâce prend sa source sous le pic d'Issarbe et s'associe au gave de Larrau à Licq pour former le Saison.
Plus bas et bien distinct, le cours d’eau le Lausset irrigue la vallée associée aux communes de Cherraute, L’Hôpital Saint Blaise afin d’alimenter le gave d’Oloron.
Les torrents aux eaux claires et rapides irriguent les vallées habitées (Larrau, Sainte-Engrâce) avant de traverser les gorges étroites qui les relient aux vallées. Il y règne une atmosphère sombre et humide, qui en font un seuil singulier entre les vallées éloignées et les vallées plus basses en altitude. Elles sont alors bordées d'une route qui a nécessité la réalisation d'ouvrages d'art et de murs de soutènement. Les gorges de Kakuetta associées à une forêt humide sont par exemple des éléments remarquables du paysage Souletin et en font un élément touristique de première envergure pour le territoire.
La place de l’eau et la géologie des lieux est aussi révélée par la multiplicité de grottes souterraines dont la plus importante est ouverte au public, la grotte de la Verna ( sur les communes de St Engâce et La Pierre St Martin).
On peut signaler par ailleurs que les eaux plus vives des gaves de Larrau et de Sainte-Engrâce sont exploitées depuis les années 1920 pour produire de l'électricité (installation de l'usine de la SHEM à Licq en 1927).Communes ii .Fe Relief (courbes 10m)
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Socle topographique et sommets sur le territoire (Bdtopo, OCS 2020, Audap, atopia)Perception du socle topographique, Soule (atopia)Communes 1!
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Le socle hydrographique et les bassins versants du territoire (RPG Bassin Versant, OCS 2020, Bdtoo)
2. Une composition du sol support de l’histoire du territoire
La formation actuelle du socle du territoire est issue d’une mer peu profonde qui, il y a 180 millions d’années, a lentement recouvert la région avant de déposer des calcaires, comme dans les grottes d’Oxocelhaya et des Arbailles. Il y a 100 millions d’années, les blocs ibériques et européens se sont éloignés, creusant un sillon et provoquant des avalanches sous-marines. Elles ont déposé des sédiments appelés flyschs, une alternance de couches de calcaires, de calcaires marneux et d’argiles. Cette roche s’est formée par l’accumulation des dépôts de glissements de terrain sous-marins se produisant sur les flancs de bassins marins qui existaient alors à la place des Pyrénées actuelles.
La complexité de cette composition a longtemps été une ressource dans l’économie locale du territoire. Le minerai de fer présent dans le secteur montagne (Larrau) a été longuement exploité sous forme de petites mines mais aussi les exploitations plus anciennes d’or, de cuivre et d’argent constituent un patrimoine archéologique important mais très discret. Le sol a été et est encore exploité pour ses matériaux de constructions. En Soule, on retrouve d’importants gisements de sables et graviers le long du Gave, mais aussi du calcaire pouvant servir à de la pierre de taille en haute montagne et sur le massif des Arbailles. Les extractions actuelles sont tournées vers de calcaire et les ophites.
Une alternance de roches dures et tendres (Cf carte sur la géomorphologie ci-après)SOCLE GÉOMORPHOLOGIQUE
Source : BRGM
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La composition géomorphologique du sous-sol sur le territoire oscille entre une composition d’alluvions, de sables, de marnes dans les zones vallonnées et des secteurs rocheux de calcaires, de schistes, de gneiss et de grès donnant les formes actuelles au relief entre des zones basses aux roches modulables tendres et des zones hautes aux roches dures très présentes en montagne et sur les secteurs vallonnés du territoire.
Dans la montagne basque, la formation géologique correspond à une alternance de diverses roches dures, de différents schistes notamment, donnant au relief cette alternance de sommets. Enfin, la présence du flysch entre le Sud et le Nord du territoire explique les vallonnements.SOCLE GÉOMORPHOLOGIQUE , Source : BRGM
Ressource
77 Sable et gravier
#2 Calcaire pour pierre de taille
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5 Grès pour dallage et parement
Ancienne exploitation
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1» Mines de cuivre et or
CT Mines de cuivre
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Marnes, argiles et calcaires
Sables, argiles, graviers
Schistes, calcaires
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B. Les unités de paysages
L’Atlas des paysages des Pyrénées Atlantiques a fait l’objet d’une actualisation entre en 2020- et 2022. De nouvelles unités ont été déterminées au regard de critères plus enclins à représenter les dynamiques territoriales et en s’appuyant davantage sur les points d’intérêts culturels et topographiques. Le premier atlas de 2002-2003 s’appuyait sur des critères historiques et sur des critères physiques tels que la topographie, l’hydrographie, l’occupation du sol.
Ces unités ont été́ choisies en fonction de plusieurs critères croisés, différents en fonction de chaque unité. Il n’y a pas de logique univoque à la détermination des unités, mais une certaine souplesse pour pouvoir intégrer notamment de grandes évolutions en cours qui font sens pour les habitants et les acteurs.
Le territoire de la Soule s’inscrit sur six unités paysagères identifiées par l’Atlas des paysages :
• L’unité paysagère « Les Milles collines et sommets pastoraux », qui occupe la majorité du territoire. Elle se caractérise par des vallées habitées, relativement plates et cultivables, comblées par des prairies clôturées de piquets d’acacias qui contrastent avec les grandes fougeraies sur les pentes. À l’automne, ces pentes se colorent de l'orange, du marron et du violet de la fougère, de l’ajonc et de la bruyère.
• L’unité paysagère « Les Grandes hêtraies et hautes estives », qui s’inscrit sur les hauts reliefs, marquée par de grands boisements de hêtraies, des repères altitudinaux importants.
• L’unité paysagère « Les coteaux composites », présente au nord-Ouest du territoire, qui se caractérise par un paysage collinaire, dont les crêtes sont valorisées par des parcelles clôturées et par des talwegs humides.x 2
Arbouet-Sussaute
‘Amorots-Succos de: UNITÉS PAYSAGÈRES DE 2021-2022
à Source : Atlas actualisé des paysages des Landes et Atlas actualisé bé des paysages des Pyrénéen Atlantiques, atopia
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• L’unité paysagère « Pays des neiges », qui correspond à des paysages à plus de 1500 mètres d’altitude. Il s’agit principalement de sapinières, de hêtraies et de hautes estives. L’habitat et les constructions y sont rares.
• L’unité paysagère « L’entre-deux gave », constituée de petits coteaux entremêlés, forestiers et/ou agricoles aux pentes marquées, en grande partie occupés par de la monoculture de maïs.
• L’unité paysagère « Camous et Ribière » est représentée sur le territoire par la vallée du Saison. Cette vallée est plate et s’apparente à une plaine.
Occupation du sol et typologie
paysagèreLa nature de l’occupation du sol et son appropriation par l’homme détermine de fait des typologies paysagères spécifiques, avec des fonctions et des caractéristiques très contrastées : agricole, forestier, urbain, etc. Cette analyse permet de définir des types de paysages, communs et transversaux aux différentes unités paysagères.
1. Le paysage naturel et végétal
Le socle végétal constitue un des piliers de l’identité du territoire Pays basque, notamment par l’utilisation des ressources naturelles qu’il procure, remarquables, voire exceptionnelles.
Ce socle est dense et diversifié sur territoire grâce à la présence d’un relief mouvementé, permettant à la végétation de s’épanouir sans craindre une quelconque action de l’homme (Cf. carte : occupation associée à la biodiversité). On distingue deux grandes occupations :
- Sur la moitié Nord, les milieux correspondent principalement à des prairies fauchées et des prairies pâturées principalement. Certains espaces sont également occupés de surfaces herbacées hautes indéterminées, particulièrement sur les espaces en pentes. - Sur la moitié Sud, la végétation correspond à des forêts essentiellement, mature, naturelle ou semi-naturelle ou indéterminée. Deux autres végétations sont principales : herbacée hautes indéterminées et des plantations forestières indéterminées. La végétation indéterminée, herbacée, haute ou forestière, peut correspondre à des espaces en pentes qui se sont enfrichées de façon spontanée.
Ainsi, les essences sont variées et les occupations sont très différentes en fonction des milieux : vallées, zones humides, vallons boisés, bocages, pentes de landes (Cf. carte : occupations et paysages verts et naturels p°10). La richesse végétale et les différents milieux peuvent être considérés comme naturels ou au contraire résulter d’une sélection artificielle (élevage, culture) et de l’action millénaire de l’homme sur son milieu (bocages et prairies). Ainsi, les espaces tels que les prairies, les landes, les estives, les espaces en herbes, les végétations d’accompagnement des cours d’eau et les forêts constituent des milieux bénéfiques pour la biodiversité et donc peuvent être considérés comme des « paysages naturels ». La partie Nord du territoire sort un peu de cette impression d’abondance de végétation avec l’apparition des grandes cultures de céréale, qui ouvrent et banalisent les paysages.5 10 km
Biotopes (Carhab)
Minéral végétalisé indéterminé
Minéral non ou peu végétalisé indéterminé
Pelouse indéterminée
Herbacé haut indéterminé
Prairie indéterminée
Prairie fauchée
Prairie pâturée
Fourré bas (= Landes)
Fourré haut mixte
Fourré haut dense
Forêt pionnière indeterminée
ERSSSONSRR Formation ligneuse arborée
Forêt mature indéterminée
Forêt mature naturelle
Forêt mature naturelle à
semi-naturelle à dominance de résineux
Forêt mature naturelle à semi-
naturelle à dominance de feuillus
Plantation forestière indéterminée
Surface en eau indéterminée
Surface en eau végétalisée
Surface en eau non végétalisée
Autre culture permanente
Verger
Vignes
Prairie temporaire
Culture annuelle
Occupations associées à la biodiversité (Carhab Biotop)DM ILE TG
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Communes Fi
Relief (courbes 10m)
Relief (courbes 100m)
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Forêts de conifères DM
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Occupations et paysages verts et naturels (OCS 2020, Bdtopo)
• Le paysage agricole
Entre les deux pôles urbains de la Soule, Mauléon et Tardets, la plaine alluviale du Saison, large de 500 à 1000 mètres, présente un fond plat où la culture du maïs est prépondérante. Les pentes des versants du massif de la Madeleine qui s’étend de l’Eretzu jusqu’au Chardeca sont densément boisées de feuillus. Le chêne y domine. Le gave occupe une place importante avec son cours sinueux, ses larges plages claires de galets et une végétation spécifique de saligue. Les villages sont groupés sur des terrasses, à l’abri des inondations. La vallée est marquée par une dissymétrie des versants. En rive droite, le versant (exposé vers l’ouest) est linéaire, uniforme, ouvert. Tandis qu’en rive gauche (exposé vers l’est), il est irrégulier, en plusieurs plans, avec des sommets arrondis. C’est une vallée agricole ouverte, à l’ambiance de piémont pyrénéen vert et humide.
Le territoire du PLUi comporte un paysage agricole très différent du Nord au Sud :
- Au Nord, les coteaux et plaines sont principalement exploitées par des espaces de prairies pâturées, quadrillées par le bocage, et par la monoculture de maïs dans la vallée du Saison.
- Au Sud, l’agriculture de montagne est présente sur les milieux ouverts, constitués de landes humides ou sèches, de pelouses ou de prairies. Ils sont entretenus principalement par les pâturages, les pratiques de la fauche ou encore l’écobuage. Une grande partie des éleveurs de la «Basse Soule» transhument encore vers les hauts plateaux des Arbailles, de Larrau et Sainte-Engrâce.
Cette mosaïque de milieux ouverts en montagne se décline en plusieurs occupations ayant une valeur patrimoniale et culturelle :e A Auf À;
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C1 IGP : comté tolosan Tarn et Es AOC Piment d'Espelette
Garonne, Volailles du Béarn et de EM AOC Irouléguy
Gascogne, porc du Sud Ouest,
jambon de Bayonne, canard et foie AOC Kintoa / Jambon de Bayonne
gras du Sud Ouest
C] IGP Agneau de lait des Pyrénées
AOC ossau lraty
- Les landes, reposant sur des sols acides et humides, décomposées par des landes à fougères, landes à ajoncs, landes à bruyères...
- Les pelouses, dominent essentiellement sur les secteurs d'estives, dominées par des espèces de graminées. Les caractéristiques des pelouses varient en fonction de la géologie, de l'altitude, de la pression de pâturage et du climat du site. - Les prairies, quant à elles, sont permanentes ou temporaires, et sont principalement présentes sur les espaces de replats, occupées par des ovins, bovins et porcins.
Cette richesse et cette complexité de l’occupation du sol issue de traditions agropastorales est reconnues et protégées par des aires de production reconnues et protégées, notamment des IGP et des AOC (Ossau Iraty, Kinto…).
L’activité agricole et pastorale se ressent aussi au niveau du bâti. Des bâtis spécifiques en lien direct avec les pratiques agricoles et pastorales
Paysages « alimentaires » (atopia)gel (surfaces gelées sans production)
fruits à coque
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autres cultures industrielles
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Paysage agricole (RPG, Bdtopo)
• Les paysages forestiers
Les forêts mixtes des zones de coteaux et les forêts d'altitude où le hêtre est très présent dans le paysage au Sud de la Soule, parfois d’origine anthropique, parfois correspondant à des peuplements naturels. Une partie de la forêt privée en Pays basque est inexploitée depuis plus de 50 ans. Ces forêts constituent des zones refuges pour la faune et la flore et conservent un haut niveau de biodiversité. La composition des massifs présente une variété d’essences (pins, hêtres, sapins, chênes, feuillus, divers exotiques acclimatés). Le climat et la mosaïque des milieux colonisés par la forêt (coteaux, ravins, karst, berges, versants,) présentent une variété et une rareté de microhabitats pour de nombreuses espèces dont la flore et la faune endémiques.
Les forêts associées au relief forment des paysages très différents (Cf carte sur le paysage boisé p°14) :
La forêt est pour beaucoup composée dans le secteur de haute montagne d’une hêtraie- sapinière. Elle est l’une des plus vastes forêts d’Europe occidentale, avec 17 000 hectares entre les deux versants français et espagnol. En automne, les vues sont spectaculaires grâces à ses couleurs jaune et ocre. Le hêtre est l’arbre dominant. Bien qu’elle soit une forêt exploitée pour son bois, son degré de maturité reste très élevé, (le bon degré de maturité d'une forêt indique que toutes les générations d'arbres, du jeune au sénescent, y sont représentées. C'est un facteur de richesse en biodiversité avec une grande diversité de milieux qui comprend, en plus des formations arborescentes, des zones humides comme des tourbières, des prairies montagnardes (estives). La forêt d’Iraty possède une excellente représentation de l’exceptionnelle diversité des fleurs des PyrénéesST
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Les stries boisées et vallonnées de l’Est du territoire, encadrant un système bocager dense.
Les coteaux boisés de la vallée du Saison, entre les replats des plateaux et les plaines alluviales.Le
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Les pentes boisées anciennement cultivées, marquant les lignes de crêtes (ici la RD918).
Les versants boisés de la montagne au Sud.
• Le paysage de l’eau
L’eau constitue une véritable dorsale sur le territoire, plus discrète en avale, et plus visible en amont où l'on trouve les grandes sources du Pays basque nord : les sources des Nives des Aldudes, de la Nive de Béhérobie, des Nives de Lecumberry, de la Bidouze dans les Arbailles et des gaves de Larrau et de Saint-Engrâce qui confluent pour former le Saison en Haute- Soule. Ce socle du territoire était une grande ressource exploitée au XIXème siècle.
L’eau a historiquement contribué aux implantations urbaines du territoire et au développement industriel de la vallée du Saison. C’est un élément clé, une ressource à valoriser et à préserver.D 257 _ _ : F FU 1 LS EL ACEESS a SER? fP 4"
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lAlciette-Bascassan
Paysage boisé (RPG, Bdtopo, Bdforet)
• Le paysage urbain
Le paysage urbain de ce territoire est différent selon le relief et la proximité avec l’eau :
- L’image domaine est celle d’un tissu urbain diffu et éparse, déployé principalement le long des axes viaires et/ou égrené dans les paysages de bocages et de boisements. Les bourgs anciens se retrouvent pour la plupart en fond de vallée et de vallons, et de nombreuses maisons ponctuent les pentes.
Ce tissu discontinu épouse et longe les courbes topographiques, sur les zones basses où la pente est peu présente.
- Certaines zones urbaines forment des tissus denses et tenus, formant les centralités urbaines historiques de chaque commune. Ce tissu est particulièrement présent le long du Saison, entité naturelle convoitée par les populations pour sa proximité à l’eau et ses plaines alluviales riches et facilement cultivables. Le tissu est continu le long du Saison, avec quelques espaces de respirations verts, mais créant une confusion au niveau des seuils urbains, peu perceptibles et lisibles dans le paysage.
- Certaines constructions sont propres au secteur de la montagne, caractérisées par la présence d’un habitat dit en « quartier » constitué d’habitations et de fermes sur les zones basses (Cf photo aérienne de Sainte-Engrâce) et de bordes et des cayolars sur les espaces les plus en hauteurs. Le paysage urbain donne une impression de « nébuleuse urbaine ».
Stries boisées vallonnées et
bocage
Pentes boisées soulignant
les lignes de crêtes
Versants des montagnes boisées
Coteaux végétalisésétrekagon\®
LEP 7 0
C7 7 710 {os
Cayolar et clos à brebis dans le Soule (CAPB)
Paysage urbain de Sainte-Engrâce (Géoportail)
Certaines maisons ou fermes sont dégradées du fait de la vacance sur l’ensemble du territoire. Toutefois, celle-ci apparait principalement dans des secteurs urbains denses et importants, notamment à Mauléon-Licharre. Dans le paysage, cette vacance ne se ressent pas de la même manière partout. En fonction de la taille et de la densité urbaine des communes, la perception de la vacance n’est pas la même. Dans les communes à l’urbanisation peu dense et égrenée, la vacance s’observe par des ruines et des bâtiments dégradés.ENTRÉE MARQUÉE PAR UN
ÉLÉMENT PATRIMONIALE
ENTRÉE PAR NE AE 1ONE
D'ACTIVITÉ S
ENTRÉE FORESTIÈRE
PAR LES VERSANTS
ENTRÉE AGRICOLE
ET VÉGÉTALE
Habitat abandonné en Soule (Source : atopia)
Le nombre de zones d’activités est important tout au long du Saison, avec une concentration marquée au niveau de Mauléon-Licharre aux entrées de ville Nord et Sud. Ces zones d’activités constituent des « points noirs » dans le paysage. La plupart ont été aménagées déconnectées des codes architecturaux et urbains traditionnels, se rapprochant davantage d’un modèle standardisé en taule, de grande dimension, et où la place du piéton est absente. Ce sont des espaces à part, peu connectés au reste du tissu urbain et qui laissent une impression d’hostilité où le piéton n’a pas sa place.
Entrées de villes et de villages types sur le territoire (Source : atopia)Communes i 1
Mer
Communes ' 1
Relief (courbes 10m)
Relief (courbes 100m)
Végétation
ei
Emprises commerciales et industriellesET
Aéroports et aérodromes
Emprises scolaires etou universitaires Es)
Espace urbain individuel diffus
Ports
Tissu urbain dense
Tissu urbain dispersé
Tissu urbain individuel groupé
Voies viaires
Voies ferrées
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Bâtiments industriels sur la plaine alluviale du Saison (atopia)
Paysage artificialisé (OCS 2015, Bdtopo, atopia)4 Fù CL
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AE =
Structures de motifs paysagers
Par une première lecture sensible, ce territoire se décline à travers une grande diversité paysagère associée aux pratiques de l’homme et à l’usage des ressources naturelles. La terre, l’eau et les forêts ont depuis longtemps été exploités par les habitants, jusqu’à apporter et configurer au paysage des motifs et des singularités.
LÉGENDE CARTE SENSIBLE PAYSAGÈRE
PAYSAGE DE PLAINES ET COLLINES
10. La basse vallée du Saison
11. Les collines boisées entre Saison et Gave d’Oloron
PAYSAGE DE MONTS ET MASSIFS
15.B. Les Massifs des Arbailles
16. Les collines et les premiers sommets Souletins
17.A. Grandes hêtraies et estives d’altitude d’Iraty
17.B. Grandes hêtraies et estives d’altitude de Haute Soule1. Les typologies paysagères déclinées
Deux séquences paysagères sont identifiées sur le territoire : les plaines et collines au Nord du territoire, entaillées par la vallée du Saison, et les montagnes au Sud.
• Les collines et les plaines pâturées au Nord
Les paysages sont assez larges et plats, ouverts et encadrés de versants collinaires très végétalisés, desservis par de petites routes ouvrant sur un champ de vision imprenable et donnant paradoxalement le sentiment fort d’isolement.
L’occupation est à dominante agricole, ponctuée de boisements composites dont la densité et les essences varient en fonction de la proximité avec les zones urbaines, la nature des sols et du sous-sol (calcaire à l’argilo-siliceux).
Un système bocager dense quadrille les espaces de prairies et traduit la présence de plusieurs motifs spécifiques : les haies, les arbres isolés, les bosquets éparses. Les paysages bocagers sont de plusieurs types, avec des motifs de haies très différents : des haies plutôt denses et stratifiées d’arbres et d’arbustes et des haies davantage fines, morcelées et constituées d’une rangée arbustive ou arborée.
A mesure que l’on progresse vers le nord, le paysage passe d’une dominante d’élevage bovin et ovin à des cultures céréalières, principalement du maïs, très présentes aux abords des cours d’eau, en particulier le long du gave du Saison. La présence de silos à maïs et les déclinaisons céréalières sont proprement des motifs associés à ce paysage. Toutefois, ce n’est pas le cas vers l’Est, où le paysage se caractérise par des vallons boisés denses et un système de bocage important.
La répartition ponctuelle et hasardeuse des exploitations agricoles est issue d’une disposition urbaine historique de l'habitat en « nébuleuse ».
Ces plaines et collines sont rythmées par la présence de nombreux cours d’eau, qui constituent des transitions d’un paysage à l’autre. Les vallées alternent entre habitations et végétations, offrant des cours d’eau tantôt sauvages et tantôt canalisés. Entre chacune d’elles, l’agriculture domine ainsi que des boisements, quadrillés par des systèmes de haies.
Paysages collinaires (atopia)Le Gave du Saison à Tardets (atopia)
Fond de vallée du Saison à Gotein-Libarrenx (atopia)AN AINEAN nt
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Bâtiment agricole Bâtiment agricole Silo — coopérative
végétalisé agricole
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Champs et prés Peupleraie
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CA Élevage aux alentours Barrières le long des Arbres isolés
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Pente légère
boisée
Plaine alluviale
cultivée
Boisements éparses
Motifs agricoles récurrents dans le paysage (atopia)
Paysage des plaines alluviales cultivées et des coteaux boisés du Saison près d’Espès- undurein (atopia)• La haute montagne au Sud
Ce paysage se décline en trois grands sous-paysages : la vallée escarpée, la montagne haute au Sud et les moyennes montagnes au centre. Structurée par la limite naturelle de la chaîne pyrénéenne au sud et les reliefs moins marqués du piémont au nord, l’organisation paysagère globale se structure par trois étages paysagers principaux :
- les fonds de vallées voués aux cultures et prairies de fauche et de boisement. Ce paysage est praticable, ouvert la plupart du temps, constitué de maisons et d’exploitations agricoles. Les motifs récurrents correspondent aux brebis, à la fougère qui apporte cette couleur rousse caractéristique, les systèmes de haies et les cours d’eau sinueux et discrets.
- les espaces intermédiaires sont occupés par des pâtures de bas-versants, des bocages et des bordes, de la forêt dense (chênaie, hêtraie et hêtraie-sapinière) et les hautes granges. Ce paysage de pente, attire le regard, se ferme puis s’ouvre.
- Les espaces d’altitudes sont occupés par la lande de pelouses basses et hautes, les forêts de pins à crochets, les lacs d’altitude, les falaises abruptes et les sommets rocheux, voire les combes enneigées pour les pics les plus élevés. La haute Soule est certainement la zone la plus naturelle et végétale du pays-basque. Les paysages alternent entre des gorges profondes et des sommets élevés comme le Pic d'Orhy qui culmine à 2017 m. Les torrents et rivières ont également façonné ce relief en creusant des gorges et des canyons. Les plus célèbres sont certainement les Gorges de Kakuetta.
La vie dans les montagnes en Soule est rythmée par les saisons et par le pastoralisme. Cette tradition est encore fortement ancrée dans la vie des souletins. Chaque année, en mai et juin, ont lieu les transhumances des troupeaux pour monter vaches et brebis dans les prairies d'estives.PENTE ACCIDENTÉE
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Série de paysages de montagne en Soule (atopia)
Schéma paysager de la haute montagne (atopia)ESTIVES ET LANDES QUES ET .
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MOYENNES : PENTES
ROISEMENTS DE VIGNES
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PRAIRIES DE FAUCHE
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Organisation des paysages de montagne (atopia)
Analyse patrimoniale
1. Paysages naturels protégés
La richesse des milieux est connue et fait l'objet de protections et/ou outils de gestion (Znieff, Natura 2000, sites ENS, sites du conservatoire du Littoral, cantonnement de pêche, sites classés ou inscrits, sites naturels gérés par les collectivités etc..). Cette richesse biologique participe à l’attrait paysager et touristique du territoire.
Près de 62% du territoire de la Montagne Basque est couvert par des dispositifs d’inventaires, de protections, de valorisations ou de gestions du patrimoine naturel. Le secteur de la Soule en fait partie, avec une concentration importante de dispositifs de protection et de gestion au Sud du territoire, sur le secteur de la montagne, à partir de Tardets. Ainsi, ZNIEFF de type I et II ou Natura 2000 sont identifiés et reconnaissent la valeur écologique de ces milieux. De la même façon, les secteurs où la présence de l’eau est forte, sont aussi les plus protégés, c’est le cas notamment du Saison. Les plaines bocagères et les vallons sont également reconnus puisque inscrits sur une large zone ZNIEFF.• Patrimoine bâti protégé
Ce territoire se compose de plusieurs éléments bâtis protégés au titre des Monuments Historiques. Les éléments patrimoniaux ne d’articulent pas autour d’une ville en particulier mais sont plutôt disséminé équitablement à l’entre les différents entité urbaine (ville, village, hameaux) du territoire. Une reconnaissance UNESCO est identifiée à L’hôpital St-Blaise.
N
0 5 10km
E spac esnaturelsd ’inté rê t éc ologique
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G raduation desprotec tionsdesespac esnaturels
P rotégé par moinsde dispositif
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Frontons de pelote basque
Patrimoine géologique : cavités
Inventaire patrimonial 2021
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Patrimoine bâti d’intérêt(atopia)
• Patrimoine du quotidien
• L’architecture de Soule
Des tissus villageois qui dégagent une qualité patrimoniale remarquable, notamment par la présence de fortifications anciennes, de rues commerçantes typiques ou de maisons historiques conservées, c’est notamment le cas de Ste Engarce ou de Ordiarp. Une architecture qui constitue aussi un patrimoine du quotidien avec le modèle de la maison Souletine qui prédomine largement. Elle se caractérise par sa disposition en largeur et son toit d’ardoises dont la forte pente se termine en coyau.
C’est une habitation rectangulaire, sobre, qui abrite de grandes pièces derrières des murs en pierre épais. Au rez-de-chaussée, on trouve la cuisine, la salle à manger, utilisée uniquement lors des fêtes ou des réunions de famille, et la grange. Il y a un étage où se trouvent les chambres et ensuite le grenier.Les toits fortement pentus sont adaptés à l'ardoise ou à la tuile plate.
La souche, massive, désigne la pièce à feu.
je
La travée de porte engendre
l'axe de composition de la façade.
Le débord du toit est
généralement court.
Mais sur certaines maisons
ilest plus important
etest porté par des
“corbeaux” de bois
Le corps de logis se caractérise
par les croupes qui couvrent
les petits côtés.
Pour augmenter le volume du comble,
les bâtiments agricoles se terminent
sur des pignons ou des quart de croupes.
Les encadrements
de baies peuvent
etre en pierre ou
en bois.
Parfois dansune
même façade
les deux matériaux
cohabitent.
Un cartouche de pierre
peut décorer la façade,
à l'aplomb de l'entrée.
Il porte une dédicace,
parfois une date Souvent les bâtiments
agricoles sont laissés
en pierre apparente.
La façade du logis Une ou plusieurs portes charretières
Les fenêtres s'organisent est toujours enduite. caractérisent les bâtiments à usage agricole. autour de l'axe de la porte.
Les ouvertures se superposent
et sont distribuées régulièrement.
Exemples d’habitats Souletins (atopia)
Mauléon-Licharre dispose d’une qualité patrimoniale non négligeable, d’une part avec l’industrie de l’espadrille (capitale de l’espadrille) et plus largement son passé industriel qui a donné une composition particulière à la ville : industrie en cœur de ville, friches industrielles reconvertie en grandes places publiques… D’autre part avec un ensemble architectural remarquable, unique dans le Pays basque intérieur : la mairie, la maison du Patrimoine, et surtout le château d’Andurain, édifice du XVIesiècle classé aux monuments historiques. La soule est une province où l’identité Basque forte connue pour être un territoire à forte tradition. Plus de la moitié de la population en province parle le Souletin, une variété du basque Soule. La danse et le chant constituent une partie très importante de la culture basque et sont une des bases de la construction de son folklore. Chaque village possède sa danse qu’il a coutume d’interpréter au cours de festivité.
Dessin de l’habitat Souletin (CAUE 64)• L’appropriation de l’Etxe dans les constructions contemporaines : le style Néo-Basque
Au début du XXe siècle, l’essor du tourisme de luxe a donné naissance à un courant régionaliste duquel est issu le style Néo Basque. Les façades sont identiques au l’etxe traditionnelle, principalement labourdine et jouent avec de nombreuses combinaisons : multiplication des décrochements de l’avant corps, superposition d’étages et asymétrie des toits. Cette architecture s’inspire des éléments traditionnels : sablières, pans de bois souvent factices, en ciment et les balcons deviennent de simples éléments de décors.
Plusieurs évolutions de l’Etxe apparaissent, notamment le style « cantabro-aquitain », couvert de tuiles, en Navarre et au Labourd, et le modèle « pyrénéen », couvert d'ardoises, en Soule. D’autres changements apparaissent, l’ossature de bois des maisons se recouvre d’un enduit imitant la pierre et les fenêtres sont entourées d’un cadre en bois mouluré avec des garde- corps en fer forgé. La maison basque perd progressivement sa fonction rurale pour tendre vers un style néo-basque, puis par la suite en maisons labourdines banalisées. Le style de l’etxe est si fort qu'il n'arrive pas, ou très peu, à être véritablement renouvelé sur le territoire.
• Le cayolar
Les cabanes d’estives sont le lieu d’habitation des bergers durant la période estivale de pâture en haute montagne. Elles permettent de regrouper le troupeau dans des enclos construits à proximité et sont le lieu de la fabrication des fromages. Ces cabanes sont nommées « cayolars » en basque et « cuyalas » en béarnais et présentent des particularités suivant les territoires. Construits en pierre dans le Béarn, leurs murs sont souvent recouverts d’enduit dans le Pays basque. Les cuyalas sont pour la plupart uniquement accessibles à pied, tandis que les cayolars sont pour beaucoup accessibles par la route.
Le lieu de leur implantation est choisi avec attention, elles sont souvent construites sur un replat ou en surplomb, en dehors des couloirs d’avalanches ou adossées à un bloc erratique ou une falaise en guise de protection. Les cabanes d’estives et les enclos sont implantés à la croisée de différents parcours de pâturage.
Ces cabanes ont récemment dû s’adapter aux nouvelles normes encadrant la production de fromages et offrir le confort attendu par la nouvelle génération de bergers qui assure la transhumance estivale en famille. Les récents projets de réhabilitation s’appuient sur une énergie solaire intégrée pour alimenter les besoins quotidiens en électricité.
Quelques cayolars en montagne Basque (Source : atopia)• La borde
Dans l’ancien haut allemand, borda signifie planche. Dans les textes français anciens, la borde désigne une métairie. Le bordier est un tenancier qui exploite un bien, moitié pour lui, moitié pour le propriétaire. Ce model évoluera à la Révolution française, vers une indépendance en faveur des exploitants qui deviendront propriétaires de leur terre.
La borde est historiquement une construction éloignée du village et de la maison, modeste et simple. Elle sert à garder les troupeaux, les récoltes, le foin, la fougère et autre denrée. Ainsi sa forme reste rudimentaire, assez basse et longue, dans des matériaux locaux.
La CAPB initie depuis 2021 un inventaire du patrimoine bâti avec deux approches. La première s’inscrit dans un cadre participatif avec les communes et notamment les élus. La seconde est thématique avec la volonté de mieux appréhender le patrimoine bâti lié l’agropastoralisme (bordes et cayolars).
Les commissions syndicales de montagne ont engagé en 2021 un inventaire des cayolars dont l’optique est de mieux appréhender et connaitre les usages et pratiques associées aux cayolars.
Ces deux inventaires sont en cours. Les données produites seront mobilisées dans le temps d’élaboration du PLUI
• Le paysage industriel ancien
Un tissu industriel plus ancien est également présent, la plupart du temps sous forme de friches dans le paysage, aux abords du cours d’eau du Saison : moulins ou autres industries qui produisaient des bonnets, des espadrilles et des vêtements en laine et en lin. Ces friches sont les témoins des traces historiques de l’homme sur son territoire.
• L’espadrille du Saison
C’est au XIXème siècle, sur toute la vallée du Saison, que l’on assiste au développement économique de la cité. Mauléon fusionne avec Licharre en 1841. La fabrication artisanale de l’espadrille s’industrialise. Usines et belles maisons bourgeoises, ornent les grandes rues, construites sur les premières pentes des coteaux, à l’abri des inondations, face au cours d’eau. Les usines ont été fermées dans les années 80-90.L’espadrille remonte au XIIème siècle dans le Pays Basque et était fabriquée par des familles d'artisans spécialisés dans le lin et le chanvre.
Elle est alors produite en grande quantité à Mauléon-Licharre dans les Pyrénées-Atlantiques pour être portée par les ouvriers et les paysans. En 1881, la ville de Mauléon est la première ville électrifiée en France et connaît alors une période de prospérité. Les fabricants vont alors améliorer l'espadrille en lui ajoutant une semelle en caoutchouc et en adoptant de nouvelles formes. A la fin des années 1950, la concurrence devient de plus en plus rude et les fabricants abandonnent l'espadrille au profit des chaussures de sécurité.
Encore actuellement, la vallée du Saison se différencie des paysages alentours par une présence prononcée de l’industrie. L'activité industrielle peut relever du passé tout en ayant des conséquences actuelles sur les paysages comme c'est le cas pour les exploitations minières de la vallée de Baigorri. Les bâtiments industriels autour de Mauléon (dont les célèbres usines d'espadrille), les moulins et les installations hydroélectriques constituent donc un patrimoine à valoriser dans le paysage.En 2019, une étude a été diligentée par la Communauté d’Agglomération du Pays basque dans le cadre de sa politique énergétique afin d’identifier le potentiel hydroélectrique sur les seuils/moulins non équipés du territoire ainsi que les usines hydroélectriques existantes.
Usine électrique minoterie – Gout – Source : Paysage d’antan• Patrimoine Jacquaire et patrimoine
mondial
Les chemins de Compostelle recèlent des pépites architecturales et historiques, vestiges d’un riche passé jacquaire. La Soule est traversée par deux d’entre eux, héritant de quelques sites emblématiques :
Le premier chemin qui sillonne la Soule, et qui reste le plus emprunté encore aujourd’hui, est celui du Piémont, via le GR78, qui pénètre par L’Hôpital-Saint-Blaise depuis Oloron. L’ensemble hospitalier qui lui donna son nom a aujourd’hui disparu, et seule, reste l’église, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Malgré son nom, le village n’a jamais été une halte jacquaire, mais servait à accueillir et à soigner les moines chevaliers de l’ordre de Malte. Aujourd’hui, les pèlerins y passent pour rejoindre Mauléon puis Ordiarp avant de quitter la Soule par le col d’Osquich. (Cf présentation ci-dessous de l’Eglise).
Le second chemin jacquaire arrive de Mauléon et remonte vers Tardets, Licq-Athérey puis Larrau. Les pèlerins qui passent par-là montent vers le pic d’Orhy et le port de Larrau pour rejoindre en Haute-Navarre le pittoresque village d’Ochagavia.
L’Eglise Saint Blaise situé sur la commune de l’Hôpital Saint Blaise est classé au patrimoine Mondial en tant que composante bâtie associée au Bien « Les chemins de saint Jacques de Compostelle » depuis 1998. L’église classée en tant que MH dispose d’un périmètre des abords dont les limites sont similaires au périmètre de zone tampon Unesco. Un plan de gestion local de la composante est en cours de réalisation par la commune et la CAPB.
• Patrimoine religieux
Le patrimoine religieux souletin se distinguent notamment par la forme des églises dont les murs de façade supportent un clocher dit trinitaire. Les cimetières, souvent associés, comportent encore à ce jour de nombreuses stèles discoïdales, véritables monuments funéraires emblématiques du Pays basque. Enfin, de nombreuses chapelles ponctuent les paysages souletins et sont disséminées sur les hauteurs et sommets (Ste Madeleine, St Antoine, St Grégoire, Ste Barbe..) et offrent des points de vue remarquables à 360°. Une grande partie de cette richesse patrimoniale ne dispose pas de protection associée.
Église Saint Blaise, Hôpital Saint Blaise (CAPB)Eglise ST Michel d’Odiarp (CAPB)%+,,2
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Évolution des paysages
Évolution du socle boisé et agricole
1. Évolution des cultures : vers une
diminution des motifs bocagers
La dynamique agricole sur le territoire permet de relever plusieurs constats sur la pérennité de certaines pratiques et traditions ainsi que le maintien des paysages. Tout d’abord, il est observé globalement une diminution des surfaces agricoles utilisées des moyennes et grandes exploitations, plus ou moins fortes sur certains secteurs. De plus, en parallèle, il est intéressant d’observer une diminution du nombre de moyennes et grandes d’exploitation entre 2010 et 2020, proportionnellement au phénomène observé sur les Surfaces Agricoles Utiles.
Dans les années 50 à 90, la hausse de la mécanisation et la mise en place de la PAC amènent les agriculteurs à produire davantage pour avoir un meilleur rendement dans leur production. De nouvelles cultures font leur apparition, les céréales se développent, notamment le maïs, les parcelles s’agrandissent et les motifs végétalisés qui délimitaient autrefois les tracés parcellaires disparaissent ou s’effacent dans un enfrichement végétal. C’est le cas en particulier dans la vallée du Saison, où les cultures de céréales se sont considérablement développées.
La haie dans le paysage assure plusieurs rôles fondamentaux dans le paysage : une protection contre les vents, une diminution des écoulements de pluies, des abris et une ressource alimentaire pour la petite faune, les insectes et les oiseaux. Elle constitue également une source d’énergie renouvelable, notamment pour la production de bois d’œuvre et de bois de chauffage. La régression de ce motif impact fortement les paysages et tend également à banaliser les compositions paysagères. Autre que la haie, ce sont également les clôtures (muret, etc.) qui sont menacées. Elles jouent un rôle culturel très ancien, car elles permettaient autrefois de délimiter les propriétés.
Sur les photos aériennes ci-après, on constate un enfrichement sur des secteurs où la haie était autrefois présente, notamment les espaces de pentes douces. L’agrandissement des parcelles a conduit à cet effacement des motifs bocagers, jusqu’à faire disparaitre quasi- totalement les haies et les arbres isolés par endroits.Paysage de bocage et de vallons boisés près de l’hôpital St-Blaise (Géoportail)
1950
2020• Évolution des pratiques d’élevage
Depuis les années 80, l’élevage semble avoir considérablement diminué. On peut deviner cette évolution importante par la progression du socle boisé sur le territoire, notamment dans les zones de montagne : plus la forêt gagne du terrain, plus l’élevage parait avoir baissé (en rouge sur la carte ci-dessous).
Toutefois, l’élevage est une activité qui semble pérenniser à partir de 2010 sur certains secteurs du territoire. En effet, l’augmentation des espaces de fourrage depuis 2010 renforce l’idée d’un développement / une stabilité en faveur de l’élevage, tout comme l’augmentation des surfaces de prairies permanentes et des estives/landes. Tandis que l’élevage de brebis semble être maintenue dans le Pays Basque, on constate que l’activité de transhumance réduis de plus en plus, devenue trop contraignante dans certains cas. L’activité bovine diminue également considérablement contrairement à l’activité caprin qui augmente beaucoup.
• Vers une fermeture des paysages et une
augmentation des risques d’incendies
L’abandon de ces pâturages et fougeraies est à la fois lié aux changements de pratiques mais aussi au déclin de l’activité pastorale, et a pour conséquence la fermeture progressive des paysages des montagnes dès Tardets-Sorholus, jusqu’à Licq-Athérey et, encore plus au Sud, les secteurs ouverts du Gave de Larrau et du Gave de Sainte-Engrâce (Cf évolution des photos aérienne p°31, 32 et 33). L’enfrichement et la dégradation des couverts végétaux augmentent les risques de glissements de terrains et d’incendies. L’évolution des pratiques a par ailleurs conduit à l’abandon de l’entretien des réseaux de haies, à leur disparition et à une simplification du paysage agricole. Certains secteurs du territoire sont plus sujets à la fermeture paysagère au regard de l’évolution de l’élevage et de l’évolution du socle boisé (évolutions positives et négatives observées), permettant ainsi de faire état des zones davantage fermées et des zones davantage ouvertes (Cf carte des fermetures paysagères p°33).
1950Fermeture du Gave de Larrau près du bourg (Géoportail)
2020
1950Fermeture du Gave de Larrau près du quartier de Bustanoby (Géoportail)
1950
2020Fermeture du Gave de Saint-Engrace près du bourg (Géoportail)
2020
1950Évolution du paysage agricole près de Trois-Villes en Soule (source :géoportail)
Pour aller plus loin, en s’appuyant des photos aériennes précédentes, il est intéressant d’observer deux types de fermetures paysagères sur le territoire :
- les fermetures des vallons et des pentes abruptes sur la moitié nord du territoire, là où le relief est modéré, effaçant les motifs associés à des parcellaires fins traditionnels, tels que les haies et les arbres isolés. Des stries de boisements apparaissent au grès des ondulations du relief, comme de larges vagues végétales dans le paysage. Le paysage est encore très ouvert sur cette partie du territoire, car il est fortement exploité par l’homme, pour l’urbanisation et pour l’agriculture, grâce à ces amplitudes topographiques relativement faibles.
- les fermetures des paysages sur la moitié sud, de Tardets jusqu’aux gaves de Larrau et de Sainte-Engrâce, sur les pentes douces et plus rudes ainsi que dans les fonds entaillés du relief. Ces espaces étaient initialement très boisés mais très maitrisés par l’homme. Or, aujourd’hui, on constate que les forêts autrefois ouvertes se sont fermées et que les espaces cultivés et quadrillés de haies ne le sont plus autant qu’autrefois.
-
2020Evolution du socle boisé et entretien par le
pâturage (1950-2020)
EM Pelouses et prairies pâturées
EM Zones fermées : artificialisation,
boisement, boisement clairesemé,
densification, enfrichement
EM Zones ouvertes : coupe, défrichement,
forêts disparues
Dynamiques liée à l'élevage (2010-2020)
CT Augmentation de l'élevage (brebis,
chèvre)
C2] Diminution de l'élevage
0 5 10km
DYNAMIQUE VÉGÉTALE ET FERMETURE PAYSAGÈRE
Source : RGA Agrest 2010-2020, données EHLG, OCS 2015-2020,
Paysage et changement climatique
Les inondations sont de plus fréquentes et intenses sur le territoire, notamment celle de 2014 qui a fortement impacté le territoire et celle de 2021 qui a provoqué d’important glissement de terrain à Larrau. Le Saison est de plus en plus sujet à des débordements et l’absence de document de prévention des risques sur ce bassin versant génère des problématiques de gestion du cours d’eau. Le risque d’incendie, accru par l’augmentation des épisodes de sècheresse, est une préoccupation majeure sur le territoire particulièrement dans les zones de montagnes. Ce phénomène s’intensifie à mesure que les températures augmentent et durent sur des longues périodes. Les incendies impactent beaucoup les paysages et la biodiversité en modifiant le socle boisé.Aléa feu de forêt
Risque feu de forêt
Très faible Faible Moyen
Faible Faible
Enjeux Moyen Très faible Faible
Fort
Risque feu de forêt
Très faible
Faible
_ Moyen
7 Fort
EM Très fort
[___] DDRM64
Carte du risque feu de forêt à l’échelle de la commune (Source : Plan Départemental de Protection des Forêts Contre les Incendies pour le département des Pyrénées-Atlantiques)
D’autres problématiques liées au réchauffement climatique ont un impact direct ou indirect sur le paysage, notamment :
- L’augmentation de la température dans les zones urbanisées avec des îlots de chaleur de plus en plus nombreuse du fait notamment de la faible strate végétale en milieu urbain ;
- Des étiages plus longs et plus sévères risquent d’engendrer des conflits liés à la disponibilité de la ressource et à la qualité de l’eau et des milieux. Plusieurs problématiques apparaissent concernant l’eau, notamment des évolutions hydro- climatiques qui engendre un phénomène de sécheresse et une problématique d’irrigation ;
- Le sol : avec une augmentation de l’intensité des pluies, entrainant de l’érosion ;
- Le vivant : avec l’augmentation des insectes, des champignons, des agents pathogènes, des ravageurs, etc. amenant une imprédictibilité.EM tache-batie-1930
M tache-batie-1950
M tache-batie-1970
DN tache-batie-1990
DM tache-batie-2010
IN tache-batie-2020
Liaison secondaire
— Liaison principale
et régionale
Zone de végétation =
Évolution urbaine
1. Historique de l’urbanisation et des
infrastructures
• La naissance d’un paysage à l’habitat dispersé
Les premiers habitats semblent s’être établis individuellement ou en très petites unités sur des terres fertiles et aux pentes bien exposées. Les nouvelles maisons se sont groupé autour des anciennes constituées par les premières familles pour former des hameaux. La création progressive de maisons en dehors du noyau initial sur les terres indivises de la communauté par les cadets des familles, a donné naissance à des hameaux à l’habitat dispersé. Ces hameaux se sont transformés en quartiers au fil du temps.
C’est au XVe et au XVIe siècle que se sont constitués véritablement les villages regroupés autour de l’église, du cimetière, du fronton et la mairie. L’habitat diffus traditionnel est notamment très préservé sur les communes de Larrau et de Sainte-Engrâce où il est possible d’observer une mosaïque de maisons traditionnelles réparties dans le paysage.
Un paysage urbain diffus anciens et préservés sur les communes de Larrau et de Saint-Engrâce (fichiers fonciers MAJIC, atopia)• Les évolutions des années 70 jusqu’aux années 90
Les développements urbains des années 1970 jusqu’aux années 1990 furent les plus importants sur le territoire. Tandis que le Nord et la vallée du Saison sont fortement impacté, le Sud du territoire, du fait de son relief et de son « isolement » est épargné. Il est intéressant d’observer plusieurs vagues d’évolutions qui ont fortement impactées le paysage du territoire. Le développement urbain s’accentue en périphérie des structures urbaines principales jusqu’à modifier le profil traditionnel des villes et des villages sur le territoire.
• Les évolutions des années 1990 à 2020
Depuis ces vingt dernières années, l’urbanisation a considérablement évoluée, du fait de la pression urbaine exercée par le littoral notamment. Cette situation se ressent par les habitants du territoire qui pennent de plus en plus à se loger, du fait d’une augmentation importante du prix du foncier. Cette difficulté pour se loger entraine de fait des nouveaux projets de logements qui sont peu qualitatifs dans le paysage. Un modèle de maison individuelle a fait son apparition dans le paysage, sous forme de regroupement de maisons, en milieu de parcelle et alignées face à la rue. Au-delà des caractéristiques architecturales qui ne sont pas respectées (perte de la volumétrie traditionnelle), ces nouvelles constructions sont difficilement intégrées dans le paysage : front urbain visible de loin, clôtures de haut mur ou en thuya.
Cette multiplication des projets de nouveaux logements individuels à l’extérieur du bourg déqualifie profondément le paysage, notamment aux abords des pôles principaux et intermédiaires. En se basant sur la carte des évolutions urbaines ci-après, on constate que les grands développements urbains sont marquants entre des années 1970 et 1990, dans la continuité des structures traditionnelles, modifiant considérablement les formes urbaines historiques. Les développements se poursuivent par de l’étalement urbain, notamment dans le fond de la vallée du Saison, jusqu’à créer des continuités urbaines avec peu respirations. Enfin, à partir des années 2000, un nouveau tissu individuel, diffus et morcelé apparait et ponctue le paysage de toute part. C’est le fond de la vallée du Saison qui est le plus touché à nouveau.Mauléon-Licharre est la capitale de la
Soule, la plus petite province du Pays
basque nord. Son origine remonte à
l’époque médiévale, sa naissance est
liée directement à sa forteresse jugée
imprenable d’où le nom « Lion
Redoutable » (Mauléon).
On distingue bien les deux
communes qui ont fusionnées en
1841. Entre le XVe et le XIXe siècle
des bâtiments religieux apparaissent,
certains encore visibles comme le
couvent des dominicains ou le
couvent des capucines. La ville se
développe le long du Gave, au pied
du château, et autour du pont
pasteur.
La ville s’est
considérablement
développée
au XIXème siècle grâce à
l’implantation de
l’industrie de l’espadrille.
Sa population s’est
enrichie et diversifiée. A
cette époque de grandes
maisons ont été bâties
ainsi que de larges places
et allées.
A partir du XXe siècle, la ville
s’est développée sans réel
logique de composition, les
usines se sont implanté là où
la place le permettait,
souvent à proximité du
centre. Quand une usine
s’arrête, la friche industrielle
est réhabilitée en logement,
équipement ou parking. La
ville s’est progressivement
étirée vers le Nord le long des
axes viaires
1950 2020 1850En MAULEON-SO
leries Moderne} 14 MAULEON-SOULE (B::PI=ret 1908
Mauléon, bords du Gave et usines de sandales
• Évolution du bâti : entre abandon et constructions modernes
L’évolution urbaine et des pratiques agricoles conduisent à l’abandon de granges, bordes ou cabanes pastorales trop éloignées des routes carrossables et inaccessibles pour une activité agricole, ou encore à l’abandon de murets en pierre. Outre l’abandon du bâti et donc une érosion du patrimoine agricole, on constate également un développement de nouvelles constructions agricoles qui ne correspondent pas aux codes architecturaux et urbains traditionnels de la montagne basque.Exemples de fermes anciennes abandonnées ou en ruines (atopia)
• Impact des nouvelles constructions sur
le paysage
• L’étalement urbain
Le phénomène de développement urbain à partir des années 1960-
1970 est issu de la progression des surfaces urbanisées à la
périphérie des villes et des villages. Cela concerne l'habitat, en
grande partie des maisons individuelles, mais aussi de nombreuses
entreprises qui nécessitent de grandes surfaces et parmi elles, des
centres commerciaux.
L’étalement urbain génère des tissus bâtis dont la forme paraît
irrégulière, sans caractère patrimonial. Ce phénomène atteint des zones de plus en plus éloignées des centres urbains ce qui est certes discutable sous l’aspect d’un développement durable sur le territoire. Cet étirement de l’urbanisation amène deux constats sur le paysage :
▪ Une déformation des typologies villageoises traditionnelles,
▪ Une perte de lisibilité sur les entrées et les sorties des villes et des villages,▪ Un impact paysager sur les seuils urbains et naturels.
• Des implantations sur les lignes de crêtes
Des nouvelles constructions s’étendent sur les hauteurs, notamment sur les lignes de crêtes, déqualifiant les perceptions visuelles dans le paysage. Deux constats apparaissent pour ces constructions : elles ferment les points de vue depuis les lignes de crête et dégradent les perceptions depuis les points bas.
• Des implantations qui déqualifient les paysages
Les évolutions urbaines importantes sur le territoire laissent des marques dans le paysage, notamment en entrée de ville où les seuils paysagers n’existent plus. Autrefois, les fonds de parcelles étaient cultivés ou étaient en pâtures, constituant ainsi une zone tampon avant de pénétrer au sein du tissu.
• Le mitage urbain
Le mitage urbain est représenté par un tissu diffu et éclaté, en dissonance avec les codes architecturaux traditionnels d’implantations et de compositions architecturales. C’est un tissu récent, issu des années 1990 à nos jours, différent de l’implantation traditionnelle urbaine « en quartier » que l’on retrouve historiquement sur le territoire.
Exemples d’opérations nouvelles dans le paysage (atopia)
• Des modèles contemporains ne reprenant par les styles architecturaux traditionnels
De nombreuses opérations des années 2000 et 2010 sont implantées et conçues selon un modèle standardisé de maison individuelle, en milieu de parcelle, délimitée de clôture et de haies ornementales (thuya). Les codes tels que le colombage à pans de bois n’apparaissent pas.Quelques constructions récentes le long du Saison (atopia)
Conclusion
Premières pistes d’enjeux
Le territoire de Soule - Xiberoa s’inscrit dans un paysage aux multiples facettes, entre montagnes, collines, plaines et vallées. Cette richesse des structures et des formes, liée principalement au relief et à l’hydrographie, amène un paysage remarquable constitué de villages urbains préservés, d’étendues de prairies pâturées, de pentes recouvertes de fougères, de fond de vallée pâturé, de cours d’eau encaissés. Toutefois ce paysage, structuré et entretenu par les pratiques agricoles et sylvicoles du territoire, est vulnérable à certaines évolutions, notamment la problématique d’inondation et d’incendie, la régression de l’élevage et la diminution de cultures patrimoniales, l’enfrichement des zones intermédiaires et des pentes, la diminution de certaines pratiques culturelles telles que l’écobuage ou la fauche de la fougère et la fragilisation du patrimoine bâti par la vacance de logement et les nouvelles constructions contemporaines.
1. L’atelier sur les enjeux
Afin d’identifier les enjeux, un atelier spécifique s’est tenu en avril 2022 et a aidé à leur identification. Les participants ont fait ressortir plusieurs problématiques et besoins, par ordres de priorité, à traiter sur le territoire. Les problématiques sont principalement associées à des pressions anthropiques : tourisme, urbanisme, emplois, etc.
Par secteur géographique, l’attachement des participants au territoire est évalué ainsi que les éléments identitaires. Ces ateliers permettront également de verbaliser et analyser les enjeux paysagers mais aussi de se projeter avec des actions proposées par les participants.
La définition des enjeux s’est faite à partir des trois secteurs « pilotes », à savoir le littoral, la montagne et les plaines/collines. Pour le PLUi Soule, seul le secteur plaines/collines est concerné. Ce séquençage permet une meilleure définition des enjeux qui, pour certains, sont spécifiques à certains paysages et d’autres sont davantage transversaux.
Au cours de ces ateliers, plusieurs thématiques ont émergé, faisant état des enjeux les plus évidentes et marquantes pour les participants. Ainsi, après traitement des différentes suggestions proposées en ateliers, les thématiques principales sont les suivantes :
- L’urbanisation ;
- L’agriculture ;- Le développement local (les ressources) ;
- La forêt et plus largement la biodiversité ;
- L’eau ;
- La mobilité.
Le tableau suivant restitue l’ensemble des enjeux et problématiques énoncées lors des ateliers.EXCEPTIONNALITÉS
DANS
LE PAYSAGE
Environnement paysager
Secteurs et ou sites naturels ou semis naturels
M
ayant une grande valeur patrimoniale et disposant d'un
dispositif de protection
et ou de gestion
Occupation
ayant une valeur paysagères
et écolo-
[|
giques ( boisements, landes, pâturage et prairies)
Patrimoine culturel
Secteurs protégés par un ou plusieurs dispositifs
—
du patrimoine bâti (SPR, MH, UNESCO, Sites ins- crits, Sites classés, ZPPA) Inventaire du patrimoine : inventaire participatif
@
du patrimoine
bâti en lien avec l'élaboration des
PLUI
(Soule,
Amikuze,
Sud
Basse
Navarre)
®
Fronton
(édifice non
protégé le plus souvent)
Entités géographiques
structurantes
=
Réseau hydrographique
——
Lesitinérances douces
©)
Les points de vues reconnus Parcelles agricoles patrimoniales : Irouléguy et Piment d'Espelette
0
5
10km
Paysage remarquable (atopia)Risques
liés
au
changement
climatique
:
Zones avec des hauts risques d'incendie Zones
soumises
aux aléas
inondation
llohi
Oyhercq
Enfrichement
et
de
fermeture
paysagère
(diminution
tzun
des
pratiques
d'entretien
des
forêts,
des
estives
et
des
Ostabat-Asme
zones
intermédiaires
en
montagne)
agricoles, réduisant les espaces de respiration Réduction
de la diversité des culture et
des motifs pay-
sagers
(haie,
bocage,
arbre
isolés, etc.) notamment
par‘
1
la diffusion
de monocultures( notamment
maïs)
Muscuioy
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Ossas-Suhare
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Mutations
urbaines fragilisant les formes
urbaines, les
codes architecturaux et patrimoniaux
‘e.
Diffusion
de
l'espace
urbain
sur
les
zones
naturelles
et
ES
4e
Menaces
de l'étalement urbain sur les espaces naturels
et agricoles
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l'urbanisation
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Entrées
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villes
déqualifiées
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En
Intégration du potentiel éolien
Paysage menacé (atopia)’ f Saint-Martin-d'Arberoue
Saint-Esteben Méharin
Armendarits
Beyrie-sur-Joyeuse 7
Lüxe-Sumberraute’_ Aïicirits-Camou:Suhast PR Rae roi
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PŸ-= Saint-Palais
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Domezain-| ute VULÉRABILITÉ ET PRESSIONS URBAINES
2 PAYSAGE CÉRÉALIER DOMINANT
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SITES URBAINS RECONNUS ET PROTÉGÉS (7 REA A à
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Pic de Biscarroules
Pic de Légorre Soum d'Arroumères
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Pic d'Arlas
Pic du Soum Couy
Pic d'Anie
10 km
)B1°118
BD
Soum de Berre -
PAYSAGE REMARQUABLE
DE TRANSITION ENTRE
MONTAGNE ET COLLINE
Bisarce
Sommet de Mustayou
le Trône du Roi
Saraillé
le Layens
Mail d'Eygarry
Carte des enjeux paysagers (atopia)
Légende de la carte des enjeux paysagers (atopia)
P A Y S A G E SF R A G IL IS E SAR E V A L O R IS E R
E TC O NF O R T E R
Périmètreresserré éolien:Autonomieénergé que:le
développementet l’intégra ondesénergies
renouvelables
1.LAREVALORISATION DES PRATIQUESAGRICOLESPOUR
MAINTENIRLESMILIEUXOUVERTS
2.L’ACCOMPAGNEMENT DESPAYSAGESDANS
L’INTÉGRATION DESÉNERGIES RENOUVELABLES
3.L’ÉQUILIBRED’UNEACTIVITÉTOURISTIQUEDURABLE
RESPECTUEUSEDESMILIEUX
4.LAVALORISATIONDESCENTRALITÉS DEVILLESETDE
VILLAGES
L’entretienetlagestiondespaysagesparl’agricultureet
laLadiversitédesmotifsagricolestraditionnelsde
bocages,deprairiesetd’arbresisolés
Laredynamisation descentre-bourgsetLavalorisation
desespacespublics
P A Y S A G E SR E MA R Q U A B L E S À P R É S E R VE R
1. LAVALORISATION ET LAPRÉSERVATION DUPATRIMOINE
MATÉRIELET IMMATÉRIEL
2.LAPÉRENNITÉ DESMOTIFSAGRICOLESET FORESTIERSFACEÀ
TRANSITION CLIMATIQUE
3.LAPRÉSERVATIONDESMILIEUXNATURELSDESPRESSIONS
CLIMATIQUESET D’AMÉNAGEMENTS
Valorisationetpréservationdupatrimoine reconnu
Qualitéarchitecturaleet lesformesurbainesdesvillages
traditionnels(centralitéetarchitectureancienne)
Maintienet valorisation du patrimoinenaturelprotégé
(transmissionetpréservation)
Lapérennitédesmotifsassociésausystèmebocageret
desmilieuxnaturels/patrimoinenaturelsprotégéset
emblématiques:prairieset forêts
L’agriculturefaceauchangementclimatique:
attentionvis-à-visdesparcellescéréalières
Lages on etl’entre en descoursd’eau (Adour,
Nive,barthes…)etl’adapta on auxinonda ons
P A Y S A G E SB A NA L IS É S À R E Q U A L IF IE R
1.LAREQUALIFICATION DUBÂTIPATRIMONIALABANDONNÉ
2.LAREQUALIFICATION DUPAYSAGEURBAIN ET DESMOBILITÉS
3.LAREQUALIFICATION DESFRICHES /SITES INDUSTRIELSET
TOURISTIQUES
Lamaitrisedudéveloppement urbain
Lamaitrisedelavoitureetlaréductiondesmobilités
carbonées
Maitriserladispersion del’urbanisation et la
banalisationdesformesurbainestraditionnelles
Lesréseauxdemobilitédouce,viaireetlestransports
collec fspourconnecterleterritoire
Activitéséconomiqueset socialesàrepenserpourde
nouveaux usagesetvalorisation(industries,tourismes...)
Intégrerlareflexiondesvueset deszonesd’altitudes
et lignesdecrêtesdanslesdéveloppementsurbains
Valoriserlesentréesdevilleset de villagesApproche thématique des enjeuxMONTAGNE PLAINE/COLLINE
URBAIN Difficulté à maintenir et préserver le
bâti traditionnel, notamment de
grands volumes tel que les châteaux
et les grandes fermes
Des constructions nouvelles qui ne
respectent pas les codes anciens
Une banalisation des paysages
urbains par des nouvelles opérations
urbaines standardisées
Un attachement culturel au
patrimoine bâti (etxe, cayolar)
Réactiver la vitalité des bourgs
(commerce et logement
vacants)
Nouvelles constructions qui
déqualifient les codes urbains et
architecturaux
Des étalements urbains
déqualifiant les typologies
villageoises
Des constructions qui impactent
les lignes des crêtes
DÉVELOPPEMENT
LOCAL
Un effet de saisonnalité touristique
très fort : très fréquenté en été et
très vide en hiver
Perte de l’utilisation des ressources
de la montagne : fougère, forêt,
pierre..
Des ZAE en second plan dans le
paysage, peu intégrées
Des friches industrielles
patrimoniales peu recensées et
peu valorisées (moulins, usines
anciennes, etc)
Des nouvelles ZAE peu intégrées
aux tissus urbains
EAU Une alternance de crues et de sécheresses récurrentes
Un délaissement des espaces
tampons permettant
l’atténuation des crues
Des cours d’eau fermés et des
berges fragilisées, amplifiant les
risques d’inondation
FORÊT La forêt comme ressource
économique à réactiver
Une dynamique sylvicole
questionnée
Une gestion des espaces de forêt à
conforter et à renforcer
(renouvellement des peuplements,
défrichage..)
Des sites et des outils bien souvent
pas assez valorisé (Natura 2000,
Docob)BIODIVERSITÉ Une biodiversité parfois
insuffisamment valorisée
Une gestion des milieux naturels
questionnée
Une raréfaction et une perte
d’entretien des systèmes de
haies bocagères
Une filière bois encore discrète
et fragile
Une biodiversité ordinaire peu
lisible et peu protégée
MOBILITÉ Des mobilités carbonées, peu de
réseaux de transport en communs et
des flux qui convergent vers la cote
AGRICULTURE Fragilité au niveau de
l’agropastoralisme et un
enfrichement des pentes
Modification et évolution du bâti
agricole
Des pratiques qui régressent :
écobuage
Préserver et réemployer les
pratiques anciennes (écobuage,
transhumance)
Un conflit d’usage entre les usagers
de l’itinérance douce et les éleveurs
Régressions des paysages de vignes,
d’élevage et de haies
Un système sylvo-agro-pastoral
fragilisé qui doit être préservé
Une simplification agricole qui
fragilise les motifs de
polyculture : monocultures de
céréales (maïs)
Une régression des motifs
associés au bocage et aux
prairies (haies, arbres isolés)THÈMES CONSTAT ENJEUX
L’URBANISATION
Le caractère des centres villes, villages
et bourgs tend à se banaliser et à sa
minéraliser : utiliser un vocabulaire
simple mais de qualité afin de
recomposer les espaces publics ?
Maintenir les arbres notamment ?
La mise en valeur des
espaces publics et la
préservation des arbres
dans la ville
Le maintien des coupures d’urbanisation
agricoles et forestières est importante
pour préserver la qualité du territoire,
notamment secteur Seignanx. Il faut par
ailleurs éviter la fragmentation de ces
espaces.
La maîtrise du
développement urbain
Un patrimoine urbain délaissé,
notamment dans les centralités
villageoises, avec un taux de vacance
pouvant être important, qui entraine de
fait une dégradation du patrimoine
vernaculaire
La redynamisation des
centre-bourgs afin de
maintenir la qualité
architecturale des bâtis
et des lieux
De nouvelles constructions aux
architectures contemporaines souvent
déqualifiantes et peu respectueuse des
paysages, notamment aux abords des
villes mais aussi sur le littoral,
manifestée par une grande
hétérogénéité des constructions.
La banalisation
paysagère et urbaine
issues des
développements urbains
récents
Des entrées de villes déqualifiées par du
bâtis récents, des zones d’activités
économiques et commerciales. Des
seuils sans transition et peu traités par
des aménagements paysagers.
L’intégration des seuils
urbains dans la
valorisation des bourgs
Des développements urbains le long de
certains axes qui modifient les typologies
villageoises traditionnelles et dégradent
les franges et les seuils urbains.
La diffusion urbaine et
l’étalement urbain le
long des axes principaux
Certains développements urbains se
traduisent par un tissu diffus et morcelé,
déqualifiant les vues sur le paysage, en
particulier sur les pentes et les lignes de
crêtes.
Le développement d’un
tissu urbain diffus et
morcelé dans le paysage@%E
De nouveaux bâtiments d’exploitations
apparaissent, constituées de matériaux
dissonants par rapport aux codes
architecturaux traditionnels et de
dimension importante.
L’intégration des
nouvelles exploitations
agricoles dans le
paysage
Un patrimoine de bordes, de cayolars et
de motifs vernaculaires difficilement
localisable liés à la montagne qui sont
insuffisamment valorisés et en friches
pour quelques-uns.
La visibilité du
patrimoine vernaculaire
en montagne
Le faible développement des mobilités
alternatives vers l’intérieur du territoire
rend dépendant l’usage de la voiture et
favorise des paysages carbonés et
bruyants. Certains secteurs du territoire
sont desservis essentiellement pendant
la période estivale et intensifie la
saisonnalité.
Les réseaux de mobilité
douces, viaires et les
transports collectifs pour
connecter le territoire
THÈMES CONSTAT ENJEUX
L’AGRICULTURE
La simplification agricole s’est
intensifiée, du fait notamment du
remembrement parcellaire d’après-
guerre et de la mécanisation. La quête
au rendement contraint certains
cultivateurs et éleveurs jusqu’à effacer
totalement les motifs agricoles
traditionnels.
Les mosaïques des
motifs agricoles
traditionnels de
bocages, de prairies et
d’arbres isolés
Le retournement de
prairies au profit des
grandes cultures
La monoculture tend à réduire la
biodiversité, et la qualité paysagère mais
également à réduire l’autonomie
alimentaire du territoire et à fragiliser la
ressource en eau. Afin de réactiver un
processus agricole en faveur de la
biodiversité, il est important de diffuser
une large diversité des cultures et des
élevages, notamment aux abords des
secteurs délaissés (abords des cours
d’eau).
La diversification des
cultures agricoles et le
détachement des
monocultures
céréalièresL’écosystème agro-sylvo-pastoral
pyrénéens est fragile aux changements
climatiques et aux changements de
pratiques qui se sont opérées ces
dernières décennies. Le changement de
gestions des zones intermédiaires en
tant que ressource ou réservoir de
biodiversité entraine l’enfrichement de
certains espaces.
L’équilibre agro-sylvo-
pastoral et les systèmes
d’étagements
La fin du régime des quotas laitiers en
2015 a participé à la déprise pastorale
du secteur, entraînant de l’enfrichement
ou au contraire du déboisement. Cette
fermeture des milieux a également
entrainé une inadaptation et une fragilité
des troupeaux, notamment dans les
zones intermédiaires, qui interroge sur
de nouvelles pratiques d’élevage et
d’écobuage et le lien culturel de l’homme
et la montagne
La reconquête et la
réouverture des zones
intermédiaires et des
espaces de pentes
fermées
La réactivation de
l’élevage pour limiter les
risques d’incendiesTHÈMES CONSTAT ENJEUX
LA FORÊT ET
LA
BIODIVERSITÉ
Les systèmes bocagers de haies,
riches et denses, constituent
historiquement une ressource
écologique non négligeable
La réintroduction des haies
bocagères et des motifs
associés au système
bocager
Un paysage forestier, ressource
économique et support culturel,
fragilisé par un manque de gestion et
d’entretien (problématique des
propriétaires privés et publics)
Une gestion et une
valorisation des domaines
boisés publics
Une gestion à mieux
coordonner et impulser
dans domaines boisées
privés
Les secteurs de landes à ajoncs et les
secteurs de fougères sont menacés, la
ressource de la fougère est sous-
exploitée.
Les secteurs de landes à
ajoncs et les secteurs de
fougères menacés, la
ressource de la fougère est
sous-exploitée
Les systèmes bocagers de haies,
riches et denses, constituent
historiquement une ressource
écologique non négligeable
La réintroduction des haies
bocagères et des motifs
associés au système
bocager
Le renouvellement des espaces
forestiers est peu réalisé aujourd’hui,
notamment sur les espaces de
montagne avec les hêtraies,
conduisant à un enfrichement
forestier des milieux ouverts, du bois
mort à l’abandon, des coupes rases
sur les pentes
Le renouvellement des
sujets végétaux pour
réactiver, entretenir les
forêts et participer à sa
transition face aux
changements climatiquesDes espaces naturels variés, de
grande qualité( faune et flore)et
supports de paysages . Face à la
dilution des espaces urbains sur le
territoire, ces espaces naturels
peuvent être fragilisé et fragmentés.
Le maintien et la protection
des milieux naturels ainsi
de la faune et de la flore :
- Encadrement de la
production de bois
d’œuvre et de bois
énergie pour respecter
la biodiversité et
développer une filière
durable ( éviter les
coupes rases
notamment)
- L’adaptation voire le
soutien aux pratiques
agricoles favorisant des
cultures riches en
biodiversité
- L’encadrement de la
fréquentation des
milieux naturels les plus
fragiles via des
conditions d’accès
- L’identification des
zones à enjeux
patrimoniaux afin
d’attirer l’attention des
maîtres d’ouvrage lors
d’éventuels travaux
pour ne pas détruire les
patrimoines et les
paysages associés.
L’identification et la
préservation des trames
vertes et bleues et des
corridors écologiques
- La reconquête de
corridors écologiques
pour des projets de
requalification
- L’application du
premier lieu
d’évitement puis la
réduction de la
fragmentation des
habitatsFace à la vulnérabilité des milieux
naturels et de la ressource en eau, il
est important de réduire les impacts
sur les écosystèmes
- Le rôle de puits de
carbone que jouent les
espaces de prairies,
forêts, landes, zones
humides
- La reconnaissance du
rôle de climatiseurs
naturels des cours
d’eau ( Adour, Nive et
leurs bartes……)
- La reconnaissance de
l’importance des
barthes, prairies
humides comme
espaces régulateurs
des crues et de
précipitations violentes
- La reconnaissance des
coupures
d’urbanisation comme
îlots de fraicheur
indispensables aux
espaces urbanisés
THÈMES CONSTAT ENJEUX
EAU
Des pratiques, des aménagements et
des entretiens des cours d’eaux et de
leurs abords parfois inadaptés aux
inondations, à la hausse des
températures et aux sécheresse. Les
systèmes de barthes, de canaux et de
clapets témoignent de la capacité de
l’homme à vivre aux abords de l’eau
et sont insuffisamment entretenus et
valorisés aujourd’hui
La réappropriation des
cours d’eau face aux
inondations
L’ouverture des cours
d’eau en vue
d’aménagement pour une
réappropriation des
habitant
La ressource en eau a été longuement
exploitée, puis délaissée. De
nombreux moulins et petits
patrimoines le long des cours d’eau
témoignent de l’intérêt historique de
la ressource en eau.
La réappropriation du petit
patrimoine lié à l’eau
Des risques inondations de plus en
fréquents
La nécessité de préserver
des zones tampon
permettant à l’eau de
divaguer et d’enclencher
une gestion coordonnées
des cours d’eauDes phénomènes de sècheresse qui
s’accentuent et une raréfaction des
ressources en eau
L’accès à l’eau et pour
quels usagesTHÈMES CONSTAT ENJEUX
CHANGEMENT
CLIMATIQUE
Les activités agricoles et
sylvicoles peuvent être
garantes de la gestion et de
l’entretien des paysages et des
« puits de carbone » et
« climatiseurs »
Le maintien d’une dynamique
agricole de qualité, garante de
l’entretien et de la gestion des
paysages :
- Le maintien d’une dynamique
pastorale et transhumante
forte permettant d’entretenir
les prairies de montagne, les
collines, les coteaux et les
fonds de vallées ( soutien aux
activités, reconquête des
pâtures en zones
intermédiaires)
- L’accompagnement de
l’ensemble des activités
agricoles vers une adaptation
aux changements climatiques
( raréfaction des ressources
en eau et herbagères,
évolution de la végétation et
diminution de la qualité
nutritive de certaines prairies
- L’encouragement aux activités
agricoles qui préservent et
valorisent l’arbre dans le
paysage ( arbres isolés, haies,
bosquets) : élevage en plein
air, arboriculture,
agroforesterie, etc.
La préservation et la
valorisation de l’ensemble des
massifs forestiers de montagne
et basse altitude est nécessaire
et doit être engagée dans un
cadre patrenarial
- L’accompagnement de la
gestion des massifs vers une
adaptation aux changements
climatiques ( évolution de la
végétation et remontée des
espèces)
- La redynamisation d’une
filière sylvicole valorisant la
production de bois d’œuvre
local, de bois énergie et qui
contribuent à gérer, entretenir
et préserver les forêts et la
biodiversité inhérente.Face à une dilution des espaces
urbains sur les espaces
naturels, agricoles et forestiers,
la transformation des espaces
urbains est posée : redonner
une place prépondérante aux
sols perméables, au végétal et
aux déplacements bas
carbone.
- La diminution drastique des
îlots de chaleur et de
l’imperméabilisation des sols
dans les espaces urbains
existants et dans les projets
d’aménagement futur ( sur le
littoral, le rétro-littoral mais
aussi dans les villes, bourgs,
et villages)
- La valorisation des arbres, du
végétal en pleine terre dans
les paysages urbains et de
leurs rôles multifonctionnels (
puits de carbone, ombrage,
ralentissement de
l’écoulement et de l’infiltration
de l’eau)
- L’identification et la plantation
d’essences adaptées aux
conditions climatiques locales
et fixatrices de carbone
- L’apaisement des flux de
circulation et la réduction de
l’emprise des aménagements
dédiés aux autos, au profit de
l’aménagement d’espaces
publics de qualité favorisant
les déplacements piétons et
cyclables.RQ
cu) Re
Une banalisation des paysages
qui s’accentue qui engage à
conforter l’expression de
stratégie de préservation et de
protection des paysages et des
patrimoine et qui ne doit pas
interdire le développement des
énergies renouvelables
- La prise en compte et la
préservation des sites
paysagers inscrits et classés,
des paysages urbains
remarquables et du
patrimoine protégé vis-à-vis
du développement des ENR
- La prise en compte et la
préservation des points de
vue remarquables ou plus
confidentiels, des lignes de
crêtes et des points
émergeants vis-à-vis du
développement des ENR
- La prise en compte du
caractère évolutif du paysage
littoral et de la dynamique
naturelle d’érosion du trait de
côte et de montée des eaux
THÈMES CONSTAT ENJEUX
DÉVELOPPEMENT
LOCAL
Des ressources naturelles et
des traditions riches mais
délaissées du fait d’une perte
importante de certains usages
et pratiques culturelles
(fougères, écobuages,
vergers.)
La réactivation des ressources
paysagères dans ses dimensions
multiples et imbriquées
Un patrimoine mémoriel
géomorphologique riche
insuffisamment valorisé
aujourd’hui et qui se perd dans
le paysage.
Les carrières de pierres étaient
très présentes sur le territoire :
de taille modeste, elles ont peu
à peu disparu au profit de
carrières plus grandes et
l’apparition de nouveaux
matériaux de constructions
L’exploitation des ressources du
sous-sol (carrières) témoin de
l’histoire local et ressource sous-
valoriséeDes friches industrielles et
agricoles nombreuses, peu
recensées et peu valorisées
dans les futurs projets du
territoire entrainant une perte
du patrimoine économique du
territoire.
Un patrimoine de friches
industrielles pour de nouveaux
usages et de nouvelles
valorisations (quel potentiel de
devenir pour ces gisements
fonciers et bâtis ?)
Des sites naturels et un écrin
paysager d’exception fragilisés
et saturés par la
surfréquentation touristique
L’impact de la sur-fréquentation
touristique / la saisonnalité sur les
paysagesGLOSSAIREAger : (nom latin) le champ. Ce mot est employé pour dégager l’ensemble des cultures. L’ager est un des éléments du triptyque saltus-ager-sylvus pour les phytolosociologue
Alluvion : Sédiment déposé par les cours d’eau.
Ambiance : Impression donnée par le milieu dans lequel une personne évolue. Les paysages peuvent évoquer des ambiances très marquées de l’ordre de la ruralité, de l’exotisme, de l’accueil, de l’austérité ou de la gaieté…
Aménité paysagère : Agrément d’un lieu ou d’un site, expression souvent associée à des aménagements d’accessibilité et d’équipement.
Artialisation : Processus artistique qui transforme et magnifie la nature au moyen de représentations artistiques, littéraires, picturales, photographiques.
Anthropisé/Anthropique : Anthropisé signifie modifié par les sociétés humaines, placé sous les effets leur influence, transformé par elles : aménagements, dégradations, exploitations des ressources, etc. Est anthropique un phénomène géographique attribuable à l'action des humains. Les deux termes dérivent de la racine grecque anthropos, signifiant l'Homme, l'espèce humaine.
Artificialisation : Le processus d’artialisation montre comment le regard paysager résulte d’une construction culturelle, historiquement datable (genre pictural paysager à partir du XVIe siècle) qui donne à voir le paysage, non par la simple juxtaposition d’éléments visuels épars, mais plutôt comme une structure d’ensemble, sorte de modèle paysager à usage de contemplation qui doit beaucoup aux codes culturels de la représentation artistique.
Ambiance : Impression donnée par le milieu dans lequel une personne évolue. Les paysages peuvent évoquer des ambiances très marquées de l’ordre de la ruralité, de l’exotisme, de l’accueil, de l’austérité ou de la gaieté…
Bassin versant : Surface dont les cours d’eau convergent vers un exutoire commun.
Banalisation : Processus par lequel un paysage perd tout caractère distinctif en raison de l’effacement de ses caractères singuliers. Ce paysage perd ainsi de son attractivité.
Belvédère : Lieu à partir duquel il est permis d’embrasser d’un coup d’œil une scène de paysage. Le terme s’apparente à point de vue ou panorama en incluant une dimension pittoresque.
Biodiversité : Variété des organismes vivants et des écosystèmes dans lesquels ils se développent.Bloc diagramme : Représentation graphique d’un espace en trois dimensions permettant de synthétiser les informations du relief et de l’occupation des sols, exprimant les structures paysagères.
Continuité naturelle : Réseau des espaces qui assurent l’intégrité écobiologique d’un territoire
Continuité paysagère : Enchaînement de motifs dont l’intégrité assure la stabilité du paysage. Les ruptures de continuité par fragmentation ou effacement des motifs qui le composent entraînent la dégradation des paysages, voire leur disparition.
Conurbation : Ensemble formé d’une ville et de ses banlieues ou de villes et villages voisins réunis.
Corridor écologique (biocorridor) : Désigne un ou des milieux reliant entre eux différents habitats vitaux pour une espèce ou un groupe d’espèce.
Coteau : Versant d’une petite colline ou d’une vallée de faible ampleur mais bien marquée. Souvent utilisé pour décrire les versants assez raides portant des vignes ou des vergers.
Corridor écologique : Un corridor écologique est un milieu trop petit ou trop étroit pour servir d'habitat aux espèces animales, mais leur permettant de se déplacer entre deux habitats (Clauzel, 2022). Ils peuvent exister naturellement ou être le résultat d'une action humaine volontariste afin de réduire les effets négatifs de la fragmentation écologique.
Délaissé : Espace abandonné, sans usage, en friche. Dans l’attente de nouvelles affectations, les délaissés urbains peuvent être l’objet de reconquêtes sociales et de projets de paysage.
Densification : Installation programmée ou spontanée de constructions supplémentaires dans un tissu urbain comportant des lacunes ou remplacement d’immeubles par des constructions élevées.
Densité : Rapport entre une quantité (nombre d’habitants, de logements…) et une surface (parcelle, quartier, ommune, etc.).
Désenclavement / Enclavement : Action par laquelle est rompu l’isolement matériel, économique, social de territoires enclavés par le manque de dessertes, l’absence de moyens de communication ou par des coupures physiques naturelles ou créées par les constructions ou des infrastructures.
Diversité paysagère : Variété des configurations et des caractères des éléments du paysage ou de celui-ci dans son ensemble.
Déprise : La déprise est la diminution de l'intensité ou de l'extension d'une activité socio- économique dont les effets sont perceptibles dans l'occupation humaine de l'espace : déclin démographique et ses conséquences, paysages d'abandon, équipements obsolètes, etc.. Dans l'agriculture, il se traduit par l'abandon des terres ou la sous-utilisation de certaines parcelles (déprise agricole). Les friches, agricoles ou urbaines, sont les paysages caractéristiques de la déprise.Élément/motif de paysage
Objet matériel composant les structures paysagères (bâtiment, arbre isolé…). Ils possèdent des caractéristiques paysagères, c’est à dire qu’ils sont perçus non seulement à travers leur matérialité mais aussi à travers des filtres historiques, naturalistes, sociaux (voir A. Roche – Éléments pour l’actualisation des Atlas de paysages).
Fragmentation paysagère : Résultat d'un processus de rupture et de morcellement de la continuité d'un paysage et de sa cohérence.
Friches : Les friches sont des terrains qui ont perdu leur fonction, leur vocation, qu’elle soit initiale ou non : friche urbaine, friche industrielle, friche commerciale, friche agricole. Laissées momentanément à l'abandon, ces surfaces peuvent fournir l'opportunité de repenser l'aménagement du territoire, tant dans les espaces ruraux qu'urbains.
Forme urbaine : Organisation associant la forme de l’espace public, les modes d’implantation et la densité des volumes bâtis, la répartition des fonctions. Le village, le lotissement, la ville constituée, sont des formes urbaines.
Fragmentation : La fragmentation d’un paysage se traduit à toutes échelles par la dégradation, l’interruption, la segmentation, la fermeture, l’occultation ou la disparition des motifs d’intérêt des paysages et de leurs enchaînements en continuités tant physiques que visuelles (continuités écologiques, continuités agricoles ouvertes, continuités de l’espace public du réseau viaire, etc.) sous l’effet des dynamiques non maîtrisées de la végétation, de l’urbanisation et de l’équipement, notamment les infrastructures.
Frange urbaine : Bord d’un espace donné où les caractères sont modifiés par l’apparition d’un autre type d’espace. Dans les franges urbaines, le tissu urbain se présente avec plus ou moins de lisibilité aux espaces ruraux.
Géomorphologie : Partie de la géographie physique qui a pour objet la description et l’explication du relief terrestre actuel.
GR : Chemin de Grande Randonnée
Horizon : L’horizon est aussi important que le cadrage dans la composition paysagère. L’horizon est en relation avec le point de vue
Lisière : Une lisière est un écotone entre une formation végétale ouverte et une formation végétale fermée, par exemple entre la forêt et les prairies ou les champs. Les lisières offrent des types d’habitats écologiques spécifiques, permettant à certaines espèces l’accès aux ressources complémentaires des deux types de milieux.
Mitage : Le mitage est l'éparpillement, sans plan d'urbanisme réellement cohérent, d'infrastructures, de zones d'habitat, de zones d'activité, dans des espaces initialement ruraux (forestiers ou agricoles). Le phénomène de mitage s'observe en zone périurbaine, sous l'effet de fortes pressions foncières ou/et touristiques et en l'absence d'une réglementation d'occupation du sol suffisamment cohérente et contraignante.
Mosaïque paysagère :Ensemble formé par les divers usages du sol qui composent un territoire déterminé.Objectif de qualité paysagère : Formulation, par les autorités publiques, des aspirations de la population en ce qui concerne les caractéristiques paysagères de son cadre de vie.
Perception du paysage : Appréciation de la part d'un individu ou d'un collectif des valeurs d'un paysage ainsi que de son état de conservation.
Patrimoine culturel immatériel : Pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - et instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés -que les communautés, les groupes et le cas échéant les individus, reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Transmis de génération en génération, le patrimoine culturel immatériel est continuellement recréé par les communautés et les groupes en fonction du milieu dans lequel ils vivent, des rapports qu'ils entretiennent avec la nature et de leur histoire. Il leur procure un sentiment d'identité et de continuité, et favorise ainsi le respect de la diversité culturelle et de la créativité humaine.
Paysage : Désigne une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations (article 1 de la convention européenne du paysage signée en 2000).
Piémont : Espace de plaine situé au pied d’une montagne et qui entretient des rapports géographiques avec celle-ci.
PLU : Le Plan Local d’Urbanisme est le principal document d’urbanisme de planification de l’urbanisme au niveau communal ou intercommunal. Il remplace le plan d’occupation des sols (POS).
PNR : Parc Naturel Régional
Ripisylve : Forêt des bords de cours d’eau.
Remembrement : Un remembrement est une opération foncière visant à transformer un parcellaire morcelé pour faciliter la motorisation de l'agriculture, parfois associée à une modernisation des réseaux (eau, égouts par exemple). En France, la grande période des remembrements correspond à l'accélération de la modernisation de l'agriculture entre 1955 et 1975.
SAU : Surface Agricole Utile
Structure paysagère : Système formé par des objets, éléments matériels du territoire considéré, et les interrelations, matérielles ou immatérielles, qui les lient entre eux et/ou à leur perception par les populations. Ces structures constituent les traits caractéristiques d’un paysage (voir A. Roche – Éléments pour l’actualisation des Atlas de paysages).
Tissu urbain : Image de plus ou moins grande concentration d’une population sur l’espace urbanisé (tissu serré de centre-ville et des vieilles villes et le tissu lâche des zones résidentielles ou des espaces de service).Trame verte et bleue : promue à travers le Grenelle de l’environnement, la trame verte et bleue « doit constituer une infrastructure écologique du territoire autour de laquelle doit s’inventer un aménagement durable et des réhabilitations de territoires précédemment fragmentés » et contribuer à « l’amélioration du cadre de vie aussi bien dans les paysages urbains que ruraux ».
Transformation du paysage : Changements intervenus dans les caractéristiques naturelles ou culturelles du paysage et tendant à modifier ses valeurs ou son aspect.
Terroir : Le terroir est défini dans le lexique agraire de la commission de géographie rurale comme « un territoire présentant certains caractères qui le distinguent au point de vue agronomique de ses voisins » (1968). Terroir et finage ont longtemps constitué deux des mots pivots de la géographie rurale et la notion de terroir est fortement chargée d’histoire et de symbole.
Transition paysagère : La transition paysagère est définie par Vincent Clément comme une « phase de l'évolution des paysages qui part d'une certaine situation caractérisée par des processus d'humanisation dominants dans le cadre d'un système spatial déterminé et qui aboutit à d'autres processus d'humanisation dominants, correspondant à un autre système spatial.
Unité paysagère : Portion du territoire caractérisée par une combinaison spécifique de composants paysagers de nature environnementale, culturelle, perceptive et symbolique, ainsi que par des dynamiques clairement identifiables lui conférant une idiosyncrasie différant de celle du reste du territoire.